La presse, 20 mai 1986, Cahier spécial. Chine trésors et splendeurs
[" CAHIER SPÉCIAL MONTRÉAL, MARDI 20 MAI 1986 ors et endettes Guerrier en terre cuite grandeur nature, de ta tombé du Premier Empereur, 3esiècle av.J.-C.¦ f LA PRESSE, MONTRÉAL.MARDI 20 MAI 1986 Chine : Trésors et Splendeurs Renseignements Chine: Trésors et Splendeurs: quatre mille ans d'art et de culture chinoises.photo Pierre Côté, IA PRESSÉ De trésor en trésor.LA TOMBE de la princesse Fu Hao fut découverte en 197b à Anyang (Henan, ancienne capitale de la dynastie des Shang).Renfermant plus de 400 bronzes et des objets de jade tels qu'on n'en avait encore jamais vus, elle révélait au monde la place Importante tenue jadis dans la société chinoise par certaines femmes.Fu Hao vécut vers le Ile siècle avant notre ère.Recipients de bronze et objets de verre sont exposés au Palais de la Civilisation.Supplantant peu à peu, dans les maisons princières, la vaisselle de laque chère aux amateurs des débuts de l'Empire, l'orfèvrerie d'or et d'argent connut, surtout au Vile et Ville siècles, un succès sans précédent.L'argent, d'abord importé de Perse et faisant l'objet d'un important négoce, fut peu à peu remplace par de l'argent que l'on découvrit en Chine môme, notamment en Chine du Sud.Une vingtaine de pièces d'argenterie, d'or et d'argent sont exposées au Palais de la Civilisation.Et la liste des objets exposés s'allonge pour former une magnifique présentation de 200 superbes « chinoiseries » offerte aux visiteurs au Palais de la Civilisation de l'ile Notre-Dame jusqu'au 19 octobre prochain.Une présentation qui couvre 4 000 ans d'histoire, de l'époque néolithique jusqu'à la fin de la dynastie Qing.Une première en Amérique I Pour souligner cet événement exceptionnel, LA PRESSE public aujourd'hui ce cahier spécial qui se veut à la fois un guide et un outil pour mieux comprendre les trésors et les splendeurs de la Chine.La journaliste locelyne Lepage a rencontré le conservateur du Palais de la Civilisation, M.Luke Rombout, qui explique que cette exposition est beaucoup plus importante que celle de Ramsès II parce que chaque objet, cette fois, est important.En Chine, dit-il, les objets d'art sont classés en trois catégories : A, B et C.Habituellement, les autorités limitent à 60 p.cent le pourcentage d'objets exposes dans chaque catégorie.On semble avoir Tait une exception pour Montréal, puisque la quasi tota- lité des pièces présentées appartiennent à la catégorie A.L'exposition, ujouie-t-il, a été conçu pour un public désireux d'apprendre, mais qui n'a pas l'habitude des musées.Le visiteur ne sera pas abruti sous une avalanche de renseignements dont il ne saura que faire ; on suscitera plutôt sa curiosité en u-tilisant des méthodes graphiques qui mettront en évidence les moments les plus importants de l'exposition.Iules Nadeau, collaborateur spécial, compare l'exposition de Montréal aux autres tenues ailleurs dans le monde et conclut 3ue celle de Montréal est l'une es plus importantes, il brosse aussi le tableau des grandes expositions des trésors chinois qui ont eu lieu depuis 1935, et il explique pourquoi la principale attraction de l'expo de Montréal sera les cinq guerriers et les deux chevaux en terre cuite (grandeur nature) qui appartiennent à l'armée fantôme de Xian ( Dans les textes de Iules Nadeau, la ville appelée jusqu'à tout récemment Pékin porte le nom de Belling.) |ean-Claude Dussault trace le portrait des grands moments de la civilisation chinoise et propose des ouvrages publiés au cours des dernières années sur l'art et la culture de l'Empire du Milieu.Une carte de la Chine, des photos des pièces exposées et une fiche technique sur l'exposition complètent l'information.Et comme la tenue de l'exposition coincide avec l'année du Tigre dans l'horoscope chinois \u2014 ic signe du Premier Empereur \u2014, le cahier se termine sur un bref aperçu de l'horoscope chinois que nous avons puisé dans le livre Astrologie chinoise, écrit par Catherine Aubier et publié chez France-Amérique.Si Ramsès lia accueilli près de 750 000 visiteurs en 1985 et produit un bénéfice de plus de $2 millions, les organisateurs sont confiants que les retombées de Chine : Trésors et Splendeurs seront supérieures.Bonne lecture et surtout bonne visite au Palais de la Civilisation ! Claudette Tougas Adjointe au Directeur de l'information.¦ L'exposition a été conçue par le maire lean Drapeau lor.d'en* tretlons avec M.Vu Zhan, am* bassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République populaire de Chine, et M.Llu Min, ex*chBrgé d'affaire*.Au mois de mal 1985.le maire Drapeau, lors d'une visite officielle en République populaire de Chine, a obtenu la sanction du projet à la suite des négociations avec M.Li Deyou, vice-ministre de ta Culture.(C'est aussi le maire Drapeau qui a mené les négociations qui ont abouti à la présentation de Ramsès // et son temps, l'été dernier).¦ L'exposition compte 157 oeuvres, certaines comprenant plusieurs objets, soit en tout près de 200 pièces.Chronologiquement, l'exposition présente des témoignages de nombreuses époques : période néolithique, dynasties des Shang, Zhou occidentaux et orientaux, Qin, Han, Wei de l'Est, Tang, Song, Yuan.Ming et Qing.Les matériaux sont de bronze, de porcelaine, d'or, d'argent, de laque et de peinture sur soie.¦ Les pieces proviennent de plus de 20 musées et organismes disséminés en République populaire de Chine, les plus importants d'entre eux étant le Musée des statues du mausolée de Qin Shl-huangdi dans le Shaanxi, le Musée du Palais impérial de Shen- ?yang, le Musée historique de bine, le Musée provincial du Henan et le Musée provincial du Liaoning.Tout en respectant les lois chinoises sur les manifestations à l'étranger, la présentation montréalaise comporte un nombre impressionnant d'objets 3ui illustrent le génie créateur e la Chine, des origines de la métallurgie au XIXe siècle.Les oeuvres proviennent de huit grandes régions : Qinghai, Shangdong, Henan, Shaanxi, Hebel.Yunnan, (iangxi et Zhongshan.¦ Chine: Trésors et Splendeurs est présenté au Palais de la Civilisation (l'ancien pavillon de la France a l'Exposition universelle de 1967) dans les jardins de l'Ile Notre-Dame, à Montréal.¦ L'exposition est ouverte au public tous les jours.Les heures d'ouverture sont les suivantes : du dimanche et jeudi, de 9 h 00 à 19 h 00.Les vendredis, samedis et veilles de jours fériés, de 9 h 00 à 21 h 00.Fermé ou public du 12 au 16 juin, Inclusivement, durant les courses du Grand Prix du Canada, Formule t.Les 23,26 et 30 moi, ainsi que les 2,6, 9 et 19 |uln, à l'occasion des concours'internationaux de feux d'artifice, les derniers visiteurs seront admis à 16 h.¦ L'entrée est de S 5.50 pour les adultes et de $3 pour les enfants, étudiants et personnes âgées.Il faut réserver ses billets à des dates et heures précises, comme l'an dernier pour l'exposition Ramsès II et son temps.On se procure les billets à la Place Ville-Marie ou aux 600 comptoirs Ticketron au Canada et aux États-Unis.Ils sont également en vente sur place pour la LE DÉFI DE LUKE ROMBOUT Une exposition qui parle au grand public EN APPRENANT, il y a trois mois environ, la nomination de Luke Rombout à la téte du Palais de la Civilisation, on pouvait croire que JOCI photo Jean-Yves Létourneau, LA PRESSE Luke Rombout, conservateur de l'exposition Chine: Trésors et Splendeurs.Montréal venait d'hériter d'un musée puisqu'on lui trouvait soudainement, pour le diriger, un homme d'expérience.Le nom de M.Rombout, fondateur entre autre de la Banque d'oeuvres d'art du Canada et directeur, pendant sept ans, du Musée de Vancouver, revient en effet comme candidat potentiel chaque fois qu'un musée canadien est à la recherche d'un nouveau directeur.On avait à la fois tort et raison.C'est un fait : le Palais de la Civilisation est en train de se transformer en musé;.Un musée sans collection, d'une superficie de 160000 pieds carrés, équipé pour la première fois cette année de systèmes de conservation et de sécurité conformes aux normes muséologlques.Le gouvernement québécois a versé a cette fin quelque $2,5 millions.Un musée doté d'un conseil d'administration nommé II y a quelques semaines à peine et dont la mission sera d'accueillir de grandes expositions Internationales.Toutefois, M.Rombout n'en est pas le directeur choisi personnellement par le maire Drapeau, sans concours et sans consultation comme certains l'ont cru, manifestant une certaine indignation devant le « fait ac- compli ».Il est en réalité un conseiller embauché par la municipalité pour voir à la rénovation du Palais.« On ne le reconnaîtra plus », dit-il.Il agit également comme principal conservateur de l'exposition chinoise.Son contrat prend fin en juin mais pourrait être renouvelé.M.Rombout est de ceux qui hésitent à qualifier Chine ; Trésors et Splendeurs comme l'exposition LA plus Importante jamais présentée hors de Chine.Scrupule de muséologue peut-être, il n'aime guère les superlatifs.Il la voit plutôt comme une exposition aussi importante que les plus importantes à ce jour \u2014 aussi importante, par exemple, que celle de Venise en 1985.Les responsables de l'exposition chinoise n'ont eu que six mois environ pour organiser un événement qui demande normalement entre deux et trois ans de préparation.Un défi de taille pour M.Rombout.Un autre défi qui lui tient particulièrement à coeur : celui de communiquer avec le public.M.Rombout a bien étudié le public de Ramsès II l'an dernier : 700 000 personnes.C'est un public nouveau, dit-il, pas un public « museum going » comme on dit dans le jargon muséologi-que.C'est toute une population- Fréte à « embarquer » dans aventure, pour des raisons profondes qu'il aimerait bien explorer.Des gens qui veulent voir, apprendre, qui sont ouverts intellectuellement sur le passé, sur les vieilles civilisations.Dans les musées de New York, par exemple, seulement 16 p.cent des vi- siteurs se servent des acoustlgul-des alors que l'an dernier, pour Ramsès II, 61 p.cent des visiteurs ont eu recours aux acousti-guides.C'est là un phénomène (montréalais peut-être) oui intrigue Luke Rombout.Il a le sentiment que les musées pourraient avoir la cote d'amour du grand public si les responsables développaient les bons outils pédagogiques pour s'adresser S lui et non aux habitués et aux spécialistes.C'est un principe qu'il a tenté de mettre en application dans la présentation de l'exposition chinoise.Elle est faite pour un public désireUx d'apprendre, mais qui n'a pas l'habitude des musées.On ne veut donc pas l'abrutir sous une avalanche de renseignements dont il ne saura que faire, mais susciter plutôt sa curiosité en utilisant des méthodes graphiques et visuelles qui mettront en évidence les moments les plus importants de l'exposition.Ceux qui voudront en savoir plus pourront se procurer la documentation appropriée à la librairie du Palais de la Civilisation.L'exposition, dit-il, est beaucoup plus importante que celle de Ramsès II, parce que chaque objet, cette fois, est important.En Chine, ajoute-t-il, les objets d'art sont classés en trois catégories : A, B, et C.Habituellement, les autorités limitent à 60 p.cent le pourcentage d'objets exposés dans chaque catégorie.On semble avoir fait une exception pour Montréal, puisque la quasi totalité des pièces présentées appartiennent à la catégorie A.journée même.La Place des Arts accepte les réservations par télé-phone, avec une carte de crédit, ; et les commandes par la poste, ¦ rais des frais de service de: 1,50 par billet sont ajoutés.Les détenteurs de cartes de crédit peuvent aussi s'adresser à Jc\\è-tron au Canada et aux États-Unii.(Le» billets achetés aux.comptoirs 1 ickeiron n au service Télétron comportent également des frais de service.) Par j correspondance, il faut s'adresser à Chine: Trésors et Splendeurs, Place des Arts, 1501, rue Joanne- Manco, Montréal (Québec), H2X 1Z9 et envoyer un chèque visé ou un mandat-poste.¦ Pour commander par téléphone, '.on peut appeler sans frais au 1-100*361 -2604.Valable au Canada dans les provinces suivantes : Québec, Ontario, Nouvelle-Ecosse, Nouveau-Brunswick et '¦ lie-du-Prince-Edouard.Valable aux Etats-Unis dans l'ensemble des Etats de l'est et certains États du sud et du centre.( Les billets sont vendus à jour et à heure fixes afin de contrôler le debit des entrées, ce qui assure le confort du visiteur aussi bien que la sécurité des oeuvres.Les visiteurs ont le choix parmi 1717! combinaisons de dates et d'heu- ; res).Aucun billet ne sera échangé ou remboursé.Les billets perdus ne seront pas remplacés.Et il n'y a pas de réduction sur le prix d'entrée pour les groupes.¦ Un terrain de stationnement a été aménagé près du Pavillon des expositions et le coût du stationnement est de $5 pour les' automobiles et de $15 pour les autobus nolisés transportant des groupes.Ceux qui voyagent en métro peuvent prendre la balade (gratuitement) pour faire la navette entre la station de l'ile Sainte-Hélène et le site de l'exposition.L'autobus 167, au départ de la station de métro McGill, dessert également le Palais de la Civilisation en passant par la station Bonaventure, la Cité du Havre et Habitat 67.¦ Des installations sont prévues' pour les personnes handicapées.! Des hôtes et des hôtesses prêtent; assistance au visiteurs du Palais, ils ne font cependant pas de visites guidées.: ¦ il n'y a pas de visites commentées.Cependant, les groupes f«cuvent être accompagnés de eurs propres guides.On pourra, également louer des audioguides, à l'entrée du Palais de la Civili-] sation au coût de $3,25.Les enregistrements \u2014 en version française ou anglaise \u2014 corn-, mentent les principales oeuvres de l'exposition.¦ Un catalogue en versions française et anglaise, un catalogue abrégé, des affiches d'art, des: cartes postales et des diapositives sont en vente au Palais de la Civilisation.Des souvenirs de' l'exposition sont en vente dans les boutiques et divers ouvrages traitant de la Chine et de l'art chinois sont en vente dans la librairie située au même niveau! que les boutiques et les restaurants.¦ Un restaurant et une cafétéria sont aménagés au niveau situé sous le rez-de-chaussée.¦ Les visiteurs peuvent déposer sans frais tout article au vestiaire.Les ôppârcilâ-phûtCS, ICS pâ .rapluies, les colis, etc., doivent' être laissés au vestiaire.¦ Il est INTERDIT de prendre des photos à l'intérieur du Palais de la Civilisation.>.¦ L'exposition prendra fin le 19 octobre.Chine: Trésors et Splendeurs Ont collaboré à la préparation de ce cahier : De la Rédaction de LA PRESSE : Jean-Claude Dussault, Joceiy-ne Lepage.Collaboration spéciale : Jules Nadeau.Coordination : Claudette Tougas Maquette : Michel Hotte Maquette de la page couverture : Gilles Dussoault Photographes : Pierre Côté, Jean-Yves Létou-renau, Robert Nadon, Michel Gravel, Pierre McCann, Paul-Henri Talbot.Symbole : La tête stylisée d'un des guerriers découverts dans le tombeau du Premier Empereur a été créé par le graphiste montréalais Alfred Jaggl pour la Société du Palais de la Civilisation.__' _j LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 20 MAI 1986 Chine : Trésors et Splendeurs La teinture des échevaux, Tune des 21 planches représentant les diverses phases de Les dames du palais, copie d'une peinture murale découverte en 1962 dans le tom-la fabrication de la soie, époque des Qing.beau de la princesse Yongtai, époque des Tang.photos Jean-Yves léioumeau, ia presse 200 PIÈCES, DONT LA MOITIÉ SORTENT POUR LA PREMIÈRE FOIS DE CHINE Les instruments de la puissance, la vie quotidienne, les travaux et les fêtes SI CELA peut vous rassurer, sachez que le maire lean Drapeau n'a pas choisi les 200 pièces de' l'exposition Chine : Trésors et Splendeurs.La tâche n'a pas été confiée à la veuve de l'empereur Oin Shihuangdi, mais à deux spécialistes en la matière, Vadime et Danielle Elisseeff.M.Elisseeff est Inspecteur général des musées de France et conservateur en chef du JOCELYNE LEPAGE Musée Guimet (qui relève du Louvre), tandis que Mme Elisseeff, spécialisée comme son mari en art et archéologie d'Extrême-Orient, est chercheur et éditeur à l'École des Hautes Études.Elle était également commissaire adjointe de la grande exposition d'art chinois présentée au Grand Palais à Paris, en 1976.C'est à elle surtout que le Palais de la Civilisation a confié la rédaction du catalogue de l'exposition.De l'avis de Mme Elisseeff, qui était de passage à Montréal il y a quelques semaines, c'est à la personnalité charmeuse de M.Drapeau que l'on doit attribuer !s' générosité de la Chine à l'endroit des Montréalais.Car le gouvernement chinois s'est en effet montré très généreux.Sans vouloir dire que Chine : Trésors et Splendeurs est la plus importante exposition d'art chinois jamais présentée hors de Chine, Mme Elisseeff croit qu'il s'agit par contre de la plus belle et de la plus attrayante.L'exposition brosse un panorama de 4 000 ans d'histoire et d'art chinois, en mettant l'accent sur l'émotion et sur l'ouverture à une civilisation qui débouche sur le monde contemporain.L'Antiquité chinoise L'exposition s'articule autour de trois thèmes généraux qui occupent trois étages du Palais : Les instruments de la puissance, La vje quotidienne et Les travaux et les fêtes.Au premier niveau, qui est le niveau principal, on retrace l'Antiquité chinoise, des origines de l'âge du bronze ( 1500 av.J.-C.) au début de notre ère.Ce sont les Chinois, dit Mme Elisseeff, qui ont le mieux maîtrisé le bronze.Une des trois sections du premier niveau est donc consacrée à la dynastie des Shang et à l'épanouissement de l'art du bronze.Vingt-huit bronzes archaïques, dont certains ont été découverts en 1976 en même temps que des objets en jade dans la tombe de la princesse Fu Hao.Selon Mme Elisseeff, Fu Hao (1100 ans av.J.-C.) épouse ou concubine d'un roi, fut également générale d'armée et grande prêtresse.Elle communiquait avec les dieux.Son histoire avait complètement été occultée (le machisme encore).On a tenté de la reconstituer depuis la découverte de la tombe, mais elle garde son mystère.Mme Danielle Elisseeff, spécialiste en art et archéologie d'Extrême-Orient, principale responsable du catalogue de l'exposition.photo Pierre McConn, IA PRESSE Les pièces les plus spectaculaires du premier niveau sont évidemment les soldats grandeur nature et les deux chevaux empruntés à la gigantesque tombe du Premier Empereur, Qin Shihuangdi, celui qui a donné son nom à la Chine.Ces soldats appartiennent à l'armée de 7 000 hommes en terre cuite ensevelis avec l'empereur et découverts en 1974 (voir article de Iules Na-deau, en page D 8).Mais le linceul de jade d'une princesse de la dynastie des Han.constitué de 2 000 plaquettes de jade reliées par des fils d'or ne manquera pas d'attirer lui aussi l'attention.Le cadre de vie Au deuxième niveau, on tente de reconstituer le cadre de vie des Chinois, du Vile siècle au au XlVe siècle, à partir des objets trouvés dans les tombes, en particulier des tombes d'enfants.Là & sont mises en vedette les célè-12 bres figurines de terre cuite trois £ couleurs dans un décor soutenu 5 par des reproductions à la main des peintures murales qui ornaient les tombeaux.Ouand les Chinois ont ouvert les tombeaux OU pUUIIV, il J u uiiv.iii^iuimC d'années, explique Mme Elisseeff, ils ont protégé les peintures par des vitrines créant ainsi un climat propice à la prolifération de champignons qui ont grandement détérioré les murales.On y verra aussi des pèces d'orfèvrerie, d'or et d'argent, ainsi que des céramiques des époques Song et Yuan.La Chine prête également à l'exposition de Montréal une pièce d'une extrême fragilité qui n'avait jusqu'à maintenant été prêtée qu'au Japon : un laque précieux de l'époque des Song ( Xle-XlIle siècle ).Travaux et fêtes Le troisième niveau est composé essentiellement de grandes peintures, du XVIe siècle surtout, jamais sorties de Chine et même très rarement exposées en Chine à cause, encore une fois, de leur fragilité.Mme Elisseeff en souligne deux en particulier.La première, qui fait 10 mètres, est une copie exécutée au XVIe par un peintre célèbre.Chiu Ying, d'une peinture du Xlle siècle qui nous montre la capitale de ia Chine pendant la Fête du printemps.L'autre, d'une longueur de 20 mètres, représente la sortie officielle d'un empereur.On y verra aussi la reconstitution du bureau de travail de l'empereur Quianlong ( 1740).Dans l'ensemble, là moitié des Sièces qui seront présentées à iontréal ne sont jamais sorties de Chine, tandis que 90 p.cent d'entre elles nè sont jamais venues au Canada.L'exposition s'adresse d'abord au grand public, mais elle réserve néanmoins des surprises aux spécialistes étant donné la grande quantité de pièces qui n'ont jamais été présentées en Amérique.Les deux gardiennes du trésor chinois, Mmes Wang Yixun et Wang Yun Ying.LES EDITIONS DE L'HOMME POUR EN SAVOIR DAVANTAGE SUR LA CHINE .LA CIVILISATION CHINOISE Voici l'outil idéal pour mieux comprendre l'histoire et la civilisation chinoises: Un guide clair, accessible et bien documenté qui fait défiler devant nos yeux 7000 ans d'histoire tout en brossant un tableau vivant de la civilisation chinoise.Avec 55 photos en couleurs et en noir et blanc représentant des pièces exposées.15,95$ .ET CONSERVER UN SOUVENIR IMPÉRISSABLE DE L'EXPOSITION! EN VENTE CHEZ VOTRE FOURNISSEUR D 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 20 MAI 1986 Mi- dline : Trésors et Splendeurs L'entrée de la Ville interdite de Beijing (Pékin) où se trouve le Palais du Peuple, centre des dirigeants de la République populaire de Chine.La Chine a fait preuve d'une grande énérosité envers les Montréalais LLS expositions d*art chinois comme celle qui s'ouvrira à Montreal le 18 mai prochain n'existent que depuis une cinquantaine d'années, et celle qui aura lieu chez nous sera une des plus importantes du genre.D'après les recherches effectuées par LA PRESSE et l'avis de quelques spécialistes, M.Huo Zheng-de.de l'ambassade de Chine, avait bien raison de parler de manifestation « gigantesque ».JULES NADEAU collaboration spéciale Ce sera également un record mondial : organiser en moins d'un an la sortie de Chine d'autant de pièces \u2014 il y en aura 200 \u2014 pour une seule ville en Amérique du Nord.De plus, un précédent pour la durée de l'exposition : cinq mois complets.Toutes les pièces qui sont de catégorie « A » (codification chinoise) ont été sélectionnées sur les conseils de deux émi-nents spécialistes français, Vadi-me et Danielle Elisseeff.Dans la liste des grandes expositions chinoises, dont la premiere n'a eu lieu qu'à une date récente, en 1935, le nombre de pieces exposées est habituellement d'une centaine ( maximum 140), sauf l'exposition vue a Paris et à Londres en 1973-74, qui en comportait le nombre fabuleux de 385.Il y a trois ans, à la suite d'un jumelage avec Shanghai, San Francisco exposait 232 articles, mais ceux-ci venaient tous du même musée, celui de cette grande ville chinoise.Les trésors montrés à Montréal, dont on nous assure que la moitié n'ont jamais quitté le territoire chinois, sont plus variés et plus représentatifs.Ils proviennent aussi de fouilles plus récentes.Jean Drapeau, grand «vendeur de projets» De telles manifestations culturelles exigent habituellement deux ans de préparation, mais dans le cas de Montréal, coïncidence amusante, c'est exactement le 18 mai de l'an dernier que lean Drapeau rencontrait le vice-ministre de la Culture, Liu Deyou, dans le pavillon de l'Étang parfumé de la Cité interdite, à Beijing.Ceux qui étaient présents à cette rencontre pleine de bonne humeur ont vu le représentant de Concordia à son meilleur comme « vendeur de projets », mais nous ne pouvions quand même pas être sûrs, à ce moment-là, d'une réaction aussi enthousiaste de la part de nos hôtes.M.Drapeau nous avait lancé le plus sérieusement du monde : « Ils ont hàtc de se mettre au travail », et, en dernière analyse, c'est lui qui avait le mieux compris les camarades chinois ( qui a dit «insondables?»).Il faut aussi donner une grande part de mérite aux responsables du Palais de la Civilisation, qui ont travaillé de façon discrète et autonome.Montréal, la fière ?Oui, très ficre ! Rares sont les villes qui ont eu droit à l'exclusivité d'une grande exposition comme celle qui aura lieu ici.Venise est une rare exception a ce chapitre avec son exposition de 1983 intitulée « 7 000 anni di Cina ».Dans la majorité des cas, selon la liste que nous avons établie (voir tableau en page D 5), quatre, cinq ou même six grandes villes américaines ou capitales européennes se partagent l'organisation d'un tel événement culturel.S'il y a eu 700 000 visiteurs pour Ramses II l'an dernier, on peut s'attendre à ce que Chine : Trésors et Splendeurs attire sans trop de mal son million d'admirateurs.Même avec un chiffre de cet ordre, c'est encore relativement peu pour une exposition aussi importante.Pensez aux foules que peuvent attirer une exposition semblable qui fait le circuit de villes comme Tokyo, Kyoto, Fukuoka et Nagoya, comme ce fut le cas en 1983-84.Il aura donc fallu une certaine dose d'audace et d'assurance de soi au maître d'oeuvre de l'Expo 67 pour proposer aux Chinois de laisser sortir 200 articles de leurs collections pour la « métropole » du Canada, selon son expression favorite.Cela prouve en tout cas l'excellence de nos rapports avec la Chine populaire.Il y a aussi l'établissement des « rapports privilégiés » entre Montréal et Shanghai qui a eu son petit effet.Avant l'établissement de la Chine populaire en 1949, la tendance n'était pas tellement au prêt des collections à l'étranger.À cause de la faiblesse du gouvernement de ce pays, on faisait tout simplement la chasse aux antiquités chinoises.Dés la fin du siècle dernier, les musées étrangers se sont enrichis de spécimens d'une valeur inestimable.À leur décharge, les spécialistes occidentaux affirment que des chefs-d'oeuvre ont ainsi été sauvés de la destruction des années de guerre.Peut-être bien.Mais comme Melina Mercouri l'a fait pour la Grèce, le gouvernement chinois aurait maintenant parfaitement le droit d'insister pour réclamer le retour du patrimoine national.L'exposition de Burlington House à Londres, en 1935-36, la révélation qui a marqué une génération de sinologues européens, fut la première du genre en Occident.(Ce fut l'indignation parmi les intellectuels chinois qui craignaient que les étrangers gardent les précieuses oeuvres d'art.) C'était du temps des nationalistes de Chiang Kai-shek et, à cause de l'agression japonaise de 1937, les pièces qui ont quitté la capitale chinoise n'y sont jamais retournées.Elles ont rejoint le convoi des 19 557 cais- ses du Musée national du Palais qui ont voyagé et fui à Nanjing et à Zhongqing (Sichuan).En 1948-49, le même convoi fabuleux a quitté en douce le continent pour aboutir à Taiwan (en attendant l'ouverture à Taipei du second Musée national du Palaisen 1965).Révolution archéologique Pendant les premières années du régime maoïste, les Chinois s'adonnent plutôt a la politique qu'à l'archéologie.Éclate ensuite la Révolution culturelle et, ce qu'on ne croyait pas au début s'avère tristement vrai.Les extrémistes de gauche réduisent en miettes de nombreux sites culturels, tout ce qui rappelle le « féo-dalismc ».Grand paradoxe, il se fait en même temps, à partir de 1966, d'époustouflantes découvertes et, bientôt, la nouvelle nous parvient en Occident.En 1973, à la suite d'une expédition franco-britannique \u2014 toute pacifique celle-là \u2014, Parisiens et Londoniens accueillent chez eux la première exposition de la nouvelle série de manifestations qui dure maintenant depuis 13 ans.Néanmoins, dans le catalogue britannique apparait encore une citation de Mao, tellement le mouvement des Gardes rouges est encore récent.La même année.Roumains et |apo-nais ouvrent aussi les bras à la Chine.En 1974, à peine le célébré cheval ailé de bronze et le lin; ceul de jade arrivent-ils en Amë; rique, à Toronto en particulier! que commence la vraie révolu; tion culturelle et archéologique.C'est en décembre de cette an: née-là que l'armée souterraine de Qin Shihuangdi voit la lu: mière du jour après 2 300 ans d'oubli.Les trésors de la Chine populaire voyagent à l'étranger, mais pas n'importe où : Europe dç l'Ouest, Amérique du Nord et lapon.Il y a aussi la catégorie, des expositions préparées à partir de collections privées comme celle d'Avery Brundagc, qui était à Hong Kong en 1983.,.Pour ce qui est de l'important Musée national du Palais de Taj: pei, malgré les nombreuses demandes de l'étranger, il n'y a eu qu'un seul prêt à l'extérieur, aux USA en 1961.Les autorités nationalistes craignent les poursuites légales de Beijing auprès de la Cour internationale de La Haye.Précisons, enfin, que les plus grands connaisseurs et consommateurs d'art chinois sont les |ar ponais.« Au point de vue analyse sur le terrain, choix des ob* jets, présentation des expositions et qualité des catalogues, ce sont les meilleurs »i m'explique un spécialiste à Tai-; pei, qui ajoute comme exemple qu'une ville comme Osaka pos3 sède sa propre exposition cHï* noise.annuelle.¦ Guerrier en armure (hauteur: 178 cm) devant deux chevaux de char de guerre (h.: 172 cm), terre cuite, découverts en 1979 dans la fosse no 1, près du tombeau de Qin Shihuangdi, Lingtong, Shaanxi.photo Rober, Nodon lA PRESSE LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 20 MAI 1986 Chine : Trésors et Splendeurs 4 L'exposition de Londres (1935-36), un sommet inégalé IL Y A 50 ANS.lorsque la toute premiere exposition d'art chinois fut organisée à Londres, ce n'était pas aussi facile qu'à Montréal.Par exemple, il y a maintenant une liaison aérienne entre Shanghai et Vancouver : à cette époque, il fallut transporter 800 précieux objets d'art dans 93 caisses de métal par bateau entre l'Extrême-Orient et les côtes anglaises.Les spécialistes craignaient l'effet des vibrations et, chaque jour, on procédait à une inspection générale de la précieuse cargaison.JULES NADEAU collaboration spéciale Les troupes nippones semaient la destruction en territoire chinois, et 21 000 articles du Musée du Palais de la Cité interdite de Pékin (aujourd'hui appelée Beijing) venaient d'être évacués vers Shanghai : c'est donc de la métropole de ce pays que partirent les trésors nationaux, le 6 juin 1935, et l'arrivée à Portsmouth eut lieu le 25 juillet.Le coût des assurances pour les objets qui sont à l'exposition de Montréal est de US $90 millions, tandis qu'en 1935, on contourna une partie du problème de ces dépenses en confiant le transport des 800 reliques à un croiseur de la marine britannique, le H.M.S.Suffolk.Les mesures de sécurité étaient strictes, note-t-on dans un quotidien de l'époque.On avait mobilisé les fusiliers marins qui montaient la garde avec fusils surmontés de.baïonnettes.Ces précautions n'ont toutefois pas réussi à calmer les inquiétudes des spécialistes chinois, qui ne craignaient pas tant le vol comme le danger que la décision des « étrangers blancs » de s'approprier l'inestimable collection.Les intellectuels de l'Empire du milieu soulevèrent une tempête de protestation au sujet de cette « fuite de capitaux » artistiques.Encore inégalée Placée sous le patronage des souverains du Royaume-Uni et du président de la République de Chine, l'exposition de Londres fut extraordinaire et ne fut peut-être jamais égalée par la suite.Le nombre d'objets à quitter la Chine était quatre fois plus grand que celui destiné à Montréal (200) et, en plus (comme par gourmandise), les organisa- teurs londoniens pensèrent à faire venir au Burlington House ( Académie royale ) plus de 3 000 autres chefs-d'oeuvre des musées et des collections privées et royales de dix pays.Les États-Unis ainsi que la France, l'Allemagne (Danzig), la Suède et la Hollande apportèrent leur contribution, et des prêts furent même consentis par l'URSS, la Turquie et l'Egypte.Le musée de Boston hésita à laisser partir quoi que ce soit à cause du danger de guerre en Europe que suscitait la crise en Ethiopie, et dès que les craintes furent dissipées à ce sujet, le japon accepta d'imiter Boston.L'enthousiasme que le maire lean Drapeau a découvert auprès des responsables du ministère de la Culture à Beijing exista aussi en 1935 un peu partout à en juger par le genre d'objets d'art qui furent expédiés vers la capitale anglaise.Un bouddha de 20 tonnes fut envoyé de New York par un célèbre collectionneur, et on lui réserva la place d'honneur au Burlington House.De la collection privée des Rockefellers, les Londoniens purent voir une sculpture de la dynastie Tang qui ressemblait aux tètes sculptées de l'antiquité grecque.Une porcelaine que Napoléon III avait offert à la célèbre actrice Hortense Schneider était en montre.Bref, la petite histoire et le snobisme se confondaient avec l'art.Pour un événement culturel aussi important, la durée de l'exposition ne fut pas aussi longue que celle de Montréal et ne dura que de la fin novembre 1935 à la mi-mars 1936.On rapporte aussi que l'arrivée des trésors exotiques en Europe y provoque une « mode chinoise » dans plusieurs domaines : décoration intérieure, art vestimentaire et autres.Montréal va certainement subir le même impact au point de vue études chinoises, tourisme vers la Chine et « chinoiseries » de toutes sortes.L'exposition de Londres, comme celle de Montréal, fut exclusive, c'est-à-dire qu'aucune autre ville ne put avoir le privilège d'accueillir les mêmes objets d'art chez elle.Le gouvernement américain manifesta clairement son intention de faire venir à New York les joyaux de 35 siècles d'histoire de Chine et une brève dépêche datée de Pékin confirme ce souhait ; mais, pour des raisons inconnues, le projet n'aboutit pas.Le monopole resta intact.Pour ce qui est du « menu » de l'exposition de 1935, on en trouve le détail dans le catalogue qui se trouve dans la bibliothèque du Musée national du Palais, à Taipei.Il s'agit de la version chinoise \u2014 pas de photos \u2014 dans ce livre à couverture bleue qui ressemble à un ancien manuscrit.Avec une calculatrice, Mlle Guo, la bibliothécaire, m'aide à faire le total.351 porcelaines: le groupe le mieux représenté et aussi la collection la plus somptueuse jamais rassemblée où que ce soit « Bleu comme le firmament, mince comme le papier, clair comme un miroir, sonore comme une cloche de jade », s'excla-mc-t-on.Les peintures sont nombreuses, ce qui est exceptionnel à cause de leur fragilité : un total de 173 rouleaux.L'un d'entre eux, 10 000 milles du fleuve Yangtsc, défie les lois de la perspective car il mesure.38 pieds de long.Les 108 bronzes nous font remonter dans l'antiquité chinoise la plus ancienne.Enfin, 70 jades du type de ceux qu'on verra à Montréal.Comment se fait le choix de ces pièces ?Dans le cas de Montréal, nous savons qu'il a été confié au couple de sinologues Va-dime et Danielle Elisseff.Dans le cas de Londres, ce fut une équipe européenne composée de meilleurs spécialistes dont les noms sont restés très connus dans ce domaine.Les Français Paul Pelliot et le Britannique Sir David Pèrcival ( une des meilleures galeries de porcelaine chinoise porte son nom ) se rendirent en Chine pour faire la sélection des objets.Enfin, on peut peut-être donner aux Montréalais le même conseil que celui qu'on donnait aux Européens en 1935 sur la manière d'aborder l'art chinois.L'approcher de façon tout à fait nouvelle et de faire table rase de tous les concepts qu'on a acquis dans sa propre culture.Les Chinois sont tellement différents de nous : ils portent le blanc en signe de deuil; après les fondations d'une maison, ils construisent d'abord le toit ; ils peuvent lire leurs textes de droite à gauche et ils peignent comme ils écrivent, avec le pinceau.Quatre «gants blancs » ont travaillé pendant une douzaine de jours pour déballer les 200 oeuvres d'art de l'exposition de Montréal, qui avaient subi un atterrissage difficile, photo Pie.re Côté, LA PRESSE LES GRANDES EXPOSITIONS DES TRÉSORS CHINOIS\t\t Nombre de\t\t pieces\tDate\tVilles / pays \t1935-36\tLondres : première grande exposition hors \t\tde Chine \t(1949)\t(victoire de Mao; 250 000 objets partent \t\tpour Taiwan ) \t1961\tprêts de Taiwan à cinq villes des USA \t\tpour exposition i \t(1965)\t(début de la Révolution culturelle) \t(1965)\t(ouverture du AAusèe national du Palais à \t\tTaipei) 385\t1973\tParis et Londres : objets découverts pen- \t\tdant la Révolution culturelle.\t1973\tBucarest ; la première de très nombreuses \t\texpositions au Japon' \t1974\tToronto ; Mexico \t1974-75\tStockholm, Vienne, Bruxelles, Amsterdam \t1974-75\tÉtats-Unis (quelques villes, dont Kansas \t\tCity) 105\t1980-81\tNew York, Chicago, Fort Worth, Los Ange- \t\tles et Boston (85 des objets sont des bron- \t\tzes) 113\t1980-82\tCopenhague, Zurich, Berlin, Hildesheim, Co- \t\tlogne et Bruxelles (dont personnages de \t\tXian) 135\t1983\tcollection privée d'Avery Brundage à Hong \t\tKong 105\t1983\tVenise : « 7000 ans de Chine » (en solo) 232\t1983\tprêts du Musée de Shanghai à San Francis- \t\tco (jumelage) 50\t1983\tbronzes du Musée de Shanghai à Hong \t\tKong 140\t1984-85\tParis répète l'Expo, de Tokyo 80: «Rois \t\tde Zhongshan » \t1984-86\tdes personnages de l'empereur Qin Shi- \t\thuang di et autrec objets de Xian font \t\tune tournée dans les pays suivants: USA, \t\tAustralie, Japon, Philippines, France, RFA, \t\tItalie, Grande-Bretagne, Norvège, Suè- \t\tde, Autriche, Irlande, maintenant à Hong \t\tKong et bientôt en Nouvelle-Zélande.200\t1986\tMontréal : « Chine : Trésors et Splendeurs » \t\t(en solo, du 18 mai au 19 octobre) \t(1) Les villes de Tokyo, Osaka, Kyoto, Nagoya et Fukuo-\t \tka ont présenté des expositions très remarquées de-\t \tpuis 1973.;\t \t\t photo Jean-Yves létourneau, tA PRESSE Roi gardien, Lokapala, céramique vernissée aux trois couleurs, époque des Tang.Les statues grandeur nature avaient tout d'abord été recouvertes de bandelettes comme des momies, puis placées dans des « berceaux » de bois avant d'être expédiées.transport RAYMOND LACOMBE inc DÉMÉNAGEUR OFFICIEL DES EXPOSITIONS Chine : Trésors et Splendeurs RAMSES II et son temps CONFIEZ-NOUS.VOS «TRÉSORS» DE TOUS LES JOURS 521-1158 northAmerican ' VAN LINES 6 LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 20 MAI 1986 Chine : Trésors et Splendeurs 4 tt, Un survol de quatre mille ans d'art chinois LE PATRIMOINE artistique de la Chine est tellement abondant que, malgré un demi-siècle de spoliations dont elle a été victime au profit des musées du monde entier, elle a pu tirer de son sol ( grâce a la découverte de nombreux tombeaux) suffisamment d'oeuvres prestigieuses, la plupart inconnues jusque-là, pour redonner une nouvelle jeunesse a un art quatre fois millénaire.Ce sont d'ailleurs ces nouvelles découvertes qui font le succès des grandes expositions que le gouvernement de la Republique populaire de Chine organise a l'étranger depuis quelques années.JEAN-CLAUDE DUSSAULT Ainsi, tout l'art archaïque chinois sort des pronfondeurs de la terre, comme ces archives d'il y a quatre mille ans que constituent les os oraculaires dont les courtes inscriptions (quelques mots) évoquent les préoccupations d'un peuple déjà entré dans l'Histoire.Ils témoignent de l'existence, dans le bassin du fleuve laune, d'une culture qui utilisait déjà l'écriture.On exposait les os ou les carapaces de tortue a la chaleur et les craquelures ainsi obtenues indiquaient la réponse des « esprits » aux questions posées.Apogée sous les Shang Il subsiste également de cette époque néolithique des vases en céramique peinte et des objets de cuivre et de bronze, mais c'est avec la dynastie Shang, vers I 500 av.|.- C.que l'art allait atteindre une sorte d'apogée, avec la premiere génération des vases de bronze dont la perfection et la finesse ne seront jamais dépassées.Ces vases rituels de formes diverses, a trois ou quatre pieds, en forme de coupe ou audacieu-sement zoomorphes, servaient à cuire, a conserver ou à servir les aliments et les boissons pour la célébration des rites.Ils portent fréquemment des inscriptions soulignant des événements importants et sont ornes de figures stylisées de type tao tie représentant soit un animal mythique, soit une tète de bovidés ou de bélier stylisée, en un jeu modulaire qui en fait voir en même temps la face et le profil.À ces figures centrales proprement fascinantes s'ajoutent parfois l'évocation des éléments, de nuages, d'oiseaux ou d'autres animaux.La technique pour produire les vases de bronze, technique dite de « la cire perdue », consistait a recouvrir le modèle fait de cire d'un moule de glaise comportant quelques trous par où s'écoulait la cire lors de la cuisson du moule.Le metal coule dans le moule prenait alors la forme du modèle.Le moule était par la suite brise pour libérer le vase.Cette technique se perpétuera en Chine pendant deux millénaires, même quand on en viendra a faire le moulage par parties séparées, et deviendra une espèce de signature prestigieuse de l'art Chinois.Époque des Zhou C'est ainsi que les Zhou, vainqueurs des Shang en 1027 av.j.-C.vont continuer a produire de merveilleuses pièces de bronze, vases, carillons, porte-etendards, etc., décorant occasionnellement ces objets d'incrustations de matières précieuses.Ces oeuvres sont plus massives et plus imposantes que celles de la dynastie précédente, dont les Zhou avaient acquis les techniques.C'est un art de guerriers, dégageant une impression de puissance et de force, mais qui n'a pas su retrouver la grâce qui caractérisa les Shang tant dans le travail du bronze que dans celui du jade.Les époques suivantes, dites des Printemps et Automnes et des Royaumes combattants (jusqu'à 221 av.).- C.) apportent quelques variantes à ces arts.On y trouve une grande abondance de bronzes, vases, cloches, miroirs, harnais, ainsi que de belles pieces de jade et de céramique peinte.On leur doit les premiers ustensiles de laque et de magnifiques brocarts de soie découverts en 1982 dans le tombeau de Zhuanchang, province de He-bei.Époque des Qin À la suite d'une longue période de conflits, en 221 av.|.-C.Qin Shihuangdi imposa sa loi de la façon la plus implacable.Il devint le « Premier Empereur » de la dynastie Qin qui ne durera que 15 ans (jusqu'en -206), mais qui léguera son nom à la Chine après l'avoir unifiée.Il s'est acquis une réputation posthume internationale grâce à la découverte, en mars 1974, de son fabuleux tombeau abritant quelque 7 000 statues de terre cuite, grandeur nature, de soldats en armes, de chevaux et de chars.On y a également découvert un carrosse royal en bronze, de dimensions réduites, avec son attelage de quatre chevaux.Époque des Han La dynastie des Han, qui poursuivra l'oeuvre d'unification de la Chine et se maintiendra au pouvoir jusqu'en l'an 220 de notre ere, imposera pour quatre cents ans son style à l'art chinois.Même si on continue à y produire des oeuvres en bronze, dont de splendides sculptures de chevaux et de chars et de bronzes damasquinés, c'est-à-dire incrustés de filets d'or et d'argent, la marque distinctive de cette période sera la terre cuite peinte qui servira à reproduire en miniature tous les aspects de la vie sociale, les personnages funéraires poursuivant sous la terre une vie mondaine animée avec leurs animaux préférés, leurs chars et leurs maisons mêmes.De cette époque datent les célèbres habits funéraires de jade du prince Liou Ching et de son épouse Douwan.composés de plus de 2 000 plaques de jade cousues de fil d'or.Leurs tombeaux contenaient près de 3 000 objets de bronze, d'or, d'argent, de jade, de poteries et de laque, des étoffes de soie et un grand nombre de lampes, dont la belle lampe de bronze Tchangxin, tenue par une jeune fille dont le bras droit sert de cheminée.Au cours des pédiodes troublées qui suivront, dites des Trois Royaumes et des Six Dynasties, on assistera à un affine-ment des techniques du tissage, de la terre cuite, de la tuile décorée et de la céramique, vers la fine porcelaine.Au 5e siècle, sous les Wei du Nord, le bouddhisme, importe de l'Inde trois siècles plus tôt, s'implantera en Chine, jalonnant la route de la soie de grottes sculptées aux murs décorés de fresques recemments restaurées.Époque des Tang Poursuivant l'effort de reconstruction de la Chine entrepris sous les Sui ( 581 -618), la grande dynastie des Tang imposera la marque de son art pendant trois siècles (617-907).On en retiendra tout particulièrement les figurines de terre cuite peinte ou de céramique vernissée aux trois couleurs ( femmes d'une extrême élégance, fonctionnaires, gardiens, chevaux et chameaux avec leurs chameliers, etc.), les ustensiles d'or et d'argent, les laques et les jades, les miroirs de bronze et les peintures murales.On y note également un souci d'urbanisme dont rendent compte des plans de villes et d'édifices qui nous sont parvenus.Époque des Song Une autre dynastie marquante, celle des Song, lui succédera, après un court intérim, pour une période aussi longue.De 960 à 1279, on assiste au plein épanouissement de tous les arts, tant de la céramique (céramique blanche et céramique verte d'une subtile luminosité appelée céladon ) que de l'orfèvrerie : ustensiles d'or et d'argent et ornements de toutes sortes.Apothéose aussi de la calligraphie et de la peinture sur soie surtout qui y atteignirent, sous l'influence taoïste, un souffle et une puissance inégalés.Époque des Ming Puis la Chine sera soumise pendant près d'un siècle à la domination mongole (dynastie Yuan.1271 -1368) avant l'accession au pouvoir de la puissante dynastie des Ming ( 1368-1644) qui se signalera par l'ampleur de ses réalisations architecturales et par un raffinement poussé jusqu'à la préciosité, dans la conception des décors, des meubles et des ustensiles.Cet art s'imposera au monde entier par une énorme production dans les domaines de la céramique et de la porcelaine bleue et blanche notamment, ouvrant la porte à un marché d'exportation qui allait répandre en Europe le goût parfois douteux des « chinoiseries ».Chimère ailée, bronze aux incrustations d'argent, époque des Royaumes combattants, pho.os Jean-Yve* létoumeau.la presse Linceul de jade, oreiller et pièces d'accompagnement, découverts dans la tombe de la princesse Douwan en 1968, Mancheng, Hebei.Epoque des Han occidentaux.TABLEAU CHRONOLOGIQUE Époques\tDynasties\tDates\tÉpoques\tDynasties\tDates Xia\t\tXXIe-XVle siècle av.J.-C.\t\tChen\t557-589 apr.J.-C.Shang Zhou\tZhou occidentaux Zhou orientaux Epoque des Printemps et des Automnes Epoque des Royaumes combattants\tXVle-Xle siècle av.J.-C.1027-771 av.J.-C.771-256 av.J.-C.722-4B1 av.J.-C.403-221 av.J.-C.\tDynasties du Nord Sui\tWei du Nord Wei de 1 Est Q du Nord Wei de l'Ouest Zhou du Nord\t386-534 apr.J.-C.534-550 apr.J.-C.550-577 apr.J.-C.537-557 apr.J.-C.557-581 apr.J.-C.581-618 apr.J.-C.Qin\t\t221-206 av.J.-C.\tTang\t\t618-907 apr.J.-C.Han Trois Royaumes Jin Seize Royaumes Dynasties du Sud\tHan occidentaux Han orientaux Wei Shu Wu Jin occidentaux Jin orientaux Song Qi Liang\t206 av.J.-C.-23 apr.J.-C.25-220 apr.J.-C.220-265 apr.J.-C.221-263 apr.J.-C.222-280 apr.J.-C.265-316 apr.J.-C.317-420 apr.J.-C.304-439 apr.J.-C.420-479 apr.J.-C.479-502 apr.J.-C.502-557 apr.J.-C.\tCinq Dynasties Dix Royaumes Song Liao Xia occidentaux Jin Yuan Ming Oing\tSong du Nord Song du Sud\t907-960 apr.J.-C.902-979 apr.J.-C.'960-1127 apr.J.-C.1127-1279 apr.J.-C.907-1125 apr.J.-C.1032-1227 apr.J.-C.1115-1234 apr.J.-C.1279-1368 apr.J.-C.1368-1644 apr.J.-C.1644-1911 apr.J.-C. LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 20 MAI 1986 '¥Êt Chine : Trésors et Splendeurs I Vase Guana couvercle au décor brun sur fond blanc d'un daim courant et de pivoines Vase tétrapode Fangdingà cuire les aliments, à têtes d'animaux et décor géométrique stylisées.Epoque des Song du Sud.photo Jeon-Yves Létoumeou.la presse en têtes de clous.Époque des Sluing.photo Pierre Coté, IA PRESSE Plat au décor d'animaux et de créatures marines.Époque des Qing.Vase Pei à conserver les aliments froids.Époque des Shang.photo Pierre Côté, la PRESSE Vase Jue à verser le vin.Epoque des Shang.Chameau en céramique vernissée.Époque des Tang.Tripode en céramique ocre.Époque néolithique. D 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 20 MAI 1986 Chine : Trésors et Splendeurs LE MAUSOLÉE DE QIN SHIHUANGDI À XIAN L'armée fantôme do Premier Empereur DOUZl'.ans après la découverte tout a fait fortuite de l'armée souterraine de Xian cl 2 300 ans après sa creation, cette huitième merveille du monde reste toujours dans l'actualité.JULES NADEAU collaboration spéciale GetiC année, les spécialistes reprennent les travaux et veulent procéder a l'excavation de 2 000 autres statues de terre cuite.Plus de trois millions de personnes en ont vu des échantillons dans des expositions en dehors du pays.I ii ce qui nous concerne, un nombre restreint de ces chefs-d'oeuvre enigmatiques seront l'attraction no 1 de l'exposition intitulée Chine: Trésors ei Splendeurs.Une cinquantaine de leaders gouvernementaux y sont déjà ailes, dont Nancy et Ronald Reagan pour quelques heures en avril 1984.Huit millions de visiteurs Le site archéologique qui a attire huit millions de visiteurs depuis 1979 (dont 200 000 étrangers l'an passe seulement ), est si-tue a une quarantaine de minutes d'autobus de Xian.province de Shaanxi.Une sorte de super-hangar d'avion recouvre les Ib 000 metres carres du complexe sous-terrain no 1 ( il y a deux autres fosses de plus petites dimensions).Ceux qui y sont ailes admettent qu'on est un peu déçu pendant ies premieres minutes de se retrouver si haut et si loin des pieces d'exposition, puisqu'on est en quelque sorte juche sur une passerelle.De nombreux gardes surveillent les touristes : interdiction de photographier.Puis, petit a petit, on analyse les visages des soldats impériaux et on se rend compte qu'ils n'ont pas été faits en série.On est ensuite saisi par la force, l'ampleur et le réalisme de ces hommes en armure « avançant » quatre par quatre.Au service du Premier Empereur La raison d'etre de ces 7 000 militaires, des 600 chevaux, de la centaine de chars de bois et de plus de 10 000 armes de toutes sortes?Ces personnages grandeur nature sont là pour servir l'empereur Qin Shihuangdi dans l'au-delà.On n'a pas encore ose s'attaquer a la tombe elle-même de cet empereur, qui est située a proximité.Ce que l'on sait par les textes de Sima Qian.l'Hérodote chinois qui a vécu 400 ans plus tard, c'est que le palais impérial et le tombeau étaient d'une splendeur et d'une magnificence qui dépassent l'imagination.De quoi faire pâlir le roi Toutankhamon et la Cite du Vatican.Mais ont-ils résiste au pillage ?On estime que 700 000 esclaves et bagnards ont peine pendant 10 ans pour la construction de la nécropole et de son armée fantôme.A d'autres époques, serviteurs et militaires auraient été sacrifies vivants a la gloire de ce tout-puissant.Il existe une autre interpretation alléguant que ces splendeurs étaient destinées a la reine Xuan qui a vécu 50 ans avant l'empereur Oin.mais les officiels ne sont pas d'accord.Oui était ce souverain qui recherchait désespérément la postérité et l'immortalité?Il faut bien faire la part des choses et mettre de côlé le merveilleux des richesses artistiques et voir Oin Shihuangdi tel qu'il était.Sûrement un visionnaire et un bâtisseur infatigable qui a marque le pays pour toujours, mais aussi un mégalomane et un tyran sanguinaire.Il ii fait preuve de beaucoup de cruauté cl il fut classe comme un vilain de l'histoire.Assez curieusement.Mao Zedong l'a rehabilite, geste qui a fait sourire plusieurs de ses critiques qui ont plus lard souligne plusieurs res- semblances entre les deux personnages.Par exemple.Oin Shihuangdi a fait éliminer 4b0 lettrés confucéens et fait brûler tous les livres qui ne convenaient pas à ses idées.C'est aussi lui qui a lance la construction de la Grande Muraille a partir de tronçons de fortifications déjà existants.On peut imaginer les souffrances endurées par la multitude des ouvriers assignés à celte folie de l'antiquité féodale.Le coût de ce monument en vies humaines: un million de victimes.Il a mis de l'ordre dans plusieurs domaines comme la monnaie, les transports, la langue écrite.Il a unifié le pays à tous points de vue après avoir mis fin a la dynastie des Royaumes combattants au moment où six liais se faisaient la guerre.Enfin, petite coquetterie, le mot «Chine» vient directement de son nom « Oin ».Qui peut se vanter d'avoir ainsi laissé son propre nom a tout un pays ?Quoi qu'il en soit, la dynastie qui devait être éternelle fut, dans l'histoire de l'Lmpire du milieu, particulièrement éphémère : elle ne dura que 19 ans.L'armée de Xuzhou Si celte découverte des guerriers de la province du Shaanxi reste dans l'actualité et nous plonge en pleine aventure scientifique et historique, c'est aussi à cause de la mise a jour d'une autre armée du même genre dans le liangsu.En effet, 10 ans après Xian, en décembre 1984.encore par accident, des travailleurs ont découvert « quelques milliers » de personnages de terre cuite à Xuzhou, au sud de Nanjing (Nankin).Ce n'est que le 2 février qu'un grand quotidien de Hong Kong a révèle au monde entier les premieres images de cette autre énigme.L'analogie entre les révélations de Xian et du Xuzhou est frappante et les deux cas seront sans doute étudies en parallèle.Les objets en terre cuite de Zu-zhou sont cux'-aussi peints de couleurs vives, mais le recouvrement s'évanouit mystérieusement au contact de la lumière du jour.On ne sait pas exactement pourquoi ils sont enfouis à cet endroit et on cherche une nécropole dans cette région.Leur fabrication remonte à la période des Han (206 av.|.-C-220 apr.|.-C.), justement la dynastie qui a succédé à celle de Qin Shihuang.Dommage que l'exposition de Montréal n'ait pas droit à deux ou trois spécimens de Xuzhou ; c'aurait clé la grande première mondiale.À partir de modèles vivants En attendant, nous verrons au Palais de la Civilisation au moins six magnifiques pieces de Xian : un officier, deux cuirassiers, un archer agenouillé, un conducteur de char et deuxehe-vaux d'attelage.M.Luke Rom-bout, le directeur général, essaie d'en faire venir quelques-uns de plus.A surveiller, en particulier, la physionomie qui varie d'un personnage a l'autre, puisque la plupart d'entre eux ont été façonnes a partir de modèles vivants.Debout, leur taille varie de 1,75 metres à deux mètres, des géants pour l'époque.L'officier affiche une plus grande maturité dans le regard et un plus grand souci de details dans l'habillement.La couleur varie entre le vert-gris et celle du sable.Les traits du visage sont stylisés : la bouche et les sourcils sont légèrement exagères.Sinon, les détails anatomiques sont presque parfaits.Les visiteurs noteront aussi la grâce qui a ele apportée dans le style des coiffures.Même chez les guerriers féroces, on retrouve beaucoup de recherche et d'élégance La plupart statues de Xian ont été faites à partir de modèles Vivants.photo Jean-Yves Lélourneou, LA PRESSE Enseigne en forme de caractère Shan.Epoque des Royaumes combattants.L'armée fantôme du Premier Empereur: 7000 militai res, 600 che\\aux et 100 chars.Sept cent mille esclava ges et bagnards ont dû peiné pendant dix ans à la cons-' truction du mausolée impérial.Les soldats de Qin Shihuangdi en rang devant le monument funéraire de leur empereur (à gauche) et tels qu'ils nous sont présentés au Palais de la civilisation de ! Montréal.photo Pierre Côté, LA PRESSE LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 20 MAI 1986 Chine : Trésors et Splendeurs Lectures sur la Chine et Part chinois PARMI les livres récents sur l'art chinois, il Faut signaler tout particulièrement Des profondeurs de la terre chinoise \u2022 (edit.Cercle d'Art, Paris), magnifique album publié en 1982, qui offre un panorama complet des découvertes archéologiques ^faites en République populaire -de Ch me depuis 1949.Cela inclut, évidemment, le tombeau de .Premier Empereur avec son ar-p'tnée en terre cuite, les habits funéraires de jade du prince Liou ; Cheng et de sa femme Douwan, de splendides vases de bronze des dynasties Shang et Zhou, des statuettes et animaux en terre cuite aux trois couleurs provenant des tombeaux des époques Han et Tang, etc.Le texte est sobre et précis et les illustrations très soignées.Un plaisir pour l'oeil et pour l'esprit.Plus classique, un livre récent de la collection « Merveilles du monde», Chine (édit.Fernand Nathan ).Préfacé par le romancier Anthony Burgess, l'album met l'accent sur les arts monu- LA CIVILISATION CHINOISE MICHEL GUAY ;# i'JÈk.¦Sï'us cotons Bit laL'HOMMEl L Espace du rêve Mil!*' ans ite pcmitirç finnois* mentaux, fresques, bas-reliefs, sculptures sur pierre et architecture, où l'influence bouddhiste est prépondérante.Il apporte un utile complément aux livres d'art chinois dont l'attention se porte surtout sur les objets, vases, figurine*, peintures sur soie ou sculpture» en bronze.je an-ci £ qussauu À côté des temples et grottes du 5e au 9e siècle, on y trouve des vues impressionnantes de la Grande Muraille, de la Cité impériale et du Temple du Ciel, à Beijing.La peinture Lu peinture occupe une place privilégiée dans la culture chinoise, où elle a toujours été intimement associée à la poésie et à la calligraphie.Du 4e au 18e siècle, elle a fait l'objet de nombreux traités qui en ont défini l'esthétique.« Le problème des règles a occupé la réflexion sur l'art jusqu'à la fin de l'époque Ming.Il engage celui de la transmission de la sagesse », écrit Nicole Vaudier-Nicolas dans Peinture chinoise et tradition lettrée (édit.du Seuil), où elle fait ressortir la continuité de cette réflexion sur l'art à travers les siècles.Les notions taoïstes du vide derrière les formes, de l'harmonie naturelle et de l'absence de régies reviennent constamment sous la plume des peintres.En présentant cote à côte la théorie de la peinture et sa pratique, grâce à 200 illustrations en couleurs et noir et blanc, l'album nous introduit au coeur même de cet univers envoûtant.L'introduction de François Cneng à un autre album sur « Mille ans de peinture chinoise ».L'Espace du rêve (édit.Phébus) va dans le même sens.L'auteur souligne que la véritable nature de cet art « se situe moins dans la poursuite de mo-dèles extérieurs que dans une certaine pensée proprement phi-losophique qui en fixe les traits ».Le Vide et le Plein, le Yin et le Yang, îe Ciel et la Terre, les Souffles vitaux, le Coeur et le Désir, tels sont les pôles dont l'homme assure l'équilibre par l'art de la peinture et qu'il oriente vers le retour à l'Esprit universel.Dans cette peinture, le trait ne cerne pas une forme ; il est une entité en soi.C'est pourquoi l'art du trait à l'encre y est si élaboré.La présentation des peintures de L'espace du rêve, reproduites en couleurs pour la plupart, est accompagnée de poèmes, pour bien montrer la relation que l'art de peindre a toujours entretenue en Chine avec le langage.La route de la soie appartient essentiellement à notre image de la Chine.Le souvenir en a été ravivé l'an dernier par la publication d'un très bel album, La route de la soie ( edit.Arthaud).Réalisé par une équipe de scientifiques, de journalistes et de photographes chinois, il constitue un guide éloquent sur cette route fabuleuse qui va de Xian, au coeur de la Chine, jusqu'au massif de Pamir.On y croise des ruines de villes disparues et des grottes sculptées de centaines de bouddhas et décorées de fresques qui nous permettent de dé- couvrir le premier art bouddhiste en Chine, aussi tôt que le 5e siècle.En plus des ses illustrations en couleur, le livre est enrichi de cartes et de hors-textes qui nous font entrer dans cette brillante culture des steppes et du désert ?ui fleurit jadis aux confins de la bine.L'histoire chinoise Pour compléter cette enumeration, voici quelques livres qui éclairent chacun une facette de l'histoire et de la culture chinoises.\u2014 La civilisation chinoise, de Michel Guay.Ce dernier-né des éditions de l'Homme arrive à point pour répondre à l'attente de tous ceux qui, au cours de l'été, voudront tout savoir sur la Chine.Le livre comprend deux parties : d'abord l'histoire des dynasties chinoises jusqu'à nos jours, suivie d'un exposé des divers aspects de la vie, de la culture et des arts en Chine à travers les siècles.Un texte alerte et de bonne lecture, tenant compte des études les plus récentes sur le sujet et enrichi de nombreux hors-textes sur des points particuliers, tel le bouddhisme, la médecine ou les sacrifices humains.L'auteur de tient à égale distance de la dissertation historique savante et de la vulgarisation trop hâtive.On a eu de plus eu l'heureuse idée d'illustrer le livre de photos d'oeuvres qui font partie de l'exposition de Montréal, Chine : Trésors et Splendeurs.\u2014 Le Premier Empereur, d'Arthur Cottterell.retrace, avec de nombreuses illustrations graphiques et photos, la fabuleuse découverte -du tombeau du Premier Empereur, Qin Shi-huangdi, et de son immense palais d'A-fang.On y trouve également, en une centaine de pages, un rappel de l'histoire de cet empire Qin (ou ch'in, selon l'ancienne translitération ) qui a imposé sa loi de fer à la Chine, tout en parachevant la Grande Muraille, au troisième millénaire avant notre ère (trad, de l'anglais, édit.du Chêne- Hachette ).\u2014 Le grand empereur et ses automates, un passionnant roman relatant la vie du Premier Empereur qui rêva d'imposer aux hommes la stricte ordonnance des machines.L'auteur, lean Levi, y suit de très proche les événements historiques et reproduit avec un grand réalisme les moeurs de l'époque (édit.Albin Michel).\u2014 Royaumes en proie à la perdition (Chronique de la Chine ancienne), roman historique du 17c siècle traduit du chinois par Jacques Pimpancau (coll.« Aspects de l'Asie », édit.Flammarion ) \u2014 Moi Arcade, interprète chinois du Roi-Soleil, journal fragmentaire d'un interprète chinois qui vécut et mourut à Paris au 17e siècle, mis en forme par Mme Danielle Elisseeff, conservateur invitée pour l'exposition chinoise de Montréal (édit.Arthaud ).\u2014 Xangxi, Grand Khan de Chine et Fils du Ciel, biographie par Louis Frédéric du grand empereur mandchou qui régna sur la Chine de 1662 à 1722, et oui favorisa l'établissement de relations plus suivies avec l'Europe (coll.« Biographie », édit.Arthaud ).\u2014 Pékin, Immense et calme, revue « Autrement ».hors série no.17, avril 1986.Un dossier alerte et étoffé dans le style reportage propre à cette revue.Tout y passe : les mutations de la ville, les aspects multiples et colorés de la vie quotidienne, les aléas du nouveau réalisme économico-politique, les patrons optimistes, les loubards inquiétants et les rapports ambigus des chinois avec les étrangers.Tour d'horizon rapide et passionnant, véritable clé pour comprendre la nouvelle Chine.Rappelons, finalement, que le jardin botanique de Montréal a publié l'an dernier, aux éditions Marcel Broquet, le catalogue illustré de son importante collection de bonsais (penjings, en chinois), arbres miniatures dont la culture relève du même esprit de contemplation et du même principe d'harmonie qui oni animé les oeuvres de plusieurs générations de peintres chinois.C Arthur Cotteret PREMIER EMPEREUR la plus grande découverte ajdiéôbgicjue du siede Chêne/Hachette Le «jardin chinois» du Paîais de la Civilisation, ¦i-r-\u2014-1- photo Pierro Côté, LA PRESSE tôt 0k Claude D\"-* ¦ e*C^ne' non ot«*e Tirade^ Gtan' de 10» LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 20 MAI 1986 Chine : Trésors et Splendeurs 4 k L'HOROSCOPE CHINOIS Bj Êtes-vous agressif, charmeur, brillant en société ?Alors, vous \u2014 êtes un Rat.Prenez-vous des décisions mûrement réfléchies, le travail est-il le moteur essentiel de voire existence ?Il se peut qu'alors vous soyez un Boeuf têtu et fidèle.Si vous avez l'élégance du geste et l'aisance de la parole, le contact rapide, vous êtes un distingue Dragon.Vous n'êtes pas d'accord ?Alors allez consulter l'horoscope chinois.Inspire de l'Empire du Milieu, l'horoscope chinois nous fait péné- trer dans un univers étrange et envoûtant qui serait l'image de notre destinée.Depuis des siècles en Chine, des millions de gens bâtissent leur vie en fonction de cette astrologie dominée par la lune, les préceptes du Tao et les oracles du Yi-King.Connaissez-vous votre signe chinois et sa signification ?Selon l'année de votre naissance vous serez cette Chèvre changeante, multiple et impalpable, ce Cheval fougueux et ardent, ce Rat maitre des souterrains ou ce Tigre, seigneur de la jungle.Si vous n'êtes pas familier avec tous ces univers que révèle votre animal emblématique, peut-être serez-vous tenté d'en savoir davantage après avoir lu ce qui suit.Ce que l'on vous propose n'est qu'une bien petite entrée dans le vaste monde de l'astrologie chinoise.Et, si l'on en croit la légende, c'est le Bouddha lui-même qui assigna leurs fonctions et leurs prérogatives aux douze animaux du zodiaque asiatique.v Les traits psychologiques et symboliques présentés ici ne sont qu'une infime partie du livre où ils ont été puisés : Astrologie chinoise, écrit par Catherine Aubier et publié chez France-Amérique.RAT 31-1-1900 au 19-2-1901 18-2-1912 au 6-2-1913 5-2-1924 au 25-1-1925 24-1-1936 au 11-2-1937 10-2-1948 au 29-1-1949 28-1-1960 au 15-2-1961 15-2-1972 au 2-2-1973 Symbole : le souterrain.Couleurs : rouge et noir.Plantes : sarriette, absinthe.Fleurs : orchidée noire, chardon et tubéreuse.Métiers Rat : écrivain, critique, trafiquant, aventurier en tous genres, homme politique extrémiste de gauche ou de droite, surtout pas centriste ni démocrate, anesthesiste, taxidermiste, médecin légiste.Il aura de la chance s'il nait par une nuit d'etc.BUFFLE 19-2-1901 au 8-2-1902 6-2-1913 au 26-1-1914 25-1-1925 au 13-2-1926 11-2-1937 au 31-1-1938 29-1-1949 au 17-2-1950 15-2-1961 au 5-2-1962 3-2-1973 au 22-1-1974 Symbole : la lune.Couleur : vert.Plantes : thym, lierre et sauge.Fleurs : pivoine et violette.Métiers Buffle : Homme d'Flat.de guerre, d'action, mécène, archéologue, meneur de secte et de grandes entreprises, économiste.TIGRE 8-2-1902 au 29-1-1903 26-1-1914 au 14-2-1915 13-2-1926 au 2-2-1927 31-1-1938 au 19-2-1939 17-2-1950 au 6-2-1951 5-2-1962 au 25-1-1963 23-1-1974 au 10-2-1975 Symbole : Yin et Yang.Couleurs : orangé et or brun doré.Plante : le bambou.Fleur : heliotrope.Métiers Tigre: Tous ceux qui contiennent du « chef » : chef-cuisinier, chef pilote, tireur d'élite, président, chef de gare, adjudant en.Chef (prononcer doucement l'adjudant et articuler clairement « en chef ! »).Il aura de la chance s'il nait entre le lever et le coucher du Soleil.CHAT 29-1-1903 au 16-2-1904 14-2-1915 au 3-2-1916 2-2-1927 au 23-1-1928 19-2-1939 au 8-2-1940 6-2-1951 au 27-1-1952 25-1-1963 au 13-2-1964 11-2-1975 au 30-1-1976 Symbole : Vénus.Couleur : blanc.Plante : le figuier.Fleur : reine des prés.Métiers Chat : politique, théologie, philosophie, fonctionnaire ; lorsqu'ils sont en pointe, n'acceptent pas la contradiction ou vivent douloureusement leur position d'exception.Le chat sera plus heureux s'il nait en été.DRAGON 16-2-1904 au 4-2-1905 3-2-1916 au 23-1-1917 23-1-1928 au 10-2-1929 8-2-1940 au 27-1-1941 27-1-1952 au 14-2-1953 13-2-1964 au 2-2-1965 31-1-1976 au 17-2-1977 Symbole : le serpent à plumes ou l'oeuf.Couleurs : noir et jaune.Plantes : sauge et mandragore.Fleur : lotus.Métiers Dragon : vulcanologue, météorologiste, artiste brillant, bonze ou mystique, de toute manière célèbre.Il est néfaste pour le Dragon de naître un jour d'orage.SERPENT 4-2-1905 au 25-1-1906 23-1-1917 au 11-2-1918 10-2-1929 au 30-1-1930 27-1-1941 au 15-2-1942 14-2-1953 au 3-2-1954 21-2-1965 au 21-1-1966 18-2-1977 au 6-2-1978 Symbole : le cercle \u2014 l'oeuf.Couleurs : rouge et vert.Plantes : de rocaille, fougère.Fleurs : bruyère, chardon.Le Serpent sera heureux s'il nait par un jour de grande cha- T- leur : né par une nuit d'hiver et de tempête, il sera en danger toute sa vie.CHEVAL 25-1-1906 au 13-2-1907 (Cheval de Feu) 11-2-1918 au 1-2-1919 30-1-1930 au 17-2-1931 1S-2-1942 au 5-2-1943 3-2-1954 au 25-1-1955 21-1-1966 au 9-2-1967 ( Cheval de Feu ) 7-2-1978 au 27-1-1979 Symbole-: le vent.Couleur : feu.Plantes : palmier et oranger.Fleurs : aubépine, pivoine et capucine.Métiers Cheval : cow-boy, travailleur populaire, peintre, cheval de course ou de manège.Il est préférable pour un Cheval de naitre en hiver.CHÈVRE 13-2-1907 au 2-2-1908 1-2-1919 OU 20-2-1920 17-2-1931 au 6-2-1932 5-2-1943 au 25-1-1944 24-1-1955 au 12-2-1956 9-2-1967 au 29-1-1968 28-1-1979 au 15-2-1980 Symbole : le nuage.Couleur : le bleu du ciel.Plantes: l'anis vert et l'herbe d'absinthe.Fleur : chèvrefeuille.Métiers Chèvre : acteurs-actrices, artistes, courtisanes, don juan, politiques (au sens théâtral).La Chèvre aura une destinée plus heureuse si elle nait un jour de pluie.SINGE 2-2-1908 au 22-1-1909 20-2-1920 au 8-2-1921 6-2-1932 au 26-1-1933 25-1-1944 au 13-2-1945 12-2-1956 au 31-1-1957 29-1-1968 au 16-2-1969 16-2-1980 au 4-2-1981 Symbole: le Bateleur du Tarot.Couleur : le violet.Plantes : santal et cèdre.Fleurs : de sureau.Métiers Singe : Homme politique par excellence, écrivain, peintre, comédien.Il lui faudra naitre en été.COQ 22-1-1909 au 10-2-1910 8-2-1921 au 28-1-1922 26-1-1933 au 14-2-1934 13-2-1945 au 2-2-1946 31-1-1957 au 16-2-1958 17-2-1969 OU 5-2-1970 5-2-1981 au 24-1-1982 Symbole : le soleil.Couleur : jaune.Plantes : gentiane, armoise, oranger, palmier.Fleurs : tournesol, aubépine.Attention : le Coq né au Prin- temps sera moins fanfaron, mais quelle que soit la saison il devra toujours gratter le sol pour trouver sa nourriture.CHIEN 10-2-1910 au 30-1-1911 28-1-1922 au 16-2-1923 14-2-1934 au 4-2-1935 2-2-1946 au 22-1-1947 16-2-1958 au 8-2-1959 6-2-1970 au 26-1-1971 25-1-1982 au 12-2-1983 Symbole : la nuit.Couleurs : noir, bleu foncé.Plantes: le pavot et le nénuphar.Fleurs : coquelicot et fleur d'oranger.S'il nait fa nuit, le Chien sera sans cesse sur le qui-vive.SANGLIER 30-1-1911 au 18-2-1912 16-2-1923 au 5-2-1924 4-2-1935 au 24-1-1936 22-1-1947 au 10-2-1948 8-2-1959 au 28-1-1960 27-1-1971 au 14-20972 13-2-1983 au 1-2-1984 _ Symbole : le chêne.Couleurs : le bleu, vert pâle.Plantes: l'acacia, la lavande, le noisetier.Fleur : de genêt.Si le Sanglier nait aux abords du jour de l'an, il court le risque d'être mangé."]
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