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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1986-06-03, Collections de BAnQ.

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[" EN BREF En grève pour 72 heures ¦ Le Syndicat des employés du gouvernement de la Colombie-Britannique, prétextant être dans l'obligation d\u2019agir ainsi « en raison des demandes de concessions déraisonnables du gouvernement », a lancé un avis de grève de 72 heures, hier « Alors que plusieurs problèmes d\u2019intérêt secondaire ont été résolus à la table de négociation, le gouvernement se refuse à retirer une seule de ses demandes de concession.Le syndicat est littéralement acculé au mur sur la presque totalité de ses demandes », de dire le président du syndicat, |ohn Shields.Les quelque 34 000 membres de ce syndicat sont sans contrat de travail depuis le 31 octobre dernier.Ses cotisants ont plus tôt voté à 83 p.cent en faveur de la grève générale pour obtenir gain de cause.Décès de la doyenne du Sénat ¦ La doyenne du Sénat canadien, Mme Elsie lnman, est décédée samedi dernier au Centre médical de la Défense nationale où elle se remettait d\u2019une crise cardiaque remontant au 29 avril.La sénatrice lnman était âgée de 95 ans.Elle avait été nommée à la Chambre haute en 1955 par le premier ministre Louis S.Saint-Laurcnt dont elle se plaisait à dire qu\u2019il était « a real French gentleman ».Elle est devenue sénatrice à vie en 1965 lorsqu'elle a refusé l'option de prendre sa retraite à 75 ans quand le gouvernement Pearson a fait adopter cette année-là la limite d âge de 75 ans pour les sénateurs.La sénatrice lnman fut au nombre des rares membres du Sénat à voter contre le repatriement de la constitution, en 1982.\tElsie lnman Le différend sur la pêche ¦ La procédure d\u2019arbitrage du différend franco-canadien sur la pêche dans le golfe du Saint Laurent s'ouvre aujourd'hui, a annoncé hier un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.Ce différend concerne le filetage (découpage des filets de poisson à bord) pratiqué dans le golfe du Saint-Laurent par les chalutiers français, opérant à partir des départements d\u2019outre-mer de Saint-Pierre et Miquelon.Les bateaux canadiens, pour leur part, ne sont pas autorisés à procéder à la préparation des filets de poisson en mer, afin de protéger les emplois à terre.Selon l\u2019accord de pèche de mars 1972 liant les deux pays, bateaux canadiens et français doivent être traités sur un pied d'égalité.Les gouvernements français et canadiens, par un compromis signé à Paris le 23 octobre dernier, avaient décidé de soumettre à arbitrage leur différend.Les plaidoiries devraient durer jus- Îu\u2019au 13 juin et le tribunal devrait rendre sa sentence dans les [) jours qui suivent la conclusion des audiences, a-t-on ajouté au Quai d\u2019Orsay.Epp nomme deux Québécois ¦ Le ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, M.jake Epp a annoncé, hier, la nomination de deux Québécois au Conseil national du bien-être social.Il s\u2019agit de Mme Solange Fernet-Gervais, d\u2019Hérouxville et du révérend Jean-Maurice Bou-dreau, de Maria.Mme Fernet-Gervais, femme d\u2019affaires, est fondatrice et copropriétaire de la ferme Denijoy Inc.Elle est également directrice-fondatrice du Centre d\u2019accueil bénévole Normandie de St-Tite; elle s\u2019intéresse à l\u2019éducation des adultes, fait partie de nombreux conseils d\u2019administration.Le révérend Boudreau est agent de pastorale du Centre hospitalier Baiedes .Chaleurs de Maria.Il a été ordonné prêtre en 1941.Il est devenu curé de St-Jogues et principal de l\u2019Ecole normale Carleton en 1961.En 1975, il est devenu curé de Sainte-Anne-des-Monts.ÎNFOQRMAliONS NATIONALES LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 3 JUIN 1986 \u2022 «RENCONTRE HISTORIQUE» BOURASSA-PETERSON L\u2019Ontario et le Québec NOUVEAU PREMIER MINISTRE DE L\u2019î.P.-É.Joe Ghiz « ne croit Nouvelle police fiscale ?m QUÉBEC (PC) - L'As-\u201c semblée nationale a adopté hier trois courts projets de loi pour éviter la fraude fiscale.Ces projets, présentés par le ministre du Revenu Michel Gratton, visent à mettre fin aux détournement de taxes sur le tabac et sur l\u2019essence.Le gouvernement estime à $5 millions ses pertes annuelles parce que la taxe sur le tabac n\u2019est pas perçue par certains grossistes.Il s'agit de grossistes qui achètent du tabac a l'étranger et le revendent aux détaillants en percevant la taxe, mais sans la remettre au gouvernement, a expliqué le ministre.Ce projet de loi prévoit que tout grossiste qui vend du tabac ou de l'essence devra être enregistré auprès du ministre du Revenu, percevoir la taxe sur ces produits et la remettre au gouvernement.Une deuxième loi concerne la perception de la taxe sur l'essence et le troisième projet de loi rend débiteur de la taxe celui qui sciemment la détourne.Les projets de loi prévoient que des pouvoirs spéciaux de perquisition et de saisie pourront être accordés par le ministre du Revenu aux policiers et aux fonctionnaires chargés de vérifier l\u2019application de la loi.L\u2019Opposition a protesté contre cette «police du'fisc» oui pourra intervenir sans maridat de perquisition, au détriment des droits de la personne.rompent la glace | Les premiers ministres du ™ Québec et de l\u2019Ontario ont qualifié d\u2019« historique » la rencontre qu\u2019ils ont eu hier à Montréal.Et, a en juger par la bonne volonté manifestée par MM.Bourassa et Peterson, les années de tension qui ont marqué les relations entre les deux provinces sont désormais chose du passé.pas aux gangs » ma OTTAWA \u2014 Le nouvel invité à la table des conférences fédérales-provinciales, Joe Ghiz, premier ministre libéral de l\u2019île du Prince-Édouard, ne croit pas que Brian Mulroney risque de faire face à un « gang des libéraux », comme Pierre Trudeau fit face au « gang des huit » pendant le débat constitutionnel.MICHEL VASTEL de notre bureau d'Ottawa MARIO FONTAINE Les deux premiers ministres ont passé un peu plus de cinq heures ensemble.Tout d\u2019abord en tète à tète, puis sur les ondes de Télémédia, en compagnie de Pierre Pascau d\u2019abord, en anglais ensuite pour les stations ontariennes du réseau.En tout temps ils se sont employés à projeter une image d\u2019harmonie et de coopération sur l\u2019ensemble des dossiers qui les préoccupent : ¦ sur le libre-échange, MM.Peterson et Bourassa refusent de se voir imposer des règles, des modalités qui iraient contre leurs intérêts respectifs ; ils n'entendent toutefois pas former une coalition Québcc-Ontario pour contrer la volonté unilatérale d\u2019Ottawa dans ce dossier ; ¦ plusieurs barrières existent encore entre le Québec et l\u2019Ontario, dans le domaine des échanges commerciaux par exemple, ou de la mobilité de la main-d\u2019oeuvre.MM.Bourassa et Peterson conviennent qu\u2019au moment où s\u2019amorcent des discussions pour abattre les barrières entre le Canada et les États-Unis.il faudrait réévaluer celles existant entre les membres de la fédération ; ¦ sur la question de la langue, le nouveau premier ministre on-tarien admet, contrairement à ses prédécesseurs conservateurs, que le gouvernement de Toronto ne traite pas aussi bien ses francophones que le Québec ses anglophones.D\u2019où son intention d\u2019accélérer l'instauration Élu premier ministre le 21 avril dernier, )oe Ghiz, 41 ans, faisait ses débuts hier soir a la table des premiers ministres.Même s\u2019il est maintenant le troisième chef de gouvernement libéral à faire face au premier ministre conservateur à Ottawa, M.Ghiz « ne croit pas aux gangs : cela diviserait le pays, a-t-il expliqué au cours d\u2019un entretien avec LA PRESSE hier matin.|e représente ici les intérêts des gens de l\u2019ile du Prince-Édouard et non ceux du parti libéral ».M.Ghiz pense d'ailleurs que son adversaire, le premier ministre conservateur lames Lee, s\u2019est fait battre aux dernières élections parce qu'il se montrait trop indulgent avec son homologue fédéral.« En 1982, les électeurs me disaient : \u201don ne votera pas libéral à cause d\u2019Ottawa\u2019\u2019.Cette fois, ils affirmaient : \u201con vote libéral à cause d\u2019Ottawa\u201d ».De père et de mère libanaise, |oe Ghiz est le premier chef de gouvernement au Canada d\u2019origine non-européenne.Il ne s\u2019en croit pas investi d\u2019une mission particulière pour autant : « au mieux, explique-t-il, les Canadiens de différentes origines ethniques vont conclure de mon élection que leurs chances de réussir en politique sont plus grandes ».Lui-même né à Charlotte-town, il a une vision bien précise du Canada et en a meme fait le sujet de sa thèse à Harvard.Ses réflexions sur « l\u2019industrie du pétrole et du gaz au Canada » l'ont amené à conclure qu'il faut développer au Canada, dans un domaine aussi important que celui des hydrocarbures, une politique nationale : « il faut adopter une vision nationale qui tienne compte des points de vue des provinces ».Plutôt partisan d\u2019un gouvernement central fort \u2014 « nous sommes l\u2019une des fédérations les plus décentralisées et aller plus loin risquerait de briser le pays », dit-il \u2014 le nouveau premier ministre veut qu'Ottawa tienne davantage compte de l'opinion des provinces.Ainsi |oe Ghiz, après David Peterson, Robert Bourassa et même Don Getty de l\u2019Alberta, se pose en champion du renforcement de l\u2019influence des provinces à Joe Ghiz Ottawa mais par la coopération plutôt que par l\u2019affrontement comme au temps des Pierre Trudeau, René Lévesque et Peter Lougheed.D\u2019égal à égal Ce n\u2019est toutefois pas parce qu\u2019il représente une province de 126 000 habitants \u2014 avec un budget de $450 millions dont plus de la moitié vient d'Ottawa \u2014 que |oe Ghiz avait des complexes hier soir à la table fédérale-provinciale.« L\u2019Article 92 de la Constitution (qui définit les pouvoirs exclusifs des provinces), vaut autant pour moi que pour Robert Bourassa », lance-t-il confiant.« Cette première conférence, poursuit-il, ne m\u2019impressionne pas plus qu\u2019il faut, xj\u2019exprimerai un point de vue parmi dix autres : je traite avec des égaux ».Excellent communicateur, avocat très en vue dans sa province où il a déjà conseillé le gouvernement sur des questions constitutionnelles, |oe Ghiz est un joueur avec lequel Ottawa et certaines provinces devront compter.D'autant que la formule d'amendement lui donne sur certaines questions, comme le droit de veto du Québec ou les négociations commercialrs avec les États-Unis, le même pouvoir qu'à son collègue de l'Ontario.Bien que nouveau venu à la table, |oe Ghiz ne fait pas mystère de la signification de son élection : qu'il s'agisse de libre-échange, de constitution ou d'accords fiscaux.Brian Mulroney vient de perdre à Charlot-tetown un interlocuteur complaisant qui ne lui fera pas de cadeaux politiques lorsque les intérêts des gens de l\u2019île sont en jeu.En 1981, personne ne faisait de différence entre le Québec ou l\u2019île du Prince-Édouard lorsqu\u2019on parlait du « gang des huit ».Le pari de |oe Ghiz, c\u2019est de maintenir ce statut, même dans des conditions moins dramatiques.L\u2019incident des chalutiers: Clark craint une riposte n OTTAWA \u2014 Le Secrétaire d\u2019État aux Affaires extérieures, Joe Clark, a indiqué hier aux Communes que l'incident des chalutiers espagnols arraisonnés dans les eaux territoriales canadiennes la semaine dernière risquait d'occasionnner des représailles de la Communauté économique européenne.PIERRE APRIL de la Presse canadienne « Il ne fait aucun doute, a rappelé M.Clark, que l\u2019incident des chalutiers espagnols a envenimé en un sens les relations entre le Canada et la Communauté européenne en regard des questions de pêcheries et de marché d\u2019exportation de morues.» Le ministre Clark répondait à une question du député libérai de Terre-Neuve, Georges Baker, qui se demandait comment le ministre du Commerce international, M.James Kelleher, en était venu à la conclusion que le commerce de la morue avec la Communauté économique européenne pouvait être menacé par la décision canadienne de faire respecter ses eaux territoriales par les flottes de chalutiers venant de tous les pays d\u2019Europe.« Est-ce que le Secrétaire d\u2019État, a précisé M.Baker, peut informer la Chambre sur l\u2019exactitude d\u2019une déclaration du ministre du Commerce international, puisque la Communauté européenne a déjà nié en être arrivée à cette conclusion?» Quant au ministre des Pêches de plus de $50 millions avec les Européens, le ministre Siddon a suggéré d\u2019y penser à deux fois.« Si le député de Terre-Neuve, a-t-il dit, suggère ainsi que nous ne devrions pas faire respecter la zone des 200 milles, il n\u2019a qu\u2019à retourner chez lui et répéter cela aux gens de sa province.» De son côté, le libéral Lloyd Axworthy a demandé au Secrétaire d\u2019État aux Affaires extérieures Joe Clark de s\u2019assurer que les membres du gouvernement puissent s\u2019entendre sur un discours commun dans cette affaire.« Serait-il possible que le vice-premier ministre, a-t-il lancé, organise une rencontre entre ses deux collègues (Kelleher et Siddon) afin qu\u2019ils s'entendent sur les faits, considérant qu\u2019il s\u2019agit-là d\u2019un marché d\u2019exportation de $55 millions?» À cette question M.Clark a répliqué que les discussions se poursuivaient avec les pays membres de la Communauté économique européenne et qu\u2019il ne faisait aucun doute que l'affaire des chalutiers espagnols influencerait le débat.Vendredi, dans le cadre de la réunion des pays de l\u2019OTAN à Halifax, le Secrétaire d\u2019Etat aux Affaires extérieures a rencontré son homologue espagnol, Francisco Femandez Ordonez, pour discuter de la question.Immédiatement après la rencontre, le ministre espagnol a promis de faire tout son possible pour contrôler les pécheurs de son pays et éviter d\u2019envenimer les relations canado-espagnoles.Joe Clark\tlaserpho.oPC et Océans, il n\u2019a pas voulu confirmer ou infirmer les déclarations de son collègue Kelleher.Il s\u2019est contenté de dire qu\u2019il n\u2019avait aucune preuve que la Communauté européenne s'apprêtait pour l\u2019instant à imposer un embargo sur les exportations canadiennes de morues de ('Atlantique.« De toute façon, a-t-il indiqué, je doute que les accords du GATT permettent de telles représailles.» À ceux qui pourraient blâmer le gouvernement d\u2019avoir agi trop vite en poursuivant les chalutiers espagnols, mettant en danger un marché d'exporations Photo Poul-Henri Tolbol.LA PRESSE Robert Bourassa et son vis-à-vis ontarien David Peterson ont participé à deux émissions de lignes ouvertes hier, la première en français, la seconde en anglais.du bilinguisme dans sa province ; ¦ David Peterson reconnaît que l'Ontario a été historiquement favorisée aux chapitres de l\u2019industrialisation et de la création d\u2019emploi, mais se dit prêt à coopérer avec le Québec dans des secteurs où celui-ci domine, la production d\u2019hydro-électricité par exemple.La longue période de froideur entre les deux provinces voisines parait donc vouloir s'estomper.« Nous formons les deux-tiers de la population canadienne, ça compte », a répété à quelques reprises Robert Bourassa, tandis que David Peterson se plaisait à citer le Québec en exemple dans des domaines comme la surfacturation des médecins ou la langue.Les deux hommes se défendent d\u2019épouser les mêmes thèses du fait de leur commune allégeance libérale, et ne cachent pas que des divergences de vues pourraient survenir dans le futur.Il n\u2019en demeure pas moins qu\u2019on n'avait pas eu de premier ministre libéral à Toronto et à Québec en même temps depuis 1943, avec Godbout dans la Vieille capitale et Nixon dans la Ville reine.Auditeurs renversants Élus l\u2019un et l\u2019autre depuis à peine quelques mois, MM.Peterson et Bourassa se rencontraient hier pour la troisième fois en tant que premiers ministres.Ils n\u2019avaient jamais participé à des lignes ouvertes ensemble, et ont pu constater qu\u2019Ontariens et Québécois ont échangé leurs sujets de préoccupations.Les auditeurs québécois ont en effet multiplié les questions sur le libre-échange, sur l'économie, sur le syndicalisme.Chez les On-tariens, la question linguistique a nettement dominé les appels.Un changement radical par rapport aux années 70, où la constitution passionnait les Québécois tandis que les Ontariens s\u2019occupaient de leur économie.M.Peterson a expliqué à ses auditeurs que le Québec et l\u2019Ontario avaient une occasion historique pour se rapprocher et faire des progrès dans différents secteurs : « Nous avons avantage à travailler ensemble ».De plus, leur a-t-il dit, il existe un nouvel esprit au Canada, qui amène les gens à reconnaître les bienfaits du bilinguisme.Lui-méme envoie sa fillette de six ans dans une classe d\u2019immersion française, et s'engage à accroître les services dans leur langue pour les 500 000 francophones de sa province.Il n'a toutefois fixé aucune date quant à la mise en place du bilinguisme officiel en Ontario.M.Bourassa s\u2019est félicité de son côté de l'intérêt démontré par M.Peterson à ce que le Québec se joigne à l\u2019accord constitutionnel de 1982, et pense bénéficier d'appuis importants à cet effet. ÉDÈTOBiAL PAUL DESMARAIS\tMICHEL ROY président du conseil d\u2019odministration\téditeur adjoint B 2\tSHAfA\t¦¦\twttHMitHM\tBOGER\tD LANDRY\tCIAUC* GRAVtl directe de l'inforrfaillwi » ¦ iij',\tJEAN-GUY DUBUC «ditOfiolijt» en chef LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 3 JUIN 1986\tprésident\tet éditeur _____________________ JtAHXHJ La croisade de Mgr Tutu Mgr Desmond Tutu, évêque anglican de Johannesburg, a visité Montréal pour remercier ceux qui le soutiennent et pour trouver de nouveaux appuis dans sa lutte pour les droits de l'homme en Afrique du Sud.tPlease help us!» dit-il en parlant de la nécessité pour les pays occidentaux de prendre des sanctions contre l'Afrique du Sud.Il n'ignore pas que le gouvernement de Pretoria fait grand cas de l'«ingérence» de pays étrangers dans la politique interne de l'Afrique du Sud, mais il n'a pas le choix.Il est effrayé de constater que tant de jeunes Noirs sont prêts à mourir pour leur dignité et pour la liberté face à l'immobilisme et au respect aveugle qu'a Pretoria pour ses lois raciales.Mgr Tutu sent que l'Afrique du Sud est un volcan à la veille d'une éruption et il estime que les autres pays ont l'obligation d\u2019intervenir pour éviter un bain de sang.Les demandes du chef de l'Église anglicane sud-africaine sont remarquables dans leur pondération et leur modération: \u2022 la libération des prisonniers politiques tels que M.Nelson Mandela; \u2022 le retour au pays des opposants exilés par le gouvernement; \u2022 la levée de l'interdiction d'organisations politiques d'opposition, comme le Congrès national africain; \u2022 des négociations entre le gouvernement et des représentants de tous les groupes de la population afin d'écrire une nouvelle constitution.Ces demandes peuvent paraître excessives à un gouvernement qui renie le principe de «one man, one vote», fondement de la démocratie occidentale.Elles exigent du gouvernement qu\u2019il renonce à son credo politique et qu\u2019il fasse des concessions de taille à l\u2019opposition.Seul un gouvernement de mauvaise foi, qui résiste à tout changement politique substantiel, y verrait une humiliation.Pretoria a néanmoins manoeuvré sa barque de telle façon qu'il ne puisse plus échapper à une certaine humiliation.Faute d'avoir écouté Mgr Tutu, le gouvernement doit maintenant écouter essentiellement les mêmes demandes de la part du comité des «sept sages» du Commonwealth.Ayant ignoré une voix modérée à l'intérieur, il a provoqué ^ingérence étrangère» dont il a horreur.Mgr Tutu n'est pas un chef politique.Par ses idées et par ses paroles, il est le «bon berger» des Sud-africains, noirs, métis, indiens et blancs.Tout chez lui trahit le souci d\u2019éviter la violence et l\u2019affrontement.Il risque, cependant, d'être le témoin de la violence qu\u2019il veut épargner à son peuple.Une grève générale, le 16 juin, marquera le dixième anniversaire du soulèvement de Soweto; personne ne peut garantir que cette manifestation n\u2019engendre une généralisation de la violence sporadique de ces derniers mois.Par la suite, la préparation de sanctions par le Commonwealth pourrait être l'excuse voulue par le gouvernement pour intensifier la lutte contre l'«ingérence étrangère».Le Canada, les autres pays du Commonwealth, les États-Unis, l'Europe et le Japon, tous doivent s'inspirer de l\u2019esprit qui caractérise le message de Mgr Tutu.Le gouvernement de Pretoria doit être talonné sans relâche jusqu'à ce qu'il consente à respecter les droits de l'homme.Mais il ne faut pas se laisser aller à la hargne et à la haine qui rendraient inévitable l'éruption du volcan et qui mènerait au remplacement d'un régime par une autre tyrannie tout aussi haïssable.Frédéric WAGNIÈRE Alliance Québec, nouvelle version Dans l\u2019esprit de plusieurs, presque autant chez les anglophones que chez les francophones québécois, Alliance Québec a vu le jour dans le seul but de combattre la loi 101.Ce qui signifie que le groupe a connu ses meilleurs moments, qu'il a pu croire que sa lutte avait pris fin avec l\u2019élection d'un gouvernement libéral le 2 décembre dernier et qu\u2019il était prêt à disparaître dans la nuit des temps dès que le gouvernement actuel aura finalement sa réponse des tribunaux concernant la langue d'affichage.Or, il semble que ce ne soit pas le cas.Alliance Québec semble bien vivante, au point d'ajouter à ses demandes antérieures.Par exemple, concernant l\u2019accès à l\u2019école anglaise: après avoir combattu pour la clause Canada, voilà qu'AI-liance Québec réclame maintenant la clause universelle, celle qui accorderait à tout enfant ayant étudié en anglais dans son pays d'origine le droit de poursuivre ses études en anglais au Québec.Comme on le voit, Alliance Québec ne lâche pas prise.Et c\u2019est bien ainsi, pour deux raisons.D'abord, parce qu\u2019Alliance Québec a su combattre la loi 101 dans le respect de la démocratie, des institutions et des personnes.Son argumentation était présentée de façon civilisée, dans les normes que permet une position radicalement opposée à celle du gouvernement et d\u2019une bonne partie de la population.Ce qui signifie qu'Alliance Québec a su jouer un rôle d'opposition de qualité: on n'a pas entendu, chez ses représentants, le langage que certains membres de l'Assemblée nationale utilisent pour s'insulter depuis quelque temps.Si la loi doit subir une opposition, aussi bien que cette dernière soit articulée et retenue.Une grande qualité d'Alliance Québec fut justement sa préoccupation de conserver le débat à un certain niveau de dignité.Ordinairement, on savait éviter les excès.Ce rôle est essentiel: il faut qu'un groupe le remplisse.Ensuite, Alliance Québec ne veut pas limiter son action auprès des anglophones du Québec: le groupe semble sérieusement préoccupé de l'étendre auprès de toutes les minorités du Canada.L\u2019idée est merveilleuse: elle couvrirait Alliance Québec d\u2019un manteau de justice et d\u2019objectivité qui lui ferait honneur.L'expérience prise au Québec pourrait servir à d\u2019autres.Par exemple, aux minorités francophones du Manitoba, de Saskatchewan ou du Nouveau-Brunswick.Les principes devraient être les mêmes: ii suffit maintenant de les appliquer aux situations différentes.Pour y parvenir, Alliance Québec va devoir, cependant, exprimer sa préoccupation pour la culture locale: son absence aux audiences sur le statut des artistes, la semaine dernière, a été remarquée et mal jugée.S\u2019il faut protéger une langue et une culture, il faut s\u2019intégrer aux préoccupations de ceux qui s\u2019engagent dans ce monde linguistique et culturel.Aussi, pour continuer de jouer son rôle de défenseur des droits des minorités, Alliance Québec va devoir limiter son appétit.Dans ce sens, la demande d\u2019une clause universelle pour l'école anglaise est manifestement excessive.La clause Canada correspond à un fair play qui ne s\u2019impose pas à l'égard des immigrants de tous les pays anglophones.En ajoutant, en exagérant, en profitant d\u2019une situation nouvelle pour présenter des demandes nouvelles, Alliance Québec risque de tomber dans la démagogie.Et on s\u2019ennulrait sûrement du temps heureux de la modération.Jaan-Ouy DUBUC i\t} Marcel Adam > Une mesure détestable qui ii peut avoir de bons effets p *n l\u2019 to C\u2019est sainte Thérèse d\u2019Avila, je crois, qui, après une succession de dures épreuves, s\u2019était ainsi adressée au Très-Haut: «Si c\u2019est ainsi que vous traitez vos amis, Seigneur, il n\u2019est pas étonnant que vous en ayez si peu.» Le premier ministre Mulro-ney, humilie et déçu par la décision de son «ami» Ronald Reagan d\u2019imposer une surtaxe de 35t, durant cinq ans, sur les bardeaux et planchettes de cèdre importés du Canada, paraphrasait la Grande Thérèse en remarquant le lendemain aux Communes que «.de telles actions rendent extrêmement difficile parfois.d\u2019être ami avec les Américains».Il n'est pas facile en effet d etre ami avec les États-Unis.À peu près tous leurs alliés ont été à l'occasion traités avec désinvolture, faisant les frais de décisions prises unilatéralement et motivées par leurs seuls intérêts nationaux, quand ce n\u2019était pas pour des considérations électorales.À vrai dire l\u2019amitié est difficile avec une superpuissance.Les «amis» de l\u2019URSS ne sont pas traités avec plus d\u2019égards; comme les USA elle les prend par acquis et ne se croit pas obligée d'être prévenante à l\u2019endroit d'alliés qui dépendent largement de sa puissance.Brian Mulroney a été mortifié par cette mesure protectionniste qui contredit les professions de foi de Ronald Reagan en faveur du libre-échange et ses engagements pris à cet égard, à Québec, l\u2019an passé.Mais davantage encore du fait qu'après avoir déclaré et prouvé à plusieurs reprises son amitié à l'égard des États-Unis et du président Reagan, celui-ci ait adopté une mesure extrêmement protectionniste sans même l'avoir prévenu, comme c\u2019est ordinairement l\u2019usage entre nos deux pays.Il est arrivé dans le passé que Washington \u2014 parfois même Ottawa \u2014 agisse de la sorte, quand, par exemple, il n\u2019y avait pas d\u2019atomes crochus entre le président des États-Unis et le premier ministre canadien.Mais dans ce cas-ci le camouflet de Reagan à Mulroney est vraiment surprenant.Cette négligence aura plus fait pour raviver le sentiment antiaméricain que la mesure elle-méme; elle sera perçue comme une insulte injustifiée et confirmera dans leur conviction les Canadiens qui ne voient pas dans les États-Unis un voisin digne de confiance.Quant au décret protection- niste, il était sans doute inévitable.D\u2019abord parce qu\u2019en cette année d\u2019élection le protectionnisme dominera le débat électoral.Ensuite parce que le comité du Sénat qui a permis que s'amorcent les négociations sur le libre-échange, pourrait y mettre fin dans un an ou deux si entretemps le président Reagan ne cédait pas un peu au vent protectionniste qui souffle sur ie Congrès américain.Le président Reagan n\u2019a sans doute pas renié sa foi dans le libre-échange, l\u2019imagine qu\u2019il a reculé pour mieux sauter.C\u2019est pourquoi les Canadiens ne doivent pas partir en peur.Ils doivent juger la situation avec sang-froid.Le premier ministre canadien a réagi avec une mauvaise humeur compréhensible, mais en proférant des menaces de représailles il s\u2019est montré imprudent.Depuis quelques jours le gouvernement pédalait à reculons.Il vient d\u2019adopter des mesures de rétorsion \u2014 non plus de représailles \u2014 pour montrer aux Américains qu\u2019il n\u2019est pas une Marie-couche-toi-là, mais sans provoquer une escalade.M.Mulroney n\u2019a pas retenu la leçon que ne doit jamais oublier un chef de gouvernement en relations internationales: ne pas proférer une menace qu'on n\u2019est pas sûr de pouvoir exéèii-ter; mais mieux encore, n^ jamais annoncer publiquement une mesure de représailles., \".Mais il faut dire que l\u2019erreur de M.Mulroney était la conséquence d\u2019une première eri'eüt1: sa profession publique er sans réserve d\u2019amitié à l\u2019endroit des États-Unis et de son président.Pour ne pas perdre la face politiquement, une fois trompé,U|1 devait réagir avec d\u2019autant plus de force qu\u2019il s\u2019était montre naïf dans ses épanchemènts sentimentaux.La surtaxe de Reagan aura, malgré ses graves inconvénients, des retombées positives.Elle donne un avant-goùt do cè qui attend les Canadiens adVè-nant une guerre protectionniste entre les deux pays.Ce serait en peu de temps la ruine de l'économie canadienne.vrtïi' Des tètes chaudes de l\u2019opposition et de certains groupes,çlJjO: téréts voudraient qu\u2019en guise de représailles le Canada se retire des négociations sur le .libre-échange.Cet incident devrait au contraire convaincre les\"Canadiens de la nécessité de-tra-vailler à libéraliser le commerce entre les deux pays.Sans le vouloir, Ronald Çea/ gan a peut-être rendu sérviee aux Canadiens.REVUE DE PRESSE Football : réactions britanniques Les quotidiens britanniques n'avaient pas de termes assez forts pour dénoncer dans leurs éditions d'hier la victoire «flatteuse» du Brésil contre l'Espagne (1-0) dimanche, en match d\u2019ouverture du groupe «D» de la Coupe du monde de football (soccer), à Mexico.«Du vol» titre en gros caractères le M/'rror, qui cite les réactions de Ron Atkinson, l\u2019entrai-neur de Manchester United, et de Gerry Armstrong, un attaquant de l'Irlande du Nord, selon lesquels l\u2019Espagnol Michel avait bien marqué sur sa reprise de volée.«C\u2019est l\u2019une des pires injustices du jeu moderne», écrit l\u2019envoyé spécial du Sun qui titre «Vous (le Brésil) êtes très chanceux», et met en cause l'8ppréciation de l\u2019arbitre australien Chris Bambridge et du juge de touche américain David Socha, qui «n'était pas correctement placé».«Le Brésil sauvé par l'arbitre», renchérit le Star, les trois journaux cités estimant que le but de Michel était plus net que celui de m.ç *a» .* ., l'Anglais Geoff Hurst inscrit dans les mêmes circonstances.et accordé lors de la finale 1966 entre l'Angleterre et la RFA.«L'erreur est humaine, mais celle-ci est vraiment grotesque», estime le Daily Tclegraph, qui ajoute que le but du Brésilien So-crates était entaché d\u2019un hors-jeu.Pour l\u2019autre rencontre dominicale, France - Canada, la presse britannique salue la performance canadienne qui, selon le Times.«a rendu les armes non sans avoir failli créer une énorme surprise face aux champions d\u2019Europe».«La France n'a jamais donné l\u2019impression de pouvoir perdre, mais a été loin d etre brillante», ajoute le Sun.La prison pour Bujak L'arrestation de Zbigniew Bujak, numéro 2 du syndicat polonais Solidarité, a fait l\u2019objet de plusieurs commentaires de la presse parisienne hier.\u2022 Pour le Matin (gauche socialiste) cette arrestation «ne modifie en rien les données qui font de la Pologne un État où le pays légal n'a aucun rapport avec le pays réel.(.) Bujak était un mythe consolateur comme Robin des Bois ou Zorro: le savoir sous les verrous donnera le cafard à des millions de Polonais.(.) Pour autant, la Pologne continuera à résister.(.) Avec Bujak en prison, elle aura simplement un héros de plus à respecter, tant il est vrai que son histoire est jalonnée de croix, de cimetières et de figures toujours attachantes et presque toujours broyées par la répression.Ainsi va la Pologne.De révolte en révolte, de soulèvement en soulèvement, d\u2019échec en échec et de drame et drame».Le Figaro (droite) rappelle pour sa part que Bujak était devenu «une figure de légende et un héros national» en «se jouant pendant près de cinq ans de toutes les forces de la milice et de la sécurité, qu'il ridiculisait au besoin en donnant de temps à autre des interviewes à la presse occidentale».«En l'arrêtant a quatre semaines du congrès du parti, poursuit le quotidien, le général jaruzelski renforce donc son prestige auprès de l\u2019appareil et des Soviétiques et s\u2019efforce de démontrer que, décidément, il tient la situation bien en main.(.) Mais, en réalité, il pourrait bien s'agir pour le pouvoir d'une victoire à la Pyrrhus et l'arrestation de M.Bujak risque fort de raviver encore les sentiments oppositionnels dans toute la Pologne.» Désarmement r- :: Pour sa part L'Humanité prcfèr re analyser les «Initiatives nombreuses, mais allant en sens radicalement opposé» qui sont prises à Moscou et à Washington errvMe du désarmement.«Du côté soviétique, écrit le quotidien, tdus-les commentateurs reconnaissent l\u2019ampleur et le dynamisme, dds démarches tendant pour le moins à amorcer sérieusement le désarmement.Mais, du côté américain, rien de semblable n\u2019a«o«-respondu à cet effort.Au contraire, le gouvernement des < États-Unis a multiplié des initiatives visant toutes, quant à elles, à aggraver le surarmement.»__ Pour le quotidien communiste, «particulièrement significative, à cet égard, est l\u2019attitude des deux grandes puissances vis-à-vis des essais d'armes nucléaires.(.) Depuis le 6 août dernier, l\u2019URSS.-qui a effectué un moins grand 'membre de ces expériences que Mes États-Unis, s\u2019abstient d\u2019en ,ré&li-> ser de nouvelles.Moscou presse Washington de s\u2019associer à ce moratoire.En vain.(.) Et Vttici qu\u2019en s'affranchissant des accords limitant les armements stWffigi-ques, les gouvernants américains affirment leur volonté de démanteler tout obstacle capaWti'de s'opposer à la relance effrénéé de l'escalade».\t\u201c Agence France-gjfësse Reprise du 11 décembre .1284 Glrerd est en vacances B 3 B ïSr\"\tXUBDIIB LIBRE La remise en question du système hospitalier POtNT DE VUE Canada-Maghreb: des atouts à cultiver Ancien ministre de la Santé nationale et des Finances, aujourd'hui avocat exerçant sa profession à Montréal et président du Conseil d'administration de l\u2019Hôtel-Dieu, Me Marc Lalonde a prononcé ces jours derniers devant l'Association des hôpitaux du Québec une conférence dont nous avons déjà reproduit hier de larges extraits.Voici la suite de ce texte.\u2022 _ Si l'examen serré de nos opérations dans les hôpitaux, que nous demande le gouvernement, et cette recherche de l'excellence que Marc LALONDE nous propose l'Association des hôpitaux demeurent le seul fait d'un nombre restreint d'administrateurs hospitaliers, l'opération est vouée à l'échec.Les sommes en cause aujourd'hui exigent qu'on revoie des aspects majeurs de notre façon de faire.Ce dont il est question, c\u2019est fondamentalement de la capacité de tout le système hospitalier, administrateurs professionnels de la santé, personnel syndiqué, etc., de réexaminere et de remettre en cause des pratiques bien établies, des droits supposément acquis tout autant que la disponibilité de certains services dans certaines institutions.De le même façon que le secteur privé a dû le faire ces dernières années, nous devons rationaliser davantage le fonctionnement de notre système de santé et en réduire les rigidités.Il s'agit à la fois de réexaminer le fonctionnement interne de nos institutions et de réévaluer le rôle, les fonctions et les inter-re- La Ligue d'action nationale, qui a été de toutes les luttes linguistiques au Québec depuis près de trois quarts de siècle, s'élève avec vigueur contre le projet de loi 58 présenté par le ministre de l'Éducation pour rendre admissibles à l'enseignement en anglais au Québec les étudiants qui fréquentent, illégalement les écoles anglaises, ainsi que leurs frères et soeurs et leurs descendants, et pour conférer au ministre le pouvoir discrétionnaire de déclarer à l'avenir qu'un enfant est admissible à J'école anglaise en contre-vemion de la loi 101.'-Ce projet de loi va directement à rencontre des objectifs et de l'esprit de la Charte de la langue française, cette loi qui rallie les suffrages fortement majoritaires de la population, en créant de todtès pièces un nouveau bassin d\u2019anglophones au Québec, qui ne fera que s'agrandir d'une génération à l\u2019autre.\"La\u2019Ligue d'action nationale dénonce vertement la composition du cwnité consultatif dont le rapport a motivé le projet de loi.Ce comité de quatre membres était cpmposé de trois représentants des groupes minoritaires et d\u2019un s'éül\u2019 Québécois francophone, par surcroit conseiller politique du ministre, alors que la communauté francophone majoritaire a des intérêts vitaux à défendre dans tôutè solution envisagée à cette situation illégale.¦ E< pourquoi la date de référence pour l'admissibilité des illégaux est-elle le 15 avril 1986, au lations de tous les services de santé et de leurs agents.C\u2019est là une tâche particulièrement difficile mais qui doit être accomplie, si nous voulons maintenir le système québécois et le système canadien à l'avant-garde des systèmes de santé dans le monde.Il est d\u2019autant plus encourageant d\u2019entreprendre une telle tâche que nous savons que l\u2019ensemble des services de santé et des services sociaux fait présentement l\u2019objet exhaustif par la Commission Rochon.Venant une vingtaine d'années après la Commission Castonguay, cette commission devrait pouvoir examiner, dans le contexte nouveau que nous connaissons, un bon nombre de structures développées à une époque où les mots décentralisation et démocratie de participation étaient devenus de véritales passe-partout politiques, l\u2019espère qu'une solide réévaluation de ces structures sera faite afin de déterminer sil elles répondent aux objectifs qu'on s\u2019était fixé, au point de départ ainsi qu\u2019aux besoins prioritaires de la population à l'heure actuelle.On peut se demander, par exemple, jusqu\u2019à quel degré les conseils régionaux des services sociaux et de santé ont réussi à accélérer ou rendre plus efficace le processus décisionnel gouvernemental et à produire une utilisation optimale des ressources.La question est d\u2019autant plus légitime que, semble-t-il, le coût et le nombre des employés CRSSS dépassent maintenant ceux du Ministère de la santé lui-même.Quant aux CLSC.il semble que lieu du 30 septembre 1985, immédiatement après l\u2019inscription des enfants à l\u2019ecole?Le nombre des illégaux aurait-il augmenté après le 2 décembre 1985 dans la conviction que l'amnistie interviendrait à brève échéance?La Ligue d\u2019action nationale s'élève en outre contre le pouvoir discrétionnaire conféré au ministre de l\u2019Éducation de soustraire aux exigences de la loi, «pour des motifs graves d'ordre familial ou humanitaire», des enfants non admissibles à l\u2019enseignement en anglais.Comment sera appréciée la «gravité» de tels motifs, tant par le ministre actuel que par son successeur?C\u2019est une porte ouverte à tous les abus et à tous les accrocs à la loi sur la simple supplique d'un parent qui prétendrait que son enfant aura besoin de recevoir l\u2019enseignement en anglais pour gagner sa vie plus tard ! La Ligue d'action nationale réclame en conséquence le retrait de ce projet de loi néfaste et elle propose que les élèves illégaux soient tout simplement acheminés vers l\u2019école française pour y terminer leurs études jusqu\u2019au terme du cours secondaire et qu\u2019ils y obtiennent ensuite de l\u2019école française leur certificat d'attestation officielle.La Ligue souscrit ainsi à la solution de remplacement proposée le 29 avril dernier par la Centrale de l'Enseignement du Québec, qui aurait le mérite de régler la question sans générer des droits pour les personnes qui n'en ont pas en regard de la loi 101.Yvon GROULX, président ces centres fournissent des services fort valables dans les régions extérieures aux grands centres urbains.Mais, dans les villes, on a souvent l'impression de faire face à des institutions qui se cherchent une mission.|e suis d'autant plus à l'aise ur faire ces commentaires que me Lavoie-Roux a décidé qu\u2019elle n\u2019avait pas besoin d\u2019attendre le rapport de la Commission Rochon en 1987, pour réviser les dispositions législatives concernant les pouvoirs, la composition et le fonctionnement des conseils d\u2019administration des institutions hospitslières.La plupart des conseils vont applaudir à une telle initiative et j\u2019espère que notre association pourra apporter une contribution apprécialbe à la révision de la loi.l'imagine que la plupart des administrateurs ont dû ressentir souvent les mêmes sentiments de frustration et de porte-à-faux qu'il m\u2019a été donné d'éprouver depuis ma récente électin au Conseil de l'Hôtel-Dieu.Toute mesure sera bienvenue, qui aura pour effet soit d'ajuster la fonction de membre du conseil à l\u2019environnement réglementaire qui la circonscrit, soit, encore mieux, de modifier cet environnement de façon à relâcher l'espèce d\u2019étau dans lequel sont présentement coincés les administrateurs dans l\u2019exercice de leurs fonctions.Il importe enfin de rappeler au public et au gouvernement que les hôpitaux ne sont pas dans la même situation que les manufacturiers d\u2019un gadger quelconque.Tout d\u2019abord, un bon nombre d'hôpitaux ont une mission d\u2019en- II parait que l\u2019appui au syndicalisme est une responsabilité chrétienne.Volontiers, mais pas inconditionnellement.Car les exemples ne manquent pas où la responsabilité chrétienne commanderait plutôt de ne pas appuyer les syndicats.L'appui à une cause, à un mouvement ou à un groupe, ce n'est pas automatique.Ça ne se commande pas.Ça se mérite.Or.par son intransigeance ses erreurs de jugement, son arrogance et ses abus de force, notre syndicalisme, au cours des années, s\u2019est aliéné une bonne partie de la population.Aujourd'hui.il a une image à refaire, une réputation à redorer.Qu'Il s\u2019y emploie.Comment y arriver?Que nos syndicats cessent de cultiver chez eux l\u2019esprit de comparaison, de jalousie, de convoitise, de detraction.quand ce n'est pas de haine et de vengeance.Qu'ils cessent de sacraliser le pouvoir d'achat et les droits acquis, nommément le droit de grève.Le pouvoir d'achat sera toujours en fonction de l'économie de la province et du pays.Sans compter que, pour une foule de syndiqués, ce pouvoir n'est pas celui d'ètre en mesure d\u2019acheter de quoi manger en quantité suffisante, mais plutôt de pouvoir se payer la grosse voiture, le chalet à la campagne et le mois d'hiver en Floride.Quant au droit de grève, ce n'est pas un droit sacré; c\u2019est un sacré droit.La grève ayant pour but de causer délibérément préjudice à quelqu'unr, le droit de grève est immoral, injuste et inconcevable en milieu chretien.A plus forte raison si les victimes en sont des innocents.Que nos syndicats en reviennent des augmentations systématiques de salaires et de diminutions d\u2019heures de travail.D'autant plus que cela entraîne rarement une augmentation correspondante du rendement.Et plus rarement encore une baisse du coût des produits et des services.seignement et de recherche qu'il leur faut absolument remplir.En outre, les hôpitaux ne sont pas en mesure de réagie de la même façon qu'une entreprise manufacturière à la croissance de la demande et à l'augmentation des coût qui peuvent subvenir subséquemment à l'adoption d\u2019un budget.|e vous laisse apprécier quelles seraient les réactions du public le jour o\u2014 on laisserait mourir des patients à la porte des hôpitaux parce qu'on a décidé qu'il fallait équilibrer le budget, l'espère bien qu\u2019on n\u2019en arrivera pas à des situations semblables mais je ne puis m'empêcher de porter à l'attention du oublie une certaine frustration des conseils d\u2019administration des hôpitaux à qui, ces dernières années, le ministère de la Santé disait d\u2019équilibrer le budget, le même ministère refusent les propositions de coupures en alléguant que la loi exigerait la fourniture de certains services.(.) Une des sources de rigidité de notre système résulte des dispositions de conventions collectives qui lient nos hôpitaux.D\u2019une part, les salaires représentent environ 80% de nos frais de fonctionnement et, d\u2019autre part, la négociation des conventions collectives ne releve pas de la compétence des administrateurs hospitalières.|e ne suggère pas le récupération par les hôpitaux de ce douteux privilège mais je suggère que le milieu syndical et le gouvernement doivent assumer, avec les administrateurs et les professionnels de la santé, une part substantielle de responsabilité dans l\u2019atteinte des objectifs qu'on nous a fixés.(.) Qu'ils s'appliquent a créer, partout où ils sont, un climat de confiance, de raison, de collaboration, de bonne entente, au lieu de perturber ce climat par des revendications continuelles et excessives qui augmentent indûment les coûts de revient, compromettent la rentabilité des entreprises, font peur aux investisseurs.créent plutôt le chômage et élargissent davantage le fossé entre les riches et les pauvres.Qu'ils se soucient de moralité d'abord et de légalité ensuite.Qu'ils renoncent définitivement a la grève, au moins dans la fonction publique et dans les services publics.Qu'ils mettent ainsi fin à la comédie des services essentiels qui donne le sentiment que nos impôts et nos taxes paient des services superflus et des employés inutiles.Qu'ils examinent leur propre responsabilité dans certaines faillites et certaines fermetures d'usines où leur intransigeance et leurs grèves ont joué un rôle décisif.Qu'ils cessent d'exiger la parité de salaires avec ceux qui gagnent plus et la parité des heures de travail avec ceux qui en font moins.Qu\u2019ils songent un peu à la parité de rendement avec ceux qui en donnent plus pour le même prix, voire pour un prix moindre.Enfin, qu\u2019ils aient l'esprit de partage avec les chômeurs et les défavorisés, au lieu d'accaparer pour leurs membres les emplois et les promotions sur les chantiers et dans les bureaux.En pensant ainsi aux autres, les autres penseront peut-être davantage à eux.En somme, que le syndicalisme se corrige de ses vices, qu'il pratique des vertus qu'il a trop négligées depuis longtemps, et alors nous pourrons mieux admettre que l'appuyer est une responsabilité chrétienne.Tout cela, ce n'était pas des choses à dire un l\"mai.Arthur PICHÉ Montréal L'auteur est docteur en sciences politiques et auteur de plusieurs livres sur l'Afrique et sur le monde arabe.\u2022 Plus que nul autre État occidental, le Canada possède dans ses relations avec le Maghreb (Maroc, Algérie et Tunisie) un nombre considérable d'atouts, qui s'ils étaient sérieusement cultivés, pourraient largement contribuer au rayonnement humain, culturel, politique et économique tant de notre pays que de nos partenaires nord-africains.Abdelkader BENABPALLAH_____________________ Tout semble, en effet, rapprocher le Canada et le Maghreb: la géographie, l\u2019histoire, la politique, la langue et bien sûr l\u2019économie.Le Maghreb, à l\u2019instar du Canada, a une bonne partie de ses côtes sur l'océan Atlantique et constitue, en matière de distance, la partie de l'Afrique et du monde arabe la plus proche de notre pays.Proximité géographique relative qui se trouve renforcer à bien des égards par l'histoire.Au cours de leur passé respectif, le Canada et le Maghreb n\u2019ont-ils pas, tous deux, continuellement lutté contre les dominations extérieures?N\u2019ont-ils pas également apporté une énorme contribution à la libération de l\u2019Europe des griffes hitlériennes?Le Maghreb a combattu avec succès le colonialisme français et affronte aujourd'hui d\u2019autres impérialismes ainsi que le racisme anti-maghrébien en France.Le Canada, quant à lui, s\u2019il n\u2019a cessé d'atténuer la mainmise de Londres sur son destin, il a su aussi mettre un coup d\u2019arrét aux ingérences de Paris dans ses affaires intérieures.Ingérences françaises d'autant plus odieuses que le Canada, comme le Maghreb, a laissé plusieurs centaines de milliers de ses fils sur les champs de bataille européens afin de libérer la France du joug nazi.Le Canada et le Maghreb n\u2019ont-ils pas ainsi été, tous deux, victimes de l'ingratitude et de l'arrogance de la part de la France?Ces douloureuses expériences communes ont déjà engendré, sur les plans affectif et politique, une réceptivité, j'allais dire une complicité, réciproque entre le Canada et le Maghreb.Il n'est qu'à rappeler le vaste mouvement de solidarité anti-coloniale du peuple canadien en faveur de la lutte de libération algérienne et les profonds courants de pensées politiques anti-impérialistes provenant du Maghreb qui devaient, en retour, marquer le Canada et stimuler le mouvement d'émancipation et de progrès dans ce pays nord-amèricain en voie de mutation.La langue française, utilisée aussi bien au Maghreb qu\u2019au Canada, avait facilité de tels liens de solidarité réciproque.Et aujourd\u2019hui encore, la littérature maghrébine d\u2019expression française occupe une place de choix dans presque toutes les universités canadiennes qu'elles soient francophones ou anglophones.Un autre pont commun entre le Canada et le Maghreb: ils jouissent, tous deux, d\u2019une situation d\u2019appartenance multiple.Le Canada fait partie du monde anglophone (Commonwealth) et du monde francophone (francophonie); il appartient également à l'Amérique du Nord tant du point de vue géographique que de par sa culture, son style de vie et ses aspirations profondes.Quant au Maghreb, il constitue un élément moteur tout à la fois dans le monde arabe, en Afrique, dans le monde musulman et dans le monde francophone.Mieux encore, le Canada et le Maghreb ne connaissent aucun obstacle dans leur communication, étant étroitement liés l\u2019un à l\u2019autre non seulement par une langue commune mais aussi par une langue française dépourvue de tout fétide relent colonialiste ou néo-colonialiste.Ce qui n\u2019est pas un moindre atout surtout pour le devenir des échanges économiques entre Canadiens et Maghrébins.D\u2019autant plus que, dans ce domaine, le Canada et le Maghreb manifestent une complémentarité évidente.Le premier étant un pays industrialisé avancé et connu pour son expertise dans la technologie de pointe, dans la gestion, les travaux publics, etc.; le second étant un ensemble de pays en voie de développement désireux de s\u2019équiper et de mettre sur pied leur infrastructure économique moderne.\t.Il y a aussi le fait que ce pays nord-américain est une puissance moyenne appréciée pour sa politique extérieure pacifique et exempte de visées néo-coloniàlis-tes et hégémoniques sur ses partenaires.Pays vierge de tout passé colonial dans le tiers monde, il s'est encore fait remarquer par ses gestes courageux anti-apartheid.Attitude anti-raciste qui se manifeste avec encore plus d\u2019exemplarité dans sa politique d\u2019immigration et par l\u2019absence de discrimination et de haine raciste chez les Canadiens à l'égard notamment de la communauté maghrébine canadienne qui est forte de plus de trente-cinq mille membres.L\u2019ensemble de tels atouts canadiens a, bien sûr, déjà commencé à porter ses fruits au niveau des échanges économiques dans cette région afro-arabe.De nombreux contrats maghrébins, traditionnellement destinés à Paris, Bruxelles, Washington, Bonn ou Tokyo, ont été décrochés par Ottawa, contribuant ainsi à réduire le nombre de chômeurs canadiens tout en participant au développement économique du Maghreb.Ces résultats positifs demeurent, néanmoins, bien en-deçà des possibilités réelles qui sont offertes au Canada.Il ne fait pas de doute que pour occuper la place qui lui revient au Maghreb, le Canada devrait mener une lutte simultanément sur trois fronts \u2014 politique, culturel et économique \u2014 qui sont étroitement imbriqués les uns aux autres.Lutte qui ne manquera pas d'ètre rude car le néo-colonialisme français au Maghreb s\u2019accroche mordicus à ce qu'il considère comme sa «chasse-gardée».Depuis que la France a perdu ses colonies dans les années 60, tout se passse en effet comme si pour Paris «la question québécoise» n\u2019est rien d'autre qu'un moyen d'épuiser le Canada dans des difficultés internes afin de neutraliser ce pays nord-américain qui constitue la seule véritable alternative aux ex-colonies françaises désireuses de se soustraire au néo-colonialisme français et diversifiant leurs échanges culturels et économiques.Et de fait, le Canada s\u2019est tenu jusqu\u2019à présent à l\u2019écart des grands bouleversements mondiaux, polarisé artificiellement sur des problèmes internes et inconscient de ses précieux atouts pour s'imposer dans le tiers monde.Mais aujourd\u2019hui, rien n\u2019empêche le Canada à «faire des bouchées doubles» pour rattraper le temps perdu et pour entreprendre concrètement son rayonnement dans le monde et plus particulièrement au Maghreb, porte d\u2019entrée du monde arabe et de l\u2019Afrique.Pour bien vendre un produit, dit-on, il faut d\u2019abord savoir vendre sa propre image de marque.Il est évident que le Canada doit commencer par bien se faire connaître au Maghreb en insistant sur les traits auxquels les Maghrébins sont le plus sensibles et particulièrement mettre en valeur, en ces temps où le racisme antimaghrébin bat son plein en France, l\u2019attitude bienveillante et non-discriminatoire des Canadiens à l\u2019égard de leurs contitoyens d'origine nord-africaine.Sur le plan culturel, le système canadien d'enseignement qui favorise avec souplesse le passage à l'université, de même que la tendance au bilinguisme (français-anglais) que l'on retrouve dans l'enseignement supérieur surtout au Québec constituent d'autres attraits importants pour les étudiants maghrébins désireux de se former à l'étranger.Et de tels atouts, s\u2019ils sont bien publicisés, ne manqueront pas de drainer vers le Canada et plus spécialement vers le Québec un nombre de plus en plus important d\u2019étudiants maghrébins qui reprochent à la France d'ètre devenue invivable pour eux et de n'être plus qu'«une vaste pépinière de préjugés racistes anti-nord-africains».Ce qui n'est guère négligeable car la formation de futurs cadres nord-africains est un des moyens les plus sûrs pour préparer le terrain à l\u2019exportatoin de la technologie et des produits finis canadiens au Maghreb.D'une manière générale, elle contribue à servir le rayonnement culturel, scientifique et technique du Canada et ses intérêts dans tous les domaines.Il y a dix ans, un rapport des présidents d'universités de France rappelait que «de très importants flux d'échanges économiques et financiers à terme sont induits par les formations supérieures acquises en France par les étudiants étrangers».L\u2019offensive canadienne en direction du Maghreb doit être prise d\u2019autant plus au sérieux qu\u2019elle constitue aussi une étape décisive pour la réelle pénétration du Canada dans les vastes marchés du monde arabe et de l\u2019Afrique francophone où, faut-il le rappeler, l\u2019influence maghrébine est sans cesse grandissante.Liés par de nombreuses et profondes affinités, le Canada et le Maghreb se trouvent ainsi dans une situation idéale pour privilégier leurs relations.Et en agissant fermement dans ce sens, le Canada ne manquera pas de renforcer, bien sûr, son rayonnement culturel, politique et économique mais aussi celui de ses partenaires maghrébins qu'il aura aidés, de ce fait, à se dégager des griffes du néo-colonialisme français.l/attitude des Québécois Dans son article du 18 mai dernier, Pierre Pascau a exprimé en quelques lignes l'attitude du Québécois moyen face à la loi 101 et à la survie du français en Amérique du Nord.C\u2019est d\u2019ailleurs cette attitude mesquine et hypocrite qui constitue le plus grand fléau menaçant notre identité culturelle et notre làjngue.M.Pascau laisse entendre dans cet article intitulé «Des briques volent dans les vitrines» non seulement que les anglophones ont tort de combattre la loi 101 «devant toutes les cours du pays» en les traitant de francophobes invé-térésqui n\u2019ont jamais digéré la loi 101,'.mais encore que cela justifie selon lui qu\u2019on aille fracasser leurs vitrines.ce qui, je lui ferai remarquer, fait preuve d\u2019une immaturité flagrante.Pour ceux qui n\u2019ont pas la mémoire aussi courte que M.Pascau ou qui sont prêts à élargir leur vision de la situation que nous vivons actuellement au Québec, je rappellerai que la loi 101 brime les droits de la minorité anglophone québécoise alors qu\u2019après la conquête de 1763, lorsque les rôles étaient inversés, le gouvernement britannique nous les avait garantis, ces mêmes droits, à nous, francophones minoritaires.Ce n\u2019est pas en affaiblissant injustement la minorité anglophone mais en renforçant la majorité francophone, en la dotant entre autres d'un système d\u2019éducation un peu moins ridicule où on apprend au moins le français correctement, que nous allons garantir la survie de notre langue et de notre culture.Clemens Mayr Montréal la presse \u201c\tRENSEIGNEMENTS\t285-7272 \u2022M ( « ulA'TRÊSSE est publiée Rar LA PRESSE LIÉE, 7, rue Solm-Jocquej, Montréal H2Y 1K9.~Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser le» Informations de « LA PRESSE \u2022 et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction \"'.'des Informations particulières à IA PRESSE sont éaolement réservé».Courrier de kj deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400.» Port de retour garanti.\"ABONNEMENT\t285-6911 .'le service des abonnement» \u2022*» ouvert \u2022 du lundi au vendredi de 7h à 18h.-RÉDACTION\t285-7070 ^PROMOTION\t285-7100 ANNONCES CLASSÉES Commande» ou corrections lundi au wndndi d» 8h A17K.285-7111 ,n COMPTABILITÉ ^pmndt» annonce» Annonce» cknsée» 285-6892 285-6900 GRANDES ANNONCES Défaillants\t285-7202 National, Téü-Pmn\t285-7306 Vocancts, Voyage»\t285-7265 Carritaftproft«ioM,iMniiwtiora 285-7320 Contradictions de la logique de Invoquant la lutte contre le terrorisme, les Américains ont semé la terreur en Libye.Au nom du même principe, le gouvernement sud-africain s\u2019en prend à de prétendus terroristes réfugiés dans les pays voisins.Dans le premier cas, le gouvernement canadien approuve.Dans l\u2019autre, il crie au scandale.Pourtant, les deux entreprises s\u2019inspirent de la même logique de la violence.Au fait, il s\u2019agit d\u2019une bien étrange logique.Monsieur Reagan attaque le colonel Kadhafi, mais il est aimable avec le président de la Syrie, un personnage qui, semble-t-il, apporte au terrorisme international un appui important.On ménage la Syrie, mais on livre une lutte sans merci au gouvernement du Nicaragua, dont les accointances marxistes déplaisent.Pourtant, la Syrie entretient des relations fort étroites avec l'URSS, bien plus que le Nicaragua.On en veut au Nicaragua, mais on montre beaucoup d'indulgence envers le colonel Pinochet, qui pratique le terrorisme policier à longueur d'année.Et n\u2019eût été de la clameur mondiale, monsieur Reagan chercherait encore à sauver la peau du vieux Marcos, terroriste à sa manière et détrousseur de fonds publics.Selon la même logique abstruse, des pays opposés au terrorisme la violence accumulent un arsenal gigantesque d\u2019armes terrorisantes et destructrices.On affirme ne pas vouloir s\u2019en servir tout en se disant prêt à le faire, si nécessité oblige.Or la nécessité, c\u2019est quoi ?L\u2019URSS utilise des armes chimiques en Afghanistan, afin de contrer la résistance de paysans illettrés qui ne savent, pas comment on définit la liberté, mais qui sentent bien ce qu\u2019elle n'est pas.Paysans têtus qui refusent d'accueillir le message messianique du marxisme-léninisme.À l\u2019ouest, l\u2019OTAN, soumise aux pressions américaines, relance la production d'armes chimiques, dont l\u2019accumulation actuelle est déjà suffisante pour semer la terreur dans le monde entier.Le gouvernement canadien a donné son accord à ce terrorisme délirant et institutionnalisé.La logique de la violence est tissée de contradictions.Pas surprenant qu'elle donne lieu à des pratiques aberrantes, dont certaines peuvent apparaître plus insupportables que d\u2019autres.Mais dans le fond, les États militaristes qui dénoncent le gouvernement sud-africain et le colonel Kadhafi appartiennent, pour ce qui est de la violence, à la même école de pensée que ces derniers.Louis O'NEILL Université Laval \u2014 N.B.\u2014 \u2022 Priorité est accordé» tout cette mbriqw aux lettres d\u2019intiril général *e rapportant à de* articles paru « dont IA PHtSSl.la concision oit de rigueur.\u2022 Ut comtpoodanlt doivent inscrire lisiblement leur* nom, odrewe ef numéro de téhphon*.\u2022 LA WttSïE /te t\u2019tngoga pat à publier toute» les lettre* rejuot, ni à retourner ht , lettre*, mmuurUt ev outre* document* non publiés.\u2022 Cavhtur ct*ume l'tnMr» responsoMrté de te» opinions.\u2022 Tout en respertanf h pens&r de l'autour, LA PRESSE te réserve w droit dhbréger lettre* tebn /'espace dftpotM».\u2022 SI pottibh écrire à kl machine, à double interligna.\u2022 Priée» d'adresser vos lettres comme «vit; «Tribune fibre», LA PKlSSi, CP.4200, wcc.Phto irAntmt, Montréal, H1V3MJ.Carrément opposée au projet de loi 58 L\u2019appui aux syndicats: à certaines conditions ) \\ \u201eB; 4 \u2022 Publireportage, la presse.Montréal, mardi 3 juin 1986 SALON INTERNATIONAL DES AÎNÉS Du 3 au 8 juin au Palais des Congrès de Montréal Horaire:\tTarif: Mardi, journée d\u2019ouverture: 14 h à 21 h Adulte $5\t55 ans et plus: $4 (carte d\u2019identification) Tous les jours: 10 h à 21 h\tÉtudiants: $3 Enfants 12 ans et moins: gratuit.! HORAIRE DES CONFÉRENCES MARDI, 3 JUIN 14 h 00 OUVERTURE DU SALON 15 h 00 LES GRANDS-PARENTS BÉNÉVOLES CONF.: MME PATRICIA DERBYSHIRE 16 h 00 AMBULANCE ST-JEAN «AÎNÉS EN SANTÉ».Conf.Jo-Anne Le Richelieu, inf.17 h 00 LA SANTÉ DES AÎNÉS ET LES MÉDE- CINES DOUCES par Margot Hogue, Charlebois.MERCREDI, 4 JUIN 10 h 00 OUVERTURE 10 h 30 NUTRITION HUMAINE (Qualité de vie en milieu d'hébergement).Conf.Sylvie Lafreniére.11 h 00 LES PROBLEMES DE L'ALCOOLISME présenté par La Maison Jean-Lapointe.MIDI LA SEXUALITÉ DU TROISIÈME ÂGE.Conf Mme Normande Couture, sexologue.12 h 45 REMISE À JOUR.Scénario présenté par MM.Jim Rivard et Jean Gaillard.13 h 30 LE CURATEUR PUBLIC.Conf.Mme Marie Guélain.14 h 30 L UNIVERSITÉ DU 3e ÂGE.Dr.André Lemieux.UQAM.15 h 00 FONDATION QUÉBÉCOISE DU CAN- CER Mme Annette St-Pierre.16 h 00 AMBULANCE ST-JEAN.Conf.Claire Leoianc-Michaud, inf.16 h 30 ASSOCIATION QUÉBÉCOISE DE GÉ- RONTOLOGIE.Conf.Mme Thérèse Dar-che.17 h 00 «COMMENT RETRACER NOS ANCÊ- TRES», par Mme Phyllis Préfontaine, gé-nealogiste-amateure.19 h 30 ASSOCIATION QUÉBÉCOISE POUR LA DÉFENSE DES DROITS DES RETRAITÉS.Vidéo et entretien.M.Gilles Plamondon ou membre AQDR.JEUDI, 5 JUIN 10 h 00 OUVERTURE 10 h 30 NUTRITION HUMAINE (Qualité de vie en milieu d'hébergement.11 h 00 ASSOCIATION DE LA DEFICIENCE MENTALE.Vidéo et entretien: Louise Vi-net-Lanteigne.MIDI PRÉVENTION OSTÉOPOROSE.Conf.Mme Denise Hunter.13 h 00 PROBLÈMES D'ALCOOLISME.Maison Jean-LaDointe.13 h 30 AMBULANCE ST-JEAN.Conf.Mme Claire Leblanc-Michaud, inf.14 h 00 LA RETRAITE DYNAMIQUE \u2014 S.E.Cardinal Paul-Émile Léger / Activité organisée par la Fondation Berthiaume-Du Tremblay.15 h 00 VOYAGE EN CHINE.Film et conf.Mme Juliette Rousseau.16 h 00 LA SOCIÉTÉ ALZHEIMER.Conf.Mme Thelma Cadieux.17 h 00 DÉPRIMÉS ANONYMES.Mme Louise Cantin.18 h 00 Hubert de Ravinel rencontre.19 h 00 Le Groupe Investors.M.John Denver.VENDREDI, 6 JUIN 10 h 00 OUVERTURE 10 h 30 NUTRITION HUMAINE (Qualité de vie en milieu d'hébergement).Conf.Sylvie Lafreniére 11 h 00 ART DE VIVRE.Conf.Dr Léon Boyer.11 h 30 SOCIÉTÉ DE L'ARTHRITE, par Dr Ah- raoui Boulos.12 h 00 «COMMENT RETRACER NOS ANCÊ- TRES».Conf.Mme Phyllis Préfontaine, généalogiste-amateure.13 h 00 L'ÉLECTROLYSE par Denise Reichol.14 h 30 «ADAPTATION À LA RETRAITE».Conf.Mme Irène Carrière.15 h 30 LA SANTÉ EN DOUCEUR \u2014 Médecine douce.Conf.Mme Marie-Andrée Lange-vin.16 h 30 ASSOCIATION QUÉBÉCOISE DE GÉ- RONTOLOGIE.Mme Thérèse Darche.17 h 00 AMBULANCE ST-JEAN.Mme Claire Le- blanc-Michaud.17 h 30 VOYAGE EN CHINE.Film et conf.Mme Juliette Rousseau.19 h 00 AQDR SAMEDI, 7 JUIN 10 h 00 OUVERTURE 10 h 30 NUTRITION HUMAINE.Conf.Sylvie La- frenière.11 h 30 «PAR DELÀ LES PENTES».Film pré- senté par les Amputés de guerre, avec Mme Marlène Danai et un conseiller junior.MIDI L'INFORMATIQUE, outil de gestion.Conf.Marc Lemire de l'Alliance culturelle.13 h 00 LES GRANDS BRÛLÉS.Dr Jacques Papillon.13 h 30 LA CULTURE DES FINES HERBES.Conf.Paul Boutet.14 h 30 AMBULANCE ST-JEAN.Claire Leblanc- Michaud,.15 h 00 AQDR 16 h 00 DÉPRIMÉS ANONYMES.Mme Louise Cantin.17 h 00 «LA SOURCE» par le Père Jean-Guy Ga- gnon.19 h 00 AQDR.DIMANCHE, 8 JUIN 10 h 00 10 h 30 11 h 00 13 h 00 14 h 00 15 h 00 16 h 00 OUVERTURE NUTRITION HUMAINE (Qualité de vie en milieu d'hébergement).Conf.Sylvie Lafreniére L'INFORMATIQUE, outil de gestion.Conf.Marc Lemire /Alliance culturelle.ASSOCIATION QUÉBÉCOISE DE LA DÉFENSE DES DROITS DES RETRAITÉS.AMBULANCE ST-JEAN.«PAR DELÀ LES PENTES».Film présenté par les Amputés de guerre.Mme Marlène Danai.LE ENFANTS DE LA RUE, par Monique Desrochers.ANIMATION EN TOUT TEMPS MUSÉE RAIMU: Exposition ÎUMENTS \u2014 PHOTOS \u2014 LIVRES ESENCE SUR PLACE DE: Mme Paulette Raimu \u2014 fille du grand acteur, Clairette.Salle de cinéma, projection continuelle.SCRABBLE: (horaire à déterminer).TRAVAIL DE LA DENTELIÈRE: Exposition et démonstration par madame Pauline Collerette (Place de la Retraite Activé).ZAGO: Maître coiffeur Démonstration/spectacle, scène principale.14 h.Les dames se feront coiffer sur place gratuitement.* ATELIER DES DOYENS: Sert à promouvoir les oeuvres des artistes et artisans retraités.Mini-exposition et création sur place (Place de la Retraite active).PELAF et la Magie de ses arbres: M.Paul-Émile Laframboise \u2014 une retraite qui ne s\u2019ennuie pas (Place de la Retraite active).«RÉTROSPECTIVE! Un concours organisé par Morgan Trust \u2014 exposition permanente.MARDI, 3 JUIN ATELIER DE MARIONNETTES: Atelier de réalisation par les aînés sous la direction de 2 animateurs des Animeries.Activité commanditée par le Groupe Desjardins \u2014 Place de la Retraite active.15 h à 17 h TECHNIQUE NADEAU: Démonstration et participation du public \u2014 Tous les jours \u2014 sur la grande scène.11 h à 14 h CLAIRETTE: Tour de chant de 30 minutes.19 h 30.Grande scène.MERCREDI, 4 JUIN ATELIER DE MARIONNETTES: 10 h 30 à 12 h 30.CONCOURS LITTÉRAIRE: Journal Le Troisième Âge \u2014 Le Salon international des aînés.15 h Remise officielle du prix.TECHNIQUE NADEAU: 11 h/14 h «LE THÉÂTRE FLEURY»: Pièce de théâtre présentée par les Aînés.14 h.Grande scène.BINGO:\t19\th\tà\t20\th JEUDI, 5 JUIN ATELIER DE MARIONNETTES: 10 h 30 à 12 h 30 TECHNIQUE NADEAU: 11 h/14 h CONCOURS DE DANSES SOCIALES: (grande scène) Danses: Cha Cha, danses de ligne.BEN JAUVIN/GUY PROVENCHER (Bill Wabo): Spectacle dé chansonniers.20 h VENDREDI, 6 JUIN ATELIER DE MARIONNETTES: 10 h 30 à 12 h 30.TECHNIQUE NADEAU: 10 h 30/14 h CONCOURS DE DANSES SOCIALES: Danses foxtrot, danses de ligne.\u2022 BERTHIAUME-DU TREMBLAY: sur les ondes.Atelier d'animation sur la radio.10 h/13 h/15 h Salle de conférence, Place du Savoir BEN JAUVIN/GUY PROVENCHER (Bill Wabo): Spectacle de chansonniers.20 h.SAMEDI, 7 JUIN ATELIER DES MARIONNETTES 10 h 30 à 12 h 30 TECHNIQUE NADEAU: 11 h/14 h CONCOURS DE DANSES SOCIALES: Danses: valse, danses de ligne.19 h BEN JAUVIN/GUY PROVENCHER (Bill Wabo): Spectacle de chansonniers.20 h DIMANCHE, 8 JUIN RASSEMBLEMENT: 9 h MARCHE DES AÎNÉS DÉPART: 10 h Parcours de cinq (5) km dans le Vieux Montréal.Marche de solidarité qui Illustre bien le dynamisme des Aînés.CHORALE DES SCOUTS: Atelier de MARIONNETTES 10 h 30 à 12 h 30 TECHNIQUE NADEAU 11 h/14 h LE THÉÂTRE FLEURY 14 h, Grande scène.CHORALE DES SCOUTS 15 h 30, Grande scène.Lise Tanguay et le groupe Musicaccord 16 h Finale des concours et tirages.BINGO:\t19\th \u2014 CLÔTURE DU SALON: 21 H \u2014 r lance Regard la protection totale contre la perte de contrôle d\u2019urine Qrâce aux nouveaux produits REGARD*, restez autonomes et sûrs de vous, sans renoncer à votre dignité.Ces produits jetables sont offerts sous deux formes pratiques: 1.le système simple: serviettes et culottes en filet; 2.le système double: couches pour adultes.Confort aCCrU: Une doublure douce qui prévient l'Irritation par frottement, môme chez la peau sensible.Protection supérieure: Un revêtement imperméable et un rembourrage très absorbant contribuent à garder la peau au sec.?Confort ?Protection ?Sécurité ?Liberté Maintenant disponible dans la plupart des pharmacies de détail et des points de vente de fournitures médicales.Le comble du confort et de la discrétion.ECONOMISEZ 1«* à l\u2019achat da produits REGARD* AU DÉ1WUAMI Nous vous rembouiserons 1$ ptus nos frais' à l'achat de la marque sptàfiâ^uteautre^ frauduleuse.Ce bon ne sera pas honoré si vous ne pouvez justifier sur demande l'achat d un stock suffisant pour couvrir tous les bons présentés.Seuls les détaillants et les détenteurs d'une autorisation peuvent racheter ces bons.Pour remboursement, les poster à: Smith & Nephew Inc., C.P.3000, Si John.Nouveau-Brunswick E2L 4U Date d'expiration: le 30 juin 1987.Un seul bon par Snmh&NcptoInc______ JWO.UA'tnue\t\u201c Uctiine.QucXanada hït m SmithONephew ¦mm \u2022M*rqu«
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