La presse, 5 juin 1986, B. Informations nationales
[" LA PRt'SSE, MONTRÉAL, JEUDI 5 JUIN 1986 \u2022 RATIFICATION DE L\u2019ENTENTE SUR LE LIBRE-ÉCHANGE Mulroney est ouvert à l\u2019idée de Bourassa Si les provinces le désirent, \u201d la formule de ratification d'une entente éventuelle sur le libre-échange avec les États-Unis pourrait être étendue pour déci- PIERRE VENNAT dcr des amendements constitutionnels.Le premier ministre canadien, Brian Mulroney, a fait cette déclaration hier, ouvrant ainsi la porte à l\u2019idée lancée la veille par son homologue québécois.Robert Bourassa.« Cela pourrait être la même chose si cela convient aux provinces », a-t-il dit aux journalistes qui l'interrogeaient, au moment de l'inauguration d'une nouvelle salle de brassage, à la brasserie Molson de Montréal.Il était évident, hier midi, que Brian Mulroney et Robert Bourassa se rapprochent d\u2019un accord sur une formule de ratification d\u2019un éventuel accord de libre-échange avec les États-Unis.Le premier ministre du Québec a d\u2019ailleurs le premier tendu une perche à son homologue fédéral.Prenant le micro à l\u2019invitation du président de Molson, il a laissé entendre à Brian Mulroney, assis à quelques pas de lui, que le Québec était dorénavant moins méfiant face aux négociations qu'üttawa vient d'entreprendre avec Washington.« Ce serait un bien plus grand risque pour le Canada et le Québec que de refuser d\u2019entreprendre des négociations par lesquelles on essaie d\u2019accroitre notre commerce », a-t-il lancé à la satisfaction évidente du premier ministre fédéral.Se faisant des plus conciliants, M.Bourassa a ajouté que depuis le début des pourparlers entre les provinces et Ottawa dans ce dossier, « on s\u2019est aperçu rapidement que ce qui est en cause, ce n\u2019est pas la pleine intégration économique qui pourrait remettre en question notre identité culturelle et nos programmes sociaux, mais l\u2019accroissement du commerce international ».Pendant que M.Mulroney souriait d\u2019aise, M.Bourassa a ajouté que « de toute façon, la structure politique au Canada et aux États-Unis, tout comme la division et le partage des pouvoirs, nous donnent une espèce de police d\u2019assurance ».Par la suite, cerné à son tour par les journalistes, M.Bourassa a déclaré qu\u2019il préfère toutefois l\u2019ancienne formule de Victoria à l\u2019actuelle formule d'amendement constitutionnel pour l'approbation d\u2019un accord sur le libre-échange.La formule actuelle permettrait à sept provinces d'amender la constitution, que Québec soit d'accord ou non, en autant qu'elles représentent 50 p.cent de la population nationale.Le premier ministre québécois a réitéré que dans le domaine commercial, comme sur le plan constitutionnel, il tient à ce que Québec retrouve son droit de véto, qu\u2019il estime avoir été abandonné par l\u2019ancien gouvernement péquiste.« Il y a un point sur lequel je ne céderai jamais, c\u2019est celui qui consisterait à accepter une formule qui ne nous protégerait pas contre l\u2019imposition d\u2019un traité avec lequel nous ne sommes pas d\u2019accord ».Mais, se faisant conciliant, il ajouta qu\u2019il est trop tôt pour prédire que la formule d\u2019accord sur le libre-échange et celle d\u2019amendement constitutionnel seront identiques.Mais si Ottawa et Québec s\u2019en- Le PQ entreprend sa marche vers un nouveau programme h QUEBEC \u2014 Le Conseil \u201c national du Parti québécois se donnera cette fin de semaine dans la Vieille capitale, un plan d'action politique qui constitue le point de départ d'une longue marche qui le mènera, quelque part en 1989, a l\u2019adoption d'un nouveau programme.YVON LABERGE de notre bureau de Québec S\u2019il était adopté tel que présenté par l\u2019exécutif national du parti, ce plan d'action politique déboucherait dans un premier temps sur la tenue d\u2019un dixième congrès national du Parti québécois les 12, 13 et 14 juin 1987.Entre-temps, une Commission nationale du programme \u2014 à être formée ce week-end \u2014 aurait mandat « de recueillir le point de vue des membres, colliger et intégrer les réflexions des groupes de travail mis sur pied par les régions, et enfin produire des textes d\u2019analyses et de réflexion en vue d\u2019alimenter les discussions pour le prochain congrès », celui de juin 1987.Le congrès national de 1987 aura comme mission \u2014 si le plan d\u2019action est approuvé \u2014 de dégager les grandes orientations qui serviront deux ans plus tard \u2014 quelque part en 1989 à la veille de la prochaine campagne électorale \u2014 de balises a la réécriture pure et simple du programme du Parti québécois.Ce congrès pourra, en quelque sorte, être au Parti québécois d\u2019aujourd\u2019hui ce qu\u2019avait été en octobre 1968 le congrès de fondation du Parti québécois d\u2019alors, a déclaré hier à LA PRESSE le directeur général du parti, M.Alain Marcoux.Le plan d'action politique tel que proposé aux quelques 250 délégués qui seront présents celte fin de semaine à Québec, prévoit aussi la tenue d\u2019un autre Conseil national en septembre et avril prochains.Les délégués qui participeront aux délibérations du week-end discuteront également langue et Loi 101.Il sera notamment question d\u2019une Alain Marcoux proposition de l\u2019association du comté lohnson qui invite au respect intégral de la clause de la Loi 101 relative à la langue d\u2019affichage.Au cours de la prochaine année, la question nationale \u2014 la souveraineté \u2014 sera présente dans tous les débats, et il n\u2019est aucunement question d\u2019éviter d\u2019en parler, a assuré hier M.Marcoux.Pour alimenter davantage la réflexion des membres du parti, on tiendra des ateliers thématiques.Le premier de ces ateliers siège d'ailleurs ce week-end à Québec sous le thème « Population: le déclin du Québec ».Comme l\u2019a expliqué le directeur général du parti, il s'agit \u2014 et c\u2019est là, selon lui, un voeu des membres \u2014 de modifier la dynamique qui a animé jusqu\u2019ici les réunions du Conseil national du parti.Cela, a dit M.Marcoux, pour permettre au plus grand nombre possible de délégués d\u2019excercer leur droit de parole et de créer un forum propice aux grandes discussions à l'intérieur des instances.Par ailleurs, interrogé hier, le président de la campagne de financement du parti, le député de Saint-|acques, M.André Boulerice, s'est dit confiant de pouvoir annoncer aux délégués que l\u2019objectif fixé à $1 million a été atteint.tendent su un pacte commercial adaptable à la constitution, M.Bourassa estime « qu'on aura fait un pas en avant ».De toute façon, les deux premiers ministres doivent se revoir, aujourd'hui, dans la Vieille capitale et nul doute qu\u2019ils continueront les pourparlers déjà amorcés plus tôt cette semaine, a Ottawa.Lors de sa rencontre avec les journalistes.M.Mulroney a rappelé qu'il avait toujours assuré les provinces qu\u2019elles seraient consultées sur tous les sujets susceptibles de les affecter directement.« Mais qui décidera si un sujet concerne ou non une province, le premier ministre de cette province ou le premier ministre fédéral ?».lui a-t-on demandé.À cette question directe de LA PRESSE, M.Mulroney a repondu que « cela sera la constitution ».Plus tôt, à Ottawa, avant d\u2019entrer au caucus hebdomadaire des parlementaires conservateurs.M.Mulroney avait reconnu qu\u2019il serait « possible » qu'on utilise la même formule dans les deux dossiers.« Ca ne sera pas nécessairement le cas, mais il se peut qu'on soit en mesure de développer une formule acceptable au niveau constitutionnel après avoir passé a travers le laboratoire de l\u2019expérience commerciale ».Les premiers ministres Mulroney et Bourassa semblent près de s\u2019entendre sur une formule de ratification de l\u2019accord sur le libre-échange.\tlaic-rphoto PC OTTAWA CONTESTERAIT D\u2019ÉVENTUELS TARIFS US Le contentieux sur le bois pourrait coûter $5 millions en frais juridiques m OTTAWA (PC) \u2014 L'indus-* trie canadienne du bois mou devra dépenser au moins S5 millions en frais juridiques, PIERRE APRIL de la Presse canadienne en collaboration avec le gouvernement fédéral et ceux des provinces, pour faire la preuve, au cours des prochains mois, qu'elle ne concurrence pas de façon déloyale les producteurs américains.C\u2019est là la seule alternative qui restera aux Canadiens si l\u2019administration et le Sénat américains décident de poursuivre leur enquête sur cette industrie et d\u2019imposer des tarifs compensatoires a l\u2019exportation du bois mou vers les Etats-Unis.Cette industrie canadienne.que les Américains accusent de jouir de subsides et programmes d\u2019aide gouvernementaux indus, risque de perdre plus de 15.000 emplois au Québec, en Ontario, dans les Maritimes et en Colom-bie-Britannique, et une valeur annuelle de $1 milliard en exportation, si l'administration des Etats-Unis écoute ses apôtres du protectionnisme.Hier, au cours d'une séance d\u2019information, les principaux porte-parole fédéraux canadiens ont clairement indiqué que le Canada avait la ferme intention de contester, si elle est prise, la décision de Washington d'entreprendre les procédures visant à imposer des tarifs à l'industrie canadienne du bois mou.Aux communes, hier, le secrétaire d'État aux Affaires extérieures, M.|oe Clark, a claire- ment admis que le situation n'était plus rose du tout, mais il a aussi maintenu que c'était jus-tement pour éviter de tels gestes de représailles des Etats-Unis envers les Canadiens que des négociations sur la libéralisation des échanges commerciaux avaient été amorcées.« Aujourd'hui à Washington, a-t-il dit.l\u2019ambassadeur canadien, après avoir consulté les porte-parole des différents partis politiques canadiens, dépêchés dans la capitale américaine, a laissé entendre aux Américains que nous percevions cette pétition (contre l'industrie canadienne du bois mou) comme une négation d\u2019un principe de justice naturelle.» M.Clark faisait allusion à une cause identique, initiée par les Etats-Unis, entendue en 1983.touchant la même industrie et les mêmes objections finalement rejetées parce que non fondées.Les conservateurs glissent au troisième rang au Québec ¦| QUÉBEC (PC) \u2014 Les choses ™ vont mal au Ouébec pour le Parti conservateur du premier ministre M.Brian Mulroney, qui CONTRAT D\u2019EMBAUCHE DE POMINVILLE Chevrette soupçonne Roeheleau d\u2019avoir changé des dates h QUÉBEC \u2014 Le leader par-lementaire de l\u2019opposition.M.Guy Chevrette, soupçonne le ministre délégué aux Services et Approvisionnements, M.Gilles Roeheleau, d\u2019avoir modifié et la date de la signature du contrat d\u2019embauchede M.Roger Pomin-ville et la date du début du mandat qui lui a été confié.YVON LABERGE de notre bureau de Québec À l\u2019Assemblée nationale hier, M.Chevrette a d\u2019abord demandé au ministre Gilles Roeheleau, après avoir examiné la copie du contrat que ce dernier avait déposé en Chambre lundi, pourquoi les deux dates y apparaissant avaient été visiblement modifiées ?Du même coup, interrogeait-il, on peut se demander si ces dates n\u2019étaient pas le 11 décembre 1985 \u2014 veille de l\u2019assermenta-tion de M.Roeheleau comme ministre \u2014 plutôt que le 16, comme corrigé et indiqué au contrat d\u2019embauche.« Ce sont des insinuations gratuites de la part du leader de l\u2019opposition, a répondu le ministre.Il aurait été impossible pour moi de signer un contrat avec Roger Pominville le M décembre alors que je n'étais même pas nommé ministre délégué aux Services et Approvisionnements.» Sur ce, le député Chevrette demande a ce que le contrat d\u2019embauche original soit déposé en Chambre.A cela, le ministre répond que cette copie originale est au Conseil du trésor.À l'issue de la période quotidienne des questions, le député Chevrette s\u2019est donc rendu chez le greffier du Conseil du trésor où il a pu consulter cet original qui, selon lui, démontre clairement que les dates furent bel et bien modifiées.Et tout indique que les dates y apparaissant avant corrections sont le 15 décembre dernier, un dimanche.M.Chevrette a aussi tenté de savoir hier du ministre pourquoi le formulaire d\u2019embauche utlisé était celui normalement réservé à l\u2019embauche du personnel de député plutôt que celui réservé à l\u2019embauche du personnel d\u2019un cabinet ministériel.Réponse du ministre : « Lorsque j\u2019ai été assermenté le 12 décembre comme ministre délégué aux Services et Approvisionnements, on nous a accordé une masse salariale pour notre cabinet politique.C\u2019est à même cette masse salariale que j'ai retenu les services de la firme roger Po- minville.Faut-y être assez tata ! » Sur ce.le président de l\u2019Assemblée nationale a immédiatement demandé au ministre de retirer cette dernière courte phrase parce que pas tellement parlementaire.« |e vais retirer le mol tata », a consenti M.Roche-leau, sous les rires de ses collègues.Par ailleurs, au cours d\u2019une entrevue téléphonique hier, le président de la firme Pominville, M.Roger Pominville, a déclaré qu\u2019il était faux de prétendre, comme l\u2019a fait la veille le député de (oliette, qu\u2019il avait accompagné M.Cille Roeheleau depuis le début de la carrière politique.Il reconnait toutefois avoir fait la connaissance de M.Ro-cheleau en 1970, à l\u2019epoque où ce dernier était conseiller municipal à Hull.Tout comme il reconnaît lui avoir parlé au téléphone le lendemain de sa nomination comme ministre délégué aux Services et Approvisionnements en décembre dernier.« Pour le féliciter », a dit hier à LA PRESSÉ M.Pominville.Et selon lui, c\u2019est à moment-là que M.Roeheleau lui aurait suggéré de faire partie de son cabinet politique le temps d'examiner le service des achats du gouvernement.Soit du 16 décembre 1985 au 31 mars 1986.est tombé au troisième rang dans la faveur des électeurs, derrière le Parti libéral et le Nouveau Parti démocratique.Un sondage SORECOM réalisé pour le compte du journal Le Soleil et la station radiophoni-que CHRC, entre le 9 et le 25 mai.indique en effet que le Parti libéral de M.|ohn Turner recueille 42 p.cent des intentions de vote, le NPD 30 p.cent et le PC 28 p.cent.Avant répartition des indécis, les résultats sont les suivants: l\u2019LC 35 p.cent.NPD 24, PC 23.Dix-sept p.cent des 1 195 personnes interrogées se sont déclarées indécises ou ont refusé de répondre.La marge d\u2019erreur du sondage varie entre deux et trois pour cent.Le grand gagnant de ce sondage est incontestablement le NPD, dont la cote de popularité au Québec a presque doublé en un an.passant de 16 à 30 p.cent.Par rapport à février dernier, il s'agit d\u2019un gain de quatre p.cent.Ces résultats reflètent la grande popularité personnelle du chef néo-démocrate, M.Ed Braodbent, comme le révélait un sondage IQOP publié hier.Avec une cote de 59 p.cent, M.Broadbent devance aisément dans ce sondage MM.Mulroney (50 p.cent) et Turner (45 p.cent) dans l\u2019estime de l\u2019électorat québécois.De tous les politiciens fédéraux, seul M.Jean Chrétien (65 p.cent) est plus populaire.Dans le sondage SORECOM, le Parti conservateur, avec 28 p.cent des intentions de vote, maintient la position qu\u2019il occupait en février dernier, alors qu\u2019une précédente enquête d\u2019opinion effectuée par la même maison de sondage lui attribuait 27 p.cent des voix.AU MENU Jus d'orange et l'émission de Jean Cournoyer en direci.VOUS INVITENT À LA MarkTen À II station de métro Angrignon \u2014 côté du parc i l'extérieur VENDREDI ENTRE 5 h 30 IA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 5 JUIN 1986 ÉDITORIAL PAUL DESMARAIS\tMICHEL ROY président du conseil d'odministrotion éditeur adjoint ROGER D.LANDRY\tCLAUDE GRAVEl\tdirecteur\tde l'information président et éditeur\tJEAN-GUY DUBUC\tcditorkjliste en chti La trêve intérieure Entre Ottawa et les provinces, le ton a changé à propos du libre-échange.On le voit depuis deux jours, les vives critiques et les revendications régionales ont subitement cessé.Hier encore, lors de la cérémonie marquant à Montréal le bicentenaire de la Brasserie Molson, MM.Mulroney et Bou-rassa se sont montrés particulièrement conciliants.Il s\u2019est passé ceci: réunis au'.our du Premier ministre canadien dans la soirée de lundi au Parlement, les chefs des gouvernements provinciaux ont écouté le plaidoyer de leur hôte puis ont reconnu la nécessité de faire une trêve politique à l\u2019intérieur alors que le Canada et les États-Unis se livrent une guerre d\u2019escarmouches à coup de tarifs douaniers et à l\u2019heure où vont s\u2019engager sérieusement les négociations sur les échanges commerciaux.C\u2019est ainsi qu\u2019il faut comprendre la déclaration de M.Mulroney à l\u2019issue de la brève conférence fédérale-provinciale lundi: «Nous faisons face à une affaire grave et complexe qui exige de nous une grande part d\u2019engagement et d\u2019unité; c\u2019est à quoi nous nous efforcerons.» En somme, pour faire face à une conjoncture pleine de risques et à des négociations qui mettent en cause l\u2019avenir de nos relations commerciales, les chefs politiques du pays font preuve de réalisme et de cohérence.Concrètement, cela signifie que ies gouvernements provinciaux vont laisser l\u2019équipe fédérale engager en toute liberté ses négociations avec les Américains sans grommeler tous les jours pour protéger leurs intérêts locaux.En revanche, l'entente intervenue entre les Premiers ministres prévoit que des rencontres trimestrielles au cours desquelles Ottawa et les provinces passeront soigneusement en revue l'état des pourparlers et des progrès accomplis.De surcroît, les représentants des provinces ont reçu de M.Mulroney ce qui semble être l\u2019assurance que celles-ci pourront participer, de façon régulière, à la définition des mandats du négociateur en chef, M.Simon Reisman.Par contre, les provinces ont fait certaines concessions: elles renoncent à partager la responsabilité des négociations et n'exigent plus la présence des délégués provinciaux à la table des discussions.Quand ces négociations aboutiront à quelques résultats tangibles, dans 15 ou 20 mois, les provinces ont reçu l'assurance \u2014 une «assurance écrite», précisait hier M.Bourassa \u2014 qu'elles seraient partie au processus de ratification.En clair, cela signifie que le Québec ou l'Ontario, en cas de désaccords sur des dispositions du traité qui paraîtraient contraires aux intérêts de ces provinces, se réservent le droit (à la manière d'un veto) de refuser leur agrément.Dans les domaines de compétence provinciale, pareil refus est déjà prévu par la Constitution.Mais, s'agissant de questions de compétence fédérale.Québec et Toronto n'hésiteraient pas à rejeter un article de l'accord dont les incidences seraient préjudiciables au commerce régional.Sur ce point, les premiers ministres de l'Ontario et du Québec se sont clairement expliqués à Montréal lundi.Mais, depuis la trêve conclue ce jour-là en soirée, ils ne sont plus revenus là-dessus.L esprit et le ton ont vraiment changé comme en témoigne cette déclaration faite hier par M.Bourassa.«Le Québec, a-t-il dit, ne voit plus avec autant de méfiance les négociations sur le libre-échange.Il est vrai que l'opération est à la fois risquée et nécessaire.» Et il devait conclure en dissipant les menaces qu'on agite beaucoup ces jours-ci: «Nous avons vite compris que ce qui est vraiment en cause dans ces négociations, ce n'est pas la pleine intégration économique qui pourrait mettre en question notre identité culturelle et nos programmes sociaux, c'est plutôt l'accroissement du commerce international.» Michel ROY Cette Pologne dont on s'accommode Ce n'est pas l'annonce de l\u2019arrestation par les autorités polonaises de Zbigniew Bujak, leader du mouvement clandestin Solidarité, qui va empêcher la planète de tourner et jeter par terre l'ordre universel.Si encore il s\u2019agissait de Lech Walesa, Prix Nobel de la Paix en 1983, dont Bujak n\u2019a été que l'obscur second.Mais, leader d'un mouvement qui a dû éüre domicile dans les catacombes après son interdiction en 1981, Bujak, par fonction et, semble-t-il, par tempérament, s'entourait de discrétion.Se souvient-on encore que c'est en décembre 1981 que fut proclamée la loi martiale en Pologne, qu\u2019après 18 mois d une fronde commencée à Gdansk sous l\u2019inspiration de Walesa, un général du nom de Jaruzelski s'appliqua, non sans un certain succès d'ailleurs, à ramener l'ordre là où soufflait un grand vent d'espoir?Les ouvriers, les intellectuels et, avec eux, la majorité du peuple pensaient avoir trouvé une voix.Le peuple pensait pouvoir se faire entendre au paradis du socialisme.Intolérable! Quand Varsovie arrêta la fête et que les Polonais se virent rappeler qu'ils étaient toujours sous le joug communiste, les bons sentiments en Occident coulèrent à flots.La conscience universelle, comme l'écrit un chroniqueur, n'en finissait pas de s'agiter.Le mot d'ordre était à la pleurnicherie conjuratoire.On a si bien répété qu'on allait voir ce qu'on allait voir et que ça ne se passerait pas comme ça qu'on n\u2019a rien vu du tout et que ça c est passé exactement comme ça.Si bien que Jaruzelski est toujours là, qu'il ne se prive pas de défier l'opposition et qu\u2019il annonce fièrement que «celui qui veut être un ennemi n'a qu'à l\u2019être.La lutte continuera».Outrée par la répression d'un mouvement si visiblement populaire, la conscience universelle était également inquiète.Le raidissement des États-Unis et de leurs alliés, répondant à la coercition exercée par Jaruzelski par des dénonciations et l'annonce de sanctions économiques, ne risquait-il pas de mener le monde au bord du précipice?Gdansk, la ville où le mouvement Solidarité a commencé à se déployer, est un symbole à plus d\u2019un titre.C'est le nom de l'ancienne ville de Dantzig, où fut tiré, le 1er septembre 1939, le premier coup de feu de la Seconde Guerre mondiale.En lançant son mouvement, Walesa pensait aux victimes des soulèvements ouvriers de 1970 dans les ports de la Baltique.Les historiens sont remontés plus haut.À la fois pour livrer des explications qui satisfont la raison et qui, accessoirement, nous restituent notre bonne conscience.Tout remonte à la conférence de Yalta de 1945, expli-quent-ils, à laquelle participèrent Churchill, Roosevelt et Staline.C'est à cette date et dans ce lieu que fut instaurée la politique des blocs et que fut partagée l'Europe.Quand on examine une carte on s\u2019aperçoit que l'URSS, autant pour des raisons stratégiques que géographiques, ne peut pas renoncer aux instruments de son emprise sur la Pologne.Sortir de Yalta ?Oui.Mais comment ?Les Russes ayant moins à craindre l\u2019Europe dans son état actuel que l\u2019Amérique ne pourraient-ils pas, sans péril, accorder plus de liberté à leurs satellites?Il reste remarquable qu\u2019à Bujak, accusé d\u2019avoir voulu renverser le régime polonais, il soit également reproché d\u2019avoir entretenu des contacts avec l\u2019ennemi, c\u2019est-à-dire avec l\u2019ambassade de Washington.Le discours ne change pas.f\t^\tOly CORMIER Jean-Guy Dubuc Le Comité de la protection de la jeunesse doit vivre La semaine prochaine, le ministère de la lusticc du Québec risque de commettre une injustice.Qui plus est, cette injustice serait envers les jeunes Québécois.Et pire encore, cette injustice se ferait contre toute logique.Peut-on l'accepter?On sait que le Comité de la protection de la jeunesse existe, au Québec, depuis 1974.Depuis cette date, il a eu mille et une occasions de se porter à la défense des jeunes dans diverses situations où leurs droits méritaient d\u2019être respectés.Il a pu traiter des dossiers explosifs sans créer de scandales dommageables, avec le minimum de déchirements et d\u2019affrontements, à la grande satisfaction des jeunes, des parents, de la population et du gouvernement lui-méme.Qu\u2019il se lève celui qui prétend que les enfants d\u2019aujourd\u2019hui n\u2019ont pas, plus que jamais, besoin d\u2019un organisme qui puisse les protéger contre la vie que l'on mène.Or, le ministre de la lustice, M.Herbert Marx, a décidé de fusionner le Comité de la protection de la jeunesse à la Commission des droits et libertés de la personne.Ce qui signifie tout simplement la mort du Comité.Depuis sa création, le Comité a créé l\u2019unanimité, dans les milieux gouvernementaux et pro- fessionnels, concernant sa valeur et son efficacité en matière de protection de la jeunesse.C\u2019est vrai que le grand public n'entend pas souvent parler de lui.Et c\u2019est bon signe: on ne fait pas de tapage avec des situations qui doivent être traitées avec un maximum de discrétion.La qualité du travail autant que le respect des individus réclament justement que les enquêtes, les consultations et les solutions au problème soient toutes faites dans un contexte de presque secret.Ce qui n'empêche pas le Comité de parler fort au nom des enfants face à ceux qui en abusent, que ce soit par de mauvais traitements ou par l\u2019exploitation sexuelle.Le Comité représente une force efficace, munie d\u2019autorité, de compétence et de crédibilité.Faire disparaître le Comité équivaut à retirer aux jeunes un moyen exceptionnel de protection nécessaire.C\u2019est les priver d\u2019un instrument de défense irremplaçable.Ceux qui prétendent le contraire doivent être ou très insensibles ou très vieux.À moins que ce soit par souci d\u2019économies.Or, certaines sources bien avisées considèrent que la fusion occasionnerait des économies de $275,000 au gouvernement.C'est vrai qu\u2019on est en période de compressions budgétaires et que tous les ministères, y compris celui de la lustice, doivent s\u2019imposer un certain nombre de sacrifices.Les juges, entre autres, en savent quelque chose.Mais supprimer un comité aussi essentiel pour récupérer $275,000?Au ministère, on dira, évidemment, que la fusion n\u2019est pas une mise à mort.Erreur.La fusion de ce qui ne se fusionne pas équivaut à la disparition de l\u2019une ou de l\u2019autre des parties.Et il est évident qu\u2019on veut protéger la Commission des droits et libertés de la personne à tout prix.Or le Comité et la Commission ne peuvent se fusionner tout simplement parce que leurs références de base risquent de se contredire ou de s\u2019opposer: les droits de l\u2019enfant à la protection peuvent contredire les droits de la personne.Pensons, par exemple, à la situation de l\u2019enfant dont la mère souffre de schizophrénie grave et qui risque de transmettre son mai à son enfant.Pour respecter les dispositions de la loi, le médecin choisira de ne pas rompre le secret professionnel et il se taira sur la situation.S\u2019il veut se préoccuper de l\u2019enfant, par ailleurs, il dénoncera la maladie de sa cliente à un organis- me chargé de la protection de l\u2019enfant.Cet organisme ne peut évidemment pas être celui qui défend les droits à la confidentialité de la mère: les droits de l\u2019enfant et de la mère s\u2019opposent.On peut penser à d'autres cas touchant la liberté religieuse des parents et les droits des enfants; et bien d'autres encore, dans une foule de situations diverses.Les oppositions sont nombreuses.Les théoriciens diront que la Charte a toujours préséance mais qu\u2019elle pourra accepter des cas d\u2019exception jugés sur place au moment où ils se présentent.Les droits des enfants deviendront des mesures d\u2019exception.lesquelles ne sont jamais convenablement respectées par les défenseurs des normes.Ce qui signifie que les droits des enfants seront sacrifiés sur l\u2019autel des principes désincarnés.Une fusion qui signifie une mort pour un organisme essentiel à une partie extrêmement» importante de notre population, ça ne peut se faire, surtout pas pour d\u2019infimes sommes d'argent.Faudrait-il qu'un enfant de fonctionnaire meure brûlé dans un repaire de squatters pour qu\u2019on croit à la nécessité de la protection de la jeunesse?Marcel Adam Une ministre qui comprend bien le sens de son mandat Un bon activiste social se mue difficilement en vrai politique.Les militants syndicaux, écologistes, féministes ou autres entrent généralement en politique pour y mieux servir la cause particulière qui avait motivé leur engagement social.Aussi, devenus ministres, ont-ils tendance à être davantage solidaires du groupe dont ils sont issus que du Conseil des ministres.Parce qu\u2019ils se perçoivent comme les représentants d\u2019un groupe d\u2019intérêt au sein du gouvernement, beaucoup n\u2019assumeront jamais leur responsabilité ministérielle de prendre d\u2019abord en compte l\u2019intérêt général.C\u2019est ainsi qu\u2019un gouvernement qui croyait apprivoiser un groupe de pression en récupérant une de ses têtes de file, se retrouvera le plus souvent noyauté par ce même groupe.Le gouvernement péquiste s\u2019est particulièrement adonné à cette pratique, particulièrement au ministère de la Condition féminine.La- nouvelle responsable de ce ministère, Mme Monique Gagnon-Tremblay, qui n\u2019a jamais milité dans les groupes féministes, expliquait, cette semaine, au Devoir, les conséquences de la pratique antérieu-re.«Complices des groupes de femmes, les ministres de la Condition féminine leur disaient de crier très fort, de mettre de la pression, que c'était la meilteurc façon d\u2019obtenir quelque chose.Elles arrivaient au Conseil des ministres très solidaires des groupes de femmes et là, on leur disait non.Donc si les' choses n\u2019aboutissaient pas, c\u2019était la faute du gouvernement.» Robert Bourassa a tranché avec la tradition péquiste en .nommant à la tête de ce ministère une notaire qui a surtout travaillé dans Je monde des af- ¦\u2014\u2014 h\t¦ faires.Ce faisant il s\u2019évitait un piège mais il créait un problème de taille à sa ministre qui parvient difficilement à se gagner la confiance des groupements qui ne se reconnaissent pas en elle.Pour mettre fin à ce climat de méfiance, la ministre a rencontré les mouvements féministes pour mettre cartes sur tables.N'ayant pas l\u2019habitude, dit-elle dans son entrevue au Devoir, de travailler avec des gens qui s\u2019enfargent dans les «fleurs du tapis» et qui s'offusquent à la moindre occasion, elle leur a demandé de cesser de charrier, de voir des «bibites» et des «pièges» partout.Pour elle il y a des façons plus productives de travailler que de crier fort, car en exaspérant on peut susciter des réactions contraires.Il faut saluer ce langage franc et courageux.À ma connaissance, aucune titulaire de ce ministère n\u2019avait osé dire aux groupes féministes: «Mes solidari-f- tés, elles sont avec les femmes, oui, mais d\u2019abord avec le Conseil des ministres.» Pour ensuite leur dire qu'elles ne seraient pas associées au choix des éléments du plan d'action gouvernemental.D\u2019abord parce qu\u2019elle connaît leurs revendications, ensuite parce qu\u2019il appartient au gouvernement auquel elle appartient d'évaluer ce qui peut être fait en fonction des contraintes budgétaires.Se sentant incapable de défendre une requête indéfendable, elle leur propose cependant de s\u2019asseoir avec elles et des personnes ressources capables de monter un bon dossier et de l\u2019étoffer solidement.Ainsi il y a plus de chances, croit-elle, que ses dossiers soient accueillis favorablement par le Conseil des ministres.Ce discours pragmatique repose de la rhétorique racoleuse qui s\u2019est avérée plus frustrante en fin de compte que vraiment productive.f f .etf/g&t\t/ Y A/ f/t P// rr f-h LECTEUR DE DISQUE AU LASER DA-500* SYSTEME POUR L\u2019AUTO \u2022 Système AM FM Digital, programmable 12 présélections avec cassette auto-inversion modeie 7162 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linguistiques du Parti libéral.Lors des débats qui entourent depuis mardi soir à l'Assemblée nationale la présentation du projet de loi 58, les orateurs pé-quistes, qui se succèdent pour lutter contre la mesure libérale, tracent un portrait sévère des gestes posés par le gouverne- ment Bourassa depuis décembre dernier.Le députe de Vercheres |ean-Pierre Charbonneau a rappelé que c'est en anglais que la ministre de l'Immigration Louise Ro-bic s\u2019adressait aux communautés culturelles du Québec.Comme personne ne l\u2019a dé- noncé, ce comportement semble avoir reçu l\u2019appui des autres membres du conseil des minis-lies, a soutenu M.Charbonneau.Un autre péquiste, |ean-Guy Parent de Bertrand, a souligné le « relâchement » du gouvernement libéral face à ceux qui n'utilisent plus le français comme langue d\u2019affichage.« Le gouvernement pourrait vouloir passer l'éponge et amnistier ceux qui n\u2019affichent pas en français », a dit M.Parent.Pour le péquiste Hubert Desbiens de Dubuc, c\u2019est « tout l'af-faiblissemenmt du Québec qui est en cause dans ce dossier ».Le député Jacques Rochefort de Gouin soutient que le geste Bonjour Montréal!\tn ?Pour votre grand jour dans une grande 4,T/ ville il vous faut un SUPER DÉJEUNER\t~ SEULEMENT Notre SL l\u2019I'K DÉJIiUNE-R offert toute ht journée ne manquera pas de satisfaire les plus affamés.Savourez deux oeufs frais cuits comme vous le voulez, deux tranches de bacon croustillant, deux galettes de saucisse, des pommes de terre rissolées nappées de fromage fondu et un muffin anglais comme accompagnement.Car pour bien commencer la journée, à toute heure, il vous faut un SUPER DIIIX NF.K.HOWARD JOHNSON \"MO ouest, rue Sainte-Catherine (I.n face de Eaton) 1236 ouest, rue Sainte-Catherine (Entre de la Montagne et Drummond) du gouvernement libéral consiste a dire aux Anglo-Québécois : Amplifiez la contestation contre la Loi 101 et vous aurez un gouvernement qui va vous écouter.Silence Le nombre de députés libéraux qui ont pris la parole lors du débat sur le projet de loi 58 est nettement plus limité que le nombre de péquistes.Le gouvernement libéral a entrepris ce débat linguistique tard mardi soir.ee qui lui a immédiatement valu de l\u2019opposition l\u2019accusation de vouloir profiter de la nuit pour passer une loi controversée.Ni le ministre de la justice Herbert Marx, ni la vice-première ministre responsable de la Loi 101 Lise Bacon, ni le premier ministre Robert Bourassa lui-méme n\u2019avaient encore pris la parole dans ce dossier après une dizaine d\u2019heures de débat.Ce silence de tant de ministres a été dénoncé par l\u2019opposition.DÉTENDEZ-VOUS EN TOUT CONFORT CET ÉTÉ AVEC LES PANTALONS 'BAY CLUB\" ' cuisson sur barbecue avec «Viandes Premières» au cc do la Baie.Une dègustatio chacune des dèmonstratio Le samed.i 7 jyin de midi à cuisson sur barbecue avec «Viandes Premières» au cc do la Baie.Une dègustatio chacune des dèmonstratio Le samedi 7 jyin de midi à RABAIS DE Choix de 4 superbes modèles 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