La presse, 7 juin 1986, E. Arts et spectacles
[" NOUS SOMMES A VOTRE SERVICE a MEME LE SAMEDI CINEMAS ClNEPLLX OOCON >ET LES MINES DU ROI SALOMON VERSION FRANÇAISE DE \"WEIRD SCIENCE' Fernand Ouellette Paul Piché Pliolo-, Michel Grovel, IA PRISSE Lanzmann : tourner autour de la mort ARTS I ET SPECTACLES I Vidéotron 282 1001 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 7 JUIN 1986 n |'ai toujours aimé le côté ™ brouillon de Paul Piché.Parfois des entretiens passionnants qui nous faisaient oublier le temps et les rendez-vous, parfois des banalités de taverne qui ne me laissaient pas grand chose pour mon papier de fin de se- JEAN BEAUNOYER maine.Non pas beaucoup de discipline et la rigueur intellectuelle passait bien après la passion du moment.Idéaliste, engagé, féministe.humaniste: n'ayons pas peur des mots, lui n'a pas peur des clichés.Relève, chansons à message.nationalisme, racisme, ségrégation va lui dit quelque chose.! n somme, s'il fallait raconter l\u2019aul Piché.je miserais beaucoup PAGE E 6 hn Le thème de la mort hante ¦\u201c toute l\u2019oeuvre de l'écrivain Fernand Ouellette, qui recevait mardi le prix du Gouverneur général pour le meilleur roman de l\u2019année.Il a réussi à l\u2019apprivoiser récemment, à la suite de la mort SUZANNE COLPRON de son père, une mort lente et douloureuse qui a dure un an.Cette epreuve lui a permis d\u2019affronter pour la première fois l\u2019idée de sa propre mort, un peu comme s'il l'avait déjà vécue, pour ensuite aller au-dela de l'aspect angoissant que renferme la seule pensée d'etre à jamais séparé de son corps.Le lauréat consacre, dans son plus récent ouvrage Lucie ou un PAGE E 4 BIBI ANDERSON ET RAF VALLONE La crise du théâtre M Les journalistes de la presse * écrite affectés à la couverture de la deuxième Quinzaine Internationale du Théâtre de Québec étaient invites, cette semaine, à rencontrer collectivement deux invités d'honneur du Festival: l\u2019acteur italien Raf Vallonc RAYMOND BERNATCHEZ et l'actrice suédoise Bibi Anders-son.Vallonc, d'abord approché pour faire partie du jury du festival refusa, parce qu'il «a horreur de juger les autres».Il joue dans l\u2019une des productions sélectionnées, «Luci di Boheme», et donne une conférence sur «la vie d'un acteur».Bibi Andersson, préside le jury tout en affirmant être là comme spectatrice et non comme magistrat (?) et entretiendra également les participants d'un thème particulier, «le travail dans le théâtre et le cinéma suédois».Deux «monuments», deux célébrités, deux conférences de presse, deux personnalités différentes.Il est inexact de parler de deux conférences de presse.Il y en eut plutôt trois, dont une ratée.Avec Vallone, dimanche dernier, pas de problème.L\u2019acteur de 69 ans, qui boude le grand écran depuis 15 ans pour se consacrer quasi exclusivement au théâtre, était présent à l\u2019heure prévue.Mais, Mme Andersson devait nous faire faux bond.Après une attente de 45 minutes, il fallut bien se rendre à l\u2019évidence: elle était perdue quelque part dans la nature.Le lendemain, madame la présidente du jury était en mesure, après quelques minutes de retard, de nous expliquer qu\u2019elle s\u2019était fourvoyée dans son agenda et que la veille elle visitait la belle région de Québec.Bibi Andersson, actrice sué- doise née en I935.Formée à l\u2019Académie d'art dramatique de Stockholm', l\u2019aima mater de Garbo et Ingrid Bergman.Elle est ensuite engagée dans la troupe de théâtre d\u2019Ingmar Bergman avec qui elle fera par la suite plusieurs films.«Sourires d\u2019une nuit d\u2019été», qui la rendit célèbre; «Le septième sceau», «Les fraises sauvages», «Personna», «Une passion», «Scènes de la vie conjugale» etc.«|e parle aussi mal français qu\u2019anglais, dit-elle au début de la conférence de presse.Alors si vous le permettez je vais répondre en anglais.» Et de nous expliquer la situation du théâtre suédois.Les comédiens et dramaturges suédois sont gâtés.Ils bénéficient des largesses de l\u2019Etat, il y a à Stockholm profusion de salles de théâtre, pas de chômage pour les acteurs, la sécurité sociale, tout ce qu\u2019on voudra bien, pourtant le théâtre suédois est «en crise».Les créateurs manquent de confiance en eux, sont inquiets, tourmentés et ne parviennent pas à produire dans la félicité.En Suède, les dramaturges ont été évacués des théâtres et il faudra réapprendre à travailler avec eux.Mme Andersson a été séduite par l\u2019idée de participer à la Quinzaine malgré le fait quelle considère le théâtre comme une chose essentiellement locale.Il était néanmoins intéressant d\u2019assister à une manifestation regroupant des troupes de divers continents, pour évaluer ce que chacune a à dire localement.Mme Andersson en a ras le bol des expériences formelles au théâtre lorsqu'elles ne véhicu- 0 lent pas de la matière à commu- § niquer.La menace nucléaire la £ préoccupe, elle n\u2019a pas apprécié £ que les Soviétiques balancent, il y o PAGE E 6 I ¦I Dans La Force des Choses.™ Simone de Beauvoir rapporte qu'il est entré dans sa vie en l'invitant au cinéma.Comme il était beaucoup plus jeune qu'elle et qu'à 44 ans elle s\u2019était résignée à ne plus rien attendre des hommes, elle avoue avoir été tellement touchée par cette attention qu'elle fondit en larmes.LUC PERREAULT__________________ Lui, c\u2019est Claude Lanzmann, journaliste devenu cinéaste, l'auteur de Shoali.un film-somme sur l\u2019extermination des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale.On peut présumer qu\u2019un des derniers films justement qu'ait vus Simone de Beauvoir fut Shotih.Sa préface dithyrambique aux dialogues imprimés de ce film ( parus chez Fayard) se termine par ce jugement péremptoire: «Un pur chef-d'oeuvre.» Chef-d\u2019ocuvre ou pas, ce film mérite plus que tout autre cette epithète souvent galvaudée, celle d'essentiel.Lanzmann a mis plus d\u2019une décennie à accoucher de cette somme d\u2019une durée record de plus de neuf heures.Au total, quelque 350 heures de pellicule furent impressionnées.Il a retrouvé la trace de témoins directs de l'extermination des |uifs auquel il a donné \u2014 on pourrait même dire ordonné \u2014 la parole.«l\u2019ai commencé par lire sur le sujet pendant un an et demi», expliquait le réalisateur pendant l\u2019entrevue qu\u2019il m\u2019accordait cette semaine.« Ensuite, j\u2019ai fait des enquêtes un peu partout dans le monde, des enquêtes exploratoires pour retrouver des gens, voir s'ils étaient vivants ou morts, voir ce qu\u2019ils avaient à dire.Ensuite, j'ai fait dix campagnes de tournage.Cetait comme faire dix films différents.|\u2019ai fait quatre campagnes en Pologne, l\u2019ai tourné en toutes saisons, l\u2019avais même pensé un moment l'intituler Les Quatre saisons de la mort.» L\u2019imagination au travail Il a interrogé des )uifs, survivants des camps de la mort, notamment l'un des coiffeurs chargés de couper les cheveux aux femmes dans l'antichambre de la chambre à gaz.Il a traqué quelques nazis dont il a recueilli les informations précises et précieuses sur l'organisation de ces camps.En Pologne, il a fait parler des paysans qui voyaient arriver les convois chargés de Juifs.«Ce film, résume-t-il, je l'ai fait avec ce que j'ai trouvé, c'est-à-dire avec des traces, des traces de traces et des traces de traces de traces.» Lanzmann manifeste une très grande discrétion quand on l'interroge sur les motivations qui l\u2019ont poussé a faire ce film.Pour répondre à cette question, trouve-t-il seulement à dire, il écrira un livre.«Si on veut créer, il ne faut pas se comprendre totalement.Si on est trop transparent à soi-mème.la création est impossible.Même aujourd\u2019hui, dans le film, il y a des choses qui me demeurent mystérieuses et opaques, des choses que j\u2019ai faites et que je ne m'explique pas ou que je m'explique mal, cette espèce de côté hallucinatoire précisément.» Il s'offusque quand on voit son film uniquement sous l'angle de l\u2019information.On sait depuis 40 ans que six millions de luifs sont morts dans les chambres à gaz.À son avis, on n\u2019avait pas besoin d\u2019un film de plus pour nous le rappeler.«La démarche de Shoah est une démarche philosophique, explique-t-il.File procède du singulier au singulier, du concret au concret.On tourne autour d'un centre absolu qui est la mort et qu'on ne peut pas montrer.Pourtant, moi, des gens m'ont écrit et m'ont dit : c'est lu première foi* que j'entends le cri d'un enfant dans une chambre à gai.Or.on ne voit pas de chambre à gaz et on ne voit pas d\u2019enfants.C'est l'imagination des gens qui travaille.» Une catharsis Il n\u2019aime guère non plus qu\u2019on lui dise que son film est bouleversant.Il a une sainte horreur de l\u2019émotion.C'est d'abord, selon lui, un film qui s\u2019adresse à l\u2019intelligence plus qu'au coeur.PAGE E16 E2\tLA\tPRESSE.\tMONTRÉAL,\tSAMEDI\t7\tJUIN\t1986\t\\ ~\t UTTÉRAÏUHE- '\t; AU PLAISIR DE LIRE OUVERT 7 JOURS JUSQU'À 21 HEURES Librairie Champigny inc.4474.rue Saint-Dénis Montréal (Que ) 844-2587 ClitiniiHünr UN JOUR OU L\u2019AUTRE I (\u2014] I ¦JCTWP- lLES COUTURE ¦TOMÉTRISTE enis.mown pTOWÉT^^ niG'OES G0UrES HEHfO*» - NErtOV\u2018M'fcsl m.RWF'ANIES Ezra Pound : le génie vêtu à la diable WM A un certain niveau appa-™ rail le génie, qui n'a rien à voir, chacun le sait, avec le talent.L'on se demande même si l'autre n'efface pas l'un, lorsque l'on songe à Ezra Pound.Il semble, en tout état de cause, que le talent de communiquer, panacée de notre siècle, l\u2019Américain JACQUES FOLCH- RIBAS collaboration spéciale s'en fichait comme des pommes de terre de son Idaho natal.Si bien qu\u2019on arrive à ce paradoxe absolu de reconnaître en lui le poète, le seul, l\u2019unique d'Amérique \u2014 en même temps que la parfaite abstraction de son oeuvre tout entière dirigée vers l\u2019inaccessible.Enténébrée par son génie.Qu'on me comprenne bien.Le.chroniqueur ne demande à per- sonne de lire Ezra Pound.C\u2019est à peine s'il conseille cette épreuve à quelques amis connus ou inconnus, comptés sur les doigts des deux mains, il refuse simplement de passer sous silence l'événement littéraire que sont les Cantos pour la première fois traduits en français par une équipe (ils se sont mis à cinq pour ce faire), et remarquablement, semble-t-il.Donc, les Cantos.Au début, vers 1915, Ezra Pound fixé provisoirement à Londres, entreprend un poème «qui inclura l\u2019Histoire».Soupçon premier que, lui aussi, voudra construire une cosmogonie, expliquer le monde par-dessus le temps, comme Hugo avec sa Légende des siècles, Dante avec sa Divine comédie.Ce sera en quelque sorte homérique et moderne, la forme sera très libre, vers irréguliers, prose mêlée, idéogrammes chinois s\u2019il le faut, plages de blanc à l\u2019intérieur du texte, asso- LA CHINE IMPÉRIALE ET SES TRÉSORS une exposition captivante MICHEL GUAY auteur de «La civilisation chinoise» donne deux conférences 1.La Chine impériale LE MERCREDI 11 JUIN À 19 h 30 2.Le langage des objets exposés LE JEUDI 12 JUIN À 19 h 30 Lieu:\tUniversité\tde\tMontréal Pavillon 3200, rue Jean-Brillant (une hôtesse vous y accueille) Frais: 10$ (une conférence) 15$ (deux conférences) Inscription sur place RENSEIGNEMENTS: 343-6090 PVHH Lfniversiie de Montréal Il H Faculté de l\u2019éducation permanente ciations d'idées, télescopages historiques.Ainsi naquirent et furent publiés trente chants, sous le titre « Ébauche de XXX Cantos».Ezra Pound, lui, passait d'Angleterre (ce qui signifiait Yeats, Ford, Eliot.) à Paris où il fréquentait Hcmmingway, Cocteau, les peintures et les sculpteurs du groupe Esprit nouveau (Gris, Le Corbusier, Barucusi).Et surtout Joyce, qu\u2019il fut le premier à publier.On a dit loyce, on a tout dit.Cette ignorance de la communication par le texte \u2014 voulue ou subie, qu\u2019importe, le fait est là \u2014 ce dédain du facile et ce monstrueux télescopage des références historiques, littéraires et linguistiques sont chez Joyce autant que chez Pound.Avec l'Américain, qui traduit les oeuvres des troubadours, pour lequel les civilisations d\u2019Oc, de Catalogne et de Provence, tout comme de Rome, de Grèce et de Chine ancienne n'ont pas de secrets, cela devient un feu d\u2019artifice.Il me parait sain de dire que, parfois, souvent, on n\u2019y comprend goutte.Alors se produit le phénomène du génie littéraire.L'indicible.Puisque c\u2019est indicible, je ne le dirai pas.La divine surprise, en somme.Le cosmos attrapé par la queue, maintenu de force et fouillé, fouillé, pour lui faire rendre des couleurs, des idées, des correspondances, des symboles, des rythmes et des mélodies \u2014 qui sont nous, l\u2019homme cacophonique et lyrique lorsque d\u2019aventure l\u2019art lui permet de délirer.g Jusque-là, tout va bien, disait celui qui tombait de l\u2019Empire ezra rouna State Building, en passant devant le cinquantième étage.Ezra Pound, fou de musique et de mots (c'est la même chose en son cas), comment aurait-il pu ne pas céder à la tentation politique?Restait à savoir les routes qu\u2019elle prendrait.LES BEST-SELLERS 1 L'Oeuvre de Dieu \u2014 la Part de Dieu John Irvlng 2 Le Partum Patrick Susklnd Fayard 3\tAccroche-toi à ton rêve\tBarbara Taylor-Bradford\tBelfond\t7 4\tRed Fox\tAnthony Hyde\tSeuil\t3 5\tPop Corn\tLouise Leblanc\tQuinze\t5 6\tLoft Story\tJean-Robert Sansfaçon\tQuinze\t5 7\tLa Civilisation chinoise\tMichel Guay\tL'Homme\t2 8\tL'Un est l'autre\tElisabeth Badinter\tJacob\t1 9\tLe Pacte Holcrott\tRobert Ludlum\tLaffont\t8 10\tUne créature de rêve\tP.Highsmith\tBoréal\t1 Les hstes ncu s sont fouies M'les ifrêmes savante s Bertrand.Champigny.Demarc.Ducharme.Flammanon.Cuenn.Hermes.Lemeac.Le Parchemin.Ratfm.Renaud-Bray.Sons i Lettres et René Martin (Johette) Deuxième partie: «Onze Cantos nouveaux.» Voici l'histoire des États-Unis, celle des débuts.Comme sujet d'inspiration, publiée en 1930.Pound s\u2019installe en Italie, y trouve un gite, une sorte de poste d'observation d'où, dit-il, «regarder la sottise de l'échec du monde».Son admiration pour Mussolini! Sa haine de l'usure (fléau de l\u2019humanité) qui lui inspire la troisième édition intitulée «La cinquième décade» en 1937! S\u2019ensuit, inexorablement, sa haine raciste et antisémite.Dérapage de la pensée?Passage du malin?Schizophrénie?Allez savoir.Mais la légende d'Ezra Pound, elle, se gonfle visiblement de scandale.Il parle à la radio de Rome et se fait le chantre du fascisme et du racisme, le guerrier de l\u2019anti-Amérique, l\u2019insulteur de Roosevelt et de Churchill (surtout de Churchill, qu\u2019il hait).En 1943, en pleine guerre, il est inculpé de trahison par les USA.En 1944, livré par les partisans italiens, il est interné dans un camp militaire, près de Pise, et enfermé durant trois semaines © vSwsWOU 0ES SOLUTIONS ^entretien .» nents Morin» G,ues couture ct èu\u201ete3 96 pa9e3 Deux façons rapides et efficaces de commander vos livres des Editions La Presse: 1.En composant de 285-6984 et en donnant votre numéro de carte VISA ou MASTERCARD.Ce service vous est offert du.lundi au vendredi de 9 h à 17 h et te samedi de 13 h à 17 h.2.En nous faisant parvenir le bon de commande ci-joint.dL BON DE COMMANDE Veuillez me (aire parvenir: (\t) exemplaire^) de «TOUT SUR LES LENTILLES DE CONTACT» au prix de 12,95$ chacun, plus 1 $ pour frais de poste el de manutention.Je suis abonnée) à LA PRESSE.Veuillez me (aire parvenir (\t) exemplaire*:;) de «TOUT SUR LES LENTILLES DE CONTACT» au prix de 10,35$ chacun, plus 1$ pour frais de poste et de manutention.No dabonné(e).IMPORTANT, Joignez a cette commande un chèque ou mandat payable aux Editions La Presse Ltee.Vous pouvez également utiliser votre carte de crédit comme mode de paiement.«f Lentilles de contact rigides?semi-rigides.souples?Quelle marque choisir?.À quel pnx ?Qui consulter.Quels examens subir?Et ensuite.-comment les entretenir.Quels produits s orocurer?Toute personnep^euse ^sBtrcua[ oSege.^onseàWU'eS ces questions.NOMBREUSES illustrations, SCHEMASET TABLEAUX.EN VENTE PARTOUT DE LA PRESSE: 20% DE RÉDUCTION .« ÿi ; À retourner aux:\t902 Éditions La Presse Ltée, 44, Salnt-Antolne Ouest Montréal (Québec) H2Y 1J5 NOM\t ADRESSE\t\t\t \t\t VILLE\t\t\t CODE\t\t POSTAL .TÉL.:.r?lniÛT\t(plus\t1\t$\tpour frais de u-juin l.J\tp05ie\tei\tae\tmanutention) dans une cage d\u2019acier, ouverte à tous les vents.Comme une bête.L'homme qui tombe a presque atteint le trottoir de la 5e Ave?nue.Pas tout à fait.l\u2019ai toujours pensé que Sha: kespeare ne pouvait pas écrire Othello et tuer par jalousie en même temps.Mais cela se discu* te, je l\u2019admets.Cela n\u2019a pas empêché Ezrâ Pound d\u2019écrire les «Cantos chi* nois», magnifique fresque de l'histoire chinoise durant 2500 années, ni les «Cantos 62 à 71 » qui reviennent au thème de la fondation de l\u2019Àmérique sous lé président Adams (que Pound vé1 nérait).Même en prison: il écrit les «Cantos pisans» qui lui vaudront le prix de poésie Bollin-ger.On le transporte en Amérfc que, il est jugé, déclaré irresponsable grâce à l'intervention dê ses amis littérateurs, et enferme dans un hôpital psychiatrique de Washington.Où il écrira d\u2019autres Cantos.J Pour finir, Ezra Pound a regagné l\u2019Italie, Paris, Londres, le® Etats-Unis.Il est mort à Venise en 1972 et enterré dans ce fameux cimetière, près de Stravinski qu\u2019il aimait.\t\u2022 Le parcours est terminé, cette fois.Méphisto devenu fou, â l'on préfère: ivre, a voulu participer à la tragédie qu'il dénonçait pourtant.Il a cru jusqu\u2019au bout qu\u2019il avait raison.Les Cantos sont un événement.L\u2019enfer.Le destin contré l\u2019homme.Et parfois, lus à hautç voix, comme le fait une de mes amies, quelques séquences votifc enlèvent au paradis, celui d£ Dante et de Confucius, qui n\u2018y croyaient guère.Un livre pour la fin du monde.Ezro Pound: LES CANTOS, traduction de Jacques Darras, Yves di Mamro, Philippe Mikriammos, Denis Roche François Saucey.Préface de Denis Roche.734 pages, Éditions Flammd-rion, Paris, 1986.M/CARDouVISA no.j_ _\tPrière\tde\tnoter\tque\tles\téchanges\tet\tles\tremboursements\tne\tsont\tpas\tacceptés, A Montréal, de pius en plus, les gens bouquinent le soir.Tôt ou tard.\ti RENAUD BRAY jusquà minuit! 7 soirs par semaine 5219, Côte-des-Nelges - 342-1515 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 7 JUIN 1986 E 3 JOSÉE YVON, POÈTE Au nom des petites LITTERATURE filles sans nom | josée Yvon a usé ses mini-™ jupes et ses shorts sur tellement de sièges de brasseries, de bars et de clubs de la Main ou d'ailleurs qu\u2019une véritable lé- Sende l'entoure.À la recherche \u2019amitiées, de chaleur, de ses Semblables.De mots, d\u2019images, de sensations qu\u2019elle n\u2019arréte pas de transcrire en textes haletants - «syncopés» dirait Lanctôt - sur des bouts de papiers disparates, enfin à l\u2019abri sur un coin de table, sur deux marches d\u2019escalier, pansant un oeil au beurre noir ou une cicatrice de couteau.JEAN-PAUL SOUtlE A force de gratter du papier, elle a déjà derrière elle une oeuvre considérable.Rencontrer josée Yvon à propos de son livre Maitresses-Cherokees, sorti récemment chez VLB et Le Castor Astral, c\u2019est être déjà en retard sur sa production.Son tout dernier ouvrage, c\u2019est Filles-Missi-les.paru aux Écrits des Forges.Et c'est le dixième.Bon titre, que ce Filles-Missi-les, dédié «aux petites filles dont on se souvient qu'elles n'ont pas de nom».Un titre qui ressemble à l'idée qu'on peut se faire de la poétesse.On pourrait imaginer qu\u2019il faut une tête chercheuse d'Exocet pour intercepter |osée, quelque part sur sa trajectoire.Au téléphone, pas de réponse.L\u2019appartement, dans le vieux quartier pauvre au sud du parc Lafontaine, près de la mythique rue Panet, sonne vide.Madame est sortie.La première piste plausible passe par le Carré.Un carré Saint-Louis ensoleillé, avec des gens couchés sur les pelouses déjà vertes.Un banc, deux bancs.Au troisième, le grand Yvan, tout de blanc vétu, son éternel petit foulard au cou, salue avec gentillesse, «losée Yvon?Tu vas la trouver au Bal!.» Le «Bal», sur Saint-Laurent, c\u2019est la taverne Balmoral, convertie en brasserie.Après les terrasses grecques de la rue Prince-Arthur, le Balmoral, c\u2019est un bout de la Main, la vraie, mais un peu perdu vers le nord.Plus au sud, le commerce chinois a dévoré les boites que fréquentaient jadis les amies de losée Yvon, les Filles-commandos bandées, les Travesties-kamika-ze, les Danseuses-mamelouk et les Gogo-boys.Même au coin de Sainte-Catherine et de la Main, le fast-food remplace les prostituées, et le Lodéo sera sans doute très bientôt une épicerie orientale sans que la morale y gagne grand-chose.Montréal change, et La chienne de l'hôtel Tropicana, si elle y revient, ne trouvera qu\u2019un triste restaurant Bar-B-Q.Les danseuses sont parties ailleurs, et comme ses héroines-amies, losée Yvon est encore une fois partie le long des rues, sur ses hauts talons peu stables.Josée Yvon Mais le contact est là, Céline, la copine de la vieille Casa.«Elle vient tout juste de téléphoner.Elle a oublié ce film.Il faut le lui envoyer par taxi.Elle l\u2019attend devant sa porte.» Les poétesses sont imprévisibles.losée Yvon est bien devant sa porte, assise sur les marches.En haut, le téléphone peut bien sonner, elle gratte son papier.Sa cuisse nue lui sert d\u2019ècritoire.Sans doute un poeme qui fera partie de son prochain recueil.«Ça va s\u2019appeler Laides-ota-ges.C\u2019est bien commencé, je vais faire au moins 500 pages!» Photo René Picord, LA PRESSE Et en riant de l\u2019impensable référence à la littérature bourgeoise, elle promet: «|e vais faire plus que Maryse!» Bien d\u2019accord pour une entrevue, losée.Prête à dire tout, à tout expliquer.Elle a même prépare quelques notes.«Maîtresse-Cherokee.c'est un prétexte romanesque.|c me sert des personnages pour passer un message.|e tiens beaucoup au message.L'écriture, c\u2019est comme ça».«Pourquoi toujours des titres a trait-d'union?C\u2019est parce que j'ai étudié l'allemand, et dans cette langue-là, tu colles les mots et ça donne un troisième sens, autre que le sens des deux mots collés.» Ses débuts dans l\u2019écriture, elle les a faits au collège.«Tous les ans.c'était moi qui écrivait la pièce jouée par les élèves à la fin de l'année».Elle a changé un peu de style, de vie aussi, et a commencé à publier ses poèmes en 1974.Son but, c'est transmettre le message des «filles sans nom».«l\u2019ai de très mauvaises fréquentations.Des danseuses, des junkies.C\u2019est à peu près les seules personnes qui m\u2019aiment.Tu sais, au lancement de mon livre, la salle en était pleine!» Elle exhibe son mollet: un superbe tigre qui sort de la jambe.En couleurs.Au jardin communautaire, ça lui attire des reflexions pas gentilles.«Les autres disent:«On donne des jardins a n'importe qui!».Moi, je ne répond pas.Depuis cinq ans, je cultive ce bout de jardin.|e suis bien, entre mes 24 plants de tomates et mes radis! Ça parait pas, mais j'ai beaucoup de succès avec mon jardin!».De là a passer inaperçue dans un environnement maraicher, avec des breloques multicolores, des talons hauts et un vaste chapeau de cow-boy en paille, c\u2019est autre chose.Avec les éditeurs aussi, ça fait quelques fois des vagues.Chez VLB, Lanctot doit toujours rà-cler ses fonds de tiroirs pour ar- river a publier scs poetes.Mais la losée, elle en écrit beaucoup, des poèmes.Alors elle en donne à un autre éditeur, comme les Écrits des Forges.Et au Salon du livre de Quebec, ça devait arriver: les stands des deux éditeurs se retrouvent en face l\u2019un de l\u2019autre.Commode pour losée, qui a peu à marcher pour aller signer ses deux livres.«Lanctot faisait semblant d'ètre fâché, mais tu sais comment il estL.Ç'est pas très sérieux!» Des notes qu\u2019elle avait prises en préparant notre entrevue, elle se depèche d'extraire quelques citations bien senties: « |\u2019en ai contre la médiocrité dans tout.Dans l'écriture, dans la' quotidienneté.Il faut avoir le courage de vivre ses préjugés!» En septembre, losée va aller en France.Ici, elle fait environ huit «lectures» par an.«C'est ce que permet le BS!» Elle aimerait faire des chansons.Pas en France.Elle n'aime pas Renaud, parce qu'il prononce «Tatcheur» le nom de Margaret Thatcher, qu'elle déteste de toute façon.Mais elle aimerait bien travailler avec un vrai musicien.NDLR- Reginald Martel est en vacances jusqu\u2019en août.En son absence, Jean-Claude Dussault présentera, a compter de samedi prochain, quelques oeuvres québécoises.Un «thriller» dans la meilleure veine, conjuguant qualité décriture et intrigue à rebondissements qui conduira le lecteur de Halifax et ses brumes à Leningrad, en passant par Washington, Paris.Comparé à Deighton, Graham Greene, Le Carré et Forsyth.Voici RED FOX.Dans le cadre de l'Année internationale de la paix SANT DARSHAN SINGH donnera deux causeries: PAIX ET UNITÉ DE L\u2019HOMME Mercredi 11 juin à 20 h Université de Montréal, 2900, boul.Édouard-Montpetit Vendredi 13 juin à 20 h Hôtel de Dorval, 6600, Côte-de-Liesse, St-Laurent Entrée libre, informations: 462-2369 ufa fêauquùt&ue St-'Dexud 3770, rue St-Denis, Montréal (prêt av.des Pins).799, av.du Mont-Royal Est, Montréal (Min rat St-Hnktrf) M E S ri AUTEURS PRÉFÉRÉS Jean-Paul Filion LE PREMIER CÔTÉ DU MONDE \u2022 Le récit bouleversant d'une enfance en milieu rural \u2014 un retour aux .sources écrit en toute simplicité.et; en toute vérité Un grand attache- -\u2022' ment aux choses de la vie .-Un ' \u2022 homme honnête peut-il sé vanter \u2022 d être à l'abri de son enfance?» 7.95S -gye-.j, Claude Jasmin MAMAN-PARIS.MAMAN-LA-FRANCE Un livre drôle, amysant Une sorte de guide' commode et hilarant pour ¦ tous ceux qui veulent visiter.'la \"mère-patrie ' et qui veulenfy retourner.7 95$ Suzanne Paradis UN AIGLE DANS LA BASSE-COUR \u201cEn prêtant son talent et sa générosité a une cause immense et peut-être perdue.Suzanne Paradis affirme une lois encore, mais en s'effacantelle-mème derrière l'horreur objective, sa foi dans la vie et dans l'amour.» .¦ Réginald Martel La Presse .7.95S Jacques Poulin LES GRANDES MARÉES-'¦Voilà le roman accompli d un êcri-' vair> doué qui devrait laire le bon- -heur de milliers dé lecteurs ».Sheila Fischman.The Montréal Star 6 95$ ' * .\u2022 ; Michel Tremblay THERESE ET PIERRETTE A L ECOLE DES SAINTS-ANGES ¦¦TENDRESSE l'amour de Tremblay pour le Plateau Mont-Royal lera de son roman un classique Michel Tremblay.\tMichel Tremblay LA GROSSE FEMME D A CÔTE\tTHERESE ET PIERRETTE A\tL ÉC0L EST ENCEINTE\tDES SAINTS-ANGES .\u2022\u2022Un livre drôle, émouvant vrai.\t\"TENDRESSE L'amour de\tTrembla Inattendu, qui éclaté comme te\tpour le Plateau Mont-Royal\tlera de printemps» ^\tson roman un classique » Jacques Godbôut Progrès Dimanche Alan Brown.The Gazette 7.95$\t7.95S JE LES Al EN POCHE/QUÉBEC EN VENTE CHEZ VOTRE LIB Ft AI R E DIFFUSION PROLOGUE .2975 Sartelon.Ville Saint-Laurent.QC H4R 1E6 \u2018 Téléphoné: (514) 332-5860 et 1.800 361,5751 r' E 4 La mort au centre de l\u2019oeuvre de Fernand Ouelletîe Suite de e i l îidi en novembre, une place importante au thème de la mort.I) y décrit le portrait d'une femme bouleversee par plusieurs deuils, d'abord celui de son amant, puis ceux de sa soeur et de sa mere.Lucie s'éprend de Paul, un ancien professeur d'université plus âge qu'elle, et vit avec lui une denture qui se répété chaque fin de semaine durant quatre ans.A la fin du roman, elle sacrifiera sa vie pour sauver du néant son premier amour, selon une démarché profondément spirituelle.; Le pere de Paul meurt aussi pendant le roman.La maladie dont il est atteint ressemble étrangement a celle qui emportera a son tour le pere de l'auteur.Celui-ci était pourtant en parfait état de santé au moment de la rédaction de l\u2019oeuvre.« le ne me doutais pas.raconte Kernand Ouellette d'un air surpris.que mon pere allait mourir.Ça mort a eie une epreuve pour moi.car je me sentais très près de lui.A mes yeux, il incarnait le seul pere.Cela m'empêchait d\u2019ailleurs de jouer pleinement mon rôle, auprès de mes trois enfantv Ce n'est qu\u2019après son âeces que j'ai réellement assume Cette responsabilité et que je me suis rapproche d'eux.» Poète de la iumière A la suite de son deces, l'auteur a rédigé «dans une même coulee».un recueil de 81 poe-mes sur la mort.«l'ai tente d'aborder la mort de quelqu'un, en l'occurence celle de mon pere et d'aller plus loin poétiquement.Le vrai travail poetique, c'est celui qui s\u2019attache a l'invisible et a l'indicible.Ce qui peut etre dit n'inte- resse pas la poésie.C'est sans doute ce qui fait la grosse différence avec le roman», explique-t-il.«Ecrire, c\u2019est aussi s\u2019accomplir.Depuis que j'ai écrit ce recueil de poemes, enchaine-t-il, je ne suis plus tout à fait le même homme qu'avant, l'ai parcouru un chemin que je n'avais pas fait plus tôt.a travers l'ecriiure».Le recueil, au titre fraiche-ment trouvé.Les heures, fera l'objet d\u2019une publication prochaine aux éditions françaises Champ Vallon, en collaboration avec les éditions de l'Hexagone, prestigieux lieu de rencontre de la poesie quebecoise.Des esquisses de solution A 55 ans, Fernand Ouellette.a déjà donne de nombreux ouvrages.dont trois romans.Mais il affirme sans hésitation être plus a l'aise et plus porte vers le genre poetique.Il est venu a récriture a l'age de 20 ans.alors qu'il nourissait une passion secrete envers une jeune fille, dont les heaux yeux inspiraient le poète qui sommeillait en lui.Pendant deux ans, tous les matins, il a voyagé dans le tramway en compagnie de celle a qui il n'osa jamais dire un seul mot.L'écrivain explique son incursion dans le roman du fait qu'il avait des choses complètement différentes a dire.«Le roman, dit-il.apporte des esquisses de solution a une crise intérieure.Il met en scene des êtres et des choses que l'on connait.C'est une synthese du réel immédiat transposé dans une situation romanesque.» Ses deux precedents romans ont été assez mal accueillis par la critique.Selon M.Ouellette.cette situation, vient du fait qu\u2019il comédie de:\tBKICAIRE et LASAYGUES mise en scène de:\tFRANÇOIS\tCARTIER\t\" scénographie de:\tCLAUDE\tFORTIN\tf .\t.\t.\t'\ta\ty\te\tc\t'\t.GUILDA* RÉJEAN LEFRANÇOIS - S eelairent une réalité commune.- La diversification des formes a $ plutôt, me semble-t-il, fait fuir Omnibus, dans « Le temps est au noir » une partie du public spécialise, qui avait des attentes précisés et qui a craint, a juste titre, de se faire avoir.Pour ma part, je dis que le mime, en 198b, c'est deux choses: premièrement, une technique, deuxièmement, un esprit.The Adaptors, les acteurs du Pool et d'Omnibus.Thomas Leabhart, Dulcinee Lan'gfelder, Steve Wasson et Corinne Soum pratiquent le mime corporel et n'ont aucune pudeur à s'avouer mimes, ils le sont.Ils ont maitri-se un savoir corporel très précis, encore plus codifié que ne l'est le ballet classique.F.t qu'on ne me dise pas qu'ils cessent d\"être mimes lorsqu'ils parlent: le mime n'est pas l'art du silence, mais un art du mouvement.Le silence est l'une des conditions dans laquelle il peut s'exercer \u2014 quand on fréquenté une ccole de mime, on n'y apprend pas a se taire, mais a bouger.Ils ont mai-trise une même technique et s'en sont servi a leur manière, pour dire ce qu\u2019ils avaient a dire, et qui était différent pour, chacun.L'esprit «mime»?Au XXe siècle.en Occident, on a cherché à ce que le corps reprenne ses droits, dans la «vraie vie» comme au théâtre, qui reposait auparavant tout entier sur le texte.En Orient, il ti'y a pas de mots différents pour danse et théâtre: il va de soi qu'un acteur de kabuki, de No japonais, de katha-kali indien, a été formé de façon a ne pas bouger comme dans la vie quotidienne.En Occident par contre, l'acteur a beau s'être forge une psychologie fictive de personnage, et, a la rigueur, une voix fictive, il a en scene son corps de tous les jours, toujours semblable a lui-même.Antonin Artaud, dans les années trente, a réclamé pour le corps de l\u2019acteur une place prépondérante au théâtre.Dans les années soixante.|erzy Grotowski, en Pologne, lulian Beck et son Living Théâtre, en Amérique, exaltaient le corps, chacun à leur façon, le premier, comme une machine à sanctifier l'acteur, le second, dans un mouvement d'affirmation épicurienne.Depuis quelque temps, alors même que la technologie envahit la scène, que l'acteur se confronte à l'image électronique, d\u2019innombrables praticiens de théâtre partent a la recherche du «corps fictif», en empruntant la voie d\u2019une technique comme le mime,corporel.ou en expérimentant des formes qu\u2019ils inventent selon les besoins de l\u2019oeuvre à créer.Au même moment, des chorégraphes quittent le monde de la danse pure pour faire signifier le corps des danseurs.Ils se rejoi- fi*»< JOUR et SOIR POUR TOUS de 3 a 77 ans : Ecole de Ballet Jazz Francine Gélinas iESSIONOgL Ote: \u2014Ballet Jazz Francine Gélinaé présente 20 ans Depuis 1966 Cours mixtes Cours offerts Possibilités de spectacles! \u2022 Pré-ballet \u2022 Ballet \u2022 Ballet jazz \u2022 Claquette \u2022 Flamenco \u2022 Gymnastique douce \u2022 Danse du ventre ou baladi \u2022 Diction et chant \u2022 Formation de mannequin \u2022 Danse moderne \u2022 Danse sociale\t \\rts I |»mir h- N|mi iniiu I piuii lr I lir.itr»- si Dm 1 (mur le M-lli-nis II i |iiiiu l.t < iiM'iiiathi*i|ii«' tlurlii-i «isi*.< .h u niIi iiii-iiiIiii-h ilisiMinilk'i's .m Sp.-i Irutii.rntrr lliliiMici ^lliliu I ut- (iIimUi lui 111.11 ,t « ni .iiin oi rr - IIII ClIlCIt couva ujhinic IliMf Jt*ucJi :i juillt'l 7 I MI S IllCdIf \\ \\t\u2018ntin*(li ! juilItM 1 u m r.111\\ nico ni: u ci 1 Samt'tlijuillt'l 1 .*.11 > ir.iu» - l'i.\u2019iiis_ t iiMiiM.iml l\u2019i-i lorttiaiix i* r| II.iiIh i ( .111.111.« |iti's\t1^\t-.11% < iiiiiiii.iiiil IV'iiiiiin.iMM'fl H.iiliiM .ui.idii pii-Mtnlfiil (uxerru hcxo i:t MKIII'C i.cGit wn u 11 1.1 m \\ \\ 1 i iiuiN 111 \\sn\\ nu.n 1 \\n \\f*iifln*(ii 1 juilli 1 .\u2022¦.IMI» \u2022\t\u2022\tI*\t*.M» ( Illl\\| I M jHVifiilr S.iinfili .*» juillt'l I^IaTlajÆIi MA \\ » CîHTI Jt u ( miru.M 1*111 11 ni 1.m 11.sm 1 nui Samt'tli 28 juin I.V.'.lls nutis iu:i \\io\\ Diiuant lit* 211 juin n> '.us (.liltin MI CCH.W IMI III/ f.Mllf» Ml I.I.K, l \\ III Lundi .10 juingïSGî^* in.rniî mims I III hl \\\\l II I « I Mil U I uni Mi'ivrrdi 2 juillt'l IIII Sl i\\CI » JiHidi juilIt.iOLr 17 .Vis OltlidOX g Vfndrt'di l jumT 17.Ml s rmois I IIICCCM I \\S oiiirn:r Samt'di .*» juillrl 14.VIS\t^ UffVl Cl.1171/M Mi lit S Vfndnuli 27 juin I.' *.I|S IlOVfl\u2019 1 m;\\ t mii n Samt'di 28 juin iu.;ns noam i:\\iinii i z Dimanrhc 20 juin U'Ils 711 McSIllW I.uiltli IIII juin IIJMIS .1 Ihl fil îltll \\lfit rt'tli 2 juillt'l I 4.ÏIIN licm: ( iinti i.i it .lundi .1 juillt'l 1 à ut u u w; IICSMtlttlS XiMiditidi I juillt'l lï.vis CCLIS M i ItS ÎCj Samt'di .\u2018î juillifl II, vis ' .inwsf' . juillet i.*,.hiv ii~.il,________ CBF-FM 11)0,7 présente iis ciiMiin* ni.n//.III Cl MON I I 11111*1 i wi iii s it \\IIIO llll l 1 hl l HS I lie,m e SI-Denis II 22I1IIO imu tvitiiM: tii.iivi: t ti \\m t: tsitn ViMllll iiii -' lllll* ni km: sh iîitxvh SI ISSI.(SSHI tu Ain i: ri i: riASAI.fl/ \u2022mn iai\\i:\\7 i'ui:hmai:m:\\/ I tlillll M V I l\\l.\\M)l l\\l.l.l I lllll,iiii lll* J!l |t1111 III o iioitu:n/(;ni:i;\\ (.0WDL.miLI \\Ci\\l.IIJIK I i iniiii .m min m;\\i s si i.m.ism Mi n nill - iilltifl lltd tente i t/oociiat: nWlALXHk 11)111 ll-lllli .1 jlllllfl ritio n imams/ ll\\ KKMENADE/ hi ipi:h l'AVS IIAS (VOS) rmo i itAsçais llinilASSA C ANADA (SHCI \\|.|l,ll,.li t imlli i ni iM i/rri: MAIIIO Hl'HCA I l M.ll.lll Ml Nliiii-ili i (iiillfi Jazz Beat présente l.i: covcoms ni: .i\\/,/, ni: \\io\\rnKAi.I lièâll'e St-Deilis II 171X10 iAinsi; m; u ciii.sm: I.ATIA HA.\\ll lundi 31) juin ./OU y li t 1,1.1 VI7YI.THIO Meirreili 2 juillet n u ni; n,t\\ci.n ii.i ivn.T Jeudi 3 juillel Il ll.ll i V ,MZ/ maïAitn Vendnrdi -1 juillel Mil.III tirs H 11,11 mm: Samedi ¦\"> juillet ( lll -IM 1(111,7 piTM'ille ,MZ/ SI II l.i: I H SI-Denis II\tUllilld .»#\u2022; i \\ m.u inzr o.i iirn/i Vendredi 27 juin ou i m:so%u samedi jk juin iii:h\\ uni i\u2019himi;ai SE\\n:r nimanelie 2!) juin , Axnmi ni i.iiiism: i:\\si;mhi,i; Uindi 30 juin 4MMII H IIUII/I mu II A A II Miirercdl 2 juillet ei mima: Jellfli J juillel ./mv iivissi;/ miiioslav virons Vendredi I juillet Il MIS UKLI'AMI IIJ I V /M s.nneili ,~i juillet_ l.i Cinémathèque Québécoise présente CRIislitZZ Inll0fl/2nll0ll/22lltlll ,1.1111 S iu:i.ui sin:nmi - Vendredi 27 juin lUAMHTKtl lllll JOEALBA.M, BAHHYIIAHHIS ET TIIEUIMOl S Mil Mi haniedi 2K juin mu m mis ni;.s AWÉES \u2022au ET 40 IJimanelie 29 juin IIAXCE HI.ACK AU EU It:A Uiudi 30 juin El.t.lXWItli S El Al \\ I.EOXAHO I I I l lll.il l\u2019iesenlé par Ijiüiiiard hMllier Vlnrdi t\" juillel TIIE SIIEI\u2019HEHH lll THE XIUHT l'IAICK Vlcrerrdi 2 juillet MISSISSIPPI Hl.l ES Jeudi a juillet Ht MORS Oh UUIHI : H Ht CE COt'KUt \u2019HX EU E Vrndn'di 4 juillet STEI E LAC.V: EU T THE HAXOHTAMI l'nrsenti* par IHiter llull Samedi 5 juillet MISTEHV MIS I EH H A Dinianehe H juillet f CÉLIBATAIRES ~\\ \u2022 Voui cherchei une olternohvc ou* dii,\tmfcJVÊL | pICCJ BAISER DE LA FÎMME ARAK^CE vi,\\V/l - Msiir OSCAR du meilleur hlm Etranger 6\tMEILLEUR\tFILM \u2014 F4m 4t Tmmm MEILLEUR FILM Fntml ém 4> îwmM MEILLU * FILM - 4t Itiuan * Î5™SM55 SHP ROBERT REDP0RD MERYLSTREEP tkP fG Bâfüt SU CATHEWmt 2M 2115 IDOIBY AU CREMAZIE) rff>.w mr^ CREMAZIE, VEN 8 00 SAM DIM 7 00, 5 00, 8 00 CHATEAUGUAY.VEN ET SAM 7 IJ DIM : 1 15 7 15 2e film aux Cine-Parci CRÉMAZIE MEILLEUR FILM \u2014\u2014 __________Fwt»*W èt Cfecif»_____.V GRAND fRIX DWÎR«ÉTATK)N FÉMININE GRAND «IX D1NTER«ÉTAT10N FÉMININE 1 L\u2019histoire Officielle toi BEtRI (en version fron i«CTOir8E & ?\\ v ^ >V \t''\t\t¦\u2014\t\t\u20141 \tUn Mm oui accents de la douceur giace ou ieu temoiquobie ae Louise\tL\tELYSÉE .35 MILTON 042 6053\t !\t\u2022\tBe'i'f'cr\tMGWtWG\t(BERlW) Sem 7:00 9:00 DiD'E*3 f AOpf ACTION FILM présent*»^ \\lfii *2\tla\tnn la nouvelle réalisation de COSTA-GAVRASl FANNY ARDANT JOHNNY HALLYDAY GUY MARCHAND yfe.L\u2019i Se/naines Version Française de: Wïttfeeâs 12:0S 2:20 4:3S é:S0 9:0S Sam Couche tard 11:20 Le PARISIEN J> 480 STE CATHERINE Q #68 3856 12:1S 2:30 4:4S 7:00 9:20 Sam Couche tard 1ï:3S Version anglaise au PALACE LOEWS 954 STE-CATHERINE O.861-7437 1:00 2:4S*4:30-6:15-«:00-9: 4S Sam Couche tard 11:30 Avec: Larissa Gouzéeva, Alice Frefndlikh, Nikita Mikhalkov » Scénario et réalisation: Eldar Riazanov Sam Dim t:50~*:25-7:00 9:30 Sem 7:00 9:30 l:00-2:«5-4:30-6:lS-b:00-9:4S Sam Couche-tard 11:30 !\t1:00\t3:05-5:10-7:15-9:20 Sam Couche-tard 11:25 VALERIE KAPRISKY CATHERINE IOURDAN 18 J APHR®D1TE VERSION ANGLAISE PALACE j© 698 STE-CATHERINE O.866-6991 12:30-2:20-4:1
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