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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1986-06-13, Collections de BAnQ.

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[" iNFORMUteS B NATIONALES LA PRESSE, MONTRÉAL.VENDREDI 13 JUIN 1986 DEUX ASSISTEES SOCIALES DÉNONCENT LES VÉRIFICATEURS ?« Il a décidé de faire mon budget» ?Son logement fouillé durant son absence ?Chèque coupé sur dénonciation sommaire m OU [-BEC \u2014 Les protesta-* tions des plus démunis contre les « boubous-macou-tes» vont en s'amplifiant.À Québec, une coalition de huit groupes populaires a dramatisé cette contestation, hier, en faisant témoigner deux assistées sociales \u2014 rendues anonymes par le port de cagoules \u2014 récemment visitées par les enquêteurs spéciaux de l'aide sociale.MARIO ROY de notre bureau de Québec L'une d'elles a raconté que les représentants du ministère de la Main-d\u2019oeuvreet de la Sécurité du revenu ont fouillé son logement en son absence.Et ce, après qu'elle eut été dénoncée par sa propriétaire comme vivant des fruits de la prostitution.« C'est complètement faux », a assuré la quadragénaire en sanglotant.« Mais j'ai quand même reçu une note me disant que je n'aurais plus droit à l'assistance sociale étant donné que j'avais des moyens de survie : il fallait que je m'organise avec ça ».a-t-elle ajoute.Elle a récupéré son droit aux prestations après avoir effectue des démarches « agressives » auprès du directeur du centre Travail-Québec.« Ça m'atteint bien gros physiquement tout ça.|e dors pas, ça me fait faire de l'angoisse », a conclu celle qui, hier, a pous* se la prudence jusqu'à éviter de ménager des ouvertures pour les yeux et la bouche dans la taie d'oreiller dissimulant son visage.L'autre témoin portant cagoule, une jeune femme, a narré la façon dont l'enquêteur « a décidé de faire mon budget puis de inc faire signer un papier comme de quoi j'arrivais avec l'argent qu'il me donnait.» Elle a conclu : « Depuis ce temps-là, je vis dans la crainte.Le téléphone sonne, c'est-tu eux autres ?Ca cogne à la porte, c'est-tu eux autres ?.».Dans les deux cas, les inscriptions aux dossiers ainsi que les motifs précis des visites sont invérifiables en raison de l\u2019anonymat dans lequel se sont confinées ces personnes.« par crainte de représailles ».a-t-on expliqué.Au Québec, 270 000 des 493 000 assistés sociaux de plus de 18 ans sont des femmes ; 79 000 d\u2019entre elles sont chefs de famille mono parentale.À celles-là \u2014 et aux autres \u2014 le Centre des femmes a conseillé de refuser l\u2019entrée à son domicile aux enquêteurs spéciaux ; et d\u2019insister pour que rendez-vous soit pris pour une entrevue avec ces agents aux bureaux mêmes du centre Travail-Québec.Ces groupes populaires \u2014 qui vont de la Maison des jeunes Saint-lcan-Baptiste au Regroupement des femmes sans emploi du nord de Quebec \u2014 contestent non seulement les modalités selon lesquelles les visites à domicile sont menées, mais le principe même de ces interventions.Tout comme le recours aux témoignages de tiers (voisins et autres) constituant une invitation directe à la délation.« Chaque bien acquis, la façon d'administrer son budget, la façon d\u2019utiliser son argent, ses choix de vie sont susceptibles d\u2019inspection, de semer le doute et de jouer en défaveur de l\u2019assisté social ».affirme le communiqué conjoint.Dans la foule bigarrée qui occupait les locaux du Centre des femmes de la basse-ville pour le temps de la conférence de presse, se trouvait aussi un personnage depuis longtemps passé au rang des célébrités dans la Vieille Capitale.Luc-André Godbout, le ramoneur des pauvres, a annoncé son intention de commencer un jeûne devant les bureaux de la Commission des droits de la personne, puis devant l\u2019édifice de la Cour suprême du Canada.« Il faut agir face a ça avant que tout le monde devienne malade, stressé.C\u2019est pire que l'apartheid ! » s\u2019est-il exclamé.Luc-André Godbout.le «ramoneur des pauvres de Québec».a tenu parole: il a planté sa tente en fin de journée en face de la Commission des droits de la personne, boulevard Charest.Il entend poursuivre sa grève de la faim jusqu\u2019à ce que le ministre de la Main-d\u2019oeuvre et de la Sécurité du revenu, Pierre Paradis, mette fin à l'opération des visites à domicile.UNE LOI ANTI-TABAC AUX GRIFFES «SYMBOLIQUES» Québec renonce à interdire la nicotine dans les autobus ga QUEBEC \u2014 Les fumeurs et ™ en même temps, voyageurs au long cours, peuvent.respirer.Québec a renoncé à prohiber la nicotine dans les autobus asurant des liaisons interurbaines.Le ministre de l\u2019Environnement, Clifford Lincoln, a en effet consenti à amender en ce sens son projet de loi consacré à la protection des non-fumeurs.MARIO ROY de notre bureau de Quebet D'autres articles \u2014 mineurs \u2014 de la proposition législative ont aussi été modifiés.Ainsi, on a mieux encadré la définition de « lieux de réunion » où les fumeurs seront personna non gra-ta.Et surtout, on a prévu que le ministère de l'Environnement devra inclure dans son rapport annuel un bilan de l'application de cette nouvelle législation.D'autre part, la « police de la nicotine » risque peu de pousser le Québec vers un régime totalitaire.Le ministre Lincoln a en effet admis que les amendes prévues par la loi ont avant tout valeur de symboles.« Ces sanctions sont obligatoires pour rendre la loi viable du point de vue juridique, mais en pratique, elles ne s\u2019appliquent pas parce que l'existence même de ces lois provoque un effet d'entrainement qui fait que les gens les observent.Dans cinq ans d'ici, on verra qu'il y aura eu très peu de cas ou des gens auront été traduits en cour », a commenté M.Lincoln.Par exemple, a-t-il illustré, aucune action judiciaire n\u2019a été en- treprise contre un fumeur dans la ville d\u2019Aylmer, où il existe pourtant des règlements de ce type depuis plus de onze ans.Il est toujours prévu que la Loi sur la protection des non-fu-meurs entrerait en vigueur le premier janvier 1987.Les autobus Quoi qu\u2019il en soit, l\u2019article 12 du projet de loi 84, déposé devant l\u2019Assemblée nationale le 14 mai dernier, prévoyait l\u2019interdiction totale de fumer dans « un autobus, une ambulance ou une voiture de métro ».Mais, au cours de l\u2019étude article par article de la proposition législative à laquelle on s\u2019est livré cette semaine en commission parlementaire, le ministre a révisé ses positions après que le député péquiste de Terrebonne, Yves Biais, l'eut accusé de défendre un « projet de loi anti-auto-bus! » On sait que l'article 13 du projet de loi ne fait pas la même obligation aux opérateurs de trains et de traversiers, qui doit simplement mettre 50 p.cent des sièges a la disposition des non-fumeurs.Dans une lettre adressée au ministre, Romain Girard, directeur de l'Association des propriétaires d'autobus, avait de son côté souligné que la ségrégation des sièges (fumeurs et non-fumeurs) constitue une solution pratique et satisfaisante pour tous.Bref, la nouvelle version du projet de loi veut que les opérateurs d'autobus assurant des liaisons interurbaines doivent con- Clifford Lincoln sacrer 70 p.cent de l'espace disponible aux non-fumeurs.À partir du premier janvier 1989, il sera interdit de fumer dans ces mêmes autobus lorsque la distance à parcourir sera de moins de 300 kilomètres; et la réglé du 70 p.cent prévaudra pour les trajets plus longs.L'interdiction demeure totale dans les autobus urbains, aéroportuaires, ou réservés au transport des écoliers et des handicapés.Les autobus nolisés échappent à toute obligation.De fastidieux travaux Au début des travaux de la commission, les critiques pe-quistes ont tenté d'amener le gouvernement à ouvrir le forum a toute une série d\u2019intervenants.Le député Bluis a nommément réclamé l'audition de témoignages des propriétaires d\u2019autobus, de l'Union des municipalités, du Syndicat des fonctionnaires du gouvernement du Québec, de l\u2019industrie du tabac et du mouvement Cig-Arrét.Les libéraux, le ministre Lincoln en tête, ont refusé de se compromettre dans un tel processus de consultation.Ce refus a provoqué de l'autre côté de la table, une longue série d\u2019interventions \u2014 à certains moments plus ou moins farfelues \u2014 destinées à retarder la marche des travaux.Néammoins, l'opposition officielle a pu exprimer ses réserves sur le projet de loi 84 qui, selon elle: \u2014 ne prévoit aucune restriction sur la publicité des produits du tabac, particulièrement dommageable en ce sens qu'elle risque d'attirer les enfants et les a-dolescents vers le tabagisme; \u2014 fera proliférer une myriade de règlements plus ou moins cohérents dans les I 500 municipalités et les centaines d'institutions dorénavant habilitées a légiférer en cette matière; \u2014 ne suggère ni ne prévoit aucune solution de rechange pour l'industrie du tabc, qui emploie des centaines de travailleurs au Québec.Il est vrai que le député Biais a en outre reproche au projet de loi de «décider que les gens pourront fumer à satiété dans certains lieux: les gens pourront s'emboucancr comme des jambons!.» LE PROJET BAIE JAMES II Bourassa disposé à associer les Américains à des filiales d\u2019Hydro h LOWELL \u2014 Le premier mi-* nistre Bourassa nccarte pas la possibilité d'offrir aux Etats de la côte-est américaine de s'associer financièrement a Hydro-Québec pour créer des filiales chargées de la réalisation de la phase 11 de la Baie lames.YVON LABERGE envoyé spécial de LA PRESSE À l'issue de la première journée des travaux de la 14\" conférence annuelle des gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre et des premiers ministres de l'est du Canada reunis au Massachusetts, M.Bourassa a explique que cette participation serait, il va de soi.minoritaire.« On a pensé à des formules L\u2019amnistie des illégaux: la « guillotine » tombe h QUÉBEC \u2014 Le projet de ™ loi 58.qui ouvre les portes de l'école unglaise à quelque 2 000 enfants qui y sont déjà illégalement, ne sera pas discuté en commission parlementaire.La « guillotine » est tombée hier sur ces discussions qui n\u2019en étaient, après 26 heures, qu\u2019au premier des 12 articles du projet.GILBERT BRUNET de notre bureau de Québe< Constatant le « manque évident de bonne foi » de l\u2019opposition et l'accumulation de « motions dilatoires pour écouler le temps », M.Michel Gratton, leader du gouvernement, a présenté hier midi une motion de clôture des travaux de cette commission.Le débat sur ce « bâillon », comme le dit toujours l'opposition qui se le fait imposer, s'est poursuivi tard hier soir, l\u2019opposition ayant décidé que les 23 membres de son groupe parlementaire prendraient la parole pendant les 10 minutes prévues par le règlement.En présentant sa motion de clôture, M.Gratton a dit son « ambivalence » : regret de devoir recourir à cette mesure exceptionnelle, et fierté que cela permette l'adoption d\u2019une mesure « humaine et urgente » comme le projet de loi 58.Le premier à riposter, M.Guy Chevrette, leader de l\u2019opposition, a affirmé qu\u2019il s'agissait d\u2019un « bel exemple de l'intolérance et de l\u2019arrogance » de ce gouvernement.Plus que sur une défense de l\u2019intégralité de la Loi 101, comme le Parti québécois le fait depuis la présentation du projet de loi, c'est sur « la légendaire infaillibilité » de M.Claude Ryan, ministre de l'Education et ex-directeur du Devoir, que M.Chevrette a fait porter sa critique.C'est le même homme, a dit M.Chevrette, qui dénonçait dans son journal la clôture des débats sur la Loi 101, après 200 heures.Et c\u2019est le même député d'Argenteuil qui dénonçait la clôture sur la réforme des commissions scolaires, après 160 heures de débats.C'est au « refus systématique de ce gouvernement à consulter qui que ce soit » que M.Che- vrette s'en prend.Et singulièrement au refus de M.Ryan d'entendre ceux qui ne partagent pas « SA » solution au problème des élèves illégaux qui n'a de cesse depuis neuf ans.M.Ryan, parrain du projet dit « d'amnistie », a quant à lui repris la synthèse qu\u2019il répète depuis des semaines : un geste précis, qui répond a un problème précis, qui n'a pas l'ampleur que le « discours nationaliste » du PQ voudrait lui donner ; un geste humanitaire, qui régularise le statut d'enfants qui n\u2019ont commis aucun crime ; un geste courageux, dans un dossier que le gouvernement précédent a laissé pourrir ; un geste qui contribuera au respect de la Charte de la langue française puisque le projet « a des dents » pour empêcher que la situation des illégaux ne se répète dans l\u2019avenir.Sur la motion de clôture, M.Ryan affirme que l'opposition a eu, en 26 heures, « tout le loisir de dire ce qu'elle avait à dire mais a choisi de ne pas dire ».La démocratie ayant été respectée, a conclu M.Ryan, il est temps que la décision s'exerce.dans lesquelles les Etats américains de la côte-est pourraient s\u2019associer dans une filiale d'Hy-dro-Québec dans une proportion minoritaire », a confié hier le premier ministre aux journalistes québécois qui l\u2019accompagnent aux Etats-Unis.Il estime même que si c\u2019est tout ce qui manque au Québec pour obtenir des contrats d'exportation d\u2019energie ferme, cette participation pourrait atteindre 25 p.cent du capital-action de la ou des filiales qu'Hydro-Québec créeraient pour mener son projet à bon port.S'il reconnaît ne pas en avoir discuté encore avec les gouverneurs des États de la côte-est amércaine, il ne cache pas que cette hypothèse est à l\u2019avantage des parties en cause.Dans un premier temps, a-t-il expliqué, une telle formule assure à Hydro-Québec le contrôle du projet et.ajoute-t-il, « ça peut nous aider dans le financement et on a les revenus et on crée des emplois ici ».Cependant que du côte américain, la formule est de nature à les rassurer quant à la fiabilité de la source d'approvisionnement en électricité.Bien sur.si les Américains investissent dans une filiale d'Hy-dro-Québec avec les risques que cela peut comporter, il est tout à fait normal, dans l'esprit du premier ministre, qu'ils aient droit aux profits que réaliserait cette filiale sur les 20 ou 25 ans de son existence légale.Cela, promet-il, sans porter atteinte ni diluer la propriété à cent p.cent québécoise d'Hydro-Québec comme institution nationale.On sait qu'Hydro-Ouebec négocie présentement un semblable partenariat avec Hydro-On-tario pour la réalisation des travaux du harnachement de la rivière Grande Baleine, située juste au nord du complexe hydro électrique de la rivière La Grande.« Mon défi, comme vendeur, a dit M.Bourassa, c\u2019est de leur dire que nous allons respecter notre contrat.S\u2019ils veulent une double assurance, je suis prêt a leur offrir une participation minoritaire dans des filiales chargées de réaliser le projet ».Et cela vaut tout autant pour l'Ontario, les États de la Nouvel-le-Angleterre, l\u2019État de New-York que pour ceux du Mid Atlantic (New-|ersey, Maryland, notamment.) La N.-É.et T.-N.veulent aussi exporter leur énergie ¦| LOWELL \u2014 À leur tour, la ™ Nouvelle-Ecosse et Terre-Neuve sont intéressées à exporter de leurs énergies vers les États de la Nouvelle-Angleterre.Pour sa part, le premier ministre néo-écossais |ohn Buchanan offre de fournir quelque 600 mégawatts d\u2019éléctricité dès 1994 et davantage par la suite, cependant que son homologue terre-neuvien Brian Peckford, en plus de l'électricité du Labrador, du pétrole et du gaz pour actionner les centrales thermiques américaines.C'est du moins ce qu'ils ont fait savoir hier à la I41' conférence annuelle des gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre et des premiers ministres de l'est du Canada, mais cela ne refroidit nullement l\u2019enthousiasme du premier ministre Robert Bourassa qui, lui, veut toujours vendre quelque 12 000 mégawatts d\u2019électricité à nos voisins du sud.D\u2019abord, a expliqué M.Bourassa, la Nouvelle-Ecosse propose de vendre 600 mégawatts produits par des centrales au charbon et le Québec un potentiel de 12 000 produits par des centrales hydrauliques non-polluantes.Ensuite, Terre-Neuve ne peut exporter vers les États-Unis le pctrole et le gaz que ne lui fournit pas encore Ibernia, cette immense réserve située dans l\u2019At-lantique.De plus, ajoute le premier ministre du Quebec, la Nouvelle-Ecosse propose d\u2019acheminer son électricité vers la Nouvelle-An-glettere via des lignes de transmission passant sous la Baie de Eundy pour transiter par le Nou-veau-Brunswick.M.Buchanan estime que l\u2019installation de ces lignes sous-marines est réalisable et que des études le prouvent.De son côté, M.Bourassa a expliqué que cette technique n\u2019est toujours pas au point.Et si elle l'était, les coûts de transport rendraient le prix de l\u2019électricité néo-écossaise hors de prix.M.Bourassa explique cela du fait que pour afficher des prix compétitifs, la Nouvelle-Écosse devrait exporter quelque 1 500 mégawatts vers la Nouvelle-An-gleterre, ce que cette province maritime ne peut faire présentement, ni dans dix ans.Interrogé à l\u2019issue des travaux de cette première journée de la 14l conférence annuelle des gouverneurs et des premirs ministres, M.Bourassa s\u2019est dit assuré plus que jamais que son projet de phase II de la Baie lames avance dans la bonne direction.Comme preuve à cela, il explique que la hausse prévue du prix du petrole joue en faveur de son projet et que les craintes toujours grandissantes des Américains de l'est envers les pluies acides et les centrales nucléaires forceront peut-être l'achat massive de l'énergie venue du nord.De plus, estime-t-il, la demande en énergie des États de la Nou-velle-Angleterre est à la hausse, et le gouverneur du New Hamp-shire, M.|ohn Sununu, a tendance à lui donner raison.« |e suis plus confiant qu\u2019il y a trois mois, alors que le prix du pétrole diminuait et qu'on se demandait s\u2019il n'y aurait pas une baisse d\u2019intérét pour l\u2019électricité produite au Québec », a-t-il confié.Ne manquez pas demain dans ¦a presse L\u2019Association des détail^nts indépendants du Québec, groupe plus de 2500 éPic'ers s^ermarchè, avec ou qui vont du petit dépanneur\t&\t,0urs\tintôréts S .écoute dos consomma- teurs.\t\u2014- B 2 IA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 1 3 JUIN 1986 EDITORIAL PAUL DESMARAIS président du conseil d'odministration ROGER D.LANDRY président et éditeur MICHEL ROY éditeur adjoint *\u2022 CLAUDE GRAVEl directeur de I mformohoo JEAN-GUY DUBUC cditocialute en iW Le fol amour de mère Teresa Cette petite femme de 76 ans, infime, enrobée de blanc et bleu, aux yeux brillants et au sourire constant, qu'a-t-elle donc pour autant seduire les gens?Car les Montréalais ont été séduits.Du moins ceux qui avaient la chance d être invités au Dejeuner de la prière et de l'amitié des chefs de file de Montréal.Plus de 1500 d'entre eux ont même voulu se rendre à la cathedrale à six heures et demie tout simplement pour prier avec elle.Et 2200 personnes ont payé $25 pour dé|euner d'un croissant et d un café et l'entendre parler à la foule remplissant les salles d'un hôtel.Pourquoi donc7 Mère Teresa n'a qu'un sujet de discours, de prière ou d'action, c'est l'amour.Et elle sait de quoi elle parle.Il faut aimer follement pour consacrer sa vie à ramasser les mourants qui traînent dans les rues de Calcutta et les amener dans sa maison tout simplement pour leur permettre de mourir dignement, comme une vraie personne humaine.Il faut follement aimer la vie pour l'honorer et la vénérer de cette façon jusqu'à son dernier souffle.C'est pourquoi elle peut, avec immense autorité, dénoncer l'avortement: avec un tel respect de la vie, avec un tel respect des derniers moments, elle ne peut que passionnément défendre les tout premiers instants.Pour bien parler de vie, il faut savoir donner la sienne; pour bien parler d amour, il faut savoir aimer de tout son être.Les gens reconnaissent les discours vrais; ils les cherchent.Hier, ils en ont entendu un très beau et très grand.Jean-Guy DUBUC Échec des « sages » du Commonwealïh L échec des «sages» du Commonwealth, partis il y a six mois a la recherche d une solution négociée pour I Afrique du Sud, pourrait bien marquer un tournant décisif dans l évolution de la situation dans ce malheureux pays.Le groupe avait ete constitué en octobre dernier, à Nassau, dans la pensée qu un effort soutenu en vue du rapprochement des communautés ennemies offrait encore des chances d'éviter le pire.Or, le rapport des sept membres du groupe sur I état de la mission est extrêmement pessimiste.L'espoir reste mince que puisse être évité un bain de sang.Le pronostic fixe a des milliers de morts, pendant une guerre civile qui pourrait durer 15 ans, le prix à payer pour le règlement de la question sud-africaine.Le verdict des sages du Commonwealth est d'autant plus affligeant qu il emane de personnalités de haute qualité et qu'il signe la fin d'un espoir, l\u2019espoir que le gouvernement Botha s éveille enfin aux réalités.À quoi bon offrir ses bons offices, si ces bons offices ne sont pas désirés et n ont aucune chance d aboutir7 Un constat: le gouvernement de Pretoria ne veut rien entendre.On croyait savoir depuis un certain temps que le président Botha lui-mème restait insensible aux objurgations des milieux d affaires, qui, plus lucides que les hommes au pouvoir, demandaient un changement radical d'orientation et I application de mesures propres a mettre fin à l'antagonisme racial.Mais la prospection des sages a, au cours des six mois écoules, revele.chez Boréal Express.REVUE DE PRESSE' La privatisation de la télévision française La reforme de l\u2019audiovisuel et en particulier la privatisation de l'une des trois chaînes de la télévision française continuent d\u2019alimenter les polémiques dans la presse parisienne.Pour Liberation (indépendant de gauche), il s\u2019agit d\u2019une véritable révolution: «La dénationali- \u2022 sation de TFI est une vraie révolution.Par contrecoups successifs, c\u2019est tout le paysage audiovisuel du pays qui risque de changer.Quel va-t-il advenir de la qualité et du volume de la production?Quel avenir pour An-tennc-2, aux ressources rendues incertaines, et privée (si l\u2019on peut dire) de la saine émulation d\u2019une autre chaîne publique de grande audience?Ne faut-il pas s'alarmer dès maintenant d'une excessive concentration de groupes multimédia par ailleurs si soucieux de la protection de leurs activités industrielles protéifor-mes?Les barristes commencent à s\u2019en émouvoir.On rétorquera que chaque fois que les choses bougent, les questions frileuses a- bondent.Encore faudrait-il que l'on soit convaincu de l\u2019enjeu historique d\u2019une telle opération.À un tel degré de non-urgence et à un tel niveau d\u2019obstination idéologique, on finit par se dire que le ministre \u201copérateur\" doit être sacrément indispensable pour que le \u201c Pinay-Pompidolisme \u201d ambiant se laisse ainsi entraîner dans une aussi dangereuse récréation.» Pour L'Humanité (communiste), cette loi est un «mauvais coup».«Aux horizons de ce \u201cpaysage audiovisuel\" que nous promet Jacques Chirac, on n'aperçoit que des chaînes liées aux financiers, aux multinationales, ou au parti qui gère les affaires de l\u2019Etat pour le compte des privilégiés.On ne voit que mauvais coups contre ce qui devrait être de formidables moyens de connaissances, d\u2019informations, de culture.On n'y distingue que de nouvelles agressions contre l'emploi, contre les salaires.Cette conception de la \"liberté\", vieille comme le capitalisme, va serrer encore plus fort le bâillon de la discrimination, de l\u2019intolérance.La douloureuse expérience de nos voisins nous en montre les dégâts.» «Tout cela, ajoute L'Humanitc, au moment où les nouveaux moyens de communication offrent d\u2019immenses possibilités.Au moment où ils pourraient faire accomplir un bond formidable à la démocratie.C\u2019est de cette ré-volution-là que la France a besoin pour mettre fin à l'intolérance, à la discrimination.Pour assurer le pluralisme, le respect de toutes les opinions, Chirac donne l'artillerie lourde.Mais que les usagers, les salariés, tous ceux qui sont visés, se rassemblent et ils peuvent faire reculer le parti de l'argent.» Pour Le Figaro (droite), la télévision doit être «indépendante du pouvoir en place»: «Dans un premier temps, toute la question est de savoir si l'on veut ou non sortir de la fiction érigée en système.Depuis que la télévision existe, la fiction a toujours consisté à faire croire qu\u2019elle était indépendante du pouvoir en place.Rien n\u2019était plus faux et r;içn n'indique que les choses aient changé depuis cinq ans.(.) Dès lors, ou bien on entretient l\u2019hypocrisie en se donnant l\u2019air de multiplier les garanties de droit, ou bien on sort de l\u2019hypocrisie en sortant du giron .(Je l\u2019Etat.Le pouvoir socialiste a choisi la première voie.En créant la Haute Autorité de l\u2019audiovisuel, il a voulu faire croire qu'entre lui-mème et la télévision ,urip instance neutre assurerait l\u2019indépendance de la seconde.L\u2019ennui est que tous les membres de la Haute Autorité étaient eux-me-mes nommés par.le pouvQjrpo-litiquc.Le gouvernement veut balayer ce faux-semblant.La nouvelle commission de la communication et des libertés qu\u2019il va mettre en place comportera neuf membres, dont trois seulement feront l\u2019objet d\u2019une nomination \"politique\u201d.Minorité,acceptable, mais minorité tout de même.La nouveauté est là.\" Agence France-Pfft&e UN ffîMNieMenk ça N&SFF/hT pfe suR\tPudUQue .JÜB i\ta\t* 'ivcdeeeiieç VfJB PoQXEù DF SofrjE : | we-j / un deHAHeneNr, MiNf'STé&eC', Cesr Sûüt/tfJT péi/'C# T, T'Stiis i/£o* (Tous droits réservés) Reprise du 3 mors 1 984 B IA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 13 JUIN 1986 TRIBUNE B 3 LIBRE Le courrier trois jours par semaine Voici mes impressions concernant le nouveau rythme de distribution du courrier à domicile dont il a été question dans LA PRESSE ainsi que dans plusieurs journaux et pour lequel Mme Ca-role lacques, députée du comté fédéral de Montréal-Mercier a pris position, endossant l'idee d\u2019une distribution du courrier trois jours par semaine.Lorsque vous prenez partie pour je concept de la livraison du courrier a domicile trois jours semaine, vous avez bien raison, à première vue, de croire que les citoyens auront effectivement un service, bien que boiteux.C\u2019est également vrai que la Société canadienne des postes ferait des économies, car en plus de «couper» du temps, elle coupera des «postes».Ce dont vous ne faites pas mention, c\u2019est que ces réductions auront comme conséquence d\u2019augmenter d\u2019un seul coup du tiers les travailleurs qui deviendront de toute évidence des bénéficiaires potentiels à l\u2019assurance-chomage et au bien-être dit «social», lesquels bénéficiaires, ex-facteurs, la société devra bien supporter a même les deniers des contribuables.Que vous apportiez vos appuis publiquement a cette solution, m'inquiète.N'ètes-vous pas censée véhiculer le discours du gouvernement que vous représentez et que nous avons élu parce qu'il clamait bien haut son effort a la création d'emplois, ce qui laissait supposer, bien sur, le respect des emplois déjà existants.À mon avis, votre propagande risque d'aller à rencontre de ce mandat lorsque vous endossez officiellement une diminution de services au public sachant très bien que vous réaliserez finalement des économies sur le dos des travailleurs, lesquels, je vous le Il semble qu'un projet de loi concernant l\u2019avenir de tout le service postal soit en cours et qu'il serait question, selon un ou des articles dudit projet de loi, de réduire le nombre hebdomadaire de jours ouvrables des bureaux de poste et du service postal de cinq jours a trois ou quatre jours.Etant donné l'importance que prend et continue de détenir le service postal dans la vie de l\u2019économie canadienne dans tous ses secteurs et dans la vie individuelle des citoyens, je m'interroge sur le sens des responsabilités de ceux qui ne verraient que d\u2019un bon oeil une telle réduction du service postal.Veut-on surtout se dégager d\u2019un souci administratif?Veut-on combler le déficit de l\u2019administration de notre pays?Avec quoi?Ln voulant regler un problème de cette façon, on en crée un autre qui risque de mettre en danger la vitalité de notre économie qui bâille de plus en plus.rappelle, la société devra bien supporter tôt ou tard.À choisir entre deux maux, c'est-a-dire la boite groupe ou le service trois jours semaine, j\u2019opterais pour la boite groupe car elle permet d\u2019assurer la livraison quotidienne aux résidants des nouveaux quartiers tout en augmentant légèrement la main-d'oeuvre ce qui, par le fait même, protégerait le bassin d\u2019emplois.Cette solution stopperait le mouvement du gouvernement qui a deja tendance a vouloir couper dans les postes actuels tant du coté des facteurs que dans celui des cadres.Le public ainsi que vous-même.Madame, auriez plutôt intérêt a defendre le droit acquis du service quotidien de la livraison postale.Pour ma part, je continue de privilégier cette option car elle ne pénalisé ni ne discrimine les résidants des nouveaux quartiers versus ceux des anciens quartiers et quelle agit comme un frein à la rétrocession des droits acquis.|e serais porté à croire que les solutions devront plutôt venir de l'intérieur et que les employés, le syndicat et le patronat devront s\u2019asseoir ensemble à une table de concertation afin de préserver les effectifs ainsi que les avantages actuels et donner un service auquel le public est en droit de s'attendre, c'est-à-dire un service qui rend justice a tous.Pour ce faire, il faudra penser et agir avec une créativité nouvelle et s'attendre a quelques sacrifices de part et d'autre tant du public que du ministere des Postes et ce dans une perspective du «bien» collectif.Serge TAPIN facteur succursale d\u2019Anjou l'aurais une suggestion a faire au ministre responsable de Postes Canada.Que soit crée un service postal, privé ou public, distinct du service postal actuel.On pourrait ainsi embaucher du personnel chez les chômeurs ou chez la main-d\u2019oeuvre potentielle inquiété de ne pas se procurer un emploi.En implantant la concurrence, on favoriserait un meilleur travail de la part de chacun des services postaux, en améliorant la qualité du travail ainsi que la quantité.De plus, le travail aurait des chances d\u2019etre mieux distribué, car la concurrence stimulerait l'efficacite de chaque société des postes.En tout cas, le courrier postal est un service trop important dans la vie des Canadiens pour qu'on reduise le nombre des jours en opération.L'economie canadienne entiere y risquerait trop.Denis LAPLANTE loliette La protection du saumon Lettre ouverte à M.Yvon Picot-te, ministre du Loisir, de la Chasse et de la Pèche.\u2022 Depuis plusieurs années, l\u2019opinion publique tend à se tourner vers la protection de l'environnement et des richesses naturelles qui sont notre héritage et celui des générations à venir.|e voudrais ici vous entretenir de la protection du saumon de la rivière Natashquan qui nous tient à coeur.Cette rivière à la limite de la moyenne et de la Basse Côte-Nord du fleuve Saint-Laurent, au nord de l'île d\u2019Anticosti, accueille comme vous le savez certainement quelque 30 à 40 mille saumons de cinq espèces différentes.Votre ministère.Monsieur le Ministre, a injecté près de $400000 depuis 1984 dans le développement de la pêche sportive et la protection du saumon de l\u2019Atlantique (Salmo salar), dans la rivière Natashquan.Ce que j\u2019aimerais que vous nous expliquiez, Monsieur le Ministre, c\u2019est comment il se fait et selon quelle logique, un même ministère peut-il investir de telles sommes dans une espèce menacée de toute part et, en même temps, délivrer plusieurs permis de peche commerciale à l\u2019embouchure de la même rivière?|e vous prie d\u2019excuser mon impertinence, Monsieur le Ministre, ainsi que ma crédulité qui me fait croire que vous répondrez à ma lettre.Robert HENRI Natashquan Arbres abattus inutilement M.Yvon Lamarre Président du Comité exécutif Ville de Montréal Il y a quelques semaines, un citoyen de la rue Garnier de mon district électoral, se plaignait du fait que l\u2019un de ses voisins avait fait abattre l\u2019un des beaux arbres de la rue.Cet événement tragique découlait d\u2019une recommandation d'un contracteur engage par le voisin en question.Ce contracteur affirmait que le tuyau reliant les egouts de la Ville à ceux du voisin avait été bloquée par les racines de l'arbre abattu et que la disparition de cet arbre réglerait d'une façon définitive les problèmes du voisin.Ce n'est pas la première fois que des propriétaires de mon quartier attribuent leurs problèmes degout aux arbres avoisi-nants.lusqu'ici ces arbres se trouvaient sur le terrain de la Ville.Dans ce cas, les responsables des travaux publics ou du lardin botanique réussissaient a persuader les propriétaires que les arbres n\u2019étaient pas la cause des problèmes et que les racines ne peuvent pas pénétrer dans un tuyau d égoût en bon état.Cependant, quand l'arbre est situé sur un terrain privé, il est impossible pour la Ville d\u2019intervenir.Les propriétaires peuvent donc prendre la décision d'abattre des arbres en bon état à partir de fausses informations.C\u2019est pourquoi, il est important que l'administration municipale informe les propriétaires de Montréal afin de les inciter a conserver leurs arbres.Ceci pourrait être fait cette année par une campagne auprès des médias.Celle-ci pourrait être coordonnée par les responsables du (ardin botanique.André CARDINAL Plateau Mont-Royal Environnement égale qualité |e lis dans la brochure «Cet été, le Québec» la chronique décrivant le Bas-Saint-Laurent : «ses panoramas uniques, dans cette superbe région peuplée de manoirs anciens, ses villages vieux de 300 ans.où chaque tournant de route vous fait découvrir un coin de pays toujours plus attachant».Eh bien, les touristes auront une mauvaise surprise dans une courbe de la rue Principale, a L'Islet-sur-Mer, si le conseil de ville de la municipalité ferme les yeux sur l\u2019érection d'une roulotte à patates, juste en face de la plus ancienne maison de la place et ce, dans un rayon de 500 pieds de la chapelle des marins.Cette rue qui longe la mer est bordee de belles maisons, bien entretenues, qui dénotent la fierté de leurs occupants.Je visite, tous les ans, celte villette char- mante ou mes ancêtres Clair-lloude bâtissaient des navires, jadis, et je serais rebutée, comme tant d'autres, d'y voir une telle verrue dans un si beau visage.Les citoyens ont formé, me dit-on, un comité de conservation du patrimoine, ont présenté une pétition importante au ministère des Affaires culturelles, mais selon les dernières dispositions de celui-ci, la mission de protection du milieu revient aux édiles municipaux.Alerte, messieurs, il faut prouver votre sens de l\u2019esthétique et refuser un vulgaire commerce, stigmatisé déjà par lacques Godbout, qu\u2019on a vu disparaitre de nos grandes villes; espérons que ce ne sera pas aux dépens de nos jolis villages.Gertrude LECLERC Société d\u2019histoire Saint-Lambert Coupures subtiles Depuis deux années, la Régie de l\u2019assurance-maladie du Québec effectue des coupures subtiles mais tranchantes dans la rémunération financière des actes d\u2019avor-tement.Cette politique sournoise est très efficace puisque, en l'espace de deux ans, la tarification de cet acte a subi une diminution de prés de 50%.En 1984, la RAMQ décide de réduire la tarification de l\u2019acte d\u2019avortement de $18; la rémunération passe de $97 l'acte à $79.Au printemps 198b, le Regie avise les médecins que, dorénavant, l'anesthèsie du col utérin par infiltration cervicale ou paracervi-cale ne sera plus considérée comme une anesthésie régionale mais locale (comprise dans le tarif de base de $55).Cette directive a pour effet de retrancher $24 de la tarification pouvant être demandée pour un avortement, ramenant la rémunération maximale à $55.Ainsi, depuis 1984, la tarification d\u2019un avortement est passée de $97 a $55 l'acte, soit une coupure de près de 50%.Réduire la tarification de cet acte, sous quelques prétextés que ce soit, a des conséquences graves et percutantes sur le droit des femmes d'avoir accès a des services d'avortement gratuits et sur demande.Lorsque l\u2019on sait que l'avorte-ment est le seul acte médical qui n'a pas droit au tarif supplémentaire accordé pour la pratique privée.(Tous les actes médicaux effectués en bureaux ou cliniques privés ont une tarification supplémentaire pour couvrir les frais généraux assumés dans le milieu hospitalier.) Lorsque l'on sait qu'il existe très peu d'endroits au Québec où les femmes peuvent obtenir gratuitement ce service sans passer par le «verdict» d\u2019un comité d\u2019avortement thérapeutique.(11 y a seulement 10 CLSC dans toute la province qui pratiquent en moyenne quatre avortements par semaine.) Lorsque l'on sait que les cliniques privées ou médecins particuliers sont obligés d'exiger un tarif de surplus important aux femmes pour offrir ce service.(Le prix varie entre $200 et $800 dépendant du nombre de semaines de gestation.) Lorsque l\u2019on sait l\u2019impact financier de ces coupures et de l\u2019absence de tarification supplémentaire sur le budget de fonctionnement des Centres de santé des femmes qui offrent un service d'avortement sur demande et de qualité.(Pour le Centre de santé des femmes de Montréal cela en- fendre un déficit annuel de 18.000) Lorsque l\u2019on sait tout cela, nous ne pouvons faire autrement que de constater que ces politiques, soi-disant justifiées annihilent l\u2019accès des femmes à un service d'avortement libre et gratuit.De telles politiques découragent la mise sur pied de nouveaux services d'avortement hors réseau et mettent en péril ceux qui existent deja dans les Centres de santé des femmes.En outre, ces coupures occasionnent la hausse des coûts supplémentaires exiges aux femmes qui ont recours à des cliniques ou bureaux prives pour obtenir un avortement.Ces décisions de la RAMQ constituent donc un recul important pour le droit des femmes à disposer librement de leur corps.Désormais, mis a part quelques rares CLSC, le seul endroit où les femmes pourront «peut-être» obtenir un avortement gratuit sera l\u2019hôpital, si naturellement le comité d'avortement thérapeutique le juge essentiel ! Ainsi l'Etat, par le biais de coupures sporadiques et le refus de la tarification supplémentaire de l\u2019avortement au même titre que tous les autres actes médicaux, sabre en douce dans les droits des femmes gagnes de hautes luttes.Le Regroupement des centres de santé de femmes du Québec demande a la RAMQ d'établir immédiatement le tarif supplémentaire accorde a tout acte médical pratique hors du réseau hospitalier pour l'acte d'avortement afin que ce dernier ait une tarification convenable et réaliste.L'acte d'avortement est un service essentiel pour la santé des femmes et se doit d'être accessible à toute femme gratuitement et sur demande.Diane MAHONEY pour le Regroupement des centres de santé de femmes du Quebec Un budget satisfaisant Un sujet qui m\u2019intéresse particulièrement, c'est celui du budget du ministre des Finances, M.Gérard D.Lévesque.Évidemment, sur certains points on peut trouver matière à critique.Mais si l'on regarde ce budget dans une optique globale et avec un esprit de synthèse, on reste très satisfait.|e suis très satisfaite de constater la farouche détermination de ce nouveau gouvernement d'assainir les finances du Québec, ce qui permettra la création d'un climat favorable aux investissements et à la stimulation de notre économie.On n'empruntera plus pour payer l'épicerie et nos jeu- nes auront un avenir prometteur Avec la petite marge de manoeuvre dont ils jouissaient, les libéraux ont quand même offert des exonérations d'impôts aux nouvelles entreprises, réduit l'essence dans plusieurs régions périphériques, injecté de l\u2019argent neuf dans les garderies.Ils sont parvenus surtout à maintenir les acquis des contribuables tout en compressant le déficit.Ce n'est peut-être pas un budget spectaculaire, mais c'est un bon premier budget.Le Quebec n\u2019est-il pas mûr pour plus de sagesse politique?Denise PHANEUF Montréal iiïniiA i*;vj (entraide et le rôle social des municipalités Extraits du mémoire de Centraide Montrent présenté ù h Commission Pu ri zen u le II juin.Il nous apparait qu'au cours des quinze dernières années, une séparation trop rigide des compétences s'est installée au sein des divers niveaux de pouvoir de telle sorte que trop de municipalités ont complètement exclu de leurs préoccupations les besoins sociaux de leurs commettants.Il était nécessaire, a une certaine epoque, de mieux définir et de mieux identifier les niveaux de l'ensemble des soins de santé et des services sociaux au sein de notre société.Cette grande réorganisation était nécessaire et devait dépendre au premier chef de la responsabilité du gouvernement provincial.Mais en contrepartie, les municipalités ont eu trop tendance à se cantonner dans certaines zones de responsabilité et à considérer le domaine social comme hors de leur compétence.Les municipali-tés acceptent a peu près toutes de jouer un rôle important au niveau des loisirs, des bibliothèques, des parés, de l'environnement et même du logement.mais pour beaucoup d'entre elles, elles sont portées à considérer que le domaine de la santé et des services kôciâux ne relève absolument pas de leur compétence.Briser des cloisonnements ' Sans vouloir rapatrier au niveau des municipalités les soins de sanie et les services sociaux, il nous apparait important et urgent que les municipalités brisent éèS cloisonnements trop rigides et redécouvrent en ce domaine de riouVelles avenues d'action et de présence.VËn effet, la vie des citoyens ne peut être sectionnée en zones eiânches.Toutes les dimensions de l'être humain sont étroitement imerreliées.De plus, certains problèmes sociaux sont vécus de façon très particulière au niveau de certaines municipalités alors QUHs sont presque complètement absents ailleurs.Autant de raisons d'une attention et d'une présence des municipalités à la di- mension sociale de la vie de leurs commettants.Il nous faut être conscients que déjà, par de nombreux programmes qu\u2019elles administrent, les municipalités ont un impact social très important.Cela est encore plus évident dans certains programmes comme par exemple les programmes concernant l'habitation et l\u2019aménagement urbain.Il est en effet bien évident que les politiques municipales en matière d\u2019habitation, de logement et d'aménagement urbain peuvent avoir des répercussions importantes pour certaines populations, particulièrement pour les populations moins favorisées.Il n'est pas indiffèrent en effet de construire des logements sociaux qui vont creer des ghettos ou qui au contraire vont permettre une meilleure intégration et une meilleure participation sociale.Les services de police touchent aussi quotidiennement les problèmes sociaux et les populations en difficulté.Déjà la concertation des énergies entre les corps policiers et les services de santé et les services sociaux existe et certaines initiatives des corps policiers au niveau de la prévention et de l\u2019action auprès des jeunes sont à cet égard fort intéressantes.De nombreux autres programmes gérés par les municipalités comportent une dimension sociale; pensons ici par exemple à l'aménagement urbain, aux services de récréation, au transport des personnes handicapées, etc.Développer une politique cohérente La plupart des municipalités ont des politiques explicites touchant le loisir, la récréation, les bibliothèques, les parcs, l'aménagement urbain.Nous croyons important que les municipalités développent aussi des politiques plus explicites au plan de leurs interventions au plan social.Déjà de nombreuses municipalités a-gissent en ce domaine, mais il s\u2019agit trop souvent d'actions «à la pièce», et serait fort intéressant que les municipalités fassent le point de leurs interventions, en ressortent les politiques déjà implicites et entrevoient pour l'avenir l'élaboration de politiques plus globales et mieux intégrées.Evidemment cette presence «sociale» des municipalités variera énormément d'une municipalité a une autre.Il est clair que les grandes municipalités ont un «poids social» beaucoup plus important par toutes leurs politiques de logement, d'environnement, de transport, de loisirs, etc.Mais nous croyons que même les petites municipalités doivent «porter» la dimension sociale de leur action et de leur milieu et développer une politique sociale cohérente et articulée.Soutenir les organismes bénévoles Dans cette perspective et cette préoccupation d\u2019une présence plus large et mieux integrée aux besoins de leurs commettants, deja quelques municipalités ont trouvé diverses formes de collaboration et de concertation avec les organismes communautaires de leur milieu.En effet, ce qui caractérise les groupes bénévoles et communautaires, c'est la plupart du temps leur environnement très local et leur action au niveau de besoins très concrets et quotidiens.Il est donc normal que ces groupes entrent en relation avec les responsables municipaux qui sont eux aussi très près du vécu quotidien et dans les grandes villes, très près de la vie des quartiers et des diverses communautés.C'est ainsi, par exemple, que certaines municipalités ont accepté de participer au financement de centres communautaires regroupant divers organismes bénévoles dans un seul lieu et offrant des services diversifiés à la population locale.Certaines autres municipalités participent au financement de centres d\u2019information et de référence afin d\u2019orienter la population vers les services les plus adéquats.D'autres municipalités mettent gratuitement à la disposition des organismes bénévoles des locaux et de l'équipement.Ces formules de collaboration et de concertation sont très va- ________i__________________________ riées et répondent à des cheminements historiques et locaux très diversifiés.Il n'est pas question pour nous de dégager des modèles et des formules rigides et applicables partout.Nous croyons, au contraire, qu'il faut laisser place a l'imagination et à la créativité.Par ailleurs, il ne faut plus que les municipalités se défilent trop facilement de leurs responsabilités à ce niveau sous prétexte que les questions traitées ne sont pas de leur compétence.Sans tomber dans les grands principes et les orientations globalisantes, il nous apparait évident qu\u2019il nous faut développer des pratiques et vivre des expériences.En effet, les élus municipaux ne peuvent être indifférents a la situation des jeunes de leur milieu, ni à celle des personnes âgées ou des personnes handicapées.Partout d\u2019ailleurs, face à des besoins et à des problèmes, les citoyens se mobilisent et mettent eux-mêmes sur pied des services et des regroupements.La présence et l'appui de la structure municipale sont importants et nécessaires pour ces citoyens prêts à agir et à travailler.Dans l'aide et le soutien aux organismes bénévoles et communautaires, les municipalités devront cependant se garder de les dominer ou de les orienter.Elles devront faire un effort particulier pour respecter leur autonomie, leurs initiatives et leurs projets.Il est en effet tentant, lorsque l\u2019on fournit des fonds, de s\u2019intégrer dans la gestion de l'organisme aidé, surtout s\u2019il s\u2019agit d\u2019un organisme qui agit tout près de nous et que nous voyons évoluer quotidiennement.La spécificité de l\u2019organisme bénévole et communautaire est faite de participation, de prise en charge, de responsabilité assumées.Il faut à tout prix respecter ce désir des citoyens de prendre eux-mêmes en main leurs problèmes, même si, à certains moments, ces organismes peuvent avoir tendance à remettre en cause certaines politiques ou orientations municipales.En prenant en main leurs propres problèmes, ces citoyens dégagent d'une cer- taine façon les municipalités.: il faut leur en savoir gre, et leur permettre d'exister.Il y a là un espace de vie démocratique tout à fait essentiel et il est de la responsabilité des municipalités de le favoriser et de le respecter.Les centres communautaires de quartier Comme nous le disions au tout début de notre mémoire, il est important de respecter, de susciter et de promouvoir les dynamismes naturels des citoyens et de permettre que ces dynamismes puissent librement s'exprimer dans des initiatives concretes au service du mieux-être collectif.Partout au niveau des quartiers ou des municipalités, ces dynamismes locaux ont donné naissance à divers regroupements d'entraide et de services.Il nous faut permettre la concertation des énergies et favoriser le plus possible l'échangé entre les divers niveaux d'âge et les diverses communautés d'un même quartier.Dans cette perspective, le concept de «centres communautaires» offrant des services diversifiés nous semble un concept très intéressant.Évidemment, les modelés sont divers et il ne s'agit pas d\u2019en proposer un exemplaire type.Mais quelle qu\u2019en soit la forme il nous apparait que le «centre communautaire» est un lieu privilégié de participation et de concertation.Déjà, plusieurs municipalités sont présentes de diverses façons à l\u2019action de ces organismes de quartier; nous croyons qu\u2019il serait intéressant et important que ces expériences se multiplient.Centraide participe au financement de nombreux centres com- munautaires de la région métropolitaine, par exemple le Patro le Prévost, les neuf succursales du Y.M.C.A., le Negro Community Centre, le Centre culturel et sportif de l\u2019Est, le Centre éducatif communautaire René-Goupil, etc.Ces centres communautaires permettent une presence particulièrement intéressante aux besoins de la population et offrent, par leur pluralisme, des lieux de concertation et de participation.En permettant la participation du milieu a l'orientation et a la gestion de ses programmes et de ses activités, le centre communautaire s'enracine au coeur d'un quartier, en saisit la vie et les besoins, répond aux attentes de la population en créant un lieu d'identité et d'appartenance.Les familles, les jeunes et même les personnes âgées peuvent y trouver un lieu de participation et de vie.Nous croyons qu'il nous faut développer ces lieux de vie au sein de notre communauté et qu'il s'agit d\u2019une forme particulièrement intéressante pour une action concertée de Centraide et des municipalités.En effet, les villes pourraient trouver diverses façons d\u2019aider les centres communautaires.Plusieurs, d\u2019ailleurs, le font déjà, soit en mettant des locaux à leur disposition, soit en mettant des professionnels ou des techniciens a leur service, soit en leur prêtant de l\u2019équipement.Il faut pousser plus loin ces expériences, en faire non seulement des accidents heureux ou des cas à la piece, mais développer une politique et des programmes afin d\u2019approfondir et de multiplier ces expériences.-N.B~ \u2022 Priorité ni accordée sous colt» rubrique aux lettres d'intérit générât se rapportant à des articles parut dont LA PRESSE.La concision est de rigueur.\u2022 Us correspondants doivent Inscrire lisiblement leurs nom, adresse et numéro de téléphone.\u2022 LA PKSSSC ne s'engage pas à publier toutes tes lettres remues, ni b retourner les lettres, manuscrits ou autres documents non publiés.\u2022 L'auteur assume l\u2019entière responsabilité de ses opinions.\u2022 Tout en respectant la pensée de l'auteur, LA PRESSE se réserve le droit d'abréger les lettres selon l'espace disponible.\u2022 S/ possible écrire à h machin», à double interligne.\u2022 Prière d\u2019odnster vos lettres comme suit \u2022Tribune libre*, LA PRESSE, C.P.4200, svec.Ptoce d\u2019Armes, Montréal, H2Y 3MI. B IA PRESSE.MONTRÉAL, VENDREDI 13 JUIN 1986 B 4 LE MONDE Trafic d\u2019armes: lien entre l\u2019Irish Connection et Action directe gg LE HAVRE \u2014 La saisie \u2014 ¦¦ mercredi, dans le port du Havre \u2014 d\u2019un camping-car contenant un stock d\u2019armes â destination de l'Irlande et l'arrestation de neuf personnes, dont deux proches d'Action Directe, semblent avoir établi un lien entre le mouvement indépendantiste irlandais INLA et le groupe terroriste français.L'opération, menée conjointement au Havre et à Paris, a également mis a jour l\u2019existence d'une «Irish Connection» entre les Etats-Unis et l\u2019Irlande, via l\u2019Europe.Outre les époux Norton, résidant a Los Angeles, les policiers français ont arrété deux hommes, l\u2019un au Havre, Sean Hughes, responsable de l'INLA en France, et soupçonné d\u2019avoir commis plusieurs hold-up avec des membres d\u2019Action Directe, l\u2019autre, jeudi, à Paris, Alain Po-jolat, qui serait un proche du mouvement clandestin français.Les policiers restent très discrets sur leurs investigations au niveau d'Action Directe mais les deux hommes, a-t-on appris de bonne source, étaient en contact.Ce beau coup de filet a ete réussi grâce a une collaboration étroite entre les polices française, britannique, néerlandaise et belge, qui, vraisemblablement alertées par les services américains, ont pris en filature un camion irlandais qui avait chargé à Rotterdam le container transportant le camping-car embarqué à Los Angeles.Le container, a-t-on appris, jeudi, de source sûre, est arrivé à Rotterdam dans la nuit du 5 au b |uin sur le Maryt, un porte-container battant pavillon panaméen.Il a ensuite pris la direction du Havre, qui dispose de liaisons fréquentes avec les ports irlandais et qui pourrait être le dernier relais du trafic d\u2019armes a destination de l\u2019Irlande.Les policiers français auraient ainsi porté un rude coup a l\u2019un des maillons de l\u2019Irish Connection.Les enquêteurs, qui ont procédé à l'opération sur la foi de renseignements, sont persuadés que ces armes \u2014 deux pistolets-mi-trailleurs, 12 fusils d'assaut dont certains munis de lunettes télescopiques, 23 pistolets de gros calibre et plus de 2,000 cartouches \u2014 étaient destinés à l\u2019INLA (Armée de libération nationale irlandaise), née d'une scission au sein de l\u2019IRA.Les indépendantistes irlandais disposent en effet de nombreux relais à travers le monde, et notamment aux Etats-Unis où vit une importante communauté irlandaise, dont certains éléments n\u2019hésitent pas à leur apporter un soutien politique et matériel.La guerre des camps reprend de plus belle à Beyrouth ni BEYROUTH - La guerre ™ des camps a repris hier avec violence à Beyrouth-ouest entre miliciens chiites et palestiniens alors qu'on annonçait la mort de cinq personnes dans des affrontements entre chiites pro-ira-niens et combattants pro-syriens dans la vallee de la Bekaa, dans l'est du Liban.Le pilonnage du camp de Cha-tila, le plus violent depuis la reprise des hostilités entre la milice chiite Amal et les Palestiniens, le 19 mai dernier, selon un porte-parole du Front de salut national palestinien (FSNP, coalition pro-syrienne), semble consacrer l'échec de la médiation iranienne et l\u2019impasse des efforts déployés en ce sens par différentes parties à Damas.Le bureau militaire du mouvement Amal avait accusé dans l'aprés-midi les Palestiniens de Chatila et de Bourj Barajneh d'avoir tente d'opérer des sorties vers les positions d'Amal qui les encerclent.Selon Amal, qui ne fait pas état de victimes, des obus de mortier de calibre 60 ont été lancés de l\u2019intérieur du camp de Bourj Barajneh sur les quartiers résidentiels chiites qui l'entourent.Un bilan provisoire établi de source palestinienne a l\u2019intérieur des camps, fait état de douze blessés parmi les habitants de Chatila et de neuf autres à Bourj Barajneh, en début de soirée.Par ailleurs, de source proche du Parti social-nationaliste syrien du Liban, on apprenait que quatre membres du parti ont péri mercredi dans les combats à Mashghara dans la vallée de la Bekaa.Pour sa part, l'agence de presse libanaise rapporte la mort d'un officier du Hezbollah (Parti de Dieu) pro-iranien au cours des mêmes affrontements.La Maison-Blanche confirme que SALT-2 n\u2019existe plus On ne connait pas le bilan des combats qui se sont poursuivi hier.Le mois dernier, les forces syriennes déployées dans la vallée ont eu des accrochages avec des membres du Hezbollah à Baal-beck, fief de l\u2019intégrisme libanais.\u2014 Reuter et AFP ¦ WASHINGTON \u2014 La Maison-Blanche a catégoriquement affirmé, hier, que le traité SALT-2 «n'existe plus tout» en se déclarant encouragée par la multiplication de propositions soviétiques dans le domaine du désarmement.La mise au point du porte-parole de la Maison Blanche, M.Larry Speakes.est intervenue à la suite de propos parfois ambigus tenus mercredi soir par le président Reagan, lors d'une conférence de presse.M.Speakes a reconnu que les explications données par M.Reagan de sa décision sur SALT-2 avaient suscité une certaine confusion.M.Reagan avait laisse entendre, mercredi soir, qu'il n'avait pas encore fermement décidé d'abandonner cet accord, conclu en 1979, sur la limitation des armes stratégiques, indiquant qu\u2019il pouvait encore attendre plusieurs mois pour prendre une décision finale en fonction des actions soviétiques.Le porte-parole de la présidence américaine a toutefois réaffirmé hier que les mesures annoncées le 27 mai dernier (déploiement cet automne de missiles de croisière entraînant le dépassement des seuils fixés par l\u2019accord) signifiaient que les limites du traité SALT-2 n'existent plus.«Si les États-Unis sont amenés à l\u2019avenir à démanteler certaines armes stratégiques, cela sera fait pour d\u2019autres raisons que SALT-2 et notamment en fonction du comportement de l'Union soviétique aux négociations sur le désarmement de Genève», a-t-il ajouté.La presse américaine avait généralement interprété les propos de M.Reagan à ce sujet, mercredi soir, comme un assouplissement de sa position, face a l'opposition qu\u2019elle a suscitée au Congrès comme en Europe.M.Speakes s\u2019est efforcé d écarter une telle interprétation.Le porte-parole a d'autre part relevé avec intérêt que Moscou La police de Sri Lanka arrête 150 séparatistes tamouls bb COLOMBO \u2014 Les forces de ™ sécurité srilankaises ont arrête 50 séparatistes tamouls dans le port de Tricomalee, a 150 milles au nord-est de Colombo, soupçonnés d'avoir été impliqués dans les attentats à la bombe de mercredi dont le bilan s\u2019élevait hier a 45 morts et des dizaines de blessés.Pour la seconde journée consécutive, les autorités ont imposés le couvre-feu du coucher du soleil à l\u2019aube afin d'enrayer les attaques terroristes qui n'ont cessé d\u2019augmenter depuis le 3 mai.Les autorités accusent les rebelles d'avoir place des bombes a retardement dans deux autobus qui ont fait explosion mercredi.Le bilan d\u2019hier s\u2019élève à 23 morts et 68 blessés.Plus tard le même jour, une autre explosion a eu lieu dans un cinéma de Colombo où trois personnes ont perdu la vie.Enfin 19 membres des forces navales étaient tués dans une attaque à la roquette dans une base militaire.Selon les services de sécurité, les victimes étaient des Cinghalais, des musulmans ainsi que des Tamouls.Par ailleurs, le lieutenant-général Cyril Ranatunga, chef de l\u2019escouade anti-terroriste, s'est rendu hier à Trincomalee pour vérifier si vraiment des paysans s\u2019enfuyaient massivement à la suite des violences des rebelles tamouls qui luttent pour un état indépendant.Un porte-parole gouvernemental a déclaré que le Sri Lanka annoncerait la semaine prochain un conférence de paix à laquelle participeraient tous les parties politiques d'opposition afin de trouver un concensus pour mettre fin à la crise.UP1, Reuter Haïti réclame une aide US accrue ng WASHINGTON - Une dé-™ légation gouvernementale haïtienne a entamé hier à Washington deux jours de discussions visant notamment à obtenir une aide américaine accrue et a essayer de récupérer les biens que pourrait contrôler aux États-Unis l\u2019ex-président Jean-Claude Duvalier.Cette délégation, arrivée mercredi soir à Washington, est composée du ministre des Affaires étrangères |ean-Baptiste Hi-laire, du ministre de la justice François Latortue, et du minis- tre de l\u2019Education nationale Rosny Desroches.M.Hilaire s\u2019est entretenu en fin de matinée avec le secrétaire d\u2019État George Shultz qui l\u2019avait invité à venir à Washington.La délégation haïtienne a ensuite participé à un déjeuner de travail organisé par M.Shultz.Le département d\u2019État a souligné hier le désir du gouvernement américain «d'aider le Conseil national de gouvernement haïtien dans son oeuvre de transition vers un gouvernement élu cl dans ses efforts pour construire une meilleure vie pour le peuple haïtien ».Washington prévoit d\u2019apporter une aide de $60 millions à Haïti au cours de l'année fiscale s\u2019achevant le 30 septembre prochain et Port-au-Prince souhaite un accroissement de cette aide.M.Latortue s\u2019est pour sa part entretenu avec des hauts responsables du département du Trésor afin d'examiner quelles mesures pourraient être prises aux sujet des biens dont disposerait aux États-Unis l'ex-président Duvalier.Les responsables haïtiens estiment que ce dernier a transféré illégalement vers l\u2019étranger des sommes pouvant atteindre jusqu\u2019à $300 millions et s\u2019efforcent de les récupérer, tant aux États-Unis qu'en France ou en Suisse.Le début des entretiens de la délégation haïtienne à Washington a coïncidé avec l\u2019annonce par la Maison-Blanche de la nomination d\u2019un nouvel ambassadeur des Etats-Unis à Haïti, M.Brunson McKlnley, 43 ans, un diplomate de carrière.\u2014 AFP venait d'avancer à Genève une nouvelle proposition de réduction des armements stratégiques.«Nous trouvons qu'il est très intéressant que les Soviétiques sont au moins en train d'aller de I avant avec un certain nombre de propositions dans plusieurs secteurs du contrôle des armements», a déclaré M.Speakes.Il a relevé que ces propositions étaient intervenues après les récentes déclarations du président (Reagan) sur SALT-2 en donnant à entendre que la décision américaine à ce sujet avait pu inciter Moscou a se montrer plus conciliant.La Maison Blanche s\u2019est refusée à préciser la teneur de la dernière proposition sovietique sur les armes stratégiques, que M Reagan s\u2019était gardé de rejeter en promettant mercredi soir de l\u2019étudier.Selon le New York Times, cette offre, présentée a Geneve, irait dans le sens des souhaits de Washington, dans la mesure ou elle reviendrait sur l'exigence d\u2019une prise en compte des boni bardiers américains basés en Europe occidentale et a bord de porte-avions, dans un accord sur la réduction des armes stratégiques.La présidence a en revanche déclaré publiquement son intérêt pour la proposition de réduction des forces conventionnelles en Europe avancée a Budapest par le Pacte de Varsovie.«Nous trouvons intéressantes ces idees telles qu\u2019elles ont été rapportées et nous accueillerions favorablement la possibilité d'analyser les propositions concrètes qu\u2019elles prévoient lorsqu\u2019elles seront formellement présentées», a déclaré M.Speakes.Il a toutefois déploré que le Pacte de Varsovie n'ait toujours pas répondu aux propositions plus modestes mais concrètes faites par le camp occidental aux négociations MBFR de Vienne, en novembre dernier.AFP FMI-POLOGNE : la Pologne, pays socialiste europeen le plus endetté, a consacré hier son retour sur la scène financière internationale en devenant officiellement le ISIème membre du Fonds Monétaire International (FMI).Quelques heures plus tôt, elle avait obtenu, à Vienne, le rééchelonnnement des échéances 1987 de sa dette commerciale auprès de grandes banques privées occidentales ($2 milliards).ISRAËL : le premier ministre Shimon Pérès a nommé hier un conseil spécial pour examiner les moyens de régler les problèmes de violences entre la majorité laïque et la minorité religieuse, après l'incendie criminel d\u2019une synagogue à Tel Aviv.Un mouvement opposé aux ultra-orthodoxes a déclaré avoir incendié la synagogue en représailles d\u2019actes de vandalisme par des extrémistes religieux contre des abris-bus comportant des publicités pour des maillots de bain.PHILIPPINES : des centaines de milliers de Philippins ont participé hier à la célébration, dans un parc de Manille, de la fête nationale, la première de l\u2019ère post-Marcos.Après un grand défilé, la présidente Co-razon Aquino a appelé les Philippins réunis au parc Rizal à célébrer le « pouvoir du peuple ».CHYPRE-ONU : les pays fournisseurs de troupes à la force de paix de l\u2019ONU basée depuis 22 ans à Chypre (UNFICYP), ont adressé hier un avertisse-nient aux dirigeants de l\u2019ile en indiquant que leur patience avait des limites.Cet avertissement suit de peu la publication d\u2019un rapport par le secrétaire général de l\u2019ONU dans lequel celui-ci a reconnu que ses efforts pour restaurer l\u2019unité de Chypre étaient dans l'impasse totale, en raison du rejet de son plan d\u2019accord-cadre par la partie chypriote grecque.ULSTER : le gouvernement britannique a annoncé hier la dissolution de l\u2019Assemblée d\u2019Irlande du Nord, estimant que le parlement de la province avait failli à sa mission principale qui consistait à rapprocher catholiques et protestants.ARGENTINE : l\u2019Argen tinc doit être paralysée aujourd'hu par une grève générale, la troisième en six mois, organisée à l\u2019appel de la Confédération générale du travail (CGT, péro-niste), qui exige une réforme de la politique économique pour lutter contre le chômage et les bas salaires.Le président Alfonsin s\u2019est dit, mercredi soir, quasiment indigné par cette grève politique.Il a d'ailleurs reconnu l\u2019existence de graves problèmes sociaux.AFRIQUE DU SUD: 10e ANNIVERSAIRE DES ÉMEUTES DE SOWETO La communauté internationale s\u2019inquiète de l\u2019état d\u2019urgence ¦| La communauté interna-™ tionale a manifeste son inquiétude et sa réprobation a la suite de l\u2019instauration de l\u2019état d\u2019urgence en Afrique du Sud.Les pays africains ont aussitôt réclame la convocation d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU pour examiner la situation en Afrique du Sud.La reunion se tiendra aujourd'hui et commémorera également le 10e anniversaire des émeutes de Soweto.Le gouvernement américain a durci le ton contre Pretoria en dénonçant sévèrement «ces mesures répressives qui constituent une grave erreur et témoignent d'un manque de compréhension des causes fondamentales des troubles et de la violence».Mais il a dans le meme temps renouvele son opposition a l'adoption de sanctions économiques contre Pretoria.«Le libre flux du commerce, des emplois et du capital (.) a bénéficié aux Noirs plus qu'il ne leur a nui», a affirme M.Larry Speakes, le orte-parole de la Maison-lanche.Washington a également invite le gouvernement sud-africain à faire toute la lumiere sur les accusations de complicité policiere dans les affrontements entre factions noires à Crossroads, le grand bidonville du Cap.Le département d'État s\u2019est d\u2019autre part déclaré extrêmement déçu de la décision du Groupe des personnes éminentes (EPG) du Commonwealth d'abandonner sa mission de médiation en Afrique du Sud.De leur côte, les pays de la CÉE ayant des ambassades en Afrique du Sud les fermeront toute la journée de lundi prochain, jour du 10e anniversaire des sanglantes émeutes de Soweto.Une proposition allemande en ce sens a été accep-tee à l'unanimité par les représentants politiques des douze reunis hier a La Haye.La fermeture des missions pendant 24 heures a pour but de signaler au gouvernement de Pretoria l\u2019opposition des 12 a l\u2019apartheid et leur désapprobation de l'état d'urgence national reimpose hier. Londres, le Foreign Office a qualifie l'imposition de l'état d\u2019urgence de «très décevante».Toutefois, Mme Margaret Thatcher a déclaré: «Nous ne devons pas fermer la porte au dialogue» avant de prôner la poursuite de sa politique dite «d\u2019engagement constructif» à l'égard de Pretoria.Elle refuse toujours d'adopter des sanctions économiques contre Pretoria.maigre les recommandations en ce sens du comité des sages du Commonwealth.Dans une conférence de presse à Londres, les deux coprésidents du comité \u2014 l\u2019ex-premier ministre australien Malcolm Fraser et l'ex-prési-dent nigérian Olusegun Oba-sanjo \u2014 ont rendu le gouvernement de Pretoria entièrement responsable de Icchec de leur tentative de médiation en Afrique du Sud et ont affirmé qu\u2019un «bain de sang» était à redouter si des sanctions économiques n\u2019étaient pas adoptées.notamment par les États-Unis.la Grande-Bretagne et la RFA.En des termes particulièrement durs, M.Fraser a accusé le gouvernement de Pretoria d\u2019avoir porté un coup d\u2019arrêt fatal le 19 mai dernier à la mission du comité, qui tentait d\u2019établir un dialogue entre les autorités et l\u2019opposition anti-apartheid, alors que selon lui un espoir était en vue.Les gouvernements français, ouest-allemand, néerlandais et portugais ont exprime leur inquiétude devant ces mesures qu'ils réprouvent.L'agence Tass a estimé de son côté que « les autorités sud-africaines, soutenues par l\u2019administration américaine, se sont engagées dans une politique de terreur totale sur le modèle hitlérien ».\u2014 AFP et Reuter L'armée et la police ont uni leurs forces pour empêcher le public d\u2019entrer dans le Centre oecuménique à Durban, en Afrique du Sud.\tphoto\tReuter LA PRESSE.MONTRÉAL, VENDREDI 13 JUIN 1986 1 B 5 L\u2019Afghanistan, une guerre oubliée?Les montres Swatch faites pour épater.Éblouissantes.Couleurs électrisantes.Cadrans époustouflants.Bracelets grand sport.Il vous en faut une ! Fabrication suisse avec mouvements à quartz.$50 ch.\u2022 Garantie Birks de 2 ans.\u2022 Certificat de remplacement gratuit d'une pile Qa pile dure environ 3 ans).Parfaitement BIRKS ri mm ¦ «La mémoire est une faculté qui oublie.» Couchez tout par écrit, dans un carnet d\u2019adresses ou une pochette d'écriture.en cuir.Les aide-mémoire indispensables, pour les numéros à retenir, pour les notes importantes.Au bureau.En voyage.Pour lui.Pour elle.Cuir de belle qualité.Noir, brun, bourgogne.$65.00 ch.Parfaitement BIRKS Ëz Cadres en argent plaqué Son rire éclatant.Le confort au foyer! 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un autre soldat dans une situation désespérée se fait sauter à la grenade mais entraîne avec lui dans la mort huit rebelles.Autant d'articles qui permettent aux autorités de faire comprendre à la population que la guerre en Afghanistan est dure, mais juste, autant que la Deuxième Guerre Mondiale.Les témoi- gnages plus ou moins spontanés d\u2019anciens combattants qui font un parallèle entre la défense de l'URSS contre Hitler et le soutien soviétique à Kaboul devant la « menace impérialiste », sont |à pour témoigner du caractère juste de cette « guerre non déclarée » comme on l'appelle au Kremlin.Si la presse et la télévision parlent plus ouvertement qu'auparavant de la situation en Afghanistan.de nombreux sujets restent cependant totalement tabous, et en premier lieu le nombre de soldats tués ou blesses depuis décembre 1979.Selon des sources diplomatiques occidentales, près de 12 000 Soviétiques ont été tués depuis le début de l'intervention.Autre sujet soigneusement évité par la presse soviétique : les échanges de prisonniers entre Soviétiques et moudjahidines.Le journal britannique The Guardian a révélé en octobre dernier qu\u2019un échange avait eu lieu en août 1985: deux soldats soviétiques avaient été échangés contre six résistants.Selon le journal, l\u2019échange avait été organisé par un dirigeant du parti communiste ukrainien qui voulait retrouver son fils disparu au cours d\u2019une opération.Son fils était l\u2019un des deux soldats soviétiques échanges.En revanche, la presse soviétique plus ou moins spécialisée, comme Krasnnia Zvezda, ne cache pas l\u2019intérêt que présente la guerre en Afghanistan pour la formation du nouvelles générations de soldats et d'officiers.Au point qu'il semble se dessiner en URSS une nouvelle politique des cadres dans l'armée qui voit les anciens d\u2019Afghanistan se placer rapidement a des postes de responsabilité.Si les officiers qui ont eu un poste de commandement en Afghanistan voient leur carrière avancer, les soldats et sous-officiers semblent connaître des jours moins heureux en revenant à la vie civile.La presse a dénoncé plusieurs cas difficiles qui témoignent de ce que les anciens d\u2019Afghanistan ne sont pas toujours bien reçus.Il semble enfin qu\u2019un symptôme de difficulté de réadaptation a la vie civile se fasse également jour chez certains, un peu comme cela s'est produit aux États-Unis au retour des anciens du Vietnam.La presse soviétique a fait état de groupes d'anciens soldats d'Afghanistan qui veulent jouer aux justiciers en voyant la corruption qui regne autour d'eux et l'attitude trop passive selon eux de la police et de la justice.ATTENTION MONTRÉAL Grande liquidation à la Galerie Royale 1420 ouest, rue SHERBROOKE (angle Bishop) tél.: 845-4383 UNE SÉLECTION ÉNORME DE PEINTURES ORIGINALES A DES RÉDUCTIONS ÉTONNANTES Voici quelques exemples au hasard: Incroyable mais vrai UN ÉVÉNEMENT IMPORTANT DE COURTE DUREE Alors faites vite Ouvert 7 jours par semaine Le sens des affaires. B 6* LA PRESSE.MONTRÉAL, VENDREDI 13 JUIN 1986 I TRANSPORTS Neuf comités de députés mm QUÉBEC (PC)-Un grou-® pe de députés profiteront de l\u2019été pour revoir des questions comme les tarifs sur les traversiers, les limites de vitesse sur les autoroutes et la vocation des haltes routières.Le ministère des Transports du Quebec.Marc-Yvan Cote, a innove hier en annonçant la création de comités qui seront charges d\u2019évaluer certaines questions qui relèvent de son ministère au cours des prochains mois.Ce qui est nouveau, c'est que ces comités seront diriges par des députés qui recevront l\u2019appui d'un haut fonctionnaire, d\u2019un attache politique et aussi d'étudiants.Au nombre de neuf, ces comités se pencheront sur : les traverses maritimes (Clairc-He-lène Hovington-Matane).la voirie ((Yvon Vallieres-Rich-mond), les haltes routières (France Dionne-Kamouraska-Temiscoouata).le service aérien (Ican Leclerc-Taschereau).la signalisation (Henri Paradis-Matapedia).la limite de vitesse (Paul Philibert-1 rois Rivières), l'entretien du réseau routier (Robert Middlemiss-Pontiac), l'application des mesures pénales relatives au code de la route (Rejean Doyon-Louis-Hebert), et le taxi (Michel Bissonnctte-|ean ne-Mance).Le RDI pourrait devenir un parti ce week-end h Un nouveau parti politique pourrait naitre très bientôt au Quebec.Les militants du Rassemblement démocratique pour l\u2019independance en décideront ce week-end dans la métropole.Mais, deja, les deux seuls aspirants a sa présidence souhaitent l\u2019un et l'autre que le RDI troque son statut de mouvement pour celui de parti en bonne et due forme.MARIO FONTAINE Ce qui a commencé comme une sorte de forum pour « orthodoxes » en rupture de ban du Parti québécois durant l'hiver 85 s\u2019imposera donc d'une façon plus officielle, s'il n'en tient qu'a Mme Lyne Marcoux, trésoriére du RDI.et au secrétaire général du Rassemblement.M.Roger LeClerc.Tous deux se feront la lutte lors du congrès d'orientation du mouvement, qui se tiendra samedi dans la métropole.Ils souhaitent succeder a la présidente sortante, Denise Lc-Blanc Bantey.Celle-ci s'interrogeait au contraire il y a quinze jours sur la pertinence de cette transformation.I Ile craignait alors que cela retarde la réunification des forces indépendantistes au Quebec.« Pour moi la transformation du RDI en parti politique est une condition sine qua non quant a ma candidature a la pré- sidence », affirme Mme Marcoux.« Le RDI doit annoncer des maintenant qu'il se transformera en parti politique, même si ça ne se fera pas du jour au lendemain.Le moment est venu de l'annoncer », déclare de son côté M.LeClerc.Mme LeBlanc Bantey hésite elle-mcme sur l'option a privilégier.et, puisqu'elle ne sollicite pas un nouveau mandat à la présidence.elle n'a pas l'intention d'influencer les militants dans ce débat: « C'est difficile actuellement de savoir quelle est la meilleure voie a prendre.Chose certaine je ne ferai pas de cabale ou de tordage de bras », decla-rait-elle hier a LA PRESSE.Fusion avec le PI?Mme Marcoux et M.LeClerc devraient être les seuls candidats a la présidence.Tous deux possèdent une feuille de route assez semblable, leunes (respectivement 29 et 55 ans), l\u2019un et l\u2019autres anciens membres de l\u2019exécutif national du Parti que-bécois et déçus de son virage fédéraliste', ils travaillent ensemble depuis un moment, dans l'harmonie semble-t-il.Et, surtout, tous deux souhaitent l\u2019unification des forces indépendantistes.Un voeu partage par le président du Parti indépendantiste, Pierre de Bellefeuille: « l\u2019espere que le RDI se transformera en parti, car il faut cela pour qu\u2019on puisîÆ envisager la fusion de nos deux formations ».« L\u2019union des forces indépendantistes, il faut que ça marche.II ne faut plus être divisés », ajoute de son côté le chef du PI, Gilles Rhéau-me.La présidente de la SS|B-M, Nicole Boudreau, ne partage cependant pas, quant a elle, ce désir de transformation du RDI pour le moment.Elle préfère pour l\u2019heure le voir demeurer mouvement, afin qu\u2019il bâtisse l\u2019image et l\u2019argumentation indépendantiste.La transformation en parti serait prématurée, croit-elle.L\u2019élection a la présidence et la mise en oeuvre, ou non, d'un processus menant a la création d'un nouveau parti politique « indépendantiste et progressiste » occuperont une bonne part de ces assises, auxquelles devraient assister quelque 500 délégués et observateurs.Advenant le cas ou le RDI se transformerait en parti, une course a la direction se tiendra lors du prochain congrès d'orientation.La mise sur pied officielle de ce parti pourrait difficilement survenir avant l'automne prochain au plus tôt, sinon même aussi tard qu'en mai 87.Ce qui n'empêcherait pas des discussions d'avoir lieu avec le Parti indépendantiste dans l\u2019intervalle.InteRACmd: le réseau de l\u2019avenir, en service aujourd\u2019hui.Vo< otre carte actuelle+ et votre numéro d'identification personnel vous permettent désormais de retirer de l\u2019argent comptant à des milliers de guichets automatiques partout au Canada.Vous désirez retirer des fonds de votre compte?Rien de plus facile! Il suffit de vous présenter md à l'un des nombreux guichets automatiques identifiés par le symbole INTERAC noir et or.Le réseau INTERAC regroupe les institutions financières suivantes: \u2022 La Banque de Commerce Canadienne Impériale \u2022 La Banque de Nouvelle-Écosse \u2022 La Banque Royale du Canada \u2022 La Banque Toronto-Dominion \u2022 La Banque de Montréal* Renseignez-vous dès aujourd'hui auprès de votre institution financière pour obtenir de plus amples renseignements sur le réseau INTERAC.La Confédération des caisses populaires et d'économie Desjardins du Québec Canada Trust** La Banque Nationale du Canada ** Les Crédit Union participantes** MD Marque deposee dInterac inc utilisée par les institutions membres autorisées tles Caisses Desjardins emettront une nouvelle ai rte.Consulter votre Caisse.* Le service sera offert a compter de la mi-juin.\"Le service sera offert a compter de l\u2019automne prochain.SELON UN AMI DE L'EX-MINISTRE Stevens est très affecté par le débat sur ses finances sn OTTAWA \u2014 Selon le dé-* pute conservateur de Mis-sissauga-South, Don Blenkarn, un ami personnel de Sinclair Stevens, l\u2019ex-ministre du cabinet Mulroney est profondément blesse par la controverse qui entoure ses finances personnelles.MAURICE JANNARD de notre bureau d'Ottawa Le député Blenkarn a déclaré a LA PRESSE qu'il a parlé cette semaine a M.Stevens, qui est relire pour l'instant a sa maison de Toronto.« Sinclair est convaincu que l\u2019enquête judiciaire le lavera totalement des allégations qui pèsent contre lui », a affirme le représentant de Mississauga en ajoutant toutefois que M.Stevens « trouve quand même la situation pénible a supporter dans le moment ».Selon M.Blenkarn, ce n\u2019est qu'une fois l\u2019enquête du juge William Parker terminée que l'ex-ministre prendra une décision sur son avenir politique.S\u2019il est blanchi, M.Stevens pourrait tout aussi bien quitter le cabinet comme y demeurer.Pour M.Blenkarn, il ne fait plus de doute maintenant que le juge Parker ne pourra fendre une décision avant plusieurs mois, soit a l'automne prochain seulement.« Il ne faut rien espérer avant la fêle de l'Action de Grâces ».L'enquête Parker commencera lundi prochain à Toronto, mais la premiere journée sera consacrée uniquement à recevoir les mémoires et à prendre le nom des personnes et organismes qui voudront témoigner ultérieurement.Selon un porte-parole du juge Parker, les audiences publiques n\u2019auront lieu qu après la semaine prochaine.Cette lourdeur dans les procédures judiciaires a amené le premier ministre Mulroney a ne pas attendre le dénouement de l'affaire Stevens, a déclaré un membre du Parti conservateur.C'est pourquoi le remaniement ministériel majeur est prévu pour la mi-juillet, quelques jours après la réunion du comité des priorités et de la planification a Saska-toon du 2 au 4 juillet.Entre-temps, les négociations se poursuivent entre conservateurs et libéraux pour faire ajourner les travuax parlementes le 20 juin au lieu du 27.Mats, plusieurs députés libéraux s opposent à ce que la Chambre termine ses travaux une semaine avant la date prévue dans le calendrier initial.Mme Flora MacDonald, ministre du Travail du Canada, s\u2019entretient avec M.Irwin Cotler, professeur de droit, lors d'une pause à la conférence sur le droit constitutionnel, qui se tient à Québec.\tlaserphotoPC Immigration humanitaire: Québec veut faire davantage QUEBEC - Même si le Québec passe pour une des terres d\u2019accueil les plus généreuses au monde, ouvrant ses portes bon an mal an a une douzaine de milliers d\u2019immigrants et de regugies et régularisant le statut de quelques centaines de personnes entrées au pays clandestinement, il reste toujours possible de faire plus.PIERRE VINCENT I t c\u2019est précisément cette possibilité que la ministre provinciale des communautés culturelles et de l\u2019immigration.Mme Louise Robic, examine en ce moment.Une façon d accroître le rôle du Quebec en matière d\u2019immigration humanitaire.Elle s\u2019est toutefois refusée.au cours d'un entretien avec LA PRESSE, hier, au sortir de sa participation a la quatrième conférence de droit constitutionnel, de préciser jusqu'ou le Quebec pourrait aller plus loin.Au cours des cinq dernieres années, rappelle-t-elle, le Quebec a accueilli, dans le cadre de sa politique humanitaire près de 4 000 Indochinois, environ 5 000 Européens de l'Est (des Polonais en majeure partie), au-dcla de 5 500 Libanais et un peu plus de I 200 Latino-Américains, notamment des Salva-doriens et des Guatémaltèques.En outre, au début des années 80.le Quebec a mis en oeuvre un programme de régulation de statut pour les Haïtiens vivant clandestinement ici.ce qui a permis, souligne Mme Robic.a plus de 4 000 personnes craignant de retourner en Haïti, en raison du régime politique imposé alors par Port-au-Prince.d\u2019obtenir le droit de résidence permanente au Quebec.II y a présentement entre douze et quatorze millions de personnes dans le monde, qui, pour diverses raisons, ont un impérieux besoin de quitter leur pays d'origine.Autant de gens qui sont devenus, depuis le début des années 80, plus difficiles a faire accepter par les gouvernements des autres pays que le leur.« Il y a aujour- d'hui des pays qui refusent tout net des réfugiés, qui les refoulent par la force et qui les jettent même à la mer ».fait observer Michel Moussalli, directeur de la protection internationale au Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés.« Il est bien évident que, quelque prospère que soit notre économie, et vive notre volonté de partage, nous ne pourrons jamais être en mesure d\u2019accueillir tous les réfugiés qui, potentiellement, pourraient s\u2019établir chez nous, s'empresse de nuancer la ministre Robic.En matière d'immigration humanitaire comme en matière d'immigration tout court, les capacités d\u2019accueil com port en t necessai rcmen t des limites».Les limites actuellement fixees pourraient toutefois etre reculees, croit-elle.Elle attend un rapport de ses fonctionnaires pour voir jusqu\u2019où elle pourrait engager la générosité des Québécois.Au fédéral Plus tôt, dans le cadre de la même conférence, sa collègue fédérale, Hora MacDonald, a.elle aussi, insiste sur la grande ouverture d'esprit du Canada en ce domaine.«Si l'on tient compte de la taille de la population et du produit national brut, aucun autre pays n\u2019a égale le Canada au cours des dernieres années au chapitre de l'aide aux réfugiés ».Mais, estime Mme MaeDo-nald, la «commisération» du peuple canadien n'est pas sans limite.Aussi croit-elle qu'il est temps de reviser le processus de reconnaissance du statut de réfugie au Canada, un processus actuellement trop facile a contourner cl a frauder.Elle présentera un projet de loi a l'automne pour corriger la situation.Le nouveau processus pourrait entrer en vigueur au printemps prochain.Le ministre de la lustice, Herbert Marx, a pour sa part fait valoir, au cours du dejeu-ner-causerie de la conférence, que, contrairement a d'autres provinces canadiennes, le Oué-bec n\u2019a pas, « depuis au moins un siècle », adopte une seule loi à caractère discriminatoire. LA PRESSE, MONTRÉAl, VENDREDI 13 JUIN 1986 Mère Teresa aux chefs de file montréalais: «Connaissez-vous les pauvres de votre ville?» Le cardinal Louis-Albert Vachon, Mgr Paul Grégoire et deux gardes du corps ont accompagné Mère Teresa depuis la cathédrale de Montréal jusqu\u2019à l\u2019hôtel Reine-Élisabeth.\t ! Lors du Déjeuner de la prière des chefs de file, des dirigeants d\u2019entreprise et du monde des affaires ont manifesté leur admiration pour Mère Teresa en glissant dans ses mains des sommes d\u2019argent parfois consistantes.Mère Teresa était accompagnée, tant à la cathédrale de Montréal qu\u2019à l\u2019hôtel Reine-Élisabeth, d\u2019une religieuse de la congrégation qu\u2019elle a elle-même fondée, les Missionnaires de la Charité.On pout reconnaître sur cette photo M.et Mme John Turner, Mme Lucie Pépin, Mgr Paul Grégoire et, de dos, le cardinal Louis-Albert Vachon.\t____ :'est d'un bon pas et entourée de «gardes du corps» que Mère Teresa a fait son tntrée à la cathédrale de Montréal, hier matin.Cela n'a pas empêché plusieurs tersonnes de l'entourer de près, lui prodigant parfois des marques de vénération réservées aux saints.\tphotos\tRobert\tNadon.IA PRtSSE bonnes avaient envahi la cathédrale Marie-Reine-du-Monde, où Mere Teresa devait assister a une messe concélcbrée par les archevêques de Montréal et de Québec, Mgr Paul Grégoire et le cardinal Louis-Albert Vachon, et par trois autres évêques et prés d'une vingtaine de prêtres.Vers 7 h 30, toute cette foule, à laquelle se sont ajoutées plus de 500 autres personnes, s'est transportée à l'étage des congrès de l'hôtel Reine-Elisabeth pour un « Dejeuner de la priere» des chefs de file du Quebec en présence de Mère Teresa.Des personnalités politiques ont également participé a ces deux événements: M.|ohn Turner, le sénateur Paul David.Mme Lise Bacon, M.Pierre Marc lohnson, M.Raymond Carneau, Mme Lucie Pépin.M.Marc La-londe, M.|ean Drapeau, les maires de Québec et de Longueuil |ean Pelletier et lacques I inet, etc.Intervenante principale au Déjeuner de la prière, Mere Teresa a longuement prêché son «évangile d\u2019amour» devant une salle extraordinairement recueillie.Parlant d\u2019une voix à la fois douce et assurée, sans jamais hausser le ton, presque comme si elle s'adressait à un tout petit groupe de personnes, elle a rappelé quelques épisodes des Saintes Ecritures.Elle a évoqué, par exemple, la visite faite par Marie a sa cousine Elisabeth avant la naissance de |ésus et les noces de Cana.Elle s'est particulièrement attardé sur un passage des textes evangéliques: «Tout ce que vous faites aux plus pauvres, c'est à moi que vous le faites.Si vous donne/ un verre d\u2019eau à un pauvre.c'est à moi que vous le donnez.Si vous recevez un enfant, c\u2019est moi que vous recevez.» Mere Teresa a demandé aux chefs de file qu'ils sachent se préoccuper de leur prochain.«Partagez la joie de l'amour avec ceux que vous servez», a-t-elle dit.Et elle a repris: «Faites l'expérience du partage de la joie de l\u2019amour avec ceux que vous dirigez, avec ceux qui vous servent.» Plus loin, la fondatrice de la congrégation des Missionnaires de la Charité lançait cette invitation: « Essayez de trouver les pauvres.» Elle a signalé que la faim n'est pas uniquement celle des affamés de Calcutta mais aussi la faim du coeur, la faim de la parole de Dieu, la faim causee par la solitude et le rejet.Et elle a posé cette question: «Les connaissez-vous, les pauvres de cette belle ville?» Comme elle l\u2019avait fait la veille a Québec, Mere Teresa s\u2019est prononcée contre l\u2019avortement.«Prenons la resolution de ne pas rejeter l'enfant non encore né», a-t-elle dit.Et elle a de nouveau cité cette parole de l'évangile: « L'enfant que vous recevez, c\u2019est moi que vous recevez.» Au cours de la période de questions ayant suivi son témoignage, Mere Teresa a indiqué que l\u2019on peut prévenir les avortements par l'adoption.«A Rome, a-t-elle souligné, nous avons ainsi sauvé 1 000 petits enfants.» Et, s\u2019exprimant cette fois avec insistance, elle a adressé ce défi à son auditoire: «Il est possible que dans une belle ville comme celle-ci nous unissions nos efforts et fassions quelque chose pour les enfants à naître.Nous l\u2019avons fait pour les lépreux, il faut le faire pour les enfants non désirés.Décidez-vous.C\u2019est à vous, les chefs de file, de décider que chaque enfant ne sera pas tué!» Que faire pour les personnes souffrant de solitude?La réponse de Mere Teresa est venue sans aucune hésitation: «Aller les visiter!» Et aux dirigeants d'entreprise, elle a posé deux questions et fait une confidence: «Vos employés qui ont des petits salaires, est-ce que vous les connaissez?Connaissez-vous leurs familles?le prierai pour que vous puissiez le faire.» Qu'auront enfin retenu les chefs de file montréalais et gué-^ becois de leur rencontre ûveç^ cette toute petite religieuse leîle» ; nient différente des gens de lèut ¦ monde habituel.Un d'entre euxû fortement impressionne, a rer-pris cette parole de Mère Teresa, qui résume tout son discours:' «Ce n\u2019est pas ce que vous faites qui compte.C\u2019est l\u2019amour que vous mettez dans ce que vous faites.» ¦ Une toute petite question, ® parmi quelques autres, po-ée hier par Mere Teresa aux hefs de file de la région métro->olitaine de Montréal: «Con-laissez-vous les pauvres de votre >elle ville?» JULES BÉLIVEAU La «sainte vivante» des bidonvilles de Calcutta et de bien d'autres agglomérations urbaines dans le monde était de passage à Montréal, hier matin.Arrivée de Québec au cours de la nuit après sa participation à la IVe Confèrence de droit constitutionnel, à l\u2019université Laval, elle n\u2019a pris à peine que quelques heures de sommeil avant de rencontrer un nombre éton-nament élevé de dirigeants de l\u2019industrie et du monde des affaires de la région de Montréal.Dés 6h40, environ I 500 per- 1 -I B 8 IA PRESSE, MONTRÉAL.VENDREDI 13 JUIN 1986 I* Coowhi odmuft»on et d»t IMcommumcHioni cmJdwnntt C*««ftan R*d»o te*rvi»ion «ryj Te**
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