La presse, 21 juin 1986, E. Arts et spectacles
[" '+-+ + *tv -'Un petit régnl un miraclt la delicatesse et la.crudité Guitrv '86 à Bergman, en p, Allen et Rohmer.\" .\t\u201e eqiiiitDre entr on oscille d u ant-par Wood \u2022yl observateur ATtONAtt 'j!, 986\t-\t/£ PRIX DE\" LA CRIÎIQ FESTIVAL Dl CRÉMAZIE Li petite huile nu l'on mange bien ET SPECTACLES LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 2'.JUIN 1986 1926 AU SPECTRUM Une niche en or pour Nanette LE JAZZ Dix petits jours.et puis s\u2019en va m A cinq heures du matin.Nanetle Workman se levé, nourrit les animaux de sa ferme et retourne a la ville où elle sera Victoria, tenancière du « Silver Coffin » pour les besoins de la comédie musicale /92t>.1 Ile travaillera 12 ou 14 heures, jusqu\u2019à l\u2019épuisement, comme la plupart des comédiens, auteurs, musiciens.une équipe de bl) personnes mobilisées pour la réalisation de cette comedie musicale de plus d\u2019un demi-million de dollars, et qui est une des nouveautés du Festival international de jazz de M(Tntreal cette année.h \u2014 Moi.je n\u2018écoute que du ™ vrai jazz ! \u2014 Pour moi, il n\u2019y a que Charlie Parker ! \u2014 Si le jazz n\u2019est pas noir, ce n\u2019est pas du jazz.L.es Blancs sont des copieurs ! \u2014 Le jazz ?c\u2019est la musique classique du XX\" siècle ! ALAIN BRUNET collaboration spéciale \u2014 Moi.du jazz électrique, chus pas capable.c\u2019est de la récupération ! \u2014 Ben voyons, il n\u2019y a que le jazz fusion qui ail du nerf! Weather Report, c\u2019est le top ! \u2014 Wouash ! le jazz et ses bruits de cymbales, ea in\u2019ener- Chez nous, ce genre de spectacle représente un défi de taille.On les compte sur les doigts d\u2019une seule main, les co-medies musicales québécoises d\u2019importance.Certains auteurs y ont déjà laisse leur plume ci îles producteurs leurs sous Pour ajouter a la tension, il fallut que le ministère des Affaires culturelles sabre dans les dépensés et coupe le souffle des prochaines eomedies : première et dernicrc comédie musicale subventionnée.Un flop et enterrons toute nouvelle initiative du genre.Tout ca pour vous expliquer ce qui peut se passer dans la lete des défenseurs de cette production Alain Simard.C\u2019esi plus qu\u2019un spectacle.c\u2019est pratiquement une cause a défendre.Ce qui provoque des tensions.de la fatigue mais sur-tout une complicité, un esprit d\u2019equipe, d\u2019appartenance sur le plateau du Spectrum : « |us-qu\u2019a maintenant certains co-médiens-chanteurs étaient protèges en se cachant derrière leur instrument de musique.Ce sont des artistes qui étaient relativement dans l\u2019ombre, expliquait Louis Saia, le metteur en scène.Nous n\u2019avons pas d\u2019écoles de comédie musicale au Québec.Il a fallu placer les comédiens, les mettre en relief, changer leur gestuelle ».Sur scène, le pilier de cette production c\u2019est évidemment \u2014 Mon p\u2019tit gars, le vrai jazz, c\u2019est l\u2019epoque ou ton pere pis moi on allait danser sur du Cilenn Miller ou du Nal King (.oie ! \u2014 Ben non, c\u2019est le « free » qui transporte la véritable essence du jazz.son aura révolutionnaire ! \u2014 Pas du tout, c\u2019est du gargarisme pour intellectuels !.Toute* les assertions sont permises dans une ville qui \\a prendre sa cuite de jazz annuelle du 27 juin au b juillet prochains.Ou le jazz est miraculeusement devenu le prétexte de la plus importante manifestation culturelle montréalaise.Quel paradoxe ! Aucun genre musical n\u2019est plus éclaté, plus heterogene, plus difficile a cerner.Chaque nouvelle édition du festival international de jazz de Montréal en refait la démonstration.Mais Montréal que n\u2019effraient pas les paradoxes, le temps d\u2019une étourdissante «Saint-)ean», aime bien se faire accroire qu\u2019elle aime le jazz.Avant de retourner a ses véritables amours : Whilney Houston ou Bruce Springsteen, Van Halen ou I rancis Cabrel, ?ton |ohn ou Renaud.Daniel Lavoie ou Martine St-Clair.Comme le reste du monde, de festival de Newport en festival de Montreux.Pourtant, à force de planter son clou, le l l|M convertit lentement son monde.Le jazz reste un pôle marginal ou institutionnel.mais sa popularité ne fait que monter.Chaque génération a sa petite idée de ce qu\u2019est le jazz.On a tous ses propres critères de pureté lorsqu'on évalue telle ou telle tendance.SUITE PAGE E 10 Le plus beau jazz au monde revient elire domicile à Montréal pour dix |ours.dés vendredi.Dans los salles et dans les rues, ' est nour la septieme annee consécutive, la féte d'un demi-million c-' r me v de melomanes.de noctambules d ici et d ailleurs.On ferrr ^ 'e* rues Saint-Denis et Sainte-Catherine et on ouvre grandes les oreille?rout ça pour une musique qui.partie de la Nouvelle-Orleans.nous revient par cent détours a travers les anciens et les nouveaux continents, noire et blanche, enrichie et fragmentee.et rassemble amateurs et profanes.Le Festival international de jazz de Montréal est devenu un evene-ment repute partout, qui attire des touristes de plus en plus nombreux.Plus de 150 spectacles différents, près de 100 000 billets vendus, au moins 500 000 personnes qui circulent d un site à I autre, des retombees économiques qui se chiffrent désormais en millions de dollars.Et une lievre unique, presque miraculeuse, qui s'empare de toute une ville.Et tout ça a cause d un virus appelé jazz qui avait la réputation de faire fuir les foules.Jean Beaunoyer et Denis Lavoie, ainsi que notre collaborateur Alain Brunet, vous présentent le virus, l'épidémie et tous ses foyers d'infection, dans cette page et en pages E 10.E 11 et E 13.Dépêchez-vous de faire votre choix les billets du Festival s\u2019envolent.r\u2014 h Les amateurs ont vite fait leurs choix.Une dizaine des ™ quelque IbO spectacles du Festival international de jazz de Montréal affichent déjà « complet ».Gerry Mulligan, Peppcr Adams, Stanley Clarke, le groupe Oregon.la pianiste montréalaise Lorrainè Desmarais, Van Morrison et Elis Marsalis se produiront à guichets fermés.Il devrait en être de même pour lames Browti, Antonio Carlos lobim et Astor Piazzola qui sont parmi les meilleurs vendeurs de cette septième édition du FI|M.Inutile de dire que c\u2019est à voir.¦ A la Place des Arts, où la salle Wilfrid-Pelle- 1 \u2018\t'V'-W tier s'ajoute cette année au théâtre Saint-Denis.au Spectrum et au Club Soda pour présenter les principaux spectacles du festival, il faudrait\tt gÉj aussi voir les sud-américains Antonio Carlos\t1 f* lobim.un pilier de la chanson brésilienne.As-\tl|p| lor Piazzola.un maitre du tango argentin (cet-\t(Ri te annee accompagne par l\u2019Orchestre Métropo- !&&& litain ) et le Brésilien Milton Nascimento.¦ El Véronique Sanson el Van Morrison nous\t[V offrent, toujours à Wilfrid-Pelletier dans cette\tl lH serie d'événements spéciaux apparentes au\t«I \u2022' jazz, une rare occasion de les revoir.Toute cette septième édition du FI|M constitue en fait l'occasion unique de voir ou de revoir des artistes qui ne sont pas venus chez, nous depuis bien des années, et de découvrir certains autres, dont Gerry Mulligan.qui viendra avec son quartette pour la Joute première fois à Montréal.Au Spectrum.la comedie musicale \\92b, uhè création québécoise.la premiere et semble-t-il la dernière qui sera subventionnée par le ministère des Affaires culturelles.En vedette, Nanette Workman et Breen Leboeuf entre autres.Et pour ceux qui préfèrent attendre l'avis des savants critiques, cette création fera par la suite son tour du Québec.Encore faudra-t-il que la réaction du public du Spectrum en garantisse le succès futur.Les spectacles d\u2019ouverture et de clôture, menés respectivement par les bigs hands de Woody Herman, et Dizzy Gillespie entouré de la « crème des musiciens de Montréal », retiennent tout naturellement l'attention, bien sur.Mais que dire de la série de lazz dans la nuit, qui offre des découvertes spéciales comme le Clarinct Summit avec |ohn Carter, |im Hamilton, Alvin Batiste et David Murray qui n'a donné que deux spectacles.À surveiller aussi le retour après des années du tandem Chet Baker et Paul Bley.Dans cette même série présentée tardivement au théâtre Saint-Denis, Wayne Shorter, David llolland et Steve Lacy sont à voir.SUITE EN PAGE E 11 Alors que faut-il choisir dans ce qui reste, ou comment choisir entre des musiciens qu il nous reste encore à découvrir ?Surtout que cette année, le 111M a encore rajouté des spectacles et des lieux d'animation à son programme déjà charge.La série Contrastes que le Spectrum présentait naguère déménage à la Place des arts sous les nom des événements spéciaux pendant qu'une comédie musicale québécoise est créée au Snectrum.Et tout le secteur de la rue Sainte-Catherine entre leanne-Mance et Saint-Urbain, avec les «jardins» de la PDA et le porche du Complexe Desjardins, s'ajoutent à la rue baint-Denis avec sa féte populaire et ses spectacles gratuits.De l'heure du lunch aux petites heures du matin, chacun y trouvera à I oeil la nourriture de ses oreilles ( y compris, pour,la première fois cette année, une vedette du calibre de Chuck Mangionc ).Et ceux dont l'appétit de jazz est assez grand peuvent encore acheter de bons billets parmi la centaine de mille qui ont été mis en vente.Lesquels ?Les spectacles qu'il faudrait voir, qui me paraissent du moins avoir quelque chose d\u2019exceptionnel, sont : ¦ celui de Ginette Reno, qui jazzera les chansons de Michel Legrand, dans un spectacle conçu spécialement pour l\u2019événement, et qu'on pourra revoir à la télévision et réentendre sur disque.Les personnages de 1926.De de g.à d.au premier plan : Breen Leboeuf, Nanette Workman et Jean-Claude Marsan.Et derrière dans le même ordre : Richard Lord, Sylvie Choquette et Roger Gravel fils.Nanette.La star du show comme il se doit.Autour d'elle, des gens qui se révéleront.Des gens qui misent gros.|ean-Claude Marsan, un « mauvais compagnon » de Plume Latra-verse.Breen Leboeuf d'Offen-bach, Roger Gravel fils, un autre « mauvais compagnon », Richard Lord qui tenait le rôle principal dans Dodge City, et Sylvie Choquette.une « écha-lotte » de Marc Drouin.SUITE PAGE E 11 IA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 21 JUIN 1986 AU PLAISIR DE LIRE LITTERATURE Docteur Larch, accoucheur de Nouvelle-Angleterre On se souvient des deux derniers romans de fohn lr-ving: Le monde selon Carp et l'Hôtel New Hampshire.Beaucoup de personnages et pourtant chacun d'eux bien traité, intéressant, vivant, au point que l\u2019on ne savait plus très bien lequel JACQUES FOLCH- ¦IBAS collaboration spéciale était le plus attachant.Un lieu, aussi, particularisé, une sorte de capharnaüm farfelu où passait, vivait, se retrouvait tout ce monde, au fil d'aventures très variées.inattendues, souvent drôles.Par-dessus cela, l'ambiance de la Nouvelle-Angleterre, son esprit à la fois victorien et libertaire \u2014 même lorsque les acteurs se transportaient soudain à Vienne, ils restaient bostoniens jusqu'au bout des ongles.Irving récidive, avec un roman non moins touffu, dans ce style assez décousu, insistant, répétitif qui est le sien.On ne s'en plaindra pas: cette forêt vierge emplie de ronces et de troncs morts a un charme très particulier.Le livre s'appelle L'oeuvre de Dieu, la part du Diable.C'est l'histoire du Docteur Wilbur Larch, qui commença sa carrière en accouchant des mères dans les quartiers pauvres de Boston.Le premier enfant vint au monde dans une famille lithuanienne.Scène désopilante du bébé qui tombe au milieu de la vaisselle trempant dans l\u2019évier.Le mari marche sur le chat, c'est la pagate.C\u2019est parti, le ton est donné.Ce brave docteur s'installera bientôt à Saint Cloud's, un orphelinat du Maine.Quel décor, que celui d\u2019une petite ville forestière où s'était installée une scierie produisant, d'une part: des billots pour le papier, d\u2019autre SAMIDI PROCHAIN L\u2019entrevue de La Presse avec JOHN IRVING part: des femmes enceintes.Comme il est dit par l'auteur: «Les arbres avaient disparu; des orphelins les remplaçaient- \u2014 tout cela pour du papier.» Un peu à l\u2019écart de la ville, on avorte à tour de bras.Les patientes sortent en file, portant leur petite culotte épinglée à l\u2019épaule de leur robe.C'est le signe que c\u2019est fait.Le Docteur Larch trouve cela répugnant.Ainsi naissent les vocations.«Il était obstétricien; il délivrerait des enfants dans le monde.Ses confrères appelaient cela l\u2019oeuvre de Dieu.Et il était avorteur; il délivrerait aussi des mères.Ses confrères appelaient cela l\u2019oeuve du Diable, mais pour Wilbur Larch tout était l'oeuvre de Dieu.» L'orphelinat de Saint Cloud\u2019s sera le capharnaüm annoncé, où tout se passera dans la plus belle des confusions comiques.Des infirmières amoureuses du Docteur légèrement éthéromane.Des orphelins que l\u2019on essaie de «placer» dans les familles (lorsque cela se produit, une petite salutation spéciale leur est adressée, au dortoir, avant le sommeil agité des pensionnaires).Et, justement, l\u2019un d\u2019entre aux, le petit Homer Wells* sortira très vite du lot.Personne ne veut de lui.Placé quatre fois, quatre échecs (tordants).Re* JOHN IRVING LŒUVRE de Dieu LA PART roman Seuil venu à Saint Cloud\u2019s, Homer décide de n\u2019en plus partir.Cet orphelinat, hôpital, clinique, hôtel, ce sera chez lui.Initiation du jeune Homer Wells.le vous signale particulièrement une fillette nommée Me- ¦| lean de Bony se passionne ™ pour les mains.Ce jeune homme entêté \u2014 il a redoublé son avant-derniere année de secondaire et quadruple la terminale \u2014 a quitte le monde académique pour entrer dans une librairie et y acheter tout ce qui touche aux mains, en dehors de la chiromancie, cette pratique chère à toutes les voyantes du monde, gitanes ou non.JEAN-PAUL SOULIC Parallèlement a cette passion autidacte, le tout nouveau chiro-logue se lançait dans des etudes en publicité et dans le metier de concepteur-rédacteur indépendant.Il pouvait ainsi rencontrer beaucoup de gens, et donc de mains.«l'ai lu énormément sur la chirologie, raconte lean de Bony.mais il n'y a pas d'etudes a faire dans ce domaine: ça ne s'enseigne pas».Alors il a saisi et tripote toutes les mains qui passaient a sa portée, les a cataloguées, les a comparées.«|'ai construit moi-méme un systeme JEAN DE BONY Lire dans les mains, c\u2019est une science d'explication rationnel et irréfutable , qui ne dépend pas de l'opérateur».Pour commencer, il a pris les classifications bien connues de la police pour les enpreintes digitales, et les a comparées avec les temperamments connus, les sanguins, les bilieux, les nerveux.etc Ouand ses recherches ont été suffisemment avancées \u2014 il les poursuit avec passion \u2014 |ean de Bony s'est adjoint une journaliste et a écrit un livre dintiation à la graphologie.Voyage au creux de la main, publie récemment chez Robert Laffont.Il présente son livre comme très diffèrent de tout ce qui a été publié sur le sujet: «Les autres sont des dictionnaires, celui-là est une grammaire».Et il espère que le lecteur va s'en servir comme d\u2019un guide pour «voyager au pays de soi-mème»,  titre d'exemples, |ean de Bony a choisi de présenter les mains de personnalités: Edith Piaf, Paco Rabanne, Charles Az-navour, Charlotte Rampling, etc.La carrière de la graphologie, née il y a une centaine d'années seulement et utilisée maintenant, à tort ou à raison, comme un outil de détection de la personnalité.est certainement l'exemple que lean de Bony voudrait voir suivre à la chirologie.«La chirologie est victime de la chiromancie!» Et il dénonce les festivals de voyance qui ont lieu un peu partout.Pourtant, la chirologie vient de se voir illustrée avec éclat par la présentation, dans la revue leune Afrique, des mains de Kaddafi, de Lybie, de Omar Bongo, du Gabon, d\u2019Ouphouet Boigny, de la Côte d'ivoire, de Abdou Diouf, du Sénégal.lean de Bony a aussi observé et analysé la main du maire de Montréal, M.lean Drapeau, en 1985 :«Plsine de lignes, dit-il, c\u2019est donc un nerveux.Paume carrée, c'est un bilieux qui aime le pouvoir.M.Drapeau voyage pour se cultiver.Les bilieux aiment le faste, ce qui en jette! Impulsif aussi: si quelque chose lui '\u2022lait, il est prêt à tout pour que O o X a Jean de Bony ça se réalise.».Des choses bien connues, mais rien qui puissè éclairer sur le mystère des prochaines élections municipales: ira?ira pas?Pas plus que sur les augmentations de nos prochains comptes de taxes foncières.Un autre des aspects passionnants que |ean de Bony n'arrête pas de découvrir dans les mains: tout y est inscrit des le troisième mois de la conception.roman LES CHASSEURS DE MAMMOUTHS Balland Apre* Ajl.i l'enfant de la U'rre et la Vallée (les chevaux, voici la suite très attendue tic cette incomparable série romanesque sur hos ancêtres de l'âge de pierre.700 pajjes Ballant! / Diffusion Flammarion lony (elle devait se nommer Me-lody, mais l\u2019infirmière a mal écrit son nom).Perverse, amqu-reuse, elle veut savoir le nom de ses véritables parents.C\u2019est par elle que Homer connaîtra les premières délices du désir.|e vous signale également Wally et Candy, couple dessalé avec lequel l'orphelin de Saint Cloud's entretiendra d\u2019étranges chassés-croisés.|e pourrais aussi bien remplir une page des personnages et des situations de ce livie, car il en sort de partout, c'est gigantesque.Quel cirque! Et Homer Wells décidera, à son tour, d\u2019être obstétricien.Comme son père.Son père?C\u2019est que la relation entre le docteur Larch et l\u2019orphelin qui a fait de Saint Cloud's sa maison coule insensiblement vers la paternité, et que nous aurons là les plus belles pages du roman.Celles où se trouve montré que le père, c'est celui qui aime, plutôt que le «distributeur automatique de spermatos» (sic).Que le fils, c\u2019est celui qui veut, qui reconnaît son père.Belle leçon aux adoptés et adopteurs.Quel beau roman! Toi^t ce qu\u2019il raconte, et avec un humour continuel, devrait déranger, provoquer, choquer même parfois, avec des thèmes comme l'avorte-ment, la drogue, la sexualité, que sais-je.Mais jamais.Irving s\u2019arrange toujours pour nous convaincre, et nous plaire.John Irving: l'OEUVRE DE DIEU, IA PART DU DIABLE, roman traduit de l'américain par Guy et Françoise Casaril, 630 pages (avec notes).Éditions du Seuil, Paris, 1986.ÉDITIONS ALBIN MICHEL dan ute rairie En vente \u2022 ROMANCES 9 VACANCES ê UNE VIE DE CHAT par Yves Navarre roman 225 pages/14,95$ Voici un roman écrit par.un chat! Oui, les chats savent écrire.Ce roman écrit par le chat Tiffauges est un chant d'amour et d'humour, à ses épouses et à son maître.POUR L\u2019AMOUR DE MARIE SALAT par Régine Deforges roman 160 pages/9,95$ La correspondance amoureuse £ entre deux jeunes femmes, au début du siècle.Quel amour! .\u2022a OCTOBRE ROUGE j par Tom Clancy roman 488 pages/19,95$ Le plus précieux bâtiment de la S flotte soviétique, OCTOBRE ROUGE, un nouveau sous-marin ; balistique, tente de passer en Amérique.Un ordre est lancé: le £ traquer et le détruire à tout prix, «K ti LE DÉMON DU PASSÉ par Mary Higgins Clark roman 320 pages/14,95$ Le monde fascinant de la politique à Washington.Et un secret qui bouleverse et menace deux femmes, confontrées à leur passé \u2022 et au mystère qui les réunit.î! SIMETIERRE par Stephen King roman 480 page8/19,95$ Des générations successives d'enfants y ont enterré en grandes pompes, leurs animaux familiers.Mais, pour une petite famille qui emménage tout près, le cauchemar commence! OUVERT 7 JOURS JUSQU\u2019À 21 HEURES Librairie Champigny inc 4474.rue Sainl-Oems Montréal (Oué ) 844-2587\t, lliauo: Champigny UN JOUR OU L'AUTRE I I 1 \t\t\t LES BEST-SELLERS\t\t\t \t\t\t 1 L'oeuvre de Dieu, la part du Diable\tJohn Irvmg\tSeuil\t3 2 Red Fox\tAnthony Hyde\tSeuil\t5 3 L'un est l'autre\tElisabeth Badinter\tJacob\t3 4 Le partum\tPatrick Sûskind\tFayard\t6 5 Un pur espion\tJohn Le Carre\tLatfont\t2 6 Accroche-toi à ton rêve\tBarbara Taylor-Bradford\tBeltond\t9 7 La civilisation chinoise\tMichel Guay\tL Homme\t3 B Acceptation globale\tF.Benoit.P.Chauveau\tBoréal\t1 9 Le temps s'en va, madameFlora Groult\t\tFlammarion\t1 10 Le pacte Holcroft\tRobert Ludlum\tLaffont\t10 Les listes nous sont fournies par 'tonnes suivantes Bertrand Chêmpigny.Demarc.Duchsrme Flammanon.Guenn Hermès.Lemeac.Le Parchemin.Rtthn.Renaud Bray.Sons et Lettres 4 Rene Martin (Jotrette)\t\t\t jkan*P»ul Filtre\tAdrivum: Ohoqurtte\tPaul (fmmbtrlaiHi blhff K*xlum\tJ«JW-l%rrc GlUk,V\tIjhiim.IUum h-rd IhH îM Jean-Paul Filion LE PREMIER ÇOTE DU MONDE Le récit bouleversant d une enfance en milieu rural \u2014 un retour aux sources écrit en toute simpliçite et en toute vente Un grand attache menl au* choses de la vie \"Un homme honnête peut il se vanter-d être a l abri de son enfonce9» 7 95S Claude Jasmin MAMAN PARIS MAMAN LA-FRANtE Un livre drôle amusant -Une sorte de guide commode et hilarant pour tous ceux qui veulent visiter la mere-patrie et qui' veulent y retourner 7.95S lÆm auébécoim Nimicru 42 Klf Xfi %2 .50 lit' i'xxt tanitU (itU tXMf LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 21 JUIN 1986 UTTÉRATURE JACQUES BISSONNETTE La face cachée de l\u2019informatique 20^- À Montréal, * de plus en plus, les gens bouquinent le soir.Tôt ou tard.RENAUD BRAY jusqua minuit! .7 soirs par semaine \u201d5219, Côte-desNelges \u2014 342-1515 Michel Tremblay LA GROSSE FFMME D A CÔTE \u2018 EST ENCEINTE \u2022\u2022Un livre drôle émouvant vrai inattendu - qui éclaté comme Je printemps » Jacques Godoouf Rrogres-Dimanche 7 95S Michel Tremblay THE RE SE ET PIERRE TTF A l'FCOIE OES SAINTS \u2022\u2022TENDRFSSE l'arçjOur (If Tremblay pour le Plateau Mont Royal ica de son roman un classique \u2022\u2022 Aian Biuwii îhv ' 95$ ¦ Voux détenez une carte de crédit.Vous vous rendez à un guichet automatique et retirez de l'argent.Que s'est-il passé?Vous n\u2019avez communiqué avec personne et cependant vo->trc demande a été satisfaite par «Faction mystérieuse de commandes électroniques.Cette opération laisse toutefois une trace qui continuera à se réper-tuier à travers le réseau ban-quaire et aboutira, à l'autre extrémité, à un remboursement, probablement par la même voie électronique.JEAN-CLAUDE DUSSAULT ;; On se contente, le plus souvent, de profiter de ces nouvelles commodités, sans trop réfléchir sur la réalité de ce mode de \u2018/communication codifiée qui M\u2019apprête à régir une bonne partie de notre activité, jusque dans les détails les plus familiers.On ignore aussi généralement que cela a nécessité l\u2019élaboration d\u2019une toute nouvelle conception de la sécurité dans le domaine impondérable des circuits de transmission électronique.~ Le roman de lacques Bisson-\u2019 nette.Programmeurs à gages, £«e situe de plein pied dans ce nouveau royaume où l\u2019informatique règne en maitre.Son hé-rros, Alain Bourque, spécialiste ïfcomme l'auteur lui-méme des systèmes de sécurité informatique et qui ne se déplace jamais ',sans son terminal personnel, se ;voit confier la tâche délicate de détecter une fuite qui se serait produite dans le système de la Monnaies Transit, à Montréal, j Ainsi commence une fasci-i nante aventure que l'on suit avec la même attention haletante que s\u2019il s'agissait d'un film d'Alfred Hitchcock.À l'aide ! d'experts que lui fournit la Data | Security et d'une bonne dose d'ingéniosité, Alain va d'abord, en une nuit, démonter complè-; tement l\u2019ordinateur géant de la Monnaies Transit, en vérifier chaque élément et tout remettre en place; mais cette première opération, purement technique, ne donne aucun résultat.Il faut donc s\u2019attaquer au fonctionnement du système, c'est-à-dire aux réseaux complexes de récep-; tion et de transmission des messages électroniques.Vérifier si certains circuits n'ont pas été trafiqués pour permettre à un *\u2022 système extérieur de s'immiscer !' dans son fonctionnement et en * court-circuiter les mécanismes » de contrôle.S'attaquer ensuite à t la question complexe des micro-î codes utilisés par les program- * mes de sécurité aux fins de véri-k fier les codes d'accès des usagers, î; La modification d'un micro- * code permettrait en effet à un ?.fraudeur d'avoir accès aux infor-r mations de l\u2019ordinateur.t Tout cela paraît étrangement , technique, mais c'est cette minu-; tie dans la description de l'opé- ration qui confère précisément ; au roman toute sa force et don- * ne au lecteur l'impression d'y î participer et de découvrir avec ' le héros que des crimes écono- * miques peuvent être commis par î le seul transfert anonyme et éva-¥ _______________________________ Jacques Bissonnette nescent d\u2019informations.Des capitaux passent illégalement d\u2019un pays à l'autre, se transformant avantageusement au gré des taux de change, sans qu'il ne reste de ces transferts la moindre trace, tout juste une empreinte électronique dont seul un spécialiste pourrait détecter l'existence, mais non la provenance.Alain Bourque se rend finalement compte, par une série de relevés d'occupation des circuits et de simulations d\u2019opérations, que la vraie faille du réseau réside dans le fait d'une utilisation camouflée d'une partie importante du potentiel des circuits par deux seuls clients qui se font automatiquement transmettre le double de toutes les opérations enregistrées par l'ordinateur.Notre héros découvre cependant en cours de route la nature réelle de certaines opérations de la compagnie pour le compte de laquelle il travaille et cela l\u2019en-traine dans une série d\u2019aventures qui relèvent plutôt du roman policier.Tout se termine dans la photos Bernard BRAULT.IA PRESSE meilleure tradition et notre spécialiste des systèmes de sécurité triomphe des «méchants» d'une surprenante façon.Les questions Le roman est écrit dans un style simple et efficace.(Quelques fautes viennent ironiquement illustrer les imperfections mineures du traitement de texte informatisé).Les hommes de l\u2019informatique, acolytes du héros, sont bien campés en quelques phrases.Les autres personnages, particulièrement féminins, ont quelque chose de superficiel et s\u2019illustrent dans des aventures un peu trop calquées sur les lames Bond et qui entrent en contradiction avec la nouveauté du propos de l'auteur.Quelle est l'importance de l'informatique dans notre vie quotidienne?lusqu'où peut aller cette transcription de l\u2019activité humaine en codes et schémas abstraits offerts à toutes sortes de manipulations?Telles sont les questions importantes À Lettres québécoises, nous nous occupons de l'actualité littéraire au Québec.Quatre fois par année, depuis plus de dix ans, une trentaine de collaborateurs vous présentent et analysent les meilleurs livres qui se publient au Québec dans le domaine littéraire.Ce numéro 42 vous offre trois entrev.ies et des douzaines d\u2019articles sur les romans, contes, nouvelles, recueils de poésie, pièces de théâtre, études littéraires, essais, etc.publiés depuis mars 86.Demandez Lettres québécoises à votre libraire ou marchand de revues ou alors abonnez-vous, par téléphone (514) 535-9518, ou par la poste.Lettres québécoises, C.P.1840, Succ.B, Montréal H3B 3L4 Bulletin d\u2019abonnement Nom\u2014._______________________________________________________ Adresse __________________________________________________________ wjiig\tCanada, 10$ - USA, 10$(U.S.c) _ .\t-\tEurope, 16$ Code postal- Institutions, 12$ De soutien, 25$ DIFFUSION PROLOGUE 2975 Sartelon.Ville Samt-Laurent OC H4R 1E6 Téléphone (514) 332-5860 et 1 800 361 5751 « ¦> qui surgissent dans l\u2019esprit du lecteur de Programmeurs à gages de lacques Bissonnette et c\u2019est la raison pour laquelle, justement, j\u2019aurais préféré qu\u2019il ne débouche pas sur un vulgaire affrontement policier, l\u2019ajouterais même que plus y intervient la violence physique moins il nous captive, convaincus que nous é-tions, par les bons soins de l\u2019auteur, de la supériorité absolue de ce réseau d\u2019informations immatérielles pour la maîtrise des situations les plus complexes.Un livre passionnant, maigre tout, que l\u2019on quitte difficilement une fois qu\u2019on y est entré.Pourquoi pas un livre de vacances?PROGRAMMEURS A GAGES, roman de Jacques Bissonnette, édit VLB, 281 p.$14.95 Jacques Poulin LES GRANDES MAREES -Voila le roman accompli d un et»^ vam doue qui devrai! fane le bon ' heur de milliers de lecteurs ¦ Sheila Fischman The Qloritiedl SIm 6 95S Suzanne Paradis UN AIGLE DANS LA BASSE COUR «En prêtant son talent et sa générosité a une cause immense et peut ètte perdue Su/anne Paradis affirme une fois encore mais en s effaçant elle même demeie i nor reui obiective.sa foi dans la vie el dans ï amour »\t*- Reginald Martel .'
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