La presse, 4 juillet 1986, B. Informations nationales
[" INFORMATIONS ' v.* NATIONALES LA PRESSE, MONTRÉAL VENDREDI 4 JUILLET 1986 \u2022 UNE ENTREVUE DU PRESIDENT DU CRTC A LA PRESSE « La radiotélédiffusion n'a pas beaucoup à gagner des négociations de libre-échange » Andre bureau I OTTAWA \u2014 « Du côté de \u2014 la radiotélediffusion, on n'a pas beaucoup à gagner des négociations de libre-échange avec les États-Unis ».M.André Bureau, président du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunication canadiennes, est catégorique et pour lui, souveraineté culturelle et contenu canadien ne sont pas des mots vides de sens.MANON CORNILLIER de notre bureau d'Ottawa Rejoignant les propos de l'ex-ministre des Communications, M.Marcel Masse, M.Bureau refuse de voir mis sur la table de négociations des systèmes de stimulation a la création comme Téléfilm ou des organismes comme Radio-Canada.« De toutes façons, dans les deux cas, les Américains en bénéficient », rappcllc-t-il à nos voisins.II souligne que la participation de Téléfilm diminue le coût de production des émissions que les Américains obtiennent alors à meilleur prix.Quant a Radio-Canada, sa présence augmente la compétition et fait monter les prix des séries américaines, pré-cise-t-il.M.Bureau ne part pas pour autant en campagne contre les négociations commerciales.« Ce n'est pas le rôle du Conseil.Mais notre responsabilité est de superviser le système canadien et d'en assurer le caractère distinc- tif.C'est donc notre devoir d'alerter les détenteurs de licences et les législateurs face aux risques que posent certaines initiatives sur ce caractère distinct ».S'il ne le fait pas, ajoute-t-il, le CRTC n'a plus sa raison d'etre.Nationaliste culturel convaincu, il pose donc un nouveau défi aux grands télediffuscurs canadiens : accroitre et améliorer le contenu canadien sur nos ondes.Il croit sincèrement que c'est la seule façon d'assurer la survie et la vitalité de la production canadienne.« Nous avons réussi, dit-il fièrement, a mettre en place dans presque tous les centres de grosseur moyenne au pays un troisième service de télévision indépendant, it quand on regarde notre bassin de population, le fait d'offrir le service dans les deux langues et le bassin de publicité, le travail accompli est extraordinaire et unique au monde.» Mais il reste un pas en avant a faire et il compte maintenant sur les grands réseaux (CBC, Radio-Canada, CTV, TVA.Global) qui devront renouveler leurs licences à l'automne pour le faire.Il attend d'eux moyens et projets pour assurer une importante programmation canadienne de qualité.Entre-temps, ses collègues et lui achèvent une tâche titanes-que a laquelle ils se sont attelé à l'arrivée de M.Bureau à la prési- dence du CRTC il y a plus de deux ans : la révision complète de toutes la réglementation sur la radiotélediffusion et la câblo-distribution.Pour lui, c'est important.« On peut maintenant étudier les suggestions et les initiatives du gouvernement dans un climat et un environnement réglementaire adaptés aux circonstances actuelles.Ce sera plus facile de s'attaquer aux questions de fond.» En plus des négociations sur le libre-échange, le conseil envisage étudier les suites à donner au rapport Nielsen et participer aux discussions publiques sur le rapport attendu de la Commission Caplan-Sauvageau.«Libéré d'un poids» M.Bureau est visiblement satisfait du travail accompli.Et il est surtout d'excellente humeur.C'est qu'il apprenait vendredi dernier qu'il était blanchi des accusations de fraude, de conflits d'intérêts et de tentative de dissimulation portées contre lui en mai dernier par la députée néo-démocrate Lynn McDonald, alors protégée par son immunité parlementaire.Le ministre de la lustice d'alors avait demandé immédiatement à la GRC de faire enquête.Mais il n'avait par contre pas manqué de désapprouver clairement la façon dont Mme McDonald avait rendu public ses allégations, portant ainsi atteinte à la réputation d'une personne.M.Bureau de son côté évite les reproches directs.« |e reste sous l'impression que c'est certainement une action qui est à la limite de ce qui est acceptable de la part d'un représentant élu et responsable qui ne doit pas abuser de son immunité parlementaire ».« Libéré d'un poids », il est heureux aussi que le ministre ait entrepris rapidement l'enquête, « à cause de la visibilité de ma fonction, du traitement donné dans les médias et parce les allé-gations touchaient aussi le Conseil et des détenteurs de licences ».La représentante de Broad-view-Greenwood soutenait qu'entre mai et août 1983.la firme Cancom (Canadian Satellite Communications), alors présidée par M.Bureau, et un consortium d'opérateurs de câble de la Saskatchewan avaient convenu d'un rabais aux souscripteurs du câble â l'insu du CRTC et à rencontre de ses règlements.Mme McDonald, actuellement en Norvège, n'était pas disponible hier pour commenter le dénouement de l'affaire et son personnel ignorait si elle comptait faire des excuses publiques à M.André Bureau.M.Bureau refuse pour sa part de parler d'excuses et dit franchement qu'il aime mieux passer â autres choses et regarder vers l'avenir.« le n'ai pas une minute de plus â consacrer à Mme McDonald », a-t-il conclu.LA CHAMBRE DE COMMERCE ET LA PRIVATISATION Québec devrait se pencher sur la santé et l'éducation ¦g La Chambre de commerce \u2014 du Quebec aimerait que le gouvernement québécois se penche sur les « besoins » de privatisation en matière de santé et d'éducation.PIERRE VENNAT Commentant la publication du rapport du comité gouvernemental sur ja privatisation des sociétés d'Etat, rendu public mercredi par le ministre Pierre Fortier, le président de la Chambre de commerce du Québec, Louis Lagasse, dit espérer que ce n'est que partie remise.L'organisme d'affaires se réjouit néanmoins de l'orientation prise par le comité sur la privatisation des sociétés d'Etat.Mais pour lui.il n'y a rien lâ de nouveau.La Chambre de commerce du Québec rappelle qu'elle préoni-se des initiatives correctrices â la situation actuelle depuis des années.Elle estime donc qu'après plusieurs études et rapports, il est maintenant urgent de mandater un comité ministériel qui assurera le suivi des recommandations du comi- té sur la privatisation sans plus de délais.Au delà des privatisations déjà recommandées, conclut M.Lagasse, la Chambre de commerce du Québec espère que la mise en cause des monopoles publics, en ce qui a trait à leur statut de monopole et de sociétés d'Etat, se fera rapidement.L'organisme souhaite également que Québec étudie au plus tôt la possibilité d'avoir recours à des mandataires privés et à des organismes sans but lucratif ( politique du « faire faire » ) pour exécuter des activités subventionnées.Québec célèbre son entrée dans le patrimoine mondial I QUÉBEC \u2014 Québec a ™ célébré officiellement hier sa reconnaissance par l'Unes-co, comme ville membre du patrimoine mondial.RUDY LECOURS de la Presse Canadienne Lors d'une cérémonie organisée par le gouvernement du Québec au vieux Séminaire, Mme Lise Bacon, vice-premier ministre, a déclaré que la communauté internationale reconnaissait ainsi «le travail de tous ceux et celles qui ont contribué à garder à Québec sa spécificité».Elle a fait remarquer que le Séminaire était une construction exemplaire que le peuple du Québec avait su préserver puisqu'il avait été fondé en 1663 par Mgr François de Montmorency Laval.De son côté, le directeur général adjoint de l'UNESCO, M.Henri Lopes, ex-premier ministre du Congo, a déclaré que le jury n'avait aucunement fait preuve de générosité en proclamant Québec ville du patrimoine mondial.«Il était exigeant et n'a fait que reconnaître toute l'action de conservation d'une communauté pour préserver son patrimoine», a-t-il dit.Il s'est excusé de l'absence du directeur de l'Unesco, M.Amadou Mahtor M'Bow, pourtant ravi de sa visite au Québec en janvier.Il a accepté avec plaisir le présent du gouvernement du Québec, un tableau d'André Latulippe représentant le Séminaire.Le maire de Québec, M.lean Pelletier, a souligné pour sa part le caractère vivant de Québec malgré son âge exceptionnel pour une ville américaine.«Un patrimoine vivant est un objectif à atteindre car les villes mortes n'intéressent personne», a déclaré le maire.LA NOMINATION DE BENOIT LAUZIERE ACCUEILLIE AVEC SURPRISE « Raviver le sentiment d'appartenance au Devoir» I Benoit Lauzière, 45 ans, \u2014 nouveau directeur du Devoir, prend les commandes d'une entreprise accablée par un déficit critique, des relations de travail tendues et la démobilisation d'une partie de son personnel.Et il n'a aucune expérience du milieu de l'information.MARTHA GAGNON Pourtant, il ne qualifie pas la mission d'impossible.Même si le syndicat des journalistes, sitôt la nomination connue, contestait encore une fois le processus de sélection dont il est tenu à l'écart.La présidente Carole Bcaulieu ajoutant qu'on réserverait au nouveau venu un « accueil prudent ».Benoit Lauzière, qu'à peu près personne parmi les artisans et la clientèle du journal n'avait pressenti pour ce poste, précise qu'il a été approché par la firme chargée de recruter les candidats.En 1981, après le départ de Claude Ryan, il avait également été incité par le président du conseil d'administration à poser sa candidature.Sa nomination a surpris un peu tout le monde.« l'ai reçu des tas de téléphones de gens de tous les milieux, dont des anciens collègues du secteur de l'éducation qui étaient estomaqués », raconte-t-il, visiblement exténué à la fin d'une première journée remplie d'émotion.Durant l'entrevue éclair qu'il accordait à son bureau hier, entre deux émissions de télévision, le directeur a surtout insisté sur la nécessité de raviver le sentiment d'appartenance à l'entreprise.« Il faut que ce soit passionnant de travailler dans cette boîte.Il faut redonner la passion à ceux qui l'ont perdue.C'est seulement de cette façon que nous réussirons à remonter la pente.|e n'aurais pas accepté ce poste si je n'avais pas été convaincu que le Devoir pouvait se développer et grandir ».La passion.Un mot qui revient souvent dans sa bouche.Ce nouveau défi, dit-il, arrive à point dans sa vie.« L'idée de travailler pour une entreprise intellectuelle me passionne, l'aime exprimer des idées, j'aime les débats d'opinions, j'aime lire, l'aime aussi le Devoir.|e me sentirai probablement plus à l'aise ici qu'à ne m'occuper que de relations de travail ».M.Lauzière n'a pas hésité longtemps à quitter son poste de conseiller spécial auprès du Conseil du Trésor pour la négociation dans le secteur public et parapublic.Une fonction qu'il occupait depuis 1985.Le directeur du Devoir est surtout connu dans le milieu de l'éducation.Il a été président du conseil d'administration de l'UQAM, directeur général du collège Maisonneuve et président de la fédération des CÉGEPS.Il a adopté des positions dures, parfois impopulaires, durant les périodes de conflits qu'il a vécues de 1970 à 1985.Il lui est même arrivé de signer des textes dans Le Devoir.« Vous voyez, je suis fidèle.», lance-t-il à la blague.Quand on lui demande si le fait de pénétrer dans un milieu inconnu lui donne le vertige, il répond: « Il serait exagéré de dire que j'ai peur.Bien sûr, j'éprouve une certaine appréhension comme c'est le cas lorsqu'on relève un nouveau défi.Mais, je ne crois pas qu'il soit nécessaire d'avoir déjà travaillé dans un journal pour devenir directeur d'un quotidien ».Sa seule expérience dans le domaine de l'information lui vient de la revue intellectuelle L'Analyste.Il a participé à sa création et y a rédigé quelques articles.Il a toutefois l'intention ferme d'écrire des éditoriaux.« Le directeur du Devoir ne peut pas ne pas écrire.C'est un rôle essentiel Benoit Lauzière, nouveau directeur du Devoir.que j'assumerai avec grand plaisir.|e ne me suis jamais caché derrière des paravents.Si j'ai quelque chose à dire, je le dis ».La politique éditoriale, il préfère ne pas en parler pour le moment.« Il est beaucoup trop tôt pour vous donner une réponse sérieuse, éclairée, l'entre en fonction seulement le 14 août.Entre-temps, je dois rencontrer tout le monde ».Il se définit comme un homme indépendant, libre de toutes attaches politiques.« le n'ai ja- mais fait partie d'aucun parti politique.|e me suis exprimé autant sous le règne du Parti québécois que sous celui du Parti libéral.|'ai toujours su prendre mes distances face aux gouvernements et je n'ai pas l'intention 2 de changer.Non, je ne suis vrai-ï ment pas inquiet de ce côté ».S Concernant ses relations avec a le personnel, il affirme qu'il lui § faudra rétablir la communica- 1 tion, « rebâtir des ponts ».Il | mise beaucoup sur la présence S de Paul-André Comeau qui a été S nommé rédacteur en chef il n'y T a pas très longtemps.Il ne veut 2 pas parler des négociations en | cours.« |e n'ai pas encore vrai-§.ment pris connaissance des dossiers ».Un défi de $1,5 million Sa principale tâche sera de s'attaquer au déficit accumulé de SI,5 million.Selon lui, la situation est critique, mais pas catastrophique.Sur ce sujet, il est peu bavard.« Le problème de la survie du Devoir n'est pas nouveau.|'ai pris connaissance rapidement des dossiers.Il y a une reprise qui, sans être mirobolante, est encourageante ».Il n'est pas encore prêt à se prononcer sur les recommandations des experts comptables qui préconisent des coupures de personnel et la réduction du nom- bre de copies.« Il n'y a pas cinquante solutions: il faut ajuster les dépenses selon les revenus ou trouver de nouvelles sources de fiancement ».Selon lui, « il faut trouver des moyens à long terme: reconquérir la clientèle, développer de nouveaux secteurs, améliorer la publicité, etc.» C'est aujourd'hui qu'il rencontrera tous les employés de l'entreprise.Durant une partie de la journée hier, les membres de la rédaction ont discuté en assemblée générale de cette nomination.Mécontent du processus de sélection, ils veulent proposer des modifications qui permettraient une véritable consultation.Le syndicat, qui évite pour l'instant de se prononcer sur la compétence de M.Lauzière, a réaffirmé hier que « la direction du Devoir exigeait en 1986 des compétences aussi variées que remarquables ».De plus, il croit indispensable que « cette personne possède un leadership intellectuel et des qualités morales largement reconnus par l'ensemble de la société ».La présidente a toutefois expliqué qu'il n'était pas question de faire le procès de M.Lauzière.« Nous jugerons l'homme à ses actes ».automobiles Ville /Marie fête son 1 Oe anniversaire pour 2 semaines seulement du 23 juin au 4 juillet.Sur R-5, Alliance et Encore 10e ?Maximum 5000$ 36 mois sur R-5 ?Maximum 8000$ 36 mois Alliance/Encore Spy J?**Èt^ B 2 \u201e.MONTRÉAL.VENDREDI 4 JUILLET 1986 ÉDITORIAL PAUL DCSMARAIS président du conseil d'odminiitrcrtion ROGER 0.LANDRY président et éditeur MlfHFi ROY éditeur odjoint ClAUOf GBAVtl dnfcirur de I mtormolioo JEAN-GUY DUBUC \u2022ditonoitit* en chef u it I < ¦ t « I ¦ Après le huis clos, il faut le débat À première vue.on apprend rien de nouveau: il faut privatiser les entreprises d'Etat qui sont en concurrence avec l'entreprise privée, examiner en profondeur les monopoles publics et songer à de nouvelles structures pour les sociétés subventionnées qui sont, en tout ou en partie, financées à même les fonds publics.Le comité formé par le premier ministre Bourassa pour l'aviser sur la privatisation des diverses sociétés d'État lui a donc remis un rapport qui correspond très bien à la philosophie libérale.Qu'elle soit en contradiction avec celle du précèdent gouvernement ne surprend personne, évidemment: on sait fort bien que les péquistes ont fortement défendu leur théone sur la nationalisation de plusieurs entreprises malgré les échecs financiers et les erreurs administratives.De plus, quand le comité blâme expressément et très durement le nationalisme politique comme cause première d'un certain aveuglement dans ce domaine, on reconnaît le reproche formulé depuis plusieurs années par les milieux d affaires québécois à ce sujet Donc, pas de surprise et fidèle continuité.Pourtant, même si on admet la logique de l'argumentation du comité, même si la très grande majorité des Québécois acceptera les principes qui sous-tendent l'énoncé politique, c est-à-dire le respect des règles démocratiques et la défense de la libre entreprise, il reste que l'on peut ressentir une certaine géne dans la façon d'agir du gouvernement.Le president de la CSN et le secrétaire général de la FTQ reprochent au rapport d être le fruit d'un comité «patronal».Dans un sens, ils ont raison: le comité était composé d experts de l'entreprise privée.Mais le «patronat» n'est pas essentiellement privé; et le fait d'y inclure des représentants syndicaux n'en aurait pas fait un comité ouvrier.La n'est pas la question.Mais à partir du moment où un comité présente des recommandations qui, de son propre avis, engendrent des mises a pied et des situations de chômage, il est normal d en discuter avec tous les intéressés, employés y compris.«Perte d emplois à court terme», dit le rapport; création d'emplois à long terme.D accord.Mais l'employé qui perd son emploi n'a que faire du long terme, il doit survivre demain et toute la semaine.L évolution technique doit se faire pour que progressent la production et l'économie québécoises Mais il faut également tenir compte des personnes qui paient le prix de l'évolution.Si le rapport n'est pas rédigé dans ce sens, il faut qu'il soit discuté dans ce sens.Le rapport suppose que r administration pnvée est nécessairement plus efficace, employant moins d'employés pour une plus grande production, que l'administration publique.C'est parfois vrai, pas toujours juste.C'est vrai que Quebecair va mal; mais c est aussi vrai que 33 compagnies aériennes américaines sont disparues depuis le debut de la déréglementation.La mauvaise administration se trouve malheureusement partout.Pour éviter d entretenir certains sophismes.pour s'assurer que tous sont respectés dans les processus nécessaires de privatisation, pour définir les priorités et les rythmes, il faudra qu un échange fasse suite au travail à huis clos du comité.Et que le ministre à la Privatisation, manifestement très presse, s'accorde le temps d'écouter davantage avant de trop s'engager.Le climat social québécois est plus important que le changement des structures de Radio-Québec.Jean-Guy DUBUC Un code à revoir Le Québec envisage sérieusement d'apporter des modifications importantes aux règlements de la circulation automobile.Plusieurs comités se penchent sur cette question et des rapports seront soumis à ce sujet au ministre des Transports, M.Marc-Yvan Côté, à la fin de la saison estivale.Il était grand temps que le gouvernement provincial se préoccupe d'un problème qui touche tout le monde.Car au Québec, la signalisation routière, par exemple, est l'une des plus mal foutues en Amérique du Nord: sur les routes très fréquentées, les indications sont plus que déficientes, mal situées, cachées à la vue des conducteurs par des obstacles, etc.La situation est déplorable et elle ne contribue sûrement pas à améliorer la sécurité des usagers.La mauvaise signalisation n'existe pas seulement sur les routes secondaires.On la retrouve malheureusement sur nos autoroutes.Dans une province où l'on se targue de pro-; duire de l'électricité en abondance, aucune route rapide n'est équipée de panneaux lumineux comme il en existe sur les grandes routes européennes.On envisage également d'augmenter la vitesse permise sur ces voies rapides en majorant la limite permise de 10 \u2022 kilomètres à l'heure.Ce qui serait souhaitable.Il faudrait ce-;.pendant réduire la vitesse de croisière sur des routes secon-.daires étroites et tortueuses où l'on ne devrait pas permettre aux véhicules de circuler à plus de 60 ou 70 kilomètres à ;\u2022 l'heure.Éventuellement, les automobilistes auront également le ;\u2022 droit d'effectuer des virages à droite aux feux rouges.Une disposition qui a déjà fait ses preuves dans la province voisi-['.ne de l'Ontario, et qui permet d'accélérer la circulation aux >: heures de pointe.Cette mesure est aussi souhaitable.Mais !¦ avai u Mue cette permission soit accordée, il faudrait qu'elle *\u2022 soit précédée d'une campagne de sensibilisation et d'éduca-;I tion.Aussi bien pour les automobilistes qui n'ont pas grand » i respect pour les citoyens qui marchent que pour les piétons >* très indisciplinés et les cyclistes qui brûlent allègrement les »\u2022 feux rouges.I; En fait, c'est l'ensemble de notre code de la route qui doit !; être révisé en profondeur afin de l'adapter aux nouvelles \u2022 réalités.C'est une réforme qui aurait dû être faite depuis l0n9tempS Jacques BOUCHARD Honneur à Vigneau It Le président de la République française, M.François Mitterrand, et le premier ministre, M.Jacques Chirac, viennent de rendre un hommage tout à fait particulier à notre poète-chanteur-compositeur Gilles Vigneault.En le décorant de la Légion d'honneur, le consul de France à Québec, M.Renaud Vignal, a tenu à souligner: «Vous êtes quelqu'un qui joue une fonction de médiateur entre le pays vieux et le pays jeune à travers la chanson populaire.» La mère patrie a ainsi voulu reconnaître les mérites du .¦ chansonnier Vigneault pour l'excellent travail d'ambassadeur qu'il a accompli pour le Québec sur le Vieux continent depuis les années qu'il se produit à Paris et en province.C'est tout un honneur pour le «p'tit gars de Natashquan» qui méritait sans I ombre d'un doute cette haute distinction du gouvernement français.Chapeau et félicitations au nouveau Chevalier de la Légion d'honneur.j.B.(Droits réservéïl Jacques Dufresne collaboration spéciale) Les jupes-culottes Les jupes-culottes! C'est l'expression qu'on utilisera désormais pour dire l'une des contradictions de notre temps: celle de la femme de carrière qui, voulant demeurer le complément de l'homme en amour, devient experte dans l'art d'écourter les transitions entre les culottes, symboles de la nouvelle féminité conquérante, et la jupe, symbole de la féminité traditionnelle.Mais les jupes-culottes \"', c'est d'abord le titre d'un roman délicieusement superficiel de Françoise Dorin; le livre parfait pour les vacances, puisqu'il y est surtout question des moments de bonheur intime que deux amoureux, à la fois lucides et naïfs, parviennent à dérober à leur tyrannique travail.Ils y parviennent si bien que leurs carrières en ont d'heureux rebondissements.Le plaisir volé a la rcctiligne productivité féconde souvent les couches profondes de l'être; d'une façon telle qu'on a ensuite de ces audaces triomphantes qui font parfois toute la différence entre le génie et le simple talent en affaires.On en vient à travailler sur le mode artistique, à combiner les éléments d'un pro- jet comme s'il s'agissait des couleurs d'un tableau ou des personnages d'un roman.Ce qui a fait dire à un sage que «les calculateurs calculent mal».Le plus souvent c'est l'atmosphère du travail qui déteint sur celui des loisirs.On court après le lièvre la semaine; la fin de semaine et pendant les vacances, on court de la même manière après le renard, situation que Verlaine \u2014 à moins que ce ne soit Baudelaire \u2014 a parfaitement décrite en la poussant à sa limite: «les débauchés rentraient, brisés par leurs travaux».Nous cherchons tous, plus ou moins consciemment, à renverser cette stratégie, à agir de telle manière que l'esprit du plaisir déteigne sur celui du travail, à faire en sorte que les ailes qui nous poussent pendant nos rares moments de bonheur, nous portent ensuite au-dessus de la mêlée quotidienne, le pars ici de l'hypothèse, qu'on m'accordera facilement, du moins pendant la belle saison, qu'il y a plus d'occasion de plénitude hors du travail que dans le travail.C'est à ce propos que, dans son roman, Françoise Dorin cesse d'être superficielle, tout en con- tinuant de l'être.Certes elle ne s'élève guère au-dessus des recettes, mais elle prodigue ces dernières avec un tel allant qu'on en vient à les préférer au maximes les plus recherchées.Sa philosophie est on ne peut plus simple: c'est celle du tournesol.Le tournesol, le mot le dit, est une fleur qui se tourne résolument vers le soleil, dès qu'elle en a l'occasion, c'est-à-dire sitôt qu'il brille.Nous réussissons assez bien à mettre en pratique la philosophie du tournesol en tout ce qui a trait au soleil extérieur.L'encombrement des plages l'été, les voyages en Floride l'hiver, en sont la preuve.Nous sommes hélas! moins doués pour nous placer dans l'axe du soleil intérieur: celui qui brille dans les êtres qui nous veulent du bien et avec lesquels nous serons bien, celui qui rayonne à travers les lieux et les plats inspirés, celui qu'on réapprend à appeler l'âme des êtres et des choses.Notre besoin de domination est tel que nous nous donnons volontiers en pure perte, à des êtres sombres, qui ne nous en seront même pas reconnaissants, mais qui ont le rare mérite d'avoir besoin de nous, plutôt que de nous laisser entrainer vers les cimes par des êtres lumineux, dont le seul défaut est de forcer notre admiration et de décourager notre possessivité.Si le roman de Françoise Dorin est si rafraîchissant, c'est qu'il est rempli de personnages qui pratiquent la philosophie du tournesol avec un égal bonheur sur tous les plans.Oui mais.On trouve une réponse à ces objections à la fin du roman: «Eh! là-bas, le grincheux, qu'est-ce que vous marmonnez?On n'a plus le droit de dire que tout le monde n'est pas pourri tout le temps?On n'a plus le droit de se tailler son petit carré de pastel dans la grisaille?.Ça ne va pas durer?|e suis bien d'accord.Raison de plus pour en profiter.Oui, je sais: le chômage, la misère, la famine, la guerre, la mort, les morts, tous les morts, partout.Je sais.et, par instants, j'oublie.|e vis, donc j'oublie.Oh! s'il vous plait, les redresseurs de torts, en mineur! Vous oubliez aussi, sinon vous ne seriez pas là.» «\" Editions l'ai lu No 1893, Flammarion, Paris 1984.La Liberté éclairant le monde Notre collègue |ean-Pierre Bonhomme, envoyé de LA PRESSE à New York pour les fêtes du centième anniversaire de la statue de la Liberté, remarque qu'en 1886 la presse de notre pays n'avait accordé qu'un écho timide et feutré à un symbole si cher aux Américains.Cher aussi au coeur des Français, qui avaient fait don de la monumentale statue à la république voisine.Les temps ont changé, l'isolement est rompu, et il n'est même plus possible à nos contemporains d'ignorer que le 4 juillet 1986 n'est pas une fête nationale comme les autres, que les célébrations marquant le centenaire de la fameuse statue qui éclaire le port de New York s'étendent sur plusieurs jours (jusqu'au 14 juillet) et qu'hier le président Mitterrand, pour la France, et le président Reagan, pour les Etats-Unis, ont, conjointement et officiellement, inauguré cette période de liesse.La télévision y va de multi- ples rétrospectives, les publications, de Newsweek à l'Express, au Figaro, au Monde, en passant par le St.Albans Messenger (Vermont), sont truffées d'articles sur le fameux monument et son histoire.La fête est, au premier chef, une fête franco-américaine, c'est-à-dire une commémoration intéressant les États-Unis et la France, même s'il reste vrai que la liberté, pas plus que la culture, n'est la propriété de personne.Au cours d'une longue histoire, la France n'a jamais été en guerre avec les Etats-Unis.On ne saurait en dire autant de l'Allemagne et de l'Angleterre.Gustave Eiffel, qui a donné son nom à une tour célèbre à Paris, qui n'a pas été étranger à la conception de la statue de la Liberté, a été, indirectement, le père des gratte-ciel de New York.Avec Gustave Eiffel, l'architecture est devenue l'art de l'ingénieur.L'histoire de la statue de la Liberté est intimement associée à l'immigration.C'est précisément ce qui lui donne son caractère incontestablement américain.Et on pourrait ajouter: son caractère anti-européen.L'Amérique est anti-européenne.Ce trait, elle le doit aux millions d'immigrants qui ont tourné le dos à l'Europe, qui ont voulu oublier jusqu'au souvenir de l'Europe, qui ont abordé les rivages de l'Amérique comme on entre au Paradis, les poumons avides de cet oxygène irremplaçable qui s'appelle la liberté.Que ce rêve, mélange de foi aveugle en la science et de croyance en la pureté de l'homme, se soit par la suite brisé contre la réalité ne fait aucun doute.Les immigrants d'hier fermeraient aujourd'hui volontiers la porte aux nouveaux arrivants, dans une proportion voisine de 50 p.cent, selon un sondage tout récent.Qui pourrait nier, pourtant, que ce soit l'immigra- \\ tion qui a fait des Etats-Unis l'immense succès qu'on connait et la première puissance du monde?Anti-européenne, l'Amérique échappe difficilement quelquefois à la tentation de coloniser l'Europe.L'Europe, de son côté, est souvent ingrate et a tendance à oublier tout ce qu'elle doit aux Etats-Unis.L'écrivain français lean-Fran-çois Revel disait récemment: «Quand on écoute les commentaires des correspondants de la presse française aux États-Unis, on note toujours un ton de persiflage ou,de supériorité, comme si nous avions affaire à des débiles mentaux qui ont évidemment beaucoup d'argent mais qui, comparés à nous, ne sont pas très raffinés.» La remarque ne s'appllque-t-ellc pas également à tant de distingués intellectuels canadiens, pour qui le président Reagan ne sera jamais qu'un cow-boy ?Guy CORMIER B IA PRESSE, MONTRÉAL.VENDREDI 4 JUILLET 1986 TRIBUNE LIBRE B 3 Peur dissiper des ambiguïtés Depuis l'annonce par le gouvernement du Québec au mois de mars dernier, de la fusion du Comité de la protection de (a jeunesse a la Commission des droits de la personne et de l'intégration des employés de la Commission à la Fonction publique, ces sujets, no tament le premier, ont pris une place importante sur la scène publique.Dés ce moment, la CDP a indiqué qu'elle n'avait ni été consultée sur ce sujet ni demande cette fusion, mais que si c'était là la volonté de l'Assemblée nationale, elle accepterait d'assumer ce mandat.Cette position a été communiquée à des journaux, de même qu'en commission parlementaire lors de l'étude des crédits de la Commission.Nous avons ensuite choisi délibérément de ne pas intervenir davantage publiquement et de faire connaître au ministre de la lustice des commentaires plus précis lorsque le projet de loi serait déposé.L'Assemblée des commissaires croit aujourd'hui nécessaire, pendant cet intermède entre le retrait des dispositions du projet de loi 87 et l'étude du nouveau projet de loi 110 qui porte sur ce même sujet, de dissiper certains malentendus et de faire le point sur le rôle et la position de la Commission sur ces deux questions.Il convient de traiter la fusion du Comité de la protection de la jeunesse et l'intégration des employés séparément, car elles ne s'inspirent pas des mêmes premisses et n'ont pas les mêmes conséquences sur l'avenir des droits de la personne et de la protection de la jeunesse.Ainsi, dés que nous avons été informés de la décision gouvernementale, nous avons fait part au ministre de notre étonnement qu'on fusionne ainsi le Comité de la protection de la jeunesse à la Commission pour des motifs de rationalisation de l'appareil gouvernemental.Nous constations cependant que la Charte des droits et libertés n'est pas étrangère à la protection des droits des jeunes; loin de là, elle contient un article spécifique relatif à ce droit.Aussi nous lui avons fait part que même s'il n'est pas évident que ce mandat doit revenir à la Commission, nous estimions pouvoir assumer efficacement ce rôle de protection des droits des jeunes en difficulté.Afin que le tout soit intégré dans un ensemble cohérent respectant ce texte fondamental qu'est la Charte des droits et libertés et de ne compromettre ni l'un ni l'autre de ces deux mandats, nous lui avons aussi demandé de préserver l'unité de structure de l'Assemblée des commissaires.Plusieurs groupes ont ensuite dénoncé l'incompatibilité des philosophies des deux lois et des mandats des deux organismes.Pour leur part, les commissaires se sont inquiétés du sort que l'on pouvait réserver aux droits fondamentaux des jeunes.La Charte n'a-t-elle pas préséance sur toutes les autres lois?Le Comité de la protection de la jeunesse prend-il ses décisions sans prendre en considération les droits fondamentaux?À l'analyse des cas soumis, les commissaires concluaient qu'il n'y avait pas d'incompatibilité entre la Charte et la Loi sur la protection de la jeunesse et que la Commission pouvait, en appliquant la Charte, garantir aux jeunes les droits qui leur sont assurés par la Loi sur la' protection de la jeunesse, laquelle contient des droits déjà inscrits dans la Charte.Pour éviter la surenchère sur la place publique avec le Comité de la protection de la jeunesse afin de déterminer qui devrait assumer cette fonction, par respect pour les jeunes et les employés du Comité de la protection de la jeunesse, nous avons préféré une attitude plus discrète, étant convaincus qu'on servirait ainsi davantage la cause des jeunes.Le projet de loi 87 annonçait aussi l'intégration des employés de la Commission à la Fonction publique québécoise.C'est IA un sujet qui n'est pas nouveau A la Commission et qui est relié à la mobilité des employés et à l'indépendance de la Commission.Les commissaires considèrent que l'indépendance de la Commission tient au fait de leur nomination par l'Assemblée nationale, mais aussi à l'autonomie de ses employés notamment lorsque les enquêtes mettent en cause le gouvernement.Nous avons instamment sur cette question fait part de nos inquiétudes face A l'intégration pure et simple des employés de la Commission A la Fonction publique.A la suite de ces représentations, nous avons obtenu que d'autres solutions qui respecteraient les droits des employés et les intérêts des parties en cause puissent être étudiées.Dans ces conditions, il ne nous est pas apparu nécessaire de faire appel a l'opinion publique puisque l'autonomie et la crédibilité de la Commission seraient ainsi préservées.Les questions fondamentales qui ont été débattues A la suite du dépôt de ce projet de loi ont donc grandement préoccupé la Commission des droits de la personne.Elle n'a pas ménagé ses interventions afin de préserver l'intégrité de la Charte, la crédibilité de la Commission et la mission essentielle du Comité de la protection de la jeunesse.Les commissaires de la Commission des droits de la personne du Québec Jacques LACHAPELLE président La déf iguration de la montagne En Suisse, entrait en vigueur le 1er janvier 1977 la «Loi sur la protection des monuments, de la nature et des sites.» A cet égard, M.Pierre WeUhauser.conseiller d'État de la République et du Canton de Geneve, citait en préface de son Livre Vert cette phrase de Ramuz: «Ce qu'il y a de beau dans la vie et dans toute espèce de vie, c'est la continuité.» C'est dans cet esprit que la loi helvétique inclut au titre de son patrimoine humain A la fois ses monuments historiques et son capital arborise.En 1981.tous les arbres du territoire de Genève étaient recensés, numérotés et cadastrés afin de contrarier leur disparition et de réserver des espaces de verdure proportionnellement A la densité de l'habitat.La fixation de zones réservées A la conservation ou A la plantation d'arbres devient dès lors une contrainte aussi importante que celle accordée aux prescriptions contenues dans les lois et règlements de construction.Alors qu'en Suisse, toute requête en autorisation d'abattage d'arbres est publiée dans la Feuille d'avis officielle.A Montréal, sait-on seulement qu'un boisé situé derrière l'hôpital Maisonneuve est sur le point d'être supprimé?Encore plus scandaleux, aucun mécanisme d'avis ou d'examen public n'a précédé les plans de développements commerciaux qui menacent le mont Royal.Alors qu'au New York Central Park, on entreprend des travaux de restauration des surfaces boisées dans le même esprit de réfection d'un bâtiment ou d'un monument historique, A MontréAl, des justifications de toutes sortes servent de prétextes pour maçonner la montagne.Tout se déroule subrepticement.En août prochain, le promoteur d'Aqua-Parc commence l'abattage des arbres sur la face nord de la montagne.Le groupe d'ingénieurs SNC continue en silence de dessiner ses plans de tour.L'Université McGill met en veilleuse son projet de stade dans le Parc du Mont Royal en appliquant la politique du «wait and sce».On s'apprête A se voir passer un sapin.L'expression québécoise signifiant se faire rouler, duper, ne peut être plus appropriée.À défaut d'un processus décisionnel public, elle s'applique a la lettre, en particulier en ce qui a trait au territoire de la ville de Montréal.Eu égard aux intentions de l'Université de Montréal et de la Corporation du cimetière de la Côte-des-Neiges de développer un complexe alpin, il serait vraiment temps de redéfinir certains droits reliés A la propriété dans le but de conserver notre végétation.En effet, l'implantation des pistes de ski derrière le Cepsum - contrairement A une illusion assez répandue \u2014 n'occupera pas seulement l'espace dévolu A l'ancienne piste: cinq hectares de forêt naturelle seront abattus pour le profit de cette entreprise commerciale.Cinq hectares de forêt représentant dix terrains de football seront anéantis par l'Université de Montréal dans une ville qui ne compte même pas la moitié des espaces verts de New York en superficie par mille habitants.On peut mieux saisir l'ampleur du désastre en considérant que chaque gros arbre vivant retient environ 100 Kg de poussière par an et que pendant sa végétation annuelle, un gros arbre couvre les besoins en oxygène d'une dizaine de personnes durant toute une année! L'aspect visuel des six pistes de ski sera funeste: d'Outremont, de Ville Mont-Royal, du Plateau Mont-Royal et de Dorval même, le coteau boisé de la colline n'offrira plus que le spectacle décharné de trois remonte-pentes dou- N.\u2022 Priorité tt accordé* tout cette rubrique aux lettre* d'intérêt généra! to rapportant à do* article* parut dont LA PRESSE, la conation *tt à» rigvour.* Le* COrretpandanH doivent interire tiilblemcnt htm nom, «Awm et numéro do LA PRESSE no t'engage pat i publier toute* ht lettre* reçue*, ni à retourner tot lettre*, manutcril* ou autre* document* non publié*.L'auteur allume l'entier» nupontctbilit» de tot opinion*.Tout en re*pectcmt la pontée de l'auteur, LA PRESSE te retene le droit d'abroger le* lottr»* telon i'e*poxe dl*ponible.SI ponMt éc.irr.à la machine, à double interligne.Prière d'oànut vos lettre* comme toit: m Tribune libre; LA PUISSE, Ci*.4300, *urx.Place d'Arme*, Montréal, H7Y 3M1.la presse RENSEIGNEMENTS 285-7272 \u2022 LA PRESSE «s» publiée par LA PRESSE LTÉE, 7, rue Soint-Jocquei, Montréal H2Y 1K9.Soûle la Prêts* Canadienne est autorisée à diffuser les informations de « LA PRESSE » et celles des services de la Presse Associée ef de Reutor.Tous droits de reproduction des informations pailiculières à LA PRESSE sont également réservés.«Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400.> Port de retour garanti.ABONNEMENT 2854911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7h à 18 h RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ OfOndM OflfKXKOS 285-7070 285-7100 285-4892 2854900 ANNONCES CLASSÉES Commandes ou cowetHom lundi ou vendredi o* 6 h c 17 h.GRANDES ANNONCES DétaMontt National, Tété-frets.Vacances, Voyages Carrnm et profettions, nominotioni 285-7111 285-7202 285-7306 285-7265 285-7320 bles en acier.Les ennuis des habitants du quartier débutent a peine: bruit des canons A neige, projecteurs de lumière braqués jusqu'A onze heure du soir sur les fenêtres des immeubles en face, circulation autour des résidences, alors que le réservoir gazonné Bellingham sera transformé en stationnement pour un millier de voitures.Tout cela pour favoriser un segment de consommateurs qui connaît très bien le chemin pour aller skier A une demi-heure de Montréal, sans oublier qu'une personne pouvant s'équiper en ski alpin possède aussi les moyens de se déplacer vers l'extérieur.Pourquoi ne pas promouvoir un sport de conservation de la nature tel le ski de fond sur la colline d'Outremont plutôt que d'encourager un sport de récréation bouleversant les fonctions écologiques et paysagères?Parce qu'il s'agit de gros sous camouflés par des arguments d'athlétisme.Nous pouvons nous servir du même raisonnement au sujet des intentions d'ériger une tour touristique restaurant-plate-forme d'observation au sommet du Parc du Mont-Royal.Le groupe Dra-peau-SNC a soulevé le besoin de suppléer l'installation de Radio-Canada.Une antenne de 100 pieds plus haute que les 250 pieds actuels serait suffisante A nos besoins en télécommunication.La tour SNC dépasse cet objectif de 400 pieds, qui dit même de 800 pieds! Enfin, un escalier roulant relierait le parc |eanne-Mance au baite de la montagne.Dans la charte montréalaise, il est stipulé que la Ville «doit conserver et maintenir A perpétuité comme parc public le territoire dont elle est propriétaire (et que) le Conseil ne peut en aliéner aucune partie pour permettre qu'il y soit exercé des droits, privilèges ou franchises d'une nature spéciale, ni autoriser l'installation dans ses limites de rails, poteaux, fils conducteurs ou appareils électriques pour des fins de traction, de locomotion ou de force motrice.» Devant ces offensives hostiles au mont Royal, Héritage Montréal a demandé A ce que le Parc du Mont-Royal, le flanc de mon tagne situé hors du territoire de Montréal, la colline Outremont, les cimetières de la Côte-des-Nei ges et du Mont-Royal soient clas ses en arrondissement naturel par le ministère des Affaires culturelles ainsi qu'une aire de protection tout autour du périmètre du mont» La nature doit être considérée comme la plus haute valeur A défendre, car d'elle dépendent, directement ou indirectement, tou tes les formes de vie humaine.Pour cette raison, non seulement l'administration municipa le devrait-elle renforcer et protéger le site dont elle a la tutelle mais encore devrait-elle se doter d'une politique verte pour toute la métropole afin de conserver notre patrimoine de verdure et réorienter le développement urbain en conséquence.Monique deslauriers Montréal L'auteure a recueilli en deux soi rées plus de 350 signatures des gens de son quartier qui s'objectent à ce qu on touche à la monta gne.Libre-échange sectoriel : insuffisant Si les initiatives sectorielles canadiennes sont simplement destinées A résoudre certaines mesures protectionnistes des Etats-Unis, comme le voudrait monsieur Broadbent, cette façon de voir atteindra peut-être ses objectifs limitée.Par contre, une approche sectorielle ne pourrait apparemment pas relancer l'objectif fondamental du Canada, qui consiste A garantir l'accès au marché américain A une vaste gamme d'industries traditionnelles et nouvelles.De plus, le libre-échange sectoriel, comme le souhaite le leader du Nouveau parti démocratique, ne réussirait pas A englober tous les échanges commerciaux entre les deux pays, comme le voudraient dans le cas d'une entente du genre, les dispositions de l'article (24) du GATT.Il faudrait presque certainement obtenir une dispense, en ce sens, de la part des 89 autres pays contractants du GATT, ce qui, A l'heure actuelle semble peu probable.Voila pourquoi, il est essentiel pour le gouvernement canadien d'avoir une vision systématique de nos échanges commerciaux et viser le libre-échange global.Maxime BERNIER Saint-Georges, Beauce Le même sort subi par les enseignants M.Michel Roy Votre éditorial du 21 juin intitulé: «Payons les infirmières» est très juste.Ces travailleuses ont été bafouées par les décrets tant au niveau des salaires que des conditions de travail.|e voudrais attirer votre attention sur le fait, qu'avec les infirmières, les enseignantes et les enseignants du Quebec ont subi le même sort.Composé A très grande majorité de femmes, comme les infirmières, le corps enseignant a vu ses conditions de travail se détériorer A tous les points de vue.De plus, les décrets leur ont imposé comme aux infirmières une coupure de 20 p.cent en 1983 et un gel des salaires en 1984 et 1985, tant et si bien que l'enseignante du Québec arrive A l'avant-dernier rang par rapport A ses collègues des neuf autres provinces au point de vue salarial.Pour avoir le salaire d'un policier, l'enseignante québécoise devra pratiquement terminer un doctorat (20 ans de scolarité).|e pense que la conclusion de votre éditorial («la situation objective de ce groupe justifie une exception A la politique de frugalité salariale de M.Gobeil») s'applique autant aux enseignants et aux enseignantes du Québec.Poul A.DESCHESNES Montréal L'abandon regrettable d'un important projet Il n'y aura pas'de Maison des sciences et des techniques A Montréal.Plusieurs en auront rêvé, mais le gouvernement québécois en a decide autrement, l'ai longtemps cru qu'au Québec, enfin, après toutes les recommandations issues des rapports et consultations, on se doterait d'un tel équipement muséologique.Mais non, les sciences et la technologie accessibles au grand public seront pour une autre époque.La Maison des sciences portait deux tares : celle d'être un projet pèquistc et de ne pas être une priorité économique.Pendant des mois le gouvernement libéral aura tergiversé, laissant le doute planer quant a l'avenir de la Maison.On lui a présenté une réduction des coûts, un échéancier plus étalé dans le temps.En vain.Ce projet aura suscité de la plupart de plusieurs personnes, dont certaines impliquées depuis longtemps dans la vulgarisation scientifique, un investissement de leurs meilleures énergies afin de réaliser ce musée.Il aurait reflété des valeurs répondant aux besoins d'une clientèle qui n-'est pas toujours bien outillée pour faire face A l'évolution extrêmement rapide de son environnement scientifique et technologique.À l'heure ou le discours politique insiste pour que l'on considère la science et la technologie comme les moteurs essentiels d'un redressement économique capital pour l'avenir du pays, on pose un tel geste.Que de coherence! Est-ce que nos dirigeants, formés A l'école des humanités et de la finance, auraient du mal à intégrer le discours véhicule par leur chef, mais étrangement absent de l'agenda?Si le Québec veut prendre le virage ou vivre le défi technologique, dépendant du langage qu'on privilégie, il devra y mettre le temps voulu.Le cafouillage persiste A Québec dans l'attribution des competences en matière de science et technologie.Soulignons que l'Ontario, notre sempiternelle référence tout azimut, a compris, il y a bien longtemps, l'impact d'un musée des sciences et elle poursuit dans cette voie.Alors, reprenez-vous! L'abandon du projet de la Maison des sciences et des techniques représente un échec, une incomprehension de la nécessite de fournir a la population un lieu où elle se retrouvera, dans ses emotions, ses sens et ses connaissances, face au monde actuel.Mais cela ne colle pas au discours économiste, hélas! Lorsque de Québec, j'entendrai parler du défi technologique, du développement économique, de la nécessaire comprehension par le peuple des initiatives gouvernementales et que se poursuivront les coupures dans des projets qui créent, développent et vulgarisent les savoirs, permettez-moi de ne plus être aussi attentive a vos paroles.Car vous n'aviez pas le droit de mettre fin A la Maison des sciences et des techniques, pour le grand public et pour cette fenêtre nécessaire sur nos potentiels.Il nous restera toujours la Baie lames.mais c'est bien loin! Chantai for tier Montréal Le bébé « éprouvette » Une nouvelle technique médicale vient de gagner Montreal.Une technique qui va permettre, semble-t-il, de répondre aux désirs des couples frustrés dans leurs désirs de paternité et de maternité.Il s'agit de la fécondation extra-corporelle d'ovules avec ré-implantation dans l'utérus, communément appelée fécondation in vitro.Cette lettre est pour informer les couples, désireux de l'utiliser, d'une des difficultés de la technique mentionnée.Une fois que le médecin a recueilli les ovules (5 A b habituellement), il les mettra en présence des spermatozoïdes du mari.Environ 5 ovules seront fécondés.Afin d'augmenter les chances de grossesse, il va en réimplanter 5 dans l'utérus.Il ne peut pas en réimplanter plus car il risquerait qu'il y ait une grossesse multiple.Il se doit donc de choisir, parmi les 5 embryons humains, les 3 embryons qui mériteront d'être réimplantés et il devra tuer les deux autres, en d'autres mots, avorter le développement de 2 autres.Regardant le «succès» d'une fécondation in vitro, l'enfant qui nait aura eu la chance que le technicien l'ait choisi, lui, plutôt que les autres embryons, au debut.On entend souvent dire que le succès du nombre de grossesses par fécondations est égal A celui de la nature soit de 20%.Il y a deux erreurs dans cette affirmation : I ) le chiffre de 20% est remis en question dans le monde médical et celui de 60% est plutôt favorisé pour ce qui est du succès de la nature; 2) s'il y a une naissance par cinq tentative* (20%) de fécondation in vitro, cela implique que sur 15 embryons utilisés (3 A chaque tentative), il n'y a qu'un enfant qui arrive A terme, les autres ayant été gravement atteints par les méfaits de la technique.Ceci constitue un succès réel de 6,6% sans compter les embryons qui ont été détruits avant la réimplantation.La fécondation in vitro, malgré les apparences, est-elle vraiment un succès lorsqu'on considère le nombre d'êtres humains potentiels sacrifiés pour en conduire un a terme?Bruno GAGNON, m.d.Montréal DANS LE CADRE DU FESTIVAL D'ÉTÉ DE LANAUDIÈRE la presse et INVITENT 1000 PERSONNES A 2 CONCERTS SOUS LES ÉTOILES s.avec V fA?med-.l9»»g!!l mm*.**ne*0ju,;M mm mi m M m & KENT 6100SHERBROOKE 0 469 ¦j/oj DORVAL 260 Aw OOHVAL 631 8586 LOEWS 3 12:15-2:1S-«:1S-6:1S-8:1S Ven Sam Dernier Spectacle 10:15 aucun LOEWS 2-DORVAL 2 1:15-3:15-5:15-7:15-9:15 laissez passer LOEWS Seulement, Ven Sam Demier Spectacle 11:15 KENT 2 Sam Dim 1: 1S-3:15-5:15-7:IS-»: 1S Sem 7:15-9:15 Cinémas ynis anme a t eievint I ¦i WM ITlOON Vendredi et Samedi spectacles pour couche-tard aux LOEWS, PALACE et PARISIEN WISE 6UYS 1 GREGORYMINES BILLY CRYSTAL LA BONNE NOUVELLE: Les detectives Ray Hughes et Danny Costanzc prendront leur retraite dans 30 |0urs.LA MAUVAISE NOUVELLE: Tous les bandits de Chicago souhaitent tirer une dernière lois sur eux.Pas de problème.RUNNING SCARED A TURMAN-FOSTER COMPANY PRODUCTION A PETER HYAMS FILM RUNNING SCARED STEVEN BAUER Music by R00 TEMPERTON Story by GARY DfVORE Screenplay by GARY DeVORE and JIMMY HUSTON Executive Producer PETER HYAMS Produced by DAVID FOSTER and LAWRENCE TURMAN Directed by PETER HYAMS ^.j^v AUCUN LAISSE/ FASStB LAVAL CENTRf I «1*0.68(1 \"m Hi KENT 6lO\"'4l6RBt'(>'^f \" M'i 4/M.I KENT 1 S»m Dim l.-io 130 S 1t> 7:30 9 JO Sem 7:3O-»:S0 LOEWS 1 -LAVAL 2 l 30 MO 5:10 7:10 9:10 Sam Couche tard tl:J0 LOEWS Seulement Ven Couche lard 11:30 CINE PARC DOLLARD « LES PORTES OUVRENT A 7.30.LE SPECTACLE DEBUTE AU CREPUSCULE.Egalement a l'affiche aux cinemas CARREFOUR DE L'EST RIE a Sherbrooke et LES PROMENADES a Galineau.Plus au Cinéparc: « WISE GUYS» RAW DEAL _DOLBY STEREO l 1:20 3:20 5:20-7:20-9:20 Ven Sam Couche tard 11:20 STALLONE COBRA m.Adultes.$6.00 Adolescents.$5.50 Enfant*.$2.50 Age d'Or.$2.50 70MM PALACE _® 61« SIC CATHERINE O B66 6991 12:35 2:2S-4:1S-«:0S-7:SS-9:«S Ven Sam Cour h*, tard 1t:35 AVANT-PREMIÈRE SAMEDI SOIR! ROM PETER RICK Wnm-O'M-MORAIIIS Club paradise The vacation you'll never l'oriiet-no matter how hurt! you try.M MM WRMr^lHWSluW UUBPARADBT JMÏ UHF-TWKGY ¦ ADOLPH CAESAS \u2022 EDGtlELEVy TMM CASSIDY ^lEAMâM \u2022 BEWf MEOTAT ïffiEAELSBAB^HratliMlS fromWa._.SAMEDI À: 18:15 ÇJV' Notre programme régulier jJJ « FERRIS BUELLER'S DAY OFF., suivra à 20:1 5 PRIX DU CINÉMA CONTEMPORAIN Sélection officielle Cannes I S*m Dim 1:15-3:15-5:15-7:15-9:15 Sem 7:15-9:15 SAMEDI a.19:15 DORVAL 260 Ave DORVAL 631 1(586 Notre programme régulier «TOP GUN» suivra à: 21:15 PRENDRA L'AFFICHE VENDREDI 11 JUILLET LA PRESSE.MONTRÉAL, VENDREDI 4 JUILLET 1986 a a ^ Êji c inemas I Inis aflilieo r » meus PIATIBS Jack Burton's in for some serious trouble and you're in for some serious fun.L'Elysée en association avec Film 2000 présente SON PREMIER FESTIVAL IDE FILMS SOVIÉTIQUES ^ w \\ en langue française /«^ tm^fl 2e film du Festival: __¦imiimmiimmi^ \" ,aB mu'film de /m 1X1 iVr /I ur\\ inori zarkhi 1 \\J\\ L V/1 .1 snres l'oeuvre de ^ lfo\\ tolstoï ,- -« JÇarenine -1 Suivront: \u2014 SANS TÉMOINS \u2014 NOUS SOMMES DU JAZZ \u2014 UNI ROMANCE CRUELLE \u2014 ANUTA \u2014 TCHAIKOVSKY Le tirage aura lieu à la fin du Festival Gagnez un voyage en URSS pour 2 personnes ELYSEE Sam Dim 12:05 2:25 4:45 7:05 9:75 Sem 7:05 9:25 INMIUIH QDilIlly 161 P^c imfJKMMOfMKw iiGMiUNtineiu\" «misai «iMcrai unis m v ¦¦.:*'-vmtm*miàWÊm , lUatLORaM kHMiifl ËtttfMMI Éiw.hMifiaiiiwiimiiii/«iieiiii v««Droits Ntontiwjnm omt«ia norois Aucun loiiH'i pouct pour (\u2022 film -70M M rjDL22b512!5*2 VORK LAVAI 1 CAPITOL DORVAL 1 GREENFIELD 1 12:20 2:10 0 05 6:00 7:50 9:45 , YORK el LAVAL Seulement.Sam Couche tard 11:40 CINE PARC DOLL ARD 2 LES PORTES OUVRENT A 7 10.LE SPLCTAr | [ Dl HU1E AU CREPUSCULE.Egalement a l'alficlu.au cinema DES PROMENADES a Gatineau.Plus au Cinéparc: «HIOHLANDER» I MATTHEW BROOERICK I FERRIS BUELLER'SV DAY OFF ?*&t m PALACE) 12:15 2:15 4:15 4:15 8:15 Ven Si n Coucha lard I PALACE 1 1:1$ II» lit! 715 915 Ven Sam Cour he lard 11 PALACES w is ; 1', 1 1', f, v, k 45 Ven Sam Couche tard 1 PALACE i 1:45 1:45 5:45 7:45 9:45 Ven Sam Couche tard 11 I AIRVI! W 1 1:15 1:15 5:15 7:15 9 IS ISN£^> PICTURES THE L GREAT MCLSE DETECTIVE WALT DISNEY PICTURES pmanc THE GREAT MOUSE DETECTIVE SILVER SCREEN r^RTNERS II'a s HENRY MANCINI mioa»WBT PtmtsbvDI ¦\u2022 ' ^ ir* \u2022Cftr> T*>e*»\u2022 r>.nevCnmpryv A classic Disney cartoon ItftMMQ MICKEV MOUSE DONALD DUCK AND GOOTV « I «M ïi CLEANERS' GAGNEZ UN CHIEN BASSET DE Complétez un formulaire aux cinémas participants._rX]|ocxflv STtntdj, nrj] pour» gn f vtrour; un plan plus terre-à-terre.C'est pourtant Bruno qui parviendra à trouver une solution, simple comme l'oeuf de Colomb.Bienheureux les simples car ils peuvent imaginer des formes d'évasion qui déroutent totalement ceux qui ne comprendront jamais rien à ta force créatrice.-fci-4\u2014 LA PRESSE MONTRÉAL, VENDREDI 4 JUIIIET 1986 Les Cent jours : 44 artistes FILMSOOOFILMS V I Les oeuvre* de quaranie-quatre MtistM du Canada, des I liitvUnis et de l'Europe seront « mis en lumière » durant les Cent jour, d'art contemporain de Montreal, du 1er août au 2 novembre.RI NÉLANDRY \u2014- .'C'est en effet autour du theme de la lumière que le Centre international d'art contemporain (CIAC ) de Montreal a decide de faire tourner cette deuxième édition des Cent lours.Lumières, perception-protection, a la , Place du Parc, anjtle Prince-Ar-'-'ihur et avenue du Parc directeur du CIAC et com .'InKsaire-conservateur de l'exposition.M.Claude Cossclin.a scrupuleusement choisi les holo-IlimniCS, les installations, les photographies, les projections et les sculptures qui seront en montre.Le public pourra redécouvrir les beauté»- de la lumière sous tous ses angles et constater ses différentes caractéristiques a travers les travaux des spécialistes de I art contemporain.Entre autres plaisirs pour l'oeil : les oeuvres minimalistcs de l'Américain Dan I lav in et les projections d'Andrew Gin^el et de Kristin lones.également Américains flavin utilise des neons de loutes sortes tandis que Gtnzd et lones tirent le meilleur de Gilles Latulippe à Montréal en direct mm Le comédien Ciillcs l.atulip-99 pe.qui en a fait rire plus d'un depuis le debut de sa carrière, sera la tonte nouvelle tête d'alfiche d'une chronique humoristique a l'émission Mont-rail en direct.S'inspiranl du courrier que lui feront parvenir les auditeurs de l'émission.Gilles Latulippe y ira d'anecdotes et de gags amusants tous les mardi ut jeudi soir, des le 1er septembre.\u2014HORAtRE RÉVtSÉ\u2014l 18.00 © \u2014 Les Carnets de l'aventure (Reprise a 25hl5).20:00 3 Qj \u2014 Exclusive Concert avec lohn Williams et le Boston Pops.(B Œ CD \u2014 Station Soleil Invites: François Dom-pierre, Ronald Bourgeois.Louise forestier.Sophie Lapierre et Agnes Gros-man.21:35 T, © \u2014 International Fireworks Spectacular 22:00 I Œ \u2014 ABC Special Anim.: Barbara Walters et Hugh Downs.its Françaises 4 luirjf a nui i I f\u2022 v.snif AU PREMIERE CANADIENNE «l'SSI?e»il*l«0'iOUf | L AMOUR brador) ENFIN DE RETOUR & Lâ*omp»gnirdf toaraée nationale EVITA FLORENCE LACEY REFRENANT SON RÔLE DE BROADWAY Mardi 5 août au vrndrrdi H août - 20h Samedi 9 août - lfth&22h Dimancl» 10 août- IMMI I9h30 r% Salle Wilfrid -Pell.trvr teï£Wr! CTO Place des Arts tr.\u2022.-\u2022.-\u2022:', ART CONTEMPORAIN leur production des splendeurs et des couleurs du feu.Le Français Daniel Burcn, qui vient tout juste de remporter le grand prix de la Biennale de Venise, viendra a Montreal, le temps d'y laisser ses oeuvres.On se souvient que les fameuses colonnes, qu'il avait installées au Palais Royal de Paris ont deja crée un certain scandale, parce que « trop contemporaines».La plupart des oeuvres seront exposées pour la première fois à Montreal et certaines d'entre elles ont etc conçues spécialement pour l'exposition.Les ateliers-lumières permettront d'autre part aux visiteurs de recréer des environnements par et avec la lumière à l'aide de structures mobiles, de sources lumineuses et de divers matériaux.Il leur sera par la suite plus facile de saisir les /ones secretes ou prend forme l'imagination des exposants.Grèce aux promenades-lumières, une marche guidée d'environ une heure dans le centre-ville et dans le Vieux-Montréal, permettra aux visiteurs d'examiner la subtilité des jeux de lumière sur certains edifices ou monuments.Les amateurs de photographie peuvent aussi participer à l'exposition des Cent jours d'art contemporain, en envoyant leurs photos, couleurs ou noir et blanc, au CIAC (CP.760).Une seule condition : qu'elles aient rapport avec le thème de la lumière.X XXXXXXXXXXXXXXX PAP1NEAU11 oîtw&\\2 ¦c»4t s;1 un* a*mum> M*CM»4a««».un 1h | t»OTK rua» i'il^W'ièitK'r.'il Odeon Boucherville Chàteauguay Laval St-Jérome Vaudreuit St-Eustache Repentigny St-Hilaire POUR TOUS CEUX QUI RÊVENT DC ^ AMOUR CET ÉTÉ.^ ^ 3s film * * dans tous les -* \" ciné-parcs! yyïïL _ \u2022.:.!.:.:.:.:»î.:.:.:.:»:»:«:»m«m>:«:»:«:»:»:»:«:«:«x«:«:»: VENDREDI & SAMEDI ! < INCROYABLE NAIS VRAI! LA DRÔLE HISTOIRE dun homme, de sa maison et des 150 fauves qui l'habitent avec lui.UNE FOIS INSTALLÉS DANS VOTRE HAÏSON, VOUS NE POURREZ PLUS VOUS EN DEBARRASSER.LES o QOULES en COilmboraiêon \u2022*\u2022< CKAc973 avec TIPPI HEDREN \u2022 N0EL MARSHALL \u2022 MELANIE GRIFFITH 2e film au Paradis: TO«Y \u2014 2e film au ciné-porc Boucherville: Ut AVENTURIERS DU REVE »Oi - mm ou ruruui» iww - « un., wr w.™ ».-ww.™.-\u2014\u2014- -_ _ ._ _ 2e film au ciné-bjrc lavai: L'tPÉI SAUVAOE \u2014 2e film au ci ne-parc Chàteauguay: DROLE DI n«n m i \u2014i i ma nu i n mûûm ¦KrrmrvB 'uc - 3e ,,lm dons STOWS S'I CHHIIKI 71ê2Ui BttutlEU PUIS OUflTVIllI 711*090 821S HUI HOCHfUGI 3110 r^SSSlî lCINÊ-PARC BOUCHERVILLE CINE-PARC- CHATEAUGUAY CINE-PARC LAVAL im»sc»»»[ii;ii»t isomii »si jms&is 6 kmh ou nwi amcm vus CNituuetur ai \\m auto «s i»ur[«tims im«tk i«t tnmt> auront ! 7e film ou Même* «r oui un* pont Boucherville «t Si luitothe II At Al TIE DU JIU 3e lilm au Dei|ardmi LA CHASSI AUX M OUT S VIVANTS 3e film dont loi (.ne parti von.«t >am COSMOS ISt Ontmi du COMPLU! | desjardins 2 «TORDANT! JE ME SUIS AMUSE COMME UN FOU! ©Rodney Dangerfield est irrésistible.S'il était votre père, aller à l'école pi™ a* hon* ^^serait tout un plaisir!» sa performance la plus «\u2022\u2022\u2022«««\u2022* bons éclatante el la plus Punchrs Oui rouknt i\"m li.nu,- a ce jour Snkclfkcn.-u nu uotuv »¦ if NÉ HALO 11 ftOMI ' t a M,u Qu* DufAul BDiUU ¦¦¦\u2022¦!*.( \".\u2022¦¦il mjMut taaacwt mmnih tu» Ml iMfaMS ut «»i#mi \u2022\u2022ÙOtA Olitu.il i.imoi MO»IHW CINE PARC ST-EUSTACHE |SHERBROUKE| CINE PARC ST-HILAIHE ^HANNAH S SOEURS IT«Wt 3MS*r a Utrw II» SOUVENIRS! RIOUE 1:00 IW : 3*0.5K30.I «M.: \u2022-oo.LE DAUPHIN tMiMn wis 3«nu m4 tiaaa cafaun akvoio ntu lonmi ir»r«i \u2022fe::::!*i::n tOBEBT DARYP ruiunuus LEGAL EAGLES Dolby ou CoMi,r Lo.ol Chomplo.- 1:40, 3.35 5 JO 7:M.*i20.Cort>., torn.1 éim.1:30, 3:30.3:13./ I S ois kmdï ou eeùtmtk 7i1S, 9 il longuouM, Mm.MftM 1>M, 3:30.5.JO.7:30 9:30; Iwo.M von.7,30.9:30 Porodtl.MOI.o* don.: 1:00, 1:43, 4:30, 6 15 S 00.10:00; Km.99 iw.; 7:30, 9:10.OuJrtoomioiY: 7i13, 9i00.-MnainL^ ¦iiiiiiiiv/.iMaEmigc\"] in««ToM HmtMIIKM miM.oULWIUI«tlo94IM Ma LWCulu.ITtlttl PARADIS I CHATE AUGUAY I MASKA IT'b DU! «OfUU JMJllO OMU CMTIMK.n «|0*.\u2022¦¦ Accarrtt Là Où tout m mblr pmtible cl rien n ni cv ouV/ est.DAVID BOWIE ' MBBggNoB OoAv'l 1* Him au ctoo-port: VOlirVTIWS Je hlm «on 01 MM.: (IAI GtNHJS MAI I CHAM7UH ¦M BROSSARO OOEON LAtoL ISHERBROOKE UITIII .liaMTM mum CINEMA wirn ASTRE lUtWUW.I LACSttUMI 377 5ûul Ces adolescents sont motives.Ils ne peuvent pas manquer leur coup et ils le savent.Ils- sont prêts à travailler fort, d'fjitftnt plus que ça ne dure que trois semaines.Comme le dit Stéphane Boutin.18 ans, « on donne la claque ».Les professeurs aussi sont motives.Ils enseignent à des étudiants qui veulent apprendre, dans des conditions idéales.Trois semaines avec le même groupe, tous les matins de 8 h 30 a midi 30, plutôt que 5 ou 6 groupes différents par semaine.Pas de cours interrompus par les clochrs.on prend une pause quand le moment est propice Pas de branle-bas à tous les cinquante minutes pour les changements de locaux.Il suffit de passer une heure à la polyvalente Lucien-Pagé pour sentir l'ambiance inhabituelle Avec 875 élèves au lieu de 2 100.des élèves qui étudient, l'école est étrangement tranquille.D'ailleurs la CÉCM n'a pas à chercher longtemps pour trouver les enseignants dont elle a besoin pour les cours d'été.M.Serge Anctil, responsable de ces cours a la polyvalente Lucien-Pagé.a reçu une centaine de demandes pour les 42 postes qu'il avait a combler.Et beaucoup de professeurs reviennent d'année en année.Pour la majorité des étudiants, c'est un cours de mathématiques qu'il faut reprendre.Les autres sont en français, en anglais, en chimie, en histoire.En 15 }ours.ils verront le programme dé toute l'année.Le taux de réussite est de plus de 90 p.cent.En se promenant dans une de ces « polyvalentes de réve », on ne peut s'empêcher de soupirer, comme le directeur de Pierre-Dupuy M.Claude Papineau: « Si l'école était comme ça toute l'année, ce serait extraordinaire ».Éducation: le Québec dépense $2 milliards de plus que ROB DEMI JAMES ELIZABETH LOWi; MOORE BELUSHI PERKINS 10 \"About last ¦*Ç night\" SQUARE OF CARIE | BONAUf N TURE Hum tui g M lit» ni jin waci MtortiruM \u2022mm is iswni ?n i'?me imw IC«J Mira MllASf 0 THIOUGM COlUMSiA PICTuaES Of CANADA Aloxit Nikon: 13:43, 3>00, 5:00, 713, 9:30 2001 Univor.ito: 1 00, 3|10, 5:20, 7:30.9:4S mon choix ' Mi! ».OU») I'».Ml Clim 01 ¦IISOOII.VI M8 45II mm QUEBEC \u2014 Le Ouébec a dépensé $2 milliards de plus que l'Ontario au chapitre de l'éducation pour l'année 1985-1986.L'écart entre les deux provinces est toutefois beaucoup moindre qu'il n'était avant les décrets de 1983.CLAUDETTE SAMSON de la Presse canadienne C'est ce que révèle une étude effectuée par la Direction générale de la recherche et du développement du ministère de l'Éducation, rendue publique la semaine dernière.Alors qu'en 19811982.le Quebec dépensait $199 de plus par habitant que l'Ontario, cet écart n'était plus que de $64.00 en 1985-1986.En 1972-1973.c'est l'Ontario qui dépensait le plus pour l'éducation, soit $41 de plus par habitant.L'année suivante, la situation a commencé à s'inverser.Selon l'étude, l'écart est attn buablc a deux facteurs, .soit le coût par élève qui est plus'élève au Québec, et le fait que la'proportion de population aux études soit moindre au Ouébec qu'en Ontario.Primaire-secondaire L'étude a enregistré un important revirement de la situation pour les niveaux primaire, et secondaire.Pour le seul poste de ta masse salariale et les avantages sociaux, le coût par élève est maintenant presque le même pour les deux provinces ($6 de plus pour le Québec), alors qu'il était de $571 plus élevé aù Québec en 1981-1982.Même si les échelles salariales des enseignants des deux provinces ont progressé de façon semblable au cours des dernières années, ce sont les Ont ariens qui ont les plus gros salaires, soit $4,716 de plus en moyenne par année.L'encadrement des élèves plus élevé au Québec fait toutefois en sorte que le poste salarial y est malgré tout plus élevé.L'étude démontre par ailleurs que l'écart qui persiste dans les secteurs primaire et secondaire est attribuante au transport scolaire et au service de la dette.Au Québec, 65 p.cent des élèves sont transportés par les commissions scolaires, contre 40 p.cent en Ontario, et 85 p.cent des immobilisations sont financées par des emprunts, alors que l'Ontario les finance à 90 p.cent à môme ses revenus courants.De plus, l'étude précise que si ce n'était des différences de structure entre les systèmes scolaires des deux provinces, le* dépenses y seraient sensiblement lès mêmes.i 5853 3 78 AnthonyHyde roman Seuil i .y.i.¦ \u2014 19 \u2014 |e revins à la voiture, me séchai les mains et allumai une cigarette.Grainger n'était pas chez lui, où donc se trouvait-il?le compris vite.Il avait senti que, malgré toute son habileté, je finirais pas découvrir qu'il m'avait menti \u2014 parce que je lui avais annoncé ma décision de parler à Murdoch ; et dès que j'aurais posé le regard sur Murdoch, la vérité me sauterait aux yeux.Autre détail : je n'avais pas appris à Grainger que Murdoch se trouvait à Montréal, il avait donc supposé que je le verrais le jour même; s'il voulait agir, d'une manière ou d'une autre, il fallait donc que ce fût très vite.Mais que pouvait-il faire?S'il essayait de fuir, de se cacher, il ne pouvait guère aller très loin ; il était âgé, jouissait d'une certaine position sociale et ne devait rien avoir préparé.Il pouvait essayer la maison d'un ami, un hôtel, peut-être une ferme ou même un endroit inaccessible; mais cela revenait a peu près au même, je pouvais me mettre à sa recherche \u2014 mais je pouvais aussi attendre sans bouger: il faudrait bien qu'il revienne sans trop tarder.Et c'est donc ce que j'envisageai : Rentre A l'hôtel, fais-toi couler un bain chaud et demain matin commence par la gouvernante.Mais cela ne me satisfit pas.le sentais encore, au fond de ma gorge, l'odeur de la peur, et le côté sombre de cette maison ne me plaisait guère.Quoique sans grand espoir, je lançai le moteur et pris la direction de la clinique: c'était le seul endroit que je pouvais vérifier tout de suite.Lentement, je retrouvai mon chemin dans le labyrinthe nocturne d'une ville inconnue: rues A sens unique, flèches interdisant de tourner A gauche, poteaux indicateurs lisibles seulement quand on les dépasse.Enfin, presque par hasard, je tombai sur la bonne rue.Dans le noir et sous cinq centimètres d'eau, elle n'avait pas meilleure allure qu'en début d'aprés-midi.Les pelouses sans herbe, clôturées par de vieux tuyaux, se muaient en bourbiers et la lueur bleue des postes de télévision filtrait entre des rideaux crasseux, le m'arrêtai devant la clinique.Pas de lumière, le traversai le gué jusqu'à la porte.Une note, tracée au crayon-feutre noir et fixée par des punaises, disait : « ferme ce soir.ienny.» |e frappai quand même \u2014 il n'y avait évidemment pas de sonnette, le secouai le loquet.rien.C'était surprenant \u2014 et inquiétant.Ce genre d'endroit reste ouvert à toute heure, même après la fermeture officielle.Il y a toujours des réunions interminables pour préparer la phase suivante de la révolution, et un sans-abri qui finit la nuit sur la banquette, le regardai la note laissée sur la porte: sa présence même indiquait que fermer à une heure pareille n'était pas dans la norme.Déçu dans mes espérances, je restai sur place un instant.Puis je me rappelai la femme noire enceinte, dans la salle d'attente, et je descendis du porche pour contourner la maison.Au milieu du bâtiment, sous un petit toit pointu, se trouvait l'entrée latérale: l'ancienne surgery du Dr Charlie.Ce n'était guère probable, mais je me dis que c'était possible \u2014 je distinguai dans le fouillis un berceau, une cuisinière, une boite de haricots à la tomate \u2014 je baissai donc la tête et m'élançai dans l'allée, l'étais plus ou moins à l'abri entre la clinique et la maison voisine et la pluie me parut moins violente.Je parvins sous le porche d'entrée.Aussi noir que le reste.Un escalier de ciment descendait.|e m'y engageai, les mains à l'avant et, A la dernière marche, je m'enfonçai dans l'eau jusqu'aux chevilles.Il faisait très sombre, surtout sous le parapluie \u2014 mais du diable si j'allais le refermer! \u2014 et je me glissai A tâtons vers la porte.Fermée.Cadenassée.Barricadée.Et quand je tirai sur le loquet, je compris qu'il n'avait pas servi depuis des années, l'étais encore dans mon bain de pieds, en bas de l'escalier, quand j'entendis un pas sur le chemin.|e me figeai.Grainger?Les pas se rapprochèrent en crissant, vifs et rapides.Grainger avait sans doute beaucoup d'allant pour son âge mais ces pas ne pouvaient lui appartenir, le m'adossai au mur et refermai le parapluie sans bruit.Les pas avancèrent, s'arrêtèrent.puis repartirent.Pour s'arrêter de nouveau, en haut de l'escalier, (e retins mon souffle.Une pointe de soulier, en pivotant, gratta l'asphalte.Un instant plus tard, j'entendis un petit déclic et une lampe torche s'alluma.Un mince faisceau de lumière tomba dans mon puits.Trouva la porte.S'immobilisa sur la serrure.puis s'éteignit.Il m'avait manqué A cause de l'angle.Puis, tandis qu'une tache jaune scintillait encore devant mes yeux, les pas s'éloignèrent.l'attendis une seconde, sans trop savoir de quel côté ils étaient partis.Non sans précaution, je remontai lentement.Accroupi sur les marches, les yeux au niveau de l'allée, je jetai un coup d'oeil vers la rue.L'allée et le trottoir étaient vides.|e me redressai et me retournai pour regarder vers l'arrière de la maison.Derrière moi, une voiture passa dans la rue; j'entendis, au-dessus de la pluie et de la rumeur de la ville, le bourdonnement d'un avion, le scrutai les ténèbres.L'ombre succédait à l'ombre, et la pluie tordait la nuit en tunnels et en tourbillons; pas la moindre trace de quiconque, l'écoutai.Des pneus crissèrent.L'avion s'éloignait lentement.|e fis un pas.Des bruits de pluie m'emplirent les oreilles: tambour métallique des gouttes sur les tôles du toit, écoulement torrentiel des gouttières, staccato sur l'asphalte.|e m'arrêtai, le me trouvais maintenant à l'arrière du bâtiment, à l'endroit où j'avais parlé à Grainger au début d'après-midi.L'oreille aux aguets, j'attendis.Une dalle se vidait en gargouillant, et le bruit de la pluie sur la végétation du jardin semblait plus doux.Un seul pas en avant et je vis la cour envahie par les buissons et les mauvaises herbes.Au fond, un grand mur de planches \u2014 l'arrière du garage ou de l'atelier du voisin.Contre ce mur, une bêche, une brouette retournée et un vélo dont il ne restait plus qu'une roue.tous ces objets nettement visibles dans le long rectangle déformé de lumière jaune qui provenait de la façade arrière de la maison.|e fis deux pas rapides dans le jardin.L'herbe m'arrivait aux genoux; aussitôt mon pantalon fut complètement trempé.Mais d'où je me trouvais, je pouvais voir la double porte de la bibliothèque de Grainger.Un panneau était entrebâillé et un homme en imperméable marron clair se penchait sur le bureau, à l'endroit où Grainger m'avait reçu.Il me fallut cinq secondes pour déterminer qu'il ne s'agissait pas de Brightman lui-même.Ce furent quatre secondes de trop, car il se retourna et me vit.Il hésita ; je ne bougeai pas.Puis, très calme, il se dirigea vers la porte.Au moment où il la franchit, son corps se mit de côté et la lumière tomba sur son visage.|e le reconnus sur-le-champ: c'était l'homme que j'avais vu dans le couloir chez Harry Brightman, l'« autre homme» qui voulait savoir si Florence Raines était noire.Il avait le visage mince, ses dents semblaient pousser ses lèvres en avant et ses cheveux en brosse avaient des reflets roux.Dans le couloir de Brightman, je ne l'avais pas aperçu plus d'une ou deux secondes, mais je n'eus absolument aucune doute: c'était le même individu.Me connaissait-il?Comment le savoir?II me regarda longuement en franchissant la porte, mais rien ne bougea dans ses yeux.Peut-être que pour lui, mon identité ne faisait aucune différence: car il avait un revolver A la main, et les armes n'encouragent pas aux distinctions subtiles.À la vue de l'objet, je me figeai.Pendant un instant, je fus incapable de voir autre chose, et je n'entendis plus que le battement de mon coeur, si violent qu'il dominait la pluie.Il s'avança lentement vers moi.Il ne pouvait faire autrement, car j'étais entre la porte et l'allée.Puis pendant un instant nos regards se croisèrent et je compris qu'il ignorait totalement qui j'étais.Lentement, l'épaule contre le mur de la maison, il se glissa devant moi.Puis il s'arrêta.11 était parvenu A l'angle; pour remonter l'allée, il fallait qu'il me tourne le dos ou qu'il marche à reculons.Il choisit la premie re solution \u2014 je crus même qu'il allait çojurir \u2014 mais, lorsqu'il voulut se retourner, il glissa ; un pied dans le jardin boueux et l'autre sur l'asphalte, il fit le grand écart.\" ' \\ |e l'entendis jurer à mi-voix.|e me jetai sur lui \u2014 deux pas et le plongeon: un plongeon qui le plaqua au sol si faci- .lement que mon elan me fit culbuter au-dessus de lui.Sur le dos, dans la nuit, sous la pluie, je cherchai désespérément à saisir son bras, :s» ,,; main droite, celle qui tenait l'arme, et je la se couai comme un forcené dans le vide, sans même me rendre compte que le revolver.lui avait échappé depuis longtemps.Sans làc+ier son poignet, je me relevai.11 poussa un grognement, lança un coup de pied.puis projeta en avant son autre main, crispée sur un long cqu-, teau.D'une secousse à son bras droit, j'éloignai\" son corps de moi.Il chancela, dérapa, je tirai dans l'autre sens, puis le fis tourner de nouveau-\" sur lui-même, une fois, deux fois \u2014 il avait du.mal à maintenir ses pieds au sol \u2014 jusqu'à ce ¦ que son imperméable, avec un bruit sinistre.me reste entre les doigts.L'absence soudaine, de poids me fit perdre l'équilibre en arriéré, e't l'imperméable s'envola dans le noir.|e tombai sur un genou.Mon haleine me brûlait la gorge, la pluie glacée glissait sur mes lèvres.|e levai les yeux.Il avait encore le couteau à la main.Lentement, je me redressai.Puis reculai d'un pas.C'était inutile.Car il lui suffisait de me coincer dans la cour.Mais il fit un pas de côté, vers sa droite.' lé contrai par un mouvement identique.Il recommença.Moi aussi.Une troisième fois \u2014 nous tracions un cercle.Il s'arrêta, je m'arrêtai, le cherchai son visage dans le noir.Ses yeux regardaient en tout sens, non vers moi.; et lqrs-, .qu'il bougea de nouveau, je compris îc but de, ; sa manoeuvre: son imperméable\u2014 étalé cOrfr* me la cape de Sir Walter Raleigh en travers ri d'une flaque au bout de l'allée.Qu'il le prenne donc! Étant donné son couteau, je ne pouvais pas l'en empêcher de toute manière.Mon seul souci était de rester hors de son chemin, le fis ! donc un pas en arrière.et mon pied heurta le \u2022 revolver.Il dut s'en douter, à cause du bruit : car il se '¦ figea en plein mouvement.Pendant un instant, ; nous nous sommes fixés dans les yeux.Puis je me suis baissé, j'ai ramassé l'arme et je l'ai bra- ! quée vers lui.Fuis l'arme blanche, charge l'arme à /eu.Cela parait un bon principe, mais, quand le canon est braqué sur vous, la prudence est mère de sûreté semble bien meilleur.11 lança un der-.nier regard à son imperméable \u2014 je crus même qu'il allait plonger pour le récupérer \u2014 puis il sauta dans une zone d'ombre.Avant même que je retrouve mes esprits, il avait paru dans l'allée.à suivre jeter t warât ! .î»jr,\\ I lu Krd Ko» (© Viril 1986.Éd.du Seuil pour lu traduction française Distribution en librairie: Diffusion Dimedia Inc.') __'- ¦ -i.' ¦jC B 16 IA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 4 JUILLET 1986 23 JOURS DE GRÈVE Les médecins ontariens égalent un record i TORONTO (PC) - Lesmé-™ decins de l'Ontario ont égale hier un record canadien établi en l%2 par les médecins de la Saskatchewan : 23 jours de grève.En ce jour, les 250 membres du conseil de direction de l'Association médicale de l'Ontario ont tenu une réunion à Toronto pour évaluer l'efficacité du retrait des services et voir s'il ne convenait pas de les accentuer.Parallèlement toutefois, de nombreux rapports voulaient que de plus en plus de médecins de la province aient repris leurs taches et qu'une proportion de plus en plus grande de la population ne leur accordait pas son appui.Mais chercher a établir combien des 17 000 membres de l'association avaient vraiment cessé de travailler semblait une tâche impossible aussi bien pour les journalistes que pour l'association.La grève a ete déclenchée le 12 juin pour protester contre une loi provinciale rendant la sur-facturation illégale.Les dirigeants de l'association maintiennent que l'appui demeure important d'un bout à l'autre de la province.Un porte-parole de l'association a cependant admis, hier, que plusieurs médecins avaient dû rouvrir leur bureau et retourner a leur poste « temporairement » pour traiter les patients qui ne pouvaient pas attendre.C'est toujours dans la région de Toronto que le pourcentage des médecins en grève est le plus élevé.De son côte, le ministre de la Santé, M.Murray Elston, a répété hier que le gouvernement n'avait pas l'intention de modifier sa loi.Le président de l'association, le Dr Richard Railton, a déclaré récemment que les médecins devront probablement songer à fermer complètement les hôpitaux.Par ailleurs, le College des médecins et chirurgiens de l'Ontario a donné l'avertissement aux médecins qu'ils risquaient de subir des mesures disciplinaires si la vie des patients était mise en danger.R.-Q.Outaouais renaîtrait ¦HULL (PC) \u2014 Radio-Québec Outaouais, que le gouvernement Bourassa vient de condamner à fermer ses portes, pourrait renaître de se» cendres.Toutefois, sa nature serait modifiée au point de devenir méconnaissable : la formule retenue pour assurer sa survie s'inspire largement de la formule du « Public Broadcasting Service » (PBS) des États-Unis.Il s'agit essentiellement de privatiser la constituante régionale de Radio-Québec.Radio-Québec garantirait la première année une vingtaine d'heures de diffusion d'émissions produites par des producteurs de la région.Ces émissions seraient destinées à tout le réseau.Leur financement serait assuré par Radio-Québec, qui les achèterait, et par des commanditaires.Chirac au Canada du 25 au 27 septembre mm PARIS (PC) \u2014 Le premier \u2014 ministre français, M.|ac-ques Chirac, se rendra en visite officielle au Canada et au Québec, du 25 au 27 septembre prochain, apprend-t-on, de source sûre, à Paris.Mais, conformément à l'usage, c'est l'hôtel Matignon qui annoncera officiellement le voyage seulement trois semaines avant.La visite qu'entreprendra M.Chirac répond au dernier voyage officiel du premier ministre René Lévesque, en France en mai 1985, et elle s'inscrit dans le cadre des visites annuelles alternées entre les premiers ministres du Québec et de France, décidées en 1977.Le chef du gouvernement français pourrait arriver dès le mercredi 24 septembre au soir a Ottawa, où il sera reçu le lendemain par le premier ministre Brian Mulroney, avant de passer les deux journées suivantes au Québec ; d'abord dans la Vieille Capitale puis a Mont- réal d'où il repartira le samedi soir.Visite à Saint-Hyacinthe Le programme de la visite n'est pas encore définitivement établi indique-ton à Paris, tant à l'ambassade du Canada qu'à la délégation générale du Québec.En marge de ses entretiens politiques avec ses deux homologues canadiens et québécois, le premier ministre de France devrait effectuer une visite à la faculté de médecine vétérinaire de Saint-Hyacinthe, à l'occasion de son centième anniversaire.Le 19 juin dernier, recevant le délégué général du Québec M.Jean-Louis Roy, à l'hôtel Matignon, M.Chirac avait déjà indiqué qu'il se rendrait au Québec « avec beaucoup de plaisir (.) d'autant qu'en 1974 \u2014 j'étais alors premier ministre et M.Bourassa aussi \u2014 nous avions signé nos premiers accords importants », avait précisé le chef du gouvernement français.C.-B.: les fonctionnaires devant un ultimatum mm VICTORIA (PC) - Les \u2014 fonctionnaires de la Colombie-Britannique devront mettre fin à leur grève entreprise hier, sans quoi le gouvernement fera appel à la législature pour forcer leur retour au travail.Le premier ministre de la province, M.Bill Bennett, a lancé cet ultimatum aux fonctionnaires, hier après-midi, à l'issue d'une rencontre d'une durée de 25 minutes avec le président du syndicat M.|ohn Shields, et le principal négociateur du gouvernement dans cette affaire, M.Bob Plecas.Au dire de M.Bennett, les fonctionnaires ont jusqu'à 20 h pour cesser leur grève, retourner au travail et reprendre les négociations avec le gouvernement, sinon le premier ministre fera appel à la législature qui a ajourné ses travaux la semaine dernière.POUR UN ETE RELAX \"IIP'- mà j> * ¦ RABAIS 38 °/o ¦m tri Polos Grand Slam de 'Stanfield' A manches courtes, en jersey coton polyester, portant i insigne du pingouin Modèles sport en tncot uni ou fantaisie, dans toute une palette de couleurs P.M.G.TG.Ord.$26.15.99 ch.Vêtements pouf hommes rayon 350 Aubaine exceptionnelle sur T-shirts Rendale'.Des tricots mode de qualité, renommés pour leur fameuse coupe Rendale'.Vaste sélection de modèles unis, rayés ou fantaisie, avec ou sans col.Polyester/coton, dans un beau choix de COUleurS.P.M.G.TG.Vêtements pour hommes, rayon 350 T-shirts ras du cou et débardeurs à la boutique 317md.Très en vogue cet été! 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