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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
D. Vivre aujourd'hui
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1986-07-12, Collections de BAnQ.

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[" VNSË AUJOURD'HUI LA PRESSE.MONTRÉAL, SAMEDI 12 JUILLET 1986 \u2022 L'INCESTE un g ¦I Jocelyne a de la difficulté ™ à se concentrer en classe.Perdue dans ses pensées, elle n'entend pas ce que le professeur explique.Elle pense à ce que son père lui fait lorsqu'il la visite la nuit.Un haut-Ie-coeur lui soulève l'estomac.DANIELLE BONNEAU Pour des centaines d'enfants, au Québec, le cauchemar de l'inceste est une réalité.Ils endurent les caresses de leur père, de leur beau-père, ou d'un oncle, sans oser en parler.Par peur, par honte ou par un sentiment de culpabilité.)our après jour.Mois après mois.Les statistiques sont pour le moins inquiétantes.Selon le rapport du Comité sur les infractions sexuelles à l'égard des enfants et des jeunes, appelé plus communément le rapport Badghy, un enfant sur 25 serait victime d'inceste au Québec, où on estime que seulement un cas d'abus sexuel sur 2bb000 est signalé ; 42,1 p.cent des Canadiens adultes ont été victimes d'abus sexuels de tous genres; quatre fois sur cinq, ils l'ont été durant leur enfance ou leur adolescence; une femme sur deux et un homme sur trois ont subi des actes sexuels non désirés; dans 9,9 p.cent des cas, il s'agissait d'inceste, tel que décrit dans le code pénal.L'inceste est perçu différemment dans les milieux juridiques et sociaux.Selon l'article 130 du code pénal, «commet un inceste quiconque, sachant qu'une autre personne est, par les liens du sang, son père ou sa mère, son enfant, son frère, sa soeur, son grand-père, sa grand-mère, son petit-fils ou sa petite-fille, selon le cas, a des rapports sexuels avec cette personne».Les spécialistes du travail social tiennent compte des conséquences psychologiques graves de l'inceste pour la victime.Ils ont une conception plus large du problème.Ils considèrent qu'il y a inceste lorsqu'une personne joue un rôle de parent auprès de l'enfant, et profite de son autorité pour le forcer à faire certaines activités à caractère sexuel.Un désir «normal».«L'inceste, avant tout, est sociale Michel Lemieux estime que l'inceste est une déviation sexuelle.une pathologie de la relation, explique M.Richard Arpin, psychologue à la Maison Notre-Dame-de-Laval.C'est la façon dont un individu entre en relation avec les autres qui est perturbée.La sexualité est un des symptômes du problème et non la cause.Le désir incestueux est « normal » et il est présent chez tous les individus, continue-t-ii.Il doit cependant être refoulé et frappé d'interdit.Et le père est celui qui manifeste l'interdit, permettant du même coup à l'enfant de prendre ses distances.Un père qui commet l'inceste n'a pas lui-même surmonté son propre Oedipe.» Michel Lemieux, professeur de sexologie à l'UQAM, estime, par ailleurs, que l'inceste est une déviation sexuelle.« L'individu a une façon de vivre sa sexualité qui est plus primaire, plus enfantine, dit-il.Il y a un blocage dans son développement psycho-sexuel.Il se sent menacé par la femme adulte.C'est pourquoi, dans la majorité des cas, il ne va pas photo Réol Saint-Jean, LA PRESSE vers une prostituée ou vers sa voisine.» «La fille, quant à elle, vit beaucoup d'ambiguïté, poursuit-il.Les sensations qu'elle a pu ressentir lors des activités sexuelles ont très souvent été agréables, mais elle sent, en même temps, à cause du contexte, que quelque chose n'est pas correct.Plusieurs se perçoivent comme une saleté, un déchet.» Le silence et la peur Un grand nombre de victimes se plient aux caprices de leur père pendant de nombreuses années et n'en soufflent mot à personne.La peur de causer le divorce de leurs parents ou d'envoyer leur père en prison, par exemple, les retiennent de parler.C'est pourquoi, spécifie l'agent Claude Poudret, de Police jeunesse de la CUM, il porte une atention particulière a ces cas lorsqu'ils sont dévoilés.« La victime est souvent re- jetée et accusée d'avoir causé le trouble, dit-il.Il faut donc travailler avec la famille pour que le jeune soit accepte par sa mère, ses frères et ses soeurs.» La grande majorité des spécialistes croient la victime lorsqu'elle se décide à parler.Le Dr Norman Eade, directeur de la clinique P.E.M.(protection de l'enfance maltraitée)de l'hôpital Montreal Children's, estime que les enfants disent la vérité dans 99,9 p.cent des cas.«Les enfants de moins de 10 ou 12 ans ne sont pas assez sexualisés pour imaginer tout ce qu'ils nous racontent, dit-il.Il nous est d'ailleurs très difficile de prouver qu'ils sont victimes d'inceste, puisque la plupart du temps, nous ne détectons rien lors de l'examen gynécologique.Pour les enfants de cet âge, l'inceste implique le plus souvent des attouchements, des caresses, des jeux sexuels ou de la brutalité physique.À moins de se dérouler sur une longue période de temps, il n'est pas caractérisé par la pénétration.» Des marques indélébiles Les victimes d'inceste sont marquées au plus profond d'elles-mêmes, et le plus souvent en restent perturbées.La perception qu'elles ont d'elles-mêmes et leurs relations avec autrui en écopent.Mme Marie Giard, animatrice d'un groupe de thérapie formé de femmes qui ont vécu l'inceste dans leur enfance, au Centre de services sociaux (CSS) de Repentigny, souligne les différents moyens que ses clientes ont utilisés pour diluer leurs impitoyables souvenirs.«Certaines ont fugué de chez elles, se sont lancées dans la drogue ou l'alcool, se sont prostituées ou ont tenté de se suicider», précise-t-elle.«Elles ont de la difficulté à faire confiance aux autres, éprouvent des problèmes sexuels et confondent sexualité et affection, puisque c'est tout ce qu'elles ont appris, poursuit-elle.Elles se sentent très coupables d'avoir pris la place de leur mère et ont le sentiment de n'être que des objets sexuels.Si elles sont encore en vie, c'est parce qu'elles ont un immense potentiel.» De plus en plus de personnes devant les tribunaux ¦b De plus en plus, tes hom-™ mes et les femmes qui abusent sexuellement d'un membre de leur famille comparaissent en cour de juridiction criminelle.Les statistiques ne sont pas disponibles, les chefs d'accusation et les peines imposées variant d'un cas à l'autre.Ces personnes sont traduites en cour pour: ¦ inceste (article 150 du code pénal); peine maximale.14 ans; ¦ sodomie ( article 155 ) ; peine maximale.Hans; ¦ agression sexuelle (article 246); peine maximate: 10 ans.L'agression sexuelle peut prendre diverses formes: avec arme ou avec brutalité.Si l'assaillant porte, utilise, menace d'utiliser une arme, ou inflige des lésions corporelles, il s'expose à une neine d'empri- sonnement maximale de 14 ans.S'il blesse, mutile, défigure ou met en danger la vie de la victime lors de l'agression sexuelle, il est passible d'une peine d'emprisonnement à perpétuité.« Dans notre société, c'est encore par la sentence de détention que les gens jugent de la gravité du crime.L'emprisonnement a un caractère dissua-sif très fort», soutient Me Es-thel Gravel, substitut du procureur general, à Montréal.Elle ajoute que plusieurs mesures sont prises, à la cour, pour que l'enfant ne soit pas trop intimide.Une fillette qui en a besoin, par exemple, peut témoigner avec sa poupée dans les bras ou écrire les mots qui lui sont trop difficiles a prononcer.Un juge, précise-t-elle.s'est même une fois assis par terre, parce que la petite fille chuchotait.Selon le Dr Bruno Cormier, I enfant demande l'arrêt des actes et non l'arrestation de son père par la police.photo Pierre McComi, IA PRESSE S'ils ne sont pas obligés de suivre une thérapie, la majorité des pères esquivent le traitement, souligne Mme Camille Messier.Un acte criminel qui ne fait pas l'unanimité m De plus en plus de cas ™ d'inceste sont traduits devant les tribunaux afin de souligner davantage le caractère criminel de l'acte et pour inciter les pères à suivre une thérapie.Un tel courant est loin de faire l'unanimité chez les spécialistes.Le Dr Bruno Cormier, directeur de la clinique de psychiatrie légale de l'Université McGill, ne voit pas la nouvelle tendance d'un bon oeil.Ce que l'enfant demande «L'enfant ne demande que l'arrêt des actes, soutient-il.Il ne demande pas que son père soit arrêté par la police et traduit en cour.|e suis contre la division de la famille et la nécessité de trouver un coupable.Nous sommes la seule province qui permet la déjudiciarisation de l'inceste, à travers la Loi sur les jeunes contrevenants, l'aimerais qu'elle soit utilisée au maximum, en dehors du système judiciaire.» Parmi les cas connus et jugés fondés, au cours des six premiers mois de 1981, on évalue à 62 p.cent le nombre de filles et à 33 p.cent le nombre de mères qui ont reçu de l'aide, comparativement à 24 p.cent dans le cas des pères.Ces données nous ont été fournies par Mme Camille Messier, une agent de recherche qui a réalisé plusieurs études sur l'inceste pour le compte du Comité de la protection de la jeunesse ( CP j ).«S'ils ne sont pas contraints à suivre une thérapie, les pères esquivent le traitement en invoquant des excuser., semaine après semaine», dit-elle.Mme Messier voudrait que le Tribunal de la jeunesse ait plus de pouvoir sur les pères.Selon elle, le tribunal est mieux équipé pour recevoir des enfants et serait moins traumatisant que la Cour des sessions de la paix.Plusieurs spécialistes, cependant, sont prêts à travailler conjointement avec le système judiciaire.« 11 y a le danger que le système n'intervienne que de façon punitive et qu'il n'ait aucun effet réparateur», spécifie M.Thomas Lebeau, chef du programme de traitement des enfants abusés sexuellement, au CSS de Repentigny.Traumatisme « Il y a aussi le risque de voir l'enfant encore plus traumatisé par les multiples interrogatoires auxquels il aura à faire face.Mais la judiciarisation au criminel est un levier additionnel si les lois sont utilisées avec doigté.|e suis en faveur si elle est faite dans le meilleur intérêt de l'enfant.» Plusieurs protocoles de collaboration entre 'Spécialistes sociaux et judiciaires ont récemment été élaborés au Québec, pour les cas d'inceste.Us incitent les corps policiers, les travailleurs sociaux et les procureurs à collaborer ensemble pour le bien des victimes.D.B.LA SUITE DE NOS INFORMATIONS EN PAGE B 2 ET B 3 IA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 12 JUTltET 1986 DEMAIN L'AN 2000 4 ' I Yves Leclerc collaboration spéciale Des aides à la réflexion jm On pense la plupart du temps à l'ordinateur personnel en \u2014 termes de « production » : calculs, traitement de texte, schémas, esquisses ou dessins, stockage et classement d'information ; production de rapports chiffres, de plans détaillés, de documents, de dossiers.À tel point que ce type d'activité doit constituer au moins 90 p.100 des utilisations professionnelles qu'on fait de l'outil informatique.Il est pourtant un autre rôle tout aussi important, tout aussi efficace sinon plus, que le micro-ordinateur peut jouer dans le travail des professionnels et des cadres de toutes sortes.C'est celui d «aide à la réflexion», à l'organisation des idées, à la recherche des solutions optimales, à la planification des opérations complexes.Dans certains cas, les outils logiciels employés seront les mêmes que pour les tâches de production.Par exemple, les programmes de type «chiffrier électronique» comme Lotus 1-2-3, Multiplan ou Excel, ne servent pas seulement à faire des calculs comptables et à élaborer des rapports financiers; ils peuvent aus>.i être utilisés en mode interactif pour explorer diverses possibilités et se faire une meilleure idée de la façon dont divers facteurs, diverses variables, influencent l'ensemble d'un processus financier ou scientifique.Trop souvent, les gestionnaires qui s'en servent oublient cette facette de leurs capacités et n'y voient en pratique que des «générateurs de rapports»; parfois c'est par négligence, parfois par ignorance.Beaucoup d'utilisateurs, en effet, n'utilisent ces programmes qu'au moyen de «modèles» plus ou moins élaborés crées par d'autres, et dont ils ne comprennent pas toujours les mécanismes.Ils se privent ainsi d'un outil précieux, qui pourrait leur simplifier de nombreux efforts de réflexion et de prévision.C'est un peu comme si un automobiliste ne se servait de sa voiture que pour faire de la grand-route, s'astreignant à circuler à pied ou en autobus en ville sous prétexte que conduire dans la circulation, c'est trop compliqué! De l'ordre dans les idées Il existe bien d'autres outils logiciels qui peuvent ainsi aider à la reflexion, et que la plupart des utilisateurs de micro-ordinateurs ne connaissent que peu ou pas du tout.Un des principaux est ('«organisateur d'idées» Thinktank (qui a aussi plusieurs imitateurs et dont les idées sont reprises sous un autre format dans le Framework d'Ashton-Tate) mis au point il y a quatre ou cinq ans par Living Videotex, et disponible sur la plupart des ordinateurs populaires, de l'Apple II a l'IBM X I Comment, en mode «manuel», met-on de l'ordre dans ses idées?Pour beaucoup de gens cela consiste à prendre un bout de papier et un crayon et à se faire une liste des concepts importants.Puis on joue avec ces mots, on les réordonne, on y ajoute des precision*,, des explications, des idées secondaires.On souligne les éléments primordiaux, on indique des interrelations.Souvent, le schéma initial devient trop compliqué, ou trop embrouille, et on le recommence a neuf sur une autre feuille.ou sur plusieurs.C'est précisément pour effectuer ce genre de travail que Thinktank a été créé.Il se présente comme un créateur et un manipulateur de «listes hiérarchisées»: vous tapez une série d'idées, chacune sur une ligne, puis vous les réorganisez et les précisez.Vous pouvez déplacer une seule idée ou tout un bloc, rendre une idee dépendante d'une autre, ouvrir une « fene.ru» pour ajouter des explications, insérer des idées secondaires sous une idee principale.Une fois que vous êtes satisfait de vos efforts, vous pouvez soit imprimer ceux-ci, soit les transférer dans un programme de traitement de texte pour continuer à les développer et à les raffiner jusqu'à ce qu'ils forment un texte, une allocution, un projet.Par exemple, depuis que j'ai découvert Thinktank il y a deux ou trois ans, tous mes sujets de chroniques y prennent naissance et s'y développent avant que j'en fasse la rédaction proprement dite.D'autres utilisations possibles: préparer des notes pour un discours ou une conférence; organiser ses idées avant une réunion importante; élaborer l'ordre du jour d'une rencontre; mettre au point les grandes lignes d'un projet; réorganiser de façon synthétique les résultats d'une rencontre en vue d'un compte-rendu écrit; etc.À la longue, je me suis aperçu que ce n'est souvent pas le résultat final qui est vraiment utile avec Thinktank, mais le processus lui-même.À force de jongler avec les idées sur l'écran, on précise sa propre pensée, et quand on a terminé, on a son plan suffisamment clair dans la tète qu'on n'en a plus besoin sur le papier.Jongler avec des ressources Un autre aide i fficace à la réflexion est un planificateur de projets du type «chemin critique» ou P.E.R.T.Il en existe pour la plupart des micro-ordinateurs.et bien peu de gens s'en servent, alors qu'ils sont extrêmement utiles même pour des projets assez peu complexes.Pourtant, ils sont bien connus dans plusieurs industries, mais les premieres versions, sur gros ordinateurs, étaient si lourdes et si peu «conviviales» qu'elles ont donne mauvaise réputation à toute cette famille de programmes.l'ai travaillé l'an dernier sur la production d'une série d'émissions de télévision.et j'ai constaté avec étonnement qu'alors que la maison de production était équipée d'ordinateurs qui lui servaient essentiellement de machines à écrire, elle faisait toute sa planification sur des bouts de papier, le tout basé sur de laborieux calculs à la main.Au moins les neuf dixièmes de cette tache auraient pu être effectués sur ordinateur plus rapidement, plus efficacement, et avec beaucoup plus de souplesse.Un programme du type P.E.R.T.-chemin critique permet de préciser quelles sont les étapes et les ressources nécessaires à la réalisation d'un projet, et de les ordonner dans le temps.Une fois la liste des étapes principales établie, vous indiquez quelles étapes doivent précéder quelles autres, et quelles ressources en personnel, en équipement ou en moyens financiers sont nécessaires pour chacune.L'ordinateur évalue alors le temps nécessaire pour accomplir l'ensemble de la tâche, et les étapes qui sont «critiques» (c'est-à-dire où un retard ou un délai a un effet sur l'ensemble du projet).Il signale aussi s'il y a des conflits d'affectation des ressources, et peut générer une foule de documents utiles.Ainsi, dans le cas d'une série de télévision, l'ordinateur pouvait imprimer directement des feuilles d'affectation pour les équipes de tournage, des calendriers d'utilisation des studios et des salles de montage, des listes d'équipement à se procurer ou à louer à chaque étape selon les besoins, et un devis pour le coût d'ensemble et le financement nécessaire à chaque étape.Le tout aurait pris moins de deux jours de travail de la part du producteur et de son assistante.Et comme dans Thinktank ou dans Supercalc, les résultats ne sont pas «coulés dans le béton ».On peut jouer avec les paramètres, modifier l'ordre ou la durée des étapes ou les affectations de personnel et de ressources jusqu'à ce qu'on arrive à la formule la plus efficace et la plus économique.Une fois le plan de base arrêté, on peut ensuite s'en servir pour assurer le suivi du projet, en comparant étape par étape les résultats obtenus à ce qui avait été prévu.et en effectuant les corrections nécessaires aux étapes subséquentes selon les besoins.Les programmes de type P.E.R.T.-chemin critique sont aujourd'hui très interactifs et si faciles à utiliser qu'ils peuvent être d'un secours précieux pour pratiquement tout projet qui comporte une demi-douzaine d'étapes ou plus et qui fait appel aux efforts de plus d'une personne.Ils sont aussi une base très efficace pour discuter et élaborer un projet en groupe: toute idée, toute suggestion, toute modification peut être immédiatement inscrite sur l'écran, et ses effets constatés visuellement.Avec ces trois catégories d'outils (chiffriers, organisateurs d'idées, gestionnaires de projets) je suis loin d'avoir épuisé le sujet, l'aurais pu parler aussi de programmation linéaire au moyen de la méthode Simplex ou d'autres techniques plus récentes, des techniques de simulation, et de toute la riche famille des aides à la décision par matrices, par arbres, par méthodes statistiques._ ^ L'INCESTE Une affaire de famille jm Le plus tabou des tabous, ™ l'inceste a besoin du secret le plus absolu pour subsister durant des années.De fait, il ne peut se maintenir sans la participation, directe ou indirecte, de tous les membres de la famille.PANULtl IQMNIAU La famille affligée par l'inceste est désorganisée, estime le Dr Pierre Foucault, conseiller è l'Association des centres d'accueil du Québec.«Elle a trouvé, à travers l'abus sexuel d'un de ses membres, une façon de répondre à un certain nombre de besoins, dit-il.L'inceste lui permet de créer un équilibre qui, autrement, serait rompu.» Il s'ensuit un renversement des rôles a l'intérieur de la famille.Le Dr Foucault soutient que les mères sont au courant de la situation dans 85 p.cent des cas, sans toutefois intervenir.Elle sont absentes du foyer pour plusieurs raisons (travail, sorties, prostitution, etc), et démissionnent de leurs responsabilités.Leurs filles les remplacent graduellement dans leurs rôles de femme et d'épouse.L'enfant, confrontée au vide laissé par sa mère, va chercher auprès de son père l'affection dont elle a besoin pour se développer.«Effectivement, elle se sent importante et valorisée à travers l'inceste, précise le Dr Foucault.Par un moyen complètement faussé qui va la détruire à long terme, elle trouve une réponse à des besoins fondamentaux qu'elle ne peut éluder.» Problèmes affectifs sérieux Le père éprouve de sérieux problèmes affectifs.M.Richard Arpin, psychologue à la Maison Notre-Dame-de-Laval, estime que plus l'inceste survient tôt, plus la pathologie de l'adulte est grave.Selon lui, ceux qui ont commis l'inceste avec un tout jeune enfant ont manqué d'affection dans leur e:ifance.Ils n'ont pu établir de relations satisfaisantes avec leur mère (morte, absente ou surmenée ) et leur père ( autoritaire ou imposant ).«L'inceste qui se produit avec un enfant pubère, poursuit-il, sera le résultat d'une crise ou d'un ensemble de facteurs circonstanciels qui durent plus ou moins longtemps.Lorsque les relations incestueuses s'échelonnent sur plusieurs années et qu'elles sont fréquentes, il faut se demander si elles n'ont pas débuté avant.» «Fondamentalement, dit-il, tous les pères qui ont commis l'inceste souffrent énormément.À des niveaux différents, ils vivent dans une grande culpabilité.Dans leur souffrance, ils en font souffrir d'autres.» M.Arpin a remarqué que les pères agissent très souvent sous l'effet de i'alcool.Il note que ces hommes ont très peu de dispositions criminelles et ne photo Jean Goupil, IA PRESSÉ Le Dr Pierre Foucault soutient que les mères sont au courant de la situation dans 85 p.cent des cas mais n'interviennent pas.sont pas pervers.Ils présentent une bonne image sociale, semblent intègres.Ils ont une perception de leur sexualité très inadéquate avec, dans plusieurs cas.une homosexualité latente.On trouve l'ince«te dans toutes les couches sociales.Dépendance et immaturité Le Dr Bruno Cormier, directeur de la clinique de psychia- Ressources I Le directeur de la protection de la jeunesse de chaque région ; I le Comité de la protection de la jeunesse (873-5435); I les centres locaux de santé communautaire (C.L.S.C.); I certains hôpitaux, en particulier les hôpitaux pour enfants: I l'hôpital Sainte-|ustine, section des adolescents ( 731-4931 ) I Montreal Children's Hospital (934-4400); I les centres de services sociaux de votre région : ICSS-MM ( Montréal-Métropolitain, 527-7261 ): I le service de la protection de la jeunesse ; I le bureau de service social de Laval ; ICSS-LL ( Laurentide-Lanaudière, 585-1423): I Programme de traitement des enfants abusés sexuellement de Repentigny; I Centre pour victimes d'agressions sexuel'cs de Montréal (934-4504); I Clinique des jeunes Saint-Denis (844-9333); I Clinique de psychiatrie légale de l'Université McGill (392-5008); I Parents-Anonymes ( 288-5555 ).trie légale de l'Université : McGill, constate que plusieurs cas d'inceste n'en «ont pas à leur première génération.«De plus en plus, on devient conscient que l'inceste se déroule sur plusieurs générations, du côté de.deux parents, expli-que-t-il.|e crois que c'est assez logique.Si la mère a nié, si le père l'a fait, on peut se demander pourquoi.» Le Dr Pierre Foucault ajoute qu'une femme qui a vécu l'inceste sans recevoir de traitement a tendance à prendre un mari à l'image de son père: dépendant et immature.Elle porte son choix sur un homme qui, souvent, a lui-même été victime d'inceste ou témoin de l'abus sexuel de ses soeurs.Leurs filles ont donc de bonnes chances de se retrouver dans la même situation.L'inceste entre frère et soeur Plus d'attention est accordée à l'inceste entre père et fille, mais il existe plusieurs autres types d'inceste.L'inceste entre frère et soeur, par exemple, est de loin le plus fréquent.Il est également le moins dommageable, lorsqu'il prend place entre des enfants sensiblement du môme âge.Il s'effectue la plupart du temps sous forme de jeu.Par contre, tous les spécialistes interrogés s'entendent pour dire que l'inceste mère et fille ou mère et fils est le moins courant et le plus pathologique.M.Richard Arpin parle de régression massive où toute frontière entre la mère et l'enfant est brisée.Ce dernier, alors, se retrouve dans un contexte psychotique.Le Dr Foucault compare ce type d'inceste au déracinement d'une plante.«L'enfant n'a plus d'attaches nulle part, dit-il.Il ne sait plus d'où il vient.Il est complètement perdu.L'inceste complet mère et fils, qui présuppose la participation active du garçon, mène celui-ci â la schizophrénie.|e pense qu'il y en a plus qu'on ne le croit.» Le phénomène macho Beaucoup de garçons sont victimes d'inceste et n'osent pas en parler.M.Thomas Le-beau, chef du programme de traitement des enfants abusés sexuellement, au CSS de Repentigny, souligne que le phénomène macho, qui prévaut dans notre société, amène le garçon à ne pas dévoiler sa situation s'il est agressé par une femme.Il craint la réaction de ses copains et préfère se tare.Le garçon abusé sexuellement par un homme, continue-t-il.a quant à lui peur d'être étiqueté comme homosexuel.« Il est difficile pour les hommes de sortir de la position dans laquelle ils ont été maintenus pendant des siècles.Ils sont des analphabètes quant à l'expression de leurs sentiments et de leurs émotions.Cela explique peut-être pourquoi les garçons ont moins tendance â signaler leur situation.» muiTisoiuTions GRANDE VENTE D'ENTREPÔT DIRECTEMENT DU GROSSISTE RX-1CDO 132 colonnes.100 CPS.friction, traction.Non illustra Quantité limitée 399* ___«r 80 COLONNES, 180 CPS 60 qualités lettres.Interface parallèle.LQ-BDD f.
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