La presse, 15 juillet 1986, B. Informations nationales
[" INFORMATIONS NATIONALES LA PRESSE, MONTRÉAL.MARDI 15 JUILLET 1986 \u2022 Québec envisage un ministère des Affaires du Nord mu VAL D'OR \u2014 Le ministre ™ délègue aux Mines, monsieur Raymond Savoie, a obtenu du premier ministre Robert Bou-rassa le feu vert pour entamer des consultations et des etudes sur la pertinence de créer un ministère des Affaires du Nord.Le ministre Savoie doit soumettre un rapport sur cette question à l'automne 1986.a la suite de quoi Québec entreprendrait une etude de faisabilité.CAMILLE BEAULIEU de la Presio Canadienne Cette nouvelle structure, a t-il dit au cours d'une interview à la Presse Canadienne, assumerait les responsabilités et gérerait les budgets de l'ensemble des ministères intervenant dans les territoires du moyen et du grand Nord.Llle n'aurait cependant pas la main-mise sur tous les secteurs ; lui échapperait par exemple l'industrie forestière et Hydro-Quebec D'après la proposition Savoie, ce nouveau ministère aurait juridiction sur l'Abitibi.le nord du Lac St-lcan.et la Côte-Nord.Son territoire couvrirait le nord du Quebec, a partir du 48\" parallèle à l'ouest et du 5f> a l'est.Soit 80 p.cent de la superficie de la province, mais uniquement 5 p.cent de sa population.Ces régions se caractérisent par la dispersion des populations, l'importance des communautés autochtones, l'absence ou la quasi-absence d'agriculture, une économie concentrée sur les mines et la foret et enfin un nombre cleve de villes mono ou bi-industriclles.Les populations de régions comme le Temiscamingue et la Gaspésic seraient éventuellement consultées sur leur intégration à la nouvelle entité administrative.« Il ne s'agit pas d'une proposition de décentralisation, a précisé le ministre, mais plutôt d'une nouvelle forme de centralisation dans le but d'accélérer le développement du moyen et du grand Nord ».Leclerc candidat du PC dans St-Maurice mm SHAWINIGAN (PC) -™ Ovationné par près de 400 partisans conservateurs, Robert Leclerc a été choisi sans opposition hier soir comme candidat conservateur dans la circonscri-tion de Saint-Maurice devenue vacante à la suite de'la démission du député libéral lean Chrétien.La date des élections partielles n'est toutefois pas encore arrêtée.La soirée d'investiture s'est déroulée en présence de plusieurs invites de prestige, tels que les ministres Robert de Cotret cl Roch LaSalle.Se disant renseigné, combatif et pratique, Robert Leclerc entend « besogner » avec la hardiesse de ses 39 ans.Enthousiaste, le nouveau candidat conservateur a promis une campagne électorale propre, en évitant de dénigrer ses adversaires.Mais il a vite changé d'avis.« Dans Saint-Maurice, avons-nous besoin d'un ancien maire ou d'un député?», a-t-il demandé à l'assistance en faisant allusion à son adversaire, le candidat libéral Gilles Grondin.Il reproche notamment à son adversaire de ne pas connaître ses dossiers.Après avoir exhorté son auditoire à ne pas laisser plus longtemps la circonscription électorale de Saint-Maurice orpheline du pouvoir, il a lancé: « Ce n'est pas d'un cheval de parade libéral dont nous avons besoin, mais d'un député conservateur présent et actif, travailleur et gagnant, avec une équipe actuellement gagnante.» Pour sa part, le ministre Roch LaSalle, représentant du comté de Miette, a fait montre d'une fougue surprenante.Il a attaqué sans ménagement le précédent gouvernement, exhortant les électeurs a se souvenir du « régime de désastre des libéraux envers le Québec et le Canada.» Selon Roch Lasalle, « la période noire du Québec est due à l'histoire des trois colombes dont l'arrogance et le mépris envers le peuple québécois ont été néfastes sur tous les'plans ».Le Canada pourrait se doter de six sous-marins nucléaires ¦WASHINGTON (AFP) \u2014 Le Canada envisage de se doter de six sous-marins de chasse à propulsion nucléaire pour remplacer ses trois vieux submersibles classiques de type Oberon, indique l'hebdomadaire spécialisé américain Defense News dans son dernier numéro.Dans une correspondance de Bonn, Defense News affirme que deux entreprises européennes, Rhemstohl Nordseewerke (RFA) et NaviFronce (France), sont en competition pour concevoir ces nouveaux submersibles.Après avoir choisi l'un des deux modèles, le gouvernement canadien prévoit de faire construire les sous-marins au Canada, poursuit la revue.Ottawa souhaite se doter de submersibles a propulsion nu cleolre notamment en raison de leur endurance, très supérieure à celte des sous-marins classiques (diesel-électrique), pour opérer sous les gloces polaires, ajoute Defense News.Aujourd'hui, seuls les États-Unis, l'URSS, la Chine, la Grande-Bretagne et la France possèdent des sous-marins de chasse à propulsion nucléaire.Les submersibles à propulsion nucléaire dont le Canada souhaite se doter coûteraient environ 600 millions de dollars pièce, quatre fois le prix d'un bâtiment classique, note Defense News.Leur entretien ne serait que dix p.cent plus cher.L'ampleur financière de ce projet < a conduit les responsables canediens a être très prudents avant d'envisager d'allouer des fonds », souligne l'hebdomadaire.La décision du gouvernement d'aller de l'avant ou non avec ce programme est « imminente », précise Defense News.Apartheid: « Notre leadership doit être clair », dit Turner mm OUf BEC \u2014 Le Canada doit ^ reprendre le leadership qu'il détenait, depuis des années, en matière de lutte contre l'apartheid.Il doit prendre des sanctions économiques, et le plus tôt possible, contre l'Afrique du Sud., LIA LEVESQUE de la Presse Canadienne Du temps de Pierre Elliott Trudeau, « le Canada était clair » et n'hésitait pas à s'affirmer sur le plan international, surtout sur de telles questions morales.« Nos sanctions sont une question morale.Notre leadership doit être clair », a affirme hier le chef du Parti libéral du Canada.M.|ohn Turner, lors de son passage a Québec.M.Turner est venu inaugurer les locaux de son parti, qui flairent bon la peinture encore, fait cocasse, ces bureaux se situent dans le même edifice, mais deux étages plus haut, que ceux du chef Pierre Marc lohnson, l'été dernier, pendant la course à la direction du Parti québécois.Le chef du Parti libéral est loin de minimiser le rôle du Canada dans la lutte mondiale contre l'apartheid.« Ce qui se passe en Afrique du Sud est immoral.Ca ne peut durer.Ça menace de déchirer le pays en deux.» M.Turner croit sans le dire nommément que le premier ministre Mulroney a été un peu maladroit en tentant de convaincre son homologue britannique Margaret Thatcher.« Disons qu'il a saisi une chance et n'a pas réussi », résumait-il en souriant.Lors de son passage à Expo 8b, à Vancouver, M.Mulroney a tenté d'obtenir l'appui de la première ministre britannique pour que tout le Commonwealth, dans un bloc monolithique, impose des sanctions économiques contre l'Afrique du Sud.« Mme Thatcher n'est pas prête à recevoir M.Mulroney comme intermédiaire », croit M.Turner.Mais ce fait ne doit pas empêcher le Canada d'agir, de prendre le leadership des sanctions économiques contre l'Afrique du Sud, croit-il.Aux yeux de M.Turner, il ne s'agit pas de choisir entre nos liens avec le Commonwealth et l'obligation morale de condamner l'apartheid.« |e ne crois pas que l'on peut comparer.Mais le Canada peut faire quelque chose.» Sur la question des |eux du Commonwealth.M.Turner s'est Le chef de l'opposition, M.John Turner, appose sa signature sur le plâtre de la jambe cassée du candidat libéral de Saint-Maurice, M.Gilles Grondin.La scène se passait hier, au Club de yatch de Québec.laserphoto pc montré plus catégorique.Il refuse de mêler politique et sport et s'oppose donc au boycott des jeux par le Canada, «je n'aime pas que la politique s'ingère dans le sport ».Constitution À l'occasion de son passage à Québec, M.Turner a aussi déjeuné privément avec le ministre québécois des Affaires intergouvemementales canadiennes, M.Cil Rémillard.Le chef libéral s'est montré fort discret sur la teneur de leur entretien.Il a admis qu'ils ont discuté « de constitution et d'autres choses ».Sur ce plan, M.Turner a répété que les revendications du Parti libéral du Québec étaient très proches des propositions du Parti libéral du Canada.« Il appartient à M.Mulroney de remplir ses promesses de ramener le Quebec dans la constitution de 1982.La responsabilité retombe sur ses épaules.Il a promis de le faire dans l'honneur et la dignité.Qu'il remplisse ses promesses au Canada et a la population.» M.Turner souhaite simplement que la constitution ne devienne pas un enjeu à la prochaine élection.« On a facilité la tâche à M.Mulroney ; il lui reste à négocier avec Québec ».Son rôle, en tant que leader de l'opposition, se limite à susciter l'intérêt des Canadiens (« raise the conciousness ») pour les pourparlers constitutionnels, es-time-t-il.« Notre travail est aussi de faire que les Canadiens français se sentent chez eux partout au Canada.» Pour l'inauguration de ses lo- caux, M.Turner était accompagné du député de Laval-des-Ra-pides Raymond Garneau et du candidat libéral dans Saint-Maurice, M.Gilles Grondin.D'autres personnalités du parti se trouvaient également à l'inauguration des locaux de Québec.M.Grondin est le remplaçant de lean Chrétien, démissionnaire, en vue de l'élection complémentaire de cet été.On ignore toujours la date de ce scrutin, qui doit légalement être déclenché avant le mois d'octobre.« Les gens de Saint-Maurice se retrouvent sans représentant depuis trop longtemps déjà.Ils méritent une élection », a insisté le chef libéral.En soirée, M.Turner rencontrait des militants libéraux de la région de Québec.L'enquête sur Stevens sera télédiffusée Huit mois pour proposer une politique de santé mentale De notre bureau de Québec mm QUÉBEC - Ces huit pro-\u2014 chains mois, un groupe de travail de neuf personnes devra réussir là où ses prédécesseurs ont échoué: preparer un projet de politique québécoise de santé mentale.Constitué par Mme Thérèse Lavoie-Roux, ministre de la Santé et des Services sociaux, ce Comité de la politique de santé mentale sera preside par le Dr Gaston Harnois, de l'hôpital Douglas de Verdun Avant le I* avril 1987, precise son mandat, le groupe doit présenter a la ministre un projet « définissant les choix qui s'imposent dans le champ des responsabilités de l'Etat en matière de sante mentale », précise un communique diffusé hier.Le sujet est d'autant plus délicat, disait récemment Mme Lavoie-Roux, que ceux qui.sous le gouvernement péquistc.ont tente de parvenir a une telle definition ont etc contraints de reculer, devant le toile soulevé.Le comité doit notamment identifier quelles sont les approches à préconiser par les services publics, tant en matière de prévention des maladies mentales que pour leur traitement, la réadaptation et le soutien aux personnes aux prises avec ces problèmes.Outre M.Harm.is.les huit autres membres du groupe de travail sont: Mme Denise Labergc-Beique.du CLSC Montréal-Métro; le Dr lean-Claude Fortin, de Drummondvillc; M.Vital Gau-dreault.du CRSSS de la Côte-Nord; M.Paul Lamarchc, du ministère de la Santé et des Services sociaux; Mme Marie-Claire Le Tourneux.du CSS-Montrca! métropolitain; M.Roger Paquet, du Centre d'accueil Les leunes de l'Outaouais; Mme Marguerite Tremblay, du CRSSS de Québec; et Mme Françoise Vicn, des Amis de la sanie mentale du West-Island.En annonçant la composition et le mandat du Comité, Mme Lavoie-Roux précise que tous les documents et études disponibles à son ministère seront à la disposition du groupe de travail, y compris les présentations pertinentes faites devant la Commission Rochon qui étudie actuellement l'ensemble des services de santé offerts au Québec.Mme Lavoie-Roux situe ainsi dans le temps le mandat de ce comité: il devra être pragmatique et s'appuyer sur « une analyse rigoureuse des expériences passées, de la situation actuelle et des perspectives d'avenir quant à l'amélioration de la santé mentale au Québec ».Me David Scott, avocat de la commission d'enquête, j laserphoto PC mm TORONTO (PC) - L'cn-\u2014 quête sur les allégations de conflit d'intérêts dans le cas de l'ex-ministre fédéral Sinclair Stevens sera télévisée.Ainsi en a décidé, hier, le juge William Parker, après avoir passé la majeure partie de la première journée d'une enquête qui durera au moins deux mois à entendre les arguments en faveur et contre la présence des caméras.Appuyé par d'autres parties intéressées à cette cause, l'avocat de M.et Mme Stevens, Me |ohn Sopinka, a manifesté son oppo-sion en soutenant que les caméras nuisaient aux procédures et que la télévison présentait une image déformée des faits en réduisant tout à des « extraits de 45 secondes ».Me Dan Henry, avocat de Ra-dio-Canana, a rétorqué que plu- sieurs des allégations contre l'ancien ministre avaient été faites par l'intermédiaire des médias électroniques et qu'un débat aux Communes sur le sujet avait été télévisé.« Tous les Canadiens ont le droit d'être ici », a-t-il dit.En autorisant les caméras, le juge Parker a cependant précise qu'il étudierait toute demande de témoin s'opposant à leur présence.Outre la présence des caméras, un autre point de procédure a été abordé à l'enquête.Il a été soulevé par l'avocat de la commission, Me David Scott, qui s'est plaint des difficultés qu'il éprouve à obtenir certains documents de la part du gouvernement fédéral.Me Scott a reproché au Conseil privé, entre autres, d'invoquer trop facilement les privi- lèges du cabinet pour refuser de mettre des documents à sa disposition.Il a reçu l'assurance de l'avocat du gouvernement, Me lan Binnie, de sa coopération la plus entière.« Il n'est pas question de cacher des documents », a assuré Me Binnie.Deux témoins ont d'ailleurs comparu, hier, pour produire des documents du gouvernement : MM.Robert Boyle, sous-régistraire général adjoint, et Peter Herbert, un directeur de ce service.Le ministre Stevens a remis sa démission le 12 mai dernier, après des allégations que sa femme Noreen, agissant au nom d'une compagnie contrôlée par son mari, avait obtenu un prêt sans intérêt de $2,6 millions d'un cadre de compagnie ayant eu affaire au ministère de M.Stevens.Le Parlement rappelé cet été ?A OTTAWA (PC) - Le Sol-™ liciteur général, M.Jim Kelleher, a confirmé, hier, que le gouvernement fédéral envisage toujours la possibilité de rappeler le Parlement, pendant les vacances d'été, pour adopter un projet de loi destiné à empêcher de dangereux criminels d'être libérés au cours des prochains mois en vertu du programme de surveillance obligatoire.La surveillance obligatoire permet la libération de tout détenu qui a purgé les deux tiers de sa peine, à l'exception de ceux qui purgent une peine à vie ou indéterminée.Les Communes avaient accepté de laisser à la Commission des libérations conditionnelles le soin de déterminer si un détenu devait profiter de la surveillance obligatoire, mais le Sénat a apporté un amendement pour permettre l'appel devant les tribunaux de la décision de la commission.Le Parlement sera rappelé, a souligné M.Kelleher, si tous les partis acceptent d'adopter le projet de loi rapidement, sans l'amendement apporté par le Sénat.Il est probable, à ce moment-là, qu'un nombre minimal de députés et de sénateurs soient rappelés à Ottawa pour adopter le projet de loi, après un débat limité.Selon M.Kelleher, de 54 u 75 dangereux criminels doivent être libérés de prison pendant les mois d'août, de septembre et d'octobre.-î-ï* IA PflESSf.MONTRÉAL MARDI 15 JUIUET 1986 B 2 ÉMTQRÎAL PAUL DCSMARArS prendent du conseil d'odminutrotion ROGCR D.LANDRY président «t éditeur MICHEL ROY éditeur odjomt ClAUOC OtAVK dirt((M ¦-.¦¦.,¦.Hétène Pelletier-Baillargeon ).m Les Québécois certes, ne sont plus des Français.Mais «la France», comme dit Vadcboncoeur, ils continuent «spirituellement)» de l'habiter.Parfois a leur insu, parfois en ronchonnant, le plus souvent sans se l'avouer: c'est à la fois notre bonheur et notre tourment.Avec cette nation que nos pères nommaient affectueusement la «mère patrie», nos rapports officiels jouent sans cesse sur la corde raide de l'amour-répulsion.Surtout depuis la Revolution tranquille où nous avons pris notre envol comme société moderne, revendiquant à la fois notre américanité et notre spécificité française.Difficile quadrature.La semaine dernière Gilles Vigneault, sans doute le poète le plus populaire et le plus aimé des Québécois avec Félix Le-clerc, se voit décerner le ruban de la Légion d'honneur, décoration insigne créée sous l'Empire par Napoléon 1er.À la réception offerte par le consulat de France, pas un seul représen- tant du Gouvernement québécois ne daigne se pointer le nez.C'est pourtant un hommage normal que la France rend là à la poésie de langue française et à l'internationalité de son message.Depuis plus de vingt ans, du quai de Natashquan et de la pointe du cap Diamant, Vigneault parle de nous au monde dans un langage universel fait de tendresse, de gouaillerie et de pure poésie.Mais le Gouvernement du «pays» qu'il a tant contribué à faire connaître et aimer conteste l'hommage et s'abstient d'y participer.Cherchons-en la raison: la fête de la France s'y prête admirablement Pierre Vadeboncoeur écrit dans le même essai: «Cette nation (la France) est fort indépendante.Elle n'a jamais été soumise très longtemps.Elle a tant fait pour la liberté! Celle-ci répondait indubitablement à sa disposition la plus prompte!» En 1789 en effet, le peuple français coule dans le bronze trois mots promis à une longue destinée: «liberté, égalité, fraternité.» C'est cet événement majeur symbolisé par le démantèlement d'une prison que commémorait hier le 14 juillet, anniversaire de la prise de la Bastille.Comme au panache blanc du bon roi Henri, des nations asservies, les unes après les autres au cours des siècles suivants, se sont ralliées à ces trois mots.Elles leur conféraient une telle charge d'idéal humaniste et démocratique, que l'anticlérical Hugo n'hésitait pas à y voir, condensée, l'interpellation morale la plus exaltante lancée à l'Homme depuis l'évangile.Ce n'est donc pas d'hier que les poètes se sentent inspirés par l'idée de liberté! La République momentanément refoulée par la Restauration et le Second Empire, Victor Hugo fut par la suite exilé pour en avoir trop bien parlé.C'est une étrange habitude des pouvoirs que de redouter avant tout ceux qui mettent tout leur honneur à n'en détenir aucun! Hormis, parfois, celui de faire surgir les mots étineelants qui enchantent les foules.Or Vigneault, depuis vingt ans, faisait chanter les Québécois.De Gaspé à Trois-Rivières et de Hull à Chibougamau, pas un anniversaire ne se célébrait plus sans que ses paroles et sa musique n'y fussent conviées.Et cet autre poème, bâti en crescendo et qui s'achevait justement sur le mot «liberté» clamé au vent comme la grande voile déployée d'un navire: «Les gens de mon pays, sont gens de paroles et gens de causerie.» Ce pocme-là s'était même donné, un temps, les allures clandesti- nes d'une sorte d'hymne national avant la chose.Crime inexpiable?Sans aucun doute! Mais comment la France, qui depuis La Fayette jusqu'à de Gaulle a été reconnue tant de fois par tant de peuples comme l'alliée naturelle de leurs espoirs de libération, aurait-elle pu demeurer insensible à nos timides velléités d'affirmation nationale?louant discrètement, depuis le référendum, dans la marge étroite qui sépare la «non-ingérence» de la «non-indifférence», la France demeure donc attentive et présente, comme une sorte de référence constante offerte à notre culture.L'heure n'est certes plus pour elle d'appeler publiquement de ses voeux un «Québec libre» auquel, consultés, les principaux intéressés ont répondu par un «non».Respectueuse du verdict populaire, la France avait donc choisi d'honorer plus modestement hier, à travers Vigneault, une culture et une poésie qui continuent de revendiquer parmi leurs racines, aussi bien Villon et Rutebeuf, que Rabelais, Montaigne et lean de La Fontaine.Il faut croire qu'hypnotisés par la gérance de la «business», ceux et celles qui nous dirigent présentement n'entendent plus ce langage.(I) Lctiri' a la trance in Trois essais sur l'inst gnlflancc Ldiiions Albin Michel, l'aris.1981.Frédéric Wagnière Et maintenant.la réforme fiscale Avec la publication des deux rapports Gobeil, le gouvernement du Québec entre dans une nouvelle phase, lusqu'à présent, la.compression des dépenses de l'État était synonyme de la réduction de son déficit.Or, depuis le dernier budget, le déficit n'est plus un problème lancinant; la compression des dépenses rend à l'Etat une plus grande latitude financière.Lors du budget du 1er mai, le ministre des Finances, M.Gérard D.Lévesque, avait déclaré: «C'est la première fois depuis 1980-1981 que le déficit sera inférieur à $2.9 milliards.C'est aussi la première fois depuis 1977-1978 que le solde des opérations courantes, c'est-à-dire le déficit calculé en excluant des dépenses, les immobilisations et les contributions du gouvernement aux régimes de retraite de ses employés, sera en équilibre.|e rappelle,que ce solde était déficitaire lie plus de $1 milliard en 1980-1981.La situation est maintenant rétablie.» Bien que la lutte contre le déficit doive se poursuivre, le gouvernement n'a plus besoin de courir plus vite uniquement pour ne pas reculer; il a la possibilité d'examiner plus froidement ses dépenses et de les modifier en fonction des besoins des citoyens.Il n'est plus dans la situation où chaque compression des dépenses risquait de comprimer également la demande globale et de ralentir la croissance économique.Le gouvernement fédéral se trouve encore dans cette situation mais il a la possibilité d'équilibrer une diminution des dépenses par un relâchement de la politique monétaire s'il le juge utile.Le comité Gobeil a sans doute bénéficié de ce rétablissement des finances québécoises: au lieu d'additionner les économies espérées pour arriver à un chiffre magique, il pouvait da- vantage se pencher sur l'efficacité de l'action gouvernementale.Il en vient même à proposer des ajustements fiscaux pour éviter qu'une de ses mesures n'entraîne des économies pour l'État.En effet, l'addition de la valeur des soins de santé reçus au calcul du revenu imposable jusqu'à un maximum de $1500 à $2000 serait susceptible de diminuer les dépenses de l'État.Le comité a toutefois recommandé un ajustement des taux d'impôt sur le revenu des particuliers afin de ne pas augmenter le fardeau fiscal de l'ensemble des contribuables.Cette idée mérite d'être approfondie et élargie.Étant donné que la diminution du déficit n'est plus un impératif pressant, les économies réalisées dans l'organisation et dans la gestion de l'État pourraient servir à diminuer les impôts.Si l'on ajoute les petites dépenses d'organismes et d'agences dont l'utilité n'est plus évidente, qui pourraient être abolies ou fusionnées, aux grosses dépenses faites pour le développement économique, dont l'efficacité est douteuse, on arriverait à une grosse somme qui pourrait faciliter une profonde réforme de la fiscalité.Depuis longtemps, les Québécois payent plus en impôts que d'autres Nord-Américains pour financer des services sociaux très développés.Ce déséquilibre a eu tendance à freiner le développement de l'économie québécoise et la création d'emplois.Le but de l'État n'est pas de faire un profit.Si les mesures envisagées par le comité de M.Gobeil, pour autant qu'elles soient retenues par le gouvernement, diminuent les dépenses de l'État, ce dernier a l'obligation d'en faire profiter les contribuables.La suite logique aux travaux du comité est la préparation de la reforme fiscale.1 \u2022 B 3 B eSsr TRIBUNE ^ LIBRE Le patrimoine Aujourd'hui, comme au temps du frère Marie-Victorin Réfugiés : fardeau ou acquis pour la société Sur leur chemin de liberté, combien de réfugies avaient perdu corps et biens en haute mer ou dans les jungles profondes tels ceux qui viennent des pays de l'Indochine.combien avaient endure des maux innombrables tels ceux qui cherchent a fuir la poudrière du Proche-Orient, les dictature* de l'Afrique cl les persecutions en Asie méridionale ou en Amérique latine Dans chacun des cas, nous pouvons noter un loi de difficultés, d'obstacles, de risques et de dangers.Ces réfugies, infortunés fuyards pour la plupart, gardent dans leur for intérieur l'espoir de rentrer dans leur pays un de ces jours alors que paix et liberté reviendront sur leur sol natal.Ce cher rêve de rapatriement, ils le cachent profondement dans leur coeur et pour le moment, ils doivent prendre la vie par son côte pratique, c'est a-dire lutter et s'efforcer de subsister dans cette société nouvelle, société qui leur est complètement étrangère, du moins pour le debut Certes, il y en a qui quittent leur pays pour chercher un standing de vie plus eleve.cependant, il y en a aussi beaucoup, \u2014 et c'est la majorité des cas \u2014 qui ac-cepicni cet exil pour la simple raison qu'ils ne peuvent pas vivre mhis un regime politique intolerant, dictatorial et peu humain dans leur pays d'origine.Ils sont ceux qui vivent avec leur esprit plutôt qu'avec leurs muscles, je voudrais parler de la classe de réfugies politiques parmi lesquels on trouve la majorité des professeurs, médecins, religieux, penseurs, artistes, politiciens, etc.Ils sont ceux qui s'attachent le plus a la liberté, a la démocratie.et pour eux, ces choses-la sont ne-cessaire*.beaucoup plus nécessaires que le manger ou le boire, que la jouissance des plaisirs matériels.Dans leur nouveau pays, ces réfugies ont beaucoup de mal a trouver un emploi même au-dessous de leur capacité, ou un emploi qui n'a rien à voir avec leurs experiences et connaissances.Ayant courbe la tète devant le destin, ils la courbent maintenant devant les situations sociales nouvelles pour avoir de quoi subsister afin d'attendre patiemment leur statut d'immigrant reçu, premier pas pour l'acheminement vers les droits de citoyen a part entière dans l'avenir.Sont-ils des parasites qui ne font que profiler des bienfaits deja existants de la société ou Mini iK des abeilles qui contribuent a l'embellissement de la communauté?Constituc-l-cllc une remorque ou une ressource de la société, cette masse de réfugies venant des quatre coins du monde?Conscients de leur condition de réfugies, ils ont d'abord et avant tout un sens de responsabilité et d'amour-propre au haul degré qui les pousse a chercher du travail, et a accepter n'importe quel travail, le plus pénible et le moins payant fut-il, pour ne pas dépendre du bien-être social.D'autre part, étant des rescapés de pas mal de perils et de ballottements dans leur vie.ces réfugies mon irenl une profonde reconnaivsan-ce en recevant de l'aide, surtout ceux qui viennent de l'Extrême-Orient Imbus de bouddhisme, -es derniers sont fortement convaincus que quand on recoil une aide, on comrade une dette, et une dette c'est a payer, a rembourser! Alors, il faut a tout prix, i.Iicrcher a rendre cette dette, car si on ne la rembourse pas durant sa vie actuelle, on devra la payer dans sa vie future, suite a.la reincarnation! Très reconnaissants envers leur bienfaiteur, ils ont I habitude de voir dans le bien-cire social que donne le gouvernement, non pas un droit acquis mais plutôt un privilege.C'est pour cette raison que nous trou- vons des médecins, des ingénieurs, des pharmaciens cl des cadres supérieurs de cette légion de réfugies dans le rang des plongeurs de restaurants, des préposes a la propreté dans les manufactures, etc.Ils se sentent obliges d'accepter ces emplois obscurs pour dissiper ce complexe de vivre aux dépens de la société, société qui est le havre de paix pour eux.pour leur famille et surtout pour leur progéniture sur laquelle ils misent tout leur espoir c; toutes leurs ambitions Ainsi, si la société d'adoption savait motiver, encourager et exploiter cette mavsc de réfugies, elle pourrait d'abord et avant tout bénéficier de leurs connaissances (scientifiques, techniques ou autres), de leur culture, de leur experience sans avoir a les former d'où un « brain train» gratuit ou a très peu de frais.Ajoute a tout cela, on peut trouver en ces réfugies: combativité, débrouillardise, dynamisme, courage, patience et énergie, qualités nécessaires pour pouvoir résister a la dictature, a l'oppression et pour oser changer du tout au tout touic une existence! Un de ces jours, acceptés el intègres dans leur nouvelle société avec toutes leurs experiences et connaissances, ces réfugies deviendront de bons elements extrêmement utiles a la société qui les avait proteges cl consolés depuis leur rupture avec leur patrie ingrate.Ainsi sont-ils ces nouvelles fleurs exotiques venues dans ce grand jardin plein de splendeur et de parfum qu'est le Canada multiculturel pour apporter leur part de beauté cl de parfum, et pour finalement nous livrer cette remarque judicieuse que décidément les réfugiés sont une ressource et non une remorque pour leur société d'adoption.VoDE Saint-Laurent Le diable existe-t-il La réalité d'un être spirituel perverti ci perverttateur est mentionnée 17 fois dans Vatican II et J fois dans le document le plus optimiste du Concile Gaudium et Spes.St-Luc dans son évangile le mentionne environ une quinzaine de fois.A cela s'ajoutent des motifs personnels d'affirmer cette existence mauvaise mais qui ne saurait agir sans la permission divine.La peur du diable me fait songer a ces maîtresses d'écoles plus ou moins détestables que nous rencontrions une fois ou l'autre comme pour nous faire sentir que si nous sautons la clôture.Peut-être faudrait-il lire «Marthe Robin» de lean Guitton (ainsi que toutes les oeuvres de cet auteur, particulièrement l'Amour humain).Il y a des commentaires, dignes d'un membre de l'Académie française a propos du diable, qu'il faut lire, l'ai rencontre deux fois cette mystique qui n'a vécu que d'Eucharistie pendant 50 années.C'est du solide.C'est avec une joie particulière que j'ai accepte de participer a une emission a CHLT TV (Sherbrooke), qui sera diffusée le 15 juillet à 22 h 30.|e l'annonce à grand renfort parce que nous traiterons de la question de l'exorcisme ou nous profilerons avec le sympathique abbé Roland Robert l'existence du diable et l'alliance ineffable de la prière et de la psychologie pour s'approprier une \\icioirc deja acquise par Notre Seigneur, une victoire que nous sommes appelés à manifester dans l'amour.won LAVOIE Montreal \u2022 Expérience frustrante à La Ronde l'aimerais mettre en garde ceux qui auront la chance, ou plutôt les moyens de fréquenter La Ronde cet été, de bien vérifier la solidité de leur bracelet et d'exiger un reçu.Car si vous perdez ce bracelet vous donnant accès à tous les maneges et vous coûtant S15, le personnel de La Ronde ne peut rien faire.Votre parole de citoyen honnête ne compte plus, ils n'ont aucune preuve de l'achat du bracelet.Alors, pour un groupe de cinq personnes, hésitant au départ à payer S15, mais qui finalement payent $75 pour cinq adultes et cela, pour faire quelques manèges et qu'une personne du groupe en vienne à perdre son bracelet.Vous perdez alors la soirée à parlementer en vue de récupérer un nouveau bracelet.On vous répond qu'on comprend votre situation, mais qu'on n'y peut rien.C'est frustrant et choquant à la fois.C'est dommage, mais nous ne retournerons plus jamais à La Ronde par suite de cet incident.P.S.: Aucun bureau de service à la clientèle disponible à La Ronde, pour loger nos plaintes.JOSée LEVEILLE \\ imont.Laval Hommage à lean Gobcil n'était pas le plus célèbre des journalistes québécois.Rédacteur en chef a Radio-Canada, il était de ceux qui font tourner la machine, ceux dont on a le plus besoin, mais dont on entend rarement parler.Sauf à l'occasion d'histoires bêtes, quand la machine a des ratés.Il y a quelque temps, une phrase échappée («il faut rajeunir l'information»), et puis vite interprétée, avait fait de lui le vilain personnage d'un de ces conflits de travail absurde dont on a le secret à Radio-Canada.Le coup avait porté.Il fallait connaître la sensibilité et le souci de comprendre les autres de cet homme chaleureux et généreux pour savoir a quel point une presse, souvant trop pressée pour réfléchir, avait mal présente cette histoire.La lettre concernant le jeune detenu loseph Kindler aue ie vous avais envoyée en juin, n'a paru dans vos colonnes que le 14 juillet.Cela a engendré un malheureux quiproquo clant donné que depuis une semaine le detenu a été M.Aidée Cabana Recteur et président Université de Sherbrooke La réunion générale de la Société canadienne des études bibliques m'a chargé de vous exprimer l'inquiétude de notre Société devant la réponse que se propose votre université à la crise économique actuelle.A travers tout le Canada, nos universités font face à des difficultés semblables à celles qui menacent l'Université de Sherbrooke.Pourtant aucune d'entre elles n'a choisi l'option que vous vous proposez.Nous vous prions donc, dans le délai avant l'entrée en vigueur de ces mesures, d'en chercher une autre solution.Nous comprenons que l'on ne peut augmenter sans cesse la dette de l'université; qu'une réduction générale imposée universellement chaque année amène à long terme un affaiblissement fatal de l'institution.Il est clair que dans ces circonstances pénibles, une solution séduisante et du point de vue administratif des plus simples, serait d'amputer quelques membres coûteux et dispensâmes du corps.Il nous semble cependant que le projet actuel touchera au coeur même de l'université.Comme les êtres humains, l'université est plus qu'un corps économique et matériel.Elle doit savoir conserver sa liberté d'esprit face aux servitudes des gouvernements et entreprises commerciales et industrielles.Notre société, dans sa crise actuelle, a besoin de ses universités en tant qu'institutions où les avances 4_________ Jean Gobeil l'ai connu lean Gobeil au Sénégal à l'automne l°78.Il enseignait le journalisme a l'Univcrsi-té de Dakar.Il m'y avait accueilli comme on recoil un vieil ami.l'avais vite apprécié son immense respect des differences, des cultures et d'autrui Il faisait du journalisme, mais s'interrogeait constamment sur son métier.Il n'avait jamais cesse de s'intéresser à la place de la communication publique dans l'évolution des sociétés et à l'influence des médias sur les comportements.Nous perdons un ami, le journalisme perd un humaniste.Florlon SAU V AGEAU, journaliste et professeur au département de communications de l'Université Laval transfère du pénitencier fédéral ou il subissait cette ségrégation.De plus, le titre dont vous aviez coiffé ma lettre «Un an à Parvenais» pouvait laissé croire que c'est à cet endroit qu'il avait été traité avec autant de cruauté.Monique JONES dans les domaines scientifiques différents se rencontrent et s'intègrent dans le projet humain.Le rôle des études humaines dans ce dialogue est indispensable.Et sans leur contribution, l'université se verra réduite à une école polytechnique.tri d\\ \u2022La folie de la speculation immobilière, après avoir ravage l'ile de Montréal, débordait à present sur la rive sud.submergeait les abords du vieux Longueuil et s'avançait dans la campagne.Comme de malsains champignons, surgissaient au milieu des champs, hideusement badigeonnées, les petites cabanes carrer*, des agents d'immeubles Les affiches disgracieuses se levaient partout de l'herbe, epitaphes monstrueuses d'un immense cimetière, celui de la vieille terre féconde et fidclv \u2022 Irerv Marie-Victorin.Récits tau-rentiens.Montreal.1919 Deja.au début du vingtième siècle, dans son récit «Ne vends pas la terre», le frère Maric-Vkto-rin évoquait dans sa prose bucolique l'envahissement inexorable et anarchique de la ville sur les lerres arables.On pourrai! logiquement être aujourd'hui porte a penser qu'avec la mise en vigueur, une soixantaine d'années plus tard, d'une loi visant a protéger le territoire agricole, avec des outils aussi sophistiques que le macro-inventaire du ministère des Affaires culturelles ou les services d'urbanisme des différentes municipalités, la réalité dépeinte par le bon frère fait vraiment par-lie d'un lointain folklore heureusement oublie.Une simple observation quotidienne de notre milieu vient rapidement nous prouver le contraire.A Laval, a l'extrémité ouest d'une des dernières montées pittoresque de l'île lesus.la montée des Laçasse, s'elcveni aujourd'hui, dans des champs ou poussaient encore il y a moins de deux ans choux et choux-fleurs, des «amoncellements» domiciliaires fins prêts a recevoir de nouveaux residents.Une ancienne maison de ferme du milieu XIXe siècle a perdu son charme el sa valeur, enchâssée qu'elle est dorénavant dans un dérisoire et fade entassement de bungalows et autres «petites cabanes carrées» sans CI ractere.Il ne s'agit en fait que d'un simple exemple mais qui reflète on ne peut mieux la réalité lavalloise et québécoise en general.Laval avait l'opportunité il y a encore quelques années, grace a un riche patrimoine domiciliaire encore present a divers endroits de l'ile.de se singulariser, de se distinguer des mornes banlieues-dortoirs de la périphérie montréalaise.Un programme imagina-tif de mise en valeur du patrimoine béti combiné a de fermes et opportunes initiatives des intervenants du milieu du tourisme aurait certes pu contribuer de façon sensible tant au développement économique qu'au prestige de cette municipalité.Mais a tergiverser et a regarder s'empiler les rapports et les inventaires de toutes sortes sans mettre en vigueur leurs nombreuses propositions concretes de mise en valeur de son patrimoine architectural.Laval a atteint comme la plupart des villes et villages du Quebec d'ailleurs, un point de non retour.Nos dirigeants a tous les paliers et les Québécois en general nom pas su saisir a temps l'important levier économique que pouvait représenter un tourisme culturel base sur une exploitation saine et rationnelle des différents aspects du patrimoine.La voix de précurseurs comme Roy.Barbeau.Mo-rivsette.Traquair.Massicottc.Ga gnon.Walker et autres n'a pas réussi a nous convaincre de l'importance de conserver notre heritage.Triste spectacle que celte «em-banlicusardisation» progressive des rangs a laquelle on ne semble pas vouloir meure de frein.Ville de Laval semble plus préoccupée de maintenir son illusoire prestige de deuxième plus grande ville du Quebec que de voir a favoriser par des mesures incitait ves ou coercilives la conservation des bâtiments anciens.A quand des incitatifs fiscaux a la conservation et a la restauration?A quand des ententes renouvelées avec le MAC?A quand des lois sur l'affichage, le remisage eue rieur, les recouvrements?A quand une volonté réelle d'agir?Sachant que depuis le 2 avril dernier est entree en vigueur la loi modifiant la loi sur les biens culturels (Loi 41) qui regit la sauvegarde du patrimoine québécois, l'avenir ne s'annonce sûrement pas plus rose que le récent passe sur Vile lesus: en effet cette loi donne aux municipalités le pouvoir d'identifier, de protéger et de mettre en valeur, de façon autonome, le patrimoine architectural de leur territoire, ce qui, auparavant, était du seul ressort du gouvernement provincial Cette modification a la loi prévoit de nouveaux mécanismes de protection, adaptes au contexte municipal, permettant aux élus de doter des edifices d'intérêt patrimoniaux d'un statut particulier ou encore de protéger adequatemeni un territoire dont l'ensemble des immeubles présente un caractère spécialement intéressant au point de vue esthétique ou historique.Ne serait-ce pas la l'occasion pour Laval de faire preuve de leadership et de sortir des tablettes le rapport Mamcl (Henri Hamcl.Ville de Laval, d'hier a demain: analyse cl propositions de mise en valeur des ensembles patrimo-nieux.Quebec.MAC.1979).afin d'en appliquer les recommanda-lions a la lumière des éclaircissements fournis par le rapport ultérieur de la firme Pluram Que l'on cesse d'accorder des permis de construction dans les anciennes lanières agricoles! Que l'on cesse de vouloir faire reculer indéfiniment le territoire agricole, celui-ci étant la plus sure garantie de notre qualité de vie actuelle et future.Donicl OLIVIER Auteuil, Laval Une lettre mal traitée RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE.7, rue SointJocque».Montreal H2Y 1X9 Seule la Presse Canadienne est ou ton tee a diffuser le» information» de « LA PRESSE \u2022 et cette» de» services de la Preste Associée et de Reuter Tout droits de reproduction des informations particulière» o LA PRESSE sont également reserves «Courrier de ta deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400 \u2022 Port de retour garanti.ABONNEMENT 2854911 Le service des abonnements et! ouvert du lundi au vendredi de 7h è 18 h REDACTION PROMOTION COMPTABILITE Grandet annonces Annonces dotteet 285-7070 285-7100 285-0892 285-6900 ANNONCES CLASSEES Coffrnxindff ou cofrvctioitf lurid, wren*** del ho |7h GRANDES ANNONCES 285-7111 National.Tele-Preise VoeofKR», Voyoosn CutnGtrl e* proffsuortv rirjmmrjtiofii 285-7320 285-7202 285-7306 285-7265 Le rôle de l'université ronscient de l'importance des iblemcs auxquels VOUS de\\e/ nnidre ainsi que des lourdes ponsabililés qui sont les vô-s, nous vous prions cependant ¦ minier le projet de fermer des parlements d'études humaines.Lloyd GASTON président.Société canadienne des études bibliques Vancouver vous pouvez acheter une Saab 1986 neuve à partir de NeBë- Priori t* es/ accordée toc/* cette rubrique duc lettres d'intérêt général M rapportant à des article» parut dont LA PflSSC.La concision est de Lee toffRtygtwitfrrri doivent /nsertre lUbhmént leur» adresse et numéro de 'é/épbone.LA PttSSt m t'engoyo pot à publier toutes les lerrYsts reçues, ni à retourner le» lettre*, maautritt ou cru très ttocvrmntt nor) pucJféf.t'ovfeur assume /'entière rutponto-b/l/fe de tes opinion*, fouf en respectant la pensé» de /'auteur, LA HSSK M resserve Je droit d oorége, le* lettre* se/on / \u2022fp 9 a polymère mooeie 6191 Amplificateur 2 x 18 watts avec séparateur électronique de frequences mooeie 3211 $19999/ (1/lStll Sv^ion-Mieur fm sie'eo ayjnji moaeie DAT-550 AmpMieateu' sie»eo 30 watts par cana1 Magnetoscassetie iw» 2 «auipaneu's 3
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