La presse, 5 août 1986, B. Informations générales
[" INFORMATIONS GENERAMES LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 5 AOÛT 1986 Le patronat part en campagne pour faire amender des lois «trop généreuses» h Le patronat québécois a dé-™ cidc de lancer une vaste campagne de lobby politique contre ce qu'il appelle « des lois trop généreuses et irréalistes que 1c gouvernement Bourassa doit amender rapidement ».PIERRE VENNAT « Ce n'est pas vers la Commission de santé et sécurité au travail qu'il faut aujourd'hui nous tourner, mais bien vers le législateur qui a seul entre les mains le pouvoir d'amender les lois que gère la CSST.Le plus tôt sera le mieux, comme l'ont d'ail- leurs déjà recommandé les rapports Beaulieu, Scovven et Go-beil.».Le patronat québécois, du même souffle, réclame du gouvernement Bourassa qu'il verse immédiatement $300 millions à la CSST.Le Conseil du patronat du Québec vient de publier un numéro spécial de son bulletin interne sur les relations du travail, dans lequel son président, Ghis-lain Dufour, lance un appel « urgent » à tous les employeurs et associations patronales du Québec pour qu'ils réclament de leurs députés et du gouverne- CONSTRUCTION Le décret restera en vigueur huit jours de plus m QUÉBEC ( PC ) - Faute ™ d'entente entre les parties, le décret dans la construction est allongé de huit jours, a fait savoir le ministre du Travail, M.Pierre Paradis, par voie de communiqué, en fin d'après-midi hier.Cette décision a été prise à la suite du rapport déposé par le médiateur dans ce dossier, M.Gilles Laporte.Agissant désormais à titre de médiateur spécial, M.Laporte a jusqu'au 8 août pour amener les parties à une entente négociée.Le décret de la construction avait été remis en vigueur le 17 juin dernier, pour la période se terminant le premier août, afin de permettre aux parties de s'entendre.La loi 106 sur la reprise des travaux de construction prévoit que, si aucune entente ne survient, le gouvernement peut décréter les conditions de travail pour la période qu'il détermine, celle-ci ne pouvant excéder le 30 avril 1989.il y a neuf ans que les conditions de travail dans l'industrie de la construction sont fixées par décret au Québec.Lors de l'échéance du décret au printemps dernier, le ministre Paradis avait déclaré qu'il ne voulait pas intervenir dans ce dossier, laissant les parties négocier.À la suite des grèves et des lock-outs qui se sont alors déclarés, il a fait adopter la loi 106.Deux des Pères missionnaires du Sacré-Coeur sont retrouvés np Deux des trois membres de la communauté des Pères mis-sionnaires du Sacré-Coeur ont été retrouvés sains et saufs, hier, après avoir erré durant trois jours dans un bois de la région de Tadoussac.Les recherches se poursuivent pour localiser l'autre religieux.Les deux rescapés avaient allumé un feu en signe de détresse lorsqu'ils ont été aperçus par l'équipage d'un hélicoptère de la Sûreté du Québec.Ils se trouvaient à environ cinq milles du Lac Camille.Le groupe s'est perdu en fin d'après-midi, vendredi, au moment de rentrer au bercail.Les trois hommes ont tourné en rond durant quelques heures, avant de se séparer à la croisée d'une piste qui longe un ruisseau et d'une autre qui s'enfonce dans la montagne.Pseudo plombier violeur ¦ Un pseudo plombier rôde encore une fois à Montréal.Prétextant vérifier la pression d'eau des robinets, un homme dans ia vingtaine aurait violé deux jeunes femmes au cours des derniers jours.Hier, il s'est notamment attaqué à la locataire d'une maison d'appartements de la rue Pie-lX, dans le quartier Saint-Michel.Selon la police, le suspect sonne à la porte et, se faisant passer pour un plombier, demande à vérifier la tuyauterie.Une fois à l'intérieur, il attache la victime et l'agresse sexuellement.L'individu recherché aurait à peine 20 ans, mesure 5'6\" et pèse 150 livres.Il a les cheveux bruns et la barbe mal rasée.Les deux fois, il était vêtu d'un jeans bleu, d'une chemise à, carreaux rouge et noir et de bottes de travail.Il portait également des lunettes et des gants gris.Fonctionnaire accusé ¦ Un ancien fonctionnaire fédéral aujourd'hui à la retraite a comparu hier en cour des sessions de la paix sous des accusations de détournement de fonds totalisant plus de S100 000.M.Lionel Lapointe a plaidé non coupable aux 39 chefs d'accusation pesant contre lui.Il a demandé à être jugé devant juge et jury, et doit comparaître à nouveau le 23 octobre.Autrefois préposé à l'information à Santé et Bien-être social Canada, M.Lapointe est soupçonné d'avoir fraudé le gouvernement sur une période de 14 ans.La dénonciation du caporal lean Baillargeon, de la Gendarmerie royale du Canada, fait mention de fausses demandes de pension de vieillesse aux noms d'Arthur Lapointe et de Lucienne Bois, qui auraient rapporté $110 000.M.Lapointe est également soupçonné d'avoir détruit les deux dossiers, en mai 1984.Il aurait de plus détourné une somme d'environ $5 000 et utilisé un dossier médical contrefait.Rhéaume attaque Rémillard ¦ Le chef du Parti indépendantiste, Gilles Rhéaume, qualifie d'« étapisme voué à l'échec » la façon dont le gouvernement du Québec compte s'engager dans les négociations devant mener à son adhésion à l'accord constitutionnel.« MM.Rémillard et Bourassa vont perdre leur temps et notre argent à Edmonton en cherchant la sympathie des provinces anglaises », a déclaré M.Rhéaume, hier.M.Rémillard a déclaré en fin de semaine que le Québec ne s'engagera pas dans dans un processus formel de négociations constitutionnelles tant que les autres provinces n'auront pas fait preuve d'une ouverture certaine à l'égard de ses revendications.Syndiqués à l'amende ¦ La Confédération des syndicats nationaux ( CSN ), le syndicat des employés du Manoir Richelieu, de La Malbaie, et six officiers syndicaux ont été condamnés hier à des amendes totalisant $16 000 pour outrage au tribunal.Le juge lacques Delisle, de la Cour supérieure, a également condamné 17 ex-travailleurs à $6 800 d'amendes.Le propriétaire de l'établissement, Raymond Malenfant, s'était plaint de harcèlement à la suite d'une manifestation tenue le 5 juillet dernier.Une injonction émise le 21 mai interdisait tout rassemblement de ce genre.ment Bourassa « des amendements immédiats aux contenus beaucoup trop généreux, exagérés et irréalistes des lois sur la santé et la sécurité du travail qui nous ont été imposés, sans égard à la capacité des employeurs ».M.Dufour affirme qu'il en va de l'intérêt des entreprises et de la santé économique du Québec.Selon le CPQ, les employeurs seront bientôt informés de leur taux de cotisation à la CSST pour l'année 1987.Selon la loi actuelle, seuls les employeurs défraient le coût de celle-çi.Or ce taux subit une hausse spectaculaire dans bien des cas par rapport à l'année 1986: en fait, la cotisation moyenne par $100 de masse salariale passera de $2,05 à $2,50, soit une hausse de 22 p.cent.Le CPQ, dans son bulletin, affirme qu'une telle progression risque de faire fermer un certain nombre de PME, tout en menaçant la capacité concurrentielle de bon nombre de grandes entreprises.Affirmant qu'il n'appartient pas aux employeurs d'assumer seuls le résultat des mauvaises évaluations financières du gouvernement québécois, même si celles-çi sont imputables à l'ancien gouvernement péquiste, M.Dufour réclame donc à Québec de verser à la CSST, pour les années 1986 et 1987 une somme d'argent évaluée à $150 millions par année.L'ancien gouvernement péquiste, affirme le patronat, n'avait prévu qu'un excédent de $25 millions par année.Le CPQ demande à nouveau que l'on revoie le mode de financement de la CSST, notamment pour que le gouvernement lui-même assume davantage ses responsabilités à l'endroit de certains coûts de la CSST, com- me le retrait préventif des travailleuses enceintes de leur travail régulier et les coûts d'inspection.Mais même si le gouvernement assumait ces derniers coûts, la facture moyenne des employeurs serait toujours de $2,30 par $100 de masse salariale, en moyenne.Enfin, le patronat affirme qu'il est convaincu que « la CSST fera encore d'importants déficits en 1986 et 1987, alors que les déficits passés ont toujours avec raison été critiqués par les employeurs ».SAINT-BASILE-LE-GRAND 2 600 contribuables exigent la démission du conseil \t\t \t2îa\t jm Après seulement huit mois ™ d'administration à Saint-Basile-le-Grand, petite municipalité voisine de Saint-Bruno et composée d'environ 9 000 citoyens, la nouvelle équipe du maire Marcel Edoin est sommée de démissionner par une bonne partie des contribuables.PIERRE BELLEMARE Une pétition, regroupant 2 600 signatures, sera d'ailleurs présentée, cette semaine, au ministre des Affaires municipales, André Bourbeau.On lui demande notamment « d'utiliser les moyens mis à sa disposition pour enquêter sur l'administration en place et ainsi assurer, à la population, la protection dont elle est en droit de s'attendre de ce ministère ».Le Solliciteur général et député de Chambly, Gérard Latulip-pe, sera également saisi d'une copie de la pétition, en circulation depuis la mi-juin, à l'initiative du « Comité d'épuration de Saint-Basile».Enfin, le 18 août prochain, une délégation de citoyens la soumettra aux membres du conseil.L'ex-maire Claude Begin, qui n'était pas en lice lors de l'élection de novembre dernier, est le porte-parole du comité.« À observer le fonctionnement de l'adminisration actuelle, ça finit par vous donner des nausées », dit-il, en précisant qu'il n'est pas du tout intéressé à retourner dans l'arène municipale.Couronnes mortuaires Durant son mandat de quatre ans, M.Begin a chamboulé l'administration de Saint-Basile, en tâchant de lui donner des structures efficaces et modernes.De nombreuses réformes ont été initiées sous sa gouverne, avec la collaboration de cadres et de collaborateurs du milieu.Cependant, le maire Edoin, un employé de Sidbec-Dosco, a limogé en bloc, il y a deux mois, tous les cadres : directeur général, greffier, conseiller juridique, trésorier, directeurs de la police, des travaux publics et des loisirs.« On n'a jamais vu ça dans les annales québécoises.Cette opération, selon M.Bégin, devrait coûter, en bout de ligne, pas loin de $1 million.Simplement pour licencier les cadres, la municipalité, dont le budget global dépasse à peine $5 millions, a dû débourser $240 000 à titre de primes de séparation », ajoute l'ex-maire, propriétaire d'une imprimerie prospère à Montréal.Le « Comité d'épuration » a dressé une longue liste de « gaffes administratives » qu'auraient commises le maire Edoin et ses six conseillers.11 va jusqu'à dénoncer la forte consommation de boissons alcoolisées, lors des réunions municipales, et l'abus de frais de représentation, qui s'élèvent à $6 000 dans le budget.On rappelle, au passage, parmi les 24 récriminations, l'envoi de couronnes mortuaires à certains cadres, au lendemain des élections de novembre.« Ce n'est pas une lumière rouge, mais plus de 2 600 lumières rouges qui s'allument, qui clignotent, qui vous somment de vous arrêter, M.Edoin », soutient le groupe de contestataires.Aveugle, Me Pierre-Étienne travaille un peu plus que d'autres, c'est tout jm La journée s'annonce rem-™ plie dans la salle du cinquième étage du Palais de justice de Montréal, une des salles « à volume » où défile, chaque jour, une petite armée de prévenus.JOYCE NAPIER Alors que témoins, spectateurs et justiciables s'installent tranquillement, un stagiaire, se prépare à étaler une preuve.Six avocats de la défense l'entourent soucieux de soigner les derniers détails de leurs causes.Ils s'affairent à régler avec la Couronne leurs dossiers.Tout procède comme de coutume dans la salle 5.05.Ce mardi pluvieux de juillet, Me Harry Pierre-Étienne, 31 ans, avocat â ses premières armes, représente le ministère public, l'Etat, les contribuables.Il lève la tète, calme et attentif, remonte ses lunettes noires, écoute un confrère de la défense qui lui demande d'ajouter une note au dossier d'un client.Devant lui, sur le bureau du ministère public, repose un ordinateur portatif beige, équipé d'une mémoire, coiffé d'un clavier brun.Me Pierre-Étienne appuie ses doigts sur les touches, puisant ainsi dans sa banque de données où sont énoncés les faits relatifs à ses 30 causes, puis les promène sur une bande pour lire l'écriture braille qui s'y forme.Il ne peut ni consulter les dossiers conventionnels comme ses collègues ni y lire les notes gribouillées par ses prédécesseurs.Me Pierre-Étienne, stagiaire chez les procureurs de la Couronne qui sera reçu au barreau en novembre, est aveugle.Il était un mordu du ping-pong et rêvait de devenir historien.Mais le destin ne l'a pas écouté.Il est aujourd'hui ceinture orange de judo, un sport de « contac t, où on n'a pas besoin de voir » et a acquis le titre de « maitre ».Son histoire est celle d'un homme qui ne voulait pas se rendre et vivre des prestations du Bien-être social.« Il faut s'adapter, c'est ma philosophie, dira-t-H, lors d'une entrevue.Tout est surmontable.11 faut accepter de ne pas faire comme, les autres.Ce qui prend cinq minutes à un des mes collè- gues, m'en prend sept.C'est tout.» Depuis 12 ans, lorsqu'un glaucome lui emporta la vue, l'avo^ cat stagiaire, arrivé de son Haïti natal à l'âge de 17 ans, ne fait pas comme les autres.Aux prises avec son handicap, que 10 opérations n'ont su corriger, il s'est d'abord révolté.Après les premiers cris de détresse, il a commencé une lente période de réadaptation en se plongeant, corps et âme, dans des cours de mobilité pour apprendre à circuler dans un monde fait pour « les voyants », où il finira par se faire une place.« Mon handicap est une chose que je n'accepte pas.|e vis avec mes limites.C'est une question d'apprentissage, dit-il.» Puis ce furent la Faculté de droit de l'Université de Montréal, l'École du Barreau et enfin, les bureaux de la Couronne au quatrième étage du Palais où il aimerait « énormément » rester.« l'ai commencé mon stage il y a deux mois, explique-t il.C'est la période de pratique de « contact » qui commence.C'est passionnant.» Comme il est encore stagiaire.Me Pierre-Étienne ne peut encore que s'occuper des enquêtes préliminaires.En novembre, lorsqu'il sera assermenté, il deviendra le premier avocat aveugle au Québec, le premier bien sûr, à avoir occupé le poste de procureur de la Couronne.Rien ne l'empêchera ensuite de plaider devant un jury d'Assises et pourquoi pas, même de combler son rêve : établir un précédent juridique devant la Cour Suprême du Canada.Un jour, peut-être, on l'appellera « Monsieur le juge ».Les enquêtes dont il s'occupe aujourd'hui exigent un travail long et fastidueux.Pour prendre connaissance d'un dossier, il doit d'abord se faire dicter son contenu qu'il « rentrera » ensuite dans son micro-ordinateur conçu spécialement pour ceux, §u i comme lui, ne peuvent voir, i les autres procureurs peuvent se permettre le luxe de ne consulter un dossier que quelques minutes avant les procedures en cour, lui, il doit les posséder à fond.La préparation, dira-t-il, c'est la chose primordiale.« |e l'ai vu travailler une journée dans ma cour, dira de lui ie photo LA PRESSE « Ce qui prend cinq minutes à un autre m'en prend sept, c'est tout », dit Me Harry Pierre-Étienne.juge D'Arcy Asselin.Je n'en revenais pas.Il possédait tous les détails admirablement bien, mieux que les autres.On voyait qu'il avait passé ses dossiers au peigne fin.On n'a pas eu de problèmes.» Les problèmes pourtant ne sont pas un mystère dans la vie du jeune procureur.Assis dans son bureau derrière son micro-ordinateur, il échange deux mots avec un collègue, répond sans cesse su téléphone.C'est tantôt un enquêteur, le sergent-détective qui travaille avec lui dans un dossier, tantôt un témoin qu'il a convoqué pour le lendemain.Ses doigts de pianiste, longs et fins, parcourent son ordinateur, il organise, transige, décide et apprend.Quelqu'un entre dans son bureau pour lui demander de s'occuper d'une autre pile de dossiers, encore une autre armée de prévenus.Le répit, on ne connaît pas ça à la Couronne.« Combien y en a-t-il », demande-t-il simplement en les tâtant.Encore une fois, on les lui dictera et il « prendra note » dans son ordinateur.La technologie moderne, lui facilite l'existence.Lorsqu'il était étudiant, pendant ses examens, il dictait ses réponses dans une cassette et on les lui transcrivait.Maintenant, il utilise son appareil « Versa-Braille » pour transcrire ses notes en alphabet ordinaire.Grâce à son ordinateur, il a accès â la banque de données de la Société québécoise d'informations juridiques et au plumitif du palais de justice.Il a son Code Criminel sur cassettes -le Code en braille a plus de 10 volumes c'est trop lourd à porter- ce qui i empêche de le consulter devant le tribunal comme font les autres.Pour contourner ce problème, il le connaît â peu près par coeur.« Sa mémoire c'est son outil », note Me Gérald La Haye, procu' reur de la Couronne depuis plus de 10 ans.En cour, au lieu de gribouiller des notes dans le dossier, il les inscrit dans son ordinateur.Si la défense décide à la dernière minute devant le juge de déposer encore des documents, Me Pierre-Étienne demandera un ajournement et se fera dicter, par le sergent-détective, enquêteur dans la cause, assis â côté de lui pendant les procédures, le contenu du document de son adversaire.Et si on devait déposer des photos et bien, dit-il philosophiquement, on les lui décrira.Après une journée en cour, le travail n'est pas encore terminé.À l'aide d'une plaque spéciale indiquant les lignes d'une feuille de papier, il inscrira lentement et rigoureusement, dans l'écriture des « voyants », ce qui s'est passé devant le juge pour le prochain procureur au dossier.Me Guy Duprê, le procureur en chef adjoint de la Couronne qui s'occupe des stagiaires à Montréal avoue que si ça ne tenait qu'à lui, il l'embaucherait bien à la fin de son stage.« Au début, il y avait de la réticence.Mais il se débrouille très bien, mieux même que ses collègues qui n'ont pas de handicap.C'est un homme qui a une volonté extraordinaire et qui a surtout relevé un grand défi.» Mais Me Pierre-Étienne insiste pour dire qu'il n'y a rien d'épatant ou d'extraordinaire à ce qu'il fait.Lorsqu'il était voyant, il se disait, comme on le fait souvent, que si un jour il devenait aveugle, il se tirerait une balle dans la tête pour en finir.Il a changé d'avis.L'homme à la fossette prefere vivre. la presse» B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 5 AOÛT 1986 ÉDITORIAL PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration KOGCR D.LANDRY président r» ^it»ur MICHEL ROY \"ZTZ éditeur adjoint «ï*ïi ¦ ¦ \" ¦ CLAUDf GtAVfl dneclmr d* I information' JEAN-GUY DUSUC «ditoriaiii)* «fi ctvrt Les résistances de la Dame de fer À moins d'un revirement théoriquement possible, mais que rien ne laissait prévoir hier, les délégués des pays du Commonwealth (7 d'entre eux) quitteront Londres sans avoir pu réaliser l'unanimité quant au comportement à arrêter vis-à-vis de l'Afrique du Sud.Cette réunion de Londres suit celle de Nassau en octobre dernier, où des sanctions avaient été envisagées.On pourrait même dire que les sanctions avaient été décidées, mais décidées au conditionnel.Devant l'opposition de Mme Thatcher, il s'agissait de gagner du temps : si, de l'automne à l'été, le gouvernement de Pretoria n'affichait pas une plus grande souplesse, une liste de sanctions préparée d'avance trouverait son application.Aux dernières nouvelles, si le gouvernement anglais se déclare disposé à ce qu'il appelle quelques mesures plutôt que des sanctions, il n'est pas prêt à battre la marche, ni même à suivre ses partenaires du Commonwealth dans l application d'un programme radical.Prêt à décourager le tourisme et à interdire les investissements nouveaux en Afrique du Sud, le gouvernement de Londres éprouve les plus grandes hésitations à interdire les liaisons aériennes et l'importation sur son sol des fruits et légumes.Dés l'ouverture de la rencontre, se sont manifestées des divergences entre Mme Thatcher et ses interlocuteurs sur l'évaluation du chemin parcouru depuis Nassau.Ce désaccord n'a pas été éclatant, probablement parce qu'on l'a voulu discret, pour éviter un déraillement de la conférence dès l'ouverture, mais il est assez clair que là où Mme Thatcher voit le début d'un démantèlement de l'apartheid, les autres jugent que Pretoria reste immobile.Cette différence d'interprétation des réalités peut expliquer la suite.C'est la Grande-Bretagne, et plus encore Mme Thatcher elle-même, qui se trouvent au centre de la controverse.Pour une double raison.D'abord, parce que l'existence même du Commonwealth est impensable sans la présence active des Anglais.Ensuite, parce que l'isolement de Londres est tellement notoire qu'on peut dire que les jeux se déroulent à 6 contre 1.Si l'opposition des Anglais à un programme radical de sanctions à rencontre de l'Afrique du Sud fait scandale dans plusieurs milieux, les raisons de cette hésitation apparaissent de plus en plus clairement.Dans leur majorité, les Britanniques sont opposés aux sanctions.Vis-à-vis du Commonwealth ils éprouvent plus d'agacement que d'affection.Les défections d'une trentaine de pays aux Jeux d'Edimbourg ont mué l'agacement en franche irritation.À la tète d'un pays qui a beaucoup investi en Afrique du Sud, qui entretient des relations commerciales importantes avec l'Afrique australe, Mme Thatcher peut donc compter, pour sa politique, sur certains appuis au sein même de la population.Même si elle a plutôt tendance à situer le débat sur le plan moral; et même si l'influence, occulte mais non indue de la reine, l'invite à mettre de l'eau dans son vin.Crépuscule du Commonwealth?Beaucoup d'Anglais jugent que certains pays africains, parmi les plus ardents à réclamer des sanctions sévères, ne sont pas plus défendables que le gouvernement Botha au chapitre des droits de l'homme.Feu l'unanimité.La Dame de fer parle à ses amis du Commonwealth.Mais elle pense à Washington, où logent les vrais décideurs, et à ses partenaires de la Communauté européenne, vers laquelle l'Angleterre dérive.Dans la pire des hypothèses, l'isolement de la Grande-Bretagne restera relatif.Guy CORMIER L'OPEP n'est plus réaliste Que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) arrive à un accord ou non ne change rien au fait qu'elle joue un rôle de plus en plus marginal.Elle ne peut plus prétendre suivre une stratégie comme elle le faisait il y a dix ou quinze ans.Les treize pays membres ont beau rechercher un accord, ils ne concluront que des compromis fragiles que personne ne respecte.L'OPEP s'est fait une renommée quand elle paraissait dicter les hausses du prix du pétrole pendant les années soixante-dix.En fait, ces hausses étaient inévitables compte tenu des politiques économiques et monétaires insouciantes des pays occidentaux.Dès que ces pays ont décidé de mettre fin a l'inflation.l'OPEP a cessé de jouer le rôle d'un véritable cartel.Ses dissensions internes sont maintenant telles qu'une semaine de négociations ne peut aboutir qu'à un compromis en attendant de négocier à nouveau.Si l'OPEP joue maintenant un rôle stérile, c'est qu'elle ne contribue plus rien à l'industrie pétrolière.Tant qu'il y avait une pénurie mondiale de pétrole, elle jouait un rôle utile en augmentant le prix international de façon ordonnée.De toute façon, peu de pays membres se souciaient alors du développement de l'industrie pétrolière comme le faisaient l'Arabie Saoudite et quelques autres.La plupart des pays ne pensaient qu'à profiter d'une aubaine sans se soucier du lendemain.Beaucoup de compagnies pétrolières, des grosses, mais surtout des moins grosses, ont aussi eu la même insouciance.Elles se comportent comme les mineures qui font beaucoup d'argent jusqu'à épuisement de leur concession.Cependant, une économie industrialisée ne peut pas se fier à de telles méthodes quand il s'agit de matières premières importantes.Les pays industrialisés l'ont vite compris.Le pétrole est important mais, dans bien des cas, il est possible de le remplacer ou de trouver des procédés plus économiques.La demande mondiale de pétrole est devenue beaucoup plus élastique : dès que le prix monte, on peut y substituer rapidement d'autres sources d'énergie comme le charbon, le gaz naturel ou l'électricité.Par ailleurs, les efforts faits pendant 15 ans pour conserver l'énergie sont rentables même quand le prix du pétrole est très bas ; la voiture économique ne devient pas désuète même si les ventes de «grosses» voitures augmentent.L'avenir de l'industrie du pétrole a changé.Il ne s'agit plus de vendre le plus possible à un prix élevé, car il faut garder sa clientèle et stabiliser ses ventes.Beaucoup de compagnies pétrolières comprennent qu'elles ne peuvent être prospères qu'en livrant un produit de haute qualité à un public qui se méfie des subites fluctuations de prix.Il s'agit moins de vendre une matière première brute que de vendre des systèmes qui conviennent aux besoins des consommateurs.Qu'il s'agisse de chauffage résidentiel ou industriel, de force motrice ou de matière première d'un procédé industriel, le pétrole n'est jamais irremplaçable.La biénergie qu Hydro-Québec a lancée n est qu'un exemple de la souplesse offerte aux consommateurs face aux fluctuations imprévisibles des prix.Les pays producteurs de pétrole comme la Grande-Bretagne, la Norvège, l'Union soviétique, le Mexique et les États-Unis ont compris qu'ils ne peuvent pas longtemps imposer leur volonté aux marchés des pays industrialisés.L'OPEP n'a pas encore compris qu'elle ne peut pas manipuler les marchés tant que les consommateurs ont les moyens de s'adapter rapidement à de nouvelles situations.(Droits réservés»* Marcel Adam Faudra-t-il une autre crise peur régler le cas du Québec?Au début de mai le ministre québécois Gil Rémillard pressait les autorités fédérales de poser des actions concrètes susceptibles d'orienter les négociations dans la bonne voie.Dans cette intervention où le ministre enumérait les conditions en vertu desquelles le Québec pourrait adhérer a la Loi constitutionnelle de 1982.M.Rémillard cherchait de toute évidence à exciter l'intérêt de ses partenaires canadiens pour un problème qui ne semble plus préoccuper que le Québec.L'inquiétude que trahissait ce discours n'était pas sans fondement.S'exprimant après lui au même colloque, le ministre fédéral Benoit Bouchard indiquait que même le gouvernement fédéral n'avait plus le même empressement que deux ans plus tôt à résoudre cette épineuse question.Et quelques semaines plus tard une enquête de la Presse Canadienne auprès des gouvernements provinciaux du Canada anglais, révélait à la fois une absence quasi totale d'intérêt pour ces négociations en même temps que beaucoup de réserves à l'endroit des principales revendications du gouvernement du Québec.Or a la mi-juillet le Premier ministre canadien adressait une lettre aux Premiers ministres provinciaux, dans laquelle il faisait part des orientations de son gouvernement dans le dossier constitutionnel.Le contenu de la lettre a été gardé secret, mais LA PRESSE a appris qu'elle était rédigée en termes généraux, M.Mulroney y exposant les grands principes déjà connus qui plaident en faveur de la régularisation de la situation du Québec à l'intérieur de la fédération.Cette initiative constituait le premier d'une série de gestes visant a mettre en branle le processus constitutionnel.S'adressant à ses homologues provinciaux quelques semaines avant leur rencontre annuelle qui doit se tenir à Edmonton, en Alberta, M.Mulroney exprimait son souhait que le dossier progressera et qu'un consensus s'y dégagera pour ramener le Québec «dans le giron constitutionnel».Le ministre Rémillard voit dans cette lettre du chef du gouvernement canadien la réponse fédérale officielle à son discours du 9 mai au Mont-Gabriel et se réjouit de constater qu'Ottawa considère le Québec comme la clé-de-voùte de la réforme constitutionnelle.Mais il faudra plus que les bonnes dispositions du gouverne- ment Mulroney pour que les négociations s'amorcent et, surtout, qu'elles aboutissent à la satisfaction du Québec.M.Rémillard en est conscient.Ces jours-ci le ministre confiait à la Presse Canadienne que le Québec n'entend pas discuter le fond de la question avec les autres provinces, mais plaider sa cause, exposer ses conditions et voir s'il existe une volonté de discuter du problème et de le régler à sa satisfaction.«On ne se lancera pas.dit-il.dans un processus formel de négociations constitutionnelles si on ne perçoit pas de bonnes chances d'en arriver à une entente.Sans quoi on reste comme on est là.» On ne perçoit pas dans ce propos un optimisme déréglé.Sans doute parce que les démarches exploratoires des hauts fonctionnaires n'ont pas recueilli des réactions encourageantes aux revendications du Québec (reconnaissance explicite du Québec comme société distincte, garantie de pouvoirs accrus en matière d'immigration, limitation du pouvoir fédéral de dépenser, reconnaissance d'un droit de veto, participation du Québec à la nomination des juges à la Cour suprême).Il saute aux yeux que le Québec a une dure côte à monter.Le principe de l'égalité des provinces ayant été consacré dans la formule d'amendement, j'imagine qu'il faudra rien de moins qu'une très grave crise pour amener les provinces à y renoncer pour faire, droit dans la constitution à la spe- ¦ eifteité québécoise.Aussi longtemps que la population du Québec donnera l'impression qu'elle s'accommode aussi bien que les autres provinces de la réforme inachevée de I982.il ne sera pas facile pour le gouvernement du Québec de convaincre ses partenaires qu'il est urgent de satisfaire les conditions de son adhésion à la réforme de 1982.À moins que la signature d'un éventuel accord de libre-échange avec les États-Unis précipite les choses en faisant apparaître insupportable pour le Canada la dissidence du Québec, je crains qu'il faille plusieurs années avant que les circonstances redeviennent propices à un règlement de ce contentieux.Ce qui est sur, c'est que tôt ou tard surgira une nouvelle crise qui sera d'autant plus difficile à résoudre que ce contentieux pèsera très lourd au Québec contre la fédération.POÎNT DE VUE À quel sert le Commonwealth ?Le dimanche 3 août la Reine recevra à un banquet, au palais de Buckingham, Mme Thatcher et six autres dirigeants du Commonwealth réunis dans l'espoir de sortir ce dernier de l'impasse.Le génie britannique du compromis permet de croire à leur succès.Leur échec est tout aussi probable à cause de la nature même du Commonwealth.WILLI! CH1VALI1R Il est peu d'institutions aussi hybrides.Il existait un Commonwealth des nations britanniques entre les deux guerres; avec la décolonisation, on a généralement laissé tomber l'adjectif et les pays les plus disparates de l'ancien empire y ont adhéré.Les uns par sentimentalisme, les autres par un souci compréhensible de cet intérêt national dont les Anglais donnent depuis longtemps un exemple qu'ils n'aiment pas trop que d'autres pays suivent.Si l'année 1986 marquait la fin du Commonwealth, même en se plaçant du point de vue d'un Britannique patriote \u2014 appelons-le John Bull \u2014 on voit mal pour qui ce serait une calamité.Presque chaque fois nw LrmdrM \u2022» eu besoin de ses A chers «égaux et associés», ils lui ont fait faux bond.En 1956, lors de l'expédition de Suez, le Canada se rangeait aux Nations unies avec l'URSS et les États-Unis contre l'Angleterre et la France.Peu d'années plus tard, Londres songeant à adhérer au Marché commun avait droit à une hautaine rebuffade de Charles de Gaulle et, en prime, à des remontrances de |ohn G.Diefenbaker et à des menaces de la Nouvelle-Zélande.Il y eut ensuite l'affaire de la Rhodésie puis celle, assez semblable mais pire, de l'Union sud-africaine.Pendant tout ce temps \u2014 on passe des épisodes \u2014, Londres répondait à des demandes de gouvernements de ses anciennes colonies menacés de mutineries militaires et, de sa propre initiative, à ses risques et à ses frais, prévenait ou arrêtait des effusions de sang.L'immigration en provenance de tous les pays du Commonwealth lui impose de lourdes charges, non seulement matérielles.Dans plusieurs de ses anciennes colonies, le Royaume-Uni semble avoir conservé une situation commerciale ou une situation financière importante, ou les deux, mais rien ne prouve que ce soit grâce au Com-monu'ivtlth Les liens éennomi- ?ques entre nations ne se nouent pas d'habitude en fonction d'affinités, de sentiments.En voici une preuve: il existe une union douanière groupant avec Pretoria le Botswana, le Lesotho, le Swaziland.Le reste de l'Afrique lui a acheté l'an dernier 1,577 rands de denrées et services.Et quand l'angéliste ou angélique gouvernement australien réclame des sanctions économiques contre l'Afrique du Sud, ce n'est évidemment pas, se dit )ohn Bull, parce que cela stimulerait ses exportations de charbon et d'autres minéraux, etc.Tout en condamnant comme il se doit l'apartheid, ces ravissantes abstractions, la «conscience universelle» et «l'opinion mondiale», finiront peut-être par s'intéresser autant qu'à Pretoria à ce qui se passe dans les 43 pays d'Afrique, de l'Algérie au Zimbabwe.Elles constateront alors que la noble démocratie tant souhaitée pour l'Union sud-africaine ne règne, et à peine, que dans cinq de ces pays.Si l'on en croit une foule de petites dépêches qui paraissent de temps à autre dans tous les quotidiens et des rapports d'Amnistie Internationale, les mauvais traitements dont sont victimes des Noirs de l'Afrique du Sud sont monnaie courante en Angola, au Congo, en Ethiopie, au Ghana, en Guinée, en Guinée-Bissau, au Kenya, au Liberia, en Libye, au Malawi, au Mozambique, au Togo, en Ougah'a, en Zambia, etc.Mais revenons au Commonwealth.Jadis et naguère et il existait une «préférence\u2022commerciale entre pays britanniques.Qu'est die devenue?Si vous désirez vous abonner à une publication anglaise, on vous demande de régler en livres sterling ou en dollars américains.La politique étrangère d'un pays ne devant pas changer du tout au tout avec les gouvernements, l'actuel ministre des Affaires extérieures du Canada, qui n'est pas plus bête que ses prédécesseurs, loin de là, doit prendre parfois des attitudes Ïui ne l'enthousiasme pas.Si le anada se fait à Londres le grand champion du Commonwealth.MM.Clark et Mulroney seraient bien bon de nous expliquer en quoi cela sert l'intérêt de notre pays.Certains n'oublient pas que le Sunday rimes (sic) de Londres osait imprimer, il y a une vingtaine d'années, que Commonwealth était une gigantesque farce. ri*?B IA PRESSE.MONTRÉAL.MARDI 5 AOÛT 1986 TRIBUNE B 3 Citoyens surveillés ¦ On peut être d'accord avec le but vise qui est d'identifier les quelques individus qui fraudent l'unie sociale afin que l'argent m» par le gouvernement dans ce programme soit utilisé au mieux.Cependant, notre organisme, Ac-ticfo-Emploi de Rivière-du-Loup.s'objecte avec véhémence contre le procédé utilisé qui a comme conséquences de faire des assistés sooiaux des «citoyens sous surveillance» et contribue à propager dans le public la fausse image île profiteur souvent accole à ceux et celles que les circonstances de la vie auront conduit à cette Hernière alternative peursurvs vre: l'aide sociale.1 >e plus, ces vérifications massi-vt£ partent du dangereux prémisse que tout bénéficiaire de l'alide sociale est un menteur et un fraudeur potentiel et qu'il profite des largesses du gouvernement pour se payer télécouleur et «rimoto (comme le disait le premier ministre québécois).Curieusement, l'apparition de ces mesures qui donnent lieu à unje certaine forme de harcèlement coïncident avec la disparities du service de placement dans les; Centres Travail-Québec.Nous comprenons mal la logique qui sous-tend ces «mesures de rationalisation ».Grégoire BÉRUBÉ président Le conseil d'administration d'Action-Emploi de Rivière-du-Loup Un ministre drôlement distrait |c n'aurais jamais cru que le poste de ministre pouvait être aussi exigeant.Peut-être est-ce aussi qu'on ne demande pas suffisamment d'attention de la part des ministres.Quoi qu'il en soit, le ministre Sinclair Stevens n'avait pas le temps ou la curiosité de s'informer auprès de son épouse de transactions négociées par elle pour des montants représentant plusieurs millions de dollars.Il faut bien savoir que de nos jours, les relations mari-femme ne sont plus ce qu'elles étaient, et qu'à l'âge de «yoppies», on n'a plus guère le temps de se faire des confidences de ce genre au petit déjeuner ou au moment d'aller au lit; une fois le devoir conjugal bien rempli, la bagatelle de quelques millions empruntés sans intérêt vient bien loin derrière le besoin de sommeil: chacun sait ça.Un peu plus surprenant cependant qu'une secrétaire qu'on dit appeler assistante en raison de l'ampleur des responsabilités qui lui sont dévolues, néglige d'informer son patron de transactions de dizaines de millions opérées par elle.Depuis que ma secrétaire a appris cela, j'ai toutes les peines du monde à la convaincre de m'avertir lorsqu'elle achète un presse-papiers nouveau et je crains que bientôt elle ne retourne à la maison avec ma voiture sans m'en avertir; l'émancipation vous savez où ça commence, mais allez savoir où ça peut mener.Pourtant, cette émancipation, c'est un peu comme un pantalon : ça prend la taille de celui qui le porte.M.Marcel Masse se devait d'être bien informé que quelques centaines de dollars avaient été dépensés au-delà de la limite permise en période électorale; c'est une laisse bien courte au-delà de laquelle il s'est aventuré et il a dù payer de sa démission temporaire cette incursion au-delà de l'horizon permis, sans que son chef ne Sinclair Stevens lève le petit doigt pour le disculper.Le dernier remaniement minis- tériel a reflété un peu le gros péché de «ce pelé, ce galeux» comme l'aurait appelé Lafontaine, accusé d'avoir «tondu de ce pré la largeur de sa langue».Il ne viendrait à l'idée que de gens tordus que l'épouse du dispensateur de grasses subventions informe son mari du fait que les bénéficiaires de ses largesses lui font la charité temporaire de quelques millions sans en exiger d'intérêt.Allons donc, qui diable peut se soucier de pareils détails.Et M.Mulroney d'acquiescer.Après tout, il n'est pas prouvé que son ministre, après avoir «dévoré la brebis, ait aussi, à l'occasion dévoré le berger».Et cette comédie se continue dans une enquête où l'ingénuité le dispute à la bêtise.|e lisais hier dans Y Actualité que le problème mexicain résidait dans la crise profonde de confiance que ce peuple vit à l'égard de son gouvernement.Heureusement qu'on peut avoir confiance au nôtre.Roger FONTAINE Minute M*.Pascau Mxjrrsreur Pierre Pascau, Dans l'édition de LA PRESSE, du 13 juillet dernier, on pouvait y lire votre chronique, le connais votre «journalisme de provocation» que je respecte; toutefois, la provocation a ses limites de l'acceptable.Que vous manifestiez votre opposition au gouvernement de l'Afrique du Sud.soit, mais quand il s'agit de préconiser et de louanger le terrorisme, UNE MINUTE! Vous dites que l'empoisonnement des fruits et des légumes provenant de l'Afrique du Sud est «Une idée brillante.un coup habile».Si, au Canada, on utilise le poison, je me permets de vous rappeler qu'ailleurs il s'agit de voitures piégées, d'attentats, d'en-levémcnts et de détournements.Que le geste posé se fasse sous une forme, qui a l'apparence d'etre moins violente, mais tout aussi dangereuse, n'enlève pas le fait que du terrorisme, c'est du terrorisme! Et le terrorisme, cher monsieur, c'est le fléau des démocraties, il prend nos populations en otage.|e suis quelque peu déçu de constater qu'un grand quotidien comme LA PRESSE laisse un journaliste approuver le terrorisme! 11 ne s'agit jamais de censure qu.'im: la sécurité des gens est en L'unilinguisme à l'ONU jeu.Mario LAVOIE Pour la deuxième année consécutive, avait lieu, à Montréal, du 7 au 12 juillet 1986, une séance simulée des Nations unies organisée par l'Association canadienne pour les Nations unies.À ne pas en douter, cette expérience unique fut pour l'ensemble des étu-diant(e)s qui ont eu l'occasion d'y participer, un lieu de discussions très formateur et enrichissant pour tout ce qui regarde les grandes questions de l'heure sur la scène internationale.Cependant, le tableau serait incomplet, si l'on omettait de souligner une certaine insouciance de la part des organisateurs à l'endroit des partici-pant(e)s.Il s'agit encore, malheureusement \u2014 et pour combien de temps encore \u2014 de la sempiternelle question linguistique.Sachant: \u2014 que l'article 7.26 du Règlement intérieur de l'Assemblée générale des Nations unies spécifie que « l'anglais et le français sont à la fois les langues officielles et les langues de travail de l'Assemblée générale et ses commissions» \u2014 que les Commissions royales d'enquête Laurendeau-Dun-ton, Pépin-Robarts et Macdonald ont toutes reconnu le caractère dualiste de la société canadienne \u2014 que cette réunion avait lieu à Montreal, deuxième métropole francophone dans le monde Comment expliquer que: 1- les plaquettes d'dcntifica-tion des délégations dans la salle des débats étaient unilingues anglaises; 2- les inscriptions sur les insignes portes par les participante et servant à leur identification étaient aussi unilingues anglaises; 5- la très grande majorité des conférenciers et personnalités invités ne se sont exprimés qu'en anglais; 4- que les débats n'eurent lieu \u2014 mises a part les dix dernières minutes de la séance du 12 juillet \u2014 que sous la bienveillance d'un président unilingue anglais.Cette situation pour le moins inacceptable l'est d'autant plus que les organisateurs ont eu toute la dernière année pour roder leur machine administrative et tirer les leçons de la première expérience de seance simulée de 1985.Peut-être que le ton de ce court billet ne loge pas à l'enseigne de la diplomatie tranquille canadienne, mais comme le disent si bien les Anglais.«ENOUGH IS ENOUGH ».Christian DUPUY Participant en tant que représentant de la R.S.S.d'Ukraine formation qui nous est donnée et n'est guère à l'honneur de ceux et celles qui pratiquent ce genre de journalisme à bon marché, de scnsationnalisme quétaine voire irresponsable.Nous savons qu'il y a dans nos médias des professionnels consciencieux et responsables.Nous souhaitons qu'ils se joignent à nous afin de réprouver ce genre de pratique délictueuse et per- mettre une mise au point sans équivoque.Encore une fois ce «pasteur» Fontaine est inconnu à l'Eglise unie du Canada et par conséquent notre Église ne saurait être associée à ses pratiques.Gérard GAUTIER secretaire Consistoire Laurentien Église unie du Canada S'égarer dans le métro À plusieurs reprises, je me suis posé la question à savoir pourquoi les enseignes indiquant les directions n'étaient pas plus précises dans les gares du métro de Montréal.En entrant dans une gare, et pour être sur de se diriger dans le bon sens, il faut préalablement savoir par exemple que: «Parc Angrignon» désigne l'extrémité OUEST de la ligne no I et «Ho-noré-Beaugrand» l'extrémité EST.Dans l'autre sens.«Henri-Bourassa» désigne l'extrémité NORD de la ligne no 2, etc.Il serait si simple et si facile à réaliser, ii me semble, de rajouter sur les enseignes: «vers le nord» \u2014 «vers le sud» \u2014 «vers l'est» \u2014 «vers l'ouest».De cette façon, les touristes et tous ceux qui ne fréquentent pas le métro tous les jours pourraient se diriger dans le bon sens beaucoup plus facilement, même a l'aide d'une carte de la ville.le ne comprends absolument pas les reticences de la STCUM à cet égard.|e leur ai deja suggéré cette façon de faire, mais sans succès jusqu'à date.Il me semble tellement evident que cette simple amelioration s'impose, que j'aimerais connaître, si possible, les réactions de quelques lecteurs du journal et qui sont des utilisateurs du métro.Si un de vos journalistes s'avisait d'écrire un petit parpier là-dessus, cela pourrait peut-être contribuer sérieusement à persuader les autorités compétentes d'agir à brève échéance pour le plus grand bien du public voya- geur- F.GRENIER Montréal Malencontreuse erreur Aeeroe au protocole ?Plusieurs journaux et médias électroniques ont récemment relaté un mariage de nudistes par un certain M.lacques Fontaine et ont présenté celui-ci comme un pasteur de l'Église unie du Canada.|e tiens à préciser qu'il n'en est rien.M.Fontaine n'est pas pasteur de l'Église unie du Canada et ne l'a jamais été.Nous ignorons à quel groupe, «église» ou organisation il appartient et de toute façon cela ne nous concerne pas.Ce qui nous concerne c'est que l'Église unie ait été associée à cet événement de façon tout à fait erronée et préjudiciable.Il est déplorable que des journalistes ne vérifient pas plus les faits qu'ils/elles rapportent.Cela est inquiétant pour la qualité de l'in- Le 23 juillet votre journal a publié un communique de l'Agence France Presse sur les invités du mariage du prince Andrew («Les invités du mariage princier»), parmi lesquels se trouve le nom de Constantin et Anne-Marie, «le roi et la reine de Grèce».En ce qui concerne ce dernier point, je me permets de faire une petite correction.En 1974 la monarchie a été abolie en Grèce.Par conséquent, il est plus juste de parler de «Constantin et Anne-Marie, l'ex-roi et ex-reine de Grèce».Dino SIOTIS Conseiller de presse Ambassade de Grèce Ottawa VOUS POUVEZ COMPTER SUR EUX.ni' n \u2022 A non fi ' KIIIUI ._L .\\\"' \u2022 \u2022 \u2022»¦»-1 ;iui L'agent de la Sun Life est accessible et actif dans son milieu: il est près de vous.Il a passé avec succès une étape de sélection et suit un programme rigoureux et continu de formation: il est compétent.H offre une gamme de produits d'avant-garde: il répond à vos besoins.Il est appuyé par ia plus grande équipe au Québec: il a des ressources.Il est relié à un système d'informatique des plus modernes pour vous fournir un service personnalisé et rapide: il est à la fine pointe du progrès.L'agent Sun Life: vous pouvez compter sur lui.SunLife du Canada Si j'étais Africain |e me retrouve presque seul à trouver raisonnable, réaliste, et presque courageuse, l'attitude de Mme Thatcher et de M.Reagan sur la question sud-africaine.Evidemment un très grand nombre de gens ne se prononcent pas, et la je pense à monsieur Trudeau, qui a eu la sagesse de refuser de s'en mêler lorsque le premier ministre Mulroney l'a sollicité: il sait très bien que c'est un problème politique presque sans issue où toute médiation est condamnée d'avance a l'échec.le lisais l'article de M.Guy Cormier dans la colonne de l'éditeur.Il mentionnait que l'on devait au moins écouter poliment l'ambassadeur d'Afrique du Sud quand il était invité à expliquer la politique de son gouvernement, même s'il ne réussissait pas à convaincre personne.Moi, je l'ai entendu quelques minutes à la télévision de Radio-Canada et je l'ai trouvé non seulement réservé, mais convaincant.C'est peut-être ce que craignent ceux qui le chahutent.Si j'étais un Noir en Afrique du Sud, je demanderais l'abolition du régime et je n'aurais pas à me justifier.Si jetais un Blanc en Afrique du Sud.je serais pour le maintien du régime et j'approuverais la plupart des décisions du présent gouvernement.Pourquoi les Blancs d'Afrique du Sud ne veulent pas entendre parler du \u2022majority rule», c'est que pour eux c'est l'équivalent d'un suicide.Tout le monde réclame l'abolition de l'apartheid, mais s'est-on demandé ce qui se passerait si on accédait a cette demande légitime.A-t-on fait une «simulation», avec ou sans ordinateur, tenant compte de tous les paramètres humains, économiques et politiques, de ce qui se passerait.De ça, on n'en parle pas, et c'est beaucoup ça que les chahuteurs de l'ambassadeur ne veulent pas que l'on considère.Si on réfléchit aux scénarios possibles, ce qui en ressort ce n'est pas une situation où le sort des Blancs se détériore socialement et économiquement un peu ou beaucoup au profit d'une majorité noire enfin maitre de son destin.Ce que l'on voit c'est un pays passant rapidement d'un socialisme à outrance à l'anarchie, la ruine économique et peut-être la terreur, la vraie.Ce qui motive les Blancs de la-bas.ce n'est pas la haine des Noirs, comme le veulent même certaines caricatures de Girerd, mais la crainte réaliste et justifiée de ce qui se produirait.Enfin, je suis Blanc, Canadien, Québécois, et je me garderai bien de faire des leçons aux Blancs ou aux Noirs d'Afrqiue du Sud.Norbert REINSAL Montréal Ceinture obligatoire j Lettre ouverte Si fWlftli «rin « la omkMm, à vos tttffw$ comme tort «Tribun* Ht*»», U MUSC Cf.4200, tuu.Mac* «TAmm, MonftMtW, HT.V Ml I.-,. BLA PRESSE AWIlfi MONTRÉAL MARDI AA HK1! % 5 AOÛT 1986 JE3UEUL kr b 4 ET SPECTACLES GALT MACDERMOT: UNE PREMIÈRE «SPÉCIALE» Les amours d'un juif et d'une catholique à Montréal I En bordure d'une route se-condaire, à proximité d'un lac, dans les Laurentides, un modeste restaurant fréquenté par les estivants et les camionneurs de passage.Quelques tables, des chaises droites inconfortables et au menu les traditionnels oeufs-bacon, «grill chease», «hamburger steak».Étrange lieu de rendez-vous pour une entrevue avec Galt MacDermot, compositeur, auteur d'un phénoménal succès a Broadway dans les années 70, la comédie musicale Hair qui fut montée dans toutes les capitales RAYMOND BIRNATCHH culturelles d'Amérique du Nord aussi bien qu'au lapon, en France, en Allemagne.Londres etc-.Des années durant, deux extraits.Aquarius et Let The Sun Shine In, tournèrent sur toutes les ondes des pays occidentaux.MacDermot.né dans la région de Montréal en 1928 est aujourd'hui riche et célèbre, grâce à son talent, a Hair qui véhiculait les valeurs des «enfants fleurs» de la Californie, grâce à son pays d'adoption, les Etats-Unis.Il est pourtant, aujourd'hui encore, un citoyen canadien qui vient habiter chaque été avec sa mere dans un chalet des Laurentides.a un jet de pierre de ce restaurant où nous parlons de sa contribution à une comédie musicale montréalaise.The Special, qui sera à l'affiche du Nouveau Théâtre d'Outremont.du 7 octobre au 2 novembre.The Special est le résultat d'une étonnante rencontre, celle de MacDermot -issu d'une famille irlandaise, d'abord violoniste, récipiendaire d'un Grammy Award pour African Waltz, d'un Tony Award pour Two Gentlemen from Verona, de The Hu- man Comedy, considérée par le Time Magazine comme une production majeure- et d'un librettiste amateur.Mike Gutwiilig, Montréalais de confession juive, ex-editcur recycle dans le courtage immobilier chez Royal Lepage qui, entreprit, l'an dernier, à l'âge de 60 ans, une nouvelle carrière dans le «show business».Gutwiilig avait toujours rêvé de monter une comédie musicale à Broadway.Dans la foulée du référendum de 1980, il conçoit une histoire d'amour entre un jeune juif, Hershie Levitt, et une jeune catholique, Manon Boucher, qui parviendront à s'épouser malgré l'opposition de leurs milieux respectifs.Les tourtereaux se sont rencontrés au restaurant juif de lo Rubinski (le Wilensky, dans la réalité, localité au 5167 Clark, renommé pour ses sandwiches baptisés The Special, d'où le titre de la comédie.) Le premier jet terminé, Mikc Gutwiilig est reçu par Thomas Meehan, l'auteur de Annie, qui lui conseille d'apporter certaines modifications aux dialogues ainsi qu'au texte de certaines chansons.Ce sera bientôt chose faite.Gutwiilig doit maintenant trouver un compositeur qui acceptera de mettre tout cela en musique.C'est un ami, l'agent de voyages Robert McGregor, lié à la famille MacDermot, qui établira le lien entre le parolier amateur et le compositeur professionnel.MacDermot précise qu'il a été emballé par le scénario de Gutwiilig.«C'était fantastique, le devais composer des gigues françaises (The Special est bilingue) or j'ai appris à jouer des gigues avec des violoneux canadiens.dans ma jeunesse, alors que j'habitais Pembrooke.l'étais également familier avec la musique juive mon père, aujourd'hui décédé, ayant servi comme ambassadeur du Canada en Israel.Et puis l'histoire m'intéressait.» MacDermot écrit donc la musique de The Special et le show est créé off-Broadway.en 1985, au Jewish Repertory Theatre.La critique new-yorkaise èreinte le spectacle mais le public réagit bien.MacDermot est persuadé que The Special doit poursuivre sa carrière, envers et contre tous.Au Canada de préférence.Il harcèle régulièrement Gutwiilig qui parvient a convaincre Elite Productions de reprendre le show â Montréal cet automne.Au Nouveau Théâtre d'Outremont, â l'intersection de Fairmount et Durocher, â quelques pâtés de maison du fameux restaurant Wilensky.C'est la raison pour laquelle Galt MacDermot a rejoint sa femme et ses enfants â la résidence d'été de sa mère dans les Laurentides alors qu'il devrait être en train de travailler, â New York, â sa prochaine comédie musicale, Blondie, une affaire de plusieurs millions qui sera â l'affiche d'un théâtre de Broadway au printemps 1987.C'est dans les Laurentides que MacDermot a réorchestré la musique de The Special pour six instruments au lieu des trois dont il disposait l'an dernier â New York.Certains passages ont été revus, un personnage est venu s'ajouter â la distribution originale.Pourquoi Galt MacDermot, qui doit mener à bon port le paquebot Blondie, continue-t-il à investir temps et énergie dans la frêle embarquation The Special?Parce que c'est l'oeuvre d un Canadien, un compatriote, qu'il s'attribue une part de responsabilité étant le seul Canadien à écrire de la musique pour les grandes comédies de Broadway?Non, ce n'est pas par «patriotisme».MacDermot a conservé sa citoyenneté canadienne mais il se définit comme étant un Américain, au sens continental du terme, attaché aussi bien à l'Amérique du Nord que du Sud.«Puis il faut comprendre que le Canada d'aujourd'hui est très différent de celui que j'ai quitté, â 32 ans, avec ma femme et mes deux enfants dans les années 60 pour tenter ma chance aux Etats-Unis.«)e m'accroche à The Special parce que je sais que c'est un «hit».Un spectacle qui parle au coeur des gens; parce que je sais que le public a besoin de quelque chose de valorisant puis de rentrer â la maison avec une chanson aux lèvres.» The Special reprendra donc â Montréal en octobre et une tournée canadienne est ensuite prévue.Le show modifié, retravaillé, bien rodé se retrouvera-t-il un jour â Broadway?Qui sait?«Lorsque nous avons créé Hair, souligne MacDermot, ic spectacle n'a pas levé durant la première année.C'est par le disque et avec le succès des ventes sur la Côte-Ouest que la comédie musicale s'est imposée à New York puis dans le monde.» CHRONIQUE DE MUSIQUE «Le Cid» de Massenet à l'Aréna Maurice-Richard Pi Creation montréalaise de-^ main soir a l'Arena Maurice Richard où Le Cid de Iules Massenet sera présenté pour la premiere fois dans la métropole.Pour souligner l'importance de cet événement, on a fait appel a une brochette de vedettes VÉRONIQUE ROBERT collaboration spécial» québécoises: les sopranos Nicole Lorange et Marie-Danielle Parent, le ténor André |obin.les barytons lean-Clément Bergeron et Grégoire Legendre et la basse Claude Corbeil.Pierre Hétu sera au pupitre de l'Orchestre des Concerts d'été, et les choeurs ont etc préparés par René Lacourse.André Jobin pour la première fois à Montréal Ce Cid constitue une double premiere: il s'agit de la premie re apparition à Montreal du ténor André |obin, le fils du grand Raoul |obin.Andre |o-bin fait une carrière prestigieuse en France, où il brille d'abord au théâtre, au sein de la compagnie Madeleine Renaud - |ean-Louis Barrault.Puis il passe â l'operctte et â la comédie musicale: pendant trois ans, il est la vedette du spectacle Showboat à Londres.Encourage par son père, il se tourne vers l'opéra.Le baryton est entretemps devenu ténor.Andre |obin a tenu tous les grands rôles de ténor, de Pel-léas â Werther, de Faust à Des Gricux.Il connait bien Le Cid pour l'avoir chanté il y a deux ans au Théâtre des Arts de Rouen, dans le cadre des fêtes soulignant le tricentenaire de la mort de Corneille.Nicole Lorange est une vedette du Metropolitan Opera de New York; Marie-Danielle Parent a connu un immense succès dans le rôle de Norina dans Don Pasquale â l'Opéra de Montréal; Claude Corbeil, autre pilier de l'Opéra de Montréal, vient de chanter aux côtés de loan Sutherland dans La Fille du régiment; lean-Clément Bergeron était le Fiorello du Barbier de Seville dans la dernière production de l'Opéra La soprano Nicole Lorange de Montréal et Grégoire Legendre, le très convaincant Pa-pageno de La Flûte enchantée au Festival de Lanaudière.a récemment gagne le prix Aria.On peut réserver ses billets au 255-4222 entre 10 et 17h.Supplémentaire pour «Faust» à Lanaudière Devant l'enthousiasme suscité par le Faust en version concert qui sera présenté le 14 août prochain a la cathédrale de loliette, la direction du Festival de Lanaudière annonce une supplémentaire le samedi 16 août, à 20h30.Les billets sont disponibles â la Place des Arts et à tous les comptoirs Ticketron.Semaine envoûtante à Orford Semaine particulièrement intéressante au Festival d'Or-ford qui accueille ce soir le pianiste lean Saulnier, prix d'Europe 1986; jeudi, l'excellent guitariste Alvaro Pierri, vendredi, la violoncelliste Sophie Rolland et la pianiste Carmen Picard et samedi, le pianiste André Laplante.Renseignements au 1-800-567-6155.Le ténor André Jobin Les spectacles de la saison à Broadway ¦ NEW YORK (UPI) - Voici ™ toutes tes informations nécessaires sur la saison actuelle de Broadway, spectacles, principaux comédiens, disponibilité des billets (entre parenthèses, dates d'ouverture).Les titulaires de cartes de crédit peuvent commander des billets par téléphone.Sièges d'orchestre pour comédies musicales, de 45 $ à 47,50 $; pièces de théâtre, de 35 $ a 37,50 $.Char-git, Telc-Charge et Ticketron y ajoutent une commission.Les théâtres font payer les frais d'appel, mais non pas Ticket World (212-888-9000).Chargit.sans frais d'appel, 800-223-0120; Tele-Charge.212-239-6200; Ticketron, bureaux régionaux ou 212-977-9020.Arsenic and Old Lace, 4b t h Street; lean Stapleton, Polly Hil-liday et Tony Roberts sont les principaux acteurs de la première reprise de cette comédie à succès de 1941; billets disponibles (6-26-86) (Chargit).Blg River \u2014 Eugene O'Neill; Huckleberry.Finn et |im sont très vivants dans cette belle comédie musicale de style familial se rapportant à une descente du Mississipi en radeau; billets presque tous vendus (4-25-85) Teletron).La cage aux folles \u2014 Palace; version musicale vivante faite par |erry Herman du film français au sujet d'une histoire d'homosexuels; billets disponibles (8-21-83) (Ticketron, Chargit).Cats \u2014 Winter Garden; l'un des spectacles les plus fantastiques de l'histoire de Broadway, une comédie musicale extraordinaire fondée sur une fable de T.S.Eliot, avec musique de Andrew Lloyd-Webber; guichet fermé (10-7-82) (Tele-Charge).A Chorus Une \u2014 Shubert; le spectacle qui a tenu l'affiche le plus longtemps dans l'histoire de Broadway, une comédie musicale captivante et rapide au sujet du choeur « Gypsies »; billets disponibles (7-25-75) (Tele-Charge, Ticketron).Cuba and His Teddy Bear \u2014 Longacre; Robert de Niro est la vedette de ce drame dont certains épisodes sont renversants, tournant autour d'un « pusher » et de son fils poète; billets disponibles (7-16-86).42nd Street \u2014 Majestic; spectacle de chant et de danse qui pourrait se poursuivre indéfiniment, touchant le succès sur Broadway et comportant de vieilles chansons qui ont connu des heures de gloire; billets disponibles (8-25-80) (Tele-Charge).The House of Blue Leaves \u2014 Vivian Beaumont; comédie de |ohn Gere touchant le gardien d'un zoo, son menage et une visite du pape à New York; billets disponibles (4-27-86) (Tele-Charge).I'm not Rappaport \u2014 Booth; pièce de théâtre touchante et plaisante de Herb Gardner au sujet d'une amitié liée sur un banc de parc, avec |udd Hirsch et Cleaven Little qui donnent une performance de virtuoses; guichet fermé (11-19-85) (Tele-Charge).Mimmenschenz \u2014 Helen Hayes; trois mimes suisses qui créent un monde merveilleux pour enfants de tous âges; billets disponibles (6-17-86) (Chargit).The Mystery of Edwin Drood \u2014 Imperial; comédie musicale avec intrigue policière fondée sur une histoire non terminée de Dickens et où les auditeurs décident de la fin; billets presque tous vendus (12-2-85) (Ticketron).Oh! Calcutta! \u2014 Edison; cette choquante histoire de peau qui a toujours le pouvoir de choquer après 18 ans: billets disponibles (9-24-76) (Ticket World).The Search for Signs for Intelligent Life In the Universe \u2014 Plymouth; Lilly Tomlin crée une brochette de personnages dans cette pièce de théâtre â la fois spirituelle et touchante; billets presque tous vendus (9-26-85) (Ticketron).Social Security \u2014 Ethel Barry-more; Mario Thomas et Ron Silver sont les vedettes de cette hilarante comédie urbaine tournant autour de l'art, du sexe et des problèmes des belles-familles; billets disponibles (4-17-86) (Tele-Charge).Song and Danse \u2014 Royals; Bernadette Peters chante et Christopher D'Amboise danse dans ce nouveau spectacle de Andrew Lloyd Webber; billets presque tous vendus (9-18-85) (Ticketron).Sweet Charity \u2014 Minskoff; Debbie Allen est formidable dans la reprise de cette pièce classique de Neil Simon et Cy Coleman; billets disponibles (4-27-86) (Chargit).Commençant : Honky Tonk Nights \u2014 Biltmore (8-7-86); Me and my Girl \u2014 Marquis (8-10-86).Off-Broadway Spectacles remarquables Off-Broadway et les théâtres où ils sont présentés : Beehive, Top of the State; Buried Child, Bouwerie Lane; Electric Man, Actor's Playhouse; The Fantastlcks, Sullivan Street; Forbidden Broadway '86, Pols-son's; Goblin Market, Circle in the Square (centreville); The Golden Land, Second Avenue; Little Shop of Horrors, Or-P ho urn; Master Class, Roundabout; Nun sense.Cherry Lane; Olympus on my Mind, Lamb's; The Perfect Party, Playwrights Horizons; Personals.Minetta Lane; Sills and Company Lamb's; Today I am a Fountain Pen, Theatre 890; Vampire Lesbians of Sodom, Pro vin cet own Playhouse; Vienna: Lusthaus, Public.Arcand est en voie de battre tous les records an Le déclin de l'empire ™ américain, de Denys Arcand.est er.voie de battre tous les records du Box Office des films québécois.En six semaines d'exploitation, dans deux salles seulement, il a amassé $553 000, ce qui représente un peu plus de 100 000 entrées â $5.Le record du Box Office du cinéma québécois appartient au film Deux femmes en or, qui avait totalisé des recettes de $2 000 000 dans une vingtaine de salles, sur une période de un an et demi.La projection du Déclin de l'empire américain semble résister à tout, et même aux con-ditions climatiques.Beau temps, mauvais temps, les re- cettes demeurent les mêmes de semaine en semaine.Chaque scir, les salles sont combles, autant au cinéma Crémazie qu'au Longueuil, et des gens se voient refuser l'entrée.Déjà récipiendaire de trois prix, dont celui de la critique internationale au festival de Cannes 1986, de la presse italienne au festival de Taormina et le prix du meilleur film au festival de Sete, ce film a été sélectionné pour les festivals de Rio et de New York.il sera projeté à Sainte-Adèle à partir de la fin de semaine prochaine et à Hull à la fin du mois d'août.Sa sortie dans les villes de la province et à Québec est prévue pour le mois de septembre. LA PRESSE, MONTRÉAL.MARDI 5 AOÛT 1986 J 5 S- V 4 représentations seulement! ROBERT GOULET dans la production de Rodgers & Hammerstein de PRESENTE Dès ce soir pour une semaine seulement! mettant aussi en vedette CANDICE EARLEY MARDI 12 AOÛT AU VENDREDI 15 AOÛT 2OH0O CHAQUE SOIR Billets $35.50 - $29.50 - $24.50 - $19.50 En vente aux guichets de la Place des Arts et à tous les comptoirs Ticketron.LA COMEDIE MUSICALE DE BROADWAY GAGNANT DE7TONY AWARDS EVITA La compagnie de tournée nationale METTANT EN VEDETTE FLORENCE LACE Y REPRENANT SON RÔLE DE BROADWAY 8 REPRÉSENTATIONS Mardi 5 août au vendredi 8 août - 20h Samedi 9 août - 18h & 22h Dimanche 10 août - 14h30 & 19h30 Billets 35.50 - 29.50 - 24.50 - 19.50 en vente aux guichets de la Place des Arts et à tous les comptoirs Ticketron (+ frais de service) Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts Réservations téléphoniques f> M 842-2112.Frais du sen Redevance çjc 1 s sur tout billet de plus lie /v \u2022 DONALD K DONALD PRÉSENTE LA PRODUCTION DU \"PIGGERY\" DE MICHAEL FRAYN NOISES OFF \"NOISES OFF donne le ton à une nouvelle saison.Une production supportée par un impressionnant décor rotatif de deux niveaux et une distribution toute aussi impressionnante, formée principalement d'acteurs Montréalais démontrant de grands talents!.\" - THE GAZETTE, le 2 juillet '86 \"NOISES OFF est tout simplement une comédie aussi délirante qu originale, sans temps mort, interprétée par des acteurs extrêmement talentueux !.\" - THE SHERBROOKE RECORD, le 30 juin '86 POUR DEUX SEMAINES SEULEMENT ! 2 au 7 septembre Mardi, 2 septembre - Vendredi, S septembre - Samedi 6 septembre à 20H30 Jeudi, 4 septembre à 18 et 21H30 Samedi et dimandie: matinées à 14H Dimanche, 7 septembre à 19H30 mise en scène de: PERRY SCHNEIDERMAN conception des décors : JOHN DINNING conception des éclairages : BRUCE GiûûiNGS \"L'expression anglaise de Michael frayn est tellement hilarante qu'elle fait souhaiter aux critiques de n'avoir jamais employé le mot hilarant auparavant!.\" 5 _-Qive Bornes, NEW YORK POST; \"L'atmosphère créé est un mélange d'électricité, d'hilarité et rire jaune.la plus grande rigolade à » laquelle j'ai jamais assistée.jamais?jamais!.\" -John Simon, NEW YORK.\".la comédie la plus complexe jamais créée par l'esprit humain - et aussi une des plus drôle !.\" - -JockKroll, NEWSWEEK.\".prouve que cette comédie est une des plus pure forme de théâtre!.\" \u2014 Howard Kissel, Women's Wear Daily 9 au 14 septembre Mardi, 9 septembre au Samedi, 13 septembre à 20H30 Samedi et dimanche: matinées à 14H Dimanche, 14 septembre à 19H30 Billets maintenant disponibles Spectacles sur semaine et dimanche : 15.50$ Vendredi et samedi : 17.50$ Motinees: 12.50$ 1 I B 6 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 5 AOÛT 1986 CLOTURE DU PREMIER FESTIVAL DE FILMS SOVIÉTIQUES en langue française ' DERNIERE SEMAINE POUR LES HORAIRES VEUILLEZ CONSULTER LA PAGE: «QUOI FAIRE» MARDI 5 AOÛT! 1 h> NOUS SOMMES DU JAZZ 3 h: ANNA KARÉNINE 6 h 30: ANUTA et L'EN**! 8 h 30< UN AMOUR DU TEMPS DC GUERRE.PLACE DU PARC 3575 MduWC un v» un v Adultes-Adolescents M.i.mil $6.00 Enfants.\u2014 \u2022 tu $5.60 Âge ftr.42.60 .$2.60 r A IMPÉRIAL ® ÎHX Le PARISIEN © 480 STE CATHERINE O 888 3858 IB INiliRDITS , DU MONDE n\u201e un film de Chantai Lasbats LSaL Les trottoirs de Pigalle sa faune, ses copains et sa \"neige\" ELYSÉE 35 MUJON 842 80S3 | ..l) (14 ana) 2a lltm QUELLE AFFAIRE CINÉ-PARC ST-HILAIRE Roula 20 (Sorti* 115 ) 467-3209 A l ATTAQUE.PLEIN GAZ (G) 2* lllm.LA PREMIERE AVENTURE DE SHERLOCK HOLMES_ POLTERGEIST NO.2 (».l.) (14 ans) 2* lllm.YOUNOBLOOD Samedi 6 sept.20h00 Forum de Montréal Billets 19.50$ 6* 15.\"»0 en vente aux guichets du Forum et à tous les comptoirs Ticketron i ?frais de service) ({S PnilDUCMONS OONAIU « UONAll) EN LUUABURAIION MEC REGENT INTERNATIONA.TOURS BV PRESENT NI IE MICHAEL LINMI MICHAI1 EDGlU PROOUCTIUN OE TORVILI t, DE A I f PARIS MINUIT f/sr/wi ovcmiMârautcA'S '\u2022,\"!\" >' i,!-/'.'M! CRU DU PUBLIC un lilm œ FREDERIC ANDREI 1 vedene ou dim DIVA I U.' ' -i i i.i .sil i ta 70 WW.- t-,r*- - Lalssez-pasaer «t coupon* refusés (en 70 mm Dolby au Alexis-Nihon) A raffles* oui Plara Alens Ninon.Square Décane, Astre et ane-parc bt-Eustnch* GREGORY HINES SAUVE [El qŒpeùt À L'OCCASION DU FESTIVAL D'ÉTÉ DE LANAUDIERE la presse VIA Rail Canada INVITENT 100 PERSONNES À SE JOINDRE AUX NOMBREUX VOYAGEURS DU TRAIN SPÉCIAL DE VIA RAIL* POUR ASSISTER AU CONCERT DE RENATA SCOTTO, SOPRANO, «.'\"S1 \u2022 -.-¦J 1 vas* , -»' s ¦ re ! *.-»i -«* \u2022 -t 4 \"-SV i -1\" i: ACCOMPAGNÉE DE L'ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE QUÉBEC, LE «JEUDI 21 AOÛT, À 20 H 30, À LA CATHÉDRALE DE «JOLIETTEiÊ vbw«3ic3im fhançahb RUNNING SCARED Aux EMmL 8fos»ard.Astre.Paradis «t aux dnaV-parca Odeon, Chéteauouay \u2022t St Eustache Le train spécial de VIA Rail Canada conduira k» 50 roupies gagnants S la gara de Joliette.aflarwatM mmm m afcaWj*aaa mttm m forStt£m~R*Sciina: 12 h 45.15 h.17 h.19 h 15.21 h 25.PLAZA ALEXIS-NIHON (3).« About last Night »: 12 h 45.15 h.17 h.19 h 15.21 h 30.RIO (1): «Une jeune veuve en extase».« Refinements ».«Barnabe au service de ces domes ».ST-DENIS (2): «la couleur pourpre»; 12 h 05.15 h.18 h.21 h.ST-DENIS (3): «le maître du jeu»; 13 h 10.16 h 20.19 h 30 «Créature»; 14 h 30.17 h 45.20 h 55.VERSAILLES (1): « lo clochard do BH .19 h 20.21 h 20 VERSAILLES (2): «Top Gun v.f».19 h 15.21 h 25 YORK: « Ferns Bueller's Day Off »: 13 h 15.15h 15.17h 15.19h 15.21 hlS.LCÏNÉ-PABCS\u2014 CINÉ-PARC DOLLARD (1): «Allons».« The Man with one Red Shoe*: 19 h 30.CINÉ-PARC DOLLARD (2): .Flight of the Navigator».«Baby»: 19 h 30.CINÉ-PARC DOLLARD (3).«Maximum Overdrive ».« Young Sherlock Holmes \u2022: 19 h 30 CINE-PARC DOLLARD (4): «Club Paradise*.« Spies like us \u2022: 19 h 30.CINÉ-PARC ODÉON (11 (Transe onod.en -ne.sortie Saint-Bruno (98): «Cobra».«Drôles d'espions».«Pôle Rider».CINÉ-PARC ODÉON (2): « Sauve qui peut ».« Chiens de guerre ».« Break danseur de rue ».CINÉ-PARC BOUCHER VILLE (1) (Trans- canodienne.sortie 95): « Moment de vérité 11».«Aigle de fer».«Stormon».CINÉ-PARC BOUCHER VILLE (2): « Coeur circuit».« Runaway l'évadé du futur».« le dernier wagon ».CINÉ-PARC CHATEAUGUAY (1 ) (4 milles du pont Mercier, vers Choteauguayl «Coeur circuit».« Runaway l'évadé du futur», «le derrver wagon ».CINE PARC CHATEAUGUAY (2): «Cobra ».« Quelle affaire ».« Pole Rider ».CINÉ-PARC CHATEAUGUAY (3): .Sauve qui peut», «les chiens do guerre» « Break donseur de rue».CINE-PARC LAVAL (1) (autoroute des laurentides, sortie 14): «Coeur circuit».« Runaway l'évadé du futur», «le dernier wogon ».CINE-PARC LAVAI (2): «Retour vers le futur ».« Créature de rêve ».« Stick le justicier de Miami ».CINÉ-PARC LAVAL (3): « Police Acode-my III».«Police Academy II».«Police Academy I ».CINÉ-PARC LAVAL (4).« Moment de vérité Il ».« Vampire vous avez dit vampire», o Stormon » CINE-PARC VAUDREUIL (1) (Transcanadienne vers Toronto, sortie 2): «Momeni de vérité II ».« Vampire vous avez dit vampire».«Stormon».CINE-PARC VAUDREUIL (2): « Coeur circuit».« Runaway l'évadé du futur», «le dernier wogon ».Cl NE-PARC SAINT-JÉRÔME (1) (Autoroute des laurentides, sortie 44): «Cobra».«Target».«Quelle affaire».CINÉ-PARC SAINT-JÉRÔME (2)i « Coeur circuit».« Runaway l'évadé du futur».« le dernier wagon » CINÉ-PARC SAINT-EUSTACHE 11): «Cobra» «Target».«Pôle rider».CINE-PARC SAINT-EUSTACHE (2): «Sauve qui peut», «les chiens de guerre».«Break danseur de rue».CINÉ-PARC SAINT-EUSTACHE (3): «2 super flics de Miami».«Toby».« Elvis Gf otton ».CINÉ-PARC SAINT-EUSTACHE (4)i «À l'attaque plein gaz ».«Première aventure de Sherlock Holmes».«Rose bonbon».CINÉ-PARC SAINT-EUSTACHE (S|i « Howard me Duck».« legend*, «lost Star-fighter ».CINÉ-PARC REPENTIGNY (1): .Moment de vérité II ».« Aigle de fer ».« Stormon ».CINÉ-PARC REPENTIGNY (2): « Cobra ».«Quelle affaire».«Pale rider».CINÉ-PARC SAINT-HILAIRE (1): «À I attaque plein gaz ».« Première aventure de Sherlock Holmes».«Rose bonbon».CINÉ-PARC SAINT-HILAIRE (2): « Polier-geisl II».«Youngblood».EGLISE DU VILLAGE CANADIEN MOORE (Rawdon) \u2014 Lucille Brais.harpiste el Quatuor de flûtes traversières linos ; 20 h 30.CENTRE D'ARTS D'ORFORD (Autoroute des Contons de l'Est, sortie 118) \u2014 Salle Gilles-lefebvre : Jean Soulnier.pianiste.Oeuvres de Boch, Beethoven.Scriobine et Schumonn : 20 h.LniÉÂTRR COUR INTÉRIEURE DE L'ÉCOLE NATIONALE DE THÉÂTRE: (5030, St-Denis) \u2014 «Donut».de Jean-François Coron.Du lun.au sam., 20 h 30.CAFÉ-THÉÂTRE QUARTIER LATIN (4303, St-Denis) \u2014 «Et pis là.là, hein», de Lisa de Silvo: 20 h 30.sauf lun.et mer LE PUZZLES: (333, Prince-Arthur) \u2014 «Anglo» (revue musicale).Du mar.au dim., 20 h 30.LE REINE ELIZABETH (Salle Arthur) \u2014 \u2022 IRMA IA DOUCE» Production de la Belle époque.Du mer.ou dim., 21 h.Sam., 19 h 30, 22 h 30 Dim.20 h.THÉÂTRE SAINT-LAURENT \u2014 (île Charron, 514-651-5250 \u2014 «le retour du colonel», de Bricaire et lasaygues Du mar.ou ven.20 h 30 Som., 19 h, 22 h 30.Jusqu'au 23 août THÉÂTRE LA GRANGERIT (5475.St-Martin.lavol.669-2567) \u2014 «lo fille sur la bonquelte arrière» de Bernard Stade, mise en scène Sylvie lemoy.Ven.el dim.: 20 h Sam.: 17 h et 21 h.LA RELEVE  MICHAUDi (St-Mathieu-de-Beloeil, transcanadienno, sortie 105, 514-464-0089) \u2014 «le porte-monnaie», de Marie-Thérèse Quinton.Du mar.au ven.21 h.Som., 19 h, 22 h 30.THÉÂTRE ZOOPSIEi (10 Ontario O 844-51281 \u2014 Montréal, série noire, plus une visite historique en autobus dans les rues de Montréal.Du mer., ou sam.départ à 18 h ou Carré Dominion.THÉÂTRE D'ÉTÉ DE BELOEIl: (Beloeil.464-4772) \u2014 «Reloxe Max relaxe», de Yvon Brochu.Du mer., au ven.: 20 h 30.Som 19 h el 22 h Lpour eneants.MUSÉE FERROVIAIRE CANADIEN (St-Constontl \u2014 « Si le train pouvait parler ».Création du Théâtre de l'Avant-Pays ; 14 h U/ARiÉTÊ PLACE DES ARTS: (Salle Wilfrid- Pelletier) \u2014 «Evita» Avec Florence locey: 20 h.LA RONDE: \u2014 loverboy: 21 h.CAFÉ CAMPUS (3315.Chemin de la Roi-no-Marie) \u2014 les meilleurs hits des années '70: 21 h.LE PIERROT: (114 e.St-Paul) \u2014 Robert Bourgeois et Janic lindsay; 20 h.JAZZ-BAR 2080; (2080, Clark) \u2014 Jazz live.LA LICORNE: (2075 St-Lourent) \u2014 Yves Raymond.Du mer.au sam., 21 h.CLUB DES ANTILLES: (901 o .Jean-Talon) \u2014 Groupe.Actuellement: Jeu., ven., sam., à compter de 21 h.CHECKERS: (4514.Av.du Parc) \u2014 Floyd Patterson et the Knockouts: à compter de 21 h.CENTRE SHERATON: (1201 o .Dorchester] \u2014 la Croisette: Jacques Ouellet; du dim., au ven., de 18 h à 23 h.L'IMPROMPTU: Gérard Lambert Du lun.au sam., do 21 h a 2 h.LE POINT DE VUE: Suzanne Berthiaume: du lun .du dim le Boulevard: Trio de Denis Boivin: sam., de 20 h à minuit.LE CAF'CONC: (Chàteou Chomploin) \u2014 \u2022 Panache», ovec Barbara Portes.Du lun.au ven .de 21 h à 23 h.Sam., 20 h 30, 22 h 30.minuit 30.LE GRAND HÔTEL: (777 University) -] Quoiuor Katn.Du mar.au dim., de 21 h à 2 h.LA DILIGENCE: (Diner-théàtre le Stage, 7385.boul.Décanel -\u2014 «Ain't Misbeho-vin», do Fots Waller Du |eu.au sam., 20 h 45 THÉÂTRE MOLSON: (St-Chorles-sur-Ri-chelieu) \u2014 Robert Charlebois 20% «60% de rabais Confectionnez vos plus belles créations avec nos tissus printemps-été à prix ordinaire! 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