La presse, 22 août 1986, C. L'économie
[" L'ÉCONOMIE \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 22 AOÛT 1986 Un front commun montréalais réclame le contrat du CF-18 I Ottawa doit tenir ses pro-messes et accorder le mois prochain le contrat d'entretien des avions de chasse CF-18 au consortium Canadair-CAE et non à Bristol Aerospace, de Winnipeg, du groupe américain Litton.Il serait « inacceptable » que Montréal perde ce contrat ou qu'Ottawa décide de le partager en deux.LAURIIR CLQUTIIR Un front commun de leaders de Montréal \u2014soit du Bureau de commerce (Board of Trade), Chambre de commerce, ingénieurs du Québec, la ville de Saint-Laurent (et son maire, Marcel Laurin), la ville de Montréal, la Communauté urbaine de Montréal (CUM) et les universitaires du Québec\u2014 estime qu'Ottawa doit choisir Canadair-CAE.Parmi les raisons avancées pour ce choix, on note que Montréal n'a pas obtenu les retombées économiques promises par l'ex-ministre Marc Lalon-de lors du contrat de fabrication des CF-18 et que les ministres fédéraux, dont Robert de Cotret, se sont engagés lors du Sommet de Montréal à faire de la région la plaque tournante de l'aérospatiale au Canada.L'auto en Ontario, l'avion à Montréal Yvon Lamarre, président du comité exécutif de la ville de Montréal, a ajouté hier en conférence de presse qu'à l'heure où Ottawa « est en train de consolider l'industrie de l'automobile en Ontario, il est normal et très important qu'il concentre l'aérospatiale au Québec ».Lors de la vente de Canadair à Bombardier lundi dernier, Robert de Cotret a précisé que la décision sur les CF-18 ne viendrait pas avant le mois prochain.Avec notamment Michel Côté, il devrait affronter l'opposition de ses collègues Barbara MacDou-gall Don Mazankowski et Michael Wilson qui préféreraient octroyer le contrat ou le partager avec Bristol Aerospace ou même IMP, de Toronto et Halifax.6 000 emplois/année Bristol menacerait de congédier I 000 employés si elle n'obtient pas le contrat de $1,2 milliard sur 20 ans, permettant de créer 300 nouveaux emplois, soit 6 000 emplois/année d'ici à l'an 2006.Il ne s'agit pas de changer l'huile et les pneus des CF-18, précise Yvon Marcoux, président de la Chambre de commerce de Montréal, mais de maintenir et d'améliorer la technologie de pointe des systèmes de contrôle et de communications des avions de chasse.Le contrat implique des transferts de haute technologie.Le Québec, avec 27 000 emplois dans le secteur, accapare 51 p.cent de l'industrie aérospatiale du Canada, contre 41 p.cent pour l'Ontario.La région offre non seulement à Ottawa la base technologique nécessaire et la main d'oeuvre qualifiée mais aussi des milieux universitaires qui collaborent activement avec l'aérospatiale.Manon Vcnnat, présidente du Board of Trade, souligne qu'Ottawa «a la responsabilité d'accorder le contrat des CF-18 au consortium qui donnera le plus de retombées économiques au Canada.Il doit aussi corriger l'absence de sous-traitance au Québec lors du contrat de fabrication des CF-18.La décision d'Ottawa a été reportée d'avril à juin, puis à septembre, rappelle Yvon Marcoux, peut-être à cause de considérations politiques, mais «ce qui devrait primer, c'est la base technologique, la main-d'œuvre et les universités.Canadair reste la seule à construire des réac-tés ».Avec Michel Hamelin, président du comité exécutif de la CUM, Yvon Marcoux affirme que partager le contrat nuirait au Canada parce que ça l'affai-blierait face aux concurrents mondiaux.Par son front commun, Montréal fait un ultime effort mais la région n'a pas l'intention de « lâcher » d'ici à l'obtention du contrat.Le commerce extérieur canadien enregistre un déficit record m Depuis le debut de 1985 les \u2014 exportations canadiennes de marchandises ont baisse de $300 millions (de $29,7 milliards a $29,4 milliards) alors que les importations ont augmente de $2,8 milliards (de $24,2 milliards à $27,0 milliards), au point que le premier trimestre de 1986 a amené, au niveau des échanges de biens et de services, le déficit trimestriel le plus élevé jamais enregistré, soit $2,9 milliards.JEAN POULAIN Entre le premier trimestre 1985 et le premier trimestre 1986 le solde (l'excédent) de nos échanges de marchandises avec l'étranger a baissé de plus de moitié, passant de $5487000000 à $2520000000 (3e colonne du tableau).Ces résulats semblent indiquer que notre dollar est surévalué par rapport à la devise américaine (notre principal partenaire commercial), puisque nous importons de plus en plus (c'est-à-dire que nous trouvons les prix étrangers bas) et nous exportons de moins en moins (nos clients de l'extérieur trouvent nos prix trop élevés).Ce qui est valable pour les échanges de marchandises \u2014où nous perdons du terrain\u2014 l'est aussi pour les échanges de services.Il s'agit de versements de dividendes, d'intérêt sur emprunts, de dépenses de tourisme à l'étranger, de transport maritime international, d'assurances, de commissions bancaires, etc.pour lesquels le Canada est largement déficitaire depuis toujours.Mais la tendance s'accentue: ce déficit des « invisibles » est passé, sur base annuelle, de $17,3 milliards en 1983 à $19.2 milliards en 1984 et à $21.4 milliards en 1985.Pour que le solde de la balance ÉVOLUTION DU COMMERCE EXTÉRIEUR DU CANADA (en millions de dollars) \tExportations\tImportations\tSolde des échanges\t \tde marchand.\tde marchand.\tsur marchand.\tsur cpte cri.1980\t76 680\t67 903\t8 778\t-2 313 1981\t84157\t77140\t7 017\t-7 577 1982\t84 560\t66 739\t17 822\t1 293 1983\t90 702\t73 054\t17 648\t907 1984\t112 218\t91 492\t20 726\t1 617 1985-1\t29 662\t24175\t5 487\t154 \u2022Il\t29 759\t25 280\t4 479\t- 466 -III\t29 678\t26184\t3 494\t-1 820 -IV\t31 158\t27143\t4 014\t-1 554 1986-1\t30 408\t27 888\t2 520\tn.d.1986-11\t29 363\t27 028\t2 335\tn.d.Tous les chiffres sont desaisonnalises * Lea données sur le solde entre les exportations et les importations de biens et services (balance du compte courant) sont tirés de la Revue de la Banque du Canada, juillet 1986, Comptes nationaux.Toutes les autres données proviennent de Statistique Canada et ont été établis sur la base de la balance des paiement».du Canada au niveau de ces échanges commerciaux de biens et services soit positif, c'est-à-dire à l'avantage du Canada, il faut que le surplus canadien dans le échanges de marchandises soit supérieur au déficit canadien dans les échanges de services.Or cette balance globale est déficitaire de $3,7 milliards en I985, ce qui implique que le surplus des échanges de marchandises \u2014$17,7 milliards\u2014 est inférieur au déficit de $21,4 milliards dans les services.Comme le montre le tableau ci-contre, les données disponibles sur les cinq derniers trimestres indiquent que l'aggravation continue est surtout imputable aux échanges de marchandises.Ainsi le premier trimestre de 1985 avait donné lieu à un surplus commercial de $5487000000, pour s'amenuiser graduellement par la suite et s'établir à $2520000000 douze mois plus tard (premier trimes- tre 1986), et à $2335000000 au deuxième trimestre.Selon Statistique Canada, la diminution de l'excédent du commerce des marchandises pour le premier trimestre 1986 était due à une baisse de 3 p.cent des exportations et à une hausse do 2 p.cent des importations.Sous-jacent à ces mouvement-s,explique l'agence fédérale, le dollar canadien a atteint un creux record au début de février.En fait le dollar canadien a poursuivi une baisse presque ininterrompue depuis le début de la récession.Selon la Revue de la Banque du Canada le taux quotidien de clôture pour l'année 1981 était en moyenne de $1,1855 pour $1 américain (soit 84,35 cents américains pour $1 canadien), pour monter a $1.2288 en 1982 puis $1.2444 en 1983.$1.3217 en 1984 (75,66 cents américains pour $1 canadien) et $1,3983 en 1985(71,52 cents).En février 1986 la moyenne du mois était montée à $1.4215 soit 70,35 cents américains pour $1 canadien.L'économie américaine Si les Canadiens augmentent leurs achats de biens importés quand leur économie est en croissance, ils ne peuvent par contre pas beaucoup influer sur les dépenses de consommation des pays à qui ils vendent leurs marchandises.Quand l'économie américaine fonctionne au ralenti, comme c'est le cas actuellement, ses importations du Canada (nos exportations) ralentissent leur croissance.C'est ce qui explique que nos exportations ont marqué le pas, ou reculé, depuis le début de 1985, tandis que nos importations ont continué de croître, au rythme de l'activité intérieure.Inversement, la récession de 1982 a été marquée au Canada par une contraction très marquée de ses importations qui ont baissé de plus de $10 milliards en un an, passant de $77 140000000 en 1981 a $66739000000 en 1982.Dans le même temps nos exportations se sont maintenues à $84 milliards, les Etats-Unis étant déjà sortis de la crise (ce qui nous a permis de bénéficier d'un excédent record de $10,8 milliards dans nos échanges de biens et services cette année-là.Les bénéfices d'Hydro font une chute de 35 % ma La faiblesse du dollar ca-™ nadien et la perte du taux de change font que les bénéfices d'Hydro-Québec continuent de chuter de façon dramatique.De $174 nil lions en 1985, le revenu net d'Hydro a baissé à $113 millions pour les six premiers mois de cette année, une baisse de de 35 p.cent.PIERRE VENNAT Les chiffres dévoilés par la société d'Etat hier démontrent que pour les six premiers mois de 1986, Hydro-Québec a enregistré un bénéfice net inférieur de $61 millions à ce qu'il avait été pour la même période en 1985.Pourtant 1985 avait constitué une fort mauvaise année pour Hydro-Québec qui, pour la première fois depuis 1980, n'avait pu verser aucun dividende au gouvernement du Québec.Le bénéfice net d'Hydro-Québec avait en effet chuté dramatiquement de près de $100 millions en 1985.par rapport à 1984.Si la tendance actuelle se maintient, il se pourrait que cette année, le bénéfice net d'Hydro-Quebec soit de $200 millions inférieur à celui de 1984.lorsque Hydro-Québec avait réussi à verser des dividendes de $156 millions au gouvernement québécois.Hier, les porte-paroles d'Hydro-Québec ont expliqué la mauvaise performance de la société par l'augmentation des coûts d'intérêt et par la perte au change causée par la faiblesse du dollar canadien.En effet, les revenus globaux d'Hydro-Québec ont néanmoins augmenté de 6,2 p.cent durant cette période, pour atteindre $2.425 milliards.Quant aux dépenses proprement dites, elles n'ont augmenté que de 3,7 p.cent durant cette période.Elles ont toutefois atteint le milliard de dollars, passant de $980 millions à $1.016 milliard.Les ventes totales d'électricité ont atteint 73 milliards de kilowattheures pour le semestre, tandis que les ventes d'électricité régulière au Québec ont progressé de 4,9 p.cent, poour atteindre 53,2 milliards de kilowattheures.Les ventes à l'exportation ont grimpe de 11 p.cent par rapport à la période correspondante l'an dernier, ce qui s'explique surtout par l'accroissement des livraison aux Etats-Unis.Hydro-Québec a exporté 12,4 milliards de kilowattheures aux Etats-Unis durant les six premiers mois de l'année.Les dépenses d'intérêt et la perte de change ont grimpe de $1,129 milliard au premier semestre de 1985 a $1.296 milliard cette année.La dépréciation du dollar canadien par rapport aux monnaies étrangères a fait gonfler les dépenses d'intérêt de 10,1 p.cent, soit $103 millions de plus que l'an dernier.Elle a également entraîné une augmentation de $64 millions de la perte de change, une hausse de 55 p.cent.Gulf se retire de la mer de Beaufort m EDMONTON (PC) \u2014 La ™ société Gulf Canada a décidé de se retirer de l'exploitation du pétrole dans la mer de Beau-fort, dans l'Arctique, une décision qui fera perdre leur emploi a quelque 750 travailleurs et forcera la société à remiser des équipements d'une valeur de $627 millions.Gulf était la dernière société pétrolière d'importance à continuer ses activités dans la région.Elle a motivé sa décision par les faibles prix du pétrole et la mauvaise situation économique en général.La décision a été prise mercredi et on s'attend à ce que tous les chantiers aient cessé leurs opérations au début du mois de novembre.Gulf avait découvert d'intéressantes réserves de pétrole à Amauligak il y a quelques mois et devait y entreprendre un programme de forage de $140 à $180 millions au cours de l'hiver.Le vice-président à la production de la compagnie.Dan Mo-tyka, a affirmé que Gulf n'avait plus le choix que de stopper ces explorations, en raison des coûts élevés des travaux et de la baisse des investissements pétroliers.La Ferme St-Laurent passerait à une coopérative de Rimouski À STE-ANNE-DE-BELLEVUE Spar créera 280 nouveaux postes ¦Le gouvernement canadien a décidé d'accorder une aide de $89 millions sur cinq ans à la société publique Spar Aérospatiale pour lui permettre de produire une nouvelle génération de satellites de communication concurrentiels sur le marché mondial, a annoncé hier le ministère canadien des Télécommunications.Ce programme, précise de son coté la société Spar, qui fabrique le bras de la navette spatiale américaine (Canadarm), permettra la création d'au moins 280 postes au sein de sa division des SPAR systèmes de satellites située à Sainte-Anne-de-Bellevue, dans la banlieue de Montréal.Cette division a déjà réalisé les satellites de la série Anik D pour Télé-sat Canada et les deux satellites Brasilsat.\u2014 AFP I C'est cet après-midi que ™ l'on sera fixé sur l'avenir de la laiterie La Ferme Saint-Laurent, qui a dû récemment retirer des tablettes ses contenants de lait en raison de la présence anormale de colliformes dans certains échantillons.Les quelque 250 laitiers propriétaires de la laiterie devaient se prononcer en assemblée spéciale hier soir sur la vente de l'entreprise à la coopérative Pur-del, de Rimouski.Menée par le directeur-général de Purdel, M.Denis Cassista, la transaction aurait été conclue mercredi.Selon les informations disponibles hier soir, Purdel aurait versé $12 millions pour acheter la laiterie de Saint-Laurent.Et pour résoudre les problèmes immédiats de salubrité de La Ferme, la coopérative agro-alimentaire se serait engagé à y investir $3 millions.La transaction permettrait à Purdel d'étendre ses activités au marché montréalais.Le ministre québécois de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Pêcheries, M.Michel Page, doit tenir aujourd'hui à Montréal une conférence de presse au cours de laquelle devraient être rendus publics les détails de la transaction.Rappelons que La Ferme Saint-Laurent a un chiffre d'affaires annuel de $75 millions.Purdel, de son côté, en a un de $250 millions.Ses activités sont concentrés dans le Bas Saint-Laurent et dans la région de Québec.\u2014 Selon PC Dans le champ pétrolier d'Amauligag, un forage avait permis d'atteindre un réservoir donnant près de 16 000 barils par jour.Melvin Belli dénonce la « fourberie » des compagnies d'assurance m EDMONTON (PC) - Le \u2014 vacarme fait autour des forts montants qu'adjugent les tribunaux pour responsabilité et qui a entraîné une hausse impressionnante des primes d'assurance aux Etats-Unis et au Canada est en réalité une fourberie des assureurs, affirme un avocat de réputation internationale.Me Melvin Belli.C'est intentionnellement, a-t-il dit, que les compagnies d'assurance ont fabriqué cette supercherie dans une tentative d'imposer une limite aux montants de compensation afin de pouvoir couvrir les pertes qu'elles ont subies dans de mauvais investissements.«Ces sales entreprises se préparaient carrément à berner et à voler les citoyens.L'assurance est le commerce le plus fructueux du monde», a déclaré M.Belli au cours d'une interview.L'avocat, qui se trouvait à Edmonton pour prendre la parole devant l'Association canadienne du Barreau, a dit que les gouvernements devraient prendre les compagnies d'assurance en main si jamais elles ne peuvent plus fournir une protection adéquate.L'avocat de 79 ans juge que, durant 53 ans de pratique du droit, il a gagné plus de $100 millions pour des milliers de clients.Parmi ses clients, il y a eu lack Ruby, Mae West.Lenny Bruce et les Rolling Stones.Le gouvernement ontarien vient en aide aux caisses d'économie m TORONTO (PC) \u2014 Le gou-™ vernement ontarien créera un fonds spécial de $50 millions en vue d'aider les caisses d'économie (credit unions) en difficultés financières, a annoncé hier le ministre des Institutions financières.Monte Kwinter.Il a rendu public les données CANADIEN +4/100 71,97 du rapport d'un comité d'étude réclamant l'établissement de ce fonds auprès duquel les caisses d'économie pourraient emprunter à faible taux d'intérêt \u2014deux p.cent au-dessous du taux courant\u2014 pour améliorer leur situation.Le ministre a toutefois affirmé que ces crédits \u2014sous forme de marges créées par la province\u2014 ne seront pas tout simplement distribués sur demande.Les caisses en difficultés seront soumises à une enquête complète de la part du gouvernement et devront présenter un plan de relance pour rétablir leur crédit.M.Kwinter a ajouté que les caisses qui seront incapables de persuader le gouvernement qu'elles peuvent survivre devront fermer leurs portes ou fusionner avec des établissements mieux nantis.« Avant d'avancer toute aide, nous devrons nous assurer que le plan de relance d'une caisse est rationnel.Nous n'offrirons aucune aide à celles qui ne sont pas rentables.» On estime qu'environ 10 p.cent des quelque 800 caisses d'économie ontariennes connaissent des difficultés, ayant accumulé des pertes d'environ $80 millions.' l ÉCONO-FLASHES C 2 IA PRESSE.MONTRÉAL, VENDREDI 22 AOÛT 1986 AVEC UN PROGRAMME D'INTÉRESSEMENT DES EMPLOYES Sodisco lance pour $15 millions d'actions admissibles au REA ¦I Le grossiste en quincaillerie ™ Sodisco émettra pour $15 millions d'actions admissibles au RÊA (épargne-actions) pour moderniser son équipement, agrandir ses bureaux et ses entrepôts mais aussi pour développer de nouveaux marchés et réaliser de nouvelles acquisitions, tant au Québec qu'à l'extérieur.LAURI1R CLOUTI1R Actuellement Sodisco approvisionne les 250 quincailleries Unitotal et est propriétaire à 50 p.cent de BMR, qui, elle, approvisionne 80 centres de matériaux.Mais le président de l'entreprise de Victoriaville, Michel Auger, souligne qu'il vise avant tout, avec les nouvelles actions, à vraiment impliquer ses cadres et employés.L'émission porte sur 20 p.cent du capital-actions.L'entreprise financera les achats d'actions par les employés pendant deux ans sans intérêt.Ces actions sont déductibles d'impôt à 100 p.cent pour les employés contre 75 p.cent pour le public.Sodisco paiera aussi les frais annuels de S75 ou $100 de comptes REA pendant trois ans.Elle donnera également $100 aux employés se portant acquéreurs d'actions.Les cinq vice-présidents de l'entreprise se verront octroyer des options pour cinq ans, au prix de l'émission, soit environ $6.75.Résultats financiers Au cours de l'exercice terminé le 31 juillet dernier, les ventes atteignaient $114 millions, contre $96 millions l'an passé, et les profits, environ $5 millions.Les ventes ont presque doublé en trois ans.La dette à long terme se limite à $1,4 million.L'apport des 50 p.cent de BMR ne s'est pas encore fait sentir.Mais Michel Auger estime qu'après la réorganisation du groupe et avec la nouvelle direction, BMR offre un « fort potentiel » pour l'année en cours.BMR stagne depuis trois ou quatre ans et Michel Auger veut lui donner un nouvel élan, un peu à l'exemple de Sodisco qui connaît une croissance de 25 p.cent depuis cinq ans.Avec BMR, Sodisco forme un groupe diversifié de $200 mil- lions de ventes et Michel Auger prévoit $250 millions dans environ deux ans.Devenir une compagnie inscrite à la Bourse signifie tout un changement pour Sodisco, fondée par la famille Auger il y a trois générations et toujours contrôlée è 100 p.cent par elle depuis 1882.Apres les acquisitions des grossistes Létourncau et Hardware Imports, Sodisco occupe le îième rang dans la distribution de quincaillerie au Canada, derrière Home Hardware et Ro-Na.$7 MILLIONS ADMISSIBLES AU RÉA La firme de génie-conseil ADS fait appel à l'épargne Capital MamA'ic | Société do C.lpltill ManuVie Inc.Avis de Dividende Les administrateurs de la SOCIÉTÉ DE CAPITAL MANUVIE INC.ont déclaré un dividende trimestriel de 0,4531 S par action sur les actions privilégiées de premier rang rachetables au gré du détenteur ou au gré de la société, à dividende cumulatif de 7,25 %, série A, payable le 30 septembre 1986 pour la période qui se termine à cette date aux détenteurs inscrits à la date de clôture des registres le 15 septembre 1986.FAIT à Toronto.Canada, le 21 août 1986.J.H.Bennett Vice-président et secrétaire-trésorier mm La maison québécoise de \u2014 génie-conseil ADS (pour Angers, Drouin et Simard) vient de lancer une émission de $7 millions, admissible au Régime d'épargne-actions du Québec.CLAUP1 PICH1R_ Les nouvelles actions, qui donneront droit à une déduction de 100 p.cent, coûtent $5 l'unité, ce qui est relativement cher, admettent les autorités de la compagnie.La valeur aux livres de l'action est en effet trois fois moins élevée.« Il faut miser sur le potentiel de croissance de la compagnie », rétorque l'ingénieur Paul Drouin, président et chef des opérations de la société.ADS, c'est un fait, a connu une croissance spectaculaire depuis sa fondation en 1977.Partie d'une poignée d'associés, la compagnie emploie maintenent quelque 250 personnes, et son chiffre d'affaires frise les $17 millions en 1986, soit trois fois plus qu'il y a trois ans.On prévoit $20 millions l'an prochain.Le bénéfice net de la société se situe à $2 millions.La majorité des revenus est tirée du secteur ingénierie-construction, mais la direction s'applique, depuis deux ans en particulier, à développer le secteur haute technologie.Ce dernier ne représentait que 0.5 p.cent du chiffres d'affaires en 1984, contre près de 9 p.cent l'an dernier et plus de 16 p.cent cette année.La société, dont le siège social est à Quebec, est encore relativement peu connue à Montréal, bien que son bureau montréalais devrait, selon les prévisions des dirigeants, devenir le plus important du réseau ADS d'ici deux ans.La société domine quelque 35 sociétés affiliées, situées partout au Ouébec et spécialisées dans de nombreuses disciplines (de l'informatique à la technologie subaquatique, en passant par la biotechnologie et le gestion des espaces).En matière d'économie d'énergie dans les secteurs industriel, commercial et institutionnel, ADS est devenue un des leaders québécois, et elle envisage une percée sur la scène internationale.Des pourparlers sont notamment en cours avec des clients potentiels en Belgique, en Hollande, aux États-Unis, à Singapour, à Hong-Kong.ADS est d'ailleurs un des principaux partenaires dans Éconoler, société formée avec Nouveler (filiale d'Hydro-Québec) pour la commercialisation des programmes intégrés de gestion énergétiques.Parmi ses spécialités, il convient de noter la conception et la réalisation de projets « clés en mains », ainsi que le développement d'un remarquable programme d'économie d'énergie, où le client ne paie rien! Les appareils destinés à économiser l'énergie sont en effet intallés gratuitement par ADS, qui tire son profit à même les sommes économisées par le client.Le preneur ferme de l'émission d'ADS est la maison montréalaise McNeil, Mantha.Dalmys prévoit ouvrir une trentaine de nouvelles boutiques ma Le président de la chaîne de R* magasins pour dames Dalmys, Fred Perlman, a annoncé hier que son entreprise allait poursuivre son plan d'expansion aux États-Unis et ouvrir «dans un avenir prévisible» de 24 à 30 boutiques.Cette chaîne exploite les boutiques Dalmys, Gazebo, Antels, Cactus, P3.Actuellement, la compagnie, qui est solidement implanté au Canada, a ouvert six boutiques aux Etats-Unis.Au Canada et aux Etats-Unis, il prévoit ouvrir cette année 21 nouveaux ma-gaisns et en fermer cinq.L'an prochain: on parle d'une possibilité de 20 autres magasins.Le dernier exercice financier de l'entreprise a permis de déclarer un bénéfice net de $2,7 millions, sur un volume d'affaires de $131 millions.Il s'agit d'une meilleure performance que lors de l'exercice précédent qui s'était soldé par un déficit de $2 millions.Première émission d'actions de l'Auberge des Seigneurs mm Le conseil de l'Auberge des ™ Seigneurs, entreprise qui exploite un complexe hôtelier et récréatif à Saint-Hyacinthe, a approuvé le dépôt d'un prospec- tus auprès de la Commission des valeurs mobilières du Québec en vue d'une première émission publique de I 600 000 actions ordinaires au prix de $5 l'action.@ Canada Packers Inc.Avis de dividende Un dividende trimestriel de 95 cents l'action déclaré pour les actions ordinaires en circulation delà Corporation sera verse le 1 octobre 1986 aux actionnaires inscrits a la date de clôture des registres le 5 septembre 1986.Les actionnaires Qui choisiront avant la date d'inscription pour reinvestir les dividendes en espèces dans des actions ordinaires achèteront les actions a la valeur de 16,417 $ l'action le 19 août 1986 A M MacKenzie Secretaire l'et 2* HYPOTHEQUE DIRECTEMENT DU PRÊTEUR 25000à 1,5 MILLION $ Conditions à négocier ?Commission ouvre* aux courtiers Décisions dons les 48 heures INDIVIDUAL INVEST.CORP.739-3636 PROPOSITIONS D'AFFAIRES HYPOTHEQUES ACCEPTATION K\\ 1tours, l-r«et 2e rwpofwouev c»«t Poo.S»-Rtn« Goupil, 371-2610.ARGENT A PRETER H rwporh-que, oenoi Dotance tjt vente, tau» o dt'Cut-f, notoire, 351-3155 lour, FINANCEMENT (oui qtnrn, 1ère îe nvooitieque, boionce fle pria de rtnte, cheq^ escomotev M.Gioue'e, 334-8115,_ Ire S îe HYP oortKuiie'-3 500 pour moderniser et agrandir son usine d'East-Brougnton.Entreprise spécialisée dans la teinture de tissus de polyestei-coton.Les Teinturiers M.G.S.Inc., de Louiseville.investiront $165000 dans la modernisation des équipements, pour accroître la productivité et la gamme de produits ainsi que la compétitivité sur le marché des textiles.À cette fin, M.G.S.obtiendra une aide fédérale de $41 250 dans le cadre du Programme de développement industriel et régional.Une entrepri-S!£eJ)0«.de 1 ?cagS de Shawinta»n.Multigrade Inc.investira près de il million dans la modernisation de ses équipements, notamment pour centrer les billes de bois avant le traitement et accroître la production.Il est également question de construire une nouvelle usine pour le jointage des lanières de placage de courtes dimensions.K Trizec sur le marché européen ?Tri^CurOI?! émei SU1\" ,es ma\"-hés européens pour $75 mil-,2j^fi^iom à 10 p' cent ecnéant ,e lw octobre 1996 et rnS8! m2 S *?w u\".rendJe>nent de 9,70 p.cent à l'échéance.SSSt g.C synd,,catdesouscription.L'agence Dominion cote I emprunteur simple A.-1-». LyftNcocv^ suit» de la page C5 UN MM m Ht M M tiCtt CD v) l'Um, UN *«*»i»i «v IHM Wt»r»«i im 'm ttwrtnj »\u2022\"»\u2022* I UNI 'Ht UN II il P»*fiT| nn \u2022«¦\u2022\u2022ni vu «oui nm 17» «UrftNi 1NN «»*i IWN mmi nn \u2022nkaOn MM m*m«i un SolMmi MO >\u2022«\u2022\u2022«* un Solum !\u201e j|M Soitww SW HÉOI »?« SCntfntTi riN KIwMHj «M SulNi UN S~0«i PN SwlKi Ml* S»»««nrt NN s«mtiKj $n S\"*tH| U) StuMti DM «wvwiNi Ml »«i NN ION y»\"»lt» im «««\u2022oor I2SN SiwodtfwRi MJN W»*ufil»i ISN SdMcmi SN S**ni NN '«CM! NN S»> non ai M S'HlfMIl DM Su (mai IUN ¦»\u2022\u2022! WN SniatVj NN S 'ht;u «|N S'iiifNa Simworii S»l«ar»i| S* firm, NN Stvtntttj UN S*»l>ni ttM Styiortn UN StrMttu rsso S»™»ii| ISN SoignMurj INI Swcinm SIN S«««rj( >ISN s» joui m Ikwii ISSN SflMii tlMN INI SMnWi NN S'twrtJi HN M isn si nn ii H ItN SSN SN 11 H n iu I i u US SI ÎO n I! 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MARCHÉ DE WINNIPEG Cotes des contrits t terme de i or.en douars américains, t la Bourse des denrées de Winnipeg Contrats de 20 onces (Vi.tm m Fer*.Sept M - - - - - - 375.00 OtcW - - JJ5 m Mtr»l7 - JJ900 Junt7 - - 39500 StrjL»! - - - -Volumt Ut MtrcrwJ.m CONTRATS g^00OJ
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