La presse, 20 septembre 1986, D. Vivre aujourd'hui
[" VIVRE i mill i him il il LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 20 SEPTEMBRE 1986 VITAL LEMAY Éleveur de renards ¦ Dès qu'il quitte l'Hôtel-Dieu de Sorel à la fin de la journée, Vital Lemay, directeur du service des approvisionnements, change complètement d'univers.Il retrouve ses 135 renards argentés qu'il élève dans un grand enclos, derrière chez lui, à Saint-Robert.PIERRE GINGRAS Il se livre à cette activité depuis quelques années seulement, mais le renard est vite devenu sa passion.Et son fils, Sylvain, qui est âgé de 14 ans, semble partager le même enthousiasme.« C'est beaucoup plus qu'un hobby.Il faut y consacrer beaucoup de temps.Et nous sommes toujours à la merci des fluctuations du marché.Une peau de renard coûte environ $100 à produire.L'amateurisme n'a pas sa place ici ».Initié par son beau-père.Vital Lemay prend son « passe-temps » très au sérieux.À tel point que l'an dernier, il a formé l'Association des producteurs de renards du Québec qui regroupe aujourd'hui 60 des 90 éleveurs du Québec.Dynamique, bon communica-teur, il est toujours président du groupe.Il est aussi devenu un spécialiste de l'insémination artificielle et donne des cours pratiques sur le sujet.Une période critique : la mise bas « L'élevage du renard est plus facile aujourd'hui que dans le passé, explique M.Lemay.Notamment à cause de l'apparition, il y a quelques années, d'une nourriture commerciale adéquate.Mais il faut sans cesse surveiller les maladies, les parasites.Et puis l'éleveur cherche toujours à améliorer la qualité de ses fourrures, à augmenter sa productivité et à obtenir des portées plus nombreuses ».La période de mise bas, en avril, est une des périodes les plus critiques de l'année.Malgré le fait qu'il vit toujours en cage, le renard reste un animal farouche.La renarde met toujours ses petits au monde dans une niche spéciale simulant un terrier.C'est une époque de l'année où la femelle, qui est alors seule dans sa cage, ne doit être dérangée sous aucun prétexte.Si la portée varie de trois à six renardeaux, le nombre de renards qui survivent habituellement est de 2,5 à 3 par femelle.C'est le stress, affirme M.Lemay, qui est la principale cause de l'élimination des nouveau-nés.Les jeunes seront élevés deux par cage.Us auront atteint la taille adulte dans huit mois et, à l'exception des animaux destinés à la reproduction, ils seront abattus.La peau sera traitée et envoyée à l'encan de la compagnie Hudson Bay.Ce printemps, Vital Lemay a réussi à obtenir $165 pour chacune de ses peaux à cause de la qualité de ses fourrures, soit un prix beaucoup plus élevé que la moyenne.Pour l'éleveur de renard, la période de reproduction qui a lieu en février reste la plus exigeante de l'année.Chaque femelle est alors sous observation constante.La période des chaleurs est étalée sur six semaines mais la fécondation est possible durant trois jours seulement.Il faut alors présenter la famelle dans la cage du mâle.Il faudra deux saillies pour s'assurer que l'animal a été fécondé.« C'est une époque de l'année où, encore une fois, les renards doivent être en paix.Même le chien qui surveille l'enclos disparaît.Si les animaux sont dérangés durant cette période, le renard ne s'accouple pas ».résultats sont très intéressants.Non seulement peut-on faire alors une excellente sélection génétique et améliorer constamment la qualité de l'élevage, mais il faudra un seul renard pour féconder 90 renardes.Une économie importante quand on sait qu'il faut normalement un mâle pour' trois ou quatre renardes.PRATIQUEMENT DISPARU DURANT 40 ANS_ L'élevage du renard prend de l'ampleur au Québec photoj René Picard, LA PRESSE M.Vital Lemay, de Sorel, et son fils Sylvain, qui est âgé do 14 ans, semblent partager le mémo enthousiasme pour rélevage du renard.¦Même s'il est toujours recherché par nos trappeurs, le renard sauvage a perdu depuis longtemps ses lettres de noblesse.Aujourd'hui, ce beau manteau aux longs poils roux ou argentés, ou encore aux reflets bleu foncés, a souvent commencé son existence sur une ferme d'élevage.Élever des renards n'est pas nouveau au Québec.Après être pratiquement disparue durant quarante ans, cette activité prend de l'ampleur aujourd'hui.On compte actuellement 90 producteurs de renards d'élevage dans la province.Mais l'âge d'or est révolu.En 1935 par exemple, on comptait pas moins de 6 000 éleveurs de renards au Québec.Mais comme c'est le cas aujourd'hui, cette activité représentait surtout un revenu d'appoint qui pouvait parfois se révéler très lucratif.A cette époque, en effet, on produisait.125 000 peaux par année pour une valeur moyenne de $38/pièce, une petite fortune quand on sait que le salaire moyen était alors de $20 par semaine.Mais la mode a ses exigences que la raison a souvent du mal à expliquer.Le collet de renard est tombé en désuétude.Ajoutons à cela les difficultés économiques provoquées par la guerre, et la prolifération de nouvelles lignées de renard causant ainsi un impact négatif sur la qualité de la peau.Ce fut donc l'effrondreraent du marché.Un soubresaut de la mode En 1957, la peau de renard d'élevage se vendait $7.50.Aussi ne faut-il pas s'étonner si on ne comptait alors qu'une trentaine d'éleveurs.Au début des années 70, un autre soubresaut de la mode provoque un nouvel intérêt pour le renard.Si bien qu'en 1978, la peau du renard d'élevage se vend $364.Cette flambée des prix a un effet immédiat sur les éleveurs dont le nombre ne cesse de croître depuis.Aujourd'hui la production québécoise est d'un peu plus de 25 000 fourrures annuellement.Mais le prix des peaux, lui, continue à fluctuer.Ce printemps, lors des encans de la compagnie de la Baie d'Hud-son à Toronto, le prix moyen était de $115.«Cette fluctuation est la principale raison qui oblige les producteurs à ne pas se lancer à corps perdu dans cette production.Le prix de revient est souvent très élevé.On considère d'ailleurs qu'il faut au moins 200 femelles pour qu'un éleveur puisse faire une revenu décent », affirme Vital Lemay.voir RENARD tn D 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 20 SEPTEMBRE 1986 Se laissant manipuler sans grincher, le renard n'en lâche môme pas le brin d'herbe qu'il tient dans sa gueule.RENARD SUITE DE LA PAGE D 1 Le Québec est le quatrième producteur au pays après l'Ontario, la Nouvelle-Ecosse, l'île-du-Prince-Edouard et le Nouveau-Brunswick.Le renard québécois d'élevage est argenté, une souche génétique issue du renard roux commun.Toutefois, au niveau mondial, la production de renard argenté est marginale par rapport à son cousin, le renard bleu.À elle seule, la Scandinavie, avec la Finlande en tête, produit 2,3 millions de SIDA: un nouveau médicament ™ WASHINGTON (AP) -™ Un médicament expérimental, l'azidothymidine (AZT) qui apparemment soulage les symptômes du SIDA, pourrait être bientôt commercialisé sur une plus grande échelle aux Etats-Unis.La semaine dernière, l'annonce de résultats prometteurs de traitements à l'AZT a conduit son fabricant.Burroughs Wellcome Co.de Research Triangle Park (Caroline du Nord) à mettre fin aux tests et à le commercialiser auprès de certains malades traités par placebo et peut-être auprès de malades atteints du SIDA.Toutefois, le laboratoire et des responsables du département de la Santé se sont refusés à commenter ces informations.Mais, d'après des chercheurs, des dirigeants du laboratoire ont rencontré des responsables gouvernementaux de la Santé toute la semaine dernière à Washington pour évoquer le problème éthique de la poursuite des tests et le refus de faire bénéficier de l'AZT certains participants.Les chercheurs qui se sont penchés sur l'AZT soulignent qu'il ne s'agit pas d'un traitement du SIDA et que ce médicament peut ne pas être efficace quant au soulagement de certains symptômes de la maladie.Toutefois, ajoutent-ils, c'est l'un des médicaments expérimentaux les plus prometteurs qui pourrait prolonger la vie des malades de quelques mois.Le Dr Robert Gallo, de l'Institut national du cancer, l'un de ceux qui a découvert le virus du SIDA, a déclaré dans une interview récemment que l'AZT ne constituait probablement pas une percée importante eu égard au traitement.« Mais, je pense qu'il risque d'être l'une des meilleures choses dont nous disposions actuellement, peut-être la meilleure », a noté le Dr Gallo.L'AZT fait partie de toute une série de médicaments potentiels contre le SIDA actuellement testés dans 14 centres de recherche universitaires aux Etats-Unis.Le médicament interfère avec la reproduction du virus du SIDA en inhibant une enzyme essentielle au processus.L'AZT a été découvert par Jerome Horowitz, de la Fondation pour le cancer du Michigan, et expérimenté sans succès dans le traitement du cancer avant que Burroughs Wellcome ne le mette au point comme médicament antiviral.Apres des débuts prometteurs dans le traitement du SIDA, le médicament -connu alors sous le nom de \"Compound S\" (Composé S)-a été expérimenté pour la première fois sur des humains pour déterminer les doses et les effets secondaires.photo René Picard.LA PRESSE peaux de renards bleus.La production mondiale de renards d'élevage atteignait 3,5 millions de peaux en 1984, dont 365 000 étaient argentées.Qu'advient-il de notre renard roux sauvage?N'en déplaise à ceux qui ont une vision idyllique de la nature, goupil a bien moins bonne réputation que son homonyme en cage.La sélection génétique a amélioré la qualité de la peau et uniformisé la couleur de la fourrure.Chez le renard argenté, par exemple, le prix d'un spécimen issu d'un élevage est quatre fois plus élevé que celui qui a été capture au piège.Aussi ne faut-il pas s'étonner qu'au Québec, les éleveurs de renards sont souvent d'anciens.trappeurs.MAIGR C SPÉCIAL D'AUTOMNE 1 DP-\" D*** D* réunion et inscription Dr Seulement 15* Un cadeau d'une valeur de $13,95 Si vous vous joignez aux Weight Watchers maintenant et participez à 12 réunions hebdomadaires consécutives, vous recevrez LE NOUVEAU LIVRE DE RECETTES «Le plan d'attaque Plus» GRATUIT Le plan 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contrat \u2022Frais d'inscription \u2022Classe hebdomadaire \u2022 Total Ve classe $2 Le livre-souvenir du 150e anniversaire du diocèse de Montréal : « un petit miracle » f§ tm L'expression est de l'abbé ™ Roland Litalien, le prêtre chargé par ses supérieure de la conception et de la réalisation du livre-souvenir publié par le diocèse de Montréal à l'occasion du 150e anniversaire de sa fondation: «C'est un petit miracle».JULES BÉUVEAU_ Mais à bien y penser, il se peut que l'abbé Litalien soit amené, au cours des prochains jours, à reconnaître qu'un miracle en attire souvent un autre: à peine une semaine après son lancement, L'Église de Montréal \u2014 Aperçus d'hier et d'aujourd'hui s'envole à tel rythme que l'on songe déjà à un nouveau tirage.Selon un relevé effectué jeudi dernier, environ la moitié du tirage initial de 3000 exemplaires était écoulée.Il est cependant bien possible que certains miracles s'expliquent plus aisément que d'autres.Prenons par exemple un volume de quelque 400 pages, dont une quarantaine en couleur et papier glacé, et qui retrace brillamment 150 ans d'histoire grâce à l'intelligence et à la plume alerte d'une trentaine d'excellents collaborateurs, est-il vraiment étonnant qu'un tel livre connaisse un certain suc-ces?Et que dire si ce même volume est offert en vente au prix incroyable de $10! «Des le début, explique l'abbé Litalien \u2014 comme pour faire oublier cette histoire de miracle \u2014 les responsables du projet ont voulu que le livre soit à prix populaire.Nous y sommes parvenus de diverses façons: les Éditions Fides nous ont donné un gros coup de main en nous offrant de ne faire aucun profit; tous nos auteurs ont également travaillé bénévolement; et des bienfaiteurs, par exemple des communautés religieuses, des paroisses et des individus, tout comme l'archevêché, nous ont fait des dons.» Dans sa présentation du volume, l'abbé Litalien suggère que le lecteur d'abord attiré par les illustrations risque de se laisser entraîner à lire l'une ou l'autre des études faisant revivre les diverses étapes de l'histoire du diocèse de Montréal.«Et sans doute se surprendra-t-il à les lire toutes, du moins d'ici 25 ans., alors qu'un nouveau livre pourra lui être offert», ajoute-t-il.Mgr Ignace Bourgot, deuxième évoque de Montréal.Commençons donc par le début.Après les brefs messages et voeux solennels de Jean-Paul II et de Mgr Paul Grégoire, qui s'imposaient sans doute dans un tel ouvrage, le volume reproduit in extenso et dans un français que Bossuet n'aurait pas renié la bulle d'érection du diocèse par Grégoire XVI le 13 mai 1836 et la déclaration par laquelle le même pape nommait le même jour Mgr )ean-|acques Lartigue premier évêque du nouveau diocèse.Ces textes de collaborateurs pour le moins prestigieux sont suivis de la transcription du « Mandement d'entrée dans son diocèse» émis par Mgr Lartigue le 15 septembre 1836.Et sans plus de préambule, on est soudain emporté, avec le prêtre historien Lucien Lemieux, dans les étonnantes péripéties ayant entouré la fondation du diocèse de Montréal.Le titre d'un chapitre, «Tribulations d'un évêque auxiliaire à Montréal», ne suffit pas pour laisser deviner tout ce que Mgr Lartigue a dû alors déployer de patience et de détermination contre l'appareil politique de la colonie anglaise encore jeune et contre les sulpiciens français de son futur diocèse pour enfin y installer son siège episcopal.Portraits d'évêques et autres instantanés Les portraits et les épiscopats de la série des huit évêques et archevêques successifs de Montréal, depuis Mgr Lartigue jusqu'à Mgr Grégoire, en passant par Mgr Ignace Bourget, Mgr Edouard-Charles Fabre, Mgr» Paul Bruchési, Mgr Georges» Gauthier, Mgr Joseph Charbon-{ neau et le cardinal Paul-Érajlej Léger, peints et racontés par des * auteurs différents, sont égale-' ment souvent émouvants et tou-j jours captivants.^ » Plus d'un lecteur parcourront a aussi avec intérêt les pages dans' lesquelles sont reproduites les* images et des notes biographi-i ques des 16 évêques coadjuteurs ', ou auxiliaires nommés depuis* 1845 dans le diocèse de Mont-ï real.Beaucoup d'autres instantanés fouillent en profondeur ce qiTaJ été hier et ce qu'est aujourd'hui { le diocèse de Montréal.Ils révè-« lent des détails intéressants et î souvent inédits de l'évolution» du clergé diocésain, des coramu-j nautés religieuses féminines et» masculines, des laïcs, des cutho-j liques de langue anglaise, des» communautés ethniques et ri-* tuelles, de la pratique religieuse^ des oeuvres caritatives et de l'oecuménisme.Les illustrations et les photographies de quelques-unes des plus belles églises du diocèse et de certaines pièces d'art sacré, de leur côté, rehaus-sent de façon appréciable la valeur du volume.-«%.Mais la plus grande qualité dà cet ouvrage réside probablement dans le fait qu'il a manifeste^ ment été conçu dans le plusse» raarquable soucis d'authenticité*, C'est en .grande partie pour cel^ que L'Église de Montréal-\u2014» Aperçus d'hier et d'aujourd'hui a de bonnes chances d'être reçu comme un monument édifiant.» wei1.KFL'l (TlnN BON DE COMMANDE Veuillez me faire parvenir: ( ) eiemplaire(s) de «L'encyclopédie micro-ondes Pol Martin», au prix de 3936 $ chacun, plus 1s pour frais de poste et de manutention.Je suis abonné(e) à LA PRESSE.Veuille! me faire parvenir ( ) exemplaire!*) de «L'encyclopédie micro-onde* Pol Martin« au prix de 3136e chacun, plus 1$ pour frais de poste et de manutention.No d'abonné(e).IMPORTANT: Joigne» a cette commande un cheque ou mandat payable aui Editions La Preuc Lire.Vous pouvc! étalement utiliser votre cane Je crédit comme mode de paiement.MASTERCARD ou VISA.NO.A retourner aux: 619 | Editions La Presse Ltée 4-1, Saint-Antoine Ouest Montréal (Québec) H2Y 1J5 NOM.- j ADRESSE.| VILLE.| PROVINCE.J CODE S POSTAL.TEL:.I _\u201e\u201e,.1 Plus 1$ pour frai* I TOTAL d.poste et d* B Ci-joint.& manutention) Pnere de noter que le* «changes et le* rembourse- I ment* ne sont pas accepte»- Le trou de mémoire mm Qui se rappelle qu'il y a tout juste cinq ans, quand la pre-\u2014 mière version de l'lBM-PC a été lancée, le modèle de base venait avec un gros 16 Ko de mémoire, et qu'il était impossible d'avoir plus de 64 Ko sur la carte système?Aujourd'hui, personne ne songerait à acheter un PC avec moins de 256 Ko de mémoire, et 512 ou 640 Ko sont plus courants.D'ailleurs, la plupart des clones et compatibles IBM offrent les 640 Ko (ou plus) sur la carte système.Et pour bien des usagers, ce n'est pas assez : il leur faut encore des cartes de « mémoire étendue » à 1,5 ou 2 Mo pour être simplement satisfaits.Lorsque le Macintosh d'Apple est apparu, un an et demi après le PC, il avait 128 Ko.et les utilisateurs ont hurlé: on ne pouvait rien faire avec si peu de mémoire, il fallait au moins 512 Ko.Aujourd'hui, un Mac ordinaire se vend avec un demi meg de mémoire, et un Mac « sérieux » avec au moins un meg (et on peut le «grimper» jusqu'à 4 megs immédiatement, jusqu'à 8 megs dans un avenir prochain).Ne parlons pas des nouveaux modèles: la plupart des AT et compatibles viennent dès le départ avec un meg, le RT d'IBM avec 4 megs, la prochaine génération des machines à base de 80386, annoncée pour cet automne, aura couramment 2 megs de mémoire de base.Même ce « jouet » qu'est l'Atari ST, conçu comme ordinateur domestique et méprisé par les spécialistes de l'informatique sérieuse, a soit 512 Ko soit 1 Mo.Prix et capacité Que s'est-il passé en cinq ans qui explique cette boulimie de mémoire?Disons d'abord que la baisse de coût de la mémoire a joué un certain rôle là-dedans.En 1981, il en coûtait plus de 700$ pour porter de 16 à 64 Ko la mémoire d'un PC.Aujourd'hui, pour ce prix, on a facilement un ou même deux megs de mémoire.Pourquoi se priver?Pour le fabricant et le marchand, gonfler le chiffre de la mémoire est un argument de vente simple, facilement compréhensible, et qui ne revient pas cher.Il est aussi vrai que nos ordinateurs personnels d'aujourd'hui en font plus que leurs prédécesseurs.Ils acceptent de plus gros programmes avec des fonctions plus nombreuses, ils gèrent des quantités de données beaucoup plus importantes.Mais cela n'explique pas tout.Par exemple, les microprocesseurs coûtent de moins en moins cher, et pourtant on n'en met pas dix fois plus par microordinateur pour le seul plaisir de la chose.Et qu'on ne vienne pas prétendre que Lotus 1-2-3 ou Word Perfect font dix fois plus en 640 Ko que n'en faisaient Visicalc ou Easy Writer en 48 Ko! Pour mieux comprendre la croissance rapide du besoin de mémoire, il faut faire intervenir au moins trois autres facteurs: les programmes « résidants », la façon dont le logiciel est écrit, et l'interface utilisateur.Dans le cas du Macintosh, par exemple, son approche plus agréable et plus élégante (menus déroulants, fenêtres, icônes) consomme beaucoup de mémoire (20 K seulement pour la mémoire d'écran, contre deux Ko pour un IBM en mode texte), si bien que les 128 Ko originaux étaient très vite insuffisants: pour quelque chose d'utile, un demi-meg n'était pas de trop.Il en est de même pour les nouveaux « environnements graphiques » du PC comme Windows et Gem, et pour les interfaces « redessinées » de plusieurs programmes qui, au départ, étaient plus « frugaux » : dBase III, Wordstar.Ceci sans parler des nouveaux logiciels « intelligents » comme Paradox et Q&A, qui sont des mémorivores féroces.Des résidants encombrants Deuxième élément au dossier: quand on était limité à 64 Ko dans un micro, les auteurs de logiciel avaient comme priorité d'économiser cette denrée rare: ils écrivaient en assembleur, donc en langage-machine, du code « serré » qui prenait peu de place, et comprimaient au maximum les données.Aujourd'hui, la mémoire ne coûte rien, tous les micros en ont des masses, et on peut se permettre d'écrire les programmes en langage évolué, moins économe mais plus facile et plus rapide d'emploi.De même, au lieu de tasser les données au maximun, on les structure plus savamment, on les protège contre les accidents (erreurs de type, effaçage ou modification intempestive, etc.) et, pour en accélérer l'accès, on tend à en mettre le plus possible en mémoire interne en même temps au lieu de n'appeler du disque que ce qui est immédiatement nécessaire.Ce qui nous amène à notre troisième facteur: une foule de choses qui jadis demeuraient sur disquette et ne venaient en mémoire qu'au besoin sont aujourd'hui « résidantes en mémoire » de manière quasi permanente.Ce sont d'abord la « pomme » du Macintosh, puis le Sidekick de Borland sur IBM-PC, qui ont donné naissance à cette tendance: on s'est mis à placer en mémoire une foule de petits programmes utiles dans la vie courante, de façon que l'usager puisse y faire appel même pendant qu'il est en train d'utiliser un autre logiciel.Aujourd'hui, il n'est pas rare de voir un usager charger en mémoire dès le départ quatre ou cinq de ces utilitaires (bloc-notes, agenda, logiciel de communications, calculateur, vérificateur d'orthographe ou de conjugaison, etc.) en début de session.Et ne vous en faites pas: quand nous aurons tous des « Commodore-10000 » au lieu de Commodore-64, ii y aura encore des raisons de se plaindre qu'on a un « trou de mémoire »! LE COURRIER DE L'AN 2000 Il y a quelques semaines, je mentionnais en réponse a un lecteur les difficultés auxquelles s'expose quelqu'un qui se hasarde à acheter un ordinateur « orphelin » (qui n'est plus fabriqué ni supporté par le constructeur), en l'occurrence l'Axel-20 de Ma-tra-Comterm.L'autre jour, je recevais un appel de M.Fernand Leclaire de Montréal, fondateur et président du « Club des propriétaires d'Axel-20de Montréal », dont je vous donne le résumé: « Nous avons fondé le club il y a quelques mois, lorsque Microcom a fait une grande vente en solde d'ordinateurs Axel.Moi, j'ai payé le mien plus de 600$ mais par la suite le prix est tombé jusqu'à 250$, et j'ai encouragé plusieurs de mes amis à en acheter.À ce prix-là, c'était une véritable aubaine et le risque qu'ils prenaient était minime.« Aujourd'hui, nous avons une cinquantaine de membres qui se réunissent une fois par mois, mais qui demeurent en contact de façon plus fréquente.Plusieurs sont des experts en électronique et en informatique, et ils échangent des informations et des programmes, et aident les débutants à maîtriser leur appareil.« Souvent, plusieurs personnes d'une même famille sont membres, et travaillent ensemble pour résoudre des problèmes et apprendre à utiliser les logiciels disponibles, pour lesquels on a souvent peu de documentation : il y a deux versions de MS-DOS, CP/M-86, un langage BASIC, des utilitaires et quelques programmes d'application comme le traitement de textes Wordstar, le tableur Multiplan, la base de données dBase II.« La plupart sont satisfaits de l'Axel comme machine, même si certains appareils ont eu des problèmes; la difficulté est d'avoir du support.Comterm nous a vendu un tas de documentation à bas prix, mais n'est plus intéressé à l'Axel; heureusement, nous avons un contact avec l'ingénieur qui a travaillé sur le projet ; il nous donne un coup de main quand il a du temps.Quant à Matra, nous avons essayé de leur parler, et aux Etats-Unis et en France, mais sans succès jusqu'à maintenant.« Quoi qu'il en soit, il y a sans doute deux ou trois cents autres possesseurs d'Axel dans la région., s'ils lisent votre courrier ils sauront qu'ils peuvent nous contacter au 481-1683.» RÉPONSE : Pas grand-chose d'autre à ajouter, sauf que c'est là un cas typique de club d'usagers d'un ordinateur « orphelin » qui ont rencontré les difficultés habituelles à ce type de système, et qui ont l'air de s'être fort bien débrouillés pour y faire face.Et je suis d'accord que le jeu en valait la chandelle: pour moins de 300$ ils ont eu l'équivalent de ce qui coûte au moins I 500$ normalement.et ils en auront probablement plus appris en faisant face à tous ces problèmes que bien d'autres possesseurs de luxueux PC « dans le mainstream ».|e ne suggérerais pas cette solution à quiconque veut se servir de son ordinateur pour son travail, mais pour quelqu'un qui veut en faire un passe-temps, c'est peut-être la formule la plus économique en même temps que la plus excitante. LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 20 SEPTEMBRE 1986 - Concours de citrouilles ¦I Bientôt ce sera l'Hallo-m we'en, fête de la nuit, des esprits et des enfants.Cette année le Jardin botanique de Montréal a décidé de souligner l'événement par un concours de citrouilles A travers le Québec, en collaboration avec les centres de jardinage Botanix et Viau, une division de Culinar.Des prix seront décernés aux citrouilles les plus volumineuses, les plus bizarres et les mieux décorées.Chaque participant doit s'inscrire en apportant sa citrouille au centre de jardinage Botanix le plus prés de chez lui entre le 1er et le 22 octobre.Les gagnants de chaque région seront invités à une soirée qui se tiendra le 29 octobre au )ardin botanique de Montréal.Les citrouilles sélectionnées seront présentées au grand public du 23 octobre au 2 novembre dans la grande serre d'exposition.MAISONS D' RÉSEAU SCOLAIRE CHOME DE Y DE LAVAL SERVICE DE L'ÉDUCATION DES ADULTES ELECTROLYSE (techniques d'épilation à l'électricité) TEMPS PLEIN: pour débutant TUPS PARTIEL perfectionnement DÉBUT: DURÉE: ENDROIT: COOT: 13 octobre 1986 34 semaines École secondaire St-Maxime 74.00$ DEBUT: DURÉE: HORAIRE: COUT: 22 septembre 1986 38 semaines lundi et mercredi 16hà22h30 40.00$ INSCRIPTION IMMÉDIATE: Use Cormier, 687-4310 avant 16h30 TOUS CES COURS SONT CRÉDITABLES PAR LE M.E.Q.INSTITUT DE PERFECTIONNEMENT ^JURISSEC SÉMINAIRES LE DOMAINE JURIDIQUE VOUS INTÉRESSE?Connoissei-en toutes les facettes en vous inscrivant à nos séminaires SUR LE SECRÉTARIAT JURIDIQUE.Présentés par des animateurltrkels 3ualifié(els, ils sont conçus tant pour es néophytes que pour ceux et celles qui désirent en connaître davantage.En un temps record, une méthode et un manuel de travail Inédits vous donneront accès à un savoir-faire juridique jusqu'ici l'apanage de personnes expérimentées.Vous recherchez l'excellence?Nos cours de perfectionnement en sont le gagel Séminalnti CIVIL COMMERCIAL-CORPORATIF SESSIONS D'AUTOMNE, 8 9 NOVEMBRE ET 15-16 NOVEMBRE POUKHUSAMPUSUNSaONtMINTSi 845-1212 INFORMATIQUE 13 mois ÉLECTRONIQUE 9 mois Permit no 744745 COLLEGE D'INFORMATIQUE DU CANADA COMPTABILITÉ SUR ORDINATEUR 8 Mois INITIATION A LA BUREAUTIQUE 100 heures TRAITEMENT DE TEXTE 40 heures 2100, rue DRUMMOND Bureau 720 MONTREAL H301X1 (Québec) PfEU 849-7725] ta Le fluide hydratant Clinique contribue à conserver à votre épiderme sa souplesse Le soleil peut dessécher l'épiderme et rendre rugueuse la texture douce de la plupart des peaux.Le temps est venu d'aider à faire disparaître ces effets désagréables grâce au fluide hydratant Clinique.Sa formule spéciale aide a hydrater la peau sans la rendre huileuse! 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