La presse, 22 septembre 1986, B. Informations nationales
[" INFORMATIONS NATIONALES LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 22 SEPTEMBRE 1986 «Les sondages, ça ne compte pas» \u2014 MULRONEY ¦ HAMILTON \u2014 Le premier \u2014^ministre Brian Mulroney a tente de revigorer les troupes conservatrices de l'Ontario, les invitant à garder le moral en dépit des sondages qui révèlent une baisse de leur cote d'amour auprès des électeurs.Lors d'une allocution qu'il a prononcée hier à l'occasion du congrès d'orientation politique du Parti conservateur de l'Ontario,M.Mulroney a conseillé aux 1 100 délégués présents de porter peu d'attention aux critiques et aux sondages qui prédisent une autre défaite du parti à la législature ontarienne.« Je connais les problèmes, je connais les critiques, je connais les sondages, a dit le premier ministre.Mais les choses vont très, très rapidement dans le domaine de la politique.Et à moins Slue vous n'ayiez d'élections à af-rontcr dans un avenir rapproché, vous savez que les sondages, ça ne compte pas.Ce qui est important, c'est votre loyauté, c'est votre support, c'est le peuple de l'Ontario.» Après 14 mois de pouvoir libérai, les électeurs se disent désenchantés de la performance des conservateurs provinciaux, qui ont perdu le pouvoir il y a un an après avoir dirigé la province pendant plus de quatre décennies.Selon un sondage réalisé le mois dernier par la firme Environ ics, 49 p.cent de 1 electorat appuie le Parti libéral, les conservateurs ne récoltant que 28 p.cent des intentions dé vote, soit seulement cinq points de plus que les néo-démocrates.Compte tenu de ce sondage, plusieurs membres du parti croient que si une élection avait lieu maintenant, les conservateurs n'occuperaient que 21 sièges au lieu des 51 qu'ils détiennent présentement à la législature provinciale, qui en compte 121.Au sujet de ce sondage, M.Mulroney a rappelé qu'au déclenchement de la campagne électorale fédérale de 1984, son parti tirait de l'arrière sur les libéraux par 14 points et que, pourtant, les conservateurs ont remporté la victoire la plus écrasante de toute l'histoire du pays.11 a affirmé que les politiques économiques du gouvernement conservateur fédéral avaient été bonnes pour l'Ontario puisque cette province connaît un taux de chômage inférieur à celui de n'importe quelle province de l'Ouest.\u2014 PC Le premier ministre Brian Mulroney a pris un bain de foule, hier, avec son plus jeune fils Nicholas, à la Foire annuelle d'Ancaster, une municipalité voisine de Hamilton, photolaser cp La FTQ part en guerre contre la privatisation mm C'est sous le thème « Nous ne sommes pas dupes » que près de 1 000 délégués représentant plus de 40 unions membres de la Fédération des travailleurs du Québec ( FTQ), réunis en col- RAYMONP OIRVAIS loque au cours du week-end à Montréal, ont dénoncé les politiques fédérales et provinciales en faveur de la privatisation des sociétés d'État, de la déréglementation et de la sous-traitance.« Ni Bourassa ni Mulroney ne possèdent de mandat de la population pour procéder au démantèlement de l'État tel que nous le connaissons et pour déposséder les Québécois d instruments servant à leur épanouissement collectif qu'ils se sont donnés depuis une vingtaine d'années.Les trois centrales syndicales et l'Union des producteurs agrico- les ont bien l'intention de faire tout en leur pouvoir afin d'empêcher cette érosion des compagnies de la Couronne », a déclaré hier au terme du colloque de deux jours M.Fernand Daoust, secrétaire général de la FTQ.Au cours du week-end, les délégués provenant de 125 syndicats différents de la FTQ ont procédé à l'analyse de la philosophie gouvernementale qui a soutenu les actions des gouvernements depuis quelques années au Canada en matière de privatisation, de déréglementation et de sous-traitance.« Des idées de déréglementation circulent au Québec et il faut exiger que le premier ministre Robert Bourassa ne mette pas en application le rapport Scowen sur la déréglementation ainsi que les rapports Gobeil et Fortier portant sur la privatisation et la sous-traitance », a ajouté M.Daoust.La FTQ a même qualifié d'imposture les intentions gouverne- mentales, précisant que le pays traversait présentement une crise aussi grave qu'au cours du début des années 1970 et qu'il était du devoir des syndicats de tout faire en leur pouvoir afin d'empêcher un retour en arrière.Lors du colloque, le président de la FTQ, M.Louis Laberge, n'a pas mâché ses mots à l'endroit du gouvernement et a donné l'exemple d'une « privatisation sauvage », celle de Quebecair, où près de 300 syndiqués ne se retrouveront probablement pas d'autre emploi dans le domaine de l'aéronautique.La FTQ souhaite et exige même du gouvernement des débats publics et des commissions parlementaires sur tous les projets de privatisation, de déréglementation et de sous-traitance.Sans réclamer d'élections sur le sujet, la centrale syndicale estime que de telles décisions pourraient bien faire l'objet d'un ré- férendum ou être l'enjeu de futures élections.Bien que le type de mobilisation des troupes syndicales n'ait pas encore été établi, il se dégage du colloque une volonté très nette des délégués de livrer une bataille farouche contre toute tentative des deux gouvernements de liquider les acquis des 20 dernières années, de démembrer de multiples sociétés d'État, de démanteler les organismes publics et de changer fondamentalement les règles actuelles du jeu.Le secrétaire général de la FTQ a précisé qu'on avait déjà de nombreux exemples des intentions gouvernementales.M.Daoust faisait alors allusion à la récente vente de Quebecair, aux intentions du gouvernement de privatiser Madelipéche et la mine de sel Seleine aux Îles-de-la-Madeleine et à la fermeture des usines d'entretien du CN à Montréal au profit de Winnipeg par le fédéral.CONTRATS D'ASPHALTAGE DES ROUTES DU QUÉBEC La part du lion va aux contracteurs qui ont contribué à la caisse du PLQ mm QUÉBEC \u2014 La plupart des \u2014 contrats d'asphaltage des routes du Québec sont octroyés sans appels d'offres à des entrepreneurs ayant financé la caisse électorale du Parti libéral.NORMAN DELISLE de la Pressa Canadienne Un relevé des engagements financiers du gouvernement d'avril à juillet 1986 effectué par la Presse Canadienne indique en effet que la plupart des bénéficiaires de contrats d'asphaltage inférieurs à $400 000 ont contribué au fonds électoral libéral en 1985.Certains ont versé également au fonds du Parti québécois la même année.La Presse Canadienne, après avoir vérifié les contrats du ministère des Transports, a obtenu les noms des dirigeants des entreprises choyées et a vérifié si ces noms apparaissaient dans la liste des souscripteurs libéraux.Voici quelques exemples tirés des onze cas vérifiés : ¦ Les Entreprises Beau Bassin de New-Richmond, ont eu au cours de cette période sept contrats valant $1 576 000 pour des réparations de routes dans le comté de Bonaventure.Le président de la compagnie Armand Lelièvre a versé $625 au Parti libéral tandis que le contrôleur de l'entreprise, Mme Liette Poirier, y est allée d'un chèque de $275; ¦ Continental Asphalte de Sha-winigan, à qui le ministère du Transport a confié quatre contrats valant $781 500 pour différents travaux routiers en Mauri-cie, est dirigé par Yvon Hould et Yvan Morneau, qui ont versé respectivement $2 000 et $1 000 au parti ; ¦ pour Inter-Cité Construction de Chicoutimi, on relève quatre contrats de réfection de routes au Saguenay, pour une valeur de $533 900.Le président de l'entreprise Réal Riverin et le vice-président Lionel Major sont des contributeurs libéraux de $900 et de $300; ¦ en Estrie, Couillard Construction de Coaticook a trois contrats valant $559 170 pour des travaux sur différentes routes de la région.Emile Proven-cher, président de l'entreprise, y est allé d'un $400 à la caisse du PLQ; ¦ Marcel Fortier, de Pavages Mégantic du Lac-Mégantic, est contributeur de $1 000 au PLQ tandis que le ministère des Transports verse $430 700 à l'entreprise pour divers travaux routiers; ¦ à lonquière.Compagnie Asphalte avait cet été des contrats de $294 000.Son directeur général Bernard Brassard est inscrit comme ayant versé $2 700 sur les listes libérales.D'autres entrepreneurs régionaux spécialisés en asphalte et détenteurs de contrats de l'État voient également leur nom dans la liste des contributeurs libéraux.C'est le cas de Denis et Yves Pouliot de Saint-Georges-de-Beauce ( Pavages Abenaki's et Russell Pouliot Inc.), des Entreprises facques Dufour dans Charlevoix ou de Pierre Baillar-geon Ltée dans la région de Saint-Jean-sur-Richelieu.Ironiquement, plusieurs de ces contributeurs libéraux n'ont pas couru de risques et ont aussi versé à la caisse du Parti québécois.Notons le cas d'Armand Lelièvre de New-Richmond ($400 au PQ de Bonaventure), Jacques Dufour de Baie-Saint-Paul ($250 au PQ de Charlevoix) et Réal Riverin de Chicoutimi ($700 au PQ de Chicoutimi et $250 à celui de lonquière).Côté Pour le ministre des Transports Marc-Yvan Côté, qui est en même temps organisateur libéral pour l'Est du Québec, il n'y a rien d'anormal au fait que ces contrats d'asphaltage soient octroyés sans appels d'offres.« Il y a une convention entre le ministère et l'association des entrepreneurs pour accorder de façon discrétionnaire le contrat à l'entrepreneur régional dont les installations sont situées les plus près des travaux à réaliser », a expliqué le ministre à la Presse Canadienne.Cette politique, qui s'applique pour les contrats de moins de $400 000, vise à réaliser des économies sur le transport des matériaux et de l'équipement, selon le ministre.M.Côté a expliqué que le prix unitaire des travaux est négocié au printemps et ne peut être augmenté unilatéralement par l'entrepreneur au cours de l'année.Si jamais ce n'est pas l'entrepreneur le plus près qui est choisi, le ministre doit demander un décret dérogatoire spécial auprès du Conseil du trésor.Quant au fait que ces entrepreneurs versent tous à la caisse libérale, M.Côté signale que c'est leur droit et que certains ont même pu verser à la caisse du Parti québécois lorsque ce dernier formait le gouvernement.11 a raison dans au moins trois cas.FINANCEMENT DES UNIVERSITES Ryan devra convaincre ses collègues mm QUÉBEC \u2014 Tout se paie.S'il s'avère indispen-¦ sable \u2014 et cela fait peu de doute \u2014 de revam-per les universités québécoises, c'est nécessairement à coup de millions que la besogne va s'accomplir Et c'est le Conseil du trésor qui signe les chèques.«\"Quel est l'argument qui va nous permettre de dire à nos collègues au gouvernement: voici.», lance.4e ministre de l'Enseignement supérieur, Claude Ryan, à un intervenant à la Commission parlementaire sur le financement des universités.Le ministre usera souvent de formules de ce genre au cours des prochaines semaines, à l'intention ^^^flpiQH.mmWé^mm*.¦^¦ttt^e^ft\tMAMO ROY \tde notre bureau de Québec des professeurs ou des administrateurs d'université, des diplômés, des étudiants, des ex-étudiants, des chercheurs.bref, des porte-parole des 111 organismes qui ont présenté un mémoire et qui réclament principalement, toutes circonlocutions écartées, (.'injection de sommes supplémentaires dans le réseau de l'enseignement supérieur.Pour mémoire, rappelons que le système d'ensei- Ëentent universitaire repose sur quatre universités incTjphones (dont le réseau des 11 constituantes de l'Université du Québec), trois universités anglophones, et des écoles affiliées.Ces institutions dépensent cette année tout près d'un d'un milliard et demi de dollars, dont $1,1 milliard vient directement de Québec, en dépit de Suoi leur déficit accumulé file allègrement vers les 100'millions.Les universités emploient 30 000 personnes dont 7 000 professeurs réguliers, et leur clientèle ( temps plein et temps partiel) atteint les 200 000 étudiants.Les problèmes sont connus: anomalies de structures, fléchissement de l'investissement par étudiant, vieillissement du corps professoral, désuétude des équipements et des ouvrages de référence sont parmi les plus constamment évoqués.De tout cela, M.Ryan n'a pas à être convaincu.« On discute du problème du financement des universités depuis une dizaine d'années.Et on a fait la preuve en noir sur blanc à plusieurs reprises que la valeur réelle des revenus de nos universités par étudiant n'a cessé de diminuer », résume-t-il.Ce dont le ministre a besoin, c'est d'un arsenal destiné à contre-attaquer ses « collègues du gouvernement », comme il le dit, ceux-là même qui ont subi l'assaut, en juillet, de cette sorte de char d'assaut piloté par Paul Gobeil et qui prend la forme du rapport du groupe de travail sur la révision des fonctions et des organisations gouvernementales.L'esprit du rapport Gobeil est certainement assez peu compatible, c'est le moins qu'on puisse dire, avec des hausses de budget de quelque secteur de l'État que ce soit.Et la lettre du rapport, au chapitre de l'enseignement universitaire, parle surtout de hausser de façon spectaculaire les frais de scolarité, d'alourdir la tâche des enseignants, de fermer le siège social de l'Université du Québec.Avec un sens pratico pratique empreint d'une remarquable lucidité, c'est la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec qui a sans doute le mieux adapté sa pensée au goût du jour.Et a, par la même occasion, parfaitement situé le terrain sur lequel doit avoir lieu le combat.Le mémoire déposé par la Conférence, un docu- ment de 48 pages, est truffé de citations empruntées à des dirigeants de grandes entreprises et de tableaux comparatifs destinés à situer l'université québécoise par rapport à sa contre-partie ontarienne, la province voisine étant devenue, comme chacun sait, le modèle à suivre dans tous les domaines.« L'avenir économique du pays commence précisément dans nos institutions d'enseignement supérieur », lit-on en exergue, sous la plume du président de Northern Telecom Limitée, David G.Vice.M.Vice est en bonne compagnie, puisque les différents chapitres du mémoire sont coiffés de citations exprimant des opinions similaires \u2014 et d'ailleurs difficilement réfutables \u2014 venant des porte-parole de l'Asociation des manufacturiers canadiens, ou de General Electric, ou de Bell Canada.« À défaut d'être prêts à investir dans l'enseignement supérieur des sommes comparables ou supérieures à celles qu'investissent d'autres pays, nous courons le risque quasi-certain de compromettre toute amélioration réelle de la productivité à long terme au Canada », dit par exemple lean de Grand-pré, de Bell Canada.« Il est réconfortant pour nous d'entendre ces vérités dites par d'autres bouches que les nôtres », se réjouissent les recteurs et principaux, avant de conclure: « On n'échappe pas à la nécessité d'augmenter à court terme les ressources des universités ».Il est clair que ces resssources vont devoir venir, pour la plus grande part, directement de Québec.Un gâteau que l'on pourrait garnir d'hypothétiques et négociables enveloppes supplémentaires en provenance d'Ottawa ; de fonds de tiroir durement arrachés au système par de complexes opérations de « rationalisation » ; de l'élargissement de certaines formules \u2014 il en existe déjà \u2014 mettant à contribution l'entreprise privée.Dans cette valse des millions, les revenus que l'on tirera d'une inévitable hausse des frais de scolarité sont négligeables \u2014¦ pour le gouvernement, pas nécessairement pour les « bénéficiaires » de cette mesure.Le Regroupement des associations étudiantes u-niversitaires (RAEU) estime à $7 millions le crédit net que les institutions tireraient de la multiplication par deux des frais actuellement imposés, qui sont en moyenne de $540.Le fait est que ces frais sont au même niveau depuis vingt ans, en chiffres absolus s'entend, puisque l'inflation a grugé leur valeur réelle; qu'ils sont deux, trois ou quatre fois plus lourds dans les autres provinces; qu'aucune logique inébranlable n'oblige le Québec à perpétuer cet état de choses.Si tout le débat semble s'animer autour de cette question, c'est bien sûr que la hausse à venir a valeur de symbole.Le ministre de l'Enseignement supérieur a raison de dire que, si le Parti libéral du Québec a erré en promettant à ses jeunes électeurs de maintenir le gel des frais de scolarité, il doit maintenant reconnaître sa méprise et faire marche arrière.Ce qui est fâcheux, c'est qu'au moment de la campagne électorale, il y a moins d'un an, M.Ryan, tout comme son chef et ses collègues, ne pouvait ignorer que le pari serait imposible à tenir.Idem pour la parité de l'aide sociale promise elle aussi aux jeunes; et pour la réduction du personnel politique, les fameux 300 attachés politiques embauchés par le Parti québécois.Cela nous ramène au folklore des promesses électorales qui, peut-être plus que tout, sont à la source du scepticisme, de la méfiance et même de l'hostilité qu'entretient une large fraction de la population, à commencer par la jeunesse, envers notre système politique.Est-ce que cela aussi n'a pas une certaine importance?LES BELLES' BOITKXJES AUJOURD'HUI DANS B 2 MONTRÉAL, LUNDI 22 SEPTEMBRE 1986 EDITORIAL PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration ROO» 0.LANDRY président et éditeur MICHEL ROY éditeur adjoint CLAUDE ORAVU diractaur é* finfo/motion JEAN-GUY 0U8OC WrtoriaKiNJffitttf Police et grève Est-ce un courant de résignation ou un mouvement de démission morale qui s'empare de l'Union des municipalités du Québec?À moins que les maires et les fonctionnaires municipaux, réunis à Montréal ce week-end pour réfléchir sur l'organisation policière, ne soient tous gagnés par cet «écœurement» dont parlait samedi soir leur président M.Jean Pelletier, maire de Québec.Le téléjournal a lâché la nouvelle en soirée, développée et amplifiée par LA PRESSE du dimanche: les quelque 300 participants a la réunion de l'UMQ se sont prononcés en faveur de l'octroi du droit de grève aux policiers.Éton ne ment générai.Pourquoi cette décision inattendue?Parce qu'il vaut mieux, disent les délégués des municipalités, tolérer une grève légalement déclarée que de supporter plus longtemps les imprévisibles «moyens de pression» que lès policiers mécontents exercent sur les autorités municipales pour obtenir gain de cause.Comme s'ils voulaient ensuite atténuer cette prise de position, maires et fonctionnaires municipaux prennent la précaution d'assortir le droit de grève de conditions qui, aux yeux de n'importe quel syndicat sérieux, rendent dérisoire et futile l'exercice de ce droit.Il faudrait, premièrement, que les représentants de l'employeur au sein du corps de police, c'est-à-dire les gradés et les officiers, soient désyndicalisés; Il faudrait, deuxièmement, que soit établie la liste des services essentiels à maintenir en cas de grève.À la décharge des maires et cadres municipaux réunis au Palais des congrès samedi, il faut dire qu'ils ne sont pas les auteurs de cette proposition qu'ils ont toutefois cautionnée sans en mesurer la portée.Elle est contenue dans le rapport d'un Comité d'étude sur la police municipale, présidé par M.Serge Robillard, membre du Comité exécutif de la Ville de Lon-gueuil.Déposé en mai dernier, le document ouvre d'Intéressantes perspectives de solution quant è l'organisation de la police en milieu municipal.Au chapitre des relations de travail, les auteurs lancent une hypothèse qui «commande beaucoup de prudence» mais qui n'en mérite pas moins «d'être étudiée sérieusement».Il est douteux que les maires et les fonctionnaires aient examiné avec prudence et étudié sérieusement l'Idée du droit de grève dans la police.S'ils y avaient mis plus de réflexion, ils auraient d'abord reconnu, comme le soulignaient avec raison hier MM.Dupras et Doré, que la notion môme de «service essentiel» devient absurde dans un tel débat puisque, par sa nature même, par la mission qui lui est confiée, un service de police est essentiel à la collectivité qu'il protège.Toutes les composantes du service \u2014 autant les services administratifs que l'entretien des véhicules \u2014 répondent à une fonction essentielle.Le même raisonnement s'applique du reste aux centres hospitaliers.Quant à la désyndicalisation des cadres, gradés et officiers, elle s'impose à l'évidence, et dans n'importe quel contexte, avec ou sans droit de grève.Comment assurer un encadrement intelligent, une discipline éclairée et une autorité véritable quand les policiers sont syndiqués jusqu'au grade de capitaine?C'est déjà une aberration.Il n'est donc pas nécessaire d'accorder le droit de grève aux policiers pour s'en rendre enfin compte et y mettre un terme.Les élus et les cadres municipaux sont allés plus loin samedi: en cas de conflit de travail, ils réclament pour le pouvoir municipal le droit de lockout.On voit d'ici la scene: d'un côté les officiers assurant l'ordre, de l'autre les policiers mis à pied par lockout et semant le désordre.Il est urgent de procéder à une réorganisation des services de police dans les municipalités afin d'accroître l'efficacité, la compétence et la motivation des hommes et des femmes qui s'y trouvent, afin d'assurer une meilleure répartition des coûts entre petites, moyennes et grandes municipalités, afin de préciser davantage les rôles respectifs de la SQ et des polices locales.Parce que la situation policière se dégrade sur l'ensemble du territoire, parce que les défis sont plus redoutables dans les conseils municipaux, parce que les problèmes du maintien de l'ordre et de respect des individus se multiplient et s'aggravent, voilà que nos élus et cadres municipaux démissionnent devant les difficultés.Un corps de police en grève n'exercerait pas un «droit»: il contredirait sa raison d'être en répandant l'insécurité et l'anarchie.L'UMQ doit recommencer son colloque à zéro.Michel ROY Des abribus pour tout 9e monde Le Rassemblement des citoyens de Montréal a réagi très brutalement à l'endroit de l'administration municipale qui s'apprête à octroyer un important contrat d'abribus à la firme américaine Mediacom.Et il est fort possible que le RCM ait bien raison de réagir de ia sorte.On connaît le projet: il s'agit d'ériger des abris aux arrêts d'autobus, abris financés par la publicité destinée autant à la clientèle des transports en commun qu'à la foule des trottoirs et à celle des rues.Sans qu'il n'en coûte rien aux usagers, le service des transports en commun se dote d'un instrument important et sûrement fort apprécié.Dans cette page, j'ai appuyé le projet, d'autant plus qu'il offrait aux Montréalais un avantage qui semble de plus en plus utile sinon nécessaire : il leur permettrait d'être informés, par un système de radio privée, des mouvements du système de transport public à toute heure du jour et de la nuit.Avantage important, essentiel.Or, la présentation de ce projet se faisait à la Ville de Montréal qui avait lancé un appel d'offres.Et la Ville de Montréal a choisi parmi les sept firmes intéressées celle dont l'offre lui paraissait la plus avantageuse et la plus profitable: Mediacom.Mais le RCM s'insurge.Et le président du conseil d'administration de la Société de transport de la communauté urbaine de Montréal, M.Yves Ryan, également: Ils n'aiment pas cette entente.En fait, cette entente entre la Ville de Montréal et Mediacom comporte des avantages certains : Montréal profitera de revenus additionnels, importants si on considère une période d'une vingtaine d'années, tout en offrant des abris à ses contribuables.Voilà qui devrait satisfaire tout le monde.Mais le projet a également ses lacunes.D'abord, parce que seuls les Montréalais en profiteront, alors que les autres citoyens de la CUM devraient bénéficier d'un même avantage; ensuite c'est la Ville de Montréal qui empochera les revenus alors qu'ils pourraient enrichir la STCUM qui peine sous les déficits tout en demeurant responsable des services offerts à sa clientèle; enfin, c'est un projet limité que présente la filiale d'une société américaine à la Ville: une autre firme, totalement canadienne, propose un système de musique et surtout d'Information aux passagers, ce qui paraît être un avantage important, dont il ne faudrait pas se priver.Il est donc normal que les villes de banlieue réagissent violemment.Pas toute la CUM, évidemment, puisqu'elle est à moitié composée de représentants de Montréal.Mais les autres ont le sentiment de se faire rouler par la grande ville.Leur réaction est d'autant plus agressive que plusieurs membres de la CUM se souviennent que leur ancien président, M.Pierre Des Marais II, avait lui-même présenté un projet semblable englobant toute la CUM, il y a quelques années.Et la Ville de Montréal s'y était opposée.Môme ceux qui savent pardonner les injures en conservent malgré tout la mémoire.Les Montréalais seront d'accord avec l'opposition: ils vont tous préférer un service qui touche tout le circuit, qui appartient à des Canadiens, qui les informe davantage et qui rapporte des profits à la Société qui compte de plus en plus sur eux pour éponger ses déficits.Ce qui signifie qu il vaut la peine d'arrêter immédiatement la progression des démarches pour les reprendre d'une façon plus globale, plus satisfaisante et probablement plus juste: c'est un de ces moments où le bien des Montréalais passe par la CUM.Jean- Ouv W»\"\"f .oui dotyAtfo'ç czerp/tç 4^% tfvjt- /4 w 0 erevevç) m - .v- I Pj£ vice-fa ve v-ek * ./.titûS efcÇQPole; v' &)'e/J que\" \"ou£ (Droits réservés) Marc Laurendeau (Collahorotion spéciale) Une décision équitable grâce au ministre bavard \u2022¦'MX.- I :.:.;?; I \u2022 uti ù\" i «w«aa * Lundi dernier, le juge Michel Paquin, de la Cour municipale de Mirabel, ordonnait l'arrêt des procédures intentées contre le journaliste Bertrand de la Grange, reporter à Radio-Canada, et son cameraman, Michel Kinkead, tous deux accusés de méfait public.Dans le but de démontrer les failles dans la sécurité aux aéroports de Mirabel et de Dorval, ils avaient préparé, pour diffusion le 8 avril dernier, un reportage dans lequel M.de la Grange, muni d'un pistolet de départ et de faux bâtons de dynamite, réussissait à monter à bord d'un avion de People Express, en partance vers New York.Traité de manière discrète par les médias, ce jugement mérite toutefois qu'on s'y attarde.Car il étonne moins par sa conclusion, équivalente à un acquittement, que par les motifs invoqués.Le juge Michel Paquin soutient que les déclarations de M.John Crosbie, ministre de la Justice au moment de l'incident, avaient enlevé au journaliste toute chance de bénéficier d'un procès juste et équitable.Rapportés dans LA PRESSE du 22 avril dernier, les propos de M.John Crosbie ne ressemblent guère à quelque attaque insidieuse ou à une charge hystérique.À l'extérieur de la Chambre, le ministre de la justice déclarait: «Ce qui s'est passé était une claire violation de la loi et je ne vois pas pourquoi cela devrait être encouragé.Insistant peu après sur sa notion de «claire violation de la loi», M.Crosbie précisait: «Ce n'est pas moi qui décide s'il a violé la loi ou pas.Ça semble être une violation de la loi.Le tribunal déterminera cela.» Pressé de questions aux Communes, le ministre de la Justice affirmait: «Un journaliste ne peut être au-dessus des lois.Il doit être poursuivi, comme doivent être poursuivis tous ceux qui traversent les contrôles d'un aéroport ou d'ailleurs avec une arme.» Certes, on peut trouver que le ministre Crosbie endossait un peu rapidement et sans nuances une application mécanique de la loi.11 semblait en effet ne tenir aucun compte de l'intention criminelle ou de la «mens rea», qui doit être prouvée ou présumée, selon les cas, en vertu du droit criminel.Le journaliste agissait moins pour causer des inconvénients (retard, frayeur) que pour signaler de sérieuses lacunes.Mais, quand on examine l'ensemble des propos de M.Crosbie, on constate qu'il tentait maladroitement de justifier la décision de la Gendarmerie royale, qui venait de déposer un chef d'accusation.Loin de s'ingérer dans une procédure judiciaire, le ministre s'efforçait d'expliquer (sans préjuger du résultat final) pourquoi elle avait été intentée et pourquoi le gouvernement Mulroney n'utilisait pas son propre pouvoir d'interrompre la poursuite, 11 faut qu'un juge ait l'écorce bien sensible et l'objectivité bien fragile pour se sentir inca- Eable d'émettre une opinion lire et éclairée,, après les déclarations de M.Crosbie.En général, la population est habituée à prendre les déclarations des politiciens avec un grain de sel, à faire la part de la partisannerie.Avançons une hypothèse plausible.Ce jugement marque un jalon dans Ta lutte sourde que se livrent le pouvoir judiciaire et l'Exécutif.Le magistrat a peut-être voulu servir une leçon à un ministre trop bavard qui, paradoxalement, s était en- fagé publiquement à assurer indépendance des tribunaux.Me |ean-Claude Hébert, l'avocat de M.de la Grange, a utilisé adroitement le penchant naturel des juges à préserver leur autorité contre toute intervention extérieure.Une autre possibilité: le juge Paquin peut avoir perçu, dans un tel dénouement, une issue commode et honorable.En ef- fet, le magistrat évitait d'avoir à appliquer au cas de de la Grange la lettre de la loi, dans un contexte où la justice 'naturelle pouvait vraisemblablement être desservie.Car le journaliste avait agi en fonction de l'intérêt public.En effet, moins d'un an après que le Boeing 747 d'Air India ait explosé en plein vol, à cause d'une bombe introduite dans un bagage à Mirabel, Bertrand de la Grange réussissait à prouver que Dorval et Mirabel demeuraient de véritables passoires.-.Le test effectué par M.de la Grange venait prouvertfue, malgré les déclarations officielles rassurantes des autorités, la situation n'avait guère changé.Sept mois plus tôt, l'Organisation de l'aviation civile Internationale (OACI) avait approuvé de nouvelles mesures'de-sécurité pour ses membres.Un mois avant le reportage choc.Air Canada, mandataire de toutes les autres compagnies d'aviation pour retenir les services d'une agence de sécurité, avait déclaré que le conflit de travail à l'agence Burns n'àTCec-tait «ni la qualité des services offerts ni la sécurité des passagers».On trouve éminemment utile que M.Bertrand de la Grange ait rétabli les faits.- POINT DE VUE \\ji .a.\u2022-r-.tr.Mirabel : éléphant blanc ou cheval de Troie ?La guerre des aéroports Dor-val-Mirabel qui secoue la grande région montréalaise finit par être lassante.Chaque camp aligne ses sympathisants au point que les pro-Dorval et les pro-Mirabel en sont presque arrivés à faire un recrutement au porte à porte.11 n'est pas de groupuscule, il n'est pas de politicien en campagne, de maire ou d'échevin en quête de réélection qui ne sente le besoin de prendre parti pour l'une OU l'autre option.Soit! C'est ainsi que la démocratie se joue.D'éléphant blanc.Mirabel (avec un nom si poétique) s'est mué en cheval de Troie, ouvrant ses flancs généreux au fiel de la zizanie.Entre-temps, Toronto raffermit son emprise sur le transport aérien au Canada.Notre intérêt dans ce dossier?Celui de deux citoyens qui refusent de se laisser enfermer dans ce qu'ils considèrent un faux dilemme et qui souhaitent que tous les atouts de Montréal, comme ville internationale, soient pleinement valorisés.Dorval?À coup sûr! Il est au moins un aspect du dossier qui fait consensus: la nécessité de centraliser le trafic passagers à l'aéroport de Dorval.Qu'Air Canada ait décidé de loger ses services d'entretien des avions dans cet endroit nous apparaît, dans cette perspective, d'une saine logique.On s'inquiète d'un engorgement éventuel à Dorval?Pourquoi alors ne pas miser sur l'aéroport de Cartiervillc (Cana-dair) pour y concentrer (graduellement) les vols locaux et régionaux 1 Les possibilités d'expansion existent pour cet aéropprt.Il serait aisé et relativement peu coûteux, nous semble-t-il, de relier Dorval à Cartiervillc par monorail (technologie / Bombardier).Autre avantage: l'aéroport de Cartiervillc est à proximité des grandes voies routières ainsi que des moyens de transport en commun: mé- tro (station Côte-Vertu) et train Deux-Montagnes-Montréal (station Val Royal).Mirabel?À coup sûr, aussi! Que peut-on faire pour revitaliser Mirabel et en rentabiliser l'exploitation sinon à court terme au moins à plus longue échéance?\u2014 Créer un pôle d'attraction en y installant les activités de Canadair.L'implantation d'industries-satellites, le développement domiciliaire et de l'infrastructure hôtelière s'inscriront sans nul doute dans le sillage de Canadair; \u2014 Entretien, en totalité, des CF-18; \u20141 Concentration du trafic cargo; \u2014 Maintien de certains vols nolisês; \u2014 Mise sur pied du premier Salon nord-américain de l'aérospatiale à l'instar de celui de Farnborough (Angleterre) ou de celui de Le Bourget (France); \u2014 Entretien de certains types d'avions militaires ou commerciaux; IX ' .\u2014 Préparer Mirabel à -la venue des avions (hydrogène) des prochaines décennies.-\u2014 Nous sommes conscients'que toute solution \u2014 y compris celle que nous proposons \u2014 com- G>rte son lot d'inconvénients: ous sommes tout aussi coiki cients qu'il faudra accepter de; payer un certain prix pour sortir d'une impasse qui a déjà trop! duré.Il nous tarde de voir un,peu d'imagination dans ce dossier.Il nous tarde d'entendre- enfin l'expression claire d'une volonté de redonner à Montréal la place qu'elle doit occuper dans le domaine du transport Offert.Ce n'est pas dans cihij.ïns qu'il sera temps d'agir.Les aéroports de la région montréalaise seront alors fossilisé».André BOLOUC, économiste Georee OELLATJ.Y, ingénieur B IA PRESSE.MONTRÉAL, LUNDI 22 SEPTEMBRE 1986 TRIBUNE B 3 A propos de Françoise Gaudet-Smet De la mort à la vie Pour se résigner à la fatalité de la mort, «C'est la vie!» rappelle le langage populaire avec son bon sens habituel.La mort après tout fait bien partie de l'existence.Jacques HOVSÉPIAN Les pages entières de nécrologies qui paraissent dans les quotidiens ne reflètent pas moins ce paradoxe: mieux que dans les cimetières, des défunts environnés de leurs survivants, auréolés de leurs souvenirs, nous parlent aussi de la vie à travers leur mort.Immanence de celle-ci et continuité de celle-là en filigrane, Auguste Comte n'écrivaït-il pas que «l'humanité se compose de plus de morts que de vivants», constatant par la même occasion que les premiers gouvernent les seconds.Comme un écho, Lermontov de sa lointaine Russie disséquant le présent dans le passé, relevait pour sa part que «l'histoire d'une âme humaine, même de l'homme le plus insignifiant, est presque plus intéressante et utile que l'histoire d'un peuple entier.» De la vie d'un homme ou d'une femme d'hier ou d'aujourd'hui à celle d'un peuple, nul doute que les routes se croisent parfois.Dans l'excellent ouvrage sur Marie Gérin-Laioie, par exemple, que publiait Hélène- Pelletier-Baillargeon il n'y a pas très longtemps, la biographie de la fondatrice de l'Institut Notre-Dame du Bon-Conseil se confond presque avec l'action sociale et le combat féministe au Québec dans la première moitié de notre siècle.Inversement, l'actualité est si présente dans la pensée et l'oeuvre de cette militante que ses luttes rejoignent à plusieurs égards celles qui sont menées encore de nos jours.Marie Gérin-Lajoie s'est éteinte en 1971.Depuis, combien d'autres figures ont disparu au Québec en marquant dans l'histoire, comme on a coutume de le dire.Parmi elles, il y a moins d'un an seulement, Fran- Sois Hertel, Florence Fernet-lartel, le cardinal Maurice Roy, l'archevêque Georges Cabana, les juges André Montpetit et Antoine Rivard, Roger Duhamel, Léon Lortie, Pierre Des Marais, |ean-Marie Laurence, Raymond Grenier.l'en oublie certes.Leur discours et leur action dans divers domaines continuent d'agir et agiront peut-être encore longtemps sur nos modes de vie et de pensée, individuels ou collectifs, dans la cité ou dans nos foyers.Plusieurs de ces derniers ont perdu aussi sans doute un père ou une mere au cours de la même petite année, liens encore plus directs avec l'histoire de chacun et avec l'histoire tout court.lean-Paul Desbiens les évoquait a propos de sa mère qui s'est endormie il y a quelques mois à l'âge de 92 ans et qui, disait-il, représentait des milliers de femmes de sa génération et de la génération suivante.Une de celles-ci justement, une autre mère aussi attachante, en juin ¦dernier ayant rendu l'âme \u2014 comme «on disait jadis» de préciser sa fille Rolande Allard-La-certe \u2014, venait ou plutôt partait nous confirmer à son tour combien nos aînés sont dignes de l'histoire.Ces deux mères, parce qu'elles semblaient avoir été comblées de leur identité, de leur maternité et de leur vieillesse.Dans son «âge finissant», Françoise Gaudet-Smet qui nous a quittés tout récemment jouissait, elle, depuis longtemps déjà d'une maternité quasi nationale, son fils unique ne pouvant seul suffire à sa générosité.D'une génération à l'autre, en partant du début du siècle, des milliers et des milliers de Québécoises recevront ce que cette journaliste-écrivain-éducatrice populaire, apôtre de la vie terrienne et familiale, aura appris «par oreille», pour employer sa propre expression qui figure d'ailleurs en tête du premier volume de son autobiographie.Celle dont on disait dès son enfance qu'«elle ne sera jamais aisée à décourager une fois qu'elle aura entrepris quelque chose», a beaucoup écouté.Beaucoup parlé aussi pour transmettre «par coeur», selon toujours une de ses formules pittoresques et inépuisables, chez nous comme ailleurs au-delà de ses nombreux voyages, la vocation qu'appelle le terroir «pour des fidélités valables et permanentes».Les siennes embrassaient le sol du Québec tout entier.Pour interpréter celui-ci à travers sa Claire-Vallée, Françoise Gaudet-Smet débordait d'anecdotes vécues ou anccstrales, exquises à souhait, le n'oublierai jamais l'émerveillement d'une trentaine de journalistes d'Europe qui s'étaient arrêtés quelques heures à St-Sylvère pour découvrir également la ruralité du pays qui leur offrait l'Exposition Universelle de 1967.Leur hôtesse venait de raconter avec sa verve légendaire l'histoire d'un homme de son comté de Nico-let, qui, exploitant à proximité d'une mine ou d'un entrepôt une voie ferrée de quelques kilomètres avait présenté avec ses compliments \u2014 et avec l'espoir de la réciproque! \u2014 un laissez-passer de sa compagnie au président du.Canadien Pacifique! Sans se gêner de la disproportion qui sautait aux yeux de l'autre dans ce qui n'était à ses yeux qu'échange de bons procédés, il avait rétorqué très candidement: «Mais nos deux chemins de fer n'ont-ils pas la même largeur?» Pour Françoise Gaudet-Smet.femme d'esprit, l'analogie de son patelin avec le Québec immense n'en était pas moins sérieuse.C'est à la grandeur de sa patrie qu'elle célébrait, il va sans dire, «la beauté et la bonté de la terre», «les temps meilleurs que l'on n'attend pas mais que l'on fait», «l'expérience que l'on partage», «le bonheur gagné» et surtout «la joie de la continuation».Ddns cette continuation, certains laissent plus de foulées que d'autres.Aucune n'est insignifiante, et toutes, celles des petits comme celles des grands de ce monde, s'incrustent dans l'humanité toujours en marche.Beaucoup plus que «le souvenir tremblotant, l'image qui s'efface et les quelques traces épar-ses» qu'énumère jean d'Ormes-son.Chanson-thème anglaise Société Radio-Canada Montréal Quelle déception! Quelle aberration que d'avoir choisi une chanson-thème anglaise pour une émission qui se veut si prometteuse.lOhjet.l'émission «Lance et compte»).i «.C'est à cause de la version anglaise», vous dites?Pourquoi, pour une fois, ne pas avoir fait l'infiltration culturelle à l'inverse et enfin permettre au Canada an-.glais d'ouvrir toutes grandes ses pories à la chanson québécoise?Ce n'est certes pas le talent qui manque de notre côté.On aura beau, sous le couvert d'une pseudo-impuissance, s'en remettre au phénomène de l'attrait de la chanson anglaise ou américaine, voilà qu'encore une fois, c'est nous qui contribuons à l'invasion.André RICHARD Rouyn-Noranda N.B.- \u2022 Priorité tt ouordé* tout cette rubrique aux lettret d'intérêt général m rapportant parut dont LA PRESSE La concilie ;i ott d* rigueur \u2022 L»i corrvipondanti doivent inttrir* litibhmonl leurt nom, odrotto ot numéro do \u2022 LA P*f55£ no i engage pal à publier tautot ht httrti rofuot, ni à rotoumor lo$ httrot, monxnarri ou outre> docwiwnfs non publiéi \u2022 \u2022 l'autour attumo l'entière roipontabilité do tot opinioni.\u2022 Tout on rotpottonl la ponté* do l'autour, LA MESSE to rétorvo h droit d'abrégor lot l*ttr»i flon l'otpoto dilponible.\u2022 Si pombh écrire à la mothino, à doubl* interligne.'Prier* d'odrottor vos httrot comme tu»: \u2022Tribun* libr*., LA PRESSE, CP.4300, outt.floct dArmet, Montreal, H2Y 3M1.la presse RENSEIGNEMENTS 285-7272 ¦ iA PRESSE eil publié* par LA PRESSE LTÉE, 7, rua Saint-Jocquei, Montréal H2V 1K9.Sauk la Prtm Canodkmne est autorise* 6 diffuMr let information! de a LA PRESSE, et celtet dot Mrvket de b Prette Attociée et a* Reuter Tout drorti d« reproduction do, Information» partiel**™» è LA PRESSE tant «paiement réserve».«Courrier de la deu.iéme claite \u2014 Enreflittrement numéro 1400.» Port de retour garanti.«Ht.V ABONNEMENT le tortko é lundi au vendredi de 7h a lth 2154911 itlitTHI PROMOTION COMPTABILITE QMpJtl tMMAnM ANNONCES CLASSÉES tmtmJé*éo*thh\\7n.GRANDES ANNONCES 285-7111 215-7070 2157100 215-6192 V«OMM,Vovfl0H 215-6900 bh%mtl>riétfamoi$*1mi 215-7320 2157202 215-7306 215-7265 Dormir sous les corridors aériens Ce qui étonne dans ce qu'on pourrait appeler la «querelle des aéroports» c'est l'absence totale de référence à la qualité de vie des résidants qui habitent sous les corridors aériens.Personne ne semble se souvenir des délégations qui se rendaient à Ottawa, avant l'ouverture de Mirabel, pour protester contre le bruit infernal des avions.D'ailleurs, beaucoup de gens ont soupçonné cette situation d'avoir été une des raisons de la dimension considérable de l'expropriation des terres de Mirabel.On voulait, semble-t-il.éviter que ce problème se reproduise à l'avenir.Or, depuis cette époque, le nombre d'envolées s'est accru énormément et nous sommes à même de prévoir la condition intolérable qui nous sera faite, d'autant plus qu'on a repoussé de 23 heures à minuit l'utilisation des pistes.Par exemple, au cours des dix derniers jours, nous nous sommes fait réveiller à trois et à quatre heures de la nuit par des avions «perdus».Ce matin même (12 septembre) un avion s'est envolé à bh 15 alors que 7 heures devrait être l'heure la plus hétive.Que serait-ce si Dorval accueillait tout le trafic international?Pcnsons-y.Demain, il sera trop tard.Germain NEPVEU Saint-Laurent Les motos à La Ronde Si on possède une motocyclette, on doit stationner ailleurs qu'à La Ronde, si on veut visiter ce site.C'est un règlement idiot, car ne doit-on pas nous laisser vivre comme tout le monde?Nous sommes dans un monde à part parce que notre moyen de-transport est une moto.l'ai même vu des gens se faire dire d'aller stationner a Montreal et de revenir en autobus.La Ronde est en endroit touristique et on devrait, des l'an prochain, nous permettre de stationner tout comme les voitures.Ce règlement de la ville doit être modifié.Une moto, c'est un véhicule comme un autre, et ce stationnement est assez vaste pour nous faire de la place.André RAMSAY Montreal Sans pitié À chaque rentrée de septembre, il y a plein de cas d'abandons d'animaux commis par des irresponsables.Animaux d'un etc.joujoux des petits chéris! Ces jours-ci.un type a jeté sur I echangeur Turcot une portée de chatons; ce fut un massacre.Il faut se méfier de ces gens qui n'ont aucun respect, aucune pitié pour des animaux sans défense; ils n'en ont pas plus pour les humains.Belle société civilisée! Denise ROCRAY Saint-Bruno-de-Montarville Sur la morale sexuelle de l'Eglise l'étais panelliste à l'émission «Droit de parole» de vendredi dernier 12 septembre (en reprise mardi le 16); on cherchait à répondre à la question «La morale sexuelle de l'Église est-elle rétrograde»?M'étant vu refuser le «droit de parole» pendant toute la deuxième moitié de l'émission bien que je l'aie demandé à de très nombreuses reprises, je voudrais profiter de la presse écrite pour répondre à quelques opinions émises par certains participants.On a beaucoup parlé des divorcés remariés et des homosexuels actifs et résolus à le demeurer.Laisser entendre comme on l'a fait que ceux qui leur ouvrent facilement l'accès aux sacrements du pardon et de l'eucharistie sont les seuls à être vraiment sensibles à leur souffrance est tout à fait faux.Au long de ma vie sacerdotale, je crois que rien ne m'a fait autant souffrir que d'avoir à dire à ces personnes qu'elles sont aimées de Dieu mais ne peuvent communier au corps du Christ puisque \"Jt un point majeur elles ne communient pas à son enseignement.Et je ne suis pas le seul prêtre à le ressentir ainsi.Plusieurs fois j'ai touché du doigt la souffrance profonde de ces gens et il m'aurait été beaucoup plus facile de leur dire: «le comprends votre douleur; dans votre cas, étant donné les circonstances, vous pouvez communier.» l'au- rais enlevé deux souffrances d'un coup, la leur et la mienne, mais je l'aurais fait au prix de l'Évangile où mystérieusement |ésus nous dit qu'il y a des souffrances rédemptrices et où il répète à ses apôtres qu'ils devront souffrir eux-mêmes en enseignant un message qui parfois fait mal, mais qui fait mal pour faire grandir.Quant à laisser croire que la morale sexuelle de l'Église ne se trouve pour ainsi dire pas.puisée dans l'Ecriture mais est principalement le fruit de pauvres moines desséchés et misogynes rien n'est plus faux encore une fois.En plus de présenter une signification de la sexualité et du mariage, la Bible est aussi très explicite en ce qui concerne les trois questions majeures traitées à l'émission : les divorcés remariés, les homosexuels actifs et les relations pré-maritales (cf.l'un des sens du mot grec «porneia»).De plus, l'Écriture devant être lue en Église, c'est ainsi que la Tradition la plus unanime et universelle a toujours compris nombre de textes dont je fais grâce au lecteur.On s'est aussi scandalisé devant la façon autoritaire avec laquelle le Vatican aurait laissé tomber le couperet sur le moraliste américain Charles Curran.C'est passer sous silence le fait que le Père Curran est en pourparlers avec Rome depuis au moins 1979, que plusieurs fois il a eu l'occasion de faire valoir son point de vue en haut lieu et qu'il a aussi eu le droit de se faire défendre par un tiers.C'est devant son obstination à répéter que si quelqu'un devait changer ses positions ce n'était pas lui mais bien le Magistère de l'Église que la Congrégation pour la doctrine de la foi lui a finalement retiré son droit d'enseigner publiquement des positions qu'il prétend catholiques et qui ne le sont pas.Il garde d'ailleurs toujours son droit à la dissidence privée en son âme et conscience.Enfin, l'animatrice de l'émission est revenue plusieurs fois sur l'idée que dans l'Église certaines personnes doivent renoncer tout bonnement à leur sexualité en oubliant leur corps.C'est laisser sous-entendre que «sexualité» égale «activité génitale».Ce n'est pas parce que quelqu'un renonce, pour un motif religieux ou autre, aux activités génitales qu'il renonce à sa sexualité ou à son corps sexué.Les personnes qui pour des raisons évangéliques s'abstiennent de relations sexuelles continuent à vivre à fond leur sexualité dans la tendresse, l'amitié, l'ouverture aux autres, l'affection, la chaleur humaine qu'elles manifestent.Il suffit de voir Mère Teresa porter un enfant ou serrer un mourant dans ses bras pour voir que le dynamisme de sa sexualité l'a poussée au sommet de l'amour.Michel SÉGUIN théologien Grand Séminaire de Montréal Vers un extraordinaire hara-kiri L'expérience de ces jours-ci ne me fera pas changer d'idée concernant le programme Droit de parole.Ces programmes n'éclairent rien et ne peuvent qu'ajouter à la confusion des esprits.On ne discute pas à quarante à la fois une question sérieuse, en poursuivant chacun de son côté des objectifs différents, à la lumière de philosophies différentes, etc.Autant vouloir tracer un sillon droit à tirer le boeuf chacun de son côté, et vingt à la fois.Le show peut être distrayant, il est surtout pitoyable.Quant au débat sur la morale de l'Eglise, qui dure depuis déjà vingt siècles, il est faussé à la base quand il se joue sur la corde sentimentale, comme c'est habituellement le cas.«Voyez combien m'a fait mal la taloche de ma mère!», va crier la petite chez sa grand-mère, en se gardant bien d'avouer qu'elle a jeté pour la troisième fois dans la piscine son petit frère qui ne sait pas nager.Pleurons donc en choeur \u2014 Média en téte \u2014 sur la pauvre petite, et laissons aller le petit frère avec l'eau de la piscine.Il y a un principe élémentaire que l'on pourrait au moins rappeler occasionnellement, à savoir que la morale chrétienne opère cbmme la médecine.Les choses qu'elle interdit ne sont pas mauvaises parce qu'interdites, mais interdites parce qu'elles sont mauvaises et font du mal à ceux qui les font ou à ceux qui les subissent.Dit-on qu'un médecin est cruel parce qu'il interdit tel aliment à son patient, ou l'alcool, ou la cigarette?Serait-il meilleur médecin de dire, sourire entre les dents: «Continuez, mon cher, mais n'oubliez pas de me mettre sur votre testament»?|e comprends assez que des Québécois aient pu croire il y a vingt ans, que le divorce allait les libérer de tous les maux; mais, aujourd'hui, qui le croit encore, après vingt ans d'expérience?Qui paie la note des enfants conduits au suicide par le divorce de leurs parents?Des enfants traumatisés, incapables d'aimer, incapables de fonder eux-mêmes des foyers stables, prêts à la drogue, à l'alcool, à la délinquance pour se venger d'une société qui les a à ce point trahis?Qu'on me pardonne, mais quand j'entends un catholique trouver rétrograde la morale évangélique, j'en ai la nausée.le me dis que celui qui parle ainsi est ou bien naïf, ou bien effronté, ou bien pervers.Vit-il sur la lune ou voit-il où l'actuelle dénatalité de notre population nous conduit, et quelle en est la cause.Plus précisément, je trouve sa miséricorde bien criminelle et bien cruelle, en plus d être infantile et très adolescente, tncore quelques années de cette miséricorde, et nous aurons fait un extraordinaire hara-kiri national.Il est d'ailleurs déjà plus qu'à moitié fait! Edmond ROBILLARD, o.p.Montréal Une dictature plus menaçante Les médias nous inondent de mauvaises images de l'Afrique du Sud, du Chili, du Paraguay, etc.On nous dit combien il y a de prisonniers politiques, de répressions, etc.Pourquoi les médias ne traitent-ils pas de même l'URSS.Les pays cités ci-dessus ne sont que de petites dictatures.Elles ne menacent pas l'Occident, autant que je sache.L'Afrique du Sud ou le Chili ne pointent aucun missile nucléaire sur l'Occident, ne massent aucune troupe aux frontières de l'Allemagne de l'Ouest et elles n'ont pas l'intention d'envahir ni le Canada ni d'autres pays.On ne peut en dire autant de l'URSS.Les troupes soviétiques occupent la Pologne, la Hongrie, la Tchécoslovaquie, l'Allemagne de l'Est (ironiquement nommée République démocratique allemande).L'URSS a également occupé ar- bitrairement l'Autriche pendant dix ans et elle n'a pas fini avec l'expansionnisme; depuis 1980, la nouvelle victime se nomme Afghanistan.Ses missiles sont pointés sur l'Occident et son ex-partenaires, la Chine.(.) Pourquoi les médias se bouchent-ils les yeux, la bouche et les oreilles quand il est question de l'URSS?Claude MAURAIS Montréal Le chanoine Lionel Groulx, un valeureux patriote Il y a des gens qui se prennent souvent pour d'autres; d'aucuns jugent généralement autrui selon ce qu'ils sont.En serait-il ainsi de lacques Hébert qui eut l'insolence de qualifier odieusement d'imbécile le noble et illustre fils de l'Eglise québécoise et de la Nation française d'Amérique, le' chanoine Lionel Groulx, notre gloire nationale?Lors de l'émission de télévision, Le Point, du 27 juin dernier, à Radio-Canada, au cours d'une rétrospective de la carrière publi- 3uc du maire lean Drapeau \u2014 en isant cet imbécile de chanoine \u2014 l'outrecuidant Jacques Hébert n'insulta-t-il pas ipso facto le maire de la métropole laurentienne?Ce dernier étant admirateur, pour ne pas dire disciple du grand humaniste et éducateur émérite que fut notre maitre à penser.N'insulta-t-il pas aussi l'Université de Montréal, où fut exposée la dépouille mortelle du chanoine, dans le grand hall de cette institution; de même que les quelque six mille personnes et hauts-di-gnitaires qui assistèrent aux obsèques d'État de ce grand personnage en l'église Notre-Dame, de Montréal, en 1967, et officiées par le Cardinal Paul-Emile Léger qui prononça le panégyrique, lacques Hébert insulta également le gouvernement québécois de l'époque, qui décréta que le jour des funérailles soit un jour de deuil national, que le drapeau national fleurdclyse soit en berne.De plus, il insulta les personnalités de toutes couches sociales, les journalistes, éditorialistes de toutes idéologies, tant français qu'anglais, qui rendirent hommage posthume au très regretté disparu.Il insulta aussi son ami et protecteur Pierre Elliott Trudeau qui écrivit personnellement une missive à la louange de notre historien national, en réponse à notre demande au gouvernement -I- fédéral d'émettre un timbre-poste commémoratif du centenaire de naissance du grand Lionel Groulx, en 1978.Davantage, il insulta la nation, quatre générations de nos compatriotes qui furent de fervents admirateurs de ce chef de file, de ce héros national.«C'est qu'il existe des élites morales et intellectuelles qui constituent la seule richesse durable des nations.Personne ne gagne à les mépriser, personne ne s'honore à les abaisser.» (dixit Roger Duhamel).Lionel Groulx, en plus de milliers de conférences et de cours, publia quelque trente-cinq volumes, plus de vingt brochures et opuscules, deux romans à thèse nationaliste.À 68 et 69 ans (en 1946 et 1947) il fonda respectivement l'Institut et la Revue d'Histoire de l'Amérique française de renommée internationale; il fonda la première chaire d'histoire du Canada, à l'Université Laval, de Montréal; il forma une pléiade d'historiens érudits.«Cet imbécile de chanoine» conseilla moultes sommités du monde universitaire, des sociologues, des politiques, oui allaient le consulter.André Laurendeau ne le qualifia-t-il pas de «l'un de nos maitres de l'heure»?Lionel Groulx, conférencier remarquable et recherché, porta la parole aux quatre coins de l'Amérique française; jusqu'en France.Délégué officiel de l'Université de Montréal et de l'Institut scientifique franco-canadien, il enseigna à la Sorbcnne, à l'Institut catholique de Paris et à quelques universités de province.En 1931, il obtint le Prix de l'Académie française pour l'ensemble de ses oeuvres.«Pionnier redoutable du nationalisme canadien-français, Lionel Groulx a eu et surtout mérité à peu près tous les prix possibles: médailles, décorations, doctorats honorifiques; prix d'excellence en langues française, grecque, latine, anglaise, et en histoire moderne avec la médaille Léo Pa-rizeau (1963) - (Réf.: Père Benoit Lacroix, o.p.\u2014 Collection Classiques canadiens).Lionel Groulx: philosophe, prophète, penseur profond et fécond, éducateur national, remueur d'idées, historien-sociologue, romancier.Voici l'opinion exprimée par Olivar Assclin (qu'à coup sur l'on ne peut taxer d'enthousiasme de commande) dans sa magistrale étude intitulée L'abbé Groulx (1923): «Avec la clairvoyance, la qualité maitresse de l'oeuvre de l'abbé Groulx, c'est la vie.Pareil don d'évocation ne s'était renconté chez aucun de ses devanciers.Il sait voir et il sait rendre.\u2014 Historien de civilisation \u2014 (.) Dès maintenant, la critique se doit de reconnaître dans l'oeuvre de l'abbé Groulx, le plus bel élément de l'actif intellectuel canadien-français.Sans attendre cette refonte qu'il annonce de son oeuvre, je salue en lui un maitre de la recherche historique, un maitre du style, un maitre de la vie spirituelle, un maitre de réflexion et d'énergies patriotiques».Si le même personnage.Lionel Groulx, eut été un fédéraliste notoire et complaisant, eut fait l'apologie du fédéralisme, etc., lacques Hébert l'aurait-il qualifié d'imbécile?Lionel Groulx mourut la plume à la main; jusqu'à la dernière seconde de sa vie fructueuse, laborieuse, il fut A l'oeuvre.Le jour même de son décès, on lançai: son dernier livre, Constantes de vie.Il fut constant toute sa vie, fidèle à lui-même, loyal envers sa nation (qu'il aima tant!) ses compatriotes, sa patrie laurentienne, l'État français d'Amérique, loyal -V«-j- envers Dieu et l'Église catholique.«Heureuses les nations qui ont de tels phares, ne fùt-cc qu'une fois par siècle», s'exclame le Père lean Genest, s.j., dans le numéro spécial juin-1968, de la revue L'action nationale.Son oeuvre fut grande, humaniste, monumentale; l'insolence intempestive, odieuse, de lacques Hébert, monumentale! Un jour, la Nation érigera des monuments à la gloire du valeureux patriote du 20e siècle qui nous montra les chemins de l'avenir, qui fut la conscience nationale; mais peut-être point à lacques Hébert que nous croyions mort, ne nous souvenant point qu'il fut sénateur, n'eut été la nouvelle de son jeune.Les amis de Lionel Groulx le secrétaire Léondre FRADET 394, Laurier ouest, Montreal 273-2484 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 22 SEPTEMBRE 1986 B 4* ARTS ET SPECTACLES Reginald Martel mp Toutes les maisons d'édi-B™ tion qui ont un fonds littéraire auront bientôt leur propre collection de poche.Une fois encore les efforts sont dispersés, alors que la nature du marché suggérerait une concentration encore plus forte qu'en France, où dominent trois collections seulement, Livre de Poche, l'ai Lu et Folio.L'individualisme de nos éditeurs semble incurable.Voici donc une nouvelle collection de poche.Courant, lancée par VLB Éditeur.On a choisi pour l'inaugurer un des plus grands écrivains du Québec de tous les temps, Jacques Ferron, en offrant une nouvelle édition, respectueuse du texte original, de cette douce merveille qu'est l'Amélan-chier.Jacques Ferron La presentation est fort belle, la préface de Gabrielle Pou-lin aussi.L'édition a été préparée par des (erronistes compétents, Pierre Cantin, Marie Ferron et Paul Lewis.Elle contient une notice qui raconte l'histoire de l'édition du livre, des notes qui éclairent le lecteur d'aujourd'hui sur les allusions de Ferron à des événements et des personnages de son temps, des bibliographies de l'ensemble de l'oeuvre et des articles et études qui ont été consacrées à l'Amélan-chicr, un choix de jugements et un sommaire biographique où il est écrit que Ferron a reçu le prix Duvernay pour des chroniques sur la Crise d'octobre parues dans l'hebdo Le Canada français.Rétablissons la vérité.Ferron a reçu le prix Duvernay pour l'ensemble de son oeuvre.Ajoutons, pour la petite histoire, que ce ne fut pas facile de le lui accorder.Certains membres du conseil général de la Société Saint-Jean-Baptiste, qui se réserve le droit d'entériner le choix du jury du prix Duvernay, n'appréciaient pas du tout le côté iconoclaste de Ferron.11 a faliu que le jury revienne plus tard à la charge pour faire approuver enfin son choix.Une librairie-café La librairie Triangle, de Lon Une autre collection de poche gueuil, emprunte à une récente mode américaine le concept de librairie-café littéraire.On sert croissants et muffins, café et jus de fruits dans un décor qui veut stimuler aussi les appétits de lecture.Les menus sont rédigés sur des jaquettes de livres et un babillard reflète l'actualité littéraire.La librairie reçoit, pour des séances de signature, des écrivains d'ici et d'ailleurs.Ses responsables entendent accorder une attention toute particulière aux commandes spéciales, pour répondre aux besoins de chaque lecteur.La librairie a été inaugurée officiellement hier.Un auteur du Bénin Les éditions Naaman, de Sherbrooke, annoncent la parution, dans leur collection Amorces, de Brumes et Flammes d'espoir, de l'auteur béninois Dèyon Amen Hountondji.« Il y a dans ces poèmes tout le foisonnement des langages et des cultures, toute la multiplicité des questions et des problèmes de l'homme.Et c'est là que chemine une trouée qui conduit à Dieu.» Naaman est une des rares maison, ici et ailleurs, qui accueillent des écrivains francophones du monde entier.La poésie revient La Place aux poètes renaît avec la chute des feuilles.Ce temple de la poésie, animé par la vestale |anou Saint-Denis, ouvre sa saison le mercredi 1er octobre avec Janou elle-même et le poète et musicien Philippe Noireaut, qui dira et chantera ses textes.Le 8, on recevra François Charron et le 15, Lou-ky Bcrsianik.Les soirées de la Place aux poètes ont lieu tous les mercredis à 21 heures à La Chaconne.Janou Saint-Denis, qui n'a pas été gâtée dans le passé, a enfin reçu une bourse A du Conseil des arts du Canada.Elle s'est mise à l'écriture de Poésie contre camelote.Elle rentre de Liège où elle a représenté le Canada à la 15e Biennale, internationale de la poésie.À Paris ensuite, elle a rencontré des poètes en vue de susciter des échanges.La part de Dieu Micheline Lévesque, une des soeurs arrêtées à Rome pour possession de drogue, souhaitait qu'Antonine Maillet écrivit la préface du récit que les soeurs feront de leur aventure.Bonne idée, encore que les héroïnes de Mme Maillet soient plutôt spécialisées dans la fla-catoune.Tout n'est pas perdu, puisque l'éditeur.Jean-Claude Larouche, écrira un avant-propos à l'ouvrage des soeurs Lévesque, qu'il croit innocentes depuis qu'il les a visités à Rome l'été dernier.Le livre pourrait avoir un certain succès.Si c'est le cas, l'Oeuvre Jésus le Nazaréen, dirigée par les pères Trinitaires, en tirera un certain profit puisque les soeurs veulent lui verser une partie importante de leurs droits d'auteur.SILHOUETTE LITTERAIRE Alice Parizeau collaboration spéciale DUMAIS IT DUMOULIN-TESSIER De la lâcheté au courage sa Il y a un thème qui revient souvent sous la plume des romanciers; celui de la lâcheté.Autant il est facile cependant de définir ce mot en période de crise, de guerre, d'une situation où la vie des gens est menacée, autant dans l'existence quotidienne c'est une toute autre histoire.Car souvent la ligne de partage entre le courage et la lâcheté est fort tenue et, pour la franchir, il faut savoir se libérer des tabous et des traditions qui, selon l'éducation reçue et les normes inculquées, paraissent tantôt odieux et tantôt respectables.Les romanciers, ces témoins privilégiés des débats intérieurs, ne trouvent certes pas de réponses, mais ils ont le mérite de poser des questions et de faire réfléchir, en imposant des person- 1 Y nages qui savent s'imposer à l'imagination des lecteurs.Pour Nelson Dumais, licencié en histoire, journaliste, fonctionnaire, auteur-compositeur, il sagit de Julien, héros de son premier livre L'embarquement pour Anticosti, lancé en 1976.julien évolue parmi les étudiants et les militaires, les professeurs et les bûcherons, qui tous hantent le Quartier Latin de la Vieille Capitale.Il croise ces gens qui gagnent leur vie, chacun à sa manière, tandis que lui-même se contente d'expédients, se pose des questions sur son avenir et ne cesse de se sentir coupable à l'égard de Marise, sans parvenir pour autant a faire un choix.Il sait pourtant qu'il doit se ranger, entrer dans l'armée ou accepter n'importe quel travail pour éprouver Marise qui Les récipiendaires des prix du meilleur acteur et de la meilleure actrice dans la catégorie des dramatiques : William Daniels ( St.Elsewhere) et Sharon Gless (Co-gney & Lacey).losorphoto ap NBC domine le palmarès à la 38e soirée des Emmys I PASADENA, Californie \u2014 \u2014 La mini-série canadienne Ann of Green Cables a remporté le trophée de la meilleure émission de télévision pour enfants lors de l'attribution des prix Emmy qui était télédiffusée hier soir depuis Pasadena, en Californie.Cette mini-série, qui avait été diffusée en décembre par CBC, a par la suite traversé la frontière sur les ondes du réseau américain PBS, co-producteur de la série d'émissions.La comédienne.Colleen De-whurst, originaire de Montréal, qui tenait le rôle de la mère adoptive d'Ann dans la série canadienne, a reçu le prix de la meilleure actrice de soutien dans la catégorie des émissions spéciales pour son rôle dans Between Two Women, du réseau ABC.C'est le réseau NBC qui a dominé cette 38ème édition des Emmy Awards, avec un total de 19 prix.Sa série dramatique St.Elsewhere a obtenu six distinctions, tandis que l'émission The Golden Girls a remporté le titre de la meilleure production dans la catégorie des comédies.Le réseau CBS s'est vu décerner dix trophées, dont quatre pour sa série Cagney & Lacey, qui obtenu le prix de la meilleure émission dramatique pour la deuxième année consécutive.L'une des deux co-vedettes de cette émission, Sharon Gless, a obtenu le prix de la meilleure actrice dans cette même catégorie.Les réseaux ABC et PBS n'ont récolté qu'un seul trophée chacun.Cagney & Lacey, qui met en vedettes deux femmes policiers, s'est mérité deux autres trophées, soit ceux de la meilleure réalisation et du meilleur acteur de soutien.Ces deux prix sont ne cesse de l'attendre.En fait, poussée par Julien, elle vient de vivre le drame de l'avortement et malade, épuisée, elle espère qu'il aura au moins le courage de l'aider.Le temps passe, Julien accumule les nuits blanches, puis, incapable de résister retrouve Marise.Soudain, il a Françoise Dumoulin-Tessier peur.«Ce qui l'effraie le plus, c'est qu'elle le trouve vieilli.Il se refuse de vieillir.Il craint qu'un jour de faiblesse absolue, il doive succomber, abandonner son modus vivendi, entrer dans cette société si risible et lutter pour gagner la pitance d'une famille.Sa famille! Il devra prendre des responsabilités, se ranger veux-veux pas et élever un ou plusieurs enfants.C'est alors qu'il sera vieux.» Lâcheté d'un homme jeune qui n'ose pas s'engager, lâcheté y allés respectivement à Georg Stanford Brown, mari de la co-vedette de la série, Tyne Daly, et à John Karlen, qui lui sert de mari à l'écran.Le prix du meilleur acteur, dans la catégorie des dramatiques, a été accordé à William Daniels, pour son rôle dans St.Elsewhere.Parmi les cinq autres trophées remportés par cette série figurent ceux du meilleur acteur de soutien et du meilleur scénario.Du côté des comédies, The Golden Girls a remporté trois trophées: meilleure émission, meilleur scénario et meilleure actrice principale (Betty White).Dans la même catégorie, la vedette de Family Ties, Michael ).Fox, s'est classé meilleur acteur masculin.Les séries Cheers et The Cosby Show ont quant â elles reçu trois distinctions chacune.Avec 148 nominations, NBC a dominé haut la main, et pour la première fois dans son histoire, la cérémonie annuelle des prix des « prime time » américains, dépassant largement les réseaux CBS (90 nominations).ABC (51) et PBS (30).Au total, 42 trophées Emmy ent été attribués hier soir, ce qui s'ajoute aux 40 autres prix décernés lors d'une cérémonie préliminaire tenue le 6 septembre.\u2014 UPI, AP et CP Huit finalistes au Festival de Granby ¦GRANBY \u2014 Silencieux mais très attentif depuis jeudi, le jury des soirées éliminatoires du 18e Festival de la chanson de Granby a rendu son verdict hier soir.À mesure que les jours passaient, la tâche des juges Raymond Desmarteaux (CIEL-MF), Lise Richard (Trans-Canada ), Serge Plaisance (CKOl-MF) Paul Cauchon (Le Devoir) et Sylvie Tremblay (chanteuse) a semblé se compliquer et hier, un peu comme samedi, personne n'aurait aimé se retrouver dans leurs souliers.Évidemment, la plupart des candidats qui ont participé aux préliminaires étaient assis dans l'auditorium du cégep pour assister aux performances des derniers concurrents, en attendant la décision du jury, fin de la course pour 22 d'entre eux.Denis Pleau, un auteur-compositeur de Donnacona a ainsi pu voir une concurrente inscrite dans sa catégorie, Loudia Levée, de Montréal, soulever l'assistance comme 11 l'avait fait lui-même la veille.« C'est le fun, ça met de la compétition », a-t-il commenté sans toutefois paraître trop ébranlé.Quant à Loudia Levac, elle n'a pas eu â subir ce genre de tension puisqu'elle n'a pas assisté aux trois autres soirées éliminatoires.Elle compose depuis 2 ans, mais chante depuis 12 ans.« Je suis venue à Granby avant tout pour être vue », dit-elle, espérant d'abord avoir la chance de chanter à nouveau au gala.Son voeu a été exaucé.Les finalistes Voici les noms des huit finalistes qui feront les frais du gala du 4 octobre.Chez les au-teurs-composieurs-interprètes : Johanne Buisson (Montréal), Luc DeLarochellière (Laval-Des-Rapides), Loudia Levac ( Montréal ) et Denis Pleau (Donnacona).Chez les interprètes: Joëlle La noix (Ottawa ), André Lanthier ( Hearst Ont.), Sylvie Bernard (Trois-Riviè-res ) et Sylvie Trudeau, de Montréal.\u2014 Presse Canodienne Débuts difficiles pour Labelle au théâtre du mm PARIS ( PC ) \u2014 Débuts \u2014 difficiles à Paris, pour Pierre Labelle qui s'est installé, vendredi soir, et jusqu'au 11 octobre, au théâtre du Splendid, à la porte Saint-Martin.Un petit théâtre de 300 places seulement, mais au nom prestigieux puisqu'il a vu débuter sur sa scène nombre de jeunes artistes du café-théâtre qui sont aujourd'hui en haut de l'affiche et dont le plus populaire était sans contexte Colu-che.Mais alors que, cette fin de semaine, Diane Tell faisait un véritable tabac et refusait du monde à l'Olympia, Labelle, lui, jouait plutôt le repos des banquettes et comptait ses gens sur les trois premières rangées de fauteuils.Samedi soir, nous étions à peine une quarantaine, semblant si perdus dans la salle que d'entrée, Labelle interpella l'un des spectateurs du premier rang pour lui demander si c'était bien lui le chef du groupe.Ce fut, sans doute, la meilleure pointe d'humour de ia soirée, car pour le reste, le ré- Cmoire pourtant francisé de abolie n'a pas beaucoup débridé les spectateurs de la soirée confidentielle.Il y a, bien sûr, quelques valeurs sûres dans son stand-up comic, comme celle de l'envolée ou encore quelques bonnes images caustiques de la publicité, mais pour le reste, l'humour de Labelle parait un peu émoussé.Le comique est un art ingrat et difficile ; même lean Lapoin-te en a fait l'expérience â ses Pierre Splendid débuts â Paris.Et Pierre Labelle qui tente, lui, une véritable première sur une scène parisienne aura bien du mal a remonter le courant.La veille de la première, il semblait pourtant confiant, assurant que son comique au quotidien pouvait faire rire de Montréal â Paris, de Bruxelles â Genève.Pourtant, même en supprimant le sketch sur le hockey, auquel les Français restent définitivement hermétiques, ça devrait encore prendre du temps avant que Labelle ne trouve le déclic.Il reste que le spectacle du Splendid ne pouvait pas plus mal tomber.Après la dramatique série d'attentats â la bombe que connaît Paris, toutes les salles de spectacle ont vu leur fréquentation considérablement baisser.du Québécois qui accepte de recevoir des ordes qu'on lui donne, â cette époque-lâ, â Valcar-tier, en anglais et en anglais uniquement, lâcheté du mâle! Assez curieusement, François, \\f principal personnage du deuxième roman de Nelson Dumais Le sabbat des dieux, qui vit une expérience différente de celle de julien, lui ressemble, mais parvient â surmonter ses craintes et ses doutes.Fonctionnaire chargé de la fermeture de certains villages éloignés, il a honte de ce travail n'étant pas d'accord avec les mesures prises par le gouvernement, mais n'ose pas protester de crainte de perdre son emploi.Contrairement è julien, François choisira cependant l'action communautaire, l'implication dans un C.S.S.et saura affronter l'amour de façon à rendre heureuse la femme qui l'attend.Le deuxième roman de Nelson Dumais date de 1979, le premier roman de Françoise Dumoulin-Tessier a été publié en 1980, il s'agit donc de deux écrivains jeunes dont il est intéressant de suivre la carrière et cela d'autant plus qu'ils ont obtenu déjà des prix littéraires.La romancière a, en outre, à son actif deux téléthéâtres que vous avez peut-être vu au reseau de Radio-Canada; Antoine et Sébastien et Elise ou le temps d'aimer.Dans Le salon vert, Françoise Dumoulin-Tessier raconte la vie de trois soeurs, ouatée, calme en apparence, mais dominée sans cesse par le souvenir du père, tendre, séduisant et gai.«Pourquoi y avait-il tant de larmes dans la vie de sa mère.Tant de sanglots dans sa gorge de femme et tant de rires dans celle de son père?», se demande l'une d'elles naïvement.La mère avait toléré les frasques de son séduisant mari et Judith marche sur ses traces.Nelson Dumais «Qui m'aime?C'est la question la plus importante de la vie d'une femme mais peut-être pas de celle d'un homme I De là vient tout le malheur.Une femme vit pour un homme, un homme vit pour lui.» La romancière dénonce cette forme de lâcheté féminine et dans son deuxième roman intitulé Quatre jours.,, pas plus! s'insurge A sa manière.Julie, son héroïne, est différente de Judith.Elle est courageuse, décidée d'aller jusqu'au bout et prête A prendre des risques.C'est en comparant ces deux personnages qu on comprend l'évolution brusque des femmes qui correspond A celle de la société québécoise.«Il est allé A son congrès scientifique, écrit Julie, moi j'ai appris l'amour en visitant les châteaux de la Loire.Il a parfaitement le droit de vouer sa vie A la science, mais pas la mienne.Aussi suis-je partie sans faire d'histoires, sans rien demander.» Julie prend sa vie entre ses mains, travaille, se débat, apprend A être seule avec elle-même et A apprécier chaque moment de sa liberté toute neuve.«Quatre jours de vacances.Pas plus», puis le retour au boulot, où un collègue «Mathieu me taquinera sur les femmes qui prennent maintenant seules et leurs vacances et leurs plaisirs, \u2014 comme des hommes! Pourquoi pas?Ce n'est, au fond, pas si difficile que cela.Cela s'apprend.» Elles sont bien attachantes ces femmes que Françoise Dumoulin-Tessier décrit dans une lan- Se simple et belle et bien que ns l'existence quotidienne, la lâcheté et le courage demeurent des notions qui ne sont pas toujours aussi évidentes que cela, elles sont convaincantes.Entre le plaisir de lire et les difficultés de se construire une vie, il y a en somme un monde que les romanciers explorent en démolissant au passage les règles et les coutumes ce qui ne leur donne pas, hélas, le pouvoir, de construire un univers meilleur et plus facile, mais celui uniquement de faire rêver, et c'est déjà beaucoup.\u2014- ¦¦¦¦¦¦.rus1 IA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 22 SEPTEMBRE 1986 POUR L'OUVERTURE DE LA SAISON DU TPQ Michel Forgues monte Achard sur une piste de cirque mm Trois jeunes gars qui veu-™ lent séduire la même fille récalcitrante: l'un est macho, l'autre n'est pas encore «branché» et le dernier dissimule sa véritable nature derrière sa timidité.Ce thème de pièce aurait pu être développé récemment or c'est le dramaturge français Marcel Achard qui l'a abordé dans sa toute première pièce écrite en 1923, Voulez-vous jouer avec moa?Cette comédie poétique, la première production du Théâtre Populaire du Québec pour la saison 86-87, a été mise en scène par Michel Forgues.Elle sera à l'affiche du Theatre Centaur, du 24 au 28 septembre puis reprise en tournée à travers le Québec jusqu'au 12 novembre.RAYMOND 11KMATCHII_ Michel Forgues c'est ce jeune metteur en scène qui a séduit les amateurs montréalais de théâtre, la saison dernière, en montant à La Licorne une brillante adaptation théâtrale du roman de Michel Tremblay, Thérèse et Pierrette à l'école des Saints-Anges.Forgues a réuni une équipe de jeunes comédiens et comédiennes pour défendre le texte d'Achard: Sylvie Gosselin, Vincent Gratton, Benoit Dagenais et Cari Bêchard.«|e tenais à réunir une jeune distribution parce que Achard n'était âgé que de 21 ans lorsqu'il a créé cette pièce â Paris en 1923.Le «leitmotiv» c'est: l'amour n'est pas une leçon qu'on enseigne â l'autre mais qu'on décide d'apprendre â deux.» Les trois soupirants fourbissent donc leurs armes et chacun tente assiège la place forte en faisant valoir ses qualités tout en LES PROUESSES DU MATIN 5h15àdh45 avec JACQUES PROULX Du lundi au vendredi Jacques Proulx, le réveille-matin de la métropole, nous accompagne tous les matins avec la complicité d'Yves Létoumeau aux sports, Michel Viens à l'information, Tex Lecoraux insolences du téléphone, Jean Brulotte, Yves Gionnet à la circulation et Use Lapointe à la météo.CKAC dissimulant sa nature véritable.«Le «pattem» n'est pas nouveau.De 1923 à nos jours, cette parade de séduction se répète sans cesse.C'est donc un divertissement sur le couple et j'ai choisi de m'écarter du traitement boulevard ier en misant sur une jeune distribution, en la faisant évoluer sur une piste de cirque et en choisissant un traitement plus stylisé, plus près d'une certaine forme de pantomime.Ce n'est toutefois pas Barri um & Bailey, ni Les enfants du paradis.C'est voulu que la représentation soit intelligente tout en étant intelligible.«Il y a beaucoup de mouvements dans cette pièce.Les gens bougent constamment.Le cadre de la piste de cirque suggère plusieurs possibilités.La scène est en pente et sur la piste il y a une échelle, des barres asymétriques, un arbre et deux trappes favorisant les entrées et les sorties.Chaque clown (ou soupirant) aura sa scène avec Isabelle, la belle â conquérir.Il y aura également des scènes touchantes.«l'ai eu beaucoup de plaisir â travailler sur ce texte.Parce que je suis un sentimental mais non pas au sens péjoratif du terme.Disons que je suis attentif à la succession d'émotions qu'un être humain peut éprouver dans une vie.j'aimerais pouvoir apporter un peu d'éclaircissement â l'obscurité dans laquelle l'humanité est plongée, j'ai des idées mais je n'adhère â aucune idéologie.L'homme est tellement éphémère que cela m'émeut.C'est dans ce sens-lâ que je suis sentimental».Forgues est donc un «jeune» metteur en scène de 37 ans qui a déjà signé une vingtaine de productions, «j'ai débuté comme acteur mais j'ai découvert que la mise en scène me convenait davantage, je n'avais pas la santé psychologique pour être un bon comédien.Mais cette sensibilité émotive me sert énormément dans mon métier.» CINÉMAS ClNEPLEX ODEON CARREFOUR LAVAL 2330, Ant rJai Laurtntidat S88-3SI4 A PROPOS D'HIER SOIR (14 ant) 7:10 ¦ 9:25_ LE DIABLE AU CORPS (14 ant) 7Î0 ¦ 9:30_ TEXAS CHAINSAW MASSACRE 3 (18 ant) 715 ¦ 9:?0_ STAND BY ME (G) 70S \u2022 9:00_ LES ANGES SONT PLIES EN DIEUX (G) 7:ii - 9 15_ LE DÉCLIN DE L EMPIRE AMERICAIN (14 am) 7:00 - 9 10 Auloroule lavai (4401 A Srwaon Laval | CUVJEMAS Pareda Slaionnarn»nt4>ar1ong Boa La Carrela* BoJ Si Marin r Soma' Eut 10 \u20143 m BERRI Sl-Dann » Sle-Calh.iln.3HS-71I5 LE DIABLE AU CORPS (14 ant) J 13 00 ¦ 330 ¦ 4:45 ¦ 7 00 ¦ 9:1S_-O LES ANGES SONT PLIES EN DIEUX (G) A 1:10 - 3:30 \u2022 5 30 - 7:30 \u2022 9:30 -O THÉRÈSE (G) 12:00 ¦ 2:00 ¦ 4:00 ¦ 6 00 - S 00 ¦ 10:00 L OPERA DO MALANDRO (G) 12:30 \u2022 2:45 - 5:00 \u2022 7:15 \u2022 9:30 LE PALTOQUET (G) 1:15 \u2022 3:15 \u2022 5:15 - 7:30 .9-30 m RON AVEN TUPI E Plate» Bonaventur* 861 2725 THE ZERO BOYS (14 ant) 1:05 - 3:00 - 5:00 - 7:00 - 9:00 ABOUT LAST NIGHT (14 an» 12:55 \u2022 3:00 ¦ 5:05 - 7:10 \u2022 9:15 BROSSARD Mall Chacnolaln 465 5908 A PROPOS D HIER SOIN (14 an» 7 00 ¦ 9:15_ HOUSE (G) 7:15 ¦ 9 15__ TEXAS CHAINSAW MASSACRE 2 (15 an» 7:30 \u2022 9:30 CARTIER-LAVAL 23«.bout, dat Laurantldoi 653-5124 3 HOMMES ET UN COUFFIN (G) 7:15 - 9:15 CHAMPLAIN SI» Calharina A Paplnaau 534-1665 A PROPOS 0 HIER SOIR (14 ana) 7:05 - 9-15_ LE MOMENT DE VERITE NO 3 (G) 7:20 - 9:30 PARIS 5M.Sta-Cattiartna o 875 1887 M m TEXAS CHAINSAW MASSACRE NO.2 (16 ans) 12:00 - 2 15 ¦ 4:30 \u2022 740 \u2022 9 15 CRÊMAZIE Si Ihnii A Cramailt 366-4210 m LE DECLIN DE L'EMPIRE AMÉRICAIN (14 an» 12:30 ¦ 2:30 \u2022 5 00 ¦ 7:30 ¦ 9:35 LE DAUPHIN Bea.ib.cn pnti d Ibarv.lla 721-6060 L'AMOUR SORCIER (G) 7:15 \u2022 9'IS 3 HOMMES ET UN COUFFIN (G) 7:00 \u2022 9:00 JEAN-TALON 2 rua* è raal da Pia-ix 725-7000 LES BRUTES (16 an» 7:15 - 9:15 2001 Unlvcrait» Coin d« Hmonnfuvt 649 4516 BACK TO SCHOOL (G) 1 40 ¦ 3 40 ¦ 5:40 ¦ 7:40 ¦ 9:40_ NIGHT OF THE CREEPS (G) 1:45 ¦ 3 45 \u2022 5:45 ¦ 7 45 - 9 45_ LEGAL EAGLES (G) 2:00 ¦ 4:30 ¦ 7 00 ¦ 9:30_ ARMED AND DANGEROUS (G| 1:15 ¦ 3:15 - 5:15 ¦ 7:15 - 9 15_ ABOUT LAST NIGHT (14 am) 1:00 - 3 10 .5:20 - 7 30 - 9 45_ MONA LISA (14 ant) 1 00 ¦ 3 05 ¦ 5 10 ¦ 7:15 - 9:20_ A LETTER TO BREZHNEV (G) 1:20 ¦ 3 30 ¦ 5 30 ¦ 7:20 ¦ 9 30_ DECLINE OF THE AMERICAN EMPIRE (14 ans) 100 ¦ 3:00 ¦ 5 00 \u2022 7 05 - 9 00_ SALVADOR (14 an» 2:15 - 4:35 - 7:15 - 93S SQUARE DÉCARIE Dtcarta.aud da Jaan-Talon 341-3190 STAND BY ME (G) 7 00 ¦ 9 00_ KARATE KID NO.2 (G) 7 10 ¦ 930 OOÉON-.LAVAL Centra 3000 - tout.Si-Martin 667-5207 LES BRUTES (16 an» 700 - 9 00_ LE MOMENT DE VERITE NO.2 (G) 7:20 \u2022 9 30 PLACE DU CANADA VI* Chil.tu Chtmpl.ln 661-4595 NOTHING IN COMMON (G) 700 - 9 00 Excepté marcrvdi LONGUEUIL Plaça Lor.ju.uil 679-7451 LE DÉCLIN DE L'EMPIRE AMÉRICAIN 7:30 ¦ 9 30_ LES BRUTES (18 am) 7-15 \u2022 9 15 PLACE ALEXIS NIHON Nlireau du M«tro Alweter 935-4246 STAND BY ME (G) 1 00 - 3:15 - 5:15 - 7:30 - 9:30 E «capte Jeudi 1:00 ¦ 3 15 - 5:15 m M (14 ani) Tea MONA LISA (14 ant) 1:00 \u2022 3:00 \u2022 5:10 \u2022 7:15 \u2022 9:25 E»cepte Jeudi 1 00 ¦ 3 80 SU KARATÉ KID NO.2 (G) 12:45 \u2022 300 \u2022 5 00 \u2022 7-15 \u2022 9'25 ERMITAGE Sl-Denlt A Jarry 366-5577 OTELLO (v.o.tout-lltrat rrancai» (G) 7:00 ¦ 9:30 M photo Robert Nadon Michel Forgues 1 ASTRE SI Leonard 9460 Lacordaire 327 5001 TEXAS CHAINSAW MASSACRE 2 (16 an» 7:00 - 9:00 KARATÉ KIO NO.2 (G) 7:15 - 9:15 TOP GUN (v.o.) (G) 7:10 - 9:10 HOUSE Iv I | (14 an» 7:00 - 6:45 PARADIS 6215.HochHaga 354-3110 A PROPOS D'HIER SOIR (14 ana) 7:30 2e lllm LABYRINTHE 9 30_ LE MOMENT DE VERITE NO 2 (G) 9:00 3e lllm LA CAGE AUX FOLLES 3 7-16 RETOUR A L ÉCOLE (14 ant) 9 10 2a lllm: UN ÉTÉ POURRI 7:15 MONTRÉAL 1564.Mi-Royal A Ptpln.au 531-7670 HOUSE (14 mu 6:10 - 9:40 2e tilm SANS ISSUE 7 50 LES BRUTES (16 ant) 6:15 \u2022 9:30 2e lllm: LABYRINTHE: 8 00 L E \u2022 D I A B L E AU CORPS \"A PROPOS D'HIER SOIR\" liiiv,, LES BRUTES ,e Moment 2c de Vérité partit' VOTRE SOÎBEE DE TELÉVÎStON Les choix de Louise Cousineau 20:00 O Ot UD \u2014 L'espoir vient du ciel La première mini-série de la saison puisque nous sommes en période de sondages.Une histoire australienne dont le héros est un Sophia Loren flying doctor.Suite demain.20:00 G) 09 \u2014 «Courage» Un téléfilm en première diffusion dont l'interprète principale est Sophia Loren.Une mère de famille de New York devient agent secret et part après les traficants de drogue.20:30 m \u2014 Effraction Un reportage-entrevue-portrait dont le héros est Renaud.HORAIRE REVISE 19:30 \u2022 \u2014 Téléservice Invités: Florien Sauvageau, Yves Bergeron, Jacques Bourgault et Guy Ther-rien.19:30 09 \u2014 Question d'argent GATT.L'impact économique de l'ouverture des heures d'affaires le dimanche.La minute d'impro: si on pouvait magasiner le dimanche.L'industrie de l'automobile nord-américaine.À la course: nature des actions de classe A et de classe B.\t18 h 30\t19 h 00\t19 h 30\t20 h 00\t20 h 30\t21 h 00\t21 h 30\t22 h 00\t22 h 30 O\t\tLe Clan Cempbell\tPoivre et 5el\tLe Tempt d'un» paix\t\tLePercdMbftYtt\tDecibels\tLeTelefoumal\tLe Point (22W6) GD\t\tCBS Newt\tHollywood Squires\tKM and Alt\tTogether We Stand\tC8S Special: George Wsvtwigtwi\t\t\t CD\t\tM.A.S.H.\tWheel of Fortune\tAlt\tAmating Stones\tNBC Monday Nlçhl at the Movies: \"Stranded\".\t\t\t O\t\tWorldStar'«\tAinnives\tKtttmdAMt\tNciTian\tThe Prince and Princess ol Watet\t\tIWOnfll N6W3\tThe Journal (22h25) O\t\tPeau de banane\tL'Or du temps\t\t\t\t\tMil\t Qt\t\tPeaudebarurie\tL'Or du temps\trrétentttiof! spéciale: \"l'Espoir vttnt du cJeT (1ère de 3).\t\t\t\tAdUb\t O\t\t\tUn It Up\tCTV Mondty MoM IMc \"Cowo»\".\t\t\t\t\t (B\ti1i.JJ Al-«7.-1-a.a wooo iwn i Oniçm\tNow Ntjwtywtd û4vm\tThe Dating Game\tMecGyvtr\t\t11.- J .Ltà aW4 Pa n là» all ^âikAâH âaaft * n Qaai noNty itxei rvOwêc giihBji at.uittn oey\t\t\t OFJ\tLABtnkrtn^lJX»\tLe Cton Campo*!l\tPonte et tel\tLt Tempt d'uni pan\t\tLa Parc das braves\tBenny Hitl\tLeTeléjCKjmal\tLe Point (22h2t) CD\tCasse-téte\tPMudebmne\tL'Or du temps\tftettrttbon tfUmm l'Espoir «Mduciort1too.J|t\t\t\t\tMil\t (D\t\tEntatlaifwMnt TonioM\tLive It Up\tCTV Monday Night Movie: \"Coufaoa\".\t\t\t\t\t Œ>\tLmNmmInajI)\tUCtaCMipbal\t\u2022ULam àââ aatl rvfVTfl f| MH\tLtTttet dompta\t\tUPtrcdtibftm\tDédbeJt\tUTa^umai\tLe Point (22h26) m\tTMéMfttoi\t\t\tCOPD\t\tT4MtfocMHteito\t\t»' - - Ul - - ¦ -4 ¦ | NOW A W PPQI ¦ WÏÏ.\t m\tWruiA \u2014 Tniiilatta WvnBrwWI 1 unyru\t\tBffWty Hat\t¦ i - _ /\\-\t\tMonder Ntorrt Football- Cracaoo vt Often Bay\t\t\t m\tINI Pita*\t[>1rary ^ Lâ+Hatjl riviWl Cf rlflyrt\tMtyLcSMovs\tVtttt\t\tRoitropOYrCh\t\tBtoCettddw M\t o\t\tniamiaiai riffilwiW\tttfrTWTl nfpOn\tAitCeaM Uvm\t\t\u2014.- 161.^ -*«*- l_A^ présente une soirée d'Information avec diaporama sur ses objectifs : c Comment par la prière, l'informu-«on et Taction noue pouvons nous \u2022Hier avec ceux qui luttant contra la tortura », le 22 septembre, à 19 h 30, è la paroisse Sainte-Suzanne, 9 501 ouest, boulevard Qouln, à Pierre-fonds.Renseignements : 671-1979 (Yves Lefebvre).¦ Le Cinéma Outremont, 1 248 ouest rue Bernard, organise une rencontre-débat sur le thème < Jeunet va adultes et vie* versa.Mes diplômes contra ta Job?», avec François Benoît et Philippe Chauveau, auteurs de f L'acceptation globale»; Danien La touche, politicotogue et Lorraine Page, présidente de l'Alliance des professeurs de Montréal, le 22 septembre, à 20 h 30.Renseignements : 277-4145 ou 277-2001.¦ L'Association des Déprimée anonymes invite les personnes se sentant déprimées à participer a des réunions sous la responsabilité d'animateurs et d'animatrices permettant d'explorer ensemble diverses facettes de la dépression afin de mieux s'identifier et d'être plus en mesure de se donner les moyens d'en sortir.Des réunions se tiennent les lundis, à 19 h 30, au CLSC Ahuntsic, 1 649 est, rue Fieury; ainsi qu'au 1 972, chemin de Chambly, è Longueuil; au Centre culturel et sportif Roussin, 12 125 est, rue Notre-Dame, salle 227.On peut joindre l'association 24 heures par jour et sept jours par semaine en composant le 937-3581.¦ Une conférence-démonstration gratuite sur le yoga est présentée chaque lundi, è 18 h, au centre Siva-nanda yoga.Renseignements : 279-3595.¦ Le Gesù organise diverses rencontres au cours de la semaine : sur l'apprentissage du discernement spirituel avec les pères Alfred Du-charme et Jacques Custeau, jésuites, le 22 septembre; sur le thème < Les psaumes, une prière pour aujourd'hui », avec le père Jean L'Archevêque, jésuite, le 24 septembre; sur le thème c La femme dens l'église du Québec », avec soeur Gisèle Turcot, ex-secrétaire de l'Association des évoques du Québec, le 23 septembre, à 19 h 30, à la salle du Gesu.1 200, rue de Bleury (métro Place-des-Arts).Renseignements : 866-2305.Frais de participation, 2 $.¦ < Les sans-emploi de 40 ans et plus du Québec > organisent des ateliers-rencontres pour les sans emploi de la région de Montréal (portant sur la recherche active et collective d'emplois; la création de sa propre entreprise; échange d'idées et organisation d'activités dlvierses), tous les lundis, de 9 h à 11 h et de 14 h à 16 h, au CLSc Centre-Sud, 1 705, rue de la Visitation, Iocal302.Renseignements complémentaires : 662-1463.¦ Le Groupement d'entraide des »éparé(e)§ at divorcé(e)» du Québec organise des rencontres les lundis, è 20h 30, à la salle Coop, 601.rue La-chaîne, à Saint-Jérôme (Renseignements : Denise, 436-1297); les mardis, à 20 h 30, au centre communautaire Groulx.4 901, rue Saint-Joseph, quartier Saint-Vincent-de-Paul à Laval (Gaétan, 437-6722 ou Denise, 661-3056); les mercredis, à 20 h 30, au CLSC situé au 4 625, boulevard des Seigneurs, à Saint-Louis-de-Terrebonne (Hélène, 492-2346; Louise.253-1332).¦ L'Association dea gens è pourboire organise des café-rencontres pour informer les employés et employées à pourboire sur les droits qui leur sont accordés par les diverses lois (loi de l'Impôt sur les pourboires; loi des normes minimales du travail).Les dates seront fixées en fonction des demandes.Ces rencontres sont gratuites.Renseignements complémentaires : 598-2358.¦ Le CLSC Samuel-de-Champlain.1 680, boulevard Provencher, è Bros-sard, organise des rencontres prénatales pour francophones et anglophones.Inscriptions tous les lundis, sauf les jours fériés, de 18 h 30 à 20 h 30.Renseignements : 465-4452, poste 120.¦ Le CLSC Longueuil-Est, 388, rue Lamarre, à Longueuil, invite les couples attendant un enfant ou les parents d'un enfant de moins de quatre mois, à une séance d'information sur l'alimentation du nourrisson, le 22 septembre.Réservation : 463-2850, poste 226.¦ Le Service des activités culturelles de la Ville de Montréal présente en collaboration avec la maison Johnson et Johnson un spectacle de l'humoriste Daniel Lemire, pour adolescents, le 22 septembre, è 20 h, à la maison de la culture Maisonneuve, 4 120 est, rue Ontario (872-2200).On doit se procure des billets gratuits à la maison de la culture ou dans l'une des succursales de la Banque d'Épargne du quartier.¦ Dans le cadre de la Semaine du Japon é Montréal, on présente le film « Jo-No Mai » (Appassionata \u2014 histoire d'une passion secrète), le 22 septembre, à 19 h 30, à l'auditorium Frank Dawson Adams de l'université McGill.Renseignements : 866-3429.¦ La Réseau des femmes de carrière de Montréal organise un panai aur laa stratégies de recherche d'emploi at da changement da carrière, le 23 septembre, à 17 h 30 (cocktail de 17 h 30 à 18 h), au Mount Stephen Club, 1 440, rue Drummond.Coût: membres, 20$; autres, 25$.Renseignements : 675-0595.¦ Le Centre d'éducation et d'action dea femmes lance ses activités d'automne par une journée de cueillette de pommes dans la région de Rougemont, le 23 septembre.Départ è 10h, en autobus.Coût: 6$ (plus prix des pommes cueillies).Renseignements : 524-3901 ou 524-5656.¦ La Sisterhood Tifereth Beth David Jerusalem tient une venta d'objets usagés (presque neufs), le 23 septembre, de 10 h a 14 h, au 6 519, chemin Baily, Côte-Saint-Luc.¦ L'Organisation Hadassah-Wizo de Montréal tient une vente d'objets divers le 23 septembre, de 10 h à 15 h, à la synagogue MacKenzie, 4 605, rue MacKenzie.¦ Le Centre Biblique offre une série de 12 leçons sur ['Initiation è la lecture de la Bible, à partir du 22 septembre, à 19 h 30, avec l'abbé Maurice Cadoret.Il offre également une série de 24 leçons sur le thème f La vie et le message de l'apôtre Paul», avec M.Marie-Georges Bul-teau, pss, à partir du 23 septembre, à 19 h 30, et une série de 24 leçons sur le thème < Psaumes, miroir de l'humanité en prière», avec M.Marie-Georges Bulteau, à partir du 24 septembre, à 19 h 30.Le tout se déroule au Grand Séminaire de Montréal.2 065 ouest, rue Sherbrooke.Renseignements : 931 -7311, poste 295.¦ La maison des femmes «La Marie Debout», centre d'éducation, invite toutes les femmes à participer à ses activités : lundis, déjeuners-causerie; mardis matin, autonomie affective; mercredis matin, session « Maigrir en douceur »; mecredis après-midi, auto-défense; vendredis, massothérapie.Inscriptions du 15 au 19 septembre et du 22 au 26 septembre.C'est au 562, rue Leclaire.Renseignements : 255-1304.¦ Les Programmes de culture canadienne présentent une lecture de nouvelles de Ray Smith, par l'auteur lui-même, le 22 septembre, è 13 h 30, à la messanine 2 de i'autidorium de la Banque Royal, 1, place Ville-Marie.Entrée libre.¦ La Bibliothèque municipale de Saint-Lambert fait une vente de livres, le 22 septembre, à partir de midi.C'est au 490, avenue Mercille.Renseignements : 465-4508.¦ Une présentation de l'oeuvre spi-rrtuelle « Dans la kirmère de la vérité» (Massage du Graal da Abd-ru-shin) a lieu le 22 septembre, à 19h30, au COFl-Nord.6305, rue Saint-André.Entrée libre.Renseignements : 653-1469.¦ La CLSC du Richelieu organisa tiendra des soirées de consultation auprès des groupes et associations oeuvrant sur son territoire, afin de mieux connaître les besoins de la population.Des réunions auront lieu le 23 septembre, à 18 h, à la polyvalent Mgr Eudkte Théberge, 677, rua Desjardins, à Msrieville; le 29 septembre, à 16 h, A l'école de Bourgogne, pavillon Saint-Joseph, 1 415, rue Bourgogne, è Chambly.Renseignements complémentaires : Jean-Pierre Mat-ton, 658-7561 ou 460-4417.¦ Le Planétarium Dow de la Ville de Montréal, 1 000, rue Saint-Jacques, offre tous les lundis soirs un spectacle gratuit intitulé i Le del ce aob t.Le ciel tel qu'on peut le voir A l'oeil nu, le soir même du spectacle, fait l'objet d'une présentation de 20 minutes.Suit une période de questions.Commentaires anglais, è 19 h 30; commentaires français, è 20 h 30.Renseignements complémentaires : 872-4530.¦ Le centre d'écoute et da référence \u2022 Fece-è-face \u2022 offre de l'aide aux personnes ayant besoin de parler ou ayant besoin de ressources.Il est ouvert du lundi au Jeudi, de 9 h, à 20 h, ainsi que le vendredi, de 9 h, A 17h, au CLSC Métro, A l'étage des boutiques de la station de métro Guy, 1 550 ouest, boulevard de Maison-neuve.Téléphone, 9344546.Face-A-Face a également mis sur pied des sessions de rencontres pour personnes seules désirant rencontrer d'autres gens, tous les mardis (groupe anglais) et tous les jeudis (groupe français), entre 17 h 30 et 19 h (renseignements : Ginette ou Nicole, 934-4546).LCLTTÉMA_Z ASTRE (1): «Texas chomsaw moisocro II»: 19 h, 21 h.ASTRE (a)t «Karaté Kicbi 19 h 15, 21 h 15.ASTRE (3)i «Top Gun»: 19 h 10, 21 h 10.ASTRE (4)i «Houjo»: 19 h, 20 h 45.BERRI (1): «le diable au corps»: 12 h, 14 h 30, 16 h 45, 17 h.21 h 15.BERRI (2): «les anges sont plies en dieu»»: 13 h 30.15 h 30.17 h 30.19 h 30, 21 h 30.BERRI (3): «Thérèse»: 12 h.14 h, 16 h, 18 h.20 h.22 h.BERRI (4): «l'Opéra de Malandre»: 12 h 30, 14 h 45, 17 h, 21 h 30.'135 ANS f UN 9e YMCA A MONTRÉAL Le 9e YMCA ouvre ses portes au grand public.Conçu il y a de \u2022 nombreuses années, ce YMCA est l'aboutissement d'un travail concerté entre Travaux publics Canada et le YMCA de Montréal, faisant partie du Complexe Guy-Favreau, ce centre de condition- > nement physique haut de gamme dessert une population active et \u2022 résidentielle de plus de 20 000 personnes.22 septembre» Ouverture officielle du YMCA Guy-Favreau â 12 h \u2022 Soiree d'accueil au YMCA International dés 18 h 30 \u2014 visite de monsieur le ministre Pierre Fortier 24septembre» Atelier sur l'analyse de la situation socio-économique du Nicaragua se tiendra à la salle de conférence, au siege social du YMCA de Montréal de 19 h a 21 h 30 27 septembre» Nagethon pour tous au YMCA de Westmount \u2022 Tournoi à la ronde au YMCA de Notre-Dame-de-Grâce à partir de 13 h 30 \u2014 visite de monsieur le ministre Reed Scowen YMCA Guy-Favreau, 200, boul.Dorchester ouest YMCA International, 5550, avenue du Parc YMCA Notre-Dame-de-Grâce, 4335, avenue Hampton YMCA Westmount, 4585, rue Sherbrooke ouest Siège social, 1441, rue Drummond 845-4277 277-3323 486-7315 931-8046 849-5331 Y MONTREAL .r \u2014 -i I Gagnez 100$ en 10 secondes! s/ LE NON-STOP DE MONTRÉAL CE SOIR.MARDS et MERCREDI a 20H00 L'ESPOIR VIENT DU CIEL LA TELEVISION DE MONTREAL LJ «TTT.MF HI\" I AIR FRANCE Jf// A;K VOYAGES BEL AIR INC, EN COLLABORATION AVEC Jj*.VIVAFILM Les Productions VIDEOFILMS Limitée INVITENT 300 PERSONNES À LA PREMIÈRE MONDIALE DU FILM «EXIT» LE JEUDI 9 OCTOBRE À 20 H AU CINÉMA PLACE DU CANADA En participant, vous courez la chance de gagner deux billets aller-retour vers Paris, gracieuseté des Voyages Bel-Air Inc.et de la compagnie Air France.r \u201e \u2022 POUH PARTICIPER BSMpenei l> coupon d» parSolprtonpubtt (uequ'au 24 aepajmbre IÛeM Ln-riii ni, \u2014 \u2014__* ai W^O WKMMHWnmn an r»toom«-*e avtnl to ce aepvinvfe.mm.Lee 160 gagnante recevront chacun doux lalaaai-paiaer ADRESSE- «Imptee par It pou» La texte dea réclamants ~\u2014\"™\u2014¦ relatif» è oa concoure eet dieponiDte é CIEL/MF VILLE\u2014_ La valeur toute det prt» offert» «t a» 6 MOI.CODE POSTAL Montr** (Quebec) WVXTÏ APT.TÉL.AOE_ Je suis abonnée) i LA PRESSE ?- J'achète LA PRESSE au kiosque ?I I I I I I I LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 22 SEPTEMBRE 1986 B 7 SPECTACLES MMI(S)i «Poltoquet.i 13 h 15.15 h 15, 17 h 15, 19 h 30, 21 h 30.BIJOU: «Vacances au Portugal»; 12 h 10, 15 h 44, 21 h 10.«Ra*poutine»: 13 h 35.17>.20 h 35.* BONA VENTURE «The zero .boys».13 h 05.15 h.19 h, 21 h.BONA VENTURE (2)i « About lost night.: 12 h 55, 16 h, 17 h 05, 19 h 10.21 h 15.BROSSARD (1)i «À propos d'hier soir».Du lun.au von., 19 h, 21 h 15.BROSSARD (2)i «Houte».Du lun.au vert., 19 h 15, 21 h 15.BROSSARD (3): «Texos chainsaw massacre II».DU lun.au ven., 19 h 30, 21 h 30.CAPlTOLi «Deux inconnus dans la ville»: 1?h 20.14 h 15, 16h 10.18 h 05.20 h, 21 h 55.CARREFOUR (1) (Saint-Jérôme): «Académie de police III»: 19 h 30.«Cobra»: 21 h.CARREFOUR (2): «Jeunes bourgeoises»: 19 h 30.«Médecins pour femmes seu-Iosk 20 h 55 CARREFOUR LAVAL «A propos d'hier soir».Du lun.au jeu , 19 h 10, 21 h 25.CARREFOUR LAVAL (2): «le diable ou corps»: 19 h 20, 21 h 30.CARREFOUR LAVAL (3)t «Texas chainsaw massacre II»; Du lun.au ven.19 h 15.21 h 20.CARREFOUR LAVAL (4): «Stond by me»: 19 h 05, 21 h.CARREFOUR LAVAL (5): «les anges sont plias on dieux»: 19 h 30, 21 h 15.CARREFOUR LAVAL (6): «le déclin de l'empire américain»; 19 h, 21 h 10.CARRÉ SAINT-LOUIS: «Dépannage en tous genres»: 11 h 30.15 h 20, 19 h 15.«Partouzo* très spéciales»: I 2 h 45, 16 h 40.20 h 30.«Fessées intimes»: 14 h, 17 h 55.21 h 40.CARTIER-LAVAL: «Trois hommes et un couffin»: 19 h 15, 21 h 15.CHAMBLY: «Top Gun».falling in love».Du lun.au ven., 19 h 30.CHAMPLAIN (1 ): «À propos d'hier soir»: 19 h 05, 21 h 15.CHAMPLAIN (2)i «Moment du vérité»: 19 h 20.21 h 30.CHÂTEAUGUAY (1): «le déclin do l'empire américain»: 19 h 30, 21 h 30.CHÂTEAUGUAY (2): «Bock to school»: 19 h 15.21 h 15.CINEMA CRISTAL: «Yellow hoir and tho fortress*.«Of gold».«My broddy valentine*.«Jeune veuve en extase».CINÉMA Vt .Always.; 19 h.«Broadway Danny Rose».19 h 15.«A flash of green»: 21 h 15.«Streetwise»: 21 h 30.CINÉMA DE MONTRÉAL (1): «House»; 18 h 10.21 h 40.«Sans issue»: 19 h 50.CINÉMA DE MONTRÉAL (2): «les brutes»: 18 h 15, 21 h 30.«labyrinthe»: 19 h 50 CINÉMA DE PARIS: «Texas chainsaw massacre II»: 12 h.14 h 15, 16 h 30.19 h, 21 h 15.CINÉMA DU VILLAGE: «Delivery Boys»: 13 h, 14 h 30, 15 h 30.16 h.I 7 h 30.19 h, 20 h 30.22 h.CINÉMATHÈQUE: «À bout de souffle»: 19 h 15, 21 h 30.«S.O.S.Fantômes»: 19 h.21 h.CINÉMA ONF: «Mon corps, c'est mon corps»: 19 h et 21 h.CINÉPLEX (1): «Bock to school.: 13 h 45 15 h 45, 17 h 45, 19 h 45.21 h 45.CINÉPLEX (2): «Night of the creeps.: 13 h 45.15 h 45, 17 h 45.19h 45, 21 h 45.CINÉPLEX (3): «logal Eagles.: 14 h, 16 h 30.19 h, 21 h 30.CINÉPLEX (4): «Armed and d angerous»: 13 h, 15 h, 17 h, 19 h, 21 h.CINÉPLEX (S): «About last night»; 13 h, 15 h 10.17 h 20.19 h 30.21 h 45.CINÉPLEX (6): «Mono Usa» 13 h, 15 h 05, 17 h 10, 19 h 15, 21 h 20.CINÉPLEX (7): «A letter to Brezhnev.: 13 h 20.15 h 20, 17 h 20, I9h 20, 21 h 20.CINEPLEX (B): «Décline of American empire»: 13 h 10, 15 h 10.17 h 10, 19 h 10, 21 h 10.9DERNIERS JOURS pour acheter la CINÉ-CARTE cinéma 115 FILMS POUR 25*1 FLUSHING RIDES *2£ rendant hommage à THE ROLLING STONES LUN.22 SEPT.- 21H30 y., - rllll.li' 6.9IS \u2022Osts C/' S24 S240 ave du Parc.Int.: 270-7840 EVE if il ¦'\u2022« l'IBWITT Ml ïn» Pru» : 2nd.CftOTIC FUM 10 h VIDEO CASSETTES ON SALE ii«P Couleur Iff* i-tbuq* 1 - .M UN I il M 1)1 snvi.Nspii mi m, M!1 H Ul*resuner SA VII ÉTAIT UNE OUCrt SANS UN ¦ nfsaftia_ ¦»» *» H*n au* iWs).viilins 3 CINEPtIX (9)i «Solvodor», 14 h 15, 16 h 35.19 h 15, 21 h 35.COMMODOBE.«Vierges, façon de parlor*.«Suprêmes plaisirs en tous genres», «les dessous noirs».COMPLEXE OIS JARDINS (1)1 «Neuf semaines et demie»i 13 h 10, 15 h 35, 18 h, 20 h 25.COMPLEXE DESJARDINS (2)i «Retour à l'école»: 13 h, 15 h, 17 h, 19 h.21 h.COMPLEXE DESJARDINS (3)i «la femme pervertie»: 14 h 40, 18 h 35.«Raspouti-ne»: 18 h 15, 21 h 20.«Jeune mari en panne»; 13 h 50, 16 h 55.20 h.COMPLEXE DESJARDINS (4): «Souvenirs d'Afrique.: 13 h 10, 16 h 20, 19 h 30.CRÉMAZIE: «le déclin de l'empire américain»: 12 h 30, 14 h 30.17 h, 19 h 30, 21 h 35.DAUPHIN (1): «l'amour sorcier»: 19 h 15.21 h 15.DAUPHIN (2): «Trois hommes et un cou/-fin»: 19 h.21 h.DÉCARIE (1)i «Stand by me»: 19 h.21 h.DÉCARIE (2)t «Karaté Kid>: 19 h 10.21 h.20.DORVAL (1)1 «The Fly»: 19 h 15.21 h.20.DORVAL (2)t .Extremities*: 18 h, 19 h 50, 21 h.40.DORVAL (3): .Ruthless People.: 19 h 15, 21 h 15.ELYSÉE (1): «37.2 le matin»: 19 h, 21 h 40 Von.dernier spectacle, 23 h 55.ELYSÉE (2): «le roi à lo rose»: 19 h 25, 21 h 50.Von.dernier spectocle, 23 h 55.L'ERMITAOEi «Olollo»: 19 h, 21 h 30.EVE: «White Mot.10 h, 12 h 50, 15 h 40, 18 h 30.21 h 20.«The blonde God-doss»: 11 h 15.14 h 15.17 h 05, 19 h 55.FAIRVIEW (1): «Top Gun»: 19 h 10, 21 h 20.FAIRVIEW (2): «Heartburn.; 19 h 20, 21 h 35.GREENFIELD (1 ): «Allons»! 19 h.21 h 35.GREENFIELD (2)< «Top Gun-, 19 h 15,21 h 25.GREENFIELD (3): «la gitane»: 18 h 05.20 h, 21 h 50.GUY: «My brooklosl with Andréa»: 10 h , 12 h 55.15 h 50.18 h 45, 21 h 40.«Body girls»; 11 h 20, 14 h 15.17 h 10.20 h 05.IMPERIAL: «Aliens»: 13 h 40.16 h 20.19 h.21 h 35.Dernier spectacle.12 h 15.JEAN-TALON: «les brutes».Du lun.ou ven., 19 h 15.21 h 15.KENT (1): «Mens club»: 19 h 30.21 h 30.KENT (2): .Extremities.: 18 h.19 h 50.21 h 40.L'AMOUR: «Honey Throot»: 11 h.14 h.17 h, 20 h.«Taboo II.,: 12 h 15, 15 h 15, 18 h 15, 21 h 15.Jusqu'au 23 sept.LAURIERi «l'année du soleil tranquille»: 17 h, 19 h 15, 21 h 30.L'AUTRE CINÉMA: «Une sole histoire»; 16 h 15.«Remo, sans orme et dangereux»: 19 h.«la maman et la putoin»: 20 h 15.«les yeux bandés»: 21 h 30.LAVAL (1)i «Aliens»i 19 h.21 h 35.LAVAL |2)i «Top Gun»: 19 h 15, 21 h 25.LAVAL (3): «Extremities»: 18 h, 19 h 50.21 h 40.LAVAL (4): «Tenue de soirée»: 18 h, 19 h 45.21 h 30.LAVAL (5).«The Fly».19 h 15.21 h 20.LE/THE CINÉMA: «Monhunler».19 h, 21 h 15.LES TERRASSES) «les grands explorateurs».LOEWS (1)i «Aliens»: 13 h 40.16 h 20.19 h, 21 h 35.Dernier spectacle ven., sam., 12 h 15.LOEWS (2)i «Where the river runs block.: 13 h 20, 15 h 20, 17 h 20, 19 h 20, 21 h 20; ven.23 h 20.LOEWS (3)i «Ruthless People»: 13 h 10.15 h 10, 17 h 10, 19 h 10, 21 h 10.Dernier spectocle ven., 23 h 10.LOEWS (4): «Heart Burn»: 12 h 50.15 h.17 h 10, 19 h 20, 21 h 30.Dernier spectacle ven., sam., 23 h 35.LOEWS (5): «Shanghai surprise»: 13 h 20, 15 h 20, 17 h 10.19 h 25, 21 h 30.' Dernier spectocle ven., 23 h 35.MILIEU (5390 Saint-lourenOi «l'imoge de l'autre Amérique».Tous les jours, 19 h 30, 21 h 30; sam.couche-tard, 23 h 30.Jusqu'où 25 sept.ODEON LAVAL(1)t «House»; I9h, 21 h.ODEON LAVAL (2): «Moment de vérité»: 19 h 20, 21 h 30.OMEGA (1): «les brutes».Du lun.au ven.19 h, 21 h.OMEGA (2)i «Moment de vérité».Du lun.au jeu., 19 h 20.21 h 30.OUlMETOSCOPEi «le locataire»: 19 h, 21 h 30.«Jules et Jim.: 19 h 15.21 h 15.OUTREMONT: «les trois couronnes du Matelot»! 18 h 15.«les lundis de l'Outre-mont.Jeunes vs adultes»: 20 h 30.PALACE (1)i «Top Gun»: 12 h 40, 14 h 50.17 h.19 h 10, 21 h 20.Dernier spectacle ven., sam., 23 h 30.PALACE (2): «Extremities»: 12 h 30, 14 h 20, 16 h 10.18 h, 19 h 50, 21 h 40.Dernier spectacle ven.sam., 23 h 30 PALACE (3): «Démons»: 12 h 15, 14 h 20, 16 h, 16 h, 19 h 50.21 h 40.Dernier spectacle, ven., sam., 23 h 40.PALACE (4): «Extremities»: 12 h 30, 14 h 20, 16 h 10, 18 h, 19 h 50, 21 h 40.Dernier spectacle ven., 23 h 40.PALACE (5): «Ferris Bueller's day off-.13 h 30, 15 h 30.I7h30, 19 h 30, 21 h 30.Dornler spectacle, von., sam., 23 h 30 PALACE (6): «The Fly»: 13 h.15 h 05, 17 h 10, 19 h 15.21 h 20.Dernier spectacle, ven., sam., 23 h 20.PAPINEAU (1)i «Collégiennes passionnées»: 12 h, 14 h 45.17 h 35.20 h 25.«Jouissances sur canapé»: 13 h 25, 16 h 10.19 h, 21 h 45.PAPINEAU (2): «Couples de joyeuse compagnie»: I 2 h.14 h 45, 17 h 35, 20 h ¦ 25.«Partouzes très spéciales»: 13 h 25.16 h 10.19 h, 21 h 45.PARADIS (1): «À propos d'hier soir».Du lun.au ven., 19 h 30.«labyrinthe».Du lun.ou ven., 21 h 30.PARADIS (2): «le moment de vérité».Du lun.au ven., 21 h.«la cage aux folles»: Du lun.ou ven., 19 h 15.PARADIS (3): «Retour à l'école»: 21 h 10.«Un été pourri»: 19 h 15.PARIS (1): «la coulour pourpre».Du lun.au jeu.20 h( ven., 19 h, 21 h 50.PARIS (2): «Ardeurs o la plage».Du lun.au jeu., 19 h.«Mésaventures erotiques de deux jeunes filles en panne».Du lun.au jeu., 20 h 25.«Cécile oime ca».Du lun.au jeu.21 h 50.PARISIEN (1)i «la gitane»: 12 h 20, 14 h 10, 16 h 10.18 h 05.20 h, 21 h 50.Dernier spectacle, ven., sam., 23 h 40.PARISIEN (2)i «Tenue de soirée»: 12 h 45.14 h 30, 16 h 15, 18 h, 19 h 45.21 h 30.Dernier spectocle, ven., sam., 23 h 15.PARISIEN (3)i -Black Mic Moc»i 12 h 10.14 h 05, 16 h, 17 h 55.19 h 50, 21 h 45.Dernier spectacle, ven., sam., 23 h 35.PARISIEN (4)i «Top Gun.: 12 h 45.14 h 55, 17 h 05, 19 h 15, 21 h 25.Dernier spectocle, ven., sam., 23 h 40.PARISIEN (5): «le lieu du crime»: 13 h 20, 15 h 15, 17 h 15, 19 h 10, 21 h 15.Dernier spectacle, ven., sam., 23 h 05.PLACE DU CANADA: .Nothing in common*: 19 h, 21 h.PLACE DU PARC (1)i «Yiddish Connection».Du lun.au ven., 18 h, 19 h 45, 21 h 40.PLACE DU PARC (2)i «Yiddish Connection»: 18 h 30, 20 h 30.PLACE DU PARC (3)i «Yiddish Connection»: 19 h 30.21 h 30.PLACE LONOUEUIL (1)t «le déclin de l'empire américain».Du lun.au von., 19 h 30, 21 h 30.PLACE LONGUEUIL (2)i «Les brutes».Du lun.au ven., 19 h, 21 h 15.PLAZA ALEXIS-NIHON (1): «Stond by me»: 13 h, 15 h 15, 17 h 15.19 h 30, 21 h 30.PLAZA ALEXIS-NIHON (2): «Mono Li-so»! 13 h, 15 h.17 h 10.19 h 15, 21 h 25.PLAZA ALEXIS-NIHON (3): «Karaté kid»: 12 h 45, 15 h, 17 h.19 h 15.21 h 25.RIO (1)t «les exploits erotiques de Juan», «les dépanneuses».«Viol sous les tropiques».Tous les jours, 13 h, 15 h.ST-DENIS (2)i «la couleur pourpre».Du lun.au ven., 12 h 05, 15 h, 18 h, 21 h.ST-DENIS (3)t «Acodémie de police III»: 12 h 50, 16 h 05, 19 h 30.«Cobra»: 14 h 25, 17 h 45, 21 h 10.YORK: «Blue Velvet*: 12 h 20.14 h 40.17 h, 19 h 20.21 h 40.Dornier spectacle, ven.sam., 23 h 50.i_CÎNÉ-PARCS_ CINÉ-PARC ODÉON (1): .Friday the I3th».Ferris Bueller».«Fauteuil pour deux».CINÉ-PARC ODÉON (2): «À propos d'hier soir», «labyrinthe», «lo coge aux folles III*.CINÉ-PARC SAINT-EUSTACHE (1): «House*.«Sons issue*.«Les portes de l'enfer».CINÉ-PARC SAINT-EUSTACHE (2): «À propos d'hier soir», «labyrinthe».«Per-fect».CINE-PARC SAINT-EUSTACHE (3): «les anges sont plies en dioux».«Mon nom de code est oies sauvages».«Facteur de St-Tropez».CINÉ-PARC SAINT-EUSTACHE (4): «le moment de vérité».«Vampire, vous avez dit vampire».«Starmon».CINÉ-PARC SAINT-EUSTACHE (S)i « Friday the 13th».«Silver bullet».«Compro-mosing position».CINE-PARC REPENTIONY (1): «les enfants de l'horreur», «les yeux du mol».CINÉ-PARC REPENTIONY (2): «A propos d'hier soir».«Runaway, l'évadé du futur».«Porfocl».CINÉ-PARC SAINT-HILAIRE (1)i «House».«Sens issue», «les portes de l'enfer».CINÉ-PARC SAINT-HILAIRE (2)i «Retour à l'école».«Remo, sans arme et dangereux», «les bronches du bahut».LTHEÂTRK CAFÉ DE LA PLACE (Place des Arts) \u2014 -Sarah et le cri de la langouste», adapt, française de George Wilson do la pièce «Memoir», de John Murrell.Du mar.au sam., 20 h.ESKIRNE AND AMERICAN UNITED CHURCH (3407.av.du Musée) \u2014 «Chants pour les amours mortes», de Jocques Bonin.Du 23 au 27 sept, 20 h 30.ESPACE LIBRE (1945.Fullum) \u2014 «le temps est au ooir», présenté par Omnibus.Jusqu'au 28 sept.LA LICORNE (2075, Saint-lourent) \u2014 «Aux yeux des hommes», de John Herbert.20 h 30.«loura Codieux», de Michel Tremblay.Deux représentations, 26, 27 septembre.OF GALERIE 13454, Saint-Denis) \u2014 «Le système Magistère», d'Yves Dubé.Du mere, au sam., 20 h 30; dim., 15 h.L'ESKABEL (1237, Sanguine!) \u2014 «Celui-ci n'est pas mon fils», do Philippe Gauthier, 20 h 30.Jusqu'au 28 sept.LE PUZZLES (333, Prince-Arthur) \u2014 «An-glo» (revue musicale).Du mere, au dim., 20 h 30.Jusqu'au 14 déc.LE REINE ELIZABETH (Salle Arthur) \u2014 «Irma la douce».Production de la Belle Époque.Du mere, au dim.21 h; sam., 19 h 30, 22 h 30; dim., 20 h.SALLE SAINT-LOUIS-DE-FRANCE (3767.Berri, métro Sherbrooke) \u2014 Tanzi, d9 lorraine Pintal, 20 h.Jusqu'au 11 oct.THÉÂTRE LA DAME DE COEUR (Upton, (514) 549-5828) \u2014 «l'île Do Res».de Richard Blackburn.Ven., sam.de sept., 20 h 30.THÉÂTRE LE CENTAUR (453.Saint-Fran-cois-Xavier) \u2014 «Mademoiselle Julie», d'August Strindberg.More, jeu., vend., sam., 20 h 30; dim., 14 h 30.Jusqu'au 28 sept.THÉÂTRE EXPÉRIMENTAL DES FEMMES (5066, Clork) \u2014 «Si toi aussi tu m'abandonnes».Fantaisie théâtrale de Pauline Harvey- Du mar.au dim., 20 h 30.Jusqu'au 5 oct.LlTAHiÉTÉS_\" THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Solnte-Catherine o.) \u2014 Diane Dufresne, 20 h.Jusqu'où 27 sept.THÉÂTRE DENISE-PELLETIER (Salle Fred-Barry, 4353, Soinle-Catherine e.) \u2014 «Orner Veilleux*.clown-mime.Du mar.au som., 20 h 30; dim.15 h.Jusqu'au 4 oct.CLUB SODA \u2014 Bobépine.Mere.jeu.20 h; dim.19 h.Jusqu'au 28 sept.BIJOU (300, lemoyne) \u2014 Atelier de Jazz, avec Bernard Primeau.21 h.BIDDLE'S (2060.Aylmer) \u2014 QuotuôVfte Johnny Scott et Geoffrey lopp.Dim., lun., de 19 h à minuit; mar., de 20 h 6 J h( mere, jeu., ven., de 17 h à 22 h.Tria de Charlie Biddle.Du mere, ou sam., à compter de 22 h._V, BISTRO D'AUTREFOIS (1229, Solnt.-Hu-bert) \u2014 Marie Ouintin, pianiste.I 8 h 30, 21 h 30.Us 22, 23 et 24 sept.' GRAND CAFÉ ( 1720, Saint-Denis) \u2014 'Jeff Healy et ses musiciens, 20 h.Se termine dem.LA SANDWICH ERIE (327, av.du Mont-Royal e.) \u2014 Denise Guénette.Jusqu'où 27 sept.»«>» LE GRAND HÔTEL (777, Umvorsity).\u2014 Bar du Tour de ville: Claudia Katri.Jusqu'au 28 sept.LE MÉRIDIEN (Théâtre Méridien) \u2014festival du Monologue, 20 h 30.Jusqu'au 27 sept.1W LE PORTAGE \u2014 Power Play Motown Review.Jusqu'où 27 sept.IE RISING SUN (1 ) (286.Sa.nte-Coihun-ne o.) \u2014 Noel Stone & Trouble.\u2022*>\u2022¦\u2022 LA COUR (1693.Saint-Denis) \u2014 Mqthjau Léger Quartet, à compter de 21 h.ij JAZZ-BAR 20B0 (2080, Clark) \u2014\"Michael Gauthier, guitariste.Jam Session-Jeu, ven., sam., 22 h.CENTRE SHERATON (1201.DorchésTer o.) \u2014 la Croisette: Jocques Ouelleli Ou dim.au ven., de 18 h à 23 h.\u2014 L'Impromptu: Gérard Lambert.Du lun.ou sam., de 21 h a 2 h.\u2014 le Point de-VuB: Suzanne Berthiaume.Du lun.au dim.\u2014 le Boulevard: Trio do Denis Boivin.Sam.; de 20 h o minuit.\u201e-^ LE CAF'CONC (Château Champlaiisk^.«Panache», avec Barbara Porteus.Dû lun.au ven., de 21 h à 23 h; sam., 20 n 30, 22 h 30, minuit 30.- - LES FOUFOUNES ELECTRIQUES \u2014 ScW-ting in coil, 21 h.| MAISON DE LA CULTURE MARIE UGUAY (6052, boul.Monk) \u2014 OomoJ lemire.20 h.^ \u2022» MOUSTACHU (Hôtel Romado.Jftrjt Olympique) \u2014 Germain Voirol.Du mar au ven., de I 7 h à 19 h.Giovanni Day et son orchestre.Du mar.au sam., de 2XJ> à 2 h.\u2014» LE GRAND HOTEL (777.University) \u2014 Quatuor Katri.Du mar.au dim., de 21 h à 2 h.LE PIGEONNIER ( 1 39, Wellington nord.Sherbrooke) \u2014 Groupe H.Pierre Ton-guay, percussion \u2014 lise Ellis, basse, 20 h 30.-r.OF GALERIE (3454, Saint-Denis,) Opéra-Fête présente le système Magistère, d'Yves Dubé.Jusqu'au 28 sept.RESTAURANT SOLMAR (III, Saint-Paul e.) \u2014 Soirée du Fado et danses folkloriques portugaises, avec Maria Vito'.chanteuse, luis Duo rte, chanteur, guitariste, Alcidos Araujo, accordéoniste.' SALLE WILFRID-PELLETIER (PDA) \u2014 Concert de l'OSM.LDANSE.LA CHACONNE (342.Ontorio e.) \u2014 Sonia Del Rio présente son nouveau spectacle de flamenco «De la Belle Otoro à Carmen».Tous les mardis et jeudis soir.PETIT THÉÂTRE DU PALAIS (50, Saint-Jacques o.) \u2014 Spectacle.Jeu., ven., som.Jusqu'au 20 sept.Offrez-vous une vraie sortie METTEZ-VOUS-EN PLEIN LA VUE\u2014 __c memos I Inis ~_/\\\u2014 affilié o \\ J FAMOUS SHf RBMOOM O 4ti9 9/1/3 DORVAL ?00 A«* OOHVAL '.31 Hf.Hii TOM ?vfcj mm WILLIAM L PETERSEN KIM 6REIST ¦255 D9B Cl NTH! LAVAL fcf'H 7 77ft v:,y>ï \" V*-f|s-\"^ Version allemande avec ' flBflflflffl^HKeB *ou$-titre» français \u2014 DRÔLE «Véritablement horrifiant et bizarrement drôle.Indiscutablement le nini le plus choquant de l'année!» \u2014 David Arisen, NEWSWEEK MAGAZINE 1* \"fir \\ THE FLY BUELLER'S DAY OFF Aidez-moi.S'il vous plait, aidez-moi.Version cmgkilae au PALACE & FAIRVIEW Prix 70MM dolby avérée cru PALACE.Parfois» tt difficile* THE MEN'S CLUB **T1 iï VA W¥®11^1 ' B ¦SBC' BE 15 FJSSb Ba^HBPWWilFa^P^Bii LAVAL CI NTflt IAVM.688 7776 il DORVAL ?fil|ÀCT (,11 MM .MJO â Aa»#Qr_.MO I ï II DOLBY ST&YOt WMERE1HE RIVER RUNS BLACK LAVAL cenglalse M dolby i ov#c prix urn B 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 22 SEPTEMBRE 1986 OU Ide la Notre plus (grande vente aux plus bas prix de la saison DE RABAIS JEANS DE GRANDES MARQUES À PETITS PRIX! 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