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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Encart publicitaire. Finance
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1986-10-18, Collections de BAnQ.

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[" A »BANQUE»ROY ALE Les adultes et l'éducation permanente Du rejet à l'enthousiasme La gratuité scolaire.une affirmation gratuite Qui dit vrai Testez vos connaissances sur le système scolaire Pour une écologie pédagogique L'ÉDUCATION ET LE XXI» SIÈCLE_ Dans une société en évolution comme la nôtre, le progrès ne se mesure plus seulement à l'augmentation quantitative du PNB, mais en fonction du bien-être de la population et de la qualité de vie.Le développement n'est pas seulement une question d'investissements économiques et les objectifs sociaux englobent aussi des activités éducationnelles et culturelles.Les institutions disparaissent ou se transforment.L'éducation devient alors la pierre d'angle du projet social.Le travail, détaché des emplois, est davantage lié à l'éducation et aux loisirs.L'organisation des loisirs est au moins aussi importante que la planification des carrières.Donc, à mesure que notre société se transforme, de nouvelles hypothèses se dessinent pour l'éducation.Le précédent modèle d'éducation est menacé sur plusieurs fronts.Premièrement, on voit apparaître des programmes de formation spécialisée dans le commerce et l'industrie, notamment dans les secteurs des techniques de pointe, de la planification et de la gestion.Ces programmes entrent en concurrence avec certains programmes postsecondaires des collèges et universités.Deuxièmement, il existe des émissions éducatives offertes par l'intermédiaire de réseaux de télévision privés ou publics, transmis par câble et par satellite dans le monde entier et qui, grâce au magnétoscope, offrent au consommateur l'avantage de les regarder à l'heure qui lui convient.Ajoutons à cela le nombre croissant de spectacles vidéo et d'émissions montrant comment faire ceci ou cela auxquelles on a de plus en plus facilement accès.Le troisième défi vient de l'augmentation du nombre d'activités éducatives offertes par des organismes communautaires ou des réseaux de défense d'intérêts s'occupant, par exemple, du mode de vie des femmes, de l'environnement ou encore de la protection des consommateurs.Mais le quatrième défi, qui sera aussi le plus puissant, viendra quand les sociétés productrices de logiciels s'implanteront sur le marché de l'apprentissage en offrant des ensembles spéciaux de micro-ordinateurs.À mesure que l'enseignement public essaiera d'évoluer en fonction des changements caractérisant la société post-industrielle, les approches éducatives auront tendance à se modifier comme suit: * L'éducation et l'apprentissage ne seront plus assimilés seulement aux établissements, écoles, collèges et universités.* L'enseignement obligatoire sera redéfini comme étant le droit à la formation s'étendant sur toute la vie.* L'éducation fera de plus en plus partie de la vie en général: vie artistique et culturelle de la collectivité.* L'apprentissage sera conçu de façon plus holistique et mettra en jeu non seulement l'oeil, l'hémisphère gauche du cerveau et la main droite, mais la personne tout entière, son environnement auditif et émotif.* Les ordinateurs seront employés pour enseigner la réflexion et la créativité par l'intermédiaire de langages simples de programmation.Il faut avoir beaucoup étudié pour savoir peu.Montesquieu (1689-1755) L'ÉCOLE SECONDAIRE N'EST PLUS UNE AFFAME SECONDAIRE tmvnmnnmnnnmmnnummmnmM.vmtnmi H1175 DIMS LA CONFIANCE DES CANADIENS ENVERS LEURS INSTITUTIONS S ?ASSEZ CONFIANCE n TRÈS GRANDE CONFIANCE M-\t\t 7t-\t/\t 60 -\t171 -\t SI-\tSS\t M-\t\t M-\t\t 21 -\t\t Il- \u2022 -\t\t *f Stmt*: totdift C*% P*m ïkstcuhot ttniumt i'téttitn*.1SU LES ÉCOLES D'AUJOURD'HUI: EN MIEUX OU EN PIRE?Q R DE FAÇON GENERALE.COMMENT COMPAREZ VOUS LES ECOLES PRIMAIRES ET LES ÉCOLES SECONDAIRES D'AUJOURD'HUI k CELLES DE VOTRE TEMPS.AD CANADA OU AILLEURS?L'ECOLE AUJOURD'HUI QUELQUES PREM^RES EN ÉDUCATION SANS AVIS S.1S Stmt*: utttf fiai» ttm l'Asseoit»* tittiitme iéitutm.19U Tartes les éamin apparaissait ius Ici UMcux prerietaett de SUtittiaK butfj.i Mi» d'tadtcatwi MMl.Etart é*mé «*e les totan soit arrêtais sépuimeet, ils ee conespcideal pis aécessaireaeit i U ummi des étënwts Les premiers enseignants Quatre Récollets français arrivés au Québec au début du XVlIe siècle; un enseigna dans la ville de Québec, représentée ci-dessus, un à Tadoussac et deux à Trois-Rivières.Première subvention gouvernementale à renseignement 100 livres sterling données en 1792 à John Stuart pour un collège de Kingston.La plus ancienne université Établie en 1789 à Windsor (Nouvelle-Ecosse) par l'Église anglicane et faisant maintenant partie de l'université Dalhousie (Halifax): le King's College, représenté ci-dessus.Première école primaire de Terre-Neuve Une école mixte établie en 1798 par un groupe de parents et dirigée par un ministre anglican, rv mfptfi raceme oe The Montreal Medical Institute, établi en 1824 et devenu par la suite la Faculté de médecine de l'université McGill.6 Première école de U côte du Pacifique École établie en 1849 à Fort Victoria dans la colonie de la Couronne de Vancouver pour les entants des employés de la Compagnie de la baie d'Hudson.Première école dans l'Ouest Fondée en 1815 à Selkirk (portant le nom de Lord Selkirk, représenté ci-dessus ), dans la vallée de la rivière Rouge au Manitoba, et fermée six mois plus tard.8 L'université la plus fréquentée L'université de Toronto, représentée ci-dessous, comptant 45,000 étudiants à temps plein et à temps partiel au premier cycle, 7,000 étudiants de deuxième et de troisième cycles et 4,000 professeurs.DE L'INFORMATION l'RETE A SERVIR GRAPHIQUES Toutes tes colonnes des graphique» se lisent de lias en haut peur chaque section de couleur différente.Par exemple, dans la è| lire 20 pour 1981,30 pour 1984 et 40 pour 1986.ROSE, MARGUERITE, JACINTHE.- z p h g L'idée du «jardin d'enfants» a d'abord germé dans l'esprit du pédagogue allemand Friederich Frôbel, représenté ci-dessus, qui ouvrit la première école du genre à Blankenburg, en Allemagne, en 1837.Les Canadiens James et Ada Hughes croyaient, avec Frôbel, que l'éducation des enfants de 4 ou 5 ans passait par le jeu et la musique.En 1883, James Hughes, inspecteur des écoles de Toronto, fut le premier à intégrer les «jardins d'enfants» (traduction littérale de Kindergarten ) dans le système scolaire, tandis que Ada, devint la première inspectrice des écoles maternelles.NIVEAU D'INSTRUCTION, PAR PROVINCE % ¦MUS ! 1 SECONDAI IE ?POST-SECONDAIRE M NIVEAU D'INSTRUCTION AU CANADA SELON L'ÂGE H ¦MUS ?SfCMMIK ?fOST SECONDAIRE 70 M - SO - 40 - 30 - 20 - 10 \u2014 # f 1?# * groupes dAges NIVEAU D'INSTRUCTION AU CANADA SELON LE SEXE \u2022k Les beaux-arts seront employés non seulement pour développer le goût et la sensibilité mais également pour améliorer le pouvoir de concentration et la prise de conscience et pour stimuler le développement intellectuel.* On attachera davantage d'importance à l'appréciation de soi et au développement de la personnalité des apprenants.\u2022k Compte tenu de l'augmentation du temps que nous consacrons à des activités non structurées les activités d'apprentissage devront être conçues de façon à être compatibles avec notre mode de vie.\u2022k Si l'on veut qu'une activité d'apprentissage donnée comme, par exemple, apprendre à jouer de la guitare, comprendre le rôle de Î'ADN ou encore déchiffrer le langage FORTRAN, ait une certaine qualité, il faudra compter sur la discipline personnelle, la maîtrise de soi, la concentration et la volonté.La philosophie de l'éducation post-industrielle comporte donc trois principes de base: la recherche de modes d'apprentissage innovateurs, l'élaboration d'une structure pédagogique adéquate et ouverte et, enfin, l'intégration du travail et du jeu comme étant des activités se complétant les unes les autres.Si la société post-industrielle vient remplacer la société industrielle et si de nouvelles hypothèses en matière d'éducation viennent remplacer celles de l'éducation de l'ère industrielle, il est nécessaire d'esquisser les caractéristiques que devrait posséder cette éducation de l'ère post-industrielle au Canada.L'éducation, maintenant définie comme le «droit de devenir» plutôt que comme une contrainte, devra viser à servir les personnes de tout âge, quels que soient le lieu où elles habitent, leur sexe, leur religion ou leur origine ethnique.Elle devra offrir des services et des ressources d'apprentissage à tous et à toutes afin de leur permettre d'atteindre leurs objectifs sur les plans de l'épanouissement personnel, de la vie professionnelle, de la santé, de la culture, des loisirs, du développement intellectuel et moral.Ces services devront aider tous les citoyens à atteindre les objectifs qui permettront à un peuple instruit de se développer pour effectuer la difficile transition au XXIe siècle.Il faudra sans doute de nombreux débats au sein de la population canadienne pour déterminer .elles sont les compétences et les valeurs nécessainpour bâtir le genre d'avenir que nous souhaitons nous offrir à nous-mêmes et à nos enfants.Et les éducateurs auront à engager la discussion le plus tôt possible sur ce sujet d'intérêt national.Enfin, il y a quelques valeurs fondamentales qu'il convient de prendre très au sérieux dans le cadre de nos futur; programmes d'enseignement: e respect et l'enthousiasme à l'égard de la diversité des modes de vie et des cultures ainsi qu'une écologie sociale consciente du fait que ii's personnes cl même les sociétés sont interdépendantes.\u2014Norman Henchcy, PhD.sciences de l'éducation.Université McGill La bonne éducation consiste à cacher tout le bien que nous pensons de nous-mêmes et le peu de bien que nous pensons des autres.Mark Twain (1835-1910) DE L'INFORMATION.PRETE A SERVIR LES ADULTES ET L'ÉDUCATION PERMANENTE_ Du rejet à l'enthousiasme Quelle est l'attitude générale des adultes en regard de l'éducation permanente?C'est ce que tentent de nous révéler les trois études suivantes rapportées par l'Unesco dans un ouvrage consacré à ce sujet et intitulé: L'éducation des adultes, perspectives mondiales.Bien qu'on ait fait peu d'études sérieuses sur les attitudes des adultes à l'égard des questions d'éducation, celles qui existent suffisent à confirmer qu'il existe une gamme continue d'attitudes envers l'éducation des adultes, allant de l'enthousiasme à une résistance obstinée.Deux études en particulier apportent des conclusions spécialement convaincantes.La première a été faite au Royaume-Uni: Les attitudes des gens à l'égard de l'éducation vont de l'enthousiasme au rejet.Dans la pratique, on pourrait tracer une ligne de partage en travers de ce tableau, là où l'indifférenca se transforme en une vague curiosité de mieux connaître le monde dans lequel on vit.Au-dessous de ce seuil, on trouve près de 45 pour cent de l'échantillon: ceux dont on peut dire qu'ils résistent aux idées nouvelles et aux valeurs supérieures.Ce sont des gens qui ont tendance à éviter les impressions inhabituelles ou que cela dérange de s'y intéresser.Ils lisent peu et ce qu'ils lisent se limite souvent aux faits divers des journaux; ils ne regardent pas ou n'écoutent pas les programmes culturels ou sérieux de la télévision ou de la radio, ou ne s'intéressent guère à quoi que ce soit qu'on puisse appeler culturel.Mais on constate qu'une bonne moitié de la population manifeste une certaine curiosité à l'égard du monde et des autres ou cherche à en savoir davantage sur eux, et qu'une autre fraction est constituée de gens qui ont consciemment le goût du savoir.La deuxième étude a été faite aux États- Unis d'Amérique: Nous avons considéré le participant potentiel comme quelqu'un qui manifeste deux dispositions fondamentales: besoin d'en savoir plus long sur telle ou telle chose et disposition à entreprendre des études systématiques en vue de satisfaire ce besoin.Cette notion nous a conduits à voir la population dans son ensemble comme constituée de trois agrégats d'individus: ceux qui à la fois s'intéressent à l'étude et sont disposés à suivre des cours, ceux qui s'intéressent à l'étude, mais ne sont pas disposés à suivre des cours, et ceux qui ne cherchent en aucune façon à apprendre quelque chose de nouveau.Sur la totalité de l'échantillon interrogé, 44 pour cent manifestèrent des dispositions des deux types, 26 pour cent firent état de sujets sur lesquels ils auraient voulu en savoir davantage, mais sans manifester le désir de suivre des cours, et 29 pour cent se révélèrent incapables d'indiquer un sujet qu'ils auraient souhaité mieux connaître.Très approximativement, donc, nous avons conclu que jusqu'à sept adultes sur 10 ont peut-être des intérêts qui pourraient les conduire à un type ou un autre de situation d'apprentissage, mais que moins de la moitié de la population pouvait être sérieusement considérée comme pouvant éventuellement participer à l'éducation des adultes.Une troisième étude a été faite au Canada: La moitié environ de la population adulte de l'Ontario (en dehors des personnes effectuant des études à plein temps) a actuellement ou a eu récemment une activité d'apprentissage volontaire, ou prévoit d'en avoir une d'ici ou un ou deux ans.Près de 30 pour cent de la population de l'Ontario âgée de 18 à 69 ans, mène ou à récemment mené un type d'activité d'appren-tissagesystématique.Plus de 18 pour cent de cette population souhaite se livrer à une forme quelconque d'études dans un proche avenir.La proportion de candidats à l'apprentissage varie considérablement suivant qu'il s'agit d'hommes ou de femmes.Une proportion plus importante des hommes peut être classée dans la première catégorie, tandis qu'une proportion plus importante des femmes peut être rangée dans la seconde.GRADES UNIVERSITAIRES DÉCERNES m tMNstfcEMtsAttrana INS NCCUMdm 33.855 3I.4H MlTtllH WCT9MTX un 544 5K 1971 UCCALAIIÉATJ Min Mtm» 12,837 32.8S DOCT0UTS 1411 I 1I.2S ISIS BACCALAURÉATS 100,760 MAITRISES 14,1* 42.5'» DOCTORATS 1.941 19.2'.Smtt: imukt h Cimdi INVESTISSEMENTS PROVINCIAUX EN ÉDUCATION EN DOLLARS PAR HABITANT ¦ 19(1 ?19*2 El 1983* ?1984* 2,209 2,100 2.000 1.900 1.800 1,700 1,800 /A 82,205 82.145 $2,101 81,777 DES PIONNIÈRES EN ÉDUCATION m*.Mère Marguerite Bourgeoys C'est le 30 avril de l'année 1658 que Marguerite Bourgeoys ouvrait la première école publique de Montréal, dans un édifice qui était situé au 50 ouest de l'actuelle rue St-Paul où une plaque commemorative rappelle l'événement.En janvier 1658, Chomedey de Maison-neuve, gouverneur de l'île de Montréal, cédait à Marguerite Bourgeoys une étable de pierre.«Quatre ans après mon arrivée, relate Marguerite Bourgeoys dans ses écrits, Monsieur de Maisonneuve me voulut donner une étable de pierre pour faire une maison pour loger celle qui y ferait l'école.J'y fis faire une cheminée et ce qui était nécessaire pour y loger.Les enfants la curèrent et y travaillèrent en tout ce qu'ils pouvaient.Et j'y entrai le jour de Sainte-Catherine de Sienne et commençâmes la Congrégation séculière le jour de la Visitation.» Thérèse Lavoie-Roux Un double intérêt: service social et enseignement \u2022Minutions Du travail social à l'enseignement, à la gestion d'école, puis à la politique.Ainsi peut-on résumer la carrière de cette Québécoise originaire de la Rivière-du-Loup.Après neuf années passées à l'Hôpital de Montréal pour enfants, tout d'abord comme travailleuse sociale puis comme professeur thérapeute, elle enseigne à l'école de service social de l'Université de Montréal.En 1970, elle accède à la présidence de la CECM.Laure Gaudreault Les moins jeunes se souviennent de l'époque où les maîtresses d'école rece- vaient $300 par année en échange de leur dévouement.Laure Gaudreault enseignait à La Malbaie.Elle trouve injuste la maigre pitance que touchent ces femmes vouées à la formation de la prime jeunesse.Elle s'en ouvre à ses consoeurs et en dynamise suffisamment pour que s'amorce la fondation du premier syndicat d'enseignants du Québec: la Corporation des institutrices catholiques, qui débouchera éventuellement sur la CEQ.Soeur Marie-Rose Née Eulalie Durocher, elle vit le jour en 1811 à Saint-Antoine-sur-Richelieu.En 1843, à Longueuil, elle fonda la Congrégation des Soeurs des Saints-Noms-de-Jésus-et-de-Marie.En 140 ans, la communauté a attiré dans ses rangs plus de 10,000 femmes et elle est présente non seulement au Québec, en Ontario et au Manitoba, mais dans plusieurs États américains ainsi qu'au Lesotho, au Brésil, au Pérou et à Haïti.DE L'INFORMATION.PRÊTE À SERVIR 4 QUELQUES GRANDS AMIS DE L'ENSEIGNEMENT Egerton Ryerson, représenté ci-dessus, ministre méthodiste, fut l'un des grands pédagogues canadiens du XIXe siècle.Il lutta farouchement pour que l'enseignement soit obligatoire et universel et, grâce à lui, les écoles primaires et secondaires de l'Ontario ont atteint, dans les années 1870, un enviable niveau d'excellence.François de Laval, représenté ci-dessus, premier évêque de Québec, fonda en 1663 le Séminaire de Québec, le plus ancien établissement d'enseignement supérieur au Canada.Henry Marshall Tory, mathématicien formé à McGill et originaire de la Nouvelle-Ecosse, joua un rôle clé dans la création des universités de l'Alberta.de la Colombie-Britannique et Carleton d'Ottawa.Il a aussi été l'instigateur de l'Université i«kaki» pour les soldats canadiens cantonnés en Angleterre (en 1917) et le directeur du Conseil national de recherche du Canada.William Macdonald, représenté ci-dessus, né en 1831àGlenaladale(Ile-du-Prince-Édouard), enrichi par le commerce du tabac, fit servir son argent à mettre sur pied des cours de formation pratique, principalement en agriculture, travaux manuels et arts ménagers.Moses Coady et Jimmy Tompkins Ces religieux furent les instigateurs du mouvement Antigonish qui prit naissance en 1920, à l'université St-Francis Xavier d'Antigonish, en Nouvelle-Ecosse.Ce mouvement en faveur de l'éducation permanente gagna une renommée internationale grâce à son apport social et économique à la communauté.Northrop Frye,i représenté ci-dessus, .est.le critique canadien de littérature le plus connu à l'échelle mondiale.Né au Québec et élevé au Nouveau-Brunswick, il a enseigné plus de 50 ans au collège Victoria de l'Université de Toronto.Parmi les nombreux titres percutants qu'il a écrit, mentionnons: Anatomic de la critique; Le grand code, et Pouvoirs de l'imagination.EFFECTIFS A PLEIN TEMPS DES COLLÈGES COMMUNAUTAIRES, 1970/714985/86 pu hub / / / 4?/ / EFFECTIFS UNIVERSITAIRES DU 1er CYCLE A PLEIN TEMPS, CANADA 1970/71-1985/86 ^v JS J- J> J ^ S«P ^ # # DÉPENSES CONSACRÉES À L'ÉDUCATION, EN POURCENTAGE DU PRODUIT NATIONAL BRUT, 1950-1984 # # s*S # ^ ^ POUR UNE ÉCOLOGIE PÉDAGOGIQUE L'écologie nous a, depuis quelques années, rappelé une réalité fondamentale: l'importance du milieu dans l'évolution des êtres vivants.Il fut un temps, pas si lointain, où tout un chacun agissait à sa guise, sans souci de son environnement.Cette attitude anthropocentrique s'inscrit dans la logique de l'approche rationnelle de l'univers: l'homme aime bien se considérer comme un être à part.L'éthologiste Konrad Lorenz a défini «certains obstacles intérieurs qui empêchent bien des hommes de se voir eux-mêmes comme des éléments de l'univers, et de reconnaître que leur propre comportement obéit aussi aux lois de la nature» et il identifie «l'arrogance spirituelle de l'être humain» comme l'un de ces obstacles.La culture judéo-chrétienne a créé l'archétype de «l'homme, maître de l'univers».Cet archétype a amené l'homme occidental à se donner une vocation de dominateur de la nature, de législateur omnipuissant qui a voulu appliquer aux lois de la nature l'adage qui veut que le législateur puisse amender la loi.Cette suffisance, beaucoup plus que des raisons religieuses, animait les Inquisiteurs qui obligèrent Galilée à reconnaître que c'était le soleil qui tournait autour de la terre et non le contraire.S'il a fallu attendre jusqu'au 17e siècle pour que les hommes admissent que leur terre n'était pas le centre de l'univers, il faut maintenant se demander quand les mêmes hommes reconnaîtront qu'ils ne sont pas eux-mêmes les maîtres absolus de la terre! De la terre et de la nature en général, ce qui inclut leur propre biologie tout autant que celle des animaux et des plantes qui les entourent.Des lois, extrêmement complexes, régissent les relations de tous ces êtres entre eux et avec l'univers qu'ils habitent.Des lois dont nous commençons à peine à entrevoir l'impérative inexorabilité.De la biologie moléculaire à la macro-pédagogie La pédagogie contemporaine a évolué de la même façon que la biologie et que les sciences physiques en général.Elle s'est intéressée surtout à d'infiniment petit», comme l'a fait la biologie.Cette dernière, séduite par les découvertes extraordinaires de la biologie moléculaire, en avait oublié la macrobiologie, celle de l'étude des milieux, des écosystèmes.Heureusement, des esprits lucides ne se sont pas laissé subjuguer par l'infiniment petit et ont fini par attirer l'attention de leurs concitoyens sur la détérioration alarmante de leur propre milieu de vie.Et les citoyens de pays aussi évolués que les États-Unis et le Canada ont découvert, tout à coup, qu'ils étaient en train de détruire leur environnement: cours d'eau et atmosphère pollués, poissons et viandes contaminés, récoltes inutilisables.Un fait s'imposait aux esprits lucides: l'homme ne pouvait plus continuer à ignorer les lois de la nature: il lui fallait accorder le rythme de son évolution et son (( » Une tête bien faite est mieux qu'une tête bien pleine.Montaigne (1533-1592) DE L'INFORMATION.FRETE A SERVIR mode à celui de l'univers complexe dans lequel il évolue.Il ne s'agit pas, bien sûr, de blâmer toutes les interventions de l'homme qui n'est d'ailleurs pas le seul à modifier l'environnement: les castors font bien, eux aussi, leur petite part.Mais nous sommes désormais presque convaincus que chacun d'entre nous, que chaque usine, que chaque ville, avant de poser un geste, de prendre une décision qui touche de près ou de loin à l'environnement, doit en étudier toutes les répercussions à court, à moyen, à long terme.La biologie s'est rachetée! Malheureusement, il n'en va pas de même pour la pédagogie.Obnubilée elle aussi, comme la biologie, par la cellule, c'est-à-dire, l'individu, la pédagogie en est restée au stade micro et n'a pas encore suscité, comme la biologie, l'avènement d'une science de synthèse, une sorte «d'écologie pédagogique» qui accorderait à l'écosystème que constitue une école toute l'attention qu'il mérite.La pollution du milieu pédagogique L'attention portée aux rythmes individuels d'apprentissage, à l'expression dite personnelle, au choix, par les élèves, de leurs options a monopolisé presque toutes les énergies des pédagogues.Curieusement et paradoxalement, certains ont même vu, dans cette démarche, une sorte de progrès vers une nette socialisation de l'école.Pourtant cette démarche nous apparaît beaucoup plus comme une exaltation de l'individu et, surtout, de l'individualisme que comme une démarche socialisante.L'école est devenue une sorte d'agrégat, passant, grâce à l'alchimie des indivi-dualismes, de la vie organique à la vie inorganique en un laps de temps très court: à peine 10 ans.Les écoles ont dépéri comme les lacs et les rivières et pour les mêmes raisons: tout le monde s'en est servi comme déversoir! L'analogie va encore plus loin.Les écologistes nous disent en effet que les détersifs ont asphyxié des cours d'eau en favorisant la prolifération des algues lesquelles ont littéralement bouffé l'oxygène des cours d'eau.C'est dire qu'un excès d'éléments en eux-mêmes essentiels peut, parce qu'il favorise un aspect de la vie d'un milieu au détriment de tous les autres, détruire ce milieu rapidement et presque irrévocablement.Or l'école secondaire québécoise vit actuellement ce processus de détérioration, et il faudra, pour rétablir la vie et redonner au milieu une qualité d'existence acceptable, endiguer, d'abord, le déversement des individualismes.Individualisme des théoriciens qui n'ont jamais compris que les expériences faites en laboratoire ne peuvent être répétées à l'échelle d'un système scolaire par décret ministériel.Individualisme des technocrates qui oublient trop souvent que la vie, c'est plus que l'addition de cellules.Individualisme des administrateurs scolaires obsédés par une sorte de m'as-tu-vu pédagogique et toujours à la recherche d'un nouveau gadget.Individualisme des éducateurs plus préoccupés de vivre à leur rythme et selon leur goût que de répondre aux véritables besoins des adolescents qui leur sont confiés.Individualisme enfin des adolescents qui ont trop reçu de la société de consommation pour n'être pas des consommateurs invétérés, ne serait-ce que .de contestation! Quand tous ces individualismes se sont déversés dans l'école, la pauvre court après son souffle, comme on dit chez nous! Et les algues prolifèrent.Les professeurs se révoltent, les élèves se révoltent, tout le monde se dit écoeuré, selon le mot à la mode.A ce malaise qui prend des allures de catastrophe, une seule solution: la lutte à la pollution.La revitalisation de l'école Nous comprenons maintenant pourquoi les enseignants étouffent à l'école, comme d'ailleurs les élèves, les directeurs et tout le monde: la prolifération des L'ÉDUCATION DES ADULTES AU CANADA: RAISONS DE SUIVRE DES COURS PAS SUR If MARCHE DU TRAVAIL L'ÉDUCATION DES ADULTES: QUI LA DONNE?FUMES L'ÉDUCATION DES ADULTES: QUI Y PARTICIPE?H Dmmo ?LE BON VIEUX TEMPS.\u2022 \u2022 Voici le règlement auquel devaient se soumettre les institutrices québécoises au début du siècle, tel que publié dans un iragazine scolaire de 1915.* Vous ne devez pas vous marier pendant la durée de votre contrat * Vous ne devez pas être vue en compagnie d'hommes * Vous devez être disponible, chez vous, entre 8h00dusoiret6h00 du matin, à moins d'être appelée à l'extérieur par une tâche rattachée à l'école * Vous ne devez pas flâner en ville dans des lieux publics * Vous ne devez pas voyager à l'extérieur des limites de la ville à moins d'avoir la permission du président du Conseil des commissaires * Vous ne devez pas vous promener en voiture avec un homme, à moins qu'il ne soit votre père ou votre frère * Vous ne devez pas fumer * Vous ne devez pas porter de couleurs vives * Vous ne devez, en aucun cas, vous teindre les cheveux * Vous devez porter au moins deux jupons \u2022k Vos robes ne doivent pas être plus courtes que deux pouces au-dessus de la cheville ¦k Vous devez entretenir l'école, balayer le plancher au moins une fois par jour, laver et brosser le plancher au moins une fois par semaine, nettoyer les tableaux au moins une fois par jour et allumer le feu dès 7h00 du matin, de façon à ce que la salle de classe soit réchauffée à 8h00.[)K I.'INFORMATION.PRÊTK A SERVIR 6 ANNETTE-ÉGLANTINE CODEURS UN DOCTORAT À L'ÂGE DE 87 ANS! 4 Boileau disait que chaque âge a ses plaisirs, son esprit et ses moeurs; il aurait probablement ajouté sa soif de culture, si Annette-Églantine Coderre eut été de son temps.Car cette femme vient d'obtenir son doctorat à l'âge de.87 ans! Avec les glaces de l'âge, aurait écrit Jean-Jacques Rousseau.Eh quoi, dit-elle à une journaliste de La Presse, Martha Gagnon, vous pensez qu'à mon âge, je devrais m'appuyer sur une canne, porter une vieille robe et radoter toute seule dans mon coin?J'aime me cultiver, ajouta-t-elle en fixant ses ongles vermeils, je m'intéresse à tout ce qui se passe autour de moi.Elle est Sherbrookoise et a pleinement bénéficié des avantages résultant de la fondation de l'université de sa ville.Je pense, dit-elle, que je suis là depuis l'ouverture.La thèse qui lui a valu son doctorat portait sur un sujet de haut intérêt: le nouveau visage de la femme dans le roman contemporain en littérature québécoise et canadienne-anglaise depuis 1970! C'est peu avant la fin de 1984 qu'Annette-Églantine Coderre réalisa une ambition.qu'elle n'avait jamais eue! Son directeur de thèse la convainquit qu'elle pouvait y arriver.Son travail de maîtrise, rédigé en anglais, et qu'elle avait défendu en 1968, traitait également du rôle de la femme dans la littérature.QU'EN PENSEZ-VOUS?Nous invitons tous les lecteurs et lectrices de La Voix Royale à nous faire parvenir leurs commentaires et suggestions sur tout article publié dans ce journal.Veuillez les adresse! à: Qu'en pensez-vous?La Voix Royale, s, Place Ville-Marie, 10' étage, Montréal (Québec) h3b 2g2.Nous nous réservons le droit de raccourcir les lettres publiées.IMPORTANCE DE L'ÉDUCATION SUR LE MARCHE DU TRAVAIL ?MTMWl ?URSTUML B PA1WR LE HUCHE N TRAVAIL M Ml rlS N.^^jh ucmmjk nst-kconmiie TOUS LES 20 OCCUPATIONS QUI PROGRESSENT LE PLUS VITE, 1982-95 CROISSANCE Kl POSTES EN S { \u2014À\t50.3 OPtl.M RMMLERSE.PUÎTWE |\t TECMCIfM EH CÉMIC ItMNrtK |\t1 5l.t wgEwems eh iècukmk\t1 S2.1 irtC.EN EkTKYIB R'EMfuR\t1 S2.S nmNndtfom\t1 53 6 COMMIS M CRÉDIT RARQtlE/AJSW\t¦ 54.1 UKS-UfEHTEIRl\t¦ 51.6 ERSOTHÉRAPERTES\t\u2014B 5J.I TECM.FliCTR»Crrt/EiKTRM*K\t COMMIS EH ASSURAHCENALADIE\t OtoKrt!OTtl*«(HIFO^^ I\"'5\t INCiMIEMS CIVILS\t« «3.9 IHClRIEBRS EH ELECTRICITE\t65.3 UKt^flTUOTRÉlAPEBTEl\tBl7.l REFA1ATE1RS K MCMMES K UREI\tm 71.7 \t rRKRJLMMEIU\t« /b.S w a AHRLTSTES RE STSTtMES\t1 15.3 mamimui\t TECHNIC1EKS EH ORMUITEKS\t S4.3 1 96.8 LES 20 OCCUPATIONS QUI DÉCUNENT LE PLUS VITE, 1982-95 CROISSANCE DES POSTES £N *, Maie: Ht cempretd eae les occaprtms am camptaieat 25.090 pestes m pits m 1982.Les chiffres de 1995 sett des projetions selon tes tendances medertes.Source: Ministère améritam it la hiuo d'oeuvre, direction des statistiques sur ta maia-deewm.individualismes a privé le milieu de l'oxygène nécessaire à la collectivité.Chacun a voulu tirer tout ce qu'il a pu du milieu ambiant avec le résultat qu'il étouffe maintenant.L'écologie se définit comme «l'étude des milieux où vivent et se reproduisent les êtres vivants ainsi que les rapports de ces êtres avec leur milieu».Tant et aussi longtemps que nous n'aurons pas compris que l'école est un milieu et qu'il faut appliquer à l'étude de ce milieu les mêmes règles qu'à celle de tout autre milieu, nous continuerons à déverser des individualismes dans l'école, à polluer notre milieu de vie.Le Devoir publiait, le 30 mars 1982, un numéro spécial consacré à l'éducation.On m'avait demandé de préparer un article sur «la discipline».Je l'ai intitulé: «Plaidoyer pour mammifères errants» pour souligner jusqu'à quel point, dans toutes nos remises à jour, nous avions oublié que nos enfants étaient d'abord des mammifères, soumis comme tous les mammifères à la loi du clan, à celle du territoire: «Rassemblés à plusieurs milliers sur un même territoire exigu, privés de toute appartenance à un clan bien identifié, les étudiants de nos écoles secondaires se sont cherché des raisons de vivre».Lois simples mais imperatives que celles-là, et inéluctables.Nous sommes des «mammifères sociaux»: essayer de faire de nous des «mammifères solitaires», c'est un péché contre nature.(Quelle saveur que ces vieilles expressions!) On aura beau exalter les individus, trouver autant de rythmes d'apprentissage qu'il y a d'élèves dans l'école, et multiplier les options à l'infini, tout cela ne nous conduira nulle part: c'est de la pollution pure et simple.Pour une écologie pédagogique Ce qu'il nous faut, c'est une macro-pédagogie, une pédagogie qui étudierait les conditions optimales de fonctionnement du MILIEU qu'est l'école.Ce milieu en sera un d'épanouissement pour tous ceux qui y vivent, dans la mesure où ces derniers respecteront toutes les règles qui assurent au milieu un équilibre toujours fragile: lois biologiques, physiques, psychologiques.Je pense, d'abord, aux conditions d'hygiène: aération, lumière, couleurs.Qui a décidé de bâtir des écoles sans fenêtres et pourquoi?Qui a décidé de priver les élèves de la lumière du jour?Quelles normes président au choix des couleurs?Qui a décidé de priver nos élèves du clan dont ils ont un impérieux besoin au profit des groupes-matières?Quelle folie nous a fait renoncer à la pédagogie de l'effort et vouer par là même nos enfants à l'ennui et au dégoût?Ce ne sont pas là divagations morales mais affirmations scientifiques du grand penseur qu'est Konrad Lorenz: «Il y a dans l'homme une sorte d'organisation, d'appareil, si vous voulez, qui équilibre la peine et le plaisir.Le plus haut degré de plaisir ne s'acquiert qu'à un certain prix.Si vous empêchez toutes sortes de déplaisirs, si vous prenez sans cesse un tranquillisant pour éliminer un mal de tête ou la peur, vous diminuez l'oscillation, vous aboutissez à une sorte de grisaille qui débouche sur l'ennui complet.C'est l'un des nouveaux fléaux que l'on Après le pain, l'éducation est le premier besoin d'un peuple.Danton (1759-1794) DB L'INFORMATION.l'KF-TK À SERVIR observe dans les pays riches.» Qui, surtout, a décidé d'entasser deux ou trois mille adolescents dans un territoire très restreint, au mépris des lois les plus élémentaires qui régissent la territorialité chez les mammifères que nous sommes, avant d'être les hommes intelligents que nous prétendons être?Au fait, il ne s'agit pas tellement de savoir qui a pu commettre d'aussi grossières erreurs mais bien plutôt d'essayer de comprendre comment, en vertu de quelle logique absurde d'aussi invraisemblables décisions ont pu échapper à ceux qui se veulent des éducateurs.Force nous est faite, après y avoir un tant soit peu réfléchi, de reconnaître, dans cette démarche aberrante, la même ignorance, la même indifférence et les mêmes intérêts qui ont amené toutes les autres pollutions.Les grands ténors du gigantisme scolaire ont su prendre appui sur les petits ténors de service pour ridiculiser tous ceux qui, au nom de la science et du bon sens, s'opposaient à la destruction des espaces verts au profit des «buildings modernes», à la pollution des cours d'eau au profit du «progrès industriel» et tutti quanti.Au risque de scandaliser le milieu, j'affirmerai que l'urgence est à l'écologie pédagogique et non à l'individualisation de l'enseignement.Il faut absolument tarir le déversement dans l'école de tous les individualismes qui l'asphyxient.La pédagogie, si elle veut mériter de vivre, doit apprendre à étudier le milieu qu'est l'école dans une optique écologique.Et ceux qui se donnent pompeusement le nom de pédagogues doivent se mettre à l'école de l'éthologie, de la biologie et des autres sciences expérimentales.Nous avons connu assez de prophètes pour en mesurer l'inanité.Appliquons-nous, plus humblement, à bâtir des écoles viables, dans le respect des besoins fondamentaux des êtres qui sont appelés à les habiter et à y vivre.Et, surtout, que la définition de ces besoins fondamentaux se fasse ailleurs que dans les bureaux des technocrates et dans les chaires des théoriciens.La médecine «se fait» dans les hôpitaux, et dans les grands instituts de recherches, elle ne se fait pas dans la spéculation des théories médicales.À quand le véritable travail scientifique en éducation?M'est avis qu'il commencera aux confins de «l'arrogance spirituelle de l'être humain», là où des hommes auront l'humilité de renoncer à refaire le monde pour essayer de le comprendre pour ensuite le faire comprendre aux autres.De là mon plaidoyer Pour une écologie pédagogique.Emile Robichaud.Directeur de l'école secondaire Louis-Riel.à Montréal, auteur de Adolescents en détresse (en collaboration).Ce pour quoi il faut contester, Les éducateurs sont-ils coupables?.M.Robichaud a signé cet article ainsi que celui qui s'intitule «L'âme de la terre», qu 'il nous a gracieusement permis de reproduire.)) Il y a un art de savoir et un art d'enseigner.Cicéron (10643 av.J.-C.) LES ORDINATEURS DANS Ai^SSsimHK ET AU SECONDAIRE ETVOIK \t\t \t\t \t\t \t\t \t\t \t\t \t\t \t\t A\t\t \t\t \t\t Sorce: fmtciil Post sept S5 VERS L'AN 2001: FLUCTUATIONS DANS LA POPULATION D'ÂGE SCOLAIRE n AcnjEUiMorr ¦ pmjection s*s 4P 4P 4P 4P 4P j Albert Einstein (physicien) employé de bureau Joséphine Baker (danseuse) femme de chambre de Bessie Smith GuyBéart (chanteur) ingénieur Jean-Paul Belmondo (acteur) magasinier Bernard Clavel (écrivain) boulanger Jimmy Carter (ex-président des USA) producteur de cacahuètes Sean Connery (acteur) camionneur Gérard Depardieu (acteur) plagiste William Faulkner (écrivain) peintre en bâtiment W.C.Fields (comédien) jongleur Gerald Ford (ex-président des USA) mannequin Serge Gainsbourg (chanteur) architecte Giuseppe Garibaldi (révolutionnaire) marin Paul Gauguin (peintre) agent de change AdoH Hitler (chancelier du IIle Reich) peintre de cartes postales Burt Lancaster (acteur) artiste de cirque Louis-Philippe 1er (roi des Français) professeur Golda Meir (ex-première ministre d'Israël) institutrice Marilyn Monroe (actrice) ouvrière Grace (princesse de Monaco) actrice Benito Mussolini (chef fasciste) instituteur Abbé Marc Oraison (prédicateur) chirurgien Aristote Onassis (armateur) téléphoniste Jean-Pierre Rampai (flûtiste) étudiant en médecine Sheila (chanteuse) vendeuse de bonbons Lino Ventura (acteur) catcheur Source: Livre des listes, I.Wallace, D.Wallechinski, A.Wallace, 1980.Olivier Orban III- I IMllKMAl lus 1-KI- I I- A M-KYIk H La Carte-Client de la Banque Royale vous mène toujours plus loin.Une Carte-Client de la Banque Royale, vous offre l'avantage de retirer jusqu'à $500 par jour, l jours par semaine, à plus de 1,000 guichets Libre-service Royal*, partout au Canada.Aucune autre institution financière n'en offre un aussi gran
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