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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1986-11-26, Collections de BAnQ.

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[" la météo Aujourd'hui: Nébulosité croissante averses par la suite Minimum Demain: Beau DETAILS PACE A2 Maximum 4° La Presse LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE MONTRÉAL, MERCREDI 26 NOVEMBRE 1986 103e ANNÉE N° 38 94 PAGES, 9 CAHIERS Hors de la zone métropolitaine 45 cents Pc Ailleurs au Quebec.50 cents ¦ Iles de La Madeleine: 90 cents 3SP Aujourd'hui f L'argent des Iraniens versé aux contras La crise de l'«lrangate» s'amplifie: démission de Poindexter et renvoi de son adjoint JEAN-FRANÇOIS LISÉI collaboration spéciale WASHINGTON B8 PETER CABRIEL ne opération dirigée de la Maison-Blanche à l'insu du président Reagan a permis de détourner au profit des « contras » nicaraguayens une partie de l'argent versé par les Iraniens pour l'achat d'armes américaines.Ce développement inattendu, dévoilé hier midi par le président et son ministre de la justice Edwin Mecse, a conduit à la démission du conseiller à la sécurité nationale |ohn Poindexter et au renvoi de son adjoint, Oliver North, identifié comme l'architecte de l'opération.Dans une courte déclaration, le président s'est dit « profondément troublé » et n'a exprimé aucun regret devant le départ de MM.Poindexter et North.Il a cependant répété que sa politique d'envoyer des armes à l'Iran pour établir des contrats avec des éléments modérés du régime était « justifiée ».Selon Ed Mecse, l'opération de détournement aurait généré «entre $10 et $30 millions » qui ont été versés dans un ou plusieurs comptes bancaires détenus en Suisse par les « contras ».Il a révélé que depuis janvier, cinq livraisons d'armes américaines ont été effectuées, toutes par l'intermédiaire d'Israéliens.Lors « d'au moins un et peut-être trois » de ces transferts, les Israéliens ont fait payer aux Iraniens un prix supérieur a celui facturé par le Pentagone, et ont versé la différence dans les comptes suisses.On pense que les Israéliens en question sont des marchands d'armes agissant avec l'accord de leur gouvernement.Le ministre de la lustice dit avoir découvert l'opération au cours du week-end pendant que ses services procédaient à une VOIR CONTRAS EN A 2 SUITE DES INFORMATIONS EN A 12 Vingt ans après ses débuts, Peter Gabriel, qui présentait hier soir au Forum un spectacle pour lequel tous les sièges avaient été vendus, n'a pas fini de nous surprendre.Bl DÉSERTEURS Les cinq déserteurs de l'Armée rouge rejettent, en la qualifiant de mensonge, une proposition soviétique leur offrant de retourner en URSS sans risque de représailles.El CONSOMMATION Les dangers de contamination suscités jadis par l'humidificateur sont désormais éliminés, mais le filtrage de l'eau demeure indispensable au bon fonctionnement de l'appareil.Sommaire Annonces classées.D4, F1 à F8, G1 Arts et spec.B8, cahier C horaires.C4, C5 Bandes dessinées.H6 Bridge.:.H7 Décès,\" naissances,, etc.G 3 Économie./ D1 à D10 Ëtes-vous observateur?.F1 Feuilleton.H6 Horoscope.F2 Le monde.A12, A13 Mots croisés.F8 Quoi faire aujourd'hui.C4 Télévision.C2 Vivre aujourd'hui Alimentation.cahier H Consommation.E1 à E5 TABLOÏD SPORTS Mots croisés.14 Rejean Tremblay.5 rmcNtiLLE^ sen ou c/lAHaeHevr be NORDIQUES 2, CANADIEN 1 Michael Fainstat devient président du comité exécutif Trois femmes y siègent; Doré crée la fonction de «conseiller associé» Dans un match de hockey très discipliné, hier soir au Colisée de Québec, les Nordiques ont vaincu le Canadien 2-1, marquant deux fois en 61 secondes en deuxième période.Les Nordiques se rapprochent ainsi à un point du Canadien au premier rang de la division Adams.Tabloïd Sports, pages 2 à 6.PHOTOLASER CP MARIHNE PAVREAU On parlera désormais de l'administration Doré-Fainstat qui s'illustre déjà à plus d'un titre.Non seulement le président du nouveau comité exécutif de la ville, Michael Fainstat, est-il de foi juive, ce qui semble être un précédent à Montréal, mais encore, fait unique dans les annales, trois femmes y siègent-elles.De plus, le maire Doré crée la fonction de « conseiller associé » à chacun des membres de l'exécutif.Les six membres du comité exécutif de Montréal, élus sur proposition du maire Doré, lors de la première assemblée du conseil municipal, hier soir, sont: Michael Fainstat, président, Robert Perreault, vice-président, Jacqueline Bordcleau, Léa Cousineau.|ohn Gardiner et Kathleen Ver-don.Le maire Doré est particuliè-remnet fier de signaler que le comité exécutif reflète assez fidèlement la réalité montréalaise: la moitié est formée de femmes et on y compte le tiers d'anglophones.« |c n'avais qu'un problème, l'embarras du choix.» Il estime que la présence des femmes « peut changer la façon dont la politique se fait ».Deux grands principes sous-tendenl l'action des membres de l'exécutif, de dire le maire, « la collégialité et la responsabilisation ».Chacun d'eux est donc responsable de secteurs d'activités particuliers: la préparation du budget et la fiscalité sont dévolues au président Fainstat.tandis que le vice-président Perreault verra à la réforme administrative et au développement économique.lacqueline Bordeleau prend les travaux publics et la prévention des incendies tandis que Léa Cousineau voit aux dossiers loisirs, santé, affaires sociales et condition féminine.Kathleen Verdon est responsble du développement culturel, tourisme et relations avec les communautés culturelles.Habitation et aménagement échoient à |ohn Gardiner.D'autre part, le maire lean Doré innove en créant les postes de conseillers associés à l'exécutif.Ces six^conseillers associés, qui seront/.'rémunérés en conséquence, doivent faciliter la tâche des membres de l'exécutif et rendre leur travail plus efficace.Mais ils ne siègent pas à l'exécutif et ne répondent pas de leurs mandats au conseil comme les membres de VOIR FAINSTAT EN A 2 SUITE DES INFORMATIONS EN A 3 PHOTO BERNARD BRAULT.LA PRESSE Michael Fainstat Le procureur demande que les soeurs Lévesque soient citées à procès DANIBLB El LAIN collaboration spéciale ROME Le procureur de la République italienne, Giufeppe De Mardo, a demandé que Micheline et Laurence Lévesque soient renvoyées directement devant les tribunaux.La motivation de sa requête tient en quelques pages.Après avoir examiné le dossier constitué par le juge d'instruction Francesco Misiani, le procureur, qui représente l'État, a estimé qu'il contient des preuves telles que les deux soeurs ne peuvent être présumées innocentes.On savait déjà que la possession même de la drogue et la flagrance du délit consituaient à elles seules un motif suffisant.Mais il y a plus : pour Giufeppe De Mardo, la quantité d'héroïne trouvée dans les vali- ses de Micheline, b,5 kilos, l'équivalent de 110 000 doses, rend l'affaire particulièrement grave.Dans sa requête, il mentionne la rencontre survenue dans un bar du Vieux-Montréal entre Micheline, sa fille.Sylvie Roy et le mystérieux André Ghamine, à la veille du grand départ pour l'Inde.Il croit que c'est là que l'entente aurait été conclue.Au niveau des procédures, Micheline et Laurence ne sont pas encore incriminées.Leur avocat italien, Me Saracca, a reçu hier la notification des actes du procès.Après avoir pris connaissance et fait copie du dossier \u2014 2 000 pages au total \u2014 il doit le renvoyer au juge d'instruction, d'ici tout au plus une semaine, accompagné, s'il le croit nécessaire, d'un commentaire.VOIR PROCES EN A 2 Pour réduire son déficit, Québec a fait détruire des chèques de retour d'impôt Selon le Vérificateur, le gouvernement se soustrait aux appels d'offres en fractionnant les contrats GILBERT BRUNIT de notre bureau de Québec QUEBEC Pour réduire de $31 millions le déficit budgétaire de 1985-86, en reportant cette somme à l'année en cours, le ministère des Finances du Québec a ordonné à celui du Revenu de détruire 91400 chèques de remboursement d'impôt, prêts avant le 31 mars, le forçant à reprendre, à grands frais, l'opération après le 1er avril 1986.Cette opération, « coûteuse en ressources humaines et matérielles », ressort du rapport annuel que le Vérificateur général du Québec, M.Rhéal Châtelain, a déposé hier à l'Assemblée nationale.Un rapport où M.Châtelain répète qu'il ne peut se dire satisfait des progrès réalisés puisque « les mêmes lacunes de gestion reviennent année après année ».Quoique, atténue-t-il, pour la première fois « nous constatons les bons résultats qui découlent d'une vérification intégrée », c'est-à-dire une opération qui dépasse la seule comptabilité pour évaluer si le gouvernement fait vraiment la meilleure utilisation possible de toutes les ressources qu'il gère.Si l'avenir lui semble plus prometteur \u2014 « d'ici cinq ans, nous aurons fait une vérification inté- grée de tous les ministères et organismes importants » \u2014, le passé emprunte toujours à l'historique « musée des horreurs » quand le Vérificateur scrute la gestion des $30 milliards que les contribuables confient annuellement à l'État provincial.Combien a coûté la destruction, par Revenu Québec, de 91 400 chèques, de 12400 avis de cotisation et de 36000 avis de perception?M.Châtelain ne répond pas, si ce n'est pour déplorer le retard de 10 jours dans le calendrier des travaux et la reprise de l'opération, après le 1er VOIR QUÉBEC EN SUITE DES INFORMATIONS EN B 7 ATTENDEZ! \"V ^\\ ON VIENT AVEC VOUS J- ! A2 \u2022\u2022 M'ifi, V.'.fjWfc ! ¦ ****** LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 26 NOVEMBRE 1986 PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE La toile arrive au stade ¦ Une foule de badauds a assisté la nuit dernière à la sortie du toit mobile du stade olympique des ateliers de couture situé à ville Saint-Pierre.« Ça fait 10 ans qu'on l'attend notre toile, je ne peux pas croire qu'elle va enfin être rendue au stade dans quelques heures! », a souligné une dame.D'autres ont dit qu'il ne voulaient pas manquer ça.Quelques jeunes avaient hâte que la toile soit hissée au mât du stade: « Ça va être impressionnant! » En attendant, les routiers de la compagnie de transport TNT, escortés des policiers de la CUM et la Sûreté du Québec, ainsi que d'une vingtaine de véhicules, dont une grue, ont cheminé sur la rue Notre-Dame jusqu'à l'autoroute Ville-Marie qui avait été fermée pour l'occasion.On prévoyait que le fardier, mesurant 213 pieds de long et conduit par le routier René La-rocque, arriverait aux petites heures du matin dans les environs du stade.Les routiers, des hommes d'expérience, en ont vu d'autres et n'étaient pas nerveux.Ils trouvaient même drôle toute la publicité qui entourait ce chargement particulier.SUITE DE LA UNE CONTRAS L'argent des Iraniens verse aux contras « revue » de l'ensemble du dossier des ventes d'armes à l'Iran.Il affirme que le colonel Oliver North était « le seul à con-naitre les détails de l'opération ».Son supérieur )ohn Poindexter « en connaissait les grandes lignes » mais « n'a rien fait pour l'arrêter », a dit Meese.On semble lui reprocher de ne pas en avoir informé le président.Le secrétaire d'État George Shultz, dont le poste ne parait pas en danger malgré les rumeurs de démission ou de renvoi, n'était pas au courant de l'affaire, affirme Meese.Un acte illegal Ces transferts ont eu lieu entre janvier et septembre 1986, période pendant laquelle une loi du Congrès interdisait la livraison d'aide américaine aux contras, sauf sous la forme d'aide humanitaire.Si le Pentagone avait touché directement les « profits » des ventes d'armes et les avait versés aux contras, l'infraction à la loi serait patente.Mais la filière détournée que North semble avoir imaginée ne permet pas, du moins pour l'instant, de dire si la loi a été violée.Même le leader démocrate de la Chambre.|im Wright, a dû modérer ses accusations en affirmant que la loi « a probablement été violée, certainement dans son esprit, probablement dans sa lettre.» Ce n'est pas la première fois que le colonel North et le conseil de sécurité nationale sont accusés d'enfreindre au moins l'esprit de l'interdiction.North et le prédécesseur de Poindexter, Robert McFarlane, ont été accusés à l'automne d'avoir activement aidé les contras à recueillir des fonds privés depuis deux ans.North et Poindexter avaient par ailleurs joué un role central dans la planification de l'invasion américaine de la Grenade en 1983, le détournement de l'avion qui transportait les pirates du bateau Achille Lauro l'an dernier et dans la conception cet été d'une politique de « désinformation » des médias américains sur la question libyenne.Le secrétaire d'État Shultz et le secrétaire à la Défense Caspar ¦ Plusieurs, comme les ex-conseillers Henry Kissinger et Zbi-gniew Brzezenski, doutent que North et Poindexter aient pu agir sans l'approbation, au moins tacite, du président.Dans cette hypothèse.North fait figure de bouc-émissaire et le blâme rejaillit sur le président.Le président Reagan a fait savoir à la presse hier qu'il avait accepté la démission de son conseiller sur la sécurité nationale, le vice-amiral John Poindexter (à droite), et qu'il avait limogé l'un des principaux adjoints de ce dernier, le lieutenant-colonel Oliver North.Weinberger s'êtant opposés à l'envoi d'armes à l'Iran, c'est le conseil de sécurité qui s'est chargé de l'opération.North a entre autres accompagne son ancien patron Robert McFarlane lors de sa mission secrète \u2014 et malheureuse \u2014 à Téhéran au printemps dernier.Une porte de sortie?Les contacts avec l'Iran ayant provoqué une des plus graves crises que le président Reagan ait traversé en six ans de pouvoir, plusieurs de ses proches, dont, selon plusieurs sources, ses fidèles conseillers californiens et son épouse Nancy Reagan, lui ont conseillé de renvoyer des membres de son administration.Poindexter et le chef de cabinet Donald Regan devraient partir parce qu'ils ont mal conseillé le président, selon les uns.George Shultz devrait être remercié parce qu'il s'est publiquement désolidarisé de la politique présidentielle, selon les autres.Mais tant que le président maintient que la politique iranienne était justifiée, il peut difficilement s'en prendre à ceux qui LA MÉTÉO Québec\tMm.\tMu\tAujourd'hui\tÉtats-Unis\t\t\t\t ADitiDi\t-3\t1\tPlu*, neige\t\tMm.\tMix\tMm.\tMil.Outaouais\t-2\t6\tNuag.av.\tBoston\t3\t7 N-Orleans\t19\t27 Laurentides\t-1\t3\tNuag.av.\tBuffalo\t1\t9 Pittsburgh\t-5\t10 Cantons de 1 Est\t-3\tS\tNuag.pluie\tChicago\t-1\t4 S Francisco\t8\t18 Maurice\t-3\t3\tNuag.pluie\tMiami\t23\t30 Washington\t1\t12 Quebec\t-3\t3\tNuag.pluie\tNew York\t4\t12 Dallas\t7\t9 Lac-Samt-Jean\t-5\t0\tNeige.piu«e\t\t\t\t\t RimousKi Gaspesie\t-6 -6\t2 2\tNuag.neige Naug.neige\tles capitales\t\t\t\t Baie-Comeau\t-11\t-2\tFaiWe neige\t\t\tMai.13 Madrid\tMm.5\tMai.15 Sept-iies\t-11\t-2\tFaible neige\tAmsterdam\tMm.10\t\t\t Canada\tMm\tMai\tAuiourd'hut\tAthènes Acapuico\t10 25\t16 Moscou 32 Mexico\t-9 12\t-5 24 Victoria\t4\t11\tNuageui\tBerlin\t9\t12 Oslo\t6\t7 Edmonton\t- 11\t5\tEnnuagement\tBruxelles\t19\t23 Pans\t11\t12 Regina\t-2\t6\tPass nuag\tBuenos Aires\t15\t22 Rome\t9\t15 Winnipeg\t-1\t3\tPluie\tCopenhague\t6\t8 Seoul\t0\t2 Toronto\t1\t6\tPass nuag\tGeneve\t0\t9 Stockholm\t6\t9 Fredericton\t-1\t8\tPass.nuag.\tHong Kong\t19\t21 Tokyo\t9\t16 Hahtax\t2\t11\tPass nuag.\tLe Caire\t14\t24 Tnnidad\t22\t29 Charlottetown\t0\t8\tNuageui\tLisbonne\t10\t16 Vienne\t4\t7 Saint-Jean\t3\t4\tNuageux\tLondres\t12\t14\t\t La Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres 096 à quatre chiffres 3580 48-3-01 MERCREDI.26 NOVEMBRE 1986 ï LASERPHOTOS UPI ET AP la lui ont proposée.Sa décision d'hier a l'avantage de résoudre ce dilemme: ¦ Il a « relevé de leurs fonctions », selon son expression, Poindexter et North, mais à cause de leur rôle dans le détournement de fonds, pas à cause de leurs conseils d'ouvrir une « filière iranienne ».Le président fait ainsi place nette sans avouer qu'il a commis une bourde sur l'Iran.¦ En décapitant le conseil de sécurité nationale, et en annonçant une revue de son rôle et de ses procédures, il redonne au secrétaire Shultz le contrôle de la politique étrangère, sans lui donner raison sur la question iranienne.Le remplaçant de Poindexter n'a pas encore été désigné.L'irruption en première page d'une nouvelle « affaire » permet aussi de détourner l'attention, centrée depuis deux semaines sur la livraison d'armes à l'Iran, une politique très impopulaire dans l'opinion.Mais le scandale du détournement de fonds n'a pas que des avantages pour M.Reagan.Il comporte des inconvénients majeurs: ¦ Le président donne l'impression de ne pas vraiment contrôler son administration, puisque des opérations importantes sont conduites sans son accord.Selon le leader démocrate du Sénat, Robert Byrd, « personne n'est vraiment aux commandes » de la politique étrangère.« La Maison-Blanche est dans le chaos complet », ajoute-t-il.Au pays et à l'étranger, la crédibilité de l'administration est affaiblie.¦ Le Congrès, contrôlé par les démocrates, tiendra de longues enquêtes publiques sur cette question et en profitera pour éclabousser l'administration à l'approche de la campagne présidentielle.¦ Le futur financement des contras est également en jeu.« !1 va faire froid à Washington avant que de nouvelles sommes soient votées » en faveur des contras, a dit hier le sénateur républicain David Durenberger.L'été dernier, le Sénat n'avait voté qu'à une très courte majorité l'envoi de $100 millions d'aide aux contras.L'administration avait indiqué qu'une nouvelle somme serait demandée en 1988.Selon Durenberger, « North vient sûrement de tuer la politique nicaraguayenne du président.» FAINSTAT Michael Fainstat devient president du comité exécutif l'exécutif.Il s'agit de Michel Prescott (Fainstat), Benoit Tremblay (Per-reault), André Cardinal (Borde-leau), Raymond Blain (Cousi-ncau), Manon Forget (Verdon) et Hubert Simard (Gardiner).De plus, sont associés au maire de Montréal, Ginette L'Heureux quant au rôle international de Montréal, et Richard Brunelle quant aux relations inter-munici-pales.Par ailleurs, Martine Blanc a été nommée maire suppléant pour les trois prochains mois, comme le dit la charte.C'est au cours d'une brève assemblée du conseil municipal, strictement encadrée par la charte de Montréal, que le nouveau conseil a endossé à l'unanimité les propositions du maire Doré.Le conseiller indépendant Nick auf der Maur et le conseiller du Parti civique Germain Prégent ont d'ailleurs félicité les nouveaux dirigeants et annoncé leur intention de collaborer.L'assemblée a été ponctuée par un vaste éclat de rire provoqué par un lapsus du maire Doré qui présidait.Comme les (anciennes) règles de procédures l'exigent, le maire a lu la prière au début de l'assemblée.Mais il a glissé sur le dernier mot et « le bonheur de notre patrie » est devenu « le bonheur de notre parti » à l'amusement général.Le nouvel exécutif commence à siéger dès ce matin et doit régler, au cours des prochains jours, quelque 450 dossiers qui sont actuellement en attente.11 doit également poursuivre la préparation du budget de la ville qu'on espère déposer avant Noel, et faire les harmonisations nécessaires avec ceux de la CUM et de la STCUM.La nouvelle administration avait également innové, hier soir, en installant une centaine de sièges et des haut-parleurs dans le hall d'honneur de l'hôtel de ville, permettant ainsi au public d'entendre ce qui se passait dans la salle du conseil.Des invités des conseillers garnissaient les gradins publics.cateur \u2014 «nous soupçonnons qu'elle se pratique sur une large échelle mais c'est difficile de le prouver » \u2014, tient au fractionnement de contrats pour se soustraire aux appels d'offres prévus par les lois et règlements.M.Châtelain dit avoir choisi de livrer l'exemple du ministère du Commerce extérieur et du Développement technologique qui, en 1985-86, a octroyé sept contrats inférieurs à $5000 ($32800 au total des sept) à un même cabinet de conseillers externes (non identifié) pour la conception d'un système de gestion informatisée.La règle du Trésor exige de passer par le Directeur général des achats pour un contrat supérieur à $5000.En réponse, le ministère plaide l'efficacité: «Aucun système comparable n'a été développé à ces coûts dans toute la fonction publique.» M.Châtelain s'en tient au commentaire: « Ces contrats auraient dû faire l'objet de demandes de soumissions.» La liste des sommes payées en trop est, comme à chaque année, fort longue: $167 millions aux bénéficiaires de l'aide sociale; $11,6 millions aux étudiants qui touchent des prêts et bourses; $9,5 millions aux prestataires de la Commission de la santé et de la sécurité du travail.M.Châtelain ne désespère pas que des solutions soient bientôt mises en oeuvre.À l'aide sociale, il mentionne par exemple que des conseillers externes ont été engagés pour remédier à ces paiements en trop, dont $107 millions sont qualifiés d'« irrécupérables ».espaces de stationnement, quand la règle définie au Trésor en 1971 exige un paiement mensuel minimum de $20 par espace extérieur et de $30 par espace intérieur.En outre, M.Châtelain se doit de répéter que l'an dernier encore, plusieurs systèmes informatiques du gouvernement ne sont pas perméables.Il n'identifie pas de pertes découlant de ce manque de « sécurité informatique » mais souligne les risques encourus en évoquant, par exemple, la fuite récente de milliers de micro-fiches de Revenu Canada, en Ontario.Les systèmes les plus menacés sont ici ceux de la CSST, de la RAMQ et de la Société d'habitation du Québec.D'autres ajustements comptables devront être faits, en raison de décisions récentes du gouvernement.Un exemple mentionné dans le rapport du Vérificateur, sans que celui-ci porte de jugement de valeur, est cette impossibilité de récupérer un jour les $11 millions de déficit accumulé au Régime d'assurance-stabilisation de la betterave sucrière : Québec a vendu à Lantic, qui l'a fermé, la Raffinerie de sucre de Saint-Hi-laire.La conclusion de M.Châtelain coule de source: pour colmater tant de brèches dans la gestion des fonds publics, le Vérificateur a besoin de plus de ressources.Son personnel se composait de 192 postes en avril 85.L'accroissement de sa charge lui a permis d'obtenir 35 nouveaux postes depuis.Et la vérification intégrée, plus poussée, lui en commanderait encore davantage pour les prochaines années.QUÉBEC 9 Pour réduire son déficit, Quebec a fait détruire des chèques de retour d'impôt avril, moyennant « des coûts supplémentaires importants en ressources humaines (temps supplémentaire) et matérielles ».Ce n'est pas la seule opération que M.Châtelain reproche au ministère du Revenu: il estime que l'État pourrait économiser $20 millions par année en réduisant les délais entre la réception des recettes et leur dépôt à la banque.Ce délai moyen, attribué à « la routine et au désintéressement des fonctionnaires », est évalué à 3,62 jours ouvrables par le Vérificateur.Contrats Une autre façon d'agir du gouvernement que dénonce le Vérifi- f Ses remarques les plus dures, le Vérificateur les réserve aux cas maintes fois dénoncés dans ses rapports précédents et où il ne constate aucune amélioration, « aucune volonté » des gestionnaires pour corriger le tir.C'est notamment le cas: ¦ du Programme (de $1,3 milliard) d'assainissement des eaux: « Rien ne nous démontre que le ministère de l'Environnement vérifie les réclamations de la Société québécoise d'assainissement des eaux.Et le ministère ne tient pas à jour le registre conçu pour assurer le suivi du service de la dette des municipalités quand la SQAE est maitre d'oeuvre des travaux.» Un quatrième reproche semblable en autant d'années.¦ des établissements de santé et de services sociaux qui versent, en fin d'année, dans un compte en fidéicommis, les crédits périmés qu'ils devraient retourner au fonds consolidé de la province.La loi interdit cette constitution de réserves ou de « marges de manoeuvre à être utilisées ultérieurement ».L'an dernier, il s'est agi ici de $2,9 millions, contre $7 millions l'année précédente.¦ dans la même veine, le réseau des 50 cégeps du Québec dispose d'un « excédent de liquidités de $43 millions », privant le Trésor public d'intérêts de l'ordre de $500000.S scion les ententes intervenues entre la Régie de i'assurance-ma-ladie et les fédérations de profes-sionels de la santé, la RAAQ devrait rembourser les médecins et dentistes 45 jours après présentation des factures.Invoquant des ententes verbales, elle les paie 27 jours après, donc trop tôt selon le Vérificateur, et cela prive le Trésor de près de $2 millions par année en revenus d'intérêts.¦ la Régie des rentes qui persiste à ne rien demander à ses 628 fonctionnaires qui utilisent ses f/ PROCES Le procureur demande que les soeurs Lévesque soient citées à procès Francesco Messiani a ensuite deux semaines pour rédiger l'ordonnance d'un renvoi à jugement proprement dit.Enquêteur plus qu'accusateur, ce dernier peut exprimer une opinion différente de celle du procureur.Pour cette raison, Micheline et Laurence refusent de considérer comme certaine une éventualité de plus en plus inéluctable.« Nous avons vu notre avocat, Me Saracca, hier, et il pense qu'il y aura effectivement un procès.Mais, tant que le juge Messiani n'a pas écrit qu'il va y avoir un procès, nous on ne sait rien.Pas de nouvelles, bonnes nouvelles », a déclaré Micheline Lévesque à LA PRESSE.En attendant, elles profitent d'un nouveau permis de sortie de quatre heures pour alléger la tension en se promenant dans la ville.Leur avocat ne cache pas que l'affaire est sérieuse, même s'il demeure convaincu de l'innocence de ses clientes.Il a déjà commencé à préparer sa défense en prévision du procès qui devrait avoir lieu au milieu de janvier.A partir du 10 décembre, il se consacrera entièrement à cette cause.La dernière étape avant le procès sera le dépôt de l'ordonnance de Francesco Messiani.Rappelons qu'en Italie, une personne qui est trouvée en possession de 10 grammes d'héroïne est passible de quatre ans de prison.Si Micheline et Laurence étaient reconnues coupables, sans circonstances atténuantes, elles pourraient écoper de 20 ans de prison.ti \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 26 NOVEMBRE 1986 A3 La Presse Des fidèles de Doré à l'hôtel de ville ¦ L'arrivée du RCM aux commandes de Montréal entraine dans son sillage, à l'hôtel de ville, une petite troupe de fidèles qui occupent des postes stratégiques.Après lean-Robert Choquet et Pierre Le François, voici qu'on y retrouve maintenant Marielle Séguin, |can-Luc Moisan, André Sénécal et d'autres qui ont travaillé auprès de lean Doré et ont contribué au succès électoral du RCM.On apprenait hier que Marielle Séguin avait obtenu un contrat de la Ville comme conseillère en communications.Membre d'une firme de communica-tcurs conseils, Marielle Séguin a dirigé le comité des communications du RCM pendant la campagne électorale.Elle fut également candidate du parti aux élections de I982.Les communications de la ville de Montréal relèvent de la Cidem et disposent d'un budget de $3,5 millions.Par ailleurs, |ean-Luc Moisan.attaché de presse de lean Doré depuis quelques années, devient l'attaché de presse du maire.Il a pour adjoint Alain Leclerc, qui faisait partie du bureau de presse durant la campagne électorale.Ce cabinet du maire et de l'exécutif est dirigé par lean-Robert Choquet, 36 ans.Il était directeur du comité de coordination de la campagne du RCM.M.Choquet était auparavant attaché d'administration au ministère des Communautés culturelles et de l'immigration.Il a comme adjoint André Sénécal qui a dirigé le comité d'opération de la campagne électorale.Enfin, le cabinet comprend également Stella Anaslasakis.secrétaire du maire, Danielle Naud et Danielle Régnier, secrétaire à l'agenda.Quant au secrétaire général, nouveau poste créé par l'administration Doré.M.Pierre Le François l'occupe.M.Le François, 44 ans, était jusqu'à récemment haut fonctionnaire au gouvernement du Québec où il fut sous-ministre à la Santé et aux Affaires sociales et plus tard affecté au ministère du Conseil exécutif.Durant les derniers mois, il fut membre du comité de transition du RCM, chargé de préparer les étapes de l'accession du parti à la direction de la ville, s'il était élu.Pour sa part, le secrétaire général adjoint et temporaire.Pierre Beaudet, est également haut fonctionnaire à Québec.Il occupe présentement ses vacances à donner un coup de main au RCM dans sa phase de transition.Ce personnel spécialisé est actuellement embauché sur la base de contrats, expliquait hier M.Doré.« La plupart sont payés par le RCM, d'autres sont prêtés par le gouvernement du Québec jusqu'à ce que la situation se régularise.» L'assainissement des eaux fera grimper de 10 p.cent les comptes de taxes sur la Rive-Sud ¦ Les comptes de taxes qui seront envoyés aux contribuables de la Rive-Sud en 1987 comporteront une augmentation moyenne variant entre 2,5 et 3 cents du $100 d'évaluation, uniquement pour permettre aux administrations municipales concernées de commencer à payer la note découlant des travaux d'assainissement des eaux.Au cours des cinq prochaines années, les contribuables de Lon-gueuil, Saint-Lambert, Brossard, Greenfield Park, Lemoyne, Saint-Hubert et Bouchervillc subiront graduellement une hausse pouvant atteindre, en bout de ligne, environ 20 cents du $100 d'évaluation.Un exemple concret.À Bouchervillc, où la taxe foncière est de $1,21 du $100 d'évaluation, le compte de taxes pour une maison évaluée à $72 000 s'élève actuellement à $1 357.Dans cinq ans, ce même compte de taxes sera porté au moins à $1 517, seulement à cause de la facture se rapportant aux travaux d'assainissement.Sans compter, en plus, l'augmentation normale des taxes qui, au cours des prochaines années, devrait se situer aux alentours du taux d'inflation.En d'autres termes, il faudra ajouter, à la hausse normale des taxes, une autre augmentation moyenne de 10 p.cent, simplement au chapitre de l'assainissement des eaux.La facture sera réglée sur une période de 20 ans.La Société québécoise d'assainissement des eaux, dont le président est Jean-Yves Babin, rencontrera d'ailleurs, le 3 décembre, les trésoriers de chacune des municipalités pour leur expliquer les modalités de partage des dépenses.L'usine d'épuration Sur la Rive-Sud, les travaux d'assainissement auront coûte quelque $250 millions, dont les quatre cinquièmes, plus ou moins, sont absorbes par le gouvernement québécois.À l'heure actuelle, environ 80 p.cent des travaux liés au réseau d'intercepteurs, entre Brossard et Bouchervillc, sont complétés.Cette partie du projet, qui nécessitait des audiences publiques en avril 1985, ne pose plus de problème et son parachèvement ne devrait pas tarder.Mais, pour ce qui est de la deuxième partie du projet, qui consiste à construire une usine d'épuration sur l'île Charron \u2014 à moins d'avis contraire \u2014, les négociations se poursuivent toujours entre les intervenants de la Rive-Sud et ceux du ministère de l'Environnement, que dirige Clifford Lincoln à Québec.À elle seule, l'usine d'épuration suppose un investissement de $130 millions, soit environ la moitié du coût total du projet.Mais dès son arrivée au pouvoir, en décembre 1985, le gouvernement Bourassa a décidé de mettre le pied sur le frein; il a plafonné sa contribution annuelle aux tra- vaux d'assainissement dans l'ensemble du Québec.Ainsi, sur la Rive-Sud, où il faut injecter encore $180 millions ( incluant le coût de l'usine d'épuration ) pour rendre le projet à terme, on prévoit subir un retard de deux ans à cause de la décision de Québec d'appliquer les freins.Deux ans, cela veut dire que le projet global sera finalement réalisé en 1992 plutôt qu'en 1990.Pour les trois prochaines années, les montants consentis par le ministère de l'Environnement aux travaux d'assainissement seront de $500 millions, $450 millions et $400 millions, pour l'ensemble du Québec.Les dirigeants de la Rive-Sud cherchent donc à se tailler un bon morceau dans le gâteau, dans l'espoir d'en finir au plus vite avec ce vaste projet.Entre-temps, on doit attendre avant de lancer le chantier de l'usine d'épuration.« Le ministre Lincoln nous a promis une réponse définitive vers la mi-décembre », confiait hier un porte-parole de Longucuil.Le nouveau comité exécutif effe Montréai PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Le maire de Montréal, Jean Doré, présentait hier avec fierté le nouveau comité exécutif de Montréal, présidé par Michael Fain-stat, à sa droite, qui siège au conseil municipal depuis 1974.Les membres sont, dans l'ordre habituel, Léa Cousineau, John Car-diner, Jacqueline Bordeleau, Michael Fainstat, président, Jean Doré, maire, Robert Perreault, vice-président et Kathleen Verdon.Un Père Noël invitant qui sait refiler l'addition aux parents Conseiller accusé d'agression sexuelle ¦ Un conseiller municipal de Pin-court, M.Edouard Boyer, ancien policier, subira son enquête préliminaire le 11 février prochain, sous une accusation d'agression sexuelle contre une fillette de six ans.C'est le service de police de Pin-court qui a déposé une plainte contre le sexagénaire, à la suite d'une enquête réclamée par la mère de la fillette.L'incident reproché au prévenu se serait déroulé alors que ce dernier avait accepté de garder l'enfant en l'absence de la mère.Lors de sa comparution, le 17 novembre, M.Boyer a enregistré un plaidoyer de non-culpabilité.JEANNE DESROCHERS ¦ Qui est le plus naïf?Les enfants qui ne peuvent imaginer qu'il faut payer pour parler au Père Noèl ?Ou les gens d'affaires n'ayant pas prévu que les enfants n'écouteraient plus rien, une fois qu'on leur eût annoncé la possibilité de téléphoner au Père Noèl?Voici comment ça s'est passé chez un de nos collègues, jeudi dernier, les filles de 5 et 12 ans ont entendu les enfants de l'école raconter qu'on pouvait téléphoner au Père Noël.À la télévision, une annonce leur a donné le numéro à appeler, 976-3636, pour entendre le bon vieux raconter une histoire.Elles se sont précipitées sur le téléphone, ont entendu un message enregistré durant à peu près une minute, et une invitation à rappeler le lendemain si elles voulaient entendre une autre histoire.Les petites étaient enchantées, mais c'est à leurs amis qu'elles en ont parlé, non à leurs parents.Le lendemain elles étaient au rendez-vous avec plusieurs petits camarades, les plus grands s'amu-sant de l'émoi des petits.Dimanche, le père a finalement vu le message entier à la télévision, et il a su que les histoires du Père Noël risquaient de lui coûter une bonne petite somme.La fin du message, auquel les enfants n'avaient pas prêté attention, précisait que chaque communication coûtait 65 cents.On recommandait aux enfants de demander à leurs parents de composer le numéro pour eux.Mais quel enfant, n'ayant pas compris que dans l'esprit du commanditaire il s'agit d'une façon de demander la permission, songerait à demander à ses parents de faire ce qu'il fait tout seul à tout moment?Notre collègue n'est pas le seul à se plaindre de ce Père Noël mercantile.Le CRTC et l'Association des consommateurs du Québec commencent à recevoir des plaintes.Si l'on se plaint à la compagnie de téléphone, voici ce qu'on répond : quand Bell a lancé son nouveau service 976, elle a joint à la facture des abonnés un dépliant précisant que les messages diffusés par les commanditaires de ce service pouvaient coûter entre 50 cents et $2 aux utilisateurs.Une note concernait particulièrement les messages adressés aux enfants : « Les commanditaires doivent faire tout en leur pouvoir pour conseiller aux enfants d'obtenir la permission d'un adulte avant de composer des numéros du service 976.Cependant, il est souhaitable que les parents don- nent des directives à leurs enfants au sujet des appels au service 976 ainsi que de tout autre genre d'appel.» L'entreprise BDR de Toronto, qui offre aux Québécois des messages concernant la loto, l'horoscope et des contes pour enfants qu'on peut entendre depuis déjà six semaines, ne s'attendait à aucune difficulté quand elle a lancé son Père Noël la semaine dernière.Elle a pris toutes les précautions nécessaires, a respecté les normes régissant la publicité, s'est tenue à l'écart des grandes heures d'écoute des enfants, a fait des efforts pour préparer des messages à contenu bien québécois.Que pouvait-elle faire de plus ?Rien, sinon compter sur des réactions d'enfants comme celle-ci : « Voyons papa, on ne paye pas pour écouter une histoire du Père Noèl ! C'est lui qui nous invite à lui téléphoner, à la télévision! ».L'éléphante Bibo s'éteint doucement après une injection mortelle Presse Canadienne GRANBY ¦ Bibo, l'éléphante du zoo de Granby âgée de 16 ans, n'est plus de ce monde, le vétérinaire Clé- ment Lanthicr ayant pratiqué hier une euthanasie sur le mastodonte de 9 000 livres.Le zoo a agi avec autant de discrétion que de diligence dans cette affaire.C'est en effet moins de 24 heures après avoir pris officiel- lement sa décision qu'il donnait l'injection mortelle à l'éléphante récalcitrante, réputée pour son mauvais caractère.L'opération a été menée sans la présence de la presse.Le président de la Société zoo- logique, Marcel Croteau, a mentionné hier que le tout s'était déroulé sans difficulté.Il a ajouté qu'une entreprise spécialisée dans le transport de carcasses d'animaux morts est venue chercher Bibo sitôt le décès constaté.Claude Vivier La prison à vie pour le meurtrier de C.Vivier RENE VIAU (collaboration spéciale) PARIS ¦ Accusé du meurtre du compositeur canadien Claude Vivier et de deux autres crimes sadomasochistes particulièrement accablants, Pascal Dolzan, 23 ans, vient d'être condamné par la justice française à la réclusion à vie.En avouant les faits, Dolzan lui-même souhaitait être accusé et puni pour ses crimes dont le meurtre de Claude Vivier qui s'est déroulé dans d'effroyables conditions.Âgé de 20 ans à l'époque, le jeune homme avait fait subir au compositeur québécois de multiples violences, notamment en l'étranglant avec un collier pour chien.Puis le meurtrier se restaure.Il fouillera ensuite dans la cuisine et remplira la cuvette des toilettes de nourriture à chien enfoncée d'une bouteille rappelant le couteau dont il vient de se servir pour poignarder la victime à plusieurs reprises.Le jeune homosexuel avait plaidé l'irresponsabilité.En guise de circonstances atténuantes, la défense avait fait valoir que son enfance à l'assistance publique serait responsable de ses troubles psychiques.Les experts psychiatres ne l'ont pas décidé ainsi.Passeurs de drogue en chaises roulantes ¦ Après celle des soeurs Lé-vesque, une autre histoire de drogue inusitée est survenue dimanche à l'aéroport de Mirabel : deux paraplégiques ont été arrêtés en possession de 6 kilos de has-chich cachés dans.les roues des chaises roulantes! C'est un chien renifleur, le labrador Dillon, qui a fait l'étonnante découverte.La drogue évaluée à un peu plus de $100 000 sur le marché noir était répartie dans les roues des deux chaises roulantes qu'occupaient les paraplégiques, un homme et une femme dans la vingtaine, qui habitent Montréal.Tous deux ont les membres inférieurs paralysés et ne peuvent se déplacer qu'en chaise roulante.Le couple a été arrêté par les douaniers et les policiers de la GRC alors qu'il arrivait de Nassau, après avoir fait une escale en Jamaïque.Accusé de possession de stupéfiants, il a comparu hier au Palais de justice de Saint-Jérôme où le juge a demandé de ne pas divulguer leurs noms.Policiers et douaniers sont restés estomaqués.« Ce n'est pas la quantité de drogue qui surprend, mais la façon dont elle a été transportée », a dit l'un d'eux.« Ce sont de vrais handicapés », a pris soin de préciser un autre.Comment la drogue a-t-clle été placée dans les roues des chaises roulantes?D'où vient-elle?Il faudra attendre la fin de l'enquête pour en savoir davantage.SAMEDI DANS SPORTS D'HSYER Toutes les grandes régions du Québec sont des paradis du ski, tant alpin, que de randonnée.Le cahier en dresse un portrait complet.De plus, des articles sur les nouveautés en fait de vêtements, de skis et d'équipements, et sur le renouveau du sport de la motoneige.0 A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 26 NOVEMBRE 1986 Urgences Santé: une injonction force le retour au travail des ambulanciers ACNESORUDH ¦ La Cour supérieure a émis une injonction, hier soir, forçant le retour au travail des employés de six compagnies d'ambulances du réseau Urgences Santé.Les ambulanciers refusaient de respecter les horaires de travail en vigueur depuis minuit, dimanche, ce qui a considérablement perturbé le service ambulancier à Montréal et à Laval durant les journées de lundi et d'hier.Au moment de mettre sous presse, on ne savait pas encore si les syndiqués respecteraient l'injonction et si les autres compagnies touchées par ce conflit de travail allaient emboîter le pas et presenter elles aussi des requêtes en injonction.D'autre part, maigre l'intervention du médiateur du Conseil des services essentiels, le conflit entre Urgences Santé et les 750 membres du Rassemblement des employes techniciens ambulanciers du Québec (RETAQ) était toujours dans l'impasse hier soir.Le médiateur Richard Taylor a rencontré hier, aux bureaux du Conseil, les représentants d'Urgences Santé, des compagnies d'ambulances et du RETAQ.D'intenses négociations se sont poursuivies pendant près de trois heures, mais elles n'ont donne aucun résultat, chacune des parties demeurant sur sa position de départ.Rappelons que le syndicat refuse de respecter l'horaire d'hiver établi par Urgences Santé pour l'ensemble des compagnies du réseau de Montréal et de Laval, et réclame que la grille horaire d'automne demeure en vigueur d'ici à ce qu'on trouve un compromis.Or, les 18 compagnies d'ambulances desservant ce territoire sont tenues, par contrat, de respecter l'horaire fixé par Urgences Santé et la plupart d'entre elles ont interrompu partiellement ou complètement leur service, devant l'attitude syndicale.Gouvernement La ministre de la Santé et des Services sociaux.Mme Thérèse Lavoie-Roux, a déclaré hier que le gouvernement interviendrait dans le conflit s'il devait trainer en longueur.Concrètement, Québec pourrait décider d'appliquer des dispositions législatives adoptées en décembre 1984, lors de la dernière grève du RETAQ, et qui prévoient l'imposition d'amendes pouvant atteindre $200 par jour pour les employés et $50000 par jour pour le syndicat, en cas «d'obstacle au fonctionnement normal du service».Incidemment, le syndicat continue de prétendre que ses membres n'ont pas déclenché de grève, et que le service aurait pu revenir à la normale si Urgences Santé acceptait de remettre en vigueur les horaires d'automne.«C'est Urgences Santé qui a avisé les compagnies qu'elles ne seraient pas payées si elles acceptaient de faire travailler leurs employés selon les horaires d'automne», a fait valoir hier un porte-parole syndical, Pierre Lamarche.Service Pour la deuxième journée consécutive, le transport ambulancier entre les établissements de santé était totalement interrompu, hier, en raison de ce conflit.Cette situation a entraîné un engorgement des urgences dans certains hôpitaux (la Cité de la santé de Laval, par exemple), qui ne pouvaient assurer le transport des patients devant être acheminés vers d'autres établissements pour y recevoir des soins appropriés.À l'hôpital Maisonneuve-Rose-mont, une douzaine de patients venant d'autres institutions et qui devaient recevoir des traitements de radiothérapie, ont dû remettre leur rendez-vous.Au cours de la journée, seulement 24 ambulances sillonnaient les rues de Montréal et de Laval ; il y en aurait eu 70 en temps normal.Dans plus de la moitié des cas, ce sont des cadres ou des ambulanciers Saint-|ean qui ont du prendre la route.Enfin, certains hôpitaux ont mis sur pied un système de transport par minibus pour assurer les déplacements des patients.Lavoie-Roux: Quebec interviendra, «si nécessaire».Selon une porte-parole du Conseil régional de la santé et des services sociaux, Mme Suzanne Thomas, les ambulanciers étaient en mesure de répondre aussi rapidement que d'habitude aux appels les plus urgents.Mais certaines personnes, dont l'état n'exigeait pas une intervention de toute urgence, ont du attendre jusqu'à trois heures l'arrivée d'une ambulance, a-t-elle ajouté.Québec doit déposer des off res salariales pour 1987 et 1988, estime la CSN Le jugement Croteau sur la loi 37 redonne sens à la libre négociation, dit la vice-présidente Monique Simard USA BINSE ¦ Le gouvernement Bourassa doit se rendre à l'évidence.Maintenant qu'un juge de la Cour supérieure a statue que la loi 37 est inconstitutionnelle, même si ce jugement n'invalide pas la loi.le gouvernement se doit «moralement» de déposer des offres salariales pour 1987 et I988.C'est du moins l'avis exprime hier par Mme Monique Simard, vice-présidente de la CSN et responsable des négociations du sec-leur public.Elle a d'ailleurs réitère qu'il ne peut y avoir de règlement avec la CSN si l'entente ne porte pas sur les salaires des trois années des conventions collectives.Dans un jugement declaratoire rendu public la semaine dernière.le juge |ean-|acques Croteau déclare que la loi 37, qui encadre les négociations du secteur public et parapublic.n'est pas constitutionnelle.Cette loi, décriée et contestée devant les tribunaux par les trois centrales CSN-CEQ-FTQ, contrevient à la Charte canadienne des droits et libertés.«le suis d'opinion, peut-on lire dans ce jugement, que le mode de fixation des salaires ou échelles de salaires prévu à la loi 37 restreint considérablement ou empêche toute expression de la liberté de négociation.En ce concerne l'exercise de la grève, c'est une négation pure et simple pour les deuxième et troisième années de la convention collective ; les salariés ne pouvant négocier les salaires que pour la première année.» «C'est très agréable de pouvoir vous dire aujourd'hui qu'on avait raison, déclarait hier Mme Simard.Ce jugement, qui reprend à toutes fins pratiques les arguments syndicaux, arrive à point pour les travailleurs et travailleuses du secteur public en redonnant tout son sens au principe même de lalibre négociation.» La CSN est aussi d'avis que ce jugement remet en question la «validité» de la loi 160, adoptée le Il novembre dernier pour mettre fin aux débrayages illégaux dans les établissements de santé.La loi 160 vise à faire respecter la loi 37.Selon la CSN, elle interdit tout moyen de pression sous peine de sanctions sévères.M.Herbert Marx, procureur général du Québec, a déclaré lundi que la limitation apportée par la loi 37 à la Charte canadienne des droits et libertés est raisonna- MATELAS à 1/2 PRIX avec légères imperfections POUR FETER L'OUVERTURE DE NOTRE 6e MAGASIN AU 175, RUE ST-JEAN-BAPTISTE CHÂTEAUGUAY \u2014 691-4240 ble et justifiée dans le cadre d'une société libre et démocratique.C'est ce qu'il entend plaider, au cours des prochains mois, devant la Cour supérieure.Le gouvernement a six mois pour faire la preuve que les objectifs poursuivis par la loi sont suffisamment importants «pour jutifier la suppression d'un droit ou d'une liberté garantis par la constitution».La question fondamentale soulevée par le jugement Croteau est de savoir si les mécanismes de la négociation collective et la grève sont compris dans la notion de liberté d'association.La Cour d'appel fédérale et la Cour d'appel de l'Alberta ont toutes deux conclu qu'ils ne l'étaient pas.Par ailleurs, la plupart des syndicats CSN ont entrepris des négociations intensives, allant jusqu'à sept jours par semaine, pour tenter d'en arriver à un règlement négocié avant la fin de l'année.La STCUM face à un taux considérable d'absentéisme CILLES NORMAND ¦ La Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal, (STCUM) fait face à un taux considérable d'absentéisme, principalement parmi ses employés de moins de quatre ans de service.Une étude, dont les résultats viennent tout juste d'être révélés, indique en effet que chacun des 112 individus sur le comportement desquels elle a porté, s'est absenté de son travail 84,4 fois durant quatre années consécutives, entre 1979 et 1983.Ces absences sont réparties de la façon suivante.La moyenne générale des absences individuelles pour maladie de courte durée (trois jours ou moins) est de 1,2 fois par mois, ce qui veut dire que chacun s'est absenté 59 fois en moyenne, pour des maladies de courte durée, au cours des quatre années de l'enquête.Les absences pour maladies de longue durée n'atteignent que huit dixième (0,8) de fois durant la même période.Les accidents de travail provoquent trois absences par personne en 48 mois, tandis que les absences sans permission s'élèvent à 21,6 jours, par employé et pour la même période.On a considéré comme absences sans permission celles qui surviennent quand l'employé ne donne aucune raison valable pour les motiver.On a éliminé de cette catégorie d'absences celles qui surviennent lors de conflits de travail, de telle sorte que les absences sans permission ne constituent plus que 1,7 p.cent du total.Ainsi, les absences pour maladie de courte durée comptent pour 92,3 p.cent des absences totales.L'étude a été menée auprès de travailleurs non spécialisés, tous de sexe masculin (un hasard, assure-t-on) qui ont été embauchés de février à novembre 1979, et qui travaillaient toujours à la STCUM au bout de quatre ans.Menée par Richard Emond, qui en a fait une thèse de maitrise en sciences de la gestion, à l'École des Hautes études commerciales (HÉC), cette recherche a valu hier à son auteur le prix de recherche 1986 du Centre d'études et de formation sur les avantages sociaux (CÉFAS), attaché aux HÉC.Il ressort que les sujets qui ont fait l'objet de l'étude ont eu recours à l'absentéisme pour contourner la règle de l'ancienneté qui prévaut dans la répartition des vacances (ils n'en ont pas l'été en raison du peu de temps depuis lequel ils travaillent pour la compagnie) et dans l'attribution des congés hebdomadaires, qu'ils ne peuvent prendre les samedis et dimanches pour la même raison.Les individus choisis pour l'enquête effectuent tous le même type de travail et les tâches à accomplir sont similaires.Ils font tous partie de la même unité d'accréditation, qu'on n'a pas jugé bon de déterminer à des fins de publication.Leur moyenne d'âge est de 34 ans au moment de l'embauche.L'enquête démontre également que la fréquence des absences pour maladies de courte durée augmente avec l'ancienneté, du moins jusqu'au début de janvier 1983.Par la suite, on note un changement important au cours de l'année, en raison, explique-t-on, de l'introduction d'un régime d'assurance-salaire et d'une diminution du nombre de jours accordés en prévision des maladies.Si l'étude démontre qu'un changement dans les pratiques de l'entreprise entraine des modifications dans le comportement des individus, l'auteur se réserve bien de porter un jugement précis sur ce changement administratif.Les mois d'été Au début de chaque année, les absences sont à un taux minimum.Ce dernier augmente faiblement jusqu'au milieu de l'année, et les mois de juillet et août subissent de fortes hausse de l'absentéisme.L'indice baisse par la suite, pour atteindre un autre sommet important vers la fin de chaque année.« Étant donné le peu d'ancienneté accumulée par les individus de notre population, précise Richard Émond, ils sont les derniers à choisir les heures auxquelles ils devront fournir leur prestation de travail ainsi que leur congé hebdomadaire associé aux horaires.Pour cette raison, leur horaire quotidien se termine généralement en soirée ou la nuit, et ils ne bénéficient pas de congés hebdomadaires les samedis et dimanches.» Pour les années 79 à 82 inclusivement, indique l'étude, un crédit de 15 jours est offert à l'employé au début de chaque année.Ces 15 journées peuvent servir autrement que sous la forme de congés de maladie, mais une fois le maximum atteint, les journées subséquentes ne font pas l'objet de compensation de la part de l'employeur.Quant aux journées non utilisées, elles sont accumulates d'année en année.«Une des sources d'insatisfaction potentielle que nous avons identifiée est le fait, pour les 112 employés qui ont fait l'objet de l'étude, de ne pouvoir bénéficier de vacances annuelle durant l'été, précise l'auteur.Par mégarde, un lot de matelas a été fabriqué avec un côté de couleur différente.\u2014 840 ressorts travaillant individuellement \u2014 niveau de confort supérieur grâce à un rembourrage plus épais.prix de valeur solde Ens.39\" 460 Ens.54\" 51 s 299* 399' Ens.«Queen»' 599* Ens.«King» yi99! 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M.Laurent Picard sur l'avenir de Montréal.Dans son rapport, M.Picard prenait position en faveur de Dorval.de préférence à Mirabel, comme principal aéroport de la région métropolitaine.Ce faisant, le comité Picard joignait sa voix à la Chambre de commerce de Montréal, au Board of Trade et au nouveau maire de Montréal lean Doré qui ont tous pris position en faveur de Dorval.Mais, a souligné M.Bissonnette, il faut se garder d'oublier que Mirabel compte tout autant de supporters.« M.Doré, comme maire de Montréal, a le droit de prendre position.Mais des maires de d'autres villes ont pris des positions plus fermes de l'autre coté », a-t-il dit.M.Bissonnette souligne qu'il a reçu des représentations de plus d'une cinquantaine de maires quant à l'avenir des aéroports, « d'aussi loin que la Matapédia ».Mais, lorsqu'on lui demande s'il considère que l'opinion du maire de Montréal à le même poids que celle d'un édile d'une ville éloignée, M.Bissonnette se rebiffe.« |e n'ai pas dit cela.Mais M.Doré n'est pas seul au Quebec et il le sait.C'est un maire très bien vu, je lui parle régulièrement ».s'est empressé d'ajouter M.Bissonnette.Selon le ministre, le comité Picard, chargé d'étudier l'avenir de Montréal, n'était pas biaisé en faveur de Dorval.« Leur mandat n'était pas seulement pour Montréal mais pour toute la région », a-t-il soutenu, qualifiant « d'excellent » le rapport publié la veille.Le comité jugeait « incomplet » le rapport fourni par le «comité Sau-riol » ( présidé par l'ingénieur Jean-Pierre Sauriol et qui étudiait l'avenir des deux aéroports ), rappelle le ministre.La seule recommandation du comité Sauriol, de mettre en place « une administration plus locale » pour les deux aéroports, fait toutefois l'objet d'un « sérieux examen », a dit M.Bissonnette.Selon son habitude, le ministre s'est refusé à préciser à quel moment il avait l'intention d'annoncer publiquement la décision d'Ottawa quant à l'avenir des deux aéroports.Gérald Leblanc Le Comité Québec-Mirabel réclame un « autobus-rail » Bombardier JEAN-PAUL CHARDON M EAU ¦ Le Comité Québec-Mirabel suggère qu'on fasse appel à une technologie nouvelle actuellement sur les tables à dessin de Bombardier, pour assurer une liaison rapide entre Mirabel, Laval, le centre de Montréal et la Rive-Sud.Il s'agirait d'un « autobus-rail », sorte de train-autobus qui emprunterait la voie actuelle du Canadien Pacifique.Selon M.Michel Gagné, président du Comité Québec-Mirabel et maire de Boisbriand, Bombardier est en SALLES de BAINS 87 SPECIAL D'AUTOMNE AUSSI DISPONIBLES ¦ CUISINES ¦ SALLES DE JEUX ¦ RAJOUTS ¦ TOUT GENRE DE RÉNOVATION 7'\u201e«,,\u201e, RENOVATION L'ACADIE 9725, boul.L'ACADIE, Montréal 337-0702 \"\u2022iy'L\"^ On,, ESTIMATION À DOMICILE train de mettre cette technologie au point en collaboration avec Lavalin et SNC.On serait bientôt prêt à soumettre un projet concret.On sait que le ministre d'Etat au Transport, André Bissonnette, doit annoncer ces jours-ci \u2014 probablement lundi \u2014 la décision d'Ottawa.LA PRESSE tient de bonne source que le gouvernement Mulroney aurait décidé de garder tels quels les aéroports de Dorval et de Mirabel, en les reliant par un service d'autobus rapides.À la suite d'une, entente Ottawa-Québec, l'autoroute 13 serait prolongée jusqu'à l'aérogare de Mirabel.Le Comité Quebec-Mirabel demande au gouvernement fédéral d'étudier au plus tut la pertinence de cette nouvelle technologie, qui permettrait aux résidents de la Rive-Sud, de Montréal et de Laval de se rendre à Mirabel en quelques minutes.Un tel système, souligne M.Gagné, coûterait beaucoup moins cher qu'un TGV ( train à grande vitesse ), d'autant moins que la voie ferrée s'y trouve déjà.Flèches a Jean Dore Conférencier de la Chambre de commerce de Saint-Eustache.le maire Gagné a lancé quelque flèches au nouveau maire de Montreal, lean Doré, partisan de Dorval.Il a rappelé que, dans son livre.M.Doré a écrit que la « la promotion économique de Montréal ne peut être pleinement efficace que dans une perspective régionale ».Selon M.Gagné, cela comprend non seulement les municipalités de l'île de Montréal, mais aussi Laval, la Rive-Sud et la rive nord.« Dans certaines entrevues, poursuit M.Gagné, lorsqu'il parle de Hyundai à Bromont, M.Doré inclut Bromont dans la région économique de Montréal.Mais lorsqu'il parle de Mirabel, il ne le situe pas dans la région économique de Montréal, il serait grand tenmps que M.Doré ait une conversation avec M.Doré.» Le président du Comité a aussi fait état d'un récent sondage effectué dans le West Island et portant sur le bruit des avions.« Entre l'affirmation des maires qui disent que le bruit n'est plus un problème et le fait que 56 p.cent de leurs citoyens interrogés se disent dérangés, il y une marge très importante », souli-gne-t-il.S'adressant en particulier aux élus de l'ile de Montréal, le maire de Boisbriand a enfin souligné que, advenant la fermeture de Mirabel comme le réclament à grands cris les élites montréalaises, c'est environ une centaine de mouvements d'avions de plus qui se feraient à Dorval entre 4 h de l'après-midi et 2 h du matin.Et la presque totalité de ces appareils serait de gros transporteurs bruyants.Réunion co soir à 19 h ^\\ 30 pour les hommss V_y séparés ou divorcés /\u2014 ou centra St-Pierre, 1212 Ponel.salle j 105.Pour renseignements appelez: 259-1479 ou 323-7985 commerciaux seulement sans nantissement.Rapid Finance Co.Ltd.342-4488 Montréal-Toronto avec le sourire ! 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( Le tournai de Montréal ) \u2014 Montréal risque de devenir la ville satellite de Toronto ( Le Devoir ) \u2014 Hign-tech funds key to reviving Montreal : study ( The Gazette ) Les titres du tournai de Montréal et du quotidien Le Devoir faisaient état du diagnostic sévère posé par le comité consultatif.«Ville satellite».«Banlieue» ou même «Gros Moncton?», comme se demandait l'éditorialiste de notre quotidien anglophone.Dès la première page de l'avant-propos, Laurent Picard explique la dureté du regard porté sur la situation économique de Montréal.«Pessimiste, peut-être fallait-il l'être pour contrecarrer l'effet de trop de discours et de prises de position et aussi de certains rapports quelquefois achetés à prix d'or, dont l'objectif principal semble avoir été de créer pour Montréal un miroir semblable à celui de la sorcière de Blanche-Neige, qui répond toujours «oui» à la question «Suis-je toujours la plus belle?» Le médecin ne fait en effet aucun ménagement.Le déclin économique de Montréal au cours des dernières décennies crève les yeux.Le retour des vaches grasses n'ira pas de soi.Seule une concertation des divers agents oeut assurer le retour de la prospérité.Tout en reconnaissant l'influence de plusieurs facteurs, souvent d'ordre national ou international, le comité du professeur Picard signale un problème bien particulier à Montréal: l'absence d'un leadership qui aurait permis à tout le monde de tirer dans la même direction.On compare même les chicanes de famille montréalaises à la «guerre d'Afghanistan en dentelle».«Les différents groupes de guerillas afghans comme on le sait, ajoute-t-on, ont mis la majeure partie de leur énergie, dans les premières années, à se battre entre eux plutôt qu'à essayer de vaincre leur ennemi commun.» Bref, que la ville de Montréal cesse de rivaliser avec la CUM, que nos représentants à Québec et Ottawa cessent leur guerre de pancartes, que l'administration publique cesse de voir le secteur privé comme un ennemi, que le secteur privé cesse de réduire le bien commun a la dimension de ses intérêts.L'adversaire n'est pas à Montréal mais à Toronto.Vancouver et Boston qui veulent leur part du gateau et plus si possible.C'est sans conteste l'analyse la plus percutante du rapport Picard.LA PRESSE titrait avec un des rares éléments concrets et nouveaux contenus dans le rapport : le salut de Montréal passe par Dorval.Ce nouvel appui vient consacrer le consensus grandissant de la région montréalaise en faveur d'une concentration de l'activité aéroportuaire à Dorval.Il sera révélateur de voir comment la communauté montréalaise arrivera à exprimer ce consensus de façon à être entendu par Ottawa.The Gazette mettait l'accent sur la concentration des subventions gouvernementales touchant la haute technologie comme moyen de revitaliser Montreal.Si le rapport Picard est éloquent dans son diagnostic sur la situation précaire de l'économie montréalaise, il est cependant beaucoup plus faible et dénué de toute originalité sur les remèdes à apporter.Le rapport fédéral se contente en effet de faire état des atouts connus de Montréal (spécificité culturelle, milieu de vie agréable, nouveau dynamisme des entrepreneurs, nouveau climat d'optimisme, masse critique de chercheurs.).Les sept axes de développement privilégiés dans le rapport paraissent habituellement dans tous les rapports et tous les articles sur l'avenir économique de Montréal: les activités internationales, la haute technologie, la finance et le commerce international, le design, les industries culturelles, le tourisme et le transport.Tout cela a été dit et redit au Sommet économique de Montréal au début de l'été.Il s'agissait d'un comité consultatif, donc d'un groupe chargé de frapper l'imagination ou l'intelligence des décideurs qui auront à passer à l'action.!l y a en effet deux manières efficaces pour les comités consultatifs d'exercer une certaine influence.Ou bien, ils accouchent d'un rapport tellement documenté que les autorités peuvent difficilement passer à côté.Ce fut le cas.par exemple, du rapport Gendron sur la situation linguistique au Québec au début des années 70.Ou bien, les comités s'expriment en termes originaux et stimulants qui frappent l'imagination et créent un courant favorable à l'action.Ce fut le cas, par exemple, du rapport sur l'avenir du Vieux-Port, rendu public cet été.En moins de cinquante pages, le comité consultatif y a ramassé de façon décisive les voies à éviter et celles qu'il fallait poursuivre.Si vous trouvez que le Vieux-Port constitue un sujet trop modeste pour le comparer à l'ensemble de la région montréalaise, que devait couvrir le rapport Picard, laissez-moi vous rappeler un petit rapport de .10 pages qui a secoure les États-Unis en 1983.Produit par un comité consultatif du président Reagan, le rapport Nation at risk a mis en branle une véritable révolution du monde scolaire américain.Or, le rapport Picard ne peut figurer ni dans l'une ni dans l'autre de ces deux catégories.On y apprend très peu de neuf sur la situation économique de Montréal.On n'y retrouve pas, d'autre part, le ton d'urgence et de dramatisation qui aurait pu susciter un mouvement d'ensemble.Le plus grand mérite du comité du professeur Picard est finalement d'avoir mis le doigt, sans y insister suffisamment, sur le problème particulier de Montréal: l'absence de leadership et de vision d'ensemble de ce que doit devenir notre métropole.Les villes qui ont remonté la pente, que ce soit Boston près de nous ou Montpellier de l'autre côté de l'Atlantique, ont finalement mis en pratique un vieux slogan de la CSN : «Ne comptons que sur nos propres moyens».Traduit en clair, cela signifie qu'il faut s'organiser et se serrer les coudes.C'est le principal message du professeur Picard aux Montréalais. A6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 26 NOVEMBRE 1986 Message important pour les employeurs régis par le gouvernement fédéral et pour les fournisseurs du gouvernement fédéral EQUITE EN MATIÈRE D'EMPLOI L l'équité en matière d'emploi permet d'assurer que tous les candidats à un poste et tous les employés jouissent de chances égales sur le marché du travail.Pour atteindre cet objectif, le gouvernement fédéral a créé deux programmes : le Programme légiféré d'équité en matière d'emploi et le Programme de contrats fédéraux.La nouvelle Loi sur l'équité en matière d'emploi exige de certains employeurs régis par le gouvernement fédéral qu'ils mettent en oeuvre l'équité en matière d'emploi et qu'ils fassent chaque année rapport de cette activité au gouvernement.Les premiers rapports devraient être soumis en 1988.La loi s'applique aux employeurs tels que définis à l'article 2 du Code canadien du travail et employant 100 travailleurs ou plus.Cette loi s'applique également aux sociétés de la Couronne énumérées au paragraphe C de la Loi sur l'administration financière.D'autre part, en vertu du Programme de contrats fédéraux, les fournisseurs du gouvernement fédéral qui comptent 100 employés ou plus doivent s'engager à mettre en oeuvre l'équité en matière d'emploi afin de pouvoir soumissionner des marchés de $200,000 et plus.Les fournisseurs à qui l'on a adjugé des marchés feront l'objet de vérifications sur place.Les employeurs qui sont visés par ces mesures sont invités à communiquer avec les consultants responsables de l'équité en matière d'emploi, d'Emploi et Immigration Canada, pour obtenir de plus amples renseignements.Veuillez vous adresser à : 1441, rue Saint-Urbain 3e étage Montréal (Québec) H2X 2M6 ¦ Ju Emploiel Employment and ¦ Immigration Canada Immigration Canada Canada Poursuites de $821 OOO contre la CUM et la police pour les «réjouissances» de la Coupe Stanley Quatre marchands de la rue Sainte-Catherine estiment que la police n'a pas assuré l'ordre convenablement ¦ Quatre boutiquiers de la rue Sainte-Catherine ont intenté des poursuites de $821 000 en dommages contre la Communauté urbaine de Montréal, le directeur de police Roland Bourgct, deux autres directeurs et un lieutenant qui n'auraient pas, à l'occasion des célébrations de la Coupe Stanley, assuré l'ordre et empêché que des vandales saccagent leurs magasins.Dans leurs poursuites déposées hier devant la.Cour supérieure, les marchands rappellent que, le 24 mai dernier, alors que les Canadiens venaient de remporter la Coupe Stanley, les partisans de l'équipe ont envahi les rues du centre-ville.Plusieurs devantures de magasins ont été endommagées, des commerces ont été saccagés par les noceurs « ivres, menaçants et turbulents ».La circulation fut paralysée pendant plusieurs heures.Les quatre commerces, tous situés rue Sainte-Catherine ouest, sont : la boutique Splash, située au 1397, qui réclame $427 000; Mode Fellini, au 1388.qui réclame 326 OOO ; les Entreprises Elam-Etam.au 1392, qui réclament $32 OOO ; enfin, une tabagie située au 1398, qui demande $36 190.La police, soutiennent les quatre plaignants, avait été appelée à intervenir à plusieurs reprises, mais les appels étaient demeurés lettre morte.La police n'a pas veillé à ce que tout se passe dans le calme et l'or- dre, lit-on dans la requête.Les boutiquiers ont signalé en vain le 911, numéro d'urgence de la police, et le répartiteur ne faisait que répéter : « On fait de notre mieux.» Le directeur Roland Bourget n'a pas veillé à ce que des poli ciers soient dépéchés rapidement sur les lieux, lit-on encore dans la poursuite.Le directeur adjoint de service ce soir-là, Robert Binette, ainsi que le capitaine Serge Gascon, n'ont pas réagi assez rapidement, disent les plaignants.M.Binette a été rétrogradé au rang de capitaine depuis.Quant au lieutenant Normand Langlois.le quatrième policier nomme dans la requête, responsable du poste 25 au centre-ville, il aurait lui aussi réagi avec une certaine lenteur, selon les plaignants.La Couronne n'a pas beaucoup de preneurs pour ses causes de meurtre parmi les avocats de pratique privée Depuis le mois de juin, les avocats delà Couronne refusent de s'occuper de ces causes ¦ Le bâtonnier du Barreau de Montréal.Me Gabriel Lapointe, croit que le gouvernement ne trouvera pas de criminalistes chevronnés pour remplacer dans 10 causes de meurtre les procureurs de la Couronne qui poursuivent des moyens de pression en vue d'obtenir de meilleures conditions de travail.On sait que l'Association des procureurs de la Couronne du Quebec, regroupant 202 plaideurs, a convenu avec le gouvernement provincial que des avocats de pratique privée puissent assumer la poursuite dans ces causes.Selon Me Lapointe, nombre d'avocats d'expérience refuseront de s'impliquer dans ce conflit opposant les procureurs au gouvernement.« Entre l'arbre et l'écorce, il ne faut pas mettre le doigt », a-t-il dit philosophiquement.C'est par solidarité envers leurs confrères de la poursuite \u2014 qui réclament, et à juste titre d'après Me Lapointe, des hausses de salaire de l'ordre de 30 p.cent et de meilleures conditions de travail \u2014 que les avocats de pratique pri- vée refuseraient ces mandats ad hoc que le gouvernement veut leur confier.Le Barreau de Montréal a fail parvenir une lettre au président du Conseil du trésor, M.Paul Go-beil.qui négocie avec les membres du ministère public, pour lui demander d'accorder une « attention particulière » aux procureurs de la Couronne, « victimes d'une injustice flagrante ».Rappelons que depuis le mois de juin, les avocats de la Couronne refusent, pour appuyer leurs demandes, de s'occuper des causes de meurtre.Il y a deux semaines, leur association et le gouvernement en sont venus à une entente selon laquelle les 10 causes de meurtre qui doivent s'instruire prochainement seraient assurées par leur confrère de la pratique privée.Même l'Association des avocats de la défense, groupant une centaine de plaideurs, a recommandé à ses membres de ne pas accepter ces mandats.Me Benoit Henri, membre de l'exécutif, a expliqué que bien que cette recommandation ait été faite il y a plusieurs mois, elle tient toujours.Il a tenu à préciser que si l'Association des procureurs de la Couronne est d'accord pour que d'autres avocats assument la poursuite dans ces causes, certains membres s'y opposent.« Dans le but de soutenir l'action de nos collègues dont les opinions sont partagées, on a recommandé à nos membres de ne pas intervenir.» Or, deux avocats de pratique privée.Me Andrew Barbacki.de Montréal, ancien procureur de la Couronne comptant 10 ans de pratique, et Me facques Pothier, de Sainte-Hyacinthe, avocat depuis 15 ans.ont accepté de repre senter le ministère public dans quatre causes de meurtre, moyennant une rémunération horaire de $100.Me Barbacki, membre de l'Association des avocats de la défense, a dit qu'il avait beaucoup hésité avant d'accepter.Il a tenu a préciser qu'il demeure entièrement solidaire de ses confrères de la Couronne.Rappelons enfin que, cet été et au début de l'automne, les procureurs de la Couronne ont tenu trois journées d'éludé qui ont paralysé l'appareil judiciaire.La semaine dernière, trois d'entre eux ont donné leur démission, invoquant des conditions de travail déplorables et des salaires dérisoires.ETES-VOUS plus riche que vous le pensez?C'est ce que vous pourriez découvrir en lisant L'ARGENT ET VOUS, le magazine pratique de vos finances personnelles.Le magazine conçu pour vous! 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