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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1987-01-05, Collections de BAnQ.

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[" D D 1 jiw.*j*iihwyi«s> Informations nationales LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 5 JANVIER 1987 La vie de député ce n'est pas une sinécure chaque campagne electorate, c'est la même chose.C'est par centaines que les aspirants aux postes de députés à l'Assemblée nationale ou au Parlement d'Ottawa se disputent la faveur de I elcctorat pour accéder aux postes tant convoités d'élus du peuple.Rares sont ceux qui ne rêvent pas de devenir ministres un jour, et de changer un tant soit peu le sort de leur collectivité.La prise de contact avec la réalité est parfois brutale pour ceux qui parviennent en bout de ligne a se faire élire.Des heures de travail interminables, des fins de semaines accaparantes dans le comté, une vie familiale perturbée, un salaire ordinaire, un pouvoir réel fort limi- té, tel est le lot de la vie du député d'arrière-ban qui voit son mandat de quatre ans passer à la vitesse de l'éclair.En bout de ligne, plusieurs se retrouvent sans emploi et sans fonds de pension après avoir échoué dans leur tentative d'obtenir un deuxième mandat.La vie de couple n'est plus facile une fois qu'on a franchi le seuil du monde politique.Le député se fait souvent reprocher ses absences trop fréquentes du domicile conjugal.Le taux de divorce est très élevé.En général, les deputes fédéraux qui représentent des circonscriptions très éloignées de la capitale déménagent leur famille au complet à Ottawa.Ils sont alors la cible des critiques de leurs adversaires qui leur reprochent d'abandonner leur comté, mais il leur est plus facile d'avoir une vie familiale normale.La situation est plus ambiguë pour les députés qui habitent dans un rayon de 200 ou 300 kilomètres du Parlement ou de l'Assemblée nationale et qui hésitent à déménager leur famille.La plu- Un autre départ pour Québec.Robert Thérien quitte la demeure familiale pour Dorval où il prendra un avion jusqu'à Quebec.Devant deux de ses fils, Guillaume, 4 ans, et Hugo 9 ans, il donne un baiser à sa femme.photos paui-henri talbot.la presse part font la navette entre le travail et la maison a chaque fin de semaine, mais la situation est parfois difficile pour le conjoint, qui se retrouve seul avec les enfants.Député de Rousseau à l'Assemblée nationale depuis le 2 décembre 85, Robert Thérien, n'en est pas à ses premières armes en politique.Cet enseignant en congé sans solde était maire de Sainte-Anne-des-Piaines.Malgré tout, il trouve son nouveau travail beaucoup plus accaparant; les déplacc-ments prennent notamment beaucoup de son temps.Il faut être marié à une femme «exceptionnelle» pour bien accomplir sa tâche, a-t-il expliqué.La semaine de travail est longue: lundi, bureau de comté à Sainte-Anne avec rendez-vous jusqu'à 23h et même parfois minuit; mardi départ pour Québec; vendredi matin, 7 heures: retour par avion; 9 h 30: bureau de comte a Sainte-Adèle.« Quand je suis a la maison, tout le monde se lève tôt pour prendre le petit déjeuner ensemble.C'est à ce moment que l'on se parle, que l'on s'interroge.Je tente aussi de prendre le repas du dimanche soir en famille; je dis bien tente car malheureusement ce n'est pas toujours possible.En revanche, ma femme me suit partout dans le comté durant le week-end ».M.Thérien estime que la vie d'un député rural, de campagne, n'est pas du tout comparable à celle d'un député d'une ville.Le comté de Rousseau est formé de 22 municipalités et au cours de sa premiere année à titre de depute, M.Thérien a parcouru pas moins de 80 000 kilomètres dans sa circonscription pour rencontrer ses commettants.Les députés des circonscriptions urbaines ont moins de route à faire, mais la tâche de travail demeure lourde.Homme d'affaires prospère avant d'aller en politique, le député libéral de Vimont, |ean-Puul Théorét, affirme que « le temps ne lui appartient plus».Il dit consacrer au moins 60 heures de travail par semaine à sa nouvelle fonction.Même si le député urbain a un moins grand territoire que le député rural, il doit aussi consacrer une bonne partie de sa fin de semaine et de ses soirées à serrer des mains et à écouter ses commettants.Grand amateur de hockey, M.Théorèl a encore ses billets de saison au Forum.« |e n'ai assisté qu'a deux matches jusqu'à present », a-t-il declare avant Noel.M.Theorét s'est acheté un condominium près du parlement a Québec, ce qui permet à sa femme de le visiter souvent et pour de plus longues périodes de temps.Mais ce ne sont pas tous les élus qui ont les moyens d'avoir deux résidences: tant à Dans quelques minutes, cet ancien maire de Sainte-Anne-des-Plaine se rendra a Ville des Laurentides et à Saint-Calixte.Quebec qu'a Ottawa, ils sont nombreux â devoir partager de petits appartements avec des collègues, ce qui limite nécessaire ment les visites familiales.A Ottawa, certains deputes plus démunis couchent même dans leurs bureaux, afin de sauver un peu d'argent.Elu dans le comte de Laval aux dernières élections fédérales.Guy Ricard fait souvent l'aller-rctour Laval-Ottawa deux à trois fois par semaine.Afin de sauver du temps et de ne pas accumuler les messages, il a fait installer le téléphone dans son véhicule.Ingénieur de profession.M.Ricard trouve son nouveau métier parfois très difficile.« Les heures de sommeil ne sont pas longues, non pas parce que tu prends un verre après les débats en Chambre, mais parce que tu es souvent appelé à demeurer au parlement ou au bureau de comté tard en soiree.Il faut toujours être au bureau à comter de 9 heures le malin.Les week-ends, ce n'est pas plus reposant.Il y a toujours quelqu'un qui veut le voir ».lean Lapierre, de Shefford, estime que l'accord préalable et éclaire du conjoint est absolument essentiel avant de se lancer en politique.« De mon coté, je n'ai pas connu de problèmes car je me suis marié après avoir été élu.Ma femme savait donc a quoi s'attendre.Sur semaine, je ne vois pas mes enfants, mais durant les week-ends lorsque je suis appelé a aller dans des receptions pour prononcer des conférences dans le comte, mes deux enfants sont mes premiers invités ».lean Claude Malepart.de Sainte-Marie, compare la fonction de depute a celle d'un prêtre.« Le travail d'un depute lorsqu'il reçoit ses commettants à son bureau de comte est semblable à celui d'un missionnaire ou d'un cure.Il faut planifier a l'avance les activités familiales ».M.Male-part n'accepte les voyages à l'étranger que lorsqu'il peut y amener sa femme.Défait aux dernières élections québécoises, l'ancien ministre M.|ean-Guy Rodrigue n'est pas certain de tenter a nouveau sa chance en politique; il dit avoir repris goût à la vraie vie.« le peux faire du ski, jouer au bridge une fois par semaine, aller au cinema ».a-i-il explique.Car outre les contraintes du monde politique, les frustrations des deputes sont nombreuses.Ils doivent souvent traîner dans les bureaux de ministres afin de de régler leurs problèmes de comtés.Il leur faut parfois se mettre â dos certains de leurs collègues pour obtenir ce qu'ils demandent.Les promesses électorales ne sont pas toujours tenues et les anciens ad-versaines ne ne gênent pas pour le rappeler.« Lorsque je suis entre en politique, je pensais avoir du pouvoir niais j'ai vile déchante.Lorsque je suis devenu ministre, ça a été la même chose », a rappelé un jour Pierre de Bane a LA PRESSE, qui a dit avoir obtenu les mêmes , commentaires de nul autre que Pierre Elliott Trudeau! La bureaucratie n'est pas facile â faire bouger; la réalité politique est souvent beaucoup plus complexe qu'on ne le croyait au départ.Malgré tout, nombreux sont ceux qui quittent à regret l'univers magique de la politique.Chaque défaite électorale amène inévitablement son lot de dépressions nerveuses.Il faut parler aux libéraux fédéraux défaits en 84 pour comprendre que la « piqûre politique » ne laisse pas facilement son homme ou sa femme.Au lendemain de la défaite libérale, la plupart des vedettes libérales affirmaient que c'était bien fini, et qu'on ne les y reprendraient plus à faire de la politique.Pourtant, ils étaient tous là au congres de novembre, à serrer les mains et à faire des courbettes devant les délégués.On n'entre pas facilement en politique, mais on n'en sort pas facilement non plus! Le chanoine Groulx était un des chefs de file de l'antisémitisme C'est ce qu'affirment les auteurs d'un ouvrage portant sur l'histoire commune des Juifs et des Québécois francophones PIIRRI cnnwiL « tains de ses écrits signés d'un pseudonyme et d'autres de son nom véritable, le chanoine Groulx a été un des chefs de file de l'antisémitisme au Canada français ».L'affirmation a de quoi surprendre.Surtout lorsqu'elle émane de deux personnalités qui consacrent leur vie à jeter des ponts entre les divers groupes ethniques au Québec.David Rome, 76 ans, d'origine lithuanienne, est aujourd'hui attache au Congrès juif canadien à titre d'historien.Depuis son arrivée au Québec, en 1942, il est devenu l'un des interprètes les plus respectés de la communauté juive auprès des Québécois francophones en plus d'être un intervenant fort actif dans l'établissement d'un dialogue positif entre chrétiens et juifs.« En raison des solides liens d'amitié que j'ai créés avec les nationalistes québécois, plusieurs de mes compatriotes me taquinent en me traitant de péquiste ».Jacques Langlais, lui, est un prêtre catholique engagé depuis plus de vingt ans dans le mouvement oecuménique et le fondateur du Centre interculturel Mon-chanin, un organisme voué aux échanges entre les divers groupes culturels et religieux implantés au Québec.Ensemble, ils viennent de publier chez Fides une etude fouillée consacrée aux 200 ans d'histoire commune des luifs et des Québécois francophones.L'antisémitisme de Groulx Leur jugement sur le chanoine Groulx s'appuie sur des textes fort éloquents.« On y retrouve bon nombre des grands thèmes antisémites » à la mode dans les années 30, expliquent les auteurs.Le plus important a été publié sous le pseudonyme de Jacques Brassier dans L'Action nationale de juin 1933.Réagissant à des manifestations de sympathie organisées au Canada en faveur des luifs dont les compatriotes sont persécutés par Hitler, en Allemagne, l'auteur dénonce le traitement de faveur dont ceux-ci bénéfécie-raient au Québec.Il déplore « l'élévation au rang de caste privilégiée d'une minorité ethnique que rien ne recommande spécialement à cette extraordinaire dignité.(.) On lui a taillé, dans Montreal.des fiefs électoraux de tout repos: véritables chasses-gardées où (es fils d'Israël peuvent user et abuser à loisir du droit de suffrage, voter, s'il leur plait, à cent-dix pour cent, sans le moindre risque d'être inquiétés, sans même s exposer, nous assure-t-on, à la gênante prestation du serment.« (.) Pour la minorité juive encore, nous avons forgé dans le Québec une loi spéciale du repos dominical; nous lui permettons d'assujettir l'employé catholique et canadien-français au travail les sept jours de la semaine.(.) À quoi tend cette accumulation de Crivilêges absolument injustifia-les, sinon à favoriser, dans la province de Quebec, et tout d'abord dans Montréal, l'établissement d'une véritable dictature commerciale juive, dictature que l'internationalisme d'Israël rend de création singulièrement facile et redoutable ».Dix ans plus tard, dans une lettre signée de son nom véritable, cette fois, Lionel Groulx s'en prend à « la passion innée de l'argent » qu'il a observée chez les luifs: « Passion souvent monstrueuse qui lui enlève tous les scrupules.De l'argent, il est prêt à en faire de tout bois.Ici encore, il arrive de trouver le Juif au fond de toutes les affaires louches, de toutes les entreprises de pornographie, livres, cinémas, théâtres, etc.».Une question de contexte David Rome et Jacques Langlais se sont pourtant bien gardés de se lancer dans une charge à fond de train contre le chanoine Groulx et la hiérarchie catholique du début du siècle.«C'est une question de contexte, explique David Rome.On aurait tort de voir un lien entre le déclin de l'influence de l'Église catholique d'aujourd'hui et la diminution de l'antisémitisme.En fait, à l'époque de Groulx, comme maintenant, l'Église ne faisait que refléter les mentalités.Si les luifs ont raison de se plaindre d'avoir été marginalisés au Québec, ils n'ont pas à s'en prendre à l'Église catholique.Ils se sont eux-mêmes mis en marge.Et aujourd'hui, c'est à eux de profiter de la grande ouverture d'esprit des Québécois pour s'ouvrir aux autres et s'intégrer sans s'assimiler ».Les deux auteurs s'entendent d'ailleurs pour reconnaître au cé- Les auteurs de l'ouvrage, David Rome et Jacques Langlais lèbrc chanoine d'indéniables qualités d'historien, de grand homme d'esprit et de grand Canadien.« |e continue à lui vouer une profonde admiration, précise Jacques Langlais, mais monsieur Rome m'a fait découvrir certains aspects de son oeuvre que je n'avais jamais remarqués.De mon côté, tout au long de la rédaction de cet ouvrage, j'étais le questionnement du Québécois francophone face aux affirmations de David Rome ».Pour sa part, son collègue de travail se définit lui-même comme une sorte de provocateur professionnel: if « Mon rôle me force presque continuellement à choquer.Autant quand je m'emploie à expliquer les |uifs aux Québécois francophones que lorsque je fais l'inverse auprès de mes compatriotes ».Cette influence réciproque des deux historiens constitue la base même de l'ouvrage qu'ils viennent de publier.«Tout ça a commencé par d'interminables discussions où nous n'étions pas toujours d'accord, rappelle lacques Langlais.On a même eu du mal à nous entendre sur le plan initial de l'étude que nous voulions entreprendre.On s'est donc astreint à écrire chacun de son côté puis à confronter nos interprétations des faits et des documents.Et c'est seulement quand on trouvait une formulation acceptable à nous deux qu'on passait à la rédaction définitive ».Avec le résultat qu'ils se déclarent aujourd'hui parfaitement d'accord avec tout le contenu de leur livre.Un ouvrage fascinant pour tous ceux qui s'intéressent au Québec d'aujourd'hui et qui, pour mieux comprendre ce qui s'y passe, devraient mieux connaître les origines des problèmes auxquels il est confronté.i: B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI S JANVIER 19ê7 Paul Dtsrnarah président du conseil d'administration Roger 0.Landry president éditeur Michel Roy éditeur adjoint Claude Gravel Jean-Guy Dubuc directeur de l'information éditorialiste en chef Éditorial Faut-il s'indigner?ans perdre une journée, comme s'il y avait péril en la demeure, l'Opposition agite des épouvantait et pousse des cris d'indignation.Pourquoi lancer si tôt en ce début d'année une campagne contre l'entente intervenue la semaine dernière entre les Etats-Unis et le Canada sur le bois d'oeuvre?Parce que l'accord, disent MM.Axworthy et Broadbent, porte atteinte à la souveraineté nationale et illustre la capitulation du régime devant Washington.Ils demandent donc de convoquer d'urgence le Parlement pour débattre l'affaire.Au nom du gouvernement, M.Robert de Cotret, président du Conseil du Trésor, et Gerald Merrithew, ministre d'État aux Forêts, ont avec raison rejeté ces accusations, montré que la souveraineté n'est pas touchée dans cette affaire, et annoncé que les Communes ne seraient pas rappelées de vacances aujourd'hui.L'Opposition, dont le langage excessif caricature grossièrement un dossier très préoccupant pour l'avenir de l'économie canadienne, ne sera pas prise au sérieux par les citoyens qui connaissent la vérité.Et ses critiques ne seront pas davantage écoutées par les Canadiens qui savent que le Parti libéral n'a pas de politique claire en matière de libre-échange tandis que les socio-démocrates s'opposent systématiquement à toute libéralisation des échanges qui pourrait affecter la main-d'oeuvre des secteurs industriels les plus fortement syndiqués.En réalité, pourvu qu'il ne serve pas de précédent en d'autres domaines, l'accord passé sur le bois d'oeuvre n'est pas une mauvaise affaire, compte tenu du rapport de forces entre les deux pays et de l'évidente détermination américaine de maintenir ou d'élever des barrières pour mettre fin à son lourd déficit commercial dans le monde.Car, quelles que soient les professions de foi libre-échangiste que le président Reagan a multipliées dans le passé, il est manifeste aujourd'hui que les réflexes protectionnistes des industriels, des commerçants et des membres du Congrès sont invincibles.Le mouvement est inexorable: l'Europe de la Communauté économique autant que les pays avancés d'Asie en ressentiront durement les effets, bien plus que le Canada.Dans ces conditions, il valait mieux pour le Canada consentir à imposer ses exportations de bois vers les États-Unis que de subir l'imposition de droits américains.Les rentrées prévues sont estimées à 600 millions de dollars par année pour les provinces et Ottawa.L'Alberta, la Colombie-Britannique et le Québec y trouveront leur compte puisqu'elles pourront élever le prix des droits de coupe.Comme les Américains se méfient des avantages directs ou indirects accordés par Ottawa et les provinces aux producteurs et aux exportateurs, il était plutôt normal que les négociateurs de Washington obtiennent par cet accord le droit d'en surveiller l'application au plan fiscal.Si, par exemple, le gouvernement central ou une province décidait de changer les modalités d'un droit ou d'une taxe à l'égard des producteurs exportant leur bois vers les États-Unis, on conçoit que le partenaire en soit tenu informé.Il n'y a là ni ingérence ni atteinte à la souveraineté.Certes, il eût été de loin préférable que le différend canado-américain sur le bois d'oeuvre (les Américains sont convaincus que nos producteurs tirent des gouvernements des avantages que ne reçoivent pas leurs producteurs) soit déféré à une commission mixte dont la décision aurait engagé les deux parties.Hélas, les deux pays ne se sont pas donné les mécanismes nécessaires pour régler équitablement leurs différends commerciaux.Peut-être seront-ils justement créés à la faveur des négociations en cours sur la libéralisation des échanges.Il importe de rappeler à cet égard que l'entente sur le bois d'oeuvre ne s'inscrit pas dans le cadre des négociations globales sur le renouvellement des accords commerciaux entre les deux pays.Il s'agissait d'un hors-d'oeuvre, curieusement épicé d'impatiences américaines et de frustrations canadiennes.Quant au plat principal, nul ne peut dire encore de quoi il sera fait quand les cuisiniers le sortiront du four.Michel ROY La France ébranlée E n France, un certain apaisement des conflits sociaux, les plus sérieux depuis de nombreuses années, paraissait se manifester dans la journée d'hier.La grève des marins, commencée depuis plusieurs semaines, dont on disait qu'elle pouvait menacer jusqu'à l'existence d'une marine marchande nationale, arrive à sa fin.Paralysé depuis plusieurs jours, le réseau ferroviaire connaît une reprise partielle.Mais tout n'est peut-être pas encore définitivement joué, tant quelques noyaux du syndicalisme le plus militant restent durs.La France aura donc connu ce qu'un commentateur appelle un «décembre noir».Il y eut d'abord l'agitation dans le milieu étudiant, qui devait aboutir au retrait d'un projet gouvernemental visant à la réforme de l'enseignement.Autre épisode et autre épreuve: la grève à l'agence France-Presse, poumon de l'information en langue française dans le monde.Les journalistes ont demandé et obtenu le départ du patron de l'agence.Pendant la période des Fêtes du nouvel An, la grève à la SNCF (Société nationale des chemins de fer) a privé le public de son reseau, dans un pays où le train a l'agréable habitude d'être à l'heure.Avec le résultat que surgit une fois de plus la question: faut-il limiter le droit de grève dans les services publics?En prenant en otage les usagers, ceux qui déclenchent ces grèves espèrent culpabiliser l'État, écrit le Figaro.Le journal cite Raymond Barre, selon qui il existe deux France, «celle où l'emploi et les revenus sont garantis (dans les services publics) et la France où ce sont ceux qui ont à faire face à la concurrence internationale qui paient pour les autres».Sans pousser jusqu'à l'absurde comparaisons et analogies, il faut bien reconnaître que ce n'est pas seulement en France que se pose la question de la grève dans les services publics et celle des règlements in extremis qui mettent sur les épaules du contribuable des fardeaux insupportables.Le syndicalisme est-il une idée, belle et généreuse,-devenue folle?Ce n'est pas dans les bataillons du syndicalisme le plus militant qu'on trouve les plus démunis de la société, mais dans la horde des chômeurs.Le chômage à la base et le cumul des postes et des revenus au sommet de la pyramide (à cette hauteur, le syndicalisme n'est pas le plus coupable) sont les deux négations les plus outrageantes d'une société qui se veut juste.Le gouvernement Chirac a résisté à la poussée des cheminots par souci de ne pas stimuler une inflation restée (2 p.cent) à un niveau acceptable en 1986.M.Chirac a un besoin d'autant plus pressant d'un succès sur ce plan que l'année n'a pas trop bien fini pour lui et que la cohabitation (avec le président Mitterrand) fait rage, pour reprendre le mot d'un humoriste.M.Mitterrand souffle tantôt le chaud, tantôt le froid par des petites phrases particulièrement bien choisies.Si la retraite du gouvernement Chirac devant l'ampleur des manifestations étudiantes l'avait fait sourire, c'est avec le plus grand sérieux qu'il demande aux cheminots aujourd'hui de faire un geste.Les jeux compliqués de la cohabitation ne semblent pas rebuter l'opinion publique, mais ils rendent bien aléatoire l'action d'un rassembleur au milieu d'un peuple difficile à gouverner.Guy CORMIER TRIBUNE LIBRE Une mère indignée ¦ L'article paru dans LA PRESSE du 20 décembre concernant les jeunes des écoles secondaires qui se font avorter sans le consentement des parents et avec la complicité d'infirmières, soulève chez moi de l'indignation.Nous sommes nombreux les parents qui payent aveuglément et inconsciemment ces actes qui détruisent la vie physique d'un enfant à naître et la vie morale d'une adolescente.Nous payons aussi pour ces écoles et ces spécialistes à qui nous confions nos jeunes afin de favoriser leur épanouissement.Notre confiance en prend un bon coup, n'est-ce pas?La responsabilité de la croissance des adolescents relève d'abord de nous, les parents.Nous devons être informés de leur conduite par ceux à qui nous les confions.La société, par ses interventions, vient aider, seconder les parents dans l'effort qu'ils font pour en faire des adultes responsables.Yvette GRONDIN Montréal-Nord (mère de trois ex-adolescents de 18 à 25 ans) Revenu n'est pas salaire ¦ Dans La Presse mercredi 17 décembre, nous avons assisté à un engagement philosophi-co-politique subtil pratiqué par Huguette Roberge.Pour des raisons X (.) nous pouvons lire le titre impressionnant : Le salaire moyen des médecins spécialistes passera de $127,517 à $140,129 en avril 1987.Madame Roberge, les médecins ne reçoivent pas un «salaire» mais un revenu selon la quantité de travail fournie.Comparer les revenus d'un employé de l'État avec celui d'un médecin, ce serait par exemple (tout en précisant que celui-ci n'est pas employé par celui-là) comparer le revenu d'un employé avec celui de la compagnie qui l'engage: erreur magistrale que tout journaliste qui se respecte devrait connaître.Cette affirmation de votre part tente de soulever des passions, de l'indignation et de l'agitation.Nulle part dans l'article, il n'est fait mention d'un revenu brut, ce que représente cette somme.Le paiement des installations, du loyer, de l'équipement coûteux et des médicaments et fournitures, du roulement et des salaires du personnel sont inclus dans ce revenu.Et même le loyer des services en milieu hospitalier, car le médecin paye ces accommodements par une diminution du paiement à l'acte, je n'ai jamais connu un employé de l'Etat qui aurait payé sa dactylo, son tableau noir, son appareil à pression ou son balai.Ce que le médecin fait.On parle de dépassement, mais la journaliste s'est bien gardée de signifier que cela correspond à du travail surnuméraire.Tout comme des employés qui font du temps supplémentaire sont payés à temps et demi ou double.Pourquoi le médecin travaillerait des heures supplémentaires sans recevoir une prime?C'est encourager le désintéressement et le glissement vers la médiocrité qui semble être le péché de bien des journalistes.Parlons d'assurances.|e ne connais pas un fonctionnaire, employé de l'État ou employé de l'entretien, qui paie des primes pour les erreurs parfois coûteuses découlant de sa distraction ou de sabotage.La poussée à la hausse des primes d'assurance professionnelle est due à une foule de facteurs qui échappent trop souvent au médecin.La récession (on va se faire un petit revenu en poursuivant), les avocats (qui ont perdu des champs d'action), les juges (qui donnent des compensations monstrueuses) et l'erreur médicale sont la.cause de cette montée vertigineuse.Certes, une prime annuelle de 8000$ a 15000$ dans un contexte de médecine d'État n'est pas une mesure incitative à travailler plus fort; il n'est pas fait mention de cet aspect.Si on en parle de ces primes, il faut donner les paramètres au complet pour éviter la recherche du «pseudo scandale».Comme le dépassement est lié au travail, la médiocrité mettrait à l'abri le médecin contre les poursuites; le «low profile», dans le contexte social actuel, semble prévaloir pour recevoir plus tout en faisant le moins d'efforts possible.J.A.Jacques DESROSIERS, m.d.Anjou NDLR: Le docteur Desrosiers a raison.Le titre de l'article risquait d'induire le lecteur en erreur.Il ne s'agit pas du «salaire moyen» des médecins mais bien du revenu brut moyen.Mme Roberge, que vous accablez avec excès, fait référence au «revenu» dans son article et ne porte pas la responsabilité du titre.Pauvres médecins! Madame Huguette Roberge, LA PRESSE ¦ Votre article du 17 décembre concernant la majoration salariale des médecins spécialistes de plus de 10%, était des plus intéressants et très clair.Cela m'a permis de comprendre la «situation précaire» de ces pauvres spécialistes.Il va sans dire qu'un salaire (revenu) moyen de 127517$ est nettement insuffisant pour mener une vie décente! Pourtant nous, infirmières et infirmiers, nous nous considérons, à plusieurs égards, des «collaboratrices et collaborateurs» de ces éminents spécialistes.Notre rôle est, à certains points de vue, aussi important et indispensable que le leur.C'est, hélas! peu ou pas reconnu.Loin de réclamer le même salaire, nous demandons une reconnaissance de l'importance de notre profession et un sa-laire décent et équitable, tenant compte des compétences et connaissances acquises (bac.ou autre), abstraction faite des années d'expérience.M.Cobeil, le peuple vous a élu pour le servir.Le plat est épicé et dura avaler! Nicole CIROUX-JEAN Infirmière Laval Roi du Canada?¦ Elisabeth II, reine du Canada, a maintenant l'âge de la retraite et va éventuellement laisser sa place à son fils.Le prince Charles deviendra le roi Charles du Canada.Notre pays mettra alors ce citoyen britannique sur nos billets de banque, notre monnaie et nos timbres.11 est pour le moins étrange 3u'au temps des vois spatiaux, es ordinateurs et des coeurs artificiels, un pays moderne et indépendant comme le Canada soit encore encombré d'un vestige du Moyen Âgé et du colonialisme britannique qu'est la monarchie.Le Canada devrait profiter de ce changement de tête couronnée pour abolir la monarchie et mettre sur ses billets de banque quelqu'un de plus approprié.C'est un régime inutile et dépassé.Pourquoi le garder?D.YELLE Montréal La loi 8, un nouveau défi ¦ Nous attendions cet événement depuis 75 ans.La traversée du désert aura été plus longue que prévu.Mais, depuis le 18 novembre dernier, notre enthousiasme nous permet d'oublier un peu notre passé et d'entrevoir la terre promise.Il fallait sans doute être sur place à Queen's Park pour savourer véritablement cet événement historique; pour entendre le premier ministre de la province, David Peterson, déclarer que le bilinguisme officiel n'était plus qu une question de temps; pour voir les trois partis politiques et tous les députés présents approuver à l'unanimité une loi qui, enfin, fait des francophones de cette province des citoyens de première classe, l'y étais ce jour-là à Queen's Park et je n'ai jamais été aussi fier d'être On-tarien.D'ici 1990, le gouvernement de l'Ontario devra mettre en place programme et service, par exemple, dans les domaines de la santé et des services sociaux et embaucher des professionnels qui pourront desservir les francophones dans leur propre langue.Même s'il est malheureux que le tout ne s'applique que dans les régions désignées, il n'en demeure pas moins qu'il s'agit là d'une amélioration considérable.(.) Nous avons trois années pour, tous ensemble, mener cette loi à bon port.Si nous réussissons, le bilinguisme officiel en Ontario ne sera vraiment qu'une question de temps.En réalité, dès janvier 91, plus rien n'empêchera l'Ontario de se déclarer officiellement bilingue.Le bilinguisme sera chose faite que ce soit au niveau des services gouvernementaux, dans le système de justice ou encore a la législature.(.) Franco-Ontariens et Franco-Ontariennes, voilà qui nous rappelle ce bon vieux dicton: «Aide-toi et le ciel t'aidera»; demandez, demandez et demandez encore des services en français.C'est votre droit! Serge PLOUFFE Président général Association canadienne-française de l'Ontario Le français et les sciences À Mme Lise Bacon, ministre chargée de la Charte de la langue française.¦ La Ligue internationale des scientifiques pour l'usage de la langue française (LISULF) ne peut pas rester impassible devant les projets de loi 140 et 142 du gouvernement du Québec.Nous demandons leur retrait complet parce qu'ils constituent un recul inacceptable pour la langue française alors que nous réclamons du gouvernement du Québec qu'il participe avec tous ses moyens au combat commun pour la francophonie contre l'invasion anglophone.Il n'y a pas lieu de diminuer les structures francophones du Québec alors qu'elles suffisent à peine à la tâche dans leur état actuel.Pour ce qui concerne notre mission propre, c'est-à-dire le français en sciences, nous savons tous que nos universités et nos laboratoires de recherche sont l'objet d'une invasion anglophone ou plutôt d'une occupation anglophone permanente, que des rapports gouvernementaux et que Science et Francophonie dénoncent depuis plusieurs années.Malgré nos représentations, la loi 101 dans son état actuel est impuissante à ce propos.Elle doit être renforcée.(.) Pierre DEMERS LISULF Lettres courtes, S.V.P.¦ Les lettres sous cette rubrique doivent être courtes.Elles doivent inclure signature, nom complet, adresse et numéro de telephone.LA PRESSE ne peut s engager a toutes les publier.Les adresser a: Tribune libre, LA PRESSE.7, rue Saint-Jacques.Montréal H2Y 1K9. LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 5 JANVIER 1967 B3 Pierre Vennat TEMOIGNAGE Pour un nouveau syndicalisme Il e syndicalisme québécois n'a ¦i pas bonne image.Il est douteux qu'une déclaration comme celle du président de la CSN, Gerald Larose, à la veille du Nouvel An, contribue à l'améliorer.M.Larose est formel: de «dures batailles» auront lieu en 1987 au Québec.Au sortir de l'Année internationale de la paix, voici un curieux langage.Les Québécois, règle générale, en ont marre des perpétuels affrontements.Heureusement, toutefois, tous ne parlent pas que d'affrontements et certaines initiatives récentes, telles les activités du Fonds de solidarité des travailleurs québécois, pourraient contribuer a rehausser l'image du syndicalisme chez nous.Plus de 70 pour cent des Québécois ne sont pas membres d'un syndicat.Pourtant, seulement 17 pour cent des non-syndiqués aimeraient y adhérer, si l'on se fie à un récent sondage du Centre de recherches en opinion publique (CROP).Passe encore si les mobilisations syndicales se font autour de thèmes de relations de travail.Le rôle d'un syndicat étant de défendre les intérêts de ses membres, il est inevitable que des affrontements surgissent avec un patronat dont les intérêts ne sont pas toujours concordants.Lorsque la mobilisation se fait autour d'objectifs politiques, sa légitimité est plus douteuse.Les syndicats québécois ont lutté avec vigueur pour obtenir l'atelier ferme.En un mot, lorsqu'un syndicat obtient la majorité de représentation d'un groupe d'employés, il en représente la totalité.La société québécoise est pluraliste, les syndicats sont généralement les premiers à l'admettre.Représentatifs de la société, il est donc à prévoir que les syndicats comptent en leur sein des membres présentant les mêmes tendances, qualités et défauts que celle-ci.Il y aurait donc en leur sein des fédéralistes et des indépendantistes, des gens qui ont voté libéral et d'autres qui ont voté conservateur, néo-démocrate, péquisteou rhinocéros.Un certain nombre de syndiqués militent dans des mouvements fé- ministes, d'autres adoptent, qu'on le réprouve ou non, des comportements sexistes.Et bon nombre sont indifférents à tout cela.Enfin, on retrouve de plus en plus de syndiqués appartenant à la «classe moyenne», aimant le confort à l'américaine et jouant plus ou moins régulièrement à la Bourse.Même chez les membres fiers de l'être et désireux de le demeurer, la plupart adhèrent à un syndicat non par amour mais bien par crainte de l'arbitraire.Leur syndicat remplit alors le même rôle que leur police d'assurance.On lui demande également de négocier une bonne convention collective et de veiller à son application.Mais on n'estime pas avoir à «aimer» son syndicat, pas plus qu'on aime son assureur.Ni d'adopter des positions politiques.11 existe des partis politiques pour cela auxquels tout le monde, y compris les syndicalistes, sont libres d'adhérer.Heureusement, il n'y pas que du négatif dans le milieu syndical.Les lecteurs de LA PRESSE du samedi ont sans doute été surpris, il y a quelques semaines, d'y trouver un large placard publicitaire vantant les mérites d'un produit «syndical»: le Fonds de solidarité des travailleurs québécois, qui investit une partie des épargnes des syndiqués dans des entreprises afin de conserver ou créer des emplois.Le Magazine PME, propriété de LA PRESSE, consacrait d'ailleurs une partie de son numéro de novembre à cette initiative.«Toutes les associations patronales ont salué l'arrivée de cette organisation et les gouvernements ont appuyé dès ses débuts l'initiative de la FTQ.Pour rallier tout ce monde, conclut le Magazine PME.il fallait que le Fonds de solidarité des travailleurs soit une bonne idée.Plus de 300 entrepreneurs l'ont cru et le Fonds n'a que deux ans et demi d'âge.Si le capital de risque est une denrée trop rare, le Fonds de solidarité est une démarche originale pour solutionner le problème.» De telles initiatives contribuent à rehausser l'image du syndicalisme.Sans nuire à son efficacité.POINT DE VUE Privatisation et intérêt national ¦ Le Rapport du comité sur les privatisations des sociétés d'Etat propose une vision réductionniste de l'intervention de l'Etat en soutenant que la croissance des fonctions économiques de l'État dans les années soixante visait essentiellement la montée d'un entrepre-neurship québécois.S'il fallait fonder notre jugement sur cette vision simpliste, nous devrions en conclure que la constitution d'une classe d'hommes d'affaires francophones étant chose faite, l'État n'aurait donc plus sa place dans les affaires économiques et devrait se retirer de nombreux secteurs liés à la production des biens et des services.Il devrait laisser la place à l'entrepre-neurship privé qui est maintenant capable de prendre la relève du développement économique.La thèse de la désuétude du rôle de l'État dans l'économie oublie l'essentiel dans la mesure où elle ne tient pas compte des facteurs économiques qui ont suscite l'intervention de l'État.L'histoire du capitalisme nous montre que ce sont les carences structurelles de l'économie de marché qui ont engendré les fonctions de suppléance et de régulation économique de l'État.Les néo-liberaux ont tendance à oublier les échecs du libéralisme économique et rien pour l'instant ne nous permet de penser qu'ils ne se reproduiront pas si nous laissons libre cours aux lois du marché.Dans le débat en cours, il ne faut pas céder à la tentation de la pensée manichéenne qui voudrait qu'on choisisse soit l'État soit l'entreprise privée comme moteur du développement.D'un côté comme de l'autre, tout n'est pas noir ni blanc.Ni l'État, ni l'entreprise n'a le monopole de la raison et de l'efficacité vis-à-vis du développement d'une économie nationale forte.Au-delà des petitions de principes et des dogmes, il y a les circonstances et la conjoncture qui doivent guider notre choix d'une stratégie de développement.Nous refusons donc de nous enfermer dans une logique unilatérale car l'histoire nous a appris qu'aussi bien l'Etat que l'entreprise peut être erratique et qu'il serait absurde de mettre tous nos oeufs dans un seul panier.Ces deux agents économiques sont nécessaires et complémentaires.Ils doivent se faire contrepoids et entretenir une saine concurrence pour assurer un developement optimal.Si nous ne rejetons pas la privatisation nous n'en faisons pas pour autant une panacée qui résoudrait automatiquement nos problèmes économiques et garantirait la croissance de l'économie.Notre position sur la privatisa-lion doit être rationnelle, ce qui veut dire que, pour nous, cette question ne doit pas être posée de façon idéologique mais plutôt comme un problème budgétaire et administratif qui doit être résolu en fonction de l'intérêt national.Il s'agit donc, dans chaque cas, de procéder a une analyse coùt-bene-fice non pas d'un point de vue strictement comptable mais plutôt en fonction de l'intérêt à long terme du Québec, ce qui signifie qu'il faut tenir compte de l'impact social, des particularités régionales et de la nécessité de contrôler les secteurs stratégiques pour l'avenir.Nous postulons à cet égard que la rationalité de l'entreprise n'est pas nécessairement compatible avec l'intérêt national et qu'elle doit être encadrée par la volonté politique.Nous pensons que l'Etat doit être le maître d'oeuvre du dévelop- pement de la société québécoise sans pour autant tout faire par lui-même, ce qui implique que l'État doit être en mesure d'orienter l'évolution économique du Quebec-en agissant sur les tendances structurelles tout en laissant la plus grande autonomie, possible aux forces du marché.À nos yeux, le but de l'État n'est pas de rentabiliser toutes ses interventions, mais d'assurer un bien-être minimum a tous les citoyens.Nous pensons qu'il n'est pas dans l'intérêt national de soutenir indéfiniment des investissements improductifs.Il y a donc des privatisations nécessaires pour assainir les finances publiques et alléger le fardeau fiscal des contribuables.Ainsi, les sociétés d'État qui oeuvrent dans des secteurs en déclin comme l'acier et l'amiante devraient être vendues.Dans les cas de SIDBEC et de la Société nationale de l'amiante dont les déficits respectifs sont de $838 et $297 millions, le coût social de la privatisation est inférieur aux bénéfices qui en résulteront, car ces entreprises sont situées dans des régions où l'activité économique est suffisamment forte pour absorber les pertes d'emplois.i Toutefois, nous estimons que dans le cas de Madelipéchc, la même logique ne peut prévaloir car les pertes encourues par le Trésor public seraient encore plus grandes advenant une privatisation, dans la mesure où il n'y a pas d'autres entreprises capables d'absorber les pertes d'emplois.Dès lors, le coùl du bien-être social ne risque-t-il pas de dépasser le coût du financement de la dette occasionnée par le maintien de cette entreprise?On peut aussi prévoir que, dans ce cas, l'intérêt d'un éventuel acheteur ne serait pas de rationaliser les opérations, mais de fermer l'entreprise pour réduire la concurrence dans un secteur où le taux de profit est faible.Un État responsable doit garantir dans les régions périphériques un certain niveau d'activité économique, même s'il doit absorber un déficit.Une saine péréquation régionale va toutefois de pair avec la réalisation de bénéfices dans les autres entreprises publiques.Dans les cas où les sociétés d'Etat sont rentables, on ne doit pas non plus appliquer une politique uniforme.Nous pensons qu'il serait antiéconomique par exemple de privatiser DOFOR, la SAQ, ou LOTO-QUÉBEC qui contribuent au Trésor public et réduisent ainsi le.fardeau fiscal.Mais puisque l'État a besoin de nouvelles ressources, pourquoi dès lors ne pas offrir des actions sur le marché?Le gouvernement du Québec pourrait ainsi associer le public à la gestion d'entreprises comme l'Hydro, ce qui permettrait un meilleur contrôle sur les investissements qui sont faits avec les fonds publics, l'État restant l'actionnaire majoritaire.Nous pensons que l'investissement public doit être maintenu et encouragé dans les secteurs nevra-liques pour le développement futur de la structure industrielle québécoise, car souvent dans ces secteurs les coûts d'investissement sont trop élevés ou la rentabilité est à trop longue échéance pour intéresser l'entreprise privée.Ce que les capitalistes étrangers n'ont pas fait dans le passé pour l'économie québécoise, les capitalistes d'ici ne le feront pas plus dans l'avenir, car ils sont essentiellement motivés par leurs intérêts immédiats et non pas par l'intérêt national.Aucun peuple au monde n'a laissé les lois du marché décider de son destin.LIBRE OPINION President du Comité provincial des malades.Claude Brunei a fait tenir à MM.Louis Laberge et Cérald Larose.président de la FTQ et president de la CSN, cette lettre ouverte sur la grève dans les hôpitaux.Bien que les règlements conclus récemment enlèvent a cette intervention son caractère d'urgence, le problème de fond n'en demeure pas moins actuel, d'autant que les infirmières n 'ont pas encore réglé avec l'Etat.Nous reproduisons donc le texte de la lettre de M.Brunei.En voici la première partie.CUIUDI MUNIT ¦ Le problème de la grève dans les services de santé est une question explosive qui divise amèrement des couches entières de la population et transforme des milliers d'employés, rouages essentiels des services de santé, en une machine de grève qui est vue inévitablement par les malades comme une machine de guerre dirigée contre eux.Vous avez affirmé à plusieurs reprises que les syndicats en grève assuraient autant de personnel que les directions .d'établissements de santé en fournissent pendant les fins de semaine.Permettez-moi de diverger d'opinion avec vous.Il est vrai que dans les hôpitaux géné- Les services essentiels ne répondent pas aux besoins des malades raux les infirmières ne sont pas remplacées les samedis et dimanches.Mais ce manque de personnel est compensé en partie par les congés de plusieurs bénéficiaires pour la fin de semaine.Par ailleurs, dans les centres d'accueil et les hôpitaux de soins prolongés, les bénéficiaires peuvent constater qu'au niveau des soins infirmiers, le personnel est du même nombre en fin de semaine.Les services essentiels, pour nous, ce n'est pas uniquement les soins et services comme tels, mais les employés à temps plein et à temps partiel qui sont familiers avec les besoins des bénéficiaires.On ne remplace pas une infirmière ou un préposé aux soins le moindrement initié comme on remplace un empaqueteur de boîte de souliers ou le pompiste d'une station-service.Nos définitions des services essentiels sont aux antipodes l'une de l'autre.Et pourtant, n'avons-nous pas besoin de nous entendre sur le respect et la prévenance constants qui reviennent aux malades, quels qu'ils soient?Ces mala- des qui sont des travailleurs actuels ou virtuels?Ces malades qui, dans la grande majorité des cas, ont contribué à bâtir notre pays à la sueur de leur front et au prix d'innombrables sacrifices?|e veux bien croire, comme vous le disiez récemment, que les syndicats n'acceptent pas de prendre les malades en otage.Mais, dans les faits, les malades se sentent «utilisés» puisque, s'ils pouvaient quitter facilement leur établissement, la grève n'aurait pas lieu ou prendrait une allure infiniment moins dramatique.C'est l'impuissance et la souffrance des malades qui donnent à la grève un caractère inhumain avec son cortège d'affrontements, de violences et d'atteintes à la dignité de la personne.|e me demande comment vous pouvez justifier la forte diminution de services qui accompagne un débrayage.Les syndicats peuvent-ils être des juges impartiaux lorsqu'ils décident de couper fortement les services dus aux malades, alors qu'ils sont eux-mêmes partie au conflit?Les centrales sont avec raison très critiques vis-à-vis de tout conflit d'intérêts survenant dans les responsabilités des politiciens et des directeurs de maisons de santé.Comment pouvez-vous accepter le conflit d'intérêts que vous créez en vous établissant juges des services et des soins requis par l'état des malades?Vous vous êtes adressés a notre système judiciaire concernant la liberté d'association ainsi que le droit de négociation et le droit de grève.Ces droits sont extrêmement importants et la société doit au monde syndicat de les avoir mis en valeur, le suis cependant convaincu que dans certaines circonstances le droit de grève, dans la hiérarchie des droits, vient après le droit à la santé, à la sécurité et a la vie.Au sujet du jugement Croteau, le Comité provincial des malades a l'intention de présenter au procureur général du gouvernement des éléments de preuves qui sont amplement suffisants pour démontrer que le droit de grève peut et doit être aboli et substitué dans le secteur de la santé \u2014 conformément à la Charte canadienne des droits et libertés.Vous vous prévalez de votre droit de réclamer justice des tribunaux au sujet de la loi 37.Vous comprendrez donc que les malades puissent faire appel aux tribunaux en vertu de notre charte et de nos lois.Car nous croyons que l'exercice de la grève viole des droits fondamentaux des malades et constitue une exploitation de leur souffrance.(À suivre) Une contribution à l'harmonie sociale Voici le texte de la déclaration faite par le président d'Alliance Québec, M.Michael Coldbloom, à la suite du jugement de la Cour d'appel du Québec sur la langue de l'affichage commercial.¦ La Cour d'appel du Québec vient de rendre son jugement sur la question de l'affichage public et commercial.Alliance Québec accueille favorablement ce jugement et le considère comme une contribution constructive à l'harmonie sociale et linguistique dans cette province.Le Québec est une société dynamique et progressiste, décidée à maintenir la vitalité, la visibilité et l'importance de la langue et de la culture françaises.Cette société s'est aussi engagée à assurer la tolérance, la générosité et aussi des possibilités de participation égales pour tous les citoyens.La nature même de notre société unique exige que nous établissions et maintenions un équilibre délicat.La langue et la culture françaises seront toujours vulnérables en Amérique du Nord, et elles doivent être protégées avec vigilance par chacun d'entre nous qui habitons ici, que nous soyons d'expression anglaise ou française.En même temps, notre société se caractérise par une longue et fiere tradition de respect des droits fondamentaux et par un engagement historique envers les principes démocratiques, tradition et engagement qui nécessitent eux aussi la vigilance constante de tous les Québécois.L'affichage constitue un aspect important du visage de notre société.La plupart d'entre nous auront connu le passage d'une situation inacceptable à une autre: de l'affichage souvent unilingue anglais dans une société majoritairement francophone, nous sommes passés à une situation où le fait d'utiliser des langues autres que le français, dans une société comptant une importante communauté d'expression unglaise et un grand nombre de minorités multiculturelles.pouvait donner lieu a des poursuites devant les tribunaux.Le jugement de la Cour d'appel nous donne l'occasion de rétablir l'équilibre délicat de ces engagements.En confirmant l'exigence que le français soit présent partout en matière d'affichage, ce jugement reconnaît le caractère français prédominant dans notre société et le fait que c'est aux autorités publiques que revient la responsabilité d'en assurer la protection.En permettant l'utilisation facultative d'autres langues, il reconnaît a tous les citoyens le droit d'exprimer leur identité et il confirme l'engagement envers la tolérance enchâssé dans la Charte des droits et libertés adoptée par notre Assemblée nationale Le jugement de la Cour reflète le fait qu'au cours des dernières années, le Quebec a réalisé des progrès dans la définition équilibrée de ce qu'il est.Les résultats des sondages les plus sérieux indiquent que la vaste majorité des Québécois d'expression anglaise ne souhaitent pas qu'on en revienne a l'époque de l'affichage unilingue anglais; ils démontrent également qu'une grande majorité de Québécois d'expression française ne s'objectent pas a l'affichage en d'autres langues pourvu que le français conserve l'importance qui lui est duc.Le consensus général, renforce par le jugement de la Cour, n'a pas été facile a atteindre.On a assiste a des débats vigoureux grâce auxquels chacune des communautés a pu apprendre à mieux apprécier l'autre.Nous sommes aujourd'hui une société plus ouverte, plus amicale et plus confiante en elle-même qu'il y a quelques années.Il ne faut pas que nous revenions maintenant aux vieux réflexes d'antagonisme.Nous ne devons pas écouter les opinions moins généreuses au sein des communautés d'expression anglaise ou française, les voix de ceux qui veulent que notre société ne soit que le reflet d'eux-mêmes.La communauté d'expression anglaise ne desire pas être unilingue.Nos jeunes, en particulier, ont travaille fort pour apprendre le français, et ils sont plus riches de leur expérience d'apprentissage et de leur participation a la société québécoise que cet apprentissage a rendu possible.Alliance Quebec continuera a insister sur l'importance pour les Québécois d'expression anglaise d'apprendre le français et de participer pleinement a celle société au sens le plus large.Nous continuerons à encourager nos jeunes a chercher au Quebec la possibilité de faire leur avenir professionnel et personnel.Nous poursuivrons nos efforts en vue d'assurer que les immigrants, quelles que soient leurs origines linguistiques ou culturelles, reconnaissent les réalités de la société québécoise et se donnent les moyens d'en devenir des membres à part entière.En somme, nous chérissons notre identité de Québécois et notre capacité de participer a cette société distincte.Il est important de comprendre que nous ne contestons pas le fait que la langue ei la culture françaises doivent être protegees, ni le fait que le gouvernement a le droit et le devoir d'en assurer la proiection.Il s'agit plutôt de savoir quels moyens sont acceptables et jusqu'où on doit aller pour y parvenir.Le jugement de la Cour d'appel offre un fondement solide; a nous de nous en servir pour bâtir noire avenir commun.Pitié pour les enfants ¦ l'ai toujours cru que la philosophie de la loi 24 était orientée vers le respect des droits de l'enfant.|c la croyais au moment ou je me suis adressée au CRSSS de Longueuil ainsi qu'au CLSC et au CSS de mon patelin pour protéger les droits d'un enfant ne d'une mère déficiente intellectuelle.Partout je me suis heurtée à des paroles, des réponses qui m'ont laissé anéantie.On me répondait à Longueuil: «Il nous faut attendre que l'enfant subisse des sévices «voyables» avant d'intervenir.» Et les services psychologiques alors?Le CLSC s'en remettait à son grand frère de Longueuil, tout en regrettant que la loi 24 soit si mal faite.C'est bien beau ce principe du respect des droits de l'enfant, mais ce ne sont que des voeux pieux s'il n'est pas appliqué.Quand je lis les beaux principes de la loi 24 («tout comportement compromettant le développement mental ou émotif ou quand sa santé est menacée par l'absence de soins appropriés.») et que je me heurte à cette loi, c'est moi qui me sens débile! |e me croirait en pleine jungle.Des juges ont refusé de ligaturer ces mères débiles.D'autres juges vont-il se lever et empêcher que des bébés soient les victimes de ces folles décisions d'adultes (.)?Marguerite CHEVRIER Montréal \t\t m\t\t 394, Laurier ouest, Montréal 273-2484\t\t Arts et spectacles B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI S JANVIER 1987 Warren «SUm» Williams (a gauche.Ingrid Stitt) PHOTO ARMAND TROTTIER.LA PRESSE Maîtres brasseurs de funk Tchukon a présenté au Spectrum un gros party d'amis ALAIN BRUNET collaboration spéciale Samedi soir au Spectrum: un party de remerciements pour les fans.avant la grande invoice.Car Tchukon en a termine avec les shows a Sb.50.Un peu touilles au départ, les maures brasseurs du funk montréalais ont su créer un climat des plus effervescents.Premiere d'un show qui va se roder pour ensuite magnétiser le pays entier, avant de hriser les frontières.Du funk, encore du funk.On a .mssi eu droit a d'autres textures: un p'tit reggae technologique, un blues assez cochon, un très beau chant gospel ( rappelons que la chanteuse Kat Dyson s'est sou-vcnl associée au Montreal lubila-lion (iospel Choir), on rappe par-ci par-la.on a du fun.Surtout pendant la deuxième partie du show.la premiere était tout de même énergique mais un tantinet constipée.Normal.lorsque ça laii un an que tu n'as fait que de la télé et du studio, il faut reapprendre rapidement a habiter lu scene.et ajuster la sonorisation.On a eu droit a une musique qui révèle un niveau instrumental plus eleve que la très grande majorité des groupes américains a tendance rhythm'n'blues/ funk.Quelques bonnes passes plus jaz-zées s'insèrent à merveille dans cette musique pop.en général très bien rendue.La section rythmique (Roberts/Fisher) forme une entité extrêmement solide, appuyant le jeu des trois solistes.Soulignons le talent énorme de Kat Dyson, dont les puissantes cordes vocales n'ont d'égal que celles de son propre instrument.Excellente guitariste de rock noir; l'aura d'Ilendrix plane quelque part.Puis la présence presque irréprochable du grand Slim, qui est en quelque sorte le showman du groupe; son grand corps se déhanche sans problème, ses grandes pattes manient fort bien les claviers, sa grande grande gueule lâche un soul indiscutable.Et que dire du jeu assuré de la grande blonde aux saxes alto et soprano?Du bien.Ingrid Stilt manie les tuyaux selon les grandes tendances du jazz-fusion (Mike Brecker en tète ).et ce avec goût.On a aussi présente au public le tout premier clip de Tchukon, Fatal Attraction, pas particulièrement terrible.De bonnes scenes musicales.désamorcées par une scène de lit des plus melos.dommage, car il s'agit là d'une proline! ion a grands moyens.Ça devrait tout de même pogner.Lu somme, l'événement tenait du très gros party pour les amis de Tchukon.avant que la forma-lion ne vogue vers les très grosses lignes.Les remerciements fusaient, le groupe semblait très reconnaissant face à un public qui a découvert cette bande afro-américaine sur les petites scenes de la region métropolitaine.Une intimité qui tire à sa fin.Même le v.j.de Much Music, Michael Williams, était sur les planches à la fin du show pour convoquer le rappel; un peu trop insistant, le monsieur.Mais il s'agit là d'un rituel courant chez les shows afro-américains.Pensez au m.c.de lames Brown, qui nous exhorte à vénérer le godfather of soul à chacune de ses représentations! D'ailleurs c'est la célèbre Sex Machine de lames Brown qui a constitue le clou du rappel.Super! L'ère Glaciaire à New York 500 objets illustrant la première culture humaine ili lu Prisse Canadienne Trois cents objets façonnes durant l'ère Glaciaire, actuellement exposes a New York, donnent au visiteur une petite idée de ce que furent, voila 500 siècles, les balbutiements île l'art.Organisée au Musée d'Histoire naturelle de la vile, l'exposition « Grottes sombres, visions claires : lu vie en Lu rope à l'ère Glaciaire » rassemble plus de 300 objets, dont une centaine d'oeuvres d'art, témoignant de la premiere forme de « culture » de l'Humanité.L'ancêtre de l'homme a commence à tailler lu pierre voilà deux millions d'années, mais c'est au cours de l'ère Glaciaire, entre 35 000 et 10 000 ans avant notre ere.que de nouveaux matériaux et de nouvelles techniques font leur uppurition.Ainsi, l'ivoire, l'os, le bois et même les fibres végétales, utilisées dans la fabrication de cordes, entrent dans lu fabrication des outils.Cette période voit également la naissance de l'art puisque l'intérêt utilitaire se double souvent d'un début de recherche esthétique.« Dans les sites néandertha-liens les plus récents (au tout début de l'ère Glaciaire), l'homme commence, de toute évidence, à se poser de* questions sur les fos- siles, les coquillages et les cristaux de roche », explique Randall White, anthropologue et organisateur de l'exposition.« Les objets rares et de forme caractéristique commencent à intriguer », ajoute-t-il.La plupart des objets issus de celte période viennent d'Espagne ou du sud-ouest de lu France, qui apparaissent comme les zones les plus hospitalières en cette période de glaciation.Environnement Une véritable savane recouvre alors la région, peuplée d'une foison de bétes à cornes, poursuit M.White.La chasse est, de ce fait, particulièrement favorisée et les populations se déplacent avec le gibier.La plupart des restes de cette époque ont été découverts dans des niches rocheuses qui servaient de refuges de chasse temporaires.La plupart de ces gites sont orientés plein sud et se situent à proximité d'un cours d'eau oit venait s'abreuver le gibier.L'exposition met en scène l'évolution assez rapide des motifs, de simples entailles dans des.outils en os donnant bientôt lieu à des représentations imagées de cerfs ou de chevaux.Un des sujets les plus prisés par les artistes est la femme, généralement parée d'atours imposants, symbolisant la fertilité.Une des pieces maîtresses de l'exposition demeure la « Venus de Lespu-gue ».une statuette de 15 cm, gravée dans une defense de mammouth et prêtée par le Musée de l'Homme de Paris.La peinture apparait à peu près au milieu de l'ère, atteignant des proportions d'expression et de mouvement impressionnantes, comme en attestent les peintures murales de Lascaux ou d'Altami-ra, dont des reproductions sont également exposées.Représentant pour la plupart des scènes de chasse, ces oeuvres ont été retrouvées dans des grottes trop profondes pour avoir été-habitées.On leur a parfois prêté des significations rituelles ou religieuses, bien que rien ne permette de l'affirmer : « Nous pouvons en apprécier la beuuté et le degré de technicité, mais pas la signification », déplore M.White.Le son semble également avoir joué un rôle dans ces cérémonies rituelles, comme en témoigne une flûte en os vieille de 30 000 uns, avec laquelle le flûtiste |clc Alterna a enregistré la musique qui sert de fond sonore à l'exposition.À la fin de l'ère Glaciaire, la savane se transforme en forêt, la chasse devient plus difficile, et la culture disparuit.Elle rejaillira 5 000 ans plus tard au Moyen-Orient, entre l'Euphratc et le Nil.JEAN D'ORMESSON Une affaire de famille planétaire LOUIS CMANTICNY collaboration spéciale Là-haut, dans le ciel crépusculaire ennuagé de mauve, la lune trainc ses voiles de deuil.Oui, Pundora est morte.Ah ! levez-vous orages désirés, que mugissent au pied de la falaise les vagues écumantes de fureur, et que le vent du large ramène les souvenirs qui feront brûler l'Histoire aux feux des petites ! Qui réve ainsi sur la terrasse d'une villa à San Miniato dans la nuit toscane ?Qui est ce narrateur dont la chevelure et la cape ondoient dans le vent ?Qui est l'auteur de ce début de roman dont toutes les capitales du monde.130 personnages et 150 ans d'histoire tissent la trame ?François-René d'Orme-briand, lean de Chatcaumes-son ?se demande François Nou-rissier.A la silhouette qui se précise dans le clair de lune, au timbre de voix que le vent porte, le lecteur attentif croit reconnaître le petit-fils de Sosthène.l'inoubliable grand-père de Ples-sis-lez-Vaudreuil dont lacques Dumesnil a immortalisé le personnage dans la série télévisée il'Au plaisir de Dieu.« Oui.c'est bien lui.ou si vous préférez, c'est bien moi.en ce debut du Vent du soir», répond lean d'Ormesson émergeant d'une mer de paperasse dans son bureau à l'Unesco.Le dernier des Plessis-lez-Vaudreuii a vieilli.Réfugié en Toscane sur celte terrasse d'une villa où il terminera ses jours, il berce des souvenirs mélancoliques et quelques remords pénibles, jamais n'est-il parvenu à se pardonner de n'avoir pu.faute de moyens, sauver des nouveaux-riches le château ancestral.Cet episode du roman est authentique, dit-il, sauf que Plessis-lez-Vaudreuil s'appelle Saint-Far-geau.et que Sosthène.mon grand-pere fictif, est en réalité ma mere, qui dut se résigner à mourir ailleurs que dans ses meubles et la chambre à coucher de ses aïeules.Un roman planétaire « |'ai édifié phrase a phrase le château imaginaire du livre pour que ma mère, malgré tout, ait encore un refuge où rêver.|c n'avais pas réussi à lui garder son passé ; il était tout naturel que je lui en crée un autre et que je le lui offre en échange pour y ranger ses souvenirs.« Au sujet du roman, laissez-moi vous conter une anecdote, qui en dit long sur l'idée que se font les lecteurs de nos écrits.Une dame d'âge canonique se présente au cours d'une réception et me dit, la bouche pincée : \u2014 l'ai bien connu votre famille, et je m'explique assez mal de ne pas avoir vu dans votre livre votre oncle Wladimir.un homme si charmant.\u2014 Madame, je n'ai pus ruconte l'histoire de mu famille, c'est une fiction, lu plupart des personnages sont inventés.\u2014 Inventés !, s'écria-t-clle.l'air scandalisé.Et moi qui croyait que vous aviez tellement de talent.» « Dans la même veine, vile cette autre anecdote, l'écris met romans au crayon, et je deviendrais malade d'angoisse s'il m'arrivait de le perdre.Ce détnil est important pour ma petite histoire.Autrefois, lorsqu'on demandait à ma fillette ce que faisait son papa, elle repondait : quand il écrit très vile avec un stylo, c'est un roman.« Bref, excusez cette digression, je tenais à ce que le dernier des Plessis-lez-Vaudreuil-d'Or-messon se retrouve dans ce gros roman, dont Le Vent du Soir cl 7'ous les hommes en sont tous sont les premiers tomes de In trilogie.Ce romun représentait au départ une entreprise hasardeuse, démesurée, et peut-être même se révèlera-t-il au-dessus de mes moyens.L'idée du roman total, planétuire, m'habitait depuis longtemps.Dans Au plaisir de Dieu, je me suis limite a l'histoire de ma seule famille.romanesque.Dans cette trilogie, j'élargis ma famille à celle de l'humanité dont je suis effectivement issu.|e remonte à ses racines, dans quatre continents, à partir de la fin du 19c siècle lorsque les diverses parties du monde commencent de communiquer entre elles.|e tente donc de raconter l'histoire de cette famille planétaire sur fond de l'Histoire et des événements qui ont bouleversé notre existence : la révolte des Boers en Afrique du Sud et des boxers en Chine ; les révolutions russe et mexicaine ; la Grande Guerre, et celle d'Espagno; la montée du communisme, du fascisme.» Une gageure pour le moins hasardeuse, en effet.Tous les grands noms de la critique française se sont essayés à définir cette trilogie unique : roman sy-neptique (F.Nourissier); polyphonie planétaire (A.Peyrefit-te); un magnifique chant du monde (|.M.Rouart) ; gigantesque étoile de mer ( F.Xenakis) ; épopée espace-temps (A.Brin-court ).Quel chemin parcouru depuis les petits livres légers du debut jusqu'à cette oeuvre colossale en panavision.« Une oeuvre qui prend singulièrement du poids de titre en litre », écrit Poirot Delpech dans Le Monde.Mais d'autres ont crié «casse-cou » et parlé de « gageure intenable ».Pourquoi, en effet, courir de tels risques ?Le nouveau roman emmerde «C'est en prenant le risque d'écrire La Gloire de l'Empire que je me suis arraché de l'ornière de mes débuts et ai obtenu mon premier succès.Par ailleurs, le roman français est en crise.L'une des raisons, c'est la pluie de ces romans théoriques, dits de laboratoire, où il n'y a pas de héros, ni personnages, aucune histoire.Le public s'en est dégoûte, d'autant plus que le genre romanesque renouvelé explosait partout ailleurs, aux Etats-Unis bien entendu depuis Faulkner et Hemingway, mais surtout en terres étrangères jusqu'alors inconnues, le Brésil.l'Argentine, le Mexique, et Cuba avec l'énorme Carpentier.Disons-le franchement : à l'exception de quelques dévots, le nouveau roman a emmerde le public.«l'ai donc voulu, en lui donnant une nouvelle forme, revenir à un roman où il se passe des choses, où il y a même du suspense, avec des personnages passionnés, et j'espére passionnants.L'amour, la haine, l'attrait du pouvoir, les séductions de la fortune, les guerres, les révolutions, le terrorisme, et la mort.Roman-feuilleton, diront sans doute les beaux esprits ?le m'en tape, passez-moi l'expression.Et que tous mes derniers romans aient etc des best-sellers, je ne m'en excuserai pas auprès de ceux qui jugent vulgaire ou fasciste tout livre qui se vend à plus de 300 exemplaires.Le déclin de l'empire romanesque « Quoiqu'il advienne, je me demande souvent si le roman ne brille pus de feux d'uutant plus vifs qu'ils seraient les derniers.L'épopée était liée à la féodulité, la tragédie à la noblesse, comme le roman est lié à lu bourgeoisie et à la lutte du proletariat contre lu bourgeoisie.Que cette dernière soit en plein déclin, aucun doute possible.Entraincra-t-elle le roman dans sa chute?Mais il y a plus grave : au-delà du roman et de ses avatars, si c'était toute la littérature qui s'acheminait lentement, avec encore des eclairs et parmi quelques triomphes, vers cette fin inéluctable qui attend, un jour ou l'autre, tout ce qui est ne de l'homme ?» \u2014 « Si.comme vous l'avez écrit, la littérature n'est rien d'autre que te bon usage des catastrophes, elle devrait survivre et prospérer même en noire époque de crises et de drames.» \u2014 « C'est par le style seulement que les lettres comptent quelque chance de survivre.» \u2014 « Le style Chateaubriand-d'Ormesson, avec un zeste de Marcel Proust et une pincée d'Alexandre Dumas ?» \u2014 « Ah ! mon cher vieux vicomte.Lorsque jetais très jeune, je désirais eperdument écrire, mais j'étais persuade que je n'y arriverais jamais, l'ai commence par lire.Proust \u2014 à quatorze ans \u2014 je me suis ennuyé.Ensuite j'ai lu Chateaubriand en classe, Atala.Le Génie du christianisme, quelle barbe ! A vingt ans, j'ai relu \u2014 et adoré \u2014 Proust.Et comme Proust adorait Chateaubriand, et s'en inspirait, je découvre à sa suite Les mémoires d'outre-tombe.Coup de foudre.Mais on ne porte pas impunément un culte à de tels modèles.Comment même entretenir l'idée d'écrire après eux ?Vous connaissez bien entendu le cri de Flugo : Chateaubriand, ou rien ! Dans mon cas, c'était : Chateaubriand, ET l'roust, ou rien.l'ai donc triche : si vous lisez attentivement mon oeuvre, vous reconnaîtrez \\'Enchanteur sous un masque ou sous un autre, un détour, à la chute d'une phrase.» Le vent souffle de plus en plus fort sur lu terrasse de San Miniato.Pandora est morte.Laissons lune le narrateur à ses souvenirs et aux orages qu'ils soulèvent.Jean D'Ormesson f A t EN PROLONGATION POUR LEFÊTES ! LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 5 JANVIER 1987 Mosquée millénaire découverte au Kenya Heater NAIROBI ¦ Des archéologues ont découvert sur la côte kenyane les ruines d'une mosquée datant d'un millier d'années, ce qui en fait le plus ancien vestige de la culture islamique en Afrique de l'est, a annoncé le directeur des recherches d'archéologie côtièrc au Musée national du Kenya.M.Richard Wilding.La mosquée, qui remonte aux environs de l'an 930 de l'ère chrétienne, se trouvait parmi les restes d'un petit établissement commerçant de l'Ile de Paie, près de la frontière somalienne.Il s'agit d'un petit édifice rectangulaire reposant sur des fondations de pierre, qui a été découvert au-dessous d'une mosquée plus tardive.La découverte est due à une équipe de l'Université d'Oxford dirigée par le Dr Mark Horion, et les fouilles se poursuivent.L'établissement abritait une petite communauté de commerçants composée pour l'essentiel de noirs de la région, mais sans doute aussi de quelques négociants arabes originaires du sud de l'Arabie, a précisé M, Wilding.Les chroniques anciennes du monde arabe signalent des visites emas s C epardieu Montand fiât fc* ftSSl PARISIEN 2 ¦ 12:05-ï:ÎO-«:»O-7:0O-»:20 Z Le PARISIEN _© 480 STE CATHERINE O H6* J»06 m PARISIEN 3 1:lS-3:l5-5:l5-7:l5-»:iS GREENFIELD 3-L AVAL 3-VERSAILLES S Dim Soiree 9:15 Sem 7:15-9:15 m] leGotor of Money PALACE < 12:15-2:30 «:«S-7:0O-9:15 KTEVEZ MOOREl WISDOM m (ItAfJtM*.ISTI*rUl*.M(M COMOH *tx>».\"MNN \u2022-, W«W Century Foi PALACE 5 12:55-3:05-5:15-7:25-9:35 KENT 2 Dim 12:55-3;05-5:15-7:2S-9:35 Sem 7:25-9:35 DORVAL 300A« OORVAL 631 «MU, PALACE 3 12:«5-2:55-5;05-7:1S-»:25 DORVAL» Dim 12:45 2:55-5:05-7:15-9:25 Sem 7:15-9:25 Mosqùito Coast .,« PLACE DU PARC ÎSrS «M do l*IK 844 LE CINEMA-DU PARC 1 Dim 12:0O-2:20-«J:«0-7:10-9:«0 Sem 7:10-9:M de commerçants sur la côte est-africaine dès les premier et deuxième siècles de l'ère chrétienne.M.Wilding a cependant déclaré que l'établissement de l'ile de Pate constituait à ce jour la plus ancienne preuve archéologique de leur présence dans la région, les autres sites les plus anciens que l'on connaisse datent de la fin du Xe siècle et du Xle, a-t-il ajouté.BIENTÔT à l'affiche JUMPING JACK FLASH on version Ironçane 37°2 le Matins melo -T H E- MISSION lHJICXXBVSTBg^ JQMMroroOU* STEREO G1! YORK 1 7:10 2:10 S:00 7:?0-»:«0 LAVAL 1 Dim 1 2:70 2:»0 5:00 7:20 »:«0 Sem 7:20 »:H0 DIASE JESSICA SISSY KEATOS LAXGE SPACEK \\L4i.Le NOM de la RQSE *then'|,eof™e\"ose Un film de JEAN-JACQUES ANNAUD Version fronçoise de M..|G\" iSAMSHEPARDm'd*' PARISIEN 1 1:1b «.20 7:00 »:35 VERSAILLES 3 Dim 1:45-4:20-7:00-9:35 Sem 7:00-9:35 Version originale ongloise SKESSSIÊÊil \u2014 I II II \"l IIH \u2014 o 1:15-3:50 >:30-9:05 HI LOEWS 2 !S™.« 12:«S-3;00-S:10-7:20-»:30 Version française ¦M ' BU VERSAILLES PlACf VERSA*ICS 353 7860 \\l GREENFIELD PARKjli WUJOW IAV Hffll Ail f,/l My«i E PARISIEN 1 1:25-3:25-5:25-7:30-9:35 VERSAILLES 1-LAVAL «-GREENFIELD 1 Dim 1:25-3:25-5:25-7:30-9:35 Sem 7:30 5:3sJ Version anglaise au PALACE mm: cm.**rK\\ Vernon own* LAVAL 2 tNMNjftMfW Dim 12:00-2:20-4:46-7:00-9:20 > Version originale anglaise' < Sem 7:00^9:20 Heartbreak Ridge iHi70IVIIVI§] 'lt\\âu\\9!'WF* \u2014 In\"IrTiM isJTH*TT^nrT*t^5igiM»^r^ffff*l*lffTT^^»M» PALACE 2 12:l5-2;35-4:55-7:15-9:35 VERSAILLES (DORVAL 3 Dim 12:15-2:35-4:55-7:15-9:35 Sem 7:15-9:35 SIX HvVK ?1\"olh> suHfo] * PRESENTATION IMPERIAL 12:00-2:20-4:40-7:00-9:20 VERSAILLES 2-DORVAL 1 Dim 1 2:00 7:20 «:'J0 7:00 9:20 Sem 7:00-9:20 Ifs Enfants du Silence 12:35 2:15 3:55-5:35 7:15 9:00 (version française de CHILDREN OF A LESSER GOD'il Version anglaise' ¦*r^ff^TTr\"*r^wia PARISIEN 5 12:30-2:40-5:00-7:15-9:301 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022{ Version originale anglaise au PLACE DU PARC LOEWS 4 12:0O 1:50-3:40-5:30-7:20-9:10 FAIRVIEW 2 Dim 12:00-1:5» 3:40-5:30-7:20 9:10 Sem 7:20 9.10 THE GOLDEN CHILD The Morning After ê mr LOEWS 3 1:IS-3:20-5:20-7:30-9:4S KENT 1 Dim 1:15-3:20-5:20-7:30-9:45 Sem 7:30-9:45 L LAVAL ^ CENTHf LAVAL 6M 7'7t> DORVAL 2SOA* DC«V»L &31 8186 PLACE DU PARC 357S fa» do PARC (.44 .1471 LOCWS 1 12:35 2:45-4:55-7;0O-9:05 VERSAILLES 4 LAVAL S DORVAL 2 Dim 12:35-2:45-4:55-7:00-9:05 Sem 7:00-9:05 DU PARC 2 du 2 au 7 janvier Dim 12:35-2:45-4:55-7:00-9:05 Sem 7:00-9:05,, 70m m rrii idolaystërST HÛRR0RC ¦S5ÊSSBSMÊ l^rW/llll.'ifïTa^f^ ^ PALACE 1 12:15-2:10-4:OS-t:00-7:SS-9:SO .FÀfRVIEW 1-GREENFIELD 2 Dim 12:1S-2:10-4:05-C:00-7:5S-9:50 Sem (:00-7:55-9:5oJ M Tous les MARDIS 3 VUE* admission: mmmu Cinémas VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION CHOIX DÉMISSIONS 20:00 O ® ÛTJ \u2014 Laurier Deuxième de quatre épisodes.On rencontrera Henri Bourassa ce soir.20:00 LS \u2014 «The Steele that wouldn't die» Le retour de Remington Steele.Avec Pierce Bros-nan et Stephanie Zimba-list.21:00 GD \u2014 «Footloose» Une comédie musicale de 1984 où il est question d'une petite ville du Kansas où le rock est interdit.22:00 (S \u2014 NBC News White Paper Un reportage sur les enseignants américains.Intéressant pour ceux qui veulent savoir s'ils travaillent plus fort et sont mieux considérés (et payés) que les nôtres.00:00 09 \u2014 «La meilleure part» Un des derniers films de Gérard Philipe.Signé Yves Allégret.Gérard Philipe CE CD O CD CE Œ> 09 09 (s es CB 09 18 h 30 Montréal ce jw(18h) TheN«w(18h) Nightly News Newswatch (18h) Le Moooe (18Ji) Le Monde (18h) Newsline (IMt) Wortd NMITOM0M Le Bulletin de 16h30 Cawe-téte Puise (1!h) Let Nouvelles du 13 Tètè-teivice World News Tonight FtbletQratnForatt Newthour (18h) Business Report 19 h 00 Le Clan Campbell CBS News M.A.S.H Country Report Peau de banane Peau de banane Entertainment Tonijht New Newtywed Game Le Clan Campbell Peau de banane Entertainment Tonight Le Clan Campbell Quotidienne (19ti2t) Three's Company Profiles of Nature L'Heureux Retour Busmen Report 19 h 30 Poivre et sel Hollywood Squares Wheel ot Fortune The Raccoons L'Or du temps L'Or du temps Live It Up New Dating Game Poivre et sel L'Or du temps Live It Up Poivre et tel Questions d'argent Benny Hiii Magic Shadows Vermont Report Ennuis de Marie The MacNeH/Lehrer Newthour (39 Chiffres lettres Aujourd'hui la vie: A vH (18h5
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