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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1987-01-06, Collections de BAnQ.

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[" Informations nationales LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 6 JANVIER 1987 Marine Industrie acquerra Versatile cette semaine Ottawa annoncera aussi la construction d'un traversier de $135 millions à Lauzon MAURICI JANNARD Du bureau de LA PRESSE OTTAWA Apres plusieurs mois de négociations difficiles, Marine industrie prendra possession cette semaine des chantiers maritimes du Québec de la société Versatile Corporation.Selon les informations obtenues hier par LA PRESSE, le cabinet du ministre fédéral de l'Ex- pansion industrielle régionale.Michel Côté, a dû travailler durant toutes les vacances de Noel pour mettre au point les derniers détails de la transaction.Sans une assistance financière fédérale, Marine Industrie ne peut acquérir les installations de Lauzon et de Montréal appartenant à la société de Vancouver.Par la même occasion, Ottawa annoncera, tel que promis par le ministre Côté, le début des tra- vaux au chantier de Lauzon pour la construction d'un traversier d'une valeur de $135 millions pour le compte de CN Marine.Un porte-parole.de Marine, M.Ican-Philippe Testé, a déclaré hier que la complexe transaction sera finalisée normalement cette semaine.« Il n'y a rien qui retarde dans le moment cet accord et vous aurez des nouvelles très bientôt », a affirmé M.Testé.Ajoutant à cet écho, le député fédéral de Levis, Gabriel Fontaine, a indiqué que des développements sont attendus dans les prochains jours.M.Fontaine qui ne connait pas encore tous les éléments de l'entente a souligné par contre que le gouvernement fédéral aura une contribution importante.C'est le 10 octobre dernier que Marine Industrie, une filiale de la SGF, annonçait une entente de principe avec la Versatile.Toute- fois, à l'examen des livres de Versatile, la situation financière de cette dernière s'est révélée plus désastreuse que prévue, retardant ainsi un accord final.De son côté, Ottawa a voulu s'assurer que le constructeur maritime de la côte du Pacifique soit en mesure de lui rembourser les prêts qui lui ont été avancés précédemment.Versatile a obtenu un prêt de Bois d'oeuvre : une entente faite à nos conditions, insiste Pat Carney D'après la Presse Canadienne Le ministre fédéral du Commerce international.Patricia Carney, est d'avis que l'entente canado-américaine sur les exportations de bois d'oeuvre vers les USA est la meilleure qu'Ottawa ait pu conclure dans les circonstances.Lors d'une conférence de presse a Vancouver après un séjour de deux semaines à Hawaii, Mme Carney a ajoute que cette entente avait été négociée aux conditions exigées par le Canada, et qu'il ne s'était aucunement agi d'une capitulation comme le prétendaient les députes libéraux et néo-démocrates de Colombie-Britannique au Parlement, et même le chef de l'opposition |ohn Turner.M.Turner a qualifié cet accord de dangereux précédent et d'empiétement des États-Unis sur la souveraineté canadienne.Par contre les premiers ministres de l'Alberta et de l'Ontario ont a nouveau manifesté leurs reticences hier à propos de cet accord, qui prévoit une surtaxe de 15 p.cent appliquée par le Canada sur le bois d'oeuvre expédie aux États-Unis.Le premier.Don Getty, Don Getty, affirme que la decision d'Ottawa ne sera acceptée par sa province que si elle fait par-tic d'un accord fédéral provincial.« Nous ne serons pas partie à un marché canado-américain qui impose une taxe sur une ressource provinciale ».a déclaré M.Getty aux journalistes.Pour sa part, M.Nelson Riis, député NPD de Kamloops.a affirmé que l'entente signifiait la ruine d'une bonne partie de l'industrie canadienne du bois d'oeuvre.La surtaxe, qui entre en vigueur jeudi, a pour objet d'éviter l'imposition de droits d'importation qui avait été exigée par les producteurs de bois américains.Ces derniers avaient fait valoir que le bois canadien était injustement subventionné par des droits de coupe provinciaux trop bas.La surtaxe sera maintenue jusqu'à ce que les gouvernements provinciaux aient augmenté leurs droits de coupe d'une valeur équivalente.M.Adam Zimmerman, président du Conseil des industries forestières et de la société Mac-Millan Bloedcl.a soutenu que le gouvernement avait cédé aux pressions de Washington.Pat Carney hier a Vancouver, à son retour de vacances d'Hawaii.A sa droite, le chef négociateur de l'accord Don Casmpbell et le chef du caucus conservateur de Colombie-Britannique, Ted Schel-lenberger.« Nous leur avons livre notre souveraineté, et nous venons de causer la ruine de notre industrie forestière ».a-t-il dit.Pour M.Getty, toute taxe imposée sur une ressource provinciale doit résulter d'un accord fédéral provincial, et l'Alberta n'acceptera aucun marché qui ne repose pas sur ces prémisses., Le premier ministre a laissé entendre que son gouvernement « prendrait d'autres dispositions » si un tel accord ne peut être conclu.Il s'est refusé toutefois à en préciser la nature.Commentant de son côté l'une des dispositions de l'entente canado-américaine.selon laquelle les quelque $600 millions recueillis par la surtaxe seront distribués aux provinces mais ne pourront être remboursés aux entreprises forestières, le premier ministre de l'Ontario.David Peterson, a affirme qu'ainsi, les centaines de travailleurs forestiers du nord de l'Ontario qui ont perdu leurs emplois ou les perdront sous peu du fait de cette surtaxe n'avaient aucun espoir de jamais les recouvrer.« Non seulement abandonnons-nous à un autre Etat souverain nos ressources et nos politiques fiscales, mais nous lui cédons également, en un sens, notre développement régional et nos politiques d'emploi.C'est un précèdent extrêmement dangereux ».a conclu M.Peterson.520 millions pour construire le premier traversier Caribou de CN Marine.Il lui reste à payer une somme de $5 millions au trésor fédéral.La transaction entre Marine et Versatile est évaluée à près de $60 millions.Aux prises avec un déficit élevé.Versatile doit vendre les actifs du Québec pour rembourser ses dettes.Au cours des 18 derniers mois.Versatile a encouru un déficit de $100 millions.Ses deux principales activités, la fabrication de machinerie agricole et la construction navale, sont dans un piètre état en raison de la conjoncture internationale.Le chantier de Lauzon enregistre une perte de $1,5 millions par mois et les activités maritimes a l'ancienne Vickers de Montréal sont presque au point mort.On s'attend à ce qu'Ottawa avance un prêt de $30 millions à Marine Industrie pour démarrer les travaux du Caribou II, à Lauzon.Plus tard, le gouvernement canadien pourra être en mesure d'octroyer au chantier de la Davie un contrat pour la construction de deux frégates dans le cadre du programme TRUMP.Les deux autres frégates de ce programme seraient construites au chantier de Marine Industrie à Sorel.Pour les installations navales à Montréal.Vickers poura partager un contrat avec le chantier de Lauzon ou même espérer obtenir des contrats de sous-traitance pour la construction du fameux brise-glace Polar 8, navire devant assurer la souveraineté canadienne dans l'Arctique.Versatile compte sur ce contrat pour reprendre vie sur la côte ouest.Encore en fin de semaine, le vice-premier ministre.Don Ma-zankowski.a subi de fortes pressions de tous les milieux économiques de la Colombie-Britannique pour que le Polar 8.qui serait le plus puissant brise-glace au monde, soit construit sur la côte de Pacifique.Mais avant de donner ce contrat à Versatile Corporation.Ottawa veut être certain de l'avenir financier de la société.La vente à Marine Industrie de ses deux chantiers du Québec n'est qu'une première étape qui permettra à Versatile de remettre de l'ordre dans ses finances.Pluies acides: Reagan paiera.pour des études Presse Canadienne WASHINGTON Le président américain Ronald Reagan a soumis lundi un budget qui propose de consacrer, l'an prochain.$287,1 million ( US ) à un programme de recherche de méthodes moins coûteuses de réduction des pluies acides.Le président a expliqué que les méthodes actuelles sont trop coûteuses et pourraient entrainer la perte de milliers d'emplois dans les m i nés et les secteurs con nexes.En présentant ce budget au Congrès américain, pour l'exercice fiscal débutant le 1er octobre 1987, le president estime qu'il remplit la promesse faite au premier ministre Brian Mulroney, l'an dernier, de donner suite aux recommandations d'émissaires spéciaux sur la question des pluies acides.Les $287,1 millions comprennent $199,1 millions alloués à un programme de développement de dispositifs anti-pollution, mené par le département américain de l'Energie, et $88 millions pour des recherches dans d'autres départements, y compris l'Agence américaine de protection de l'environnement.De façon générale, ce budget Le parti de Rhéaume se fait du muscle avec le débat linguistique Les adhésions au Parti indépendantiste ont crû fin 86 et 25 associations de comté ont été dûment constituées Les remous linguistiques des derniers mois ont eu des retombées positives pour le Parti indépendantiste : les adhésions s'y sont multipliées fin 86, permettant du même coup d'assainir la situation financière de la formation.Selon le chef du PI, Gilles Rhéaume, le parti a quadruplé son membership entre avril et décembre dernier.Celui-ci est passé de 300 à I 200 membres en règle.Cela lui a permis d'éponger sa dette de $6 000, et même d amasser une réserve de $3 000.La reprise du débat sur la langue explique en bonne partie cette remontée, au dire de M.Rhéaume, « On note une forte poussée de l'intérêt chez les jeunes et dans la région de la Vieille capitale, précisait-il hier.Nous avons maintenant des militants dans les 122 circonscriptions du Québec, et 25 associations de comtés dûment constituées.» Le parti dispose désormais de ses propres locaux, publie son journal (Le Pays) six fois par an, s'apprête à imprimer son programme et prépare un colloque sur l'indentité nationale.Son plan d'action pour la nouvelle année sera dévoilé la semaine prochaine, et ses dirigeants, MM.Rhéaume, Denis Monière et Pierre de Bellefeuille, misent aussi là-dessus pour accroître la présence du parti sur l'échiquier politique.Sus au PO Les leaders indépendantistes avaient convoqué la presse pour reprendre des accusations maintes fois formulées contre le Parti québécois, à savoir que celui-ci est devenu une formation fédéraliste comme les autres et sur laquelle Pierre Marc lohnson exerce une « mainmise totale » : « Il a mis ses pions partout », déplore M.Rhéaume.Ce qui l'amène à affirmer que le « PQ est cliniquement mort » et que son congrès de juin, où son nouveau programme commencera ;i prendre forme, sera un congrès « paqueté ».On y verra bien sûr, dit-il, certaines' manifestations d'impatience de la part de militants, quelque tollé.Mais tout le monde va rentrer dans le rang, croit le chef du Pl.Son président, Pierre de Belle-feuille, se demande pour sa part « s'il y a des gens qui réfléchissent au PQ.Et si oui, le chef les écou-te-t-il ?».Un document déposé juste avant Noél par le Parti québécois et dans lequel on lisait que la souveraineté passait au rang de « meilleure solution » assortie d'« associations librement consenties avec nos voisins» a de nouveau soulevé l'ire du Parti indépendantiste hier, mime si les éléments fondamentaux de ce document avaient déjà été dévoilés à l'automne.ne signale aucun changement significatif d'attitude de la part de l'administration Reagan.Il sera vraisemblablement adopté par le Congres, qui a déjà manifesté plus d'enthousiasme que la Maison-Blanche à l'égard du financement de programmes de lutte contre les pluies acides.En réalité, la plus grande partie de cette somme a déjà été approuvée par le Congrès et mise de côté en prévision de son allocation future.Dans son message à l'intention du Congrès, le président Reagan a expliqué qu'il préférait poursuivre les recherches, parce que les Américains, a-t-il dit.ont le droit d'avoir des preuves de l'efficacité des méthodes de réduction de la pollution, méthodes très coûteuses.La mise en application des technologies de depollution exis- Reprise des négociations chez les fonctionnaires Presse Canadienne QUÉBEC Les négociations reprennent aujourd'hui entre le gouvernement et le Syndicat des fonctionnaires provinciaux du Québec (SI PQ) qui regroupe 45 000 membres.Quand ces discussions ont été suspendues, avant Noél, le président du SFPQ, M.lean-Louis Harguindeguy, soutenait que l'écart entre les parties était inférieur à $5 millions.Quant aux autres groupes de syndiqués avec lesquels l'État n'a pas conclu d'entente avant les Fêtes, le calendrier de la reprise des pourparlers reste à être fixé.Au Conseil du trésor, on affirme cependant qu'une entente a été conclue avec la Centrale de l'enseignement du Québec dans le dossier des 85 000 enseignants du primaire et du secondaire.À la CEQ, on confirme seulement une entente sur les clauses normatives, mais pas sur les salaires.Une porte-parole de la CEQ, Mme Hélène Gilbert, explique Sue les salaires de tous les syn-iquès représentés par sa centrale sont discutés à une même table de négociation et qu'à la suspension des rencontres, avant Noél, une somme de $10 millions, répartie sur deux ans.séparait encore les parties.Cet écart tient cependant pour une large part à la volonté de la CEQ de corriger certaines « discriminations salariales » dont sont surtout victimes depuis 1982 certains hauts salariés qui se retrouvent surtout chez les membres du Syndicat des professionnels du gouvernement, lequel est lié à la CEQ par une entente de services.Il n'y a donc pas accord sur les salaires à la table de la CEQ.comme on l'affirme a la centrale, mais la rémunération des enseignants de niveau primaire et secondaire pourrait bien être convenu entre les parties comme on l'indique au Conseil du trésor.Ces négociations sur les salaires devraient reprendre dans les prochains jours.Reste aussi à régler du côté de la CEQ le dossier des enseignants de cégeps et celui des erofessionnels oeuvrant dans » cégeps.La négociation sur les clauses normatives des conventions collectives de ces deux groupes devraient reprendre cette semaine.La CSN représente aussi une partie des professionnels des cégeps.Dans le réseau des affaires sociales, les salariés cadres membres de la CSN sont également encore à la recherche d'un accofc*.tantes pourraient coûter entre $3 et $9 milliards par an, et menacer jusqu'à 80 000 emplois, a affirmé le président Reagan.Le gouvernement canadien réclame depuis des années que Washington entreprenne de réduire les émissions de produits toxiques comme l'anhydride sulfureux, à l'origine des précipitations acides qui affectent les deux côtés de la frontière.Pawley, « porteur d'eau», Presse Canadienne WINNIPEG Le gouvernement d'Ottawa devrait rejeter un rapport qui recommande que Montréal fasse l'objet d'un traitement de faveur qui l'aiderait à redresser son économie en déclin, a affirmé le premier ministre du Manitoba, M.Howard Pawley.«Ce rapport n'augure rien de bon pour la Confédération, a lancé M.Pawley.Si on concentre ainsi tous les activités majeures à Montréal, nous ( du Manitoba et des autres régions ) ne serons plus employés qu'à couper le bois et à puiser l'eau.» Rendu public en novembre par un comité de 16 membres, le rapport recommande que les contrats de secteurs clés de la haute technologie soient adjugés i Montréal et que des sièges sociaux fédéraux y déménagent.Pour réaliser un bon nombre des 86 recommandations quit contient, Ottawa devra assurer un soutien financier, adopter des lois spéciales et consentir à accorder un traitement de faveur à la région de Montréal. B2 LA PRESSE.MONTRÉAL, MARDI 6 JANVIER 1987 Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president éditeur Michel Roy éditeur adjoint Claud* Crave) directeur 6t I information Jean-Guy Dubuc éditorialiste en chef Éditorial Année orageuse pour le commerce de20b uand les Américains se fâchent, ils disent volontiers: «No more Mr.Nice Guy !» C'était clairement leur attitude en fin d'année quand Washington a imposé un droit de douane pour cent sur certaines importations européennes.Le ministre français du Commerce extérieur a répondu que la Communauté européenne ripostera «oeil pour oeil, dent pour dent ».L'année 1987 s'annonce orageuse sur le plan du commerce international.Le tarif américain ne frappe que des importations valant $400 millions, soit moins d'un demi pour cent des achats américains auprès de la Communauté européenne.Les produits visés sont toutefois de nature à blesser les Européens dans leur orgueil : gin britannique, cognac français, vin blanc allemand, endives belges et olives grecques.Le gouvernement ne cherche pas à paralyser le commerce transatlantique mais à amener les Européens à examiner avec un peu plus d'empressement les griefs américains.En l'occurrence, Washington voudrait que la Communauté européenne accorde une compensation plus complète pour perte d'avantages commerciaux suite à l'entrée de l'Espagne et du Portugal dans le Marche commun.L'adoption de la politique agricole européenne par ces deux pays ferme, a toutes fins utiles, leur marché aux céréales américaines.Selon les règles du GATT, la Communauté européenne doit compenser les Etats-Unis.Une question aussi minime pourrait, sans doute, être réglée avec la lenteur qu'affectionne la Communauté européenne, sans déranger le commerce international.Or, Washington ne peut pas se permettre une telle nonchalance, car le déficit commercial de 1986 atteindra un nouveau record.Si le gouvernement ne s'empresse pas de faire respecter les intérêts commerciaux américains, le Congrès, dont la réaction est souvent imprévisible, pourrait s en charger avec une main très lourde.L'accord sur le bois d'oeuvre a fait comprendre aux Canadiens que le gouvernement américain doit se montrer intransigeant s'il ne veut pas se laisser déborder par toutes les tendances protectionnistes qui peuplent la scène politique américaine.La pression du déficit commercial et de la politique interne des Etats-Unis est mauvaise conseillère.Le gouvernement américain reagit aux événements et agit à la hâte ; il ne peut donc plus faire preuve du \u2022 leadership \u2022 éclairé auquel on est habitué depuis 40 ans.Quoiqu'ils continuent à chercher une libéralisation du commerce mondial, les Etats-Unis ne peuvent plus afficher la même magnanimité qu'autrefois.Leur déficit est accablant et ils sont devenus le pays le plus endetté au monde.D autres pays doivent prendre la relève.Le Japon et d'autres pays de I Asie de l'Est doivent prendre des mesures pour mieux équilibrer leur commerce extérieur.L'Europe doit moins se soucier de construire son unite interne et davantage s'ouvrir au monde.Dans cet affrontement de titans, le Canada joue forcément un rôle de second plan.Il doit, cependant, utiliser toute son énergie pour que les négociations du GATT aboutissent à une nouvelle liberalisation du commerce mondial.Les grands blocs économiques peuvent a la rigueur se payer une guerre commerciale; pour le Canada et pour tant d'autres pays, même s'ils ne sont pas parmi les combattants, une guerre commerciale amènerait la noirceur d une nouvelle depression.Frédéric wacniere Chine de toutes les énigmes Les manifestations des étudiants chinois, commencées à Shanghai, étendues ensuite à d'autres villes, dépassent le cadre étroit des écoles et universités.Le mouvement de contestation est relie a des remous plus profonds, moins apparents, dans les milieux proches du pouvoir politique lui-même.Des mystères persistent néanmoins.Les interrogations se résument a la proposition suivante: à qui profite l'agitation?Ce qui a beaucoup frappé l'opinion publique, hors du territoire de la Republique populaire de Chine, en tout cas, c'est le caractère en quelque sorte bon enfant et des manifestations et de la réponse des autorites.Jusqu'ici, la répression est loin d'avoir pris l'aspect d'une reaction sévère de la part de la police.Cette mansuétude est d'autant plus frappante que la délinquance ordinaire, le vol a la tire et les comportements publics désordonnés sont facilement punis de mort.Autre expression de bonhomie: la facilite avec laquelle les médias occidentaux ont pu filmer les défilés dans la rue.Dans ce comportement des autorités on tient peut-être un premier élément d'explication.Les étudiants demandent une plus grande liberté d'information et d'expression et des moeurs politiques mieux accordées à la démocratie.Dans le souci de ne pas choquer l'opinion occidentale, le gouvernement et son chef, Deng Xiaoping, s'accommodent provisoirement d'une conduite en principe incompatible avec la dictature du prolétariat.Car Deng Xiaoping veut attirer sur son territoire les investissements étrangers et apprivoiser la technologie occidentale.Il lui faut donc montrer patte blanche.Lors de sa visite aux États-Unis en 1978, Deng Xiaoping a été fasciné par un phénomène et rebuté par un autre.L'avance de l'Amérique dans tant de domaines lui a permis de mesurer le retard de la Chine, retard qu'il souhaite corriger par l'importation de recettes qui ont fait le succès des nations les plus avancées.D'un autre côté, il rejette pour son pays ce qui lui est apparu comme l'anarchie caractéristique de la société américaine.Cette double perception a inspiré la démarche de Deng Xiaoping, accueillant face à la technologie moderne et à certaines formes de libéralisme économique, mais réservé vis-a-vis des moeurs et de la culture étrangères.Comme le Numéro un a lui-même inspiré un mouvement d'ouverture, les revendications de la jeunesse peuvent lui fournir des.arguments et le convaincre que le peuple veut effectivement une' dose plus généreuse de démocratie.Ce n'est qu'une hypothèse.Car les éléments les plus conservateurs au sein du gouvernement et son chef lui-même peuvent en venir à penser que les dissidences trop bruyantes menacent un système dont la vraie nature n'a pas changé.Alors que le 15 décembre le Quotidien du peuple hésitait a juger comme hérésies bourgeoises les idées de liberté et de démocratie, les dénonciations de l'idéologie «bourgeoise* apparaissent de nouveau.Le pouvoir personnel de Deng, qui, a plus de 80 ans, reste populaire, ne semble pas menacé.Mais sa succession pourrait provoquer des convulsions annonciatrices de mauvaises surprises pour les Chinois et pour tous ceux qui ont cru qu'un tournant avait été irrévocablement pris.CuyCORMIIR DROITS RESERVES TRIBUNE LIBRE Une campagne contre le jouai M.Ican-Guy Dubuc Éditorialiste en chef Monsieur, ¦ On parle bien ou mal par simple mimétisme.Familial ou social.Vous avez bien raison: le français de l'école reflète celui de la rue, de la famille, des ondes, de la télé surtout.Le grand scandale actuel : les émissions prétendument humoristiques qui nagent dans le gros jouai.La tele, par ses vedettes bien-aimées.crée la norme.On parle comme les vedettes.Les humoristes étrangers ne recourent pas à cette fiente linguistique pour nous faire rire.(.) Les Leclcrc, les Vi-gneault, les Lapointe et tant d'autres passent leur message ici et ailleurs sans trahir leur accent.En toute fierté.Tandis que d'autres.?Une campagne de fierté sur la qualité de la langue ne serait-elle pas aussi valable que les luttes actuelles sur la loi I0I?Le loi I0I ! Bravo! Mais aurait-elle comme effet secondaire pervers, de joualiser le français?Qui prendra le bâton de pèlerin?Rendre le français séduisant.Le jouai dans la chambre à coucher, passe encore.Mais à la lélé, à l'Assemblée nationale?C'est aussi grave que l'alcool au volant.Pour l'avenir de la race.Ça mériterait sans doute une amende de l'OLF.Sévère, après avertissement.Fernand ALIE Montréal À l'heure de la loi 101.¦ La compagnie Sperry Group International Inc., de Toronto, vend au Québec des montres digitales a cristaux liquides.Le mode d'emploi se lit comme suit: Le temps au présente an hour, minutes et secondes Réglage du temps: \u2014Poussor brièyainent la bouton le main de secondes se rcmes à zéro.(Si los secondes dépass ent initialement ce 50 secondes, je main del minutes avance automatiquement d'une minute di a ce procède).\u2014Tenir le bouton poussé, la main de secondes suite du zéro, (angle que los mains de minutes et d'Heures commençant à courir, fiche le bouton aus que l'heure souhaites est indiqués, et votre on-tre est régile.)e crois qu on peut tirer plusieurs enseignements de ce bref passage.En premier lieu nos étudiants du secondaire V ont encore bien du chemin à faire: ce n'est pas avec une seule petite faute par dix mots qu'ils vont arriver à écrire des textes aussi riches en inventions orthographiques.Et après ça on voudra qu'ils soient a la hauteur des standards de l'entreprise! En deuxième lieu, l'estime des Torontois à l'égard des Québécois est certainement très élevée.Ils nous considèrent capables de régler nos montres sans la moindre instruction comprehensible, un exploit qu'apparemment leur clientèle- anglophone est bien incapable de réaliser puisqu'elle dispose d'instructions parfaitement bien rédigées en sa langue.En troisième lieu, et quoi qu'en disei.t ces instructions, je doute fort qu'a la fin de l'opération «notre montre (soit) re-gilc» et que «l'heure souhaites (soit) indiqués».Ce qu'on risque plutôt, c'est que l'aiguille franchisse le cap du 60, laisse en plan le tOl.atteigne le I40, voire le I42.Bien malin qui l'empêchera alors de «se remes à zéro».Ce qu'il faudrait voir arriver, c'est au contraire l'heure d'arrêter le mépris dont le français est l'objet.Paul BERNARD Résolutions pour 1987 ¦ En ce début de I987, nous voila en train de préparer de nouvelles resolutions.Mais qu'avons nous fait de celles de I98b?Même l'ONU n'a pas réalisé sa resolution principale durant «l'Année de la paix»: prévenir la guerre entre les nations du inonde.Il y a présentement cinquante guerres qui font rage sur le globe.Les gouvernements mondiaux dépensent un million de dollars pour chaque minute de chaque jour.Et ils emploient soixante millions de personnes.De plus, beaucoup de nos voisins ne connaissent pas la chaleur d'un foyer, l'amour d'un réveillon avec la famille et les amis, la joie d'un repas chaud.lésus nous rappelle que nous devons aider notre prochain.Il a toujours prêché et surtout démontré l'amour et la charité.(.) Nous devrions prendre deux résolutions pour l'an prochain : lire la Bible chaque jour et aimer notre prochain.R.A.DESJARDINS Toronto Victoire pour les aveugles ¦ Les habitues du métro de Montréal auront sans doute remarqué que l'annonce verbale des stations est devenue chose courante à travers tout le réseau.Le Regroupement des aveugles et amblyopes du Québec, section Montréal, qui réclamait ce service depuis dix ans, tient à remercier la STCUM et la Fraternité des chauffeurs d'autobus et opérateurs de métro pour leur collaboration.Conscients que rien d'important ne s'acquiert dans la facilité, nous encourageons le public à la patience.La STCUM nous assure que les techniques de diffusion dans les wagons ne cesseront de s'améliorer.(.) Ouant a nous, la tâche est loin d'être terminée en vue dune adaptation complète du transport en commun aux besoins des personnes handicapées.Vous verrez.La présidente Michelle BRÛLÉ Contre la peine de mort ¦ |e souhaite de tout coeur qu'on ne rétablisse pas la peine de mort au Canada, pour les raisons suivantes: La peine de mort n'a aucune valeur dissuasive.Depuis son abolition en 1976, les crimes violents ont légèrement baissé.La peine de mort ne protège pas les policiers et les gardiens de prison et plusieurs métiers sont bien plus dangereux.La peine de mort présuppose qu'un meurtrier ne peut pas se réhabiliter, ce qui n'est pas le cas.La peine de mort n'offre aucune possibilité de retour * en arrière en cas d'erreur judiciaire.La peine de mort repose sur le principe moralement inacceptable qu'il est normal de se venger.Jean-Claude CACNIER Montréal Un livre en «franglais» A Madame leanne Sauvé Madame, ¦ À la suite de la sortie du livre Dear World: Cher monde que vous avez parrainé, nous aimerions vous exprimer notre étonnement de voir votre signature à la préface de ce livre bilingue.Nous appuyons, comme vous, le projet humanitaire de GEMS (Global Ed / Med Supplies) pour des provisions et l'entraînement médicaux aux pays en développement.Cependant, nous ne pouvons accepter la médiocrité de ce livre en «ifranglais», qui est une insulte profonde à tous les francophones.A titre d'exemple nous reproduisons intégralement le texte d'une jeune francophone de Toronto représentatif de tous les textes français (?) de cet ouvrage.« Qeulque choses dans l'autre dessins sont un peu difficile a controller, mais le pollution pourrait être controller, les feux, les accidents d auto et les personnes sous.» (p.26) Les remerciements aux nombreuses personnes et sociétés Ïui ont appuyé le Projet des nfants Canadiens et la présentation sont également dans un français incompréhensible.Des soixante-douze personnes et organismes remerciés retenons des signatures aussi prestigieuses que: Flora McDonald et Jean Charest (Office of the Minister of State for Youth) du gouvernement canadien, tous les ministres provinciaux de l'Éducation, Air Canada, l'Association des éditeurs canadiens, Pierre L'Espérance, McDonald's Restaurants, la Société des éditeurs de manuels scolaires, Pierre Tisseyre, etc.Le battage publicitaire entourant la parution de ce livre nous angoisse un peu: publicité dans Chatelaine (numéro de décembre), Maclean's, Time, Reader's Digest, Britannia, etc., une présentation dans les plus importants journaux, tournée canadienne de Ben Wicks (concepteur et directeur) accompagné des enfants dont les travaux apparaissent dans Dear World: Cher monde, etc.Nous craignons que tous ces éléments réunis n'encouragent l'achat de ce malheureux produit d'un projet par ailleurs admirable.Enfin, permettez-nous.Madame, d'être surprise de lire dans votre préface que vous soyez «fière de la contribution de ces jeunes».Ginette CUINDON et Hélène CHARBONNEAU Bibliothécaires Hommage au «Bon Pilote» Monsieur Gilles Lafleur, Président du «Bon Pilote» Cher monsieur, ¦ le viens par la présente témoigner ma reconnaissance aux bénévoles de votre organisme.À plusieurs occasions, j'ai eu recours à vos services en vous demandant de me trouver un lecteur bénévole pour m'enre-gistrer des documents sur cassettes.Inutile de dire que sans cette aide précieuse, combien de fois je n'aurais pas pu obtenir certains renseignements qui m'ont aidé a me familiariser avec d'autres handicapés.De plus, je vous ai fait parvenir les feuillets pour transcription.C'était la première fois que je vous demandais ce genre de travail et la personne qui les a transcrits l'a fait d'une manière professionnelle.Le travail de vos bénévoles profite à tout près de 150 personnes; c'est actuellement le nombre de handicapés visuels qui reçoivent notre journal.(.) Cilles ROC H lournal «Nouvelles éclairs» Conseil canadien des aveugles Lettres courtes, S.V.P.¦ Les lettres sous cette rubrique doivent être courtes.Elles doivent Inclure signature, nom complet, adresse et numéro de téléphone.LA PRESSE ne peut s engager à toutes les publier.Les adresser à: Tribune libre, LA PRESSE, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y 1K9. LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 6 JANVIER 1987 B3 Marcel Adam Du prétendu «gouvernement des juges» l'instar de plusieurs autres arrêts de nature constitutionnelle, le récent jugement de la Cour d'appel du Québec qui déclare inopérante la partie de la loi 101 obligeant à n'afficher qu'en français, a alerté tous ceux qui appréhendent le jour où notre société sera regie par le judiciaire plutôt que par le législatif, où ce sont les juges qui feront les lois et non plus les élus.Que d'enormités ont été proférées à l'occasion de ce jugement par ceux qui redoutent l'État judiciaire comme d'autres se méfient de l'Etat policier ou totalitaire.Le chef péquiste Pierre Marc lohnson a donné le ton en commentant le jugement en ces termes: «Les trois millions de personnes qui votent au Québec a tous les quatre ans n'élisent pas des juges mais des politiciens.C'est à la législature québécoise de concevoir la politique linguistique du Québec.» Cet argument sophistiqué ne surprend pas venant d'un politicien.Mais je m'etonne que des observateurs sérieux tiennent le même propos.C'est l'adoption de chartes des droits et libertés aux niveaux provincial et fédéral qui fait redouter l'évolution de notre société vers «le gouvernement des juges».Ces chartes ayant pour but de garantir les droits et libertés des citoyens en limitant les pouvoirs des parlements et des gouvernements, l'arbitrage des tribunaux dans des causes dites de charte a pour effet pratique de leur faire jouer un rôle politique en jugeant de la portée ou de la validité des lois soumises à leur examen à la lumière des principes généraux contenus dans ces documents.Était-il sage de modifier notre système politique de manière à faire jouer aux tribunaux, comme aux États-Unis, un rôle important dans le processus politique?La question n'a aujourd'hui qu'une valeur académique.le sais cependant que l'adoption des chartes québécoise et canadienne a fait consensus aussi bien dans la province que dans le pays.À part quelques exceptions, tout le monde y a vu un progrès de civilisation, un raffinement de notre système démocratique.Or vouloir une charte des droits et libertés c'est vouloir que les pouvoirs et prérogatives des pouvoirs législatif et exécutif soient limités, et qu'en cas de litige entre l'État et le citoyen, ce soient les juges qui aient le dernier mot.Dans le cas qui nous occupe c'est à la lumière des chartes canadienne et québécoise que la Cour d'appel a déclaré caduques les dispositions de la loi 101 qui obligent à n'afficher qu'en français.On peut apprécier la qualité du jugement, trouver faible ou forte l'argumentation qui le fonde, mais on ne peut logiquement reprocher aux juges de faire ce que la loi les oblige à faire.Semer le doute sur la légitimité démocratique de l'intervention du judiciaire dans des problèmes politiques, c'est laisser entendre que les tribunaux agissent d'eux-mêmes, en vertu d'un pouvoir politique qu'ils auraient usurpé non seulement des élus mais du peuple lui-même.Ce qui est un non-sens absolu.l'évoquerai ce que disait, il y a quelques mois, à ce propos, dans le périodique français L'Express.jean-Claude Casanova, selon qui «l'expression gouvernement des juges en appelle à une mystérieuse et menaçante puissance, condamnable par essence».Quand on parle de «gouvernement des juges» on pense ordinairement à la Cour suprême des États-Unis qui dispose d'un large pouvoir de censure des lois en vertu de la constitution.«Si les juges ont été parfois conservateurs, écrit M.Casanova, ils n'ont jamais été tyranniques.Et ils n'ont jamais gouverné, quoi qu'on dise, les Etats-Unis.Ils ne peuvent rien contre une réforme constitutionnelle; et, pour l'essentiel, ils n'ont pas entravé le travail des législateurs et l'action des présidents.» Et quant à la légitimité démocratique dont le législatif serait détenteur en vertu de sa souveraineté, mais non le judiciaire, M.Casanova remet les choses en place.Le Parlement n'est pas souverain.Il est un délégué du souverain, c'est-à-dire les citoyens.Mais ceux-ci ne lui ont pas délégué tous les droits qui leur sont propres, mais seulement la fonction législative.Comme tout délégué le Parlement doit pouvoir être contrôlé.Par la Constitution, le souverain (le peuple) a confié au judiciaire une des armes de ce contrôle: le pouvoir de vérifier la conformité des lois à la Constitution (ou, en l'occurrence, à la Charte des droits et libertés).« Nul ne devrait s'en plaindre, de conclure M.Casanova.Le pouvoir judiciaire est encore le moins dangereux des pouvoirs.» Pierre Vennat Du concret, s.v.p.a Commission d'enquête sur les services de santé et les services sociaux publiera, d'ici quelques semaines, son rapport sur la premiere phase de ses travaux.Axé sur les enjeux et la problématique du système, le rapport de la commission, présidée par M.lean Rochon, devrait faire la synthèse des travaux effectués cette année et proposer des solutions à apporter au réseau socio-sanitaire du Québec.L'on se plait à répéter que notre système est «un des meilleurs au monde», comme l'écrivait d'ailleurs l'agence Presse Canadienne à la veille du Nouvel An.Il est évident pourtant que tout n'est pas parfait.On n'a pour s'en convaincre qu'à suivre l'actualité.À la veille du Nouvel An.LA PRESSE, comme les autres médias montréalais, faisait écho à l'engorgement de la salle d'urgence de la Cite de la Santé de Laval.Il y avait là 74 personnes qui s'entassaient dans les corridors, faute d'avoir pu trouver de chambre.Plusieurs lacunes étaient identifiées.Tout ce qu'il manquait, c'est la volonté politique de les régler.C'est ainsi par exemple qu'on expliquait que le problème était du au fait qu'une bonne partie du personnel était alors absent ou en vacances et ne pouvait être remplacé complètement par des employés travaillant sur appel.L'engorgement à la Cité de la Santé est chronique, car l'hôpital manque de lits.Il ne dispose que de 311 lits pour les 280000 habitants de Laval.Sur ce nombre.50 sont occupés par des patients à long terme.Le gouvernement a donné son accord de principe pour agrandir l'hôpital.Qn espère une subvention de $30 millions pour ajouter 200 lits.Dans le meilleur des cas, le projet ne sera pas réalisé avant quatre ou cinq ans.Le problème décelé à Laval à la veille du Nouvel An n'est pas unique.En novembre, notre consoeur Huguette Roberge parlait de «scène d'horreur» à l'urgence du Centre hospitalier Maisonneuve-Rose-mont.Depuis quelques années, de tels reportages sont fréquents et pas seulement dans la région de Montréal.Le changement de gouvernement, en décembre 1985, n'a pas réglé le problème.Le Québec a une population qui vieillit et qui, partant, est davantage susceptible d'avoir besoin de services sociaux et de soins de santé.Durant les années 60.on a construit à prof usion des écoles au Québec, dont certaines, d'ailleurs, sont maintenant désertes.Aujourd'hui, il est temps de songer à se doter de ressources de santé suffisantes, surtout dans les villes de banlieue qui ont poussé autour du Montréal métropolitain dans les années d'après-guerre et où les jeunes couples d'hier sont devenus les retraités d'aujourd'hui.La Commission Rochon devra recommander des solutions concrètes à ces problèmes.Il est évident, par exemple, qu'il n'est pas normal qu'il y ait tant de malades chroniques à la Cité de la Santé de Laval.Un hôpital spécialisé devrait y être construit.De même, l'accord de principe donné pour l'agrandissement de l'hôpital devra être transposé dans les faits le plus tôt possible.Surtout si, comme on le prétend, il faudra quatre ans avant que l'on puisse compter sur ces nouveaux lits.Il faut également que l'on trouve une solution à ce problème des «congés» qui privent les hôpitaux de personnel à certaines périodes de l'année.On s'alerte, avec raison, lorsque les employés d'hôpitaux font la grève.La situation n'est pas plus acceptable, pour les patients, quand ces employés partent en congé tous en même temps.Le président du Comité provincial des malades, M.Claude Brunei, écrivait dans LA PRESSE d'hier qu'on ne remplace pas une infirmière ou un préposé aux soins le moindrement initié comme on remplace un empaqueteur de boites de souliers ou le pompiste d'une station-service.La Commission Rochon ne devra donc pas hésiter à recommander au besoin des amendements aux conventions collectives.Plus que tout, cependant, le gouvernement Bourassa devra faire preuve de courage et d'esprit de décision.Il ne faudrait pas que le rapport de la Commission Rochon soit condamné à dormir sur les tablettes, comme ce fut le cas, ces derniers temps, pour trop de rapports de commissions ou de comités d'étude, tant à Québec qu'à Ottawa.Lysiane Gagnon UBREOPINION Substituer à la grève un mécanisme de règlement Voici la deuxième partie d'une lettre ouverte que M.Claude Brunei, président du Comité des malades, adressait le II décembre aux présidents de la FTQ et de la CSS.CLAUDE BRUNIT C'est dans un souci de respect des droits des soignants sans préjudice envers les droits des soignés que nous avons fait de longues démarches afin de trouver des éléments de solution au problème de la grève dans les services de santé.Nous n'avons jamais demandé le retrait pur et simple du droit de grève, mais son remplacement par un mécanisme de règlement des conflits qui tienne compte du droit des malades tout en étant équitable envers les employés.Est-il vraiment illusoire de pen- ser qu'un jour le recours à la grève, dans les services de santé, sera supplanté par le recours à une formule d'entente qui évite de pénaliser des personnes innocentes et étrangères au conflit?Au risque d '.voir l'air d'un misérable naïf, je me permets d'espérer qu'il est possible à un chef syndical de votre envergure d'accepter, dans la meilleure tradition syndicale, la mise à l'essai d'un mécanisme de négociation moins injuste et plus humain.En 1979, le Comité provincial des malades s'est mis à la recherche d'un mécanisme de remplacement de la grève, bien que nous ne disposions que de ressources humaines bénévoles très restreintes.Grace à nos efforts, nous étions en mesure de présenter à la commission parlementaire de septembre 1981 une solution de rechange à la grève: L'OFFRE FINALE.Essentiellement, en vertu de cette for- LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTÉE, 7, rue Saint-Jacques, Montreal H2Y1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de «LA PRESSE» et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSE sont également réserves.\u2022Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400.« Port de retour garanti.RENSEIGNEMENTS 285-7272_ ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 a 18h.RÉDACTION 285-7070 PROMOTION 285-7100 COMPTABILITÉ Grandes annonces 285-089Z Annonces classées 285-6900 ANNONCES CLASSÉES Commandes ou toilettions lundi au vendredi de Mi.*17K 285-7111 GRANDES ANNONCES Détaillants 285-7202 National, Tête-Presse 285-7506 Vacances, Voyage» 285-7265 Carrières et professions, 285-7320 mule, les parties doivent négocier de bonne foi, et si, après plusieurs étapes de conciliation et de médiation, elles n'arrivent pas à s'entendre, elles soumettent leurs propositions sur les points litigieux à un arbitre qui doit choisir les propositions de la partie qui lui paraissent les plus valables, a la lumière des critères fixés par les élus du peuple, sans y apporter AUCUNE MODIFICATION.Cette partie a donc intérêt à faire en sorte que ses propositions soient retenues par l'arbitre.Le choix de l'arbitre se fait à partir d'une liste de personnes spécialisées et expérimentées.Généralement, on se base sur une formule qui combine le hasard et la participation active des parties, afin que l'arbitre soit le plus impartial possible et soit également perçu comme impartial.Lorsque nous avons eu des échanges de correspondance avec les autorités de plusieurs États américains concernant le mécanisme de L'OFFRE FINALE, on nous a indiqué que les deux parties étaient relativement satisfaites de cette formule.Et dans de nombreux cas, en raison de la forte pression que cette formule met sur les parties en vue de la négociation, les parties se sont entendues avant même d'avoir recours à l'arbitre de L'OFFRE FINALE.Si les centrales syndicales se donnaient la peine d'expérimenter pendant une période de 6 ou 9 ans une méthode de négociation qui exclut tout débrayage dans le secteur de la santé, elles verraient peut-être leurs efforts couronnés de dividendes, et ce serait tant mieux.Un tel engagement de votre part vaudrait peut-être aux syndicats de la santé, petit à petit, un appui extraordinaire des malades et de leurs parents et, par eux, de toute la population.Depuis des années, le Comité provincial des malades lutte contre la diminution du personnel soignant et la détérioration de la qualité des soins.Dans bien des cas, les coupures empêchent le personnel d'être à la hauteur de la mission de guérison ou de soulagement de la souffrance que l'on attend de lui.Malgré la gravité de ces coupures, les syndicats ne sont pas vus comme des intervenants responsables et crédibles lorsqu'ils causent une réduction massive de personnel en déclenchant la grève.Psychologiquement, pour les malades, il y a une grosse différence entre des coupures qui ont un impact diffus, indirect, partiel, et une grève dont les effets sont vite et fortement ressentis par les bénéficiaires.Lors des grèves de 12, 20 et 24 heures d'octobre et de novembre derniers, des patients ont dû rester au lit alors que leur seul exercice est de circuler un peu dans leur chambre et dans le corridor.D'autres n'ont pas été tournés ou changés dans leur lit aux intervalles prescrits pour éviter des dommages à la peau.D'autres ont reçu leur repas après deux heures de retard et d'autres n'ont pas eu leur repas du soir.Plusieurs ont été humiliés, choqués, déprimés, bouleversés de se voir imposer des contraintes et des préjudices qui auraient probablement fait l'objet de poursuites si des individus les avaient infligés à des syndiqués.Jm Vite, un visa ! Aux nouvelles du réseau CTV, dimanche soir, Sid Stevens de Sun Youth, l'infatigable ange gardien des sans-abri de Montréal, en perdait son sang-froid: douze « immigrés » turcs prétendant au titre de réfugiés venaient de lever le nez sur le dortoir qui leur était offert au Old Brewery Mission.Il ne restait plus de place à l'hôtel Europa, angle Drummond et Ste-Catherine, où les chambres sont remplies des dernières fournées de « réfugiés » se prévalant de la loi d'accueil canadienne, alors Sid Stevens et d'autres bénévoles les avaient amenés au Old Brewery Mission où d'innombrables errants montréalais, ces immigrés de l'intérieur, ont déjà trouvé refuge.Deux immigrés somalis ont accepté avec reconnaissance les lits qu'on leur offrait.mais les Turcs, en voyant le dortoir proposé, sont sortis en claquant la porte, retournant à l'hôtel pour exiger une chambre.Il n'y en avait pas, et nul ne sait où ni comment ils ont passé la nuit.Sans doute à marcher dans la ville.« Nous opérons depuis 1970, de commenter Sid Stevens, et nous n'avons jamais vu personne cracher sur notre aide, surtout pas des réfugiés.Si nos dortoirs sont assez bons pour nos propres sans-abri, pourquoi ne le seraient-ils pas pour les réfugiés turcs?.On aurait dit qu'ils voulaient rien de moins qu'un hôtel à cinq étoiles! » Au même bulletin de nouvelles, on voyait les types en question, de beaux grands gaillards dans la vingtaine, l'air insulté de touristes dont l'agence de voyage n'aurait pas respecté le contrat.Il n'est pas difficile de deviner le genre de propos que l'incident a dù déclencher chez les téléspectateurs.D'autant plus que le vase est en train de déborder.* * * Le Canada est probablement le pays au monde où il est le plus facile d'entrer illégalement: on n'a qu'à se dire « réfugié », ou victime d'une quelconque répression, et c'est au gouvernement à faire la preuve du contraire.D'ici à ce que les cas soient réglés ( et le processus est fort long, car les délais sont multiples et le nombre de « réfugiés » considérable ), les candidats sont admissibles à l'aide sociale, l'assu-rance-santé, etc.Or, comme Mirabel est la principale porte d'entrée de l'est du pays, c'est le Québec qui hérite d'une partie substantielle de l'immigration suspecte.et du fardeau financier que cela représente, à une époque où les budgets des services sociaux ne suffisent pas à combler les besoins locaux.On a vu, ces dernières années, des vagues en provenance du Portugal.L'été dernier, ce fut au tour des Tamouls.Cette fois c'est de Turquie que viennent les plus gros contingents de « réfugiés »: il en est arrivé près de 2 000 en moins d'un mois.Il y a évidemment des cas moins douteux que d'autres: dans le cas des Tamouls, et à plus forte raison dans celui des Chiliens, on peut au moins donner aux nouveaux arrivants le bénéfice du doute.Dans le cas des Portugais et des Turcs, cependant, on a toutes les raisons de croire qu'il s'agit d'immigrés « économiques », qui veulent simplement améliorer leur sort et contourner la filière normale.En ce sens, ils nuisent à la fois aux vrais réfugiés, dont le sort se trouve banalisé, et aux candidats à l'immigration qui respectent la loi canadienne et acceptent de se soumettre à la procédure normale à partir de leur pays d'origine.* * * Tout indique que des « rackets » sont à l'oeuvre dans divers pays pour profiter de la loi canadienne.Ces agences de voyage nouveau style extorquent à de pauvres villageois leurs maigres économies en échange d'un aller simple pour le Canada, où, leur promet-on, ils trouveront le gite et le couvert, en attendant de voir leur situation régularisée avec le temps, et, le cas échéant, de pouvoir faire venir leur famille.« Fausses informations », affirme le ministre de l'Immigration, M.Bouchard.Pourtant, la loi canadienne est si molle, qu'en fait, les promesses des « transporteurs » illégaux contiennent quelque vérité.La loi donne effectivement le bénéfice du doute à tous les nouveaux arrivants, indépendamment de la conjoncture politique de leur pays d'origine, et c'est le gouvernement canadien qui a le fardeau de la preuve, de même que l'obligation de subvenir aux besoins de cette population déplacée.Avec le temps, il peut fort bien arriver ce qui est déjà arrivé: devant la situation lamentable de ces immigrés sans statut, des Églises, des organismes de charité, toutes sortes de gens de bonne volonté, s'émeuvent, et réclament l'amnistie pour tous.Le ministre Bouchard laissait entendre lors d'une récente interview que le fardeau de la preuve pourrait être renversé, le candidat au statut de réfugié devant prouver lui-même qu'il est victime de répression politique.Il affirmait aussi que la procédure de clarification pourrait être accélérée.Nul doute que la loi devra être révisée.Mais cela ne pourra se faire avant plusieurs mois.Pourquoi ne pas imposer, en attendant, des visas aux pays qui sont les sources principales de l'immigration suspecte?Le Canada a déjà imposé des visas aux ressortissants du Portugal, d'Haïti, d'Inde et de plusieurs autres pays.Qu'attend-on pour agir dans le cas de la Turquie?Craindrait-on de froisser le gouvernement turc, qui est non seulement membre de l'OTAN mais également l'acheteur potentiel d'un réacteur Can-du?Si tel était le cas, à quoi servent donc les diplomates en poste à Ankara?N'est-ce pas leur rôle que d'interpréter les décisions gouvernementales de manière à ménager les susceptibilités et éviter les malentendus?* * * Il faut agir assez vite dans ce dossier, car la situation actuelle risque de provoquer dans la population une réaction contre les immigrants et contre le principe même de l'immigration.Or, le Québec, comme le reste du Canada, a besoin d'immigrants.Un pays a cependant le droit inaliénable de choisir ses immigrants.Il a également le devoir d'accueillir les réfugiés dont la vie serait en danger dans le pays d'origine.C'est une responsabilité morale dont le Canada ne s'est pas toujours acquittée: au plus fort de la répression nazie, de pleins bateaux de Juifs désespérés ont été retournés en Allemagne, et pas un Juif n'a été accepté à l'immigration canadienne.( Lire à ce sujet l'accablant constat dressé par le professeur Irving Abel la, dans « None is too many ».) Ces dernières années toutefois, les réfugiés ont été relativement bien accueillis.Le Canada, et particulièrement le Québec, a été l'une des terres d'accueil les plus généreuses pour les \u20ac boat people » d'Asie du sud-est.mais c'étaient de vrais réfugiés. Economie B 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 6 JANVIER 1987 Les trains de banlieue devront encore attendre: l'argent ira aux autoroutes pour Mirabel CilXMU GAUTMIBR Pour completer les autoroutes 13 cl 50 menant a Mirabel, Ottawa et Quebec utiliseront des omîmes d'argent qui avaient été mises de coté pour la modernisation des vétustés trains de banlieue de la région de Montréal.Les cabinets du ministre d'Etat au Transport à Ottawa, André Bissonnette, et du ministre des Transports du Québec, Marc-Yvan Côté, admettent qu'il y aura un transfert de fonds d'une enveloppe budgétaire à l'autre.Ils soutiennent aussi tous les deux que l'argent prévu pour le parachèvement des deux voies rapides avaient à l'origine été mis de côté pour compléter l'autoroute 13 et que les sommes avaient par la suite été affectées aux trains de banlieue.N'ayant pas ete utilisées, elles sont maintenant reaffectées au réseau routier.En annonçant sa décision sur l'avenir de Dorval et Mirabel il y a quelques semaines, M.Bissonct-te avait dit qu'Ottawa offrait de financer 50 p.cent du coût de parachèvement des deux autoroutes jusqu'à concurrence de $39 millions et que les sommes seraient versées en vertu d'une entente fédérale-provinciale «existante».La porte-parole du ministre fédéral.Anne-Marie lean, affirme qu'il s'agit de l'entente quinquennale sur les transports conclue en juillet 1985 par le prédécesseur de M.Bissonnette.Benoit Bouchard, et l'ex-ministre pequiste Guy Tardif.Elle explique que cet accord comportait plusieurs volets (routes, transport maritime et aérien, transport urbain, recherche et développement) et que les sommes peuvent être affectées à un secteur ou l'autre scion les priorités établies annuellement par les deux gouvernements.Cependant, le parachèvement de l'autoroute 13 ne faisait pas partie des priorités énoncées par les deux ministres dans le secteur routier lorsque l'entente a été annoncée le 8 juillet 1985, l'accent étant plutôt mis sur les infrastructures de la Côte-Nord, du Sague-nay-Lac-Saint-|can et de l'Abitibi.Au chapitre du transport urbain, la priorité était accordée au parachèvement de la gare intermoda-le de Québec et à la réalisation d'un ouvrage semblable à Trois-Rivièrcs.Rien de substantiel donc pour les trains de banlieue.On peut se demander si on n'utilisera pas plutôt des sommes prévues dans un accord fédéral-provincial d'avril 1981 qui portait spécifiquement sur les trains de banlieue et qui prévoyait une somme de $70 millions pour la modernisation des lignes Mont-réal-Saint-Hilaire, Montréal-Ri-gaud et Montréal-Deux-Monta-gnes.M.Bissonette déclarait en août dernier que des sommes de $48 millions avaient été engagées jusqu'alors dans divers projets en vertu de celte entente.Les lignes de Saint-Hilairc et Deux-Monta- gnes, qui utilisent des équipements datant d'un autre âge, font l'objet depuis plusieurs années d'interminables discussions et de multiples études.L'entente-cadre de 1985 prévoyait des investissements totaux de $170 millions, dont chaque gouvernement verserait la moitié.Une somme de $25 millions était dévolue à l'amélioration du transport urbain et $98 millions à l'infrastructure routière.Ottawa n'était pas en mesure de dire hier combien avait été dépensé jusqu'à maintenant.Mme |ean dit par ailleurs qu'aucun investissement majeur n'est prévu en 1987 pour les trains de banlieue.Le porte-parole de M.Côté, lean-François Normand, dit pour sa part que de «l'argent neuf» pourra éventuellement être consacré aux trains de banlieue si de nouvelles études, commandées récemment par le ministre, en viennent à la conclusion que des investissements seraient nécessaires dans ce secteur.Le prix de la tonne de fer poursuivra sa tendance à la baisse en 1987 La situation des mines de fer canadiennes continuera d'être difficile en 1987: des prix à la baisse et une production moins abondante.Retour au déficit pour le Canadien National en 1986 CUUDI PICHBR Le Canadien National accusera une « perte substantielle » en I986.la premiere en quatre ans.El l'année qui commence s'annonce tout aussi difficile.A plus long terme, par contre, l'avenir semble prometteur.C'est ce qu'a indiqué hier le président sortant de la société d'Etal.Maurice Leclair.Cette déclaration constitue en quelque sorte le dernier geste officiel de M.Leclair.bien que la date officielle de son départ fût le 31 décembre.M.Leclair quitte à la fois la présidence du Conseil d'administration et le poste de président et chef de la direction.A ce dernier poste, il est remplacé par Ron E.Lawless, auparavant président et chef de l'exploitation, tandis que la présidence du Conseil reste vacante pour le moment.Le président sortant attribue les mauvais résultats du CN, en I98b, a plusieurs facteurs : baisse des revenus dans le secteur ferroviaire, pertes subies dans la vente de CN Route ( la division de camionnage de la société ), coûts reliés aux indemnités de départ versées aux employés dans le cadre du programme de rationalisation, déficit des services publics offerts sans compensation.Le montant des pertes de l'exercice, qui vient tout juste de se terminer ( le 31 décembre ) ne sont pas encore connus.En 1985.la société avait terminné l'année avec un benefice de $117.6 millions, contre $242 millions l'année précédente.Le dernier déficit a été enregistré en 1982, alors que le CN perdait $223 millions.Pour CM les neuf premiers mois de l'exercice, la société enregistrait un maigre bénéfice de $18 millions.Le dernier trimestre aurait donc été particulièrement désastreux.Le transport ferroviaire, note M.Leclair.s'affaisc partout en Amérique du Nord, notamment devant la concurrence d'autres modes de transport.Le CN soit subir le contrecoup de la concurrence internationale qui touche les produits de ses clients traditionnels ( céréales, potasse, soufre, charbon etc.).En quittant son poste, M.Leclair se fait l'avocat d'un « nouveau CN, plus réduit, plus spécialisé, à la fine pointe de la technologie, répondant mieux aux besoins spécifiques du marché », et constate que des pas importants ont été accomplis dans cette direction, sous son mandat.En attendant, il dégage quelques cléments de l'exercice qui vient de se terminer : ¦ CN Rouie, qui a subi des pertes dépassant $108 millions depuis sa creation en 1983.a été vendue au secteur prive.Pour 1986.cette filiale accuse un lourd deficit de $75 millions.Cette perte est en grande partie attribuablc aux indemnités de départ des employés de CN Route, lors de la vente.¦ La politique de rationalisation du CN Rail a d'autre part entraîne de nombreux départs au sein du personnel, et les indemnités versées ont atteint $30 millions.Bien que certains départs doivent avoir lieu seulement en 1987, les coûts ont été comptabilisés à l'exercice 1986.¦ Le CN déclare aussi une perte considérables au chapitre des services publics imposés sans compensation.La société d'État est en effet tenue de fournir certains services déficitaires, et ce fardeau a entrainé.en 1986, des pertes de $50 millions.Le principal responsable est le service ferroviaire déficitaire de Terre-Neuve.¦ Les Entreprises CN, organisme qui regroupe les activités non ferroviaires du CN ( comme CN Communications, CN Hôtels, CN Exploration, CN Immeubles, et une quinzaine d'autres sociétés ), affiche par contre des résultats encourageants, même si leurs profits seront sensiblement inférieurs à ceux de l'an dernier.CAROLS THIBAUDIAU Le prix de la tonne de fer devrait decroitre d'environ 3 p.cent cette année, s'il faut en croire les observateurs de l'industrie.Cette baisse ne fera qu'accentuer la tendance amorcée il y a quatre ans : la tonne métrique de boulettes de fer.qui se vendait en 1983 $25.38 US sur le marché mondial, ne valait plus que $23,70 en 1986.Par ailleurs, les spécialistes du milieu s'attendent à une stagnation de la production, cl peut-être même à une certaine diminution.« Les affaires sont difficiles, il faut sans cesse trouver de nouveaux contrats, diversifier nos marchés.Mais l'industrie n'est pas encore en péril », soutient M.Pierre Daigncault, surintendant de l'exploitation générale à la Compagnie Minière Québec Cartier, à Mont-Wright sur la Côte Nord.L'ensemble de la production de fer d'Amérique du Nord décroit depuis la fin des années 70, et plus particulièrement depuis 5 ans, moment où le Brésil a ouvert ses nouvelles mines de Carajas.Il est depuis devenu le plus gros producteur au monde.Le minerai extrait des mines brésiliennes contient 60 p.cent de fer alors que celui de la Côte-Nord n'a une teneur que de 30 à 40 p.cent.La différence implique qu'il faut concentrer le minerai nord-américain avant la vente alors que les mines brésiliennes évitent cette étape.Le Brésil est également avantagé par des coûts peu élevés de la main-d'ocuvre et un climat plus clément que le nôtre.Diminution de la production en 1986 Au Québec, la production de fer se fait sur la Côte-Nord par la Compagnie Minière Québec Cartier ( qui appartient entièrement à U.S.X., anciennement U.S.Steel ).L'lron Ore, qui a fermé Shcffcrville il y a quelques années, et Wabush Mines, toutes deux majoritairement propriétés d'intérêts américains, sont actives au Labrador.Au ministère québécois de l'Énergie et des Ressources, on estime que le Québec a produit en 1986 13,2 millions de tonnes métriques de fer, soit une diminution de 11,2 p.cent par rapport à 1985.Les autres mines en Amérique du Nord se trouvent en Ontario ( production minime, moins de 5 millions de tonnes), dans le Michigan et dans le Minnesota.Ces mines vendent une grande partie de leur production au-dessus des prix mondiaux grâce aux ententes conclues avec leurs principaux MONTREAL\tTORONTO\tDOW JONES\tL'OR (NEW YORK)\tDOLLAR CANADIEN \u2022^11852,80^ | HM2) |\t^3087,70^^ | (+29,92 ) J\t^ 1971,32^* 1 (+44,01 ) |\t^$402,90^> | (+1.00) [\tj£ (at gaW +21 /100 1ZJ72,77 \t\t\t\t La Laurentienne porte à 23,5 % sa part dans Geoffrion, Leclerc Inc.La Banque IndoSuez en détiendra par ailleurs une part de 19,6% CLOUTTBR La Corporation du Groupe La Laurentienne achète 45 p.cent des actions du holding détenant le contrôle de la maison de courtage montréalaise Geoffrion.Leclerc Inc., pour un montant non dévoilé.C'est la décision d'Orner Veillet, ex-président du conseil de Geoffrion Leclerc, de vendre presque toutes ses actions dans la société de gestion qui permet à La Laurentienne d'augmenter sa participation dans la maison de courtage.De son côté, le président de Geoffrion Leclerc.Guy Desmarais, conserve 55 p.cent du holding détenant 58,9 p.cent des droits de vote dans « la plus importante maison de courtage du Québec ».H donnait une conférence de presse hier avec Claude Cas-tonguay, lacques Drouin et Robert Saint-|acqucs, respectivement président, vice-président executif et vice-président du Groupe La Laurentienne.Les deux associés se partageront donc ainsi le capital-actions de Geoffrion Leclerc: Guy Desmarais en possédera 26.5 p.cent contre 23,5 p.cent pour La Laurentienne.Celte dernière obtient toutefois l'option d'acquérir I00 p.cent du holding dans sept ans.Mais un autre actionnaire de grande taille fait son entrée, la Banque IndoSuez, filiale du groupe public français Compagnie financière de Suez.IndoSuez prend en effet, au prix de S12 millions, (9,6 p.cent du capital-actions total de Geoffrion Leclerc à la suite de l'acquisition de deux blocs d'actions de classe « A » vendus par la mutuelle d'assurance La Laurentienne et par la Royal Trust Bank, de Suisse.mois dernier, une série de transactions donnait à l'Ame-rican Express et à Cemp Investissements (le holding de la famille Bronfman) une participation de 49 p.cent dans l'important courtier McLeod, Young, Weir.Aux filiales de son «supermarché financier », La Laurentienne a aussi ajouté hier Gestion Geoffrion Leclerc.dans laquelle elle porte ses intérêts de 50 à I00 p.cent.Cette firme possède Placements Geoffrion Leclerc (fonds d'investissements) et Assurances Geoffrion Leclerc Malenfant.Changements importants en 1987 Guy Desmarais a déclare hier que l'industrie du courtage de valeurs mobilières connaîtra cette année ses changements les « plus importants de- \u2022 Supermarché financier \u2022 Le Groupe La Laurentienne et Geoffrion Leclerc réalisèrent une première en 1983 dans le décloisonnement des services financiers (achat de 9.99 p.cent du courtier).Ils récidivent maintenant en profitant de la nouvelle politique fédérale qui laissera le champ libre aux institutions canadiennes voulant acheter 100 p.cent d'un courtier à compter du premier juillet prochain.Le Corporation du Groupe La Laurentienne puis 25 ans.Les banques et autres institutions financières vont envahir le courtage.C'est un phénomène mondial.En un an.la Big Bang de Londres a touche tous les courtiers, sauf un ».L'internationalisation du marché financier explique par ailleurs l'arrivée d'IndoSuez.le sixième groupe français, oeuvrant dans 65 pays, avec 11 000 employés et $50 milliards d'actif.Par l'intégration de nombreuses institutions, comme la Banque d'Épargne, La Laurentienne veut profiter de la synergie et des economies d'échelle mais offre de plus en plus aussi le « one stop shopping » aux consommateurs.Le Groupe vendra par exemple toute la gamme des REËR (épargne-retraite) le mois prochain.De son côté.Geoffrion Leclerc pourra prendre de l'expansion au Canada, seul ou avec d'autres membres du Groupe, comme le Yorkshire Trust ou Eaton Financial Services.Claude Castonguay estime que les concurrents de son groupe intégré comprennent Trilon.le groupe Power et L'Industrielle-L'Alliance.clients, des producteurs d'acier, qui sont aussi leurs actionnaires.Cette dépendance envers leurs marches fait dire aux observateurs que si l'industrie du fer doit encore se rationaliser, elle le fera au détriment des usines américaines et ontariennes plutôt que des usines du Québec, mieux armées face à la concurrence internationale.Au Québec, les firmes visent de plus en plus le marché mondial.75 à 80 p.cent des clients de Compagnie Minière Québec Car- LA BOURSE tier sont en Europe.Autre exemple, une firme comme l'lron Ore, qui exportait au début des années 80 la moitié de sa production sur le marché mondial, en exporte maintenant les deux tiers ( au lapon, en Corée, etc.).En 1985, la production totale des usines d'Amérique du Nord ( Mexique exclu ) était de 87,6 millions de tonnes métriques.Le Brésil a produit cette même année 120 millions de tonnes, l'Australie 95,3 millions et la Suéde 20,3 millions.Wall Street commence l'année en lion Wall Street a commencé la nouvelle année en lion affamé et brise tous les records, les cours enregistrant la plus forte hausse en une seule journée et le Dow Jones atteignant de nouveaux sommets.Les acheteurs, de retour des fêtes et libérés des pressions fiscales de fin d aimée qui les incitaient à vendre leurs actions ont fait monter les titres toute la Journée.La moyenne des Industrielles de Dow Jones a brisé son vieux record de 43,41 points de hausse en une journée (établi le 3 novembre 1982) pour clôturer en progression de 44,01 points à 1 971,32 sur un virement de prés de 182 millions d'actions.L'indice a donc également dépassé le record de 1 955,57, établi le 2 décembre dernier.Les analystes du marché doutent cependant que la Bourse puisse soutenir longtemps cet enthousiasme du début de l'année, surtout lorsque les investisseurs examineront de plus prés les Indications fondamentales de l'économie.Pour la deuxième Journée consécutive, les titres en avance l'emportaient sur ceux en déclin, cette fois par 1 604 contre 165.Le marché de Toronto a suivi dans la foulée, son Indice composé «a«nant 29,92 pour fermer a 3097,70 sur un virement de plus de 15 millions d actions, ente des 14 sous-indices étant à la hausse notamment ceux des mines et des aurifères qui ont progressé do plus de 2 p.cent.Le Canadien Pacifique a été le plus actif avec un gain de % à 18V.sur un virement de 443 994 actions.Power Corp.a gagné V.a 15>/., Dome Pete 0.04 a $1,02 et Camblor inc a monté de *k a 16%.A ia Bourse de Montréal, le portefeuille du marché a formé en hausse de 18,42 à 1552,80, sur un volume de 5.1 militons d'actions.Seules les pétrolières étaient «n baisse, parmi les autres Indices LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 6 JANVIER 1987 B5 VANCOUVER suit* de la page B9 \t\t\t\t\tM>u>»l\t10)00 770\t\tIN\t715\t-7 wwfte»\tIOOO\t43\t45\t45\t rtindorro\t14474\ti;\t77\tM\t Wtldflo'iff\t17700\tin\tICS\tI0S\t\u2022 S Winieni\t100\t125\t175\t12S\t \u2022 e-.-1\t35»\tits\t101\t105\t Yortiflro\t7»\t155\t155\t155\t Yurnookll\t40»\t55\t55\t55\t :entore»\t360»\t54\tSI\t55\t-?Zoneoei\t50»\t11\tII\t11\t Zunlegvl\t115»\tW\t10\t14\t Zvteccomp\t17970\t175\t140\t175\t\u2022 14 ?001re»l\t60»\tN\t30\tX\t TOTAL VOLUME\t\t\t\t1Î.M7JS5\t LES AURIFÈRES\t\t\t\t\t NEW YORK Miiud.iopoB.Bi 91V» Port) 5.74e HSilSiMSk «S* 44344 56 Bubmd 30 7711 JV| 74* 75 4 54 RiflTog .74 11 55 79S 3456 US4 '\u2022> Bvderl 44171111 34', 33S 346,4 S Rymtr 44 44 70S TOS 70S.«4 Rymerpfl.17 S3 11*.Il , Ut S S / T SPJTeC 1) 107 34 , 37*4 SigdV M 133 14\".ir, SIJ0LP mil 35 31 376, Se**™ 44 II .10096(1', 34'1 SteGi 3JI 11 504 354, 35 SJuorC 45e 177 'S SJuanB k«n SfeSoP 1 717707 US Serait! 7044 ISS SovEPiJJIII 131 71 Sort, on ?i 33 13'* Savin 147 3V Sovmpf 4 34, SctiP» 140 7)7770 00't Schtmb 1.70 7711 31', ScUtl I?907 US SCO» IJ4U741S 44V.4)1, S«- .41 ?50 14', 13 Seoorm 1U1407 43 Seatr .4170 MO 43 Sean 1.74 119477 Snxklee 73 i 471 SheUT ?47e 101104 Snorr .400 9 7»} Skynne .41 IIU39 vlSmnr, 1414 Sr»B 3 15 7747 97S Sffludtr .40 77 10 41 SrcOns 44111)99 SonvO 73e 19 441 SooLin 140 SeetBk 13?4 TOI SCoCd 1711119714 IS V.\u2014 ;; i 0 4574 ?4S SNETI 341 13 111 SSS S*ypt?40 11 Soutins 11?117514 Soumrt \u2022«.\u2022 71643 S.»rl .13 1 5 494 SWfor ?l»4 S«et« 4 40 :::«'\u2022 114', 117».Snrton 5?u 4?US U SoeetP 314 741 73 i 71'.SguarO 144 u 171 49S 47 , Sa.te 17419» ut : 114 Stmey 10111441 71.74 Stoiev ot350 I 034uS1S StOPnt J| Il 404 71 j StMoIr Jl 14 604 ullS 3iOT>l 710 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IMC5v 40 11 41\t.\tX'.al ytffnPtt 150\tI'l\t7'a\tIS.».aVMetu 34 401\t71'.\t77\tTl'i.l : nMtak 40 151\tX .\tX».\tXi.S iVIItred .1710 77\t«S\t\u2022\t\u2022s.s Wiftam 1.40 117\t7IS\t71'.\t74 \u2022 '1 .\u2022\u2022 -.7)1\t4'a\tSi\tS'a» .IViNhrO 33 77\tSS\tS'a\tSS« '¦ WnDiB 140 11 757\t44'.\tUS\t'\u2022 .\u2022 .Wmreg X 14 1033\t13'.\tll>.\tlî'a» S «VltCOl 11?II 463 u4«'i\t\t».\t40'a«IS yVoNryy 114\t4'a\t4 ,\t9».'.11X14\t40.\tXS\t40 a» ».*«4 1 77\t1 .\tla\tl'a *r0v > .94 X 114\t44S\t«.\t\u2022\"»?S fVurmr 13\t3\t1\t1 ?'a nyttLb J1X 101\tII'.\tUS\tll'.« S xeroi 11)4111\tIIS\t59',\t41',«1'l «eroi pISIS 150\ts«-.\t55'.\tSS'i KTRA 44 154\trs\t?4'a\t77S» 'i !(MCP 1.40 13u50'.\t\t44\t .'apoto 477\t3'.\t1\t3'.» 'a Zovrei J3U34J9\t35\t71,\t33 ?'1 JennnE 441\t71S\t7IS\t73S» S lentbi 57 IX\t4'.\t4\t4i» a lurnm 1J7 II III\tMS\tX,\tI0S»I .L'OR II- DOUAR MONTREAUPC) \u2014 le dollar américain a clôture lundi en baisse de 40-100 et cotait Si.3741 contre la devise canadienne.La livre sterling a cede 3 15-100 a $2.0212.Par rapport a la devise US.le douar canadien a gagne 21-100 a S0.7277 tandis que le sterling perdait 1 85-100 a $1.4710.(APi \u2014 Voici les cou's de clôture de 1 or.lundi, sur les principales places, en dollars US 1 once Troy avec, entre parentheses les cours de la précédente Clôture Londres J39900IS403 S0) Pans «99 38 ($404.22) Francfort $399.89 ($401.92) Zurich .$399 00 (terme) Hong Kong $401.56 ($402.991 L or cotait $554 can a 1 offre ($402 US) el $555 can ($403 US) a la demande lundi en clôture ciei Deak international, courtiers en melau» précieux L'ARGENT Les courtiers londoniens ont hausse hier le prix de I argent de S0.006 cents américains par rapport à I ouveriure de la veille Lundi SS 366 MONTREAL \u2014 Handy & Marman évaluait le prix de 1 argent canadien à $7.406 I once troy.NEW YORK \u2014 Handy S Harman's évaluait le prix de 1 argent américain à $5.380 ronce troy.QUESTIONS D'ARGENT i«.i 'i -¦ \"¦: t V'j.\u2022¦>x-3 Plus qu'un Découvrez pourquoi, à la Fiducie du Québec, un Reér c'est beaucoup plus qu'un Reér Un plus grand choix de placements Des conseils spécialisés Une information complète 1 Un personnel attentif à vos besoins C'est ce qui fait de nous le plus grand fiduciaire de Reér au Québec ù Fiducie du Québec Aniou 15141355-2050 1-800-361-5803 Broiorard 15141445-3224 1-800-361-4436 ChicoArtlinl (418) 549-5746 1-800-463-9657 Hull 819) 777-9119 1-800-567 6886 LaSall* (514) 366-1175 1-800-3616633 Uval (514) 668 5223 1 800-361-3803 LonoiMull (514) 679 2810 1-800-361-5058Montréal (5141 286-3225 1-800-3612680QnMt*i (418) 647-4742 1-800-463-5026 8 Salnta-Foy (418) 653^811 1-800-463-4792 Sherbrook.(819) 566-5667 1-800-567-6920 ' © Desjardins LES METAUX VARCHt Df lONDSfS prix (N simiNG pas roNNt MtrsiQui comptant a ts'me ventes comptint a ternie Ventes comptant a terme ventes FERMETURE CUIVRE | c cinq on.A - ; 916-916 5 939-940 CUIVKE 890-893 916-918 PIOMI 335-337 306-3066 87 125 tonnes 4625 tonnes 43 250 tonnes ZINC ( qualité aup«rt.uf.) comptant 553-554 535 536 a le'mo ventes I comptant ventes comptant a terme ventes comptant a tetre ventes 23 625 tonnes ZINC non-d.sp ALUMINIUM 768-769 783.5-784 NICKEL 2400-2405 2458-2460 45 225 tonnes 3 582 tonnes Nos lecteurs retrouveront ici le texte des réponses fournies aux questions des téléspectateurs dans le cadre de I emission 'Questions dargent- animée par use LEBfL et diffusée sur les ondes de Radio-Quebec, hier soir, a 19 h 30.La même émission sera rediffusée dimanche prochain a 13 h OC.Dans la boule de cristal : ce que nous réserve 1987 ¦ Au début de l année, Il est opportun de voir ce qu'indiquent les boules de cristal de I économie pour les douze prochains mois.Oue nous réserve 1987 sur le plan économique?Comment se comportera le marché boursier?Ouels seront les grands dossiers a surveiller?Un modeste ralentissement ?Depuis quelques semaines, comme le veut le rituel de fin d'année, les médias multiplient les prévisions économiques.Le mot qui revient le plus souvent pour décrire ce qui nous attend en 1987 est celui de ralentissement Apres avoir enregistré une progression de 3,1 p.cent en 1986, le produit intérieur brut canadien augmentera, selon les prévisions, d'environ 2,6 p.cent en 1987.Contrairement à certaines années, où les prévisions différent sensiblement d'un spécialiste à l'autre, le consensus est remarquable chez les économistes.C'est ainsi que les prévisions d'une quinzaine de maisons spécialisées recueillies par les recherchistes de Question d'Argent, François Chartrand et Micheline Lachance.arrivent aux mêmes conclusions que les boules de cristal de LA PRESSE.Comme la croissance économique sera moins forte en 1987 qu'en 1986.on peut donc parler de ralentissement.Mais il ne faut pas confondre cela avec une récession.1987 sera en effet la cinquième année de croissance consécutive pour le Canada et il faut plus voir la performance de l'année qui commence comme une pause avant une autre phase de progrés.Sur les autres fronts, 1987 ressemblera sensiblement à l'année précédente: le rythme d'inflation, de 4,1 ou 4,2 p.cent, sera similaire à celui de 1986, le taux de chômage glissera très légèrement et oscillera toujours aux alentours de 9,5 p.cent, tandis qu'encore une fois, les hausses salariales seront un peu inférieures à l'augmentation des prix, ce qui annonce une autre baisse minime du pouvoir d'achat.Enfin, parce qu'il n'y a pas de menace d'une spirale inflationniste, on peut peut-être s'attendre à une baisse modérée des taux d'intérêt.Bourse: une progression modérée Le marché boursier devrait connaître, selon les observateurs, une année de progression modérée, mais ponctuée de hauts et de bas bien marques.Ainsi, on s'attend à ce que les deux principaux indices boursiers canadiens, le TSE 300 de la Bourse de Toronto, et le XXM de la Bourse de Montréal, affichent une progression d'environ 10 p.cent.Si cette prévision se réalise, on enregistrera ainsi en 1987 la cinquième progression annuelle consécutive du marché.Les indices ne progresseront toutefois pas de façon continue; la Bourse sera en effet le théâtre de fortes poussées, suivies de rectifications importantes.Dans ce contexte, les spécialistes recommandent aux petits investisseurs d'être davantage attentifs aux fluctuations de leurs titres.1987: l'année des dossiers chauds Si 1987 ne réserve rien de marquant du côté de I activité économique et boursière, l'année sera toutefois ponctuée par de très importants débats économiques qui devraient mobiliser les énergies.Le premier d'entre eux, c'est le libre-échange.Le Canada et les États-Unis ont fixé, à la fin de 1986.la date-cible d'octobre 1987 pour en arriver à un accord.Les enjeux sont importants, des deux côtes de la frontière, où il y aura des élections en 1988.Le gouvernement Mulroney a misé beaucoup sur ces négociations, et la conclusion d'un accord en octobre 1987 serait un atout important dans son jeu.Cet accord, toutefois, sera beaucoup moins ambitieux que ce qu'ont pu susciter les espoirs du début.Les négociations, en effet, se sont avérées longues, laborieuses, ponctuées de guerres commerciales.Les deux parties ne se sont même pas entendues sur le contenu de l'accord.Aussi faut-il s'attendre a un accord portant davantage sur les principes d'une harmonisation des échanges entre les deux pays, peut-être assorti de quelques accords sectoriels.Mais, après cela, les négociations devront encore se poursuivre pendant des années.L'autre dossier chaud, c'est celui de la réforme fiscale.Le ministre fédéral des Finances, Michael Wilson a annoncé de vastes changements qui ressembleront fort à ceux qu'ont connus les Américains: reduction des taux d'imposition, mais élimination des abris fiscaux, remplacement de la taxe de vente par une taxe sur les transactions qui frappera la quasi-totalité des biens et des services.La réforme devrait toutefois être moins ambitieuse que celles des USA, où le taux maximum d'imposition est passé de SO i 28 p.cent.En février, le ministre Wilson devrait soumettre au débat public les éléments de sa réforme: c'est donc dire que 1987 sera l'année des discussions, pas celle des cadeaux.Les baisses d'impôt visibles sur un chèque de paye ne devraient survenir qu'en 1988 ou 1989.SOCIÉTÉ HÔTELIÈRE CANADIEN PACIFIQUE LIMITÉE (maintenant LIGNES AÉRIENNES CANADIEN PACIFIQUE LIMITÉE) Avis de remboursement Obligations de première hypothèque, série B, amortissables à 113/a% AUX titulaires des obligations de pa-miétv hypothèque, série B.amortissables à II V'.de la Société Hôtelière Canadien Pacifique Limitée (mainienant Lignes Aériennes Canadien Pacifique Limiteel échéant le 15 niai 1995.AVIS EST PAR LES PRÉSENTES DONNÉ qu'en conformité avec les dispositions de l'acte de fiducie dressé le l.s avril N72.intervenu entre la Société Hôtelière Canadien Pacifique Limitée (maintenant Lignes Aériennes Canadien Pacifique Limitée) et le Permanent imaintenant Société Canada Trusti en tant que fiduciaire, amendé par les engagements contractuels supplémentaires intervenus ultérieurement (l'acte de fiducie ainsi complété et amendé étant appelé ci-après aux présentes \"l'acte fiduciaire\"! la Société remboursera le .W jour de janvier l')K7 (\"date de remboursement\") toutes ses obligations de première hypothèque série B.amortissables à 11%% îles ¦obligations\"», émises et garanties en vertu de l'acte fiduciaire et en circulation à la date de remboursement, pour la somme principale fixée, majorée d'une prime de 4.2% dudit principal, et des intérêts courus sur le principal jusqu'à la date de remboursement, contre remise, par le titulaire, des obligations et de tous les coupons éventuels non échus qui s'y rapportent, à toute succursale de son-choix de la Banque de Montréal.AVIS EST AUSSI PAR LES PRÉSENTES DONNÉ qu'en conformité avec les stipulations de l'acte fiduciaire, l'intérêt sur les obligations ne sera plus versé à compter de la date de remboursement, à savoir le 30 janvier I9K7.et les coupons portant intérêt échéant après cette date seront nuls et non avenus.ÉTABLI en date du 30 décembre Mb.SOCIÉTÉ HÔTELIÈRE CANADIEN PACIFIQUE LIMITÉE (maintenant Lignes Aériennes Canadien Pacifique Limitée) par La Société Canada Tant, fiduciaire CPG Cartlflcats dm plac«m»nt garanti Semaine du 5 janvier 1987.Taux sujets à changement sans préavis.MESSAGE SPÉCIAL + Vs% P°ur /es Personnes de 80 ans et plus.\u2014 iwi ,iuoni(ûiuirr,iiir(iilonn fifill rnn Fîhnrhrmkfi F^l 132.houlavard Lahnlln I JE\";.» ^5Ë?É 1253, avenue McGill College 6633, rue Sherbrooke Est Montréal Montréal >vw Téi 878-8181 H] Tél.: 253*1720 W 132, boulevard Labelle Rosemère Tél.: 437-0710 LE TRUST OC LA BANQUE OIP4BONE ¦ 35 B6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 6 JANVIER 1987 ECONOFLASHES / Sun Life du Canada J.A.Brindle J.D.McNeil J.R.Gardner M.Thomas M.Galt, Président du Conseil d'administration et chef de la direction de la Sun Life du Canada, compagnie d'assurance-vie a le plaisir d'annoncer que le Conseil d'administration a approuvé, à effet du 1er janvier 1987, d'importantes modifications à la direction de cette entreprise.M.John A.Brindle, qui occupait le poste de président de la Compagnie, a pris sa retraite mais il continuera de siéger au Conseil d'administration.M.John D.McNeil a été élu membre et président délégué du Conseil d'administration et M.John R.Gardner a été élu président et administrateur de la Compagnie.Reagan entend privatiser Amtrak Agtnct Franet-Prtut 1 ii LES GRAINS WINNIPEG (CONTRATS EN TONNES) MARCHE A TERME Ouv Hlut IIN Mn KIK SW.W Un 214,50 114.50 Bas Ferm XT.tt 212.M on GRAINE CANOLA Jim.2M.B Km 245,00 .vn 254.M Sf* 212.1 RM.XS.W VANCOUVER MMO 245.00 : i 2(2.(0 2(5.50 235 X 241.(0 251.00 259.20 K2JD 201.00 214,30 211.50 225,00 TSiX 244,10 254.00 2(2.00 2(5,10 H«l 210.30 215.K 221.50 221,90 240.30 24(00 255M 2(3,40 2M.50 SEIOU Mm 1470 1420 1120 MR ft.00 MK .- J5.M 92,70 Jixl.91.00 H.00 17.(0 97.50 99,50 Ocl.- - - - - - 17,00 97,00 ORGE (Alberto ) »».rut nm .12 00 1240 ORGE (Thundar bay ) Mm 14.(0 KM M.» (4,00 85,00 M» (3.10 13.(9 (3,00 (3,50 UJ0 Jul «2.20 «J0 (2.20 (2.10 (3,00 Oct U.10 e:r H.« (o,io w,« Oèt .W.90 11.00 BLE-FOURIAGER (toil N.M 95.00 94,30 14.70 9SJ0 Une tradition montréalaise depuis 1938 ^ _ /s Un haut-lieu de \u2022 in ¦\u2022 111 .mi i hirtfrk un niniidv- la gastronomie montréalaise pour le monde des affaires REPAS D'AFFAIRES incluant entrée, soupe, plat principal, dessert et café $075 a$-J 225 ^^Stationnement gratuit \u2014 3961 Saint-Laurent 845-1696 845-3509 ^jp Mil «3 70 13.70 92.90 B» M.» Ju».9ÎJS 92.00 S2.1t 12.40 H .0C Oct (240 12.20 92.00 9200 J240 AVOINE Mm 75.70 79.70 71,70 74,70 (0,10 Mu - - 79,90 (0,10 Jul - - 77,50 njO Oct - - 75J» 7M0 MARCHE AU COMPTANT: AVOINE 1 c* 76.20.2 cw 76 201 fouiragem 76.20 four-rageie 76.20 ; 2 fourragère 73.20 ; 3 fourragère 70.20 ; mélangée 56.00 ORGE?Thunder Bay ) spooali seleclton 6 rang 82.10 : special selection 2 rang 82.10 .selection 2 rang 82.10 .selection 6 rang 82.10; 1 cw 82.10.2 cw 81.10 SEIGLE.1 cw 89.80 2 cw 87.80 3 cw 59.80 ergote 50.80 LIN 1 cw203.70.2 cw 201.70 ; 3cw 168.70 GRAINE -CANOLA ThunderOay no 1 canadienne 209 20Vancouver no 1 canadienne 239.20 BLE rouflRAGER 3 rouge printemps 92.70 : lourragére Canadien ne 89.70 Orge Alla : Calgary 75.20 .Leth6rindge75.20 CHICAGO Mi Mm Mit Jul Sept Dec.Ventes MAIS Mm M» Jul Sept Oéc.Mm Mu Ouv 2.71 S 251% 244% 244S 150 1814 1« 1.HV.1«'i 1.71 1.7Sh 1.(3 ï.(Ti Venies: 15 381 AVOINE Mm 1.(4'.Mai 1.5(5 M 141 Sept 1.N Dec MM Venies 971 FtVÎS-SOYA J» 4J7 Mm 4.90 4.94% mm Mi (Kl 490'i Jam.4.K Mm 5.04 Ventes.10320 Me, ML Aoùl SW Haut mi 2.51% 244\".245 2.MN 1.5(\".im lilW 1,71 tfOk 1(3 MM IjMH 1.5(1 1.41 1.17'» 1,»'» 4,» 4.96.(,K% 4M 4(0 4(1 4M 5.0» Bas Ferm.2(1 2S7S 24151 243 24l'7 1i35 l.Wi 1(5'> I.H1» 1,71'.tm I.U'.i 1.(1'.MtH 1.41 US «14 «»V.4,90'i 4.MW 493 MM us 4.(3 4M 270V, 2M\".2CA 243 250 t.54'5 1.(2 1.M't 1,M'* 1,73'5 1.(2 1.(3.US.1.4ÎH MM 4.IÎS MBi 4.» ; l-P-E.brossées, \u2014- le sac de 10 Ib, $213 le sac de 20 Ib, $4 65 le sac de 50 Ib.Prix du grossiste au détaillant, marché de Montreal: l-P-E.Si 25 le sac de 10 id.$2.45 a $2.80 le sac de 20 ID.$5 50 a $6.10 le sac de 50 ib; Ouebec brossées $1.10 les 10 lb.$215 a $2.75 les 20 Ib.$4 35 a $6.00 les 50 Ib: Québec lavées: -\u2014 le sac de 10 ib;.le sac de 20 ib: 6 75 a $7.00 le sac de 50 ib.L'OR A TERME\t\t MARCHÉ DE WINNIPEG\t\t Cotes des contrats a terme do tor.en dollars améri-\t\t cains, à la Bourse des denrées de Winnipeg.\t\t Contrats de 20 onces On H«Ut\t\tFerm.\t\t40400 Jl*87 -\t\u2014\t41000 Sepl.87\t\t41300 Dec 87 - -\t\u2014\t417.00 Mare M\t\u2014\t(now) vcfw de VencrBOt ¦ n4\t\t CONTMTSKOTONC^OMIGENT^\t8>l\tF^rm.J*m 67\t- -\tbJ6 \t\t549 Jul (57\t-\t559 Ocl 87\t\u2014\t5,67 \t\t6.75 Vc*/ne de Vendre» 3 ccrwis\t\t LES TAUX D'INTÉRÊT BANQUES comm.italienne\tépargne STABLE\tII\t\tdépôts ac\t\tourt1\tferme\t\t\tINTÉ\tDÊP rêt Vt\tOTSA rse Al\trERME INUEU\tEMEUT\t\tCERTIFICATS GARANTIS MTERET VERSÉ annuellement\t\t\t\t\t\tWETS personnels\tHYPOTHÈQUES RESIDENTIELLES\t\t\t\t\tHYPOTHEC COMMERCE\t\tUES ILES \t\tquoi\tdépôt min(S)\t30-591.\t60-89 j.\t90-119|.\t120 179 j.\t180-269).\t270-364 |\tdépôt min(S)\t1 AN\t2 ans\t3 ans\t4 ans\t5 ans\tdepot min($)\t1 AN\t2 ans\t3 ans\t4 ans\t5 ans\t% min.\t1 AN\t2 ans\t3 ANS\t4 ANS\ts ans\t1 AN\t3 ANS\t5 ANS \t5V4\t4>'4\t5000\t6Vi\tt'A\t6'A\t6'A\t6*4\t8*4\t1000\t8 V.\t9'A.\t9*.\t10'A\t10'/4\t\u2014\t_\t\u2014\t\u2014\t\u2014\t\u2014\t12\t9*.\t10'A\t10*.\t11\t11V.\t10*.\t11*4\t12'A commerce\t5'/4\t4*4\t5000\t8'/4\t6'A\t6'A\t8V4\t6'A\t6'A\t1000\tT'A\t7'/4\tTA\t7'A\t7*.\t1000\t8\t8*4\t9V.\t9'A\t9'A\t11\t9*.\t10'A\t10*.\t10*.\t11\t_\t\t_ j épargne\t5'A\t4%\t3000\t6%\t6'/4\t6»/4\t6'A\t6'A\t6'A\t1000\t7'A\t7'A\t7*.\t8\t9\t1000\t8\t8*4\t9%\t9'A\t9'A\t11'A\t9*.\t10'A\t10*.\t10*.\t11\t9*.\t10*.\t11V._ * fed.CAIS.D'ÉTABLIS (Que.)\t5\t\u2014\t1000\tt'A\t6'A\t6*4\t6*4\t7\t7\t2000\t6\t8V.\t8*4\t9\t9'A\t1000\t8'A\t6*\t9%\t9'A\t9*.\t11Vi\t9*.\t10'A\t10*.\t11\t11V.\t10*.\t11*.\t12V.?FED.CAIS.POP (Que.)\t5V«\t4*4\t3000A\tt'A\t6V*\t6'A\t6'A\t6*4\t6*.\t1000\t7'A\t7'A\t7'A\t7*4\t73«\t1000\t8%\t8*.\t9V\tr\tr\tS\t40',\t70\t>>\tt\tr\t1\t40S\t45 f\tr\tuse\tm\t}'\u2022\tr\tJ\tJ*.\t\u2022 mm.i-mn\t\toffert* o-CU\t 40',\t55\t\t7'»\tli\tl«t\t3»>.\t45\tti\t\tr\tt\tOp*r lnf«r«44: Ttforf 4m\t\t\tcontrol.404\t6)\t3'-,\tS\t2'.\t3*.\tVkxam\t35\t4'.\tr\t>>\tr\ttxMiti\t\t»«¦\t«*v«M.\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t 93/8% TAUX ANNUEL, 3 ANS M FIDUCIE K PRÊTetREVENU 1 - J 225.ouest St-Jacques 288-1221 Banque Canadienne Impériale de Commerce AVIS D'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE EXTRAORDINAIRE DES ACTIONNAIRES L assemblée générale annuelle extraordinaire des actionnaires de la Banque Canadienne Impériale de Commerce se tiendra a la salle de bal du Château Champiain, situé Place du Canada, à Montréal le jeudi 15 janvier 1887 à 11 h.G.W.Radford Secrétaire général SOCIÉTÉ HÔTELIÈRE CANADIEN PACIFIQUE LIMITÉE (maintenant LIGNES AÉRIENNES CANADIEN PACIFIQUE LIMITÉE) Avis de remboursement Obligations de première hypothèque, série A, amortissables à 8%% AUX titulaires des obligations do première hypothéqué, série A.amortissables à XV\\.de la Société Hôtelière Canadien Pacifique Limitée Imaintenant Lignes Aériennes Canadien Pacifique Limitée) échéant le 15 avril W2.AVIS EST PAR LES PRESENTES DONNÉ qu'en conformité avec les dispositions de l'acte de fiducie dressé le l.î avril 1^72.intervenu entre la Société Hôtelière Canadien Pacifique Limitée (maintenant Lignes Aériennes Canadien Pacifique Limitée) et le Permanent Imaintenant Société Canada Trust) en tant que fiduciaire, amendé par les engagements contractuels supplémentaires intervenus ultérieurement d'acte de fiducie ainsi complété et amendé étant appelé ci-après aux présentes 'l'acte fiduciaire\"! la Société remboursera le .W jour de janvier ls»N7 (\"date de remboursement\") toutes ses obligations de première hypothèque série A.amortissables à (les 'obligations\"!, émises et garanties en vértti de lacté fiduciaire et en circulation à la date de remboursement, pour la somme principale fixée, majorée d'une prime de 1.4% dudit principal, et des intérêts courus sur le principal jusqu'à la date de remboursement, contre remise, par le titulaire, des obligations et de tous les coupons éventuels non échus qui s'y rapportent, à toute succursale de son choix de la Banque de Montréal.AVIS EST AUSSI PAR LES PRÉSENTES DONNÉ qu'en conformité avec les stipulations de l'acte fiduciaire, l'intérêt sur les obligations ne sera plus versé à compter de la date de remboursement, à savoir le 30 janvier I9H7.et les coupons portant intérêt échéant après celte date seront nuls et non avenus.ÉTABLI en date du 30 décembre Mb.SOCIÉTÉ HÔTELIÈRE CANADIEN PACIFIQUE LIMITÉE (maintenant Lignes Aériennes Canadien Pacifique Limitée) par La Socictâ Canada Trust, fiduciaire PROPOSITION D'AFFAIRES 70S HYPOTHÈQUES AAA left, M, Do*mc« vente rapide, notaire Loberot 7W-4JJ4.ACCEPTATION en 7 lour», 1er» et It hypothèque Caisse Pop.St-Rene GotipiVMl-?410._ ACCEPTATION 41 MEURES IRE, JE HYPOTHEQUE RtHtderitte*, commerce, Indu*-trjjt Crédit Via «3-1354.ARGENT à prêter le hyp.533 boWnct de vteilttoux ôchajter, Guy Goytttt, mrtotïi.475-«777.710 OCCASIONS D'AFFAIRES BONNE C4Xj»lo^»wt«yi^ Invertolre! SnwSil Robert W-70*7, W1-4737 _ qui r* MMtMml \u2022 Revenus de oniitt, 6J7-3553, __________ llllu* iihjMOCi£ TT7*WI1 ou tftrJaTS demonde i Odttan Loilberte.Orrrt nt
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