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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
E. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1987-01-31, Collections de BAnQ.

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[" LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 31 JANVIER 1987 Quelques questions à Philip Class.ALAIN BRUNIT collaboration spéciale onsieur Glass, qu'est-ce que la musique répétiti- ve \u2014 Monsieur Glass, croyez-vous encore être marginal ?\u2014 Monsieur Glass, êtes-vous commercial au bout du compte?\u2014 Monsieur Glass, étes-vous surpris de votre énorme succès?\u2014 Monsieur Glass, avez-vous vraiment été chauffeur de taxi?\u2014 Monsieur Glass, votre musique est-elle sérieuse?Voilà quelques questions auxquelles Glass a répondu des milliers de fois, avec une patience d'ange.De passage à Montréal, le compositeur, réexpliquait le b-a-ba de son approche, afin de promouvoir son spectacle à la Place des Arts, le 6 février.À Montréal, chaque événement signé Glass gagne en punch et ajoute à son prestige.Une poignée de fans dans les années 70; une décennie plus tard, un petit triomphe au Spectrum (il y a 2 ans); cette année, rien de moins que la PDA.Et c'est comme ça partout en Occident ! Ses disques se vendent, ses projets sont multiples, il a la cote de tout bord tout côté.La productivité de cet homme est étonnante: 4 opéras (Einstein on the Beach, Satyagraha, Akhnaten, The making of a re-presentive for Planet 8), des musiques de films (Mishima, Photo Michel Gravel \u2022 LA PRESSE Kooyanisquatsi, etc.), des musiques de chambre (Music in 12 parts.Glassworks, quatuors à corde, etc.), des musiques chorégraphiques ( In the Upper Room, pour la chorégraphe Twila Tharp), des transcriptions pour petits ensembles, des incursions pop ( Songs from Liquid Days), des musiques tapissant les projets mullidisciplinai-res de Bob Wilson ( Civil Wars), etc.Institutionnalisé?Glass plait aux grands médias américains.«Cause I talk good!», dit-il en éclatant de rire.Un autre marginal, sorti de la zone grise, qui réussit à s'inscrire au club sélect des grands arts américains.Cette esthétique foncièrement blanche a conquis une très bonne portion des «franchises institutionnelles» des dernières années.Ainsi donc, Laurie Anderson, David Byrne, Twila Tharp, Andy Warhol, Richard Serra, Steve Reich, Phil Glass, Bill Las-well, etc.occupent le gros de l'art mi-populaire, mi-intellectuel, médiatisé au maximum.Et le fric roule sans problèmes dans cette histoire.Rappelons que Glass détient un contrat de choix avec la firme CBS, qu'il vend énormément de disques,, compose et diffuse à sa guise.Mais ça ne s'est pas toujours passé ainsi.Une décennie plus tôt, il faisait du taxi pour arrondir SUITE A LA PACE E 11 \u2022 fflHHfc- LA PENSEE DE GARANT on visage est à la fois morose, somnambulique et satisfait, ses yeux embues contemplent au travers d'épaisses lunettes ; d'écaillé un monde qui l'accable depuis l'enfance; ses cheveux rares et frisottants semblent avoir été sèches au lance-flammes, sa bouche pâteuse et balbutiante se perd en commissures désolées; son corps courtaud, malingre, malgracieux évoque le travail bâclé d'un Frankenstein distrait, une image qui semble l'avoir poursuivi au travers de maints fantasmes.» Telle est la description peu flatteuse que donne de Woody Allen le critique français Robert Benayoun dans l'ouvrage somptueux (l> qu'il lui consacrait l'an dernier.Adulé par la critique et acclamé par les foules, ce comique a réussi le tour de force que tous auraient cru impossible : s'imposer de son vivant comme un nouveau Chaplin.Au moment où sort son quinzième long métrage, Radio Days (voir critique en page cinéma), l'heure est bien choisie pour revoir les grandes étapes de la carrière de celui qui a marqué le cinéma contemporain de son empreinte inimitable en imposant ce personnage inédit, celui de l'anti-héros auquel, paradoxalement, tout le monde peut s'identifier.« Enfant, je voulais un chien, mais mes parents étaient pauvres.Alors ils m'ont acheté une fourmi.» Les blagues savoureuses de ce genre que Woody Allen n'a cessé de multiplier font depuis longtemps les délices des reporters et des exégètes.On connaît son mot célèbre : « Non seulement Dieu n existe pas mais essayez donc de trouver un plombier pendant le week-end.» Comme toujours chez lui, même si le trait comique pur reste l'objectif prioritaire, l'humour dissimule autant sa personnalité qu'il ne la révèle.Ce qu'il révèle en premier lieu, c'est le personnage du petit juif, version modernisée du schlemiel qui, selon un proverbe, «tombe sur le dos et se casse le nez».Né Allen Stewart Konigsberg à Flatbush, le bande la plus coriace du quartier.«Je ne m'appelle pas Red, aurait alors lancé Allen au chef de la bande.Si tu veux me parler, appelle-moi par mon nom : Woody \u2014 Allen.» Avec le sens de l'exagération qu'on lui connaît, il concluait après une pause ce récit à l'authenticité douteuse : « l'ai passé l'hiver dans un fauteuil roulant, une fois que les médecins ont réussi à m'en-lever le violon.Encore une chance que je ne prenais pas de leçons de violoncelle.» La fabuleuse histoire d'un petit juif de Brooklyn devenu le Chaplin de sa génération Photo Keystone quartier juif de Brooklyn, Woody Allen devait bien vite adopter le nom d'artiste sous lequel il est depuis universellement connu.Dans l'étude qu'il lui consacre (2\\ Gian-nalberto Bendazzi rapporte comment ce changement de nom se serait opéré.Enfant, explique-t-il, Allen était surnommé Red à cause de ses taches de rousseur mais il détestait ce surnom.Un jour qu'il se dirigeait vers son cours de violon, il fut de nouveau interpellé par la Un être caméléon C'est ce personnage du petit juif plutôt malingre \u2014 5 pi.6 po., 122 lbs.\u2014 , intellectuel indécrottable, introverti et complexé à l'extrême, qu'il a réussi à imposer magistralement.Woody figure aujourd'hui parmi les grands personnages classiques du cinéma comique aux côtés de Chariot, Toto, Buster Kea-ton, Groucho Marx (qu'il admire tant ), Harold Lloyd et Harry Langdon.Pour parvenir à ce résultat, la route fut ardue.Ses biographes reconnaissent tous qu'il était un élève médiocre.Parlant de ses anciens professeurs, il a eu ce mot : «C'était une école pour des enseignants émo-tionnellement retardés.» Dès cette époque, il se sent mal à l'aise dans cette société fondée sur la réussite personnelle.Il a déjà déclaré que son seul regret dans la vie était de ne pas être quelqu'un d'autre.Il devait plus tard pousser jusqu'à l'extrême limite ce sentiment d'aliénation dans un de ses films les plus réussis, Zélig, qui le montre sous les traits d'un être caméléon, adoptant spontanément l'apparence physique et psychique de ceux avec lesquels il entre en contact.À 17 ans, il était devenu rédac- 1 teur de gags pour des grands comi- SUITE A LA PACE E 18 LES ORPHEUMS f CL'ETAT PROVIDENCE Luc Couin et Cildor Roy dans «Des Orphelins Photo Jean Coupil \u2022 LA PRESSE Sur la scène du Théâtre Denise-Pelletier, jusqu'au 28 février, trois comédiens interprètent l'une des meilleures pièces de la saison, Des Orphelins, de l'auteur américain Lyle Kessler dans une traduction de Louison Danis.L'un d'eux, jean-René Ouellet, est très connu du grand public.C'est le Ben Fournier du Temps d'une paix qui, dans les trente premières minutes de la représentation, est tout à fait méconnaissable en ivrogne désarticulé.Les deux autres, Gildor Roy et Luc Gouin, ne sont âgés respectivement que de 26 et 28 ans.)e tenais absolument à vous les présenter cette semaine et à vous inciter à vous rendre au Théâtre Denise-Pelletier pour les voir évoluer dans cette production.Parce qu'ils sont remarquables.Parce qu'ils soutiennent des rôles exigeants durant plus de deux heures sans jamais faiblir.Parce qu'ils donnent la réplique à |ean-René Ouellet avec l'aplomb de vieux routiers de la scène.Nous vous répétons sans cesse que les écoles d'art dramatique du Québec «produi- sent » des jeunes comédiens et comédiennes hors pair; que le public québécois est gâté parce qu'ils peut compter sur une relève talentueuse pour alimenter nos scènes de théâtre, nos écrans de cinéma et de télévision.Si vous n'en êtes pas encore persuadé, aile/-voir Des Orphelins.Moi j'ai vu les spectateurs bondir de leurs sièges pour ovationner Ouellet, Roy et Gouin.Nous avions tous un peu le «mot- SUITE À LA PACE E 7 GERARD DEPARDIEU PHILIPPE NOIRET MffC Ijp4tttcipoli0'i(1'' CATHERINE OENEUVE 11 I E2 __LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 31 JANVIER 1987 LITTERATURE AU PLAISIR DE LIRE Thomas Pynchon La plus folle imagination ou le roman kitch jacoubs Collaboration spéciale ¦ Thomas Pyn-chon.L'homme L^Pk w qu' ecr'v't et Qui ; disparut.On ne Wk y ,r- sait pas où il vit, il W': ne publie plus de-J * puis douze ans.On sait ceci, qu'il est ne en 1937 et qu'il fit son service militaire dans la Navy.En 1975, il obtint le National Book Award pour un roman.Gravity's Rain-how, qui ne se vendit pas.Mais, lentement, on découvre l'un des plus grands écrivains de l'Amérique moderne.Voici Vente à la criée du lot 49 \u2014 Pynchon a toujours la folie des titres.Il en a d'autres.On se souviendra peut-être de cette célèbre description d'une pharmacie de salle de bains, écrite par Salinger dans son roman L'Attrappe-coeurs.C'était sou; dain toute l'Amérique des années soixante, déballée pour la plus grande joie du lecteur.et le commencement de la célébrité pour un nouvel écrivain qui allait s'enfermer bientôt dans le mystère, et cesser de publier.Pynchon est de la même trempe, et comment décrire sa manière, sinon la comparer à l'aide d'une de ses propres descriptions?Voici ce que dit un vendeur d'automobiles d'occasion \u2014 je coupe un peu ce morceau de bravoure : «.quand il voyait s'amener ces gens encore plus pauvres qu'il ne l'était, des nègres, des Mexicains, des paumes, c'était un cirque ouvert sept jours par semaine, et ils avaient en guise de reprises les plus invraisemblables bagnoles à fourguer : c'étaient de véritables extensions métalliques et motorisées à roulettes de ce qu'ils étaient, avec leurs familles, de fidèles reflets de Thomas Pynchon vente à ta criée duk>t49 ce qu'avaient été leurs vies (.).le chassis tordu, le dessous rouillé, les ailes repeintes juste le ton en dessous à seule fin de rendre l'engin invendable (.) et l'intérieur qui sentait désespérément les enfants, le tord-boyaux des supermarches, deux et parfois trois générations de fumeurs de cigarettes (.) coupons agrafés promettant des reductions de 5 à 10 cents, tickets, prospectus (.) mégots, peignes édentés, offres d'emploi, pages jaunes arrachées a des annuaires téléphoniques, lambeaux de dessous ou de robes (.) toutes ces pièces et ces morceaux étaient uniformément recouverts, comme une salade de désespoir, d'un assaisonnement grisâtre de cendres, de gaz d'échappement concentres, de poussière, de déchets humains \u2014 rien que de voir ça il en était malade.» Telle est la forme de Thomas Pynchon.Il ne s'épargne rien, comme Salinger, et raconte une Amérique, une Californie cette fois, qui ressemble comme il le dit si bien, a un circuit imprime.C'est toujours, toujours, prenant comme de la glu.La crazy glue.oui.Tout le monde est piégé, et le lecteur.Et alors, je défie bien que l'on raconte ou resume, même, ce qui se passe dans les romans de Pynchon.Nul ne s'y hasarde.C'est la description en cataractes, à tout moment, mais c'est aussi la plus folle imagination d'un auteur qui semble créer, devant nous, à jet continu, des personnages et des situations comiques, dérisoires, désespérées comme cette salade dont il parle.Qu'une femme nommée Oedi-pa Maas apprenne brusquement, par un coup de téléphone en pleine nuit, qu'elle est exécuteur testamentaire d'un ancien amant de-cede, et nous voilà partis avec elle a la recherche de tous les mystères et de tous les secrets d'une vie, celle de ce Pierce qu'elle connut à peine.Toute la Californie défile, et c'est le plus grand lupanar américain.Qu'un nom, Tristero, surgisse durant l'enquête, le nom d'une sorte de secte secrète de pauvres illuminés, et nous voici dans l'Histoire du XVIe siècle anglais.Pynchon est capable, pas d'inquiétude, même de cela : mêler tous les genres, délirer sur n'importe quoi et nous offrir (s'offrir à lui-même, en jubilant) une salade César nouveau genre dans laquelle se mêlent tous les goûts, les parfums, et les odeurs anciennes avec celles des pots d'échappement.Il y a des amateurs de Pynchon, j'en suis, qu'une salade César géniale comble plus qu'un repas spectacle de nouvelle cuisine pour Maric-Chantal sans appétit.Ils se promènent dans Pynchon, bave aux lèvres, petits morceaux de thon et d'olive coincés entre les dents, goût de pomme sucrée au fond du palais, arête d'anchois coincée, arrosés de bon vin de Californie, éructant parfois un éclat de rire ou un cri d'admiration littéraire \u2014 ça existe.Tenez, un autre exemple : «Cependant, dans le living-room qui s'assombrissait, glissant comme un grand oiseau pris dans un courant ascendant qui le mènerait dans la direction du shaker givré sur lequel se formaient des gouttelettes, au centre de son tourbillon, Mucho souriait, apparemment paisible, serein, dans une aureole de gloire.» Convaincus, ceux-là.de voyager dans le délire américain.Et que.plus que Pynchon, ça n'existe pas.Si vous ne connaissez pas, vous pouvez toujours essayer.|e prévois qu'il v aura beaucoup d'élus.Thomas Pynchon VENTE A LA CIREE DU LOT ao roman traduit de l américain par Michel Doury, 21 ï pages, collection Fiction 1 Cie, Editions du Seuil, Paris.1987.Dans la même collection ont ete publies ; V et L'HOMME OUI APPRENAIT LENTEMENT 1985.On publiera bientôt L ARC-EN-CIEL DE LA GRAVITE L'Empire clandestin Quand la réalité dépasse, et de loin, la fiction ¦ On a envie de se pincer, de se frotter les yeux, de se demander dans quel étrange Ralère lames lills essaie de nous embarquer.Des histoires de trafiquants de drogue à qui il faut de véritables flottilles pour transporter leur marchandise, tout cet argent «blanchi» à la barbe des autorités, des organisations occultes qui font passer les vieux mafiosi pour des enfants de choeur par comparaison.Décidément, Mills en met plus que le client en demande.Le problème, c'est qu'il n'invente rien, n'en rajoute pas malgré les apparences.La réalité que Mills décrit est proprement incroyable.Il en fait état dans 1 152 pages bien tassées, le résultat de cinq ans de recherches avec les services secrets au coeur du crime organisé.Au début de cette brique, un court avertissement au lecteur : «Tout dans ce livre est vrai.Aucun nom n'a été changé; tous les personnages sont réels; les scènes et dialogues sont tous authentiques».Des milliers de renseignements neufs, de situations inimaginables au détour des pages.Et pas un seul démenti jusqu'à présent.Le coup de maitre de Mills u été de pénétrer le Centac, une organisation américaine parmi les plus secrètes du monde.Para-gouverncmentale oui, mais crainte et boycottée par le FBI cl la CIA qui préfèrent protéger leurs fiefs plutôt que de couper le mal à sa racine.Le Centac traque les gros poissons.Les trafiquants d'envergure, leurs réseaux, ceux qui, par la force et l'intelligence, se sont créé de vé- Le ï.v™ indispensable pour les amateurs de hockey L'aureur.riaude Mou'on.directeur de, relations pub/kjuw pour* Canadien de Montreal :;\u201e?;:.*«f»r\" omammll'**\"^ ',\u201e\u201e\u201e\u201e\u201e.\u201e\u201e\u201e Le CANADIEN DE MONTRÉAL est un livre qui raconte l'histoire excitante et remplie d'action de cette grande et fameuse équipe de hockey.équipe de hockey- 264 pages EN VENTE PARTOUT Deus façons rapides et efficaces de commander vos livres des Edition* La Presse: 1.En composant le 285-6984 et en donnant votre numéro de carte VISA ou MAi>TER< ARD.Ce service vous est offert du lundi au vendredi de 9 h à 17 h.2.En tu ins faisant parvenir le bt m de commande ci-joint.011 RI SIM CI VI.K MX \\B()N\\K(K)S 1)K I.A PRF.SSK: 21)\".I)K RKDl (HON ï-1 r i i i i i i i i i i JL BON DECOMMANDE ICUIMSI / CUUDt A«0«l 10' ,>»*»v» \u2014 '*'V1 v/v^rdhs- ?6 FEVRIER AU 7 MARS 11(1 MAHUI AU VENDREDI i'UrUU \u2022 SAMIDI/I/HI1U E1 ?UH3ll ^IlVLIEU \u2022i\"R.ijiii.Stlaiin'Hl M*\u2022«*¦\"*#*.¦\u2022\u2022 CUMMANOfS If ilPHONlIJUES A VI t, M A S ' E1 l'AH, : ' , >ta ecor Claude Goyette u regie Claude Lapon E6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 31 JANVIER 1987 >' f f DUCEPPE V THEATRE DU RIDEAU VERT \u2022.,.1 .yvettr brtnd amour m*iced>t palomino MUSIQUE cLa cPassion e çfîaïcisse çyVLondoux d'S La musique de Papineau-Couture et des textes de Serge Garant ) 6janvier au 7 février AFVEY f/ 4 CLAUD! GINGRMB Avec De lary Chase avec Benoit Girard Béatrice Picard Roger Joubert Guy Provost Monique Joly Paul Savoie Sylvie (âosselin Hélène Mercier Jean Deschènes Ariette Sanders Michel Daigle Mise en scène de Monique Duceppe Traduction Benoit Girard Huguette Oligny \u2022 Gratien Gélinas Misé en scène Yvette Brind'Amour en collaboration avec f\\ Théâtre Port-Royal CTO Place des Arts !>M 842 2112 F1011 i m*' '¦ i ¦ i titlot {>\u2022\u2022 n'y» ' «*«\u2022.':! lui V \"I \" BH I I ' I* (IN'I il \u2022 \u2022 : .'MUNI !l*HV liMr'li'Hj *V» A» H ( Ht III' - TjTr kTk professeur à l'Université de Montréal.Les deux ouvrages suivent, bien sur, la formule habituelle: a) biographie; b) analyse de l'oeuvre.Mais ils sont aussi différents de structure que leurs sujets eux-mêmes l'étaient dans leur façon de penser et de composer.Chez Papineau-Couture, une centaine de pages consacrées à la formation et à l'enseignement est, en même temps, une attachante description du paysage musical montréalais de l'tntre-deux-guerres.L'oeuvre même occupe plus de la moitié du livre.L'auteur analyse l'écriture de Papineau-Couture et l'évolution de son langage dans des termes très techniques, réservant la lecture aux seuls initiés.Une cinquantaine de compositions y sont ainsi étudiées, avec exemples musicaux et graphismes.Mme Bail Milot complète avec la liste exhaustive des oeuvres et les données s'y rapportant (années de composition et de creation, instrumentation, éditeur, enregistrements).Indépendamment de ce qu'on peut penser de la musique de Papineau-Couture, il reste que le doyen de nos compositeurs méritait certainement cette étude en profondeur.Chez Garant, la biographie proprement dite tient en une soixantaine de pages \u2014 le climat culturel sherbrookois est bien décrit: j'y étais aussi \u2014 et les analy- ses d'oeuvres se résument à une quinzaine de titres, encore que ces analyses soient celles de Garant lui-même, quelques-unes très brèves.Mme Lefebvre a préféré laisser parler Garant plutôt que de se prononcer vraiment.Plus de la moitié du livre est constituée de textes du compositeur \u2014 articles qu'il publia dans différents périodiques, commentaires qu'il lut à la radio, interviews qu'il donna -dans lesquels il apparait comme le véritable initiateur du mouvement québécois et même canadien en faveur de la musique de notre époque et le défenseur acharné de la musique en laquelle il croyait.Les deux livres ont leur fonction et correspondent, finalement, à ce que chaque compositeur représentait et représente encore.Louise Bail Milot : JEAN PAPINEAU-COUTURE \u2022 LA VIE, LA CARRIERE ET L'OEUVRE.319 pp avec illustrations et exemples musicaux.Hur tubise hmh, collection «Cahiers du Quebec\u2022 Montreal, 1986.Marie-Thérèse Lefebvre : SERGE GARANT ET LA RÉVOLUTION MUSICALE AU 0UEBEC.239 pp., avec illustrations et preface de Pierre Boulez.Louise Courteau éditrice, Montreal 1986.\"iTftk en tournée avec La nuit des p'tits COUTEAUX île Su/\u2022' plu*» il»' EN VENTE LUNDI f\\ Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts Réservations téléphoniques 514 842 2112 Frais de service Redevance de 1 $ sur tout billet de plus de 7 $ Billets en vente maintenant 10$/I5$,20$,25$ f\\ Théâtre Maispnneuve 0 O Place des Arts Du 10 au 13 et du 17 au 20 février: 20h les 14 et 21 février: 17h et 21 h Réservations téléphoniques 514 842 2112 Fiais de service Redevance de 1 $ sur tout billet de plus de 7$.28 janvier au 7 février Une pioduction Spectra Scene pi le magazine qu'on rit Quand le besoin se fait sentir.CARRIÈRES ET PROFESSIONS un coup de fil suffit pour réserver votre espace 285-7320 (CODE REGIONAL: 514) Heures de tombée PARUTION\tRESERVATION\t\tMATERIEL COMPLET\t SAMEDI\tMERCREDI\t11 h\tMERCREDI\t16 h DIMANCHE\tJEUDI\t16 h\tVENDREDI\t12 h LUNDI\tJEUDI\t16h\tVENDREDI\t12 h MARDI\tVENDREDI\t16 h\tLUNDI\t12 h MERCREDI\tLUNDI\t16h\tMARDI\t12 h JEUDI\tMARDI\t16 h\tMERCREDI\t12 h VENDREDI\tMERCREDI\t16h\tJEUDI\t12h EXIGENCES TECHNIQUES Format régulier Pages de 6 colonnes 1 col.2'/V 5,25 cm 2 col.4'/4\" 10,79 cm 3 col.6 ' 16,20 cm 4 col.B»'n\" 21.75 cm 5 col.lOW 27,30 cm 6 col.13\" 33 cm Hauteur de colonne: 310 lignes agate modulaires Grandeur minimale: 30 lignes agate modulaires sur une colonne CARRIÈRES ET PROFESSIONS 750, bout.Saint-Laurent, 4e étage Montréal, Québec H2Y 2Z4 g 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 31 JANVIER 1987 SPECTACLES présente en collaboration avec l'Institut italien de la Culture LES MAÎTRES VÉNITIENS de la Renaissance et leurs disciples Qesualdo.Monteverdi, Durante et Scarlatti ARTISTES INVITES: Paul Helmer, clavecin; Christine Monn.violon; Suzanne Napper, violoncelle; Carlo Novi, violon Dimanche.8 février 20h00 sous le patronage du Consulat général d'Italie SALLE DE CONCERT POLLACK 555.rue Sherbrooke Ouest (Metro McGilll H GORDON 1: LIGHTFOOT Dimanche 1er mars \u2022 20 h m«Mim»m»*iMim*m«*8«i!i8«i»!«r lesCfanâs Les Concerts Coors et CHOM-FM Présentent: Pretenders anœrts SHMSUM SkKOW\\CZKV>Skl.cM \\miki i llipllullle nu , l i.iluli, i hoptn Htllrts ïliS IKS l t > |US M MMIN l'.M ItkOV li,-i win; \\v MllllI'.iii.iii\" i KM II Kl N/I.l.> ii' LEWIS mil SMIL V\\ HI M.Il baryton lis Ir in DIM Canada lier LES CONCERTS UK CANADA (î) I 7- III leviiei miiki | ItKHUiM \\\\ lieuvre» île K'n li.itil K'iiiIjiiTn Cuir l'niiei lemiue Kern el autres i.ii-iiiiniii.iiiilil.iiii- le III Lf Groupe CSL lue /.OI.TW KOC8I8.plîllin RECITAL MERRILL LYNCH l.lllldi 23 ll'Mlei l.is/.'l Kapsudle hongroise nu .\"> Ave Maria Grosses! Konzerusolo SI III lllk'l S.île m |,i in.iif-iii II liïtl Hill,i> ihs i\", > Us ¦ ius SIK NEVILLE \\i\\khi\\i i; chel Mil , MINT/, violon LES G RAN 1)8 CONCERTS 24-25 lévrier llfn:VI Cuurerlo Inr I.hle String Orchestra \\1E\\DELSS0H\\ Concerto pour violon en till iiiinriu BEETHOVBS Symphonie no 4 i.iiiiiiuaiKlilaires le 24, ' uusolldatril ii.iiiiin.si inr! le 25.Banque l.luvdH du Canada sjuI Indication < mm aire lut < »'» erti Ir m,inn e( II- mercredi à *'Uh uni Uni HWeb .'i,- i'i> 138, lus r> Salle CTD Wilfrid-Pelletier Place des Arts Rcse'vdlions leleprionuîu, I bM 842-2112 liaisrte «\">'\" Redevance de I S-%u> tour billm il» plu'' ni- ' * -il ilisiMiiiblrs IWI liiltrls srmiil irnrfw.v ,i US une llrurr liant Ir itimrrl ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTREAL CHARLES DUTOIT ( LE PLUS IMPORTANT ENCAN INTÉRIEUR AU MONDE ^ 600 VOITURES VÉHICULES DE COLLECTION, IMPORTÉS, CLASSIQUES, SPORT, ANTIQUITÉS, VÉHICULES EXOTIQUES Pierres précieuses W^^lifklra Mobilier de chêne R^^lMÉQ ^8jj| ¦ Affiches anciennes MfTL^Ji Poupées Antiquités 'twÈÈÈk Cristaux/Porcelaines MARCHÉ AUX PUCES ET PIÈCES DE VOITURES DE COLLECTION ET VÉHICULES ANCIENS CALENDRIER 81 \u2022 ATLANTIC CITY \u2022 EXPOSITIONS ET HEURES D'OUVERTURE DATE V«U.UIt.loin 14 1.,.éSTsléf.' {VtNfMfNTS iknHiaiBI-* \u2022toaaatftWaWi \u2022 uni \\f*« MUSIQUE Philip Class.Suit» de E1 ses fins de mois.pendant que son premier opéra.Einstein on the Beach, étonnait l'auditoire new-yorkais! C'est dur aux Etats-Unis.les élus sont rares, mais quand ça décolle.Les trames de Class, sa génération Les intellos de l'avant-garde newyorkaise, ceux de la culture des lofts.furent les premiers à se laisser séduire par ces trames aux caractéristiques suivantes : enchaînement incessant de courtes mélodies qui s étendent sur de longues sequences, harmonies tournoyantes a vitesses variables, emboîtement de ces séquences selon des procédés plus ou moins complexes.Violence et douceur, froideur et romantisme.Révolutionnaire ou endormant?Sophistique ou simplet ?Tout à la fois.En tout cas.on peut dire que ce langage a largement dépassé sa base, car il séduit un auditoire hétérogène; de l'avanl-garde au public de musique pop.en passant par nombre d'amateurs de musique classique.En fait.Glass est de ces compositeurs qui en avaient marre de se faire servir une musique moderne, sérieuse, écrite selon les enseignements viennois (Schonberg, Webern, Berg) ci leurs successeurs ( Boulez, Xenu-kis.Cage, etc.).Ces courants qui ont tour à tour prétendu refondre les normes sonores, et ce par de violentes brisures avec le passé.«Nous formions une génération qui a réagi face à celle qui ne se préoccupait que très peu de l'auditoire.On ne voulait pas une musique pour 200 personnes.Bien sûr, on nous accusait de commercialiser notre art», de raconter l'artiste qui a toujours désiré atteindre un muxi-mum d'oreilles, pour ainsi s'immiscer dans plusieurs groupes d'affinité sonore.Et pourtant, cette musique occidentale avait des prétentions sérieuses, si ce n'est que pour la notation.Or elle ne s'inspirait plus uniquement de la tradition occidentale; elle avait pour projet de fondre deux grands mondes musicaux.De facto, on constate une ouverture délibérée sur le tiers-monde sonore : ces nouvelles musiques reprenaient les gammes indiennes, les processus rythmiques du Burundi, les traits de la musique balinaise.l'impressionnisme classique, quelques touches afro-américaines et bien d'autres musiques non occidentales.Tout cela se mêlait ainsi à l'imaginaire de ces musiciens essentiellement issus des courants contemporains «sérieux».Les musiques écrites qui sont issues du même courant \u2014 Glass, Reich, Riley, etc.\u2014 étaient au départ dénuées d'artifices orchestraux, d'où le terme minimal.Des oeuvres qui posaient crûment les concepts.« Mais le terme minimal ne s'applique plus dorénavant qu'à une assez faible portion du répertoire.Plusieurs oeuvres sont ainsi composées dans le cadre de climats nettement moins dénudés», précise le compositeur, qui travaille plus souvent qu'autrement avec de gros effectifs instrumentaux.En ce qui a trait a la dimension répétitive de sa musique, Glass n'insiste pas trop: «Ce n'est pas la caractéristique principale de mon travail, mais je puis vous dire que la repétition dans ma musique s'inspire des musiques du sud de l'Inde.Alors, je n'ai rien inventé à ce sujet.» Son travail principal : l'opéra «|e soupçonne que beaucoup de musiques innovatrices viennent du théâtre; regarde le travail de Monteverdi, Mozart.Berg, Wagner, ces personnes ont change le langage de la musique par le théâtre.C'est curieux, car nous avons le préjuge suivant : celui qui dit que la musique pour le théâtre n'est qu'un appui, et que finalement, la mu- Phllip Class : une bonne tasse de thé, et écrire de la musique.sique abstraite est plus importante.Mais les demandes dramatiques créent un nouveau langage», de réfléchir le compositeur, qui canalyse le gros de ses efforts dans les trames pour événements multidisciplinaires.Et il enchaîne : «Au début de ma carrière en 65, la musique était pour moi un phénomène fibstrait, lorsque j'écrivais des quatuors à corde, par exemple.En vieillissant, j'ai été interesse par le contexte social dans lequel la musique agit.Alors les meilleures choses que j'ai faites sont les opéras.C'est ce dont je suis le plus fier.» Succès ou pas, lu critique frappe encore.Ils sont encore nombreux, les détracteurs de Philip Glass.Une bonne portion de critiques et musiciens plus orthodoxes considèrent les oeuvres de Glass comme étant simplistes, inintéressantes, pas assez complexes.«le ne lis plus les critiques; il y a quelques années, je me suis aperçu qu'ils n'avaient pas d'Impact sur la vente des disques.» D'autres qui aiment certains de ses travaux repèrent \u2014 avec raison \u2014 des faiblesses sur nombre de projets.Encore une fois, un beau cas de surproduction.« le reçois même des appels a la maison la-dessus! Mais voyez-vous, ce que j'aime le mieux, c'est de me lever très tot le matin, avant les autres, de prendre une bonne tasse de thé et d'écrire ma musique.» Façon pour le moins romantique de justifier sa production colossale.parfois redondante.Vendredi prochain Le concert met en relief le Philip Glaus Ensemble, formé de 8 musiciens (majoritairement aux claviers, saxophones et voix ); on aura droit à des musiques des deux ou trois dernières années, dont des trames pour danse-theàtre.des transcriptions des operas Akhnaton et Satyagraha, une piece-solo au piano, etc.Et Glass aura 50 ans.C'est a 50 ans qu'on fait partie de la jeune génération des compositeurs américains! SAMEDI 7 FEVRIER, 20h00 i m mvi |« t twnom tu (I fMKItl WÏVK ïtfBMSS BILLETS EN VENTE TOUS LES JOURi DE MIDI À 21h AU GUICHET DU THEATRE TEL: 277 S71I VISA MASTERCARD [ RESERVATIONS ) PAR CARTE DE CREDII TEL: 277-5711 288-2525 LIEU LIEU BILLETS EN VENTE TOUS LES JOURS DE MIDI A 21h AU GUICHET DU THEATRE TEL.277 571! VISA MASTERCARD \\ RESERVATIONS \\ PAR CARTE DE CREDIT TÉL.: 277-5711 Salle Wilfrid-Pelletier , Place des Arts Ritm-rvuliOiu.tt;l'M,n\">*i*\"s 6H 842 2112 it.ir.ir.'M'itf.rVrl.'v.'in^t! rtn I 6 \u2022 m|« tnuï Wk»t Cjf (liti*.tir ft L'Office national du film du Canada, en collaboration avec le Conservatoire d'art cinématographique, rend hommage à un grand artiste et à un être exceptionnel.NORMAN McLAREN 1914-1987 9 Une rétrospective des films de Norman McLaren sera présentée le : Samedi 31 janvier 1987 à 14 h et à 16 h Conservatoire d'art cinématographique 1455, boul.de Maisonneuve ouest Montréal, Québec (près du métro Guy) ENTRÉE LIBRE Office National national du film Film Board du Canada of Canada Salon mus* vidéo 28 Jonvier i Février velodrome olympique PU* \u2022 0 HORAIRE Mercredi au Samedi: 12b à 22h Dimanche: Hhi20h PRIX D'ENTREE Age d'or, Etudiants :4.00$ Adultes :6.00$ \u2022 Pavillon de la Lutherie d'Art \u2022Musique \"Live Non Stop\" \u2022 Demonstration d'Instruments de Musique \u2022 Nouveautés Audio-Vidéo \u2022 Spectacle Lazer \u2022 Lots de Présence fi E 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 31 JANVIER 1987 f*.SPECTACLES LE PREMIER R E O ROMAN-SAVON | MOM ÎMÎO Ml» rm pvn m'iuàon ve ^0 mm 0 / i Y r m v ¦ .¦ ¦ >« lUjf 1 GUIDE ClNtPLEX ODEON LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 31 JANVIER 1987 E 15 DOWN BY LAW (veralon originate aoua-tllret Irancale) 114 ant) Sam.at Dim.; 7:10 - 9 30 Lun.au Van.: 12:10 - 2:30 \u2022 4:50 \u2022 7:10 - 9:30 FIEVEL ET LE NOUVEAU MONDE (G) Sam, tl Dim.: 1:05 - 3:05 \u2022 5:05 SAUVAGE ET DANGEREUSE (14 ans) 12:15 \u2022 2:30 \u2022 4:45 - 7:00 \u2022 9:15 BACH ET BOTTINE (G) 1:00 ; 3:00 \u2022 5:00 - 7:00 - 9:00 THÉRÈSE(G)- 1:00 - 5:10 \u2022 9:20 2c film INSPECTEUR LAVARDIN BONAVENTURE Place Bortaventure 661-7725 THREE AMIGOS (G) 1:15 ¦ 3:15 ¦ 5:15 \u2022 7 15 ¦ 9:15 m ASSASINATION (G) 1:00 - 3:00 \u2022 500 \u2022 7:00 BROSSARD Mon Chomplain 465.5906 LES FUGITIFS (O) Sam.al Dim : 100 Lun au Van.: 7:00 3:00 9:00 5 00 - 7:00 - 9:00 FIEVEL ET LE NOUVEAU MONDE (G) Sam.: 1:15 - 3:15 Dim.: 1:15 ASSASINATION (G) i.irvjl.,,,, Sam.: 5 15 \u2022 7 15 \u2022 9:15 Olm : 3:15 - 5:15 \u2022 7:15 \u2022 9:15 Lun au Van 7:15 \u2022 9 15 PLATOON (14 ans) Sam cl Dim : 12:05 - 2:20 - 4:35 - 7:05 ¦ Lun au Von ; 7:05 \u2022 9:30 CARREFOUR LAVAL 2330.Aul CRAZY MOON (G) 1:00 \u2022 3 00 - 5 00 \u2022 7:00 Jeudi 1 00 - 3 00 - 5 00 MEN (G) 1:15 \u2022 3:15 - 5:15 DEFENSE OF THE REALM IG) 1 30 ¦ 3.30 \u2022 5 30 7:30 - 9 30 FRINGE DWELLERS (G) 12:30 ¦ 2 35 ¦ 4 40 - 7 0S - 9 10 2001 Université Com d« Mortonneuve 649-4518 Z AND TWO NAUGHTS (G) 1 45 \u2022 4:20 - 7 00 \u2022 9 20 PEGGY SUE GOT MARRIEO (G) 1:15 - 3:20 - 5:25 - 7 30 9.35 NO MERCY (14 ans) DECLIN OF THE AMERICAN EMPIRE (14 an» 1:00 - 3*0 - 5:00 - 7:05 - 9:10 BRIGHTON BEACH MEMOIRS (O) 1:05 - 3:10 - 5:15 - 7:2S - 9:35 Enfin de retour, un chef-d'oeuvre en 70mm! STAND BY ME (G) 1:10 - 3:10 - S:10 \u2022 7:10 ¦ 9:10 ERMUAiit Sl-Oen.l * 1,i -, 188 55;' BACH ET BOTTINE (O) Sam.: 1:00 - 3:00 Olm.: 1:00 MISSION (G) (version trançaljc) Sam.: 5:30 - 8:00 Dim : 3:00 \u2022 5:30 \u2022 8:00 Lun.au Van.: 8:00 JEAN-TALON 2 rues à l'as) de Pie-ix '25 '000 LES FUGITIFS (G) Sam.al Dim.: 1:15 \u2022 3:15 - S:1S ¦ 7:15 \u2022 ois lun au Van: 7:15 \u2022 9:15 LONGUEUIL Place Longueuil 679 7451 BACH ET BOTTINE (G) Sam.el Dim.: 12:15 \u2022 2:30 - 4:45 - 7:00 Lun au Van.; 7:00 # LES FOUS DE BASSAN (14 ana) 9:00 SOLARBABIES (14 ans) Sam.al Olm.: 1:15 \u2022 3:15 - 5:15 \u2022 7:15 - 9:15 Lun.au Van.: 7:15 \u2022 9:15 ODEON-LAVAL Cenire 2000 ¦ Boul Si Momn 687 520' LES FUGITIFS (G) Sam el Dim : 1:30 - 3:30 - 5:30 - 7.35 - 9:40 Lun.au Van.: 7:30 - 9:30 LE DECLIN DE L'EMPIRE AMERICAIN (14 ans) Sam.al Dim.: 1 00 - 3.00 - 5:00 - 7:05 - 9:10 Lun.au Van \u2022 7:00 \u2022 9:00 PARIS 896 Ste-Corrierirve o 875 1882 M WANTED DEAO OR ALIVE (14 ans) Dolby 1:00 \u2022 3:00 - 5:00 - 7:15 9:30 LATE SHOW SAMEDI: 11:30 p.m.PLACE DU CANADA VIo Chàloou Cnomploin 861-4595 m 5:15 - 7:15 - 9:15 RADIO DAYS (G) Sam el Dim: 1:15 - 3:15 Lun au Vcn.: 7:15 \u2022 9:15 PLAZA ALEXIS NIHON Niveau du Métro Alwoler 935-4246 PLATOON (14 ans) Dolby Sloreo 12:00 - 2:30 - 4:35 \u2022 7:00 \u2022 9:30 LATE SHOW: Van cl Sam.: 11:45 pm m ASSASINATION (G) 1:30 - 3:30 - 5:30 - 7:30 - 9:45 LATE SHOW: Van al Sam.: 11:45 p.m.AN AMERICAN TAIL (G) 12:10 - 2:00 - 3:35 SOMETHING WILD (14 ans) 5:30 \u2022 7:45 - 10:00 ST-DENIS 1590.rue Sl-Dems 845-3222 m SOLARBABIES (14 ans) 1:00 - 3:00 - 5:00 - 7:10 - LA MOUCHE (14 ana) 12:30-4:50 - 9:15 2e Mm: ALIENS 2 SQUARE DÉCARIE Décooe.sud de Jou\"-Foron 341 3190 STAND BY ME (G) Sam el Olm.: 1:15 - 3:15 - 5 15 - 7:15 ¦ Lun au Ven.: 7:15 ¦ 9:15 AN AMERICAN TAIL (Gl Sam at Dim.12:15 - 2:00 - 3:45 - 5:30 BRIGHTON BEACH MEMOIRS (Gl 7:00 - 9:00 SI Léonard 9480 locordoire 327 5001 SOLARBABIES (14 ans) (Dolby Slereo) Sam el Dim: 1:00 \u2022 2 45 - 4 30 - 6:15 - 8:00 ¦ 9:45 Lun.au Ven.: 7:00 ¦ 8:45_ BACH ET BOTTINE (G) Sam.el Dim.: 1:00 - 3:00 -Lun.au Van 7:00 5 00 LE DECLIN DE L EMPIRE AMERICAIN (14 ans Vcn 900 Sam el Dim : 7:00 - 9 00 Lun au Jeudi: 7:00 - 9 00 WANTED DEAD OR ALIVE (14 ans) Dolby Sam el Dim.1:15 - 3 1S - 5:15 - 715 ¦ 91S Lun au Ven.: 7:00 - 9 00 ASSASINATION (G) Sam el Dim : 1 00 - 2:40 - 4 20 - 6:00 - 7:45 -9 30 Lun au Ven 7:00 \u2022 8:45 MONTRÉAL 1584 Mt-Rovol & Popinaou 521-7870 BACH ET BOTTINE (G) Sam.et Olm.: 2:40 - 6:00 - 9:20 Lun au Ven : 6:00 \u2022 9:20 2e film: OPERATION BEURRE DE PINOTTE JUMPING JACK FLASH (14 ans) (français) Sam et Dim.: 2:10 - 6:00 - 9:50 Lun.au Ven.: 6:00 - 9:50 2c Mm: HIGHLANDERS PARADIS 6215.Hocnetooa 354-3110 TOP GUN (G) Sam et Olm.: 1:15 - 5:15 - 9:20 ALIENS 2 (14 ant) 2e film: LA MOUCHE Sam, el Dim.: 2:50 - 7:05 Lun.au Ven.: 8:50 LES FUGITIFS (G) Sam.el Olm.: 1 00 - 2:45 - 4:30 - 6:15 - 6 00 9:50 Lun.au Ven : 7:15 \u2022 9:00 un chef-d'oeuvre mémorable JEREMY IRONS ROBERT DE NIR0 \u2014 Tht GaMtar (Meilleurj \\ Film & lav.,Li!- Film dOr Fettival de Cannes V MISSION VERSION FRANÇAISE nril DtXHY STEREO (Prix spéciaux pour groupes, appelez 481-6323) ¦JA:l:IJi.lll:II.H.|l 7330 »U1 0(5 LlURtmiOiS 668 3bB4 SI OtMIS JARRT3M55» SU CATHERINE PAPINEAU 5^1685 CARREFOUR OU MOHO 136 5944 è> CHAMPLAIN ST-HYACINTHE Il PARIS 733 «492 GABRIEL BYRNE \u2022 GRETA SCACCHI \u2022 DENHOLM ELLIOTT DEFENSE OF THE REALM a -IAN BANNEN ¦ BILL FATERSON .FULTON MA< - ' ,., DAVIDPUTTNAM -w.* MARTINSTELLMAN , RICHARD HARVEY - \u2022 ROBIN DOUET ¦.LYNDA MYLES \u2022 DAVO DRURY « Ho^b INI.¦ \u2022 RVlSïf.lll'TlIII'lHlMM 1616 SI! CATHERINE 0 93?I?r CINE 560 r.Tw^;i;iT^i\u2014ij.)!&.Hii:n WÊEMMSSESÊÊ SIQtHIS SU CATHERINE ?W?II5 / Ruts A L EST OE PIE II J?b 7000 CIKHI /(KM 80UI ST HAITI* 687-MOT BROSSARD MAIE CHAMPLAIN 46a5906 B?Ib RUE HOCHEIA PARAOIS ' SHERBROOKE I ST-JEROME ) :rap!)yùrlû Di Palmar Musical Supm-Dick Hyma Associate Producer-EzraSutrdtow ExecutmProducers-ltckRollinsandCharlesHJoffe Produced by Robert Greenhut Written and Directed by \\fbody Allen [SMKtn*\\ tiM\" Solfie* fcr*UM 6*1 .________ - «c*\"»«*-\"^!!î_l i> LE FAUBOURG 1616 STE CATHERINE 0 9322 JUSTINE SAUNDERS KRISTINA NEHM BOB MAZA Directed by BRUCE BERESFORD ,*\u201e GEORGES DREYFUS \u2022 ,.,.,¦.,\u201e.SUE MILLIKEN rtkttcd h.LES FILMS RENE MALO cS LE FAUBOURG B9 1616.STE CATHERINE 0 932 2121 VERSION FRANÇAISE MGM présente un film spécial plein de courage, d'espoir et de merveilles.\"C D une étoile lointaine une luire puissante et mystique ofi've sur terre Pour ceu« qui sont assez courageux -le la suivre leur vie sera transformée a jamais Un» presentation spéciale -coupon f et laissox-passor rm futés.PLACE DU CANADA VIA CHATEAU CHAMPLAW ttU m Adultes.6,00$ Adolescent».5,50$ Enfants et Age d'en 3,00$ BHOOKSFii M Présente .SOLARBABIES > Mettant en Vedette RICHARD JORDAN jAM\";fuT7 JASON PATRIE lIIKAS HAAS et CHARLES BURNING d»ns-l*-Wle-du GEOUEft Musique île MAURICE JARRE Effets Visuels Real ses par RICHARD EOLUND ASC Su-nano (te WALON GREEN et DOUGLAS ANTHONY METROV Uni par IRE Nt WAlTZER et JACK FROST SANDERS.Realise par ALAN JOHNSON SI OtNIS B3 IMO.RUE ST KITS MVMK CARREFOUR LAVAL J^LONGUEUIL tVt «UT.EEI LAUNENTIKt HUMA \u2014 LayïeeeeMÎSteil ASTRE imiTs» MBO LACOROAIFif 327 5001 A E 18 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEOI 31 JANVIER 1987 CINEMA Woody Allen ou l'homo new-yorkus SUITE DE LA PAGE E 1 ques de la scène au salaire de $25 par semaine.À 19 ans, il avait déjà un appartement, un psychanalyste et une femme (âgée de seulement 16 ans).En 1961, il se produisait dans une boite de Greenwich Village, le Duplex.Il était, dit-on, si timide et si effrayé que tout lui était prétexte pour interrompre le spectacle.De quoi parlait-il ?de l'artiste moderne qui, à l'instar de Van Gogh, voudrait se couper l'oreille avec un rasoir.électrique.Il invente également ce gag des douze membres d'une chaîne de prisonniers qui réussissent à s'évader en posant pour un immense chapelet.Ce sont des gags comme ceux-là qui ont convaincu les producteurs qu'il était mûr pour le cinéma.Ses numéros de stand-up comic traduisaient un esprit quelque peu tordu grâce auquel une approche poétique permettait d'appréhender la réalité d'un point de vue différent de la majorité À cette époque, il se promenait par exemple, dit-on.avec une balle dans sa poche de chemise: si quelqu'un lui avait lancé une Bible, il croyait que la balle lui aurait sauvé la vie.Le burlesque Bendazzi raconte qu'un soir de IS)b4.au Blue Angel.Shirley MacLaine avait ri aux larmes en assistant a son spectacle.Un producteur assis à ses côtés, Charles K Redman, commença à entrevoir ce qu'on pourrait tirer de lui.Le lendemain, il entreprenait les demarches auprès de ses deux impresarios.Jack Rollins et Charles loffe.Ces deux hommes sont restés jusqu'à ce jour ses producteurs attitrés.Il accomplit ses premiers pas dans le monde du cinéma en 1965 en tant que scénariste de What's new Pussycat '.' L'année suivante, il détourne un film japonais en substituant aux dialogues originaux des dialogues de son cru, délirants et irrésistibles : What's up.Tiger Lily '?Troisième performance, peu convaincante, cette fois a titre d'interprète : Casino Royale, un lames Bond raté.On fail généralement peu de cas de Don't drink the water, auquel il participa à l'écriture.Notons également son rôle dans The Front ( Le Prête-Nom) réalisé par Martin Ritt.Il signe en I9b9 avec Take the money and run son premier film à titre d'auteur complet, à la fois scénariste, réalisateur et interprète principal.Ce film, et celui qui va suivre, bananas, reprend la tradition du slapstick américain, un art a peu près oublié depuis la disparition des grands du burlesque.Ces films misaient énormément sur les gags visuels.Celui que les prestations sur scène rangeaient visiblement dans la catégorie des maîtres du verbe allait se rendre compte petit à petit que la tradition du burlesque ne lui convenait pas vraiment.Il lui faudra cependant quelques autres films avant de parvenir à rectifier le tir.Everything you always wanted to know about sex.Sleeper et Love and Peace allaient imposer les traits d'un per- Oianne Wiest Josh Mostel Tony Roberts et Dianne Wiest « RADIO DAYS » Woody Allen, au tournage de « Radio Days ¦ À la recherche du son perdu LUC PERRIAULT ¦ En trempant une madeleine dans sa tasse de r ¦i.-aK-'j t'»e\\ Proust avail entrepris de revivre des sensations remontant à sa plus tendre enfan-Woody Allen n'a qu'à faire tourner de vieilles rengaines popularisées par la radio de la belle époque pour que le même charme opère.Il revoit alors son enfance défiler sous ses yeux.Par la magie du cinema, cette reconstitution devient un spectacle vivant.Ses 42 chansons correspondent à 42 brèves histoires qui gravitent autour d'une famille juive de la classe moyenne vivant à New ce York au moment où la radio atteignait le sommet de son règne, soit vers la fin des années 30 et le début des années 40.Comme on enfile des perles, Allen accumule les anecdotes sur le New York de cette période.À travers cette famille, Allen nous promène dans le quartier de son enfance, revisitant les lieux et revoyant les personnes qui, encore aujourd'hui, occupent une place dans ses souvenirs.On aura reconnu, bien sur, Allen lui-même dans le jeune garçon (Seth Green ) que ses parents abreuvent de taloches, d'autant plus qu'un commentaire en voix-off qui assure les transitions d'une chanson et d'une anecdote à l'autre présente des accents autobiographiques indéniables.Mais, peut-être à cause même de son caractère anecdotique, le film laisse une impression de décousu.Seule la musique, nostalgique et dépassée à souhait, réussit parfaitement à recréer l'ambiance.Si Stardust memories était le S'/îûe Woody Allen.Radio Days pourrait bien passer pour son Amarcord, c'est-à-dire comme un album de souvenirs qu'on feuillette pour évoquer une époque aujourd'hui définitivement révolue.Pas spécialement comique ( même si des passages drôles subsistent), ce quinzième film ne possède pas non plus l'originalité des oeuvres de la grande période d'Allen (d'Annie Hall à Zelig).C'est un Allen mineur, ce qui ne veut pas dire pour autant qu'il ne soit pas maîtrisé de bout en bout.Souvent stimulant visuellement \u2014 grâce à la photographie de Carlo Di Palma \u2014 Radio Days demeure un film à écouter.L.P.Radio DAYS, de Woody Allen.Place du Canada sonnage en quête de son identité comique.Se découvrir pour s'oublier Au terme de cette longue metamorphose, Play it again Sam ap-parait comme le premier film dans lequel son personnage se trouve enfin définitivement établi.Bien que cette satire de Casa-blanca (ce classique de Michael Curtiz mettant en vedette Ingrid Bergman et Humphrey Bogart) ait été réalisée par Herbert Ross et non Allen lui-même, on y retrouve les traits essentiels du héros selon Allen.«C'est là qu'est né, écrit Bendazzi, le personnage du petit homme en désaccord avec lui-même, dédaigné par les femmes, et d'une incommensurable maladresse.» Dès le film suivant, Annie Hall.le personnage allait s'enrichir en profondeur.Dans cet authentique chef-d'oeuvre, le jeu subtil des rapports entre Allen et sa nouvelle comédienne, Diane Kea- tini.laissait supposer une réflexion qui dépassait de beaucoup le niveau de la simple comédie.C'est avec ce film qu'allait apparaître l'importance grandissante de la place faite aux femmes par Allen dans son oeuvre (ainsi que dans sa vie).Par la suite, Allen n'a fait qu'approfondir encore plus ses themes favoris, dans des contextes et au moyen de situations sans cesse renouvelés.Dans Interiors (où il n'apparait pas), on lui découvre des préoccupations à la Bergman.S'il revient à son personnage dans Manhattan, c'est surtout pour le poser dans un lieu géographique.New York, qui le définit peut-être autant que son apparence physique.New-Yor-kais jusqu'au bout des ongles.Allen refusera toujours d'être récupéré par Hollywood, fuyant ce symbole par excellence que sont les Oscars.Comme Chaplin après Modem Times, la livrée du comique va lui devenir trop lourde à supporter.Stardust Memories dont on parle comme de son 8'/i marque un rejet définitif du clown au profit d'un personnage éclaté dont l'effet à long terme se fera sentir jusque dans Zelig, ce film ingénieux, pastiche du cinéma muet, où reparait sa hantise de se perdre dans la peau des autres.Broadway Danny Rose.The Purple Rose of Cairo et Hannah and her sisters ont continué à enrichir comme autant d'apports nouveaux l'oeuvre ambitieuse et complexe de Woody Allen.Il est difficile aujourd'hui de définir le vrai Woody Allen.Une chose pourtant est certaine : cet être complexe et complexé par excellence résume à lui seul la condition difficile de l'homme d'aujourd'hui.1 Robert Benayoun.Woody Allen, au-delà du langage.Herscher, Paris, 1985.2 Ciannaiberto Bendazzi.Woody Allen, Liana Levi.Pans.1985.NORMAN MCLAREN Il est parti sans faire de bruit.Comme il a vécu.Comme il a vécu dans le cloître de ce petit studio de l'Office national du film pendant 40 ans.Magicien de la lumière, il créait sans cesse.Réservé, timide même, il travaillait dans une sorte de solitude préservée.Et pourtant il était généreux.Il ne manquait jamais une occasion d'aider un collègue.De lui confier ses observations.De l'aider à avancer.Il avait pour lui-même une exigence imperative.Il recherchait la perfection.C'était sa hantise.C'est pourquoi ses petits films prenaient un certain temps à naître.Il les voulait parfaits.C'est pourquoi aussi il laisse une oeuvre impérissable parce qu'elle n'est pas oblitérée par les griffes du temps.Elle défie l'actualité.Elle se moque de la mode.Bref, elle transcende le temps.Elle a un goût d'infini.Norman McLaren, au montage, en 1965 Une oeuvre à saveur d'infini collaboration ipécialt ¦ Ce qui est admirable chez Norman McLaren, c'est qu'il ne se contentait pas d'avoir trouvé un procédé.Une technique.Ce n'était qu'un moyen.Un moyen transitoire.Au contraire, il cherchait toujours.Il inventait toujours.Se renouveler était sa constante préoccupation.Toujours du neuf avec du rien.Quel talent, quel génie pour parvenir à créer avec si peu! Il prenait une simple pellicule et la transformait avec ses doigts de fée.De toutes les manières.En inscrivant un dessin sur chaque image (Hen Hop), en dessinant avec le pinceau (Fiddle De Dee), en gravant avec un stylet, puis en colorant l'image (Blinkity Bank), en gravant des lignes droites sans tenir compte du cadre de l'image (Lignes verticales), en dessinant au pastel (La Poulette grise).Ou encore il filmait image par image: des cartons découpés (Le Merle, Rythmetic), des acteurs qui se déplacent à une vitesse anormale (Les Voisins, Il était une chaise), des danseurs surimprimés plusieurs fois avec un léger décalage (Pas de deux).Ce qu'il recherchait dans l'image, il fallait qu'il le trouve pour le son.Alors il écrivait directement sur la pellicule le son qui convenait au sujet (dix films dont Dots, Loops), ou encore il faisait appel à son proche collaborateur Maurice Blackburn.A l'occasion, il a pu obtenir le concours de Ravi Shankar ill était une chaise) ou Oscar Peterson (Begone Dull Care).Ce qui est étonnant et admirable à la fois, c'est que ces grands musiciens se pliaient volontiers aux directives de Norman McLaren qui ne perdait jamais le contrôle absolu de ses films.Avant de quitter définitivement l'Office national du film.Norman McLaren n'a pas voulu que l'expérience de tant d'années passées au Département de l'animation se perde totalement.Il a voulu laisser comme une sorte de mémoire visuelle de son travail.Il a donc composé un film en cinq parties: Le Mouvement image par image, illustrant et expliquant comment se développe l'animation.C'est le côté didactique du grand mai-tre en animation qu'était Norman McLaren.Cette oeuvre conçue dans la plus grande discrétion, elle n'a cessé de se répandre à l'étranger.Dans toutes les ambassades du Canada dans le monde, les films de Norman McLaren sont toujours en demande.Lui-même est devenu une sorte d'ambassadeur culturel.Il ne livre pas de message particulier (toutefois le film qu'il préfère est Les Voisins parce qu'il appelle a la paix par l'absurde), mais ses films illuminent les écrans par les traits que son talent et son génie ont fixés sur la pellicule.Car Norman McLaren est un réel poète, un poète de l'image qui ravit tous ceux qui savent se laisser envahir par les vibrations lumineuses de ses films.Et partout, à travers le monde, ses petits chefs-d'oeuvre continueront d'embraser les modestes écrans.Si, comme disait Misoguchi, «il faut se laver les yeux entre chaque image», je crois que voir un film de Norman McLaren, c'est retrouver cette pureté originelle qui rend réceptif à la beauté. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 31 JANVIER 1987 E 19 ^nomination pour 3 Golden Globe \u2014 dont \u2014 Meilleur film \u2014 (Drame) Meilleure actrice de soutien Meilleur réalisateur ****?.«MERVEILLEUSEMENT DRÔLE c'est tomme des acances dépaysantes.Le jeu est superb Mlle Bon ham Carter nous offre une performance raffinée.Une réussite.\u2014 Vincent Canby NEW YORK TIMES Qfyambve avec Vue version française \"a room with a view\" MAGGIF SMITH \u2022 DENHOLM ELLIOTT \u2022 JUDI' DENCH \u2022 SIMON CALLOW dno^nnt HELFNA BONHAM CARTER IssSSSSSSi JULIAN SANDS-DANIEL DAY LEWIS _____Mb OMIS STE CATHERINE 2882IIS LE DAUPHIN ¦ Situent PRES OIBERVIUI ttIMW COMPLEXE OESJAROINS t EMSILAMI I 268 3141 ! Ifiril dolby stereo | VERSION FRANÇAISE LE DAUPHIN BEAUBIEN PRES DIBERVILLE 7?l 6060 CINfMAS ClNU'UJC OPfON COMPLEXE OESJAROINS etSIltIR! I 2R8 3UI Loi (».o.ou ERIC BRISEBOIS JACQUES GODIN YVAN PONTON MARTHETURGEON CLAUDE GAUTHIER LUCIE LAURIER JULIEN POULIN KIM YAROSHEVSKAYA ~3 SÉLECTION OFFICIELLE \\EN COMPÉTITION BERLIN FÉVRIER 87 \"f Un succès foudroyant à travers le Québec \".des images splendides à vous couper le souffle, une grande maîtrise, beaucoup d'originalité.J'ai beaucoup aimé ça!\" René Homier-Roy - A PREMIÈRE VUE \".on ne peut qu'admirer davantage la maîtrise d'Yves Simoneau, qui nous démontre ici son grand talent,\" Francine Laurendeau - LE DEVOIR \"Une oeuvre poétique étonnante: à voir!\" Léonce Gaudreault - LE SOLEIL LES FOUS / IP TJf * Un film de Yves Simoneau ^** Justine Héroux présente LES FOUS DE BASSAN d'après le roman d'Anne Hébert avec Steve Banner \u2022 Charlotte Valandrey \u2022 Laure Marsac \u2022 Bernard-Pierre Donnadieu Lothaire Bluteau \u2022 Marie Tifo \u2022 |ean-Louis Millette \u2022 Angèle Ccxrtu \u2022 Paul Hébert Adaptation Yves Simoneau et Marcel Beaulieu \u2022 imai;e Alain Dostie \u2022 Musique Richard Grégoire Producteur délégué Roger Heroux Scénario Sheldon Chad Une présentation des agents du Permanent distribution VIVAFILM awi'iyfMil'llîWEg i*y.Mii^iiii;iw/:iB HBJfflBDMBg BASILAIRE 1 28S3I4I 2330 AUT DES LAUREN I IDES 688 36B4 PLACE LONGUE UIL 679 /451 CINEMA «> .VEOEHI SHERBROOKE m «s- MOI, MON PERE, MA VIE.UN FILM DE FRANÇOIS LABONTÉ PRODUIT PAR CLAUDE BONIN g JACQUESJACOB MICHEL CARON SUS JEAN-BAPTISTE TARD \u2014 DENIS LAROCHELLE ;*ÏÏS MARCEL POTHIER iS ALAIN CORNEAU ANDRÉCORRIVEAU \"\"ES JACQUES BONIN SUZANNE HENAUT_ DOWN BY LAW ( V.O.Sous-titres français) vUn film de JIM JARMUSCHj (v.o.au 2001 Unlvénlty) ¦ ST OtMIS STE CATHERINE 288 711! 3E \u2022 j^t ^Ar ^^r\u201e.\u2014 Bfuce Bailey, The Gazette \"LE MEILLEUR FILM ALLEMAND QUE J Al JAMAIS VU.\" - Douglas Leoplud.CKMF et CHOM-FM c'est G° «.une satire de la bourgeoisie mais aussi de la bohème.un film spirituel et très drôle.» \u2014 David oemy.new york magazine «.un des films les plus réussis produits par l'Allemagne d'après-guerre.il se compare favorablement aux oeuvres du grand Ernst LubitSCh.» - new york times «.Une comédie irrésistiblement drôle, merveilleusement interprétée.» - wmiam won.gannett news service «.une comédie loufoque, un coup de coude pour choquer le sexe opposé, oeuvre de l'Allemande de l'Ouest Doris Dome.ses films ont toute la sophistication des oeuvres d'Ernst Lubitsch, mais on y trouve également toutes les angoisses sexuelles des années 80.» \u2014 Molly HasKell.vogue «.drôle et accrocheur.» \u2014 women s wear daily «MAIS QUE VEUT LA FEMME?» -SptflWfeijrj é> LE FAUBOURG 1616 STt CATHERINE 0 932 2121 (v.o.s.-t.a.) A film by Dons Donne vivafilm À vous couper le souffle.BRONSON A MMM ATIAM MttASfD IN CANADA IWtOUGH CINIPUX OtXON niAtt &&&& m» » trf woow' t«H » nrcMiwi \"Hucm x mm.» .« soon knemle x :*cm» a.Quebec n mec la c&lamiutio» m .* sooete md* ca»ao» __.-UisUilmjIilmi au Canada CINEMA PLUG CINCNOVt- Commençant le vendredi 6 février! M CANNON 8R0UP INC.««»CHARiiS BftONSON '\\ .3CpLW^C«\"\u2014.n wfV«W*Ai^*«»JU»
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