La presse, 31 mars 1987, B. Informations nationales
[" Informations nationales \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 31 MARS 1987 La haute technologie, ça se traduit Le lancement, hier, à Montréal, de la traduction française du catalogue de la Cotnpagnie Crouse-Hinds et d'un lexique du matériel électrique antidé-flagrant, a été salué par tous les intervenants dans ce dossier comme un événement important, voire exemplaire à tous les niveaux.La compagnie Crouse-Hinds est une filiale de compagnie américaine dont la direction est aux États-Unis.Son siège social et son usine au Canada sont situés en Ontario.À Montréal, il n'y a qu'un bureau des ventes, responsable pour l'Est du Canada.L'entreprise se spécialise dans la fabrication et la vente d'équipement d'installations électriques, commutateurs, conducteurs qui ont la caractéristique d'être antidéflagrants, c'est-à-dire à l'épreuve des explosions.Ces produits sont surtout utilisés dans les raffineries, les moulins à papier, les silos à céréales et les meuneries, les manufactures de munitions, dans les endroits où il y a des gaz explosifs.Au Québec, elle compte parmi ses clients les raffineries de pétrole, les entreprises de transformation de bois, Hydro-Québec.C'est en 1979 que la Commission de protection de la langue française s'est pour sa part impliquée dans ce dossier lorsqu'on lui a signalé que la catalogue de la compagnie Crouse-Hinds n'était pas disponible en français, ce qui était en dérogation des articles 51 et 52 de la loi.Par suite de pourparlers, une entente est survenue par laquelle la compagnie Crouse-Hinds s'engageait volontairement à traduire son catalogue pour se conformer aux exigences de la Charte de la langue française.Ce travail de traduction, coordonné par la Firme Fre-nette.Boulanger, Lefebvrc et Associés (bureau de traduction et de terminologie) a duré de 1981 à 1983.Deux années de collaboration continue et hautement efficace entre la Commission de protection de la langue française et la compagnie Crouse-Hinds, la compagnie générale électrique du Canada et la Firme Frenette, Boulanger, Lefebvre et Associés.Un comité technique de terminologues et de professionnels des secteurs électriques et pétroliers a commencé en octobre 1981 la traduction du catalogue.De celle-ci, on a tiré un lexique de I 088 termes.Ce lexique avait au préalable fait l'objet d'études et analyses par la compagnie Secor, d'une vérification par la direction de la terminologie de l'Office de la langue française et avait été soumis à des organismes français hautement spécialisés tels que le Centre d'études nucléaires de Sa-clay et l'Institut français de pétrole lors d'une mission en France.Quatre mille exemplaires de ce lexique sont en voie d'impression pour une première édition et la plupart seront distribués au Québec.Un nouveau président à l'OLF Presse Canadienne QUEBEC Le Office de la langue française aura bientôt un nouveau président en la personne de M.Pierre-Etienne Laporte qui présidait jusqu'à maintenant la Commission de protection de la langue française.Il entrera en fonction le 8 avril et son mandat est de cinq ans.Le Parti libéral fédéral «impose» ses « cassettes» aux réseaux de télé CILLES PAOUIN du bureau de La Presse OTTAWA Des réseaux de télévision ont diffusé dimanche des vidéocassettes du Parti libéral du Canada dans le cadre de leur bulletin d'information sans identifier la provenance de ce matériel partisan.Le réseau TVA et le service anglais de la Société d'Etat, CBC, ont reconnu hier avoir utilisé dans leur bulletin des extraits d'un enregistrement réalisé par les employés du Parti libéral.Ils ont cependant blâmé l'organisation du Parti qui leur a « imposé » ce mode de fonctionnement.La controverse tient au fait que l'organisation libérale a décidé d'enregistrer elle-même le discours de John Turner dimanche au Palais des congrès de Montréal.Une vidéocassette était ensuite offerte gracieusement aux diffuseurs.« Nous avons consulté les réseaux la semaine dernière et tout le monde semblait d'accord avec cette façon de faire, je suis très étonnée de leur réaction aujourd'hui » a déclaré l'attaché de presse libérale, Manon Pépin.Selon elle, il était impossible de faire autrement puisque les convives payaient $250 chacun pour venir entendre M.Turner et qu'ils ne voulaient pas avoir de mur de caméras devant eux.Le Parti a donc décidé de faire un seul enregistrement et de l'offrir à toutes les stations de télévision.« Il n'y a pas eu de censure, ils ont eu tout le discours et même des gros plans de certaines tètes d'affiches dans la salle » a ajoute Mme Pépin.« La prochaine fois je me battrai pour qu'ils fassent leurs propres images », a t-elle dit.Au réseau français de Radio-Canada on a également employé cet enregistrement, mais en précisant qu'il s'agissait d'une production du Parti libéral.Le rédacteur en chef du Téléjournal à Ottawa, Richard Sanchc, a d'ailleurs déploré cette pratique « inquiétante ».« Cela nous a rappelé les cassettes radiophoniques produites par les libéraux de Robert Bourassa autrefois » a dit M.Sanche.Ces enregistrements avaient été dénoncés par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec et rejetés par Radio-Canada.Le directeur de l'information du réseau TVA, Serge Bellerose, s'est pour sa part montré « étonné et choqué » de la façon de faire du Parti libéral.« Cela nous préoccupe et pourrait constituer un fâcheux précédent » a t-il dit.Le réseau TVA a l'intention de protester auprès du chef libéral M.John Turner et de faire parvenir une copie de cette plainte au Conseil de presse du Québec.M.Bellerose a indiqué que TVA allait également communiquer avec les autres réseaux pour adopter une position commune face à ce précédent.D'après M.Bellerose, il n'appartient pas aux partis de choisir les images d'un événement pour les bulletins d'informations.Le caméraman embauché par le parti produit naturellement les plus belles images du chef alors que la nouvelle peut bien être ailleurs dit-il.« Il est possible, par exemple, que la réaction de la salle au dis- LASERPHOTO PC Les responsables de la garderie accompagnent les bambins qui traversent la rue.Un rapport d'un comité des communes recommande l'adoption d'un programme de $700 millions pour les garderies.Les jeunes assistés sociaux: un recours coilectif de $337 millions contre Québec Presse Canadienne QUEBEC Le gouvernement Bourassa est la cible d'un recours collectif au montant de $337 millions pour son refus d'accorder la parité de l'aide sociale aux assistés sociaux âgés de moins de 30 ans.C'est le montant avancé par les procureurs de Mme Louise Gosselin, une citoyenne de Lon-gueuil qui s'est vu accorder récemment le droit d'intenter un recours collectif au nom des jeunes assistés.Il s'agit de la plus forte somme réclamée via une requête collective.La déclaration déposée en Cour supérieure avance que la loi de l'aide sociale, qui accorde $170 par mois aux moins de 30 ans, vivant seuls et aptes au travail et $46b à leurs aines, contrevient à la Charte canadienne des droits et libertés.Cette dernière décrète que la loi est la même pour tous, indépendamment de toute discrimination, dont celle basée sur l'âge.La demande de parité est rétroactive au mois d'avril 1985 alors que cette disposition de la charte est entrée en vigueur au Québec.Mme Gosselin réclame $2 142 pour elle-même.Sur la foi des statistiques du ministère de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu, elle demande $337 334 555.80 pour tous les jeunes lésés durant cette période par l'article de loi.Selon Me |ean-Pierre Villaggi, un des avocats de la plaignante, la cause devrait être débattue à l'automne.Même si le gouvernemenj de M.Robert Bourassa accordait d'ici là la parité, la poursuite serait maintenue, a précisé M.Villaggi.Ce débat survient au moment où le gouvernement libéral tergiverse avec la réforme de l'aide sociale.Le titulaire du dossier, le ministre Pierre Paradis, a notamment indiqué que la mise en oeuvre de cette refonte, promise en campagne électorale, ne peut se faire qu'à partir du moment où le fédéral dira ce qu'il a l'intention de faire avec le rapport Forget.Québec craint que l'application des recommandations du groupe ayant analysé le système d'assurance-chômage n'entraine l'arrivée de milliers de personnes sur l'aide sociale.Le ministre participe d'ailleurs aujourd'hui à une conférence fédérale-provinciale sur le controversé rapport.Wilson fait fausse route, selon CD.Howe Presse Canadienne Ottawa Le gouvernement fait fausse route avec sa stratégie de réduction du déficit fédéral, un fait que le ministre des Finances Michael Wilson dissimule en jouant avec les données des rentrées fiscales, affirme un groupe réputé d'experts en économie.Selon l'Institut CD.Howe, à moins d'une amélioration inattendue de l'économie ou d'une hausse des rentrées de fonds ducs au projet de réforme fiscale du ministre Wilson, le pays pourrait se retrouver aux prises avec des déficits atteignant jusqu'à $30 milliards, et même davantage.Effectuée par Ted Carmichael, économiste et vice-président de l'Institut, l'analyse du budget est l'une des plus sévères réalisées jusqu'à présent par un organisme économique aussi influent.cours soit toute aussi importante que l'allocution elle même explique M.Bellerose.Mais si nous ne pouvons la tourner, nous devrons nous fier à leurs images* dit-il.Pour éviter la création d'un mur de caméras les diffuseurs acceptent fréquemment de mettre leurs efforts en commun.On utilise alors l'équipe d'un réseau et non celle d'un parti souligne t-il.Au réseau CBC.on explique laborieusement que c'est à la suite d'un simple oubli que l'émission a utilisé, sans les identifier, deux segments produits par le Parti libéral.« C'est contre la politique de CBC d'utiliser des documentaires qui ne proviennent pas des médias », a déclaré Graham Ritchie, réalisateur des nouvelles du réseau.« Nous avons déjà protesté auprès des autorités du Parti libéral.Nous ne savions pas que les choses allaient se faire comme cela.Nous avons simplement été prévenus la semaine précédente qu'il y aurait un \"pool\", c'est à dire que nous devrions partager les images avec les autres diffuseurs, et non que celles-ci seraient produites par le parti ».Réactions divergentes au rapport sur la garde d'enfants MARIE TISON de la Presse Canadienne OTTAWA Le rapport du Comité spécial sur la garde d'enfants a plu aux directeurs de garderies, mais il en a déçu bien d'autres.L'Association canadienne pour la promotion des services de garde à l'enfance, le Comité canadien d'action sur le statut de la femme et le Congrès du travail du Canada ont exprimé leur deception en conférence de presse hier, peu après le dépôt du rapport du comité.De son cote, l'Association canadienne des directeurs de garderies a promis son appui au rapport, et a offert au gouvernement de travailler avec lui à la mise en place des recommandations.« L'introduction de credits d'impôt, l'extension des congés de maternité, les mesures concernant l'éducation des parents, les services d'appui, les subventions en capital pour les services et la formation sont d'excellentes étapes menant à la mise en place d'espaces supplémentaires et de services complets », a déclaré la présidente de l'association.Mme jocclym Cowcrn.Mesures fiscales Les groupes intéresses a la ^ar-de d'enfant se sont particulièrement opposés à l'idée de financer un système de garde par des mesures fiscales.« Ce qu'il fallait, c'était des subventions immédiates, directement aux provinces, pour les aider avec les dépenses de capital et d'exploitation de garderies d'enfants sans but lucratif, a déclaré Mme Shirley Carr, présidente du Congrès du travail du Canada.Au lieu de cela, le comité désire acheminer cet argent aux parents, sous forme de subventions fiscales.Or, cette approche ne fournira pas le système de garderies de qualité dont ont besoin les enfants canadiens et leurs parents ».Le financement de services de garde à but lucratif inquiète particulièrement l'Association canadienne pour la promotion des services de garde à l'enfance.« Compte tenu des problèmes constaté relativement au salaire minime des employés, à la qualité qui, en moyenne, est moindre dans ce secteur, et au manque de responsabilité en matière de comptes rendus, nous nous opposons à tout financement supplémentaire qui favoriserait la croissance des services de garde d'enfants à but lucratif », a soutenu la président de l'association, Mme Lynettc Billard.Seulement 85 donateurs illégaux La Loi sur le financement des partis politiques est respectée YVONLABERCE du bureau de la Presse OUI HIC Apeine 85 donateurs, sur les 17 000 qui ont souscrit plus de $100 aux partis politiques en 1985, ont contribué davantage que le plafond des $3 000 permis par la Loi québécoise sur le financement des partis politiques.Selon le directeur général des élections du Québec, M.Pierre F.Côté, c'est dire que la loi est respectée, en plus d'avoir fait ses preuves au fil des années.Ce faisant, M.Côté invite ceux qui utilisent ces dépassements à le faire de façon judicieuse afin que « l'effet qu'on veut atteindre en les dénonçant atteigne vraiment le but qu'on s'était fixé ».« Le financement des partis par des contributions populaires est vraiment démocratique, a dit hier M.Côté, et je trouverais malheureux qu'en utilisant ces dépassements, on jette le discredit sur tout le processus du financement des partis politiques ».Prudent, M.Côté n'a dit mot de l'utilisation qu'en font, tant à l'Assemblée nationale qu'à l'extérieure de la Chambre, libéraux et pé-quistes, mais l'allusion était claire.On sait que récemment, les députés péquistes ont tenté de lier l'obtention de contrats et nominations politiques aux contributions à la caisse du Parti libéral du Québec ( PLQ ).Répondant à cela, le chef du PLQ et premier ministre, M.Robert Bourassa avait menacé de faire des révélations embarrassantes, disait-il.pour les péquistes.Bien sur le directeur général des élections estime qu'il y a place pour davantage de précision dans la loi, mais, dit-il, c'est là une décision politique.Lui-même ne fait que des recommandations.« L'important, dit-il, c'est d'en conserver les grands paramètres, car si on ne les garde pas, ça veut dire une autre philosophie, une autre conception du financement des partis politiques ».Selon lui, l'expérience enseigne que la loi a fait ses preuves \u2014 les partis la respecte \u2014 et que dans l'ensemble, elle est bien appliquée.Il a rappelé qu'à la fin du siècle dernier, il y avait une loi sur les dépenses électorales qui est par la suite tombée dans l'oubli.Ce qui lui fait dire que c'est une loi fragile si on la laisse aller.D'ailleurs, a-t-il rappelé, du temps de Maurice Du-plessis et de la grande noirceur, dépenses et caisses électorales, c'était la grande magouille ! Cela dit, M.Côté, qui avait convoqué hier les journalistes pour faire part de la tenue, à Québec, fin septembre, de l'assemblée annuelle du Council on Go-vermental Ethics Laws ( COGEL ), a dit qu'à l'avenir, un électeur quj contribue à plus d'un parti politique davantage que les $3 000 permis, se verra rembourser au pro rata les sommes versées en trop.Ainsi, M.Raymond Malenfant, qui a contribué, en 1985, $3 100 au Parti québécois et $1 500 au Parti libéral, recevra $1 100 du PQ et $500 du PLQ.Libérez-vous ! La SNF offre tous les services financiers.Faites appel à nos conseillers pour planifier votre avenir.Profitez-en pour vous libérer l'esprit.Confiez-nous notre avenir SfiQaî SOCIÉTÉ NATIONALE DE FIDUCIE 425.bd de Maison neuve Ouest Montréal (Québec) H3A3G5 &44-20M/1-WO Î61-M25 B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 31 MARS 1987 Paul Desmarais president du conseil d'administration Roger D.Landry president éditeur Michel Roy éditeur adjoint Claude Cravel directeur de l'information Jean-Guy Dubuc éditorialiste en chef Éditorial Marasme ambulancier Le marasme qui régit, depuis trop longtemps, l'industrie du transport ambulancier au Québec doit prendre fin.Quelle que soit la structure qui sera retenue, il convient que dorénavant, l'aspect «service» l'emporte sur l'aspect profit».Et que l'aspect «soins» prime sur l'aspect purement «transport».Ceux qui ont pris connaissance, dans La Presse d'hier, du rapport du directeur du Service de l'analyse financière de la Commission des transports du Québec, M.Gilles Tremblay, en conviendront facilement.L'enquête Tremblay révèle plusieurs anomalies dans cette «industrie».La principale, prétend M.Tremblay, provient du fait que l'on rénumère la quantité plutôt que la qualité.Il n'est donc pas étonnant que l'ait découvert de nombreux cas de fraude et de negligence, dans un service qui semble très mal contrôle par le gouvernement.Un tel marasme encourage évidemment ceux, de plus en plus nombreux, qui désirent retirer ce service des mains de l'entreprise privée pour le nationaliser.À l'heure de la privatisation, il peut paraître étrange de vouloir confier d'autres responsabilités a l'État.Mais le système actuel est un canard boiteux: il tient son budget du gouvernement, en étant dirigé par l'entreprise privée.C'est pourquoi les problèmes graves décèles par l'enquêteur Tremblay demandent qu'on remédie à la situation actuelle immédiatement.Sans nier la pertinence d'un débat sur l'opportunité d'étatiser les services privés d'ambulance, on ne saurait attendre sa conclusion pour agir.La ministre de la Santé et des Services sociaux, Mme Thérèse Lavoie-Roux, a d'ailleurs fait savoir qu'elle attendait apporter des correctifs d'ici un mois.Un des problèmes actuels provient du fait qu'au lieu d'avoir mis sur pied un système de soins assortis de transport, on a laissé les propriétaires ambulanciers mettre sur pied un «système de transport assorti de premiers soins», note l'enquêteur Tremblay.Une ambulance devient alors partie d'un système assimilable a un genre de taxi spécialise, plutôt que partie d'un véritable service paramédical.Québec doit donc établir des normes et des mécanismes de contrôle pour s'assurer que le seul critère qui entrera en ligne de compte soit la qualité du service offert.Par exemple, on pourrait établir un budget régional pour les ambulances, comme on en établit un pour les hôpitaux.On déciderait du montant alloué dans une région donnée pour assurer un service complet d'ambulance et on inviterait ensuite les entrepreneurs intéressés à présenter des offres de service.Il s'agit d'une formule parmi d'autres.Ce qu'il faut retenir c'est le principe.Il ne viendrait à l'idée de personne de rénu-merer les pompiers au nombre d'incendies combattus dans une année ou les policers au nombre de crimes résolus.Pourquoi alors rémunérer les entreprises ambulancières sur la base du nombre de déplacements et non d'un service a assurer?Le transport ambulancier doit redevenir un veritable service.Pierre vennat Le Pape au Chili Le voyage qu'entreprend aujourd'hui le Pape au Chili et en Argentine est, sans doute, un des plus difficiles de son règne.Il est, en effet, rare que le monde s'attende a un résultat aussi concret d'une visite pontificale que dans ces deux pays ou les catholiques se sont entre-dèchirés et ont piétiné les droits de l'homme de façon aussi brutale.La situation n'est pas aussi désespérée en Argentine qu'au cnili depuis l'élection démocratique d'un gouvernement civil.Des poursuites criminelles ont été intentées contre certains chefs de la dictature militaire.Le président Raul Alfon-sin n'a, cependant, pas eu la volonté de poursuivre et de faire condamner par les tribunaux tous ceux qui ont commis des sévices contre les opposants réels ou imaginaires de la dictature.Dans un pays qui a vécu en marge de la démocratie depuis presque cinquante ans, il est très difficile de chasser de l'armée, de la police et de la fonction publique tous ceux qui ne respectent pas les droits des citoyens.Mais le gouvernement argentin avait au moins manifeste l'intention de poursuivre ceux qui s'étaient rendus coupables d'actes criminels.Après avoir effleuré la surface, il s'est déclaré satisfait alors que des criminels continuent à exercer leurs fonctions officielles.Si le gouvernement Alfonsin a agi ainsi par crainte d'un coup d'État militaire, il n'a fait qu'augmenter l'influence que l'armée continue a exercer sur la politique.Quant à ceux qui mettaient tout leur espoir dans un régime démocratique, ils commencent à craindre que l'impunité de fonctionnaires criminels ne les expose à de nouvelles accusations.La volonté politique du president Alfonsin n'a pas été à la hauteur de sa bonne volonté.Il suffirait de peu pour qu'une zone grise de méfiance, de peur et d'illégalité s'intalle entre le gouvernement et les citoyens, réduisant à néant tout espoir de laisser vivre un régime démocratique.Au Chili, la situation a le mérite d'être très claire: la dictature et la répression sont bien en selle.Le gouvernement du général Augusto Pinochet n'a pas l'intention d'instaurer un gouvernement démocratique et sa crédibilité est si basse qu'il n'a plus les moyens de redonner vigueur à l'économie.Le Chili est gravement malade alors qu'en Argentine la convalescence se complique.Le Pape ne se rend pas dans ces deux pays pour mettre de l'ordre dans les affaires publiques, mais bien dans les coeurs et dans les esprits.Il doit viser au-delà des institutions politiques et même au-delà des Églises déchirées entre partisans du pouvoir et partisans des démunis.Il doit parler à la grande majorité de la population qui n'a pas d'opinion politique bien définie \u2014 du haut fonctionnaire apolitique au simple soldat et du directeur d'usine à la paysanne.Ce sont eux qui souffriront toujours le plus d'actions politiques qui ne respectent ni les lois ni les personnes; ce sont eux l'avenir d'un demi-continent qui a eu plus que sa part de fanfarons idéologiques.Frederic wacniere DROITS RESERVES TRIBUNE LIBRE Appel à la tolérance M |e tiens à féliciter PROVIGO pour sa persévérance de garder sa circulaire bilingue.Cette ouverture d'esprit est la seule attitude qui convienne à une ville cosmopolite comme Montréal.Exiger au Québec que le français soit présenté en premier et le plus lisiblement (publicité, affichage) devrait satisfaire la majorité francophone.Mais qu'on accorde officiellement le droit d'y ajouter une ou même plusieurs autres langues au choix! Voilà une façon de favoriser le respect du prochain, d'être ouvert et accueillant.Ce cachet particulier serait bénéfique pour tous: francophones, anglophones, membres d'une ethnie minoritaire et visiteurs étrangers.V.J0LIC0EUR Montréal Une ère de libertinage ¦ le me demande si nous vivons dans un pays chrétien.À circuler dans les rues de la ville, vous voyez: club danseuses nues, serveuses topless; vous lisez les journaux: assassinats, divorces, saisies de drogue, concubinage, viol, etc.; à la télévision, même chose, l'image en plus: films de violence, de mariage à trois, annonces de bière avec femmes à moitié nues, un verre à la main, etc.Voilà qu'apparait le sida: maladie mortelle qui se propage surtout par la sexualité.Qu'est-ce que l'on propose comme remède?De mettre à la disposition des jeunes dans les écoles le « condom ».C'est comme si je prenais de l'huile pour éteindre un feu.Il y en a qui vont vous dire que vous êtes vieux jeu, vous La peine de vie ¦ Le débat sur la peine de mort est un faux débat.La peine de mort n'a jamais cessé d'exister au Canada.La loi du mois de juillet 197b n'a fait que changer le bourreau.Depuis cette date, le gouvernement s'est lavé les mains, il a décidé qu'à partir de ce moment «c'est le condamné lui-même qui appliquera sa sentence».25 ans de prison, c'est une mort psychologique et si cela ne réussit pas, le désespoir, à un moment ou l'autre, s'en chargera.Tout se terminera par un suicide.Attention, i) y en a qui décident de ne pas mourir seul, nous n'avons qu'A nous rappeler les événements d'Archambault en 1982.|e vis ma peine de mort, puis- 3uc au montent de ma con-amnaiion on venait tout juste de commuer la peine de mort par bourreau à celle de 25 ans.|c suis pourtant un individu dont le portrait est celui de toute personne qui vous cô- n'étes pas de notre temps, «c'est l'évolution».Oui, c'est l'évolution voulue et dirigée par qui?N'allez pas croire que tout ce qui arrive aujourd'hui est l'effet du hasard.Bernard Lazare dit dans son livre: «Les gouvernements chrétiens ont été abolis en 1789 par la Révolution française aidée des sociétés secrètes.» Quand donc la majorité silencieuse et bien pensante, les évèques en tète, se liera-t-elle pour remédier à toute cette déchéance morale?Thomas JÉRÔME Montréal Information appréciée À Martha Cagnon Suite à la publication de vos articles «Les enfants qui tuent» dans La Presse, nous voudrions vous mentionner que leur contenu était d'une grande qualité et d'une justesse dans les informations.Nous apprécions grandement dans ce sens votre professionnalisme et le fait que vos articles, à aucun moment, n'ont fait appel à des dimensions sensationnelles.Nous vous remercions grandement et notre rencontre a été aussi l'occasion pour nos professionnels de refaire une synthèse de nos connaissances dans ce dossier.Jacques ADAM Raymond JOST Boscoville Mahler et le critique ¦ La tache d'un critique musical est de renseigner les lecteurs sur les oeuvres au programme, plutôt que de les juger.La critique de M.Claude Gingras de mercredi (4 mars) au sujet de l'interprétation de la 7e symphonie de Gustav Mahler par l'OSM constitue un toient, je puis travaillé et gagner ma vie honnêtement et loyalement dans la société.On me reproche une perte de contrôle, je fus condamné pour un meurtre au second degré à la perpétuité eligible après 25 ans d'incarcération.Avant juillet 1976, pour un délit similaire, la sentence aurait été: perpétuité eligible à 7 ans.Sur quoi s'est-on basé pour me juger FJus dangereux que celui qui ut condamné avant juillet 1976?(.) II y.aura bientôt 11 ans que cette nouvelle loi existe, il y a aussi 11 ans que l'on nous dit que cette loi qui est considérée-par des juges de la Cour supreme comme étant cruelle et inusitée doit changer, je veux tout simplement vous dire que je veux m'en sortir d'une façon loyale et sincère comme je l'ai toujours été, que plusieurs personnes voudraient m'aider A m'en sortir mais ils sont neutralisés par la méfiance de ceux qui tiennent les ficelles (.) J«an-Loub LEVESOUE, Etablissement Leclerc Laval modèle de ce qu'il ne faut pas faire lorsqu'on est critique.On retrouve trois fois plus de lignes sur les bizarreries de l'oeuvre que sur l'interprétation elle-même.Et cette critique (ou plutôt cette démolition) indique une incompréhension totale face à une oeuvre déroutante, certes, mais fascinante.À ce sujet, une lecture des biographies de Mahler serait à conseiiler.Et si notre critique se sent toujours d'aplomb pour soutenir le contraire de Marc Vignal.Theo-dor Aderno, Otto Klemperer, Pierre Boulez et Henry-Louis de la Grange, lesquels considèrent cette oeuvre comme parmi les plus intéressantes de toute la production de Mahlcr, il ne nous restera qu'à nous incliner devant tant d'audace (.) Jean-Pascal VACHON Québec Des fonds qui ' dorment Monsieur Pierre Lorrain President Assemblée nationale Monsieur le président.¦ Voilà un an, vous décidiez de «suspendre» pour un temps indéterminé les travaux de la Reconstitution des débats et les stages parlementaires de la Fondation |can-Charles-Bo-nenfant.Depuis l'étude des crédits du printemps dernier, il ne fut plus question de la Fondation.Qu'en est-il ?Où sont passés les quelque 300000$ qui étaient dans la caisse de cette fondation.|e sais que par la loi, vous faites partie du Comité directeur de la Fondation |ean-Charles-Bonenfant.Où en est rendu le plan de relance?Si l'administration des stages au sein de votre noble institution est trop coûteuse, pourquoi, monsieur le président, ne pas offrir avec les intérêts des Je choisis la mort ¦ l'ai 32 ans et je purge présentement une sentence de vingt-cinq ans minimum d'emprisonnement, condamné sur des preuves circonstancielles.11 faut une certaine dose de sadisme pour infliger pareille sentence, sans offrir une porte de sortie.Moi, la seule sortie que je voie, c'est la mort.Après vingt-cinq ans, qui peut rêver de liberté?À mon avis, moins de un pour cent des condamnés à vie seraient capables de se réhabiliter après vingt-ans ans de prison.C'est là mon point de vue à moi, et ne peut être considéré comme celui des autres condamnés à la même peine.le crois que les personnes dans mon cas devraient avoir le droit de choisir eux-mêmes entre l'enfer de la détention et le privilège de mourir avec un semblant de dignité, le lance un appel a tous ceux qui pourraient m'aider A obtenir le.droit de choisir entre la détention et la mort.Patrick P.BYRNE pénitencier de Donnai-una placements de ladite Fonda-lion, une ou plusieurs bourses de recherche à des étudiants qui voudraient se pencher sur les différents aspects du parlementarisme québécois?En espérant que les quelque 300000$ qui furent versés à la Fondation |ean-Charles-Bo-nenfant serviront ses objectifs lois que prévus par la loi.Danielle Rioux Ex-stagiaire parlementaire Fondation lean-Charles-Bonenfanl Réflexions ¦ Saint Augustin dit que la vie des bêtes, celle des anges et celle des hommes sont de trois ordres différents.(Tract.18 in loan.N.7.).La vie des bêtes est toute terrestre, et se borne à l'accomplissement de leurs appétits.Celle des anges est toute céleste, et ne se rapporte qu'à Dieu.Celle des hommes tient le milieu entre les deux autres.Si l'homme vit selon l'esprit, il se rend égal aux anges; s'il vit selon la chair, il devient semblable aux bêtes.Ainsi donc, dit saint Ambroise, celui qui vit selon les appétits de la chair ne vit pas même de la vie d'un homme raisonnable; il ne vit que de la vie animale des bêtes.(Ambros.Ps CXXIII, 25).Quant à saint lean, l'apôtre de l'amour, il disait «de ne pas aimer le monde, parce que dans le inonde, il n'y a que désir de la chair, concupiscence des yeux et étalage de vanité.» (Ep.1,2.15-16).Sénèque tout païen qu'il était disait: «|e suis né pour quelque chose plus grand que pour être esclave de nion corps.» De son côte Diogène se promenant à Athènes en plein jour avec une lanterne allumée dans la place publique cherchait un homme.Des hommes, il n'en voyait point.Car tous ceux qui étaient là ne vivaient pas comme des hommes mais comme des bètes en se laissant conduire par la brutaliteL.de leurs appétits.Que dirait-il de nos jours?Nous sommes retournés au pire temps du paganisme.Tout se passe comme si Notre-Sei-gneur lésus-Christ n'était pas venu sur la terre pour nous délivrer de cette bestialité qui vil en nous.Celui qui n'est point sensible à cette honte a perdu la raison.C'est un prodige plus étonnant dit saint Augustin que si un homme avait été changé ,çn bête et ne s'en aperçût poiritV-Cari CIASSON LavaJ Précision ¦ Le journaliste Laurent Lemr-re de l'agence Associated Press nous annonçait, le 16 mars, l'intronisation de l'écrivain Charles Péguy dans la collection de La Pléiade chez Gallimard.Il s'y trouve depuis belle lurette.Depuis 1957.En deux volumes.Le premier: Les œuvres poétiques completes.Le second: Les oeuvres en prose, avec deux volumes en prépra- lion Jean-Maurice LAPORTE Val-Morin Lysiane Gannon LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 31 MARS 1987 m Marcel Adam Un échec attribuable au processus En matière des droits de l'homme, le Canada jouit d'une enviable réputation dans le monde.' Comparé aux autres, il est un des pays les plus civilisés, particulièrement remarqué par sa manière de traiter ses minorités.Pourtant il n'est pas totalement irréprochable à ce chapitre.Il est affligé d'une indélébile tache de naissance qui souille sa réputation internationale et lui attire un certain ridicule quand il lui arrive de faire la leçon aux autres: le sort révoltant fait aux premières nations aborigènes depuis l'arrivée des premiers colons blancs jusqu'à nos jours.Le gouvernement fédéral est déterminé depuis quelques années à résoudre ce vieux contentieux afin de laver notre image de cette honteuse souillure historique qui le gêne dans son action internationale au chapitre des droits de l'homme.Ces cinq dernières années quatre conférences constitutionnelles ont été tenues pour déterminer et définir les «droits existants \u2014 ances-traux ou issus de traités \u2014 des peuples autochtones du Canada», reconnus et confirmés par la Loi constitutionnelle de 1982.La dernière s'est tenue la semaine dernière et s'est soldée comme on le sait par un échec.Le premier ministre Mulroney l'attribua aux quatre provinces récalcitrantes.«Le processus a échoué, dit-il, parce qu'il n'y avait pas la volonté politique.» Ce qui a fait défaut dans cette affaire c'est moins la volonté que le processus politique.Le manque de volonté politique était évident depuis plusieurs semaines, tout indiquant que la conférence échouerait puisque les positions en présence étaient plus éloignées qu'à la fin de la conférence de 1985.Ce que confirma la conférence.Or pourquoi s'être adonné à un exercice voué d'avance à l'échec?Pour satisfaire à l'amendement constitutionnel de 1983 obligeant à tenir la dernière conférence de la série de trois au plus tard en 1987.|e ne crois pas que réunir périodiquement les onze premiers ministres devant les caméras de télévision soit le meilleur moyen de réformer la constitution ou de l'amender.Je ne nie pas cependant la valeur pédagogique de ces spectacles.La conférence de la semaine dernière aurait au moins produit quelque chose de positif si elle avait servi à mieux instruire les Canadiens sur l'importance et la complexité du dossier à l'étude.Les autochtones espéraient pouvoir plaider leur cause auprès des citoyens, à défaut d'obtenir l'amendement constitutionnel recherché.Mais nos dirigeants politiques n'auront jamais autant que cette fois-ci privilégié les séances à huis clos.Ce qui fait qu'il n'y a pas eu d'échanges approfondis entre les tenants des diverses thèses et que la conférence s'est terminée sans que soit donnée une explication des causes précises de l'échec.Le processus est surtout entaché d'un vice fondamental en ce qu'il réunit des premiers ministres en vue d'amender la constitution pour satisfaire aux réclamations des peuples autochtones, alors qu'aucun d'entre eux n'est doté d'un mandat populaire ou même parlementaire à cet effet.Dès l'ouverture des assises M.Mulroney déclara que son gouvernement prônait la reconnaissance explicite du droit au gouvernement autonome pour les autochtones, et invitait ses collègues à faire preuve de leadership.Le premier ministre fédéral et ses homologues qui lui emboi-taient le pas ne couraient pas un aussi grand risque politique que les premiers ministres de provinces qui comptent dans leurs provinces de fortes concentrations d'autochtones qui réclament des territoires très étendus.Malgré la profonde sympathie que m'inspire la cause des autochtones, il est relativement facile pour le fédéral de reconnaître le droit au self-government quand celui-ci devra éventuellement s'exercer sur des territoires provinciaux.Il en est de même pour les provinces où le problème autochtone est en voie de se régler par l'extinction.À l'exception du premier ministre de Terre-Neuve qui avait un compte à régler avec M.Mulroney, les premiers ministres des trois provinces de l'Ouest qui ont refusé d'enchâsser le droit au gouvernement autonome ont agi avec plus de sagesse politique \u2014 sinon d'honnêteté \u2014 que ceux qui ont épousé sans mandat la cause des autochtones.Le premier devoir d'un gouvernement c'est de préserver le bien collectif et au premier chef, l'intégrité du territoire.C'est dire qu'aucun premier ministre ne peut de son propre chef reconnaître aux autochtones un droit au self-government qui entraînera une cession de territoire.La cause des autochtones est juste.Mais aucun gouvernement n'a le droit de l'épouser sans y être explicitement autorisé par ses commettants.POINT DE VUE Italie: l'heure de la vérité approche André Lu chaire collaboration spéciale La crise italienne, maintenant dans sa quatrième semaine, est entrée dans une phase nouvelle sans qu'on puisse affirmer pour cela qu'elle s'achemine vers une solution prévisible.Née de façon insolite, sans défaite parlementaire, elle va sans doute obliger le président de la République, M.Francesco Cossiga, à proposer une solution insolite, voire invraisemblable, dans l'espoir que le bon sens reprenne le dessus, et que «le pire» soit évité.Mais la difficulté majeure est précisément que personne ne semble d'accord sur ce que serait le pire, sauf que le recours aux élections anticipées devrait être évité \u2014 si c'est possible.La raison majeure de cette étrange unanimité c'est qu'il n'est pas sur du tout que, dans l'état actuel de l'opinion publique, agitée de courants contradictoires et profonds, certains mal discernables, des élections donnent un verdict clair, et tout serait à refaire en cas d'incertitude.La désignation de Mme Nilde Jotti.présidente de la Chambre pour assumer, après l'échec de M.Giulio Andreotti, la tâche d'explorer \u2014 c'est le terme officiel \u2014 des solutions nouvelles indique bien à quel point le président de la République a jugé la situation grave: c'est que cette «exploratrice» est député du Parti communiste italien (qui plus est, c'est la veuve du célèbre chef communiste Palmiro Togliatti) et que cette désignation ouvre donc la porte à un véritable bouleversement politique \u2014 celui que.précisément, son parti réclame avec une insistance de plus en plus persuasive \u2014 parce qu'il en serait espère-t-il le principal bénéficiaire.Les chances réelles de réussir, pour Nilde Jotti, sont certes faibles: un tel retournement aurait des implications graves que beaucoup redoutent, même si le Parti communiste, sous la direction successive de Togliatti et de Berlinguer, a su se donner une sorte de virginité démocratique et semble parler un langage «curopéiste» proche de celui que comprennent et utilisent Craxi et Andreotti.Et certaines chancelleries.outre-Atlantique et outre-Méditerranée, pourraient s'en inquiéter grandement et peut-être même intervenir, si discrètement que ce soit.C'est pourquoi il faut considérer la mission confiée à Mme Jotti comme une étape stratégique visant surtout à faire peur et déterminer un dernier sursaut de «bon sens» qui pourrait amener les adversaires, les plus acharnés fussent-ils, à se réconcilier.Mais une reconciliation est-elle encore possible?M.Giulio Andreotti, ministre des Affaires extérieures de M.Craxi, avec qui il semble s'être toujours parfaitement entendu, au moins en matière de diplomatie, s'y est essayé, et comme lors de la précédente crise, l'été dernier, il s'est dévoué inutilement pour trouver un moyen de concilier les inconciliables.S'il a échoué ce n'est pas pour des questions personnelles.Cet ancien «bras droit» et «dau- phin» du fondateur de la République italienne, Alcide De Gasperi, est certainement l'homme politique le plus expérimenté \u2014 et le plus astucieux \u2014 de la Démocratie chrétienne, mais aussi le plus «progressiste» et le plus «curopéiste»: tout pour plaire à M.Craxi \u2014 et aussi, ne l'oublions pas \u2014 à M.Natta, le chef actuel du Parti communiste.La chronique de ces dernières semaines nous a abondamment informés sur les raisons officielles de la guerre désormais ouverte entre la Démocratie chrétienne et le Parti socialiste, les deux principaux partis de la coalition pentapartite.Il s'agit en particulier des deux référendums qui doivent se tenir en juin prochain et sur lesquels l'accord paraissait s'être fait \u2014 au moins pour qu'ils se tiennent.L'un sur la «magistrature assise» \u2014 les juges \u2014 dont on propose entre autres qu'il soient civilement responsables des conséquences de leurs sentences, l'autre sur l'énergie nucléaire, impliquant la restructuration et l'existence même d'un programme nucléaire italien.Si le premier de ces référendums n'a pas une importance politique capitale (et d'ailleurs un compromis possible a été élaboré au sujet de l'ensemble de la question), il n'en est pas de même, il s'en faut, pour le second.Car il est en somme la première occasion de se manifester publiquement pour une nouvelle majorité, allant du Parti socialiste démocratique aux Communistes et même au-delà (Démocratie populaire et Parti radical) \u2014 une majo- rité qui, bien entendu, aurait comme pivot le Parti socialiste et M.Craxi à sa tête.Le Congrès national du PSI s'ouvre d'ailleurs ces jours-ci et peut-être en saurons-nous plus long sur les véritables intentions de M.Craxi.On peut supposer que c'est pour barrer lu route à cette possibilité d'une «grande gauche démocratique», entrevue de loin, que M.De Mita a, par deux fois, essayé de déloger M.Craxi à la tète de la coalition actuelle.D'autant plus que la nouvelle majorité pourrait également s'unir non seulement sur un ordre nouveau plus «socialiste» mais aussi sur une politique étrangère plus neutraliste et peut-être même, le cas échéant, sur une «vigilance» ressuscitée contre un renouveau catholique dont l'Église romaine donne, surtout depuis deux ans, des signes si manifestes, au moins en Italie.La tentative de Mme Jotti, prématurée, n'aura probablement pas de suite, mais elle constitue un avertissement salubre, peut-être efficace, aux partenaires de la coalition de 1983: s'unir malgré tout \u2014 ou affronter l'inconnu.L'inconnu, c'est le résultat d'élections générales, désormais inévitables.Dans le cas d'un recul «pour mieux sauter», l'hypothèse d'un troisième ministère Craxi, d'ici les elections, reste la moins absurde.En tout cas.que ces élections aient lieu, dans quelques mois, ou l'année prochaine (peut-être les deux en cas de verdict incertain), l'heure de la vérité politique, pour l'Italie, s'est dangereusement approchée.RÉPLIQUE Nos visiteurs d'Afrique du Sud m.von ci en Bogaerde Pretoria \u2014 Afrique du Sud Monsieur le rédacteur, Vous aurez probablement appris que votre très sage gouvernement n'a plus jugé utile de délivrer des visas de visiteurs par son ambassade de Pretoria, et ceci à partir du mois de novembre dernier.En décembre, on annonça que les demandes de visas devraient être soumises par les intéresses en personne auprès d'une autre mission canadienne.En d'autres mots, les missions canadiennes dans d'autres pays ne pouvaient plus, comme par le passé, s'occuper de demandes de visas transmises par voie postale ou par personne inter posée (c.-à.-d.par des agences de voyages).De même on informa les futurs visiteurs que trois jours de travail, au moins, seraient nécessaires pour l'examen des demandes de visas.Les missions canadiennes ne seraient pas tenues de se prononcer sur les chances qu'auraient ces demandes d'aboutir, ni par téléphone, ni par écrit.En tant que citoyen sud-africain, je n'éprouve aucune sympathie pour la décision prise par votre gouvernement, bien que je puisse entrevoir les raisons qui ont motivé ce geste.Je comprends très mal, par contre, que les missons cana- LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTÉE, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2V1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de «LA PRESSE» et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSE sont également réservés.\u2022Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400.» Port de retour garanti.RENSEIGNEMENTS 285-7272 _ ABONNEMENT Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 a 18h.RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 285-6911 285-7070 285-7100 285-8892 285-6900 ANNONCES CLASSÉES Commandes ou correction» lundi au vendredi de 8h.à 17h.285-7111 GRANDES ANNONCES Détaillants National, Tele-Presse Vacances, Voyages Carrière» et professions, nominations 285-7202 285-7306 285-7265 285-7520 diennes dans d'autres pays ne puissent plus s'occuper de demandes, sans que l'intéressé soit physiquement présent, car cette pratique est d'ordre commun dans d'autres cas (par exemple, pour les visas pour l'Union soviétique, qui ne délivre pas de visas ici).Et qui seront les victimes de cette procédure irritante qui se propose de rendre la vie difficile aux visiteurs sud-africains désireux de venir au Canada?Je peux concevoir trois groupes de victimes possibles.Le premier groupe serait celui des hommes d'affaires se rendant au Canada.Or, ceux-ci n'ont cure de dépenser quelques dollars en plus; ils combineront leur voyage au Canada avec un tour aux État-Unis ou avec un saut en Grande-Bretagne.Les hommes d'affaires ne seront pas outre mesure touchés par vos restrictions.Le deuxième groupe serait celui des Sud-Africains aisés qui déjà ont vu un bon nombre de pays avant de se rendre enfin au Canada.La plupart de nos touristes intéressés à voir l'Amérique du Nord, se rendront d'abord aux États-Unis.Sauf respect, le Canada ne peut pas aspirer à battre les États-Unis en matière d'attraction touristique (quoique j'en garde moi-même un très bon souvenir).Pour ce deuxième groupe lui aussi, les restrictions imposées ne produiront qu'un effet marginal.Le troisième groupe est celui des personnes ayant de la famille au Canada, voire des enfants.Très souvent, les membres de ce groupe ne comptent pas parmi les personnes financièrement les plus fortes.Pour eux, le voyage au Canada est une entreprise importante et de plus si dispendieuse qu'ils pourront a peine passer quelques jours à Londres ou à Harare dans l'attente de se voir délivrer leur visa.Ce sont en effet les membres de ce troisième groupe qui souffriront le plus, et avec eux, les nouveaux citoyens canadiens qui seront dans l'impossibilité de voir leurs parents.Ceci est d'autant plus regrettable, quand on songe que ces nouveaux citoyens canadiens n'auraient pas été admis au Canada, sans la formation professionnelle que leurs parents leur avaient donnée.le crains que votre gouvernement n'ait pas très bien soupesé les résultats découlant de son nouveau règlement.Quoi qu'il en soit, je crois que vos lecteurs auraient intérêt à connaître l'action de leur gouvernement, en dépit de la haine qu'ils réservent aux Sud-Africains et à leurs descendants.Il est remarquable, d'ailleurs, que les demandes de visas d'immigrants (chose bien plus sérieuse que les petits visas touristiques!) relèvent encore de la compétence de l'ambassade canadienne à Pretoria.PLC: tout va bien, mais.Le brunch à $250 le couvert auquel étaient conviés les libéraux fédéraux, dimanche dernier, n'avait rien d'un brunch \u2014 pas de bagel ni de croissant, mais un filet mignon, excellent du reste, et bien arrosé \u2014, et il n'est pas sûr non plus que tous les 3 000 convives avaient payé leur billet: pour ce déjeuner-bénéfice sur le thème de la moralité politique, une rumeur persistante veut qu'une bonne partie des billets aient été achetés par des corporations.( D'ailleurs, le code d'éthique que propose M.Turner en réponse aux turpitudes conservatrices ne touche qu'aux conflits d'intérêts des ministres et de leur famille, et non au mode de financement des partis politiques.) Mais sous l'angle de l'image, ce fut un succès: 3 000 personnes à Montréal et l 560 en province, et un chef en bonne forme, qui livra un discours dans le style qui convient à qui veut se présenter comme un homme d'État au-dessus des basses partisaneries, préoccupé du bien commun, et incarnant l'intégrité, à l'heure justement où le gouvernement patauge encore dans la mare boueuse où l'ont traîné les scandales des derniers mois.Pour rencorcer l'image du chef responsable, on l'a fait entrer dans la grande salle du Palais des congrès au son d'une musique ample et plutôt sérieuse, quelque chose de contemporain mais pas disco du tout, avec des accents même un peu tragiques, dans le genre: l'heure est grave, le pays s'en va à la dérive, voici l'homme qui saura prendre le gouvernail.M.Turner a parlé surtout en français, langue qu'il a apprise jeune et réapprise ces dernières années, et qu'il maîtrise de mieux en mieux.Il parle français beaucoup mieux que M.Broadbent, moins spontanément mais à certains égards plus correctement que M.Mulroney, qui parle une langue apprise dans la rue.De fait, M.Turner parle encore mieux français en petit groupe que devant un micro.La semaine dernière, à Montréal, il rencontrait pendant deux heures un groupe de journalistes francophones, et il s'exprimait, sur les sujets les plus délicats, avec une aisance et un choix de mots remarquables.* * * Tout va bien, donc.Tout devrait aller bien.Pourquoi donc tout ne va-t-il pas mieux chez les libéraux fédéraux?Pourquoi ces sondages décevants ( dans la mesure où les libéraux sont talonnés de près, au Québec et en Ontario, par le NPD.qui continue à les dépasser de loin dans l'Ouest )?Pourquoi cette deputation divisée?Pourquoi ces frondes à peine camouflées?Il est vrai, comme le dit M.Turner à propos de la position de son parti au Québec, qu'il y a une limite au-delà de laquelle on ne peut plus aller, et qu'avec 50 p.cent des intentions de vote, il est difficile de faire mieux.Mais depuis les trois ans que dure l'après-Trudeau, le parti n'a pas été rebâti dans l'Ouest, et partout le NPD grignote le champ de l'opposition.( Au Québec cependant, tout porte à croire que le NPD recrute pour l'instant au sein de la clientèle péquiste et conservatrice, qui de toute façon n'est pas portée à voter libéral.) De retour de Toronto, un administrateur montréalais raconte une conversation avec d'anciens collaborateurs de l'ex-premier ministre Trudeau.L'un d'eux, personnage connu qui continue de militer au sein du parti, proclame bien haut son espoir de voir sortir des prochaines élections un gouvernement minoritaire conservateur.Minoritaire parce qu'il ne durerait pas longtemps, conservateur parce que cela permettrait aux libéraux de « dom-per » leur chef.Sur les principaux sujets, la division est palpable, omniprésente.Sur les missiles Cruise, quatre députés libéraux dont deux anciens ministres, MM.Axworthy et Alimand, ont voté avec les néo-démocrates, contre leur chef et la ligne du parti ! Sur le libre-échange, il y a tellement de dissens-sions au sein de la deputation qu'on a accouché d'une position-omnibus aussi vaste qu'une auberge espagnole, capable d'accomoder les partisans inconditionnels comme Don Johnston et les adversaires irréductibles comme Axworthy.Résumons: les libéraux sont en faveur du libre-échange à condition que l'accord soit conforme aux intérêts du Canada, et contre le libre-échange s'il met en péril nos programmes sociaux, nos industries et notre souveraineté, ils sont enfin en faveur des négociations si elles sont bien menées.Ils sont, pour tout dire, en faveur de la tarte aux pommes à condition qu'elle soit bien cuite.Coincé entre le Parti conservateur sur sa droite et le NPD sur sa gauche, le PLC ne sait plus où donner de la tète, ni où jouer du coude: qui est le principal adversaire?Faut-il tirer à gauche?À droite?M.Turner veut évidemment se situer au milieu, mais c'est aussi, dans une certaine mesure, le terrain du milieu que visent les deux autres partis, comme tous les partis soucieux d'arriver au pouvoir.H y a quelque chose d'imprécis dans le tableau qu'offre le PLC, mais il est difficile de savoir d'où cela vient car effectivement, un parti doit se rapprocher du centre, donc multiplier les positions de compromis, pour plaire à la majorité.Parmi les gros dossiers de l'heure, il n'y a finalement que la question de la peine de mort qui semble faire l'unanimité chez les libéraux.M.Turner n'aura qu'un problème, celui d'empêcher les sénateurs, en majorité libéraux, de bloquer le projet de loi conservateur ramenant la peine de mort, si jamais, comme cela semble être le cas, une majorité en ce sens se dégage aux Communes.Une obstruction en provenance du sénat réjouirait les adversaires de la peine de mort, mais cela pourrait être politiquement catastrophique si jamais la population avait l'impression que des libéraux non-élus tentent de bloquer une loi adoptée par la majorité élue.M.Turner semble en tout cas plutôt tracassé à la perspective d'une initiative en provenance du sénat.La situation se complique du fait que les sénateurs, nommés par l'ancien premier ministre, ne sont pas tous des amis de M.Turner, et que certains sont hommes de conviction.On voit d'ici le sénateur Hébert, qui a si longuement écrit sur les erreurs judiciaires ayant mené à la pendaison de Coffin, se remettre à jeûner pour protester contre le retour de la peine de mort.* * * En public, M.Turner fail souvent des discours du genre « motherhood and apple pie », comme s'il avait peur de soulever la controverse.Quand il s'exprime plus spontanément, en petit groupe, il est plus direct, plus critique, plus nuancé, pas du tout démagogue, et donne l'impression d'avoir réfléchi à ce dont il parle.C'est ce |ohn Turner-la qui semble avoir du mal à passer la rampe, dans l'arène cosmétique où sont forcés de jouer les aspirants au pouvoir. Arts et spectacles B4*\t\tLA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 31 MARS 1987\t\t \t\t\t\t Louise Cousineau Un « inconnu » achète par téléphone un Van Gogh $47 millions Agenet France Prcsic LONDRES Les Tournesols de Vincent Van Gogh est devenu le tableau le plus cher du monde, hier aux enchères de Christie's à Londres où il a été vendu en moins de cinq minutes pour la somme record de 22,5 millions de livres ($47,4 millions can.auxquels doivent s'ajouter les frais de vente, portant la somme totale à $52 millions).Il s'agit d'un record absolu sur le marché de l'art pour une vente aux enchères, puisqu'il a largement dépasse le prix atteint par L'adoration des mages d'Andréa Mantegna, vendu $16 millions can.en I985.Le précédent record pour un peintre impressionniste avait été atteint par La rue Afos-nier aux paveurs d'Edouard Manet, qui s'est vendu $14,4 millions en décembre dernier à Londres.« Un prix aussi élevé signifie que beaucoup de gens désirent ce tableau » a estimé le porte-parole de Christie's, à la fin de la vente, qui a duré moins de cinq minutes, devant une salle comble rassemblant des collectionneurs et des représentants de galeries et de musées du monde entier.Les enchères, qui avaient été ouvertes à cinq millions de livres ($10,5 millions), ont en quelques secondes atteint le double.L'acheteur, un étranger qui a voulu rester anonyme, a fait ses enchères par téléphone.Le flamboyant bouquet de tournesols provenait de la collection privée du Britannique Sir Chester Beatty, et rejoindra probablement une autre collection privée quelque part dans le monde.Aucun des grands musées européens n'aurait pu payer un tel montant.La surprise se lisait sur tous les visages, au fur et à mesure que l'enchère dépassait les dix millions de livres, que la presse et les milieux spécialisés avaient pronostiques les jours précédents.Le porte-parole de Christie's a avoué, a la fin de la vente, qu'il avait été lui-même surpris du chiffre atteint.Vincent Van Gogh, peintre maudit, qui s'est suicidé dans le plus grand dénuement, avait vendu difficilement au cours de sa vie, une toile pour 400 francs français de l'époque a Bruxelles, et quelques gravures à des membres de sa famille.Toute sa production était livrée à son frère Théo, marchand d'art à Paris, qui lui envoyait en retour une rente mensuelle de 150 FF.Le tableau vendu hier a Londres faisait partie d'une série de sept, que Van Gogh avait réalisée en 1888-1889 quand il s'était installé dans le sud de la France, à Arles.Quatre se trouvent dans des musées ( Londres, Munich, Philadelphie, et Amsterdam ), un cinquième a été détruit pendant la dernière guerre au japon et un sixième se trouve dans une collection privée.Serkin / La tête plus que les doigts RUDOLF SERKIN.pianiste Hier soir, salle Wilfrid Pelletier de la Place des Arts.Presentation Orchestre Symphonique de Montreal, série < Recitals \u2022.Programme consacre a Ludwig van Beethoven 11770-1827 I : Sonate no 30, en mi maieur.op 109 < 1820 ) Sonate no 31.en la bémol majeur, op.110 i 1821 ) Sonate no 32.en do mineur, op m < 1822 ) CLAUDE CINCRAS La téte est toujours très claire, mais les doigts répondent maintenant très mai.Serkin joue ces ultimes Sonates de Beethoven depuis toujours et en a conservé une mémoire infaillible.Il a acquis auprès d'un Schoenberg une connaissance scientifique de la musique et sait exactement où vont chaque note et chaque accord, l'ai la partition devant moi : il ne manque rien.Les mains de 84 ans ne parviennent malheureusement plus à transmettre le message gravé là à tout jamais.Les fautes de frappe ne se comptent plus, des temps sont sautés, le tempo est soudain pressé, la sonorité elle-même est assez laide.À l'entracte, l'accordeur s'amène avec ses outils.La situation s'améliorera à la fin, seulement, de l'Opus 111.Comme révolte, le pianiste frappe le clavier à toute raideur et tape du pied en jouant.Mais la tète est toujours là, claire \u2014 froide, même.A travers l'incohérence sonore, on retrouve Serkin tel qu'il a toujours été : plus cérébral qu'émotif, ennemi À '< T Rudolf Serkin de la sentimentalité, allant jusqu'à ignorer les essentielles indications « dolente » de l'Opus MO.La salle n'est pas pleine, mais elle écoute avec attention \u2014 ou respect, ou patience \u2014, et ce malgré les bruits étranges qui accompagnent l'Opus 111 ( comme un oiseau qui se serait glissé quelque part dans la salle pendant l'entracte \u2014 je ne blague pas ! ).Longue ovation debout.Serkin revient saluer plusieurs fois et n'ajoute rien.Il en a assez dit.Il sourit et s'en va.h ' Y Après un faux départ, Télé-Dollars sera repris dimanche prochain Radio-Canada a eu tellement de téléphones de bêtises hier pour avoir fait débuter Télé-Dollars plus de 30 minutes avant le temps dimanche soir, qu'elle a décidé de rediffuser la première heure du reportage dimanche prochain.Tout de suite après le Télejournal, soit vers 21 h.La deuxième pariie de Télé-Dollars sera diffusée immédiatement après.Cette grosse gaffe de la société est une conséquence directe du lock-out décrété contre les employés de production.Le montage des Beaux Dimanches a été fait par des gens qui n'avaient pas l'habitude de ce travail, a déclaré hier la première déléguée aux communications, Claire Samson.Ils ont interverti l'ordre de présentation annoncé dans tous les téléhoraires, faisant débuter Télé-Dollars tout de suite après le Téléjournal, alors que les horaires de Radio-Canada annonçaient le court métrage de Frédéric Back L'homme qui plantait des arbres à 21 h.Quand quelqu'un s'est aperçu de l'erreur à Radio-Canada dans la journée de dimanche, il était trop tard pour refaire le montage, de dire Mme Samson.Télé-Dollars a coûté $538000 pour deux reportages d'une heure.L'émission a été vaste-ment annoncée pour 21 h 30.Les absents avaient branché leur magnétoscope à cette heure-là.Ceux qui n'avaient pas changé de canal pendant le Te- Fin du conflit à Radio-Canada ¦ Les quelque 800 membres du Syndicat des employés de production du Québec et de l'Acadie ont commencé à rentier au travail à Radio-Canada hier, à la suite d'une entente de principe intervenue entre la Société et leur syndicat.Les téléspectateurs peuvent pousser un soupir de soulagement : la programmation de dimanche a été chambardée, puisque des cadres patronaux exécutaient les tâches des employés absents.La diffusion de l'opéra Roméo et Juliette a commencé une demi-heure avant l'heure annoncée, l'émission /./ grande visite a débute sans le son, et dans la soirée, Télé-Dollars a commencé avant le temps.Toutes choses fort embêtantes pour les fidèles qui enregistrent les émissions sur leur magnétoscope.Les patrons manifestaient des signes évidents de fatigue.Ces employés avaient été loekoutés il y a deux semaines, à la suite de deux grèves de fins de semaine.Le SEPQA regroupe une vingtaine de corps de métier, des machinistes aux dessinateurs, en passant par les maquilleurs et les script-assistantes.Le dernier point litigieux à régler était celui des salaires.Leur absence a causé de nombreux chambardements dans l'horaire de Radio-Canada.Il a été impossible de savoir hier quand les émissions régulières seront de nouveau à l'affiche.On sait qu'hier soir, le teléroman Le Parc des Braves n'a pas été diffusé, puisqu'il ne restait plus d'épisode en banque.lejournal auront vu remission par hasard.Ceux qui voulaient la voir a 21 h 30 en ont manqué la moitié.Un beau gaspillage.Dimanche soir prochain.Radio-Canada passera les deux heures à la suite, ce qui permettra aux curieux ( le reportage est une mine de renseignements sur les coûts des émissions et leurs profits) de les enregistrer sur la même cassette.A moins qu'un autre malheur ne s'abatte d'ici la sur la Société.La grande visite en grande folie ¦ L'émission culturelle de Radio-Canada La grande visite a lâché son fou dimanche après- midi.Le panel était composé d'Edgar Fruitier, Louis Lortie, Ginette Bellavance et Claude Gingras, que n'ont jamais pu contrôler les deux animateurs de l'émission : Daniel Pinard et Francine Marchand.Le sujet était la musique.L'émission a commencé dans le silence total : un employé avait oublié le son.Puis, ce fut la cacophonie totale : Claude Gin-gras parlait de la Sainte Vierge, les autres parlaient en même temps, la caméra était rarement au bon endroit.Ne me demandez surtout pas de résumer le propos : tâche impossible.Cette émission est partie de tous les côtés à la fois.Mme Bellavance s'est plainte d'avoir été pincée par M.Gin-gras (on a hélas raté le geste, la caméra étant ailleurs), on a eu un affrontement sur une question profonde : peut-on écouter de la musique sérieuse en lavant la vaisselle?, M.Gingras suçait des bonbons et réclamait de l'eau, Edgar Fruitier souriait et évoquait des senteurs de colle, et Louis Lortie avouait qu'il n'aimait pas le bruit.On peut dire qu'il a été servi.Nous aussi.En passant, M.Lortie est beau comme un coeur : quelle image plaisante il donnait! On se serait cru à la télévision française tant la confusion était totale, et les caméramans distraits.On ne pourra pas dire après ça que la culture, c'est platte.À vrai dire, l'émission était ennuyeuse quand un seul des protagonistes parlait.A part ça, il n'y avait rien a comprendre et c'était rigolo.Une fois par 10 ans, c'est supportable.Musique L'OSM dévoile sa programmation 1987-88 CLAUDS CINCRAS L# Orchestre Symphonique de Montréal vient de faire connaître la programmation de sa saison 1987-88.qui sera sa 54e et la onzième de Charles Dutoit comme directeur artistique.Il y aura de nouveau douze « Grands Concerts ».huit « Concerts Gala » et six « Concerts Air Canada » (tous donnés deux soirs consécutifs ) et six « Concerts Esso » ( chacun présente une fois, le dimanche après-midi ).À cette liste s'ajoutera encore une série de récitals, présentés cette fois avec la collaboration de American Express.Toutes ces manifestations auront lieu à la salle Wilfrid-Pelle-tier.À la basilique Notre-Dame seront présentées l'audition annuelle de Messiah, de Handel, en trois soirs ( chef invité : Claudio Scimone ), et.pour la deuxième saison consécutive, la série « Baroque et Classicisme ».Dutoit dirigera plus de la moitié des concerts.Les chefs invités seront Esa Pekka-Salo-nen, Edo de Waart, Eduardo Mata.Moshe Atzmon, Hartmut Haenchen, Leonard Slatkin, Mariss (ansons, Erich Kunzel, Pierre Hétu et Richard Hoc-nich.Pendant la tournée européenne de l'OSM, en novembre, les abonnés entendront Hans Graf et l'Orchestre du Mozar-teum de Salzbourg, Simon Streatfeild et l'Orchestre Symphonique de Québec, et Michel Tabachnik et l'Orchestre des (eunes du Québec.La violoniste montréalaise Ida Haendel dans le Concerto de Beethoven, avec Dutoit au pupitre, ouvrira la saison, les 29 et 30 septembre, dans la série « Grands Concerts ».Parmi les autres solistes, mentionnons les pianistes lorge Bolet ( Concerto de Grieg ), Peter Serkin ( K.451 de Mozart et Capriccio de Stravinsky ), Stephen Bishop-Kova-cevich ( 1er de Brahms ), Barry Douglas ( 1er de Rachmani-nov ), Maria |oao Pires ( 2e de Beethoven ), Cyprien Katsaris ( Bach et Liszt )et les Canadiens Louis Lortie ( 4e de Beethoven ), Alain Lefèvre ( 1er de Chopin ), Marc-André Hamelin ( 2e de Rachmaninov ) et Dominique Morel et Douglas Ne-misch, duettistes ( K.365 de Mozart ), les violonistes Nigel Ken- La violoniste montréalaise Ida Haendel ouvrira la 54e saison de l'Orchestre Symphonique de Montréal les 29 et 30 septembre, avec le Concerto de Beethoven.nedy ( Elgar ), loseph Swensen ( Khatchaturian ), Ilia Kaler ( 2e de Prokofiev ) et Midori ( 1er de Wieniawski ), la violoncelliste montréalaise Sophie Rolland ( ré majeur de Haydn ) et le vio-lon-solo de l'OSM, Richard Roberts ( 2c de Bruch ).La série « Air Canada » comprendra notamment la participation de la National Tap Dan-ce Company of Canada.QUATRE CRÉATIONS CANADIENNES Parmi les oeuvres présentées, signalons quatre créations d'oeuvres canadiennes : Aux coufcurs du ciel, de François Morel ( annoncée pour la saison dernière ), et des Concertos pour alto de Robert Turner ( soliste Rivka Golani ), pour contrebasse de Anne Lauber ( sol.Gary Karr ) et pour trompette de Malcolm Forsyth ( sol.lames Thompson ).On entendra également le premier acte de Oie Walkùre, de Wagner ( avec Helena Doese.soprano, et Timothy Jenkins, té- nor \u2014 basse à être annoncée ), la Symphonie no 10 de Mahler dans la version complétée de Deryck Cooke, la Symphonie no 14 de Shostakovitch ( avec Makvala Kasrashvili, soprano, et Dimitri Kavrakos, basse ), les Cinq Pièces op.10 de Webern, Chain 3, de Lutoslawski, le Requiem de Fauré ( Marie-Danielle Parent, soprano, et Claude Corbeil, basse ), le War Requiem de Britten, la Symphonie no 3 de Bruckner, le Concerto Ko in- violon de Elgar ( Nigel ennedy ), le Psalmus Hungari-eus de Kodaly, les Symphonies nos 5 de Prokofiev et de Shostakovitch et no 6 de Mahler, le Concerto da camera de Honeg-ger, la Sinfonia india de Chavez, 'l'unis Bulba, de janaeek, le Concerto pour orchestre de Bartok, les Métamorphoses symphonique* de Hindemith.Il y aura six récitals.On entendra les pianistes Maurizio Pollini et Krystian Zimcrman, un programme à deux pianos et piano à quatre mains de Radu Lupu et Murray Perahia, et trois programmes violon-piano : Gi- don Kremer et Martha Arge-rich.Sir Yehudi Menuhin et André Lapiantc, Shlomo Mintz et Yefim Bronfman.La série « Baroque et Classicisme » comprendra deux concerts dirigés par Dutoit, un programme Vivaldi dirigé par Jaime Laredo, et Trevor Pinnock avec son ensemble d'instruments anciens.The English Concert.CE SOIR À L'OSM ¦ Cunther Herbig dirige ce soir et demain soir son deuxième programme à l'Orchestre Symphonique de Montréal, dans le cadre des «Grands Concerts».Il a choisi les Quatre Essais du compositeur polonais contemporain Tadeusz Baird et la deuxième Symphonie de Brahms.Timothy Hutchins, flû-te-solo de l'orchestre, jouera le Concerto du Danois Carl Nielsen.NOUVEAU CHEF POUR \u2022 I PURITANI» ¦ Un chef italien remplace un autre chef italien : Ello Boncom-pagni dirigera \u2014 à la place de Carlo Franci \u2014 / Puritani.de Bellini, à V Opera de Montréal.Première : 14 avril.Six représentations au lieu des sept habituelles.M.Boncompagni fut cs-sistant du célèbre Tullio Sera-fin, chargé du répertoire italien à l'Opéra Royal de Stockholm et premier chef au San Carlo de Naples.Il a dirigé ces dernières années Otello et La Forza del destino, de Verdi, au Manitoba Opera.Il dirige à Vienne ce soir et sera à Montréal demain.LE «MÉTROPOLITAIN» À OTTAWA ¦ L'Orchestre Métropolitain fait ses débuts au Centre National des Arts, d'Ottawa, demain soir, 1er avril.Programme : Les Clartés de la nuit, de Jacques Hétu, avec le soprano Colette Boky, et Symphonie du Nouveau Monde, de Dvorak, dir.Jacques Beaudry.On annonce la présence du ministre Lise Bacon.PREMIER RAVEL-LORTIE VENDREDI ¦ C'est vendredi, 20 h, salle Claude-Champagne, que Louis Lortie présente le premier de deux programmes consacrés aux oeuvres pour piano de Maurice Ravel, dans le cadre des concerts publics de Radio-Canada diffusés en direct.On entendra la Pavane pour une infante défunte, le Menuet antique, les deux A la manière de.( Borodi-ne et Chabrier ), Le Tombeau de Couperin, feux d'eau et Gaspard de la Nuit.Deuxième programme le 24 avril.T LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 31 MARS 1987 \u2022 B5 CINEMA L'Afrique: un continent à découvrir MRCI Au programme des journées du cinéma africain (du 7 au 12 avril à la Cinémathèque québécoise) : vingt et un films de long et court métrage, une vingtaine d'émissions de télévision, une trentaine de films tournés par des Canadiens sur l'Afrique et les pays créoles, des expositions, des débats.Et des rencontres avec une quinzaine dse cinéastes venus de la-bas.C'est quoi, le cinéma africain?« C'est un cinéma tout jeune, me répond Nathalie Barton, l'une des organisatrices des journées.Comme au Québec, il a fallu lutter contre l'invasion du cinéma étranger (indien, égyptien ou français).C'est un cinéma qui, après les Sembène Ousmnane et tous les grands cinéastes de la première génération, est à la recherche d'un second souffle.La moitié des longs métrages que vous verrez aux journées sont des premiers films.quis les droits de distribution, vingt-sept sont américains.Les autres viennent de France (onze films), d'Australie et de Grande-Bretagne.Le film australien, le Défi du Coolangatta, une grosse production qui a coûté dans les $10 millions, sort vendredi.L'État de grâce de lacques Rouffio, avec Nicole Garcia, Sami Frey et Philippe Léotard, devrait prendre l'affiche en avril.France-Film compte sortir un peu plus tard le Miraculé de Jean-Pierre Mocky (avec Michel Serreault, Jeanne Moreau et Jean Poiret), le Radeau de la méduse d'iradj Azimi (avec Victor Lanoux et Marie Trintignant, fille de |ean-Louis), et le dernier film d'Alain Tanner, Une Flamme dans mon coeur.UN OSCAR, BOF.¦ Déclaration de René Malo.coproducteur du Déclin de l'empire américain, quelques jours avant la remise des Oscars : « Le vrai test, ce n'est pas les Oscars, c'est le prix de la critique internationale à Cannes, c'est le succès du film en France, en Belgique, en Suisse, en Allemagne, en Italie, en Espagne.Le vrai test, c'est le succès qu'on a au Canada anglais.Le vrai test, c'est aussi les prix Génie.Là, les films sont vraiment jugés pour leur valeur artistique.» Que dit-il ce matin?CARTE BLANCHE À L'AUTRE ARCAND ¦ C'est au comédien Gabriel Arcand, frère de Denys, que la Cinémathèque québécoise a donné carte blanche en avril.Arcand a choisi sept longs métrages que l'on verra à la Cinémathèque du 2 au 5 avril.Dont Andrei Roublev, d'Andreï Tarkovski présenté pour la première fois à Montréal, semble-t-il, en version originale (avec sous-titres français).Une scène de Nous près nous loin, un film d'Alain d'Aix.\u2014 Peut-on parler d'un cinéma africain comme d'un tout homogène?\u2014 Absolumnent pas.D'autant plus que les cinéastes sont très loin les uns des autres et qu'ils ne travaillent pas tous dans les mêmes conditions économiques.» H y a d'une part le cinéma nord-africain du Maghreb (Algérie, Tunisie, Maroc) qui a généralement une infra-structure solide et, d'autre part, l'Afrique noire.Partout, le cinéma est né avec l'indépendance politique.11 a d'abord été très politisé.« Aujourd'hui, on fait de la fiction pure, mais le message social est toujours là.Les films que j'ai vus au festival panafricain de Ouagadougou parlent beaucoup d'injustice sociale, de chômage, des enfants obligés de travailler.» L'Afrique, c'est 250 millions d'habitants.Il faut les regarder.Et écouter ce qu'ils ont à nous dire.TOUJOURS LÀ, FRANCE-FILM ¦ Depuis que France-Film a vendu ses salles, on a l'impression que la compagnie a fermé boutique.Erreur! « Comme distributeurs, nous sommes plus actifs que jamais, me disait hier au téléphone Pierre René, président de France-Film.Si nous oublions les films de sexe, nous avions dix ou douze films en distribution chaque année.Nous en avons maintenant le double.» France-Film s'est fait une spécialité des films américains doublés en français.Des quarante-six films dont elle a ac- LES RUSHES ¦ Sortie le 17 avril de Wild Thing, un film de Max Reed tourné à Montréal.Avec Guillaume Lemay-Thivierge (le Matou) incarnant le héros du film quand il était jeune.¦ Ce soir, en primeur au cinéma Outremont : l'Homme de papier de Jacques Ciraldeau.A la fois une fiction et un documentaire sur le cinéma d'animation.¦ En tournage à compter du 6 avril à Los Angeles : Overboard avec Coldie Hawn sous la direction de Carry Marshall.À compter du 20 avril à New York : Dying for Love avec Rob Lowe (About Last Night) mis en scène par Bob Swaim.¦ Un film sur les contras fourbissant leurs armes au Honduras en vue de renverser le régime nicaraguéen : Latino, de Haskell Wexler.Vendredi soir à l'université McGill (pavillon Dawson-Adams) et samedi à Concordia (pavillon Hall)).¦ Chez Cineplex-Odéon à compter du 10 avril : Man Facing Southeast (El Hombreque mirado al sudeste) de Ellseo Su-biela, l'histoire de homme, interné dans un asile de Buenos Aires, dont le dossier médical a disparu et qui se dit extra-terrestre.En espagnol avec sous-titres anglais.Et The Secret of My Success, mettant en vedette le jeune Michael J.Fox (Back to the Future et, à la télé, Family Ties).¦ Vous avez vu Que la fête commence de Bertrand layer-nier il y a une dizaine d'années?Cet excellent film avec Philippe Noiret et Jean Roche-fort a repris l'affiche au cinéma Berri.À revoir! ¦ En reprise à l'Autre Cinéma : Thérèse d'Alain Cavalier.Du 3 au 6 avril.LE BOX-OFFICE DE LA SEMAINE Ces chiffres ont été fournis à La Presse par les Cinémas Unis et la chaine Cineplex Odéon.Nous les reproduisons tels quels, sans vérification possible.Ils représentent le box-office du week-end dernier (27,28 et 29 mars 1987) pour Montréal et la banlieue.TITKLS LA SEMAINLRECETTES NOMBRE NOMBRE DE DERNIÈRE DE SALLES SEMAINES 1- Blind Date\t\u2014\t$53 335\t5\t1 2- Lethal Weapon\t1\t43 394\t5\t3 3- Platcon(l)\t2\t42 203\t7\t14 4- The Golden Child(2)\t4\t28 768\t5\t1 5 et 4 5- La Couleur de l'argent\t\u2014\t28 248\t4\t1 6- Burglar\t3\t25 628\t4\t2 7- Le Déclin de l'empire\t5\t22 835\t5\t42 americainO)\t\t\t\t 8- Le Jeune magicien\t\t22 210\t5\t2 9- Angel Heart\t7\t21 355\t2\t4 10-Maiinequin\t9\t16 527\t3\t7 (1) En française dans 4 salles: $25 187.(2) En quatrième semaine en version française (l'Enfant sacré du Tibet) : $25 405.En quinzième semaine en version originale, dans I salle:$3 363.(3) Une salle avec sous-titres anglais.Quatre Oscars pour Platoon Paul Newman, meilleur acteur; Mariée Matlin, meilleure actrice.Presse Canadienne ¦ Le film de guerre Platoon a été couronné hier soir meilleur film de l'année 1986, à la 59e cérémonie de remise des Oscars.Platoon, qui dépeint crûment la violence de la guerre, dans ce cas celle du Vietnam, a remporté en tout quatre Oscars : meilleur film, meilleurs réalisateur, montage et trame sonore.En allant chercher l'Oscar du réalisateur, Oliver Stone a réitéré le plaidoyer « plus jamais la guerre ».Pessimiste, il a affirmé que « l'Amérique ( les États-Unis ) n'a rien appris de cette guerre ».Paul Newman À 62 ans, Paul Newman a décroché son premier véritable Oscar, après plus de 30 ans de carrière ( il avait eu auparavant un trophée honorifique ).Newman a été choisi pour son rôle de joueur de billard dans The Color of Money.Hannah and her Sisters, de Woody Allen, a réalise le doublé des deux Oscars pour les rôles de soutien ; Michael Caine l'a emporte du côte masculin.Dianne Wiest, meilleure actrice de soutien, est allée chercher l'équivalent féminin pour son interprétation dans le même film d'Allen.Sa comédie de moeurs avait causé une certaine surprise en décrochant d'abord le trophée du meilleur scénario original, devant Platoon; résultat, trois Oscars en 1987 pour Allen.A Room with a View, un film de reconstition situé au début du siècle, en a gagné trois aussi : scénario adapte, costumes et direction artistique ( décors ).Spielberg nez à nez avec la statuette de Irving G.Thalberg qui lui a été remise hier soir.Spielberg ovationné ¦ Le tout Hollywood a ovationne hier soir le metteur en scène Steven Spielberg, qui a obtenu cette année un Oscar spécial pour l'ensemble de sa carrière.Cet Oscar, souvent décerné pour réparer les oublis de l'Académie du cinéma américain, vient récompenser le petit génie d'Hollywood que ses pairs ont souvent ignoré malgré ses immenses succès commerciaux, de E.T.l'extra-terrestre aux Dents de la mer en passant par les Aventuriers de l'arche perdue.L'an dernier, Steven Spielberg, 39 ans, avait obtenu onze nominations pour The Color Purple, histoire de l'émancipation d'une jeune femme noire.11 n'avait finalement obtenu aucune récompense, ce qui avait suscité aux États-Unis une controverse aux tournures raciales.LES OSCARS ¦ Voici la liste complète des 59e Oscars de l'Académie du cinéma américain, décernes hier soir au Music Center de Los Angeles.Ces Oscars récompensaient des films sortis en 1986.\u2014 Meilleur film : Platoon \u2014 Meilleur acteur : Paul Newman pour The Color of Money \u2014 Meilleure actrice : Mariée Matlin pour Children of a Lesser God \u2014 Meilleur metteur en scène : Oliver Stone pour Platoon \u2014 Meilleur second rôle masculin : Michael Caine pour Hannah et ses soeurs \u2014 Meilleur second rôle féminin : Dianne Wiest pour Hannah et ses soeurs \u2014 Film étranger : The Assault (Pays-Bas) \u2014 Scénario original : Woody Allen pour Hannah et ses soeurs \u2014 Scénario.Adaptation : Ruth Prawer Jhabvala pour Chambre avec vue \u2014 Prise de vues : The Mission \u2014 Prise de son : Platoon \u2014 Montage : Platoon \u2014 Musique originale : Herbie Hancock pour Autour de minuit \u2014 Chanson originale : Take my breath away dans Top Gun \u2014 Direction artistique : Chambre avec vue \u2014 Costumes : Chambre avec vue \u2014 Court métrage documentaire : Women-For America, for the world \u2014 Court métrage : Precious Images \u2014 Court métrage animation : A Greek Tragedy \u2014 Documentaire : Down and Out in America et Tne is All You.ve Cot \u2014 Effets spéciaux (images) : Aliens \u2014 Effets spéciaux (son) : Aliens \u2014 Maquillage : The fly (La mouche) Un Oscar spécial a été décerne à Steven Spielberg pour l'ensemble de son oeuvre.Un moment émouvant de la soirée : l'actrice muette Mariée Matlin choisie meilleure actrice, pour son rôle dans Children of a Lesser Cod remercie ses collègues et les membres de sa famille par le langage des signes, traduit simultanément par un interprète.Aliens, un long métrage de science-fiction, l'a emporté dans deux catégories techniques : effets visuels et effets spéciaux sonores.The Mission, une histoire de missionnaire en Amérique du Sud jouée par Robert de Niro, a décroché le trophée pour la cinè-matographie ( prise de vues ).Deux films mettant en vedette le jazz ont chacun reçu un trophée : le musicien Herbie Hancock a reçu l'Oscar pour la trame sonore, dans Round Midnight.Celui du meilleur documentaire ( long métrage ) est allé à Artic Shaw : Time is All You've Got, arrivé ex-aequo avec Down and Out in America.Artie Shaw : Time Is All You've Got a été produit notamment par la Torontoise Brigit Berman.L'Oscar de la chanson originale a été attribué à Take My Breath Away, de Top Gun.Pierre David Le Québécois qui a sauvé Platoon LUC PERREAU LT envoyé spécial tie La Presse LOS ANGELES ¦ Au générique d'un favori des Oscars cette année figure le nom d'un Québécois bien connu, maintenant établi à Los Angeles, Pierre David.Le nom de David apparaît à titre de producteur exécutif sur le film d'Oliver Stone, Platoon.Lorsqu'on lui demande quelle a été la nature de sa participation à ce film, David répond : « Brève mais importante ».Il raconte que le scénario de Platoon est atterri un jour sur son bureau à l'époque où il était président de Film Packaging.« Tous les producteurs voulaient le faire mais il n'y avait pas un seul studio qui voulait s'embarquer », fait remarquer David.La raison?Trop cher! « Tout le monde percevait le Vietnam comme un sujet brûlé.Le seul film que Stone avait fait jusqu'alors était The Hand qui n'était pas très bon, parait-il.Il n'avait pas encore fait Salvador.Tout le monde avait peur de lui comme réalisateur et le sujet, personne ne voulait en entendre parler.En désespoir de cause.C'est donc en désespoir de cause que Stone est allé soumettre son projet à Film Packacging, leur proposant une option gratuite de trois mois.« Sa réaction était simple, se rappelle David.Il nous disait : jusqu'ici, personne n'a été capable de le monter.Si vous autres en êtes capables, tant mieux, le n'y croîs pas et personne n'y, croit.» La tâche de David a consisté à représenter le scénario à tous les scenario des qualités.En deux semaines, elle obtenait le feu vert de la direction d'Orion.Pour l'autre moitié du financement, David s'est alors tourné vers Hcmdale, lequel était alors impliqué comme producteur dans Salvador.Pour des motifs personnels, David avait prévu de se retirer de Film Packaging après deux ans.Son départ est survenu avant le tournage de Platoon.Il avait néanmoins pris une part importante dans sa gestation.D'où le crédit à son nom au générique.« Mon rôle, explique David, n'a pas été dans la fabrication de Platoon.Il s'est situé au début, dans le démarrage.» Pierre David studios.Le seul changement par rapport aux tentatives précédentes fut de ramener le budget à $6,5 millions au lieu des $8 ou $9 millions préalablement envisagés.L'autre volet de la proposition faite aux studios prévoyait la moitié des droits de distribution américains en échange de la moitié du financement.La seconde moitié du financement proviendrait d'un producteur indépendant.' « Ce ne fut pas facile d'intéresser un studio, fait remarquer David.Le projet leur avait déjà été soumis plusieurs fois.Le président d'un studio que je ne nommerai pas a tout simplement pris le scénario pour le jeter par la fenêtre.» Finalement, c'est une productrice d'Orion qui s'est montrée intéressée au projet, avouant à David qu'elle trouvait dans ce EN PREMIÈRE À L'OUTREMONT G L'HOMME DE PAPIER Qu'esl-ce qui fait tant marcher Marc?Mais Julie, voyons1 Un film de fiction de Jacques Giraldeau avec Denis Bouchard et Doris Vasiloff le mardi 31 mars à 19 h 30 Une production du Studio français d'animation de l'Office national du film du Canada OtflCt Notional national du film Film Board du Canada ot Canada B6 LA PRESSE, MONTRÉAL MARDI 31 MARS 1987 SPECTACLES JpifmBB™; CINEMA Astre (1): - Blind Date»: 19 h, 20 h 50.Astre (2): «Le déclin de l'empire américain»: 19 h.21 h 05.Astro (3): «Platoon»: 19 h 15, 21 h 30.Astre (4): «Morgan Stuart's coming home»; 19 h 15, 21 h.Born (1): «Le |eune magicien»: 13 h 10.15h 10, 17 h 10,19 h 10.21 h 10.¦ Bern (2): «Que la (ète commence»: 13 h 45ï16h 15, 19 h.21 h 20.BeVri (3): «Mes deux hommes»: 13 h 30.I5ji 30, 17 h 30.19 h 30.21 h 30 Berri (4): «Gotho: 13 h 15.15 h 15.17 h 15,19 h 15.21 h 15.| Berri (5): «Bach et Bottine»: 13 h, 15 h.17 h, 19 h, 21 h.Bijou: «Jeux amoureux chez la comtesse»: 13 h.14 h 50, 17 h 40.20 h 30.«Témoin du plaisir»: 13 h 15,16 h 05,18 h 55, 21 h 45.Bonn venture (1): «Morgan Stuart's coming home»: 19 h 20, 21 h 20.Bonaventure (2): (Keeping Track»: 19 h, 21 h.Brassard (1): «Le jeune magicien»: 19 h 10.21 h 05.Brassard (2): «Rien en commun»: 19 h, 21 h 15.Brassard (3): «Blmd Date»: 19 h 30,21 h 30.Capitol: «Jean de Florette»: 12 h 05, 14 h 20, 16 h 40.19 h, 21 h 20.Carrefour Laval (1): «Rien en commun»: 19 h 10, 21 h 35.WSBM * MICHAEL HEDGES VctNE «1!2S««aiai mardl31 mars ifZ imouuiucwriointHititiios A 20H30 $12.50 «S \"< »' t£» à 20H30 S12-50 INI.BJMUI mumnn aurez un pla|Slf Vous aurez u- r Télévision ¦SL Quatre Saisons ©fa> Carrefour Laval (2): «Angel Heart.19 h, 21 h 25.Carrefour Laval (3): «Le jeune magicien»: 19 h 20, 21 h 25.Carrefour Laval (4): «Morgan Stuart's coming home»: 19 h 15,21 h 20.Carrefour Laval (5): «Witchboard»: 19 h 10,21 h 15.Carrefour Laval (6): «Blind Date»: 19 h, 21 h 10.Carré Saint-Louis: «Broute Minou»: 11 h 30, 15 h 25, 19 h 20.«Couples ardents»: 12 h 45,16 h 40, 20 h 35.«Otages du désir»: 14 h 10.18 h 05, 21 h 55.Chambiy: «Antarctica».«Notre homme de la rue Bond».Lun., ven., 19 h 30.Chàteauguay (1): «Le jeune magicien»: 19 h 15,21 h 15.Chàteauguay (2): «Platoon».Ven., 19 h.21 h 15: du lun.au jeu., 20 h.Cinéma V: «Cactus»: 19 h.«The Fly»: 19 h 15.«Festival of Claymation»: 21 h 15.«Blue Velvet»: 21 h 30.Cinéma de Montréal (1): «Maître de guerre»: 13 h, 17 h, 21 h.«Cobra»: 15 h 20, 19 h 20.Cinéma de Montréal (2): «Hannah et ses soeurs»: 12 h 45,14 h 50,17 h, 19 h 10,21 h 20.Cinéma de Paris: Witchboard.: 13 h, 15 h, 17 h, 19 h 15, 21 h 30.Dernier spoctacle sam.23 h 45.Cinéma du village: «Members only»: 13 h.14 h 30.16 h, 17 h 30, 19 h, 20 h 30.22 h.Cinémathèque québécoise: «Lady Pa-namei: 18 h 35.«Knock»; 20 h 35.Cinéplex (1): «Radio days 13 h 30, 15 h 30, 17 h 30, 19 h 30, 21 h 30.Cinéplex (2): «Hoosiers»: 14 h, 16 h 30.19 h, 21 h 15.Cinéplex (3): «Heat»: 13 h 10, 15 h 10, 17 h 10.19 h 20, 21 h 30.Cinéplex (4): .Hannah and her sisters»: 13 h, 15 h 05.17 h 10.19 h 20.21 h 30 Cinéplex (5): «Black Wïdow»: 13 h, 15 h, 17 h, 19 h.21 h 10.Cinéplex (6): «Room with a view»; 14 h.16 h 30.19 h.21 h 30.Cinéplex (7): «Décline of the American Empire»: 13 h.15 h.17 h.19 h 05, 21 h 10.Cinéplex (8): «Gothic»: 13 h 40, 15 h 40.17 h 40.19 h 40.21 h 40.Cinéplex (9): \u2022\u2022*:&:£&$ mi lii i)i«m»i \\Yi\\ixnv 12:25-2:40-4:55-7:10-9:25 LETHAL WEAPON1 MEL OA1MIMY GIBSON GLOVER lus uuin: DU PARC 1 Dim 12:15-2:35-4:55-7:15-9:35 Sem 7:15-9:35 DU PARC 2 Dim 1 s 25-3:45-6:05-8:2S Sem 6:05-8:25 .LE CINEMA Dim 12:35-2:50-5:05-7:25-9:35 Sem 7:25-9:35 Le NOM laROSE LOKWS 2 1:15-3:15-5:20-7:30-9:30 FAIRVIEW 1 Dim 1:15-3:15-5:20-7:30-9:30 Sem 7:30-9:30 LAVAL 4 Dim 5:20-7:30-9:30 Sem 7:30-9:30 NOMINATIONS OSCARS 1987 «Le nouveau SCORSESE est formidable» PREMIÈRE la Couleur de l'Argent Ver.ang.au PALACE vf de THE NAME OF THE ROSE G LOEWS 1 12:30-2:40-4:50-7:05-9:20 LOEWS 3 12:15-2:30-4:40-6:55-9:10 VERSAILLES 2-LAVAL 1 DORVAL 1 -KENT 1 Dim 1 2: 30-2:40-4 :50-7:05-9:20 Som \">:05-9:20 Some Kind OfWonderful élysée 35 M.IOM 84Î 0O63 Sam Dim 1:45 4:20-7:00 9:20 Sem 7:00 9:20 G SE I H X IMPERIAL 1:20-3:20-5:20-7:20-9:20 DORVAL 3-KENT 2 Dim 1:20-3:20-5:20-7:20-9:20 Sem 7:20-9:20 6., VERSAILLES © Dim 5:15-7:20-9:30 Sem 7 : 20-9:30 Alofton KAGNANT DE 2 CESARS! des sourccc JEAN de FLORETTE 2 PARISIEN 2 12:05-2:20-4:40-7:00-9:20 VERSAILLES 6 Dim 12:05-2:20-4:4 0-7:00-9:20 Sem 7:00-9:20 Le Lendemain 11mm lauu.ana nm PARISIEN 4 12:10-2:30-4:50-7:10-9:30 LAVAL 2 Dim 12:15-2:35-4:55-7:15-9:35 Som 7:15-9:35 VERSAILLES 4 Dim 12:10-2:25-4:45-7:05-9:25 Sem 7:05-9:25 GREENFIELD J Dim 12:15-2:30-4:45-7:00-9:15 Sem 7:00-9:15 Crime , VlRSION FRANÇAIS!- Dl HF MORNING AFTER OSCAR MEILLEURE PHOTOGRAPHIE mission M Hill11!! i II iII n \u2014 .1 .> ¦! Réalise par SIDNEY LUMET 1:10-3:15-5:20-7:25-9:30 Sam Couche tard 11:30 12.20 2:40-5.00 7:20 9:40 STALLONE G \" PALACE 7 12:15 2:10 4:05 6:00 7:50 »:4S - B8 LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 51 MARS 1987 Dans les campus Malgré les $88 millions du Conseil du trésor, les recteurs sont inquiets.BRUNO BISSON collaboration spéciale Les recteurs des universités québécoises sont toujours inquiets du sort réservé à leurs institutions malgré une augmentation de $88 millions de leurs budgets de fonctionnement, annoncée la semaine dernière par le président du Conseil du trésor, M.Paul Gobeil.Selon le directeur général de la Conférence des recteurs et principaux des universités québécoises ( CREPUQ ), M.Richard Pérus-se, les inquiétudes des recteurs ne se dissiperont que lorsque le gouvernement donnera son aval à un « plan de redressement transitoire », soumis en janvier au premier ministre Bourassa par le ministre de l'Enseignement supérieur et de la science, M.Claude Ryan.Ce plan prévoit l'élimination de toute compression budgétaire dans les universités pour les deux prochaines années, ainsi que l'adopotion de mesures d'urgence visant à les soulager temporairement du poids de leurs déficits de fonctionnement.Mais ce n'est que lors du discours du budget du ministre des Finances qu'on saura si ce plan sera retenu, puisque les mesures d'urgence qui y sont prévues devraient être financées par le service de la dette du gouvernement, au coût de $3,5 millions par année.« Nous avions donné notre appui au plan d'urgence de M.Ryan, tout en considérant qu'il s'agit-là d'un strict minimum, a déclaré M.Pérusse.Pour le moment, nous ne sommes rassurés que pour la prochaine année.Pour le reste, nous n'avons aucune in-.dication des intentions du ministre des Finances ».M.Pérusse estime toutefois que les-recteurs ont été soulages de constater que, pour la première fois depuis 1978-79, les universités ne subiraient pas de compressions, même si selon lui les « cadeaux » du Conseil du trésor suffiront à peine à stopper l'hémorragie des déficits.« Une augmentation de $88 millions des crédits aux budgets de fonctionnement représente une hausse de 7,9 p.cent de nos budgets actuels, a indiqué M.Pérusse.Or, les augmentations salariales qui découlent des nouvelles politiques salariales du gouvernement représentent un coût additionnel de 6 p.cent de nos budgets.Cela ne nous laisse donc à peu près aucune nouvelle marge de manoeuvre ».Le plan de mesures transitoires du ministre Ryan n'aurait pas pour conséquences de diminuer les déficits.Il les maintiendrait à un niveau plus acceptable, en attendant la révision complète des règles budgétaires de .financement des universités.À la fjn de cette année, le déficit global de ces institutions d'enseignement atteindra la somme de $130 millions.Le secrétaire général de la FAECUM claque la porte Il dit non à la rémunération des représentants des étudiants CUV THEI collaboration spéciale Coup de théâtre dimanche après-midi à la Fédération des associations étudiantes de l'U de M (FAECUM).Au terme Faire ses études dans «l'autre» langue: plus d'avantages que d'inconvénients % SOPHIE OUROCHER iolliilwriilinii spéciale mm rancophones dans un milieu ¦F\" anglais, anglophones dans un milieu français.Les « étudiants-dans-une-langue-seconde » ont parfois de la difficulté à s'adapter ou à maîtriser leur langue d'adoption, mais, règle générale, les avantages dépassent les inconvénients.« À force de vouloir présenter McGill dans les deux langues, on finit par créer l'illusion qu'elle est bilingue », remarque M.David Bourkc.secrétaire général de l'université.McGill se retrouve alors avec un délicat problème sur les bras.Des étudiants s'inscrivent au baccalauréat sans posséder parfaitement l'anglais, oral ou écrit.Quand l'université émet des doutes sur les capacités d'un étudiant à fonctionner en anglais, elle lui conseille de suivre des cours de « rattrapage » où il apprendra à prendre des notes, à lire et à étudier en anglais.L'étudiant peut également décider seul *.u .MHIIirill i* ET TOUS LES MARDIS AUX CINEMAS _CINEPLEX ODEON__ \u2022TOUS L!S Fit MS \u2022 TOUS 1 F S CINCMAi, 0ONAVENTURE, * Place Bonovontur© A61-2725 MORGAN STUART'S COMING HOME (G) 7-20 - 9:20 KEEPING TRACK (G) 7.00 - 9:00 BROSSARD Mail Champinm 445.5906 LI JEUNE MAGICIEN (G) 7:10 - 9.05 RIEN EN COMMUN (G) 7:00 ¦ 9:15 BLIND DATE (G) Dolby Slereo 7:30 ¦ 9:30 CARREFOUR LAVAL 5330.Aul del lamentées 686-3084 RIEN EN COMMUN (G) 7:10 - 9:35_ ANGEL HEART (14 ans) Dolby Stereo 7:00 ¦ 9:25_ LE JEUNE MAGICIEN (Q) 7:20 ¦ 9:25_ MORGAN STUART'S COMING HOME (G) 7:15 - 9:20_ WITCHBOARD (14 ans) Dolby Slsreo 7:10 - 9:15_ BLIND DATE (G) Dolby Sltrco 7:00 - 9:10 US COMPLEXE DESJARDINS Bos-l-i-c 1 ' 288-3141 LE DECLIN DE L'EMPIRE AMÉRICAIN (14 m) 12:35 \u2022 2:45 - 5:15 - 7:30 ¦ 9:45_ PLATOON (Français) (14 ans) 1200 ¦ 2:20 - 4:40 - 70S ¦ 9:30_ RIEN EN COMMUN (G) 12:05 ¦ 2:25 - 4:45 ¦ 710 ¦ 9:30_ ROSA LUXEMBOURG (G) 12:25 - 2:40 - 5:00 - 7:20 - 9:40 CREMAZIE SI Denis * Ctéma:ie 388-42'0 PLATOON (14 ans) Dolby Stereo (Irançall) 7:15 \u2022 MO LE DAUPHIN Beauoien piès dïDorvwc 721 -edeO MISSION (G) Dolby Sierra 7:00 - 9:30_.CHAMBRE AVEC VUE (G) 7:10 \u2022 9:25 2001 Université Co>n œ Moitonneuve 849-4516 RADIO OAYS (G) 1:30 ¦ 3:30 - 5:30 \u2022 7:30 - 9:30 m HOOSIERS (G) 2:00 - 4:30 - 7:00 HEAT (14 .mil 1:10 \u2022 3:10 - 5:10 7:20 \u2022 9:30 HANNAH AND HER SISTERS (G) 1:00 - 3:05 ¦ 5:10 ¦ 7:20 \u2022 9:30 BLACK WIDOW (G) 1:00 ¦ 3:00 - 5:00 - 7:00 ROOM WITH A VIEW (G) 2:00 - 4:30 - 7:00 - 9.20 DECLINE OF THE AMERICAN EMPIRE (14ant) 1:00 - 3:00 - 5:00 - 7:05 - 9:10 GOTHIC (18 ans) 1:40 - 3:40 - 5:40 \u2022 7:40 \u2022 9:40 LIGHT OF DAY (G) 1:00 ¦ 3:00 ¦ 5:00 - 7:05 \u2022 9:10 LE FAUBOURG '
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