La presse, 5 avril 1987, Cahier A
[" On nom sur un visage.sette / g a! Lo octKKns l J MAPC COS5CTTE/ & ASSOCIES 288-4221 La metco Aujourd'hui: Averses Minimum 4° Maximum 9° Demain: Pluie DETAILS PACE A2 \u2022 MONTRÉAL, DIMANCHE 5 AVRIL 1987\t103e ANNÉE N°153\t54 PAGES, 4 CAHIERS\tA domicile et AbitibiTemiscamingue 55 cents Extérieur de la ville de Quebec (Region est) 65 cents 1$ Iles de La Madeleine.90 cents\t,0e \t\t\t\t Aujourd'hui dimanche Lu personnalité de la semaine 3 Louis-Paul Allard 2 8 29 32 40 47 (5) Sports Sommaire Annonces classées.B 5 a B 9 Arts et spectacles informations.C1 Bridge.C 8 Deces, naissances, etc.B11 Etes-vous observateur?.B 5 Feuilleton.B 7 Horoscope.B 6 Le monde.B 4 Loteries \u2014 résultats:.A4 Mots croises.B 9 «Mot mystère».B 8 Opinions.B 2 Quoi faire aujourd'hui.C 6 Un jury accueille la requête de Chartrand L'ex-condamné à mort pourra demander sa libération conditionnelle '1ER saint-ierôme Apres avoir purgé 15 ans de pénitencier, Réal Chartrand, un ex-condamné à mort, pourra maintenant s'adresser à la Commission nationale des libérations coud i tonnelles afin de faire écourter une sentence de prison à perpétuité qui lui a été imposée pour le meurtre d'un policier en octobre 1971.C'est un jury de lu Cour d'assises, composé de sept femmes cl cinq hommes, qui a rendu celte decision presque unanime en fin de matinee hier, provoquant des ap- plaudissements, après avoir délibéré pendant près de quatre heures.Chartrand est le premier prisonnier au Canada a faire une telle requête et cette victoire, a dit un des ses avocats.Me Robert Sacchitelle, fera le bonheur de tous les autres condamnés à la prison à vie comme Chartrand.qui attendaient ce verdict avec un intérêt particulier.« l'our Chartrand, c'est le lever du soleil.C'est un grand jour», a dit soli autre défenseur.Me Michel Marchand.I lier, dans la salle d'audiences du Palais de justice de Saint-|erôme, lorsque le porte-parole des jures a annonce au tribunal que II membres sur 12 \u2014 un jure était indécis \u2014 avaient décidé que le prisonnier était désormais admissible a une libération conditionnelle, les trois soeurs de M.Chartrand ont éclaté en sanglots tandis qu'une vingtaine de spectateurs, dont plusieurs témoins, ont applaudi.De son banc, le juge Andre Biron, de la Cour supérieure, a regarde la salle, sans tenter d'interrompre cet éclat de joie, laissant paraitre un bref sourir.Assis dans le box des accuses, Chartrand.43 ans, a pousse un soupir de soulagement tout en levant les yeux au ciel.Lorsque le calme a clé rétabli dans la salle voir chartrand en a 2 Real Chartrand Noranda rouvre sa fonderie de Murdochville La direction des Mines Gaspc, du groupe Noranda, a rouvert des hier matin sa fonderie de cuivre a Murdochville.permettant ainsi a 250 salaries de retourner immédiatement au travail.Une centaine d'autres oeuvrent au sein îles divisions de l'administration et de l'entretien.Seulement la moitié des mineurs seront finalement touches par des mises a pied.«Nous voulons ainsi montrer clairement que notre but n'est pas d'interrompre nos opérations a Murdochville.Même si nous avons subi de lourdes pertes, nous ferons tout pour nous en sortir», a declare hier soir a La Presse le vice-president de Noranda, M.Michel l.efebvre.La division fonderie ne devait pas reprendre ses activités avant plusieurs jours, avait-on fait savoir quelques heures après le grave incendie survenu la semaine dernière dans cette mine de !a Gaspesie.Du minerai brut, importe du Chili, était entreposé sous terre, dans une partie difficilement accessible.« Des équipes de mineurs détermines ont fait en sorte qu'on a pu en libérer rapidement l'accès», a poursuivi M.Lefebvre.Les travailleurs de cette division ont ete rappelés au travail des vendredi, en fin de soiree, cour mettre les hauts fourneaux en operation.La nouvelle a rassuré la population ouvrière.Tous les mineurs rescapés ayant pu quitter l'hôpital, a l'exception d'un contremai-tre qui souffre d'un debut de pneumonie, les ouvriers se remettaient de leurs emotions et recommençaient a espérer, a pour sa part indique le maire de l'endroit, M.Bertrand Saint-Pierre.MM.Lefebvre et Saint-Pierre sont unanimes: l'appui massif de tous les milieux interesses joue en faveur de la reprise des activités.M.Lefebvre n'était cependant pas en mesure hier soir de préciser si le groupe Noranda décidera de poursuivre l'exploitation du gisement.«Nous ne sommes pas VOIR NORANDA EN A 2 TELEPH0T0 REUTER Au debut des affrontements entre la foule qui assistait à la messe papale, vendredi à Santiago, et les forces de l'ordre, un groupe de prêtres ont levé les bras en vain, implorant les fidèles de cesser de lancer cailloux et bouteilles en direction des poli ciers et soldats.Ouelques minutes plus tard, les policiers intervenaient avec les gaz lacrymogènes et les boyaux d'arrosage.Jean-Paul II condamne la torture Au lendemain des incidents d'O'Higgins, le pape n'a pas cité le Chili AFP, VPI.APct Renier l'Ul RIO MONTT.Chili Après une journée de tensions, vendredi a Santiago, marquee par les violents incidents du pare OTIiggins, le séjour de lean-Paul II, hier, dans le sud du Chili, à Punta Arenas, sur les rives du détroit de Magellan, et a Puerto Montt, plus au nord, a semble une promenade de détente.Le souverain pontife semble d'ailleurs avoir profite de l'occasion pour dénoncer, pour la premiere fois, la torture dans le monde.sans citer le Chili.Le calme rétabli autour du voyage papal, les hommes politiques n'en ont pas moins continue a se dénoncer hier, s'accusant mutuellement d'être à l'origine des incidents de Santiago.Malgré tout, la journée d'hier a ete marquee du sceau de la simplicité pour le souverain pontife.A Punta Arenas, des gauchos, ces cowboys latino-américains aux chapeaux de paille et aux ponchos à grands carreaux, ainsi que des pécheurs sur leurs chalutiers mis à sec au bord de la route, ont accueilli en matinee lean-Paul II.par une temperature clémente.Les habitants de la froide Patagonic, encouragés par une température de 9 degrés Celsius (la moyenne annuelle est de 4 degrés, les vents atteignent fréquemment I70 km/h, et la densité de la population est d'un habitant au km carre) ont offert au pape un accueil chaleureux et bon enfant.Les éleveurs ont amené leurs troupeaux de moutons et les gauchos leurs chevaux sur lesquels une grosse peau de mouton remplace la selle.Des groupes d'Allemands.d'Lspagnols, de Français, de Croates et de Polonais ont mis leurs costumes nationaux dont les couleurs vives contrastaient avec les collines gris-vert, le sable noir des plages et les eaux sombres du détroit.Mais la plus significative était la présence de quelques milliers de pèlerins argentins conduits par l'évéque de Rio Gallc-gos, dont de nombreux travailleurs miniers en combinaison orange.voir pape en a 2 « Il est inutile de ramener la peine capitale si on ne l'applique pas» Le directeur de la police de la CUM en entrevue exclusive à La Presse ANDRÉ CÉOILOT etClLBIRTLAVOIE _ _ ¦ c trouve inhumain de garder des \" mt gens cinq ou six ans en prison dans l'attente de leur exécution.Au cours des six ou sept années qui ont précédé l'abolition de la peine de mort, aucun condamné n'a été exécuté ».Apres une trentaine d'années de travail dans les milieux policiers, le directeur de la police de la Communauté urbaine de Montréal, M.Roland Bourget, demeure opposé au rétablissement de la peine capitale.«Marcotte et Fournelle ont été condamnés à la pendaison en 1963.le pense qu'ils ont été cinq ans à attendre d'être pendus», a -1 - il dit, en rappelant les cas célèbres de Georges «le père Noèl» Marcotte et de Jean Paul Fournelle, qui ne sont jamais montés sur l'echafaud pour les meurtres de deux policiers de Saint - Laurent, en 1962.« Donc si on ne l'applique pas, ça ne sert à rien de l'avoir», a ajouté M.Bourget, au cours d'une entrevue exclusive accordée la semaine dernière à La Presse.Contrairement à l'opinion majoritaire que révèlent les sondages réalisés auprès de la population et, surtout, auprès des corps de police, M.Bourget ne croit pas que cette mesure extrême puisse réduire le nombre de meurtres, encore moins la criminalité générale.Ses lectures, ses observations et surtout ses longues années de service à la police l'incitent à penser que la peine capitale n'a pas d'effets dîssuasifs, puisque 70 p.cent des meurtres sont commis par des citoyens ordinaires qui agis- voir peine en A 2 1 A PARTIR DE UÉeLlésI 288-4800 $00 !-!ST\\ DE MAISON NEUVE (ANGLE ST-Hl'BF.RT) MÉTRO BERRI PERMIS 1)1 01 I BK A2 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 5 AVRIL 1987 PAPE Jean-Paul II condamne la torture La region de Punta Arenas, située a quelque bOO km au nord du canal de Beagle, aurait etc la première exposée en cas de conflit arme avec l'Argentine, conflit qui avait été évité en 1978 grâce à la médiation du Vatican.À l'aéroport de Punta Arenas, d'ailleurs, on aperçoit encore quelques tranchées creusées au moment de la crise.Mais aujourd'hui tout cela appartient au passé.«3 000 soldats argentins devaient envahir Punta Arenas, dit un universitaire, aujourd'hui il y a 3 000 pèlerins argentins qui viennent dire merci au pape.» Dans son discours de bienvenue, l'évcque de Punta Arenas, Mgr l'ornas Gonzales Morales, a toutefois rappelé le massacre des Indiens Onas.Alacalufes et Ya-manas, dont les survivants étaient d'ailleurs présents au stade pour remettre au pape une crosse d'évéque sculptée en bois.D'autres souvenirs plus récents ont été passes sous silence, notamment la proximité de l'île de Dawson, où une vingtaine de membres du gouvernement Al-lende avaient été internés après le coup d'Étal de 1973.lean-Paul II a, pour la premiere luis depuis son arrivée dans ce pays, dénoncé explicitement, mais sans mentionner le Chili, la pratique de la torture, et lancé un appel «à ceux qui ont recours à la violence et au terrorisme» pour qu'ils «abandonnent ces méthodes inhumaines».De Punta Arenas.lean-Paul II s'est rendu par avion à Puerto Montt, I 300 kilomètres plus au nord.De l'aéroport, il a été conduit vers une vedette de la Marine chilienne pour passer en revue quelque 1 000 petits bateaux qui avaient formé une croix sur l'eau pour l'accueillir.A un certain moment, la vedette papale s'arrête.Le Saint-Pere oie son chapeau.Une trompette militaire sonne // silemio.Le pape prononce une brève prière pour les âmes de ceux qui ont péri en mer, puis il lance à l'eau une grande croix de fleurs blanches fixée sur un radeau de bois.Ensuite, d'abord timidement puis avec plus d'audace, quelques kayaks et barques s'avancent vers la vedette, «fuan Pablo Secundo, te quiere todo cl m undo.Viva cl Papa.» On assiste a un petit «bain de foule» marin par bateaux interposes.Puis la vedette du pape se dirige vers Puerto Montt.a quelques encablures de là.Sur la rive, une grande place où l'on marche non sur du gravier, mais sur des coquillages, est remplie par les fidèles venus de toute la province.Contrairement aux jours precedents, on n'entend aucun slogan anti-Pinochet, on ne voit aucune banderole contre le régime.Les seuls mots d'ordre scandes par la foule sont ceux lances par un prune: «Vive le Christ Roi.Vive Marie.Reine du Chili.Vive lean-Paul II.» L'homélie a été axee sur le 500' anniversaire de l'evangélisation du Nouveau-Monde, mais elle contient également une série d'appels muscles au Chili catholique.Le pape a invite le pays à résister aux tentatives de ceux qui «voudraient lui faire oublier sa vocation chrétienne et ses valeurs pour chercher des modèles sociaux qui n'en tiennent pas compte ou les contredisent ».Fréquemment interrompu par les applaudissements de la foule, il l'a mis en garde aussi contre «ceux qui idéologisent la foi ou prétendent construire une Église populaire qui n'est pas celle du Christ», allusion transparente a la «mauvaise» Théologie de la libération.Après avoir dénoncé la drogue et la pornographie, il s'en est pris également aux «agents du neo-malthusianisme qui voudraient imposer un nouveau néocolonialisme aux peuples latino-américains», en introduisant la contraception, la stérilisation, la liberalisation de l'avortcment, ainsi qu'aux «ingérences des puissances étrangères qui réduisent les peuples à un champ de Au quatrième jour de son voyage au Chili, le pape était hier dans la petite communauté maritime de Puerto Montt, sur la côte sud du pays, ou il a béni les pécheurs.photo reuter manoeuvres au service de leurs stratégies».Entre-temps, a Santiago, les responsables de l'Église catholique ont dénoncé «l'attentat incroyable et l'insulte» à |ean-Paul 11 qu'ont constitué à ses yeux les incidents de vendredi soir qui ont fait bOO blessés.Selon eux, le pape s'est retire trois fois dans une chapelle, après ces incidents, pour s'interroger sur ces déplorables violences.D'autre part, le Parti communiste chilien et le Mouvement de la gauche révolutionnaire ont nie fermement, hier, être à l'origine de cette violence et ont exprime leur «solidarité» a lean-Paul II face à cette situation qu'ils affirment être due a la répression pratiquée par l'extréme-droitc.La classe politique au pouvoir, apparemment en plein désarroi face à la situation, n'a pour sa pari émis aucun commentaire.A Buenos Aires, où lean-Paul II doit arriver lundi, pour amorcer une visite en Argentine, les autorités ont confirmé que quelque 12 000 policiers et membres des forces de sécurité sont sur un pied de guerre pour assurer la sécurité de l'important visiteur.Vendredi soir, déjà, les forces de l'ordre sont intervenues violemment, dans la capitale argen-line, pour reprimer la manifestation de quelque 400 personnes opposées à la visite papale.Une cinquantaine de protestataires ont été appréhendes, y compris plusieurs personnes blessées à coups de matraque.PEINE \u2022 Il est inutile de ramener la peine capitale si on ne l'applique pas sent souvent sous le coup de l'émotion ou par des criminels qui se préparent soigneusement, de sorte qu'ils sont rarement retraces.«Ces gens-là sont sûrs qu'ils ne se feront pas prendre.Donc ca ne change rien que la peine de mort soit la ou non.Accidentellement, de temps en temps ils se font prendre, mais ils sont sûrs qu'ils ne se feront pas prendre.» L'ultime châtiment, selon lui, pourrait tout au plus décourager, par exemple, certains petits voleurs qui s'attaquent aux propriétaires de dépanneurs.Et encore là, il n'est pas certain, puisque ces meurtres ne sont presque jamais prémédités.«Il reste peut-être ce 30 p.cent.|e suis moins sûr que la LA METEO Québec\tMil.\tMl.\tAutourd'lwi Abitibi\t-2\ts\tNuageux Outaouais\t4\te\tNuageu< laurentides\t-4\t8\tAverses Cantons de l'Est\t4\tii\tNuageux Mauncie\t4\t9\tNuageux Quebec\t2\t8\tNuageux Lac-SamtJean\t0\t8\tNuageux Rimouski\t-2\t6\tEnsoleille Gaspesie\t-2\t6\tEnsoleille Baie-Comeau\t-3\t6\tCiel variable Sept-Hes .\t-3\t6\tCiel variable Canada\t\tMai.\tAutounThui \tMm.\t\t Victoria\t7\t13\tNuageux Edmonton\t2\t17\tNuageux Regma\t1\t17\tNuageux Winnipeg\t1\tS\tEnsoleillé Toronto\t1\t3\tAverses Fredericton\t0\t13\tPluie Halifax\t1\t11\tNuageux Charlottetown\t0\t12\tNuageux Saint-Jean\t0\t6\tEnsoleille États-Unis \tMm\tMai.\tMin.\tM,,.Boston\t7\t11 N-Orleans\t6\t13 Buffalo\t-1\t3 Pittsburgh\t-1\t1 Chicago\t-7\t4 S.Francisco\t10\t18 Miami\t13\t28 Washington\t7\t11 New York\t8\t14 Dallas\t3\t16 les capitales\t\t\t\t \tMm\tM».\tMm.\tM.Amsterdam\t-6\t13 Madrid\t6\t12 Athènes\t11\t16 Moscou\t-2\t6 Acapuico\t19\t32 Mexico\t10\t25 Berlin\t2\t10 Oslo\t2\t6 Bruxelles\t4\t11 Paris\tS\t12 Buenos Aires\t15\t21 Rome\t0\t11 Copenhague\t2\t4 Seoul\t4\t7 Geneve\t-1\t9 Stockholm\t4\t8 Hong Kong\t16\t22 Tokyo\t9\t14 Le Caire\t11\t21 Trinidad\t27\t33 Lisbonne\t10\t17 Vienne\t-2\t14 Londres\t6\t11\t\t La Quotidienne Tirage d'hier a trois chiffres 893 à quatre chiffres 8816 14-7-01 Dimanche 5 avril 1987 peine de mort pourrait avoir un effet.» À son avis, le débat que s'apprête a relancer le gouvernement est inutile, car il y a belle lurette qu'il n'est plus dans nos habitudes d'exécuter les personnes qui ont trempe dans des assassinats.Il revient plutôt aux policiers, aux juges et aux gardiens de prison d'assurer la protection des citoyens, en tenant les criminels à l'écart.C'est ce qui explique, comme il l'a lui-même souligne, qu'il voit rouge chaque fois qu'un détenu s'échappe d'une institution carcérale.Encore la semaine dernière, il dit avoir fait parvenir une lettre de protestation au solliciteur général du Canada a la suite de l'évasion, en fauteuil roulant, d'Yvon Racine, accusé il y a moins d'un an du meurtre d'un policier de la CUM.Appelé à se prononcer sur les raisons de la hausse de criminalité, M.Bourget ne voit pas de lien évident entre la situation économique, le chômage, et l'augmentation du nombre de crimes.Il s'élève toutefois contre ce qu'il qualifie de plus grande «permissivité» au sein de la société.«On a des dépanneurs, des pharmaciens qui ont tiré sur des gens.Ce sont eux qui passent pour les coupables.Ils ont défendu leur vie, leurs biens, ce qui, d'après moi.est élémentaire dans une société comme la nôtre.Mais tout à coup ce sont ces gens qui semblent être au banc des accusés», a dit le directeur de la police de la CUM.M.Bourget s'indigne aussi contre les accusations de brutalité qui fusent de plus en plus contre les policiers.« |e suis en mesure de vous dire, après 30 ans d'expérience, et je mets ma crédibilité sur la table, qu'il n'y a pas de brutalité.C'est un phénomène qui a beaucoup diminué et qui va continuer de diminuer.Mais d'un autre côte, nos policiers se font de plus en plus blesser et agresser dans l'exercice de leurs fonctions.|e pense que j'ai eu I35 policiers agressés lors d'arrestations l'an dernier, l'en ai sept qui ont été mordus par des animaux et des humains.L'agressivité chez les gens augmente beaucoup plus que l'agressivité des policiers envers les gens», a-t-il dit.M.Bourget estime qu'il faut faire une différence entre la brutalité policière gratuite, qui est inacceptable, et celle qui survient lorsqu'un citoyen résiste au policier au moment d'une arrestation.Il a révélé que 4 p.cent (environ 400) de ses policiers font l'objet de plaintes à chaque année et que la moitié sont acquittés.Ces chiffres lui semblent acceptables pour un corps de police qui effectue environ un million d'interventions par année.«Lorsqu'il y a force excessive, le policier réagit toujours à la force d'une personne qu'il est en train d'arrêter légalement.On a vu dernièrement le cas d'une femme qui se plaignait d'avoir été agressée.Elle n'avait pas son permis de conduire et elle refusait de le montrer au policier sous prétexte qu'elle n'avait pas commis d'infraction.Que pouvait faire le policier?Lui dire: «Bonjour madame, continuez?» Le policier doit identifier une personne et elle refuse de le faire.Alors il l'arrête, il fait venir d'autres policiers.C'est une escalade.» D'autre part, M.Bourget entend par ailleurs revenir l'automne prochain devant le Conseil de sécurité avec une proposition visant à réduire les interventions inutiles des policiers.Essentiellement, on demanderait aux gens de se rendre au poste de police ou de téléphoner pour rapporter certains types de délits, au lieu de forcer les policiers à se déplacer.«C'est sur que, nonobstant la gravité du délit, s'il y a un détenu, on y va.À chaque fois qu'il y aura possibilité d'une arrestation, on va y aller immédiatement.Ensuite on va tomber dans la catégorie des crimes graves, notamment ceux qui ont été perpétrés avec violence, comme les hold-up.En fait, nous irions sur la scène de tous les crimes où il y a une possibilité de recueillir de la preuve sur les lieux, par les empreintes digitales par exemple.Mais si une personne se fait voler sa bicyclette, on prend le rapport par téléphone.» M.Bourget a reconnu que celte proposition pourrait soulever des objections.«Il faudra du courage politique», a-t-il dit.«Plusieurs personnes vont traduire cela par une baisse d'efficacité.On s'attend à cela, c'est le prix à payer pour apporter des idées nouvelles.Le statu quo est souvent très confortable.» Le service de police de la CUM a également demandé au gouvernement d'imposer l'utilisation des constats à l'amiable pour les accidents d'automobiles où il n'y a que des dégâts matériels.Actuellement les policiers doivent faire un rapport écrit au ministère des Transports pour tout accident.On voudrait diminuer ce fardeau pour utiliser les forces policières a des tâches plus import a nies.Une étude a démontré que les policiers de la CUM passent environ 48 000 heures par année a rédiger des rapports d'accidents ayant cause uniquement des dégâts matériels.Ce seul caprice coûte annuellement aux contribuables montréalais la jolie somme de $ l ,2 million.Actuellement, à la police de la CUM, on met le paquet pour enrayer les vols dans les commerces de dépannage.Tous les moyens sont bons: visiles à repétition, analyse des données, identifications de suspects, filatures, etc.Exactement comme on l'a fait au debut des années 80 pour venir à bout des braqueurs de banques.Les succès n'ont pas tardé: le nombre d'attaques de magasins de dépannage a diminué de 32 p.cent en janvier et en février par rapport aux mêmes mois l'an passé.En 1986, on a enregistré en moyenne 75 vols par mois.Quelques-uns ont été la cible des bandits cinq ou même sept fois durant l'année! M.Bourget, qui n'est pas favorable à la création de services de police auxiliaires dans les municipalités de la CUM, estime qu'il y a déjà un niveau policier de trop au Québec, à tout le moins dans certains secteurs ou certains domaines d'activités.«Qu'il y ait trois niveaux de police, ça c'est un choix politique.Si on veut payer trois fois pour faire les mêmes choses, moi je me dis que c'est parce qu'on a de l'argent et qu'on veut la dépenser.Si un jour on veut avoir un quatrième niveau et payer une quatrième fois, si les gens veulent qu'on se marche sur les pieds, c'est leur affaire.Le solliciteur général connaît très bien mon opinion là-dessus, cela ne veut pas dire l'élimination de la Sûreté du Québec.Cela peut vouloir dire, par exemple, que la Sûreté du Québec n'a peut-être sa place dans un territoire municipal que lorsqu'elle a de l'information, elle la refile à la sûreté municipale en question.» M.Bourget dit avoir suggéré au solliciteur général du Québec d'éliminer Tes «zones grises», c'est-à-dire les domaines d'activités comme la moralité, les stupéfiants et les alcools, et le crime économique où la SQ et la police municipale font double emploi.Il s'oppose par ailleurs a.la proposition de certains qui voudraient distinguer la «gendarmerie» des enquêtes criminelles.«Le meilleur informateur de l'enquêteur, c'est l'agent de police.» M.Bourget a révélé que la police de la CUM cherche maintenant a installer ses enquêteurs a proximité des «patrouilleurs» dans les nouveaux postes de police, de manière à faciliter les échanges d'information entre ces deux groupes.NORANPA Noranda rouvre sa fonderie de Murdochville encore capables de nous rendre dans la partie la plus touchée par l'incendie.La Sûreté du Québec ne peut descendre avec un chimiste et un physicien dans la mine, les parois sont encore trop chaudes.Il faudra aussi extraire des parties de la masse rocheuse pour travailler en sécurité», a présidé le vice-président.La compagnie peut cependant faire fonctionner la fonderie jusqu'en juin avec le minerai chilien.«Apres cette date, des navires pourront nous approvisionner de nouveau», a soutenu M.Lefeb-vre.Le gouvernement du Quebec a déjà annonce que tout sera mis en oeuvre pour aider le groupe Noranda a poursuivre ses activités a Murdochville.« Nous sommes encourages par tous ces appuis», a conclu M.Lefebvre.CHARTRANP Le jury accueille la requête de Chartrand sombre, il a demandé au juge s'il pouvait prendre la parole.Se levant lentement, le prisonnier, chaînes aux pieds, a sorti une feuille de papier de su poche et a commencé a lire une noie qu'il avail préparée pour les jures.«Par votre decision vous avez réhabilite ma conscience et vous m'avez cleve dans ma dignité.L'espoir est présent pour moi et pour ceux qui me suivront dans leurs cheminements.)e vous en suis reconnaissant», a-t-il dit d'une voix qui trahissait l'émotion.Plus tard, alors qu'on lui repassait les menottes pour le reconduire à l'Institut Leclerc, a Laval, il s'est retourné vers les journalistes, un grand sourire aux lèvres en disant qu'il était touché.Il a ajouté: «Ça ne s'explique pas.» « |e suis heureux, c'est une victoire pour la justice qui est en pleine évolution.L'espoir existe.» Dans le couloir, en face de la salle d'audience où les jurés ont entendu cette requête pendant deux semaines, les trois soeurs du prisonnier, Madeleine, 38 ans, Thérèse, 41 ans, et Francine, d'un an sa cadette, pleuraient toujours en murmurant: «On en a assez vécu.» «C'était comme un boulet qu'on traînait.On se sent libre aujourd'hui», a dit la plus jeune.C'est la première fois depuis le procès de Réal en I972 que la vérité est sortie.» «Ce qu'il a vécu, on l'a vécu avec lui », a ajouté Thérèse.«C'est un très bon frère, a dit Francine.On n'est pas des professionnels dans la famille, mais on a du coeur.» Réal Chartrand devra maintenant se présenter devant la Commission des libérations conditionnelles, a expliqué Me Sac-chitelle, ce qu'il ne pouvait pas faire avant la décision du jury.La peine de mort imposée à l'accusé en I972 avait été commuée en une peine de prison à perpétuité quatre ans après l'abolition de la peine capitale.La perpétuité dans un cas de meurtre au premier de- gré prévoit une période minimale de 25 ans d'incarcération avec une possibilité de demander après 15 ans a un jury de réduire les délais prévus par la loi.C'est ce qu'a fait Chartrand.La Commission pourrait décider de libérer progressivement le prisonnier ou de le garder incarcéré aussi longtemps qu'elle le jugera opportun au terme de son enquête.Avant qu'ils ne commencent leurs délibérations vendredi après-midi, le juge Biron avait dit aux jurés qu'ils devaient baser leur décision sur les témoignages entendus.Il leur a expliqué qu'ils devaient tenir compte du caractère du prisonnier, sa conduite pendant l'exécution de sa sentence et la nature de son crime.C'est en octobre I97I que Chartrand, jouissant d'un congé surveillé de l'Institut Philippe-Pi-nel, centre de détention psychiatrique pour criminels, a abattu un policier de Sainte -Thérèse, Gabriel Labelle, pere de trois enfants.Lors de son procès l'année suivante, on avait tenté de présenter une défense d'aliénation mentale.Il a néanmoins été reconnu coupable et condamné a mort.L'affaire Chartrand avait toutefois soulevé une certaine controverse et une commission d'enquête secrète avait été formée pour faire la lumière sur le rôle d'un psychiatre de Pinel dans celte histoire, le Dr Gilles Lefebvre, ancien directeur adjoint du centre.L'enquête avait conclu que le psychiatre homosexuel sciait comporte d'une façon toute autre que professionnelle et il avait été demis de ses fonctions.Aujourd'hui, il continue d'exercer sa profession, avait dit le prisonnier lors de son témoignage la semaine dernière.Le Dr Lefebvre a témoigné en défense au procès de Chartrand mais la relation, qualifiée par la suite dans des rapports psychiatriques de «complexe et ambiguë», qu'il avait eue avec son «protégé» à Pinel avant le crime ne devait pas être considérée comme atténuante.L'influence néfaste qu'avait eue le médecin sur Chartrand, qui, fragile et influençable, avait été transfère d'un pénitencier a Pinel parce qu'il se mutilait de façon atroce \u2014 il a 2 00 45 9.99 14.99 18.99 18 «64 14.99 Î7\"«64 24.99 38\" a 64\" 21,99 48 ¦ 45 24.99 60 145 28.99 72¦.45 34.99 48 .64 34.99 60 1 64 44.99 72\" «64\" 49.99 TOUT» LU AUTIIS OIANDIURS IN STOCK AUX nUt BAS PRIX IN VILLI 18 «45 20 » 45 23\" « 4.V 24\", 45 26 «45 27 .45' 28'«45\" W «4V 31' « 45\" 35' .45\" j6' « 45 38\"« 45\" 40\".45\" 44\" 145\" 48\"» 45\" 16 > 64 70 .64-22' .64 23\".64 24\".64 64\" «45\" 26\" «64\" 27\".64\" 30\".64\" 31\".64\" 33\".64\" 35\"« 64\" 36\".64\" 38 .64\" 40\".64\" 44\", 64\" 48\".64\" 54\" « 64\" 60\".64\" mttmaamaBWÊuatummmawm stores en BAMBOU modele 403 tous réduits à *A \"rïx 24 » 72 42 x 72 60 « 72 30 » 72 48 x 72 66 x 72 36 « 7?54 x 72 72 x 72 84 x 77 TRINGLES DE BOIS Accessoires compris 4owdi 9.99 8picdi 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