La presse, 18 avril 1987, Cahier spécial publiscopie. Laurentides
[" Publiscopie Montreal Samedi 18 avril 1987 LAURENTTDES Mirabel Société immobilière du Canada (Mirabel) Itée Comme toutes les villes canadiennes, l'avenir de Mirabel dépend de ses citoyens.Nous sommes heureux d'avoir contribué à leurs retrouvailles.Ce sont des années prospères que nous leur souhaitons. LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 18 AVRIL 1987 Publiscopie 3 Trois Laurentides, une région Ce n est pas pour rien aue le territoire qui commence au nord de la region métropolitaine se nomme les Laurentides.Comment, mieux que par le pluriel, signifier la très grande diversité d un com de pays qui a les deux pieds dans lagglomeration montréalaise et la téte dans le Parc de La Verendrye7 i L autre matin j entendais Joel LeBigot et ses collègues de Radio-Canada discuter de la region d appartenance de Terrebonne, de Sainte-Therese et d autres, villes de la rive nord de la Mille-Îles, raconte Guy Ray-nault.géographe et directeur general ad|0int de la Corporation de développement des Laurentides A les entendre, ces villes n appartenaient ni a la region montréalaise, ni aux Laurentides.ni à Lanaudiere.ni à.C est dire a quel point les frontières véritables de notre region sont mal connues.A Terrebonne, a Sainte-Therese.a Boisbnand.a Carillon, a Calumet même, on est deia dans les Laurentides.» Et à Mont-Laurier, on y est encore.Les trois Laurentides Pareille confusion est fréquente Et peut-être excusable Samte-Therèse.par exemple, ressemble a s y méprendre a n importe quelle ville de banlieue montréalaise, mi-résidentielle, mi-industrielle.C'est encore la ville, et rien n'y évoque les bucoliques pentes et collines auxquelles sont identifiées les Laurentides : le « terrain de jeu » des Montréalais, mais aussi des To-rontois et des Américains du Nord-Est.C est qu il y a en réalité trois Laurentides : les basses, les moyennes, les hautes.Les Basses-Laurentides, c est essentiellement la plaine qui.depuis Terre_bonne.longe la riviere des Mille-Îles, au nord de Laval, puis l'Outaouais, jusqu'aux environs de Calumet.Vers le nord, elle rejoint puis dépasse Les Laurentides.aux yeux des gens, représentent d'abord la beauté naturelle et la villégiature.Un joyau.Belle maison québécoise, dans la verdure.Rêve de beaucoup de citadins.Saint-Jérôme de quelques kilomètres, ou les montagnes plongent leurs racines dans la vallée du Saint-Laurent.Les Moyennes-Laurenti-des commencent aux alentours de Piedmont (la biôn-nomroôô) et forcent le voyageur a se hisser lusqu'à Samt-Jovite.puis La Conception.Les Morin-Heights, Saint-Sauveur, Mont-Tremblant et autres morceaux du «paradis skiestre».c'est dans cette portion qu ils se trouvent.¦ Plus élevées, plus vastes, plus lointaines, viennent ensuite les Hautes-Laurentides, qui nous conduisent de Labelle à Mont-Laurier, en passant par le lac Saguay de Claude Gauthier et de son Grand six pieds.C'est la forêt, les innombrables lacs et rivieres, c est le chemin qui mené à lAbitibi et à la baie James.Le tampon des Basses-Laurentides Les Basses-Laurentides agissent comme une sorte de Mirabel compte de nombreuses erabliéres qui font l'orgueil de la région.tampon entre la métropole et le secteur montagneux auquel la région s identifie.À mesure qu'on s éloigne de l'île Jésus, sur lautoroute 15.on dirait que quelque planificateur a prévu une zone de decompression destinée a faciliter la transition de la ville à la campagne, puis a la montagne.Au sud.près de la rivière des Miiie-iieb.se côtoient parcs industriels et villes de banlieue résidentielles, qui s étalent le long des grands axes routiers.Les pôles de développement y ont noms Samte-Therèse, Boisbnand, Terrebonne.Saint-Eusta-che.Des usines, grandes et petites, y fabriquent des automobiles et autobus GM.des camions Kenworth.des produits chimiques, etc.Industrielle, relativement prospère \u2014 les fameux «secteurs mous a en sont quasi absents \u2014, cette frange sud de la region est en symbiose avec la ville toute proche dans ses quartiers-dortoirs, qui abritent des familles habitant dans les Laurentides mais dont le gagne-pain se trouve a Laval et à Montréal.L'in- 4 Publiscopie la presse.Montréal, samedi 18 avril 1987 fluence de la métropole y est lourde.Ça et la, toutefois, quelques exploitations agricoles rappellent la tradition nourricière de ce sol.que I urbanisation a oblige a changer de cap.Plus au nord, justement, la ville n'a pas tant de prise.Sur une vaste plaine, agriculteurs, industriels et aviateurs se coudoient: cest Mirabel, immense municipalité de près de 500 km?et de 15000 citoyens.Connue pour son aéroport international, la fertilité de son sol.ses eaux de source et.la ténacité de ses habitants.À sa limite ouest, un champignon urbain s acharne à affirmer sa vocation industrielle.Lachute produit des textiles et des vêtements, mais aussi des bateaux de plaisance, des meubles de salle a manger, etc.Lachute est aussi le pont entre les Laurentides, I ouest du Quebec et lest de lOntano.Quelques kilomètres au nord de Mirabel.Saint-Jérôme: dernière ville du sud ou première ville du nord, au choix.Ville industrielle, les PME y foisonnent.Ville administrative \u2014 publique et privée \u2014 a la fois privilégiée et privée par sa proximité de Montréal, qui nourrit et écrase tout a la fois.Les «Pays d'en-haut» Devant, les Moyennes-Laurentides.D abord des collines, puis des montagnes, qui ont même réussi a imposer leur volonté à i autoroute, qui n'a eu d autre choix que de devenir sinueuse.C est la région d'Amérique la plus riche en centres de ski.Patrie des Belles Histoires des pays d'en-haut, heu des chalets dans le nord», elle tire à la fois fierté et ombrage de ces caricatures.L'hébergement et la restauration y fournissent bien un emploi sur quatre, chiffrant ainsi i importance de la vocation touristique du coin.Mais, même sous-représentè.le secteur manufacturier n'en est pas absent.Témoins, entre autres, les Papiers Rolland ou de renommés artisans, comme les De Pasillé-Sylvestre.Sainte-Anne-des-Lacs, Saint-Sauveur, Sainte-Adèle, Sainte-Agathe, Saint-Faustin, Les activités économiques de la région des Laurentides 2 ¦\u2022g.or.i».IAC était signe le 27 mars 18.i 14 h 20.seize ans, jour >ou our.heure pour heure, ap'\" annonce officielle de l expt jnation.Un court document e quatre pages de huit pouces jemi sur quatorze, écrit dans n français que même un non-avocat peut comprendre, a réussi a 'ègler lépineuse question et s innuler les quelque cent millions de dollars de poursuites mten ¦ees contre le gouvernement Le «gros bon sens» « Il ne s'agit que II gros bon sens», commente Pierre Hardy.Il fallait permettre aux expropriés de racheter leur1 terres, et donc donner la priorité aux anciens propriétaires.Mais fallait aussi tenir compte du tac que certaines propriétés ètaien occupées par des locataires n étaient pas les anciens propriétaires.Ces locataires, il ne falla Das les rendre victimes d'un «second Mirabel Et il fallait trouve^ une lormule de détermination du prix de la revente qui soit juste qui tienne compte de la situation actuelle, et des plus de quinze années qui se sont écoulées de puis l'expropriation.» «En 1982, le gouvernement a commence a vendre des propriétés à Mirabel, rappelle Pierre Hardy.Il les offrait alors en priorité à loccupant-locataire qu il fut I ancien propriétaire ou non L entente prévoit maintenam que toute propriété est offerte en priorité à l'ancien propriétaire explique Pierre Hardy.La determination du prix de revente vise à simuler ce que donnerait un marché libre, pour une entreprise qui voudrait écou 1er dans un délai raisonnable une telle superficie de terrains et jn tel nombre de residences et de propriétés agricoles.«Ce prix tient compte aussi de ce que nous appelons la desorganisa 18 Publiscopie la presse.Montreal, samedi 18 avril 1987 tior.sociale qu> c caractérise Mirabel depuis i expropriation ; il tient compte également de la proximité de la zone aeroportuaire.lorsque c est le cas .aioute Pierre Hardy.Afin de minimiser tout ce qu il peut y avoir d arbitraire dans un tel processus d evaluation, même effectuée par des professionnels, la Société et le CIAC se sont entendus sur les prix d une vingtaine de « propriétés de reference .auxquelles tous et chacun peuvent se comparer sans avoir fait un cours en evaluation foncière «Pour donner aux anciens propriétaires et aux locataires une incitation a racheter rapidement, explique Pierre Hardy, nous donnons ensuite une remise de 15 p.cent sur le prix ainsi calcule Et.bien entendu, si I ancien propriétaire est l occupant a bail de la propriété qu il rachète, la valeur des ameliorations qu'il a apportées a la ferme ou a la residence est appliquée au paiement de la propriété.Autrement, nous aurions penalise ceux qui avaient pris le meilleur soin de la terre ou des residences qu ils occupaient.» H restait a trouver une solution au problème des locataires qui n etaieni pas d'anciens propriétaires.Pour les quelque 30 p.cent des propriétés qui se trouvent dans ce cas.le locataire et l'ancien propriétaire sont en quelque sorte en «concurrence».Si l'ancien propriétaire n'a pas montre d'intérêt pour le rachat de sa propriété, le problème ne se pose pas.puisque le locataire se voit des lors offrir de la racheter.Mais en cas contraire.« La solution, c est de faire en sorte que les deux parties trouvent un terrain d entente satisfaisant.Nous cherchons donc à inciter l ancien propriètai- Signature du protocole d'entente sur la retrocession des terres expropriées en trop a Mirabel.Signe M.Jean-Paul Raymond, scus les yeux de M.Roch LaSalle (débout) et M.Pierre Hardy.Documentation La Pressf M.Jean-Paul Raymond, president du Centre d'information et d'animation de Mirabel (CIAC).\u202242 722 pieds carrés de superficie \u2022 emplacement idéal \u2022 équipement ultra-moderne \u2022 services de la plus haute qualité \u2022 excellents restaurants \u2022 nombreuses activités récréatives \u2022 grande facilité d'accès aux salles d'exposition Toujours à la recherche de l'espace et des services nécessaires à vos réunions^ Les entreprises et les associations doivent souvent débourser des sommes astronomiques afin d'assurer le succès de leurs activités de groupe.L'hôtel Sheraton Laval vous propose une solution terre-à-terre qui allie l'utile à l'agréable.Sheraton Laval llillll.M I I III J44Uimorauic da Ljufcntidci (Rome Ie»! 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(514> l'clcx 05-26865S Len Centre às Cong/rs de LctVal Un complexe il'ajjaim ft (infirment Laval, la porte d'entrée des Laurentides re a ne pas déplacer le locataire sans i obliger toutefois Ainsi, nous offrons a lancien propriétaire une propriété a peu près équivalente a celle qu n avait quittée Nous lui faisons la remise habituelle de 15 p cent sur cette propriété de remplacement plus une autre d une valeur de 15 p.cent de la propriété qu'il accepte de ne pas réintégrer S'il tient tout de même a retourner sur son ancienne terre, il bénéficie de sa remise de 15 p cent mais doit indemniser le locataire pour les ameliorations qu il a apportées a la terre et lui accorder deux ans pour quitter les lieux.Nous offrons alors une terre de remplacement au locataire, aux mêmes conditions avantageuses.» Cette entente-cadre se vit dans la souplesse.Pierre Hardy pratique la politique du « livre ouvert».«Les résidants qui négocient avec nous ont accès a leur dossier en tout temps, precise-t-il.Et en cas d insatisfaction ils peuvent er appeler a un comité de consultation et de contrôle, reunissant des représentants de la Société et du CIAC.Depuis que les mécanismes de retrocession sont en marche, j'ai dû recevoir 500 personnes dans mon bureau pour discuter de leur cas individuel.On m a presque traite de fou d accepter d agir ainsi, mais pour ces gens.I entente-cadre importe peu.C est de leur terre et de leur vie qu il s'agit.» Sur les quelque 1 500 propriétés qu'il restait à vendre a l'automne 1984, 1 376 avaient fait l'objet d une offre a la mi-mars 1987: 1 116 offres d achat étaient signées Pierre Hardy prévoit que toutes les offres d'achat auront ete expédiées en juillet prochain et que la rétrocession des terres sera achevée en mars 1988 Si Pierre Hardy réussit a convaincre Ottawa de réduire la zone aeroportuaire et de rétrocéder d autres terres, quelques mois supplémentaires seront sans doute nécessaires Apres quoi, il restera a Pierre Hardy et a la Société immobilière du Canada (Mirabel) a «quitter Mirabel en beauté».Ce jour-la.peut-être Pierre Hardy ira-t-il saluer une dernière fois le qumcailler de Sainte-Scholasti-que.¦ LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 18 AVRIL 1987 PubliSCOpie 19 La relance agricole de Mirabel A u Quebec, on ne tait pas d agriculture a bail.Ça n est pas dans les moeurs, ça n est pas dans le système » L anthropologue Andre Bouvette parle en connaissance de cause.Conseiller de I Union des producteurs agricoles de Mirabel depuis le debut des années 70.il a suivi et étudie la lente de-gradation des activités agricoles de Mirabel depuis lors Et il apprécie d autant plus le plan de relance agricole qui fait partie du protocole d entente sur la retrocession des terres de Mirabel.7,5 millions de dollars Le plan de relance agricole de Mirabel est possible grâce a une somme de 7.5 millions de dollars que le gouvernement federal a convenu d injecter dans I économie agricole locale.Une moyenne de près de S 30 000 par ferme, que les producteurs agricoles pourront utiliser, a parts égales avec leurs propres fonds, pour améliorer leurs terres, rénover et agrandir leurs bâtiments.Ce panneau donne le ton d'une longue bataille qui a eu une fin heureuse dans la rétrocession des terres expropriées en trop.Le but du programme de relance est de normaliser l'activité agricole de Mirabel.renouveler et moderniser leur équipement.Une partie de la somme sera consacrée a des projets spéciaux» qui reunirom plus d un producteur désireux de se doter d équipement partage, comme des séchoirs, etc.Le but du programme de relance est de normaliser l'activité agricole de Mirabel ».explique Jean-Paul Raymond, president du Centre d information et d action communautaire de Mirabel, le CIAC.et aussi president de IUPA de Mirabel.« Les exploitations agricoles, qui appartenaient au gouvernement federal depuis 1969.ont souffert de sous-mvestissement pendant de nombreuses années.Une foule d ameliorations, comme des systèmes efficaces de drainage des terres, n ont pas etè effectuées.On a laisse vieillir les bâtiments, le materiel, en n effectuant que I entretien minimum.Pourquoi investir dans des installations qui ne nous appartiennent plus?» Surtout lorsque le bail contient une clause qui prévoit sa rupture sur avis de six mois, comme cela a longtemps été le cas a Mirabel La Petite-Nation^ vallée de l'accueil authentique Un événement à ne pas manquer 9eAtUfûl UNE RÉGION A DÉCOUVRIR La Chambre de commerce vallée de la Petite-Nation: 428-7190 20 Publiscopie la presse.Montreal, samedi 18 avril 1987 PLUS QU'UN ENVIRONNEMENT, UN SITE INDUSTRIEL REVUE SPECIALE A NE PAS MANQUER.(CDlg Corporation de développement des Laurentides (CDL)* DATE DE PUBLICATION JUIN 1987 (Date de tombée 29 avril) Pour réserver votre espace publicitaire appelez 436-7477 LA REVUE INDUSTRIELLE \"Décideur Région des Laurentides À Mirabel, c'est une nouvelle génération d'agriculteurs qui reprend le collier.Démotives, replies sur le court terme, les cultivateurs de Mirabel ont donc laisse passer une foule de programmes provinciaux d aide et de financement des activités agricoles.Dommage pour eux.mais dommage pour le Quebec tout entier, qui voyait ainsi depenr une de ses régions les plus fertiles et les plus productives: dans les années 60.le comte de Deux-Montagnes \u2014 exproprie en grande partie \u2014 se classait deuxième au Québec en termes de fertilité, derrière celui de Saint-Hyacinthe.«Et c'est ici quêtait, jusqu à récemment, la meilleure vache du Canada ».renchérit Jean-Paul Raymond.La rationalité du cultivateur Negligence 9 « Pas du tout, retorque André Bouvette.Le comportement des cultivateurs a ete très rationnel, pour peu qu on l'évalue de leur point de vue.Si sophistiquée qu elle devienne.lagnculture au Quebec ne peut évaluer sa rentabilité exactement comme une autre entreprise industrielle.Un élément qui contribue entre autres et de façon importante a rentabiliser cette activité, c est la plus-value que prend le fonds de terre au fil des ans.C est le fonds de retraite du cultivateur, c est i heritage qu il prepare a ses enfants, c est une de ses principales motivations a investir dans une perspective de long terme.Priver le cultivateur UNE AGRICULTURE DIVERSIFIEE L'agriculture laurentidienne se caractérise par une plus grande diversification que celle de l'ensemble du Quebec.La culture maraîchère (fruits et légumes) y est beaucoup plus importante.REPARTITION DES FERMES PAR TYPES DE PRODUCTION.1981 (%) Bovins Porcs 'Division de recensement Deux-Montagnes Grandes Fruits- cultures légumes et menus grains Autres LA PRESSE.MONTRÉAL.SAMEDI 18 AVRIL 1987 PublJSCOpie 21 de sa propriété, c est le priver de cette plus-value, c est le démotiver quant au long terme.» S il ne peut plus preparer cet heritage, le cultivateur voit ses enfants abandonner la ferme, aller travailler dans une usine, ou s inscrire â I aide sociale.Quant au cultivateur, il aura tendance, comme plusieurs l ont fait a Mirabel, a reorienter sa production pour minimiser son investissement a long terme.Il délaissera la production laitière, qui immobilise des fonds dans la possession de quotas de production, dans la possession et lentretien de vaches et de bâtiments, d équipement coûteux.Il vendra ses quotas et se lancera dans ce que les anglophones appellent les cash crops, pour lesquelles les cycles financiers sont annuels, au rythme des semis et des récoltes.Le court terme.Une enquête menée par Andre Bouvette et ses collègues a ainsi pu établir, pendant les années 70.qu une écrasante majorité de cultivateurs de Mirabel cultivaient la terre «en attendant En attendant quoi7 De partir, de mourir, de trouver autre chose, ou en attendant que quelque chose se passe.Pour une nouvelle génération Quelque chose s est enfin passé : le plan de relance.Personne n en attend de miracles, mais les espoirs sont reels.Andre Bouvette.quant a lui.renoue avec sa curiosité d anthropologue Il sait que la region ne recréera pas.presque une generation plus tard, le Mirabel agricole de la fin des années 60 La technologie et les marchés ont change, bien sûr.mais il y a autre chose, i D abord les quotas de lait vendus ne reviendront pas.Ils sont maintenant hors de prix pour quiconque veut rentabiliser une exploitation laitière.La région devra donc se reorienter, et ie suis curieux de voir dans quelle direction.Et puis, dix-huit ans se sont écoules depuis I expropriation de Mirabel.C est une nouvelle generation d agriculteurs qui reprend le collier.Plusieurs d entre eux se souviennent a peine de ce que c était ¦ avant».Cette generation sera intéressante a suivre.» ¦ UP A - Cameroun I I fut un temps où Jean I Paul Raymond était un cul-' I tivateur ordinaire.Un culti-¦ valeur qui tire les vaches plutôt que de tirer à boulets rouges sur un gouvernement.En ce temps-là, André Bouvette orientait son savoir et sa curiosité anthropologiques vers les civilisations asiatiques.Puis survint «l'affaire Mirabel », qui vit se former le tandem Raymond-Bouvette, qui a toujours reçu l'appui des gens de Mirabel: alchimie étrange a priori, mais qui s'est de toute évidence révélée efficace.Aux dires des deux intéressés.((Jean-Paul est devenu un excellent théoricien de l'intervention sociale», alors qu Andre s'est très bien intégré a notre milieu».Plus de quinze ans de contestation, ça marque, ça donne du tonus.Une fois l'affaire réglée, on a comme une dent creuse à remplir.Plutôt que d'ouvrir un bureau de consultation en intervention antigouvernementale pacifique et efficace \u2014 qui sait?peut-être y ont-ils pensé! \u2014 ils canalisent maintenant leur énergie débordante et déterminée vers le développement international.En collaboration avec la firme de génie-conseil Pelle mon International, l'UPA de Mirabel intervient comme conseillère au Cameroun, où elle supervise l'implantation d'une industrie laitière moderne, partageant ainsi le savoir-faire de Mirabel en matière de production laitière.Le «consortium» a également eu des contacts avec le Togo.Il ne reste que les ententes à signer. 22 Publiscopie la presse.Montreal, samedi 18 avril 1987 De l'agriculture à I'agro-alimentaire Il y a plusieurs façons de transformer une région agricole et de l'utiliser pour construire une base d'industrie agro-alimentaire.Il y en a de directes, mais il y en a de tortueuses.La transformation de Mirabel, c'est la deuxième voie qu elle aura dù emprunter.La recette ?Un peu complexe, et plutôt coûteuse.Il faut d'abord exproprier un immense territoire, puis y installer un vaste aéroport pendant que le trafic aérien de la région croît au ralenti.Ensuite, aménager un parc industriel en rase campagne, mais pas trop loin de l'aéroport.Laiser reposer quelques années, puis rendre aux agriculteurs la portion du territoire exproprié inutilisée par l'aéroport: disons les trois quarts.Instaurer un plan de relance agricole pour faciliter le nécessaire rattrapage des cultivateurs.Ajouter une volonté de développement.Saupoudrer de commissaires industriels, au goût.Voilà! Vous avez maintenant une région au sol riche et au passé agricole solide, avec tout le savoir-faire que cela comporte, et elle est en voie de redéfinition.Vous avez un aéroport sous-utilisé et un parc industriel inoccupé, bien placé par rapport a celui-ci, et bien branché sur un reseau routier efficace.Et vous avez des gens que la relance intéresse.Que faites-vous?L'avantage agro-alimentaire Vous pouvez vous apitoyer sur la fatalité qui vous a fait vivre ces péripéties, bien entendu.Mais ça ne mène pas à grand-chose.En revanche, vous pouvez tenter de trouver des projets rendus possibles par ce «concours de circonstances».Depuis environ un an, Jean-Luc Riopel est commissaire industriel pour la municipalité de Mirabel.Son territoire est vaste : près de 500 km2.Aussi il ne compte pas le remplir exclusivement avec des entreprises agroalimentaires.Il a une vision plus diversifiée que cela de sa ville.Mais il compte quand même donner à ce secteur toute l'importance qui lui revient.« Après tout, 80 p.cent du territoire de Mirabel M.Jean-Luc Riopel, commissaire industriel pour la municipalité de Mirabel.À proximité d'un aéroport, Mirabel pourrait devenir un centre important de transit agroalimentaire.est agricole», constate-t-il.Avec d autres gens concernés de la région, il pilote quelques dossiers intéressants.Par exemple, une des premieres entreprises a s installer dans le Parc industriel, commercial et aeroportuaire de Mirabel, le PICA, pourrait fort bien cultiver des tomates ou des concombres.Trois importants pro-lets de culture en serre sont a l'étude.Il s agit de projets à r échelle respectable: I investissement serait d une quinzaine de millions de dollars.Les gouvernements du Canada et du Quebec songent d ailleurs a y aller de subventions de deux millions chacun.Le marche montréalais est tout a cote, et si la production permet d exporter.Mirabel est aussi a deux pas.Et la region est de tradition agricole.Voila comment on réussit à marier de façon productive des choses d apparence aussi disparates qu'un parc industriel, une vocation agricole et un aéroport.On songe aussi à un centre de transit agro-alimentaire pour Mirabel.Il fallait y penser! Les éleveurs du monde entier s approvisionnent au Canada, notamment au Québec, lorsqu'ils cherchent des animaux de qualité aux fins de reproduction.Et les boeufs et les porcs, paraît-il.ne prennent pas l'avion comme «tout le monde».Il leur faut une aérogare un peu spéciale, dont la présence donnerait un avantage très distinctif à Mirabel, où l'espace ne manque pas pour I aménager.À ce centre de transit pour animaux pourraient s'ajouter des installations de transbordement et de conservation de denrées périssables: des hangars conçus spécialement pour charger et décharger des avions de matières périssables, des entrepôts a atmosphère contrôlée.Brel.on veut completer la vocation agro-alimentaire de Mirabel en en faisant une plaque LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 18 AVRIL 1987 PubliSCOpie 23 La transformation des produits laitiers est une industrie en pleine expansion.Vision bucolique de ce qui est en réalité une industrie: l'agriculture moderne.:ournante pou' e Detail et es denrées du Queoec.du Canada et du monde t Ce uroiet a reçu \u2022 ago.'res explicite du Tiimstre queoe cois de i Agriculture Michel page.orecise Jean-i_uc Riopel II i es-enqaqe a ce que ie gouvernement verse S450000 oour ;e j'Oiet.- Un tei ;entre serait ao-orecie oour ! activité qu il provoquerait.;ant dans a region que iur ies oistes mêmes de Miraoe Mais pour les cultivateurs de Mi-aoei.et pour :eux de toute a /ailée du Saint-Laurent, il faciliterait en outre i accès a de nouveaux marches.¦ Les Laurentides (au Nord de Montréal) La destination touristique par excellence au Québec Centre régional d'accueil, d'information et de réservation touristique de la région des Laurentides Association touristique des Laurentides (ATL) m 142 'je ** Laciaoeiie \" no i ' : (514) 436-8532 Société de développement touristique des Laurenfides inc.Notre mission: Contribuer à l'amélioration de la performance êconomiaue régionale Services administratifs \u2022 Consultation on administration \u2022 Financement d'entreprises \u2022 Petites et moyennes entreprises de tous secteurs 14142 rue de lachaDene r r no I Sont-jôrome (Québec) J7Z 5T4 (514)436-8637 La Maison ou tourisme est S'iuee en ooiame ac lAulO'OuW des Lawenvaes so'iie 39 24 Publiscopie la presse.Montréal, samedi 18 avril 1987 Un défi: tirer le maximum de l'aéroport Q aéroports ( uatre décembre 1986.I Le gouvernement fé-'deral annonce sa deci-i sion quant au sort des jL-roports de Montreal.Mirabel et Oorval resteront ouverts.Leur partage du trade aérien sera essentiellement le statu quo: vols nationaux et transfrontaliers (liaisons avec les Etats-Unis) a Dor-val; vols internationaux a Mirabel Les innovations: d abord le regroupement de ladministra-non des aéroports sous un même -\"'lapeau, «Les aéroports de Montréal», qui pourra centraliser certaines fonctions comme la finance, le personnel, la mise en iTiarché.et ainsi soit réaliser des economies de fonctionnement, soit accroître ses services, soit les deux; cette administration sera épaulée par un conseil consultatif, formé de représentants des divers milieux de Montréal et de la region; ensuite, rendre gra tuit i usage de la navette routière entre Dorval et Mirabel pour les passagers qui i utilisent; enfin, le déblocage de sommes qui servi ront à parfaire lintrastructure routière autour de Mirabel, par le prolongement des autoroutes 13.vers Mirabel, et 50.vers Lachute Des sentiments partagés A Mirabel et un peu partout dans les Laurentides.les sentiments sont partagés.«Je mis toujours d avis aue le scena-io que nous défendions aurait té meilleur, affirme Michel Game president de la Corporation ae développement des Laurentides Tout ce que nous recia-nions dans ce scénario, le «3b» s notre jargon, c'était le rapa-.lement a Mirabel des vols natio-iaux et transfrontaliers de longue durée, ce qui aurait permis de diversifier le trafic de Mirabel On n'a jamais voulu forcer les gens d affaires a renoncer a Doiva* pour leurs vols courts, comme Montreal-Toronto ou Montreai-New York.» «Au moins, une decision a ete prise, affirme de son côte Claude Ducharme.directeur général de la Corporation, même si ce n est pas celle que nous aurions souhaitée Cela a l avantage d éliminer I incertitude qui paralysait plusieurs décisions d investissement.Les investisseurs savent maintenant que les deux aéroports demeureront ouverts ; ils savent que lautorouie 13 sera achevée et que la 50 sera prolongée ,i Les choses pourront recommencer a bouger seneuse-ment ^Et puis, nous continuons, nous de travailler au développement maximal de Mirabel et du réseau aeroportuaire de Montreal afin de consolider leur position concurrentielle dans le ma'-che nord-amencain » Achever l'aéroport Mais dans l'esprit des gens des Laurentides.le i dossier Mirabel » n est pas clos.Pas question, pour I instant, de chercher à contester la décision de décembre dernier.Mais il importe Vue de I aéroport de Mirabel, avec l'aérogare a gauche, face a la tour de contrôle Vérification d'un moteur d'avion à l'aéroport de Mirabel.de tirer le maximum de la presence de Mirabel dans la region pour stimuler le dynamisme des Laurentides et de toute lagglo-meration montréalaise.«Concrètement, l aéroport existe ».precise Jean-Luc Riopel.commissaire industriel de la ville de Mirabel H y a les pistes, laerogare.la tour de contrôle, les hangars de manutention de fret, tout est là pour faire de Mirabel I aéroport le plus moderne et le plus fonctionnel du Canada « Mais dans son rôle économique.I aéroport de Mirabel reste a compléter, ajoute-t-il.Ce qui manque, c'est notamment une infrastructure routière autour de lui.Le parachèvement de I autoroute 13 et le prolongement de lautoroute 50.ce sera déjà bien mais cela ne suffira pas L autoroute 50 devra éventuellement se rendre jusqu a Masson.afin de relier Mirabel par autoroute a Hull.Ottawa et à toute cette region.» « Et cette decision d achever le lien avec I Ouest devra se prendre rapidement, renchérit Claude Ducharme II y a une certaine urgence.» Autre élément souhaite pour Mirabel: un centre d entretien, qui créerait du trafic et des emplois.L'initiative viendrait vraisemblablement du secteur prive.Un tel centre viserait la rentabilité commerciale d'abord.« n importe quel investisseur capable d'offrir un service d entretien d appareils commerciaux de qualité a des prix raisonnables peut tirer son épingle du jeu», affirme Rubin Gmzburg, directeur général de I aéroport de Mirabel.Il s agit d'un marché mondial.Lorsqu'elle possédait LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 18 AVRIL 1987 PubliSCOpie 25 des Boeing 707, Quebecair les faisait entretenir en Israel.Il va de soi qu on ne vise pas les grands transporteurs nationaux Air France a son propre service d entretien a Pans.Ibena a Madrid, etc Mais il y a sans doute moyen d attirer ici la clientèle d un grand nombre de transporteurs régionaux du Nord-Est de I Amérique, moyennant un service et des prix concurrentiels.« Le fait que le oort d attache de Na-tionair soit Mirabel change la problématique a cet égard, ajoute Rubin Ginzburg Cette ligne concretise le besoin, ici, d un hangar d entretien.» À cela s ajoute le fait qu aucune installation de peinture d aéronefs commerciaux n'existe dans I Est : les avions doivent aller se refaire une beauté a des distances assez impressionnantes, comme a Seattle.Rien d étonnant a ce que.dans la région, on souhaite que Canadair s installe a Mirabel pour exécuter son contrat d entretien des F-18.«De toute façon.ie ne sais pas si vous avez deia entendu un F-18 décoller, mais je doute fort que ce soit bienvenu à Dorval ou a Ville Saint-Laurent, si tant est qu un F-18 peut décoller de la piste de Canadair-.opine Rubin Ginzburg.Si.en plus.Ca-nadair obtenait un contrat d Airbus, cela mettrait de la vie dans cet aéroport.«Vendre» Mirabel o On demande souvent aux aéroports de vendre leur ville, commente Rubin Ginzburg.Mais c est aussi à la ville de vendre ses aéroports! Il ne sert â rien de penser avec nostalgie au temps ou Montreal était le seul port d entrée au Canada.Le progrès a permis des vols directs plus longs, vers l'Ouest, et rien ne peut battre un vol direct.Il faut quand même se rappeler qu avant Montreal, le port d'entrée était Gander Maintenant, des ports d'entrée, il y en a 13 ! » C est donc avec cette réalité qu'il faut composer Mais Mirabel nest pas sans avantages.Il suffit d'un peu d imagination.Ainsi.Mirabel sert de port d entrée en Amérique a des compagnies d'outre-mer qui s'en servent comme plaque tournante.« Par exemple, El Al.la ligne nationale d'Israël, possède des permis pour desservir plusieurs villes nord-amèricaines, explique Rubin Ginzburg.Mais le trafic vers chacune d'elles ne suffit pas à justifier l'usage d'autant Sur la piste, avant le décollage, un technicien vérifie la pression des pneus du train d'atterrissage Dans la tour de contrôle de l'aéroport, une aiguilleuse du ciel communique avec un avion.Le cabotage aérien Les vertus du cabotage aérien sont peu connues des Montréalais.Les lignes aériennes font du cabotage lorsqu'elles peuvent prendre des passagers lors d'un arrêt intermédiaire pour les emmener vers une destination qui se trouve plus loin sur l'itinéraire.Par exemple, plusieurs lignes d'outre-mer font escale a Montréal et continuent sur New York ou Chicago.Elles ont parfois le droit de faire monter des passagers pour la portion Montréal-New York, ou New York-Montréal, lors de leur retour.Ainsi la ligne Czechoslovak offre Montréal-New York à S 55.$82,50 aller et retour.Sabena vous emmène à Chicago pour $100.Des transporteurs sud-américains accepteront de vous laisser à New York ou Miami, en route pour l'Amérique du Sud, à des taux avantageux, si vous réservez suffisamment à l'avance.C'est le cas de Varig, la ligne nationale brésilienne, et d'Aerolineas Ar-gentinas.Bien entendu, la fréquence des vols n'est pas celle d'Air Canada, d'Eastern ou d'American Airlines et ne convient sans doute pas au voyageur d'affaires.Au surplus, ces tarifs s'obtiennent à certaines conditions, comme le paiement d'avance, et un temps de séjour minimum dans le cas des allers et retours.Mais c'est idéal pour un long week-end.Et sur une ligne tchèque, belge ou sud-américaine, le voyageur a l'exotisme en prime! 26 Publiscopie la presse Montreal samed' if avril 1987 at gros porteurs.Alors.El Al vient ici avec un 747 Des rèactes d£ plus petite taille, appartenant a CP et Nationair.assurent la navette avec les destinations secondaires d El Al.vers Miami.Chicago et Boston.Mais il s agit toujours du vol El Al.même si les appareils sont loues avec lequi-page Et le 747 continue vers New York.Au retour, les appareils convergent sur Mirabel et le 747 repart - plein - vers Israel.Peut El Al, c est plus économique.Pour les passagers, c est plus pratiaue : grâce aux transbordeurs, ils r ont même pas a pénétrer dans i aérogare C est moms long et moms complique au une correspondance a New Vcik Et El A a ams1 pu augmente! ia frequence de ses vols sur M.rabei.i' La direction de laero-port négocie d ailleurs d autres arrangements de ce genre avec des transporteurs européens.Les avantages économiques consentis par Transports Canada aux usagers de Mirabel, comme la deduction des droits d atterrissage et la suppression de la taxe sur les carburants \u2014 qui datent déjà de quelques années \u2014 ajoutent aux arguments de «vente» et de promotion de Mirabel.Personne ne croit que Mirabel sera utilise a 100 p.cent des les années qu> viennent.Mais avec les changements récents et a venir, il ne tait pas de doute qu il sera plus utilise qu au cours de: Ci> dernières années \u2014 sans nuire a Dorvai ' ¦ DES MARCHANDISES À LA TONNE On insiste beaucoup sur le nombre relativement petit de passagers qui utilisent Mirabel.On connaît moins, cependant, l'importance de cet aéroport pour le fret aérien: Mirabel reçoit et expédie plus de deux fois et demie de marchandises que Dorvai.TRAFIC PASSAGERS ET TRAFIC MARCHANDISES.DORVAL ET MIRABEL, 1985.(Milliers de passagers embarqués et débarqués; tonnes métriques) Passagers (milliers) Marchandises (tonnes métriques) Académie de la danse des Laurentides Achard Jan-Rok AHard Karen Alliance des chorales des Laurentides Alternatim Arène Bernard Arène Jean-Luc Atelier Théâtre du Cégep Atelier Théâtre du Cégep Auclair Jeannette Barette Denyse Bart Gisèle Bergeron André Bertrand Jean-Luc Bilodeau Rollande Bohamed Linda Boileau Christians Borquez Pedro Boumar Hendrik Bourque Louise Bouvrette Gilles Brabant Pierre Brune] Gabriel CAMMAC Lac McDonald Camp musical des Laurentides (Lac Lucerne) Campeau Daniel CatafoijiSSlormand W^?n Monique Choeur de Blatnviiic- Choeur de Deux-Montagnes Choeur*.* -3 I AruHatil .i.t .|~ .!,.i.-.i.i*.-.iiu,;\u201e.i ,1,i , ,e i ChamaiHarc Dery Brûlés Inc Chofc Chorale rte Saur Christiare De Deserter .DuvaucJ ,agn| i\u201e n r>- (13 .remiurô Grégoir» J / VLoui&flÉ Guérard*-^ -H/ (fnJacj^VTa La Famille /r*'^V,^HJcl jeunesse Lyne \\j .*»J).«L^;f«SJS»i?!^i Marie-José La^jn W^BïavIt&ri Dumontvillr Inc.lena *\" Cyr Alain Piej»* ' Cyr Raoul Depelteau Isabelle Desaul ¦lo»- ^°ni: ici o, il: -i\t\u2022le\ts\tP\tit\tK il.Dl\ttine Gei vdi3\tni\tC:\t',ii.> ,*1a\tG (!',\t\"isation\"\tII!\t\tCar*\ty ne lr.\t' qur a)\t' .\t\u2022\t,y\ti d/u«ceu\t\u2022b .a(\u201e\teu\t\t¦it lei\t)t 3.1\tirt ^'\ti S\t\tL 'il\ti La»\t\t: '.ti\t\tène ,i\tD \u2022tr x I .!\u2022« \"[ LI & .ar|- Établie à Saint-Jérôme Grands amant te ite s Gilles rji Liette càhyslain jx Pierre c ' ise :o ée VI La r,n oeil , Léonard André Léonard Claire Lepage Cyril LeProhon uenise Les Chanteurs de Lorraine Les Chanteurs de Sainte-Adèle Les Chanteurs de Saint-Thérèse Les Disciples Innés Les Productions et Éditions A Propos Les _|~,~.,)u \u2014.1.,c .«J^ r*\\r\\/~*\\ t/~tn+iîi e-«r\\e Vivaldistes des Laurentides Léveillé Claude Ligue majeure d'improvisation Claude Vadeboncoeur Limoges Q©pUI5 piUS Qc C11 lC| UQl 11G CUlS, Daniel Loyer André Lussier André Lussier Yves Maison de la Danse des Laurentides Mapp Christiane Marien Robert Mercier Serge Migneault Félicien Millelte Sylvain Monette André Monette Renée Ouellel Diane Paradis f^pie/-^\\//-«r*it f ipiftS HiQ Çr\"M I llnnCST André Paul Guylaine Peatman Linda Piché Estelle Piérard Alain Pilon Michel Production Centre d'art desv\"-,,~**dVvv~\" 11 c;:>l MC/IC OUUIiyi ICI , Laurentides Laurentides Productions Laurentides Jacques Desjardins Propulsion Scène Inc Suzanne Beaucairc Provost Sylvain Raymond Serge Richard Claire Rigal Jacques Rivard Robert Rodrigue Juliette Roy@p COHQDOfCltiOn QV@C Denis Sarrazin Roger Sicotte Sylvie Sonorisation des Laurentides Bruno Paquin Spec-Jeunesse Spritzer Louis St-Aubin Yves Studio d'enregistrement André Perry André Perry Studio des Colibris Théâtre de la Grand'Rue i /*^__0-sj| nA,\u2014Jlllolco UCO LUUI cl lllUco Domingo Clermont Claude Cortés Jean-Claude Côté Richard Coulombe René Couture Francine Couture » ., , , , Georges Créateurs Associés de Val David Crestaz Elvire Creyl Danielle D'Annunzio Marie-May d'Aragon LouiseQ | ©nTICR ISS©rTl©nt CUllUT©' Dallaire Lyne Dams-Leblanc Suzanne Dawson Tex de Gosztonyi Andréa de Lorimier Albert Démidoff-Séguin Ta- tiana Demontigny François Der Jack Derouin René Desaulels Madeleine Desjardins Christiane Desseroit .A/>/m^/mv\\I/ni s-ls^ I/-m ir rArtlrtn Maurice Dhaine Jean-José Donaldson Robert Drouin Robert Ducharme Gabrielle Dulort Denis Dufour Denise©! ©COnOlTllC|U© Q© l©Ul '©QlOn.Dufour Georges Dulresne Jean-Claude Dumarais-Lesage Lise Dussault Déni Éthier Gisèle Everell Jeanmne Fabb Jeanne Faubert Michel Fendle Louis Ferre Robin Jackie Fleury Claude Forest Huguette Forget Sylvain Fortier Ivanhoé Fournier Serçe Froment Gaétan Galerie d'art Cégep Lionel-Groulx Galerie d'art de l'Ile des Moulins Gascon Philippe Gauthier Claude Gauthier Claude Gauthier Gérard Gauthier-Mitchell Louisette Genest-Gravel Gertrude Germain Marcel Giguère Roland Gobeil Francine Goodwin Betty Grandmont Roland Gransow HHmut Grenon Monique Guertin Pierrette Guibord Benoit Hébert Gisèle Henri Caroline Héon Marthe Hogue Denise Hurtublse Jacques Huysecom Wim Imagin'art Enr.Ilaliano Marilyn Jacques Céline Jarry Monique Jesenko Anna Catherine Joyai André Jubinville Ginette Jussaume Daniel Kelly Théresa Kennedy Diane L'Espérance Alphonse Lachaine-Lacasse Huguette Lachapelle Lizon Lachapelle-Hébert Gisèle Ladouceur Louise Lalonde Guv Lamoureux Jean Lanctôt Gilles Lanthier Jacqueline Lanthier Roch Laplante Josette La-pointe Jeanne Lapolnte Laurent Larocque-Brunet Esther Lasmer-Éthler Suzanne Lauzé Gilles Lauzon Jacqueline Lauzon Pierre Lauzon Solange Lavlgne Ghislaine Lavigne Richard Lavoie Georges Le Colleter Jean-Pascal LeBel Madeleine L.Leblanc Pauline Leblanc Pierre Leblanc Roger Lecor Tex Lecor-Kirouac Louise* Ledoux Andrée Leduc Jean-Paul Leduc Jean-Paul Lefebvre Yolaine Legault Jacynthe Léger Jean Léger-Bolvln Janine Lofebvre Chanes Lefebvre Michel Légare « Pierre Létoumèau Lise Levassour-Bilodoau France Francine Martin Greta Martin Desjardins Johanne Me i Moi san Jocelyne Moiteur Jeanne Monarque Manc-C Frc Ginel Lévm .fin.Il an nno s Shirley Menagp Marctl Melhot Julio Mllelto je Mnnelle Gisèle Moreau Gilles Morln Diano ois Françoise Opec Design Oulmel Gilles Paiement Carmello Palombo Jocelyne Paquette Jean-Guy Pate Lise Paquette Michel Podnault Victor Péloquin Gilles Perron Hélène PtianHu! Estelle Phaneul Raymond rde A.ai'i Poné Pierre Poiner Claire Poupart Edouard Jean Prince Fleurette Pioul» Louise Prûulx Michel Lorette Rhéaume Gynel Rhèmp Gillieit Richer Sag Rriberi Bob Robert Fernande Rochon Johann*-» .M-,ju Voimelte Marletto Roy-Beaudoin Solango Roy-Rogoi Maryse Roy-Roger Moryse Huet Diano Sartazm >s Séguln-Gnurdon Lucie Simard Gérard Simard Paul Sindell Anno Slzai Sorel Lila Spicor Marian St-Plerro ige St-Piorre Roger-Yves Staiih Serge Tessler Suzanne Tison Joan-Pierre Tremblay Alain-Marie Tromblay i Tiépannior Suzanne Turcotte Georges Vormetto Claude Vermoilo Marielti.' Vidal Richard Viens Alice , James Voyer Elisabeth Voyer Gaétano Weiss Marianne Wilson Bernard Zawilskl Christina LA PRESSE MONTREAL SAVEDU8 AVRIL 198\" PubliSCOpie 27 VILLE DE MIRABEL UNE VILLE CHAMPETRE.À mi-chemin entre Montréal et les Laurentides.une ville champêtre s épanouit chaque jour d'avantage: Mirabel1 En plus de l'aéroport international qui contribue a répandre son nom sous tous les fuseaux horaires.Mirabel se distingue par la qualité de la vie incomparable qu elle procure a ses résidants et a ses visiteurs.De grands espaces, le calme de la nature, la plenitude du grand air.des paysages façonnes pour émerveiller l'oeil, une agriculture en constante progression, des aménagements récréatifs quatre-saisons.une vie communautaire diversifiée: voila quelques-uns des traits dominants de Mirabel.C est aujourd hui vers Mirabel que les regards se tournent.et avec raison1 LES ACQUIS: 40 entreprises manufacturières 275 entités commerciales laéroport de Mirabel \u2014 1 100 emplois \u2014 1 650 emplois \u2014 3 420 emplois À UN MEILLEUR COÛT.Partout, les contribuables municipaux en réclament pour leur argent.Sauf a Mirabei ou la gestion demeure pratiquement sans resonnance.Vivre a Mirabel coûte en effet beaucoup moms cher qu ailleurs.Pourquoi?Parce que i étendue du territoire municipal exerce une influence favorable a i acheteur quant au prix et aux dimensions ces terrains.Mais il y a aussi d autres bonnes raisons.Mirabel arrive en tête de liste aes villes québécoises ou les taxes foncières sont les plus casses D une façon générale, les residences sont a prix abordable a Mirabel.Voila autant d avantages qui se reflètent sur le budget ces résidants de Mirabel et de ceux qui choisissent de s y installer.Mirabel représente i une ces villes des Basses-Laurentides offrant le plus d espoir et d attrait et pour cause.Car.a la qualité de la vie a un meilleur coût, s ajoute une gamme complete de services municipaux \u2014 loisirs, sports, bibliothèque, activités récréatives et culturelles \u2014 qui favorisent i épanouissement physique et intellectuel tant de la jeunesse que de ses aines.Tout cela au carrefour d'un reseau routier qui vous conduit en quelques minutes au plein coeur des centres urbanisés de la region de Montreal, des Laurentides ou de lOutaouais.LES OUTILS: \u2014 Des zones industrielles de premier choix a prix fort compétitifs, soit: Parc commercial et industriel - route 117 Parc industriel municipal - autoroute 15 \u2014 Des taxes foncières parmi les plus basses au pays \u2014 Un bassin exceptionnel de mam-d oeuvre et des outils de formation d'un haut calibre \u2014 Une region d experimentation des technologies d avant-garde FA VORISE LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE PAR LA fin CORPORATION DE DÉVELOPPEMENT Q ÉCONOMIQUE DE MIRABEL (C.D.E.M.) POUR TOUTE INFORMATION: UNE SEULE ADRESSE: 14111, rue Saint-Jean.Sainte-Monique.Mirabel - JON 1R0 TEL.: (514) 475-8653 - De Montreal: (514) 476-0360 28 Publiscopie la presse.Montreal, samedi 18 avril 1987 ^g£ëiW j-\u2014 _____._ PLUS QU'UN ENVIRONNEMENT, UN SITE INDUSTRIEL COMMISSARIATS INDUSTRIELS \u2014 INDUSTRIAL COMMISSIONS RÉGION 0 ANTOlNt LABELLE COMITÉ INTERMUNICIPAL Of DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE OE LABELLE 390 BOUl ALBINV PAOUETTE.MONT-LAURIER (QUÉBEC) CANADA .I'll IJ9 TEL (B19I 623-1545 region de l achigan CORPORATION OE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE OE L ACHIGAN 232.12* AVENUE LAURIER.C P 580.laurentioes (QUÉBEC) CANADA JOR ICO TEL |514| 439 1400 région de groulx SOCIÉTÉ DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE DE GROULX 26.RUE Bl AIN vil il OUEST.STE THERESE (QUÉBEC) CANADA J7E 1W9 TEL (514)430 6666 region de lachute CONSEIL 0 EXPANSION ÉCONOMIQUE 0 ARGENTEUIl 505.CHEMIN BÉ THAN IE.SUITE 402.lachute (OUÉBEC) CANADA J8H 4A6 TEL |5t4 ) 562 8829 region oe mirabel CORPORATION DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE DE MIRABEL 14.111.RUE ST-JEAN, ste-m0nique-mira6el (OUÉBEC) CANADA JON 1R0 TEL (514) 475-8653 région de st-eustache / deux-montagnes commission industrielle oe Mirabel 'Sud 144 rue st eustache.st-eustache (québec) canada J7R 2K9 TEL (514) 472-1502 REGION de ST JEROME SOCIÉTÉ OE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE DE ST JÉRÔME 222.RUE ST-GEORGES.ST-JlhOMl (OUÉBEC) CANADA J72 4Z9 TEL (5141 436-1511 UNE PRODUCTION DU COMITÉ PERMANENT DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE DES LAURENTIDES (C.P.D.E.L.) 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