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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1987-05-08, Collections de BAnQ.

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[" Informations nationales LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 8 MA11987 Québec annonce une réforme majeure du Code du travail DENIS LESSARD du him,m de La Presse QUEBEC Une Commission des relations de travail remplacera le Bureau du commissaire général du travail, le Tribunal du travail et le Conseil des services essentiels Trois organismes québécois responsables des relations de travail seront fusionnés en une nouvelle « Commission des relations de travail ».Cet organisme aura pour mandat de désamorcer le climat de confrontation qui sévit entre les syndicats et les patrons, et de réduire les long délais inhérents à un système devenu trop judiciaire.C'est le pari qu'a pris, hier, le ministre du Travail, M.Pierre Paradis, dans une réforme majeure du système de relations de travail au Québec.Déposé hier, à l'Assemblée nationale, le projet de loi 30 raye de la carte le Bureau du Commissaire général du travail, le Tribunal du travail et le Conseil des services essentiels, pour les amalgamer sous l'égide d'une seule commission.Celle-ci pourrait être mise en place au début de l'an prochain au plus tot.Du coté syndical, hier, on a applaudi à l'annonce d'une réforme réclamée depuis longtemps.Sans s'opposer ouvertement, le patronat a dit observer d'un oeil circonspect la décision de « mettre ainsi la hache dans les structures ».Les employés du Conseil des services essentiels, se préparaient, hier, à lutter pour préserver leurs emplois.La nouvelle commission aura tous les pouvoirs de faire respecter le Code du travail dans les différends sur l'accréditation syndicale, les incidents ou les pratiques déloyales dans des conflits dont elle pourra aussi décider de la légalité.Ses verdicts seront sans appel, mais elle pourra les revoir dans des circonstances exceptionnelles.Ce pouvoir d'imposer ses décisions devra toutefois « être utilise avec circonspection et en dernier recours », a prévenu le ministre.Elle disposera des pouvoirs d'enquête, de conciliation et de mediation et devra éliminer, dans lu mesure du possible, le recours a des audiences formelles pour arbitrer les conflits.Programme spatial: Québec aura sa part du gâteau, promet Oberle CILLES GAUTHIER du bureau de La Presse OTTAWA Le ministre d'État pour les sciences et la technologie.Frank Oberle.donne l'assurance que le Québec recevra, tel que promis, 35 p.cent des contrats qui seront accordés dans le cadre du programme-spatial canadien.Il note également qu'il s'agit de 35 p.cent d'engagements financiers qui iront croissants étant donné que $1.25 milliard sera injecté dans ce secteur au cours des prochaines années.Il rejette les allegations du cabinet du ministre québécois.Pierre MacDonald, a l'effet que 10 p.cent à peine des contrats aient été accordés au Québec jusqu'à maintenant.Dans le dossier de l'agence spatiale.M.Oberle repousse aussi l'argument de M.Mac-Donald voulant qu'on ne peut séparer l'aérospatial et l'aéronautique, qui est bien implantée a Montréal.En fait, le secteur spatial lui-même se dcvelopppe dans plusieurs régions, de dire le ministre.Montréal est le principal centre pour les communications par satellite et le demeurera, la Colombie-Britannique le ministre représente un comté de cette province - a une expertise dans la télé-détection et la région d'Ottawa domine le secteur des sciences de l'espace.M.Oberle n'accepte pas par ailleurs le raisonnement de la Chambre de Commerce et du Board of Trade de Montréal selon lesquels on trouve dans cette ville une « masse critique » dans ces domaines et que tout doit lui revenir à l'avenir.« Les autres régions du Canada ont aussi des aspirations ».de dire le ministre.Il prévoit déposer au cours de la première semaine de juin le projet de loi créant l'agence spatiale canadienne et il annoncera en même temps l'emplacement de son siege social et le nom de son directeur.Le gouvernement federal s'intéresse, sur un autre plan, au projet du Québec de participation au projet américain de supercollisionneur.M.Oberle trouve très intéressante une proposition soumise récemment à ce sujet par M.MacDonald et qui ne prévoit pas selon lui de débourses importants delà part d'Ottawa.Le projet américain « suscite un vif intérêt au Canada, qui compte des experts de renommée internationale dans ce secteur ».de dire le ministre.Le libre-échange n'emballe pas Peterson plus qu'avant Presse Canadienne OTTAWA Le premier ministre David Peterson a affirmé, hier, que l'Ontario n'est pas plus enthousiaste qu'elle l'était des négociations sur le libre-échange avec les Etats-Unis.Il voulait ainsi répondre au ministre québécois Pierre MacDonald, qui a déclaré en début de semaine que la résistance de l'Ontario s'affaiblissait et que cette province participait plus activement à la préparation d'un accord sur le libre-échange.« Le système actuel donne des gants de boxe et une arène aux parties.Dans ce contexte, vous pouviez vous attendre à une bataille », a lancé M.Paradis.Avec cette réforme, le Québec s'ajuste à ce qui se fait ailleurs au pays.L'enchevêtrement des recours juridiques dans ce secteur faisait perdre leur latin aux avocats et rendait méfiants les investisseurs éventuels, a soutenu M.Paradis.« Les parties ne savaient plus où donner de la tête », a-t-il lancé.Selon lui, le principal avantage de la réforme sera d'éloigner des tribunaux le processus des relations de travail.Actuellement, pour une simple demande d'accréditation, l'agent d'accréditation, le Commissaire du travail et le Tribunal du travail peuvent voir, tour à tour, leurs verdicts «harponnés» par un appel judiciaire, a-t-il explique.La nouvelle a reçu un accueil favorable du cote syndical.« Nous sommes d'accord avec le principe de déjudiciariser le système », a soutenu, à La Presse, le président de la CSN, M.Gerald Larose, dans des; réactions préliminaires.Selon lui, toutefois, la commission devra « avoir les pleins pouvoirs en ce qui concerne le Code du travail ».La CSN a aussi l'intention de scruter le projet de loi pour s'assurer qu'on ne pourra en appeler des verdicts de la commission, « autrement ce sera le bordel intégral », a-t-il lancé.La CSN s'inquiète aussi de l'impartialité de la nomination des commissaires et du président.La FTQ, de son coté, qualifie de « geste positif » une réforme « qui va assainir le climat de travail, fera disparaître les avocasseries et les mesures dilatoires », a soutenu le secrétaire général, M.Fernand Daoust.« Pas question de lever le nez là-dessus, ça va dans le sens de nos revendications », a-t-il soutenu, sous réserve toutefois, de pouvoir étudier en détail le projet de loi, en commission parlementaire.Du côté des employeurs, on a de sérieuses réserves.« Nous ne sommes pas d'accord avec l'analyse du gouvernement.Les mêmes résultats auraient pu être atteints sans mettre la hache-clans les structures», a dit M.Ghislain Dufour, le président du Conseil du patronat.« Nous ne combattrons pas le projet de loi.a-t-il ajouté cependant.M.Paradis prend sa chance en promettant que cela va marcher mieux », a-t-il dit.L'intention du gouvernement a toutefois soulevé des propos moins amenés au Conseil des relations de travail, ou une vingtaine d'employés risquent d'être laissés sur le carreau.Pour M.Paradis, « l'arrimage administratif» de la fusion reste ;i définir.Les juges du Tribunal du travail pourront être réaffectés a la Cour provinciale et le:, employés du Commissaire général, réintégrés à la fonction publique.L'engagement est toutefois moins clair pour les employés du Conseil des services essentiels.« Personne n'a reçu d'assurances », a soutenu M.Paradis.Président du conseil, M.Bernard Bastien a avoué « être inquiet » de voir autant de pouvoirs regroupés entre les mains d'un seul organisme.«Cela dépendra des personnes qui seront là.Le processus de nominations sera déterminant », a-t-il dit.Pour protéger leurs emplois, les 19 employés cléricaux du conseil ont, cette semaine, logé une requête en accreditation auprès du Syndicat canadien de la Fonction publique, a-t-il indiqué.Pour Charles Meunier, directeur de l'information au conseil, les trois instances qui disparaîtront ont été « traitées cavalièrement » par le gouvernement.« Dans notre cas, on peut dire qu'il n'y a pas eu de consultation.Sans certaines fuites, nous aurions appris notre disparition aujourd'hui ».a-t-il soutenu.« La peine de mort n'est pas un moyen de dissuasion efficace », estime Mulroney MAURICE J ANN ADD envoyé Spécial de La Presse SASKATOON Le premier ministre Mulroney croit que la peine de mort n'est pas un moyen de dissuasion efficace pour réduire les crimes de meurtre.Le premier ministre a fait cette déclaration alors qu'il était interroge par un jeune auditeur lors d'une emission de ligne ouverte d'une station de radio à Lethbridge dans le sud de l'Albcrta.M.Mulroney en était à la deuxième journée d'une visite de quatre jours dans l'Ouest canadien.Sa tournée dans les trois provinces centrales prend l'allure d'une veritable campagne électorale.C'était la première fois toutefois que le chef conservateur se prononçait sur la peine de mort depuis les élections de 1984.M.Mulroney a déclaré qu'il interviendra prochainement dans le débat qui est en cours à la Chambre des communes et il votera contre la peine capitale.« |e suis en faveur d'un débat libre sur cette question, mais personnellement je suis opposé à ce châtiment », a déclaré le premier minisire.Il a indiqué que personne n'est infaillible et, compte tenu de l'énormite de la sentence, une erreur aurait des conséquences trop graves.Il a cité le cas d'un jeune indien de lit Nouvelle-Ecosse accusé à tort de meurtre durant plusieurs années.«S'il avait été exécuté, a dit M.Mulroney, vous pouvez imaginer le tort immense causé non seulement à lui et à sa famille, mais aussi au Canada ».Le chef fédéral a dit qu'il n'était pas surpris du sondage Gallup d'hier montrant que le nombre de Canadiens favorables à la pendaison avait diminué.« À mesure que le débat progresse, les gens peuvent réfléchir davantage à l'énormite de cette action ».En général, les questions des auditeurs ont porté surtout sur l'énergie et l'agriculture, les deux 8 9 t(J 11121314 23 24 25 26 27 28 29 40 41 55 w p Le premier ministre Brian Mulroney n'a pu s'empêcher de se joindre à la chorale Lethbridge Golden Mile Singers, hier, dans la ville albertaine de Lethbridge.LASERPHOT CP principales industries de l'Ouest qui sont en difficultés.Malgré le faible niveau de popularité du gouvernement conservateur dans les sondages, les gens qui ont téléphoné au poste de radio pour parler avec le premier ministre ont été très polis et le ton des questions a été plutôt civilisé.il faut dire que dans le passé.l'Ouest du pays a été été un bastion du PC.Après Lethbridge, M.Mulroney s'est rendu à North Battleford, en Saskatchewan, où il a prononcé un discours devant la Chambre de Commerce.Il a fait état des programmes spéciaux qui ont été mis en oeuvre pour venir au secours des fermiers, notamment une aide directe de $1 milliard.Une trentaine de manifestants attendaient Brian Mulroney à lentree du Tropical Inn de North Battleford, mais la petite manifestation a fait très peu de tapage.Les gens réclamaient une assistance de plus pour les agriculteurs, mais Ottawa ne semble pas avoir de projet en ce sens.Politique Dans l'apres-midi, le chef conservateur a visité une ferme dans les environs de Saskatoon.En soirée, le couple Mulroney a participé à une fête de la communauté ukrainienne de cette ville.Les activités de Brian et de Mila Mulroney durant cette tournée sont en tous points identiques à celles qu'on retrouverait lors d'une d'une campagne électorale.Partout où il passe, M.Mulroney répète qu'il défend la cause des fermiers de l'Ouest durant ses rencontres avec Ronald Reagan et les chefs des pays européens.Contrairement à son prédécesseur liberal, ne manque-t-il pas de rappeler, qui a déjà dit aux gens de l'Ouest qu'il ne vendrait pas leur blé.Partout également, « le petit gars de Baie-Comeau » se compare à I¦ 'lin Diefcnbakcr, en disant qu'il défend la même vision d'unité et d'égalité du pays.Mercredi soir, à Lethbrige, le premier ministre a même dit que l'accord constitutionnel du Lac Meech de la semaine dernière était un acte qui s'inscrivait dans la vision du « one Canada » de Diefenbaker.Aujourd'hui.M.Mulroney se rendra au Manitoba où il aura un entretien avec le premier ministre, Howard Pawley.Il sera question encore des F-18.Le couple Mulroney rentre à Ottawa demain.Ryan est exclu de la Commission parlementaire sur « le lac Meech » WON L«BERGE du bureau de La Presse QUEBEC Lf ancien chef du Parti liberal du Québec, aujourd'hui ministre de l'Éducation, M.Claude Ryan, ne pourra mettre sa science constitutionnelle au service de la commission parlementaire qui entreprendra, mardi prochain, l'étude de l'accord de principe signé la semaine dernière au Lac Meech.Il en est ainsi parce que l'opposition péquistc a refusé hier son consentement à ce que M.Ryan prenne place à la table de la commission.Il en est surtout ainsi parce que l'opposition a cru déceler dans cette requête une machination et du leader parlementaire du gouvernement, M.Michel Gratton, et du premier ministre, M.Robert Bourassa, pour corriger l'affront qu'avait du subir M.Ryan quant, à l'automne 1981, neuf de ses députés - dont M.Gratton \u2022 s'étaient dissociés de lui en votant contre une motion présentée par M.René Lévesque et sommant le gouvernement fédéral de ne pas rapatrier unilatéralement la Constitution.La décision de l'opposition n'a pas été longue à lancer le débat et tant Robert Bourassa que Michel Gratton - d'autres de leurs collègues aussi \u2022 ont dénoncé ce qu'ils croient être une manoeu- vre mesquine de leurs « amis d'en face ».Manoeuvre mesquine, selon eux, car le ministre de l'Éducation a une compétence certaine en matière constitutionnelle après s'être intéressé au dossier ces 25 dernières années.Pour Pierre Marc (ohnson, il n'y a rien de mesquin.Selon lui, il en est ainsi parce que l'accord de principe du Lac Meech ne touche en rien les champs de compétences ministérielles de M.Ryan.Et il concède que s'il en était autrement, la présence de M.Ryan aurait été la bienvenue.Le député de Gouin, M.Jacques Rochefort, s'est dit surpris après avoir entendu le leader du gouvernement, M.Michel Gratton, discourir sur les compétences constitutionnelles de son ancien chef, M.Claude Ryan, alors qu'à l'automne 1981, c'était ce même Michel Gratton qui « était venu lui planter un poignard dans le dos » et qui amenait, dix mois tard, en août 1982, M.Ryan à quitter la direction du PLQ et son poste de chef de l'opposition.Par ailleurs, a soutenu le député, si le premier ministre Bourassa avait voulu corriger l'affront infligé a son prédécesseur et en reconnaître les talents constitutionnels, il n'avait qu'à le nommer, en décembre 1985, ministre délégué aux Affaires intergou- vemementales canadiennes à la place de M.Gil Rémillard.M.Rémillard, a quant à lui jugé hier déplorable le refus de l'opposition de consentir à ce que M.Ryan siège à la commission parlementaire.Selon lui, ce sera une commission parlementaire historique, tout comme l'est l'entente de la semaine dernière.Et comme artisan de la politique constitutionnelle du gouvernement libéral, a dit en substance M.Rémillard, Claude Ryan ne pourra pas éclairer la commission parlementaire de ses lumières.La Commission parlementaire des institutions entreprend ses travaux mardi, le 12 mai et ils se poursuivront jusqu'au 21 mai.Son mandat est d'entendre les représentations de ses membres et celles d'un certain nombre d'experts.Le premier ministre Bourassa, son ministre délégué aux Affaires intergouvemementales canadiennes, Gil Rémillard sa ministre des Communautés culturelles et de l'Immigration, Louise Robic, et son ministre de la lust ice.Herbert Marx y siégeront.Interrogé hier soir, M.Ryan a déclaré que s'il avait pu y être, il aurait accepté.Comme il en est autrement, il usera de son droit de parole le moment venu à l'Assemblée nationale où livrera ses appréciations de l'accord de principe du Lac Meech.Terres, catastrophes naturelles ^^^S^çS mires absence de soins de «^.\"^fants du tiers mon- LES ENFANTS / OXFAM DEMAIN DANS La Presse B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 8 MAI 19B7 Paul Desmarais president du conseil d administration.Roger D.Landry oresident éditeur Michel Roy éditeur adjoint Claude Cravel directeur de Information Jean-Guy Dubuc éditorialiste en chef Éditorial I In wi l Wl I CIVUI I u Une réforme de structures, si importante soit-elle, ne réussira pas à elle seule à réduire les affrontements patronaux-syndicaux que connaît le Québec depuis plusieurs années.Mais la décision du ministre Pierre Paradis de créer une Commission des relations du travail constitue un pas dans la bonne direction.Il est évident qu'en substituant une approche «relations de travail» à un système alourdi par un excès de «judiciarisation», on devrait normalement diminuer une source importante de conflits.Cette nouvelle commission envisagée par le projet de loi du ministre du Travail fera disparaître l'actuel Bureau du Commissaire général du travail, le Tribunal du travail lui-même et le Conseil des services essentiels.Selon le ministre, le but visé est de mettre ainsi à la disposition des parties des outils et des moyens susceptibles de favoriser au maximum la solution des différends suivant les besoins des partenaires.L'adjudication rie peut produire ces mêmes résultats.Le système actuel mécontentait tout le monde, ainsi que les audiences de la Commission Beaudry l'ont démontré.C'est d'ailleurs une des rares questions sur lesquelles il y avait consensus entre représentants patronaux et syndicaux.Dans son mémoire au conseil des ministres pour faire approuver son projet de loi, M.Paradis a parlé de «multiplicité des instances et des recours», de «judiciarisation*, du «caractère inapproprié des requêtes en injonction et des pénalités», et enfin de la «complexité» et de «l'inefficacité» du système actuel pour le décrire.Quebec veut donc mettre fin à tout cela en créant un seul organisme doté de pouvoirs exécutoires.Il ne serait plus question de porter à tout bout de champ une décision des commissaires en appel comme on peut le faire présentement avec les décisions des commissaires relevant du Bureau du commissaire général du travail.On croit également logique de confier au nouvel organisme les pouvoirs actuellement dévolus à l'actuel Conseil des services essentiels.À l'oeil, cette réforme administrative se tient.Mais il ne faut pas en attendre des miracles.Elle vise à rendre plus fonctionnel le régime actuel de relations de travail et non à le transformer réellement.Par exemple, le fait d'abolir le Conseil des services essentiels et d'en confier le mandat au nouvel organisme ne règle pas la question de fond, à savoir si une grève est acceptable dans les services publics.Ou encore comment il se fait que tous les services publics ne soient pas considérés essentiels.Enfin, quelle que soit la structure employée, rien n'empêche-ra des Cérald Larose et des Raymond Malenfant de s'affronter.Cela dit, personne ne peut s'opposer à ce qu'on rende plus fonctionnelles les structures existantes.Une réforme de structures sera toujours plus facile a réaliser qu'un changement de mentalité.Tant et aussi longtemps que nos relations de travail seront basées sur le rapport de force, un tel changement de mentalité demeure utopique.Pierre VENNAT Une demi-réforme Le gouvernement fédéral n'est pas au bout de ses peines dans ses efforts pour réformer le système fiscal.En annonçant la publication d'un livre blanc le 18 juin, le ministre des Finances, M.Michael Wilson, a indiqué la direction générale de la réforme envisagée: il semble reculer quant aux principes mais tenir compte du partage du pouvoir avec les provinces.Ainsi, Ottawa renoncerait à l'institution d'une taxe sur les opérations commerciales (TOC ) en faveur d'une taxe de vente nationale.Cette taxe serait harmonisée d'une façon ou d'une autre aux taxes de vente provinciales.M.Wilson esquiverait ainsi les graves problèmes posés par la TOC, mais il abandonnerait du même coup un moyen d'encourager l'utilisation plus productive de nos ressources.Il est visiblement trop tard pour le gouvernement d'être vraiment innovateur.Contrairement à une taxe de vente, la TOC frappe de façon universelle la vente de biens et de services; elle est donc simple, neutre et assure une grande stabilité aux revenus du gouvernement.Son plus grave défaut serait d'être presque à coup sûr impopulaire.Elle serait régressive et frapperait davantage les contribuables à faible revenu.Pour redresser cette situation, Ottawa pourrait accorder des crédits d'impôt aux contribuables à faibles revenus.Mais une taxe sur les aliments ne plairait pas aux électeurs.Un autre problème est de faire fonctionner simultanément deux types de taxes à la consommation : la TOC fédérale et les taxes de vente provinciales.Si les provinces recueillent leur dû sur la base du prix de vente, le consommateur payera une taxe sur une taxe.Si la taxe provinciale est calculée sur la base du prix hors taxe, la comptabilité du détaillant commence à se compliquer et la confusion est semée chez le consommateur.Le gouvernement fédéral semble s'être résigné à s'aligner sur le système des taxes provinciales pour réformer la taxe fédérale de vente qui a largement fait son temps.C'est une solution de facilité car elle ne heurte pas les susceptibilités provinciales, n'éveille pas la crainte de l'inconnu chez les consommateurs et facilite la reforme de l'impôt sur le revenu des particuliers.C'est peut-être ainsi que s'évanouit le zèle post-electoral à l'approche des élections suivantes.Il serait pourtant préférable qu'Ottawa reste fidèle à ses principes et tente de convaincre les provinces d'adopter la ' taxe sur les opérations commerciales.Les gouvernements provinciaux jouiraient ainsi des avantages de cette taxe et, Ottawa prenant l'initiative, aucune d'elles ne risquerait de briser l'unité fiscale plus ou moins harmonieuse qui existe entre elles.L'adoption de la TOC par les deux paliers de gouvernement ' poserait naturellement d'énormes problèmes.Si chaque gouvernement adoptait le taux d'imposition qui correspond à ses besoins, toutes les transactions interprovinciales deviendraient compliquées à l'excès.Par contre, un taux unique à travers le Canada ferait fi de l'autonomie fiscale des provinces.Tout semble indiquer qu'une profonde réforme fiscale ne peut pas se faire au niveau fédéral sans que les provinces soient mises dans le coup.Il est maintenant très tard pour publier un (ivre blanc, tâter le pouls des contribuables, s'entendre avec les provinces et faire voter des lois complexes avant les prochaines élections.Prédérle WACNIÉRI &OTUA .TOUJOURS.v M L EGALfc DSSBLAHCS ET.NOtQS - DROITS RÉSERVES TRIBUNE LIBRE Pierre Dupuy Grand oublié d'Expo 67 ¦ |e faisais partie du groupe de direction de l'Expo 67, en qualité de directeur des exposants.M.Groomc, de Hilton-Canada, m'avait donc invité au dîner de gala du 29 avril dont votre collaborateur |ean-Pierre Bonhomme a rendu compte dans votre édition du 1er mai.Occupé ailleurs, je n'y ai pas assisté.La lecture du compte-rendu m'a cependant fait dresser les cheveux sur la tête, l'y lis que MM.Kniewasser et Shaw étaient les principaux dirigeants de l'exposition, et qu'on reconnaît généralement que le principal grand patron était M.Shaw.Cette façon, vingt ans après, d'évincer le vrai patron, M.Pierre Dupuy, dont le nom n'est même pas mentionné dans l'urticle, et qui, étant décédé, ne peut se défendre, est tout à fait révoltante.C'est grâce à M.Dupuy.grand diplomate, que l'Expo 67 a obtenu 61 participations nationales, record imbattu à ce jour.M.Shaw, bien sûr, a vaqué à des questions d'intendance, mais lorsqu'il dit, selon l'article, qu'il a un peu oublié son français, il ment comme un arracheur de dents.M.Shaw a toujours été un anglophone unilingue.Par ailleurs, MM.Shaw et Kniewasser avaient prétendu que le succès de l'Expo 67 a démontré l'efficacité des Canadiens, l'en suis, pour ce qui est de l'efficacité des Québécois et surtout des Montréalais.Mais pour les autres Canadiens, j'ai surtout en mémoire leur mes- N.B.¦ Priorité est accordée tout cette rubrique mai lettres COURTIS (20 lignes at moins) ta rapportant a des article» publiés dans La Presse.Elias doivent être signées et comprendre la nom, I adresse et le numéro de téléphona de l'auteur.La Prttsa ne s'engage pas a toutes les publier et se réserve le droit de les quinerie, car dans les autres provinces, on jalousait Montréal et on mesurait au compte-gouttes son appui à l'Expo, l'étais particulièrement bien placé pour le savoir.Pierre de BELLEFEUILLE Saint-Eustache Où étiez-vous, monsieur?¦ Le père d'une des jeunes filles impliquées dans l'affaire de moeurs des joueurs du Canadien s'indigne de la décision du Ministère public de ne pas porter plainte contre les trois joueurs en question.Moi.je suis indignée du comportement de ce père.Où étiez-vous en temps que père le soir du 6 avril?Que faisait votre jeune fille de 14 ou 15 ans dans la rue à cette heure tardive de la nuit?Comment s'est-elle rendue à l'aéroport à cette heure?En temps que parent, n'est-ce pas notre rôle de veiller à la conduite de nos enfants?De savoir en tout temps où ils se trouvent, surtout à l'âge de votre fille?De surveiller leurs fréquentations?De guider leurs pas?De les conseiller au besoin?Où étiez-vous,.monsieur, le soir du 6 avril?À votre place, je ferais un bel examen de conscience de mon rôle de père avant de crier â l'inconduite des autres.Le miroir pourrait vous renvoyer une vérité pas trop belle.Marie-Josee BOURCAULT Terrebonne Appel à: Tribune libre, Lê Pressa, 7, rua Saint-Jacques, Montréal H2Y1K9.Message que nous avons reçu la semaine dernière de la part de bénévoles de I hôpital Sainte-Justine: ¦ Les bénévoles voudraient bien que les transports reprennent normalement pour pouvoir accomplir leur service auprès des malades.Cécile BEAUCHAMP Bloc opératoire Hôpital Sainte-lustine Pas mécontents, les usagers?¦ Selon La Presse, les usagers ne sont pas trop mécontents de la grève de la STCUM.Cette brillante conclusion vient au fait que seulement 61 plaintes ont été formulées au téléphone à la CTCUM.Or, l'explication de ce petit nombre d appels est fort simple et tout à fait différente de cette donnée par La Presse: on va donc appeler pour se plaindre qu'il n'y a pas d'autobus quand tout le monde sait qu'ils sont en grève?Qui croit sérieusement que sa grosse plainte va faire bouger les négociations?Il n'est vraiment pas nécessaire d'analyser longuement la situation pour s'apercevoir que les gens sont effectivement mécontents.Il suffirait d'aller faire un tour aux arrêts d'autobus.Nathalie ROIREAU Laval Accepté ! Aux employés de l'entretien de la STCUM ¦ Dans votre annonce en page A-7 de La Presse du 28 avril, vous déclarez vouloir obtenir un salaire comparable à ce qui existe ailleurs pour des fonctions similaires.Vu que vous êtes déjà payé plus cher qu'ailleurs, la seule façon d'obtenir satisfaction est donc de réduire votre salaire.Bravo, Messieurs, vous avez tout notre appui pour cette demande, la première qui soit raisonnable en 20 ans.LOUIS CHARBONNEAU employé d'entretien, d'« ailleurs» Gare au 51e patient ¦ Si vous êtes le 51e patient à vous présenter à la salle d'urgence de l'hôpital Maisonneu-ve-Rosemont, on ne vous soignera pas.C'est la solution géniale que Madame Lavoie-Roux a trouvée pour régler le problème d'engorgement des salles d'urgence.(.) Bravo, Madame Lavoie-Roux! Ma dernière pensée sera pour vous, lorsque, le péritoine prêt à éclater, on me dira: «Allez voir ailleurs, vous êtes la 51e!» |e vous promets aussi de mourir, un sourire béat aux lèvres, en pensant au gouvernement Bourassa qui, dans sa grande sagesse, a quand même trouvé des fonds pour installer la merveilleuse toile au-dessus de notre merveilleux stade! Sylvie BÉLANGER Pierrefonds Préjugés antiaméricains ¦ |e suis américain.Vu que je ne suis étudiant en français (langue seconde) que depuis huit mois, je vous prie d'excuser mon français.Depuis que je suis ici, j'ai constaté que La Presse est pleine de préjugés à l'égard des États-Unis et des Américains.Vous nous dépeignez régulièrement dans des termes péjoratifs tels que paresseux, gâtés, stupides, etc.Nous, Américains,- savons que les États-Unis ont des défauts et que parfois notre système gouvernemental produit des injustices.Cependant, nous savons aussi que la plupart du temps notre système fonctionne aussi bien que n'importe quel autre gouvernement et que nous continuons à travailler pour résoudre nos problèmes et nos injustices.En outre, ça me dérange beaucoup quand je lis un grand journal comme La Presse qui donne seulement un côté de la médaille.|c pensais que le journaliste avait la responsabilité de donner tous les faits afin que les lecteurs puissent prendre position eux-mêmes.À mon avis, votre correspondant J.-F.Lisée ( Tendances USA, etc.) est celui qui a le plus de préjugés.Far exemple, le 16 mars, il concentre son reportage sur les quelques cas tragiques produits par notre système médical et crée une image humoristique; les nom breux cas nobles et significatifs dans les mondes de la médecine sont ignorés.Le 9 mars, en se concentrant sur le ridicule, il laisse passer sa chance de bien expliquer le sentiment très profond que l'on trouve partout aux États-Unis en ce qui concerne la séparation de l'Église et l'État.Ceci est un principe fondamental de notre constitution qui est difficile à comprendre lorsque l'on ne connaît pas bien l'histoire des États-Unis.Monsieur Paul Roy ajoute à ce négativisme contre les Américains (le 23 février) en véhiculant l'opinion de quelques Québécois en Floride qui aiment bien notre dollar mais nous affublent d'épithètes telles que drogués et paresseux.En cherchant toujours des poux, vous créez une fausse image des Américains.Le Canada et les États-Unis sont deux entités et nos différences ont besoin d'être comprises plutôt qu'exploitées.À mon avis, vos lecteurs, surtout les Québécois que j'ai rencontrés, sont dignes d'une représentation plus claire et objective des Américains.Alex DOWNIE Youngstown, Ohio, USA NDLR: Vous avez droit à votre opinion, mais peut-être vous faudrait-il lire La Presse un peu plus longtemps avant de conclure qu'elle est antiamèricai-ne.Zizanie chez les péquistes ¦ Depuis quelques mois, soit depuis la démission de M.René Lévesque, on voit les péquistes se diviser de plus en plus, de sorte qu'actuellement il y a trois ou quatre sections d'indépendantistes.C'est une aberration I Voulons-nous, oui ou non, l'indépendance?Si oui, c'est une question d'union.« Cessons nos luttes fratricides», comme disait Honoré Mercier en 1883; et c'est le résultat de cet appel qui a amené son parti au pouvoir.Alors, que ceux qui ont vraiment le désir de l'indépendance se tournent vers l'actuel chef des Québécois, puisqu'il veut, en définitive, l'Indépendance, en passant par l'affirmation nationale.Henri CUERTIN Oka LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 8 MA11987 B3 Jacques Dufresnc LIBRE OPINION collaboration spéciale La majorité bonasse Je me proposais de présenter cette semaine diverses alternatives au valium, la pilule de bonheur, l'aurais notamment commenté cet article récent du Time Magazine où l'on faisait l'éloge des 50 000 massothérapeutes qui ont envahi le marché américain de la santé au cours des dernières années.Mais en lisant les lettres sur la peine de mort dans La Presse de lundi dernier, j'ai été à ce point frappé par les propos de monsieur Pierre Maheux qu'il m'est apparu à la fois nécessaire et urgent de les commenter.Constatant que 75* des Québécois sont potir la peine de mort, que la majorité est contre l'invasion des frontières par les réfugiés, que 71% sont pour la publicité sur les condoms à la télévision et qu'une autre majorité est pour l'enseignement de l'anglais dès la première année, monsieur Maheux note ensuite que dans tous ces cas les pouvoirs publics ont fait tout le contraire et il conclut ainsi: «|e pose la question à nos grands penseurs: à quoi bon continuer à accorder le droit de vote à une majorité aussi tarée, aussi sadique, aussi raciste, aussi perverse et assimilée si son élite si humaine, si ouverte, si évoluée et lettrée sait mieux que quiconque ce qui est bon ou mauvais pour elle.» > Les déboires de la majorité ne s'arrêtent pas aux éléments notés par M.Maheux.Les gens veulent le libre choix des écoles, mais on impose les écoles publiques à la plupart; les gens veulent le libre enoix des thérapeutes, mais la loi leur impose la médecine officielle.Chose étrange, même dans ce contexte on reproche surtout aux dirigeants politiques de gouverner par sondages.De toute évidence ce qu'ils cherchent dans les sondages c'est moins une opinion majoritaire qu'il faudrait respecter, que les forces en émergence qui pourraient devenir dangereuses.Quand Ottawa a reculé lors du débat sur le premier budget Wilson, c'est moins par respect d'une opinion majoritaire que par crainte des pressions exercées par des groupes représentant les personnes âgées.Ce sont des pressions analogues, faites cette fois par les groupes nationalistes, qui ont fait reculer le gouvernement Bourassa dans le débat sur la loi 101.L'opinion majo- ritaire ne commence à compter qu'à partir du moment où elle devient une force.On présume généralement que c'est la minorité parlante et agissante qui est du côté de la raison, des lumières, tandis que la majorité passive et silencieuse serait du côté de l'ombre.C'est là une erreur grossière et irrespectueuse pour les citoyens.Pour ce qui est, par exemple, des grandes questions énumérées plus haut, je défie qui que ce soit de me prouver, qu'il y a, de prime abord, plus de rationalité dans l'opinion de la minorité que dans celle de la majorité.La seule chose évidente est qu'il y a plus de force.Il y a notamment plus de force dans des groupes comme la CEQ, ou la Corporation des médecins que dans la majorité qui veut une plus grande liberté de choix dans les domaines de l'éducation et de la santé.Que la démocratie consiste autant, sinon plus, dans le débat éclairé que dans le décompte des opinions, soit; je suis le premier à le penser, mais encore faut-il qu'il y ait au point de départ un préjugé favorable à l'opinion majoritaire.Si on ne veut pas admettre ce minimum, qu'on ait au moins l'honnê- teté de reconnaître que ce qu'on appelle démocratie n'est rien d'autre qu'une aristocratie hypocrite, déguisée et manipulatrice.Si l'on veut mettre fin à cette mascarade, il faut admettre que, dans des questions comme celles que nous avons évoquées jusqu'ici, seuls des arguments d'une exceptionnelle transparence méritent d'avoir préséance sur l'opinion majoritaire.Dans les grands débats où l'élite intellectuelle est d'emblée opposée à la majorité, le premier devoir des médias, est de prêter leur voix à la majorité silencieuse, de l'aider à dégager la sagesse de ses positions qui, à première vue, paraissent dictées par les émotions.Si après un effort sérieux de réflexion, aucune sagesse ne monte à l'horizon, alors, mais alors seulement, on peut commencer à étudier les propositions de la minorité.Si, lors du premier débat sur la peine de mort, la minorité puissante avait eu ce respect pour la majorité impuissante, il ne serait pas nécessaire de tout recommencer aujourd'hui.Une osmose intellectuelle, dans un sens ou dans l'autre, aurait fini par s'opérer.Le tout dernier sondage semble indiquer qu'une solution de ce genre est possible.POINT DE VUE L'Italie en face d'un choix prématuré ANDRÉ LUCHAIRE Collaboration spéciale Le sort en est jeté: 46 millions d'Italiens (24 millions de femmes, 22 millions d'hommes) iront aux urnes, le dimanche 14 et le lundi 15 juin prochains, pour élire une nouvelle Chambre des députés et un nouveau Sénat.Ainsi prend fin \u2014 pour le moment \u2014 une crise qui durait depuis 5b jours, soit depuis la démission du second ministère Craxi, le 3 mars dernier, démission provoquée par celle des ministres démocrates-chrétiens quelques jours auparavant.Mais cette crise n'a constitué en fait que ta reprise de la crise précédente, également provoquée par la Démocratie chrétienne en mai dernier, et qui avait abouti à un accord entre les cinq membres de la coalition qui gouvernait l'Italie depuis trois ans.En vertu de cet accord \u2014 qui restera célèbre dans les annales politiques italiennes sous le nom de «Slaffetta» (relais) \u2014, M.Craxi, qui reprenait les rênes du pouvoir avec le consentement de la DC, s'engageait par contre à les lui céder d'ici mars 1987, mais, disait le texte de l'accord, «avec la confirmation des nécessaires engagements de programme» (Couriere délia Sera, 7 août 1986.p.2).C'est cette clausule que négligeait M.Ci-riaco De Mita, secrétaire général de la DC, en réclamant, avec une énergie croissante, le départ de M.Craxi sans conditions préalables.Quand ce dernier eut déclaré, en février dernier, qu'un accord «stipulant la cession automatique du pouvoir n'existait pas» (ce qui était vrai), la Démocratie chrétienne, furieuse, ou n'attendant que ce prétexte, retira ses ministres du gouvernement, forçant ce dernier à démissionner.C'était de nouveau la crise.La chronique a enregistré comment échouèrent les tentatives successives du président de la République.M.Francesco Cossiga.pour tenter de la résoudre en confiant successivement à divers parlementaires la «mission impossible» de recoller les pots cassés ou, image plus appropriée, de réaliser la quadrature du cercle.Car il ne s'agissait pas seulement de réconcilier deux hommes qui ne peuvent pas se sentir, ni même de se mettre d'accord sur des programmes précis en dépit des divergences idéologiques ou d'intérêts collectifs: ils n'avaient fait que cela depuis plus de trois ans, finir par se mettre d'accord ! C'est qu'en dépit de leurs protestations communes de fidélité à l'esprit de la coalition, leurs ambitions personnelles respectives nourrissent des desseins politiques divergents l'un et l'autre, en fait, inconciliables avec lui.Au dernier congrès national de la Démocratie chrétienne (en mai dernier), M.De Mita avait nettement revendiqué pour son parti le rôle d'animateur d'une «démocratie populaire» capable de «renouveler l'Italie» en la gouvernant à partir d'une position centrale, le rêve de toutes les démocraties chrétiennes du monde, et, en fait, de tous les grands partis, pour leur pays respectif.Moins d'un an plus tard, en mars dernier, au congrès national de son parti, M.Craxi lançait à son tour un appel vibrant à l'unité de toutes les forces du «socialisme démocratique et laïque», dessinant un rapprochement immédiat avec le Parti socialiste démocratique né, rappelons-le, d'une scission d'avec le Parti socialiste, pour lors trop lié encore au Parti communiste, en 1947.Détail significatif: aucun des deux leaders de l'Italie de leurs rêves ne s'est compromis réellement envers le Parti communiste, qu'ils n'ont pas, non plus, exclu explicitement de leur projet de société respectif.C'est qu'avec un bon tiers de l'électorat, et son emprise restée très forte sur l'ensemble du monde syndiqué, le Parti communiste reste un partenaire qu'on ne peut ignorer.Lui-même, mal pris dans son ambiguïté à tous les niveaux (relations avec Moscou, sincérité démocratique, européisme, etc.) et manquant d'un leader charismatique comme l'avaient été Togliatti et Berlinguer, donne l'impression fâcheuse d'être prêt à tout pourvu que quelqu'un l'accepte comme partenaire ou même simplement comme allié occasionnel: mais rien qu'à ce titre il reste utile \u2014 et donc, dangereux.De fait, cette même Démocratie chrétienne qui levait le nez sur les votes socialistes en faveur de Fan-fani a bien accepté l'aide indispensable des votes communistes contre lui, quand elle a décidé de sacrifier son propre candidat à la présidence du Conseil pour provoquer des élections générales.C'est une inquiétante ironie de la situation, pour la Démocratie chrétienne, que, au moment même où elle réussissait, après plus d'un an d'efforts inutiles, à déloger M.Craxi de sa position enviée et à constituer un gouvernement monolithique, elle se soit vue contrainte à renoncer au pouvoir en faveur d'élections anticipées dont l'issue est pour le moins hasardeuse.Car si elle a effectivement obtenu de «gérer les élections» à la place du chef du Parti socialiste, il lui reste bien peu de temps pour tirer tous les avantages d'une telle situation : guère plus d'un mois.Ce n'est pas beaucoup pour espérer convaincre le corps électoral qu'elle constitue pour l'Italie la meilleure des solutions.Mais il en est de même pour M.Craxi et son Parti socialiste, de sorte qu'à en juger de l'humeur présente de l'opinion publique, le peuple italien, appelé sans doute trop précipitamment à faire des choix plus radicaux, rendra peut-être nécessaire un retour à la coalition ancienne ou l'avènement d'une toute autre combinaison politique, plus instable que la précédente, quelle qu'elle soit.PERSPECTIVES Le commerce soviéto-canadien ¦VCUÉNI TIMOFEIEU de Servicci d'informatipn soviétiques ¦ Les changements qui s'opèrent dans le mécanisme économique de l'URSS sont susceptibles de conduire à des modifications substantielles dans le commerce soviéto-canadien, de faire passer son centre de gravité des céréales aux technologies et aux articles finis.Actuellement, les céréales constituent la composante essentielle des échanges commerciaux bilatéraux entre l'Union soviétique et le Canada.Ces cinq dernières années les livraisons de céréales du Canada vers l'URSS se sont élevées a près de 40 millions de tonnes.Au moins 25 millions de tonnes de céréales seront fournies à l'Union soviétique au cours des cinq prochaines années, aux termes du nouvel accord à long terme signé en octobre dernier entre les deux pays.Cependant, on peut s'attendre que le rôle des céréales dans le commerce soviéto-canadien se réduise à l'avenir, en raison de l'accroissement prévu de la production céréalière soviétique.L'URSS se propose de porter la récolte des céréales à 255 millions de tonnes à la fin des années 80 et pourrait même, de l'avis des experts, commencer à exporter du froment des variétés dures les plus précieuses.Une telle perspective est parfaitement réelle.Dès 1986.l'URSS a récolté 210 millions de tonnes de céréales, ce qui est de 30 millions de tonnes supérieur aux récoltes annuelles moyennes des cinq années précédentes.Après la visite.au Canada en octobre dernier d'Edouard Chevard-nadzé, ministre des Affaires étrangères de l'URSS, les contacts d'affaires se sont notablement intensifiés au niveau des organismes gouvernementaux et des firmes.Rien qu'en mars dernier, trois importantes délégations des milieux d'affaires canadiens ont visité l'Union soviétique.L'une d'entre elles a été envoyée par le gouvernement fédéral, les deux autres représentaient les missions commerciales de la Saskatchewan et de l'Alberta.Paul Desmarais, président de Power Corporation, qui a visité récemment l'URSS avec un groupe d'hommes d'affaires canadiens, a exprimé le désir de développer les échanges des produits finis, des technologies industrielles et agricoles.Il s'est déclaré prêt à réaliser des projets corn- Inventer la Croix-Rouge ¦ C'est aujourd'hui la Journée mondiale de la Croix-Rouge et l'anniversaire de son fondateur Henry Dunant.Pour les privilégiés que nous sommes, généralement épargnés par les grandes catastrophes naturelles et les conflits armés, la Croix-Rouge ne nous est le plus souvent familière que par son Service du Sang ou ses cours de secourisme et de sécurité aquatique.Il n'en va malheureusement pas ainsi partout ailleurs.Et aujourd'hui, sur tous les continents, dans presque tous les pays du monde, sans distinction de race, de couleur, de religion ou de croyances politiques, des millions de bénévoles célèbrent la mémoire de cet obscur citoyen suisse dont le pavillon constitue maintenant un signe de ralliement pour tous ceux qui savent encore s'émouvoir devant la détresse humaine.Son oeuvre est en effet devenue pour la terre entière un gage de paix et d'humanité véhiculé par le double symbole de la croix ou du croissant rouge.C'est sans aucun doute la seule organisation internationale dont les 250 millions de membres professent, au-delà de leurs différences et de leurs divergences, la fidélité à sept principes humanitaires qui régissent leur action.Et aujourd'hui, que ce soit dans les ruines du Liban, les townships d'Afrique du Sud, la Libye de Kadhafi, l'Iran des ayatollahs, les steppes de Sibérie ou le Chili de Pinochet, des hommes et des femmes de bonne volonté font le part d'arriver un jour «à la Paix par l'Humanité», comme l'indique leur devise.Si la Croix-Rouge n'existait pas, il faudrait sans doute l'inventer.Mais serait-ce encore possible aujourd'hui?iwm* * l auteur a et* directeur des Services d'information de la Croix-Rouge.muns d'envergure dans le domaine de la production du papier et de la cellulose, du stockage du bois, de l'exploitation des ressources naturelles, de la mise en valeur de régions arctiques et nordiques.Si dans le passé, les firmes canadiennes ne pouvaient entrer en contact avec leurs partenaires soviétiques que par l'intermédiaire des organismes spécialisés du ministère du Commerce extérieur de l'URSS, maintenent, plus de 20 institutions gouvernementales et 70 grandes entreprises d'État soviétiques ont reçu le droit de mener de façon autonome les opérations commerciales extérieures.La nouvelle loi sur l'entreprise d'État publiée récemment en URSS prévoit la possibilité pour toutes les entreprises de déboucher d'une façon autonome sur les marchés extérieurs.Cela permet aux firmes canadiennes d'établir des contacts directs avec leurs clients en URSS ou avec d'éventuels exportateurs soviétiques.(.) De nouveaux horizons s'ouvrent pour les firmes canadiennes qui désirent développer de nouvelles formes de coopération avec l'Union soviétique.Le protocole signé en 1986 par Edouard Che-vardnadzé et Joe Clark prévoit que les deux gouvernements accorderont leur concours aux organisations et aux firmes des deux pays dans le domaine du commerce de machines, d'équipements et de technologies, de la coopération scientifique et technique, de la coproduction ainsi que dans la création des entreprises mixtes.La démocratie municipale, un colosse aux pieds d'argile Juriste, l'auteur est spécialisé en droit municipal et en administration.Jacques Mou ¦ On peut s'inquiéter de l'apathie chronique que le citoyen démontre, depuis plusieurs années, envers les questions municipales.Ce phénomène, inconnu chez nous jusque dans les années 60, touche en effet le palier situé le plus proche de la population.De même, il va à rencontre des réformes majeures mises sur pied par le gouvernement du Québec au début de 1980 sur le double plan des structures et de la démocratie.En 1979, la maison IQOP effectuait un sondage en ce domaine : 60 p.cent d'électeurs carrément indifférents, 10 p.cent actifs et 3 p.cent fidèles aux séances du conseil.«L'indifférence manifeste que nous avons constatée, concluait cette firme, fait que la population a banalisé la chose municipale qui est ainsi en dehors du champ de conscience des individus» (').La participation électorale le révèle d'ailleurs assez.De près de 60 p.cent qu'il était en 1979, le taux a chuté pour se stabiliser à un peu plus de 50 p.cent au cours des six dernières années.Certaines régions accusaient des moyennes de l'ordre de 27 p.cent (2).L'effort gouvernemental En 1978-80.de grandes lois-cadres sont nées, toutes fondées sur une participation élargie des citoyens, comme des instances intéressées.Ainsi, la loi 125, procédant à un inventaire général et au réaménagement du territoire, allait revigorer un nombre important et toujours croissant de municipalités devenues exsangues par l'urbanisation.Son pendant, la Loi sur la fiscalité municipale, apportait au régime l'autonomie financière et politique: plus de pèlerinages à Québec aux fins de subventions et, deux ans plus tard, près de 95 p.cent des dépenses municipales se trouvaient financées localement contre 76 p.cent en 1976 (').Dans la même foulée, les lois 44 et 105 sur la démocratie locale valaient plus d'équilibre et de justice à notre système.Ces mesures énergiques, depuis longtemps réclamées, ont su régénérer un cadre plus que centenaire.Mais, sur le plan de la démocratie participative, le but visé par le législateur demeure un échec.Le travail des transitions Deux facteurs principaux peuvent expliquer ce phénomène.D'une part, l'urbanisation et l'évolution sociale (structures paroissiales et familiales modifiées) ont élimé le lien citoyen-municipalité.L'absentéisme des jeunes et des nouveaux venus me semble symptomatique de ce fait.Pour d'autres, subsiste l'image de cadres dépassés malgré le rôle capital que jouent maintenant les municipalités en matière de services nouveaux.Par ailleurs, la «machine» a peut-être distancé le citoyen.Un exemple à portée de main: les termes de «proportion médiane» et de «facteur comparatif» que lit le contribuable sur son compte de taxe.Participer, c'est non seulement payer, c'est d'abord comprendre.Sur le plan collectif, plusieurs décisions (pensons au transport en commun par exemple) appartiennent désormais au domaine supralocal.Au palier supérieur, l'effort de démocratisation disparait parfois derrière les pouvoirs du cabinet.La confrontation actuelle entre l'Union des municipalités régionales de comté et le gouvernement relative à l'aménagement et au zonage agricole en fournit un exemple.Cette rationalisation de nos institutions locales contraste certes avec le milieu traditionnel.Elle correspond toutefois à une société caractérisée par l'abondance des moyens de communication, par la hausse du niveau d'instruction et par l'avènement de la municipalité-providence.Une nouvelle démocratie Le mal qui frappe la base de la pyramide n'est pas sans remède.Le terrain parait au contraire propice à l'avènement d'une démocratie renouvelée par la prise d'initiatives au niveau local.D'abord, une information plus accessible et plus vulgarisée.Dans bien des municipalités, seuls les élus et les fonctionnaires savent ce qui se passe à l'hôtel de ville.Le gouvernement local doit aller le plus possible vers le citoyen, contribuable et bénéficiaire.Ainsi, selon les moyens en cause, un bulletin local, régulièrement distribué dans les foyers, contenant l'exposé des politiques ordinaires et de sujets communs (mécanisme et avantages des obligations municipales par exemple) aiderait à combler ce fossé: plus grande transparence de l'administration, revalorisation et rapprochement du citoyen vers le domaine municipal, prestige accru des élus.Une formule semblable existe à Bernières (entre autres) et parait profitable (4).«Pour 90% des gens, mentionnait le rapport IQOP précité, un bon conseil municipal est celui qui consulte et informe régulièrement.» La formation de groupes socioculturels intégrés à la municipalité saurait aussi jouer ce rôle-charnière longtemps rempli par nos organisations paroissiales.Aujourd'hui, les bibliothèques et les garderies peuvent aussi devenir des foyers actifs de démocratie participative.La présence des femmes me semble une condition sine qua non à cette revitalisation.En 1985.la proportion des élues ne dépassait pas 7% constituée d'une élite.Pourtant, le caractère entier et continu de l'engagement féminin joint à l'influence déterminante de leur place dans la famille, où le gouvernement tire directement ses racines, représente une force capable de provoquer l'effet d'entrainement nécessaire à la participation de l'ensemble.Mais, ce n'est pas du jour au lendemain qu'on peut renverser le poids de l'histoire.Mieux structuré, riche d'un budget de plusieurs milliards, notre système semble tenir davantage à l'effort du gouvernement et des élus qu'à celui de ses citoyens.Un coup de barre s'impose pour éviter que la démocratie municipale ne redevienne une enveloppe vide: centralisation au niveau supérieur, autoritarisme sur le plan local.«Ceux qui n'ont pas compris le passé sont condamnés à le revrire» (Goethe).(1) Municipalité, publication gouvernementale, oct.1979.(2) Analyse des résultats électoraux municipaux de 1981 à 1985, MAM, 1986.(3) Rapport du Comité Québec-Municipalités, MAM, 1982.p.22.Le rapport Castonguay (1976) prévoyait pour 1981 à 48% le pouvoir du secteur municipal à s'autofinancer.(4) Municipalité, mars-avril 1987.p.28.-1-1- B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 8 MA11987 SEMAINE DU 29 AVRIL AU 5 MAI 1987 L'objectif da cette «« eat d'offrir aux anaafgnarrta et aux anaafgnantea dea textea d actualité rédigea de manière à faciliter leuruttltaation à du tint pédagogique: Préparée par deux enseignantes i partir tTartldae pubHéa dana La PratM.eaa textes s'adressent particulièrement aux élèves du primaka, les 6 é 12 an».Carte page sera publiée jusqu'au S juin 1907.Noua remercions la Commiasion scolaire Baldwin-Cartier da sa collaboration.Pour renseignements, Céline Landry: (S14) 2S5-6B90.À PROPOS : ;Bonjour! Nous espérons que tu vas bien.N'oublie pas le concours «l'Aventure en supersonique».Nous devrons avoir reçu toutes les bandes dessinées au plus tard le 17 mai.Le concours du camp Edphy, nous a causé certains soucis.Sur les coupons de participation parus vendredi et samedi derniers, les questions n'avaient pas de relation avec la page des SIX-DOUZE de la semaine.Ce sont des erreurs qui se produisent parfois dans les journaux: une fois que le journal est imprimé, il est trop tard pour les réparer.Ce fut ainsi le cas dans notre «à propos» où s'est glissée une coquille qui a rendu une phrase presque incompréhensible.Nous te prions de nous excuser.Et pour ce qui est des coupons de la semaine dernière, réponds à la question en consultant les pages précédentes.Nous sommes certaines que tu les as toutes gardées.Bonne semaine! Christiane Labrie et Christiane Paquette LA PRESSE Service de la Promotion 7, rue Saint-Jacques Montréal (Québec) H2Y 1K9 NOUVELLES EXPRESS Marie Eykel et Jacques L'Heureux ainsi que quatre autres comédiens, vont jouer dans les 20 nouveaux épisodes de Passe-Partout.Le tournage débute en mai.La diffusion des nouvelles émissions commencera en novembre 1987 ou en janvier 1988.Radio-Québec et Radio-Canada, remettront à l'antenne, en septembre, les 175 épisodes déjà diffusés de Passe-Partout.Les ambassadeurs de la paix, une trentaine de garçons et filles du Québec, sont partis pour Moscou le 1er mai.Ils y livreront un message de paix aux jeunes Soviétiques.Durant leur séjour, les Québécois et Soviétiques apprendront à mieux se connaître à travers différentes activités.Ils joueront, entre autres, au hockey et pratiqueront le patinage artistique.Ils doivent revenir le 9 mai.\u2022 La Ronde a ouvert ses portes le 2 mai dernier.Elle a inauguré sa 21e saison.Les tarifs, considérés comme les plus bas en Amérique du Nord, sont de 9$ pour les enfants de moins de 11 ans.Ce tarif permet un accès illimité aux manèges.\u2022 Les Canadiens de Montréal ont franchi une autre étape des éliminatoires de la coupe Stanley.Ils ont gagné 4 parties sur 7, éliminant ainsi les Nordiques de Québec.Ils jouent maintenant en demi-finale contre les Flyers de Philadelphie.Préservons notre environnement Nous sommes dans le mois de l'environnement.Cette circonstance veut nous amener à respecter tous les jours de l'année les éléments naturels qui nous entourent.Nous avons à protéger trois aspects de notre entourage : l'air, l'eau et le sol.Chaque petite action faite par chacun d'entre nous contribue à l'amélioration de notre milieu de vie.La terre, l'eau et l'air ne peuvent décomposer des objets artificiels contenant du plastique, du caoutchouc, du métal, etc.Étant donné que la nature ne peut détruire ces objets, voici quelques moyens simples pour preserver notre voisinage.Il faut toujours s'assurer de jeter nos déchets dans les poubelles.Il ne faut absolument rien verser dans l'eau des toilettes : pas de papiers-mouchoirs, pas de nourriture, etc.Ce n'est pas compliqué: tout objet que vous devez jeter doit aller à la poubelle.Les cannettes vides font exception ; elles doivent être rapportées chez le marchand.Des organismes spécialisés se chargent de les récupérer.Certaines organisations récupèrent aussi le papier-journal afin de le recycler.Il y en a peut-être une dans notre quartier?Nous poursuivrons sur ce sujet la semaine prochaine.Un hélicoptère pour sauver les récoltes Au printemps, certains vignerons et pomiculteurs s'inquiètent du gel.Ils peuvent perdre leur récolte en peu de temps si le gel atteint les vignes ou les pommiers.Pour sauver leurs récoltes, les vignerons et les pomiculteurs doivent trouver un moyen pour réchauffer les pommiers et les vignes.Ils peuvent faire appel à l'hélicoptère.Il faut premièrement savoir où est située la couche d'air chaud.Ensuite on fait voler l'hélicoptère au même niveau.L'air chaud, étant plus léger, a tendance à monter.L'hélicoptère repousse cet air vers le bas, son hélice remplissant la même fonction qu'un éventail au plafond d'une pièce.L'air chaud revient donc au sol et réchauffe les récoltes.C'est une solution qui coûte .très cher mais, c'est le moyen le plus efficace qui protéger une récolte mena-existe actuellement pour cée par le gel.Échecs et réussite.Alexandre avait cinq ans lorsque sa mère lui a appris à jouer aux échecs.Aujourd'hui, il a 11 ans et il est le champion canadien dans la catégorie réservée aux moins de 16 ans.Alexandre sera présent au championnat mondial d'échecs à Innsbruck.en Autriche, du 10 au 23 mai.Il rencontrera des jeunes d'une quarantaine de pays.Alexandre est l'un des plus jeunes participants.Il est le plus fort joueur de cette catégorie que le Canada ait jamais envoyé aux championnats mondiaux.Peu importent les résultats de son classement, ce sera une expérience très enrichissante pour Alexandre.Jean Hébert, maître international d'échecs, est l'entraîneur d'Alexandre.Il dit que «les échecs donnent une bonne discipline aux enfants en les forçant à prendre des décisions dont ils sont entièrement responsables, dans un espace de temps donné, et à réfléchir avant de jouer, donc avant d'agir.» Il y a peu de temps La Presse rencontrait Alexandre: il a avoué préférer les échecs à l'école.Des foyers pour les sans-abri Le gouvernement fédéral et le gouvernement du Québec ont annoncé la semaine dernière une aide financière de 13 millions pour les sans-abri de Montréal.Cette somme servira à recycler des maisons de chambres et à ajouter des lits dans des centres d'hébergement existants.En cette Année internationale des sans-abri, environ 1000 des 10000 sans-abri que compte Montréal pourraient ainsi voir leur sort s'améliorer.QUOI FAIRE Cette semaine, nous aimerions te suggérer d'aller voir une pièce de théâtre, un spectacle préventif sur les agressions sexuelles.Le titre de la pièce est Bouches décousues.Sylvie rêve d'une petite soeur comme celle de son ami Julien qui lui ne pense qu'au nouveau vélo de Sylvie.Deux amis semblables aux autres, avec leurs désirs, leurs jeux, leurs chagrins et leurs secrets.Et comme toutes les amitiés, celle de Sylvie et Julien conduit aux confidences: ils découvrent qu'ils ont tous deux été victimes d'agressions sexuelles de la part d'adultes.Encouragés par leur parents, ils finissent par tout raconter.Samedi et dimanche: 15 h.Billets: 5$ enfants 6,50$ adultes.Tarifs spéciaux pour les groupes en matinées scolaires et les samedis.Public : 3 ans et plus.La pièce sera diffusée jusqu'au 17 mai au théâtre pour L'Enfance et La Jeunesse.Le théâtre est situé au 255, rue Ontario est, Montréal.Téléphone (514) 288-7211.Bon théâtre.LA PUCE À L'OREILLE J'ai deux yeux., tant mieux.Un animal handicapé demande beaucoup de soins.Le chien\" diabétique, par exemple, a besoin d'une piqûre tous les jours.Un chat paralysé de la vessie ne peut uriner seul.Le maître doit donc l'aider matin et soir.Un chien qui devient aveugle a une vie très compliquée.La seule condition qui lui permettrait de continuer à vivre heureux serait de demeurer continuellement dans la maison ou d'être promené eh laisse par son maître.Il ne peut gambader seul dans la nature.Il ne saurait se diriger.Le maître doit consulter le vétérinaire afin de prendre une décision sur l'avenir de son animal.Devant un animal handicapé le vétérinaire n'a pas la tâche facile, il doit soigner des êtres avec lesquels il ne peut pas communiquer.Les animaux peuvent subir des blessures ou avoir des maladies qui nécessitent des soins constants.La décision à prendre est difficile.Est-ce préférable de donner une piqûre pour le faire mourir?Devrait-on l'opérer?Ce sont le vétérinaire et le maître de l'animal qui doivent prendre la décision.Votre animal est un petit être qui peut vous donner de l'amitié et de la tendresse.S'il est handicapé, il dépend entièrement de vous.Il faut donc que le maître dispose d'énormément de temps pour le soigner.! BS Arts et spectacles LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 8 MA11987 Le «président» Montand prendra ses responsabilités I va y avoir une rude compétition.C'est le président qui le dit.Le president qui ?Mais le président Montand, voyons! Le Papet en personne préside cette année aux destinées du jury du 40e Festival de Cannes.H est arrivé en grandes pompes hier dans la salle des conférences de presse pour rencontrer les journalistes en bloc, ne pouvant, bien entendu, se permettre, comme il l'a si gentiment expliqué, de les rencontrer chacun individuellement puisqu'ils sont 3000.La première intervention de la salle en a fait rire plus d'un.Un journaliste, fin humoriste, s'est adressé à Montand en lui donnant du « monsieur le président », titre parfaitement justifié dans les circonstances mais qui soulignait avec un à-propos fort pertinent les visées politiques à peine voilées du grand acteur français.En tant que président du jury, Montand entend bien prendre ses responsabilités.Et la première de toutes celles qu'il a énumérées hier, ce sera « d'éviter les combines ».C'est du moins la déclaration qu'il a faite sérieusement en Présence du président du festival, ierre Viot, et du délégué général, Gilles |acob, qui, chacun de son côté, observaient un mutisme de bon aloi.Non seulement n'a-t-il pas l'intention de se laisser piéger dsns des combines, mais il entend bien rompre avec une tradition qu'il abhorre, celle de ces palmarès partagés « dans un souci d'équilibre ».« Nous allons éviter de primer des ex-aequo, a promis Montand, et ce, même dans le cas des prix d'interprétation.» Dalida à son dernier repos Agence France Presse PARIS Dalida repose depuis hier tout près de chez elle, au cimetière de Montmartre non loin de Sacha Guitry, Offenbach, François Truffaut et Stendhal, où elle a été accompagnée par quelques milliers de personnes.La cérémonie religieuse s'est déroulée en fin de matinée en l'église de la Madeleine, à deux pas de l'Olympia où elle avait commencé sa carrière en 1956.Il y a quelques mois au même endroit, les Parisiens avaient rendu un dernier hommage à quelqu'un qui l'avait gentiment brocardée : Thierry Le Luron.La foule était moins nombreuse que pour les obsèques du fantaisiste.Les badauds étaient retenus derrière des barrières métalliques surveillées par les policiers.Une petite foule de personnalités du spectacle était là : Claude Lelouch, Alain Delon, Eddie Bar-day, Sheila, Chantai Goya, Enrico Marias, Rika Zarai.Dans son homélie, le père Marcel Thorel a justifié l'accueil par l'église d'une femme qui s'est suicidée : « Elle a connu une longue épreuve.Sur la croix.Dieu n'a refusé personne dans son amour ».La cérémonie religieuse s'est terminée aux accents de sa chanson C'mo Ciao Bambina, retransmise à l'extérieur par un puissant système de sonorisation.Les proches de la chanteuse l'ont ensuite accompagnée au cimetière Montmartre où elle a été inhumée.Le Pen Club invite Anata Toer Agence France-Presse_ DIAKARTA Lt écrivain indonésien Pra-moedya Ananta Toer, dont tous les livres sont interdits en Indonésie, a été invité par le Pen Club à son prochain congres organisé du 10 au 17 mai à Lugano (Suisse).M.Pramoedya, b2 ans.qui a passé 18 ans de sa vie en prison, a publié à Djakarta son nouveau roman La fille de la côte, un ouvrage qui selon ses proches devrait être censuré en Indonésie comme les précédents.Le président du Festival, Yves Montand, blague avec les photographes.Quel cinema entend-il défendre au sein du jury?« Ce sera le très bon : par exemple l'intimiste, l'expérimental, quelque chose qui bouge mais qui ne fera pas nécessairement l'unanimité.» Et la crise ?Quant à la fameuse crise du cinéma, elle n'inquiète pas trop le président du jury.« Quand on voit, dit-il, un film comme Thérèse qui fait 350 000 entrées à Paris, ça prouve qu'il existe un public potentiel pour aller au cinema.» Notons en passant que Thérèse que semble affectionner particulièrement le président 1987 du jury de Cannes a raté la Palme d'or de l'an dernier au profit de The Mission.Peut-être que le film d'Alain Cavalier aurait eu plus de chance sous le règne du président Montand.Pour en revenir à la conférence de presse d'hier, ajoutons que bien vite les questions devaient faire figure de perches tendues pour arracher à Yves Montand des déclarations à saveur politique.Sur les otages français à Beyrouth, par exemple, il trouve que les médias font le jeu des terroristes en en parlant trop.« li faut faire cesser, a-t-il dit, le ronron de l'indignation.Parce qu'il y a une limite à l'indignation.Il faut trouver une autre forme.» À un journaliste américain \u2014 représentant, qui plus est, le Washington Post \u2014 qui lui demande s'il faut faire confiance à un acteur lorsque ce dernier devient président, Montand a répliqué par un vibrant hommage en faveur du président Reagan.« Il a redonné la démocratie au Brésil, à Haiti et aux Philippines, a-t-il déclaré.Pour le reste, je suis d'avis avec vous qu'il peut avoir des faiblesses.Mais les Américains gardent la possibilité, s'ils n'aiment pas M.Nixon ou M.Reagan de le battre.De l'autre coté, ce n'est pas possible.Pour cette raison, il faut défendre la démocratie.» Lancé sur cette pente familière, le président a paru momentanément se désintéresser du sort du cinéma comme tel, paraissant beaucoup plus préoccupé de régler une fois de plus celui du monde.De Niro et Arletty.Agence I rance-Presse ¦ Robert de Niro a officiellement ouvert hier soir le 40e Festival de Cannes.Au terme de la cérémonie inaugurale présentée par lean-Ciaude Brialy, la voix d'Ar-letty a retenti dans la salle de gala du grand Palais.L'ancienne actrice, absente, déclarait qu'elle ouvrait elle aussi ce 40e festival, ce qui a déclenché un tonnerre d'applaudissements.Aussitôt après, la salle s'est obscurcie pour le début du premier film en compétition Un homme amoureux, de Diane Kurys.L'arrivée des nombreuses vedettes a suscité une mobilisation du public qui avait envahi dès le début de l'apres-midi la Croisette et les abords du Palais.Du côté des dames, la fantaisie s'est confirmée et certaines tenues aux décolletés vertigineux ont laisse les spectateurs sans souffle, leanne Moreau a été sans conteste la plus applaudie, suivie par Marie-losee Nat et Anouck Aimée tandis qu'Eddy Barclay se frayait un chemin en direction des photographes avec à son bras une ravissante jeune fille qu'il a tenu à presenter à la presse.Rolland Bédard succombe à un infarctus LOUISE COUSINE AU Le comédien Rolland Bédard, qui fut Onési-me Ménard dans La Famille Plouffe, le premier téléroman de l'histoire de notre télévision, est mort hier après-midi à l'hôpital Saint-Luc de Montreal des suites d'un infarctus, il avait 73 ans.Quelques minutes auparavant, il avait telephone à sa femme (ulictte pour lui annoncer que l'hôpital lui donnerait son congé aujourd'hui.M.Bédard a connu pendant un demi-siècle une carrière bien remplie au théâtre, à la radio, à la télévision et dans la chanson.Il fut notre premier monologuiste.A l'époque, on le surnommait le Fernandel canadien.Hier après-midi, sa collègue Juliette Huot, avec qui il a souvent joué au théâtre et à la radio, était estomaquée d'apprendre la nouvelle.«C'est un homme qui a beaucoup travaille au mieux-être des artistes, a-t-elle dit.À l'époque où les artistes n'avaient pas de fonds de pension, Rolland organisait des spectacles pour recueillir des fonds.Il était encore, avant de tomber malade, au conseil d'administration du Chez-nous des artistes (la résidence pour les artistes à la retraite), le perds un bon camarade.» La premiere émission de variétés à la radio Rolland Bedard était ne a Montréal le 29 novembre 1913 et avait fait ses études au Collège de Longueuil.Devenu comédien, il a joué au théâtre dans de nombreuses pièces en compagnie de |u-liette Beliveau, luliettc Huot et lanine Sutto.Il fut l'animateur de la première émission de variétés à la radio de Radio-Canada dans les années trente.Le titre de l'émission était Le Gala humoristique et musical a la salle paroissiale.Durant l'âge d'or des radioromans, M.Bédard a joué dans plusieurs oeuvres.Son rôle le plus célèbre fut celui de Louis Beaupré dans Rue Principale, qu'il interpréta de 1937 à I960.Il fut également le réalisateur de l'émission.On l'entendit aussi dans L'Heure des vedettes a CKAC ( 1939 a 1951), dans Rolland Bédard et ses chansons à Radio-Canada ( 1940 à 1948), dans Les soirées de chez-nous et dans La fiancée du commando.Avec l'arrivée de la télévision, Rolland Bédard allait jouer un rôle qui l'a marqué: celui d'Onési-me Menard, le chauffeur d'autobus qui a fini par épouser Cécile Plouffe dans La famille Plouffe.Il fut aussi le Dr Larivée dans Rue de l'Anse, le sergent Leclair dans Cré Basile, et Anatole Marsouin dans Rue des Pignons.Son dernier rôle régulier dans un téléroman fut dans Les Moineau et les Pinson que Télé-Métropole remet à l'affiche cet été.Il fut aussi, pendant 20 ans.le célèbre réparateur Maytag qui se plaignait de n'avoir rien à faire dans de nombreux messages publicitaires.M.Bédard avait également joué dans les tout premiers films produits au Quebec.Notamment Le Pere Chopin, Le Gros Bill, Les Brûlés et Le Rossignol et les cloches.Il avait également tenu un rôle dans Big Red.une production de Walt Disney.Le journaliste Roger Sylvain, qui a bien connu M.Bédard et qui l'avait vu a l'hôpital dimanche dernier, a déclaré hier à LA PRESSE que depuis un mois, le comédien semblait préoccupé par la vente de sa maison où il habitait depuis plus de 40 ans Boulevard de Maisonneuve près de Télé-Metropole.M.Bédard et sa femme devaient de-ménager dans un appartement de la rue Papi-neau face au Parc Lafontaine.«En février dernier, de dire M.Sylvain, la station radiophonique CKLM a diffusé un Coup de chapeau à Rolland Bédard.M.Bédard m'a dit comment il était content qu'on lui rende cet hommage et a ajoute: «Les journalistes devraient toujours rendre hommage aux artistes de leur vivant.C'est tellement agréable à entendre».La dépouille mortelle sera exposée au salon Alfred Dali.nrc du 3254est, Bcllechassesamedi soir de 19 h à 22 h et dimanche de 14 h à 22 h.Les funérailles auront lieu lundi à 14 h à l'église Saint-Pierre-Apôtre en face de Radio-Canada.Une surprise; peut-être Pink Floyd DONNIAU collaboration spéciale Tenez-vous sur vos gardes: la venue d'un artiste majeur sera annoncée cet après-midi et les billets seront mis en vente au début de la semaine prochaine.Sylvie Brunetta.rela-tionnistc des Productions Donald K.Donald, annonçait hier une grande surprise pour cet après-midi.Très avare de renseignements, elle n'a révélé que deux indices: l'artiste en question est déjà venu à Montréal et se produira au Forum.Plusieurs noms viennent à l'esprit, mais de bonnes sources ont indiqué que c'est Pink Floyd qui nous rendra visite plus tôt que prévu.Le groupe, qui s'est engagé à aller à Toronto en septembre, viendra vraisemblablement ici en premier.Les paris sont ouverts.CLASS TIGER, FIN JUIN ¦ Class Tiger, qui complète en fin de semaine sa tournée en Europe, parcourra le PHOTO JEAN-YVES LE TOURNE AU.LA PRESSE Les fans de Bryan Adams étaient au rendez-vous hier matin devant les portes du Forum.Les billets pour son spectacle du 26 juin étaient mis en vente à 10 h et plusieurs mordus ont dormi à la belle étoile pour s'assurer de bonnes places.Entre l'ouverture des guichets, à 10 h, et 17h, Il s'est vendu 7 000 billets.Canada en juin.On peut donc s'attendre à voir la superformation torontoise à Montréal, au début de l'été.Le groupe joue en première partie des spectacles de Tina Turner depuis le 4 mars et se produira à Vienne, dimanche, pour la dernière fois.Retardant de quelques mois sa tournée au lapon, il retournera au Canada pour y donner une série de concerts et y tenir la vedette.C'est la formation Orchestral Manoeuvres In the Dark qui réchauffera le public.Tina Turner, quant à elle, continuera sa tournée en Europe avec Robert Cray en Repos pour Paul Sarrasin Paul Sarrasin PHOTO PAULH TALBOT, LA PRESSE ¦ Paul Sarrasin, la coqueluche des téléspectatrices de Musique Plus, a appris mercredi qu'il a la mononucléose.On le verra donc un peu moins souvent au petit écran.Au cours des prochaines semaines, Paul devra prendre du repos.Il ne travaillera que quelques heures par semaine, le temps d'enregistrer l'émission de heavy metal Solidrok et de prêter sa voix au décompte Coca-Cola.Paul a joint l'équipe de Musique Plus le 12 janvier et s'est fait depuis de nombreux fans.Il reçoit en moyenne de 10 à 20 lettres par jour.et essaie de répondre à tous ses correspondants.Il fait remarquer que plusieurs jeunes filles veulent savoir son âge, sa date de fête et ses goûts.Alors voilà: Paul, qui vient de jonquicre, a eu 24 ans le 7 mars.C'est donc un poisson.Il est célibataire et aime les filles intelligentes qui savent s'affirmer.et peuvent le mettre à sa place au besoin.Il ajoute que les vêtements qu'il porte en ondes sont les siens et qu'il aime beaucoup les jeans.Malgré sa popularité subite, Paul demeure simple.Il a été très surpris d'être accueilli à grands cris au lolodium de |o-liette, la semaine dernière.Il n'en revient pas non plus de voir qu'une jeune fille de Mont-Laurier lui écrit tous les jours et l'appelle régulièrement au bureau.Les admiratrices de Paul qui se demandent de quoi a l'air son appartement ne devraient pas manquer Solidrok, jeudi soir prochain.Il enregistrera l'émission chez lui, en pantoufles.première partie.Ce dernier n'en est pas a sa première expérience avec un artiste de premier plan.Au cours des derniers mois, il a précédé sur scène Hue y Lewis and The News et Eric Clapton.DEBUTS MODESTES POUR ANDY TAYLOR ¦ Andy Taylor se produira sur la scene de l'Auditorium de Verdun le 8 juin, sans son ex-groupe Duran Duran.Des débuts plutôt modestes pour un musicien habitué à faire courir les foules! H jouera en première partie des Psychedelic Furs, qui remporte un succès considerable avec son sixième microsillon Midnight to Midnight.Les fans des deux formations pourront se procurer des billets dès demain matin, a lOh, aux guichets de l'auditorium et aux comptoirs Ticketron.HART ET LES BEVERLY HILLS COPS ¦ On retrouvera une chanson de Corey Hart sur la trame sonore du film Beverly Hills Cops 11, qui mettra en vedette Eddie Murphy.Le 33 tours ne comprendra que des chansons inédites, dont Hold On, écrite et interprétée par Corey.L'artiste montréalais sera en agréable compagnie: Bob Seger, George Michael, The Pointer Sisters.Jermalne Jackson, James Ingram, Ready For the World, The Jets, Sue Ann et Pebbles figurent également sur le microsillon, qui sera lancé le 26 mai.Le premier 45 tours tiré du disque sera Shake Down, de Bob Seger.Il sera distribué aux stations de radio lundi prochain et disponible en magasin le 19 mai.PIERRE BERTRAND: ESPÉRANCE ¦ Pierre Bertrand s'apprête à lancer son microsillon Espérance.Il nous a donné un avant-goût du 33 tours, l'automne dernier, avec Moi j'appelle ça d'I'amour, qui a atteint le sommet du palmarès radio de Radio Activité au début de l'année.Il revient avec Vivre et laisser vivre, qu'il interprétera en primeur le Ib mai.à l'émission Pop Express.Le 45 tours sera disponible dès la fin du mois.Il faudra toutefois attendre jusqu'au début de juin pour se procurer Espérance. B6 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 8 MA11987 images du futur 87 Encore plus cette année JOCILVNI upuai ¦ Cette année, les Images du futur au Vieux-Port de Montréal ne seront pas aussi concentrées sur les images de synthèse (produites par ordinateur) que l'an dernier.Le spectre des technologies s'élargit en effet pour inclure également l'holographie, les images au laser, le son synthétique, les espaces multisensoriels, les environnements multimédia et l'art vidéo.D'autre part, des 60 000 visiteurs qui se sont rendus l'été der-niçr à la Gare maritime Louis |ol-liet voir les images du futur, un bon nombre sont en fait revenus participer aux différents ateliers.Aussi a-t-on décidé cette année d'augmenter les activités de participation du grand public, et de prévoir également des horaires spéciaux pour les professionnels et les artistes intéressés par ces nouveaux médias.Quand on sait qu'un vidéoclip en images de synthèse coûte entre $500 et $3 000 la seconde, il est facile de comprendre que c'est un médium à la portée de bien peu de gens, d'où l'intérêt des ateliers.Ajoutons à cela un concours international, un autre national, un restaurant vidéo et un spectacle multi-média électronique, et l'on obtient un programme susceptible de remplir l'ancienne gare ; tout l'été.D'autant plus que dans le hangard voisin de la gare se déroulera Expotcc, avec ses hologrammes et ses exemples de réussites technologiques au Canada.Le Japon à l'honneur Après la France, c'est le japon cette fois qui est le pays à l'honneur avec 80 participants, entreprises, organismes et artistes, qui occuperont le tiers de l'espace.Outre le Canada, une dizaine de pays seront de la partie, y compris la Chine.La France y jouera encore une fois un rôle privilégié.Au total : 500 participants.Tout ce que le Québec compte de réalisations dans les domaines mentionnés sera montré, ou presque.Une vue de la planète inhabituelle ici, celle de l'autre moitié du monde.C'est l'affiche officielle de Images du futur 87, un présage peut-être, du Japonais Tsufomu Hokazono.Du 5 juin au 20 septembre ¦ Images du futur 87 ouvrira ses portes au public le 5 juin et les fermera le 20 septembre.Les heures d'ouverture sont de 12 h 00 à 23 h 00.Le prix des billets d'entrée est de $5 50 pour les adultes, $4 pour les personnes âgées, les groupes de sept personnes et plus et les adolescents de 11 à 17 ans ($2 pour les groupes d'enfants de 10 ans et moins).L'entrée est gratuite pour les enfants de 10 ans et moins accompagnés de leurs parents.La gare maritime Louis lolliet est située au bout de la rue Saint-Laurent.Apres le succès remporte l'été dernier, la Cite des arts et des nouvelles technologies de Montréal, l'organisme qui présente Images du futur, a eu l'occasion au cours de l'année de participer à différents événements du même ordre, notamment en France et au lapon où il a présenté les artistes québécois et canadiens qui jouent avec ces nouvelles technologies.Selon l'un des deux res- ponsables de la Cité, Hervé Fischer ( l'autre étant Ginette Major), le projet d'établir la Cité en permanence et à l'année au Vieux-Port est en bonne voie.C'est un projet qu'appuient et le Vieux-Port et la Ville de Montréal, dit-il.La Cité deviendrait alors un centre de documentation et de formation, un centre de services en plus d'être un organisateur d'expositions.Agence France Presse Brassens perd sa pipe VAKIIONNi: ¦ La pipe de Georges Brassens, une des pieces d'une exposition consacrée au souvenir du chanteur qui se tient actuellement à Narbonne (sud de la France) a été volée.Plusieurs autres objets dont le premier enregistrement 78 tours de la première chanson du poète La mauvaise herbe, datant de 1952.ont également été emportés par le ou les malfaiteurs.Le Festival de jazz Dexter Cordon ( Round Midnight) et plus de spectacles gratuits DBNIS UtVOIB ¦ Toujours plus gros, toujours plus beau, le Festival international de jazz de Montréal nous promet des vedettes du «meilleur cru», pour reprendre l'expression de son àme dirigeante, Alain Simard, qui nous propose également plus de spectacles gratuits, dont une série à minuit au Spectrum, «Labatt blues».Les grands noms : Dexter Gordon, Ella Fitzgerald, Keith Jarrctt, McCoy Tyner, Carlos Santana, la pianiste britannique Marian McPartland, les chanteuses Diane Schurr et Helen Merrill, Rubén Blades et sa salsa d'avant-garde, sans compter le groupe Uzeb et tous les autres.C'est le groupe Uzeb qui inaugurera le festival avec un spectacle tout spécial le 26 juin au théâtre Saint-Denis, dans le cadre de la série des «Grands concerts Air Canada».Le quartette accueillera pour l'occasion le violoniste français Didier Lockwood.Ce spectacle franco-québécois mettra également à contribution les 27 musiciens de l'Orchestre National de |azz de France.Et pour clore le festival, le 5 juillet, c'est la célèbre chanteuse Ella Fitzgerald qu'on pourra revoir pour une rare fois, dans le cadre de la série des «Evénements spéciaux» présentée à la salle Wilfrid-Pclletier de la Place des arts.Dans cette même série, la seule à présenter un programme double (on a éliminé les premières parties des représentations du théâtre Saint-Denis), on aura la chance unique de voir le saxophoniste américain Dexter Gordon, présentement au sommet de la gloire et qui ne donnera pas d'autre spectacle en Amérique cette année.Il sera accompagné pour cette performance exceptionnelle des musiciens avec lesquels il a partagé la vedette du film Round Midnight : Bobby Hut-cherson au vibraphone, Cedar Walton au piano.Billy Higgins à la batterie et Buster Williams à la basse.Round Midnight tiendra l'affiche du cinéma du Complexe Desjardins durant tout le Festival.Toujours à la Place des arts.Dexter Cordon ne donnera pas d'autre spectacle en Amérique cette année que celui de Montréal ; il sera accompagné des musiciens avec lesquels il a partagé la vedette du film Round Midnight qui tiendra l'affiche au cinéma du Complexe Desjardins durant tout le festival.où les spectacles seront bien «spéciaux», on pourra retrouver le pianiste Keith (arret en trio, avec des célébrités comme lack De (ohnette à la batterie et Gary Peacock à la basse.Formation «classique», pour nous interpréter les grands «classiques» du jazz.Pour sa première participation au Festival de jazz, larrett nous offre donc un spectacle unique, «larrett standards», titre de deux de ses albums, enregistrés avec les mêmes musiciens.Parmi les autres vedettes de cette série, signalons la contribution du guitariste Carlos Santana, qui a tant fait pour introduire les influences latino-américaines dans la musique américaine.Il sera d'ailleurs â l'honneur le jour de la fête nationale des Américains, le 4 juillet.Et on ne pourrait ignorer le retour de Dave Brubeck, qui sera entouré de musiciens réputés.Pour ce qui est de la participation canadienne au festival, on a choisi le groupe a cappella torontois The Nylons.Une autre inoubliable vedette américaine sera mise en évi- dence lors du Festival de jazz, Billie Holiday.Une comédie musicale rappelant la vie tumultueuse de cette grande chanteuse tiendra l'affiche au Club Soda, durant tout le Festival.C'est un spectacle qui a connu beaucoup de succès à Londres et New York, et qui sera produit par Donald K.Donald.Pour les mordus de jazz, McCoy Tyner et son quartette accueilleront le saxophoniste Sonny Fortune dans le cadre de la série « |azz dans la nuit ».Les autres pianistes en vedette se retrouveront en solo, avec la série «piano plus», qui déménage à la salle Marie Gérin-Lajoie de l'UQAM.On y verra également Oliver Joncs accompagné de Michel Donato, Fraser McPherson et Oliver Gannon.Les séries «Jazz sur le vif» et «Concours de jazz Alcan» se transpsorteront à la Bibliothèque Nationale.iEt on inaugurera une nouvelle série «ad lib», consacrée au jazz d'avant-garde des musiciens de la scène montréalaise.PO mm METTEUR EN SCENE ET CHOREGRAPHE PETER GEORGE SIÈOES RESERVES SEULEMENT BILLETS Stmain» Sam*di> tt dimanches Samuel Graver Auditorium SNOWDON YM-YWHA, 5500.a».Weatbury_ S1250 s15oo Guichet ouvert du lun.au ven.\u2022 fermé, sam.dim.DIRECTEUR MUSICAL FRASER HUTCHINSON MAI 9,10,13,14,16,17, 20, 21,23, 24 Spectacles \u2014 20 h.sauf pout lea samedis 21 h.BILLETS DISPONIBLES au SNOWDON Pour les rèservatlona, appeler au: 737-6551 HoJJjj YM-YWHA & MHS The Montreal Jewish Community Centre SALON DE LA FAMILLE DU GRAND MONTRÉAL 87 AU VELODROME \u2014-3* DU 14 AU 19 MAI Lison vous invite à venir dessiner sur place au Salon et avoir la chance de voyager dans la Montgolfière de TÉLÉ-DIRECT en collaboration avec la R.l.O.Le mini ZOO DE GRANBY avec ses animaux vous invite au Salon et remettra des billets gratuits aux enfants (1000 par jour).Venez vous divertir au Salon de la Famille du 14 au 19 mai 87 au Vélodrome Olympique avec la C.E.C.M., les Clubs Optimistes, Clairette et Orner Veilleux qui animeront la scène principale.Ainsi que de nombreuses conférences.Heures d'ouverture Jeudi 11 h00.' 21 h00 Vendredi, samedi, dimanche: 101)00.1 l'inuu Lundi, mardi: 10h00à20h00 Porte-parole officielle: LISE MARCHAND La Fédération des Unions de Famille remettra le prix de la Famille le 15 mai à 13 heures.Les Clubs Optimistes remettront le prix de la Famille optimiste de l'année, un voyage en Yougoslavie offert par YUGOSLAV AIRLINES.Exposition de dessins des concours de l'émission Samedi Jeunes et de laC.E.C.M.Un forum inter-Âges aura lieu tous les jours.Sur place, une garderie \"Au Coin des Amis(es)\" de MATTEL.EASTERN Transporteur officiel Admission générale: 4,00$ Étudiants et 55 ans et plus: 2,00$ Enfants moins de 12 ans accompagnés: gratuit Pour information: 271-6390 VOTRE SOIREE DE TELEVISION CHOIX D'ÉMISSIONS par Louise Cousineau 19:30 Q O CD m \u2014 Hockey Cagcrez-vous pour le Canadien ou pour les Flyers?20:00 (D \u2014 Garfield goes Hollywood Pour les fans de ce gros goinfre et effronté de chat.20:00 tO \u2014 Droit de parole Le silence est-il préférable à la chicane de ménage?Parmi les invités: les comédiennes Andrée Boucher et lohanne Fontaine.22:00 B \u2014 Parler pour parier Il sera question d'herpès et de sida.23:20 O \u2014 «Butch Cassidy et le Kld» Un classique du western, signé George Roy Hill, avec Paul Newman et Robert Redford.Deux hors-la-loi super sympathiques se font pourchasser par la police.La scène finale est un classique.Robert Redford dans Butch Cassidy and the Sundance Kid.HORAIRE RÉVISÉ 12:30 o («) 03 \u2014 D'une série à l'autre Secret diplomatique ( lore de 6).21:00 S \u2014 Nos espoirs 88 21:05 O \u2014 Cinéma \t18 h 30\t19 h 00\t19 h 30\t20 h 00\t20 h 30\t21 h 00\t21 h 30\t22 h 00\t22 h 30 e\tMontreal ce soirjIEh)\tLe Clan Campbell\ta Soiree du hockey : Flyers de Philadelphie va Canadiens de Montréal.\t\t\t\t\tLe Tetéjoumal\t\u2022 Le Point (22h20) GD\tThe News (flh)\tCBS Newt\tHollywood Squares\tGarfield to Hollywood\tBugs Bunny\tDallas\t\tFalcon Crest\t ©\tNBC Nightly News\tWheel of Fortune\tM.A.S.H\tRoomies\tAmazing Stories\tMiami Vice\t\tStingray\t O\tNewswatch (18h)\ta Danger Bay\tHockey Night: Fryers de Philadelphie vs Canadiens de Montréal.\t\t\t\t\t\tThe National New O\tLa Monde (ISh)\tK2000\t\tL'ile fantastique\t\tArme et charme\t\tAd Lb\tLoto-Québec (22M5) Ot\tLe Monde (I8h)\tK2000\t\tL'ite fantastique\t\tArme et charme\t\tAdLib\tLoto-Quebecf22M5) o\tNewsline (18h)\tEntertainment Tonight\tThri of a Lifetime\tMiami Vice\t\tCTV Special : \"Hands of s Stranger\" (1ère de 2, aUtt demain à 21 h)\t\t\t ce\tWorld News Tonight\tNew Newlywed Game\tNew Dating Game\tWebttar\tMr.Belvedere\tFriday Night Movie: \"Hany'a Hong Kong\".\t\t\t ag-\tLe Bulletin de 18h30\tLe Clan Campbell\ta Soirée du hockey: Flyers de Philadelphie va Canadiens da Montréal.\t\t\t\t\tLa Tetéjoumal\t\u2022 Le Point (22h20) io\tPaul el les lurreaux\tCinéma du vendredi: \"On s'en fout, nous on l'aime\".\t\t\t\tArma at charme\t\tAdLib\tLr*4»it)K(22MS) (B\tPUiM(llh)\tEntertainment Tonight\tThnlIolaLrfetJme\tMiami Vice\t\tCTV Special : \"Hands ot a Stranger\" (1 ère de 2, suite demain é 2lh).\t\t\t GD\tNouvelles du 13\tLe Clan Campbell\t\u2022 Soiree du hockey: Flyers de Philadelphie vs Canadiens de Montreal.\t\t\t\t\tLe Telejoumat\t\u2022 Le Point (22h20) 09\tTeleservice\tOurj*JdMflne
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