La presse, 11 mai 1987, Cahier A
[" La meieo Aujourd'hui: Ciel variable Minimum 6° Maximum 25° Demain: Dégagement DETAILS PACE A2 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE NDt kHEVROLE* OlOSMOBllE AOIUM .*EE BOUL 0£ .A CONCQflOL ,«V«.Bu\" 324^41 J 3\tMONTRÉAL, LUND111 MAI 1987\t103e ANNÉE N°198\t62 PAGES, 4 CAHIERS\tHors de la zone métropolitaine 45 cents \u2022B5< Ailleurs au Quebec 50 cents ¦ lies de La Madeleine 90 cents 99 HIHHH\t\t\t\t Aujourd'hui A5 BIENHEUREUX L eveque québécois Louis-Zephirin Moreau a ete declare bienheureux hier, au cours d'une messe de beatification célébrée par le pape Jean-Paul II.A14 CANNES Pendant que des cinéastes italiens tournent en Colombie ou a Hollywood, des réalisateurs d'autres pays promènent leurs comédiens dans les rues de Rome A6 SANTE Une etude démontre qu'a Montreal, un bebe naissant sur 15 vient au monde avec un poids insuffisant.Le phénomène frappe davantage les femmes non mariées.Cl L'AUTOMOBILE Dans sa chronique, Denis Duquet fait un tour d horizon de tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur lâchât d une auto neuve, sans jamais oser le demander.Selon I ex-conseiller a la sécurité nationale Robert McFarlane, Reagan a lui-même ordonné d'aider les contras, maigre la décision contraire prise par le Congres.Sommaire Annonces classées.B8 a B10 C6aC12 Arts et spectacles informations.A14aA18 horaires.B6 Bandes dessinées.C7 Décès, naissances, etc.Cl2 Échecs.B10 Économie.A8 à A10 Ètes-vous observateur?.B8 Feuilleton.B9 Horoscope.B10 L'auto.C1 à C5 Le monde.B4.B5, B12 Loteries \u2014 résultats:.A6 Mots croisés.C8 «Mot mystère».C6 Télévision.A15 TABLOÏD SPORTS Mots croisés.14 Le conflit est terminé à la STCUM =- Autobus et métro roulent depuis hier M Toute menace de grève dans le transport en commun à Montréal est définitivement écartée.Les préposés à l'entretien île la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal ont en effet accepté, hier, dans une proportion de 69,1 p.cent, les réaménagements apportés par la STCUM à l'entente de principe rejetée dimanche dernier.C'est cependant a contrecoeur, sous la menace d'une loi spéciale sévère et à l'en-contre de la recommandation de rejet de leurs dirigeants, que les syndiqués ont accepté, par scrutin secret, les réajustements dans la proportion suivante: 613 votes pour et 273 votes contre.Le tout s'est déroulé au Centre Paul-Sauvé lors d'une assemblée tenue à huis clos qui a duré plus de trois heures.Selon M.Normand Lamoureux, président du syndicat des 2 100 préposés à l'entretien, «c'est un règlement imposé!» Cette acceptation signifie que les 650000 usagers quotidiens du transport en commun n'ont plus à craindre de perturbation au service régulier d'autobus et de métro.Ce service a repris normalement tôt hier matin, après que les chauffeurs d'autobus et opérateurs de métro curent mis fin samedi à leur grève de quatre semaines.Moins de 2000 des 4000 chauffeurs et operateurs ont effectivement entériné samedi, lors d'une assemblée houleuse tenue a huis clos, à plus de 80 p.cent l'entente de principe intervenue mercredi entre le syndicat et la STCUM.La nouvelle convention collective prévoit des hausses de salaire tie 12,8 p.cent sur trois ans, une nouvelle prime pour le temps d'attente entre- deux affectations et une légère reduction de ce temps d'attente.M.Lamoureux a expliqué que la STCUM.après douze heures de concilia-lion samedi, a éliminé les disparités salariales qui avaient provoqué le rejet de l'entente de principe dimanche dernier.Mais, a-t-il dit, cela a été fait au détriment de 600 syndiqués qui se voient privés d'une hausse salariale d'environ $800 sur trois ans.«C'est pourtant la STCUM qui a créé le problème», a-t-il dit.Au départ, les écarts étaient de l'ordre île 25 cents l'heure sur deux ans et tou- VOIR STCUM EN A 2 SUITE DES INFORMATIONS EN A î Les chargés de cours retournent au travail ROCH COTE Les charges de cours de l'UQÀM ont hier soir, sans surprise, decide de ne pas défier la loi spéciale de retour au travail mais ils se sont donne pour programme «d'organiser la résistance».La rentrée au travail îles I 100 charges de cours de l'UQAM, en grève depuis la fin de mars, se fera donc aujourd'hui a peu près normalement.Sauf que les dirigeants du syndical ont reçu hier soir le mandat d'organiser la rentrée «dans l'esprit d'une campagne des coeurs charges».La recommandation du conseil syndical de renoncer a défier la loi spéciale du 7 mai a clé adoptee presque a l'unanimité des quelque 250 charges de cours presents a l'assemblée d'hier soir dans un hotel du centre-ville de Montreal.Le président du syndicat, Robert Tremblay, a confié hier a l'assemblée que l'exécutif avait jongle avec l'idée de défier la loi spéciale mais qu'un fait majeur l'en avait retenu: une minorité des charges de cours payerait le lourd prix de la désobéissance.«On serait 250 a payer pour unis les autres, a-t-il declare.Il faut bien évaluer nos forces.I.'UQAM a été incapable de nous faire plier mais nous faisons maintenant face au gouvernement du Québec lui-même».I.t pour lutter contre le gouvernement, il a annoncé qu'un front commun de tous les charges de cours du Québec serait organisé pour le premier janvier 1989, soit tout juste le lendemain du jour où la loi spéciale cessera de s'appliquer.Le Syndicat des chargés de cours entend également faire la VOIR UOAM EN A 2 LE CANADIEN FAIT FACE À L'ÉLIMINATION PHOTO BERNARD BRAULT LA PRESSE Le Canadien fera face à l'élimination, demair de Patrick Roy de connaître pareil sort, hier.soir, sur la glace du Spectrum de Philadelphie, s'étant incliné 6-3 devant les Flyers, hier soir, au Forum.Après Brian Hayward qui avait connu des difficultés devant son filet vendredi soir, ce fut au tour Le jeune gardien de 21 ans, qui disputait son premier match depuis le 20 avril, a donné quatre buts en un peu plus de 40 minutes de jeu.Tabloïd Sports, pages 2 à 5 Le procès de Klaus Barbie attire des centaines de journalistes à Lyon LOUIS-BERNARD ROUIT AILLE collaboration spéciale LYON Quelle que soit la tournure du procès de Klaus Barbie, qui s'ouvre aujourd'hui à Lyon, une chose est acquise: ce sera un grand show médiatique.Le déferlement des journalistes, équipes de télévision et photographes dans la ville de Lyon dépasse largement ce qu'on avait vu au cours de la visite de jean-Paul II l'automne dernier.Sur les quais de la Saône, face au Palais de justice, on a installé une trentaine de baraquements préfabriqués pour les télévisions et les agences de presse.Au centre de presse, agréablement aménagé pas très loin de là sous des tentes multicolores, les responsables vous donnent un attaché case bourre de documents vantant la région lyonnaise.lamais on avait vu autant de journalistes dans la région.Hier Klaus Barbie PHOTOLASER REUTER après-midi, il y avait déjà 737 accréditations, non compris les 400 techniciens radio et télé qui n'ont pas accès à la salle d'audiences.Il faut dire qu'à l'intérieur les places se vendent cher.On a du aménager au prix de $200000 le grand hall d'entrée du Palais de justice pour disposer de suffisamment d'espace, mais les 320 places de presse, dûment numérotées et personnellement réservées, seront loin de suffire, au moins pour les premiers jours, et on va se bousculer à l'arriére pour quelques centaines de places debout.Il y a décidément beaucoup de monde à caser en dehors de l'espace réservé au public «ordinaire».Il y a les invités: le maire de Lyon et son premier adjoint, le leader socialiste de la région Charles Hernu, les écrivains Ma-rck Halter et Bernard-Henri Lévy.Il faut ensuite placer dans une mezzanine les parties civiles, c'est-à-dire les personnes qui portent plainte contre Barbie à titre individuel.Il y a finalement les avocats de ces derniers: «Hier midi, ils étaient 32, dit un responsable de presse.Quatre heure» VOIR BARBIE EN A 2 Un mouvement de dé-déréglementation TENDANCES USA a révolte l a n t i -gouvernement des années 1970 est terminée», affirme, pour s'en plaindre, un politicologue conservateur, William Schneider.Le vent a tourné.Après avoir contribué aux victoires de Ronald Reagan et donné naissance à l'ère de la déréglementation, la grande vague anti-Washington, la critique systématique du «big government », du «red tape» et de l'étouffante bureaucratie n'est plus.Dans l'aviation, dans le transport routier, dans les ban- ques, à Wall Street, dans la protection de l'environnement, de la sécurité au travail ou de la libre circulation de la pornographie, bref presque partout, on entend les appels à un contrôle plus strict, à un gouvernement plus fort.On ne sail trop s'il faut appeler ce mouvement une « re-réglemcn-talion» ou une «dé-déréglementation», de peur d'avoir à ajouter un autre préfixe «re» ou «dé» d'ici à dix ans.lorsque le pendule changera à nouveau de direction.Dans une récente série d'articles, le Wall Street journal a préféré parler de « re- VOIR MOUVEMENT EN A 2 Prenez l'Air O^^JÊF^ÉTL canada ¦ A 2 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUND111 MA11987 STCUM Lt conflit Mt termine a la STCUM chaient quelque 500 personnes.La STCUM aurait du déboursé Si million de plus pour plaire à tout le monde.Elle s'y est refusée jusqu'à la fin.Donc, pour éliminer les écarts, les ajustements salariaux ont été redistribués autrement.«Ils ont rétabli l'équité salariale, a expliqué M.Lamoureux, mais aux dépens des plus hauts salariés.» La STCUM s'est refusée hier à tout commentaire.Mme Louise Roy, présidente directrice générale de la STCUM.doit faire connaître ses commentaires, aujourd'hui, lors d'une conférence de presse en présence de M.Robert Perreault.président du conseil d'administration de la STCUM.M.Lamoureux a ajouté que les négociations des derniers jours s'étaient déroulées «le couteau sur la gorge».«Pendant la conciliation dans la nuit de samedi à dimanche, le ministre du Travail Pierre Paradis nous a fait savoir qu'on était sur le bord d'un précipice et que si on sautait, il n'y avait pas de filet!» Il faut se rappeler que les préposés à l'entretien, malgré la suspension de leur droit de grève dimanche dernier, menaçaient toujours avant de se réunir en assemblée de braver cet interdit malgré les fortes amendes dont ils étaient passibles.Leur droit de grève a été suspendu parce qu'ils refusaient d'assurer des services essentiels.En quittant l'assemblée, plusieurs syndiqués ne cachaient pas leur déception devant un nouveau contrat qui.disent-ils, n'améliorera pas les relations de travail.«Ça va brasser dans les milieux de travail», disaient-ils.D'autres affichaient aussi une insatisfaction à l'endroit du syndicat.M.Paul-Emile Duhaime, un électromécanicicn à l'emploi de la STCUM depuis 15 ans, ne cachait pas son amertume devant un syndicat qui refuse d'accepter des écarts salariaux entre métiers qui ne commandent pourtant pas la même formation, ni la même expertise.Le nouveau contrat de travail des préposés à l'entretien prévoit des hausses de salaire totales \u2014 comprenant augmentation et ajustement \u2014 de 18,5 p.cent sur trois ans.Outre l'assurance-salai-re.le syndicat a aussi obtenu le maintien intégral des contributions patronales au régime de retraite.Le procès de Klaus Barbie attire des centaines de journalistes a Lyon plus tard, ils étaient 37.On ne sait plus où les mettre».C'est dans cette salle bondée que défileront les témoins cités par la défense, l'avocat général ou les parties civiles: on prévoit qu'ils seront environ 120.Depuis que la Cour de cassation, il y a quatre mois, a élargi la notion de «crime contre l'humanité» à des actes contre la résistance et non plus seulement contre les civils juifs, le nombre de plaignants et donc de témoins a continuellement augmenté.On entendra les quelques hommes et femmes, aujourd'hui âgés de 80 ans, et qui ont eu directement affaire au «boucher de Lyon».il y aura aussi des vedettes: l'écrivain Régis Debray, conseiller de l'Elysée et en partie responsable de l'extradition de Barbie de Bolivie en 1982, le président de l'Assemblée nationale lacques Chaban-Delmas, l'ancien déporté d'Auschwitz et prix Nobel de la paix Elie Wiesel.Sans parler de la romancière Marguerite Duras que le surprenant avocat de Barbie, lacques Vergés, souhaiterait voir déposer à la barre des témoins, ou des responsables politiques boliviens de premier plan.On devine le temps qu'il faudra pour venir à bout de la procédure.A eux seuls, les avocats de la partie civile plaideront pendant plus de deux semaines, l'avocat général, deux jours, et Me Vergés Un agent de sécurité fouille le sac d'un photographe de presse, à l'entrée de la salle où se déroule, à partir d'aujourd'hui, le procès du criminel de guerre Klaus Barbie.Ouelque 700 journalistes suivent l'événement.pour la défense de Barbie trois jours à lui seul.Les témoignages s'étaleront sur deux à trois semaines et le verdict n'est pas attendu avant la mi-juillet.C'est à 13 h aujourd'hui que l'ancien responsable de la Gestapo de Lyon fera son entrée dans la salle d'audiences et prendra place à gauche du tribunal (trois magistrats et neuf jurés), derrière une simple paroi vitrée destinée à le protéger contre d'éventuelles manifestations d'hostilité de témoins ou du public.Les photographes auront accès à la salle d'audiences pour une quinzaine de minutes, après quoi il ne restera plus que les deux caméras vidéo chargées de filmer l'intégralité du procès, mais pour les archives.Appel des jurés et des témoins, lecture de l'acte d'accusation, déposition des psychiatres, c'est le menu prévu pour les deux premiers jours.En principe on s'attend à ce que Klaus Barbie prenne la parole demain en fin de journée.Quelle sera son attitude et celle de son avocat?On peut imaginer que ce vieil homme de 73 ans, malade, assuré de mourir dans une prison de Lyon et n'ayant plus rien à perdre, compte utiliser cette dernière tribune pour empoisonner le débat, en mouillant des personnalités de la résistance mortes ou vivantes.La question est de savoir s'il a de véritables atouts en main.Chose certaine, le grand «déballage» sur la résistance et la collaboration en France pendant la guerre ne pourra pas être totalement évité.Même avant que Barbie ne parle, des journaux ont lancé le débat et, comble d'ironie, ce sont des journaux allemands.Ainsi, l'hebdomadaire Stern accuse une ancienne figure majeure de la diplomatie française.André François-Poncet, d'avoir favorisé la fuite en Bolivie de Barbie, et affirme que celui-ci a des révélations en réserve sur des dirigeants français de l'après-guerre.Un autre journal, DicZeit, rappelle que «la grande majorité des Français était d'accord avec la collaboration ».Le dossier est ouvert.Ce qui sera peut-être le dernier grand procès d'un criminel nazi s'ouvre dans une atmosphère d'incertitude et de malaise.LA MÉTÉO\t\t\t\t\t\t\t\t\t Québec\t\t\t\tÉtats-Unis\t\t\t\t\t Atxtibi\t4\t16\tAverses\t\tMin.\tMu\t\tMin.\tMai.Outaouais\t6\t2S\tEnsoleille\tBoston\t7\t16\tN -Orleans\t16\t26 laurentKjes\t3\t25\tAverses\tBuffalo\t5\t15\tPittsburgh\t7\t19 Cantons de 1 Est\tS\t25\tEnsoleille\tChicago\t16\t24\tS.Francisco\t15\t23 Mauncie\t4\t22\tEnsleille\tMiami\t22\t28\tWashington\t8\t22 Quebec\t5\t22\tNuageux\tNew York\t11\t27\tDallas\t17\t29 lac-Saint-Jean\t0\t16\tAverses\t\t\t\t\t\t flimouski Gaspesw\t1 1\t13 13\tAverses Averses\tles capitales\t\t\t\t\t BaieiComeau\t0\t12\tAverses\t\t\t\t\t\t Sept-lies\t0\t12\tAverses\tAmsterdam\tMm.4\tWar 14\tMadrid\tM '9\tMai.26 Canada\tMm i\tlu\tAu|Ouid hui\tAthènes Acapulco\t10 24\t18 33\tMoscou Mexico\t0 10\t3 25 Viciona\t9\t26\tNuageux\tBerlin\t6\t23\tOslo\t2\t12 Edmonton\t6\t23\tEnsoleille\tBruxelles\t7\t20\tPans\t13\t26 Regma\t5\t24\tEnsoleille\tBuenos Aires\t12\t23\tRome\t12\t16 Winnipeg\t7\t28\tEnsoleille\tCopenhague\t8\t17\tSeoul\t12\t21 Toronto\t10\t21\tNuageux\tGenève\t3\t23\tStockholm\t4\t14 Fredencton\t4\t19\tEnsoleillé\tHong Kong\t23\t27\tTokyo\t15\t27 Halifax\t6\t17\tNuageux\tLe Caire\t17\t25\tTrinidad\t29\t34 Cnartonetown\t6\t13\tNuageux\tLisbonne\t16\t22\tVienne\t10\t21 Saint-Jean\t9\t20\tNuageux\tLondres\t8\t16\t\t\t Des centaines de personnes se sont rassemblées, hier, devant un monument érigé temporairement à Lyon à la mémoire des victimes de l'Holocauste juif.photo reuter À la veille de l'ouverture du procès Barbie, les avocats des parties civiles ont effectué un pèlerinage à Izieu, un village à proximité de Lyon.Klaus Barbie est accusé d'y avoir fait arrêter 44 enfants juifs, pour les déporter à Auschwitz.À l'avant plan, les avocats Serge Klarsfeld (à g.) et Charles Libman.PHOTO REUTER N Ijrvnn Juffs de* La Quotidienne Tirage de samedi a trois chiffres 205 à quatre chiffres 5964 20-1-01 Le lundi 11 mal L'écrivain juif Marek Halter (i gauche), en compagnie du président de l'Association des étudiants juifs Marc Bitton, s'adresse aux journalistes, a la veille de l'ouverture du procès.wpo reuter MOUVEMENT Un mouvement de de-déréglementation naissance de la réglementation ».Quelques exemples Depuis la déréglementation du transport aérien en 1978, les consommateurs ont économisé plus de $6 milliards, selon les calculs du Brook i ns Institute.Mais la compétition féroce entre transporteurs a multiplié tes embouteillages sur les pistes.Le billet d'avion est peut-être moins cher, mais 334 000 fois en 1985 et 418000 fois l'an dernier, l'avion n'est pas parti à l'heure.Consommateurs, parlementaires et responsables gouvernementaux veulent imposer de nouvelles régies aux transporteurs et renforcer la sécurité dans les airs.Le monde bancaire, qui profite d'une liberté croissante, a mis beaucoup de citoyens en colère avec des taux d'intérêts excessifs sur les cartes de crédit, ou la pratique d'attendre parfois trois semaines avant de créditer un compte lorsqu'un chèque est déposé.Le Congrès s'apprête à voter une période limite pour l'encaissement des chèques et un plafond aux taux d'intérêts des cartes.En 1983, l'Administration fédérale de la santé et de la sécurité au travail n'avait émis que 9600 plaintes contre des entreprises ayant mal répertorié le nombre d accidents du travail.Ce décompte est essentiel puisqu'une trop forte augmentation du nombre d'incidents provoque une enquête.L'an dernier, 1 500000 plaintes \u2014 157 fois plus qu'en 1983 \u2014 ont été déposées.Nombre de plaintes depuis le début de l'année 1987: I 700000.En 1980.le «policier de Wall Street», la Securities and Exchange Commission, n'avait déclenché que 180 poursuites.L'an dernier, presque 300.La hausse devrait se poursuivre cette année dans la foulée des scandales de «délits d'initiés» (insider trading) qui ébranlent le monde financier.Le Congrès veut donner des muscles aux lois et règlements dans ce secteur.Et si les intéressés ne sont pas contents, lance une responsable de la SEC, «ils n'ont qu'à changer de profession et vendre des voitures usagées».Sauf que, dans le monde automobile aussi, la poussée de rc-réglementation se fait sentir.Un nouvel équilibre «Le système capitaliste est ex-traordinairement compétent pour satisfaire les besoins et les volontés de la société», écrivait la semaine dernière l'hebdomadaire néo-conservateur New Republic.« Mais dans le processus, le marché a tendance à produire une série d'effets secondaires nuisibles (conditions de travail dangereuses, pollution, embouteillages, radioactivité.) La solution est de faire payer le coût social aux responsables (les entreprises).» Le concept n'est pas inédit, mais il revient dans le paysage américain avec un nouveau dosage.Entre le capitalisme débridé du début des années Reagan et l'État-tentaculc des «Golden Sixties », on trouve les conditions d'un nouvel équilibre, en tous cas d'une nouvelle distinction entre ce qu'on pourrait appeler la déréglementation «économique» et la déréglementation «sociale».La première laisse les entreprises libres de se mesurer sur le marché sans entraves.Personne ne parle sérieusement de re-régle-menter le transport aérien, ni de remettre en place l'ancien monopole téléphonique d'ATT.«Il y a des oeufs qu'on ne peut dé-brouil-Icr».commente un sénateur républicain.(La fin du monopole téléphonique a provoqué une hausse de 40 p.cent du coût des appels locaux, une baisse de 17 p.cent des appels interurbains.) Au contraire, là comme dans le secteur bancaire, certains contrôles encore existants sont appelés à disparaître.Un sondage du Wall Street tournai indique d'ailleurs que les Américains pensent que la «libération» des forces économiques est souhaitable, et doit se poursuivre encore un peu.En 1980, plus de 66 p.cent pensaient que les entreprises étaient trop contrôlées; la proportion a chuté à 38 p.cent le mois dernier, avec 32 p.cent qui pensent que les contrôles actuels sont adéquats.Mais lorsqu'il s'agit des règlements qui forcent l'entreprise à être un «bon citoyen» \u2014 ne pas polluer, ne pas mentir dans ses publicités, ne pas mettre en péril la santé de ses travailleurs, ne pas faire attendre les passagers \u2014, la réponse est tout autre.Plus de 60 p.cent, par exemple, veulent plus de contrôle sur l'environnement.50 p.cent sur la sécurité au travail, 43 p.cent sur la sécurité automobile, et ainsi de suite.C'est la rc-rcglementation «sociale».Toul se passe comme si l'Amérique avait tiré une grande leçon du professeur Ronald Reagan.Il a raison, rien ne vaut les lois du marché pour «faire des affaires».Il a tort, pas question de mettre notre bien-être entre les mains d'un marché qui n'apprendra jamais les bonnes manières.UQÀM Les charges de cours reprennent le travail lutte au gouvernement sur un point de la loi spéciale, celui de la perte de points d'ancienneté, qui lui parait instaurer une présomption de culpabilité, à rencontre de la constitution canadienne.«Finie la collaboration!» Le président du syndicat a annoncé la fin de toute collaboration des chargés de cours avec l'administration de l'UQÀM en faisant valoir que cette dernière avait été depuis plusieurs semaines de connivence avec le gouvernement du Québec.«La loi spéciale avait été rédigée depuis un mois, a-t-il déclaré devant l'assemblée.Une entente existait déjà entre l'UQAM et le ministre Ryan sur le contenu de la loi spéciale, un mois avant son adoption.» Pour punir l'université de sa «collusion secrète avec le gouvernement», le président du syndicat a proposé que les chargés de cours s'en tiennent au strict contenu de leur tache selon la convention collective et ne fassent plus une heure de travail gratuit comme, dit-il, ils avaient l'habitude de le faire.«Ça va faire mal à l'UQÀM», a-t-il prédit.La résistance des chargés de cours ne consistera pas à faire des actions illégales, a-t-il précisé, mais à user de leur imagination pour que la rentrée au travail ne soit pas de tout repos pour l'UQAM.Enfin, le président du syndicat a révélé que des tractations avaient lieu pour convaincre l'administration de l'UQAM d'accorder à ses chargés de cours les salaires contenus dans ses dernières offres et que la loi spéciale a révisés à la baisse.Mais, a-t-il ajouté, l'espoir est bien mince.89989999 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUND111 MA11987 \u2022 A3 Le Mont-Royal bientôt mis à l'abri des projets grandioses L'administration Doré-Fainstat entend en faire un «site patrimonial» protégé par une réglementation sévère ¦ Les organismes qui ont à coeur la préservation des espaces verts et la sauvegarde du parc du Mont-Royal peuvent désormais dormir en paix.L'administration du maire lean Doré a en effet l'intention de déclarer «site patrimonial» le parc du Mont-Royal et d'établir Le maire Doré à Paris JEAN-PAUL BURY de la Presse canadienne l'ARIS une réglementation sur la protection des arbres.La Ville étudie aussi la possibilité d'agrandir le parc du Mont-Royal.C'est ce qu'a annoncé, hier, M.Hubert Simard, conseiller associé au comité exécutif de la Ville de Montréal et président de la Commission d'aménagement de la Communauté urbaine de Montréal.L'opposition des Montréalais relativement à l'établissement d'une tour de transmission, de pistes de ski et d'un centre d'athlétisme sur le Mont-Royal aura donc porté fruit.Selon M.Simard, le message que la population montréalaise a adressé à la Ville à la suite des dif- férents débats sur les projets d'aménagement du Mont-Royal ont été tellement clairs dans le sens de la préservation et de l'intégrité de la montagne, qu'il n'y avait plus de place que pour un consensus.« |e suis convaincu que ce débat aura permis une fois pour toutes de conclure que le Mont-Royal est le véritable monument de Montréal.Les Montréalais ont décidé que la valeur du Mont-Royal repose sur son aspect naturel, sur sa topographie naturelle, sur sa végétation et sur ses arbres qui sont un complément vital à la densité du développement urbain du centre-ville», a déclaré M.Simard.Le conseiller a de plus souligné que les projets de développement du Mont-Royal ont été nombreux au cours des années.Il y a eu jadis divers projets proposés dont les principaux sont une tour, un casino, un tramway aérien, un amphithéâtre, etc.«La dernière génération nous a laissé la voie Ca-milien-Houde et les stationnements en 1955.Aujourd'hui, les temps ont changé et de tels projets auraient un impact beaucoup trop important sur l'environnement pour qu'ils se réalisent», a rappelé M.Simard.Le conseiller du RCM a été clair sur les dangers qui ont menacé le Mont-Royal et sur les autres projets qui pourraient naître.«Il sera toujours tentant d'hypothéquer les intérêts à long terme au profit des intérêts à court terme ou encore de consacrer des usages socialement valables, mais inappropriés sur le territoire de la montagne.C'est pourquoi nous devons être vigilants et nous munir d'une structure plus sévère que celle dont nous disposons présentement», a ajouté M.Simard.Conformément à la loi, des audiences publiques seront tenues à l'automne par le comité consultatif sur le patrimoine.Le conseil municipal statuera ensuite sur la création de ce site du patrimoine à la suite des recommandations du comité consultatif.Dorénavant, toute construction neuve et toute modification aux immeubles à l'intérieur du site du patrimoine devra être soumise à ¦ Le maire de Montréal, M.lean Doré, est arrivé hier à Paris et y entame aujourd'hui une visite officielle de quatre jours en France, notamment à Paris et â Lyon, «il s'agit de mon premier voyage à l'extérieur du continent nord-américain, comme maire de Montréal et il était normal que je le fasse en France», a déclaré M.Doré à la Presse canadienne, â son arrivé à Paris.Le maire, qui s'entretenait dès ce matin avec l'ambassadeur Lucien Bouchard et le délégué général lean-Louis Roy.sera reçu dans l'après-midi, à l'hôtel Matignon par le premier ministre et maire de Paris.M.lacques Chirac.Demain.M.Doré rencontrera le ministre français de la Culture, M.François Léotard, pour évoquer notamment, dans le cadre du bicentenaire de la Révolution, la préparation de l'exposition sur la civilisation française prévue à Montréal.Mais le maire doit réserver l'essentiel de sa visite aux dossiers économiques.Il doit ainsi s'adresser mardi midi, lors d'un déjeuner organisé par la Chambre de commerce France-Canada, à une centaine d'hommes d'affaires et de décideurs français.«Il faut bien voir que Montréal est une locomotive pour le Québec, estime M.Doré.C'est clair, lorsque je me déplace à l'étranger pour faire la promotion de Montréal et de sa région, je fais aussi la promotion du Québec.Montréal est un atout pour le Québec et on doit savoir l'utiliser», a encore estimé le maire.M.Doré se rendra également à Lyon, la ville française liée à Montréal par un pacte d'amitié signé en 1979.Il y aura plusieurs séances de travail avec son homologue Francisque Collomb pour «dynamiser le pacte, dans les secteurs d'intérêt économique».Le maire, qui regagnera Paris en TGV (train à grande vitesse), a déclaré que «la liaison TGV entre Montréal et New York restait dans les carions» mais qu'il était tout aussi intéressé par une liaison rapide entre Toronto, Montréal et Québec.Meurtre à Sainte-Foy PC QUÉBEC ¦ Une infirmière de 49 ans est morte étranglée et a été retrouvée par sa fille dans sa demeure de la rue Bellevue, à Sainte-Foy, hier matin.Mme Laure Guay aurait été étranglée alors qu'elle se trouvait dans la salle de bains.Il semble que plusieurs marques au cou étaient visibles.C'est en revenant d'un bal de graduation, vers 4h 50, que la fille de la victime, Rose-Marie, une étudiante de l'université Laval demeurant toujours avec sa mère, a fait la macabre découverte.Selon des voisins, Mme Guay avait travaillé pendant toute la journée, samedi.Elle était infirmière à l'Hôpital Général de Québec, depuis plusieurs années.Hier soir, les policiers du bureau des enquêtes criminelles ne détenaient toujours aucun suspect.Le policier Yves Charbon-ney.de la sûreté municipale de Sainte-Foy, est en charge de l'enquête.Il a indiqué que le vol pourrait être le mobile du crime.Les enquêteurs n'écartent toutefois pas d'autres hypothèses.Il semble qu'aucune personne n'ait eu connaissance de la tragédie.Mme Guay restait à Québec depuis une quinzaine d'années.Elle est séparée de son mari depuis maintenant près d'un an.Ce dernier est professeur en sociologie à l'université Laval.Il s'agit du deuxième meurtre à survenir à Sainte-Foy depuis le début de l'année et le troisième dans la région de Québec.La semaine dernière, Michel Coulombe, 37 ans, du quartier Saint-Roch, à Québec, est mort écrasé entre une automobile et le mur d'un immeuble.Son frère, Jacques, a été accusé, mardi dernier, de meurtre non prémédité au palais de justice de Québec.PHOTO LUC SIMON PERRAULT, LA PRESSE L'incendie qui s'est déclaré hier à l'entrepôt de la compagnie Produits chimiques CCC, à Saint-Laurent, a détruit plusieurs camions appartenant à la firme et qui servaient au transport des produits.Les Montréalais reprennent autobus et métro en grognant RAYMOND CERVAIS ¦ «Enfin, je vais pouvoir me rendre et revenir de mon travail à des heures normales.Fini les interminables attentes au coin des rues dans l'espoir qu'un automobiliste me prenne à son bord.» Germaine Pouliot, une Montréalaise de 59 ans qui, durant les quatre dernières semaines, a du se débrouiller tant bien que mal pour se rendre à son travail et en revenir, était bien contente hier.Il y a le cas de cet étudiant qui s'était déniché un travail à temps partiel en tant qu'employé d'entrepôt dans un grand magasin à rayons de Montréal quelques semaines avant la grève.Il est arrivée en retard trois fois et son employeur l'a congédié.Il y a aussi ce gardien de nuit qui travaillait sur la rue Dorchester et qui demeurait à Saint-Léonard.Cet homme devait compter plusieurs heures pour se rendre et revenir de son travail.Des exemples, il y en a des centaines.La grève des chauffeurs d'autobus et opérateurs de métro de la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal a laissé des cicatrices.Le service a repris hier matin et la menace d'un arrêt de travail des employés d'entretien est maintenant écartée.Les usagers du transport en commun peuvent donc respirer.Les autobus et le métro roulent et tout le monde devrait être content.Pourtant, ce n'était pas le cas, hier après-midi.On pouvait voir un peu partout à Montréal des gens qui attendaient l'autobus où qui s'engouffraient dans les bouches du métro.Ces gens n'avaient pas l'air plus enthousiastes qu'il ic fallait.Ils avaient tous le même commentaire, «l'espère que le prix du passage n'augmentera pas avec ce que la STCUM a donné aux chauffeurs et aux employés d'entretien, moi, je n'ai pas eu d'augmentation depuis deux ans», a déclaré sèchement un usager.Du côté des chauffeurs d'autobus et opérateurs de métro, l'analyse du comité consultatif.La consultation portera aussi sur l'agrandissement du parc du Mont-Royal.«Il est encore possible, à l'heure actuelle, de réaliser une couronne verte sur le versant nord de la montagne, mais il faut y voir le plus tôt possible», a déclaré M.Simard.Le conseiller a tenu ces propos, hier, au chalet de la montagne, lors de la clôture de la semaine de l'arbre et des forêts.M.Simard était alors accompagné du ministre délégué aux Forêts du Québec, M.Albert Côté, de M.)ean Perron, président de la semaine de l'arbre, de M.Yvon Dubé, qui représentait les associations forestières et de M.Pierre Bourque, directeur du lardin botanique de Montréal.Spectaculaire incendie dans un entrepôt de produits chimiques ¦ Des centaines de barils de produits chimiques ont causé hier à Saint-Laurent un incendie spectaculaire qui a lancé des flammes oranges jusqu'à une hauteur d'une centaine de mètres et produit une épaisse trainee de fumée noire dans le ciel de la région montréalaise.Le feu a pris à l'arrière de l'entrepôt de la compagnie Produits Chimiques CCC, situé au 9999 de l'autoroute Transcanadienne, près des limites de la ville de Dor-val.L'aspect spectaculaire de l'incendie a considérablement fait ralentir la circulation sur l'autoroute; les policiers de la CUM et de la SO ont du se déployer sur un grand périmètre et n'ont pas eu la tâche facile à contenir les nombreux curieux.Policiers et pompiers craignaient une déflagration majeure et une possible toxicité des émanations étant donné la nature des produits cn-treproscs à ce centre de distribution.L'agent Hélène Vcilleux, de la police de la CUM, présente sur les lieux depuis le début de l'incendie, a précisé que la chaleur des explosions de barils pouvait se sentir à plus de deux cents mètres.En arrivant sur les lieux, les pompiers ont du d'abord arroser le retour au travail ne s'est pas effectué dans l'harmonie la plus complète.En groupe, les chauffeurs n'en parlaient pas.Mais, en-contres individuellement, ils étaient beaucoup plus bavards.Plusieurs se sont dits insatisfaits de l'entente intervenue entre leur syndicat et la STCUM.D'autres n'ont pas aimé la façon dont le vote s'est pris.Des représentants syndicaux ont été traités de «vendus», tandis que d'autres ont déclaré qu'ils avaient été manipulés par leur syndicat, «le vais retirer ma paye, mais je n'ai pas le coeur à l'ouvrage», a déclaré un chauffeur qui disait n'avoir pas été d'accord avec la grève depuis le début.C'est sans enthousiasme que les usagers du transport en commun ont retrouvé hier les autobus et le métro.PHOTO LUC SIMON PERRAULT, LA PRESSE Marathon brûlant Yves Saint-Laurent et sa femme, tous deux de Saint-Lambert, ont eu hier la peur de leur vie.Ils revenaient d'Ottawa, où ils ont couru un marathon, lorsque leur voiture s'est mise à dégager une odeur de brûlé.Ils ont à peine eu le temps de stationner le long de la Transcanadienne, prés du boulevard Cavendish, à Saint-Laurent, de saisir leur valise et de prendre leurs jambes à leur cou, que le feu ravageait leur voiture à une vitesse folle.Leur réservoir d'essence était presque plein.PHOTO LUC SIMON PERRAULT.LA PRESSE T leurs propres camions tant la chaleur était vive.Des barils calcinés et éventrés ont été trouvés dans un grand périmètre autour de l'édifice de la CCC.La compagnie a également perdu plusieurs camions servant au transport des produits.Un inspecteur d'Environnement-Québec est venu sur les lieux et a constaté que les produits incendiés, pour l'essentiel des solvants à peinture, ne présentaient pas de toxicité pour la population.Les barils qui ont fait explosion étaient tous situés à l'extérieur, comme l'exige la loi.Le directeur de la CCC à Montréal, M.Yvon Lemieux, a précisé que les centaines de barils empilés à l'intérieur de l'entrepôt ne contenaient pas de matières inflammables.Par ailleurs, plusieurs des 21 citernes situés sur le côté de l'édifice contiennent des produits extrêmement volatiles comme du naphte et du methanol et auraient pu provoquer une explosion beaucoup plus grave encore que celle qui est survenue.Les pompiers ont estimé heureux que le fort vent de l'ouest ait pousse les flammes loin des citernes.L'incendie n'a pas fait de victimes et sa cause est pour l'instant inconnue.Neuf morts accidentelles durant le week-end PC ¦ Au moins 9 personnes ont perdu la vie accidentellement au Québec, au cours du week-end, entre vendredi soir, 18h et 20h, hier soir.Marie-Josée Codbout et Solange Lemieux, toutes deux âgées de 17 ans, de Saint-Germain-de-Gran-tham, près de Drummondvillc, ont perdu la vie lorsque le véhicule dans lequel elles prenaient place a plongé dans un fossé.Le conducteur de l'automobile, Éric Dandenault, 17 ans, de la région de Granby a été gravement blessé.Un motocycliste de 21 ans.Cilles Bolduc, de Desbiens, au Lac-Saint-|ean, est mort samedi soir après être entré en collision avec une voiture et avoir perdu le contrôle, à Métabetchouan, également au Lac-Saint-|can.Guillaume Therrlen, 19 ans, de Sherbrooke, est décédé, tôt samedi matin, quand sa voiture a capoté sur l'autoroute des Cantons de l'est, près de Granby.Samedi après-midi, près de Chi-coutimi, un lourd camion a embouti une voiture tuant son conducteur, Michel Cagnon, 42 ans, de Chicoutimi.La voiture de la victime a été écrasée contre un pylône de ligne de transmission d'Hydro-Québec, ce qui a provoqué une panne de courant affectant environ 500 foyers du secteur.Patrick Turcotte.80 ans.de Beauharnois, est mort vendredi soir, des suites du capotage de sa voiture, sur la route 116, à Maple Grove.Patrick Barette, 7 ans, de Châ-tcau-Richcr, près de Québec, a perdu la vie dans une collision frontale entre deux voitures survenue dans la même localité.L'accident s'est produit vers 21 h, vendredi soir.Linda Girard, 19 ans, de Berniè-res, a perdu la vie samedi soir, quand sa voiture a capoté.Un adolescent de 14 ans, Maurice Trotman, de Châteauguay, s'est noyé, samedi après-midi quand l'embarcation dans laquelle lui et un ami prenaient place a chaviré sur le lac Saint-Louis.Le compagnon du jeune Trotman a été repêché par des plaisanciers peu de temps après l'accident. A4 LA PRESSE, MONTREAL, LUND111 MA11987 25 000 personnes à la marche vers Jérusalem ¦ Près de 25 000 personnes ont participé, hier à Montréal, à la 15e marche symbolique annuelle vers Jérusalem.Cette marche, qui est organisée par l'Association culturelle juive, a pour but d'amasser des fonds pour les besoins humanitaires de la société juive de Montréal.Chaque année, des milliers de personnes de tous âges et de toutes cultures participent à l'événement.La marche vers Jérusalem rappelle les anciennes traditions bibliques qui ont été ressuscitées en Israel en 1943, et à Montréal en 1973, pour marquer le 25e anniversaire de l'État d'Israél.Avant la destruction du second temple de Jérusalem par les Romains, des milliers de pèlerins avaient l'habitude de se rendre chaque année à Jérusalem à l'occasion des trois grandes fêtes judaïques, Pesah, Cha-vou'ot et Soukot appelées Chaîne h Regalim.Chaque année en Israël, des milliers d'Israéliens, venus de tous les coins du pays, se rassemblent avec des marcheurs du monde entier à Beit-EI, dans les collines de la Samarie.De là, les participants s'engagent à relever Un vrai chameau symbolisait cette année les moyens de transports utilises par les anciens.PHOTO LUC SIMON PERRAULT, U Preue le défi de taille que représente la marche de 25 kilomètres sur la route qui mène à la ville de Jérusalem.Comme par les années passées à Montréal, le parcours était d'une longueur de 25 kilomètres et traversait les villes de Mont-Royal, Hampstead, Côte-Saint-Luc ainsi que les quartiers Snowdon et Côte-des-Neiges.Cette année, le maire de Jerusalem, M.Teddy Kollek, était l'invité d'honneur de la manifestation.M.Kollek est le premier magistrat de la capitale israélienne depuis 1964.Le maire Kollek a lui-même marché durant près d'une heure.Chaque année, l'Association culturelle juive réussit à amasser avec cette marche près de $100 000 qui sont ensuite distribués sous différentes formes, notamment en tant que bourses d'études à la communauté juive.Comme par les années passées, plusieurs milliers d'enfants ont participé avec leurs parents à la marche.Selon Mme Barbara Berger, ce sont des enfants qui se sont inscrits les premiers hier à 5 h 30, alors que la marche ne débutait qu'à 8h.La marche vers Jérusalem à Montréal est la deuxième plus grosse en importance après celle de Jérusalem même.Tous les marcheurs qui ont complété le trajet se sont vu remettre une médaille.Un passeport spécial sur lequel des tampons ont été apposés à tous les postes de contrôles a également été remis aux marcheurs.La toute nouvelle Pontiac Firefly 87: «À ce prix-là, y vont l'aimer!» 7280$ Prix de détail suggéré par le fabricant pour la Pontiac Firefly de base, 2 portes et hayon, avec équipement standard.Transport en sus.Certains équipements représentés sont livrables moyennant supplément Le concessionnaire peut vendre à un prix inférieur.Le prix et les caractéristiques sont sujets à changement sans préavis.La Firefly a tout pour plaire: économique à l'achat, pas gourmande à la pompe, étonnamment logeable, le tout avec un équipement standard impressionnant.Et bien entendu, elle est fougueuse comme une vraie Pontiac ! Passez vite la voir chez votre concessionnaire.5,1 L/100 km (55 mi/gal) Résultats basés sur les méthodes d'essai de Transport Canada (cote combinée) pour une Pontiac Firefly 1987 avec moteur de 1 litre et boîte manuelle 5 vitesses.La consommation de votre Firefly peut varier selon les conditions d'utilisation.- Pontiac Firefly PùtoUoef Levée de fonds pour l'hôpital Ste-Justine ¦ La chanteuse populaire Marie-Michèle Desrosiers a fait hier un double lancement: en lançant la première balle du match Expos-Astros au Stade olympique, elle marquait le démarrage de la campagne annuelle de levée de fonds de la Fondation de l'hôpital Sainte-Justine.Le club de baseball Les Expos ci Marie-Michèle Desrosiers se sont associés cette année pour aider la Fondation à atteindre son objectif de $5 millions.Marie-Michèle Desrosiers était accompagnée au stade par le petit Nicolas Provost, 8 ans.Ce dernier avait connu une certaine célébrité l'an dernier lorsqu'il s'était fait arracher un bras dans un accident de ferme.Transporté à l'hôpital Sainte-Justine avec son bras, il avait été confié aux soins du docteur Louise Laberge qui a réussi l'exploit de lui réimplanter son bras.L'objectif de $5 millions pour la seule année 1987 ne paraît pas trop optimiste pour le président de la Fondation, Pierre Bourgic.qui mise sur une organisation de levée de fonds qui a été complètement refaite.L'association avec les Expos a déjà permis de vendre 2000 billets pour le match d'hier dont la moitié des revenus sont allés à la Fondation.Les fonds recueillis serviront à des travaux de rénovation, d'aménagement de locaux et à des acquisitions d'appareils qui nécessiteront des investissements de plus de $20 millions au cours des prochaines années.Québécois tués dans un accident en Ontario Canadian Prea CORNWALL.Ontario ¦ Une femme de Saint-Polycarpc (dans l'ouest du Québec), et deux de ses enfants, ont péri dans une collision entre deux voitures survenue hier sur une route de campagne près de Cornwall, en Ontario.Les victimes sont Adèle Jones, 35 ans, sa fille de 13 ans, Virginia, et son fils de 5 ans, Eric.Les deux autres enfants de Mme Jones, Angela, 10 ans, et David, 8 ans, et deux de leurs amis, Tara et Carrie Murchison, ont survécu à l'accident.Ils ont tous été conduits à l'hôpital et leur état n'était pas connu hier en début de soirée.Trois blessés dans l'incendie d'une auto ¦ Trois personnes été blessées vers 23h samedi dans l'incendie d une voiture survenu en face du 6600 de la Côte-de-Liesse, à Saint-Laurent, dans le stationnement de I hôtel Ramada Inn.Un des blessés, Jacques Loiseau, est dans un état grave.La police enquête sur cet incendie qui a provoque I explosion du réservoir d'essence de la voiture.Il ne semble pas pour l'instant qu'il se soit agi 1 une voiture i I Gerald LeBlanc LA PRESSE.MONTRÉAL, LUND111 MA11987 Louis-Zéphirin Moreau est déclaré officiellement bienheureux par le pape MAURICE GIRARD de la Presse canadienne ROME ¦ Louis-Zéphirin Moreau, un évèque québécois mort au tournant du siècle, a été élevé à l'honneur des autels, hier, au cours d'une messe de béatification célébrée en plein air par le pape (can-Paul II.Le quatrième évèque de Saint-Hyacinthe, a été déclaré bienheureux ainsi que trois autres catholiques, qui ont franchi la dernière étape avant la canonisation.Il s'agit du fondateur du Bon-Pasteur, Pierre-François |amet, un Français, du cardinal André-Charles Ferrari, un Milanais, et de soeur Bcnedetta Cam-biagio Frassinelli, de Gènes, en Italie.La grandiose célébration, qui s'est déroulée sur le parvis de la basilique Saint-Pierre, a été retransmise en direct à travers toute l'Italie par la première chaine de la télévision d'Etat, Im RAI.et dans les autres pays du Marché commun en Eurovision.Au Québec, le réseau français de télévision de Radio-Canada en a diffusé une partie en différé.Au début de la cérémonie, on a fait descendre entre les colonnes du Vatican quatre bannières géantes sur lesquelles figurait chacun des nouveaux bienheureux.C'est l'archevêque de Québec et primat du Canada, Mgr Louis-Albert Vachon, qui a ouvert le cortège papal.Plus de 200 prêtres ont distribué la communion aux dizaines de milliers de fidèles, qui s'étaient entassés dans l'immense hémicycle de la grande place Saint-Pierre.Près de I 500 Canadiens se sont mêlés à la foule de laïcs et de pèlerins, obligés de se plier à de strictes mesures de sécurité et au détecteur de métal avant depouvoir prendre place sur une des 20000 chaises installées pour la circonstance.Une quinzaine d'éveques canadiens, majoritairement québécois, étaient présents, ainsi qu'une délégation canadienne officielle, dirigée par le ministre fédéral du Travail, M.Pierre Cadieux.La France était représentée par la ministre de la Santé, Mme Marcelle Barzac, et l'Italie, par le titulaire de la Recherche scientifique, M.Granclli.La supérieure générale d'une des deux communautés de religieuses fondées par Mgr Louis-Zéphirin Moreau.soeur Thérèse Desmarais, des Soeurs de Saint-|oseph-de-Saint-Hyacinthe.a fait la lecture de l'Ancien Testament.Une vingtaine de Canadiens ont communié de la main du pape lean-Paul II, dont Mme Colleen O'Brien, de North Bay, en Ontario, sur la personne de qui celui qu'on appelait «le bon monseigneur Moreau» aurait opéré un miracle en la guérissant, il y a une dizaine d'années, de la leucémie et d'un cancer du pharynx.TELEPH0TO AP La tapisserie reproduisant l'image du quatrième évèque de Saint-Hyacinthe, Louis-Zéphirin Moreau, a été dressée sur la façade de la basilique Saint-Pierre de Rome hier au moment où le pape procédait a sa béatification.Dans sa présentation du nouveau béatifie canadien, le pape a retracé en français les grandes étapes de la vie de celui qui venait d'être élu bienheureux.«En lui, les fidèles ont trouvé un homme entièrement dévoué, un interlocuteur véritable», a dit le Saint-Père.Il a également parlé du travail social de Mgr Moreau.qui a favorisé «l'organisation de l'entraide mutuelle», notamment par la création d'une compagnie d'assurances deve- UQAM MESSAGE À LA COMMUNAUTÉ UNIVERSITAIRE SESSION D'HIVER 1987 La session d'hiver 1987 se poursuivra à compter du lundi 11 mai pourtous les cours assumés par les chargés-es de cours.Vous êtes priés de vous présenter à vos salles de cours, selon vos horaires respectifs.SESSION D'ÉTÉ 1987 COURS DES PROFESSEURS Les cours intensifs de la session d'été 1987 dispensés par les professeurs débuteront le mardi 19 mai.COURS DES CHARGÉS-ES DE COURS Les cours intensifs assumés par les chargés-es de cours seront donnés à compter du lundi 8 juin.INFORMATIONS Pour toutes informations supplémentaires, veuillez communiquer avec votre responsable de programme ou le bureau du registraire.Université du Québec à Montréal nue plusieurs fois millionnaire, La Survivance, de Saint-Hyacinthe.À la fin de la cérémonie, quatre Canadiens ont eu le privilège de présenter des cadeaux à lean-Paul II.Ainsi, deux descendants de la famille du bienheureux lui ont offert des fleurs tandis que deux religieuses des communautés fondées par Mgr Moreau lui ont présenté une statue de saint Hyacinthe et un reliquaire contenant des morceaux d'une dent que le bienheureux s'était fait arracher de son vivant et qu'il avait conservée, sans penser sans doute qu'elle a-boutirait à Rome dans de si augustes mains.Une telle cérémonie, qui tient de mille et un détails, ne se passe pas sans quelque cafouillage.Par exemple, les centaines de milliers de téléspectateurs italiens n'ont sans doute pas sursauté en entendant les commentateurs identifier Louis-Zéphirin Moreau comme le huitième enfant d'une famille «canadienne-anglaise» de treize, originaire de Bécancour.Ce qui ferait sourciller n'importe quel natif de cette ville industrielle unilingue française située, comme on le sait, sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, juste en face de Trois-Rivières.On a aussi identifié le présentateur de l'adresse au pape comme Mgr Vachon alors qu'il s'agissait de l'évéque de Saint-Hyacinthe, Mgr Louis-de-Gonzagnc Langevin, comme le veut d'ailleurs la coutume.Le temps était un peu frais, hier matin, quand la cérémonie a débuté vers 9n30.À la fin de la messe, sur le coup de midi, on avait par contre l'impression de se retrouver en pleine canicule.Nouvelle marque Avec ces quatre nouveaux bienheureux, le pape lean-Paul II consolide la marque de tous les temps qu'il a établie.depuis son accession a la tète de l'Église catholique.Du début de son pontificat, en octobre I978, à venir jusqu'à ce jour, lean-Paul II a fait 193 bienheureux, dont 114 divisés en deux groupes : 99 martyrs de la Révolution française et 15 martyrs de Nagasaki.Il y a une semaine, le Saint-Père se trouvait en Allemagne où il a béatifié la carmélite Edith Stein et le jésuite Rupcr Mayer.De la vingtaine de «non-Romains» déclarés bienheureux au cours des six dernières années, le Québec, qui en compte quatre, peut se vanter d'avoir plus que sa quote-part, si on tient compte de son nombre modeste de catholiques (six millions).Alors que dans la chrétienté on estime à 70 millions le nombre de fidèles.Cependant, ces données ne reflètent pas avec justesse la position actuelle des bienheureux et des saints canadiens.Le Canada compte neuf saints (Marguerite Bourgeoys et les saints martyrs canadiens) et autant de béatifiés, dont Mgr Moreau est le cadet.Après la cérémonie, le pape lean-Paul Il a reçu brièvement la délégation diplomatique canadienne.En faisaient partie M.Pierre Cadieux, ministre fédéral du Travail, son excollège du cabinet et députée fédérale de Saint-Hyacinthe, Mme Andrée Champagne, ainsi que le député de Saint-Hyacinthe à l'Assemblée nationale, M.Charles Messier, l'ambassadeur du Canada auprès du Vatican, M.Eldon Black, et le délégué général du Québec en Italie, M.Gilles Lui selle.1 L'homme de $5 millions Le plus haut salarié de Montréal était de retour en ville pour le week-end.Loin de soulever l'indignation des amateurs de baseball, l'homme de $5 millions a été accueilli comme un sauveur.Et pour cause! À la cinquième manche, hier, les Expos ont marqué deux points sur un seul coup sur.La raison ?Tim Raines était de retour dans l'alignement.Après un but sur balle à Webster, qui vole le deuxième.Raines frappe un coup sur et fait marquer son coéquipier.Il vole ensuite le deuxième but, se rend au troisième en défiant le bras de Puni (champ gauche ) et marque sur un ballon sacrifice.Pas surprenant qu'il ait été choisi joueur du match.Le coup de frappe et la rapidité de Raines ont fait la différence.Depuis son retour, le «ROC» a transformé l'équipe, devenue terne après la perte successive des Carter.Reardon et Dawson.Le retour de Raines, c'est l'assurance d'au moins une supervedette dans l'équipe.En plus de retrouver un des meilleurs joueurs au monde, les inconditionnels des Expos contemplent la membrane de I ail I inert et se remettent à rêver.si jamais Hubie Brooks arrête de se briser les doigts et les bras, l'équipe sera peut-être encore dans la course à la fin de l'été.Après tout, «nos Z'amours» jouent maintenant pour tout près de .500 ( 14 victoires et 15 défaites), grâce à six victoires en huit matchs depuis le retour de Raines.Les dirigeants des Expos le savent bien.Sans Raines, l'année s'annonçait désastreuse.Avec lui la saison de baseball paraîtra moins longue, et, sait-on jamais, peut-être même très courte à Montréal.Dès vendredi, jour du retour de l'enfant prodigue, le quiz présenté sur le fameux tableau d'affichage électronique portait sur la moyenne au bâton de Raines en 1986.La réponse: un remarquable .354 qui lui avait permis de remporter le championnat des frappeurs dans la Ligue Nationale.Dès la première apparition au bâton du solide numéro 30, l'ovation debout a vite fait oublier les cris de désapprobation.L'on récidivait hier en lui présentant durant le match (ce qui est exceptionnel au baseball) le trophée du joueur le plus utile aux Expos en 1986.Tout est donc oublié et Raines est, plus que jamais, l'enfant chéri de la direction des Expos, qui l'a déjà tiré du dangereux corridor de la cocaïne, et des amateurs de baseball de Montréal.Ses réflexes au bâton devant des projectiles arrivant à près de 100 milles l'heure, son élan naturel et sans effort apparent, son spectacle sur les sentiers, sa vitesse pour couvrir tout le champ gauche.le spectateur a l'embarras du choix avec ce virtuose de la balle.On dit souvent au hockey que certains joueurs, comme Wayne Grctzky à Edmonton ou Mario Le-mieux à Pittsburgh, représentent à eux seuls la concession ou la «franchise» comme le disent les Américains.Le baseball se prête moins à ce «one man show», mais Tim Raines constitue un joueur à part dans l'écurie des Expos.Malgré la valeur particulière de Raines et malgré toute la tempête autour de sa fugue, la photo de Raines apparaissait à la UNE d'un seul des quatre quotidiens montréalais, La Presse, samedi.On a beau dire que les éliminatoires entre le Canadien et les Flyers retenaient l'attention, mais le retour de Raines aurait soulevé autrement de vagues s'il avait joué pour les Mets de New York, les Dodgers de Los Angeles ou les Reds de Cincinnati.Montréal est avant tout une ville de hockey ; il faudra encore du temps et des hauts faits, comme un championnat mondial, pour en faire une ville de baseball.Il faut bien réaliser que la rentrée au bercail montréalais de Tim Raines constituait un des événements de l'année, voire de la décennie dans le monde des sports.L'année 1987 passera en effet à l'histoire du baseball comme celle de la rencontre des titans: les magnats contre les vedettes.Décidés à briser la folle escalade salariale, déclenchée par l'excentrique George Steinbrenner des Yankees de New York, les proprios avaient décidé de laisser sur le carreau les agents libres, ces joueurs qui testent le marché pour obtenir plus que ne leur offre leur équipe.Tim Raines fut au coeur de cette lutte titanesque.Indigné de l'offre des Expos, $4,8 millions pour trois ans, l'as bascballeur avait même dit qu'il préférait s'exiler au lapon plutôt que de revenir à Montréal.Son raisonnement était simple.Si Michael lackson empoche S10 millions par année pour chanter, je vaux au moins $2 millions (salaire déjà versé à cinq joueurs) pour mes talents d'athlète, «le suis un lack-son du baseball », disait-il alors.Il aurait pu étayer sa comparaison avec les $20 millions encaissés en 1986 par lacocca pour vendre des voitures Chrysler ou les $3 millions consentis à Dan Rather pour présenter le téléjournal de CBS.Plus près de nous et à plus petite échelle, il aurait aussi pu souligner les quelque $150000 versés à Dong (Claude Meunier) pour mousser la vente de Pepsi ou les $250000 offerts à Yvon Deschamps pour sa publicité sur les voitures Pontiac, etc.Une folie n'efface pas l'autre: cette démesure des revenus de certains demeure un problème que l'humanité n'a jamais réussi à résoudre, pas plus dans l'antiquité des monarques que dans les temps modernes des magnats de tout acabit.Si vous avez des doutes, faites une petite promenade le long de la rue Drummond et jetez un coup d'oeil sur le Mount Stephen Club, cette riche demeure victorienne construite à la fin du XIXe par un richard montréalais.Dans la jungle du marché.Raines n'est ni mieux ni pire que lacocca, lackson ou Rather, que Deschamps, Lapointe ou les autres.Le baseball comme tout le monde du spectacle est affaire de gros sous que se disputent les propriétaires et les artistes.Cette fois-ci, ce sont les proprios qui l'ont emporté sur les vedettes.C'est à peu près la seule morale qu'il faille dégager de cette histoire.En ce sens, la campagne de certains animateurs de radio, pour appeler au boycot de Raines, tombait à faux.Les amateurs, eux, étaient heureux de retrouver leur idole.C'est pour cela qu'ils vont au baseball.Si Raines continue à soulever les Expos comme il le fait depuis une dizaine de jours, il n'a rien à craindre, à l'intérieur ou à l'extérieur du Stade olympique.Contrairement à son ami André Dawson, qui a dû se contenter de $500000 par année à Chicago, Tim Raines touchera $1,6 million par année, et même un peu plus à Montréal.Ainsi va la vie d'artiste avec ses hauts et ses bas! A8 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUND111 MA11987 Face à l'oppression des gouvernements, les Mohawks de Kanahwake évoquent la désobéissance civile ¦ «|e ne veux pas jouer sur les mots en disant cela mais si le gouvernement provincial ou fédéral nous oppressait d'une façon ou d'une autre, nous devrions nécessairement avoir recours à la désobéissance civile.» Myrtle Bush est l'un des personnages les plus influents du Conseil de bande de Kanahwake, la plus importante réserve du Québec, la plus politisée aussi.À la suite de l'échec de la quatrième conférence des premiers ministres sur la réforme constitutionnelle et les autochtones, tenue les 26 et 27 mars a Ottawa, la communauté des 5 000 Mohawks de Kanahwake entend appliquer dès maintenant son droit à l'autonomie gouvernementale que cela plaise ou non aux gouvernements de MM.Bourassa et Mulroney.Oppression signifierait dans ce cas: retenue des prestations sociales attachées au statut d'autochtone, gel des fonds destinés aux réserves.Dans une entrevue à La Presse, Mme Bush estime qu'il n'est plus question d'attendre «qu'Ottawa ou les provinces nous donnent des droits quand il ne s'agit que de les reconnaître.» Toute l'argumentation de Mme Bush, omniprésente dans les discussions lors de la conférence d'Ottawa, s'ap^ puie sur l'article 35.1 de la Loi constitutionnelle de I982 qui reconnaît et confirme les droits existants, ancestraux ou issus de traités des peuples autochtones.En pratique, cela signifie l'élargissement du pouvoir de dépenser dans les secteurs de la santé et de l'éducation, dans l'administration d'une justice locale et des différends qui peuvent survenir dans des relations de voisinage.Cette prise en main, déjà bien enracinée chez les Mohawks, n'est pas nouvelle cependant puisqu'en octobre dernier, le Parlement fédéral approuvait la loi C-93 accordant l'autonomie gouvernementale à la bande indienne sechelte de la Colombie-Brita- Myrtle Bush est considérée l'une des membres les plus influents du Conseil de bande de Kanahwake photo rené picard, la presse nWNK'CMMMUU) \u2022HMSMNJtiUwfitaO i» mfcMtaabni ira m Sj*ii Cn» m Mlmlit si»« ID1WMMIM»
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