La presse, 22 mai 1987, Cahier A
[" i La météo Aujourd'hui: Nuageux avec averses dispersées Minimum 13° Maximum 24° Demain: Dégagement graduel DETAILS PAGE 2 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE ARSENAULT Le Maître Déménageur Québec 376*5100 Ontario \u2022 MONTRÉAL, VENDREDI 22 MA11987 103e ANNÉE N° 208 62 PAGES, 4 CAHIERS -zwmmm^w^^ ¦ wêêê Hors de la zone métropolitaine 45 cents Ailleurs au Quebec 50 cents ¦ Iles de La Madeleine 90 cents 35' Aujourd'hui 3 PROPRIÉTAIRES Les propriétaires de maisons de chambres profitent de leur convocation à l'hôtel de ville de Montréal pour faire part de leurs doléances.11 INDE Une centaine de personnes sont tuées en quatre jours d'affrontements entre musulmans et hindous dans la ville indienne de Meerut.1 LAC MEECH Le premier ministre Bourassa donne l'assurance que l'accord du lac Meech sera intégralement respecté dans son interprétation juridique.1 AIDE SOCIALE La reforme tant attendue de l'aide sociale sera achevée au cours de 1988, mais intégrée a une politique plus vaste de sécurité du revenu.1 DOMTEX Domtex essuie un nouvel échec dans sa tentative d'acquérir la société Burlington Industries, le numéro 1 du textile aux États-Unis.Sommaire Annonces\t classées.B 9\tetC 9 Arts et spectacles\t informations.\tB4 horaires.\tC15 Bandes dessinées.\tB13 Deces, naissances, etc.\t.C14 Economie.\tC 1 Éditorial.\tB 2 Étes-vous observateur?\t.B9 Feuilleton.\tB 11 Horoscope.\tB10 Le monde.\tA 11 Loteries \u2014 résultats:.\tA4 Météo.\tA2 Mots croisés.\tC11 «Mot mystère».\tB14 Quoi faire aujourd'hui,,\tC15 Télévision.\tB 5 \t.B3 TABLOÏD SPORTS\t Mots croisés.\t14 Rejean Tremblay.\t5 Tom Lapointe.\t.6 \t U LANGUE EN miL ?bAHsLePertrvessiH iHSïVi&lSBMeHTitfàUSÊE SE PPOWiSE AU BLES Àtm$ /miBftSfi&CS, TAHOOLé ÇfliHOiSt ETÇn,eTC»* Les taux d'intérêt continuent de monter CLAUDE RICHER Les grandes banques canadiennes ont immédiatement réagi, hier après-midi, à la hausse du taux officiel d'escompte de la Banque du Canada, en portant leur taux préférentiel de 9,25 à 9,5 p.cent.Cette hausse d'un quart de point a pour effet de porter le taux préférentiel à son plus haut niveau depuis janvier dernier.L'augmentation des banques est toutefois plus faible que celle du taux d'escompte, qui a pratiquement bondi d'un demi-point pour se fixer à 8,54 p.cent, ce Le taux de fécondité poursuit sa chute au Québec d'après PC et CP OTTAWA Le taux de fécondité s'est stabilisé partout au Canada sauf au Québec, où il poursuit sa chute.C'est ce qui ressort d'un rapport sur l'état de la population du Canada pour 1986.publié hier par Statistique Canada dans le cadre du 55e congrès de l'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences (AC-I AS).M.lean Dumas, qui a rédigé ce rapport de 140 pages, y précise que le taux de fécondité, c'est-à-dire le nombre d'enfants par femme, n'est plus en chute libre au Canada, mais s'est stabilisé à environ 1.7 enfant par femme, ce qui est tout de même au-dessous du seuil de remplacement, qui est de 2,1.Cependant, ce taux a poursuivi sa chute au Québec, qui enregistre maintenant le taux de fécondité le plus faible de toutes les provinces canadiennes, avec 1,4 enfant par femme.Le taux ne donne pas de signe de stabilisation au Québec, note M.Dumas, de la Division de la démographie de Statistique Canada.Ce facteur constitue l'une des causes principales du vieillissement de la population, tout comme le taux de fertilité élevé qui a suivi la Deuxième Guerre mondiale devait produire le «baby boom» et une population plus jeune.Au 1er juin 1986, l'âge moyen des Canadiens était de 30,4 ans et celui des Canadiennes de 30,9.Cela représente, pour les 25 dernières années, une augmentation de quatre ans pour les hommes et de cinq ans pour les femmes.Ce vieillisement de la population est aussi influencé par le fait que les gens vivent plus longtemps, que la mortalité infantile est en baisse constante et qu'un plus grand nombre d'immigrants plus âgés viennent vivre au Canada.On souligne que le nombre de personnes âgées de 75 ans ou plus a augmenté de 140 p.cent au Canada en dix ans, et qu'il s'établit présentement à plus d'un million.D'autre part, 1984 a marqué la première année durant laquelle le Canada a accueilli plus d'immigrants à l'âge de la retraite que d'immigrants âgés de moins de 5 ans.Entre-temps, le Québec a repris du poil de la bête en ce qui concerne les mouvements de population entre les provinces.Après avoir essuyé de lourdes pertes pendant de nombreuses années, la province enregistre maintenant des sorties presque équivalentes à ses entrées: alors qu'en 1981-82, le Québec avait perdu 26 000 personnes de plus qu'il n'en avait gagné, ce déficit n'était plus que de 3 400 personnes en 1985-86.Dans l'ensemble du pays, la proportion des anglophones a augmenté depuis 1971, tandis que SUITE DE LA PACE A 1 qui ne s'était pas vu depuis novembre dernier.Encore une fois, c'est pour empêcher le dollar canadien de dégringoler trop rapidement sur les marchés des changes, que le Banque du Canada a donné ce coup de barre.Le dollar avait pourtant bien commencé la journée, hier, â l'ouverture des marchés, en progressant de cinq centièmes de cent à 74,21 cents US.Mais il n'a pas réagi à la hausse du taux d'escompte, en après-midi, terminant la journée à 74,22 cents.Sur une période de deux mois, toutefois, les changements sont considérables.Propulsé par les achats de titres cana- diens par les gros investisseurs étrangers, le dollar canadien a connu un début d'année fulgurant, se hissant à tout près de 77 cents au début d'avril.La Banque du Canada en a profité pour regarnir sa provision de devises étrangères tout en abaissant les taux d'intérêt.Au 24 mars, il y a deux mois à peine, le taux officiel d'escompte se situait â 7,05 p.cent, son plus bas niveau en 14 ans.Les avis des spécialistes sont partagés quant à l'impact de la hausse sur les consommateurs, et sur l'avenir des taux d'intérêt.Tout demeure lié aux taux américains, eux-mêmes déterminés par plusieurs facteurs, dont le taux de change du dollar américain et le taux d'inflation aux États-Unis.Certains craignent de voir se rétrécir davantage l'écart séparant les taux canadiens et américains au cours des prochains mois.Si cela se produit, le dollar canadien perdra de sa popularité, donc, de sa valeur, et la banque centrale serait obligée de freiner la chute en augmentant encore les taux d'interèl.Mais aucun expert n'avance de prévisions apocalyptiques pour l'instant; les plus pessimistes parlent, sous toutes réserves, d'une possibilité de hausse de deux points au cours des 18 prochains mois.Pour l'instant, les banques continuent SUITE DE LA PACE A 1 Trois millionnaires expliquent leurs dons aux contras $300 000 pour voir le président PHOTOLASER CP L'estime de Bay Street L'ex-premier ministre Pierre Trudeau a reçu hier la médaille d'or d'excellence de la Banque d'affaires Pagurian pour \u2022 son habileté politique'.«Cet homme a souvent été mal compris; a dit le président de Pagurian, M.Christopher On-daatje, en lui remettant la médaille et un chèque de $ 25 000.Selon M.Ondaatje, I ex-premier ministre libéral a 'donné au Canada une réputation dont nous allons tous profiter, en favorisant une politique extérieure généreuse, combinée a son style personnel, une curiosité illimitée et une grande sensibilité comme voyageur et ami des leaders célèbres.».L'ironie a voulu que M.Trudeau reçoive sa médaille dans un établissement de Bay Street, à deux pas de la Bourse de Toronto, où les cours avaient connu une hausse de dix points lorsqu'il avait annoncé sa retraite il y a trois ans.JEAN-FRANCOIS LISSE collaboration spéciale WASHINGTON Oliver North a décrit l'an dernier a un riche Américain quel était «le plan» des États-Unis pour renverser le gouvernement sandinisie du Nicaragua.«Les contras devaient réussir à prendre le contrôle d'une partie du territoire, établir une capitale et un gouvernement provisoire», a expliqué un homme d'affaires de New York, M.William O'Boy-le, «La marine américaine devait alors effectuer un blocus du pays, pour couper le ravitaillement en provenance de Cuba.À ce moment, supposément, les sandinis-tes «tomberaient» et les contras prendraient le pouvoir.» Oliver North, un cadre de la Maison-Blanche membre du comité interministériel qui façonne la politique des États-Unis en Amérique centrale, a dévoile ce plan a O'Boyle le 29 avril I98b.Il a demandé au riche Américain, qui a donné SlbOOOO aux contras, de «ne le repeler a personne».Il l'a fait hier à la demande des membres de la Commission d'enquête sur l'Irangale.Oliver North aime parfois améliorer la realité et dans ce cas il voulait impressionner O'Boyle pour lui soutirer une contribution.Mais le plan décrit hier «n'est pas extravagant du tout», selon un des membres de la commission, Dante Fascell, représentant démocrate, «l'ai moi-même propose aux contras de former un gouvernement provisoire.» La rencontre d'avril avait lieu juste avant que le Congrès décide de verser $ 100 millions d'aide aux contras.North avait donc indiqué a O'Boyle que si l'aide n'était pas votée, le plan sérail appliqué «dans le court terme, comme un dernier effort désespéré des contras», a dit O'Boyle.Mais Mme Ellen Garwood > 2 , i ,fif.ii,.«;rt SUITE DE LA PAGE A 1 M.Joseph Coors C'est Reagan lui-même qui a plaidé pour une libéralisation des investissements Mulroney admet avoir reçu une lettre du chef de la Maison-Blanche MAURICE J ANN ARO du bureau de La Presse OTTAWA Intervenant dans le débat sur le libre-échange, le président des États-Unis, M.Ronald Reagan, a écrit au premier ministre Mulroney, lui demandant que le Canada pratique une politique plus ouverte en matière d'investissements étrangers.Cette révélation sur la requête du chef de la Maison-Blanche a été rendue publique hier à la Chambre des communes par le chef libéral, M.[ohn Turner.Le chef de l'opposition officiel- le a demandé au premier ministre de confirmer les renseignements qui avaient été divulgués la veille par le négociateur canadien sur le libre-échange, M.Simon Reis-man.Après avoir esquivé la question â deux reprises, M.Mulroney a finalement admis qu'il avait effectivement reçu une telle requête du président des États-Unis.Selon les mots utilisés par le chef conservateur, M.Reagan a demande que le Canada «ait une politique de libre accès en ce qui concerne les investissements étrangers reliés au domaine commercial».Les négociations sur le libre- échange entre les deux pays ont atteint un stade difficile en raison de l'épineuse question des investissements étrangers, a-t-on appris cette semaine après la dernière ronde de pourparlers entre M.Reisman et son vis-à-vis américain, M.Peter Murphy.Libéraux et néo-démocrates ont assailli le gouvernement de questions ces derniers jours en rapport avec ce dossier.L'opposition exige du gouvernement qu'il dise non aux demandes américaines.Les États-Unis insistent pour que le Canada supprime les restrictions pour les investisseurs américains et pour qu'Ottawa s'engage à ne plus créer d'orga- nisme de contrôle comme l'ancienne FIRA.Deux provinces, le Québec et l'Ontario, ont fait savoir hier toutefois qu'elles s'opposaient aussi à une ouverture sans limite dans ce domaine.Hier aux Communes, le députe libéral de Winnipeg-Fort-Garry.M.Lloyd Axworthy, a fait connaître des données intéressantes sur Investissement Canada, l'organisme créé par les conservateurs pour remplacer I IRA.De juin 1985 à décembre 1986.les investissements étrangers au Canada ont atteint $22 milliards et 94 SUITE DE LA PAGE A 1 «-PLACEMENTS Consultez votre conseiller! 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léphoniques mais ne pouvait pas imposer de modifications rétroactives de ces tarifs.Le CRTC avait jugé que Bell avait réalisé $63 millions de trop sur les frais d'appels téléphoniques en I985 et $143 millions en 1986.Déjà, le tribunal a accordé à Bell la permission de retenir le versement des rabais à ses six millions d'abonnés jusqu'à ce que la cour d'appel rende jugement.Pour chaque abonné, le rabais serait établi selon son compte mensuel habituel, compte qui varie d'une région à l'autre.Les abonnés pourraient ainsi bénéfi- cier d'un crédit équivalant au coût du service de base durant deux mois.Me Tremblay a soutenu que, si le conseil peut tenir compte des revenus quand il rend des décisions au sujet des tarifs, il ne détient aucun pouvoir sur ces revenus après qu ils ont été gagnés.«Le conseil mêle son pouvoir de fixer les tarifs avec un critère (comme celui des niveaux courants de bénéfices) auquel il peut se référer pour établir ces tarifs», a dit Me Tremblay devant le tribunal de trois juges.L'avocat du CRTC, Me Raynald Langlois, a pour sa part maintenu que l'agence fédérale de contrôle était chargée par le Parlement de garantir des tarifs raisonnables et équitables.« Et en posant son geste, la commission a agi de manière à garantir des tarifs raisonnables et équitables», a déclaré Me Langlois.Ce dernier a encore rappelé que selon l'avis du CRTC, Bell devra remettre des remboursements à ses abonnés enregistrés durant le mois d'octobre 1986, mois durant lequel l'avis a été émis.Des intérêts Me Michel Ryan, qui représen- tait Télécommunications CNCP, a trouvé qu'il était injuste pour certains abonnés d'être écartés de ce remboursement parce que leurs noms n'étaient pas inscrits comme abonnés en octobre 1986.Me Langlois a répliqué qu'il deviendrait trop compliqué pour Bell de vouloir remettre de l'argent à toutes les personnes qui à un moment donné ont été abonnées à leur service.Un avocat de l'Organisation nationale de lutte contre la pauvreté, Me Andrew Roman, a pour sa part souligné qu'il était tout à l'avantage de Bell de prolonger sa lutte juridique, car pendant ce temps-là l'immense entreprise touche des millions de dollaYs d'intérêts sur les $206 millions.Si Bell n'obtient pas raison devant ce tribunal, elle pourra toujours demander à la Cour suprême du Canada de lui accorder la permission d'en appeler de la décision du tribunal de première instance, retardant encore plus le versement des remboursements.La compagnie a déposé son appel en novembre, mais les avocats ont rapporté qu'il leur avait fallu six mois pour préparer cette cause très compliquée.Les représentations devant le tribunal prennent fin vendredi.Quand nous grimpions aux arbres.malcolm RrrruR de l'Associftled Press NEW YORK ¦ De nouvelles découvertes suggèrent que le plus ancien ancêtre direct de l'homme \u2014 homo habilis \u2014 ressemblait de façon surprenante au singe, avant que l'évolution produise soudainement un descendant plus apparenté aux humains, selon des chercheurs américains.La découverte de 302 os fossiles, en juillet dernier dans les Gorges d'Olduvai ( nord de la Tanzanie) montre selon ces chercheurs que l'Homo Habilis originaire d'Afrique de l'Est possédait des bras longs en comparaison de la taille de ses membres inférieurs.« Nous avons une bonne idée de l'apparence du squelette de l'Homo Habilis.Et cela ne ressemble pas à ce que la plupart des gens pensaient», explique William Kimbel, anthropologue à l'Institut des origines humaines à Berkeley, en Californie.On s'attendait en effet à trouver un squelette aux proportions plus humaines, avec des membres inférieurs plus longs que les membres supérieurs.Les os découverts étaient ceux d'une femelle adulte qui avait acquis la station debout, precise l'anthropologue.Mais elle était très petite: sa taille ne devait pas dépasser un mètre.Ses bras pendaient probablement sur ses genoux, ajou-te-t-il.Selon Kimbel.la découverte montre pour la première fois que les os des membres inférieurs retrouvés sont bien ceux d'un Homo Habilis.Puisque ces os présentent des proportions ressemblant à celles du singe, et que les fossiles de l'Homo Erectus (dont les proportions s'apparentent plus à l'homme) n'ont «que» quelque 200 000 ans.la découverte implique l'existence d'une « transition passablement rapide» vers des proportions plus humaines, souligne de son côté Donald Johansson, directeur de l'Institut.Cette découverte fait l'objet d'une publication dans la très sérieuse revue «Nature».L'article est signé lohansson, Kimbel.Tim White, professeur d'anthropologie de l'université de Berkeley et d'autres scientifiques américains et tanza-niens.L'Homo Habilis, considéré comme le premier utilisateur d'outils, vivait entre deux millions et 1,6 million d'années avant notre ère.Dans la branche de l'évolution humaine, l'Homo Habilis est l'espèce la plus anciennement connue de la branche conduisant à l'homme moderne.Scission L'Homo Habilis est apparu après une scission avec la branche des «australopithèques», primate considéré en général comme un ancêtre possible de l'homme, qui n'a laissé ni outils ni trace de foyers.Certains scientifiques estiment que les fossiles attribués à l'Homo Habilis proviendraient en fait d'autres créatures.Telle est l'opinion du professeur jean-Louis Heim, responsable du service de paléontologie humaine au musée d'histoire naturelle de Paris.L'Homo Habilis, a expliqué à l'AP le professeur Heim, «était plus proche de l'homme que du singe» et ses membres supérieurs n'étaient pas plus longs que ses membres inférieurs.Si les thèses exposées par Kimbel et lohanson «s'appliquent à l'Habilis, elles ne me paraissent pas très correctes», a-t-il ajouté en soulignant que «comme l'Homo Habilis et l'Australopithèque ont cohabité, il peut y avoir une confusion d'os».L'Habilis, poursuit-il, est un être bipède de 1,20m environ, qui a vécu «au moins entre deux millions et 1,8 millions d'années» avant notre ère, connu «en Afrique du Sud et en Afrique orientale».«Ses caractères anatomiques sont différents de l'homme actuel, notamment en ce qui concerne le volume crânien et la structure faciale.» Quant à l'homme actuel, fait-il remarquer, il «ne descend pas du singe».L'homme et le singe ont certes «un ancêtre commun», mais «chacun a suivi une voie différente, les singes s'adaptant à la vie forestière», les hommes «à la vie terrestre».S'agissant de l'Habilis.William Kimbel précise que les restes de la mandibule supé1 rieure et des os faciaux attachés découverts en Tanzanie ont permis d'établir que la créature auxquels ils appartenaient était bien un Homo Habilis.Les fossiles découverts comprenaient également trois os longs du bras droit, la partie supérieure du fémur gauche et un fragment du tibia droit.Les chercheurs ont observé que la longueur du bras droit de la créature atteignait probablement 95 p.cent de celle du fémur.Ces chiffres, d'après lohansson.s'apparentent plus à la longueur observée chez les singes ( membres supérieurs atteignant pratiquement lOOp.cent de la taille des membres inférieurs) que celle remarquée chez les hommes ( membres supérieurs atteignant 70 à 75 p.cent de la longueur des membres inférieurs).Ainsi, poursuit le directeur de l'institut des origines humaines de Berkeley, les proportions de l'Habilis peuvent être comparées à celles, primitives, observées chez Lucy, un spécimen australopithèque afarensis, vieux de 3,2 millions d'années (découvert par Yves Coppens, lohansson) dont le rapport membres supérieurs-membres inférieurs était de 85 p.cent de la longueur.LA METEO Ouébec\t\t\t \tMm.\t\tAujourd'hui ACHtib)\t10\t14\tBrumeux Outaouais\t13\t24\tNua., av.or.Laurentides\t13\t20\tPlue pass.Cantons de l'Est\t13\t22\tNu»., av.di.Maunoe\t13\t22\tNua., av.di.Quebec\t12\t20\tNua., av.di.Lac-Satnt-Jean\t10\t12\tPluie Rimouski\t10\t16\tPluie pass.Gaspesie\t10\t14\tPlue pass.Baie-Comeau\t8\t12\tPlue pass.SepMies\t6\t12\triwe pass.Canada\t\t\t \tMin.\tMu\tAltourtflic Victoria\t7\t20\t Edmonton\t-i\t9\t Regina\ti\t12\t Winnipeg\t0\t20\t Toronto\t12\tIS\t Fredericton\tS\t21\t Halifai\t6\t16\t Charlottetown\t6\t16\t Saint-Jean\t4\t8\t États-Unis Boston Buffalo Chicago Miami New York 7 12 N -Orleans 13 19 Prttsburqh 15 28 S.Francisco 23 30 Washington 11 13 Dallas 31 19 12 20 13 14 22 31 les capitales \tMi (*8t\t\t\tHt\tktn.Amsterdam\t7\t9\tMadnd\t9\t23 Amené»\t15\t27\tMoscou\t13\t26 Acapulco\t25\t33\tMexico\t14\t26 Berlin\t\u2014\t_\tOslo\t_\t Bruxelles\t\t13\tParis\t_\t.Buenos Aires\t12\t18\tRome\t14\t20 Copenhague\t\u2014\t\u2014\tSéoul\t15\t29 Geneve\t7\t14\tStockholm\t6\t13 Hong Kong\t27\t29 Tokyo\t\t19\t28 Le Carre\t17\t34\tTrinidad\t25\t34 Lisbonne\t12\t28\tVienne\t\t Londres\t»\t14\t\t\t La Quotidienne Tirage d hier à trois chiffres 361 à quatre chiffres 0239 _i_8_ Pas de nucléaire! Presse Canadienne Des manifestants pacifistes contre la présence du « Commandant Bourdais».LASERPHOT0PRESSE CANA0IENNE HALIFAX ¦ Un petit groupe de manifestants pacifistes s'est servi de canoes, de kayacs et de radeaux pneumatiques pour protester hier contre l'entrée d'une frégate porte-missiles française dans le port de Halifax.Le «Commandant Bour-dais » a accosté vers 10 h, alors que cinq embarcations pleines de manifestants bruyants entourait l'immense coque.La frégate française est armée de plusieurs types d'armes, dont les missiles Exco-cet.Deux de ces missiles de fabrication française ont été lancés contre le USS Stark par un avion irakien dimanche, dans le Golfe Persique, provoquant la mort de 37 marins américains, Les manifestants désiraient protester contre la possibilité que le navire transporte des armes nucléaires dans sa soute.Apres avoir échoué dans leur tentative de prévenir l'accostage du « Commandant Bourdais », les manifestants ont alors tourné leur attention vers un sous-marin nucléaire amarré du côté de Dartmouth.Ce submersible, le « USS Casimir Polaski » est arrivé dans le port mercredi.SUITE DE LA UNE 21-5-01 Vendredi 22 ma} 1987 TAUX_ Les taux d'intérêt continuent de monter de se faire tirer l'oreille avant d'augmenter leurs taux.Hier, elles se sont presque toutes contentées de toucher uniquement à leur taux préférentiel, celui qu'elles consentent en principe à leurs clients les plus solvables.Les banques ont montré la même réticence qu'en avril dernier à suivre la Banque du Canada.Dans les deux dernières semaines d'avril, la banque centrale augmentait son taux d'escompte de près d'un point et quart, tandis que le taux préférentiel des banques, pendant la même période, ne grimpait que d'un demi-point.Le même scénario s'est répété hier, les banques ne suivant qu'à moitié la hausse du taux d'escompte.Cette réserve s'explique facilement: les banques ont une peur bleue des hausses de taux d'intérêt.Lorsque les taux sont élevés, il y a plus de déposants, à qui elles doivent payer des rendements plus élevés, et moins d'emprunteurs, donc, moins de revenus.CONTRAS Trois millionnaires expliquent leurs dons aux contras si, comme il l'a fait, le Congrès votait les fonds, le plan serait appliqué «plus lentement, pour donner aux contras le temps de consolider leurs positions».O'Boyle affirme avoir demandé à North si un tel geste \u2014 notamment l'envoi de la marine américaine \u2014 n'allait pas «déclencher la troisième guerre mondiale», mais North l'a rassuré en affirmant que «la Russie n'affronterait jamais les États-Unis pour sauver le Nicaragua».La rencontre entre O'Boyle et North faisait partie de la stratégie de collecte de fonds privés de North et de Cari Channell, président d'organismes dévoués à la cause des contras.North rencontrait de riches conservateurs et, à la sortie, Channell les invitait à verser une contribution.Channell a d'ailleurs indiqué à O'Boyle que «ceux qui donnent $300000 peuvent être remerciés personnellement par le président».Mais O'Boyle a refusé de faire des dons supplémentaires et n'a pas rencontré le président.Aucun autre témoin interrogé à huis clos par la Commission d'enquête n'a déclaré avoir reçu une offre similaire.Mme Ellen Garwood, une riche héritière du Texas, qui a donné plus de $2 millions à Channell, a eu droit à une rencontre avec North, le sous-secrétaire d'État Elliott Abrams et le président.North, toujours le principal orateur, expliquait le danger que représentait l'établissement d'une tète de pont soviétique en Amérique centrale et faisait état des difficultés rencontrées par les contras.«Il m'a semblé que les membres de l'exécutif ( l'administration) donnaient le boniment qui allait pousser les gens à contribuer», a dit Mme Garwood.Abrams et le président n'ont jamais directement demandé d'argent aux contributeurs, et M.Reagan a plusieurs fois expliqué qu'il pensait avoir rencontré des gens qui avaient financé des campagnes de publicité favorables aux contras.Il n'a pas tout à fait tort puisque la principale organisation de Channell, le Fonds national pour la préservation de la liberté, finançait de telles campagnes.Mais les dons de Mme Garwood servaient à acheter spécifiquement des armes pour les contras.Ceux d'O'Boyle devaient surtout servir à l'achat de petits avions qui ont servi à l'effort de ravitaillement des troupes.Les deux disent avoir été «désagréablement surpris» d'apprendre que Channell percevait 37 p.cent de leurs dons en frais divers pour ses organisations.Channell a plaidé coupable le mois dernier à des accusations de fraude fiscale, puisqu'il affirmait que les dons aux contras, même pour l'achat d'armes, étaient déductibles d'impôt.Le magnat américain de la bière, (oseph Cours, a aussi financé l'achat d'un des petits avions, et a donné $65 000 a cette fin.Coors, ami personnel du président et important bailleur de fonds d'organisations conservatrices, a décidé de son propre chef d'aller offrir sa contribution à un autre ami, William Casey, alors directeur de la CIA.La rencontre a eu lieu en juin I985 et Casey lui a dit: «l'homme à voir est Oliver North » et a organisé un rendez-vous.North a remis à Coors le numéro de compte suisse utilisé par l'ex-général Richard Secord à la fois pour les contras et pour les armes iraniennes.La commission a déposé hier ce qui a été décrit par un de ses membres comme la «première version» de l'idée du détournement de fonds iraniens vers les contras.Le document de quatre pages, remis en décembre 1985 à William Casey mais retrouvé en novembre 1986 dans le coffre-fort d'Oliver North, décrit une transaction triangulaire qi.i va des États-Unis, à Israel.i> !d Chine populaire.L'objeuii est d'obtenir de la Chine «un flot continu d'armes et de technologie soviétiques, à être utilisées par les États-Unis pour aider les combattants de la liberté au Nicaragua, en Afghanistan, en Angola, au Cambodge, en Ethiopie, etc.» En gros, les États-Unis auraient offert à l'État d'Israël assez de crédit pour qu'il achète de la haute technologic américaine et livre de la technologie militaire à la Chine «qui représenterait par conséquent une plus grande menace pour l'Union soviétique».En paiement de cette technologie militaire, la Chine livrerait des armes à une compagnie paravent, qui les distribuerait ensuite aux guérillas anticommunistes.Le plan, développé par une collègue de l'ex-général |ohn Sin-glaub, Barbara Studley.a aussi été présenté à l'ex-secrétaire d'État Alexander Haig et à l'ex-conseiller à la Sécurité nationale Richard Allen, qui avaient déjà quitté leurs postes en 1985.Le vice-président de la Commission parlementaire, Warren Rudman.a commenté qu'Oliver North avait «simplement changé les noms» et utilisé l'idée dans l'affaire iranienne.Le stratagème iranien était très différent, mais il permettait de créer un profit qui a été utilisé non seulement pour les contras mais pour au moins trois autres «projets» secrets d'Oliver North.«S'ils avaient pu continuer, qui sait ce qu'ils auraient fait avec l'argent», a commenté un autre membre de la Commission, le sénateur Paul Sarbanes.FÉCONDITÉ Le taux de fécondité poursuit sa chute au Ouébec Le rapport, intitulé La Conjoncture démographique, révèle une nouvelle tendance en ce c.ui concerne la mortalité masculine.Pour la première fois de l'histoire canadienne, les gains enregistrés par les hommes en fait d'espérance de vie ont été supérieurs à ceux des femmes entre 1976 et 1981.Au cours de cette période, les hommes ont gagné 1,6 année supplémentaire, tandis que les femmes en gagnaient moins de 1,4.Les femmes ont cependant toujours une espérance de vie plus longue que celle des hommes.En 1984, elle était de 79,65 ans, tandis que l'espérance de vie des hommes n'atteignait que 72,7 ans.En revanche, au cours des dix dernières années, l'accroissement en pourcentage des décès par cancers directement associées à l'usage du tabac a été trois fois plus élevé pour les femmes que pour les hommes.Enfin, le sexe masculin a connu en dix ans une réduction de plus de 40 p.cent du nombre des décès dus aux accidents de circulation, celle des francophones a diminué.En 1971, les francophones représentaient 26,9 p.cent de la population canadienne et les anglophones 60,2 p.cent.Dix ans plus tard, les anglophones constituaient 61,3 p.cent de a popula- tion et les francophones 25,7 p.cent.La population du Canada a été évaluée à plus de 25 millions d'habitants en 1986.Le taux annuel moyen d'accroissement de la population du Canada est de 0.84 p.cent, un taux très faible, mais tout de même le deuxième en importance parmi les pays industrialisés.Seule l'Australie a un rythme d'accroissement démographique supérieur.Le rapport révèle en outre que le Québec se démarque du reste des provinces en ce qui concerne la nuptialité, c'est-à-dire le taux de mariage.C'est au Québec qu'on se marie le moins en premières noces.Le taux de nuptialité de la province est d'ailleurs l'un des plus faibles au monde, ce que Statistique Canada n'a pas tenté d'expliquer.REAGAN C'est Reagan qui a plaidé pour une libéralisation des investissements p.cent de ce montant ont servi uniquement à des acquisitions d'entreprises canadiennes.M.Axworthy doute que de tels investissements servent réellement à créer des emplois.De son côté, le premier ministre a soutenu que la forte expansion économique enregistrée actuellement dans le sud de l'Ontario était redevable en bonne partie aux investissements américains, notamment à ceux dans le secteur de l'automobile.D'autre part, les partis d'opposition ont tous deux ridiculisé hier le projet du gouvernement de diffuser une brochure d'information en couleurs sur le libre-échange.Imprimée à plus de 220 000 exemplaires, cette brochure de 20 pages explique les arguments du gouvernement conservateur en faveur des négociations avec les États-Unis, de même que la stratégie commerciale canadienne au sein du GATT.Elle sera diffusée à la grandeur du pays et on pourra même la trouver chez l'épicier du coin.Dans un court texte d'introduction, le ministre du Commerce international, Mme Pat Carney, déclare qu'un accord commence à se dégager entre le Canada et les Etats-Unis.«Nos négociateurs emploieront les mois à venir à lui donner corps», écrit Mme Carney.La brochure d'information est le premier élément à être connu d'une vaste campagne d'information du gouvernement Mulroney sur le libre-échange.Son coût est évalué à $26 millions au cours des deux prochaines années.Un montant de $12 millions a déjà été affecté à ce budget pour les douze prochains mois. LA PRESSE, MONTRÉAL.VENDREDI 22 MA11987 La Près» \u2022 A3 Les propriétaires de maisons de chambres viennent déposer leur cahier de doléances à l'hôtel de ville Montréal annonce un programme de subventions pour leur venir en aide MARI ANE FAUREAU ¦ Ce ne sont pas les croissants-café qui avaient attiré de nombreux propriétaires de maisons de chambres à l'hôtel de ville, hier.Invites à venir prendre connaissance des «mesures concrètes» ' que dévoilait la Ville à leur égard, les propriétaires voulaient surtout faire connaître leurs doléances.Ils en ont gros sur le coeur, a-ton appris, et l'aide financière proposée par la Ville pour rendre leurs maisons conformes aux normes de sécurité ne réglera pas tous les problèmes.Ouand l'un d'eux a reproché à la Ville le «harcèlement constant», assorti d'amendes et de procès, dont ils sont victimes, au nom de la sécurité, les applaudissements ont fusé.« Visc-t-on à garder les 8000 chambres qui restent ou à décourager les propriétaires?» a-t-on demande.I:t chacun de donner aux journalistes des exemples.M.Robert Deaumie raconte qu'on l'a trainé en cour parce qu'il n'avait pas fait certains travaux qui, pourtant avaient bel et bien été exécutés, mais que les inspecteurs municipaux n'étaient jamais venus voir.«Il faudrait faire le ménage dans la loi cl dans le corps d'inspection de la ville.Il n'y a jamais personne de responsable», a affirmé cet ingénieur, en entrevue.Un autre proprio, M.Vincent Lagarde, a encore sur le coeur l'obligation qu'on lui a faite de Crève ou pas, La Ronde «tournera» ¦ Grève ou pas, La Ronde restera ouverte pour sa programmation régulière et les feux d'artifice auront lieu comme prévu, deux fois par semaine, du 30 mai au 20 juin.Le travail sera effectué par des cadres et autres employés non syndiques.C'est du moins l'assurance donnée hier par M.Guy Nadeau, porte-parole de l'AMARC (l'Association montréalaise d'action récréative et culturelle qui gère Terre des Hommes).M.Nadeau a précisé que les cadres et le personnel non syndiqué travaillaient déjà dans les concessions de La Ronde.Environ 90 des 400 employés syndiqués de La Ronde, réunis en assemblée générale mardi dernier, ont autorisé leurs dirigeants à déclencher des grèves sporadi-ques au moment jugé opportun.M.Michel Prévost, porte-parole syndical, a indiqué mercredi que ces grèves pourraient débuter dès samedi.Ceci aurait pour effet de perturber les activités de La Ronde, ouverte durant les week-ends depuis le 2 mai.Selon M.Prévost, il n'y a eu aucune négociation avec l'AMARC depuis le dépôt des demandes syndicales en février.La convention collective est échue depuis décembre.De son côté, M.Nadeau a confirmé cette information.Il l'explique du fait d'une exigence du syndicat voulant que les employés saisonniers appelés à négocier soient payés même durant la période de l'année où ils ne sont pas au travail, parce que La Ronde n'est pas ouverte.Selon M.Prévost, le contrat de travail stipule que trois des cinq négociateurs syndicaux doivent être rémunérés.M.Nadeau réplique que La Ronde fournit du travail à environ 2000 personnes en saison.Cette saison se termine à la Fête du Travail.Environ 400 de ces employés sont membres d'un syndicat affilié à la CSN.Il soutient que les employés saisonniers syndiqués de La Ronde, dont près de 80 p.cent sont des étudiants, sont «déjà les mieux rémunérés des dix plus grands parcs d'attraction en Amérique du Nord, dont Walt Disney World».Le salaire de base est de $6,56 l'heure.Le plus élevé est de >7,56 l'heure.Les employés non syndiqués reçoivent environ $4,50 l'heure.Le syndicat, dont les membres sont affectés à la surveillance, à l'entretien, aux caisses et aux terrains de stationnement, veut hausser le taux de base à $8 des la première année.Selon M.Nadeau, en incluant les avantages sociaux, ceci signifierait pour la première année d'un contrat de travail de deux ans, une augmentation de 25,8 p.cent.En ajoutant les différentes primes recherchées, l'augmenta-.tion de la masse salariale serait de l'ordre de 56,8 p.cent pour la première année.Selon M.Prévost, les points de litige portent sur les salaires et l'accroissement de la protection contre les mises à pied pendant la saison d'exploitation.changer 32 portes de chambres à trois semaines d'avis.«Ils nous prennent pour des hôtels.» Un autre rappelle qu'il lui a fallu indiquer les sorties en lettres de quatre pouces plutôt que de trois, etc.Les questions de coûts, d'assurances et de rentabilité ont aussi été évoquées.Des propriétaires de maisons de chambres qui se rencontraient hier pour la première fois, ont profité de l'occasion pour mettre sur pied un embryon d'association.«On voudrait créer un comité consultatif, de dire M.Desrosiers, pour que la Ville puisse nous écouter.» C'est pour annoncer ses premières actions découlant des recommandations du comité sur les sans-abris que l'administration avait convoqué hier, outre les journalistes, 800 propriétaires de maisons de chambres et 300 groupes concernés par cette question.(La Ville inclut les chambreurs parmi les I0000 itinerants et sans-abris à Montréal.) Devant près de 200 personnes, M.|ohn Gardiner, membre du comité exécutif, a expliqué qu'on a d'abord choisi d'améliorer les maisons de chambres et de sauvegarder les 8000 chambres qui restent.De ce nombre, 6400 ne ré- Le public a le droit de connaître le nom d'un psychothérapeute accusé d'agressions sexuelles JOVCB NAPIER ¦ Un tribunal a décidé hier que le public avait le droit de connaître le nom d'un psychothérapeute accusé d'agression sexuelle bien que son avocat ait voulu faire taire son identité pour ne pas lui can it de préjudice s'il devait être acquitté.Le juge Gabriel Lassonde.de la Cour des sessions, qui instruit le procès du Dr Max Garfinkle, a fait valoir que la liberté de la presse est désormais un droit fondamental enchâssé dans la Charte canadienne des droits et libertés.Même si le nom du psychologue quinquagénaire de Côle-Saint-Luc est rendu public maintenant, cela ne l'empêchera pas de subir, comme il se doit, un procès juste et équitable.M.Garfinkle est accusé d'avoir abusé sexuellement, dans son bureau, de plusieurs jeunes garçons.Ce sont les avocats de La Presse et The Gazette, Me Paul Granda et Me Marc-André Blanchard, qui avaient demandé la veille au tribunal de s'opposer à la demande de la défense de museler les médias d'information.Les avocats ont appuyé leur requête sur les dispositions de la charte canadienne et ont fait valoir que les procès au Canada étaient publics et qu'on ne pouvait pas y faire de la censure.L'avocat de l'accusé.Me Ronald Picard, avait souligné de son côté que les victimes d'agressions sexuelles jouissaient du confort de l'anony- mat, d'après le Code criminel, et s'étonnait donc que l'accusé, présumé innocent jusqu'à la fin des procédures, ne pût profiter du même traitement.Dans son arrêt, le juge Lassonde a noté que la victime n'a pas le même «statut» que son agresseur présumé et qu'il est déjà assez pénible pour elle de venir témoigner devant un tribunal sans qu'on lui impose encore de voir son nom et ses malheurs étalés dans les pages des journaux.Une ordonnance de non-publication au cours d'un procès, a conclu le juge, est de rigueur seulement pour des questions de moralité ou si la sécurité du public est en jeu et non si un accusé veut preserver sa réputation.Une fois le problème réglé, la défense a demandé au tribunal de casser les accusations portées contre M.Garfinkle en faisant remarquer à la cour que son client fait le sujet d'enquêtes depuis 1978 tant de la part de la police que de la Corporation professionnelle des psychologues du Québec.«Voilà plus de huit ans que M.Garfinkle vit sous la menace des poursuites,» a fait ressortir son avocat.Selon lui, son client ne devrait pas être jugé pour des crimes qu'il aurait commis voilà huit ans.De plus, a noté l'avocat, le temps a altéré la mémoire des victimes, qui n'étaient que des enfants et qui sont maintenant des adolescents.M.Garfinkle ne fait pas face «à ses vrais accusateurs», a souligné l'avocat.Le procès continuera le 1er juin.usine rasée par un Incendie à Cowansvllle Un incendie majeur a causé des pertes de plusieurs centaines de milliers de dollars en plus de réduire au chômage une cinquantaine de travailleurs de la compagnie Realmont, hier, à Co-wansville.Selon l'enquêteur Jacques Landry, de la Sûreté municipale de l'endroit, c'est un séchoir défectueux qui serait à l'origine du sinistre, un des plus importants à survenir dans cette EN BREF ENSEIGNANTE ACCUSÉE DE BESTIALITE ¦ Deux enseignants d'une école primaire de Donnacona se sont retrouvés en cour des sessions de la paix, hier matin, pour répondre d'actes de bestialité, de grossière indécence et de production de films et de photographies obscènes.La mise en accusation de Réjean Plamondon, âgé de 42 ans, et de sa concubine, Chantai Papillon, âgée de 26 ans, demeurant à Cap Santé, fait suite à une enquête menée par des agents de la Sûreté du Québec.Cette enquête aurait permis d'établir que depuis 1981, les deux enseignants se seraient livres à des orgies sexuelles en compagnie d'un autre couple et que Chantai Papillon aurait eu, à deux reprises, des relations sexuelles avec un chien.Leurs ébats auraient été reproduits sur des photographies, des films 8 mm ou, encore, des films vidéo-cassettes et auraient fait l'objet d'échanges avec des résidents de l'Ontario.Certains auraient même été distribués sur le marché.AUTRE MENACE DE CRÈVE À LA STCUM ¦ À peine réglés les conflits entre la STCUM et ses chauffeurs d'autobus et opérateurs de metro, de même qu'avec les préposés à l'entretien, voici que ce sont maintenant les quelque 220 commis divisionnaires, ravitailleurs et préposés aux boites qui menacent de déclencher une grève dès le 2 juin prochain.A moins, évidemment, que d'ici là, la STCUM ne leur ait «garanti des hausses salariales comparables à celles accordées aux préposés à l'entretien».Et, selon le président du syndicat, M.Claude Robert, les membres «n'ont aucunement 1 intention d'assurer des services essentiels en cas de conflit».Ceci risque notamment de perturber sérieusement le service de transport adapté pour handicapés.M.Robert estime que le personnel compte suffisamment de cadres pour assurer les services essentiels.DÉLATEUR DÉNONCÉ ¦ Claude Faber, bras droit de Frank Cotroni, vient à son tour de dénoncer l'ancien tueur à gages Réal Simard, devenu délateur, avec le résultat que ce dernier devra répondre d'une accusation de meurtre au premier degré, le 27 mai.Après avoir entendu Faber à huis clos, le juge François Beaudoin, de la Cour des sessions de la paix, a ordonné, mercredi, que l'acte d'accusation soit modifié, ce qui risque d'entraîner une peine plus sévère si Réal Simard est trouvé coupable.Pour sa part, Faber, 46 ans, doit subir son procès à l'automne pour le meurtre au second degré de Claude Menard.Celui-ci a été assassiné en 1982 parce qu'il vou-Jait se mêler des affaires de Faber.le «Roi du Nord».Simard s'était reconnu coupable de complicité dans ce meurtre.Il purge déjà une peine d'emprisonnement à vie pour des affaires de meurtre mais il est sous la protection de la police depuis qu'il décidé de se mettre à table.Il sera le principal témoin au procès de Claude Faber, l'automne prochain.MÉDECIN CONDAMNÉ ¦ Un médecin a été condamné hier à Sherbrooke à des amendes totalisant $2000 pour avoir exercé la médecine pendant sa radiation temporaire de la Corporation professionnelle des médecins.Le Dr Paul Michaud a reconnu sa culpabilité à 10 chefs d'exercice illégal de la médecine entre le 7 janvier et le 26 février alors qu'il n'était pas inscrit au tableau de sa corporation et a été acquitté de six autres.Le comité de discipline de la corporation avait décidé le 19 décembre 1984 de le radier pour une période de 18 mois après qu'il eut été condamné pour grossière indécence avec des adolescents.ENFANTS INCENDIAIRES ¦ Trois jeunes de sept, huit et neuf ans, qui ont avoué avoir mis le feu à un garage du boulevard Hamel, à Québec, lundi dernier, et qui ont aussi admis avoir allumé deux autres incendies dans le même secteur au cours des derniers mois, n'ont pu préciser au commissaire aux incendies, Cyrille Delage, la raison pour laquelle ils ont posé ces gestes.Au cours de l'enquête publique que tenait le commissaire, hier après-midi, deux d'entre eux ont répondu «je ne le sais pas» lorsqu'on leur a demandé pourquoi ils avaient fait cela, tandis que le troisième a répondu: « Pour rien ».Avant que ne débute l'audience.Me Delage a tenu à faire la mention suivante: «|e n'encourage pas le défilé, devant le commissaire aux incendies, d'enfants de cet âge, mais nous faisons présentement face à des problèmes sérieux de pyromanie juvénile et l'une des solutions à ceux-ci est de rencontrer les responsables et d'en discuter avec eux ».EXCOMMUNICATION ¦ Quelque 350 catholiques de la paroisse de Saint-Pierre, à Windsor, seraient prêts à subir l'excommunication si leur évéque maintient cette condamnation contre un prêtre maronite, l'abbé Georges Boufadel.C'est du moins ce qu'a affirmé, hier, le président du conseil paroissial, M.Danny Bouzide.L'abbé Boufadel a été excommunié, le 8 mai dernier, pour avoir continué à célébrer la messe tous les matins, malgré l'interdit de l'évéque, Mgr Elias Shaheen.L'interdit de célébrer la messe a été prononcé, en mars, contre les abbés Boufadel et Nolira Seif et un troisième non identifié.PHOTOLASER CP ville au cours des dernières années.La firme Realmont, dont le siège social est situé à Toronto, est spécialisée dans l'importation et l'emballage d'accessoires de toilettes.Les locaux, que la compagnie Realmont occupait depuis 1960, ont été complètement rasés par les flammes.Personne n'a été blesse.pondraient pas aux norme!).S'appuyant sur un programme fédéral-provincial d'aide a la renovation et à la restauration (PARCQ).la Ville injecte à son tour des fonds.Si bien que l'aide financière au propriétaire pour rendre ses chambres conformes aux normes de sécurité, pourrait atteindre jusqu'à 90 p.cent des dépenses exigées.Ainsi, pour des travaux coûtant en moyenne $3000, le proprio n'aurait a débourser qu'environ $300 par chambre.Cela aura pour consequence d'annuler les hausses de loyer des chambres qui normalement découleraient des travaux rénovations.La Ville puisera les sommes nécessaires a même le budget de $5.5 millions reserve aux subventions a la restauration.Pour lins tant, c'est le seul programme que défraiera ce budget, explique M.Gardiner qui compte maintenir pendant trois ans cet effort en faveur des maisons de chambres.Enfin, la Ville a ouvert un bureau special pour coordonner son action concernant les maisons de chambre; le numéro de téléphone est 872-4630.L'administration municipale entend, par ailleurs, modifier sc>-rcglements et permettre rétablissement de maisons de chambres dans les rues résidentielles plutôt qu'uniquement dans les rues c \"nmerciales.Elle compte également disposer de terrains municipaux pour en faire construire de nouvelles.Affaires de vol: un policier congédié et un autre suspendu FLCRIAN BWtNAftD et SUMNNI COLPRON ¦ Le sergent-détective Marcel Beaulicu de la police de la Communauté urbaine de Montreal vient d'être congédie à la suite d'incidents reliés à une accusation de vol à la tire, tandis qu'un deuxième officier, le lieutenant Edward Kane, est actuellement sous le coup d'une suspension dans une nouvelle affaire semblable.Même si le sergent-détective Beaulieu avait été exonère par le tribunal, le 26 février dernier, a la suite d'une accusation de vol dans un centre commercial d'Anjou, la direction du service de police a quand même recommande son congédiement parce qu'il avait résisté à son arrestation et s'était livre à des voies de fait.Le sergent-détective Beaulieu était policier depuis une vingtaine d'années.Au moment de son arrestation, dans le stationnement du centre commercial Les Galeries d'Anjou, il avait allègue avoir oublié de payer la marchandise.Quant au lieutenant Edward Kane, dont nous connaissons l'identité bien que la direction du service de la police refuse de nous la confirmer, il était jusqu'à maintenant commandant de la section circulation pour la région ouest de la police de la CUM.Il a été appréhendé, lundi, à la suite du vol d'un appareil-radio d'une quarantaine de dollars dans un centre commercial de Dorval.La direction du service de police a cependant attendu trois jours avant de confirmer la nouvelle et refuse toujours de divulguer son identité en vertu d'une disposition de la loi.«L'officier arrêté relativement a cette affaire a été suspendu de ses fonctions, sans remuneration, le jour même de l'incident», a déclaré Mario Darcy, du service des relations publiques de la police de la CUM.Il a ajouté: «L'officier en question a été surpris, le 18 mai, vers 10 heures, en possession d'un appareil-radio de $39 par les agents de sécurité du magasin Pascal, de la municipalité de Dorval ».Il a été remis en liberté après avoir promis de se présenter devant la cour municipale de Dorval, à une date qui n'a pas été précisée.Saisie de drogue évaluée à $400 000 ¦ L'escouade des stupéfiants de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) a mis la main, hier, sur une importante quantité de drogue, d'une valeur de plus de $400 000 sur le marché noir, et arrêté deux hommes, soupçonnés d'être d'importants trafiquants.Les policiers ont saisi, à 1 h du matin, 900 grammes de cocaïne, 900 grammes de marijuana, deux balances, des seringues, des sacs de plastique et une somme de $7 000 dans une tour d'habitation, située au 10,500, boulevard de l'Acadie.* t A4» LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 22 MA11987_\u2022__ L'Institut Armand-Frappier va collaborer à la production d'un test de dépistage du sida JIAN BONHOMMI ¦ La concurrence internationale pour le contrôle du marché des tests de dépistage du syndrome d'immunodéficience acquise (sida), a connu un autre épisode hier.L'Institut Armand-Frappier ( Université du Québec) a en effet annoncé indirectement qu'il s'alliait à une entreprise américaine, la Aims Biotech Corporation, de San Francisco, pour développer un système de détection en masse de la présence des virus du sida.L'annonce a été faite par le président de la Aims, M.Shcrwin Miller.Le chef d'entreprise avait convoqué une conférence de presse pour annoncer la signature d'un contrat avec l'Institut, un contrat comportant, dans une première phase, des «centaines de milliers de dollars».M.Pierre Page, l'adjoint du directeur de l'Institut, M.Aurèle Baulnes, s'est amené à la conférence de presse en retard et « par hasard».En aparté, il s'est plaint au relation-niste de la compagnie Aims, M.Kristopher Lubkiewicz dont l'entreprise, International Health Consultant, a son siège à West-mount, du fait que la direction de l'Institut n'avait pas été avisée de la tenue de cette rencontre.Il n'a, du reste, pas caché son déplaisir du fait que seul un communiqué en langue anglaise avait été mis à la disposition des invités.La conférence de presse s'est déroulée en anglais seulement et aucun service de traduction n'a été fourni.Il appert que la compagnie Aims a négocié son contrat directement avec un service constituant de l'Institut, le Centre de recherche en virologie.Deux représentants de ce centre, les docteurs (acqueline Lccomptc et Pierre Talbot, ont accordé des entrevues à la demi-douzaine de stations de radio de langue anglaise qui se trouvaient là.Personne, par ailleurs, sauf M.Miller qui en était, selon ses propres mots, « vaguely aware», n'a semblé savoir que l'Institut Pasteur avait pour sa part annoncé le même jour \u2014 les journaux en faisaient largement étal hier \u2014 la mise en marché prochaine d'un pareil test de dépistage des virus.Us ignoraient aussi l'entente intervenue entre l'institut parisien et une autre compagnie américaine, la Genetic System.Mais résumons les propos de M.Miller.L'Institut Armand-Frappier, a-t-il expliqué, aidera la compagnie Aims à perfectionner son système.Les tests d'aujourd'hui, rappelons-le, ne révèlent que la présence d'anticorps; ils n'établissent pas que la personne examinée peut être infectée, ni non plus à quel degré.Aims perfectionne un test qui révélera la présence des diverses souches du virus.Le procédé américain a déjà été testé sur «une centaine» de malades et son efficacité a été «démontrée à 95 p.cent».La première clinique Aims ouvrira ses portes à San Francisco en juillet.M.Miller a dit qu'il aimerait en ouvrir une autre sur la côte Est et que Montréal se trouvait û la tète d'une liste à cet égard.Les systèmes de laboratoire Aims ne peuvent actuellement que produire une dizaine de tests par jour.L'Institut Armand- Frap-pier et d'autres institutions nord-américaines aideront Aims à porter ce volume jusqu'à I 000 tests au moins.Les tests de la première phase coûteront $250 chacun.Des chercheurs offrent de faire de l'humus avec les déchets organiques de Montréal La suggestion est faite au congrès de l'ACFAS Usage de cocaïne et violence vont de plus en plus souvent de pair, au Québec CJiROU TWIPHUDBHU OTTAWA ¦ La consommation de cocaïne s'accompagne de plus en plus souvent de violence au Québec, comme le révèle une étude effectuée au Laboratoire de police scientifique de l'Université de Montréal.Tout indique par ailleurs que la consommation de cocaïne au Québec est en nette progression.« Dans les années 70, le laboratoire recevait environ trois cas par année où l'autopsie révélait la présence de cocaïne dans les tissus.En I983.on en a reçu sept; en I984.3b.et en 1986,60!», rappelle Pierre Picotte, chimiste-toxicologue au laboratoire de la Police scientifique.Les policiers réfèrent au laboratoire tous les cas de mort suspecte méritant une autopsie.Dans certains cas, ils demandent également une expertise toxicologi-que, à partir de laquelle on découvre ou non de la cocaïne.Entre 1973 et 1982.sur les 28 corps contenant de la cocaïne, on comptait trois victimes de meurtre, soit 10 p.cent.Pour les 25 autres, la cause la plus probable du décès était l'intoxication à la cocaïne, associée ou non à une autre drogue.La situation a radicalement changé en 1986 alors que 46 p.cent des cocaïnomanes sont décédés par homicide, soit des suites d'un règlement de compte, soit au cours d'un vol par effraction, etc.De 1983 à 1986, sur un total de 94 cas.on compte 44 meurtres et 50 surdoses.Autrement dit.le consommateur de cocaïne a plus de chances de mourir de mort violente en 1986 que dans les années 70.M.Picotte avance une explication: «Ce ne sont plus seulement les riches qui consomment cette drogue, souligne-t-il.Le produit est devenu plus disponible sur le marché, ce qui laisse plus de place à la corruption.» Des statistiques américaines démontrent qu'un Américain sur dix a consommé de la cocaïne au moins une fois dans sa vie, alors que 2 p.cent de la population en fait un usage régulier.«En extrapolant ces données au Québec, il y aurait entre 100000 et 150000 personnes au Québec qui consomment régulièrement de la cocaïne», souligne Manon Vésina.Quant aux saisies effectuées par les policiers, elles contiennent de plus en plus souvent de cette «neige».En 1978, la cocaïne ne comptait que pour 4,2 p.cent du total des saisies de drogue.Cette proportion a grimpé à 9.7 p.cent en 1982, 19 p.cent en 1983 et 31 p.cent en 1986.Par ailleurs, les responsables des centres de désintoxication reçoivent de plus en plus de demandes de cocaïnomanes, «à un point tel qu'ils ne peuvent plus suffire et dressent des listes d'attente», affirme Mme Vézina.VENTE GIGANTESQUE D'ENTREPÔT D'UN JOUR SEULEMENT (Le samedi 23 mai de 9 h à 17 h) MEUBLES DE BÉBÉ ET JEUNES ENFANTS 4600, boul.THIMENS à l'ouest du centre d'achats Côte-Vertu acceptées Résultats Vous pouvez miser jusqu'à 20h00 le Jour du tirage.Tirage du 87-05-20 6 8 10 18 22 45 No.complémentaire: \") GAGNANTS LOTS 1 1644211,60$ 7 «715,20! 258 1841,00$ 12708 71,80$ 232801 10,00$ RÉSULTATS ANTÉRIEURS Ventes totales: 13292919,00$ PROCHAIN TIRAGE: SAMEDI 8705-23 GROS LOT APPROX.: 2000000,00$ Tirage du\tNuméros 16 mai\t1-9-16-17-38-42 (301 13 mai\t1-5-21 -36-44-45 (22) 9 mai\t3-9-32-38-40-47 (49) 6 mai\t5-16-19-25-46-48 (38) 2 mai\t9-11-15-21-32-42(35) 29 avril\t5-7-10-20-37-38 (27) 25 avril\t1 27-29-34-42-48 (33) 22 avril\t27-31-33-34-39-46 (44) VEUILLEZ NOTER QUE LES TIRAGES DE LA MINI LpTO ET pE L'INTER LOTO FONT RELACHE POUR UNE PÉRIODE INDETERMINEE.in modaNMe d'incilumnint Om MltoU gagnants paraissent au verso des Mllets.En ces de disparité entre cetts Nete de numéro* gagnant* «iki.ii* otftdstts, catt* ¦ » 1 L'éducation des adultes se trompe de clientèle ANDRE PB* ¦ L'éducation des adultes ne profite pas à ceux qui en auraient le plus besoin, c'est-à-dire aux Québécois les moins scolarisés, à ceux qui n'ont pas d'emploi, aux femmes et aux allophones.Telle est l'une des constatations du Conseil supérieur de l'éducation exprimée dans un avis au ministre de l'Éducation, qui a été rendu public hier à Montréal.Trois cent mille personnes étaient inscrites l'an dernier à des cours d'éducation des adultes.Or, la plupart d'entre elles possédaient déjà une bonne scolarité.Seulement un adulte sur 20 ayant une scolarité de niveau primaire participe à une activité d'éducation des adultes.Chez les personnes ayant une scolarité universitaire, on en trouve huit sur 20.Alors que les chômeurs et les assistés sociaux auraient besoin plus que d'autres d'une formation supplémentaire leur donnant accès à de nouveaux emplois, ils sont minoritaires dans les cours d'éducation des adultes.Les femmes sont plus nombreuses que les hommes mais, beaucoup plus encore que les hommes, on les retrouve dans des cours qui ne conduisent pas à une qualification reconnue, par exemple des cours de développement personnel.Le Conseil supérieur de l'éducation estime que cette situation est inquiétante parce que, encore aujourd'hui, de nombreux Québécois, notamment des jeunes, sont sous-sco-larisés.Plus de 580000 Québécois âgés de 15 à 34 ans ne fréquentent pas l'école même s'ils n'ont pas terminé ieur secondaire.Près de 189000 d'entre eux comptent huit années ou moins de scolarité.OTTAWA ¦ Les scientifiques attachés au projet de transformation en compost des déchets organiques de la municipalité de Montréal, sont décidés à gagner les dirigeants municipaux à leur cause.«Acceptons les coûts sociaux du compos-tage et nous ferons d'une pierre trois coups», affirme Armel Bou-tard, un des artisans du projet à l'Université du Quebec à Montréal.M.Boutard soutient que non seulement un énorme problème de gestion des déchets serait ainsi amoindri pour la municipalité, mais que la solution du compos-tage réglerait en partie les problèmes de dégradation des sols et diminuerait les coûts du traitement des eaux.Une terre riche en humus subit en effet moins d'érosion qu'une terre moins pourvue en matières organiques, et il s'ensuit une moindre pollution des cours d'eau.M.Boutard soutient donc que parmi les différentes techniques de gestion des déchets urbains, le compostage devrait être privilégié parce qu'il mène à la production d'humus.On se souvient qu'au début d'avril, le syndicat des cols bleus de Montréal a appuyé la formation de cette équipe de recherche et que la section 301 du Syndicat canadien de la fonction publique, affilié à la FTQ, a accordé une subvention au projet.La recherche est pilotée par lean Revérct, de l'UQÀM.M.Boutard, conférencier, hier, au 55e Congrès de l'ACFAS, à Ottawa, affirme que le Montréalais produit en moyenne 1,2 tonne de déchets par an- née, dont 30 p.cent est de nature organique.« Nous nous trouvons de toute façon avec un problème de gestion des déchets sur les bras, un problème qui va nous coûter cher, suggère M.Boutard.Alors pourquoi ne pas orienter la gestion de ces déchets vers une solution plus intégrée, qui profitera aux terres agricoles et améliorera du même coup la qualité de l'eau?» À ce sujet, les travaux de l'équipe Revéret nous apprennent que 71 p.cent de la matière en suspension dans l'eau provient de l'érosion des terres arables, de même que 67 p.cent des nitrates.Quant aux phosphates, qu'on attribue souvent aux détergents domestiques, ils provienent à 66 p, cent des activités agricoles.Le coût moyen du traitement d'une tonne de déchets revient à près de trois à cinq fois le coût de son élimination en décharge.Afin de réduire au maximum les manutentions, et par le fait même les coûts, les chercheurs proposent de cueillir les déchets organiques à la source, c'est-à-dire aux portes des restaurants, des épiceries et des dépanneurs.Ce ne sont pas aux fermiers, continuellement à la limite de la faillite, à assumer ces coûts d'exploitation, estiment les chercheurs.Ces derniers envisagent plutôt la création de taxes reliées au degré d'atteinte à l'environnement que nécessite la production de tel ou tel bien.L'UQÀM fera paraître d'ici un an et demi un document décrivant eu détail les coûts et les procédures possibles du recyclage en humus des déchets organiques de Montréal.Si votre argent ne fructifie pas 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tandis que leurs activités se traduiront par des avantages importants, sociaux et économiques, pour les autres.» Mais comment assurer à la fois de meilleures conditions de vie aux personnes retraitées.et de meilleures conditions de développement â l'ensemble de la société?Le professeur Vellas, qui a appliqué en France le concept de l'Université du troisième Age, cite deux exemples de réponse apportée par des pays con fron tés à la montée de la marée grise: ?Pour contrer le chômage, la France a pensé qu'il serait utile que les aines passent à la retraite, à tous les niveaux de l'entreprise.On a établi différents régimes incitatifs (retraite anticipée, pré-retraite à partir de 55 ans.).Or, un bilan de l'opération a conclu récemment à Y inefficacité de la formule, démontrant qu'au sein des entreprises, les départs ont eu de mauvaises répercussions sur la gestion courante.La conclusion s'impose: la bonne marche des entreprises exige la présence des différentes générations.?Au lapon par contre, qui connaît un taux de chômage plus bas, mais un vieillissement encore plus marqué, les personnes âgées continuent, en fort pourcentage, a travailler dans des emplois productifs, mais en fournissant moins d'heures pour un salaire moins élevé.Cette formule apparait non seulement plus humai- ne, mais également plus rentable socialement.Pour M.Vellas.les personnes âgées ont un rôle capital dans la société, celui de la ré-humaniser en transformant les rapports sociaux.De différentes façons propres à résoudre des problèmes apparemment insolubles aujourd'hui (garde d'enfants, présence auprès des malades à domicile.).En ce domaine, il importe de mettre l'imagination au pouvoir, et d'aider les personnes âgées à trouver leurs propres «modes d'emploi ».Le conférencier y va cependant de quatre suggestions : travailler à développer des solidarités naturelles (famille, voisinage, professions, affinités); mettre en place des services sociaux qui catalyseront ces solidarités sociales naturelles; éduquer les populations et les personnes âgées elles-mêmes; et enfin, créer dans le domaine de l'urbanisme des structures favorables au plein épanouissement social des aînés.Itinéraire: Oe la route Tfjnsc.in., dienne EU» Ouest prenez la sortie M.Nous sommes lusle a l'ouest du pont de I Juloroulc 1101 d» Mirabel Ouvert | tous les loutsel | en soiree 7 tours I sur 7.| ^ 9519, boul.GOUIN, Pierreffonds \u2022 684-0290 l PRIX SPÉCIAL SUR VIVACES RICHE TERRE NOIRE Sac de EXtra 30 litres spécial Ord.$275 $CS0 3 sacs pour V f\" Apportei-nous cette t annonce et voui otjtiendrei ¦ I GRATUITEMENT ' X/il) ROSIER I ' W préemballé | I avec tout achat da $35 ou plus.OftJ.; jusqu'à S7.S0 J ai.iqun Sr-.bU j Nous avons un très g» jnd choix de FLEURS ANNUELLES, de LÉGUMES et de magnifiques PANIERS À SUSPENDRE 3 NOUVEAU I Vene* voir notre vaste chou .d arbres fruitiers.Nous avons I des pommiers de 3 variétés en 1.de 4 en 1 et de 5 en 1.Venez voir notre grand choix de conifères en pot.| Venez voir notre vaste I sélection de ROSIERS EN POT I qui rehausseront la I beauté de votre jardin.Venez maintenant car I le choix est excellent J La réforme des services sociaux et de santé: qui sera consulté?NICOLE BEAUCHAMP ¦ Plusieurs organismes communautaires et syndicaux se demandent si la Commission Rochon fera connaître ses « hypothèses de solution » par le biais d'une consultation publique.Cette commission chargée de réviser le fonctionnement et le financement des services de santé et des services sociaux du Quebec, ébauche actuellement ses propositions.«Nous n'avons pas encore discuté entre nous des modalités de la remise de notre rapport final prévue pour septembre prochain.Mais nous examinerons sous peu cette question et rendrons une réponse», a affirmé à La Presse M.Guy Gélineau, secrétaire de la Commission, joint hier par téléphone.Celui-ci participait, vendredi dernier, aux cotés de deux autres commissaires \u2014 en l'occurrence le président lean Rochon et M.Norbert Rodrigue \u2014 â une rencontre avec des représentants du Regroupement pour la santé et les services sociaux.Le RSSS rallie sous son sigle une quinzaine d'organismes communautaires (associations de bénévoles, de retraités, etc.) et syndicaux (syndicats d'infirmières.Fédération des Affaires Sociales-CSN, etc.).« Le Regroupement réclame que la Commission Rochon soumette ses ENCAN ENCAN ENCAN ENCAN ENCAN ENCAN EXPOSITION PUBLIQUE ET VENTE AUX ENCHÈRES PUBLIQUE EXPOSITION DÉBUTE AUJOURD'HUI JOHN LITTLE Huile sur toile 24 « 30 ROBERT W.PILOT Huile sur panneau 7\" «95 MARC AURELE FORTIN Huile sur panneau 8.25 k 10.7S Par ordre du conseil d administration des industries Empire Inc.tous les obiets qui n ont pas ete payes en totalité et tous les objets qui ont eie payes en entier mais qui n ont pas ete reclames depuis plus de 3 |Ours seront vendus au plus otlrant et ce.sans prix minimum et sans
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