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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1987-05-27, Collections de BAnQ.

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[" La météo Aujourd'hui: Quelques averses ou orages.Vent modéré par moment Minimum 13* Maximum 25* Demain: Chaud et humide DETAILS PACE A2 La Pr LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 4\t\u2022 MONTRÉAL, MERCREDI 27 MA11987\t103e N° 213\t98 PAGES, 8 CAHIERS\tHors de la zone métropolitaine 45 cents *y P\"c Ailleurs au Quebec 50 cents ¦ Iles de La Madeleine 90 cents 99 HHHHH\t\t\t\t m*\"*™ L'accord du Lac Meech rendra le Canada impotent ( Trudeau ) L'Opéra de Montréal clôturera sa saison avec la reprise de Tosca, le célèbre opéra de Puccini qui avait marque son lancement, en 1980.Bl LAC MEECH MWHOPOWTMIW_ LW entente constitutionnelle du Lac Meech rendra le Canada impotent, avertit l'ancien premier ministre fédéral Pierre Elliott Trudeau.Une entente qu'il qualifie de «gâchis total», et dans laquelle il voit un\" encouragement direct à la souveraineté-association.Le 30 avril, date de l'accord du Lac Meech, est un «jour sombre pour le Canada», écrit M.Trudeau dans une déclaration exclusive publiée aujourd'hui dans La Presse en page A-7.Et il va plus loin.Nos chefs politiques actuels manquent de nerf, soutient l'ancien leader libéral.Pis, le gouvernement canadien est tombé entre les mains d'un pleutre ( lâche, poltron ) en la personne de Brian Mulroney.«Le très honorable Brian Mulroney, CP., M.P., grâce à la complicité de dix premiers ministres de province, est déjà entré dans l'Histoire comme l'auteur d'un document constitutionnel qui \u2014s'il est accepté, par le peuple et ses législateurs\u2014 rendra l'État canadien tout à fait impotent, lance M.Trudeau.Dans la dynamique du pouvoir cela C'est dans ses dispositions sur la langue que les Québécois francophones se sentent le moins protèges par l'accord du Lac Meech.1 PIERRE FORTIER Le ministre responsable des Institutions financières, Pierre Fortier, s'élève contre l'entente Ottawa Toronto sur les valeurs mobilières.Sommaire Annonces classées.D3.E11âE15 F 1 a F 8, C 1 a G 5 Arts et spectacles.C 1 a C 6 Bandes dessinées.E15 Carrières et professions.B5, B7 Décès, naissances, etc.C 5 Économie.D1 a D10 Éditorial.B2 Étes-vous observateur?.E11 Feuilleton.E13 Horoscope.E12 Le monde.A11, B 4 Méteo.A 2 Mots croisés.F 7 ¦ Mot mystère».F 4 Quoi faire aujourd'hui.E10 Télévision.C 2 Tribune libre.B 3 Vivre aujourd'hui AlimConsom.E 1 a E 9 TABLOÏD SPORTS Mots croisés.14 Tom Lapolnte.6 PA\u20ac Si Vous mes voudrait dire qu'il sera éventuellement gouverné par des eunuques.» Essentiellement, l'ancien premier ministre reproche à son successeur d'avoir mis le Canada sur la voie rapide de la souveraineté-association, en cédant aux provinces des prérogatives nationales et internationales autrefois dévolues à Ottawa.Ainsi, à ses yeux, le gouvernement central abandonne aux provinces d'importants éléments de sa juridiction, comme le pouvoir de dépenser et l'immigration.La Charte des droits s'en trouvera affaiblie, craint-il, tandis que les provinces accroissent leurs pouvoirs législatifs (Sénat) et judiciaire (Cour suprême).Le tout sans possibilité pour Ottawa de les récupérer, puisque chaque province disposera d'un droit de veto constitutionnel.Point n'est besoin d'être grand clerc, dit M.Trudeau, pour prédire que «la dynamique politique attirera désormais les meilleurs esprits vers les capitales provinciales, là où résidera le véritable pouvoir, et que la capitale fédérale sera le dévolu des laissés-pour-compte de la politique et de la bureaucratie».Depuis son retrait de la politique active, en 1984, M.Trudeau ne s'était jamais prononcé aussi vigoureusement sur des questions de politique canadienne.À peine, à la mi-mai à Toronto, émettait-il des commentaires très prudents sur l'accord survenu quinze jours plus tôt au Lac Meech, laissant deviner son insatisfaction.Il a mis plusieurs jours à peaufiner le texte publié aujourd'hui, qu'il a accepté d'écrire cédant aux pressions d'amis, de partisans et des médias.La prise de position très polémique qu'il dévoile ne laisse place à aucune ambiguïté et lui vaudra sans doute de multiples demandes d'explications.On voudra savoir, par exemple, si l'ancien premier ministre, discret et prudent depuis qu'il a quitté la politique, compte maintenant y revenir à sa façon pour défendre sa conception de la société canadienne.On notera qu'il ne suggère aucune porte de sortie.Il ne demande pas aux premiers ministres de s'abstenir de ratifier l'entente, pas VOIR TRUDEAU EN A 2 t Arctique : selon Reagan, le Canada n'a pas tort Le président américain accorde une entrevue à six journalistes, dont le représentant de La Presse JEAN-FRANÇOIS LISM collaboration spéciale On a beau l'avoir vu vingt fois, à 100 ou à 10 mètres, on n'est jamais préparé à un premier face-â-face avec Ronald Reagan.À portée de bras, il n'est pas tout à fait le président du petit écran.D'emblée, son âge nous saute aux yeux.L'impression est forte: Ronald Reagan est un vieillard.Même ses gestes, juste un petit peu trop lents, son sourire, juste un petit peu trop plissé, renvoient l'image du grand-père.Les quotidiens représentés à l'interview d'une demi-heure étaient La Stamps (Italie), Le Figaro (France), Diet Welt (Allemagne de l'Ouest), le nouveau quotidien britannique The Independent, le journal financier japonais Ninon Keizal Shimbun, et La Presse.WASHINGTON Le president américain croit que la position canadienne sur la souveraineté de l'Arctique «a beaucoup de valeur» et il «ne pense pas» que l'achat de sous-marins par Ottawa va conduire à une confrontation.Interrogé sur la question des pluies acides, le président a affirmé que « beaucoup de travail reste à faire.pour identifier les sources» de pollution aux États-Unis.Et il a indiqué que le processus prendrait encore du temps.Lors d'une interview donnée hier à La Presse et a cinq quotidiens d'Europe et du japon en préparation du sommet de Venise, le président a par ailleurs révélé: qu'il ne «voit pas de danger de guerre» dans le golfe Persique; qu'il n'a «jamais songe à démissionner» pendant l'affaire iranienne; qu'il était pour une stabilisation des taux de changes; et qu'il avait bon espoir de recevoir le leader soviétique à Washington «avant que l'année ne se termine».Pendant une demi-heure dans le bureau Ovale, le président, alerte et attentif, a aborde les sujets suivants: SOUVERAINETÉ ARCTIQUE: Le président pense que la revendication canadienne est légitime.Il a d'ailleurs repris l'argumentation d'Otta-wa en notant que les « iles du nord canadien, pendant presque toute l'année, sont reliées par des liens de glace permanents et des gens vivent sur cette glace».La situation est donc «assez différente de la plupart des autres endroits du monde» où des pays réclament la souveraineté sur des eaux côtières.À la question « Vous semblez dire que le VOIR REAGAN EN A 2 SUITE DES INFORMATIONS EN A 11 Double accusation de meurtre au deuxième degré J f organiste Wilhelmina Tie-¦¦ mersma a comparu, hier après-midi, en Cour des sessions de la paix pour répondre à deux accusations de meurtre au deuxième degré, à la suite de l'incendie qui a ravagé une église du centre-ville et causé la mort de deux pompiers, lundi matin.L'accusée, âgée de 38 ans, est apparue tête basse, l'air triste, dans le box des accusés.Elle était visiblement encore en état de choc, ce qu'a, d'ailleurs, confirmé son avocat.Me Daniel Laflcur.Le juge Bruno Cyr, de la Cour des sessions de la paix, a remis la cause au 5 juin, pour communication de la preuve, étape qui précède celle de l'enquête préliminaire.La Couronne n'a pas présenté d'accusation de crime d'incendie, contrairement à ce qui semblait probable lundi.Me Laflcur a confirmé que sa cliente, domiciliée à Dorion.est une transexuelle et que, maintenant, elle est reconnue officiellement comme une personne de sexe féminin.En conséquence de quoi, elle est détenue à la prison pour femmes de la rue Tanguay.Interrogé sur ses intentions concernant une demande d'examens psychiatriques pour sa cliente.Me Lafleur a répondu qu'il ne voulait pas en discuter et a refusé de commenter la défense qu'il se propose d'offrir.Une personne timide Mme Wilhelmina Tiemersma habite Dorion, en banlieue ouest de Montréal, depuis plus de 25 ans.Elle vit avec son père, un VOIR MEURTRE EN A 2 Photo Pierre Cote, ta Presse L'avocat de Wilhelmina Tiemersma, Me Daniel Lafleur a confirmé hier que sa cliente, domiciliée à Dorion, est une transexuelle et que, maintenant, elle est reconnue officiellement comme une personne de sexe féminin.Elle est donc détenue à la prison pour femmes de la rue Tanguay.FRONTIERES .v.v.v.I ¦ \u2022 \u2022 « \u2022 \u2022 \u2022 ¦.\u2022.\u2022.W.W 208-4800 800 EST.DE M Al SON NEUVE (ANGLE ST-HUl (MÉTTW BERRI) fomami me \\ > A2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 27 MA11987 Les pompiers de Montréal en deuil ¦ Les cercueils fermés des pom- Piers Pierre Létourneau et Jean-ierre Longpré sont exposés en chapelle ardente depuis hier soir, à l'auditorium du Centre de formation des pompiers de Montréal.Les deux pompiers sont morts lundi matin dans l'incendie qui a détruit l'église unitarienne du Messie, rue Sherbrooke.Incendie d'origine criminelle dans lequel trois autres pompiers ont été blessés.Les cercueils, flanqués des photos des disparus, ont été placés en avant de la salle, au pied d'une estrade parée d'une forêt de drapeaux.De chaque côté des bières, des pompiers montent la garde.Les couronnes de fleurs sont innombrables.Il y en a des dizaines et des dizaines, empilées sur les murs de l'auditorium tapissé de rouge.La lumière est tamisée.Dans les premières rangées de chaises disposées dans la salle, les membres des familles Létourneau et Longpré veillent, entourés de parents et d'amis.Une veuve pleure.Deux veuves, six enfants La mort des deux pompiers qui laissent chacun une veuve et trois enfants, et qui comptaient chacun une dizaine d'années de service, a ébranlé leurs camarades.Certains, rencontrés à l'extérieur de la chapelle ardente, cachent mal leur douleur d'avoir perdu deux confrères dans un incendie criminel où, de surcroît, il n'y avait pas de vies à sauver.Etre pompier, c'est faire un travail dangereux par définition.« Quand il y a un feu dans une maison, les civils sortent parce qu'il y a du danger.Nous, on entre», note simplement l'un de ceux qui étaient au centre de formation, hier soir.Beaucoup de pompiers de Montréal sont venus voir les familles, hier soir, les réconforter et se remonter mutuellement le moral.L'expérience est d'un pré- cieux secours dans de telles circonstances.Ainsi, c'est le capitaine Yvon Ménard, âgé de 50 ans et qui compte 23 ans de service, qui a réconforté deux jeunes confrères dans la vingtaine en compagnie desquels il a été transporté à l'hôpital, lundi, a rapporté le directeur adjoint Maurice Tériard.Yves Archambault et Guy Ra-cette n'ont que quatre mois de service.M.Archambault, incommodé par la fumée, a pu regagner son domicile dans la journée.Mais il demeure sous l'effet d'un violent choc nerveux et son médecin lui a recommandé beaucoup de repos.M.Racettc, lui, a eu une vertèbre fracturée.Quant à M.Ménard, il s'est infligé une fracture ouverte à une jambe en tombant dans la nef de l'église en flammes.Funérailles civiques Les funérailles civiques des pompiers Létourneau et Longpré auront lieu demain matin, à 10 h 30, à l'église Notre-Dame.Le cortège, qui devrait être formé de plus de l 000 personnnes, soit tous les pompiers de Montréal qui ne seront pas de service et des confrères de nombreuses villes du Québec, partira de l'hôtel de ville de Montréal, rue Notre-Dame.Le cortège empruntera les rues Saint-Laurent et Saint-lacques, où il atteindra la Place d'Armes.Ce sera la deuxième cérémonie semblable à Montréal cette année : un autre pompier, lean-Roch Dubreuil, avait été tué en combattant un incendie, en janvier dernier.Depuis 1981, à Montréal, neuf pompiers sont morts en combattant les flammes.Pendant quelque temps, hier, la direction du Service de prévention des incendies de Montréal s'est demandé si l'on devait garder au calendrier une cérémonie où des pompiers seront décorés pour bravoure, vendredi soir, dans la même salle où les cercueils de leurs deux confrères sont exposés.On a décidé d'aller de l'avant.La vie continue.Les unitariens sont à peine 300 à Montréal JULES BÉUVHU ¦ L'Église unitarienne ne compte, à Montréal, qu'environ 300 membres officiels.Selon le pasteur de la communauté, le révérend Charles Eddis, de 200 à 300 autres personnes pourraient cependant, « dans la pratique », faire partie de cette congrégation.Et il existe dans l'île de Montréal une autre communauté de l'Église unitarienne, dont le temple est situé à Beaconsfield.Le recensement de 1981 dénombrait 14 500 unitariens au Canada.Et on estime que deux millions de fidèles, dans le.monde entier, composent cette Église.Bien que la première cérémonie publique de ce mouvement religieux y ait eu lieu 10 ans auparavant, c'est en 1842 qu'a été fondée officiellement, par des ressortissants de la Nouvelle-Angleterre, la congrégation unitarienne de Montréal.En 1845, une deuxième congrégation canadienne voyait le jour à Toronto, suivie d'autres groupes à Hamilton, Ottawa, Vancouver et dans les Prairies.Le mouvement unitarien était cependant connu depuis un bon moment dans plusieurs pays d'Europe, dont la Hongrie, la Pologne, l'Allemagne, la Hollande et l'Angleterre, où il a été constitué en Eglise par le révérend Theophilius Lindsey vers 1773.C'est depuis l'Angleterre que le mouvement gagna le Nouveau Monde avec l'établissement d'une première congrégation américaine en Pennsylvanie par Joseph Priestly.LA MÉTEO Québec\tm.\tMu.\t \til\t23\tNuag.aver.Outeouais\t11\t23\tAvtr.,orag.Laurentkle*\t11\t20\tPlue, aver.Cantons del Est\t\u2022\t22\tAver.orag.Maunoe\tS\t22\tPluie, aver.Quebec\ts\t22\tPluie, aver.Lac-Saint-Jean\t9\t21\tPluie, aver.Rimouski\t6\t18\tAver., orag.GaspesV\t5\t17\tEnnuag.av.Bai6 Cerneau\t3 '\t14\tEnnuag.,av.SepWles\t3\t14\tEnnuag., av.Canada\tMil\tMu.12\t Victoria\t\t\t Edmonton\t\t20\t Regina\t\t13\t Winnipeg\t\t14\t Toronto\t\t14\t Frederieton\t\t22\t Halifax\t\t20\t Charlottetown\t\t12\t Saint-Jean\t\t19\t États-Unis Boston Buffalo Chicago Miami New York 14 N.-Orteans Pittsburgh 28 S.Francisco 28 Washington 16 Dallas Mu.29 les capitales \tMM.\t«u.\tMo.\tMu.Amsterdam\t4\t22 Maand\t10\t25 Athènes\t15\t27 Moscou\t3\t7 Acapuico\t27\t34 Mexico\t13\t28 Berlin\t6\t18 Oslo\t12\t23 Bruxelles\t7\t22 Pans\t14\t24 Buenos Aires\t2\t13 Rome\t8\t23 Copenhague\t7\t16 Séoul\t16\t26 Genève\t10\t21 Stockholm\t9\t11 Hong Kong\t25\t27 Tokyo\t19\t28 Le Caire\t16\t37 Trinidad\t29\t34 Lisbonne\t11\t20 Vienne\t11\t21 Londres\t9\t22\t\t La Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres 353 «quatre chiffres 1868 Les cercueils des pompiers Pierre Létourneau et Jean-Pierre Longpré ont été exposés, hier soir, au Centre de formation du Service des incendies de Montréal, dans l'est de la ville.ph0t0 denis courville, la presse SUITE DE LA UNE Originalement, les membres du mouvement unitarien, qui était né du christianisme, professaient la seule unité de Dieu et rejetaient toute idée de trinité divine.Aujourd'hui, l'Église unitarienne rassemble toutefois des personnes de diverses confessions dans un esprit d'unité dans la diversité.Et il apparaît juste de dire que la vague idée de Dieu professée par les unitariens les rapproche plus du théisme que du christianisme.L'Église unitarienne insiste par ailleurs sur la responsabilité individuelle lorsqu'il s'agit de foi et d'action religieuse.Et elle invite ses fidèles à se guider sur la raison et l'expérience personnelle.Après l'incendie de lundi dernier qui a complètement détruit l'église du Messie, la congrégation unitarienne de Montréal n'a pas eu à demander du secours pour recevoir des propositions d'assistance d'autres groupes religieux.Le révérend Eddis a confié avec satisfaction que la communauté juive du temple Emanu-EI a offert à sa congrégation de tenir ses offices religieux dans sa synagogue.Les autorités de la paroisse presbytérienne St.Andrew and St.Paul, de la communauté Erski-ne American de l'Église unie du Canada et du temple de l'Église de la Science chrétienne (Christian Science Church) ont également présenté la même offre.Le pasteur unitarien, qui a accueilli ces gestes avec la plus grande reconnaissance, a signalé que sa congrégation s'efforcera de s'accommoder d'une salle de son presbytère demeuré presque intact après l'incendie.T 22-3-01 -F MEURTRE Double accusation de meurtre au deuxième degré homme âgé d'environ 70 ans, dans une petite maison unifami-laïc, semblable à toutes les autres.Sa mère est décédée il y a une dizaine d'années, ont rapporté hier les voisins, interrogés par La Presse.«Ça fait 14 ans que nous habitons ici et nous ne lui avons jamais adressé ia parole.C'est quelqu'un de très renfermé et de très timide», a confié Mme Louise Castonguay, pour qui William est devenu un jour Wilma.«Nous l'avons connu alors qu'il était garçon et un beau jour, il y a de ça cinq ou six ans, nous l'avons aperçu en femme.Et comme nous ne savions pas son nouveau nom, nous l'avons rebaptisé Wilma.» Pour les voisins, Mme Tiemers-ma reste quelqu'un de très mystérieux, qui ne parlait à personne et que l'on voyait rarement.«Toute cette histoire est bien triste, a dit un voisin qui a préféré taire son nom.On ne voudrait jamais que des choses comme ça se produisent.» Un reel talent Par ailleurs, notre critique musical, Claude Gingras, se rappelle avoir entendu l'organiste Tie-mersma en récital à quelques reprises, au cours des dix dernières années, dans la série estivale du mercredi soir à l'Oratoire Saint-loseph.«Sous son nom original, William, ou sous son nom \u2014 comment dire?\u2014 d'emprunt, Wilhel-mina, l'artiste possédait les mêmes indéniables qualités d'organiste et d'interprète et un réel don pour la registration.Tie-mersma était davantage qu'un simple organiste d'église», a dit M.Gingras.Du reste, l'organiste de l'Oratoire, Raymond Daveluy, avait invité Wilhelmina Timersma pour la série 1987, qui débute fin juin.TRUDEAU L'accord du Lac Meech rendra le Canada impotent (Trudeau) plus qu'il n'appelle à une mobilisation générale.Chose certaine, sa charge risque d'ébranler encore davahtage John Turner, son successeur à la téte du Parti libéral du Canada.M.Turner a en effet adopté une position diamétralement opposée à la sienne, félicitant Brian Mulroney et excluant récemment le député David Berger de son cabinet fantôme parce que celui-ci s'oppose à l'accord.Donald Johnston était parti de lui-même quelques jours plus tôt pour la même raison.M.Johnston est lié à l'étude Heenan, Blai-kie, où travaille désormais M.Trudeau.Surenchère nationaliste Le premier ministre québécois, Robert Bourassa, goûte lui aussi à la médecine de M.Trudeau, quoique de façon plus modérée.Par rapport au magicien et au fin renard qu'est Brian Mulroney, M.Bourassa passe pour naïf et inconstant.Après l'avoir qualifié de «mangeur de hot dogs» il y a quelques années, M.Trudeau raille aujourd'hui le chef des libéraux provinciaux pour avoir «choisi de ferrailler sur le seul champ de bataille où les péquistes ont l'avantage: celui de la surenchère nationaliste».Et d'ajouter, cyniquement, que M.Bourassa pourrait encore répudier l'accord du Lac Meech tout comme il avait retraité dix jours après l'entente de Victoria, en 1971.L'ancien premier ministre canadien estime du reste qu'au cours des ans le Québec a mis sur pied une véritable école de chantage, dont il est le fondateur et le diplômé summa cum laude.C'est le Québec qui, dit-il, a presque toujours invariablement bloque le processus de rapatriement de la constitution et de rédaction d'une formule d'amendement, entamé une demi-douzaine de fois depuis 1927.Et M.Trudeau de lancer des mots très durs à l'endroit des «provincialistes» et des nationalistes: d'éternels et mauvais perdants, une bande de pleurnichards qui n'en finissent plus avec leurs crises d'adolescents gâtés.«Les politiciens provinciali-sants, qu'ils siègent à Ottawa ou à Québec, sont également d'éternels perdants, dit-il; ils ont le souffle trop court pour dominer la scène canadienne, ils ont besoin du ghetto québécois comme repaire».L'accord décortiqué Si celui qui a dominé la scène politique canadienne pendant seize ans recourt à des expressions aussi crues, c'est qu'il a le sentiment que l'accord constitutionnel du Lac Meech bat en brèche toute sa conception du fédéralisme, basée sur un pouvoir central fort plutôt qu'éclaté.De nombreux points expliquent son opposition à cet accord: ¦ le concept de Québec société distincte arrange selon lui aussi bien les séparatistes québécois et les séparatistes de l'Ouest, bref tous ceux qui n'ont jamais voulu d'un Canada bilingue.Nous avons désormais deux Canadas, prétend-il, chacun défini en fonction de sa langue.Et de s'inquiéter du sort des anglo-québécois et des francophones hors Québec.Contrairement à ce que clame le Parti québécois et plusieurs organismes nationalistes, le Québec acquiert selon M.Trudeau une juridiction constitutionnelle nouvelle que le reste du Canada n'a pas : promouvoir la concentration de la francophonie au Québec.Puisque le rôle du Québec sera désormais de protéger et de promouvoir le caractère distinct de la société québécoise, c'est en fonction de cette particularité que les tribunaux devront interpréter la Charte (fédérale) des droits, que M.Trudeau a défendue avec acharnement au moment du rapatriement unilatéral de la constitution, en 1982.¦ au chapitre de l'immigration, il déplore qu'Ottawa accepte de se retirer de tout service en matière de réception et d'intégration des ressortissants étrangers, avec juste compensation financière pour le Québec.Et de reprendre une expression qui lui est chère : le Canada se chargera de payer la note pour sa propre «balkanisa-tion ».¦ peu disert sur le pouvoir de dépenser, M.Trudeau s'inquiète néanmoins de ce qu'il adviendra des objectifs nationaux que le gouvernement central pourrait définir, à partir du moment où les provinces peuvent se retirer de tout nouveau programme à frais partagés avec juste compensation financière.¦ le fait que le gouvernement fédéral comblera désormais les vacances à la Cour suprême à même une liste de noms proposés par les provinces ne le satisfait pas davantage.M.Trudeau craint un transfert graduel aux provinces de la responsabilité du pouvoir judiciaire suprême.¦ l'ancien premier ministre dénonce, enfin, des éléments de la formule de modification à la constitution.«Désormais, dit-il, toute province qui ne sera pas d'accord avec un amendement constitutionnel important aura le pou- voir, ou bien d'en empêcher l'adoption, ou bien de se dissocier d'un tel amendement avec, comme récompense, une «compensation raisonnable»!».Rapatriement unilatéral Au dire de Pierre Elliott Trudeau, la constitution de 1982 \u2014adoptée contre la volonté de l'Assemblée nationale et alors qualifiée â Québec de coup de force\u2014 assurait un équilibre créateur entre les provinces et le gouvernement central, qui permettrait â la fédération de pouvoir durer mille ans.De conclure l'ex-chef de gouvernement, cette constitution liait aussi bien les provinces que le fédéral: «Désormais la fortune favorisait le gouvernement canadien; il n'avait plus rien de très urgent à demander aux provinces: ce sont elles qui étaient devenues demanderesses.Désormais «l'évolution constitutionnelle canadienne» aurait pu se faire sans pré-conditions et sans chantage, mais donnant donnant, entre parties égales.Même un front uni des dix provinces ne pouvait pas obliger le gouvernement canadien à bouger».REAGAN Arctique: selon Reagan, le Canada n'a pas tort Canada a quelque prétention légitime â la souveraineté», le président a répondu: «Oui je crois que la situation est différente â cet endroit et j'ai bon espoir que nous pourrons, comme de bons voisins, trouver une solution qui ne créera pas de dangereux précédent pour les autres eaux internationales.» Un responsable du département d'État a par ailleurs affirmé hier que les négociations dans ce dossier pourraient prendre «des années».PLUIES ACIDES: M.Reagan a essentiellement repris la position élaborée lors du sommet d'Ottawa, insistant sur la recherche qui doit encore être faite aux États-Unis pour «identifier les sources» de pollution.Un membre de l'administration indiquait le mois dernier que cette recherche pourrait prendre deux ans.«Ce n'est pas quelque chose dont on peut dire qu'on va le faire à 10 heures le matin», a dit le président, «mais nous avons l'intention de travailler étroitement avec le Canada et trouver une réponse au problème.» Un.responsable du département d'État affirmait hier que l'administration n'a pas encore décidé si elle entreprendrait avec Ottawa des négociations en vue d'un accord bilatéral sur les pluies acides.Le Canada a déposé une première proposition vendredi, une réponse américaine pourrait prendre «plusieurs mois», a dit le responsable.Après l'interview avec le président, son porte-parole Martin Fitzwater a déclaré à La Presse que M.Reagan s'informait «toutes les deux semaines» de l'évolution du dossier.«Il est très intéressé, il demande toujours «Ou en est-on avec les pluies acides?» GUERRE DU GOLFE; Ronald Reagan ne «voit pas de danger de guerre» dans le golfe Persique même si ses navires escortent les pétroliers du Koweit jusque sous la portée de l'artillerie iranienne.«Nous n'allons pas déclencher une guerre, alors il faudrait que ce soit (l'Iran) qui en déclenche une.|e comprends que la guerre (Iraq-Iran) a déjà fait environ un million de morts.|e ne pense pas que (les Iraniens) voudraient se mesurer aux États-Unis en plus de l'Iraq.» Il a par ailleurs affirmé qu'il « ne fait pas de doute que le gouvernement iranien soutient le ter- rorisme», ce qu'il niait l'automne dernier.Il a accusé l'Iran de faire obstacle au règlement du conflit avec l'Iraq.IRANGATE: «)e ne sais toujours pas qui a organisé (le détournement de fonds iranien), combien, où l'argent est allé, qui détient la plupart des fonds.alors franchement je dors très bien la nuit», a-t-il dit.«|e ne crois pas être confronté à une crise et, non, je n'ai jamais songé â démissionner.» Lors d'une courte explication de son initiative iranienne, le président n'a pas mentionné les otages américains, affirmant que le but de l'opération était «d'établir de meilleurs contacts» avec un groupe d'Iraniens, «non liés â Khomeiny.» C'est pour protéger la vie de ces Iraniens que « l'opération devait être secrète».M.Reagan a par ailleurs affirmé que «des informations m'avaient été cachées par certains de ceux qui témoignent » devant la commission parlementaire sur l'affaire.Il dit avoir eu «la force de continuer (son mandat) parce que les accusations portées contre moi ne sont pas fondées», notamment en ce qui concerne sa connaissance du détournement de fonds.CHUTE DU DOLLAR: «|e ne crois pas que nous voulions voir une autre plongée précipitée du dollar, mais nous pensons qu'un reajustement était nécessaire.» Le président a annoncé que la réunion de Venise dans deux semaines allait «aborder le besoin de stabilité sur les taux de changes dans le monde entier et (le besoin) de guérir l'instabilité folle» des devises.DÉSARMEMENT: M.Reagan a affirmé que le retrait des missiles nucléaires à courte et moyenne portée en Europe était «très loin » de poser un risque de dénucléarisation de l'Europe, risque évoqué par plusieurs membres de l'Otan.Mais il a ajouté que dans le cas de toute réduction supplémentaire des armes nucléaires, «alors il faudrait absolument inclure la question des armes conventionnelles» dans les négociations avec l'URSS.«Il y a un déséquilibre qui est corrigé actuellement par les armes nu-cjéaires.Sans elles nous laisserions les Soviétiques détenir un avantage fantastique en forces conventionnelles.» DROITS DE L'HOMME: Le président a salué «les signes d'amélioration» de la situation des droits de l'homme en URSS, notamment «l'argumentation du nombre de juifs soviétiques qui ont la possibilité d'émigrer.» Mais «il reste beaucoup à faire» et le président s'est montré particulièrement outré des jouets explosifs que l'armée soviétique utilise en Afghanistan.Il a affirmé avoir reçu récemment dans le bureau Ovale un groupe d'enfants afghans brûlés et mutilés par ces jouets piégés.GORBATCHEV À WASHINGTON : « Nous n'avons pas de date et c'est à lui de nous dire quand il viendra.l'invitation est toujours valable et j'ai bon espoir que nous aurons cette rencontre avant que l'année ne se termine.» CRITIQUE DES FUITES: «Plusieurs fois j'ai dû prendre le téléphone et appeler un de mes homologues dans un autre pays à cause de rembarras qui leur avait été causé par des fuites» aux Etats-Unis.Avant de devenir président, a-t-il dit, «je n'étais pas préparé au nombre de fuites qui ont lieu» à Washington.M.Reagan avait d'abord dit «à la Maison-Blanche» mais il s'est repris en affirmant que «souvent il y a des choses dont on doit informer le Congres et on est certain qu'on va retrouver (cette information) dans le journal presque immédiatement.» LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 27 MA11987 A3 Le maire de Laval est prêta mettre son siège en jeu JB AN-PAUL CHARBOMNBAU ¦ En réponse à des accusations de l'opposition, sur une affaire de ventes de terrains, le maire de Laval, Claude Lefebvre, met son siege en jeu.Au surplus, il n'écarte pas la possibilité de poursuivre en justice l'un des deux conseillers qui a porté des accusations contre lui.C'est en buvant ostensiblement un verre d'eau de l'aqueduc de Laval, que le maire Lefebvre a fait cette vive déclaration à un journaliste de la presse électronique.Le maire avait convoqué la presse pour faire le point sur une théorie voulant que le taux d'aluminium que l'on retrouvait dans l'eau potable de Laval représentait un danger.Selon les experts, affirme le maire, l'eau de Laval ne représente aucun danger.Après avoir appris ce qu'il voulait savoir sur la qualité de l'eau potable à Laval, le reporter du réseau Quatre Saisons a demandé au maire Lefebvre de commenter les allusions à des « transactions douteuses » que l'opposition attribue à son administration, à propos de ventes de terrains, et dont un quotidien a parlé à la une, lundi.Affirmant que tout avait été fait dans la légalité et que tout était public dans la vente de terrains à le Corbu Holding et dans l'achat par la ville de terrains appartenant a Gestion Roussin.le maire Lefebvre a dit qu'il demandera au ministre des Affaires municipales d'instituer une enquête sur cette affaire.De plus, le maire met les deux conseillers d'opposition au défi de mettre eux aussi leurs sièges en jeu à propos de cette affaire.À un certain moment, le reporter a souligné que M.Eddie Vlasblom (l'un des élus qui a porté ces accusations) avait lancé, sur les ondes de la station qu'il représente, des accusations personnelles à l'endroit de M.Lefebvre.Après avoir été informé des propos qu'aurait tenus M.Vlasblom, le maire a demandé qu'on lui fasse parvenir la cassette de l'enregistrement afin qu'il puisse la visionner.« S'il est vrai que M.Vlasblom a dit ces choses, je vais le pousuivre pour libelle diffamatoire devant les tribunaux ».À la mi-avril, le chef du Parti de l'unité lavalloise (PUL), M.Maurice Clermont, et l'autre conseiller de l'opposition, M.Vlasblom (qui n'est pas membre du PUL) avaient demandé au ministre des Affaires municipales d'ordonner une enquête sur la vente de terrains par la ville à le Corbu Holding.Il y a quelques jours, ces deux édiles sont revenus à la charge.Dans leurs accusations, ils ont ajouté à leur grief l'achat de terrains par la ville, près du ruisseau Lapin ière.La prochaine assemblée du conseil municipal, qui aura lieu lundi soir, promet beaucoup d'action.Pas de câble à Brossard ¦ Les habitants de Brossard ont finalement eu gain de cause: Vidéotron n'installera pas le faisceau de fils aériens qui devait permettre d'alimenter 675 abonnés potentiels de trois des plus « vieux » quartiers de cette municipalité de la Rive-Sud.Dans un référendum tenu lundi, ces citoyens se sont prononcés, dans une proportion de 55,5 p.cent, contre la venue du câblodistri-buteur.Cette décision se fonde essentiellement sur des raisons d'esthétique: on ne veut pas, comme c'était le souhait de Videotron, de ces câbles aériens qui enlaidissent l'environnement.Dans les « vieux » quartiers de Brossard, tous les cables sont enfouis sous terre.Devant les réticences des propriétaires, Vidéotron avait accepté de faire de même, en autant que l'administration municipale assume les coûts additionnels d'exacavatlon, évalués à plus de $125 000._ -!- L'administration de St-Léonard reconnaît qu'une «irrégularité» fiscale est la cause du trop-perçu La ville devra éventuellement rembourser $500 000 aux commerçants ¦ C'est dans un hôtel de ville interditaux photographes de presse et aux caméras de télévision que le maire Raymond Renaud, de Saint-Léonard, a été contraint de reconnaître, hier soir, qu'une « irrégularité » fiscale a probablement causé une injustice aux hommes d'affaires en 1986.Devant les commerçants mécontents, et face à un barrage de questions, M.Renaud a annoncé qu'une firme d'avocats a été engagée afin de faire la lumière sur l'ensemble du dossier et en évaluer les conséquences.Selon le conseiller André Chrétien, auteur de la mise à jour de cette irrégularité, la ville pourrait être éventuellement forcée de rembourser, selon une estimation très conservatrice, $500 000 en taxes.Mais il ajoute que les remboursements pourraient atteindre $1 million.Il semble d'ores et déjà assuré que le léger surplus de l'exercice financier de 1986 \u2014 environ $100 000 \u2014 sera effacé par cette obligation de remboursement de taxes d'affaires.Le bilan de 1986 pourrait alors se traduire par un déficit de $400000 à $900000.En vertu de la loi, qui interdit tout déficit aux municipalités, la ville serait alors forcée de trouver des fonds rapidement ou de décréter une taxe spéciale.Le minis- Un ancien conseiller, M.Tomasso Nanci, et un candidat défait à la mairie, M.Tony lamateo, discutent des taxes perçues illégalement, a l'entrée de la salle du conseil.photo dénis courville.la presse tre des Affaires municipales, M.André Bourbeau, a été saisi du dossier, hier, et étudie la question.Le maire Raymond Renaud et les membres de son administra- tion ont été vivement pris à partie, tout au long de la soirée, à cause surtout du silence qu'ils avaient jusqu'à maintenant observé au sujet de cette affaire.L'ancien candidat défait à la mai- rie.M.Tony lamateo, accompagné d'un ancien conseiller, M.Tomasso Nanci et de plusieurs hommes d'affaires, ont reproche au maire d'avoir ignoré durant un mois un avertissement des vé- rificateurs de la ville, signalant qu'une irrégularité avait été commise en regard de l'article 233 de la Loi sur la fiscalité municipale.M.Renaud a répondu que les experts retenus par le conseil feront toute la lumière dans cette affaire et que des réponses pourront alors être fournies à toutes les questions.Il a refusé d'imputer une responsabilité à qui que ce soit pour cette irrégularité.« On va éclaircir toute cette affaire et s'il y a eu des erreurs quelque part, on prendra nos responsabilités », a-t-il répondu à un entrepreneur en construction, M.Maurice Sauvé, venu exprimer sa surprise d'avoir appris cette affaire par La Presse.« |e suis en affaires depuis I960 à Saint-Léonard.C'est la première fois que je viens m'adresser au conseil.La nouvelle de La Presse m'a renversé », a-t-il dit.De son côté, le conseiller André Chrétien a vainement tenté de faire admettre les reporters de télévision et les photographes de presse dans la salle du conseil.Le maire Renaud lui a opposé un refus catégorique.« C'est la première fois depuis quinze ans, à ma connaissance, que la ville de Saint-Léonard bâillonne la presse », a déclaré M.Chrétien.Une demi-douzaine de gardiens de sécurité et un policier de la CUM bloquaient l'issue de toutes les portes aux journalistes munis d'appareils photo et de caméras.La ville de Montréal doit repenser son approche de marketing si elle veut attirer les Américains FRANÇOIS FORI! ¦ Montréal a un sérieux problème de marketing pour espérer toucher sa part du marché des congrès d'hommes d'affaires américains.Montréal devra trouver le moyen de damer le pion à des villes comme Cincinnati, Milwaukee, Baltimore, Atlanta, Orlando, Indianopolis, sans compter, évidemment, l'impossibilité, à court terme, de battre des villes comme Washington, New York, Chicago, Boston, Philadelphie et même Pittsburgh, celle que l'on disait polluée irrémédiablement.Et Montréal n'aura qu'à se bien tenir pour ne pas être devancée par la ville de Québec.Mais outre ce marché spécialisé (40 p.cent de l'afflux touristique), Montréal piétine en ce qui a trait aux intentions de visite de l'Américain moyen.Ces révélations sont mises en évidence dans une étude ( Metro-poll II), commandée par les hautes instances touristiques de Montréal auprès d'un firme américaine et dont La Presse a obtenu copie.Michel Auclair, directeur du Palais des congrès, estime que cette étude ne rend pas tout à fait justice à Montréal en ce sens que plusieurs corporations américaines n'ont d'autres choix que de tenir réunions aux États-Unis : « Nous sommes en compétition contre Bruxelles, Nouvelle-Orléans, Boston, Paris, Washington et même Londres.» Mais le Palais est à la merci du marketing de l'Office des congrès (OCM) qui entend avant tout regrouper tout ceux qui profitent du tourisme depuis des années, mais qui n'ont pas encore réfléchi sur la possibilité de renouveler le produit pour éviter d'être dépassé.C'est la Ci-dem-tourisme de Montréal qui, cette année, tire les premiers coups en vendant Montréal comme ville « d'atmosphère », plutôt que de répéter les slogans connus de Montréal, ville française en Amérique, capitale de la gastronomie.» ph0t0 pierre côté, la presse Robert Lecavalier, directeur de l'Office des congrès de Montréal : ¦ cessons d'investir dans le béton.> Quand le ministre du Tourisme du Québec, Yvon Picotte affirme que le Québec retirera encore cette année $3 milliards en revenus touristiques, il ne fait que confirmer que Montréal n'attirera pas plus d'Américains cette année que ce qu'elle a réussi à drainer au cours des dernières années.Et cela en dépit de vastes campagnes de publicité, orchestrées tant par Québec et Qttawa que par la Ci-dem-Tourisme de la métropole.Montréal se situe loin dans les préoccupations touristiques des Américains tant au niveau de son attrait comme ville où l'on peut tenir un congrès qu'à titre de ville à visiter pour le touriste de la côte est des États-Unis.En fait, Montréal doit vendre autre chose \u2014 tout en les conservant \u2014 que son «fait français», sa gastronomie, ses événements sportifs ou culturels.«Montréal doit cesser d'investir dans le béton, indique le directeur de l'Office des congrès de Montreal.Robert Lecavalier: on ne vient pas à Montréal pour son Palais des congres, pour une exposition en particulier.On mange aussi bien à New York, à Chicago, à Boston.Ce qui m'a frappe dans cette étude, c'est le fait que les Américains soient mal informés en ce qui a trait aux coûts d'hébergement, de restauration, de proximité des aéroports.Il faut modifier notre langage et savoir pourquoi les Américains veulent ou seraient tentés de venir à Montréal.» Montréal risque donc de changer de cap, selon la réflexion et des conclusions que retiendra le comité chargé des nouvelles orientations : Tourisme-Québec.l'Office des congrès, l'Association des hôteliers de la région montréalaise, le Palais des congrès et Cidem-Tourismc.En même temps que Montréal semblait se satisfaire en publicité de l'annonce de son Palais: en même temps, Toronto en construisait un qui a bénéficié d'un marketing énergique.Vancouver, une fois la foire internationale de l'été dernier terminée, s'est retrouvée, elle aussi, avec un palais fort concurrentiel.D'autres villes de la côte est américaine se sont également dotées de structures d'accueil pour de pareils rendez-vous, m Je pense que Montréal, dit Lecavalier, vit un peu sur une certaine réputation; les autres villes ont bâti, mais se sont également donné des infrastructures touristiques.» Montréal n'a pas perdu au change au cours des dernières années avec ses « expositions universelles » comme Trésors de Chine, Ramses II, Picasso, mais les études montrent que la publicité payée dans les journaux de la côte est américaine (public visé) n'a pas fait véritablement de Montréal une ville-destination pour vacances.Cette année, la publicité est axée essentiellement dans trois grandes villes : Philadelphie, New York et Boston et avec un nouveau slogan Montréal en fête!.Cela se démarque nette- ment de ce que l'on proposait au cours des dernières années : le calendrier complet des événements culturels.Le temps donc que Montréal en ait fini « de ses analyses de perception » sur le touriste américain, les budgets ont été coupés pour la publicité en Europe et essentiellement centrés sur ce que sera Montréal au cours de l'hiver.Pierre Labrie de Cidem-touris-me explique.« On a vendu Montréal d'avril à novembre, il faut dorénavant investir pour l'hiver» et les budgets sont en conséquence: Montréal: ville souterraine.Fête des Neiges ( qui deviendra au cours des années un véritable carnaval ).Montréal comptera également de décembre à avril sur plus de 80 événements qui s'adresseront au marché primaire du tourisme: expositions, concerts, operas, théâtre.« Mais compte tenu, ajoute Labrie.que l'événement n'est pas le plus gros facteur de déplacement, il faudra faire la promotion du plaisir d'être à Montréal pendant une période donnée.» La publicité officielle do Montréal pour les congressistes : Montréal, ville en fête ! Montréal créerait un organisme indépendant pour administrer le parc du mont Royal MARIAN! F A URB AU ¦ La Ville de Montréal envisage la création d'une commission indépendante de la municipalité pour administrer le parc du mont Royal, et peut-être voir à trouver des fonds pour son aménagement, en sus des deniers publics.Comptant non seulement protéger mais aussi agrandir le parc du mont Royal, le maire Doré déclare vouloir s'entendre avec les grands propriétaires de terrains adjacents, il serait question d'établir des droits de passage et relier par des sentiers, diverses parties de la montagne.« Il n'y a pas besoin de monument sur le mont Royal.Il est le monument lui-même », a déclaré hier le maire lean Doré, à l'issue d'un déjeuner-causerie devant la Corporation des concessionnaires d'automobiles de Montréal.Il avait tracé devant ses hôtes le bilan des six premiers mois de son administration, et évoqué les diverses facettes du changement qui s'ensuit.Sur le projet du mont Royal, le maire a loué le « travail remarquable » des Amis de la Montagne.Ce groupe est actuellement en pourparlers avec de grands propriétaires riverains du mont Royal afin d'établir un projet de collaboration pour la protection et l'agrandissement du parc, explique M.Doré.Ce sont l'Université de Montréal, la Ville d'Outremont, et les cimetières Mont-Royal, Notre-Dame-des-Neiges et juif.Il ne s'agirait pas, pour Montréal, d'acheter des terrains, mais plutôt d'une mise en commun, explique le maire, et d'une mise en valeur conjointe.M.Doré a évoqué l'idée d'une fondation pour voir à l'embellissement du parc.Par ailleurs, l'idée d'une commission indépendante de la municipalité, qui serait créée pour voir à l'administration quotidienne du parc, a été évoquée par diverses personnes bien au fait du dossier.C'est ce qui existe à New York pour Central Park, explique-ton, et le maire lui-même a dit suivre de près l'expérience new-yorkaise.Selon M.Peter Howlett.président des Amis de la Montagne, son groupe met de l'avant, depuis plus d'un an, l'idée d'avoir une administration et un budget séparés des services municipaux pour le mont Royal.Cela se justifierait par l'importance du parc.Selon d'autre sources, il serait question d'une sorte de « comité des sages », formé de grands noms, qui parainnerait la Montagne et aurait la responsabilité de voir à son aménagement et à son financement.Quant aux démarches actuelles des Amis de la Montagne, l'entente souhaitée bénéficierait surtout aux résidents du nord de la Montagne, ceux d'Outremont et les étudiants et employés de l'Université de Montréal, estime M.Howlett.Il explique toutefois qu'aucune discussion d'ordre financier n'a encore eu lieu.Il faudra aussi examiner très sérieusement les juridictions, les accès publics, la sécurité (notamment la traverse de la voie Camilien-Houde), quelles parties du domaine privé pourront être publiques (dans un cimetière, par exemple), etc.M.Howlett croit toutefois pouvoir en arriver, dans 30 ou 40- jours, à une entente préliminaire avec les parties intéressées.Ce serait ensuite aux autorités municipales de prendre la relève pour les ententes contractuelles.De son côté, le maire Doré compte pouvoir en dire plus long « dans une couple de semaines ».Mais le projet s'étendrait sur quelques années, a-t-il précisé.Il a par ailleurs signalé que la municipalité a renouvelé le bail de Radio-Canada pour le maintien, jusqu'en 1990, de son antenne sur le mont Royal.Il assure qu'il n'est aucunement question de reprendre le projet de « tour touristique » envisagé l'an dernier pour supporter les antennes de télécommunication. A4* LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 27 MA11987 De plus en plus de congédiements liés à des problèmes d'alcoolisme PreSSt Canadienne QULHEC ¦ Le nombre de congédiements, de suspensions et de mesures disciplinaires liés à des problèmes d'alcoolisme et autres toxicomanies irait en augmentant depuis quelques années.C'est ce qu'a indiqué, hier, un conseiller syndical à la FTQ, M.Guy Perreault, à l'occasion du lancement par la centrale syndicale d'un nouveau guide d'intervention en alcoolisme et autres toxicomanies à l'intention des responsables syndicaux.Bien que des statistiques précises sur l'ampleur du phénomène ne soient pas encore publiées, M.Perreault a affirmé que les observations des responsables syndicaux accréditent la thèse de la hausse des congédiements.Ce phénomène se serait accentué, entre autres, avec la possibilité pour les employeurs de trouver de la main-d'œuvre plus facilement dans une période de chôma- ge élevé et le stress supplémentaire causé par les changements technologiques susceptibles d'affecter plusieurs employés.Devant les absences répétées d'un employé aux prises avec un problème d'alcool ou de drogue, un employeur peut utiliser la procédure du congédiement administratif.Lorsque le syndicat intervient, il est souvent trop tard.Plus de 65 pour cent des griefs pour contester la mise à pied sont perdus, selon des statistiques du ministère du Travail.La responsible politique de ce dossier à la FTQ, Mme Marie Pin-sonneault, a donné l'exemple d'un grief gagné par une téléphoniste à l'emploi de Bell depuis 24 ans et qui avait été congédiée à cause de problèmes d'alcool.Elle était régulièrement absente de son travail.«Pour s'en sortir, elle a suivi une cure de désintoxication, elle a perdu 40 livres et réduit sa consommation de cigarettes de trois paquets à un seul par jour.Malgré cela, l'employeur a insisté pour la congédier, prétextant qu'elle allait avoir une rechute puisqu'elle n'avait pas été capable d'arrêter de fumer.Aujourd'hui, cette employée fonctionne très bien», a raconté Mme Pinsonneault.D'autre part, le secrétaire général de la FTQ, M.Fernand Daoust, a déploré l'absence d'appuis financiers des gouvernements pour les syndicats afin de leur permettre de développer des programmes de prévention contre l'alcoolisme et les autres toxicomanies.«Les problèmes que l'on rencontre aujourd'hui sont peut-être la pointe de l'iceberg de ce que sera la société de demain.C'est un problème de société», a-t-il commenté.Environ 50000 travailleurs membres de la FTQ, soit de 12 à 15 pour cent du membership de la centrale, seraient aux prises avec des problèmes d'alcool et autres toxicomanies.Ces problèmes toucheraient particulièrement les employés qui travaillent dans des locaux où règne une grande chaleur, comme dans les papeteries, ainsi que ceux des brasseries et des distilleries.Le guide préparé par la FTQ définit que I intervention des représentants syndicaux doit se faire d'égal à égal avec le syndiqué en difficultés, que la participation de ce dernier doit être libre et volontaire et que toute information doit demeurée confidentielle.On suggère aussi de former un comité syndical sur ces problèmes On recommande d'inclure dans les conventions collectives des dispositions afin que l'alcoolisme et les autres toxicomanies soient reconnues comme des maladies qui exigent des traitements appropriés.Le guide propose que le régime d'assurances collectives continue de s'appliquer aux employés en difficultés.En outre, le guide suggère que le contrat de travail prévoit le paiement par l'employeur des cures de désintoxication et des libérations syndicales suffisantes pour venir en aide aux travailleurs en difficultés.400 pèlerins de l'Armée de Marie sont à Rome L'opinion des autorités religieuses ne les a pas découragés La Presse canadienne QUEBEC ¦ Quelque 400 pèlerins de l'Armée de Marie se sont envolés, hier, de l'aéroport de Québec à destination de Rome, à bord d'un Boeing 747 d'Alitalia venu spécialement à Québec pour ce groupe de voyageurs.Ils vont rejoindre 280 des leurs qui sont partis de Montréal dimanche dernier.L'enthousiasme régnait parmi cette foule, l'enthousiasme qui caractérise tout départ, mais aussi celui qui anime ceux qui ont de profondes convictions.Car les propos que l'on a pu obtenir de ces membres de l'Armée de Marie montrent que le décret des autorités religieuses de Québec à rencontre du mouvement ne les a pas découragés.Une dame du Lac Saint-|ean a résumé ainsi les convictions de chacun: «L'Armée de Marie et une grande oeuvre.Si c'est humain, ça va se détruite; c'est divin, ça va continuer».«Tout ce qui se produit était écrit dans les livres de Marie-Pau-le Giguère, «Vie d'Amour»; tout se réalise.Le crucifiement dont elle parle se réalise maintenant».Médaille miraculeuse au cou, les 400 passagers d'Alitalia venaient de partout: Rimouski, Ri-vière-du-Loup, Sherbrooke, I mis-Rivieres, Lac Mégantic, le Nouveau-Brunswick.Ce voyage, qui coûte à chacun $1,760, durera huit jours.Le programme comprend cérémonies religieuses quotidiennes, visites dans les sanctuaires, conférences, rencon- tres avec les Fils de Marie qui étudient la théologie à Rome et deux après-midi libres.Pour un bon nombre de ces pèlerins, ce voyage n'est pas leur premier pèlerinage avec l'Armée de Marie.Certains en sont à leur quatrième, d'autres à leur sixième.Ils ont vu les principaux sanctuaires d'Europe, ainsi que la terre sainte.M.Bcdard de Québec est convaincu que l'Armée de Marie est vraiment l'oeuvre de Marie.«Un mouvement ordinaire ne peut pas s'étendre comme le fait l'Armée de Marie.Les autorités religieuses qui ont imposé un décret contre l'Armée de Marie vont pleurer quand elles vont constater leur erreur.Elles vont regretter leur geste».M.Bédard a dit qu'à ses débuts dans l'Armée de Marie il a demandé, pendant un voyage à Lourdes, un signe qui prouverait l'authenticité de l'Armée de Marie.«|e l'ai obtenu», a-t-il déclaré.Une femme de Trois-Rivières n'a pas aimé la façon dont le cardinal Vachon a agi envers l'Armée de Marie, «l'aurais aimé qu'il agisse autrement.Ce qu'il dit n'est pas fondé».Elle espère que les événements tournent à l'avantage de l'Armée de Marie.Pour un groupe de pèlerins de Charlesbourg et de Québec, c'est parce que l'Armée de Marie faisait du bien qu'elle a été rabrouée.«Les autres mouvement religieux ne subissent pas le même sort; c'est parce qu'ils ne font rien.Mais tout ce qui arrive était déjà prévu ».V 'if V a V A V V» v # ASSEMBLEE NATIONALE AVIS DE CONSULTATION GÉNÉRALE Étude du document de propositions pour la levée du moratoire sur la conversion des immeubles locatifs en copropriété' divise La Commission de l'aménagement et des équipements est chargée d'étudier le document de propositions pour la levée du moratoire sur la conversion des immeubles locatifs en copropriété divise.Elle procédera à une consultation générale les 17, 18, 19, 20 et 21 août 1987.Toute personne ou organisme qui désire exprimer son opinion en regard de ce mandat peut soumettre un mémoire à la Commission de l'aménagement et des équipements, au plus tard le 17 juillet 1987.Le mémoire doit être transmis au Secrétariat des commissions en 25 exemplaires de format 8)4 pouces sur 11 pouces (21,5 cm sur 28 cm) et être accompagné d'autant d'exemplaires d'un bref résumé de son contenu.La Commission prendra connaissance des mémoires reçus.Elle choisira alors, parmi les personnes et les organismes qui lui ont fait parvenir un mémoire, ceux qu'elle entendra.Les personnes ou les organismes qui désirent que leur mémoire soit transmis à la Tribune de la presse doivent en faire parvenir 35 exemplaires supplémentaires.Prière d'adresser les mémoires, la correspondance et les demandes de renseignemnts à: Monsieur Donald Chouinard Secrétaire de la Commission de l'aménagement et des équipements Secrétariat des commissions Hôtel du Parlement Bureau 4 Québec (Québec) G1A 1A3 Tél.: (418) 643-2722 Télex: 051-2216 Avis publié par le Secrétariat des commissions Parmi les pèlerins, on pouvait remarquer un bon nombre d'adolescents, des Filles de Marie vêtues de blanc et la tête couverte d'un voile, et quelques prêtres.Quant à Mme Marie-Paule Giguère, fondatrice de l'Armée de Marie, elle était partie avec le groupe de pèlerins qui s'étaient envolés dimanche dernier.Un Sherbrookois est accusé d'une fraude aux dépens de mannequins La Presse canadienne QUEBEC ¦ L'ex-propriétaire d'une agence de mannequins de Québec.Pierre Breault, 29 ans, de Sherbrooke, a été trouvé coupable, hier, de 37 accusations de fraude aux dépens de 30 aspirants mannequins, de commerçants et des fournisseurs d'un défiléde mode qui s'est déroulé le 24 mars, dans un hôtel de la région.Tout en disant ne pas croire aux explications parfois «invraisemblables» de l'accusé, le juge Marc Choquette a souscrit à la thèse de la poursuite, à l'effet que Breault avait élaboré un plan frauduleux, «un attrappe-nigaud» dans le seul but de s'enrichir aux dépens de ses victimes.Suivant les témoignages entendus, hier, Breault, à compter de janvier, a recruté une centaine d'aspirants mannequins, par le biais des petites annonces dans les quotidiens de Québec.Il exigeait d'eux la somme de $20 dollars, pour un cours d'une durée de huit semaines, qui devait se terminer par un défilé de mode et pour lequel les élèves devaient vendre des billets au coût de S8 dollars.Le procureur de la poursuite, Me lean Lortie, a soutenu, dans sa plaidoierie, que Breault exigeait des frais d'inscription très minimes par rapport aux services qu'il offrait, dans le seul but d'attirer le plus de gens possible et s'apprprier les revenus provenant de la vente des billets.Mais, pour que son système fonctionne, il fallait qu'il dure et c'est pourquoi, selon Me Jean Lortie, l'accusé a fait miroiter la possibilité d'un emploi à ses élèves, «pour ne pas que l'édifice s'écroule avant d'avoir retiré son argent».Se basant sur le témoignage de son client et sur celui des victimes, le procureur de la défense.Me Michel Croteau.a soutenu que ce dernier n'a jamais fait de promesse d'emploi à ses élèves.Tout ce qu'il leur aurait offert, c'est un cours de formation et la possibilité de participer à un défilé de mode, s'ils étaient sélectionne .Me Lortie s'est servi des mêmes témoignages pour affirmer, au contraire, que les témoins avaient répondu à une annonce qui représentait pour eux une possibilité d'emploi.Le premier groupe a effectivement eu droit à son défilé de mode, le 24 mars; mais voilà, Breault devait payer ses fournisseurs, l'animatrice, le photographe, l'éclairagiste et le livreur à l'aide de chèques sans fonds ou tirés sur des comptes fermés.Le montant de ces chèques varie entre $100 et $225 dollars.Le juge a fixé le prononcé de sa sentence au 15 juin.Breault, qui a déjà été condamné pour fraude, en 1985, est détenu depuis son arrestation à Sherbrooke, le 28 avril dernier.DÉFI MONTRÉAL-TORONTO ¦ C'est aujourd'hui que Montréal doit relever le défi qu'a lancé le maire Doré à son vis-à-vis de Toronto comme quoi plus de Montréalais participeront à une activité physique que de Toron-tois, au cours de la journée.Pour donner raison au maire Doré de \u2022 Montréal, il suffit de s'adonner pendant 15 minutes à une activité physique, et d'en avertir le secrétariat qui compile les parti- \u2022 cipations.On signale 499-YMCA (à Montréal, c'est un numéro local pour lequel il n'y a pas de frais) pour donner le nombre de membres de son groupe.Les employés municipaux ne seront pas en reste.En effet, un groupe d'employés du cabinet du comité exécutif de la Ville a mis les journalistes de la galerie de la presse au défi de les vaincre au ballon-volant ou au badminton.L'événement se déroulera.dans le hall même de l'hôtel de ville, vers l'heure du lunch.FIESTA MONDIALE DES MONTGOLFIERES ¦ Délaissant le caractère compétitif adopté l'an passé, le Festival de montgolfières du Haut-Richelieu sera cette année une Fiesta mondiale à laquelle plus de 12 pays ont été conviés.Déjà 110 pilotes ont répondu à l'appel et se sont inscrits à ce festival qui aura lieu du 8 au 16 août.Il s'agira, dit-on, du plus important rendez-vous du genre en Amérique du Nord.TIRAGE DUNE MERCEDES-BENZ ¦ L'organisme bénévole Avions sans frontières fera tirer, le 11 juin prochain, une Mercedes-Benz 300 SDL d'une valeur de $75 000.Le frère Robert Gonneville, directeur général de l'organisme, a annonce hier que 3 000 billets sont en vente, à $ 100 chacun.Le profit, de l'ordre de $200 000 sera quintuplé par l'Agence canadienne de développement international.Ce million de dollars permettra à Avions sans frontières de réaliser la construction d'adductions d'eau dans une petite ville du Rwanda.Rappelons que Avions sans frontières est un organisme de coopération internationale qui, avec deux Cessna 20b, parcourt l'Afrique pour mettre en oeuvre des projets en vue d'améliorer la santé des gens.BOULEVARD ST-LAURENT FERME ¦ Le boulevard Saint-Laurent, entre les rues Rachel et Sherbrooke, sera fermé à la circulation jusqu'à samedi pour le festival du printemps qui comporte une vaste vente dans la rue.C'est un secteur que l'on appelle le Village international, surtout à cause des deux festivals ethniques annuels qui s'y déroulent au printemps et à l'automne.Au-ileh de la vente dans la rue, à laquelle participent tous les commerçants qui représentent plusieurs ethnies, de nombreuses activités attirent chaque année des milliers ¦ de personnes de tous les âges.MORT D'UN PILOTE CANADIEN ¦ Un pilote canadien âgé de 32 ans, M.Gary Willcms.originaire de Waldhcim en Saskatchewan, a perdu la vie lundi dans l'écrasement de son avion dans l'est de l'Indonésie.L'avion, un Twin Otter appartenant à la société Mission Aviation Fellowship of Canada, de Guelph en Ontario, s'est écrasé dans la province indonésienne d'Irian |aya, tuant M.Willcms et six des 29 passagers.Cours de Formation AutoCAD/ AutoDESK AutoCAD Niveau I/Utllisations générales (21 heures) Aucune condition préalable 250 $ Il s'agit d'un cours d'introduction de 21 heures en dessin assisté par ordinateur.Ce cours convient à ceux qui désirent apprendre à utiliser le logiciel AutoCAD pour la production graphique dans le domaine du dessin en général.Les étudiants apprennent les principes et les fonctions de base du logiciel AutoCAD.Le cours comprend environ 14 heures de pratique sur micro-ordinateur au cours desquelles les étudiants, par groupes de deux, utilisent le logiciel AutoCAD pour la production graphique.Sujets traités: notions, utilisation et principes de base de techniques de DCAO; vue d'ensemble sur le matériel et le logiciel: fonctions de base et utilisations d'un système d'exploitation à disque PC/MS/DOS: technique d'infographie interactive appliquées au dessin et à la conception; menus et organisation des commandes AutoCAD; paramètres de configuration; création d'entités géométriques manipulation d'entités; emploi d'une banque de représentations; options d'affichage: entrée de texte; hachurage; cotation; édition et gestion élémentaires de fichiers.QUANDS \u2022 4 samedis, les 6, 13, 20, 27 juin 1987 (en français) \u2022 4 lundis, les 8, 15, 22, 29 juin 1987 et 4 mardis, les 9, 16, 23, 30 juin 1987 (en anglais) de 8h30 a 14h15 de 17h30 à 21h00 de 17h30 à19h45 281-9807 425, BOUL.DE MAISONNEUVE OUEST, BUREAU 1100 INSTITUT CA0/FA0 UNE CARRIÈRE DE TECHNICIEN OU TECHNICIENNE EN ÉLECTRONIQUE, ÇA VOUS INTÉRESSE?CHOISISSEZ UN COLLÈGE OÙ LES DIPLÔMÉS TRAVAILLENT CHOISISSEZ UN COLLÈGE PRÈS DES RÉALITÉS INDUSTRIELLES CHOISISSEZ UN COLLÈGE OÙ L'ON S'OCCUPE DE VOUS Venez rencontrer des diplômés et étudiants SAMEDI LE 30 MAI, de 9 h 00 à 12 h 00 AU 3030, HOCHELAGA (Métro Préfontaine) qui vous exposeront les avantages d'un tel choix D.E.C.EN ÉLECTRONIQUE (243.03) D.E.C.EN TECHNOLOGIE DE SYSTÈMES ORDINÉS (247.01) Institut Teocart 3196, rua Hoahalaga, Montréal H1W1Q4 (f 1 .¦ .i 3/ ï Gérald LcBlanc LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 27 MA11987 La situation est devenue intolérable à la Protection de la jeunesse en Estrie N'en pouvant plus, le directeur du service a démissionné de son poste ACACNON ¦ Des juges, des avocats, des responsables des services sociaux et des centres d'accueil, ainsi que des travailleurs sociaux de la région de l'Es-trie affirment que la situation est devenue intolérable à la Protection de la jeunesse, où le directeur a même décidé de s'en aller.L'annonce de cette démission a d'ailleurs causé des remous dans les milieux sociaux et judiciaires.Elle a suscité une prise de conscience chez plusieurs professionnels de la région qui veulent essayer de faire bouger des choses.Après dix ans.M.lean Gélinas \u2014 homme respecté et aimé \u2014 a décidé de quitter la Protection de la jeunesse de l'Estrie parce qu'il ne peut plus supporter le climat de tension et d'inquiétude qui règne dans les services sociaux depuis deux ans.« |e ne vois pas comment on peut se sortir de cette impasse.Comme directeur, j'étais incapable d'accepter que des enfants attendent des mois avant de recevoir de l'aide », explique M.Gélinas qui est sur le point de partir.Hier, des représentants de différents groupes donnaient une conférence de presse, à Sherbrooke, pour dénoncer la situation.« Ce départ du directeur, c'est un cri d'alarme », déclare Me Michel Quintal, responsable de la section jeunesse, à l'Aide juridique.Il a réussi a mobiliser près d'une vingtaine de personnes de la région pour faire pression sur le gouvernement.« Nous sommes rendus au bout de la ligne.Les travailleurs sociaux ont épuisé toutes leurs énergies; les listes d'attente ne cessent d'augmenter.Si cela continue, ça va sauter! », assure Me Quintal.Au tribunal de la jeunesse, dit-il.les causes d'abus sexuels traînent parfois durant un an.« Qui s'occupe de la sécurité et du bien-être de l'enfant pendant tout ce temps?On peut se le demander.» Selon lui, on est parfois obligé de contourner la loi et de prolonger les placements dans les familles d'accueil ou les établissement spécialisés.« On étire les ordonnances provisoires.Le système judiciaire ne peut plus absorber tous les cas.Au bout du compte, c'est toujours l'enfant qui écope.» M.|ean Gélinas est extrêmement déçu d'avoir à remettre sa démission.« Que faire d'autre lorsqu'on n'a plus de marge de manoeuvre et que l'on se sent totalement impuissant?|e pars parce que je ne peux plus garantir à la population des services de qualité.» Le territoire de l'Estrie compte 75 000 jeunes, de 0 à 18 ans.À la Protection de la jeunesse, on reçoit environ l 200 plaintes par année et on en retient 800.Récemment, des repésentants des CLSC, de la Ligue de la protection de l'enfance, du Conseil régional de la santé et des services sociaux, des avocats, un juge du Tribunal de la jeunesse et même des membres d'une association d'anglophones, se sont réunis autour d'une même table pour discuter de ces problèmes.« On veut faire quelque chose, mais quoi?» Bien qu'il approuve cette initiative, M.Gélinas ne se fait plus d'illusion.« H faudrait des budgets supplémentaires.Je ne pense pas qu'il y ait de volonté politique de réduire les listes d'attente.|e n'y crois plus.» À son avis, si on refuse de dépenser de l'argent pour protéger les enfants, on devra se résoudre à éliminer certaines clientèles.« La Protection de la jeunesse ne peut plus repondre a tous les besoins.» On supplie le gouvernement d'intervenir au plus tôt.$22 millions additionnels accordés à la GRC pour combattre le trafic de drogue La Presse cl la Presse Canadienne ¦ La Gendarmerie royale du Canada se verra allouer des fonds supplémentaires de $22 millions pour combattre le trafic de drogues illégales au cours des cinq prochaines années, a annoncé hier le Solliciteur général, lim Kelleher.Environ 80 agents viendront aussi renforcer l'escouade anti-drogue de la GRC, actuellement composée de l 000 policiers.Ces ajouts, qui s'intègrent dans un programme de $210 millions annoncé lundi par le ministre de la Santé lake Epp.ne constituent pas une grosse augmentation, a reconnu M.Kelleher au cours d'une conférence de presse à Ottawa.Mais le gouvernement a décidé de consacrer la majorité de ses efforts à l'éducation et au traitement des toxi- comanes, la GRC accomplissant déjà un « bon travail » de répression, a-t-il expliqué.« C'est en réhabilitation que nous avons été le plus faible, a-t-il dit.Moins d'argent s'est avéré nécessaire dans notre secteur (la police).» Le programme national contre la drogue prévoit des dépenses de $210 millions sur cinq ans.La plus grosse part.$80 millions, sera consacrée aux traitements et à la réhabilitation.Environ $67 millions iront a l'éducation, la prévention et la publicité.Le reste du budget se partagera entre la lutte au trafic, l'information, la recherche et la coopération internationale.À Montréal, le ministre d'État à la leunesse, lean Charest, a confié que la campagne de publicité s'adressera surtout aux jeunes.Elle misera sur Il'intelligence, et non sur la peur, en démontrant que la vie est meilleure sans drogue.VELO?GOLF?TENNIS?7 jours 9 à 19 \u2014 845-2888 PARTENAIRES SPORTIFS commerciaux ieul«ment sont nantittune-nt.Rapid Finance Co.Ltd.342-4488 « Nous voulons sensibiliser les jeunes au moment où ils commencent à faire le choix de consommer ou non de la drogue », a dit M.Charest.Notre objectif est d'encourager des habitudes saines.« Notre approche tient compte de la façon dont les gens choisissent de vivre.Nous visons des résultats à long terme.» Selon M.Charest, les jeunes ne .consomment pas beaucoup plus de drogues qu'il y a une dizaine d'années.En revanche, ils font usage d'une plus grande variété de drogues, et souvent de drogues dures.Les Québécois battent aussi le record canadien pour la consommation de tranquillisants et de tabac, a souligné |im Mintz, de la Direction de la promotion de la santé.Phénomène nouveau, l'usage de drogues augmente beaucoup chez les jeunes femmes, a-t-il ajouté.Au cours de la matinée, M.Charest a participé à un forum sur les méfaits de la drogue avec une centaine d'élèves d'écoles secondaires et de cégeps.Règle générale, les élèves ont loué les efforts du gouvernement.« Ce qui est bon dans ce programme, c'est qu'il s'adresse aux jeunes avant même qu'ils commencent à consommer ».a dit Stéphanie Are- na, lb ans, de Marymount Academy.« |c crois dans la force de la publicité ».a ajouté lulic Houle, 20 ans, qui vient de terminer un cours en communications au cégep de |on-quière.« Si elle est concrète et bien faite, elle pourrait convaincre des jeunes que la drogue risque de leur enlever toute motivation.» Par ailleurs, le ministre de la |usti-ce Ray Hnatyshyn déposera un projet de loi vendredi pour renforcer la législation existante, afin de permettre à la GRC de saisir les biens et les profits des trafiquants de drogue.Robert Simmonds, commissaire à la GRC.a précisé que la GRC travaillera plus étroitement avec la Garde côtière et les Forces armées pour intercepter les cargaisons de drogue qui arrivent par mer.L'escouade anti-drogue comptera dès cette année 57 personnes de plus et bénéficiera d'un budget additionnel de $3.l millions.L'an dernier, son budget s'est élevé à $54 millions.La GRC prévoit aussi l'ouverture de nouveaux bureaux de liaison a Miami, New York et Los Angeles.Ilk- continuera également à entraîner des corps spécialisés de polices de différents pays de l'Asie du Sud-Est et d'ailleurs.LE GOÛT DU PÊCHER A CONQUIS LE QUEBEC LE PEACHTREE SCHNAPPS DE KUYPER.DÉJÀ LA LIQUEUR DOMESTIQUE LA PLUS VENDUE AU QUÉBEC.Savourez le goût du pêcher, nature, avec ou sans glaçon, ou bien dans un cocktail.Le triple drame de Wilhelmina La ville aux cent clochers vient d'en perdre un autre.Les béliers démolisseurs ont achevé l'oeuvre du feu.Poutres de métal tordues, amas de pierres et de briques, odeur persistante de fumée, seules des ruines rappellent l'église du Messie (Church of the Messiah) de la rue Sherbrooke à l'angle de la rue Simpson.Pendant que les autobus déchargaient, hier matin, leurs cohortes d'écoliers venus admirer les chefs-d'oeuvre de Leonard de Vinci au Musée des beaux-arts, un peu plus loin à l'ouest, quelques Montréalais ruminaient devant les cendres de l'église unitarienne.Une dame s'attristait devant la perte de cette merveilleuse salle de concert, où sa chrorale tenait ses exercises et procédait parfois à des enregistrements, «l'aimais surtout regarder les belles verrières.» Une autre à l'âme plus commerçante s'inquiétait du sort fait aux antiquités conservées dans le sous-sol.« l'avais découvert de belles pièces dans cet entrepôt et je surveillais l'occasion d'en acquérir quelques unes.Hélas, tout a brûlé trop vite.» Nos intérêts et nos regrets sont donc bien différents.L'église du Messie figurait dans un trio de temples protestants qui se succèdent dans ce secteur de la rue Sherbrooke qui abrite le Musée des beaux-arts.Deux d'entre elles flanquent le Musée, la «Ershine and American Church » à l'est (la plus belle à mes yeux pressés de profane) et la «Church of St Andrew & St Paul» à l'ouest.Toujours sur le flanc nord de la rue Sherbrooke, quelque 100 mètres plus loin, se trouvait l'église du Messie.Autorité en la matière, Mme Cécile Grenier m'assure que c'était la plus belle et la plus précieuse des trois.«C'était un monument important, un des rares bâtiments gothiques anglais Tudor que nous ayons.Une oeuvre remarquable de pureté qu'on doit aux frères Maxwell, les architectes du Musée des beaux-arts, de l'ancienne bourse de Montréal (maintenant le théâtre Centaur) et d'une partie de la maison Birk's.Sans compter les remarquables vitraux et bon nombre d'oeuvres d'art au sein du mobilier recueilli auprès de la congrégation.» Tout en comprenant le geste émotif des pompiers qui ont réclamé la démolition des murs, Mme Grenier regrette la précipitation du geste qui rendra plus difficile la reconstruction.Car on songe en effet à reconstruire, comme on l'a soulevé dés hier lors d'une réunion du comité directeur de l'église.Dans la nuit de dimanche à lundi, Montréal a été dépouillé d'un important morceau de son patrimoine.C'est le premier drame.Le deuxième drame trouvera son paroxisme ce matin dans les églises où l'on célébrera les funérailles de (ean-Pierre Longpré et Pierre Letourneau, les deux jeunes pompiers de 31 et 32 ans qui ont péri en combattant l'incendie.Pour les compagnes et les enfants des deux combattants morts en service, toute parole risque de sonner creuse et superflue.Surtout qu'ils sont morts pour sauver des pierres, puisqu'il n'y avait personne à l'intérieur de l'église.Il faudra justement se demander pourquoi on prend ce genre de risques lorsqu'aucune vie humaine n'est en jeu.C'est la question que doivent se poser les pompiers de Montréal de leurs dirigeants.Peu importe leurs réponses, le drame de la perte de deux des leurs demeurera entier.Ainsi va la vie, défiant parfois les lois du bon sens et les attentes légitimes des humains.En provoquant les deux premiers drames.Wilhelmina Tiermersma a étalé au grand jour le destin tragique de sa propre vie.C'est le troisième drame, qui s'est poursuivi, hier.au Palais de justice de Montréal, et qui hantera l'organiste pour le reste de ses jours._\t wi es ras w I l Eoiinurat 1\t} &m mm j mm.nu | mmm \t \t On peut en effet la tenir responsable de la perte de patrimoine et de vies humaines, mats il faut aussi se pencher sur la douloureuse destinée inscrite dans la chair même de l'organiste de l'église du Messie.Selon la tradition protestante, un tableau placé devant le temple affiche les noms du pasteur et de l'organiste ainsi que l'heure et le thème de la célébration.Le tableau d'affichage a été épargné par le feu.C'est comme si une main prémonitoire y avait déjà inscrit l'annonce de l'ultime rendez-vous de Wilhelmina.Sous le mot «organiste», on lit en effet Wil elmina.En se détachant le «h » rappelle en effet que Wilhelmina fut naguère William, avant de changer de sexe.Et comme pour mieux marquer cette pénible recherche de l'identification sexuelle, le thème de la dernière célébration, le dimanche 24 mai à 11 heures, parait toujours sur le tableau: «Sex and holistic spirituality* (Le sexe et une spiritualité entière ou intégrale).«Perturbée, dépressive, anxieuse.», ont dît hier les policiers pour décrire Wilhelmina.Les biens pensants s'empresseront de conclure que nous sommes à la merci de «fous» qui peuvent toujours faire sauter les plus beaux bâtiments de Montréal, ou mettre en danger la vie de n'importe qui.Un peu comme le caporal Lortie à l'Assemblée nationale ou l'Américain Brigham à la Gare centrale.D'autres, comme les experts en santé mentale, en profiteront sans doute pour réitérer leur appel a une prise en charge plus responsable de la société envers ces malades, qui errent de plus en plus nombreux au centre-ville depuis qu'on les a chassé des institutions. A6 _ _ LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 27 MA11987 Dossier majeur pour 1987: **m» parc de haute technologie à Laval ¦ Laval est sur le point de se doter d'un parc de haute technologie afin de loger dans un même environnement toutes les entre- Krises oeuvrant dans ce domaine, éunies dans un même secteur et ayant à leur portée toutes les facilites nécessaires, ces entreprises, croit M.Gilles Vaillancourt, deviendront un levier économique pour les années à venir.M.Vaillancourt, président de la Corporation de développement économique de Laval (CODED a précisé.hier soir, devant la Chambre de commerce italienne que la création d'un tel parc était pour 1987 un dossier majeur pour l'organisme qu'il dirige.Il a profité de son exposé pour annoncer aussi à quelque 150 représentants de la communauté italienne que la CODEL mettra bientôt sur pied un Club des exportateurs.Ce futur regroupement composé d'experts aura pour tâche de privilégier sur le marché de l'exportation les produits fabriqués à Laval.Au sujet du futur parc, qui sera situé en bordure de l'autoroute des Laurentides, M.Vaillancourt a dit :« L'implantation d'activités de hautes technologies nécessite une structure d'accueil qui répond aux besoins de ce type d'entreprise.Plusieurs municipalités ont émis le souhait d'attirer sur leur territoire des entreprises de hautes technologies.Laval est allée plus loin, elle n'a pas seulement exprimée un souhait, ce parc est déjà en préparation.Le conseil municipal est sur le point d'être saisi d'un projet d'expropriation de terrains.» Soulignons qu'en plus d'être président de la CODEL, M.Vaillancourt est le bras droit du maire Claude Lefeb-vre.Dans son allocution, M.Vaillancourt n'a pas manqué de rappeler que Laval avait connu dans le domaine de la construction en 1986, des investissements records de $440 millions.«J'aimerais faire remarquer que ces résultats ne sont pas uniquement le fruit de la conjoncture économique favorable qu'a connue le Québec, mais également des efforts conjugués de tous les intervenants qui ont su tirer le maximum de cette situation », a-t-il expliqué.Travaux de voirie sur le pont de la route 116 entre Beloeil et St-Hilaire ¦ Des réparations majeures seront effectuées sur le pont de la route 116, qui enjambe le Richelieu, entre Beloeil et Saint-Hilaire.Ces réparations dureront huit semaines.La circulation sera partiellement obstruée sur le pont, dans les deux directions durant toute la durée des travaux.Mais on a prévu que deux voies resteront ouvertes à la circulation malgré le rétrécissement dû aux travaux.La route 132 est aussi tou- chée: il y a des travaux de pla-nage et de pavage, en direction ouest, entre le carrefour de la route 20 et le pont de la rue Notre-Dame, à l'ouest du pont Victoria.Ces travaux s'étendront sur 12,6 km.La route est partiellement fermée, et la circulation déviée sur la voie inverse.On prévoit la fin de ces travaux pour le 23 juin.Les ouvriers travailleront surtout la nuit: de 20 h à 6 h les lundis, mardis et mercredis, et de 22 h à 6 h les jeudis et vendredis.Table DORA, 6Ôcm de diamètre Chaise pliante HAPPEN Avec une table DORA d'IKEA et des chaises HAPPEN, même le plus affamé des artistes peut faire partie des adeptes des café-terrasses.Tbus deux ne rouillent pas, vont à Intérieur comme à l'extérieur Avec fini laqué, en rouge vif, blanc, bleu ou jaune.Mais les quantités sont limitées.Alors allez ® vite chez IKEA sinon, vous pourriez vous faire prendre de court Cet été, votre galerie fera bonne impression.Le bon sens à la suédoise.919t bpul.Cavendish, Ville St-Laurent Tel:738-2167 HEURES D'OUVERTURE: lun.à mer.Uh à 18 h; jeu.et ven.ll h à 2th;sam.9h à 17 h. LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 27 MA11987 A 7 Comme gâchis total, il serait difficile d'imaginer mieux Dans un article écrit pour La Presse, Pierre Trudeau répudie l'Accord du Lac Meech et en dénonce les artisans La Presse publie en exclusivité ce matin cet article de Pierre Elliott Trudeau sur l'accord constitutionnel de Lac Meech.L'auteur a bien voulu confier à La Presse la publication de cette prise de position qu'il a rédigée ces jours derniers et qu'il destine d'abord aux Ouébe- cois.Souvent invité ces dernières semaines par ses amis, ses anciens partisans et les médias à se prononcer sur l'entente de principe des premiers ministres, M.Trudeau a hésité avant de réagir publiquement.Il a finalement conclu qu'il devait parler et, pour le faire, il a choisi le mode d'expression qu'il affectionne, l'article polémique comme celui qu'on va lire ici et qui rappelle, par le style et le fond, ceux qu'il signait dans Cite Libre des années cinquante et soixante.La vraie question à se poser, c'est celle de savoir si nous.Canadiens français vivant au Québec, avons besoin d'un gouvernement provincial doté de plus de pouvoirs que les autres provinces.Pour ma part, je crois que c'est nous faire injure que de le prétendre.La génération montante d'hommes d'affaires, de scientifiques, d'écrivains, de cinéastes et d'artistes de toutes sortes, n'a que faire de la mentalité d'état de siège où se blottissaient les élites des temps passés.Elle sait que les véritables enjeux de l'avenir débordent les cadres du Québec et du Canada lui-même.Elle ne souffre pas de complexe d'infériorité et croit bien révolus ces temps où nous n'osions nous mesurer aux «autres» qu'avec crainte et tremblements.Bref, elle n'a point besoin de béquilles pour marcher.Bien au contraire elle sait que les Québécois sont de taille pour jouer un rôle prépondérant sur la scène canadienne, et que le pays tout entier peut \u2014 si nous le voulons \u2014 nous servir de tremplin puissant.En cela, pour la plupart.Quel magicien quand même que ce M.Mulroney, et quel fin renard ! les dirigeants d'aujourd'hui ont fini par rejoindre le peuple lui-même qui n'a jamais eu cure du nationalisme noir, cette dérobade à la réalité dont seuls les nantis pouvaient se payer le luxe.Malheureusement les politiciens font exception à la règle.On aurait pourtant cru que l'histoire des cent dernières années avait enseigné au moins une leçon à ceux qui veulent faire de la politique chez nous: c'est que les Québécois aiment des gouvernements forts, à Québec et à Ottawa.Et notre histoire plus récente semble établir sans équivoque que si les Québécois se sentent bien représentés à Ottawa, ils n'ont que méfiance à l'endroit des statuts particuliers, souverainetés-associations et autres formes de séparatisme.Car ils savent d'instinct qu'ils ne peuvent prétendre exercer plusde, pouvoirs dans leur province, sans accepter d'en exercer moins dans l'ensemble du pays.Comment expliquer alors que dix premiers ministres de province et un premier ministre fédéral aient pu s'entendre pour conférer au Québec le caractère de «société distincte»?C'est que tous, chacun à sa manière, y voyaient leur intérêt politique: 1.D'abord ceux qui n'ont jamais voulu d'un Canada bilingue \u2014 séparatistes du Québec et séparatistes de l'Ouest \u2014 sont comblés dès les premiers paragraphes de l'ac- Sombre jour pour le Canada que ce 30 avril 1987! cord où on reconnait «l'existence d'un Canada francophone.et celle d'un Canada anglophone».Les Canadiens qui se sont battus pour un Canada unique, bilingue et multicultural, peuvent dire adieu à leur rêve: nous avons désormais deux Canadas, chacun défini en fonction de sa langue.Et puisque l'Accord du Lac Meech reconnait du même souffle «que le Québec forme au sein du Canada une société distincte» et que «l'Assemblée nationale et le gouvernement du Québec ont le rôle de protéger et de promouvoir (ce) caractère distinct», il est facile de prédire quel avenir peut être envisagé par les anglophones vivant au Québec et quel sort on ne cessera de faire aux francophones dans les provinces où ils sont moins nombreux que les Cana- diens d'origine ukrainienne et allemande.Du reste le texte de l'accord se charge de l'expliciter: dans les autres provinces, où le bilinguisme a encore énormément de progrès à faire, on ne doit que «protéger» le statu quo, tandis que dans le Québec on doit «promouvoir» le caractère distinct de la société québécoise.Autrement dit, le gouvernement du Québec doit prendre des mesures et la législature du Québec doit passer des lois qui ont pour but de promouvoir la spécificité du Québec.Or le texte précise au moins un aspect de cette spécificité: le «Canada francophone» y est «concentré».Donc le Québec acquiert une juridiction constitutionnelle nouvelle que le reste du Canada n'a pas: promouvoir la concentration de la francophonie au Québec.On en voit facilement la conséquence pour les minorités françaises et anglaises au pays, aussi bien que pour la politique étrangère, pour l'éducation, pour l'économie, pour la législation sociale, et le reste.2.Ceux qui n'ont jamais voulu d'une Charte des droits enchâssée dans la constitution peuvent du même coup crier victoire.Puisque «l'interprétation de la Constitution du Canada doit concorder avec.le rôle (du Québec) de protéger et de promouvoir le caractère distinct de la société québécoise», il en découle que les tribunaux devront interpréter la Charte de façon qu'elle ne heurte pas la «société distincte»du Québec telle que définie dans les lois québécoises.Ces Canadiens-là aussi peuvent pleurer, qui avaient rêvé de la Charte comme d'un nouveau départ pour le Canada, un Canada où tous seraient sur un pied d'égalité et où la citoyenneté reposerait enfin sur un ensemble de valeurs communes.3.Ceux qui veulent empêcher que la nation canadienne ne repose sur pareille communauté de valeurs ne se contentent pas d'affaiblir la Charte: ils obtiennent une entente constitutionnalisée, c'est-à-dire irréversible, «qui engagera le Canada à se retirer de tout service.en matière de réception et d'intégration (y compris l'intégration linguistique et culturelle)» des immigrants.On peut deviner quelles conceptions du Canada seront transmises aux immigrants dans les diverses provinces, le Canada se chargeant du reste de payer la note pour sa propre balkanisation, «pareil retrait devant s'accompagner d'une juste compensation».Qui plus est, ce principe du retrait accompagné de «juste compensation» s'appliquera à tout « nouveau programme à frais partagés», ce qui permettra aux provinces de compléter la balkanisation des langues et des cultures par la balkanisation des services sociaux.En effet, quel politicien provincial n'exigera pas de distribuer à sa manière (que reste-t-il en effet des «objectifs nationaux»?) et pour le profit de ses commettants, les sommes d'argent qu'il aura reçues sans douleur du Trésor fédéral ?4.À ceux qui \u2014 après toutes les largesses du gouvernement canadien en matière de pouvoirs et de crédits \u2014 auraient eu encore quelque hésitation à signer l'Accord du Lac Meech, le Premier ministre réservait encore deux surprises.Désormais le gouvernement canadien ne pourra nommer à la Cour suprême et au Sénat que des personnes désignées par les provinces! Et désormais toute province qui ne sera pas d'accord avec un amendement constitutionnel important aura le pouvoir, ou bien d'en empêcher l'adoption, ou bien de se dissocier d'un tel amendement avec, comme récompense, « une compensation raisonnable»! Cette deuxième surprise donne à chacune des provinces le droit de veto constitutionnel.Et la première surprise leur donne le droit de veto absolu sur toute législation du Parlement fédéral puisque éventuellement le Sénat ne sera composé que de personnes redevables aux provinces de leur nomination.Elle transfère également aux provinces la responsabilité du pouvoir judiciaire suprême, puisque éventuellement la plus haute cour du Canada ne sera composée que de personnes proposées par les provinces.Quel magicien quand même que ce M.Mulroney, et quel fin renard ! Après avoir forcé M.Bou-rassa à prendre ses responsabilités sur la scène mondiale, après l'avoir obligé à siéger avec lui dans des conférences au sommet où chefs d'États et de gouvernements francophones délibèrent sur l'économie et la politique internationales, il réussit encore à l'obliger à légiférer pour promouvoir le «caractère distinct» du Québec.De même, après avoir enjoint à M.Peckford de présider à l'administration des fonds sous-marins canadiens, après avoir convaincu M.Peterson de prendre ses responsabilités dans la négociation d'un traité international de libre-échange, après avoir promis la juridiction sur les pêcheries à l'Est et la réforme du Sénat à l'Ouest, M.Mulroney réussit encore à imposer à tout ce compte de la politique et de la bureaucratie.Sombre jour pour le Canada que ce 30 avril 1987! En plus de céder aux provinces d'importants éléments de sa juridiction (droit de dépenser, immigration), en plus d'affaiblir la Charte des droits, l'Etat canadien subordonnait aux provinces son pouvoir législatif (Sénat) et son pouvoir judiciaire (Cour suprême); et il le faisait sans espoir de retour (droit de veto constitutionnel à chacune des provinces).11 s'engageait même à une «deuxième ronde» constitutionnelle où les demandes des provinces accaparaient déjà l'ordre du jour.Et tout cela sous prétexte de «permettre au Québec de reprendre sa place, à part entière, dans l'évolution constitutionnelle canadienne».Comme si le Quebec n'avait pas depuis toujours pris sa place, à part entière, dans l'évolution constitutionnelle canadien- Il y a chez nous «le patriotisme des gens de l'Ontario, ie patriotisme des gens du Québec et le patriotisme de ceux de l'Ouest; mais il n'y a pas de patriotisme canadien, et il n'y aura pas de nation canadienne tant que nous n'aurons pas de patriotisme canadien».HENRI BOURASSA petit monde le fardeau onéreux de désigner les sénateurs et les juges de la Cour suprême! Et tout cela sans même se voir obligé d'accepter pour le gouvernement canadien la moindre corvée supplémentaire, fût-ce la réglementation nationale des valeurs mobilières, fut-ce le pouvoir d'affermissement du marché commun canadien, fût-ce même la suppression de la clause dérogatoire (« nonobstant ») de la Charte.D'un seul coup de maitre, cet habile négociateur trouve ainsi à donner raison à la thèse du Statut En plus d'être d'éternels perdants, les nationalistes sont de mauvais perdants particulier (M.Lesage et M.Ryan), à la thèse des Deux nations (M.Stanfield), à la thèse d'un Directoire canadien formé de onze Premiers ministres (M.Blakeney et M.Faribeault), à la thèse de la Communauté des communautés (M.Clark).Il n'a pas réussi tout à fait à réaliser la Souveraineté-Association, mais il a mis le Canada sur la voie rapide pour y parvenir.Car point n'est besoin d'être grand clerc pour prédire que la dynamique politique attirera les meilleurs esprits vers les capitales provinciales, là où résidera le véritable pouvoir, et que la capitale fédérale sera le dévolu des laissés-pour- ne! Plus d'une demi-douzaine de fois depuis 1927, le Québec et les autres provinces avaient tenté, ensemble avec le gouvernement canadien, de «rapatrier» notre constitution et de s'entendre sur une formule d'amendement.Car «l'évolution constitutionnelle» présupposait justement que le Canada eût sa constitution et qu'il pût l'amender.Or presque invariablement, c'est le gouvernement provincial québécois qui avait bloqué le processus.Ainsi, en 1965, M.Lesage et son ministre du temps, M.René Lévesque, retiraient leur accord à la formule Fulton-Favreau après l'avoir acceptée et défendue.Et M.Bou-rassa, qui avait proposé à Victoria en 1971 une formule qui donnait au Québec un droit de veto absolu sur tout amendement constitutionnel, retira son propre aval dix jours après la conférence.Dans les deux cas, le motif du recul était le même: le Québec «permettrait» au Canada de canadia-niser le document colonial qui lui tenait lieu de constitution à condition seulement que le reste du pays accorde au Québec un certain «statut particulier».Il en résulta que, dix ans plus tard, quand le gouvernement canadien tenta encore une fois de relancer le processus d'évolution constitutionnelle, il rencontra un barrage de dix provinces qui voulaient toutes leur propre «statut particulier»; car inévitablement elles s'étaient inscrites à l'école du chantage dont le Québec était le fondateur et le diplômé summa cum Iau de.La suite de l'histoire est connue.Le gouvernement canadien déclara qu'il se passerait des provinces pour présenter sa résolution constitutionnelle à Londres.La Cour suprême reconnut que cela serait légal mais que cela ne serait pas gentil.Le Canada fit un effort de gentillesse qui rallia neuf provinces sur dix.M.Lévesque, sachant qu'un accord constitutionnel nuirait à la bonne marche du séparatisme, joua le tout pour le tout, refusa de négocier et recourut encore une fois à la Cour suprême pour bloquer «le processus d'évolution constitutionnelle».Il perdit son pari: la Cour déclara non seulement que le Québec n'avait pas le droit de veto (M.Bourassa l'avait du reste rejeté a Victoria, et M.Lévesque l'avait perdu quelque part dans l'ouest du pays), mais que le Que-bec faisait bel et bien partie de «l'évolution constitutionnelle canadienne».Un pari de perdu, un pari de gagné, la belle affaire! L'opinion publique québécoise, avec, sa maturité habituelle, applaudit les joueurs et, en bâillant, se tourna vers autre chose.Mais pas les nationalistes! Pensez donc: ils avaient voulu faire du chantage encore une fois mais le Canada avait refusé de chanter.C'était plus qu'un pari perdu, c'était un «coup de force» (Léon Dion, et tutti Quanti), c'était un «camouflet servi au Québec» (Paul-André Comeau).Car il faut savoir qu'en plus d'être d'éternels perdants, les nationalistes sont de mauvais perdants.Par exemple, /7s n'ont pas perdu le référendum de 1980: c'est le peuple qui s'est trompé; ou qui a été trompé par le fédéral.De même, après que Robert Bourassa et René Lévesque eurent bêtement renoncé au droit de veto pour le Québec, il fallait de quelque manière en imputer la faute au gouvernement fédéral: coup de force, camouflet! Or les politiciens provinciali-sants, qu'ils siègent à Ottawa ou à Québec, sont également d'éternels perdants; ils ont le souffle trop court pour dominer la scène canadienne, ils ont besoin d'un ghetto québécois comme repaire.Pensez donc, s'ils n'avaient pas les droits sacrés des Canadiens français à défendre contre le reste du monde, si l'on pouvait s'en remettre à la Charte et aux tribunaux pour cela, ils perdraient leur raison d'être.C'est pourquoi encore une fois ils firent alliance avec les nationalistes pour exiger un statut particulier pour le Québec.On aurait dû simplement renvoyer se rhabiller cette bande de pleurnichards, les enjoignant d'en finir avec leurs crises d'adolescents gâtés.Mais nos chefs politiques actuels manquent de nerf.En volant au secours des malheureux perdants, ils pensent s'assurer le vote du Québec; en réalité ils ne font qu'étaler leur bêtise politique et leur méconnaissance des données démographiques concernant le nationalisme.Comme gâchis total il serait difficile d'imaginer mieux.M.Bourassa, qui pourtant avait été élu pour assainir le climat économique et politique de la province, a choisi de ferrailler sur le champ de bataille où les pé-quistesont l'avantage: celui de la surenchère nationaliste.Plutôt que de tourner la page sur les mésaventures de M.Lévesque, il voulut plutôt les assumer.Plutôt que d'expliquer aux gens que, grâce à l'ineptie des péquistes, nous étions bel et bien liés par la constitution de 1982, M.Bourassa préféra épouser la cause des nationalistes « modérés».Grand bien lui fasse maintenant! Les péquistes ne cesseront jamais de démontrer que l'Accord du Lac Meech consacre la trahison des intérêts du Québec.Et une personne aussi avertie que Lysiane Gagnon a pu narguer ainsi M.Bourassa: «Le Québec ne retire pas l'ombre d'un statut particulier.Les autres provinces tenaient mordicus au sacro-saint principe de l'égalité.Aussi vont-elles toutes avoir ce que le Que- Mais nos chefs politiques actuels manquent de nerf bec demandait!» (La Presse, 2 mai 1987).Car la nature même de l'immaturité n'exige-t-elle pas que «les autres» ne reçoivent pas les mêmes «bébelles» que nous?Ce n'est pas d'ailleurs exclu qu'au bout du compte M.Bourassa, fidèle à lui-même, finira par répudier l'Accord du Lac Meech.parce que le Québec n'en aura pas encore assez retiré.Ce qui ouvrira inévitablement la voie aux véritables sauveurs: les Séparatistes.Quant à M.Mulroney.il avait pourtant hérité d'une main gagnante.Lors des tentatives antérieures de canadianiser la constitution, les Premiers ministres Mackenzie King.Saint-Laurent, Diefenba-ker, Pearson et Trudeau avaient agi comme si cela ne pouvait se faire sans le consentement unanime des provinces.Voilà qui donnait un avantage considérable à celles-ci dans les négociations et qui explique les concessions qu'à chaque ronde de négociation les premiers ministres canadiens devaient envisager.Par exemple, il est probable que si King avait été prêt à accepter l'unanimité (à la Mulroney) comme formule d'amendement, la constitution aurait été rapatriée dès 1927.Mais depuis 1982, le Canada avait sa constitution, incluant une Charte qui liait aussi bien les provinces que le fédéral.Désormais la fortune favorisait le gouvernement canadien; il n'avait plus rien de très urgent à demander aux provinces: ce sont elles qui étaient devenues demanderesses.Désormais «l'évolution constitutionnelle canadienne» aurait pu se faire sans préconditions et sans chantage, mais donnant donnant, entre parties égales.Même un front uni des dix provinces ne pouvait pas obliger le gouvernement canadien à bouger: en assurant un équilibre créateur entre les provinces et le gouvernement central, la fédération allait pouvoir durer mille ans! Hélas! on avait tout prévu fors une chose: qu'un jour le gouvernement canadien pourrait tomber entre les mains d'un pleutre.C'est maintenant chose faite.Et le très honorable Brian Mulroney, C.P., M.P., grâce à la complicité de dix premiers ministres de province, est déjà entré dans l'Histoire comme l'auteur d'un document constitutionnel qui \u2014 s'il est accepté par le peuple et ses législateurs \u2014 rendra l'État canadien tout à fait impotent.Dans la dynamique du pouvoir cela voudrait dire qu'il sera éventuellement gouverné par des eunuques. A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 27 MA11987 __________.jfl AUCUN COMPTANT! 1er VERSEMENT DANS 3 MOIS TAURUS «L» 4P.1987 \u2022 pneus P195/70R \u2022 moteur 2.5 L injection \u2022 cadran digital électronique \u2022 vitres électriques \u2022 verrouillage électrique des portes \u2022 automatique \u2022 volant inclinable \u2022 vitres teintées AVEC FINANCEMENT PICK UP RANGER 1987 \u2022 moteur 2.0 L \u2022 transmission 5 vitesses \u2022 sièges en vinyle \u2022 pneus 185/75R14 radial ESCORT F.S.1987 2 P.\u2022 freins à disques avant \u2022 moteur 1.9 L injection \u2022 P175/80R13 radial \u2022 sièges baquets \u2022 4 vitesses surmultiplièes \u2022 batterie sans entretien 0 TEMPO «L» 2 P.1987 \u2022 moulures latérales \u2022 sonorisation haute fidélité \u2022 cadran digital \u2022 essuie-glace intermittent \u2022 transmission 5 vit.manuelle \u2022 pneus radiaux \u2022 vitres teintées \u2022 am/fm stéréo \u2022 instrumentation sport * Offre d'une durée limitée.Sujet à l'approbation du 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notamment à sévir contre les utilisateurs de cartes de crédit volées.Cette union a aussi pour but de faire diminuer le nombre de fraudes par chèques, les vols à main armée, la publicité sympathique, les vols à l'étalage et les vols des biens d'entreprise.Pour la police lavalloise, ce programme de prévention fait suite à d'autres expériences tentées avec succès comme Prévôt, SVP, conduis avec ta tête et Halcine-O-Tcst.La thématique entourant ce programme vise à signifier aux criminels que les commerçants, industriels et dépanneurs de Laval se sont unis pour lutter contre la criminalité dans leur établissement.Des affiches feront savoir aux malfaiteurs qu'ils se trouvent dans un établissement participant au programme.La Chambre de commerce informera ses membres d'éventuelles vagues de crimes.La description des fraudeurs opérant dans les différents secteurs sera ainsi donnée par la Chambre de commerce.De son côté, la police va intensifier ses patrouilles dans les secteurs plus durement touchés.De plus, ce service municipal invitera les commerçants, industriels et dépanneurs à avoir recours a des policiers conférenciers dans le but de sensibiliser et d'informer les employés sur les moyens à prendre lorsqu'ils sont dévalisés.Tout comme la Chambre de commerce, la police municipale mentionne que l'efficacité de ce programme repose grandement sur le degré de collaboration des gens d'affaires.Un employé de la Chambre répondra à tous les appels entre 9 h et 21 h.De 21 h à 9 h, le service sera assuré par un répondeur automatique qui transmettra un message faisant état de la situation de la journée.Présent à ce lancement, le président intérimaire du comité executif de Laval, M.Gilles Vaillancourt, s'est dit très heureux de cette initiative.Il a assuré la direction de la police et celle de la Chambre de la collaboration entière du conseil municipal dans cette lutte contre la criminalité.Pour sa part, le président de la Chambre de commerce, M.Giovanni Rizzuto, a mentionné que cette union avec la police démontrait clairement que l'organisme qu'il préside visait toujours à augmenter le nombre des services offerts à ses membres.Ile de Montréal 468 saisies d'aliments avariés PLORIAN DIRNARO Les inspecteurs de la Communauté urbaine de y; Montréal ont procédé a 468 saisies d'aliments contaminés et impropres à la consommation sur le territoire métropolitain au cours des derniers 12 mois.Ils ont autorisé la destruction de quelque 113000 kilogrammes d'aliments divers.Au cours de l'année, le service a été saisi de 1685 plaintes dont 20 p.ccnt concernaient la malpropreté des restaurants et des magasins d'alimentation.Parmi les autres motifs invoqués par les plaignants, il y a eu la présence de vermine ( 19 p.cent), la contamination des aliments ( 34 p.cent ) et les senteurs provenant des déchets ( 13 p.cent ).Le service a rapporté 51 accidents d'origine alimentaire, dont 46 provenaient d'établissements de restauration.Dans chaque cas, des enquêtes ont été menées afin de déterminer la cause exacte des accidents et de corriger la situation.Enfin, au cours du dernier exercice, la CUM a procédé a 68610 inspections systématiques au cours desquelles 4991 infractions au règlement de salubrité ont été relevées.Les 8 820 échantillons d'aliments prélevés par les inspecteurs ont requis 29297 analyses bactériologiques et chimiques.Les «recherches ont surtout porté sur les bactéries pathogènes et certains additifs alimentaires.DECHETS DANGEREUX ¦ À la demande du ministère de l'Environnement du Québec, la Communauté urbaine de Montréal a inventorié six endroits qui furent jadis le site de dépotoirs et dont le sous-sol pourrait encore contenir des matières toxiques.Parmi ces sites, on trouve quatre parcs montréalais, soit les parcs Mai-sonneuve, Villeray, Laurier et i.afond.Le terrain de la compagnie Corbec à Pointe-Claire et celui de la compagnie Triplex Engineering de Lachine font également partie de la liste des sites identifiés par le ministère.Le ministre Clifford Lincolm a signalé que ces sites ne présentent pas nécessairement de problèmes d'instabilité, mais que la présence éventuelle de matières dangereuses dans leur sous-sol constitue une contrainte majeure à l'occupation du sol pour des raisons de sécurité publique.Le ministre signale que ces endroits ne doivent pas être utilisés à d'autres fins que récréatives.SAUVONS LES RAPIDES ¦ La Société d'animation du jardin botanique de Montréal vient de lancer une campagne d'information dans le but de faire connaître davantage et de sauvegarder l'héritage tauni-que et floral des rapides de Lachine.Plusieurs conférences auront lieu au cours des prochains jours et une randonnée cycliste se déroulera le dimanche, 7 juin.Les responsables delà campagne soulignent que ces rapides doivent être proteges d'une manière irréversible car ils font partie du patrimoine naturel du Quebec.Les iles des rapides abritent l'unique colonie de bihoreaux à couronne noire du Québec et la plus importante heronnière du bassin montréalais.Les ilôts rocheux sont des sites favorables à la nidification des goélands.On trouve dans ces eaux froides plusieurs espèces de poissons, dont la truite brune, la truite arc-en-ciel, l'esturgeon, le doré jaune et l'achigan à petite bouche.Au plan de la flore, les iles et les berges des rapides sont le refuge d'au moins 20 p.cent des espèces végétales rares du Québec.Ceux qui veulent participer à cette campagne de sauvegarde peuvent téléphoner au 872-1493.HARO SUR L'EVALUATION ¦ L'actuel système d'évaluation de la Communauté urbaine de Montréal est totalement injuste à l'endroit des petits propriétaires.Par la fiscalité qui en découle, il favorise l'industrie par rapport aux propriétaires résidentiels.Tel est le point de vue exprimé par le maire de Côte Saint-Luc, M.Bernard Lang, devant la commission permanente d'évaluation et des finances de la CUM.M.Lang a cité en exemple la ville de Toronto qui a gelé son rôle d'évaluation en 1940 et qui possède trois différents taux d'imposition, selon les catégories de propriétaires.«À Toronto, a dit M.Lang, on n'entend jamais parler de révolte fiscale».M, Lang a ajouté que Toronto a épargné des millions, sinon des milliards, en évitant de confectionner un nouveau rôle chaque année.Il suffit d'une poignée d'employés pour modifier le rôle annuel, en y ajoutant les nouvelles constructions et les modifications.M.Lang a suggéré que le rôle de la CUM soit indéfiniment gelé au niveau de l'année la plus convenable, soit 1975, et qu'une révision complète du mode d'imposition soit entreprise.En 1981 et 1982, l'évaluation des résidences familiales de l'île de Montréal a subi des hausses de près de 48 p.cent annuellement.Durant la même période, le plus grand centre d'achat de l'île de Montréal a connu une hausse de.zéro p.cent.ACCES AUX DOSSIERS ¦ Les contribuables des 28 municipalités de la Communauté urbaine de Montréal peuvent consulter, en tout temps, le dossier d'évaluation de leur propriété.C'est ce qu'a rappelé le président de la commission d'évaluation de la CUM, M.Benoit Tremblay, en soulignant que plusieurs citoyens ignorent cette disposition de la loi.* Les bénéficiaires de laide sociale ont reçu $150 millions de moins ANOWÉ Prcsst canadiennt OUllBEC ¦ Les visites à domicile que des fonctionnaires ont effectuées chez des bénéficiaires de l'aide sociale ont permis au gouvernement d'économiser plus du double des prévisions, soit $150 millions, au cours de l'exercice financier 1986-87 (comparativement aux prévisions initiales de $68 millions.Une décision a été rendue dans 122,752 dossiers dont 10,034 (8.2 p.c.) ont amené l'annulation de la prestation.De plus, un total de 3,755 dossiers ont été revisés à la baisse et 1,745 à la hausse.Ces résultats de la première année de la fameuse opération «Boubou macoutes» ont été confirmés hier par le ministre de la Main-d'ocuvre et de la Sécurité du revenu Pierre Paradis à l'ouverture de l'étude des crédits de ce ministère.Des agents de bureau occasionnels ont été embauchés dans le réseau Travail-Québec et au service des Affaires sociales de la ville de Montréal pour libérer 200 agents d'aide socio-économique pour accomplir ce travail au nom «d'une saine gestion des fonds publics».Plusieurs ont décrié cette méthode du gouvernement nouvellement élu de M.Robert Bou'ras-sa, la trouvant humiliante pour les assistés sociaux et contraire à la dignité de ces gens, d'où le surnom de «Boubou macoutes».M.Paradis a cependant tenu à expliquer encore hier que ces agents spéciaux se sont bien acquittés de cette tâche «délicate» et rencontré les objectifs généraux.Il a précisé que la revitalisation des visites à domicile avait fait l'objet d'une planification rigoureuse et qu'un code d'éthique a été élaboré afin d'assurer le respect des droits des bénéficiaires.Malgré les critiques qu'il a suscitées, le programme est poursuivi en cette deuxième année financière et une somme de $7.2 millions est prévue pour sa réalisation.Le porte-parole de l'Opposition, le député péquiste de Ver-chères, Jean-Pierre Charbonneau, a reproché au gouvernement d'avoir surtout réussi à appauvrir les quelque 10,000 assistés sociaux dont les prestations ont été annulées.«On les a traités comme des fraudeurs professionnels ou des gejis qui roulaient sur l'or, ce qui n'était pas le cas la plupart du temps», a dit le député.«Le pire c'est qu'on s'est attaqué au résultat au lieu de s'en prendre à la cause d'un tel état de fait, soit la non-harmonisation de la fiscalité avec la politique de l'aide sociale», a ajouté M.Charbonneau.Par ailleurs, le ministre a fait savoir que le nombre des «ménages» qui vivaient de l'aide sociale est passée de 415,093 a 389,600 en 1986-87 ou le nombre de personnes de 692,507 a 649,507.C'était la première fois depuis 1970 que le nombre de prestatai- res de l'aide sociale accusait une baisse aussi considérable.«La clientèle moyenne a diminué de 5.6 p.c.en 1986-87 alors que les experts prévoyaient un taux de croissance de 1.7 p.c», a dit M.Paradis.«On peut attribuer cela à plusieurs facteurs dont la reprise économique au Québec.«Selon le bulletin mensuel de la situation de l'emploi au Québec d'avril 1987, le nombre de personnes ayant un emploi a augmenté de 103,000 entre avril 1986 et avril 1987 et le nombre de chômeurs a baissé de 18,000», a ajouté le ministre.Faites vite provision d'aubaines! 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professionnel qui vont à l'université est de 15 pour cent.M.Ryan a admis que les collèges connaissent des problèmes, parce que les étudiants changent trop fréquemment d'orientation, font des séjours trop prolongés dans les collèges ou abandonnent leurs études.Quant a la porte-parole de l'opposition, la députée de Chi-coutimi |eanne Blackburn, elle a dénoncé l'insuffisance des crédits alloués au milieu universitaire.Le budget des universités a etc amputé cette année de $34 millions, a-t-elle soutenu.Elle a de plus souligne «l'injustice» faite aux étudiants en matière de prêts et de bourses.Trêve possible dans la guerre contre la tordeuse La Prase canadienne QUÉBEC ¦ Les arrosages contre la tordeuse des bourgeons de l'épinette pourraient être suspendus cette année, a admis hier le ministre des Forêts Albert Côté.Interrogé à l'Assemblée nationale par le député péquistc de La-violette lean-Pierre (olivet.M.Côté a expliqué que des analyses étaient effectuées sur les stocks de l'insecticide BT (Baccillus Thuri-gensis), un insecticide biologique qui devait être utilisécette année.Les arrosages seront suspendus si les stocks se révèlent contaminés, a expliqué le ministre.Il serait alors trop tard pour organiser de nouveaux arrosages avec des produits plus traditionnels, comme l'insecticide chimique fénitrothion, d'après le ministre.Publireportage - mois de l'environnement \u2022 en collaboration avec le ministère de l'l-.n\\ ironnement du Québec FONDATION QUEBECOISE\" EN ENVIRONNEMENT LES BRI IIS DANGEREUX À LA MAISON Le bruit est partout, dans lu rue, au travail et à la maison.Trop de bruit, c'est insupportable.Quand on pense au bruit, on pense aux avions, aux motocyclettes, aux foreuses à air comprimé, mais rarement aux appareils dans la maison.Savez-vous.par exemple, que si vous faites fonctionner en même temps la télévision, la radio, un appareil ménager et quelques jouets sonores, le niveau de bruit peut être dangereux?Le bruit se mesure et on considère dangereux le fait d'être exposé longtemps à un bruit dépassant 75 décibels.Le niveau sonore de certains appareils ménagers atteint et dépasse même ce seuil.Quelques exemples: le mélangeur électrique, l'aspirateur, la radio qui joue à pleine puissance.Ces bruits de la vie quotidienne affectent votre milieu de vie.Réduisez-les.Votre qualité de vie et votre environnement en seront grandement améliorés.Devenez ami(e) de la Fondation Faites parvenir votre contribution de 10$ à: La Fondation québécoise en environnement CP.1055.Succursale Desjardins Montréal (Québec) H5B IC2 MNM Oui M CO>» m «fi un ¦*'.>.Hydto-Quobec Gouvernement Gouvernement du Ou*bac du Canada LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 27 MA11987 \u2022 A 11 ; Monsieur le président.Questions et réponses sur le Canada collaboration spéciale WASHINGTON La Pressa: Monsieur le président, je suis le journaliste canadien alors vous ne serez pas très surpris de la première question que j'ai pour vous.Juste avant de quitter Ottawa en avril vous avez dit à M.Mulroney que vous alliez envisager un accord bilatéral pour réduire la pollution qui cause les pluies acides.Mais de retour à Washington, deux semaines plus tard, votre principal responsable en matière d'environnement, Lee Thomas, a déclaré que de tels contrôles étaient injustifiés.Alors je vous demande à vous, M.le Président, étes-vous disposé à négocier un accord qui établirait des objectifs, un calendrier et des contrôles, ou non?*.Reagan: J'ai dit à mes gens que je crois que nous devrions utiliser la formule que le Canada et les États-Unis ont utilisée en ce qui concerne la pollution de l'air \u2014 plutôt, la pollution de l'eau près de nos frontières et nous avons eu beaucoup de succès dans notre nettoyage des lacs et rivières qui sont juste sur ou proches de nos frontières.C'est la formule que, je crois, nous devrions appliquer.Et nous consultons et nous avons beaucoup de travail à faire nous-mêmes pour identifier les sources et le reste, mais tout ça va de l'avant.Ce n'est pas quelque chose dont on peut dire qu'on va le faire à 10 heures le matin, mais nous avons l'intention de travailler étroitement avec le Canada et trouver une réponse au problème.La Prassa: M.le Président, vous venez de parler du problème de la liberté de navigation dans le Golfe (Persique).Il y a un autre problème de liberté de navigation ici-mème en Amérique du Nord.Ottawa songe à acheter d'Europe 10 ou 12 sous-marins pour obliger votre marine à demander la permission lorsque vous envoyez vos navires dans le passage de l'Arctique.Est-ce qu'on se dirige vers une confrontation quelconque?R.Reagan: l'espère que non et je pense que non.Je.je vois beaucop de valeur dans l'inquiétude canadienne en ce qui concerne les îles du nord canadien qui, pendant presque sinon toute l'année, sont reliées par des liens de glace permanents et des gens vivent sur cette glace.Mais c'est assez différent de la plupart des autres endroits du monde, il pourrait y avoir le même type de préoccupation sur la Juestion de savoir si une éten-ue d'eau est internationale ou territoriale.C'est la chose dont nous devons nous méfier.Nous devons nous inquiéter de prendre une action qui pourrait créer une formule, un précédent que d'autres parties du monde pourraient alors trouver \u2014 combien y en a-t-il?16 points .d'étranglement dans le monde qui doivent rester ouverts si le monde libre \u2014 pas seulement nous-mêmes mais les autres \u2014 va être capable de recevoir les nécessités de la vie et quelqu'un qui voudrait attaquer te monde libre, évidemment leur stratégie maritime serait de fermer ces points.La Presse: Mais vous semblez dire que le Canada a quelque prétention légitime à la souveraineté à cet endroit?R.Reagan: Oui je crois que la situation est différente à cet endroit et j'ai bon espoir que nous pourrons, comme de bons voisins, trouver une solution qui ne créera pas de dangereux précédents pour les autres eaux internationales.Ronald Reagan accueille à la Maison-Blanche notre collaborateur Jean-François Lisée.Mon rendez-vous chez Ronald Reagan JIAMFRANÇOIf UIH collaboration spéciale WASHINGTON ¦ «11:00, Maison-Blanche, interview, Ronald Reagan».11 y a eu comme une volupté à inscrire ces mots dans mon agenda.L'interview présidentielle, surtout avec des journalistes étrangers, n'est pas monnaie courante.Il nous attend, debout, à l'entrée du bureau Ovale, pour nous saluer un à un, et permettre au photographe de faire le cliché que chacun accrochera plus tard à son mur.On a beau l'avoir vu vingt fois, à 100 ou à 10 mètres, on est jamais vraiment préparé à ce premier face à face.À portée de bras, Ronald Reagan n'est pas tout à fait le président du petit écran.D'emblée, son âge nous saute aux yeux.Ses rides, ses appareils auditifs qu'il ne réussit pas à cacher complètement dans ses oreilles.Ses cheveux, un peu plus gris que la veille, aux informations.L'impression est forte, incontournable: Ronald Reagan est un vieillard.Même ses gestes, juste un petit peu trop lents, son sourire, juste un petit peu trop plissé, renvoient l'image du grand-père.Un vieillard, dans un corps de jeune homme.Des épaules de footballeur, un torse bien rembourré, une poigne de boxeur.Non seulement celle qui serre votre main étrangère, mais l'autre, qui emprisonne votre coude et vous dirigera côté coeur lorsque la présentation sera faite, pour accélérer la procession, passer au cliché suivant.Une tenue surtout, droite comme un piquet, qui semble lui donner une prime psychologique de six pouces sur son entourage.En sa présence, on redresse nos dos courbés, comme par contagion, ou par honte.Ce grand-père-là ne manque pas de calcium.Surpris donc, par ce curieux mélange de force et de grand âge, mais aussi un peu déçu.Le personnage inspire le respect certes, mais à cause de sa fonction, de ce qu'il représente.Mais, à ses côtes, on ne perçoit pas la «grandeur» d'un individu hors du commun, on ne se sent pas tout petit comme à côté d'un Mitterrand ou pris de vertige comme, je suppose, près d'un De Gaulle.Il a l'ascendant de René Lcvesquc, pas de Pierre Elliott Trudeau.Il intéresse, il charme, il ne fascine pas.Lorsque la tournée de questions commence, il tend l'oreille.On sent l'effort.Chaque journaliste veut son « angle » national, le président doit identifier le sujet, comprendre la question et decider s'il l'esquivera, offrira sa réponse standard, donnera une information inédite, en profitera pour faire passer un message qu'il a détermine avec ses conseillers avant notre arrivée.Tout cela, sans hésiter, ou presque.Il a fait une pause avant de confier que les arguments canadiens sur la souveraineté de l'Arctique lui semblaient raisonnables, comme s'il avait jaugé le risque d'une telle concession avant de se jeter à l'eau.Dans ce dialogue international où sa langue fut torturée en cinq accents (six avec le britannique, mais faut-il le compter?) il y a bien eu un moment de flottement.Lorsque le collègue ja- ponais a voulu avoir son avis sur la «wa-wue-a-de-wol-le» Ronald Reagan a dut admettre qu'il n'avait pas tout compris.Le collègue répète, les journalistes, le président, ses trois conseillers sont au bout de leurs chaises, la main sur l'oreille, mais sans succès.À la troisième reprise, eureka, le confrère allemand \u2014 mais il a peut-être triché en jetant un oeil sur les notes du japonais \u2014 a compris: «fbe falo off fe dollor» dit-il au president.Encore un effort.Cette fois-ci.l'Anglais a compris l'Allemand et repète en prononçant comme a la City: «The value of the dollar, sir».Le president a pige, il enchaîne.On respire.Pérès et Rabin sont mis en cause dans l'affaire Pollard Renier Les victimes au stmH reviennent ohoto AP Un couple non identifié surveille l'arrivée d'un cercueil contenant le corps d'un des marins tués à bord du U.S.S.Stark, au cours d'une cérémonie à la base aérienne de Dover, au Delaware.Trente-sept marins ont ainsi perdu la vie au cours dune attaque au missile, le 17 mai dernier.IERUSALEM ¦ Une enquête parlementaire israélienne sur l'affaire Pollard, du nom de l'expert américain qui espionnait son propre pays pour le compte d'Israël, attribue l'essentiel de la responsabilité du scandale au ministre travailliste des Affaires étrangères Shimon Pérès et sur celui de la Défense Yitzhak Rabin, a rapporté la télévision nationale hier soir.Selon elle, l'enquête a par ailleurs établi que le premier minis- tre Yitzhak Shamir et le ministre Moshe Arcns avaient aussi commis des fautes dans l'affaire.Les critiques ont surtout porte sur les deux dirigeants du Parti travailliste parce que Pérès était premier ministre et Rabin chef de la Défense la majeure partie du temps où l'expert de la marine américaine a espionné pour le compte d'Israël, en 1984 et 1985.a explique la television.En reaction aux conclusions de l'enquête, Pérès, irrité, a déclaré qu'il n'avait «pas d'excuses à faire ni de regrets à avoir».Selon la télévision, les conclu- sions de l'enquête ne précisent pas quelles mesures doivent être prises à rencontre des dirigeants impliques, qui ont tous déclare ne pas avoir su à l'époque que Pollard espionnait pour le compte d'Israël.«Le rapport implique la hiérarchie à tous les niveaux », a declare Ehud Olmert, député du Likoud et membre de la commission de sept membres présidée par l'ex-ministre travailliste Abba Eban.«|c n'exclus pas la possibilité de certaines démissions, mais une commission de la Knesset ne peut pas ordonner de telles mesures», a ajouté Olmert.Attentat manqué contre deux diplomates américains au Caire AFP LE CAIRE ¦ Un attentat dirigé tôt hier matin contre trojs membres de l'ambassade des Etats-Unis au Caire, dont deux responsables de la sécurité, et qui a fait deux blessés légers, a suscita un certain émoi dans la capitale égyptienne.Cette attaque est la première à viser des fonctionnaires américains de l'ambassade, située au centre du Caire, et qui ressemble à une véritable forteresse.L'attentat a été revendiqué par un groupe s'appelant «Révolution de l'Egypte».Le gouvernement américain a paru minimiser l'importance de l'attentat.Il n'y a pas eu «d'autres incidents» au Caire, visant l'ambassade, ou dans l'ensemble de la ville, a souligné à Washington le porte-parole du secrétariat d'État Charles Redman.Il a considéré qu'il s'agissait d'un incident isolé, dans un souci apparent de ne pas embarrasser les autorités égyptiennes.Le porte-parole américain a affirmé que Washington «sait très peu de choses sur Révolution de l'Egypte, hormis qu'il a revendique deux attentats contre des Israéliens en Egypte ces deux dernières années».Les autorités du Caire ont fourni toute l'assistance nécessaire pour l'enquête, a souligné le porte-parole.L'ambassade et le gouvernement égyptien «prennent des mesures pour renforcer la sécurité déjà importante dont bénéficient» les membres du personnel diplomatique américain, a-t-il ajouté sans entrer dans le détail.Les assaillants semblaient bénéficier d'importants moyens logistiques pour avoir pu repérer et suivre la voiture diplomatique américaine, en dépit des précautions généralement prises par le personnel de l'ambassade.Le véhicule se dirigeait de la banlieue sud du Caire vers la chancellerie située dans le centre de la ville.Selon le colonel de police Ahmed Abdel Hakim Eid, responsable du secteur où s'est produit l'attentat, des témoins ont vu les assaillants, au nombre de trois, circulant à bord d'une Peugeot de couleur vert clair, prendre la fuite après avoir tiré sur la voiture des américains et fait voler en éclats la vitre droite du véhicule.Toujours selon le colonel Eid, c'est un passant qui a conduit les deux diplomates blessés à l'hôpital où ils ont été soignés de légères blessures au cuir chevelu causées par des éclats de vitre.Par la suite, le médecin de l'ambassade américaine s'est rendu à l'hôpital et, après avoir examiné les blessés, a décidé qu'ils pouvaient être transférés à l'ambassade.Le chef de la diplomatie égyptienne, Esmat Abdel Méguid, a déploré l'incident et téléphoné à l'ambassadeur Frank Wisner pour lui transmettre les regrets de son gouvernement.Le 11 août dernier, le jardinier de la résidence de l'ambassadeur américain, située dans l'ile de Za-malek, avait été blessé par balle dans des circonstances restées mystérieuses.L'ambassade américaine avait alors affirmé qu'il avait été atteint par une balle perdue probablement tirée au cours d'un mariage au Caire.Le 17 septembre dernier, le personnel de l'ambassade américaine au Caire avait reçu des instructions leur demandant de garder un «profil bas» pendant quelques jours de crainte d'attaques.On s'était cependant refusé à l'époque à toute indication sur les motifs de ces craintes ou à préciser si elles étaient liées au sommet d'Alexandrie, qui avait réuni les II et 12 septembre le président égyptien Hosni Moubarak et le premier ministre israélien Shimon Pérès.M clan Kennedy citez f e nape telephoto AP Le sénateur démocrate américain Edward Kennedy, en visite privée à Rome, a été reçu hier par Jean-Paul II au Vatican.M.Kennedy, accompagné de 19 membres du clan, dont sa soeur Eunice et la veuve de Bob, Ethel, a été reçu en audience dans la bibliothèque du pape.Dans la matinée, M.Kennedy s'était entretenu avec l'ancien premier ministre socialiste Bettino Craxi au siège du PSI.L'entretien a porté notamment sur la Pologne, l'Amérique centrale et les perspectives du prochain sommet de Venise.Le sénateur américain a posé de nombreuses questions sur l'échéance législative italienne et l'expérience de quatre années du gouvernement Craxi.M.Kennedy a été reçu un peu plus tard, avec trois de ses fils, par le ministre des Affaires étrangères Ciulio Andreotti, au siège de la Chambre des députés.Andreotti a déclaré que Kennedy était *très optimiste sur l'issue des négociations* pour le désarmement entre Moscou et Washington.Les deux hommes ont aussi évoqué la situation en Pologne, au Proche-Orient et en Italie. LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 27 MA11987 RABAIS-PONY PONY L 1987 AUTOMATIQUE .00$ \"Transport et préparation en sus incluant rabais de l'usine.68-6393 1 DECOUVREZ LES iaisirs DE MAGASINER CHEZ Caplan-Duval Une variété infinie de produits.Caplan-Duval vous offre plus de 2 500 modèles de vaisselle et couverts, bien davantage que la plupart des autres magasins.Pourquoi vous contenter de moins?Un personnel dévoué.Caplan-Duval assure, depuis plus de vingt ans, un service à la clientèle personnalisé et courtois.Nos experts vous conseillent selon vos besoins et vos goûts.Des prix imbattables.Nous tenons à notre excellente réputation.Nos bas prix ainsi que la qualité supérieure de nos produits importés des quatre coins du globe défient toute concurrence.Une multitude de services.Profitez de notre stationnement et de notre service d'emballage-cadeau gratuits.La future mariée trouvera notre service d'inscription de cadeaux simple et des plus rapides.Venez vite découvrir Tun de nos 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contact avec le quartier gênerai de la police et d'enregistrer, au besoin, certaines conversations.Il est muni de différentes radios, d'un téléphone cellulaire, de trois magnétophones à cassette, d'un système de porte-voix et d'un téléviseur.« Il y a tout ce qu'il faut ici pour tenir le coup pendant deux jours: la banquette peut servir de lit, il y a une toilette, un petit frigidaire et un four à micro-ondes», a précisé le directeur des opérations de la police de la CUM, M.Alain Saint-Germain.Quant aux deux autres types d'appareils, il s'agit de laboratoires mobiles (exactement comme ceux qu'on voit dans les films d'espionnage) et de véhicules de patrouille tout terrain ( VTT).Les deux laboratoires mobiles serviront principalement aux policiers de la section identifica- tion, qui ont à récupérer les moindres objets susceptibles de fournir des indices, sur les lieux d'un crime.Il sont équipés d'un aspirateur, de trois appareils-photos et de solutions pouvant détecter et prélever les empreintes digitales, les traces de pneus, ou les traces de chaussures.Les deux véhicules tout terrain serviront, quant à eux, aux policiers qui patrouillent dans les parcs régionaux et qui circulent sur les pistes cyclables.Le service de police a, en outre, acheté 20 nouvelles motocyclettes pour renouveler sa flotte.Les motos, de rutilantes Harley Davidson, peuvent rouler à 200 knVh et sont équipées de multiples gadgets, tout comme les autos-patrouilles.IL A BEAUCOUP DE RENDEZ-VOUS «D'AFFAIRES»?kt> m m i POUR LA FETE DES PERES B0VET VOUS PROPOSE DU NOUVEAU Des collections «mode-détente», un grand choix de tissus légers et confortables ainsi que de nouvelles couleurs fraîches et attrayantes parfaitement adaptées à ses nombreuses activités.Par exemple: \u2022 T-Shirt et veste de golf Lacoste \u2022 Blouson de golf en coton léger \u2022 Pantalons Christian Dior \u2022 Ceintures Pierre Cardin Vous pouvez aussi lui offrir les nouveaux certificats-cadeaux en coupures de 25 $, 50 $ et 100 $ 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indiquait sur des panneaux-réclame un prix réduit sur son essence; en réalité, le prix à ses pompes était le même, voire plus élevé, que celui de ses concurrents.Le rabais était accordé aux seuls clients qui en faisaient la demande, note Consommation et Corporations.Par ailleurs, Expéditions Nord-Québec Inc., qui fait affaires sous le nom de Boutique Plein-vent, à Montréal, a plaidé coupable à trois accusations et écopé une amende de $ 1 500, le 4 mars.Cette compagnie avait fait paraître une annonce, en mars 1986, annonçant des rabais de 40 à 50 p.cent sur des planches à voile et différents accessoires.Son prix de comparaison était le prix suggéré par le fabricant pour 1985.De plus, le marchand alléguait un prix de vente régulier.deux fois plus élevé que celui de ses concurrents.De même, la Bijouterie j.G.L.Inc., de Montréal-Nord, s'est reconnue coupable de trois accusations et écopé une amende de $ 1 500 le 6 mai.Elle offrait systématiquement un rabais de 40 à 50 p.cent aux consommateurs, alors qu'une enquête a démontré que ses prix réduits équivalaient aux prix réguliers de ses concurrents.Pour sa part, Audio Perfection.Inc., de Courcclles, en Estric, s'est reconnue coupable de trois accusations et a écopé une amende de S 3 000, le 7 mai, pour avoir faussement fait état d'un solde 12 mois sans intérêt sur des appareils électroniques.Cette compagnie, qui exploite plusieurs magasins en Estrie, avait gonflé les prix de ces appareils pour couvrir les frais d'intérêts.Enfin.Guy Samson, faisant affaire sous le nom de G.S.Promotions, à Laval, a été condamné à une amende de S 500 pour avoir fait la promotion d'un «mini-ex-pulseur d'insectes», vendu S 12,95.L'enquête, complétée par des tests scientifiques, a démontré que l'article était inefficace, alors que M.Samson n'a pu produire aucun test en démontrant la valeur.h n I i i i i i mm i i I I I i I I I I I I i i i i i I i i I PLACI-O-TH0N87 DU 18 AU 30 MAI NOMBRE D'EMPLOIS D'ÉTÉ ACCUMULÉS À CE JOUR: 21,496* (NATIONAL) 9,592 (MONTREAL) Employeurs! Dites-nous combien d'étudiants vous allez embaucher cet été en communiquant avec le Placement étudiant du Québec au numéro 1-800-463-2355 ou 643-6965 (Québec seulement).CET ÉTÉ PLACE A LA RELEVE! Un message du Gouvernement du Québec en collaboration avec ir .il iii n ii il I I iii n > ii i i i i i i .\"il n i i n ii il i il il i il i il il Il IL IL.JL Jl II -1L1-] il' m i m M I i m n i n ¦n ii ii n i ii » îi IL Jr il il i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i LE SUPERMARCHÉ DE LA RÉNOVATION PRIX EN VIGUEUR DU 27 AU 30 MA11987 * VENEZ TÔT POUR UN MEILLEUR CHOIX.620230 SpwmaJw 2199, rue Lapierre, LaSalle 366-3992 \u2022 2665, chemin Chambly, Longueuil 468-4434 M /y 'É & FRERES J.|abontetfils SEMENCE A GAZON 25% >DE RABAIS! 5Mm 5755, boul.Des Grandes-Prairies (iB»l»Ucordilre)St-Léonard 323-581(1 * ANNIVERSAIRE HERBICIDE KILLEX 25% wm à V GREEN CROSS DE RABAIS A14« LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 27 MA11987 «De façon privilégiée et directe», la France et le Québec «sont liés et le resteront» affirme François Mitterrand du bureau de La Presse QUÉBEC ¦ De « façon privilégiée et directe », la France et le Québec « sont liés et le resteront » a soutenu, hier le président de la République française, M.François Mitterrand, voulant rassurer ceux, qui, devant le récent rapprochement Ottawa-Paris, craignaient de voir le Québec évincé.« Nous assistons à une nouvelle rencontre du Québec et de la France.Cette rencontre est désormais irréversible », a-t-il soutenu, devant plus de 200 parlementai- res et dignitaires, réunis dans le Salon rouge de l'Assemblée nationale.« Nous avons la volonté de préférer ce que nous sommes ensemble.Qui peut nous le reprocher », a-t-il dit, sans jamais faire allusion à l'ensemble canadien, lui qui, la veille, dans un discours aux Communes, avait réduit la spécificité du Québec au dualisme pancanadien.Après avoir rappelé l'étroit réseau d'organismes, et d'événements qui liaient les deux gouvernements : Office franco-q.iébé-cois, délégation et consulat généraux, visite annuelle des premiers ministres, le président s'est engagé à ce que la France maintienne « la relation directe et privilégiée » tissée depuis deux décennies.Ce « dispositif serré » n'a pas d'équivalent dans la politique extérieure du Québec, et «occupe une place bien a part » dans celle de la France, a-t-il soutenu.Clin d'oeil qui aura comblé d'aise l'opposition péquiste, M.Mitterrand a souligné l'importance des lois linguistiques québécoises, la langue restant selon lui.pour une collectivité, « le seul moyen de ne pas se désagréger ».Comme pour symboliser le rapprochement nouveau, le président, a, par la suite, en dépit du Rapprochement franco-canadien ou pas, René Lévesque croit à I'«intérêt viscéral» de la France dans les destinées du Québec DINIS LESSARD envoyé special de la Presse pihct ¦ Après 20 ans de tensions, la « normalisation » des relations entre la France et le Canada était devenue inévitable, estime l'ex-premier ministre, M.René Lévesque.Selon lui, toutefois, cette ouverture nouvelle de la France au Canada, n'est toutefois nullement le signe d'un recul du Quebec dans les préoccupations de la France.La France aura toujours « un intérêt vital, visceral », dans les destinées du Québec croit M.Lévesque, en Amérique.« le prolongement de la culture française c'est le Québec français, cela ne peut pas perdre son importance », a-t-il dit.La page des querelles triangulaires Ottawa-Québec-Paris semblait définitivement tournée hier, à l'arrivée en Gaspésie.du président français.M.François Mitterrand.Accueilli par le premier ministre, Robert Bourassa, le president, flanqué d'une délégation de près de 150 personnes dont trois ministres, entamait le « volet québécois d'une visite canadienne », qui l'amène, aujourd'hui à Montréal.« Après 20 ans il est assez normal qu'il y ait des relations correctes entre la France et le Canada », a soutenu hier M.Lévesque, qui, à l'invitation du premier ministre Bourassa, participait à un diner ou se trouvait aussi, autre Gaspésien.le ministre des Finances, Gérard D.Lévesque.Cette « normalisation ».« n'ex- clut absolument pas le tien très précieux qu'il y a entre la France et le Québec », a renchéri l'ex-po-liticien, dont le gouvernement avait tout fait, à l'époque, pour obtenir une reconnaissance parti-clulière de Paris.S'il admet qu'il aurait bien aimé acceuillir un président alors qu'il était premier ministre, M.Lévesque soutien qu'il n'aurait pas pris ombrage de voir le visiteur se rendre aussi à Ottawa.« C'était au président de décider s'il pouvait prendre cette sorte de risque compte tenu des tensions » a-t-ii dit.Accueil chaleureux Accueilli par un milliers de Gaspésiens, à la fois fiers et curieux, M.Mitterrand a souligné le caractère inaltérable des rapports entre la France et le Québec, et leur proximité aux points de vue linguistique, culturel, et historique.« Votre histoire histoire, c'est la vôtre et c'est en même temps la nôtre ».a-t-il dit.La fidélité des Québécois à leurs racines.« même si elle n'est pas vécue quotidiennement de la même façon elle est partagée par les Français ».a-t-il ajouté.La veille, aux Communes, M.Mitterrand avait clairement placé sa visite canadienne sous le thème d'une « normalisation » des rapports avec Ottawa, brouillés depuis le fameux « Vive le Québec libre », lancé par le Général De Gaulle en 1967.Depuis, aucun président de la République n'avait mis le pied en territoire canadien.Comme pour faire pendant à son discours de la veille, où il n'avait jamais fait allusion directement au Québec, M.Mitterrand n'a pas parlé du Canada en Gaspésie.« |e prononce ce mot.Québec, avec amour.|e le prononce avec respect.Je le prononce avec espoir », a-t-il dit au pied du monument de lacques Cartier, à Gaspé, une lourde croix de pierre, commémorant la première traversée du Malouin, en 1534.Les Québécois sont « porteurs de notre civilisation commune en Amérique du Nord ».a lancé le président, saluant la contribution du Québec à la richesse et à la vitalité de la langue.La fierté -mais aussi beaucoup de curiosité- était presque palpable, hier à Gaspé comme à Percé, où, devant des édifices sobrement décorés pour l'occasion, près un milliers de Gaspésiens étaient venus voir le prestigieux visiteur.Au régal des caméras, le président, affichant souvent une mine fatiguée toutefois, s'est laissé photographier avec son hôte, le premier ministre.Robert Bourassa, et ces deux gaspésiens éminents.MM.René Lévesque et Gérard D.Lévesque.Dans un paysage de carte postale, il a échangé quelques mots avec des pécheurs venus le rencontrer, dans trois barques, sous la surveillance étroite de la sécurité, assurée conjointement par la Sûreté du Québec et la Gendarmerie Royale.Les retards d'horaire, habituels lors de ces tournées ont toutefois agacé l'un des pécheurs.« Je devais être à terre à midi, c'est mon homard qui en souffre », a laissé tomber M.Gaston Méthot, l'un de ceux qui s'était prêté à une mise en scène pour «serrer la pince au président », a-t-il dit.Turner menace d'exclure les députés qui ne suivent pas la ligne du parti Pre^e Canadienne OTTAWA Le chef des libéraux fédéraux, M.|ohn Turner, a laissé entendre hier à Ottawa qu'il « ex-cluera » les députés ne suivant pas la ligne de pensée de son parti en ce qui concerne les questions de première importance.Il a toutefois précisé par la suite qu'une telle mesure ne concernerait pas la présence des éventuels récalcitrants au caucus libéral, mais seulement leur statut de critique politique au sein du cabinet fantôme.M.Turner faisait en particulier référence à la récente dissension de quatre de ses députés, qui ont décidé ce printemps d'appuyer une résolution néo-démocrate en faveur de la fin des essais de missiles Cruise au Canada.« Si la résolution sur les missiles avait été adoptée, ces quatre (députés) auraient été exclus », a expliqué M.Turner, au journaliste Peter Gzowski du réseau anglais de Radio-Canada.« Il est clair qu'on peut tolérer un désaccord occasionnel, mais ça ne doit pas devenir une habitude », a indiqué le leader libéral.« Si l'accord du lac Meech était survenu avant les essais de missiles Cruise, ceux-ci auraient été pris avec beaucoup plus de sérieux par notre caucus et ce type de dissension n'aurait pas été toléré », a-t-il ajouté.L'accord du lac Meech Depuis que MM.Warren All-mand, de Montréal, John Nunzia-ta et Charles Caccia, tous deux de Toronto, ainsi que Lloyd Axworthy, de Winnipeg, sont sortis des rangs libéraux le printemps dernier, M.Don Johnston a démissionné de son poste de critique des Affaires extérieures tandis que M.David Berger était congédié de celui de critique scientifique.Les deux avaient manifesté leur opposition à l'accord de principe sur la constitution intervenu entre le premier ministre Brian Mulroney et ses homologues provinciaux le 30 avril dernier au lac Meech.M.Turner admet avoir sursauté lorsque M.Johnston lui a téléphoné à 7 h 30, alors qu'il se trouvait sur la côte ouest, pour lui annoncer qu'il afficherait publiquement son opposition à l'accord.« Je lui ai demandé d'attendre mon retour à Ottawa, a in- «Insulté» par Ottawa, Mobutu ne viendra pas au sommet francophone Agenee Franee-Presse PARIS Le président zaïrois, Mobutu Sese Seko, a annoncé qu'il ne participerait pas au prochain sommet francophone, en septembre au Québec.Dans une déclaration au « Club de la presse » de Radio-France Internationale (RFI), qui sera diffusé à la fin de cette semaine, le président Mobutu a pris cette décision parce que le gouvernement canadien n'avait été représenté que par son ambassadeur aux festivités du 20e anniversaire du Mouvement populaire de la révolution (MPR, parti unique zai- rois), le 20 mai dernier u Kinshasa.« l'étais prêt, jusque-là, a-t-il expliqué, à me rendre au sommet de la francophonie.Mais vous avez vu que pour ces festivités, alors que nous lui avions adressé une invitation officielle, le Canada a chargé son ambassadeur au Zaire de le représenter.Je crois donc que c'est l'ambassadeur du Zaire au Canada qui me représentera.» « Le français étant la langue officielle de mon pays et le Zaire le deuxième pays francophone au monde, sa place est au sein de la francophonie », a déclaré, par ailleurs, le président Mobutu.i V John Turner est déterminé à réprimer toute fronde.PH0T0 PC diqué le chef libéral, mais il m'a répondu qu'il se devait d'agir immédiatement.» M.Turner a précisé qu'il n'était pas dur « uniquement pour être dur », la question étant plutôt de concilier les notions de débat ouvert et de nécessité d'unité du caucus.Il n'a pas indiqué ce qu'il ferait si l'un de ses députés s'opposait à l'accord du lac Meech lorsque celui-ci sera présenté aux Communes, mais a toutefois expliqué que, sauf dans les cas de questions faisant appel à la conscience de chacun \u2014 comme l'avortement et la peine capitale \u2014 « une fois que le caucus s'est entendu .je crois que le processus parlementaire fonctionne mieux s'il n'y a qu'une seule voix » représentant chaque parti.Mal à l'aise mais.En ce qui concerne l'accord constitutionnel, le chef des libéraux fédéraux a encore une fois indiqué que certains points « rendent certains d'entre nous mal à l'aise » mais que « la réussite du premier ministre à accueillir le Québec dans la constitution est primordiale ».« Nous appuierons ce résultat, malgré quelques-unes de nos craintes », a-t-il poursuivi.M.Turner a indiqué qu'il aurait préféré les propositions constitutionnelles libérales « mais, en raison de la nécessité de joindre le Québec politiquement, émo-tionncllement et constitutionnel-lement au pays, nous allons voter en faveur de cette résolution lors- Ïu'elle sera présentée devant le arlement ».( programme et des dispositifs de sécurité, choisi de rentrer à pied, accompagné de M.Bourassa, au Château Frontenac, pour le diner d'Etat.Depuis des siècles, a-t-il rappelé, «à chaque fois qu'il a fallu, vous (Québécois) étiez au rendez-vous.J'ai essayé de vous le dire à ma façon, je ne suis pas le premier et pas le dernier.Je fais partie de la chaîne de la continuité qui fait que la France et le Québec, sont liés par le coeur, l'esprit, les obligations internationale, le langage et la culture ».« Ils sont liés et le resteront » a-t-il dit.Rendez-vous remis À ceux qui trouvaient que l'Elysée avait chichement traité le Québec en ne lui réservant que le tiers de la visite du président, M.Mitterrand a rappelé « qu'en septembre, je ne serai là que pour le Québec.C'est un rendez-vous remis », a-t-il soutenu, une allusion à son retour prochain, en septembre, pour le second Sommet de la francophonie, tenu dans la Vieille Capitale.Présentant M.Mitterrand, le premier ministre Bourassa a soutenu que le président, « avait fait oeuvre de civilisation » en convoquant le premier sommet des pays francophones, à Paris, l'an dernier.Cet événement avait permis au Québec « pour la première fois de prendre part au niveau le plus élevé sur le plan international à des délibérations qui engagent son avenir», a soutenu M.Bourassa.Après l'allocution, le chef de l'opposition, M.Pierre Marc Johnson s'est dit frappé par l'importance qu'avait accordé aux relations futures M.Mitterrand.Il a salué l'allusion du président aux politiques linguistiques québécoises, « qui signalent bien la préoccupation des Québécois à se doter de leurs institutions », a-t-il dit.L'ancien premier ministre du Québec, René Lévesque, le premier ministre, Robert Bourassa, et le président français posent devant le rocher Percé, à bord de la barque d'un pêcheur local que nous voyons derrière.photo reuter Litige sur les pêches: Mulroney croit que le président français coopérera il de la Presse Canadienne OTTAWA ¦ Le premier ministre Brian Mulroney a affirme, hier aux Communes, que le président François Mitterrand avait fort bien compris la position canadienne dans le litige des pêches opposant la France et les pêcheurs des Maritimes.Interrogé par le leader libéral, John Turner, qui lui demandait s'il avait l'impression d'avoir fait avancer le dossier au cours de ses discussions avec son invité, lundi, le chef du gouvernement a répondu que tous les efforts avaient été déployés par la délégation canadienne.« Nous avons transmis, a-t-il dit, directement et très sérieusement, les inquiétudes des pécheurs terreneuviens et des Maritimes, les questions qui les touchent ainsi que celle de la souveraineté reliée à toute l'affaire.' « J'ai perçu chez le président, a poursuivi M.Mulroney, l'impression qu'il désirait coopérer afin de trouver une solution satisfaisante à ce sérieux problème.» M.Turner est ensuite revenu à la charge et a demandé à M.Mulroney s'il avait abordé la question des dépassements de quotas de pèche par les chalutiers français dans le Golfe Saint-Laurent.« Nous avons, a précisé le premier ministre, un problème épineux, fort complexe qui a été cerné et débattu vigoureusement par le délégation canadienne.J'ai eu l'impression que le président de la République comprenait fort bien l'importance de ce problème pour les pêcheurs terreneuviens.» Le premier ministre a ensuite vanté les efforts du principal porte-parole des pécheurs des Maritimes au sein du Cabinet, le ministre des Transports, John Crosbie.« Le ministre, a dit M.Mulroney.a soulevé directement et habilement cette question, les implications sociales pour les pécheurs et également le problème de la surpéche.Tous les aspects de ce dossier ont été abordés vigoureusement par la délégation canadienne et nous espérons qu'on se dirige vers un règlement.« D'ailleurs, a-t-il précisé, il y a des négociations en cours entre les deux gouvernements et nous espérons que la visite présidentielle aidera à régler de façon efficace ce problème.» M.George Baker, député libéral de Terre-Neuve, a lui aussi interrogé le ministre Crosbie sur le même sujet.« Est-ce que le président, a-t-il demandé, a sérieusement été informé que les Canadiens considéraient la surpéche des Français comme une violation de la souveraineté?» M.Crosbie a répliqué que le président Mitterrand lui avait fait bonne impression.« Je lui ai expliqué, a-t-il dit, la position des pécheurs terreneuviens et leur dépendance à l'égard des pèches.Il a fait preuve de sympathie et de sensibilité pour notre position.Il estime qu'avec un peu de bonne foi des deux côtés et des décisions politiques appropriées, cette question peut-être résolue à la satisfaction de tous.» Par ailleurs, le ministre Crosbie a précisé qu'il avait suggéré au président Mitterrand de ne pas relier la question des quotas de pèche à celle de l'arbitrage sur la délimitation des frontières de l'archipel Saint-Pierre-et-Miquelon, territoire français d'outre-mer situé au large des côtes de Terre-Neuve.« Elles ne sont pas liées, a dit M.Crosbie, et j'ai indiqué que l'arbitrage devrait se poursuivre sans que la question soit utilisée par la France pour obtenir des quotas plus importants de la part du Canada.» Lorsque M.Baker lui a souligné que l'interdiction de mouiller dans les ports de la Côte est, imposée il y a quelques mois aux chalutiers français pour les punir de leur surpèche, ne devait pas faire grand mal, le ministre a repoussé l'argument.« L'efficacité de cette mesure, a-t-il dit, a été démontrée par le fait que la délégation française a demandé à plusieurs reprises, lundi et avant cela, que l'interdiction soit levée.Les Français n'auraient pas répété cette demande si la mesure ne les affectait pas.» Jacques Hébert: l'Opus Dei «est une organisation qui me donne la nausée» du bureau de La Presse OTTAWA ¦ Selon le sénateur Jacques Hébert, l'Opus Dei, est une milice secrète et élitiste qui, « se conduisant comme les Moonies et autres Krishnas, s'attaque aux enfants et aux adolescents mal armés pour se défendre contre les lavages de cerveaux ».M.Hébert se prononçait hier contre le projet de loi S-7, parce que l'Opus Dei, a-t-il dit, « est une organisation qui me donne la nausée ».Présenté le 2 avril dernier par le sénateur Rhéal Bélisle, le projet de loi vise à accorder à I Opus Dei, rappelle M.Hébert, des privilèges comparables à ceux qui ont déjà été consentis à d'autres églises en donnant le statut de «corporation simple» à son vicaire pour le Canada, l'abbé Gregory Haddock.Il affirme que les membres de la plus haute catégorie de l'Opus Dei sont recrutés parmi les candi- dats les plus doués intellectuellement, les plus bardés de diplômes et les mieux placés dans le monde professionnel, les banques, la politique, la fonction publique.« Suprême coquetterie élitiste, dit-il, ces super-membres doivent être bien de leur personne, sans infirmité et vêtus avec élégance.» De plus, ces personnes, dont le but premier est de rechristianiser les classes intellectuelles et dirigeantes de la société, mènent la grande vie tout en ayant prononcé le voeu de pauvreté.M.Hébert cite par ailleurs des écrits déjà parus disant que l'Opus Dei compte un certain nombre de membres d'origine modeste que la propagande officielle pousse sur le devant de la scène.Il s'inquiète de l'influence politique de l'organisme, établi dans 87 pays ( 75 000 membres ), signale sa puissance financière et note les scandales financiers « qui ont éclaboussé plusieurs membres prestigieux », dont le prince Jean de Broglie et Roberto Calvi.Au Québec, où elle fonctionne sous le nom de Fondation pour la I culture et l'éducation, elle a acquis, dit le sénateur, plusieurs propriétés évaluées à $2 millions, toutes situées dans les plus beaux quartiers de la région montréalaise : rues Louis-Colin et Plantage-net, avenues des Pins et du Musée.Sans compter le Manoir de Baujeu, monument historique à Coteau du Lac.Le sénateur affirme aussi que l'Opus Dei possède une multitude d'institutions et d'organismes de presse et qu'elle aurait, dans le monde, la main haute sur des centaines d'universités, de collèges supérieurs ainsi que de publications et journaux, et sur des dizaines d'agences d'information et émissions de radio-télévision.« Je suis heureux, dit-il, M.de vivre dans un pays démocratique où peuvent s'épanouir en toute liberté les Petites soeurs des pauvres et les Chevaliers de Colomb, les Moonies et l'Opus Dei.Mais lorsqu'on me demande de donner un statut spécial à un simple abbé sous prétexte que l'Opus Dei est une organisation très spéciale, je me rebiffe, » LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 27 MA11987 A 15 Entente de principe entre Hydro-Québec et ses ingénieurs ¦ Après 23 mois de négociations, Hydro-Québec et ses ingénieurs syndiqués ont accepté une proposition de règlement du conciliateur et ont ainsi conclu une entente de principe pour le renouvellement de la convention collective des 1 100 ingénieurs de la société d'Etat.Cette entente couvre les années 1986, 1987 et 1988 et prévoit des augmentations annuelles d'échelles de salaire de 0 p.cent, 2 p.cent et 2 p.cent, ainsi que des augmentations individuelles de 0 p.cent, 3,5 p.cent et 4 p.cent pour les ingénieurs qui ne sont pas au sommet de l'échelle.De plus, un montant forfaitaire de 4 p.cent, sera remis aux autres ingénieurs.Par ailleurs, une autre clause prévoit l'indexation salariale si le taux d'inflation est supérieur à 5 p.cent en 1987 et a 5,5 p.cent en 1988.Pour ce qui touche les plans de carrière, un autre point majeur du litige.Hydro-Québec et le syndicat des ingénieurs ont convenu de maintenir le statu quo pour le moment.Toutefois un comité paritaire sera formé pour étudier les problèmes relatifs à cette question.L'entente de principe sera présentée aux ingénieurs le 2 juin en assemblée générale.Le Syndicat professionnel des ingénieurs de l'Hydro-Qucbec en recommandera l'acceptation.Enfin, tant Hydro-Québec que le syndicat, ont tenu à souligner, dans un communiqué conjoint, « la compétence et la disponibilité du conciliateur, M.Robert Cha-gnon, et tiennent à le remercier».Savard admis dans un hôpital torontois Prewe Canadienne CAPDELA MADELEISE ¦ Serge Savard.ce résidant de Cap-de-la-Madeleine qui souffre depuis au moins quatre ans d'une rare maladie cardiaque, a été admis dimanche dernier a l'Hôpital général de Toronto.Il est maintenant sous la surveillance de spccialistcs torontois qui lui font subir, depuis son arrivée, une foule d'examens afin de permettre un meilleur traitement post-opératoire de sa maladie après une éventuelle intervention chirurgicale qui viendra peut-être lui donner une nouvelle vie ou du moins lui permettra de vivre plus facilement.M.Savard était hospitalisé depuis 22 semaines à l'Hôtel-Dieu de Québec.« Nous sommes partis de l'aéroport de Québec vers 8h30 dimanche pour arriver ici vers 11h.Il a obtenu sa chambre presque immédiatement», a expliqué son épouse, lors d'une conversation téléphonique, hier.lusqu'à maintenant, plusieurs médecins l'ont examiné et le cardiologue qui doit l'opérer devait le voir hier après-midi.Mais, selon son épouse, il n'est pas question qu'il soit opéré cette semaine, les médecins voulant d'abord constituer leur propre dossier, ce qui nécessite plusieurs nouveaux examens.Quant au moral du patient, il est évident, a souligné Mme Savard, qu'il était temps qu'il parte de Québec.«Ici, dit-elle, on lui donne beaucoup de calmants, ce qui l'aide à dormir, en attendant l'intervention chirurgicale».AVIS LEGAUX -APPEL D'OFFRES -SOUMISSIONS La culture a une autre maison ¦ La ville de Montréal s'est enrichie d'un nouveau centre culturel: la Maison de la culture «La Cetile Patrie», 6707 avenue de orimier, dans le quartier du même nom, dont l'inauguration avait lieu hier soir.Par ailleurs, Mme Kathleen Verdon, membre du comité exécutif de la ville de Montréal, responsable des dossiers se rapportant au développement culturel, a entrepris une tournée dans les Maisons de la culture.Elle désire rencontrer les gens qui fréquentent ces lieux, ainsi que les em- CORRECTIONS Veuillez prendre note des changements suivants dans notre cahier «Notre plus grand solde saisonnier» inséré dans LA PRESSE du 27 mai 1987: A la page 3 \u2014 Le téléphone sans fil ultramoderne peut différer de celui qui est montré.À la page 9 \u2014 Le no 2968 du modèle du soutien-gorge aurait dû se lire 2965.Touiours à la page 9, les chemisiers A et C ne sont pas offerts dans nos succursales.À la page 10 \u2014 Aucune prime n'est ol-lerte avec le désodorisant UNISec.Toutes no» excuses pour ce contretemps.AVIS AVIS est donne par le» prcwnics que MICHEL CARMEL.résidant et domicilie au 867.9e avenue.Lachine.District de Montréal.Province de Quebec.s\"a-dmsera au Ministre de la Justice afin d'obtenir un certificat changeant son nom de famille en celui de LABERGE.ployés qui les animent.Hier, Mme Verdon a visité la Maison de la culture Maison neu-ve, ainsi que celle de La petite Patrie.Le 2 juin, elle se rendra à Pointe-aux-1 rembles, un quartier dont les habitants aimeraient eux aussi avoir une Maison de la culture.Le 9 juin, Mme Verdon rencontrera les gens d'Ahuntsic, et le 16 juin, elle visitera la Maison de la culture du Plateau Mont-Royal.La suite de la tournée aura lieu l'automne prochain.GIGnOIC HAVRE CONDOMINIUM DE 1 OU 2 CHAMBRES À COUCHER ?Insonorisation de qualité supérieure ?Planchers de béton ?Stationnement intérieur disponible ?Foyer ?Grands espaces de rangement dans chaque unité BUREAU DES VENTES: Mardi au jeudi de 15ha20h Samedi et dimanche de 13h à 17h Claire Gérard 932-5621 622-7108 2321, rue St-Jacques Ouest 2 rues à l'est de l'avenue Atwater TROUVEZ L'ERREUR.N0TRE DROMADAIRE À PARTIR DE $6 995* \"UEXPERTEAM' JEEP/RENAULT NOTRE RENAULT ALLIANCE 1987 À PARTIR DE $45 000* GIBRALTAR ri AMC Jeep RENAULTO -TRANS.PREP.EN SUS 2032, Curé Labelle (juste au nord de St-Martin) Chomedey Laval 687-3123 Suit* des Avis légaux en pages G 3 et G 4
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