La presse, 3 juin 1987, B. Informations nationales
[" LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 5 JUIN 1987 Ottawa renonce aux $150 millions du Québec Presse Canadienne QUEBEC Le gouvernement fédéral vient d'accepter d'effacer une dette de $150 millions que lui devait le Québec au chapitre de la péréquation.«C'est un bon coup du ministre Michael Wilson », a admis hier le ministre québécois des Finances Gé-rard-D.Lévesque devant la commission parlementaire qui étudiait les crédits de son ministère.Les versements d'Ottawa aux gouvernements provinciaux dans le secteur de la péréquation sont basés sur la population.Or la population du, Québec avait été surévaluée de 80 000 personnes en 1985 et 1986, de sorte qu'Ottawa réclamait $150 millions versés en trop lorsque les chiffres du recensement de 1986 ont rétabli la population québécoise à la baisse.M.Wilson a finalement accepté de mettre un terme au contentieux Québec-Ottawa à ce sujet, a annoncé M.Lévesque.Pour éviter la répétition de telles erreurs, le Bureau québécois de la statistique et l'organisme fédéral Statistique Canada se sont entendus sur des critères pour évaluer correctement la population du Québec, a dit M.Lévesque.Pour la première fois depuis 1970, le Québec n'a pas eu en 1986 une balance migratoire déficitaire: le nombre de nouveaux immigrants a compensé pour les résidents qui ont quitté la province.-\u2014- Pas question de lier la promesse d'aide à GM au maintien du centre de camions GM confirme la fermeture de son centre de camions de Montréal ILHIARD du bureau de La Presse QUEBEC En dépit de leur générosité récente à l'endroit de General Motors, Québec et Ottawa n'ont pas l'intention d'utiliser le prêt sans intérêts de $220 millions consenti à la firme américaine comme levier pour la convaincre de maintenir ouvert le centre camions GMC de Montréal.«Le dossier de Boisbriand et celui du centre de camions sont deux choses distinctes», a soutenu hier le ministre québécois de l'Industrie, M.Daniel lohnson.La veille, GM avait confirmé son intention de fermer, à compter du premier septembre, son centre de distribution et d'entretien de camions, de la Côte de Liesse, mettant à pied 131 personnes.«L'argent que les gouvernements ont donné a créé de nombreux emplois, si on examine le dossier globalement», a soutenu de son côté le ministre fédéral de l'Expansion économique, M.Michel Côté, rejoint hier par La Presse.Comme M.lohnson, M.Côté a toutefois refusé de lier l'aide généreuse des gouvernements pour l'usine de Boisbriand au maintien du centre de camions.«GM a montré beaucoup de sensibilité au problème», a-t-il soutenu, souscrivant au plaidoyer de la compagnie voulant que la faible rentabilité de l'établissement, compte tenu de la compétition, l'ait depuis longtemps condamné.Selon lui, «GM n'a pas fermé en sauvage», et beaucoup de salariés bénéficieront de l'équivalent d'un an de salaire, «dans certains cas ça ira jusqu'à deux ans», a-t-il rappelé.«Ça fait partie des conventions signées, c'est pas lié à la générosité de GM », a toutefois répliqué, hier, le directeur québécois des Travailleurs unis de l'automobile (TUA), M.Claude Ducharme, rejoint à Montréal.Tout comme le ministre lohnson.M.Ducharme insiste pour que les termes de la convention soient scrupuleusement respectés.Ainsi, il n'est pas question de discuter d'une fermeture du centre GMC tant «que le syndicat et la compagnie ne se sont pas rencontres pour évaluer les alternatives», ont dit MM.lohnson et Durcharmc.M.lohnson est entré en contact hier matin avec GM, «pour indiquer mon souhait que cela ne ferme pas».Selon lui il ne faut pas exclure trop rapidement la revente du centre à des intérêts privés, «bien qu'actuellement aucun acheteur sérieux ne se soit signalé», a-t-il reconnu.¦ Sous le choc¦ Selon M.Michel Burns, porte parole des TUA au Centre GMC, une rencontre doit avoir lieu dans les prochaines heures entre M.Ducharme, l'adjoint de M.Bob White, le président national, M.Pat Clancy et la direction de GM pour évaluer notamment les chances de revente.«Ici tout le monde est encore sous le choc», a dit ce préposé aux pièces, à l'emploi de GM depuis 13 ans.Ouvert depuis 1926, le centre avait à l'emploi plusieurs vétérans, la moyenne d'âge chez les 60 mécaniciens est de plus de 44 ans, a-t-il expliqué.le plus dur à encaisser, souligne-t-il c'est qu'au même moment, un centre similaire, situé à Toronto poursuivra ses activités pour un an ou deux, a soutenu M.Burns.La vente des camions légers et mi-lourds (six roues) sera assurée par les concessionnaires GM.Pour les plus gros fardiers, c'est par l'entremise d'une coopération Volvo-White equipment (où GM détient une participation ) qu'ils seront vendus et entretenus.(usqU'ici toutefois, les ex-employés du centre GMC n'ont aucune assurance quant à la possibilité de se reloger sous l'enseigne Volvo.«Ceux qui auraient des emplois ailleurs le sauraient déjà, en autant que nous sommes concernés, personne n'est relocalisé», a dit M.Burns.«GM a dit qu'elle réduirait de 25 p.cent ses effectifs au Canada, nous en faisons partie», conclue-l-il.L'établissement de Volvo «sera indépendant», a reconnu la porte-parole de GM à Montréal, MMe Paulette Charbon-neau.«On a essayé de vendre ce centre mais cela n'a pas débouché», a-t-elle dit.Les gens mis à pied se retrouvent sur une liste d'emploi préférentielle de GM au pays, a-t-ellc soutenu, reconnaissant toutefois que, dans le contexte actuel, c'est à un surplus, plutôt qu'à un manque de main-d'oeuvre, qu'est confronté le géant américain.sous écouté électronique Presse Canadienne QUÉBEC Les lignes téléphoniques de 201 Québécois étaient sous écoute électronique par la police, révèle un rapport déposé hier à l'Assemblée nationale par le ministre de la Justice Herbert Marx.La police ou les procureurs adjoints doivent s'adresser à un juge avant d'obtenir le droit d'installer des équipements permettant l'écoute électronique, et le ministre de la (ustice doit annuellement déposer un rapport statistique sur l'écoute électronique.L'écoute électronique s'est pratiquée sur des téléphones résidentiels dans 77 p.cent des cas, sur des téléphones commerciaux dans 21 p.cent des cas, le reste ( 2 p.cent) s'étant produit dans des cabines téléphoniques.La police a interrogé 490 citoyens à la suite de cette écoute électronique.Il y a eu 58 condamnations devant les tribunaux à la suite de preuves obtenues lors d'écoute électronique mais les renseignements obtenus ont aidé les policiers dans 762 enquêtes.Les infractions qui amènent la police à réclamer d'un juge l'écoute électronique sont dans l'ordre les complots, le trafic de stupéfiants, les meurtres et les vols qualifiés.Mais on a relevé-deux cas d'atteintes à la sécurité d'un aéronef, un cas de corruption municipale et 13 cas de proxénétisme.Jean-Pierre Côté hospitalisé Presse Canadienne L# ancien lieutenant-gouverneur du Québec de 1978 à 1984, M.Jean-Pierre Côté, a subi une attaque cardiaque jeudi dernier et repose actuellement dans un état satisfaisant dans un hôpital de Montréal, a indiqué hier sa fille, Mme Andrée Côté.M.Côté, âgé de 61 ans, s'était soudainement senti souffrant jeudi dans une banque de Longueuil, son lieu de résidence.Il a été conduit à l'hôpital peu de temps après.Si tout va bien, il pourrait Suitter le centre hospitalier dès imanche.L'ex-Heutenant-gouverneur du Québec a été opéré à coeur ouvert a deux reprises depuis 20 ans.côté reçoit ses prédécesseurs Le ministre québécois des Transports Marc-Yvan Côté a reçu hier à l'Hôtel du Parlement six de ses prédécesseurs à l'occasion de la Semaine nationale des Transports.S'il a retrouvé trois de ses ex-collègues de l'Assemblée nationale, Guy Tardif (1984-1985), Jacques Léonard (Mars 1984-Nov.1984), et Raymond Mailloux (1972-1976), le ministre Côté a aussi salué les Lucien Lessard ( 1976-79), Denis De Bel levai ( 1979-81 ) et le doyen le Dr Fernand Lizotte qui a été ministre des Transports et des Communications sous le régime unioniste de Daniel Johnson, de 1966 à 1969.Michel Clair, qui fut ministre des Transports de 1981 à 1984 dans le gouvernement péquiste de René Lévesque, était absent.Sur la photo, on reconnaît MM Lessard, Léonard, Côté, De Belleval et Mailloux.IASERPH0T0 PC Chaque province fera aussi la promotion touristique du Canada Presse Canadienne QUÉBEC Les ministres du Tourisme se sont entendus pour que chaque fois qu'ils annoncent leur province ils annoncent également le Canada, a-t-on appris hier à l'issue de la 42e conférence des ministres du Tourisme du Canada.Une conférence de presse donnée par MM.Bernard Valcourt, ministre fédéral des Petites entreprises et du Tourisme et Y von Pi-cotte, ministre du Tourisme du Québec, a clôturé la réunion qui avait réuni depuis dimanche les 13 ministres du Tourisme du pays.«II faut que chacun de nous vende non seulement sa province, mais vende ausssi le Canada,» a expliqué M.Picot te.Dans cet ordre d'idée, les ministre ont pris connaisse)nce d'un rapport d'étape sur la préparation du Sommet francophone qui se tiendra à Québec au début de septembre, et sur la rencontre des chefs d'États du Commonwealth, à l'automne, à Vancouver.M.Picotte a expliqué que les ministères allaient inviter les agences de voyage à vendre des forfaits qui feront que les touristes ne viendront pas au Canada pour voir un seul endroit mais voyageront aussi dans d'autres provinces.«On va en bénéficier autant que l'autre province», a dit M.Picotte.Il faut se positionner de cette façon-là si on veut être prêt à profiter du 21e siècle.«11 faut développer, en tourisme, un produit tel que les gens voudront revenir et nous enverrons d'autres gens», a déclaré de son côté M.Valcourt, en soulignant qu'on prévoit déjà que le tourisme sera l'activité économique la plus importante du 21e siècle.« Il y a peu de pays au monde qui peuvent offrir la même année des.événements tels que le Sommet de la francophonie et les }eux olympiques d'hiver à Calgary, a souligné M.Valcourt, pour démontrer que nous avons des choses à offrir.Par ailleurs, M.Valcourt a lancé un appel à l'industrie canadienne du tourisme lui demandant d'assumer un rôle de leader- ship dans l'amélioration de la formation professionnelle.« L'accueil rapporte.Les professionnels du tourisme doivent devenir des techniciens de l'accueil.Les Canadiens doivent avant tout dispenser un service de qualité avec le sourire», a déclaré M.Valcourt.Les ministres ont approuvé un rapport du Comité fédéral-provincial sur les besoins du voyageur handicapé physiquement, chacun se réservant la décision finale quant à sa mise en oeuvre.Le rapport comportait un vaste éventail de recommandations pour rendre les Installations touristiques davantage accessibles aux personnes handicapées et aux personnes âgées.Le ministre du Tourisme d'AI-berta M.LeRoy Fjordbotten, a souligné l'occasion unique qui s'offre au Canada, comme hôte des 15* Jeux olympiques d'hiver, de faire connaître au monde entier le potentiel touristique du Canada.M.Fjordbotten a invité les ministres du Tourisme à tenir leur réunion de novembre à Calgary, à l'occasion des Jeux d'hiver de 1988.] Marx prône du salaire SUZHNNI DAHIIRIAU de la Presse Canadienne QUÉBEC Le ministre de la Justice Herbert Marx soumettra dès la semaine prochaine au Conseil des ministres un mémoire prônant une augmentation du salaire des juges de nomination provinciale.C'est ce qu'a indiqué M.Marx hier, lors de l'étude des crédits gérés par son ministère.Le ministre a précisé qu'il suivrait sur ce dossier les recommandations du rapport Brazeau, lesquelles prônent la parité salariale des juges nommés par Québec avec les juges des cours de district de l'Ontario, nommés par le fédéral.Les juges nommés par Québec reçoivent présentement un traitement de $75 000 par année, soit plusieurs dizaines de milliers de dollars de moins que leurs homologues ontariens qui font environ $105 000 par année.Le rapport Brazeau, dont les principales recommandations ont été ébruitées voilà plus d'un mois, estimait que les quelque 279 juges de la Cour des sessions de la paix, du Tribunal de la Jeunesse et de la Cour provinciale avaient droit à une augmentation de salaire.Le comité Brazeau fixait à juillet 1988 la réalisation de cette parité.Hier M.Marx s'est dit d'accord avec cette idée, mais il n'a pas voulu préciser ce qu'il était prêt à proposer au Conseil des ministres.«Je suivrai le rapport Brazeau qui recommande une hausse de salaire, mais je ne peux révéler jusqu'où ira cette majoration », a-t-il indiqué.Pour leur part, les juges reven- une hausse juges diquaient la parité avec les magistrats des cours fédérales qui reçoivent actuellement un traitement de$ll0000.Le rapport Brazeau va moins loin, en ce qu'il recommande la paritcavec les juges nommés par Ottawa mais oeuvrant dans les cours de districts de l'Ontario, et exercent à peu près les mêmes fonctions que les juges de nomination provinciale au Québec.Cette annonce de M.Marx était bien attendue par les juges.Un article paru la semaine dernière dans le Devoir indiquait que les membres de la Conférence des juges du Québec donnaient l'été au ministre pour accorder aux magistrats québécois de meilleures conditions salariales, sans quoi ils entameraient des moyens de pression dès l'automne.La parité avec le juges de l'Ontario constitue selon les membres de la Conférence des juges, une «exigence minimale».Réunification des cours Par ailleurs, le ministre de la Justice a révélé hier qu'il n'entendait pas, contrairement à ce qu'il a pu laisser croire, lier le dossier de ia rémunération des juges avec celle de la réunification des tribunaux québécois.Alors que la question de la rémunération sera réglée d'ici peu.celle de la réunification des trois cours de nomination provinciale (Tribunal de la Jeunesse, sessions de la paix et provinciale), qui émane également du rapport Brazeau, prendra plus de temps, puisqu'elle présuppose des modifications à la loi.À cet effet, le ministre Marx a précisé qu'il déposerait un projet de loi, vraisemblablement à l'automne.Page espère tirer plusieurs millions de la revente de la Raffinerie de sucre du bureau de La Presse QUEBEC Le ministre Michel ragé espère que la revente des installations de la Raffinerie de sucre du Québec rapportera plusieurs millions de dollars dans les coffres de l'État.Interrogé hier à l'Assemblée nationale par le député péquiste Jean Garon, le ministre de l'Agriculture, des Pêcherie et de l'Alimentation a par ailleurs indiqué qu'une équipe de travail, sous la direction de la Société québécoise d'initiatives agro-alimentaire (SO-QUIA) est à définir une stratégie de mise en vente des immeubles et des terrains de Saint-Hilaire.« Le comité a pour mandat, a ajouté M.Page, de voir quel type d'entreprise peut s'y installer.Partant, nous aurons à juger si les terrains et les immeubles que nous reprenons sont nécessaires en totalité ou en partie».Si c'est seulement en partie, a également déclaré le ministre, il se peut que le terrain soit en partie cédé à la municipalité de Saint-Hilaire.Chose certaine, selon le ministre, Québec veut maintenant rétablir une vie industrielle et créer des emplois là où, il y a un peu plus d'un an, on tirait du sucre brut de la betterave à sucre.On se rappelera que la Raffinerie de sucre du Québec a été cédée à Sucre Lantic, en mars 1986, et le gouvernement soutient qu'il en retirera quelque $48 millions.Or, maintenant que Québec se prévaut de son droit de rachat des installations pour $1, on peut sans se tromper conclure que Lantic n'avait d'autre visée que s'accaparer la part du marché de la Raffinerie de sucre du Québec et de ses produits commercialisés sous le nom de Marie-Perle.Hier, le député Garon a reproché au ministre d'avoir trop attendu avant de reprendre possession des installations de Saint-Hilaire.Su tout que le gouvernement, selon les termes du contrat de vente, assumait le paiement des taxes municipales et $100 000 par mois posur l'entretien des installations.T Paul Desmarais president du conseil id administration Roger 0.Landry president éditeur Michel Rov éditeur adjoint Claude Crave! directeur de l'information Jean-Guy Dubuc éditorialiste en chef Éditorial Avant le mal Doucement, sens qu'il n'y paraisse trop, 1800 médecins ont fait la grève, hier, au Québec.On ne s'en rend presque pas compte: ces médecins travaillent dans 42 hôpitaux de la province, ils sont résidents ou internes, et ils ont dû se rendre presque tous au travail le jour même où ils commençaient leur grève.En effet, le Conseil des services essentiels les a obligés à maintenir les services essentiels a 100 pour cent dans les salles d'urgence et de soins intensifs; et SO pour cent dans les autres départements de l'hôpital.Donc, personne ne S'inquiète.\u2022 Erreur.Ces gens-là n'ont pas déclaré la grève pour s'amuser.Comme le Conseil les empêche de faire ce qu'ils veulent, il faut s'attendre qu'ils s'expriment d'une autre façon.Ce qui signifie une baisse de qualité des soins, un climat de travail vicié, des ralentissements de travail plus ou moins déguisés sous le masque d'une tâche excessive et tous les inconvénients qu'une telle attitude engendre chez les malades.C'est vrai que ces médecins ont une très lourde charge de travail.D'abord, au plan des responsabilités, parce qu'ils remplacent les médecins traitants quand ceux-ci sont en dehors de l'hôpital; ensuite, et peut-être surtout, parce qu'ils sont obligés à des horaires inhumains, qui les obligent souvent à travailler 16 heures d'affilée, parfois 24 heures, ce qui pourrait être considéré comme un risque grave.Un pilote d'avion n'a pas le droit d'agir de cette façon; un médecin a l'hôpital, oui.C'est presque une aberration; mais notre système médical et hospitalier n'en est pas à une aberration près.Ces médecins sont là pour apprendre leur métier.Les internes terminent leurs études de médecine; les résidents se frottent aux rudiments de leur spécialité.C'est pourquoi ils touchent un très petit salaire \u2014 comparativement à celui qu'ils mériteront dans quelques années.Selon eux, ce salaire est trop petit; et les heures de travail trop longues.¦ Mais comment apprécier la valeur de ce travail?Ces «étudiants» ne paient rien pour apprendre; par ailleurs, ils rendent un service appréciable a la société.Quel est son prix?La tentation, celle à laquelle aucun salarié ne résiste, consiste évidemment à se comparer a d'autres.Par exemple, à ceux d'Ontario, principalement quand la comparaison nous est avantageuse.Le procédé est défendable; mais pas convaincant.Ce n'est pas parce qu'on découvre qu'internes et résidents onta-riens ont des revenus de 10 pour cent supérieurs à ceux du Québec qu'il faut décider aussitôt en faveur d'un rattrapage des Québécois.L'argument n'est pas logique, il n'est qu'opportuniste.Ce que les médecins et internes du Québec devraient exiger, c'est la formation d'une table de concertation composée de leurs représentants, de ceux des associations de médecins, de ceux du ministère des Affaires sociales et de ceux d'associations profanes intéressées a la question.La grève, en milieu hospitalier, est soit symbolique soit inhumaine.Une solution raisonnable ferait honneur à la profession et plaisir a la population.j0«n-cuy dubuc Multipliez-vous! Un scepticisme de bon aloi accueille, dans l'Est du Canada tout au moins, l'annonce de la formation prochaine d'un nouveau parti sur la scène fédérale.Il s'agit d'un parti purement régional.D'une réunion tenue à Vancouver, en effet, et rassemblant des centaines de délégués venus des quatre provinces de l'Ouest est né le projet d'un nouveau parti, dont la mission serait de défendre et de promouvoir les intérêts économiques et politiques de territoires qui se sentent outrageusement négligés par les partis traditionnels.Certes, le parti conservateur de M.Mulroney avait suscité espoir et intérêt dans l'Ouest au début de son installation au pouvoir.À tort ou a raison, la déception n'a pas tardé à submerger ces rêves.Personne ne se risque a promettre une glorieuse carrière au nouveau parti.Les raisons de cette réserve se devinent aisément.Le parti n'a pas de nom, pas de leader, pas de programme.Un congrès, a l'automne, pourvoira aux nécessités.On ne sait pas ce que veut la nouvelle formation.Mais on sait ce qu'elle ne veut pas : la subordination des intérêts de l'Ouest a ceux du centre, nommément le Québec et l'Ontario.Pour qu'un parti se fasse une place au soleil il faut d'abord qu'il réponde a un besoin.Or les moins convaincus (c'est le cas notamment du Globe and Mail) font observer que rAlberta, entre autres provinces, tend a ignorer ses propres succès et ses propres avantages.Cette province n'est-elle pas représentée au sein du Cabinet par trois ministres?L'Ouest n'est-il pas déjà l'objet de toutes les complaisances du gouvernement Mulroney?Bref, le parti «régional» n'est-il qu'un ramassis d'éternels insatisfaits?.On répondrait plus aisément à cette question si ne s'entendait pas également la plainte de ceux qui ont de l'économie de l'Ouest une expérience quotidienne directe.Ceux-là sont les premiers ministres de la Colombie-Britannique, de l'Alberta, de la Saskatchewan et du Manitoba.Au cours -d'une réunion récente, comme ils en tiennent chaque année, tes quatre premiers ministres ont exigé d'Ottawa une aide accrue pour les producteurs de céréales et l'industrie du pétrole, ainsi qu'une part plus généreuse des contrats gouvernementaux.La suite montrera si le parti «régional» en a surtout contre le Québec et les générosités aussi iniques qu'exorbitantes dont il -bénéficie ((licitement dans l'esprit de certains.On n'ose pas davantage suggérer aux Québécois de former, sans lâcher la main de l'Ontario, un parti «régional* englobant les provinces de l'Atlantique.(Mais ne parle-t-on pas de plus en plus d'un Canada des régions?) .Entre-temps, comment ne pas voir que le mal de l'Ouest a partiellement sa racine dans la distribution du poids démographique à travers (e pays?Trois Canadiens sur cina sont dans les deux provinces de l'Ontario et de Québec.- L'Ouest a peut-être besoin d'un nouveau parti.Mais il a surtout besoin d'électeurs.H doit accroître son poids démographique par l'immigration ou autrement.Le futurologue Khan estimait que Vancouver devrait compter 10 millions d'habi-\u2022wits.m STATUT ViST/WcT/f PotM l£ e?c/éS££, -\u2022 £«r srA-wr Reprise, 13 août 1980 IDroili réservés) TRIBUNE LIBRE La langue d'ici À M.Jean-Guy Dubuc, ¦ Votre éditorial du, 23 mai dernier intitulée «La langue d'ici» se termine ainsi: «La seule tangue qui mérite de survivre sera toujours celle des ancêtres.Tout d'abord, la plupart de nos ancêtres, ne pariaient pas français: ils parlaient la dialecte de leur coin de France.La fusion de leurs parlers a donné, à Québec, Trois-Rivières et Montréal, un tangage qui, sous l'influence du français administratif de l'époque, a évolué jusqu'à nous.Ensuite, mes enfants et vos neveux et nièces seraient mieux compris en France ac- a 30 ou 40 ans.Mieux, nos respectifs grands-parents auraient eu des difficultés plus grandes encore à communiquer à Paris.Pourquoi alors cet engouement pour la langue pure des ancêtres?Nostalgie des classiques?Mythe universel des pures origines?Mépris pour les valeurs actuelles du peuple québécois?Dans les sciences du langage on enseigne que toutes 'es langues sont égales: elles i s sont ni belles ni laides, ni pures ni impures.Ceux qui les voient ainsi \u2014 phénomène que Ton retrouve le plus souvent chez les peuples minoritaires \u2014 se trompent de cible: ils donnent inconsciemment à la langue les défauts qu'ils reprochent au 'peuplequi la parle.Une étude linguistique a prouvé que dans l'ensemble le discours fédéraliste sur la lan- tucUcment que vous et moi il V r.gue française veut protéger la le discours indépendantiste veut sauver la dignité des locuteurs de cette langue.Quand vous dites, Monsieur Dubuc, que le français actuel québécois n'a que la faible valeur de nous identifier face au Canada anglais, je vous réponds que là est l'essentiel : c'est le français d'ici qui fait ce que nous sommes.Votre texte s'inscrit dans ce courant actuel où on recherche un nouveau Untel pour une nouvelle croisade linguistique.Cet Untel sera quelconque car le seul combat significatif en ce domaine ne peut être que politique.En cette fin de mai 1987 ce ne sont pas les ligues du Bon Parler français qu'il faut sortir.C'est le français qu'il faut'inscrire dans les textes du Lac Meech.' Paul PAOUST S«in»-Fn«fnrh#> À la défense de Lille ¦ Née et élevée dans le nord de la France, aux environs de Lille, je n'ai jamais eu le sentiment de vivre dans «l'enfer du Nord » dont parle Louise Cou-sineau dans son article du 16 mai, «Qu'est-ce qu'une mini-série québécoise fait dans une ville sinistre comme Lille?» Faire référence aux «sous-sols moyenâgeux» de l'hospice de Lille pour parler de cette ville est une généralisation un peu vite faite! C'est, à tout le moins, dire que Lille a toute une histoire dont il faudrait aussi tenir compte.Cela éviterait de donner aux Québécois une vision aussi triste de cette ville.qui n'est guère, après tout, pire qu'un Montréal nord-américain où l'architecture n'a rien d'envoûtant.Lille a au moins pour elle ses places entourées de superbes maisons flamandes.Quant aux commis de l'hôtel Ibis «bêtes comme leurs pieds», je souhaite que, s'ils viennent un jour visiter La Presse, ils soient un peu plus respectueux pour les gens qui y travaillent que ne l'ont été les gens qui y écrivent vis-à-vis d'eux.Un dernier point sur «les rues désolées et la face des Ïens».Peut-être que si Mme ousineau avait en elle le poids de leur passé (y compris les deux dernières guerres mondiales qui ont très durement touché cette région), oui, peut-être aurait-elle, elle aussi, une «face» pas très réjouie.l'aurais aimé voir son propos beaucoup plus nuancé et décrivant ce qu'elle y avait vécu comme une première impression seulement.Après tout, Montréal, par une journée de grève des autobus, sous la pluie, et en anglais, n'est guère plus réjouissante!!t Pourtant, j'ai appris A aimer cette ville et à la respecter dans ce qu'elle était » _____ Françoise maertens Outremont À Louise Cousineau, ¦ Votre article du 16 mai sur Lille est à la fois sinistre et méprisable.(.) luger d'un lieu par la seule vue d'une parcelle d'endroit, du regard fixe d'un chien errant, et sur le dire stu-pide d'une consoeur, indique bien que vous ne savez ni voyager ni regarder autour de vous.Enfin vous étes-vous demandé si, au fait, le chien errant qui regardait fixement le portail, ne s'interrogeait pas aussi sur ce que vous alliez faire là?Avant de dénigrer ceux qui vous reçoivent, regardez donc d'abord ce que vous avez chez vous, et ce que vous êtes vous-même.En tant que Lillois pure laine, je voudrais vous dire que des endroits sinistres, humides et sans clarté existent aussi par ici dans les quartiers les plus anciens de Montréal et de Québec, où votre Marie-|osée Raymond aurait pu tout aussi bien tourner ses séquences à moindres frais.Il y a également de vieux pavés à Montréal et à Québec, elnsi que du chômage et des luttes raciales (.) L.HOUBART Duvernay, Laval Les jeunes et les sciences ¦ C'est avec grand plaisir que j'ai lu dans La Presse du mercredi 20 mai que, selon une vaste enquête internationale, les élèves du primaire du Québec sont meilleurs en sciences que ceux de 13 autres pays.Sans douter de la qualité de l'enseignement des sciences dans nos écoles primaires, j'aimerais souligner ici l'influence positive du Club des Petits Débrouillards sur le développement de la culture scientifique de nos jeunes.Félicitations A Monsieur Félix Maltais, directeur général d'Hebdo-sciencc et père spirituel des Petits Débrouillards, à Monsieur Jacques Goldstyn, l'illustrateur qui les « animés, et à toute l'équipe du magazine Je me petit débrouille.le veux aussi féliciter Monsieur Guy Grégoire et les membres du Centre de Loisirs scientifiques de la région de Montréal qui organisent chaque année de nombreux Clubs des Petits Débrouillards.Merci, Marie-Hélène De-nault, coordonatrice du Centre de loisirs scientifiques et Brigitte lmbault pour leur dévouement auprès des jeunes membres.Une grande part du succès remporté aujourd'hui par nos jeunes, nous le devons au travail acharné de ces fervents du loisir scientifique.Sachons le reconnaître.Louise LEPAGE Montréal-ouest La santé compromise ¦ L'Association des infirmières et infirmiers du Canada ( AIIC) est extrêmement préoccupée par la section de l'entente constitutionnelle du Lac Mcech portant sur le pouvoir de dépenser.Le maintien d'un système de soins de santé universel constitue une priorité partagée par une forte majorité de Canadiens.L'AIIC appuie fortement ce principe et estime que l'entente conçue risque de menacer le système de santé national.En effet, cette mesure risque de remettre en questions les principes d'universalité, d'accessibilité, de transférabilité et d'intégralité de notre système global de soins de santé.Si une province décide de se retirer d'un futur programme national et d'entreprendre sa propre initiative, rien ne garantit qu'elle interprétera le mot «compatibilité» en accord avec la poursuite des objectifs nationaux.L'AIIC s'inquiète du fait que des discussions prolongées sur la «compatibilité avec les objectifs nationaux» ne mènent tout droit A de longs débats judiciaires.Cala posera non seulement un danger pour le principe d'universalité, mai- amène également un sentiment d'insécurité cbez les Canadiens à l'égard de l'accessibilité à un système national de soins de santé.Si notre système de santé doit répondre aux exigences du XXle siècle, une réforme sera nécessaire pour répondre à l'évolution des besoins.L'AIIC appuie non seulement le système de santé actuel mais aussi le maintien d'une structure nationale permettant d'effectuer les réformes qui s'imposent afin qu'elles profitent à tous les Canadiens, quelle que soit leur province de résidence.Helen EVANS Présidente Association des infirmières et infirmiers du Canada Une ville qui agonise M.Peter Ferderfer Groupe Fosse Platinum Filiale Gestion Louvicourt Val d'Or Monsieur.¦ La présente est pour vous demander de ne pas essayer de retarder la fermeture de 5c nef-ferville.Nous espérons que vous comprendrez notre situation.Pour la population blanche qui attend maintenant depuis l'adoption de la loi 67, soit plus d'un an, que le tout se règle, la vie sociale est inexistante.11 n'y a plus aucune qualité de vie, aucun complexe sportif ou culturel.Sans parler de l'hôpital qui a été remplacé par un dispensaire.De plus, il n'est pas certain que l'enseignement soit dispensé aux enfants de race blanche pour l'année scolaire 87-88.Dans une telle situation, il est impossible d'envisager des projets d'avenir et une vie décente.Le fait de retarder la fermeture aura pour conséquence de prolonger l'agonie et l'insécurité de la population blanche de la ville.(.) Etant née, ayant grandi et vécu à Schefferville, j'ai donc eu le privilège de voir le vrai visage de Schefferville.Personnellement, je préfère la savoir morte qu'en sursis et à l'agonie.Plusieurs autres personnes sont du même avis.Jocelyne LEMAY Citoyenne de Schefferville Appuyée par les membres de la Coalition des résidents et résidentes de Schefferville.N.B.m Priorité est accordés sous cette rubrique aux lettres COURTES (20 lignes et moins* se rapportant a des articles puMtat dans L3 rrBSSV.tlICS UOiViTU WO m tr gnées et comprendre le nom, l'adresse et le numéro de télé-'phone de I auteur.La Presse ne s engage pas à toutes les publier et se réserve le droit de les abréger au basoln.Les adresser à: Tribuns libre.Ce Preste, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9. LIBRK OPINION LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 3 JUIN 1987 Jean-Paul Desbiens .y collaboration spéciale ^ L'invité désobligeant J'ai écrit,'ces dernières semaines, trois articles sur le lac Mccch.Quand on est poisson de naissance, on aime les lacs.Mes articles sont tombes dans l'eau.Pauvre petit moi.Par contre, il suffit que M.Trudeau écrive une lettre aux gazettes pour que tout le monde se jette dessus, comme frelons sur trèfle d'automne.\u2022 Ne paniquez point, lecteur af-friolable.|e ne dirai rien de la sortie de M.Trudeau.Assez de monde l'ont fait.|e prendrai plutôt prétexte de l'apparition de M.Trudeau au Point de vendredi dernier, pour vous inviter à réfléchir sur les moeurs médiatiques et, notamment, sur les moeurs des princes et des princesses de la télévision.|e vous dis d'abord que je n'ai point regardé l'entrevue du Point en question.À mon âge, on se couche de bonne heure, sinon, on le regrette de bonne heure.De toute façon, je me doutais bien de ce qui se passerait.Ça s'est passé.Les journaux du lendemain étaient pleins de l'événement.Quel événement?Aucun.L'événement avait eu lieu.Par écrit, s'il vous plaît.L'audio-visuel, c'est l'écriture.Le reste n'est que réverbération.La télévision me terrorise, quand je suis sous son oeil, le m'y présente moit et j'en sors agonisant.«La télévision est la parole oui évite aux gens de se parler, la présence qui leur évite de se regarder, la bienveillance qui leur évite de s'aimer.» (Doraenach) En arriverai-je à mon point?Je m'attarde, je me fais plaisir, je me gâte.Le voici, quand même, mon point.Après l'entrevue du Point de vendredi dernier, le Devoir titrait à la une: «Le Trudeau du bon vieux temps s'est payé la tête de Poulin.» Ce titre est cavalier et vicieux.Tout plein de connivences médiatiques dont aucune n'est avouée.Poulin, c'est Madame Madeleine Poulin.«l'ai trouvé l'entrevue très difficile.Parce que, quand on se sait attaqué personnellement, on n'agit plus en journaliste.On se sent traité comme un individu malfaisant.Les attaques ad ho-minem, même si je suis une femme, c'est pénible.(M.Trudeau) est un bon communicateur, mais pas un bon invité.» Mme Poulin se réfugie sous la jupe du féminisme.«.attaques ad hominem, même si je suis une femme.» Elle oublie (elle est sans doute trop jeune) que M.Trudeau s'était payé la tête de M.Louis Martin, en pleine crise d'octobre 70.M.Louis Martin n'est pourtant pas une tète médiatique à se payer tous les jours avant de déjeuner.Ce qui m'a frappé dans les propos, de Mme Poulin, c'est ceci : « M.Trudeau n'est pas un bon invité.» Voilà ce qu'on appelle sortir le chat du sac.Ainsi donc, un bon invité, c'est un invité terrorisé, bégayant, manipulé.Mais alors, ce n'est plus un invité; c'est un intrus que l'on bouffonne, que l'on agite, que l'on piège.C'est quelqu'un à qui l'on coupe la parole n'importe quand, selon son propre choix, et avec un oeil sur le moniteur.C'est quelqu'un à qui l'on pose une question grosse comme le cosmos, et a laquelle il doit répondre en trente secondes, sous peine d'avoir l'air insignifiant, tandis que le questionneur s'en tire, comme chat avec souris.C'est la formule même qui est fausse.Elle met en présence, soit une vedette de la TV et n'importe qui, soit deux vedettes.Faut quand même pas confondre Station Soleil et les Affaires publiques.|e me souviendrai toujours d'une entrevue de M.Mulroney (alors simple candidat) avec M.Pierre Nadeau, qui était déjà Pierre Na-deau, et qui s'en doutait.M.Nadeau avait posé la question suivante: «M.Mulroney, on dit que vous n'êtes pas très intelligent.» Points de suspension, l'aimerais assez que l'on me posasse cette question.Les hommes politiques sont tous des volontaires.A ce titre, ils ne méritent aucune pitié.En campagne électorale, ils mendient nos votes; ils nous aiment tous et chacun : ils nous embrassent: ils nous promettent des pique-niques en février, et le bonheur par-dessus le marché et sans taxes.Le problème, si l'on se mêle de questionner les hommes politiques à la télévision, c'est de savoir les traiter durement, ce qui ne veut pas dire sans respect.Une technique envisageable serait la suivante: l) Le questionneur est invisible et anonyme.Il représente le tout-venant du citoyen contribuable et ignorant.2) Il prépare deux ou trois questions, au maximum, et il y revient obstinément, et toujours dans les mêmes termes.3) Pendant ce temps, l'homme politique, qui est un soldat volontaire, ne l'oublions pas, est tout seul sous nos yeux, et acculé à lui-même.Les sueurs, les rides, les tics sont visibles.Hitler a été rendu possible à cause de la radio, qui s'adresse à l'oreille, qui est le sens de la docilité, comme il appert avec les chiens.La télévision s'adresse à l'oeil, qui est l'instrument de la liberté ailée, comme le démontrent les hirondelles et les épervières.Les choses ne se passeront jamais de la sorte, pour la raison que la télévision cherche à se montrer et non à montrer.Hélène Pellctier-Baillargeon collaboration spéciale Un os à ronger Ouand le chien a flairé une piste dont on veut le détourner, quoi de mieux à faire que de lancer un bel os charnu en travers de sa route?Les artisans de la langue et de la culture appréhendaient hier le monstre du Lac M- ech ?Qu'à cela ne tienne, ils auront désormais le spectre de la dénatalité pour nourrir leurs angoisses existentielles.Am dernier conseil général du PLQ tenu il y a dix jours à l'hôtel Sheraton, motus et bouche cousue sur les implications linguistiques et culturelles de l'entente.En revanche, l'une des résolutions, dramatisée par un exposé du démographe (acques Henripin, portait sur l'urgence de contrer l'inexorable baisse de notre natalité.Au train où vont les choses, les francophones de souche ne constitueront plus, parait-il, que 15 p.cent de la population québécoise en l'an 2080.M.Bourassa décrète donc l'urgence de mettre sur pied une politique familiale vigoureuse destinée à contrer, chez nous, cet inquiétant refus de l'enfant.Nul ne saurait s'opposer ici à la vertu.Avant de sauter à pieds joints dans ce nouveau train lancé sur les rails de l'opinion publique (à un moment on ne peut plus opportun pour les stratèges libéraux chroni-quement empêtrés dans le dossier linguistique), les Québécois fe- raient bien d'établir leurs priorités.De quoi, en effet, nous parle-t-on ici sinon d'un problème depuis fort longtemps diagnostiqué par tous les pays industrialisés d'Occident, à savoir la difficulté d'obtenir des familles modernes le «troisième enfant» indispensable au renouvellement des générations?De la France aux pays Scandinaves, les politiques familiales les plus novatrices et les plus généreuses se sont, les unes après les autres, heurtées jusqu'ici à un inexplicable front du refus.Dans un tel contexte, pour l'État libéral féru de privatisations, il y aura donc loin de la coupe aux lèvres avant qu'il ne persuade les Québécois de faire plus d'enfants! Le seul pays occidental à avoir, semble:t-il, enregistré à ce jour quelques gains dans le domaine de la natalité demeure l'Allemagne de l'Est, dont les politiques familiales collectivistes sont proprement impensables dans le système de néolibéralisme reaganien privilégié par le gouvernement.À court et à moyen terme, c'est donc indiscutablement l'immigration qui constitue et constituera pour longtemps la source principale de renouvellement de notre population.Le Québec de demain, chacun le reconnaît aujourd'hui, sera pluri-ethnique.La question la plus urgente et la plus pertinente de l'heure pour l'avenir de la francophonie québécoise demeure donc de savoir à quelle langue s'intégreront, demain, ces futurs citoyens?Si la réponse est: «au français», alors il faut le dire et s'empresser de promouvoir sans discontinuité les législations appropriées à cette fin.Or le gouvernement libéral de M.Bourassa fait actuellement tout le contraire.À peine porté au pouvoir, il annonce le projet de loi 140 destiné à démanteler les organismes chargés de l'application de la Charte de la langue française; il amnistie les écoliers néo-québécois illégalement inscrits à l'école anglaise; il abandonne de son plein gré les procédures d'appel auprès des tribunaux qui avaient empêché le ministre de l'Éducation de légiférer en matière de langue et de confes-sionnalité scolaire; il annonce son intention de rétablir le bilinguisme dans l'affichage.Lors des pourparlers du Lac Meech, il ne réclame aucun pouvoir nouveau pour l'Assemblée nationale du Québec en matière de politique linguistique, ni de prépondérance de nos législations actuelles sur les articles cons-titutionnalisés de la Charte fédérale qui ne cessent, depuis 1982, de rendre inopérants de nouveaux aspects de la Loi 101.Enfin, sans même attendre la conclusion des accords constitutionnels, la minis- tre des Affaires culturelles, madame Bacon, revient pour la seconde fois à la charge avec son projet de purger une fois pour toutes la Loi 101 des dispositions qu'Alliance-Québec lui a signalées comme particulièrement «irritantes».Avec une pareille feuille de route en main, les juges qui pourraient être chargés, à l'avenir, d'interpréter la notion de «société distincte» au profit du gouvernement qui s'en réclamera, seraient bien mal avisés d'en concéder davantage que le client n'en a jamais demandé! Progressivement affranchis des contraintes de la Loi 101, les immigrants pourront donc retourner en douce, avec la bénédiction du gouvernement, à la langue de la majorité en Amérique du nord.' Quant aux Québécois visiblement nés pour un petit pain en matière de droits collectifs et de souveraineté culturelle, ils seront conviés à l'introspection douloureuse des causes de leur infertilité.Il y aura sur la question de savants colloques dont je vois d'ici hocher gravement les tètes d'affiche.Quand on vient de rater le train de l'Histoire, on a, n'est-ce pas, tout son temps pour en causer cl se désoler entre soi?1.Selon le Conseil de la langue française, entre 1971 et 1981, soit en pleine période d'affirmation du fait français, 70% des allophones ont quand mime opte pour la langue anglaise.TÉMOIGNAGE Pitié pour les jeunes assistés La lettre suivante au premier ministre Robert Bourassa est endossée par l'Association professionnelle des criminologues du Québec, l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec, la Corporation professionnelle des médecins du Québec, la Corporation professionnelle des psychologues du Québec, la Corporation professionnelle des travailleurs sociaux du Québec et l'Association pour la santé publique du Québec.Monsieur le Premier ministre.¦ La présente se veut un cri d'alarme au sujet de la profonde misère que vivent encore les jeunes assistés sociaux québécois en 1987.Déjà, en février 1985, les corporations et associations professionnelles que nous représentons avaient iancé un pareil cri d'alarme au précédent gouvernement.Nous avions alors déposé publiquement auprès de la ministre de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu un document lui faisant part des conséquences dramatiques de la pauvreté des jeunes assistés sociaux de 18-30 ans, ceux-ci devant alors survivre avec des prestations mensuelles de 151$.Dans ce document, nous soulignions particulièrement de graves problèmes de sanié physique, mentale et sociale tels que la malnutrition (au point de handicaper sérieusement la recherche d'un emploi), la désintégration familiale, la criminalité de survie (vols, prostitution, trafic de drogues), le suicide.L'année dernière, nous intervenions auprès de vous et vous demandions d'intégrer votre promesse électorale concernant les jeunes assistés sociaux dans les prévisions la PRESSE est publiée par la PRESSE LTEE, 7, rue Saint-Jacques, Montreal H2V1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée a diffuser les Information» de .la PRESSE* et celles des services de la Press» Associée ft de Router.Tous droits de reproduction des informations particulières il/.PRESSE sont également réservés.Courrier de la deuxième classe - Enregistrement numéro 1fl00> Port de retour garanti.RENSEIGNEMENTS 285-7272 ABONNEMENT\t285-0911\tANNONCES CLASSEES \t\tCoiMMndtt ou coiTtctkMis hindi au vendredi de 8h.à 17h.285-7111 ert ouvert du lundi eu\t\t vendredi de 7 i 18h.\t\tGRANDES ANNONCES REDACTION\t285-7070\tDétaManti 285-7202 PROMOTION\t285-7100\tNational, Tété Prisai 285-7506 .COMPTABILITE Cf tnôtt tmoocêt\t285-6892\tVacances, Voyttes 285-7265 \t\tCaYTMjrti #t pro(#utooi, Annoncts dMléOt\t285-6900\tno.mw.loM 285-7520 budgétaires de votre gouvernement.Notre groupe, auquel l'Association pour la santé publique du Québec s'est maintenant jointe, continue de suivre le dossier de l'aide sociale.Or, aujourd'hui, la situation des jeunes assistés sociaux n'a guère changé comparativement à la situation que nous décrivions en I985.Les médias d'information rapportent que les lignes d'attente s'allongent devant les soupes populaires, que les maisons d'hébergement pour itinérants ne fournissent plus à la demande, que de plus en plus de jeunes demeurent dans des logements condamnés et non chauffés, qu'il y a de plus en plus de mendicité dans les rues: une situation déplorable en cette Année internationale des sans-abri.On sait par ailleurs que de jeunes assistées sociales commencent souvent une grossesse alors que leurs moyens ne leur permettent qu'une alimentation de famine, ce qui augmente gravement le risque de donner naissance à des bébés trop petits.Tenant compte de ce qui précède, nous nous permettons aujourd'hui de vous rappeler votre promesse de la campagne électorale de 1985 à l'effet que votre gouvernement donnerait la parité de l'aide sociale aux jeunes.En ce moment, la situation des jeunes assistés sociaux continue de demeurer précaire, les jeunes assistés sociaux de 18-30 ans devant vivoter avec des prestations de 170$ par mois, au lieu des 466$ que reçoivent les adultes de 30 ans et plus (ce dernier montant correspond, selon Statistiques Canada, à seulement 55 p.cent du seuil de pauvreté pour une personne seule vivant dans une grande ville).Nous comprenons et endossons le besoin d'une refonte globale du programme d'aide sociale.Nous comprenons également que la «nécessaire réforme» ne puisse être concrétisée dans de courts délais.Nous serions les premiers à dénoncer une opération «bâclée à la sauvette» pour ce dossier.Cependant, monsieur le Premier ministre, la misère des jeunes assistés sociaux ne doit plus se prolonger; nous vous demandons avec la plus grande insistance de donner aux jeunes assistés sociaux la parité avec les adultes de 30 ans et plus.Préoccupés par les conditions socio-sanitaires dans lesquelles doivent présentement vivre les jeunes assistés sociaux, l'argumentation de pénurie de ressources sur laquelle est basé le refus de fournir à ces jeunes les moyens de subvenir à leurs besoins les plus élémentaires (se loger, se nourrir et vivre dans la dignité) nous apparaît inacceptable.Nous réitérons donc auprès de vous nos propos d'il y a deux ans et de l'année dernière.Nous insistons parce que, s'il est un luxe que notre société ne peut s'offrir, c est bien celui d'une jeunesse marginalisée, affaiblie, consommatrice chronique de soins curatifs de santé et abonnée du système pénal.Louise DÉSAULNIERS Présidente de la Corporation des diététistes du Québec La parole est aux «mères» de là Confédération Nous reproduisons la lettre que la Fédération des femmes du Québec a fait parvenir au Premier ministre Brian Mulroney à la suite de l'accord de principe du Lac Meech.Ginette Busqué est présidente de la FFQ et Anne-Marte Gingras, responsable du Comité d'action politique.Monsieur le Premier ministre ¦ Les femmes se sont peu fait entendre dans les discussions concernant les accords du Lac Meech, et personne n'a jusqu'ici fait ressortir l'impact de l'entente intervenue le 30 avril entre les onze premiers ministres sur la condition féminine.En tant que fédération représentant 40 000 femmes, il nous semble donc essentiel d'examiner comment le pouvoir de dépenser du gouvernement fédéral et le concept de société distincte \u2014 les deux éléments les plus controversés \u2014 s'appliquent à plusieurs dossiers que nous défendons, comment, en bref, ils pourraient modifier notre système social et économique.Disons d'abord qu'une urgence nationale semble vous animer.«11 faut battre le fer pendant qu'il est chaud», entend-on à Québec et à Ottawa.Abondant dans le même sens, un politicologue souligne qu'il faut avoir négocié une fois dans sa vie avec Richard Hatfield pour comprendre le sens du mot «imprévisible».L'urgence ressentie par les onze premiers ministres est-elle d ue au fait que la conclusion de l'accord ne serait pas possible suite à l'analyse systématique 2ui en serait faite lors d'une consultation populaire?omment comprendre autrement cette quasi-panique devant un texte qui va modifier de façon importante l'avenir du Canada et du Québec et devant lequel les interrogations se multiplient chaque jour?Soulignons qu'à Ottawa, le plus banal des projets de loi a droit à davantage de consultation que cette «entente historique».Au Québec, seuls 20 groupes et 17 personnes ont témoigné devant la Commission des institutions qui a examiné cette entente, et le temps consacré par les parlementaires à ce dossier a été équivalent à celui accordé par la Commission de l'Assemblée nationale pour l'affaire Garon.Il nous semble donc primordial de faire ralentir ta machine et d'enclencher un véritable processus démocratique pour que les Québécoises) connaissent les implications de l'entente sur leur future organisation politique et juridique.Historiquement, la Fédération des femmes du Québec a toujours défendu l'importance du respect de la juridiction provinciale dans certains secteurs.Il lui semble aujourd'hui essentiel que les compétences du Québec ne soient restreintes d aucune manière.À cet égard, l'article portant sur le pouvoir de dépenser du gouvernement fédéral dans l'entente du Lac Meech devra être assorti d'une clause de sauvegarde; nous redoutons la reconnaissance constitutionnelle de ce pouvoir et l'extension que ce dernier pourrait prendre par le biais d'un pouvoir de réglementation dont les limites seraient définies par les tribunaux.Le pouvoir de dépenser a cependant déjà été utilisé de façon extrêmement judicieuse en ce qui concerne les intérêts défendus par les femmes.Citons comme exemples l'obligation de gratuité qu'imposait le gouvernement fédéral pour financer le régime d'assurance-maladie, obligation à laquelle Québec s'est opposé à l'origine, et la bataille contre la surfacturation médicale faite par Monique Begin.Le pouvoir de dépenser peut également se retourner contre nous.Le dossier des services de garde en est un bon exemple; un récent comité parlementaire fédéral suggère comme moyen principal d'aide aux parents le versement direct d'allocations à ces derniers au lieu d'investir dans des infrastructures pour augmenter le nombre de places pour les enfants (seuls 16% des besoins sont comblés au Québec).Les groupes féministes ont toujours demandé la création de places dans les services de garde en favorisant les organismes sans but lucratif, politique mise de l'avant par Québec.Même si les sommes investies ont toujours été insuffisantes, l'orientation gouvernementale québécoise correspond à nos attentes.Dans ce dossier, une intrusion fédérale sous forme d'allocations directes aux parents serait catastrophique car elle mettrait en danger le développement du réseau des services de garde.La complexité de la question du pouvoir de dépenser du gouvernement fédéral ne relève donc pas seulement du juridique: elle est hautement politique, il nous apparaît que ce sont nos pressions politiques et l'orientation des gouvernements qui sont garantes de la meilleure défense des intérêts des femmes.Comme fédération québécoise regroupant 58 associations, notre impact politique est plus grand à Québec qu'à Ottawa.Nos possibilités de gagner des batailles sur la scène fédérale sont plus réduites, ne serait-ce qu'à cause du rapport numérique différent.Les forces de droite sont aussi plus puissantes au Canada anglais qu'au Québec; I écoute que reçoit le groupe KEALwomen à Ottawa le démontre bien.Comme Québécois(es), nous avons une vision plus social-démocrate de Ja façon de gouverner; il est donc plus facile de plaider à Québec pour des programmes sociaux adaptés aux besoins des femmes que ce ne l'est à Ottawa.S'il est vrai que le mouvement féministe canadien met d'abord sa confiance dans le gouvernement fédéral \u2014 comment compter sur un Bill Vander Zalm ou un Don Getty pour améliorer le sort des femmes?\u2014 le mouvement féministe québécois compte pour sa part bien davantage sur Québec pour assurer une plus grande égalité entre hommes et femmes.Ce qui ne nous empêche pas, cependant, de défendre nos intérêts sur la scène fédérale dans certains dossiers: pornographie, égalité en emploi, avortement, etc.Quant au concept de société distincte, il ne doit pas avoir comme seule finalité la défense du français.Citons le Livre beige de 1980 et Claude Ryan pour qui les lois, le système judiciaire, les institutions municipales et provinciales, les associations volontaires, les médias, les arts, les lettres, le système d'enseignement, le réseau des services sociaux et sanitaires, les institutions religieuses et les institutions d'épargne populaires viennent compléter la langue et la culture pour faire du Québec une société distincte.Il nous semble essentiel qu'un libellé non limitatif des éléments composant une société distincte soit inclus dans l'entente du Lac Meech.Sinon, nous laissons à d'autres le soin de nous définir.Les juges, déjà aux prises avec la «société multiculturelle» incluse dans la constitution, devront en plus décider ce qu'est une «société distincte»; laquelle des deux sociétés l'emportera?Ceci est d'autant plus dangereux que la Loi constitutionnelle de 1982 aura toujours préséance sur une éventuelle entente constitutionnelle.Pour terminer, soulignons quelques points litigieux.La définition des «objectifs nationaux» dans In clause sur le pouvoir de dépenser posera peut-être plus de problèmes qu'un premier coup d'oeil laisse voir.Ces objectifs pourront-ils se transformer subrepticement en modalités, comme le craint M.Bourassa lui-même?N'y aura-t-il que le gouvernement fédéral pour les définir et les juges pour les interpréter?Quelle école d'interprétation juridique va prévaloir pour le concept de société distincte: celle de Louis-Philippe Pigeon, selon laquelle l'énumération limite, ou celle de lean-Charles Bonenfant, selon laquelle il faut donner un contenu spécifique aux lois pour ne pas laisser au système juridique 1 interprétation politique?Les appréhensions précédentes sont suffisamment importantes pour que nous exigions plus de temps de la part de nos gouvernements.Les «Pères» de la Confederation ont assez parlé.Ouvrez le débat qu'on y entende les «mères».-:\u2014;-:-_sl-a_ Arts et spectacles La Presse r\tFranchie Grimaldi «te\t El\tUn festival Ru\tde festivals.Louise Cousineau LA PRISSE, MONTRÉAL, MERCREDI S JUIN 1987 Le3 fait le mois, mais beau temps, mauvais temps les théâtres d'été ouvriront leurs portes et trois festivals se chevauchent au centre-ville: le Festival de théâtre des Amériques, le Festival International de feux d'artifices et le Festival de fikns et de videos de femmes qui commence demain.Ouf! Et l'été n'est même pas arrivé! Et voulez-vous un avant-goût de l'été de 1988 et de 1989?Napoléon débarque en Amérique, plus précisément à Terre des Hommes et probablement au pavillon du Québec.C'est le promoteur Jacques Oulmette qui organise cette exposition-événement.On pourra voir 200 objets ayant appartenus à l'empereur.Cet événement nous donnera la chance de voir, entre autres la fameuse épopée musicale De Bonaparte 4 Napoléon avec Serge Lama en Napoléon et Christine Delaro-che dans le rôle de Joséphine, entourés de 26 comédiens et musiciens, du 12 au 29 mai 1988, soit un an avant l'exposition! C'est le même spectacle qui a tenu l'affiche pendant deux ans à guichets fermés au théâtre de Marigny à Paris! Jacques Ouimettc n'a pas qu'un seul projet en tête.Il en a 10 car l'exposition sur Napoléon 1er est la première d'une série de 10 à venir.Il y aura ensuite une grosse exposition sur Les papes, puis une sur Louis XIV, le Roi Soleil ; en 1993 la civilisation Incas sera â l'honneur, etc.UNE COLLECTION DE COLLECTIONS ¦ Une collection privée révèle la personnalité de son propriétaire, non?On connaît les clés de Michel Jasmin, les pipes de Fernand Cignac, les tableaux de Jean Lapolnte et j'en passe! Vous aurez des surprises, des découvertes à faire cet été dans les Maisons de la Culture de Montréal.Thomas Schnurma-cher, chroniqueur â la Gazette et â CJFM, exposera sa collection de.flamands roses! Du 9 juin au 28 août la maison de la culture Maisonneuve sera transformée en volière!.Me Serge Joyal exposera sa collection de costumes de plage canadiens de 1880 à 1930 du 23 juin au 28 août à la nouvelle maison de la Culture La Petite Patrie.Edith Butler prêtera sa collection d'oeuvres du peintre aca-dien Nérée de Grâce à Marie Uguay.Le T.N.M.offrira cet été sa collection de costumes de La nuit des rois, de Shakespeare, dessinés par Alfred Pel-ten en 1968.Que collectionne le directeur du Musée des beaux-arts Pierre Théberge?Il ne le dit pas mais il a choisi de présenter les oeuvres qu'il a répertoriées pendant plusieurs années du peintre et sculpteur naïf québécois ArthèmeSt Germain.Le couple de musiciens Bernard et Mireille Lagacé ne collectionne pas les pianos mais plutôt des tableaux d'Ulysse Comtois, Rita Letendre ou Edmund Alleyn.Michel Tremblay?Devinez.Non c'est pas ça.C'est les presse-papiers.Alain stanké, on le sait, collectionne, entre autres, les journaux dépuis toujours car depuis toujours il avait envie de publier une encyclopédie du Canada.C'est fait mais il continue de ramasser! Douglas -COCO* Leopold exposera sa collection de kimonos à côté des avatars de Mickey Mouse appartenant a.Monique Miller ï Vous en seriez-vous douté?Rendez-vous voir i la Maison de la Culture Mont-Royal du 23 juin au 21 août.Ouf! JEAN LAPOINTE ATTA0UE LA FRANCE ¦ Avez-vous vu Jean Lapolnte récemment?Je ne sais pas si c'est â force de jouer au golf tous les jours qu'il a si formidablement maigri mais il a une ; taille de guêpe I Cette semaine il- est en vacances.Sa tournée .de spectacles au Québec est ter-' minée et il se prépare à atta- quer la France.D'ailleurs il se cherche un grand appartement à Paris, quelque chose à louer avec au moins deux chambres à coucher.)ean a maintenant un agent parisien, le même Jean Dufour qui s'occupait de Félix Leclerc.Le 10 juin il ira participer au Festival des plaisirs de l'humour au Palais des Festivals de Cannes.Le thème de ce festival cette année est Performances d'acteurs.Le 13 juin il participera à la grande Nuit des Comiques i l'Olympia de Paris et ensuite il devrait donner une vingtaine de spectacles un peu partout en France.Nous le reverrons au Festival Juste pour Rire, d'autant plus que son bon ami Raymond Davos viendra aussi et qu'ils ont plusieurs projets ensemble.Ce dernier reviendra en mai 88 pour faire le T.N.M.et une mini-tournée au Québec.DIAL COCO ¦ Douglas 'Coco* Leopold est décidément partout.Il ne se contente pas de la radio, de la télé, des discothèques et des magazines.Non ! Vous l'entendrez bientôt sur les lignes téléphoniques Dial COCO.C'est un système qui a beaucoup de succès â Pans, Londres et â New York.Il s'agit de lignes d'informations sur la météo, l'horoscope du jour, les choix de sorties ou de restaurants.À compter du 1er juillet Douglas renouvellera quotidiennement ses messages de deux minutes sur le jet set et les activités du jour et de la nuit.Il n'a pas encore de numéro mais CKOl et Banana Communication s'occupent de ça avec Bell Canada.Ce n'est pas tout.Ça n'est jamais tout avec Douglas.11 vient de se lancer dans la crème glacée! Eh oui, on peut trouver ses Crèmes de Coco aux 5 Saisons, la chaîne chère de Steinberg.H en a fait préparer 25 parfums différents! MUR DE NUAGES POUR LE MÂT OLYMPIQUE ¦ Sur l'observatoire du mât olympique vous aurez pratiquement la téte dans les nuages! Un beau contrat pour l'ar-tisane-verrière Michèle Lapolnte.Elle vient de signer avec La-valin l'engagement de réaliser une grande verrière de 6 pi.de hauteur par 15 pi.de longueur et 2 pi.de profondeur pour l'observatoire, au 3e étage du mât du Stade olympique.Ce sera un Mur de nuages avec des personnages qui auront la tête dans les nuages! Michèle travaille fort car elle a peu de temps.Sa murale doit être installée pour le 15 juillet.Le fait d'être pressée ne l'empêche nullement de s'amuser à la tâche.Elle trouve le projet formidable et souligne que Cécile Auger, de Ove Design, qui est responsable de la décoration des trois paliers du mât, est une femme dynamique, ouverte et des plus agréables avec qui travailler.En attendant l'ouverture de l'observatoire vous pouvez voir l'immense murale de verre que Michèle Lapointe vient de créer pour la nouvelle maison de la Culture La Petite Patrie: le théâtre de papier, une oeuvre de 13 pi.de hauteur sur 50 pi de largeur, représentant l'évolution de la connaissance acquise et transmise par le livre.D'AUTRES MURALES ¦ Ce n'est pas triste au nou- \u2014.\u2014 _.în__j_ m j_ veau (Jttviiiun uc ¦ institut uc cardiologie de Montréal, le pavillon Paul-David.Ce pavillon 3ui porte le nom du fondateur e l'Institut, le Dr Paul David, aujourd'hui sénateur de Bedford, est agrémenté d'une grande murale en métal de Teresa deMouraet GytlakH Fauteux assistées par le graveur Carlos Ca-lado, une oeuvre intitulée Ressac et installée dans la salle d'attente.Trois murales en verre de Usa Favrettl égaient par leurs couleurs de soleil et d'océan le hall d'entrée.L'ANNÉE MARIALE ¦ Bizarre: aucune radio du Québec n'a semblé intéressée à couvrir l'événement qui marquera l'ouverture de l'Année mariale : Jam Paul II présidera une heure de prière pour la paix le samedi 6 juin en direct de la basilique Sainte-Marie Majeure à Rome sur les écrans de télé du monde entier.Au Québec la télédiffusion sera assurée de midi à 13 h par le réseau Quatre Saisons.Sur ce bonne semaine.T Daniel Lavole sera la vedette des fêtes qui marqueront le 75e anniversaire de LaSalle.*ok*t naoon.la pksse La semaine de la chanson française Daniel Lavoie en a gros sur le coeur Nuance sera sur cette même scène près du fleuve le mardi 23 juin.On pourra aussi y voir Jano Bergeron le samedi 27 juin.Pour s'y rendre, on emprunte le métro jusqu'à la station Angrigon pour ensuite prendre l'autobus de la ligne 110 centrale qui vous conduit au site même des festivités.Profitant de la présence des journalistes, les organisateurs des célébrations lasalloiscs, qui se poursuivront en spectacles et activités de tous genres (y compris un concert de l'OSM) jusqu'au 20 septembre, ont souligné leur souhait de voir l'Unesco consacrer les rapides de Lachine «patrimoine mondial ».L'itinéraire de Lavoie Daniel Lavoie, la vedette des fêtes, sera précédé sur scène par des artistes qu'il aime bien : le duo Descars, de Québec ; Gaston Mandeville, Jean-Michel Navarre et le groupe Niagara, de France ; Marie Philippe et Luc de La Ro-chelière, lauréat du Festival de la chanson de Granby.Le populaire chanteur amorcera donc à LaSalle une tournée de quelques festivals et il y rodera le spectacle qu'il présentera à Paris, à l'Olympia, en septembre.On pourra d'ici là le voir le 23 juin au Festival franco-ontarien à Ottawa, puis à Baie-Comeau le 25 juin, Matane le lendemain, Chandler le 27.Et en juillet-août il sera à Sherbrooke, Rimouski, aux Iles-de-la-Madeleine, à Québec, Saint-Jean-sur-Richelieu, La Ronde (19 août) et Saint-Eusta-che le 20 août.Entre-temps, sortie d'un nouveau 45 tours en France, présentant un nouveau mixe de ta nuit se lève.Réalisée par le même personnage qui avait si bien fait avec Tension Attention, cette nouvelle version met à contribution d'excellents musiciens.Et le disque anglais?Lavoie a répondu plutôt évasivement, parlant de bonnes réactions.Il faut attendre.Il ne fera pas de promotion aux Etats-Unis.Et il y a surtout les 50000 disques français qu'il vient de vendre.Lavoie craint par ailleurs les mauvaises réactions des Français à son disque anglais, chose pourtant naturelle pour un natif du Manitoba.En pleine forme, large sourire, détendu, verres fumés et vêtements frippés, Daniel Lavoie est venu marquer de sa présence hier, le lancement des spectacles gratuits marquant le 75e anniversaire de LaSalle.L'artiste qui a si bien réussi en France avec la chanson Ils s'aiment, en avait gros sur le coeur quand une journaliste a abordé le sujet de la semaine, La semaine de la chanson française d'ici.«Il y a un paquet de gens qui veulent se donner bonne conscience en organisant des affaires de ce genre, a commenté l'auteur-compositeur-interprète.C'est pas ça qui va vraiment aider la chanson française».«Il faut cesser de se sentir comme des colonisés.En province, il n'y a pas si longtemps, on n'écoutait que ça de la chanson française.Parce qu'on aimait ça », d'ajouter Lavoie.Les artistes, qui comme Daniel Lavoie réussissent à l'étranger, se sentent exploités.Leur succès sert trop souvent à «faire de la publicité pour le Québec».Quant à l'argent investi dans la chanson, Daniel Lavoie rappelle avec amertume que des $5 000 rattachés au prix Québec-Wallonie, il a dû redonner au gouvernement québécois sa quote-part, car le prix était ici imposable à 50 pour cent.On donne donc d'une main pour reprendre de l'autre.C'est ça la rançon de la gloire.Céline Dion.Invité par les organisateurs des célébrations du 75e anniversaire de LaSalle, à ouvrir le bal des spectacles qui seront présentés sur une scène extérieure construite face aux rapides de Lachine, boulevard LaSalle, Daniel Lavoie était la seule vedette au programme, à la conférence de presse d'hier.Martine Saint-Clair devait présenter un spectacle dans le cadre de cet événement, c'est plutôt Céline Dion qu'on pourra voir gratuitement, en spectacle en plein air le mardi 30 juin.Daniel Lavoie sera au rendez-vous le samedi 20 juin.Le groupe CBF: pas une semaine, un mois de chanson française Alors que les radiodiffu-seurs privés pavoisent ces jours-ci avec leur Semaine de la chanson française d'ici, la radio de Radio-Canada soulignait hier que ce n'est pas une semaine qu'elle consacre à la chanson francophone, mais un gros mois.Et qu'en plus, la chanson française est à l'honneur 52 semaines par année à la radio AM de Radio-Canada, puisqu'on y a banni la chanson anglaise il y a maintenant deux ans.«Et toutes ces activités se feront à même les budgets réguliers de Radio-Canada», a précisé le grand patron de la radio Paul-Marie Lapointe hier.On sait que les diffuseurs privés ont reçu $274 500 des gouvernements provincial et fédéral pour leur Semaine.Il ne faut pas oublier toutefois que la radio de Radio-Canada est totalement suvbventionnée par le gouvernement fédéral.Les activités principales sont le concours Notre chanson, où le public est appelé à voter, via des coupons publiés dans La Presse (souhaitons que les auteurs-compositeurs-interprètes ne «paqueteront» pas l'affaire) pour leurs chansons préférées parmi celles qui sont sorties entre septembre et mai derniers.Le concours prendra fin le 24 juin alors que les trois chansons gagnantes seront dévoilées lors d'une émission spéciale d'Entre les deux oreilles.Il y aura également le tirage d'un voyage d'une semaine pour deux à Saint-Malo en septembre prochain pour un des voteurs.Saint-Malo organise un Festival de la Chanson québécoise.Y participeront: Daniel Lavoie, Marie-Claire Séguin, Steven Faulkner et le groupe Les Nerfs, qui a gagné le concours Rock-Envol il y a quelques jours.C'est en juillet que la chanson française brillera de tous Une nouvelle radio MF française à Hull La région de l'Outaouais aura une nouvelle station radiopho-nique francophone MF qui se spécialisera dans la dance music.Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a approuvé hier la demande du réseau Ra-diomutuel qui opère notamment les stations CJMS-AM et CKMF FM à Montréal.La nouvelle station devra jouer une proportion de 55 pour cent de chansons en français.La région de Hull-Ottawa a 756 000 habitants (la quatrième agglomération urbaine en importance au Canada) dont 33 pour cent sont francophones.Elle est desservies par 17 stations de radio, dont quatre (trois privées et Radio-Canada) sont françaises.La nouvelle station s'adressera aux jeunes adultes.Elle se greffera au réseau dance music FM de Radiomutuel qui comprend CKMF à Montréal, CHIQ à Québec, C1MO à Magog et CIMOI à Sherbrooke.Mutuel investira $750 000 dans le projet et consacrera, au cours des cinq prochaines années, $600 000 au développement du talent québécois et canadien.Mutuel jumellera sa nouvelle station FM à sa station AM CJRC.ses feux au réseau de Radio-Canada (690 AM à Montréal).Il y a des festivals dans toute la francophonie ( le nôtre a lieu à Québec) dont les diffuseurs feront des émissions qui seront diffusées des deux côtés de l'Atlantique.Le 25 juillet, une grande émission radiophoni-que en multiplex déterminera notamment, via les votes téléphoniques des auditeurs, la Chanson francophone de l'année.La chanson française sera donc beaucoup entendue à Radio-Canada durant l'été.Notamment à Entre les deux oreilles ( 11 h à midi ) qui sera animé par Jean-François Doré tout l'été, en remplacement de Jacques Boulanger qui sera en vacances.Et tous les soirs, de 19 h à 22 h, à De la chanson française plein les oreilles animé par Raymond Desmarteau.Radio-Canada couvrira également le Festival d'été de Québec et installera ses studios dans un bar de l'hôtel Clarendon.En plus des émissions citées plus haut, c'est de là que proviendra Plaisirs, l'émission du samedi de Pierre Bourgault et Marie-France Bazzo.Plaisirs aura également une édition du dimanche animée par Mme Bazzo.Le Festival de Québec offrira plusieurs grands spectacles du 13 au 16 juillet.Parmi les artistes au programme: Marjolène Morin, Jim Corcoran, Paul Personne, William Scheller, Sar-cloret et Pierre Rapsat.Leurs spectacles seront diffusés dans la francophonie et une semaine plus tard à Radio-Canada.Une des activités les plus inusitées de l'été sera de faire faire un devoir à cinq compositeurs de chez nous, sur un texte dont l'auteur n'est pas encore choisi.Les cinq compositeurs: François Cousineau, Michel Ri-vard, Gerry Boulet, Marie Bernard et Steve Faulkner, à partir du même texte, feront chacun une chanson.Charlebols chantera Juste pour rire eW est Robert Charlebols qui chantera cette année la nouvelle chanson-thème du Festival juste pour rire.Ce sera, nous a-t-on dit, une chanson de fin de party ; un nouveau Charlebois.C'est la troisième chanson-thème commandée par le Festival Juste pour rire.La première, de Serge Fiori, a été lancée il y a deux ans et n'a pas perdu de son punch.Quant à celle de l'an dernier, de Charles Trenet.Fiori s'est associé à cette troisième chanson.En plus d'avoir composé la musique, il est responsable de l'enregistrement.Robert Charlebois, qui signe le texte de cette chanson intitulée TararHça fait penser à une toune de Plume) l'interprète ; on l'entendra très bientôt à la radio.Un risque merveilleux jusqu'à maintenant! Les organisateurs, comédiens, producteurs, tout ce beau monde du Festival de théâtre des Amériques, a pris une journée de répit, hier, pour évaluer les forces en présence, pour sonder l'opinion des gens et pour regarder la suite de l'événement.On a d'abord constaté la très Ïrande satisfaction du public.Ine évaluation-maison a permis de relever que chaque abonné a été emballé par au moins une pièce durent la période de mardi à samedi.Si le pourcentage de fréquentation a baissé de 87 p.cent (qu'il était l'an dernier) à 72 p.cent dans cette première partie du Festival, le poucentage ne signifie pas une diminution du nombre de spectateurs.Cette année, on joue dans un plus grand nombre de salles et dans de plus vastes salles.« Jusqu'à maintenant, les grands succès tant au niveau de la participation du public que des appé-ciations du public et de la critique ont été Turtle Dreams de Meredith Monk et Macunaima présenté par le groupe du Brésil.Balzac et Hamlet Machine Les Québécois ont également très bien réussi, Balzac présenté à guichets fermés et Hamlet Machine qui a beaucoup intrigué la presse étrangère, hier matin.On demandait au metteur en scène, Gilles Maheu, plusieurs explications sur l'utilisation de la vidéo.II a parlé d'un nouveau outil de travail, il a parié d'un moyen pour se rapprocher du jeu des comédiens avec toute la passion du métier qu'on lui connaît.Pas moins de 200 spécialistes de tous les théâtres du monde sont actuellement à Montréal dont un groupe de 20 Français festival de théâtre des Xui participent au Festival des mériques dans le cadre d'un échange France-Québec.Le groupe du théâtre de la Veillée participait également aux rencontres matinales et expliquait comment on avait bâti ce Balzac controversé.Un travail de groupe a-t-on répondu en chechant les idées qui soue-tendent l'oeuvre de l'écrivain, par une lecture exhaustive des romans, biographies, essais et différents écrits de Balzac.Cette semaine, il faudrait surveiller tout particulièrement le théâtre du Nicaragua.Oubliez le théâtre politico-heavy, cet théâtre du Sud en est un de reconduction, de dynamisme et de jeunesse.Ceux qui font la guerre là-bas n'ont pas 20 ans et ceux qui font du théâtre sont, en moyenne, âgés de 23 ans.Si Macunaima a été une surprise, a quoi doit-on s'attendre de Juan Y su Mundon ?Hier soir, première de l'oeuvre québécoise de lean-Mance Del isle, Un oiseau vivant dans la geule.Le texte déjà paru nous incite à voir le traitement qu'aura fait le metteur en scène d'une histoire de relations incestueuses.Rachel's brain qui débute demain, nous fera voir la performance d'une dame d'un certain âge qui a déjà franchi toutes les barrières.Mais qui sait?Un Festival est toujours un risque, merveilleux jusqu'à maintenant! LA PRESSE, MONTREAL.MERCREDI S JUIN 1987 B5 Une vingtaine de vedettes au deuxième Don des étoiles ¦ Le 11 septembre prochain, à la salle Wiifrid-Pelletier de la Place des Arts, une vingtaine de vedettes mondiales du ballet se réuniront pour le deuxième gala Don des étoile*, au bénéfice des enfants auxquels la Fondation canadienne pour l'enseignement et la recherche en ostéopathie (FCE-RO) vient en aide.Davantage exposés aux blessures et aux douleurs, par l'exercice de leur métier, les danseurs connaissent mieux l'ostéopathie, cette branche de la médecine qui a pour objet la mobilité du système musculaire et squelettique.Ils se produiront bénévolement, un seul soir, à l'invitation de la FCE-RO, afin de sensibiliser le public aux besoins des enfants handicapés.On retrouvera, parmi les étoiles qui ont répondu à l'appel, Mariana Tcherkassky, de l'American Ballet, Karen Kain et Frank Augustyn, du National Ballet of Canada, Sylvie Guillem et Ma- nuel Lcgris, de l'Opéra de Paris, Frederic Olivier! et Yannick Ste-phant, du Ballet de Monte Carlo.Andrea Davidson, des Grands Ballets canadiens, et Marie-France Lévesque, qui danse actuelle- ment avec l'American Ballet Theatre de New York, seront également du groupe.Les billets sont disponibles, dés maintenant, à la FCERO, au 5637, av.Stirling, Montréal.rŒ^ç-'\t\t2l\t\t i\t'' He9P xesaaF V\\ ma am J V'¦F\t5v.\t\t Karen Kain et Frank Augustyn, du National Ballet of Canada, dans la production Sphinx, du chorégraphe John McFall.Canadien CIRQUE DU SOLEIL louanteounce ¦».\u2022\u2022\u2022\u2022.: Vieux-Port de Montréal jusqu'au 20 juin Billetl en vente ou» comptoir» TICKEIRON ci o b billeHerte du GRAND CHAPITEAU du Cic- queduSoleJ 845-n 03 CKAC Agrinove ANIMATEUR: Guy _ Crepeau te Fesiivà H* HA / /' COÛT: $6.00 TOUS LES JEUDIS DU 9 AVRIL AU 11 JUIN POUR RÉSERVATIONS: 382-2203 .«* HA HA .HA HA M, 1A H> H* HA H, HA HA HA HA H HA HA Ht HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA .HA HA HA H* HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA «A HA HA HA HA HA HA ' * HA HA Salles disponibles gratuitement pour tous genres de réception avec votre chou de menus préétablis a des pni des plus avantageui.8405, St-Laurent, Montréal Réservations: 382-2203 FESTIVAL de BROCHETTES durant le MOIS de MAI Une nouvelle brochette tous les jeudis, vendredis el samedis.Ï7GSVSSVSI TM SIX-TRACK mIdolby sterêp] h PRESENTATION -[XI | DOLBY STEREO | DORVAL 260 Ave.DORVAL 631-8586 imperial 12:00-2:20-4:45-7:10-9:35 versailles 2-1.avai.1-dorval 1 7:10-9:35 LAVAL CENTRE LAVAL 688-777» En collaboration avec: La Presse &JFM96 laissez-passer VOTRE SOIREE DE TELEVISION CHOIX D'ÉMISSIONS dot \\ flutu CousJneou 19:30 (39 \u2014 Le Grand Échiquier Jacques Chancel reçoit notamment le flûtiste lames Gelway, l'actrice Sabine Azéma, le «nouveau philosophe» Bernard-Henry Levy, le danseur-étoile de la compagnie de Béjart Eric Vu Ann et l'écrivain Paul Cuth.20:00 O \u2014 It was twenty years ago today Il y a 20 ans, l'album des Beatles Sergeant Pepper's Lonely Hearts Club Band révolutionnait la musique populaire.Ce documentaire passionnant évoque l'atmosphère politico-sociale de l'époque, avec des interviews et de la musique, surtout des Beatles.Durée : deux heures.20:00 0J \u2014 Station Soleil Bloquez vos détecteurs de fumée: Joe Bocan y sera.21:00 (D \u2014 tElvIs Madigana Sur le très beau Concerto pour piano no 21 de Mozart, une histoire d'amour fou entre un jeune militaire marié et une artiste de cirque.Ba-.sée sur une histoire vraie: les deux amants sont enterrés dans un petit cimetière danois.m Les Beatles en 1965.\t18 h 30\t19 h 00\t19 h 30\t20 h 00\t20 h 30\t21 h 00\t21 h 30\t22 h 00\t22 h 30 e\tMontréal ce sorf(18h)\tBaMban dei Eipos: les Padres oe San Diego v» les Eipos de Montreal.\t\t\t\t\tFestival jazzMtl\tLe Telejoumal\tLe Point (22h26) (3D\tThe News (18h)\tCBSNm\tHoJlywood Squares\tThe New Mike Hammef\t\tShell Game\t\tThe Equalizer\t QD\tnOO mQiïuy news\tWheel ol Fortune\tM.A.S.H\tHighway to Heaven\t\tNight Court\ta Nothing In Common\tNews Special: Lite in the Fat Lane.\t O\tNewswatch (18h)\tTteTtd Knight Show\tMoEyDodd\tIt Was Twenty Years Ago Today\t\t\t\tThe National\tThe Journal (22h22) \tlÉMM\t\tLe Quebec a la carte\tVil Québec\tLe) Bnllant\tCinema du mercredi \"Amour et cioiogn .\t\t\tTribune \tL'Été show\t\tLe Quebec à la carte\tVa Québec\tLes Bnllant\tCinema du mercredi: \"Amour et biologie\".\t\t\tTribune \tMewslsm (Uh)\tEntertainment Tonight\tPat Peeves\tSpenser: For Hire\t\tWednesday Night Movie: \"Murders in the Rue Morgue\".\t\t\t \tWOnu rwwl lOfHyftl\twew rtf wTjrweu uanw\tThe New Dating Game\tPerl act Strangers\tHead ol the Class\teMacGyver\t\t\u2022Hotel\t \t\t&«s«balt dts Expoi : te« P»dre« de S«n Dîego v» fes Expos dt MontréaL\t\t\t\t\tFestival |izz Mtf\tLeTeletoumal\tLe Point (22h2f) \tL'Etéshow\t\tLe Quebec a la carte\tLes Brillant\tChacun chez toi\tCinéma du mercredi : \"Amour et biologie\".\t\t\tTnUjne 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printemps.\t\t\t\t\t\tBouvard (22h55) \t\t\t\t\t\ti\t\tV\t¦+ ! se* PARFAIT! Une véritable joie ! ieffrev ivons.SNI \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 /Il .'.V.EN VERSION FRANÇAISE wmr &HENDERKW \u2022 WILLIAM Ottt».,.VOS YEUX VOUS DÉÇOIVENT.VOTRE COEUR VOUS GUIDERA JOHN LfTHGOW HARHY AND THf HENDERSONS' MELINUA DILLON DON AMECHE DAVIO SUCHET MARGARET LANGRICK JOSHUA HU00Y-.LAINIE KAZAN m.KEVIN PETER HALI -t.BHUCE BROUGHTON ;\"°r,nS,SRICK BAKER ~-.!WIUIAM UEAR.» WILLIAM E MARTIN.EZRA 0 RAPWPORT + _ M.i.HwiTM \"*\"¦'.RICHAHl) WE «.WILLIAM DEAR **\"\".; WILLIAM DEAR i\u2014\u2022«>»\u2014.\u2014»«.«-c-»», Slatinaru domine la distribution ¦ Visuellement, cette Tosca nous est familière: elle marquait, en octobre 1980, le lancement de l'Opéra de Montréal.Les costumes et, surtout, les décors soulignent l'immense talent du regretté Robert Prévost, qui avait su, avec des moyens limités, suggérer le luxe et l'espace.Sept ans plus tard, ils n'ont rien perdu de leur éclat, au contraire.Quant à la mise en scène de Jean Gascon, enfin débarrassée d'une erreur flagrante au deuxième acte et bénéficiant cette fois d'un assistant metteur en scène, elle est traditionnelle mais toujours aussi efficace.Mais les deux grands points d'interrogation étaient, bien sûr, les deux chanteurs absolument inconnus engagés pour les rôles des deux amants: Maria Slatina- Maria Slatinaru (Tosca) et Ruben Domlnguez (Mario Cavaradossi).ru, soprano roumain, et Ruben Dominguez, ténor vénézuélien.Maria Slatinaru est fort impressionnante.La chanteuse n'est plus très jeune, mais elle donne l'illusion de l'être.La voix est belle et forte, elle reste juste et égale sur toute la tessiture (elle a paru légèrement forcée hier soir à la fin du célèbre air «Vissi d'artc»), et le jeu est conduit, comme la voix, avec une intelligence de tous les instants.M.Dominguez possède une voix d'une puissance inouK En fait, je n'ai jamais entendu, à l'OdM, un ténor chanter aussi fort.Mais la voix elle-même n'est ni particulièrement attrayante, ni subtile, et jeu manque de ce qui distingue l'interprète de Tosca: l'intelligence.On sent le chanteur bien intentionné, mais on le sent aussi mal dirigé.Louis Quilico projette encore une voix robuste, mats son jeu est gros et facile.Le chef de la police romaine est, aussi, un homme de l'aristocratie.Quilico n cle Iwix !?\u2022> 7000 POLICE ACADEMY 4 (Q) 7:15 \u2022 «:1S ODF.ON-LAVAI Centre 2000 Bout 9-Mortirï 687 520' L'ARME FATALE (18 ana) 7:25 - 9:25_ POLICE ACADEMY 4 (G) 7:00 - 9:05 PARIS 806 Sre-Catnenne o 8 '5 1882 CREEPSHOW (14 ans) 1:00 \u2022 3:00 \u2022 6:00 - 7:15 - 0.15 PLACE DU CANADA Vio Chàieâu Chomoloir.Sô^-i&O!) ISHTAR (G) 7:15 - 9:30 PLAZA ALEXIS NIHON Ntvuou Ou Mélro Arwatot 935 4246 PLATOON (14 ans) Dolby Stéréo 1:00 \u2022 4:00 - 7:00 \u2022 9:30 Jeudi: 1:00 - 4:00 - 9:40__ THE GATE (14 ana) 1:15 ¦ 3:15 - 5:15 - 7:16 - 9:20 A CHIPMUNK ADVENTURE (G) 12:45 - 2:30 - 4:15 - 6:15 - 8:00 ST-DENIS 1590 mu SI Denis 84S-3222 L'ARME FATALE (18 ans) Oolby Slereo 12:30 \u2022 2:40 - 4:50 \u2022 7:00 - 9:10 m m BRAS DE FER (G) 1:15 \u2022 3:15 - 6:15 \u2022 7:15 \u2022 9:20 SQUARE DECARIE Décatie sud ae Jecin Talon 341-3190 SECRET OF MY SUCCESS (G) Oolby Slereo 9:30 _ GARDENS OF STONE (G) - 0:00_ A CHIPMUNK ADVENTURE (G) 7:00 ASTRE , St-léonrcrd.9480 lacoronire 377 5001 C> CREEPSHOW 2 (14 ana) 7:00 - 8:45 L'ARME FATALE (18 ans) Dolby Stéréo 7:10 ¦ 9:15_ SECRET OF MY SUCCESS (G) Dolby Slereo 9:20 BRAS DE FER (G) 7:15 - 8:00 MONIRFAL 1584.Ml Royal 5 Papinoou 521 '870 MISSION (G) 12:10 - 2:25 \u2022 4:40 - 7:00 ¦ 9:20 37.2 LE MATIN (14 ans) 12:30 - 2:45 ¦ 5:00 ¦ 7:15 \u2022 9:30 PARADIS 8215 Hochekjga 354-3110 LA FISSURE (14 ans) 7:20 \u2022 9:00_ L'ARME FATALE (18 ans) 7:15 - 9:20_ POLICE ACADEMY 4 (G) 7:20 -9:10 DVST1N HOFFMAN ISADELLE ADIANI I I WARREN nEATTY PLACE DU CANADA.BROSSARO.CARREFOUR LAVAL ICINE-PARCS MAINTENANT OUVERTS TOUS Lit SOIRS CINE PARC ODEON liont-Con (sortie Si-tVuno) 98 ôS6*0ôv PETITE BOUTIQUE DES HORREURS (14 an.) 2a mm: L'AMIE MORTELLE POIICE ACAOEMV 4 (14 ans) 2e film: COBRA CINE PARC tAVAl Aulo **» l'i'jiof.ti*am LbbbW MVir* 'if* ' ' 1 y^sx^eaaMMam éP^Wiëfs y £ mJaWavÊaawaaaTau TXima^am^aa^aaW' aWWW ' 'HaW\t\t v *v-JH \u2022 aBr aarJam\t\t \t\t \t\t \t\t N'arrivant pas é croire tout ce qu'il venait de gagner, M.Réal Larochelle, de St-François-Xavier gardait les yeux rivé» sur les clés de sa nouvelle voiture.Il est Ici en compagnie de Dominique Michel, Sylvain Halle, l'annonceur officiel, et du directeur-gérant du National, Gilles Quilbault meTRo I a VtCl A11 S1 M* rt.rrti'A.Le Permanent toyota Ci SacKtil! 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