La presse, 25 juin 1987, Cahier A
[" La météo Aujourd'hui: Chaud et humide averses ou orages disperses Minimum 16* Maximum 29* Demain: Averses ou orages disperses OETAILS PACE A2 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE LE VIN BLANC MOUSSEUX CrestaBlanca \u2022 MONTRÉAL, JEUDI 25 JUIN 1987 103e ANNÉE N° 241 90 PAGES, 8 CAHIERS Hors de la lone métropolitaine rtr, cent', rm mm< Ailleurs au Quebec 50 cents ¦ Iles de La Madeleine 90 cents Aujourd'hui A8 CHRYSLER La société Chrysler est accusée d'avoir vendu comme neufs au moins 60000 véhicules déjà utilises par certains de ses cadres.Bl BOURASSA Le premier ministre Bourassa prédit que les neuf autres provinces suivront l'exemple du Ouebec et ratifieront l'accord du lac Meech.Ei JACKIE \\ O CLEASON Le comédien Jackie Gleason, qui fit rire des millions de téléspectateurs dans The Honeymooners, succombe au cancer a l'âge de 71 ans.E14 COREE Estimant que le president Chun Doo-hwan a refuse tout compromis, l'opposition renouvelle ses appels aux manifestations de masse.Cl DAIHATSU-BOMBARDIER Bombardier renonce a son projet d association avec la société japonaise Daihatsu en vue de la construction de voitures mini et micro.Sommaire Annonces classées.C5, F1 a F8, G1 a C4 Arts et spectacles informations.E6 à E12 horaires.E13 Bandes dessinées.F5 Bridge.D7 Carrières et pro.D8, D9 Deces.etc.06 Economie.cahier C Etes-vous observateur?.F1 Feuilleton.F3 Horoscope.F2 Le monde.E14, E15.06 «Mot mystère».F6 Quoi faire aujourd'hui G7, 08 Television.E9 Vivre aujourd'hui Alim./Consom.E1 a ES Decoration.D1 a D3 TABLOÏD SPORTS Mots croises.14 Fem fois, /I;\t y*4\t Aie i v\t \t \t \t La fin des Alouettes Norm Kimball Incendie à Québec: quatre morts, deux disparus Presse Canadienne OUÏBEC Six heures après le début de l'incendie qui a ravage une maison de chambres de la rue Sainl-|oseph, a Québec, hier, les pompiers finissaient de fouiller les décombres.Bilan de ce sinistre: quatre morts, un blessé et deux personnes manquent à l'appel.Il faudra attendre les résultats des examens qui vont être faits au tours des prochains jours par des chimistes du laboratoire de police scientifique pour connaître la cause exacte tie l'incendie, mais il semble qu'il ait ete cause par un fumeur negligent.Une seule des quatre victimes avait été identifiée hier soir.Le coroner devait essayer de connaître l'identité des trois autres ce matin.Les pompiers de Quebec, répondant a trois alertes, ont eu à lutter contre un feu qui leur a donne énormément de fil a retordre.Pendant plusieurs heures, on a craint que les flammes ne se propagent au reste du pâte de maisons délimite par les rues Saint-loseph.Dorchester.Notre-Dame des-Anges et laeques-Car-lier.«Notre stratégie a porte fruit», a finalement reconnu vers 17 h le chef des operations Gaétan Boily, constatant qu'on avait réussi a empêcher les flammes de gagner l'ancien cinema Pigalle et l'édifice a bureaux Fezzani.Cette stratégie a consiste tout simplement a «noyer» l'édifice en flammes, l'attaque directe, tant par l'avant que par l'arrière de la maison, s'avérant impossible.Il était environ midi quinze quand les sapeurs ont été appelés au 317 de la rue Saint-loseph est.Arrivant au coin du boulevard Charest et de la rue Dorchester, le capitaine Iules Lemoinc a immédiatement sonné une deuxième alarme en voyant la fumée et les VOIR INCENDIE EN A 2 LIMAV ontréal n'a plus d'équipe professionnelle de football.Norm Kimball, président et actionnaire principal des Alouettes, a annoncé la cessation des activités de l'équipe, hier matin en conférence de presse, expliquant la décision par «le manque d'intérêt de la communauté montréalaise».«À 20h mardi, a dit Kimball, nous avons avisé la Ligue canadienne de football que le Club de football les Alouettes mettait fin a ses opérations à Montréal.» Au Musée des beaux-arts où il participait a un cocktail a l'occasion de la Fête nationale.le maire de Montreal, lean Doré, s'est dit «un peu étonné» de la disparition des Alouettes, « une perte importante pour Montreal si la decision est irrévocable».M.Doré a précisé qu'il avait rencontré M.Kimball la semaine dernière et «qu'en aucune façon», il n'avait «évoqué la possibilité qu'il n'y ait pas de football à Montréal cette année, malgré la lenteur du renouvellement des billets de saison.Au contraire, on m'avait demande de présider le match d'ouverture au Stade».Quant a l'éventualité d'un «sauvetage».M.Doré se donne quelques jours pour rencontrer M.Kimball et les milieux d'affaires montréa- lais.«On n'en est pas la, a dit le maire, mais ce n'est pas exclu.» Robert Bourassa D'autre part, le premier ministre Robert Bourassa a déclaré que c'était « une triste nouvelle pour Montréal, sur le plan sportif, socio-économique et culturel.Nous verrons dans les prochaines heures ce que nous pouvons envisager pour faire face à la situation.»  Ottawa, le ministre du Sport et de la Condition physique.Otto lelinek, a declare que le gouvernement fédéral était prêt à accorder VOIR ALOUETTES EN A 2 SUITE DES INFORMATIONS S 2 a S 6 Marc-André Petit, 10 ans, le clou du défilé à Saint-Hubert.Un Saint-Jean-Baptiste qui a rappelé de vieux souvenirs aux adultes.PHOTO PAUL HENRI TALBOT LA PRESSE Saint-Jean qui?MARTHA CACHON Oui était saint |ean-Baptis-te?L'enfant aux cheveux bouclés est pris au dépourvu.Il veut bien jouer le rôle du petit Saint-lean-Baptiste.mais il ne faudrait pas trop l'embêter avec des questions «difficiles».Visiblement déçues, sa mère et deux autres dames tentent de lui rafraichir la mémoire: « Voyons, rappelle-toi, tu as fait une composition sur lui».C'est d'ailleurs cette composition qui a valu à Marc-André Petit, 10 ans.d'être choisi pour incarner le célèbre personnage, le clou du defile du 24 juin à Suint-Hubert, hier.Il est.pourtant, incapable de s'en souvenir.À tour de rôle, les dames soufflent des réponses.«Saint lean-Baptiste était un prêcheur», finit-il par dire, espérant ainsi clore le bec de la journaliste.\u2014 Il n'y a pas de mouton ?\u2014 Non, seulement des petites filles, explique tout bonnement le vicaire de la paroisse.\u2014 Quoi ?L'abbé Claude Savard est trop préoccupe par l'organisation de la fete pour se rendre compte de l'incongruité de sa réponse.Il n'a sûrement pas voulu remplacer le mouton par des petites filles.Assises sagement au centre du char allégorique, quatre jeunes demoiselles vêtues de blanc attendent le beau Saint-|ean-Baptisle.\u2014 Qu'est-ce que vous représentez?\u2014 le ne le sais pas.dit Annie Lacoste en baissant la téte timidement.Elle se tourne vers sa copine.\u2014 Toi.est-ce que tu le sais?VOIR QUI?EN A 2 SUITE DES INFORMATIONS EN A met A 15 Un médiateur aux Postes ne serait d'aucun secours, dit Mulroney d'après la f'rewe Canadienne Le premier ministre Brian Mulroney a exorté hier les deux parties engagées dans le conflit postal à négocier un règlement, en précisant que les points de vue des négociateurs patronaux et syndicaux étaient encore trop discordants pour qu'un médiateur puisse être d'aucun secours.M.Mulroney approuvait ainsi publiquement la décision du ministre du Travail Pierre Ca-dieux, qui.la veille, avait rejeté la demande de médiation soumise par Postes Canada.«|e pense que le moment est venu pour des gens sensés de prouver qu'ils sont capables de s'entendre pour assurer un service public dans des conditions raisonnables, et quiconque a recours à la violence pour sou- tenir sa cause connait bien mal l'opinion publique canadienne», a déclare le premier ministre a Trois-Rivières, où il se trouvait â l'occasion de la Saint-|ean-Baptiste.Interviewé pour sa part dans sa circonscription d'Oshawa.en Ontario, le chef du Nouveau parti démocratique I il Broadbent a accusé le premier ministre de chercher à prolonger la grève à des fins politiques, et a qualifié de totalement irréfléchie la décision de M.Cadieux.Le ministre avait rappelé que la conciliation n'avait pas réussi à rapprocher les deux parties avant le déclenchement de la grève, de sorte que rien n'indiquait qu'un médiateur pourrait le faire maintenant.Quelques instants après que VOIR POSTES EN A 2 Pas de changement radical dans la nouvelle loi sur les langues MAURICE JANHARD du bureau de La f'rewe OTTAWA eg est aujourd'hui que le gouvernement federal depose à la Chambre des communes son projet de loi sur les langues officielles qui vise à moderniser la loi de I969 passée par Pierre Trudeau.Selon les informations obtenues par La Presse, la nouvelle loi ne contient aucun changement radical susceptible d'effrayer certains éléments de la communauté anglophone, qui se sont souvent montrés inquiets du bilinguisme dans la Fonction publique fédérale.«Le projet de loi est un compromis équilibré entre les deux tendances extrémistes», a déclaré M.François Gérin, le secrétaire parlementaire du ministre de la luslice et députe de Mégantic-Compton-Stanstead.Pour M.Gérin, l'ensemble du caucus conservateur québécois sera satisfait des modifications apportées.Il constate toutefois que certains élus francophones trouveront que la nouvelle loi ne va pas assez loin dans la promotion du fait français au pays, et que certains éléments anglophones estimeront que les changements vont accroître davantage les tensions linguistiques.La nouvelle législation sera déposée ce matin à la Chambre des communes par le ministre de la |usti-ce, Ray Unatyshyn.lîllea été élaborée parce ministère en étroite collaboration avec le Secrétariat d'F.tat (David Crombie) et le Conseil du trésor (Robert Rene de Cot ret).Dans ses grandes lignes, le projet de loi vise à: ¦ créer un organisme consultatif qui sera charge de superviser l'application de la legislation sur les langues officielles; ¦ accroître légèrement les pouvoirs du commissaire aux langues officielles; ¦ permettre aux minorités linguistiques de recourir aux tribunaux pour défendre leurs droits, là où le nombre le justifie; ¦ et à renforcer le droit du public de se faire servir dans sa langue au sein de la Fonction publique fédérale.Dans une entrevue donnée il y a un mois, le ministre David Crombie, responsable de la loi sur les langues officielles, a déclaré que le nouveau conseil consultatif sera formé de citoyens canadiens venant de tous les coins du pays.Ces représentants auront pour mandat, util alors ajouté, «de s'assurer que l'anglais et le français soient considérés comme les deux langues officielles et que les réformes dans les services offerts à la communauté soient faites correctement».' VOIR LANGUES EN A 2 Toutes les 9 minutes, Royal LePage vend une maison quelque part au Canada.5011 ROYAL LeRAGEI-~ CESTBCN DE CDNNATTRE DES CONNAISSEURS A 2* LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 JUIN 1987 4 % * * 4 tU|liafcM Ocuntutitnrnl GARDE-ROBE INCLUANT: 3 tablettes, barre pour suspendre les vêtements, 30\" x 20\" x 77\" h., fini teck seulement.limite 2 par client.BP- Ord.1610$ lababdMIll 1 199*: Unité murale en BOIS 3 pièces.Unité murale en acajou 90\" x 16\" x 76\"h.Unité murale LAQUEE 3 pièces 90\" x 18\" 176\" h.Disponible en noir OU couleur omonde.Unité de 3 pièces disponible en trovertin seulement, 96\"x15\" x77\"h.Aux 4 premiers clients de chaque magasin.\til\t\t\t \tIL\t\t1\t 1\t\t\t\t flJi\t\t\t\t Unité murale 3 pièces incluant portes en verre fumé, éclairage intérieur et tablettes ajustables.Disponible en couleur amande ou hni teck.Unité murale 3 pièces en fini teck ou bli 72\"x 72\" FiRXiLLh l ivraison moyennant supplement Ml uhis o OUVERTURI im.itj,i\\in priMt ip.ih lundi mercredi **.» WJ f> jeudi 9 a 21 .h vendredi 9 .1 ibh SALLE D'EXPOSITION PRINCIPALE 849S boul Duearie Nord de Jean Talon et sud du Métropolitain 340 9400 EST f)64S Sherbrooke esi p-es de Langelier \u2022H'urps r) ouvi'fturt* trtjtnapfei RIVE SUD ?14 boul Taschereau Greenlield Park 671 1700 Meures d ouverture ordinaires coupables, ils sont passibles d'une peine de 20 ans fermes de pénitencier.La requête américaine s'instruit devant le juge lean-Guy Rio-pel, de la Cour supérieure.Allard et Charettc avaient cte appréhendes a l'aéroport international de Mirabel, au cours de l'hiver 1979.alors qu'ils étaient revenus volontairement au Canada après un exil de 10 ans a Cuba.Ils furent aussitôt jugés sous trois chefs d'accusation relatifs à des attentats à la bombe en septembre et octobre 1968, alors qu'ils faisaient partie de la cellule felquiste nommée Pierre-Paul Geoffrion.Allard ecopa d'une sentence de 90 jours tandis que Charette fut condamné a six mois de prison.Ils pensaient bien que leur cauchemar allait se terminer là.Mais en 1984, le gouvernement des États-Unis réclama leur extradition pour le détournement de l'avion de la National Airlines.Le juge Réjean Paul, de la Cour supérieure, rejeta la requête en jugeant que le délai entre cette requête et le retour au Canada des deux hommes était si long qu'il contrevenait a la Charte des droits.La décision fut subsequemment rejetée par la Cour suprême du Canada parce que, selon celle-ci, la Charte canadienne des droits ne s'appliquait pas à des gouvernements étrangers.Ce rejet donna au gouvernement des États-Unis la possibilité de reprendre sa requête en extradition.Les procédures on débuté lundi.Les avocats de la défense.Me Pierre Poupart et Robert Sacchi-telle.se proposent de démolir la preuve «prima facie » présentée par les avocats du gouvernement américain sous forme d'affidavit.Une remorque n'est pas une maison mobile GERMAIN TARDIF ¦ La Cour d'appel a maintenu un jugement, rendu par la Cour supérieure contre la municipalité de Gratham-Ouest, qui, en vertu d'un règlement de zonage, voulait forcer un citoyen a démolir la «résidence-remorque» qu'il avait aménagée sur un terrain zone résidentiel.Le tribunal de première instance avait rejeté, en janvier 1984.une requête en ce sens présentée par la municipalité contre M.Mario Lecavalier.et celle-ci en avait appelé de la decision.La Cour d'appel a confirmé ce jugement.Elle a expliqué que la maison qui a donné lieu au litige est, sans aucun doute, une maison d'habitation mais qu'en l'absence d'une définition dans le règlement municipal, il est difficile de dire que la maison est une «remorque-résidence».De toute façon, il ne s'agit certainement pas d'une «maison mobile», choix de mots «irréfléchi» utilisé par le dessinateur du plan qui semble suggérer que l'expression «maison mobile» est synonyme de l'expression «remorque-résidence».Enfin, la Cour d'appel se demande s'il ne s'agirait pas plus d'une maison préfabriquée que d'une maison mobile, car elle n'a pas été conçue et ne peut-être utilisée comme une remorque ou une roulotte.7.0P9 l mu» Sinict POUR QUE ÇA ROULE Ouvert i< umedt tvmHutt 937*7423 .v.\" l'J.j -.¦\u2022Hï»W 13» rutWre-Dim Ouest Bi boul Samt-f»i IlonjueuJI HW w J,:> 676 66S5 _ Repentigny Blatnvîlle \u2022>lî 'r,r>«MD40r itsG4«'» 474 2777 Cnaieiuguay 691 S030 SniNinigin jouent SIGeerget deBettice 14.U 41 IIM 301 60ul 4(110*0 OirttlC \u2022.'.['» -1 r> 4'1 roule tcnietH S39b43i 7MII10 774 «14 Sheibiooke Saint-Jean-Baptiste.Marc-André Petit, 10 ans, incarnait le célèbre personnage que l'on n'avait pas vu depuis des années.PHOTO PAUL-HENRI 1AL80T.U Preste Ils étaient des centaines, les Montréalais originaires de plus de cent pays différents, à chanter, battre la mesure et danser, au complexe Desjardins, à l'occasion de la Saint Jean-Baptiste.PHOTO ARMAND TROTTIER.u Presse Cartier, Champlain et Lévis à la fête de centaines de nouveaux immigrants Ul Un coin de gazon a r ombre Pas besoin d'une grande organisation pour amuser les tout-petits.Parfois un coin de gazon à l'ombre et des parents attentifs suffisent.La scène se passait hier, jour de la Saint-Jean, à l'île Sainte-Hélène, par une journée exceptionnellement chaude.photo jian-wk utouhnmu.u * ¦ La foule qui remplit habituellement le complexe Desjardins vers midi a eu la surprise, mardi, veille de la Saint |ean-Baptistc, de voir et d'entendre des personnages aussi fabuleux que lacques Cartier, Samuel de Champlain, le marquis de Lévis, Louis-|oseph Papineau et d'autres figures célèbres raconter leur histoire.avec les savoureux accents des pays d'origine des comédiens: Amérique latine, Afghanistan, Iran, Liban, Pologne, Italie, Espagne, Angola, Cambodge etc.Ils étaient près d'une vingtaine à jouer « Si Québec m'était conté » de Patrick Schupp à qui l'on doit également la mise en scène.« Ils ne parlaient pas du tout le français à leur arrivée ici et l'apprennent depuis IS à 20 semaines seulement », rapporte M.Marcel Vaillancourt, directeur de la Formation linguistique au ministère des Communautés culturelles et de l'Immigration.Ils font ces études dans les Centres d'orientation et de formation pour immigrants (COFI), il va sans dire.Quelque I 300 adultes les fréquentent.Les comédiens, choisis dans les COFI Olivar Asselin et Saint-Charles, ont su se mettre dans la peau de leur personnage et s'exprimer dans une langue claire et simple.Antonio, l'un des deux conteurs, venu d'Espagne, évoque le passé: «Tous, à un moment de notre histoire, nous avons vu arriver de hardis navigateurs, des explorateurs sans peur, mais pas sans reproche, qui se sont liés avec des peuples nouveaux pour le meilleur et pour le pire, et qui ont lentement tracé les nouvelles frontières de nos connaissances.» Et Randa, d'origine libanaise, qui lui donne la réplique, rappelle que le Québec a uni des races de tous les coins du monde sous une même bannière, et que cette \\ bannière, c'est la langue française.Tour à tour, en une ou deux phrases, les divers protagonistes refont l'histoire du Québec de 1535 â la Confédération.La fête se poursuit avec un spectacle de chansons et de danses: folklore des différentes régions de la France avec le groupe Advielle que pourra, rythmes haïtiens et africains du groupe de George Rodriguez, danses populaires de France sur l'accordéon musette de Luc Lopez, et pour terminer, Léo Longpre qui fait, lui aussi, danser le monde en passant sans effort de la chanson québécoise aux airs russes et israéliens.«C'est extraordinaire de voir réunis ici des gens appartenant à au moins une centaine d'ethnies différentes », s'exclame M.Vaillancourt.Comme c'est la coutume depuis plusieurs années déjà, la Saint-Jean a aussi été célébrée en chinois rue de Lagauchetlére, mardi soir, devant plusieurs centaines de Ouébécois en majorité d'origine asiatique.photo rené picard, la presse LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 JUIN 1987 \u2022 A 15 LES FESTIVITÉS DE LA SAINT-JEAN PHOTOS DERIS COUIVIUE ET ROBERT ¦AILLOUI, U Pmst Ouelque 85 OOO personnes, surtout des jeunes, ont participe a la grande soirée de la Saint-Jean, qui avait lieu pour la premiere fois dans l'île Notre-Dame.^ Plus de 85 000 Québécois dans l'île Notre-Dame «Vive le Québec! Vive la liberté!», lance Renaud CEORCBE LAMON Un brin de patriotisme.Un repos bien mérité.¦ Plus de 85 OOO Québécois, en grande majorité des jeunes, ont bu.vibré et exulté, à la première fête nationale du Québec à se tenir dans l'Ile Notre-Dame, mardi soir.Il faut avouer qu'ils ont été servis à souhait par le groupe d'artistes venus les amuser, dont l'animateur et comique Serge Turbide.Il y avait là le groupe congolais Baycmi Africa, Paul Piché, l'époustou-flante Marjo, la fougueuse \u2014 qui a terminé le spectacle en descendant parmi la foule \u2014 Edith Butler et le surprenant Renaud.On assistait presque à un mini-sommet de la chanson francophone.C'est pourtant le rocker français Renaud qui, de façon inattendue, est venu satisfaire l'attente et stimuler l'enthousiasme de ces jeunes spectateurs en mal d'expression.Avec son «Vive le Québec! Vive la liberté!» assorti de «Des fois, avec deux phrases on peut en faire une seule.» Paul Piché, lui, avait souligné le fait que la liberté était avant tout une affaire intérieure, personnelle.Pour un moment, on se serait cru revenu à une époque où un certain général avait lancé du balcon de l'hôtel de ville de Montréal le retentissant «Vive le Québec libre!».Il n'en fallait pas davantage pour soulever cette foule déjà exaltée, aidée par la bière, l'alcool et le haschisch dont les effluves flottaient allègrement dans l'air sans vraiment déranger les abstinents.Les fleurdelisés surgissent de cette fourmilière, s'agitent, les cris s'amplifient, les bras se lèvent, c'est presque la frénésie chez ces jeunes qui, pour la grande majorité, n'étaient même pas nés lors de la venue du général De Gaulle.On veut manifester ses réactions comme à une assemblée politique.Mais la politique est la moindre des préoccupations de ces jeunes en mal de fierté, surtout venus pour s'amuser en écoutant et en admirant leurs vedettes populaires.Bien sur, la présidente de la Société Saint-|ean-Baptiste de Montréal, Mme Nicole Boudreau, avait déjà émoustillé cette mer de monde et son appartenance à l'internationaliste francophone en proclamant: «Vive le Québec français, vive le peuple québécois!» Pas d'incidents graves Déjà tôt arrivés, en métro ou en voiture, pour dénicher une place de choix, ils s'étaient installés, sinon cordés, entourés par des tas de papiers, de verres et de cannettes de bière vides, prêts pour les deux heures et vingt minutes de spectacle.Pour la première année dans l'île Notre-Dame, le temps était splendide en cette veille de la Fête nationale.La SS|BM avait installé quelques buvettes et des casse-croûte payants pour ces jeunes insatiables.11 faut dire que bon nombre d'entre eux n'en avaient que faire, ils s'étaient parfaitement munis de l'essentiel en bière et en alcool, même si les quelque 300 policiers de service dans les îles pour cette soirée avaient reçu le mot d'ordre de ne laisser passer aucune boisson alcoolique, surtout des bouteilles.À l'entrée, des agents de sécurité filtraient une première fois l'arrivée de fêtards chargés de «remontants».Dans l'ensemble cependant, le service de police n'a pas eu à déplorer d'incidents sérieux.Un préposé à la sécurité a été atteint à la tête par une bouteille lancée de la foule; non loin de la scène, quelques fêtards trop exhuberants ont dû être sortis manu militari par le service de sécurité.De leur côté, les ambulanciers Saint-|ean ont dû intervenir pour donner les premiers soins à quelques autres, terrassés par l'alcool et le haschisch.La présidente de la SS|BM était particulièrement heureuse de cette affluence, elle qui se serait même contentée de 50 000 personnes.«le suis très contente de cette soirée.On s'est redonné un frisson, a commenté Mme Boudreau, à La Presse, mardi en fin de soirée.)e crois que cette soirée marque un virage; on est en train de propulser d'autres artistes.Il faut également redonner aux gens le sens de la fête.Pour cela, il va falloir qu'il y ait un esprit.» Le groupe congolais Bayeml Africa a su intégrer son rythme à celui de Paul Piché, de I epoustouf lante Marjo, la fougueuse \u2014 qui a terminé le spectacle en descendant parmi la foule \u2014 Edith Butler et le surprenant Renaud.On assistait presque a un mini-sommet de la chanson francophone.Mme Boudreau entend par ailleurs demander a l'AMARC (organisme municipal qui gère les iles) que l'an prochain, le dernier feu d'artifice de l'International Benson & Hedges puisse être tiré le 23 juin pour la Fête nationale des Québécois.Vers 1 h 30 hier matin, une cinquantaine de policiers de la CUM, casqués et matraque en main, avaient entrepris en rangs serrés l'évacuation des derniers retardataires de l'Ile.Il fallait aussi laisser la place aux nettoyeurs qui avaient fort à faire.Un curieux mélange culturel.DBNia LAVOIB ¦ C'était soir de féte mardi, pour les milliers de jeunes Québécois venus entendre un bien curieux mélange culturel dans lequel baignera peut-être le Québec de demain.Mais en ce soir de féte, le Québec n'a pas pour autant oublié ses meilleurs chansonniers.Le spectacle a donc débuté par Mon pays de Gilles Vigneault, interprété par Piché, Marjo et Butler, pour se terminer par Le phoque en Alaska de Michel Rivard, entonné par le choeur des artistes qui a fait vibrer un public jeune et enthousiaste.On a curieusement choisi de passer de Vigneault à des airs africains pour terminer ce spectacle en beauté sur les hymnes à l'amour de Marjo.Tout cela après être passé par les coups de tendresse du Français Renaud et les airs folklorisants de Paul Piché et Edith Butler.Curieux mélange.Spectacle hétéroclite, pour une jeunesse qui n'a pas le même sentiment d'appartenance, mais les mêmes racines que celle des années I9b0, absente de cette fête, présentée sur le circuit Gilles-Villeneuve de l'ile Notre-Dame.C'est Edith Butler qui a vraiment donné le ton.avec son swing coutumier.Avec elle, l'ambiance était vraiment à la féte.Son violonneux, son harmonica, son accordéon et surtout sa chaleur el son sourire ont facilement fait entonner à la foule une chanson comme Ma mère chantait toujours.Elie a su mieux que tout autre embarquer cette foule de jeunes, dont les vedettes préférées étaient visiblement Paul Pi- ché et Marjo.une Marjo débordante d'énergie comme toujours, une Marjo qui m'a fait rêver a une Piaf.Un brin de nationalisme, une touche de folklore et tout ce jeune monde s'est laissé entraîner comme par magie, la magie de la féte, en cette veille de la Saint-jèan.Pour tuer le temps entre les changements d'installations de scène, l'animateur de la soirée, Serge Turbide, s'est bien tiré d'affaire avec ses monologues et imitations assez bien dosés.Beaucoup d'ironie, de franches vérités, pour nous dépeindre tel qu'on est aujourd'hui.Quelques ennuis teheniques.particulièrement lorsque Marjo a fait une première entrée en scene en compagnie de Butler, sont venus gâter la sauce.Après le tandem des filles ( Marjo et Edith ) qui se sont montrées les plus dynamiques de la soirée, la féte s'est poursuivie avec Renaud, tendre à pleurer.Quelques chansons à succès qu'on aimait réentendre: Paquet-teville, /'lâche pas.Illégal, Miss Maggie et l'inoubliable Escalier de Paul Piché, venue rallumer cette petite flamme nationaliste qui nous fait encore parler et chanter français en terre d'Amérique.Celait un peu ça, l'histoire de ce spectacle de féte sans histoire, sans grande envolée oratoire, simple occasion de fraterniser, de se rassembler pour se sentir fort parce qu'on est ensemble à aimer les mêmes artistes, ceux qui font la chanson d'aujourd'hui et n'oublient pas pour autant ceux qui les ont précédés.Marjo et Edith Butler ont donné du «swing» à la soirée.Mais c'est Renaud qui touché la corde sensible des spectateurs en lançant: «Vive le Quebec! Vive la liberté!».Pour un moment, on se serait cru revenu à une époaue où un certain général avait lancé du balcon de l'hôtel de ville de Montréal le retentissant «Vive le Québec libre i- LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 JUIN 1987 Réfugiée au Canada depuis six semaines, elle veut rentrer au Salvador affronter la guerre CILLHM PA0UIN du bureau de La Presse OTTAWA ¦ Se disant victime de harcèlement politique, une réfugiée sal-vadorienne arrivée au Canada depuis seulement six semaines a décidé de rentrer à San Salvador pour faire face à son destin.Dora Angelica Campos Visiblement bouleversée.Dora Angelica Campos a quitte Ottuwa il y a quelques jours en sachant qu'elle risquait d'être coincée entre l'armée et la guérilla auquelle elle a renoncé l'an dernier, « |c me vois dans la nécessité de rentrer.Puisque je ne peux pas demeurer neutre ici.il est préférable que je retourne dans mon pays », a t-elle déclaré à La Presse au cours d'une entrevue en présence d'un fonctionnaire salvado-rien.« |c sais que j'aurai à affronter les conditions propres à un conflit arme, mais au moins je ne serai pas seule, je me retrouverai avec mes amis et ma famille », a t-elle ajouté.Une histoire étrange La jeune femme a demandé l'asile politique auprès de l'ambassade canadienne en Amérique centrale après que ses activités politiques lui curent valu quelques semaines d'emprisonnement en juin I986.Mlle et son mari, Lrnesto, ont milité pendant lOans au sein des Forces armées de la résistance nationale (1 ARN).un des bras du mouvement révolutionnaire sal-vadorien.Ernesto a payé son engagement de sa vie, puisqu'il a été assassiné en 1980 dans des circonstances qui restent â être eclaircies.Aussitôt arrivée a Calgary avec ses deux enfants, au debut de mai, Mme Campos soutient avoir été l'objet de pressions politiques et de menaces de la part de salvado-fiens sympathisants du mouvement de liberation du Salvador.N'en pouvant plus, elle a donc decide de communiquer avec les représentants de son pays ici.Dans une lettre de trois pages rédigée a l'intention de l'ambassade du Salvador à Ottawa, elle explique qu'elle a décidé de rompre avec la guérilla au cours de sa captivité.Au moment de son arrestation, elle était active au sein du Comité des mères et parents des prisonniers, disparus et assassinés politiques du Salvador (COMA-DRES).Dans sa missive à l'ambassade, Mme Campos écrit que son mari, Ernesto |ovel de son nom de guerre, a été « victime de ses propres camarades ».En interview elle a par contre affirmé qu'il était mort « d'un accident attribuablc a l'armée ».Dans une troisième version, elle situe son décès à Managua, au Nicaragua.La version de l'« accident » a etc corroborée à La Presse par des sources diplomatiques à San Salvador ainsi que par un porte-parole de la guerilla.Contradiction Un porte-parole en exil du Front de libération du Salvador à Mexico a pour sa part confirmé hier le fait que Mme Campos et son mari avaient été membres du FARN.Il a cependant nié que.comme elle le soutient, elle ait été chargée d'infiltrer le COMA-DRES, un mouvement de défense des droits de la personne appuyé par l'Église de San Salvador.Selon le Front, le témoignage de Mme Campos contient également certaines contradictions étranges.Ainsi, on comprend mal qu'elle dise avoir été détenue pendant quinze jours puis relâchée sans difficulté, alors que d'autres dirigeants du COMA-DRES ont été arrêtés puis exécutés à la même époque.Sans l'accuser de s'être livrée à la délation pour sauver sa tète, le Front constate qu'elle a échappé à leur sort en dépit du fait qu'elle soit demeurée à San Salvador un an avant d'obtenir son visa pour le Canada.Le Front s'explique mal aussi qu'elle affirme avoir été l'objet de pressions pour aider les organismes révolutionnaires de son pays pendant son séjour à Calgary.Il n'existerait, selon lui, aucun mouvement d'appui à leur cause dans cette ville.Entre sa sortie de prison et son départ du Salvador, Mme Campos a fondé un nouveau groupe « neutre », l'Association pour la défense des droits humains (AS-PRODERH ).« Nous avons alors été accusé de collaborer avec le gouvernement, même avec la CIA », dit-elle.« En réalité nous profitions de l'ouverture démocratique maintenant permise dans notre pays pour alléger les souffrances du peuple », de conclure Mme Campos.On sait que le gouvernement de |osé Napoléon Duartc a entrepris l'an dernier des négociations infructueuses avec la guérilla en plus d'offrir l'amnistie à ses membres.Certains des combattants qui ont déposé les armes pour revenir à la vie civile ont par la suite été assassinés par des groupes d'ex-tréme-droite.« Les ex-guérilleros sont pris entre deux feux, ils demeurent des ennemis pour la droite et perdent la confiance de leurs anciens compagnons.C'est une situation très périlleuse », a dit un conseiller en immigration du Canada en poste dans ce pays.Au ministère de l'Immigration à Ottawa on se dit étonné de ce geste subit.« À ma connaissance les réfugiés politiques ne retournent jamais au Salvador», a dit l'attaché de presse, M.Gerry Maf-frey.V\"' COURS INTENSIF ET f IMMERSION EN ANGLAIS international La session débute le 29 juin.Inscription du 6 au 26 juin.Tests de classement les 25 et 26 juin de9hà12het19hà21 h.Matin: Immersion: Soin 42 heures 84 heures 42 heures 3 semaines 3 semaines 4 semaines 6 niveaux 6 niveaux 6 niveaux 125$ 199$ 140$ Renseignement,: 277\"3323 '^&SSt SIMPSON, UN RENDEZ-VOUS D'AFFAIRES! 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