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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Plus
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1987-06-27, Collections de BAnQ.

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[" LA PRESSE, MONTREAL.SAMEDI 27 JUIN 1987 Plus DOSSIER Les métiers cfe demain Un taux de chômage dans les deux chiffres jusqu'au tournant du siècle.Un monde du travail qui, au mieux, ressemblera fort à celui où l'on vit actuellement.Un univers en perpétuel mouvement où les changements d'emploi, de compagnie ou de méthodes de travail seront la Les perspectives passent du sombre.LILIANNE LACROIX Le marché du travail de l'an 2000 sera de plus en plus compartimente.Quant à la sécurité d'emploi et à la qualité des conditions de travail, la situation actuelle ne fera que se détériorer devant l'ampleur des problèmes sociaux et l'essoufflement de l'État-Providence.Sombre comme portrait ?M.Pierre Lamonde.économiste, chercheur à l'Institut national de la recherche scientifique et co-au-teur de L'Utopie du Plein-Emploi, en convient volontiers.Il y aura les « bons » emplois, permanents et bien payés, ceux de la grosse industrie ou de la fonction publique où les plus chanceux auront trouvé une planque.Pour les autres, la majorité des travailleurs, il restera les emplois précaires, les «jobines» à contrat, a temps partiel, pas payants, sans avantages et sans sécurité.Sans grand espoir non plus de passer un jour dans les rangs des privilégiés, lit puis, en-dessous de tout cela, le travail au noir (garderie, construction résidentielle, etc.) prendra de plus en plus d'importance.Le bénévolat aussi, et le troc, vont prendre plus d'ampleur.Des emplois, pourtant, prévoit M.Lamonde.il y en aura, mais pas nécessairement pour tout le monde et pas nécessairement non plus l'emploi révé.Ces emplois d'avenir, quels sont-ils ?Et qui se-ront ces travailleurs de l'an 2 000?« On songe évidemment à l'informatique, mais il faut comprendre par là une nouvelle forme d'informatique, declare Lamonde.Les Québécois ne produiront pas beaucoup de quincaillerie, mais si nous sommes entreprenants et dynamiques, nous pour- rons prendre une place importante dans le secteur des banques de données, du graphisme, de l'intelligence artificielle.Ça veut donc dire un plafonnement dans la demande d'informaticiens traditionnels, mais des ouvertures pour ces nouveaux spécialistes.» Selon ce chercheur, d'autres secteurs se retrouvent aussi sur la pente ascendante : ¦ la bio-industrie (fabrication d'enzymes pour le secteur agricole, de vaccins.), qui, si elle s'oriente vers la production industrielle, exigera des spécialistes en biologie, chimie, médecine et dans certaines formes de génie ; ¦ le développement du commerce international qui prendra beaucoup, beaucoup d'ampleur.« On est un petit espace économique, il faut donc exporter de plus en plus.Ça sera l'ère des MBA, des économistes, des spécialistes monétaires, des chercheurs, des polyglottes.» ; ¦ le secteur énergétique, particulièrement l'électricité, devrait lui aussi prendre une sérieuse expansion à cause de nos possibilités d'exportation.L extinction pour certains Malheureusement, d'autres secteurs souffriront d'anémie très grave.Dans les pires cas, certains maigriront jusqu'à disparaître totalement.C'est la menace qui pesé sur l'industrie du vêtement, du textile et de la bonneterie.« La seule planche de salut aurait été de s'orienter vers le haut de gamme et l'exportation, poursuit l'économiste Lamonde.Cela aurait coûté des emplois (peut-être 20 000 des 60 000 existant), mais aurait sans doute sauvé le secteur.On a préféré protéger les emplois et concurrencer les pays comme Taiwan sur leur propre terrain, le bas de gamme.C'est une guerre qu'on ne peut pas gagner.Dans 20 ans.à moins de corriger rapidement son tir.cette industrie aura pratiquement disparu.» Cela n'est pas tout.L'industrie de la chaussure est presque étein- .à l'optimisme ce Vous voulez vraiment savoir c est quoi, pour moi, l'avenir ?More of the same, tout simplement ! » Le futur, l'économiste Pierre Fortin, n'y voit rien de très épeu-rant.« La technologie ne crée pas le chômage, elle crée de l'emploi », lance-t-il avec vigueur.Pour lui, donc, pas de transition infiniment douloureuse, pas de véritable perte d'emplois.Sa théorie est simple: en réduisant le personnel, on réduit les coûts de production, et par conséquent le prix pour le consommateur.Celui-ci a alors plus d'argent à dépenser, ce qui devrait créer de nouveaux emplois ailleurs.Fortin admet qu'il y a des secteurs à la baisse : la construction qui s'oriente de plus en plus vers la rénovation, le secteur des appareils électro-ménagers et des meubles, et celui de l'éducation au primaire.« C'est normal, on fait 'moins d'enfants.» Mais d'autres secteurs naissent : le marché de la vieillesse, par exemple.Et Fortin préfère parler de réaménagement des tâches.« Si vous voulez un conseil, dit-il, investissez donc dans une affaire de prothèse* et d'orthèses.» H n'est d'ailleurs pas seul à rappeler que le genre humain a déjà vécu de telles révolutions : « Avant, 60-75 p.cent des travailleurs cultivaient pour nourrir les autres, rappelle Christian Payeur, de la Centrale de l'enseignement A Québec, imm mmmmton ti'UÊtm La dernière session provinciale se résume, en fait, à une seule date : le 30 avril.L'entente du lac Meech et le budget que M.Lévesgue a présenté en catastrophe.Gilbert Brunet fait le point.du Québec (CEQ).Maintenant, cette proportion a été réduite a quelque 5 p.cent.» De 3 000 heures il y a 150 ans.l'année de travail a été réduite de moitié, les femmes ont quitté leur cuisine et envahi le marché du travail.Les emplois de père en fils, c'est une chose du passé.Et la liste des bouleversements passés s'allonge.« Nous vivons mieux qu'avant ».disent les optimistes en assurant qu'il en sera encore de même.Une revolution., bien ordinaire Même s'il a participé avec l'économiste Pierre Lamonde à un premier ouvrage: Quebec 2001, une société refroidie; même s'il admet que le scénario alors peint est en train de se reproduire de façon étonnante, le sociologue Pierre-André lulien, de l'Université du Québec à Trois-Rivières, ne semble pas aussi pessimiste : à son avis, les machines complètent la tâche des travailleurs.Dans un premier temps, elles volent des jobs, mais elles augmentent la productivité et permettent ainsi, en bout de ligne, de créer de nouveaux emplois.Une question de réaménagement, donc ! « Le problème, c'est que le manoeuvre, qui perd son emploi dans la construction, n'occupera probablement pas le poste plus nouveau d'opérateur de grue, pour lequel il n'a peut-être pas les qualifications.règle pour le travailleur moyen.Ceux qui n'ont pas les pieds bien ancrés et la tête solide risquent d'y perdre l'équilibre.Ces visions un peu sombres des économistes, sociologues et autres experts n'ont rien pour nous faire courir avec allégresse vers le 21e siècle comme vers une nouvelle Terre Promise, En se défendant bien de pouvoir prédire « l'imprévisible », quelques experts, certains plutôt pessimistes, d'autres plus optimistes, ont bien voulu réfléchir tout haut avec nous et partager leur vision des emplois de l'an 2000.A première vue, on pourrait croire qu'il s'agit de jouets pour enfants.Il s'agit en fait d'une usine américaine où les humains sont presque invisibles.Les petits chariots sont contrôlés par ordinateurs et transportent des pieces de transmissions d'automobiles a partir des centres ou elles viennent d'être usinées vers l'atelier où elles seront montées.Ce n'est qu'un exemple de ce que sera demain.te.Celle des appareils électriques ménagers tire de la patte car on n'a plus qu'a répondre a la demande de remplacement.La sidérurgie, toujours moribonde, n'a survécu qu'artificiellement, à coups de subventions gouvernementales.L'éclaircie a l'horizon, le co-au leur de L'Utopie du Plein-Emploi l'entrevoit.au loin.« Des nouveaux secteurs sont apparus.L'informatique est à notre époque ce que fut l'industrie automobile il y a 50 ans.Mais ces nouveaux domaines ne sont pas encore assez dynamiques pour remplacer ceux qui disparaissent ou qui stagnent.Ça va venir, évidemment, mais guère avant le tournant du siècle ou plus.Encore des secretaires, des électriciens.Si elle n'entrevoit pas le ciel aussi sombre.Mme Lise Poulin Simon, économiste, est loin de l'optimisme délirant : « Vous savez ce qui est étrange?C'est que dans le fond, il n'y a sans doute pas grand-chose qui va changer.Des secrétaires, des commis, des professeurs, des journalistes, il y en aura encore.C'est la façon de travailler qui sera différente.» lean L'Hérault, directeur des etudes sur l'emploi et les carrières au ministère de l'Education, insiste : « Il y aura toujours des policiers et des concierges.Le plus menacé, c'est l'ouvrier superspécialisé mais peu scolarisé.S'il est chanceux, il conservera peut-être son emploi.Mais il n'aura plus qu'un litre ronflant, son travail se limitant à surveiller des robots.» Certains, parmi les plus pessimistes, prétendent que les machines, après nous avoir enlevé « les jobs de bras ».tentent maintenant de remplacer le cerveau humain : et voilà qu'elles se mettent à penser, à calculer, à élaborer des projets.Si elles ne souffrent pas de cette hantise de l'ordinateur, Mme Poulin Simon et sa consoeur Diane Bellemare, co-auteures de « Le plein-emploi: Pourquoi ?», ne croient pas que tous nos problèmes se régleront avec le temps.« Le plein-emploi, ce n'est pas automatique, assure Diane Belle- mare.Il faut une volonté politique.Loin de faire augmenter le déficit comme le proclament certains, une telle politique protégerait la masse salariale et.par conséquent les sources d'impôt.» Au plus fort la poche C'est loin d'être le cas actuellement.Pour les deux économistes, il est évident que « les emplois précaires (pige, contrat.) se développeront davantage.On voit déjà réapparaiire d'anciennes formes de rémunération (à la commission, à la pièce.).Si ça se poursuit, on s'en va directement vers une société de « au plus fort la poche ! » Le travailleur doit aussi s'adapter à une société changeante : « Le vieillissement de la population et l'arrivée du pouvoir gris ainsi que les chambardements dans la famille amèneront la création de services de support privés, mais subventionnés, explique Mme Poulin-Simon.Dans la construction, on devra se contenter de rénover les vieux logements.D'autre part, tout le domaine de l'environnement va prendre encore plus d'ampleur.Le mouvement vert est maintenant irréversible.» Les robots, classe moyenne de l'avenir Pour Antoine Baby, sociologue et professeur à l'Université Laval.« le problème, ça n'est pas le manque d'emplois.Du travail à faire, il y en a.Mais on ne le fait pas parce que ça n'est pas payant.S'occuper des vieux, des garderies, des enfants maltraités, ça n'est pas considéré comme productif.Ce qu'il faudrait, c'est valoriser ce type d'emploi ».Malheureusement, selon lui, le scénario le plus plausible, est bien différent : « Le chômage va se maintenir et l'emploi se développera surtout dans les secteurs peu informatisés, peu qualifiés et peu rémunérés.En haut, il y aura les penseurs, les privilégiés, la minorité.En bas, il y aura les autres, la masse, qui occupera des emplois de service.Entre les deux, la classe moyenne aura pratiquement disparu, forcée de céder la place aux robots.» « Ceci dit, la revolution post-industrielle ne changera peut-elrc pas tellement de choses.Après tout, seulement 20 p.cent des emplois vont exiger une très grande formation.De façon générale, on s'en va sans dou'e vers de nouvelles formes de travail, du temps partage, par exemple.« Les technologies de pointe ne sont pas les seules coupables.Il y a aussi les changements de comportement.Prenez l'alimentation.Les gens vont dans les hypermarchés pour économiser et dans les petites boutiques pour acheter des spécialités, si bien que le super-marché est en train d'étouffer.» « Ce que les gens trouvent dur.c'est de s'enrichir moins vite.» Cela prendra maintenant 45 ans pour doubler notre pouvoir d'achat, tandis qu'une génération avait suffi a nous rendre quatre fois plus riches que nos parents.Encore les femmes.Loin de prévoir un taux de chômage catastrophique pour le tournant du siècle, Pierre Béland, économiste au ministère de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu, parait plutôt optimiste : « Dès I993, ça devrait plutôt osciller autour de 8,2 p.cent.» Co-auteur d'une étude sur les perspectives professionnelles au Québec jusqu'en 1993, il admet que le monde de l'emploi va changer quelque peu : ainsi, les travailleurs non-qualifiés devront se préparer à changer d'emploi fréquemment.« Le secteur tertiaire, qui offre présentement les deux-tiers de l'emploi, grossira encore, surtout en ce qui concerne les services commerciaux.Mais la croissance gouvernementale, surtout dans le domaine social et de l'enseignement, ça, c'est fini.« Dans le fond, ce qui va être le plus visible, c'est le taux de participation féminine.Les femmes continuent d'entrer sur le marché, alors que ce sont des hommes surtout qui prennent leur retraite.Bientôt, on va atteindre les 50-50.» L'ordinateur qui vient manger « toutes les jobs humaines », Béland n'y croit pas non plus : « La machine a augmenté la production, réduit les coûts, mais elle a ses limites.Ça ne pense pas fort, fort, l'ordinateur, ça n'est pas intuitif.» Quels sont les emplois d'avenir, selon lui ?L'administration, du moins jusqu'en 1993, le génie (sauf le génie civil), la vente (surtout les magusins spécialisés, boutiques et franchises), le secteur des services (barmen particulièrement, garçons de table et serveuses, mais aussi femmes de chambre, concierges, hommes ou femmes d'entretien, etc.) Suite de notre dossier en B 4 En plus de mater le robot au travail, il faudra dans quelques années le mater à la maison.Le ministre de la justice de la France, Albin Chalandon, est au nombre des victimes de la faillite frauduleuse de la Maison Chau-mei.Fait bizarre, il s'est abstenu de porter plainte.B5 Des guérilleros mal armés, et parfois bien jeunes, tiennent téte à une armée bien équipée, et occupent même des territoires considérables.La population, elle, I se sent bien coincée.B6 Paul Desmarais Roger D.Landry Michel Roy Claude Gravel Jean-Guy Dubuc president du conseil president éditeur éditeur adioint directeur de l'information editonahste en chef ! dJttfninistration Éditorial L'Accord ratifié Ainsi que l'avait voulu à juste titre M.Bourassa, le Quebec a donc ete la première province à ratifier l'Accord constitutionnel, moins de trois semaines après son adoption par les onze premiers ministres.Le Premier ministre et son gouvernement poursuivaient de la sorte deux objectifs: ¦ reconnaître sans délai que le Quebec, fidèle a la parole don-Jiee, acceptait l'Entente puisqu'elle respecte les cinq conditions .qu il avait mises a son retour au sein de la famille constitutionnelle; .¦ signifier d'autre part aux autres gouvernements et parlements du pays, a l'ensemble du peuple canadien, que cet Accord du 3 juin marquera une victoire déterminante dans l'histoire du Quebec et de la Federation pourvu qu'il soit accepte et vote dans sa forme actuelle.C est dire que toute revision a la baisse, tout changement propre a altérer la nature et la portée du contrat intervenu entre les premiers ministres seraient irrecevables au Québec.Tel est donc le sens qu'il convient d'attacher à l'empressement inattendu avec lequel M.Bourassa a invité l'Assemblée nationale a voter le texte.Il s'en explique dans l'interview accordée ce matin a La Presse, il fait confiance aux autres premiers ministres et prévoit que d'ici huit a dix mois, non pas dans trois ans, comme ils en auraient la faculté, les autres parlements auront ratifié l'entente.¦ À La Presse, M.Bourassa confie aujourd'hui que, sans mettre en doute la parole de ses homologues, il se méfie sérieusement de ceux qui, ayant exprimé leur opposition, évoquent sans cesse la possibilité d'amender le texte de l'entente.M.Bourassa est formel: il n'en est pas question.Tous les Québécois appuieront sur ce point leur premier ministre.Mais, tout en partageant son espoir et sa confiance, on peut s interroger sur la consultation populaire que s'apprêtent a engager des commissions parlementaires à Ottawa et dans certaines provinces.En théorie du moins, cet exercice risque de déboucher sur des modifications dont les Chambres seraient saisies.Le cas échéant, il incomberait aux signataires de l'Accord du 5 juin d'imposer la volonté de leurs gouvernements et d'exiger la ratification du document dans la forme où celui-ci a été approuvé.C est en tout cas l'engagement qu'a pris M.Mulroney en qualifiant d « immuable » l'entente passée au debut de juin.Le recours a toutes les étapes du processus démocratique \u2014 sans exclure au besoin le référendum \u2014 que recommandent les adversaires de I Accord, souverainistes au Quebec et partisans de la centralisation au Canada anglais, n'était pas reclamé avec la même insistance en 1981 et en 1982.Puisque le Canada et le Québec corrigent en 1987 une erreur commise à rencontre du Quebec .en 1982, pourquoi faudrait-il appliquer de nouvelles règles a l'étape de la reparation?A cet égard, en tout cas, le Quebec d'aujourd'hui n'a pas de leçon de démocratie a recevoir: une commission parlementaire a étudie sous les cameras de la tele, avec le concours des spécialistes de la constitution, toutes les modalités de l'Entente du Lac Meech, puis l'Assemblée nationale a débattu l'Accord du 3 juin durant une trentaine d'heures.Et l'ensemble des médias a consacre a ce dossier, depuis quelques mois en particulier, un temps et une place considerables.Le sujet, faut-il le rappeler a nos plus beaux esprits, n'est pas non plus de ceux qui passionnent un peuple lorsque celui-ci vit en régime de liberté et de droit, comme en fait foi notre sondage de ce jour révélant que M.Bourassa, pour 53 p.cent des Québécois, a bien fait de signer I Accord du 3 juin, contre 18 p.cent qui croient qu il a mai fait, et 29 p.cent qui ne repondent pas parce qu'ils ne connaissent pas la question.Les 18 deputes du Parti québécois, s'ils avaient seulement respecte leur propre engagement en faveur de l'«affirmation nationale , auraient ratifie cet Accord constitutionnel.Ils ont plutôt obéi a leur credo originel.Michel ROV La grève, un droit?La decision de la Société canadienne des postes de recourir a des briseurs de grève pour maintenir un service considéré comme essentiel relance tout le débat de l'exercice du droit de grève dans les secteurs publics.Ce débat, pour aboutir à quelque chose de concret, doit déboucher sur la recherche de mécanismes adéquats en remplacement de l'exercice du droit de grève.Si I on n'écoutait que l'opinion publique, la solution serait claire: tout arrêt de travail serait interdit dans tout secteur public.L'émotivité est cependant mauvaise conseillère.Même en démocratie, un gouvernement ne doit pas toujours se laisser dicter ses décisions par la volonté populaire.Sans compter que la suppression du droit de grève est encore perçue comme une atteinte aux droits démocratiques.Maigre tout, un certain consensus a fini par s'établir pour interdire la grève dans des secteurs aussi névralgiques que la police, le service des incendies ou l'armée.Les événements malheureux du - weekend rouge» à Montréal ou les émeutes meurtrières de l'automne 1969, lors du débrayage des policiers, démontrent qu'il ne suffit pas d'interdire l'exercice du droit pour empêcher la grève.Mais l'interdiction légale de tel ou tel geste démontre une opposition de la société et de ses gouvernements à son exercice.Et elle permet au système pénal de sévir en cas de désobéissance.On |'a vu lors des dernières négociations du secteur hospitalier: les sanctions qui auraient été imposées en cas de débrayage illégal étaient si sévères qu'aucun syndicat n'a osé violer la loi.Cette dernière attitude a au moins le mérite d'être claire: elle interdit l'exercice du droit de grève.Il aurait été préférable que dans le cas du conflit postai; le gouvernement Mulroney agisse de même.Si, tel que l'a décrété un rapport d'un comité des Communes, le service postal est jugé essentiel, il faudrait, comme il le recommande, interdire l'usage de la grève aux Postes.Quitte à prévoir cles sanctions en cas de débrayage illégal.Actuellement, on menage la chèvre et le chou: la grève est permise, mais son effet annulé par des briseurs de grève.Le Comité provincial des malades a maintes fois supplié, à Québec, les divers gouvernements de profiter des accalmies entre les négociations pour mettre en place un mécanisme qui permettrait de remplacer la grève dans les secteurs publics.Rien n'a été fait jusqu'ici.: Bien sûr, la recherche de tels mécanismes n'est pas facile.Le comité des Communes qui a étudié la question des Postes suggère l'arbitrage avec sentence obligatoire.Le Comité provincial des malades penche plutôt vers le système dit «d'offre finale».D'autres mécanismes existent sans doute, encore faut-il les chercher.:.Toute la mécanique actuelle des relations de travail repose sur \u2022 les droits des parties».Depuis peu, toutefois, non seulement au Canada mais aux États-Unis et en Europe, la notion de «droits des Usagers», primant ceux des parties, se développe.Un jour viendra ou elle triomphera.Plerr» VENNAT z./ y T OA.Da .feSfaS, CBST *4S LA Coo&SE Aux 4£HZS MU&MQïfi&S NOOS AoOûUS AuTAfJT t>£ 8&#& Tooê tes QA^&Am fruèOfijjr.HAv&f* ! 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