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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1987-07-07, Collections de BAnQ.

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[" Informations nationales LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 7 JUILLET 1987 Le Canada propose une sélection des boat-people Ottawa impose le visa aux Brésiliens Les tarifs sur le vin irritent les Américains Presse Canadienne WASIIISC.ION Reuler BANGKOK Le Canada a propose hier de renvoyer dans leur pays les boat-people qui quittent le Vietnam pour des raisons économiques et non politiques.Cette proposition fait partie d'un plan d'ensemble de sélection plus severe des réfugies par les pays occidentaux, pour tenter de réduire le flot des hoat-pcople, selon |ohn Baker, conseiller pour les affaires canadiennes à l'ambassade du Canada a Bangkok.Le Canada, qui a accueilli de nombreux réfugies vietnamiens depuis 1975.a soumis le mois dernier ce projet a des responsables occidentaux et asiatiques à l'occasion de la conférence des ministres des Affaires étrangères de l'ASEAN (Association des Nations du Sud-Est asiatique ) à Singapour.Selon Baker, il apparait, lors d'après CP OTTAWA Le gouvernement va s'efforcer, cette semaine, de conclure avec le Sénat un accord par lequel ce dernier s'engagerait à ratifier enfin trois projets de loi bloqués depuis plusieurs semaines u la Cbambrc haute.Le vice-premier ministre Don Mazankowski a precise hier qu'en vertu de l'entente envisagée, le Sénat achèverait l'étude des trois projets de loi dans un de-lai convenu, probablement d'ici a la fin du mois.Deux des projets de loi visent a déréglementer l'industrie du transport, tandis que le troisièmeaccroilrait la protection des brevets au sein de l'industrie pharmaceutique.M.Mazankowski s'est refuse n préciser ce qu'il pourrait faire si l'entente en question n'était pas conclue d'ici vendredi, mais le sénateur Lowell Murray, leader du gouvernement à la Chambre haute, a affirme que si le ministre ne pouvait s'entendre avec le Sénat, dominé par les libéraux, il se proposait de demander au president des Communes de rappeler les deputes pour exercer les pressions nécessaires sur le Sénat.Durant la fin de semaine.M.lohn Fraser a rejeté une premiere requête en ce sens, en faisant valoir que les deux parties devraient des interrogatoires des réfugiés, que moins de 20 p.cent d'entre eux fuient le Vietnam parce qu'ils sont persécutés pour des raisons politiques, sociales ou ethniques.La plupart ont des motivations économiques, a-t-il affirmé.L'Australie et un certain nombre de pays européens ont accueilli favorablement ce plan, mais les États-Unis, qui ont recueilli le plus grand nombre de réfugies depuis la prise du pouvoir par les communistes en 1975 au Vietnam, semblent réticents, a dit Baker.La Thaïlande et la Malaisie, ou les arrivées de boat-people ont considérablement augmente cette année, ont menacé de leur refuser l'asile provisoire, reprochant aux Occidentaux de ne pas leur accorder suffisamment de visas.Environ un milion de Vietnamiens ont fui leur pays depuis I975 et la plupart d'entre eux ont trouve asile aux États-Unis, au Canada, en Europe et en Australie.d'abord s'efforcer de résoudre leur dispute.Les sénateurs libéraux ont déjà refuse d'approuver ces projets de loi pour la troisième semaine de juillet, mais M.Mazankowski a émis l'espoir qu'ils reviendraient sur cette decision.Le gouvernement desire que les bills soient adoptes avant le retour des députes de leurs vacances d'été, le 14 septembre.Le sénateur Murray a laisse entendre qu'il allait s'efforcer d'organiser une rencontre des ministres de la Consommation.Harvie Andre et des Transports, lohn Crosbie.avec les membres des comités sénatoriaux charges d'étudier les trois projets de loi.« Les ministres devront tenter de persuader les comités d'accélérer leurs travaux », a-t-il dit.Les Communes pourraient demander formellement au Sénat d'achever son etude à une certaine date, mais elles n'auraient pas le pouvoir de l'y obliger.« Un rappel des Communes ne m'inquiéterait aucunement », a fait remarquer le sénateur Norbert ThériaulL, membre du comité qui étudie le bill sur les produits pharmaceutiques.« Au con-traire, cela m'inciterait probablement a procéder encore plus lentement: je n'ai pas l'intention de me laisser dicter ma conduite ».a-t-il ajouté.Prcist Canadienne OTTAWA Les Brésiliens doivent maintenant être munis d'un visa pour voyager au Canada.C'est ce qu'a fait savoir hier le ministre de l'Immigration, M.Benoit Bouchard, qui a ajoute que la mesure avait été prise avec beaucoup de relicence.« Il nous fallait, a explique M.Bouchard, mettre un frein aux abus contre notre programme d'immigration».Un adjoint du ministre.M.Gerry Maffre.a souligne qu'un grand nombre de Brésiliens reclamaient le statut de réfugies politiques, en se disant persécutes a cause de leurs convictions religieuses (en tant que Té- Benoit Bouchard moins de Ichovah ) ou de leurs idées politiques.Une enquête a été faite, a note M.Maffre, et les prétentions se sont avères fausses dans presque tous les cas.Près de I 500 immigrants illégaux sont arrives du Brésil de- puis janvier dernier, a declare M.Maffre.Leur nombre a particulièrement augmenté au cours des deux derniers mois.Le Brésil a immédiatement riposte en imposant a son tour des visas aux citoyens canadiens qui vont dans ce pays.Ces visas peuvent être obtenus a l'ambassade brésilienne a Ottawa ou aux consulats brésiliens île Toronto, Montreal et Van couver.L'an dernier.3 bOO Portugais ont invoque la persecution religieuse dans leur demande de statut de réfugie.Les enquêtes ont révèle qu'il n'en était pas ainsi.L'exigence d'un visa a réussi a freiner les demandes des Portugais.On espère qu'il en sera île même pour les Brésiliens Une quinzaine de sénateurs ont écrit au président Ronald Reagan, hier, pour qu'il exige du Canada l'abolition de ses barrières tarifaires sur les importations de vins américains, à l'occasion des négociations sur le libre-échange.Les restrictions canadiennes, ont precise les sénateurs, coûtent aux exportateurs américains quelque $b.7 millions US par année De plus, ont-ils signale, les vins américains sont généralement vendus dans des succursales des regies provinciales des alcools, au Canada, tandis que les vins canadiens bénéficient d'une meilleure distribution dans les épiceries.Les sénateurs ont note, enfin, que la province de l'Ontario n'a autorise la vente que de quatre vins américains dans cette province l'an prochain.Pour les sénateurs américains, il s'agit d'un cas de «protectionnisme flagrant», qui viole les accords de lokyodc 1979.La lettre au president Reagan est signée par le sénateur républicain Pete Wilson, de la Californie, et de collègues provenant d'Etats producteurs de vin.La we privée malmenée l'an dernier Presse Canadienne OTTAWA LW année qui vient de s'ecou-ler a été marquee a la fois par d'importants progrès et des incidents désastreux au plan de la protection de la vie privée des Canadiens, note le commissaire a la protection privée, clans son rapport annuel.Le document, déposé aux Communes juste avant le depart des parlementaires en vacances, a été rendu public hier.Faisant le bilan de l'année, M Grace évoque l'incident au cours duquel des microfiches contenant de l'information sur 1b millions de contribuables ont disparu d'un bureau de Revenu Canada, à Toronto, en novembre dernier.Les dossiers devaient finalement être récupères et des accusa lions de vol portées contre un emploie du ministère, mais M.Grace a quand même comparé cette affaire au «Tchernobyl des calas trophes en matière de protection de la vie privée».Parmi les autres episodes de même nature.M.Grace a rappelé comment deux boites de formulaires du recensement, completes, sont tombées d'un camion a Winnipeg; des dossiers de liberation conditionnelles de neuf détenus fédéraux ont ete volés dans une voiture garée a Montréal; des dossiers personnels du ministère de l'Expansion industrielle régionale ont été découverts éparpilles en pleine rue à Ottawa, etc.M.Grace trouve quand même matière à réjouissance dans le fait que de tels incidents, qui seraient auparavant passes inaperçus, suscitent maintenant l'indignation publique et entraînent l'application de correctifs immédiats.Son rapport, portant sur l'exercice fiscal 1986-87 qui s'est termine en mars, conclut que les ministères et autres agences fédérales ont finalement appris à vivre avec la loi sur la protection de la vie privée, qui est entrée en vigueur il y a deja trois ans.Le gouvernement tentera de s'entendre avec le Sénat.La lenteur que met le Sénat a étudier le projet de loi C-22 risque de compromettre d'importants investissements, a prétendu la présidente de I Association canadienne de l industrie du medicament, Mme Judy Erola, devant la presse.iaserphotopc .coincé entre l'industrie pharmaceutique et les consommateurs CILLES POOUIH du bureau de la Prcsit OllAWA Le tranquille Senai s'est retrouve pris entre deux feux hier alors que l'industrie pharmaceutique le pressait d'adopter sans délai le projet de loi C-22 sur les brevets pendant que l'Association des consommateurs faisait le contraire.La lenteur du Sénat met la santé publique en péril et risque de compromettre d'importants investissements a prétendu la présidente de l'Association canadienne de l'industrie du médicament.Mme |udy Erola devant la presse.« Nous croyons que le Sénat a le pouv oir politique et l'obligation morale de modifier ce projet dans l'intérêt des citoyens» a dit pour sa part le porte parole de l'Association des consommateurs du Canada.M.Robert Best.Un comité special du Sénat, a majorité libérale, étudie le nouveau projet de loi sur les brevets pharmaceutiques depuis avril dernier.Il a déjà entendu des témoins dans différentes provinces et se reunit encore ce matin a Ottawa.Le leader conservateur a la Chambre des communes, M.Don Mazankowski, à de son coté reproche vendredi aux sénateurs de faire trainer les choses en longueur pour des raisons de stratégie politique.Selon Mme Erola, il n'y a aucune raison de poursuivre les discussions du Sénat sur cette question.La Chambre des communes a déjà débattu de ce projet durant 87 heures, adopté 21 amendements et vote en dernière lecture en mars.L'industrie pharmaceutique canadienne soutient que 17 entreprises n'attendent que l'adoption de la loi au Sénat pour entreprendre des investissements dans leurs centres de recherches.A titre d'exemple, le président de Merck Frosst Canada Inc., lohn Zabriskie.a rappelé que sa firme injecterait $120 millions a Kirkland aussitôt que le gouvernement fédéral lui accorderait la protection de brevet prévue par la loi C-22.Pour lui et ses collègues, la loi actuelle sur le brevet permet aux fabricants de produits génériques de profiter de leurs de-couvertes sans en payer le prix et sans investir dans la recherche.D'après le president de Rhone-Poulenc Pharma Inc., Pierre Lapalmc.la nouvelle loi donnera aux firmes comme la sienne les moyens de faire plus de recherche de concert avec les universités et les hôpitaux.Les consommateurs L'Association des consommateurs n'est pas d'accord avec les représentants de cette industrie «fortement dominée par les multinationales» note M.Best.A son avis le projet doit cire modifie pour obliger les entreprises à investir dans la recherche plus qu'elles ne l'ont fail dans le passe.«C'est une industrie très rentable.Nous n'avons pas raison de lui faire confiance puisqu'elle n'a pas effectue davantage de recherches au Canada a l'époque ou la loi lui donnait des exclusivités pendant encore plus longtemps» ajoute M.Best.La loi C-22 prévoit la mise sur pied d'un organisme de contrôle de l'industrie pharmaceutique, mais il faudra dix ans avant que nous sachions si ses pouvoirs sont suffisants dit-il.D'ailleurs, cette prerogative relève des provinces et pourrait éventuellement faire l'objet de contestations devant les tribunaux qui retarderaient encore l'échéance dit M.Best.Un porte-parole du leader liberal au Sénat, Allen MacEachen, a indiqué que le comité voulait précisément recueillir l'opinion d'experts sur cet organisme de contrôle.«Nous craignons que ses pouvoirs ne puissent proléger les usagers contre des hausses de prix excessives et garantir la recherche au Canada», a-t-il dit.Pour l'Association, le gouvernement doit faire passer l'intérêt des citoyens avant la voracité des multinationales de l'industrie pharmaceutique.Au Burundi, 40 ministres francophones préparent le Sommet de Québec MONIQUE VILLA de l'agence hrgnee-Presse_ PARIS Bujumbura, capitale du Burundi, sera également a compter d'aujourd'hui, et jusqu'à jeudi, celle de la francophonie, avec la réunion de quarante ministres des Affaires étrangères ou de l'Éducation «ayant en commun l'usage du français», qui prépareront le Sommet des chefs d'État ou de gouvernement de Québec, prévu en septembre prochain.Un an et demi après le premier Somme\" de Paris qui avait lancé le mouvement, l'enjeu n'est pas seulement culturel: résister a l'anglais, premiere langue de communication dans le monde.Il est aussi économique et politique.La «méthode francophone» a pris forme, favorisant la coopération multilatérale entre pays nantis du Nord et ceux en développement du Sud.Mais cette démarche n'est pas toujours évidente, les administrations centrales continuant souvent à préférer l'aide bilatérale, qui permet un droit de regard plus efficace du donateur sur le receveur.À l'ordre du jour des ministres, un volet politique et un volet économique, réunis dans un document de synthèse de plus de 200 pages.Côté politique, les organisateurs du Sommet de Québec veulent que puissent y être abordées les questions les plus délicates, comme celles du Liban, du Tchad ou de la dette des pays pauvres.Dans le but déclaré de faire des sommets francophones un nouveau forum internationnal.Les ministres étudieront donc les sujets qui seront discutés à huis clos à Quebec début septembre: le Moyen-Orient et plus particulièrement le Liban, aborde sous l'angle pragmatique d'une «caisse autonome de reconstruc- î & tion des institutions éducatives et culturelles», comme l'a demandé le président Amine Gemayel.Même démarche pour le Tchad.Sont également en projet une déclaration sur l'Afrique Australe et sur la dette du tiers monde.La difficulté étant de trouver un dénominateur commun a 40 pays aux régimes politiques aussi différents que ceux de Madagascar, d'Haïti, du Vietnam, de la Belgique ou du Canada.Les ministres, représentant quelque 200 millions de francopr.es répartis sur les cinq continents, eiuuierout aussi une esquisse de «Déclaration de solidarité francophone».Elle devrait «formuler un certain nombre d'objectifs à partir de preoccupations, identifiées, dont jugeront les chefs d'État», selon l'ambassadeur du Canada a Paris, M.Lucien Bouchard, organisateur du sommet de Québec.Cote économique, les dossiers sont nombreux, mis au point par les cinq f grands reseaux crées en février 1986: agriculture, énergie, culture et communications, espace scientifique et développement technologique, industries de la langue.Les ministres dresseront un premier bilan de ce qui a été réalisé et mettront au point les propositions qui seront soumises aux chefs d'État pour les deux prochaines années.Avec une obsession: ne décider des programmes que lorsque le financement en est assuré.Et arriver à mettre au point plusieurs programmes touchant tous les francophones, notamment dans le domaine de la formation.L'ambassadeur lacques Leprette, président du Comité du Suivi, donne un exemple réussi: la scolarisation des enfants africains à New York et à Washington.Un fonds multilatéral présidé par un Zaïrois distribue des bourses à partir de fonds fournis notamment par la France et le Canada.Paris y a mis 2 millions de F (environ $330 000).Otta- wa $100 000 et la contribution pourrait être multipliée par quatre pour l'étendre à d'autres lycées français dans le monde.Autre dossier a l'ordre du jour: la reforme de l'Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), appellee à devenir le secrétariat permanent de la francophonie.30 p.cent de son budget, soit quelque $2 millions, est déjà affecté a la réalisation des projets francophones et elle pourrait encore augmenter sa participation.Le Canada est prêt a doubler sa contribution a l'Agence, si ses partenaires en font autant.La France contribue à 41 p.cent du budget, le Canada à 32 p.cent, la Belgique à 12 p.cent et le Quebec a 3 p.cent.Mme I mette Michaux-Chevry, secrétaire d'État à la francophonie, dirigera la délégation française de neuf membres, les autres delegations étant généralement dirigées par les ministres des Affaire* étrangères, comme Mme Monique Landry pour le Canada Paul Desmarais Roger D.Landry Michel Roy Claude Gravel Jean-Guy Dubuc president du conseil president éditeur éditeur adjoint directeur de I information éditorialiste «n chef d administration Éditorial Efficacité aux Postes Le calme est revenu aux Postes.La grève des facteurs a pris fin, mais les problèmes ne sont pas tous résolus pour autant : le système postal canadien doit toujours relever le défi de l'efficacité et de la rentabilité.Il y a certes lieu de se réjouir que la médiation de M.Bill Kelly ait porté fruit.En relativement peu de temps, cet expert, qui avait déjà réglé trois autres conflits aux Postes ces dernières années, a réussi à provoquer un accord.Encore une fois, ce sont surtout les faibles, ceux qui vivent de prestations d'assurance-chômage ou de l'aide sociale, qui ont le plus souffert du conflit postal.L'immense majorité des citoyens a été peu touchée, en partie parce que les facteurs n'ont fait que des grèves tournantes, en partie parce que les Postes avaient embauché des briseurs de grève qui ont effectue une partie du travail des grévistes.Mais également, avouons-le, parce que le service postal mécontente a peu près tout le monde même en temps normal.Car il ne faut pas se leurrer : la Société des postes doit absolument augmenter son efficacité si elle veut devenir concurrentielle, ravir le marché aux messageries privées qui se multiplient et satisfaire le public canadien qui fait, depuis des années, les frais de ses déficits accumulés.Le commissaire-conciliateur dans les négociations des facteurs, M.Kenneth P.Swan, l'avait clairement fait entendre dans son rapport aux parties : « Le règlement du conflit, disait-il, nécessite que l'union renonce à une partie de ce qu'elle a obtenu au cours de négociations antérieures.Mais je suis convaincu que les deux parties y gagneront si la Société augmente son efficacité et réduit globalement ses charges salariales.> Le même homme ajoutait que «les gains de la Société en matière d'efficacité et de qualité des services profiteront en fin de compte a l'union et à ses adhérents sous le rapport de la sécurité d'emploi et de l'expansion continue des services sociaux*.Rien ne sert en effet aux syndicats de facteurs ou de postiers de vouloir négocier des «droits acquis» et des clauses de sécurité d'emploi si la Société des postes du Canada voit constamment s'eroder sa clientele et le volume du courrier qu'elle transporte.Le règlement conclu entre les facteurs et la Société constitue, semble-t-il, un compromis acceptable a ce sujet.Mais le gros morceau reste a venir.Le Syndicat canadien des postiers de M.Jean-Claude Parrot n'a jamais eu la reputation de faire preuve de souplesse A ses cotes, l'Union des facteurs a toujours eu l'air d un «mouton», les postiers, eux, aimant jouer les \u2022 durs».L'accord intervenu en fin de semaine démontre néanmoins qu'une entente est également possible avec les postiers.À condition que ceux-ci veuillent bien comprendre que faire preuve de souplesse afin de permettre a la société d'Etat de devenir concurrentielle constitue pour eux la meilleure garantie d'emploi.Pierre VENNAT Le timonier North Vous connaissez peut-être le colonel Oliver North, celui dont on dit depuis tant de semaines qu'il détient toutes les réponses aux énigmes de Nrangate?Si vous ne connaissez pas Oliver North lui-même, vous connaissez peut-être son frère ou quelqu'un qui lui ressemble, car les individus de cette espèce se ressemblent tous d'un pays à I autre.Ils sont dynamiques et ils ont réponse a tout.Ils n'admettent pas les questions, ne connaissent pas les nuances et les hesitations.Ce sont des simplificateurs.On te dit : tu vas là.Tu y vas.Tu poseras tes questions ensuite.En politique, les simplificateurs sont souvent dangereux.Pour dire les choses plus gentiment, ils ne sont pas de tout repos.Sur la vraie personnalité de celui que le président Reagan a eleve un jour a la dignité de «héros national», le public américain en saura sans doute plus long après les témoignages attendus cette semaine.Dynamique, énergique, dévoué North avait mis sa personne au service d'une cause.Laquelle?Selon des informations qui ont fait naturellement l'objet de dementis officiels.Oliver North aurait été l'un des principaux animateurs d'un gouvernement parallèle, tout prêt à se substituer au vrai gouvernement des États-Unis et incapable de résister a la tentation de prendre au jour le jour des initiatives grosses de consequences pour la paix entre les peuples.Le tempérament politique des États-Unis a toujours favorisé la multiplication des centres de decision.Dans la croyance qui veut que « ce qui est bon pour General Motors est bon pour les Etats-Unis», se cache la pensée que la grande industrie est mieux geree que le gouvernement de Washington (ce qui, soit dit en passant, n'est pas toujours vrai).Comme on l'a deja écrit plusieurs fois dans cette page depuis le debut des enquêtes sur le scandale dit de r Iran gate, la venue au pouvoir de M.Ronald Reagan a favorisé comme jamais la privatisation anarchique des organes de gouvernement.Si bien qu'un colonel (North) associe au patron de la CIA (feu William Casey) et a quelques autres, peut, d'un sous-sol, régler le sort du monde.La création d'un organe invisible, à côté d'un organe visible, repond au souci de combler une lacune, de suppléer à une insuffisance.C'est un acte de non-confiance.C'est un acte qui relève de la conspiration, si l'autorité légitime reste dans l'ignorance de ce qui se trame Le président Reagan savait-il ou ne savait-il pas?Ce qu'on croit deviner, c'est que l'action du groupe North devait se dérouler non seulement en marge de tout contrôle du Congrès, mais en dehors de sa connaissance.North et son monde ont voulu se substituer à un Congrès non seulement inepte mais aveugle.Inepte, parce qu'incapable de prendre en temps voulu, c'est-à-dire à chaud, les décisions qui s'imposent.Aveugle, parce qu'inapte à saisir l'importance des enjeux, dans un univers menacé par l'impérialisme soviétique.On commence par dire que le meilleur gouvernement, c'est l'absence de gouvernement et on finit par penser que la meilleure démocratie parlementaire est celle qui se passe de parlement.C'est comme ça que naissent les dictatures.Guy CORMIER *f 4 (Droit'» réservai TRIBUNE LIBRE Kurt Waldheim Au-delà du manichéisme ¦ La récente visite du président autrichien Kurt Wald-\u2022heim au Vatican peut constituer un cas subtil; il faudrait y regarder deux fois avant de condamner.Cette rencontre ne m'appa-rait pas inutile dans la mesure où elle peut permettre de désamorcer un débat dangereux dominé par la peur et le mépris.L'apport du Vatican dans un tel cas permettra peut-être de démontrer que le pardon (même si la culpabilité de M.Waldheim n'est pas prouvée) est plus fort que la haine.Ceci nous invite alors à dépasser les schemes manichéens (bien et mal) où les «bons» ont toujours raison et où les «méchants» doivent être méprisés et combattus.La personnification du mal en la personne même de M.Waldheim est pleine de mépris, duquel on ne peut rien attendre de bon dans l'évaluation réelle de la situation.Michel CAUPETTE Trois-Rivières $50 millions pour polluer ¦ Le gouvernement du Québec a promis une subvention de 50 000 000 $ à la mine leffry d'Asbestos pour qu'elle puisse rester ouverte et maintenir un millier d'emplois.Cette mine a reçu un montant comparable du gouvernement fédéral il y a moins de dix ans pour la même raison.Les mines ne sont pas ce qu'il y a de plus favorable pour l'environnement, les mines à ciel ouvert encore moins.Combien de tonnes de roc fait-on sauter pour obtenir une livre d'amiante?Lorsque ces entreprises faisaient de l'argent, fournissaient des milliers d'emplois et payaient de gros impôts, on pouvait fermer les yeux devant les montagnes de rebuts qui défigurent le paysage.Mais lorsque l'amiante ne se vend plus, pourquoi persis-tert dans cette oeuvre de destruction?D'abord, les fonds publics, il n'y en a pas: tout argent que dépense le gouvernement est emprunté.51 les emplois manquent et qu'il faut en créer artificiellement, que ce soit au salaire minimum et pour des productions les moins polluan-tes possibles.Louis De K|NDER Montreal Au sénateur Jean Le Moyne ¦ Dans son édition du 23 juin, La Presse publiait un extrait d'une intervention au Sénat du sénateur lean Le Moyne à l'occasion de la présentation d'un projet de loi visant à constituer en personne morale le Vicaire regional pour le Canada de la Prélature de la Sainte-Croix et Opus Dei.Riche en insinuations et en calomnies, son contenu appelle certains faits.Le sénateur estime souhaitable que d'autres sénateurs, compétents en matière juridique, interviennent dans cette question.À défaut de réponse â son invitation, nous aimerions citer l'opinion juridique que le Service de recherche de la bibliothèque du parlement a prepare à la demande du sénateur Le Moyne.En effet, dans un avis juridique daté du 13 avril 1987.Me |ean-Charles Ducharme affirme ce qui suit : «Comme l'indique son titre et le prévoit son article I, le projet de loi S-7 veut conférer un statut corporatif au Vicaire regional pour le Canada de la Prélature de la Sainte-Croix et Opus Dei, c'est-à-dire une personne morale.(.) Comme le précise l'article 5 du projet de loi, cette corporation se veut un organisme à but non lucratif.En droit fédéral, la constitution en personne morale de ce type d'organisme s'effectue de deux façons: par la Loi sur /es corporations canadiennes (.) ou par un projet de loi privé.En ce qui nous concerne, on a choisi de procéder de la deuxième façon parce qu'on voulait constituer en personne morale que le poste même du Vicaire régional, d'où l'expression «corporation simple» figurant à l'article 1 du projet de loi.(.) Il faut cependant ajouter que les elements du projet de loi S-7 sont conformes à ceux de la Partie II de la loi et ne viennent rien y ajouter.(.)» Et Me Ducharme de conclure: «Somme toute, il n'y a donc rien dans ce projet de loi qui vienne conférer au Vicaire régional de la Préiature plus de pouvoirs corporatifs que ce qui est prévu dans la loi.» À moins que le sénateur Le Moyne ne soit a la recherche d'une opinion juridique qui confirmerait ses préjugés, l'avis de Me Ducharme démontre objectivement que le projet de loi S-7 repond aux normes juridiques des lois du pays.Il est deplorable qu'après avoir mandaté le Service de recherche de la bibliothèque du parlement du-dit avis, le sénateur Le Moyne n'en ait pas fait usage dans son discours au Sénat.Richard BRISEBOIS Directeur Bureau d'information Prélature de l'Opus Dei au Canada N.B.¦ La Presse publie sous cette rubrique les lettres qui répondent aux conditions suivantes: intérêt, concision, signature, nom complet, adresse et numé ro de téléphone.Elle se réserve le droit de les abréger et privi-lêgîe celles qui font suite à des articles publiés dans La Presse.Les adresser comme suit: Tribune libre, La Presse, 7, rue Saint-facques, Montreal, H2Y IK9.Le CRTC gêne l'essor de la radio française à Montréal ¦ Provocation, entêtement, aveuglement, inconscience, incompétence! Trop peu de mots pour dénoncer le refus insolent, pour ne pas dire méprisant, du CRTC le 19 mars dernier d'accorder plusieurs nouvelles fréquences MA et surtout MF francophones à Montréal pour justement franciser les ondes montréalaises grandement malades.Mensonge grotesque et hypocrite du CRTC qui affirmait qu'il n'existe aucune possibilité de recettes publicitaires pour UNE nouvelle station MF à Montréal.Que dire alors de la ville d'Ottawa qui, avec une population de 765000 habitants, possède dix-sept stations radio-phoniques?Québec métropolitain (500000 habitants) possède autant de stations de radio que les francophones de Montréal qui sont quatre fois plus nombreux! Pourquoi le CRTC refuse-t-il d'admettre ce qui crève les yeux?La région montréalaise compte grosso modo trois millions d'habitants.Soixante-dix p.100 y parlent français, 18% l'anglais, et 12% les autres langues.Presque 50% de toutes les stations de radio sont anglaises pour répondre aux besoins culturels de 18% de la population seulement.McCill FM (qui ne doit jamais voir le jour) va simplement rajouter un outil de plus, sans compter son énorme campus, à l'abrutissement et à l'anglicisation de la jeunesse estudiantine et montréalaise en général.Un pareil comportement du CRTC à Toronto ou même à Ottawa aurait provoqué un tel tollé que son président aurait été forcé de démissionner ou du moins de revenir sur sa décision.Il faut regretter amèrement la réaction tiède pour ne pas dire lâche de la presse francophone de Montréal dans cet épineux dossier qui devra éclater un jour ou l'autre sur la place publique, (l'aimerais cependant féliciter M.Gérald Leblanc de La Presse pour son excellente chronique sur ce sujet.) Au lieu de cela, c'est l'Assemblée nationale du Québec \u2014 vous lisez bien \u2014 qui a dù s'humilier dans un front commun (pauvres Québécois, pauvres moutons) pour demander au CRTC d'accorder une fréquence plus forte à CIBL qui est en soi une action fort louable (les stations «communautaires» devraient aller saturer la gamme MA) mais qui est en fait un faux problème face au monstrueux déséquilibre linguistique des ondes à Montréal \u2014 devenu carrément intolérable.Tout cela sent bien mauvais; pour un étranger qui arrive a Montréal, tourner le bouton au AM ou FM doit donner nettement l'impression d'atterrir à Vancouver ou à Chicago.|e ne connais aucun endroit au monde où une pareille monstruosité serait tolérée plus d'une semaine.Surtout a l'heure où le Québec et surtout Montréal s'apprêtent à accueillir plusieurs milliers d'immigrants pour sauver le Québec et Montréal de l'anéantissement culturel anglais.C'est à Montréal que l'avenir du Québec français se joue, se dramatise à plaies vives! C'est surtout à Montréal que la vie sous tous ses aspects doit se vivre absolument en français.Car il ne se passe pas une semaine, pas un mois, sans que nos journaux nous apprennent l'échec partiel ou total de l'intégration des immigrants à la francophonie ( réf.: l'accord de Brossard tout chaud ) sans parler des centaines, même des milliers de défections parmi les nôtres, d'abord parce que la langue de travail est encore trop souvent l'anglais et aussi parce que la radio parle majori-tairement anglais (trop de chansons anglaises aux stations françaises).Et que penser du gouvernement libéral à Quebec, sans colonne vertébrale, qui, par-dessus le marché, a nommé comme ministre des Communications un anglophone incapable de vibrer en français et de défendre vigoureusement le dossier de la francisation des ondes à Montréal.Monsieur French aura-t-il le courage politique de créer un CRTC québécois ( CRTQ )?Pourrait-on encore imaginer un ministre francophone comme ministre des Communications en Ontario ou en Coiombic-Bniânni-que?Alliance-Québec (Destruction-Québec ) doit sûrement se réjouir du refus du CRTC d'accorder plusieurs nouvelles fréquences MA, MF françaises à Montréal !(.) Jacques BLAIS Sherbrooke M La chronioue « Lecture» publiée samedi dans cette page sous le titre « Le procès du droit» aurait dù porter la signature de Pierre Vennat.Nous nous excusons de l'omission.4r LA PRESSE, MONTRÉAL.MARDI 7 JUILLET 1987 B3 igÊÈÈ Francine Pelletier Recherchés: hommes voulant procréer L'actuel débat sur la dénatalité a de quoi réjouir.Après deux mois d'inflation verbale autour de l'accord du lac Meech, voici enfin un sujet qui, de façon claire et précise, pose les grandes questions: qui sommes-nous, où allons-nous et qu'est-ce que l'Étal vient faire là-dedans?Mais le débat a aussi de quoi in-quieter.Les declarations \u2014 d'hommes uniquement \u2014 rapportées dans les journaux rappellent trop souvent une époque qu'on espérait révolue.«La dénatalité est la négation de notre volonté d'être et de grandir», a affirme en chaire Mgr Grégoire.«Il faut rompre avec la politique criminelle, instaurée par le PQ, de laisser les avorteurs im-punis», déclare pour sa part le libéral Gilbert Gendron.Et le démographe Jacques Hcnripin, lui.se demande «s'il n'y a pas quelque chose qui ne va pas avec notre morale collective», si prêts serions-nous de troquer nos bébés pour des «avions charges d'immigrants».Ses paroles évoquent un Québec mené par la morale de l'Église, replie sur lui-même, xénophobe et anti-femmes.Racisme et sexisme: des deux grands dangers qui guettent le débat sur la dénatalité, le premier est de loin le plus evident.Comment expliquer qu'on ait attendu 15 ans avant de réagir a la «disparition de la race» (en 1974, le taux de natali- té frisait déjà le 1,8), si ce n'est par ces soudaines et «inquiétantes» vagues d'immigration?On a beau évoquer les tensions raciales à venir, les arguments qu'on nous présente (ces immigrants sont de cultures tellement «différentes») révèlent un rascisme latent et dangereux.La peur de l'« Autre», faut-il le rappeler, est à la base même du racisme \u2014 comme du sexisme.Mais venons-en aux femmes.Ont-elles vraiment arrêté de faire des enfants?Contrairement aux opinions reçues, plus de Québécoises conçoivent aujourd'hui qu'au début du siècle.Vers 1900, 25% des femmes étaient, volontairement ou involontairement (vocation religieuse, célibat, infertilité), sans enfants: aujourd'hui, bien que l'infertilité féminine ne cesse de s'ae-croitre, ce nombre se situe entre 10 et 15%.Maintenant qu'elles ont le choix, c'est vrai, les femmes font beaucoup moins d'enfants.Mais peut-on parler «d'abnégation de la vie» pour autant?Au contraire, plus que tout autre groupe, les femmes ont fait preuve d'une énorme «volonté d'être et de grandir» au cours des dernières décennies.Peut-on inciter les femmes à faire plus d'enfants?Pas évident.Bien qu'il soit important d'exiger plus de garderies, de conges de maternité, de logements, de mesures fiscales appropriées, tous ces moyens (auxquels songe le gouvernement Bourassa?) ne changeront pas grand-chose s'ils ne s'inscrivent pas dans un projet politique cohérent, en commençant par une véritable intégration des femmes au marché du travail.Mais une raison plus profonde encore empêche les femmes d'avoir ce troisième enfant dont on rêve: les hommes.|e ne parle pas ici du fameux partage des tâches auquel les hommes, dit-on, échouent lamentablement.|c parle plutôt du désir des hommes d'avoir, ou pas, des enfants.Le colloque sur la paternité qui s'est déroulé à la mi-juin à Montréal a fait valoir que c'est dans ce domaine, la paternité, que les hommes ont le plus changé.De plus en plus, on voit des hommes se promener des poupons accroches au cou, courir avec eux à la garderie tous les matins.Des images qui, il n'y a pas si longtemps, étaient strictement réservées aux femmes.Mais il y a un corollaire à cette histoire: c'est qu'on voit aussi, parallèlement, de plus en plus d'hommes de 30, 35, 40 ans qui n'ont pas d'enfant.Et qui n'en veulent pas «pour l'instant».Ce n'est pas qu'ils soient insensibles.La relation qu'ils établissent avec les enfants, quand ils finissent (à 55 ans?) par en avoir, prouve qu'ils ne sont pas insensibles.Mais eux aus- si, voyez-vous, comme les femmes, sont occupes à travailler, vivent une situation financière difficile, des rapports amoureux cahoteux et une fin de siècle déprimante.La paternité, comme la maternité aujourd'hui, ne va plus de soi.Mais avec cette énorme difference : les hommes n'ont pas la capacité physiologique de porter des enfants; il est donc plus facile pour eux de passer «à coté».L'obsession de «donner la vie» ne les hantent pas, comme elle hante les femmes, surtout autour de 35 ans.Beaucoup de naissances se «perdent», je crois, parce que les hommes ne sont pas là, ni assez presents ni assez désirants, au moment crucial ou une femme commence à se sentir «en pleine possession de ses moyens» et où sa «vie publique» est.sinon chose réglée, au moins bien entamée.C'est à ce moment-la, les désillusions de la vie professionnelle se faisant sentir, que l'idée d'avoir un enfant a un attrait tout particulier.Mais cette entreprise, qui constitue une véritable course contre la montre pour une femme, se bute à la désinvolture, quand ce n'est pas à l'absence, d'un homme.Seul un rapport amoureux solide, qui reste à inventer, peut pallier a ce nouveau fosse qui se creuse entre hommes et femmes.Mais là, j'ai bien peur que nos gouvernements ne puissent nous aider.RÉPLIQUE La poussière d'amiante: un autre son de cloche Ingénieur, M.Trudeau est consultant en matière d'amiante.Son texte fait suite a un article de lean-Pierre Hon homme paru le 5 juin.MARC TRUDEAU Monsieur.¦ La présente a pour objet de vous remercier vivement pour votre article sur l'amiante et l'effet de sa poussière, paru le mercredi 3 juin duns La Presse.C'est pour moi l'occasion de reagir a la conférence prononcée par M.Charncy lors du congres de I American Industrial Hygiene Association, à laquelle Mins referez dans votre article.Le sujet aborde par M.Charney occasionne certainement des inquietudes legitimes.On convient que.parfois, très rarement.I amiante pulverise dans les édifices puisse se désagréger en fine poussière respirable en des concentrations peut-être significatives.Mais, le plus souvent, les concentrations trouvées a l'intérieur des bâtiments sont inférieures aux concentrations qu'on retrouve naturellement a l'extérieur de ces menu's bâtiments: la raison en est que les minéraux et beaucoup d'autres matériaux susceptibles de produire des poussières sont souvent fibreux naturellement.(.) Il est admis, certes, que la poussière d'amiante est nocive; cette question est devenue indiscutable Par ailleurs, dans les édifices publics, la preoccupation relevé en grande partie de la panique créée par l'exploitation d'un fonds de vérité par des individus bien intentionnés mais souvent mal informes parmi lesquels se mêlent quelques charlatans et autres profiteurs de tout acabit.En fait, en tant que .(insultant dans le domaine de la poussière d'amiante, je profite d'une situation parfois ridicule: je dois a M.Charney, a ses semblables et a ses disciples, de récolter des honoraires grâce à la panique que ceux-ci ont semée et continuai! de semer dans le public.L'amiante, quel bon sujet! surtout, quelle bonne victime! Pendant qu'on s'intéresse au vil coupable, et qu'on crie «haro sur le baudet», les problèmes concernant les offenses de la cigarette, de la mauvaise ventilation, du syndrome des tours a bureaux sont renvoyés aux calendes grecques.Aujourd'hui, l'industrie de l'en-levcment des matériaux d'amiante est extrêmement florissante.Les propriétaires et gérants d'édifices publics, edifices à bureaux et écoles, ont développe une hantise du mot même «amiante».On ne dislingue plus le produit de la poussière : il faut enlever.Et, parfois, sinon toujours, on crée un risque où il n'y en avait pas.En effet, à ce sujet, lorsque l'amiante est enlevé, soit qu'on ait décidé de rénover ou de démolir un édifice devenu désuet a cause de son âge ou de sa fonction, suit qu'on obéisse à une volonté économico-politique d'enlevement ou d'encapsulation, souvent le travail est fait par des entrepreneurs qui ne connaissent pas les risques occasionnés par la poussière d'amiante et qui appliquent encore moins des procédures saines de prevention d'émission de poussières.El, là-dessus, vous avez soulevé un problème très actuel : le Québec ne s'est pas encore doté à ce jour d'une réglementation concernant les travaux d'enlèvement des matériaux à base d'amiante.Nous demeurons en attente d'une politique émanant de la Commission de la santé et de la sécurité du travail et du ministère de l'Environnement.Permettez-moi* enfin quelques remarques susceptibles de vous éclairer sur quelques faits dont vous nous avez entretenus dans La Presse: \u2014 S'il est vrai que le Quebec n'a pas propose de méthodologie standardisée pour l'enlèvement de l'amiante, il existe néanmoins une réglementation québécoise concernant la poussière d'amiante en milieu de travail.Deja, en 1975, le Quebec avait etc un des premiers gouvernements a mandater une Commission d'études sur la salubrité dans l'industrie de l'amiante.Par la suite, les entreprises minières sises à Thetford Mines et à Asbestos ont continue à améliorer l'environnement de travail à un rythme accélère, de telle sorte que.au Quebec, non seulement les normes d'empoussierement dans les milieux de travail de l'amiante existent, mais encore, elles sont respectées.Et.de plus, il existe une entreprise minière parmi les plus importantes au Quebec, exploitée depuis 1957, qui n'a, a ce jour, aucun travailleur atteint d'une maladie causée par la poussière d'amiante.\u2014 Par ailleurs, dans un environnement d'édifices publics où l'amiante est un matériau mis en place comme beaucoup d'autres, il n'existe pas de normes d'empoussierement ni au Quebec, ni non plus dans le reste du monde, quoiqu'il existe quelquefois des directives.Vous mentionnez que M.Charney a analysé des échantillons provenant d'une école a des concentrations IbO fois plus élevées que la norme permise.Premièrement, vous faites erreur: celui-ci a parle non pas de norme, mais plutôt de bruit de fonds de l'appareil utilisé (dont, soit dit en passant, il n'a pas su expliquer le fonctionnement lors de la période de questions).Deuxièmement, si on se réfère à une norme d'empoussierement en milieu de travail, une telle concentration équivaudrait a un nuage blanc de poussière: ce n'est certainement pas le cas.En general, les mesures de concentration de poussières minérales fibreuses dans l'air des edifices a bureaux ou des écoles, donnent des résultats d'un a deux ordres de LA PRESSt nt oubliée I.J LA PRESSE I'll 7.rue Uint IKOJti Montr** H?r 1K* Seul* ta Prnt* Canaoiennr «\u2022 autorisée a drf+user let infemutiom Oe -LA PRESSE, *t celles an services d* U Prns* Astociee et de Reuter Tout droitt d* reproduction des informations particulières a LA PRESSE sont également reserves umer de la deuname classe - Enregistrement numéro 1400 \u2022 Pon de retour garanti RENSEIGNEMENTS 285-7272 ABONNFMENT\t285-6911\tANNONCES CLASSEES\t Le servir* de*, ebonnemi\t«TES\tCunenandei ou cuntcUoea\t285-7111 *tt ouvert du lundi au\t\tlundi au vendredi de Mi.* 17h.\t vendredi d« 7 a 16ti\t\tGRANDES ANNONCES\t REDACTION\t285-7070\tœtettlam\t285-7202 PROMOTION\t285-7100\tNational Tete Press*\t285-7506 COMPTABILITE\t\tVacances Voyages\t285-7265 ,-ttM.ï- annonces\t285-6892\tCarrières et professions.\t285-7520 Armonret ctaswes\t285-6900\tnominetlom\t grandeur inférieurs aux concentrations mesurées dans les aires de travail, lorsqu'elles sont détectables; mais, la comparaison est difficile parce qu'on utilise des méthodes beaucoup plus sophistiquées pour l'analyse des échantillons prélevés dans les édifices à bureaux et dans les écoles.\u2014 Le Québec n'a certainement pas de politique d'éradication des produits d'amiante dans les édifices.Plutôt, l'attitude, saine, est de distinguer le produit de sa poussière.La réglementation sur l'amiante et les autres produits à base de fibres inorganiques doit s'occuper des risques touchant à la santé des gens, chercher l'élimination des risques sans pour cela nuire au confort et a l'élimination de risques d'un autre ordre (prevention des incendies).Aussi, si on admettait qu'il faut enlever les matériaux d'amiante, on les remplacerait par quoi?D'autres matériaux a base de fibres?S'il fallait pousser le raisonnement des Don Quichotte de la prevention a la limite, il faudrait, d'une part, procédera l'eradication d'Etats entiers et fermer des mines d'or, de cuivre, de nickel et de plusieurs minéraux, car on y retrouve, comme vous le savez, des concentrations importantes de minéraux fibreux (incluant l'amiante) dans le sol et dans les minerais; et.d'autre part, procéder a (eradication de la plupart des matériaux utilises dans l'industrie du plastique, du pétrole, de la construction, des mines: plusieurs émettent des contaminants extrêmement dangereux lors de leur utilisation, de leur fabrication ou d'un incendie.(.) DÉNATALITÉ \u2014 1 Les vrais problèmes de la décroissance de notre population Membres du groupe de recherche sur la demographic québécoise de I Université de Montreal, les auteures commentent ici l'analyse que le démographe Jacques Hcnripin tire de la décroissance de la population du Quebec dans une entrevue accordée à La Presse et parue le 20 juin.¦VBIYNI LAPIIRRR-ADAMCVK NICOUB M AHCIL-GRMTTON ¦ Au cours des deux dernières semaines, le problème démographique du Québec a retenu l'attention des journaux et, souhaitons-le, de leurs lecteurs.Nous voulons aujourd'hui revenir sur les articles parus dans La Presse du samedi 20 juin.Conrad Ber-nier rapporte le contenu de ses entrevues avec deux universitaires de grand renom, Jacques lïenripin, démographe, et Jacques Grand-Maison, sociologue philosophe.Le diagnostic posé par le premier est clair, exact et fondé sur deux tendances incontestables de l'évolution récente de la population du Québec.Nous ne faisons pas assez d'enfants pour nous remplacer, et notre solde migratoire, qui s'était redresse-dans les années cinquante, est redevenu négatif comme il l'a presque toujours été depuis 150 ans.Nous sommes au seuil de la décroissance et, a moins d'un renversement aussi spectaculaire qu'improbable de ces tendances, la majorité d'entre nous verra le nombre des Québécois diminuer, puisque eeite baisse se produira dans moins de quinze ans.Des diverses considérations rapportées par Conrad Bernier, on retient, entre autres, que M.Hcnripin rejette le recours à l'immigration comme solution possible pour compenser l'effet de notre trop faible fécondité; en évoquant les inconvénients d'une telle solution sur un mode qui, malheureusement, stimule plutôt la xénophobie que la raison, ses propos risquent de faire dévier le débat et empêcher que la reflexion ne porte sur les problèmes reels lies a la décroissance.Par ailleurs, M.Grand-Maison ainsi que M.Menripin s'inquiètent de la faible fécondité et l'interprètent comme le résultat de la montée de l'égocentrisme individuel qui règne dans les sociétés occidentales.Sans être dénué de fondement.le jugement prend alors un ton plus moralisateur, les Québécois auraient «refoulé leur àme» et s'ils ont «perdu le goût de la vie», ils «méritent de disparaître».Nous sommes aussi préoccupées par les perspectives de décroissance et, nous sommes ici tout à fait d'accord avec un des propos d'Henripin, nous souhaitons vivement que cette question fasse l'objet d'un débat et retienne l'attention des pouvoirs publics.Cependant, il nous apparait impérieux que l'ensemble de la question démographique soit prise en compte, y compris la faible natalité et la migration negative.Nous voyons mal l'utilité de se culpabiliser de la première, tout en faisant «peur au monde» en brandissant le spectre du chaos que susciterait un relèvement de la seconde.D'autant plus qu'étant donne nos échecs historiques a accueillir et intégrer les immigrants, on peut pour le moins mettre en doute le réalisme d'hypothèses reposant sur la venue au Québec de quelque 100000 d'entre eux par année! Comme l'a souligné M.Henripin.la dénatalité est un phénomène qui affecte toutes les sociétés occidentales; il serait surprenant qu'à l'heure des communications modernes la dénatalité du Quebec soit attribuablc à ses caractéristiques propres.Rappelons ici que la baisse de la fécondité s'est amorcée, y compris au Québec, dès la fin du XIXe siècle.Même le baby-boom qui fait appel spontanément a la multiplication des familles nombreuses, s'explique presque entièrement par le fait que plus de couples se sont maries, qu'ils se sont maries plus jeunes, et qu'ils ont davantage eu tendance a avoir un premier enfant, (amais, pendant cette période, la probabilité d'avoir un troisième enfant, quand on en avait deux, ne s'est accrue.La forte natalité du passe s'appuyait sur la «générosité» d'une minorité, relativement forte si on compte les couples qui avaient quatre enfants ou plus (40i des femmes des generations nées de 1910 à 1935), réduite de moitié si on s'en tient a six enfants ou plus (environ 201).Qui plus est, nous avons des indices sérieux que ceux qui effectivement ont eu beaucoup d'enfants, ne l'ont pas nécessairement fait par «amour de la vie»: 30% des femmes mariées au début des années cinquante ont avoué, dans une enquête faite en 1971, n'avoir pas désire au moins leur dernier enfant au moment de sa conception ; ce pourcentage atteignait presque 50t.chez celles qui avaient eu six enfants ou plus.La faible fécondité actuelle résulte donc en bonne partie de la disparition de ces naissances non souhaitées: jusqu'à quel point faut-il s'en culpabiliser?(a suivre) VERRES DE CONTACT AJUSTÉS PAR DES PROFESSIONNELS COMPAREZ NOS PRIX QUOTIDIEN.$ 90 PROLONGÉ.M 40 et*200 TEINTÉ.$150 VERRES DE CONTACT SPÉCIALISÉS POUR: \u2022 ASTIGMATISME \u2022 DOUBLE FOYER \u2022 FORTE MYOPIE CENTRE DU VERRE DE CONTACT JACQUES TELUER 8415St-Denis 387-6060 Clinique médicale de Montréal PARTEZ EN VACANCES EN PONY! PONY L 1987 'transport et préparation en sus, rabais de l'usine inclus B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 7 JUILLET 1987 Le président de Panama demande une enquête sur le général Noriega M V ci Reulet VAS AM A ¦ Le president Eric Arturo Delvalle est intervenu dans la crise politique qui secoue le Panama en demandant une enquête immediate concernant les accusa-lions de graves violations des droits de l'homme portées contre le general en chef des armées.Manuel Antonio Noriega, homme fort du pays.Il a precise toutefois que l'cn-quète relèverait du procureur de l.i République, et non d'une commission indépendante comme l'ont reclame l'opposition panaméenne et le Sénat américain.Le procureur du Panama.Carlos Vil-lalaz.a etc nomme par Noriega et il est peu probable qu'il enquête aussi vigoureusement que le ferait une commission indépendante.À Washington, le secretariat il'l tal américain a paru faire preuve d'un certain scepticisme BU sujet de l'enquête demandé sur le general Noriega par le president du Panama.Le president Delvalle a par ailleurs demande aux militaires de « tenir leur promesse » de se cantonner dans leurs casernes, et il v'est prononce en faveur d'un dia- logue entre gouvernement et opposition « pour ouvrir la porte à la raison et à l'entente ».Dans un message radiotélévisé contrastant avec ses positions précédentes, puisqu'il se déclarait prêt à lutter fermement contre « toute tentative de déstabilisation », le chef de l'État a appelé à l'unité de la famille panaméenne « pour accomplir notre destinée et assumer en toute responsabilité (en 1999) le contrôle du canal de Panama ».Le general Noriega, dont l'opposition exige la démission, a été accuse par l'ancien no 2 de l'armée de l'air, le colonel Roberto i/iaz Herrera.d'avoir ordonne l'assassinat en 1985 de ï'ex-vice ministre de la Santé Hugo Spa-daffora.Diaz a également accusé Noriega d'avoir organise un complot contre l'ancien homme fort, le general Omar Torrijos, tué dans un accident d'avion en I98I.Il accuse aussi l'armée d'avoir truque les élections en I984.Pratiquement reclus dans son domicile depuis un mois, le colonel Diaz a prédit dimanche que le general Noriega s'en ira vite.« Le processus est irreversible ».a-t-il dit.A Washington, un émissaire special panaméen entamait hier des entretiens avec des responsables américains pour apaiser les tensions entre les deux pays.Aquilino Boyd, ancien ministre des Affaires étrangères et ancien ambassadeur à Washington, a été reçu par Llliott Abrams, secretaire d'Etat adjoint aux Affaires interamericaines.Les Etats-Unis ont pris leurs distances par rapport au général Noriega et demandé que toute la lumière soit faite sur les accusations portées contre lui.Ils ont aussi critiqué le recours à l'étal d'urgence, ce qui a valu à Washington d'être taxé d'ingérence dans ses affaires intérieures par Panama.Le porte-parole du secrétariat d'Etat Charles Redman a déclare hier qu'il était «essentiel que l'enquête (sur Noriega) bénéficie de la confiance du peuple panaméen ».autrement dit qu'elle soit conduite avec des garanties d'impartialité.Il a ajoute que le gouvernement panaméen aura en fin de compte a «repondre au peuple panaméen de la conduite des dirigeants militaires du pays».Il a aussi note que les «difficultés actuelles» au Panama étaient de nature interne et devaient être «résolues par les Panaméens eux-mêmes».Le president de Panama, Eric Arturo Delvalle.PHOTO BEUIfcl L'aviation américaine a commencé ses opérations d'escorte dans le Golfe Renter, AFP.M'.Ul'l u \\sill\\GIOS ¦ Des avions de combat de l'US Navj ont commence à escorter des navires de guerre et de commerce américains dans le Golfe, a-t-on appris hier auprès du département de la Defense.Leur premiere mission a consiste a protéger, samedi, trois bâtiments de l'US Navy, dont la frégate Stark, contre toute attaque iranienne, a leur sortie du détroit d'Ormuz.« A l'avenir, nous ferons ce genre d'openuions de prevention de temps en temps ».a dit un res- ponsable ayant requis l'anonymat.« Il n'était pas dans notre intention d'etre provocateur.Nous voulions démontrer notre capacité a couvrir le détroit avec des avions de combat et de surveillance ».a dit un autre responsable.Les responsables américains craignent que l'Iran ne fasse-usage de ses missiles de fabrication chinoise sol-mer silkworm, installes près du détroit, contre les navires américains et ceux des pays alliés.Le porte-parole de la Maison-Blanche.Marlin fit/water, a affirme pour sa part que les avions d'escorte, des F-14 Tomcat du porte-a v ions Constellation.n'avaient pas pénètre dans l'espace aérien iranien et que leur mission n'avait rien a voir avec les silkworms.Mais certains responsables américains ont laisse entendre qu'une attaque contre les silkworms serait envisageable au cas ou l'Iran les rendrait opérationnels.Ces missiles ont une portée de 100 km et portent une charge de 500 kg capable de couler n'importe quel pétrolier dans le Golfe.Le Washington Post d'hier affirme que les avions de la Navy avaient pour mission ce week-end de détruire les missiles au cas ou ils auraient ete utilises.« Les avions de la Navy oni survole le Golfe du fait du depart de la frégate Stark ».a dit pour sa part Eitzwatcr a des journalistes.La frégate Stark avait ete touchée accidentellement par un missile irakien le 17 mai dernier et 37 marins étaient morts.L'opération « n'avait rien â voir avec les silkworms.Elle ne se voulait en aucune manière provocatrice.Elle n'a pas empiète sur l'espace aérien iranien ».a-l-il poursuivi.Les Etats-Enis ont decide de placer sous pavillon américain la moitié de la flotte de pétroliers koweïtiens a la mi-juillet pour les protéger des assauts iraniens.Par ailleurs des responsables américains et soviétiques ont eu hier ;> Geneve de entretiens sur la situation dans le Golfe.De son cote.l'Iran a dénonce la « surenchère des super-puissances » dans le Golfe et critique la récente declaration américaine qui soumet la revision de l'initiative américaine dans le Golfe au retrait des bâtiments de guerre soviétiques, selon la radio officielle iranienne captée a Paris.Radio-Téhéran a également critique la récente opposition soviétique d'un retrait du Golfe de tous les navires de guerre étrangers.Policiers et druzes israéliens s'affrontent AFPetRcuter IÉRUSALEM ¦ De violents affrontements ont opposé hier des habitants druzes de la localité de Beit Djan (Galilee nord d'Israël) à la police israélienne et ont fait 31 blessés en tout.Six habitants druzes, 23 policiers et deux inspecteurs des réserves naturelles ont été blessés au cours de ces affrontements.Une douzaine de voitures de la police ont d'autre part été endommagées et plusieurs d'entre elles ont même été précipitées dans un ravin par les manifestants.Les heurts ont éclaté quand des agents de l'Office israélien pour la préservation de la nature, accompagnés de policiers, ont procédé au démantèlement d'un camp de toile installé illégalement par des druzes de Beit Djan, à l'intérieur de la réserve naturelle protégée du mont Méron.Les druzes de ce village croche de la frontière libanaise affirment que les terres qui on servi à créer la reserve naturelle ont été confisquées au village par le gouvernement israélien.Apres l'action d'hier, les policiers ont été attaqués par des centaines d'habitants druzes de Beit Djan, armés de chaînes métalliques, de matraques et de pierres.Depuis plusieurs mois, les habitants druzes de Beit Djan se plaignent du système obsolète des egouts de leur localité, des crédits insuffisants pour leurs écoles et du manque de logements.« Si nos jeunes se sont installés dans la réserve de Méron, c'est parce que nous n'avons plus de terres constructibles à Beit Djan », dit un des responsables de la municipalité.Dans la soiree d'hier, des centaines d'habitants druzes de Beit Djan étaient revenus à l'intérieur de la reserve naturelle de Méron pour y reconstruire un nouveau camp de toile.D'importants effectifs de la police israélienne ont été dépêches sur place.De son côte, le ministre de la Police, M.Haim Bar-Lev.a appelé les habitants de Beit Djan au calme, alors que le président de la Knesset.M.Shlomo Hillel.a demande à la commission parlementaire de l'Intérieur d'examiner « très sérieusement » le dossier et le cahier des charges de Beit Djan.Le nouveau compte â suivre de près. LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 7 JUILLET 1987 B5 DÉPÊCHES JHHH AFRIQUE DU SUD Rendez-vous a Dakar Quarante Blancs sud-africains ont quitté hier Johannesburg pour Londres, où ils rejoindront 12 de leurs compatriotes, avant d'entamer jeudi, au Sénégal, trois jours de pourparlers avec les dirigeants du Congrès national africain (ANC, interdit).À Johannesburg était lancé l'Alliance fédérale des indépendants démocrates ( FIDA ), un parti noir opposé à l'apartheid mais qui se dit prêt à travailler avec le régime minoritaire blanc.AFGHANISTAN Multipartisme légal ¦ Une loi légalisant les partis politiques en Afghanistan a été publiée hier à Kaboul, rapporte l'agence soviétique Tass.La loi autorise tous les Afghans au-dessus de 18 ans à s'inscrire dans un parti politique, mais les groupes rebelles basés à l'étranger en sont exclus.Les partis doivent abandonner la lutte armée contre le gouvernement afghan, soutenu par l'URSS, et éviter les «contacts avec les forces du colonialisme, du néo-colonialisme, de l'impérialisme, du sionisme, de l'apartheid et du fascisme».PUNJAB 36 assassinats Des extrémistes sikhs ont abattu hier soir 36 passagers hindous, y compris des femmes et des enfants, d'un autocar circulant au Punjab, a annoncé la police de Chandigarh, la capitale de l'État indien.Cet attentat est le plus meurtrier depuis que le Punjab est administré directement par les autorités fédérales de Delhi.Depuis le debut de 1987.les terroristes sikhs ont tué plus de 500 personnes, en Inde.ESPAGNE Attentat a l'explosif ¦ Un attentat à l'explosif contre une voiture diplomatique iranienne a blessé hier matin à Madrid M.Moham-de Resi, deuxième secrétaire de l'ambassade d'Iran en Espagne.Un ouvrier qui travaillait non loin du lieu de l'attentat a été également blessé au bras gauche.PHOTO Rf UTER Une Haïtienne et ses enfants, près d'une barricade enflammée Vingt Jeunes menacent de s'Immoler par le feu à Port-au-Prince AFP el UPI_ PORT-AU-PRINCE ¦ Des manifestants ont commence à ériger des barricades et a y mettre le feu, hier matin, dans les quartiers périphériques de Port-au-Prince où de nombreux attroupements de jeunes se formaient.À 11 h 00.le mot d'ordre de grève générale lancée par 57 organisations et certains secteurs de l'Eglise catholique pour exiger le depart du Conseil national de gouvernement (CNG) et de son président, le général Henri Namphy, était massivement suivi.A la même heure, une forte tension régnait notamment dans les quartiers populaires de Carrefour, au sud de la capitale, du Portail Leoganc et de Saint-Martin où la foule était très nombreuse et, à proximité des barricades, certains jeunes se disaient prêts à renverser « le CNG par tous les moyens ».Un petit nombre tenait des bouteilles d'essence à la main.Vingt jeunes Haïtiens ont annoncé hier leur intention de s'immoler par le feu aujourd'hui a Port-au-Prince pour forcer le CNG à démissionner, dans une declaration faite à certaines radios de la capitale.Six d'entre eux devraient accomplir cet acte devant le palais national, sept devant l'ambassade des Etats-Unis et sept autres devant l'ambassade de France, ont-ils precise, sans reveler leur identité.Hier, tous les magasins et les usines étaient fermes et seuls les voitures de presse et quelques ambulances circulaient dans la ville.L'armée ne se manifestait que par de rares patrouilles de militaires à pied ou en jeep.Des barricades ont également été dressées et des pneux brûlés sur la chaussée dans certaines villes de province, dont lacmel (sud-ouest du pays) et Port-de-Paix (nord).À Cap-Haïtien, deuxième ville du pays, la moitié des magasins étaient ouverts, selon les correspondants des radios, et le calme régnait.Aux Cailles et aux Gonaives.plusieurs milliers de manifestants sont descendus dans les rues.L'armée, qui avait très violemment réprime les manifestations de la semaine dernière, qui s'étaient soldées par une vingtaine de tués et une centaine de blesses, a choisi de rester dans ses casernes.Le président Weizsaecker dénonce à Moscou la division de l'Allemagne L'affaire Rust demeure en suspens Rruter et AFP MOSCOU m Le président de la RFA.M.Richard Weizsaecker.a dénoncé sans ambages la division de l'Allemagne, dans un discours musclé prononcé hier soir au Kremlin, où il a également souhaité un règlement rapide du problème afghan, évoqué les droits de l'homme et réclamé le droit à l'émigration pour les Soviétiques de souche allemande.Il a aussi engagé les dirigeants mondiaux à cesser de penser en terme de blocs est et ouest.Von Weizsaecker.premier chef d'Etat ouest-allemand à se rendre en URSS depuis 12 ans, a déclaré à la presse qu'il avait eu deux heures « d'importants entretiens dans un climat de confiance » avec le président soviétique Andrei Gromyko.Son séjour en URSS intervient alors que « l'affaire Rust » demeure en suspens.Toutefois, ni Honn ni le Kremlin ne souhaitent que le cas du jeune pilote ouest-allemand, qui s'est posé à bord d'un avion de tourisme le 28 mai sur la Place Rouge, entrave le développement des relations bilatérales.Mathias Rust entame aujourd'hui la 4lieme journée de sa detention dans la prison du KGB de Lcfortovo.Pour une reduction des armements M.Weizsaecker a indiqué qu'ils avaient abordé les relations internationales et bilatérales mais n'a pas donné plus de détails, sinon qu'il avait demande que des contacts plus importants soient établis entre Bonn et Moscou.Von Weizsaecker est accompagne par son ministre des Affaires étrangères.Hans-Dietrich Genschcr.Au cours d'un banquet au Kremlin.Von Weizsaecker, qui doit rencontrer aujourd'hui même le secrétaire général du PCUS, Mikhaïl Gorbatchev, a declare: «Alors que nous approchons d'un nouveau millénaire, nous devrions cesser de penser en tant que blocs et en termes de frontières de blocs ».Il a lance un appel en faveur d'une reduction « radicale et équilibrée » des armements, y compris d'importantes réductions des arsenaux conventionnels.Il a par ailleurs demandé à l'Union soviétique de retirer ses troupes d'Afghanistan.Von Weizsaecker a loué, selon ses termes, l'initiative prise par les Soviétiques d'ouvrir le dialogue avec l'occident dans le domaine des droits de l'homme et a exhorté Moscou à prêter attention aux cas des citoyens soviétiques de nationalité allemande dé- sireux de rejoindre leur famille en occident.« Les Allemands de l'est el de l'ouest, séparés depuis la Seconde Guerre mondiale, estiment qu'ils appartiennent à une même nation ».a-t-il déclaré, ajoutant qu'il ne souhaitait pas créer de tensions a ce sujet.« Nous ne violerons pas les frontières existantes.Notre but est d'arriver à ce qu'elles ne sèment plus la discorde et ne soient plus inhumaines », a-t-il dit.Oliver North affronte enfin les commissions d'enquête du Congrès AFP.UPI cl Renier WASHINGTOS ¦ La Maison-Blanche affichait hier sa confiance a la veille de l'apparition, ce malin, devant les commissions d'enquête du Congrès, du personnage-clef du scandale de l'Irangate.le lieutenant-colonel Oliver North, dont la deposition pourrait cependant, selon les milieux politiques, jeter une nouvelle ombre sur la présidence de Ronald Reagan.Le visage de North s'affichait hier sur la couverture de tous les magazines américains et.pour la première fois depuis des mois, les grandes chaînes de télévision américaines vont retransmettre en direct sa de-position, qui doit se poursuivre jusqu'à la fin de la semaine.Mais, comme pour montrer que l'attention de la Maison-Blanche n'est pas polarisée par le scandale, Reagan quittera Washington jeudi pour aller dans le Connecticut prononcer un discours sur le budget et sa politique économique.Malgré les récents efforts de la Maison-Blanche pour détourner l'attention du scandale, l'apparition publique, après alienees des ini- sepi mois de silence, du lieutenant-colonel des marines redonne un net suspense aux dilions des commissions d quête qui se perdaient, dernières semaines, dans details obscurs pour le non-tic.« l'attends avec intérêt son témoignage et je sais que le president partage mon intérêt après tant de spéculations», a affirme le secrétaire général de la Maison-Blanche, Howard Baker, ajoutant qu'il n'avait « aucune raison de penser que North ne dira pas la vérité ».Pour le secretaire de la Maison-Blanche.North confirmera donc que le president Reagan, comme il l'a toujours proclamé, ne savait rien du détournement au profit des rebelles nicaraguayens de fonds provenant des ventes secrètes d'armes a l'Iran.Selon un sondage public cette semaine par l'hebdomadaire US News and World Report, cependant.57 p.cent des Américains considèrent que North mentira devant le Congrès et que Reagan lui-même ment lorsqu'il affirme n'avoir rien su des détournements de fonds au profit des contras nicaraguayens.Le nouveau MAXI ÉPARGNE ne de Montréal de plus d'intérêt m'un compte épargne stable 1.Maxi Épargne de la Banque de Montréal.2.Placement Royal de la Banque Royale du Canada.3.Épargne stable de la Caisse Populaire.4.Compte d'épargne à intérêt quotidien de la Banque de Montréal.5.Dépôt à terme de la Banque de Montréal, -r-z-1- \u2014 Laissez-vous votre argent dormir dans plusieurs comptes plus ou moins >j rentables?C'est le temps de mieux voir à vos affaires! temp La Banque de Montréal vous présente aujourd'hui une façon simplifiée et plus profitable d'épargner: Maxi Épargne, le nouveau compte à intérêt quotidien sans chèques.Certaines institutions n'offrent pas d'intérêt sur les soldes peu élevés.Avec le compte Maxi Epargne, peu importe le solde, vous profitez d'un taux d'intérêt avantageux.Mieux encore, ce taux augmente avec vos épargnes pour atteindre un taux de placement (jusqu'à 25% de plus d'intérêt qu'un dépôt à terme de 30 jours et 50% de plus qu'un compte d'épargne stable).En groupant vos épargnes, vous augmentez vos chances d'obtenir un maximum d'intérêt, sans jamais geler vos fonds.Taux d'intérêt annuel (en rigueur le 30 juin 1987) Tranclies\t1 Compte .Maxi Épargne*\tv Compte Placement Royal** ck\t3 Compte épargne stable** 9E\t1 Compte d'épargne à intérêt quotidien \" 9c\t5 Dépôt à terme 30 jours** c/c OaS 3.OUI)\t4.25\t0\t4.75\t4.25\t5.5U $ 3,000 a S 5,000\t6.00\t0\t4.75\t4.25\t5.50 $ 5.000 à $10,000\t6.00\t5.625\t4.75\t4.25\t5.50 $10.000 à $25,000\t7.125\t5.75\t4.75\t4.25\t5.50 $25,000 et plus\t7.125\t6.875\t4.75\t4.25\t5.50 Le Maxi Épargne vous permet retraits et virements sans frais si vous conservez pendant le mois un solde quotidien minimum de $600.Autre avantage: vous pouvez retirer le montant que vous voulez n'importe quand, sans pénalité d'intérêt.Le Maxi Épargne de la Banque de Montréal: le compte à suivre quand on veut se simplifier.la banque.Renseignez-vous en appelant HnfoService, 877-1285 ou 1-800-361-1854 (même le samedi).Banque de Montreal Éâ B6 LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 7 JUILLET 19B7 Expro: pas de subventions sans preuve de rentabilité ¦ Le ministre de l'Industrie cl du Commerce n'accordera pas de subventions à la compagnie de produits chimiques Expro \u2014 qui a récemment mis à pied 600 employés \u2014 tant que celle-ci ne l'aura pas convaincu de la rentabilité de son plan de modernisation quinquennal de $50 millions.C'est du moins l'assurance que le ministre Daniel Johnson a donnée hier, aux représentants syndicaux venus le rencontrer à son bureau de comte, a Vaudreuil.M.lohnson a expliqué qu'il était pour le moins «anormal» que l'entreprise, située à Saint-Timothée.à 50 km au sud-ouest de Montréal, puisse parler d'un plan de rationalisation et de modernisation et.en même temps, mettre a pied 600 travailleurs pendant huit semaines.Expro a cesse sa production le 19 juin dernier.Le rappel pro- gressif des employes est prévu a compter du 15 août.«Il s'agit là d'un symptôme anormal, a dit M.lohnson.Ce ne serait pas opportun de donner suite à une telle demande, dans le contexte actuel.Il y a de toute évidence des problèmes qu'il faudra regarder avant de consentir une subvention.Il n'est pas question de subventionner des mises à pied.» M.Marc Laviollette, président du syndicat CSN, accompagne du conseil syndical, était venu demander à M.lohnson de s'assurer que la companic négocierait son plan de modernisation avec le syndicat, avant de consentir une subvention.Il craint que ce plan signifie la perte de quelque 155 emplois.Il a précisé que la compagnie, alors qu'elle parlait d'un plan de modernisation ($8 millions pour assainir l'environnement et $42 millions pour améliorer sa productivité», avait avise le syndical qu'elle effectuait lb7 mises a pied le 19 juin, en raison d'une baisse de la demande et du prix de vente de certains produits.Ces premières mises à pied ne devaient durer que deux semaines.Onze jours plus tard, l'arrêt estival était prolongé à huit semaines et touchait 594 travailleurs.Pendant l'arrêt de production, I95 travailleurs assurent le maintien de l'usine.Selon M.Laviollette, la compagnie motive ces mises à pied par une baisse dans la demande pour les trois prochains mois.M.Laviollette, se basant sur un document patronal interne, craint que la compagnie tente de reprendre sa production avec 200 employés en moins.Environ 60 p.cent du financement pour le projet proviendrait des deux paliers de gouvernement.M.Laviollette a précisé que $20 millions seraient des prêts garantis (25 p.cent par Québec et 50 p.cent par Ottawa) et $8 millions (pour l'environnement) proviendraient de subventions.Quebec et Ottawa se partageraient la subvention environnementale moitié-moitié.EILLEURES PHOTOS POUR 4^0JNSCHER Développement de photos sur place maintenant disponible au Mail west island FILM POUR PHOTOS COULEUR IMAGE 5 sr.w * l * pu image rx Appareil 35mm compact avec flash électronique Incorporé, si facile a Utiliser! 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