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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
L. Habitat
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1987-08-01, Collections de BAnQ.

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[" Habitat 1 CONDOS DE LUXE _k BORD DE L'EAU SB^-^^ô 322-7387 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 1er AOÛT 1987 Le jardinage Le deuxième immeuble du «Memphré Club» est maintenant en voie de construction.Le Memphré Club: la recette d'une résurrection ROBERT DUBOIS collaboration spéciale eertames opérations immobilières, de par leur complexité sont réservées aux professionnels du domaine.La résurrection de l'ensemble de condos «Le Memphre Club», situé à Magog.en est un exemple éloquent.Seule l'intervention d'investisseurs aguerris aux rouages de l'immobilier a permis de relancer le projet et d'en assurer la survie.Le projet initial Le concepteur initial du projet, maintenant disparu du décor, se porte acquéreur d'un magnifique terrain de 45 acres situé en bordure du lac Memphrémagog, afin d'y construire sept immeubles en copropriété comptant chacun 50 unités.Cette personne, quoique associée au domaine de l'habitation de par sa profession antérieure, ne possède aucune expérience en tant qu'eut repreneur-promoteur.Les difficultés financières surgissent rapidement.Le prêteur hypothécaire qui avait avancé la somme de Si.9 million au promoteur, lui fait parvenir un avis l'enjoignant de remettre la totalité du prêt dans les 60 jours, à défaut de quoi, l'immeuble sera repris par la banque.Cette procédure faisait suite au défaut de paiement du prêt par le promoteur.Ce|ui-ci ne peut remettre l'argent demandé et conteste l'action de la banque devant les tribunaux qui donnent finalement raison au prêteur.Le terrain et le premier immeuble, complété à 75 p.cent, deviennent alors la propriété de la banque.Les pertes des acheteurs Les quarante premiers acheteurs perdent les $750000 versés en acompte.Ces sommes n'étaient protégées d'aucune façon, le promoteur ne traitant avec aucun programme de garantie de maisons neuves.Il exigeait même que lesTchèques d'acompte soient libelles au nom de sa compagnie et non pas versés dans un compte en fideicommis.Deux acheteurs, ayant payé leur unité comptant, perdront à eux seuls plus de $140000.Une quinzaine d'unités étaient complétées et habitées au moment de la reprise de possession par la banque.Aucun des residents n'avait encore versé le solde du prix au promoteur, les préteurs locaux manifestant déjà des reticences à financer l'achat d'unités dans cet ensemble.Ces quinze acheteurs, en plus de faire le deuil de leur acompte, seront évincés de leur unité.Aucune offre d'achat n'avait été enregistrée par le promoteur, limitant ainsi les possibilités de recours des acheteurs.Les fournisseurs et sous-traitants Au moment de la reprise de possession par la banque, l'immeuble était déjà grevé d'une quarantaine de «privilèges», imposés par les fournisseurs et sous-traitants qui n'avaient pas été payés par le promoteur.L'imposition d'un privilège par un créancier oblige le propriétaire en titre, dans ce cas-ci la banque, à régler toutes les sommes dues avant de pouvoir disposer de la propriété.Il y avait en tout pour $1,2 million de privilèges.Même le sous-traitant ayant coulé les pilotis sur lesquels repose l'immeuble n'avait pas été payé un an après le début de la construction.La banque aurait pu éviter bon nombre de problèmes si elle n'avait pas négligé d'enregistrer l'hypothèque consentie au promoteur fautif.Dans les faits, bon nombre de fournisseurs avaient déposé des privilèges avant que la banque n'enregistre son hypothèque.Ces créanciers avaient donc préséance sur la banque en ce qui a trait aux sommes à rembourser.Le coeur du problème La banque se retrouve donc avec un terrain et un immeuble inachevé.Elle ne peut elle-même s'imposer promoteur sans libérer tous les privilèges imposés sur la propriété.Il ne lui reste plus qu'à chercher un acheteur pour reprendre en main le projet.Mais voilà, qui voudra prendre un tel risque?L'arrivée des professionnels Un groupe d'hommes d'affaires, tous étroitement liés au domaine immobilier, s'intéressent à la propriété.Ils jugent le site magnifique: 700 pieds en bordure du lac et estiment que la demande pour les condos de villégiature demeurera encore très forte.Le défi consiste non seulement à négocier l'achat de lu propriété auprès de la banque mais aussi a régler tous les privileges et à refaire l'image du projet auprès du public acheteur.Un seul créancier récalcitrant qui refuse l'offre de règlement proposée peut faire échoir la tentative de résurrection.Le partage des compétences C'est M.Gilles Champagne, investisseur immobilier connu, qui négociera le prix avec la banque.On achète pour $1,9 million, plus les privilèges.C'est-à-dire que la banque se défait par le fait même de l'obligation de régler avec les créanciers.Un peu comme la compagnie Canadien Pacifique qui décide d'acheter Quebccair, en s'engageant à rembourser les dettes accumulées par le transporteur.Le projet immobilier possède déjà mauvaise presse auprès des prêteurs hypothécaires, non seulement à Magog mais aussi à Montréal et à Québec.Personne ne veut aider le groupe à se porter acquéreur de l'ensemble aux conditions habituelles.y Heureusement, les membres du groupe ont les reins financiers solides.Ils versent $1,8 million comptant, puisé à même leurs propres réserves et cherchent à faire financer une autre tranche de $1,9 million par une institution financière.La réputation d'un des membres, M.Robert Mortn, un des plus importants propriétaires immobiliers du Québec, permet d'obtenir la somme auprès d'une banque, concurrente de la première.Il fallait ensuite négocier avec les détenteurs des privilèges.Le groupe a dû débourser $60000 de plus que prévu pour libérer la propriété de ces entraves.À chaque privilège était associé un procès qu'il fallait aussi régler.Un des associés, aussi avocat, s'occupe lui-même de toutes ces démarches, compliquées par le déménagement du Palais de justice de Sherbrooke.Une fois qu'a été surmonté l'obstacle que constituaient les privilèges, on a dû procéder au parachèvement de l'immeuble.Aucun entrepreneur ne voulait soumissionner une somme forfaitaire pour un tel contrat, ne pouvant évaluer avec précision l'étendue et la nature des travaux.Les nouveaux propriétaires ont dû accepter de payer les travaux selon un tarif horaire.Le groupe a ainsi paye $1 million pour compléter l'immeuble, soit $200000 de plus que si le travail avait été exécute à forfait.Refaire l'image Refaire l'image du projet auprès du public exigeait l'établissement d'un dialogue avec les anciens acheteurs des unités.Plus du quart d'entre eux ont décidé de racheter une unité dans l'immeuble.Les nouveaux promoteurs ont respecté leur premier choix en leur vendant les mêmes unités.Ne voulant surtout pas être associés à l'image de l'ancien promoteur, les nouveaux propriétaires du Memphré Club n'exigeaient que des acomptes minimum de $5000.Tous les acomptes étaient cette fois-ci versés dans un compte en fidéicommis, administré par une fiducie locale.On a même permis à plusieurs des anciens acheteurs de conserver sans frais des équipements qu'ils avaient choisis lors de la première transaction: bain tourbillon, moquette, foyer, etc.Le coût de ces options avait été défrayé par les nouveaux promoteurs au moment du règlement des privilèges.Le projet est réussi Le premier immeuble du projet est maintenant complété.Les 50 unités sont vendues et l'aménagement paysager est terminé alors que la construction des courts de tennis et de la piscine devrait être achevée au mois d'août.Le deuxième immeuble de l'ensemble de sept est en chantier depuis quelques semaines.Vingt p.cent de ses unités seraient déjà vendues.En tout, on prévoit construire 350 unités de condos, représentant un investissement de $45 millions étalé sur les trois années que dureront les travaux.Au dire de Gilles Champagne, président du Memphré Club, «il fallait être un peu fou pour se lancer dans une telle opération de sauvetage.Personne ne voulait toucher à ça.» Il avoue avoir eu plusieurs doutes pendant les 18 mois qu'ont duré les tracas.«Seuls le partage des compétences parmi les membres du groupe et la confiance qu'on s'est manifestée nous a permis de réussir.» Va sans dire qu'il déconseille aux débutants et aux profanes de se lancer dans une entreprise aussi ardue.Des plantes qui s'accrochent aux pierres PLORIAM BIRNARD Plusieurs espèces de plantes vivaces ou annuelles peuvent servir à garnir les murets de pierre.Certaines s'accrochent à la surface rugueuse de la pierre ou des murs de béton et de brique au moyen de petites ventouses.D'autres prennent racine dans les interstices et les cavités, où elles se contentent de quelques débris végétaux et d'un peu de terre.Un certain nombre, enfin, d'allure rampante ou tapissante, peuvent rapidement recouvrir les murets.Parmi les plantes vivaces qui se contentent de prendre racine dans les interstices et qui durent des années, il faut accorder une place de choix aux joubarbes (sempervivums)et aux orpins (sedums).La joubarbe des toits (sempervivum tectorum) s'étale en ravissantes rosettes d'où émergent de longues tiges, porteuses de fleurs rose-pourpre.Elle est parfaitement rustique, tout comme ses soeurs, la joubarbe des montagnes (sempervivum montanum) et la joubarbe-poulette (sempervivum heuffelii).Différentes espèces d'orpin affectionnent les murets ensoleillés.Il leur suffit d'une bonne terre franche, dans une cavité, pour pousser allègrement.Parmi les espèces qu'on peut cultiver chez-nous, il y tout d'abord l'orpin doré (sedum acre aureum), qu'on appelle aussi poivre de muraille, formant un coussinet recouvert de petites fleurs jaunes, et le magnifique orpin de Chine (sedum spectabile), à larges feuilles ovales, vert glauque, et à floraison mauve en fin d'été.L'une des plus belles espèces est l'orpin rosé (sedum roscum), à feuilles ovales et ruban nées, très rapprochées les unes des autres, avec des fleurs jaune pâle s'ouvrant en début d'été.Plusieurs plantes tapissantes, vivaces et rustiques, peuvent rapidement garnir un muret de pierre, de béton ou de briques.Il faut les planter dans un bac rectangulaire, rempli d'une terre enrichie de tourbe horticole, qui s'égoutte bien, placé en haut du mur.Après les premiers gels d'automne, il faut retirer le bac du mur et le placer au sol, dans une tranchée, en le recouvrant d'un bon paillis.\t\t \t\t \t\t \t\t \t¦\t \t\t \t\t La petite lobelie annuelle est une excellente plante tapissante pour garnir les murets de pierre ou de brique, ou pour orner les angles des escaliers de béton.Les meilleures plantes tapissantes sont la saponaire à floraison rose, le phlox-mousse (phlox subulata) aux innombrables petites fleurs rosées, la gypsophile rampante (gypsophila repens )à floraison blanche ou rose, la matricaire blanche, l'alysse des montagnes (alyssum montanum)à floraison dorée, la lysimaque (lysymachia nummularia) à feuillage vert ou jaune, la belle campanule bleue des Carpatcs, la potcntille tapissante (potentilla verna nana) qui forme un épais tapis vert recouvert de petites fleurs jaune o:, la sagine (arenaria verna), la véronique tapissante ( veronica repens ou veronica rupestris)aux petits épis de fleurs d'un bleu profond, le pachysandra du lapon à floraison blanche et au feuillage qui reste vert tout au long de l'année, la céraiste tomenteusc (cerastium tomentosum ), le lamier panaché ou argenté (lamium galeobdolon ) et plusieurs autres.On peut aussi garnir les murets avec des plantes annuelles, surtout les vignes comme le thumbergia alata dont les vrilles s'accrochent aux moindres aspérités.C'est un grimpant annuel de croissance rapide qui se recouvre de petites fleurs blanches ou orangées, avec un coeur brun ou noir.La lobelie bleue ou rose convient également à la garniture des murs de pierre.Sa végétation en cascade se prête à l'ornementation des murets et des margelles.On peut aussi l'employer avec succès dans les corbeilles suspendues.Les délicates capucines, aux fleurs carmin et aux graines comestibles, le géranium-lierre, les gloires-du-matin, le houblon, les pois de senteur (lathyrus), le cardinal grimpant, les cardiospermums, le lierre anglais annuel, les cobées, les dolichos et surtout les courges ornementales sont d'autres espèces grimpantes annuelles pouvant garnir rapidement les murets.¦ )'ai déjà lu quelque part que les fruits globuleux des rosiers sauvages étaient comestibles et excellents pour la santé.Pourriez-vous me fournir des renseignements à ce sujet?Quels sont les types de rosiers qui donnent de tels fruits?Louise McGuirc-Côté, Montréal.¦ Les fruits des rosiers anciens, qu 'on appelle des cynorrhodons, sont en effet comestibles et très riches en fer, en vitamine C et en d'autres éléments bienfaisants.Généralement, on utilise les cynorrhodons des rosiers Rugosa, Ccntifolia, Multiflora, Rubrifolia et quelquefois Canina.Ils servent à réaliser de' délicieuses confitures, des gelées et aussi des sirops.On peut également en faire des tisanes et des infusions.A noter que pour les gelées et les confitures, il faut ajouter environ 40 p.cent de sucre.Après la cuisson des cynorrhodons, il est essentiel de tamiser la pulpe pour éliminer les petits poils et les impuretés.On trouvera des notes sur le jardinage en page K-7.Loignon, Durand, Quevillon Respectez votre budget sans lésiner sur la qualité! La maison de vos rêves est à quelques pas de chez-vousl Offrez-vous l'excollonce à des prix OQ 000$ qui sauront vous convaincre; Ov|wUU Sio BOM lovai : (ou plus selon kj moookjl I OUICMOutO doi lourootidoj.o cftoiitjboui dosOistxiui0t*t6u do circulation), toi 622-2720 ¦otvord \u2022\u2022\u2022.! \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022 nodionno.sorti* SI-Jt)On fnofd) voul Pioitofonds (ouocl x jacqutfr Bccd ~- Finir le sous-sol a J'aurais besoin de petits conseils .pour la finition de mon sous-sol.Il : est dune hauteur de 8'.Les 6' du haut sont isolés avec des feuilles d'isolant rigides, collées sur le ci-; ment.Je voudrais améliorer l'isola-; tion.Je prévoyais ajouter un 3 \" de ; laine minérale ainsi qu'un coupe-'.vapeur.Le tout sera recouvert de ; placoplàtre.; Le plancher de ciment est très \u2022 plat et très sec.J'ai l'Intention d'y - poser un tapis.Est-ce que je serais ; mieux d'appliquer un coupe-vapeur : avant?Si oui, est-ce qu'il existe : des coupe-vapeur liquides qui peu-; vent s'appliquer au pinceau?; Je ne mettrai pas du tapis sur ; toute la surface du sous-sol.Dans i la partie atelier-bureau, je voudrais ; poser un linoléum ou de la parque-' terie.Est-il nécessaire de construi- \u2022 re un faux plancher ou est-ce que .je pose ces recouvrements directe- ments sur le ciment?Conrad Girard Boucherville : ?Les normes exigent que les murs soient recouverts soit de 2W ' d'isolant rigide ou de 3'/ï\" de laine minérale.Il est fort probable que l'isolant qui se trouve présentement sur vos murs n'empêche pas les infiltrations par la solive de rive, .c'est-à-dire au point de rencontre \u2022 entre le haut des fondations et la - charpente des murs du rez-de-'.chaussée.L'isolant rigide collé à même le '- mur de ciment n'assure pas la meilleure protection.Il peut s'y créer des espaces d'air dans lesquels se forme du givre.Un travail bien fait î vous oblige donc à enlever l'isolant ; actuel, d'isoler la solive de rive et à recouvrir à nouveau les murs d'un - isolant neuf.La pose de laine miné-', raie entre les montants de 2\" x 3\" .permet de passer plus facilement ; les fils que si vous posiez des feuilles d'isolant rigide.I II n'est pas indispensable de poser un coupe-vapeur sur votre plan- : cher sec si vous prévoyez y poser de la moquette.Il n'existe pas, par ailleurs, de coupe-vapeur sous forme liquide.\u2022 La pose d'un linoleum sur un Plusieurs options s'offrent aux personnes qui veulent se lancer dans la finition du sous-sol de leur maison.PHOTOTHEQUE LA PRESSE plancher de ciment ne représente pas d'inconvénients majeurs.Il en est autrement de la pose de par-queterie.Il faut dans ce cas, toujours construire un faux plancher sur lequel seront fixées les planches de bois franc.Échangeur de chaleur B Je viens vous demander conseil à propos d'appareils appelés \u2022ventilateur récupérateur de chaleur».Est-ce qu'un tel appareil est bon pour une résidence privée?R.Lozeau Montréal ?Le ventilateur récupérateur de chaleur est un appareil qui s'avère d'une grande utilité dans une maison bien isolée.Par un système de conduits et de ventilateurs, l'air vicie de la maison est entraîné vers l'extérieur et une quantité égale d'air frais est aspirée vers l'intérieur.On évite ainsi le problème de la pression negative cause par une sortie d'air qui n'est pas remplacée par une entree équivalente d'air frais.De plus, les VRC possèdent une boite métallique reliée aux conduits, dans laquelle la chaleur de l'air expulsé est transfère à l'air froid qui entre.On réussit ainsi à sssurer la circulation et le remplacement de l'air sans pertes excessives de chaleur.Ces appareils possèdent donc un net avantage par rapport aux ventilateurs conventionnels qui ne font qu'expulser l'air de la maison, augmentant ainsi les frais de chauffage pendant I\"hiver.Il ne faut pas confondre les VRC, aussi appelés echangeurs de chaleur, avec les \u2022 echangeurs d'air: ceux-ci, tout en assurant l'expulsion d'air vicie et l'arrivée d'air frais dans la maison, n'effectuent pas de transfert de chaleur.L installation d'un VRC accroît de beaucoup le confort dans les pièces.Non seulement l'air y est-il moins vicie mais la poussière y est aussi moins présente.Les person- nes souffrant d'allergies apprécient beaucoup cet avantage.La pose d'un VRC est conseillée dans les maisons dont le degré d'isolation eleve empêche la maison de respirer.Les changements d'air, qui habituellement s'effectuent par les interstices des cadres de portes et de fenêtres, ne se font plus.Avant d'acheter un VRC il faut donc s'assurer que la maison soit bien isolée.À défaut de quoi, l'appareil perd beaucoup de son efficacité puisque l'air vicie se faufile a l'extérieur par d'autres voies.Il faut compter dépenser de $1000 à $2000 pour l'achat est la pose d'un VRC, selon la marque et le taux d efficacité.Ces appareils sont installes soit dans le sous-sol, soit dans l'entretoit.Rappelez-vous que ces appareils ne réduisent pas votre facture de chauffage.Ils ne font que récupérer une partie de la chaleur expulsée.Les VRC vous permettent de limiter les pertes d'énergie normalement attribuables aux changements dair.Dénouement heureux SI J'ai lu votre recent article portant sur la protection du consommateur dans le domaine immobilier.Je vous avais d'ailleurs téléphoné au sujet d'un condo qui n'a jamais ete terminé par l'entrepreneur.Celui-ci avait fermé boutique pour débuter un nouveau projet ailleurs, dans le même quartier.Je me suis reconnue dans le deuxième exemple de «cas tristes» que vous décriviez dans votre article.Ci-inclus une lettre que nous avons fait parvenir au ministre de l'Habitation qui résume sommairement les demarches faites par les 15 copropriétaires de l'immeuble dont jetais le porte-parole.Nous avons eu la chance d'avoir un excellent avocat.Voici comment il a règle notre problème.Il a trouve une clause du contrat de prêt non respectée par la Caisse Populaire qui finançait notre achat.Il a donc engage des poursuites de 500000$ contre la dite Caisse et nous avons cesse de rem- bourser nos hypothèques pendant seize mois.Après plusieurs mois de négociations, nous avons signé le règlement suivant: la Caisse s'engage a payer 85 p.cent des privilèges imposes par les fournisseurs non payés par le promoteur en plus des frais Juridiques encourus.De notre côté, chacun des copropriétaires a dù payer pour compléter la construction de l'immeuble et paiera 1 p.cent des privilèges (maximum de 1500$ chacun).Nous avons, en tout, dépensé 35000$ pour achever la bâtisse.La période d'amortissement de nos hypothèques a été réduite de 20 ans à 18 ans.Dans mon cas, je pale maintenant 275,82 $ par mois plutôt que 267,67$.Je vous remercie pour les conseils que vous m'avez donnés.J'ose croire que nous nous sommes sortis honorablement de ce bourbier immobilier.Claire Coyer Montréal ?Les copropriétaires de l'immeuble qu'habite Mme Coyer ont connu tous les déboires.Plusieurs d'entre eux ayant quitté leur ancien logement ont dù aménager dans des unités inachevées et accepter de vivre pendant plusieurs semaines sans électricité, ni eau chaude.L'entrepreneur avisa ensuite ses clients qu'il se trouvait en situation financière difficile.Il avoua avoir utilise les acomptes pour régler des problèmes financiers personnels.L entrepreneur les a toutefois assurés qu'un bailleur de fonds lui permettrait de terminer les travaux dans les quinze jours suivant leur réunion.Les fournisseurs se sont alors mis à déposer des privileges et à entamer des poursuites contre l'entrepreneur.Celui-ci déclara faillite.L'entrepreneur maigre ses affirmations, n'avait jamais souscrit au programme de garantie des maisons neuves de l'APCHO.Les offres d'achat utilisées par le vendeur spécifiaient que les acheteurs s'engageaient a demander un prêt hypothécaire auprès de la Caisse Populaire.Celle-ci avait commencé à payer le constructeur et à prélever des remboursements hypothécaires à même les comptes des copropriétaires sans que les unités soient équipées ni d'eau, ni d'électricité.Je suis heureux d'apprendre que la ténacité des copropriétaires et la compétence de leur avocat soient venues à bout dun système qui joue depuis trop longtemps contre les intérêts et les droits élémentaires des acheteurs de maisons neuves.Pierrefonds Téi.:B20*35ï5 ^.MAINTENANT EN m^VENTE POUR WÈ^OGCUPATION EN AUTOMNE 1987 «/s la Press» Taxe prov.(9%) Service de l'information 7.rue Si Jacques.Montréal QC H2Y 1K9 Chèque ?C.0.0.?Mastet C»td N'.Date d'émission _ NOM _ ADRESSE _.VILLE _ TOTAL Visa Datl d expiration.TEL.CODE POSTAL POUR TOUT PROJET DE MAISON, ÉCRIVEZ A L'ADRESSE CI-HAUT.COMMANDE Montréal (514) 353-5410 TÉLÉPHONIQUE Extérieur de Montréal (619) 477-3315 Du lundi au vendredi: 8 h 30 à 12 h 00 \u2014 13 h à 16 h 30 les maisons québécoises 1 fnt l\" nnn'TS PÉSPPVFS \u2014 1f»7 IFS DESSINS DRUMM ND INC LA PRESSE.MONTRÉAL, SAMEDI 1er AOÛT 1987 L5 Rénovation Des gouttières percées peuvent obliger bientôt à de très coûteuses réparations LAURIER CLOUTIER De vieilles gouttières percées, que le propriétaire néglige de remplacer, peuvent l'obliger à effec-.tuer de très coù* teuscs réparations aux murs et fondations de sa maison.L'eau qui s'infiltre accélère la détérioration des murs extérieurs, l'effritement de la brique et la fissuration des fondations.La maçonnerie absorbe trop d'eau et ne la rejette pas assez vite, déclare Jules Auger, architecte et professeur à l'Université de Montréal et â Héritage Montréal sur la rénovation.Sous l'effet du gel et du dégel, la brique éclate.Sans gouttière ou parapet adéquat, l'eau peut s'infiltrer dans les murs.Les solins rouilles et les allèges pourries laissent pénétrer l'eau, déclare l'architecte Auger qui, dans ses cours à Héritage Montréal, donne des conseils sur notamment divers problèmes de structure, de briques effritées, de joints détériorés, de boiseries défraîchies, etc.Eponge La brique de piètre qualité, de chaux par exemple, ou « celle qui a été nettoyée au jet de sable » se transforme en éponge, ou presque, et se désintègre beaucoup plus rapidement.Le rénovateur pourra plus facilement restaurer sa façade de maçonnerie lorsqu'elle est constituée de murs non porteurs; il s'agit alors d'enlever le revêtement qui cache le carré de bois.Lorsque le mur de pierre ou de brique se bombe, c'est qu'il est en train de se détacher de la charpente de bois à cause d'une infiltration d'eau.Danger public C'est un danger public.Une stabilisation temporaire s'impose, avec des tirants.Le propriétaire risque toutefois une plus grande infiltration d'eau dans son mur.Les tirants créent également un pont thermique qui laisse s'échapper la chaleur et pénétrer le froid.La correction permanente exige une réfection d'une grande partie du mur, le plus tôt possible, uvertit le professeur Auger.Brique colorée Par ailleurs, une couche de peinture à l'huile appliquée sur ia brique y emprisonne un taux d'humidité qui peut également provoquer son éclatement.Iules Auger poursuit que « la prétendue imperméabilisation de la brique fait plus de tort que de bien en empêchant le mur de respirer».Le bricoleur trouvera de la brique ancienne qui se marie bien pour remplacer celle qui s'est effritée.Il peut aussi recouvrir de stuc ou d'une tole nervurée et prépeinte un mur latéral ou arrière dont la brique s'effrite.C'est souvent par les joints de mortier que l'eau s'infiltre dans la brique, entre le mur et les alleges, les cadres de fenêtres ou Icsconlre-solinsdu toit.Le propriétaire doit étanchéifier tous ces joints, mais avec un produit de scellement approprié.Il doit toutefois se méfier du mortier mal choisi qui peut causer de sérieux dommages.Après avoir gratté à la main le mortier effrité sur une profondeur d'un pouce et l'avoir remplacé, il faudra polir au fer rond les surfaces des nouveaux joints, pour un renforcement uniforme sur tout le mur.On gratte souvent le nouveau joint avec un outil pointu pour lui donner un air effrité par les intempéries.Jointoyer ne suffit pas Celui qui se contenterait de jointoyer n'obtiendrait qu'une surface malpropre avec un joint plus large que celui d'origine.Les trous espacés des chante-pleures, dans la rangée inférieure de la brique, laissent s'échapper l'excès d'humidité et doivent être bien dégagées après la réfection du mur.Par ailleurs, la méthode la plus douce reste la meilleure pour le nettoyage d'un mur de maçonnerie, très vulnérable.Une brosse douce avec de l'eau et du savon ou des jets spéciaux durant une semaine font l'affaire.Iules Auger déconseille de peindre la pierre ou la brique effritée.Mais si le mur de la résidence à restaurer est déjà peint, il vaut mieux le laisser tel quel car le difficile décapage pourra causer d'autres problèmes.Le mur paré de peinture risque fort d'être en mauvais état.Par contre, « les boiseries extérieures paraissent souvent dans un état beaucoup plus lamentable qu'elles ne le sont en réalité ».Le remplacement des allèges pourries et un coup de pinceau peuvent tout rafraîchir rapidement.Le métal, celui des mains courantes par exemple, doit être entretenu avec soin car une fois rouillé, il devient difficile à remettre en bon état.Iules Auger conclut que le rénovateur doit s'assurer, avant d'entreprendre des travaux extérieurs d'importance, qu'il ne ternira pas le caractère architectural de sa rue.« Il est essentiel de respecter le style d'origine de la façade de la résidence pour maintenir l'harmonie avec le quartier.» Un milieu peu propice aux investissements.PHOTO RENE PICARD.LA PRESSE La maison préfabriquée au Canada ROBERT DUBOIS collaboration spéciale ¦ L'industrie de la maison préfabriquée canadienne ne connaît pas le même essor qu'aux États-Unis, qu'en Suède et au lapon.La Société canadienne d'hypothèque et de logement s'est demandé à quoi était attribuable ce retard.Les résultats de son enquête paraissent dans un document de recherche intitulé : « Les perspectives d'avenir de l'habitation préfabriquée au Canada ».La faible proportion du marché, qu'occupe la maison usinée est, selon celte étude, attribuable en bonne partie au manque d'intérêt des pouvoirs publics.En Suède, aux États-Unis et au lapon, les gouvernements soutiennent beaucoup plus qu'au Canada le secteur des maisons préfabriquées.Ils vont jusqu'à adopter des politiques nationales et des techniques d'application destinées à mettre cette forme d'habitation en concurrence directe avec la construction conventionnelle sur chantier.Le Canada, quant à lui, n'a pas de politique nationale en ce sens.La grosse différence entre l'attitude du Canada et celle des autres pays réside dans l'ampleur des activités de recherche et de développement, qui sont menées par les secteurs public et privé, pour promouvoir la maison préfabriquée.Au lapon, par exemple, les sociétés consacrent au moins 2 p.cent de leur budget d'exploitation à la recherche et au développement.Aux États-Unis, on a stimulé la réalisation d'un grand nombre de lotissements originaux, où les gouvernements et les pouvoirs privés travaillent conjointement à l'élaboration de projets expérimentaux.Ce genre de réalisation ne se retrouve pas à la même échelle au Canada.Au lapon et en Suède, les maisons usinées sont considérées comme étant haut de gamme.Les fabricants n'ont pas, comme c'est le cas au Canada, à se battre contre une mauvaise image de leur produit.Il y a encore des municipalités canadiennes qui considèrent comme étant de qualité inférieure toutes les maisons usinées.L'industrie canadienne n'a pas élargi sa gamme de produits, ni développé sa capacité d'adaptation créative au même point que les autres pays.Au Japon, le secteur de la maison préfabriquée peut produire plus de 500 modèles de maisons, en fonction des goûts personnels des clients.Aux États-Unis, on peut fabriquer n'importe quel type d'habitation de faible hauteur.Cette diversité de produits n'existe pas au Canada.Ce qui explique en partie pourquoi les municipalités jugent ce type de construction sans originalité et sans variété.Au Canada, les marchés sont évidemment plus restreints qu'aux États-Unis et au Japon.Même en Suède, où ils sont peu étendus, la demande pour la maison usinée est stabilisée par l'existence de programmes de financement incitatifs.Au Canada, les hauts et les bas excessifs subits par la demande créent un milieu peu propice aux investissements dans la construction d'usines.La plupart des entreprises canadiennes n'ont pas les capitaux nécessaires pour financer la mise au point de l'application de techniques nouvelles ou pour améliorer les installations existantes.Les préteurs hésitent à aider cette industrie en raison des incertitudes qui pèsent sur l'avenir du marché de l'habitation.En Suède et au Japon, plusieurs organismes gouvernementaux soutiennent le développement de l'industrie.En Suède notamment, l'existence de prêts hypothécaires à faible taux d'intérêt, doublée de la déductibilité des coûts d'intérêt garantissent à l'industrie un marché stable et constant, même en période de ralentissement économique.Les usines canadiennes n'ont malheureusement pas l'équipement voulu pour adapter leurs produits à différents marchés.Selon la SCHL, cette faiblesse handicapera de plus en plus le Canada sur le marché des exportations dans la concurrence avec les firmes suédoises.HABITAT CONDOMINIUMS résidences secondaires, copropriétés Dans un sous-bois, au coeur de la vallée de St-Sauveur, un projet se dessine.Véritable paradis pour le skieur et l'estivant, la faîtière peut devenir un lieu de séjour privilégié, à seulement 60 kilomètres de Montréal.Le Manoir St-Sauveur.Tous les œndomiriiurris de la Phase I ont trouvé acquéreur.Inscrivez-vous sans tarder à la Phase IL L'adresse la plus prestigieuse à St-Sauveur.Ee Manoir St-Sauveur.Un concept unique en matière de condominiums.Offrant à l'acheteur avisé tout le luxe d'une somptueuse propriété nichée dans un coin de pays enchanteur, en plus d'un accès direct à l'hôtel et centre de congrès le plus chic des Laurent ides.Et tous ces avantages sont réunis sur un même site, au coeur du pittoresque village de St-Sauveur.Le Manoir St-Sauveur.Un placement dont vous vous féliciterez, une occasion unique dont vous devez profiter avant qu'il ne soit trop tard.Pour découvrir les charmes du Manoir St-Sauveur et de son domaine, téléphonez dès aujourd'hui à M.Lamarre ou M.Seigmann au (514) 430-3516 ou au (514) 227-1811.\u2022 SPA-santé \u2022 Piscine intérieure \u2022 Courts de tennis et de racketball \u2022 Stationnement intérieur \u2022 Femmes de chambre L6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 1er AOÛT 1987 CONDOMINIUMS Publireportage PARLONS IMMEUBLE La société en commandite (1) Il y a plusieurs façons d'investir.On peut, entre autres, acheter une maison à revenus, investir dans des fonds hypothécaires ou acheter des parts d'une société en commandite.L'investissement immobilier via une société en commandite est de plus en plus populaire.Cela s'explique principalement par l'attrait des abris fiscaux qui y sont rattachés.De plus, cette formule permet d'investir dans des immeubles de quelques millions de dollars avec un capital relativement peu élevé.Mais attention! Comme tout autre investissement, la société en commandite n'est pas sans risque.Avant d'acheter des parts, il faut prendre certaines precautions et bien étudier le prospectus.On doit également avoir recours à l'avis de conseillers juridiques et fiscaux pour s'assurer que ce placement nous convient.Définie par la loi La société en commandite est définie par le Code civil depuis plus d'un siècle et elle doit être inscrite au bureau d'enregistrement.Elle est également régie par la loi sur les valeurs mobilières du Quebec.Le commandité ou promoteur du projet, doit déposer son prospectus auprès de la Commission des valeurs mobilières du Québec.Le promoteur met sur pied la société en commandite.Ensuite il peut vendre lui-même des parts aux investisseurs.Dans ce cas, il agit à titre d émetteur-placeur.Ou encore il peut demander l'aide d'un courtier en valeurs mobilières, qui lui se chargera de solliciter des investisseurs.Brièvement, la société en commandite est formée de commanditaires qui achètent des parts d'un immeuble locatif et qui confient à un commandité (promoteur) le soin de gérer leur avoir.Il peut y avoir 50.100, 200 et même bOO commanditaires qui détiennent chacun une ou plusieurs parts égales.Chaque part donne droit à un vote.La mise de fonds se situe généralement autour de 5000$.Le montant investi par chacun des commanditaires ne va pas directement à l'achat de l'édifice.Une partie est utilisée pour les frais d'établissements des dossiers, les frais de services du promoteur et les frais d'administration.Avant d investir dans une so- ciété en commandite, vérifiez si l'administrateur est inscrit auprès de la Commission des valeurs mobilières du Québec et informez-vous des autres projets qu'il a entrepris dans le passé.Exigez ensuite un prospectus du promoteur.Ce document renferme des renseignements et des projections comme les revenus de location, les frais d'entretien, les taxes, l'amortissement, les hypothèques, les intérêts, etc.Ordinairement, les prévisions s'échelonnent sur cinq ou dix ans.Notez toutefois que c'est l'évaluation de la société en commandite et non l'évaluation de l'immeuble acheté qu'il est important de faire.Le ratio des revenus vous donnera une première idée de la rentabilité du projet.Pour trouvez ce ratio, divisez le prix de l'immeuble par les revenus de location, après vacance.Cela vous donne une idée approximative, car il faut encore tenir compte de l'âge de la construction, des réparations à effectuer, de son emplacement et des frais de chauffage.Les revenus et les dépenses prévues dans le prospectus augmentent chaque année car on tient compte de l'inflation.Vérifiez si le taux d'inflation projeté n'est pas trop élevé.En ce moment, le taux anticipé se situe entre 5 et 6 p.cent.Vérifiez également le taux d'endettement du projet.Vous obtenez ce pourcentage en divisant le total des hypothèques par la valeur de la propriété et en multipliant le résultat final par 100.Sachant qu'un immeuble peut s'autofinancer jusqu'à 75 p.cent, on peut en déduire que moins le pourcentage d'endettement est élevé, moins il y a de risques, puisque la marge de manoeuvre en cas d'imprévus est plus grande.Demandez ensuite l'opinion d un fiscaliste.Compte tenu de votre situation financière, il pourra vous expliquer quels sont les véritables avantages que vous pourriez tirer d'un tel investissement.Il est également prudent de chercher des conseils juridiques afin de savoir exactement a quoi vous vous engagez, immédiatement et dans l'avenir, quand vous achetez une part.La semaine prochaine, nous parlerons des avantages fiscaux et des risques de l'investissement dans une société en commandite.Un an de frais de condo gratuit! Frais de notaire gratuits! Toute offre d'achat acceptée par les Immeubles Salette et accompagnée de cette annonce vous fera profiter de notre juin et le 31 août 19B7 «PROMOTION VACANCES» entre le 27 inclusivement.Faite* votre offre.\u2022 climatisation \u2022 \u2022 système individuel \u2022 d'alarme antivol \u2022 \u2022 moniteur vidéo \u2022 \u2022 garage intérieur inclus \u2022 \u2022 construction ignifuge \u2022 et insonorisée système individuel de gicleurs sauna - piscine salle d'exercice MURB classe 31 occupation immédiate 2 c.à cet 3 c.à c.1450 à 2395 pi car.INTERIEURS Nos modèles sont décorés par les wreck.10400, boul.l'Acadie 745-0424 VISITE: En semaine de 12 h à 20 h Le sam.et le dim.de 12 h à 17 h IMMEUBLES SALETTE COURTIER C.T.R ITINÉRAIRE: boul.l'Acadie près du boul.Henri-Bourassa Renseignements: Chambre d'immeuble de Montréal .a/s de «Parlons Immeuble» 550, rue Sherbrooke ouest Chambre 1250 ¦ '.Montréal (Québec) H3A 3G8 MÉTRO VIAU 2635, avenue Aird, angle Pierre-de-Coubertin * LE SITE Face au stade Olympique * BÉTON * 2 CHAMBRES à COUCHErJ * PRIX DE 108,900$ à 133,900$ CONDOMINIUMS PHASE là IV PHASE Y à VII vendu à ' inno/ COTTAGE \u2022\u2022 iuu /o Occupation décembre Ouvert tous 251-1694 * LA QUALITE fe*-* construction st-norbert ltee 13h a 17h Od£-\\)01u/ BROSSARD CONDOMINIUMS DU TRIANON Un choix à faire.Vue sur le fleuve et Montréal \u2022 Piscine, tennis, aire de jeux entourés d'espaces verts.\u2022 Climatisation, système d'interphone, système d'alarme préfilé.\u2022 Construction en béton, insonorisation de qualité supérieure.\u2022 Deux stationnements dont un intérieur.\u2022 Entreprise accréditée en vertu de la garantie sur les maisons neuves de la Fédération de la construction du Québec.Prix variant entre 88,600$ et 120,800$ 345, place du Trianon Brossard, Québec 671-0122 Heures de visite: Mardi au vendredi: de 11 h à 20 h Samedi et dimanche: de 12 h à 17 h Sur rendez-vous en tout temps IMMEUBLES DU GRAND MONTRÉAL Jacqueline Marcoux-Brunet 461-0315 Bureau des ventes (voisin Sani-Sport) Coin des boul.Rome et Marie-Victorin lies \"(ïlours du\\fteux;Fahire 1111 n 1111111 iTTTTTiTl NOUVELLE CONCEPTION DES CONDOMINIUMS DE PRESTIGE FABREVILLE À PARTIR DE 59 800 $ Piscine, parc d'amusement, stationnement et entouré d'espaces verts Plancher en béton insonorisé et résistant au feu Foyer ¦ Air climatisé Système d'intercom Lundi au jeudi de 13 h à 21 h Samedi et dimanche de 13 h à 17 h 628-0008 PALME D'ARGENT BUREAU DES VENTES: 688 MONTEE MONTROUGEAU Autoroute 15 sortie 14 via boul.Dagennis (à l'arrière du centre commercial Place Fabreville) ©-soDU Heures de visites: lun.au jeu.de 13 h à 20 h.Ven., sam.et dim.de 13 h à 17 h.RÉALISATIONS DES IMMEUBLES G.L.D.INC.A&iiÊL.«GLAS, i ft^AVf^i, CONDOMINIUM \" ï^sH PHASES 7 ET 8.NOUVEAU DESIGN.TOUS AVEC VERRIÈRES, FOYER ET' VUE SPECTACULAIRE DE LA RIVIÈRE.OCCUPATION HIVER PRIX $65,900 à $94,900 BUREAU DES VENTES OUVERT DE 13 À 21H EN SEMAINE - DE 12 À 18H EN FIN DE SEMAINE.* \"ZXts PrunesZ Plict Hmert * z^jz Hivcidjie Bou*v.urJ Goum 5241, PLACE RIVIERA, PIERREFONDS 685-1488 LTEE Horaire de» bureaux de vente: Lundi auieudi d» 13 h a 21 h Samedi et dimanche de 13 h -é-17h- Vendredi ferme M doK claim fontain lecteurs «rivent reçjulie rement afin d obtenir une consultation Plusieurs ne reçoivent idmjis oe reoonses il v a fleu» raisons gui expliquent cette situation En premier lieu étant donne le volume du courrier a certaine période nous devons tirer les lettres au sort Deume-mement plusieurs personnes omettent d indiQuer des données essentielles tels l heure le lour.I année et le lieu de leur naissance Sans ces informations il est impossible de répondre valablement a vos Questions C est pourquoi nous «cartons ce qtnre de lettres Merci de votre comprehension ¦ Ma fille est née à Longueuil, le 17 Juin 1986, a 7 h 37.Ouel est son ascendant?Outille sera sa personnalité?Votre fille a un ascendant Cancer.Très tot, elle se montrera très émotive, réceptive et gardera longtemps un comportement de bébé.Elle restera très attachée a sa petite enfance.Elle aura besoin de se sentir très secure et protégée.Mais après cette petite enfance, la nature profonde des Gémeaux commencera à se manifester.C'est-à-dire qu'elle sera très loquace.Elle maîtrisera rapidement le langage parlé.Elle sera Intarissable.Elle aimera taquiner et même provoquer.Elle aura souvent des paroles tranchantes, voire méchantes.Elle aimera discuter, argumenter passionnément.Elle aura beaucoup de force mentale mais il faudra la discipliner jeune à bien lire ses leçons, à faire ses devoirs jusqu'au bout.Durant son enfance, elle fréquentera des filles et des garçons très agressifs et dominateurs qui la feront douter d'elle-même.Mais, avec le temps, elle s'éloignera d'eux et s'affirmera.Elle prendra conscience de sa propre force de caractère, qui sera grande, à n'en pas douter.Elle sera entreprenante, dans sa carrière.Très individualiste, compétitive, audacieuse.Son milieu familial sera très maternel et en même temps rempli de passions extrêmes.Elle sentira beaucoup de tendresse mais aussi beaucoup de possessivité et une forte autorité, voire un appétit de domination, de la part de l'un des deux parents.Très tôt, elle manifestera une grande autonomie et beaucoup de créativité.Il faudra absolument que le parent autoritaire, dominateur, contrôle sa pulsion de domination et aussi son énorme possessivité, sinon l'enfant se révoltera profondément et pour longtemps.Elle aura besoin d'être guidée et disciplinée avec mesure et subtilité.Il ne faudra user d'autorité brute ni de contrôle excessif avec elle.¦ Je suis née le 2 mai 1945, a 12 h 15.J'aimerais connaître mon ascendant ainsi que les previsions pour la prochaine année a mon sujet.?Vous avez un ascendant Lion.Vous prenez beaucoup de place partout ou vous allez.Vous êtes fière de vous, vous avez de la volonté a revendre.Vous cherchez d'instinct à occuper des fonctions prestigieuses, des postes de premier plan.La vie vous satisfera abondamment quant à ce besoin de prestige et de pouvoir personnel.Vous incarnez un> force stable.On vous fait confiance.Vous a\\ez besoin d'un milieu bien organisé, aux assises solides pour manifester votre plein potentiel.Vous n'arriverez jamais a bien fonctionner dans un environnement rempli d'imprévus, insecure et soumis a des changements rapides, vous êtes stable et aurez besoin de stabilité.Vous lutterez farouchement contre les pressions extérieures qui s'attaqueront a vos projets et vos convictions.Cette année, vous vivrez de nombreux événements stressants et troublants dans votre foyer et dans votre milieu familial.L ordre qui y régnait sera bousculé par quelques incidents graves, surtout au cours de 1988.Durant cette année 1988, vous aurez la fâcheuse tendance d'abuser de votre autorité et de votre pouvoir.Vous voudrez vous mêler de tout, même là ou vous n'avez pas affaire, autant dans votre vie professionnelle que dans votre foyer.Il faudra vous montrer très prudente et très conciliante avec vos supérieurs hiérarchiques, en 1988.Si vous recherche/ la réponse a un problème se rapportant a l astrologie, il sullit d écrire a VOTRE HOROSCOPE.La Presse 7.rue Saint-Jacques.Montroal H2Y 1K9 \u2014 55 \u2014 30.Emilie était épuisée.Rose avait encore grandi mais ne semblait pas vouloir apprendre quoi que ce fût.Marie-Ange, toujours aussi sage, faisait la fierté de ses parents et de ses grands-parents.Le ventre d'Emilie grossissait à vue d'oeil.Ovila et elle n'avaient plus fait allusion aux «petits problèmes» de Rose, pas plus qu'ils n'avaient reparlé de leur querelle.Ovila avait expliqué à Emilie qu'il n'avait bu que pour noyer sa tristesse et son incapacité à la consoler.Emilie s'était excusée à plusieurs reprises de l'avoir si violemment accueilli après sa bagarre avec Crête.Ils s'étaient donc retrouvés tous les deux avec leur quotidien, Emilie dans le rang du Bourdais à laver, semer son potager, surveiller ses filles, regarder les enfants arriver à l'école et préparer les repas.Ovila, dans la rue Notre-Dame, au village, à creuser au pic et à la pelle, à travailler de longues heures Îour installer la tuyauterie de l'aqueduc à venir, bus les soirs, il rentrait fourbu et Emilie, après le souper, s'empressait de coucher les enfants et, à l'aide d'une pommade qu'elle avait fait venir de Montréal, massait les muscles d'Ovila, endoloris par le labeur et brûlés par la chaleur.«C'est pas possible, Emilie.le suis plus fatigué après une journée à travailler pour l'aqueduc qu'après toute une semaine dans les chantiers.\u2014 Essaie pas, Ovila.Je sais que tu travailles dur, mais je sais surtout que c'est rassurant d'avoir quelque chose qui va durer un bout de temps, le pense que tu as oublié combien c'était difficile dans les chantiers.\u2014 Peut-être», disait Ovila en fermant les yeux pour bien sentir les mains de sa femme.«Pis dans les chantiers, personne me frottait le dos comme tu fais.» La fin mai approchait quand Emilie reçut une lettre de sa mère la priant d'aller à Saint-Stanislas pour fêter le retour de son oncle Amédée Bordeleau, qui était rentré des États-Unis après y avoir vécu pendant treize ans.Elle en parla avec Ovila qui lui recommanda d'assister à la fête.Éva pourrait s'occuper des enfants.Emilie prépara donc tous ses effets, mais le matin de son départ.Rose se leva avec la petite vérole.Emilie confia Marie-Ange à ses grands-parents afin de s'assurer qu'elle n'attrapperait pas le mal de sa soeur.Elle défit ses valises et s'arma de patience dès qu'elle eut écrit une courte lettre à sa mère, la priant d'excuser son absence.Elle lui promettait de se rendre à Saint-Stanislas dès qu'elle le pourrait.Rose, empoisonnée par la maladie, recrachait son venin à doses si fortes qu'Emilie se demanda si elle aurait la patience d'attendre la disparition du dernier bouton.Pendant trois jours, elle s'affaira au chevet de sa fille à lui chanter des berceuses, à la couvrir de linges humides et frais, à l'empêcher de se gratter, à enduire chacune des pustules d'un onguent que le médecin lui avait fait préparer.Elle interdit à Éva et à Ovila d'entrer dans la maison.Ovila lui dit qu'elle était ridicule.Qu'il avait déjà eu la petite vérole et qu'elle savait que cela ne pouvait attaquer deux fois.Emilie s'entêta à l'empêcher d'entrer.Si lui ne pouvait être atteint, il pouvait transporter la maladie au village.Ses précautions furent vaines.Une vraie épidémie s'attaqua au village et aux rangs, frappant une maison sur deux.Le médecin passa voir Emilie à deux reprises, la rassurant sur le sort de sa fille tout en lui confiant qu'il n'avait jamais vu autant d'enfants alités.U avait ajouté que cette petite vérole lui semblait assez sérieuse.« Encore quelques boutons de plus que j'aurais pensé que ça pouvait être la variole.Mais on est chanceux.» Rose réussit enfin à effacer ses boutons au grand soulagement d'Emilie, qui put prendre du repos et ouvrir sa porte à Ovila et à une Marie-Ange qui rouspétait d'avoir été éloignée de sa mère pendant trop de temps à son goût.Emilie reprit son train-train quotidien, toujours plus lourde, toujours plus assommée par l'adhérence de la chaleur.Elle accueillit Henri Douville comme à chaque année, mais cette fois il vint seul.Antoinette, enceinte elle aussi, avait préféré rester à la maison.Henri, que les cernes d'Emilie inquiétèrent, refusa de dormir sous leur toit et s'empressa de poursuivre sa route vers Sainte-Thècle.Ovila essayait d'entrer le plus tôt possible pour prendre la relève de sa femme.Rose balbutiait encore sa mauvaise humeur qui; au grand désespoir d'Emilie, commençait à déteindre sur Marie-Ange.Ils avaient fêté les trois ans de leur ainée et s'étaient tristement avoué qu'elle n'était pas tellement plus délurée que Marie-Ange qui n'avait pas encore un an.À la fin juillet, Emilie fut forcée de demander de l'aide à Eva.Le médecin lui avait fortement suggéré d'essayer de passer la majeure partie de ses journées au lit.Emilie avait pleuré de désespoir et de fatigue.Cette troisième grossesse lui pesait lourd.Ovila tentait bien de l'encourager et de la rassurer, mais il ne pouvait cacher ses propres craintes.Il lui trouvait le même air que celui qu'elle avait montré tout le temps de sa première grossesse.Il craignait un autre accouchement difficile.Il regrettait ce temps, si lointain déjà, où il gageait sur le nombre d'enfants qu'ils auraient.Emilie n'avait même plus la force de lui sourire pour lui montrer que tout allait bien.Elle était couchée toute la journée et entendait Éva qui s'entêtait à être une tante parfaite avec'deux nièces maintenant insupportables, toutes égarées qu'elles étaient de n'avoir accès aux bras de leur mère qu'à de rares moments.Marie-Ange donna quand même à sa mère le plus beau cadeau pour souligner son premier anniversaire.À l'aube, elle marcha jusqu'à sa chambre.Seule.Emilie éclata de rire quand elle vit apparaître sa petite frimousse dans la porte entrebâillée.Ovila, que les éclats éveillèrent, ouvrit les bras et Marie-Ange s'y précipita en titubant, un sourire accroché aux lèvres et des excréments aux cuisses.«C'est qu'elle est puante notre p'tite marcheuse!» Emilie se leva pesamment et prit Marie-Ange par la main pour s'assurer qu'elle la suivrait et qu'elle n'irait pas salir quelque chose sur son passage.Elle se dirigeait vers la pompe à eau quand elle vit Rose, bien affairée à barbouiller le mur de ses propres excréments.«Rose!» La petite ne se tourna même pas et continua son travail malodorant.«Ovila, viens ici tout de suite.» Ovila entendit l'urgence dans la voix de sa femme et enfila son pantalon à la hâte.Il demeura bouche bée devant le travail de Rose.II \u2022 sentit la colère l'envahir.«J'en ai assez de ses gâteries.C'est à matin que j'vas commencer à m'en mêler pour vrai.» 11 agrippa sa fille par les deux bras, lui mit le nez dans les excréments, lui donna une fessée puis, ne sachant plus trop que faire, il empoigna un linge qu'il mouilla et ordonna à Rose de laver tout ce qu'elle avait sali.Rose sourit, heureuse d'avoir quelque chose à faire.Ovila en prit ombrage et changea d'idée.Il la reprit par le bras et la conduisit à sa chambre.Rose commença à gémir, regardant sa mère, le regard lourd de reproches, puis sa soeur qui gargouillait de plaisir devant l'activité matinale.« Non ! dodo.Rose pas dodo ! » Ovila l'obligea à s'étendre et lui ordonna de ne pas se lever.Rose donna des coups de pieds.Ovila l'immobilisa et lui répéta que cela irait mal si elle désobéissait.« Pas dodo, papa! Rose dehors!» Ovila la recoucha fermement et Rose cessa ses cris.Elle suça son pouce tout en grattant sa couverture de l'autre main.Ovila revint dans la cuisine.Emilie le regardait.11 se demandait comment elle réagirait.Depuis que le médecin leur avait parlé des problèmes de Rose, il avait essayé de laisser Emilie faire comme elle l'entendait.Mais Emilie avait manqué de souffle, son air coupé par la grossesse.Ovila chercha dans ses yeux quelque marque de colère, ou un reproche.Il ne vit rien.C'est plutôt de l'amusement qu'il crut deviner.«Pourquoi est-ce que tu ris?Me semble que des matins comme ça, c'est pas drôle.\u2014 C'est toi qui le dis.Moi, je trouve que c'est pas mal drôle de te voir perdre patience de même.Pis.» Elle referma l'épingle de sûreté qu'elle venait de piquer dans la couche de Marie-Ange et prit celle qu'elle tenait entre ses lèvres avant de continuer.«.je suis contente que tu te sois choqué.Au moins toi, tu te contrôles encore un peu.Si moi je m'étais choquée, Rose aurait eu des bleus sur les fesses.\u2014 Je sais que c'est pas facile pour toi, Emilie», dit-il en l'enlaçant après qu'elle eut reposé Marie-Ange par terre.«Rose voudrait encore être un bébé, Marie-Ange commence à faire comme elle, pis toi que le docteur laisse au lit toute la journée.\u2014 Arrête de parler pis fais-moi un bon thé.» Ovila lui caressa la nuque, puis le dos, puis les reins.Il les lui tint solidement d'une main pendant que de l'autre, il lui frottait le ventre.Emilie ronronna.«C'est donc difficile les derniers mois.pis pas rien que parce que c'est pesant à porter.» Ovila avait bien compris ce qu'elle tentait de lui dire et pressa le ventre un peu plus fortement.Lui aussi manquait la chaleur de leurs nuits.Il savait qu'il devrait se satisfaire de humer Emilie pour quelques mois encore.Jamais il ne se lasserait de son odeur.«Je m'excuse, Emilie.\u2014 Pourquoi?\u2014 Ben, me semble que ça aurait été mieux si tu avais pas été enceinte tout de suite pis qu'on avait eu le temps de prendre une p'tite vacance toi pis moi.\u2014 Tu sais que des vacances, faut pus y penser maintenant que la famille est vraiment commencée.Pis tu les as pas faits tout seul les bébés, Ovila Pronovost.Bon, tu me le fais le thé avant de partir pour le p'tit Canada?J'aimerais ça qu'on mange en tête-à-tête comme des amoureux avant que ta soeur arrive.» Ovila fit du thé et des rôties pendant qu'Emilie s'amusait avec Marie-Ange sur ses genoux.Rose s'était rendormie ce qui leur donna quelques minutes de répit.Ovila servit sa femme comme un garçon de table, un torchon à vaisselle bien plié sur le bras,' le geste éloquent et un sourire figé aux lèvres.Emilie éclata de rire, imitée par Marie-Ange.«Tu es quasiment aussi bon pour que les garçons du Windsor.\u2014 J'ai de l'avenir comme serveur tu penses?\u2014 Non, tu es un peu trop grand.\u2014 Ça a rien à voir.\u2014 Je le sais.» à suivre ©1985 ÉDITIONS QUÉBEC/AMÉRIQUE "]
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