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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
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B. Informations générales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1987-08-09, Collections de BAnQ.

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[" Informations générales - LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 9 AOUT 1987 Avec le mois d'août reprend la bataille contre l'herbe à poux HELENE TAINTURIBR_ Depuis le Ie' août, 15 jeunes sont retournes à la recherche d'Ambrosia artemisiifolia.En effet, c'est à partir de cette date quelle commence à faire des ravages parmi les Montréalais.D'ici la fin septembre, elle se sera attaquée à un citoyen sur dix.Ambrosia artemisiifolia, plus connue sous le nom.d'herbe à poux.Depuis neuf ans.la Communauté urbaine de Montréal est en guerre ouverte contre cette plante sauvage qui fait tousser, pleurer, renifler ses nombreuses victimes.I.'équipe spécialisée d'enquêteurs ci de techniciens ne recherche cependant pas la solution finale, la destruction pure et simple.L'objectif est d'arriver à un seuil magique, oii le taux de particules qu'elle dissémine dans l'air ne découragera plus les citadins.Cette mission devrai! être accomplie d'ici I992.Mais depuis les neuf ans que dure celte lutte, l'équipe de la CUM a déjà enregistré de belles victoires.Tout d'abord, le nombre de grains de pollens disperses dans l'air est passé de 2b par cm' en I477 a 11 l'an dernier, le seuil d'allergie étant fixe a sept.Deuxième victoire: 95 p.cent des citoyens prévenus par l'équipe de depisteurs de la présence d'Ambrosia sur leurs terrains l'ont arrachée.Mais les municipalités ont encore un petit effort a fournir puisque seulement 45 p.cent des terrains suspects ont été défriches, a cause de leur grandeur.Raynald Francoeur.ingénieur au service de l'environnement de la CUM est particulièrement heureux de cette implication des citadins, car sans elle, il serait utopi-que de penser pouvoir venir a bout de l'herbe à poux.Grâce a une vaste campagne d'information organisée par un regroupement de différents organismes, dont l'Ordre des pharmaciens et l'Union des facteurs, au debut de l'été, prés de 10000 personnes ont découvert tous ses secrets cette année.Pour la reconnaître, il faut d'abord savoir où la chercher.Ambrosia n'aime que la terre qui a été retournée, manipulée.Les terrains vagues, les chantiers de constructions, les abords des roules, les fissures dans l'asphalte sont ses lieux de predilection Pour cette raison, Ambrosia est avant tout citadine.Elle ne s'aventure jamais dans les bois et ne s'installera pas non plus en plein milieu d'un beau gazon.Elle craint aussi le froid.Plus clic se rapproche du Nord, plus elle se fait rare et à partir de Mont-Laurier, elle disparait tout a fait.Cette petite plante qui vient de l'Ouest canadien est d'ailleurs facile a reconnaître, mais comme elle s'installe bien souvent au milieu d'autres consoeurs, elle peut échapper à l'oeil le plus averti.I laute d'une cinquantaine de centimètres ses feuilles sont dentelées, leur endos est de couleur verte et sa tige est velue.Sa cousine germaine.Ambrosia trifida, tout aussi virulente, est deux fois plus grande et ses feuilles beaucoup plus larges.Mais celte dernière cède le terrain a Ambrosia artemisiifolia dans 99 p.cent des cas.Au mois d'août, au moment de sa floraison, elle se colore de petits bourgeons jaunes.C'est alors qu'elle dixsemine son pollen, riche d'une substance aller-gene.Contrairement à d'autres plantes, la toucher ne provoque aucune irritation.De plus, les reactions allergenes qu'elle suscite ne sont pas plus fortes lorsque l'on s'approche trop d'elle.Le pollen qu'elle libère se promène allègrement dans les airs, et il est possible d'enregistrer de fortes concentrations à des centaines de metres alentours.Le meilleur moyen d'empêcher celte floraison est de l'arracher avant le mois d'août.Les herbicides légers en viennent également facilement a bout.Mais lorsqu'il est trop tard, que le pollen d'Ambrosia recouvre Montreal, l'équipe de la CUM cede sa place a un autre bataillon de spécialistes qui continue avec forces moyens la lutte a finir: les allcrgistes.Le docteur Zave Chad est de ceux-là et il connait les moindres symptômes de cette allergie qui fait partie de ce qu'on appelle communément le rhume des foins.En dehors des classiques, tels la congestion, les éternue-ments intempestifs, les picotements aux yeux et l'asthme, il nous apprend que quelques symptômes sont moins connus du public.L'herbe a poux peut en effet provoquer de l'urticaire, qui se caractérise par l'apparition de plaques rouges et des démangeaisons.Certaines personnes souffrent également d'enflures de la conjonctive, membrane transparente qui tapisse l'intérieur des paupières.La premiere chose a faire pour diminuer ces inconvénients est d'essayer de se mettre a l'abri en tenant les fenêtres fermées aussi bien dans les maisons qu'en auto.Apres, il ne reste plus qu'a essayer toute la batterie de medicaments disponibles sur le marché.Mais ceux qui souffrent d'allergies se plaignent souvent des effets secondaires de ceux-ci.particulièrement des anti-histamini-ques qui ont bien souvent un effet soporifique.Dans ces cas-là.le docteur Chad est d'avis que les personnes allergiques devraient essayer différentes marques, jusqu'au moment où elles en trouveront une mieux adaptée à leur métabolisme.Il existe aussi plusieurs traitements par injection, recommandés uniquement pour ceux qui souffrent d'allergies particulièrement marquées.Ces piqûres permettent d'abaisser le nombre d'anticorps IGE, donc de réduire les symptômes.Mais ces traitements doivent être suivis de quatre à neuf semaines, pendant deux ou trois ans consécutifs.Les résultais sont bénéfiques dans près de 80 p.cent des cas.Mais avant de devoir passer entre les mains de votre médecin, le meilleur remède est encore de participer.à la chasse à l'Alh-brosia.indifférente aux souffrances qu'elle cause, Ambrosia artemisiifolia déploie ses feuilles sous le soleil.En bas, Raynald Francoeur, ingénieur au service de l'environnement de la CUM charge de la lutte contre l'herbe à poux, et un capteur de pollen comme il en existe plusieurs sur le territoire de la CUM.PHOTOS PIE&SE COTE L3Prn>e 38 ans plus tard, le crime d'Albert Guay fait encore jaser JOYCE NAPIER Dans un deux-pieces mal éclairé d'un quartier populaire de Montréal, il penche sa tête dégarnie sur de vieilles coupures de journaux.Et les souvenirs lui viennent.De très mauvais souvenirs qui font encore mal.Le crime qu'on prête aujourd'hui à un personnage fictif, Ovide Plouffe, il l'a vécu de prés.«Y a-t-il des photos de moi?Non.|e ne pense pas.A l'époque, à ma sortie du palais de justice de Québec, on m'avait pris en photo, mais j'avais lancé un coup de pied dans l'appareil pour le briser, l'avais même dit au photographe: La prochaine fois ce sera la tète!» L'histoire lui a déjà causé assez de tort.Pas la peine d'avoir son portail dans tous les canards de la province.Ce procès à sensation, dont il a été un des principaux témoins à charge, a meublé les pages de tous les journaux de ce temps-là, et alimenté les conversations de tous les Québécois.Les plus de 45 ans s'en souviennent: pour se débarasser de sa femme, le bijoutier Albert Guay avait fait sauter un avion avec 23 passagers, lequel s'écrasait au Sault-au-Cochon le 9 septembre 1949.Ce crime, si crapuleux, si excessif, a fait le sujet du roman Le Crime d'Ovide Plouffe de Roger Lcmelin, récemment porté à l'écran.La passion, l'adultère, la dynamite et un procès plus que médiatique, quelle source d'inspiration! Au téléphone, M.Lcmelin disait cette semaine à La Presse se rappeler fort bien tous les vrais personnages de ce drame, qu'il connaissait d'ailleurs personnellement.«Ce n'était pas du beau monde!» «C'était un événement si extraordinaire, qui dépassait tellement la fiction qu'on pouvait à peine en faire un roman.Cette histoire insolite m'a littéralement sauté dessus.|e me suis dit: il faut écrire cela», raconte .T .M.Lcmelin.qui tient toutefois a préciser qu'il ne s'est pas privé, comme romancier, de marier l'imaginaire au réel.Mais son bonheur d'inspiration.n'a pas fait le bonheur tout court de ceux qui étaient impliqués indirectement dans l'affaire Albert Guay, entre autres les enfants, les parents, qui ont été montrés du doigt et ont perdu amis et emploi, se retrouvant d'un jour à l'autre, stigmatisés, associés au «crime du siècle».Il faut noter que Québec était encore un village où les commérages allaient bon train.Aujourd'hui, même si l'horrible histoire du Sault-au-Cochon a quelque peu pâli dans les mémoires, un assisté social de 63 ans.qui occupe ses journées à fabriquer des.trophées, souffre encore du traumatisme qu'elle lui a causé.Il s'appelait |ean-Marie Rucst a l'époque, un nom maudit, associé à un des trois meuniers, qu'il a enfin réussi à faire changer légalement «pour ne pas devoir l'emporter avec lui dans l'au-delà».C'est sous un nouveau nom \u2014 qui doit évidemment demeurer secret \u2014 qu'il recevra dans trois ans ses chèques de sécurité de la vieillesse.Son fils et ses deux petits-enfants vivent également sous ce nom d'emprunt.L'avocat de l'aide juridique de Montréal qui l'a aidé à obtenir ce changement de nom a expliqué à La Presse que son client avait plus d'une raison de réclamer une nouvelle identité.Ayant témoigné au procès sous son nom véritable, il avait acquis une certaine «célébrité» dans tout le Québec.«Dans la région, cette famille avait une très mauvaise réputation, d'expliquer l'avocat.Aujourd'hui je pense que mon client est encore marqué.Pas vraiment brisé, mais certainement amer.» Il aurait pu changer de nom et rester à Québec, mais à quoi bon?il aurait été facilement reconnu.À Montréal par contre, Quelques-uns des acteurs du drame de 1949: le bijoutier Albert Guay, à droite ; en bas, Marguerite Pitre et Généreux Ruest.ARCHIVES U Prnu il affirme «se fondre mieux dans la masse».Presque 40 ans plus tard, ce n'est plus sa réputation qu'il essaye de protéger.Ce sont plutôt les mauvais souvenirs qui remontent encore à la surface qu'il s'efforce de refouler.«Les vraies victimes de cette affaire, c'était nous, les enfants, moi et les deux fils de Marguerite Pitre, et la fille de Rita Mo-rel», dit l'ancien jean-Marie Ruest, en relisant les articles de l'époque.«Après le procès et la pendaison des trois complices, j'ai passé six ans encore à Québec où je gagnais ma vie.Puis j'en ai eu assez, tout le monde me pointait en disant : c'est Ruest, vous savez, l'histoire du Sault-au-Cochon.» C'est le 9 novembre 1949 qu'un bijoutier de Québec, Albert Guay, faisait sauter un avion des Canadian Pacific Airlines volant à destination de Baic-Comeau avec 23 passagers à bord, pour se débarrasser de sa femme, Rita Morel, devenue encombrante depuis que Marie-Ange, serveuse de restaurant âgée de 17 ans avait volé son coeur.Mais Guay n'avait pas organisé sojn crime tout seul.Un horlo- ger infirme.Généreux Ruest, un mordu de tout ce qui fait «tic tac», et sa soeur Marguerite Pitre, née Ruest, une femme qui vouait un amour désespéré au bijoutier adultère, lui avaient prêté main forte.Guay avait fait fabriquer une bombe par l'horloger.Le prétexte invoqué : il voulait faire sauter des souches sur son terrain.C'est la femme Pitre qui a été chargée de livrer la commande, dissimulée dans une «statuette», à Rita Motel, en lui demandant de la livrer à son tour à un client de son mari habitant Baic-Comeau.Mais l'avion de Rita Morel devait achever sa course sur le flanc d'une montagne, au Sault-au-Cochon, pas loin de l'aéroport de L'Anciennc-Lorette, d'où Albert Guay, debout sur la terrasse observait le sinistre dénouement de son projet meurtrier.Projet partiellement déjoué, puisque l'avion, qui devait sauter en plein vol et s'abîmer dans le Saint-Laurent, a eu cinq minutes de retard, rappelle Jean-Marie Ruest, et s'est abattu au sol, permettant à quelques témoins de sentir «l'odeur de la dynamite».Depuis 1966, jean-Marie Ruest, vit sa nouvelle identité.C'était vraiment par un concours de circonstances que son destin devait être lié aux trois meuniers, pendus en 1950 après leurs procès.Encore maintenant il se pose des questions sur cette affaire.Marguerite était-elle au courant qu'elle aidait un meurtrier ?Oui, dit M.Lcmelin.Mais jean-Marie Ruest n'en est pas certain.Pensc-t-il maintenant que la justice aurait dù épargner la vie des trois complices en les condamnant à la perpétuité?Non.malgré la peine qu'il a ressenti, ces trois personnages, qui avaient partagé sa vie depuis sa plus tendre enfance, méritaient la pendaison.Même Généreux, exécuté sur sa chaise roulante.C'est un concours de circonstances cruel qui avait lié le destin de lean-Marie à ces trois individus.Sa mère devait le mettre au monde alors qu'elle était encore jeune fille.Sale histoire à l'époque.Elle était aussi une Rucst.la soeur de Marguerite Pitre et Généreux Ruest.Elle plaçait son nouveau-né chez ses parents à Québec, vers la fin des années I920.Pour l'épargner, on avait dit à jean-Marie qu'il était le petit frère de Généreux et Marguerite.Ce n'est que bien plus tard, qu'il devait connaître ses vraies origines.Peu importe, à l'époque du crime il était un Rucst, et même plus, Généreux, «qui aurait vendu sa mère pour $100» dit-il, devait lui apprendre le métier d'horloger, un métier qui ne le passionne plus aujourd'hui.Quelques jours avant le crime d'Albert Guay, )ean-Marie avait appris que Généreux fabriquait une horloge «spéciale» pour le bijoutier \u2014 «un vrai cynique ce gars-là».Il ne s'était pas posé trop de questions.Quelques jours après l'explosion de la bombe, toutefois, Marguerite Pitre devait rendre visite à jean-Marie pour lui avouer qu'elle était très mal à l'aise.Elle avait livré un paquet à Rita Morel à l'aéroport, c'était une bombe.Elle était, horrifiée, raconte -X-_\u2014 lean-Marie.qui s'était souvenu alors de cette horloge «spéciale».C'est alors que le jeune Rucst.qui avait 22 ans à cette époque, devait s'adresser à la police, qui soupçonnait déjà une manoeuvre louche.«Ça a déclenche l'appareil judiciaire.» Dès lors.lean-Marie et sa femme, qui avait assisté aux confessions de Marguerite, devaient devenir témoins a charge, rôle particulièrement difficile étant donné les liens de parenté avec ceux qu'ils accusaient.Et c'est également alors que devaient commencer les malheurs de jean-Marie.Plusieurs amis devaient lui tourner le dos.Il perdait son poste de chauffeur d'autobus pour la Ville de Québec.Lui qui avait espéré devenir policier, et qui avait postule, s'était fait dire qu'on ne pouvait pas lui permettre l'accès à la profession.Un Ruest policier, ça ferait mauvais genre.Il pouvait continuer à conduire son taxi dans les rues de Québec, ce qu'il devait faire, pendant six ans avant d'en avoir par dessus la tête des gens qui chuchotaient quand ils le voyaient.Il avait même perdu sa place au sein des Chevaliers de Colomb.Persona non grata sur toute la ligne.Ironiquement, c'était Albert Guay qui avait été son «parrain» chez les Chevaliers de Colomb.Une fois à Montréal, sans sa femme qui avait fini par le quitter, cette affaire lui avait fait mal, raconte*!*]!, il devait changer de vie, « un nouveau début » comme dit son avocat.Encore aujourd'hui ses amis montréalais ignorent qui il est.11 a fait table rase.Il fabrique ses statuettes chez lui et reçoit ses chèques du bien-être social.Un homme d'un certain âge en pantoufles, sans histoires.«l'avais des ambitions plus que ça, mais que voulez-vous, on ne peut pas toujours choisir», dit-il affichant un sourire mélancolique._I_d\u2014 B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 9 AOÛT 1987 \t\t\t\t .Paul Desmarais -president du conseil 3d administration\tRoger D.Landry president éditeur\tMichel Roy éditeur adjoint\tClaude Crave) directeur de l'information\tJean-Guy Du bue éditorialiste en chef Éditorial Entrer4 à Montréal Au moins un pas dans la bonne direction, une tentative louable, un effort d'imagination: le pont Victoria deviendra à sens unique vers Montréal, à l'heure de pointe du matin.Ce qui devrait alléger la cohue de l'entrée dans l'île de Montréal par ce pont et peut-être même par les autres ponts de la Rive sud.Peut-être; un peu; parfois.La solution est bien mince pour un si gros problème.Elle ne fait qu'ajouter une voie à celles qui existent présentement et elle n'aide aucunement la circulation du soir qui est, très probablement, pour beaucoup d'automobilistes, encore plus pénible que celle du matin.On n'a qu'à penser aux embouteillages de la semaine dernière, entre 16 et 18 heures, sur ces ponts qui sont censés ouvrir la porte au bonheur, à la détente et à la paix.Donc, un bon point.Mais il faudra en marquer d'autres pour éviter de connaître, chez nous, les folies meurtrières que subit présentement la Californie où, depuis un mois et demi, 22 automobilistes enragés, pour ne pas dire fous, ont tiré à bout portant sur d'autres automobilistes dont ils n'aimaient pas la conduite.Ils ne sont d'aucune façon justifiables.Mais ils illustrent les excès dans lesquels peut tomber une société quand ses problèmes quotidiens ne trouvent pas de solution raisonnable.Montréal n'est pas Los Angeles: nos problèmes locaux n'atteignent pas, non plus, les mêmes dimensions.Il reste qu'ils constituent une énorme perte de temps et d'énergie; et qu'ils font honte au souci de qualité de vie auquel nous aimons souvent nous référer tout en reconnaissant notre incapacité à y parvenir.Comment se fait-il que les ponts Champlain et Jacques-Cartier doivent être réparés chaque année?Quelles sortes de travaux passe-t-on son temps à reprendre.Qui les fait?Pourquoi prennent-ils toujours tout l'été?Pourquoi y travaille-t-on a des heures de pointe plutôt qu'aux heures plus paisibles du jour et de la nuit?Pourquoi y laisse-t-on, quand les travaux sont interrompus, les signaux d'avertissement qu'on s'habitue a ne plus prendre au sérieux?Les interrogations fusent dans l'esprit de tous les automobilistes.Et tous se convainquent que la coordination entre les divers gouvernements, les divers entrepreneurs et les diverses polices n'existe pas.Pire encore: que toute les plaintes, souvent raisonnables, des automobilistes, demeurent constamment, sauf rares exceptions, lettre morte.Ce n'est pas d'hier que des gens se plaignent d'une signalisation inadéquate sur les routes québécoises, sur les ponts comme dans les villes, qui ne peut servir que ceux qui connaissent déjà leur chemin; et ils ont bien raison de se plaindre ceux qui critiquent l'isolement où ils se trouvent, le soir, en panne ou en détresse, sur nos autoroutes sans secours et sans téléphone.L'argent dépensé en publicité québécoise aux États-Unis serait peut-être mieux employé s'il servait à soulager le malheur de l'automobiliste étranger qui ose s'avancer jusqu'à nous.Il n'est jamais agréable de critiquer et de se plaindre à haute voix, sur papier ou sur les routes.Mais les automobilistes voudraient bien s'assurer que des gens intelligents, au regard lucide et à l'oreille saine, les entendent et les comprennent.Jean-Guy DUBUC Choses d'aujourd'hui Le salut par la bière?JEAN TAILLEFER Il est généralement admis que, prise modérément, la bière, loin d'être dommageable, peut avoir des effets bénéfiques.Un verre ou deux en bonne compagnie aide à relaxer, stimule la conversation, favorise la bonne humeur.Des recherches lui ont même attribué des vertus carrément thérapeutiques.Au début des années 70, un psychiatre du Boston State Hospital, le Dr Ching-piao Chien, a aménagé à l'hôpital une petite taverne, a choisi 40 patients âgés, tous seniles ou dépressifs (la moyenne d'âge cuit de 73 ans), et les a répartis en quatre groupes.Pendant neuf semaines, trois des groupes ont passé une heure par jour dans cette taverne improvisée.Les membres du premier groupe prenaient chaque jour 12 onces de bière chacun; ceux du deuxième, seulement du jus de fruit; ceux du troisième, un mélange de jus de fruit et de thioridazine (une drogue pour le traitement de la sénilité).La «taverne» était interdite au quatrième groupe; ces dix vieillards devaient se contenter de prendre leur thioridazine «straight».Le groupe qui fit le plus de progrès: celui des buveurs de bière \u2014 et de loin.En décembre 1985, une étude canadienne de l'Institut John Hopkins, portant sur 17 000 Canadiens, démontra que «ceux qui boivent de la bière régulièrement et de façon modérée semblent être en meilleure santé que les non-buveurs ainsi que ceux qui boivent du vin ou d'autres alcools».L'enquête démontra que les buveurs modérés avaient un taux de maladie inférieur de 13 p.cent au taux normal.Mais il y a plus.Non satisfaite des vertus de la bière ordinaire, une impor- tante brasserie de Strasbourg vient d'annoncer qu'elle mettra bientôt sur le marché une marque tout à fait spéciale: une bière aphrodisiaque! À base de houblon comme les autres et guère plus alcoolisée, cette nouvelle bière contiendra, dit-on, du ginseng et cinq autres plantes aux vertus «vivifiantes», recueillies sur cinq continents.Les brasseurs disent avoir été submergés de lettres dès l'annonce des premiers tests: toutes les femmes voulaient des échantillons pour «revigorer» leur mari.Au total, 600 hommes auraient accepté de se prêter aux tests.Le lancement doit se faire dans six mois.Tout cela pour dire que l'avenir du Québec n'est peut-être pas aussi désespéré que certains voudraient nous le faire croire.Depuis quelque temps, on n'entend parler que de dénatalité, de décroissance démographique.Le démographe Henri-pin et le sociologue Grand-Maison ont attaché le grelot: si les mères québécoises ne se remettent pas à faire des enfants, ont-ils dit en substance, le Québec tel que nous le connaissons va disparaître.Us avaient sans doute oublié l'effet bénéfique que pourrait avoir chez nous une bière aphrodisiaque.Car les Québécois, faut-il le rappeler?ont toujours été de gros buveurs de bière.La consommation a légèrement diminué ces dernières années pour diverses raisons \u2014 entre autres, les augmentations de prix \u2014, mais les ventes semblent avoir repris cette année à la faveur du temps chaud.Le Québécois moyen boit 249 bouteilles de bière par an; c'est à peu près 20 p.cent de plus que sa consommation de Coke, de Pepsi, de Seven Up, etc.Imaginez par conséquent les effets potentiels d'une bière aphrodisiaque.Le «baby boom» de l'après-guerre et la fameuse panne de courant des États-Unis pourraient n'avoir été que.de la petite bière.Alors, Molson, Labatt.O'Keefe, qu'attendez-vous?L'avenir du Québec est entre vos mains.T LA PRESSE D'AILLEURS £t Munit Réal Pelletier La France aussi s'éveille aux passions de la Bourse Treize p.cent des Québécois sont aujourd'hui actionnaires d'entreprises, une hausse substantielle qui résulte directement de l'instauration, il y a quelques années, du Régime d épargne-actions ( RÉA ).On trouve de tout chez ces actionnaires, les vieux boursicoteurs, bien sur, mais aussi des rentiers aussi bien que des étudiants de cégep.Les Britanniques ont suivi un cheminement analogue en profitant de leur côté des privatisations, celles du téléphone FINANCIAL TIMES et du gaz notamment.Sans compter que, fait peu connu, la Grande-Bretagne s'est doté l'an dernier d'un régime d'épargne-actions qui s'apparente sérieusement à celui du Québec.Plus récemment, les Français à leur tour ont emboîté le pas à la faveur des privatisations: 13 p.cent d'entre eux ont acquis des actions des entreprises d'État qui ont été rendues au secteur privé, notamment la banque Paribas et la Compagnie générale d'électricité, selon un sondage que publiait Le Monde la semaine dernière.En France aussi les rentiers ont marché, mais également les jeunes, les cadres moyens, les simples employés et les techniciens.Feu de paille?Il ne semble pas: le désir d'actionnariat est stable, semble-t-il.Pas de repli en vue sur les caisses d'épargne.Par contre, jouer au mieux avec son épargne ou spéculer n'est entré dans les moeurs que d'une petite minorité.Comme on le constate au Québec, les nouveaux actionnaires français ne sont pas très boursicoteurs, refusant de sauter d'une action à l'autre.Le phénomène a été «popularise», mais n'est pas pour autant «populaire», observe Le Monde, qui précise que seulement deux p.cent des agriculteurs et six p.cent des ouvriers sont du mouvement.Autre fait politique singulier: 56 p.cent des nouveaux actionnaires jugent que le gouvernement est allé assez loin dans les privatisations et qu'il doit faire une pause.A l'échelle du pays, le pourcentage est de 59 p.cent.Le cheap labor: moins asiatique, de plus en plus mexicain Le Québec et le Canada ont déjà joué ce rôle de réser-voir de main-d'oeuvre bon marché pour les entreprises américaines.Et au fur et à mesure que, sous la pression des syndicats principalement, les salaires payés ici rejoignaient ceux des États-Unis, les Américains ont déplacé leur production vers l'Asie: le lapon, la Corée du Sud, Taiwan, Singapour.Mais là aussi, la croissance en est venue à annuler les gains associés à cette pratique.Le nouveau paradis du «cheap labour», nous dit le Financial Times de Londres, c'est, d'emblée, le Mexique.Mille deux cents entreprises filiales de multinationales THE WALL STREET JOURNAL américaines ont vu le jour au Mexique depuis quelques années, le long des quelque 3 000 kilomètres de frontière.Le calcul est d'une étonnante simplicité: le salaire hebdomadaire moyen dans ces usines qu'on a baptisées maquilas est de S 34,33 par semaine, contre $396 dans une usine américaine de même fonction.Quand une entreprise américaine transfère une usine de l'autre côté de la frontière, elle realise une économie annuelle de S 15 000 par ouvrier.Et pour la livraison, c'est plus pratique que l'Asie, c'est juste à côté.General Motors \u2014 on en prendra note dans l'industrie canadienne et québécoise de pièces \u2014 est chef de file du mouvement, avec déjà 23 maquilas.Elle en comptera pas moins de 50 en 1990.La seule division Packard Electric de GM emploie 16 000 ouvriers dans 12 maquilas.On pourra aussi se demander pendant combien de temps General Electric fabriquera des ampoules électriques au Canada quand on sait qu'elle a déjà installé 14 maquilas au Mexique employant à bon marché 15 000 personnes pour fabriquer des moteurs et des produits de céramique comme composants électroniques.Autres compagnies déjà installées: Zenith (24 000 employés), Rockwell, Westin- ghouse.Union Carbide, ITT, Honeywell, McDonnell-Douglas, Ford, Chrysler, etc.À l'heure des négociations ultra-secrètes entre le Canada et les États-Unis sur le libre-échange, on peut supposer que ces nouvelles données font l'objet de pourparlers.Un autre partenaire commercial des États-Unis en tout cas s'intéresse au phénomène: le lapon, qui compte déjà 18 maquilas au Mexique, en ouvrira six autres cette année et projette d'en installer 50.Autant de biens japonais éventuellement vendus aux États-Unis et qui, une fois mexicani-sés, n'apparaîtront plus dans la triste balance commerciale américano-nippone.L'explosion des emplois temporaires: le cas Manpower Autre facette de changements qui secouent actuellement le monde du travail : l'explosion du travail temporaire ou à temps partiel.La plus grande entreprise au monde spécialisée dans le placement de personnel temporaire, Manpower Inc., qui possède des bureaux à Montréal, s'est fait offrir la semaine dernière la jolie somme de $1,21 milliard pour son commerce par une société britannique, Blue Arrow.Cette offre mirobolante, note le Wall Street Journal, pour une compagnie qui ne possède guère d'actifs fixes mais qui enregistre un chiffre d'affaires courant de près de deux milliards, illustre assez bien l'engouement des entreprises pour ce type d'emploi.Les avantages sont connus: peu ou pas de frais sociaux, horaires flexibles, réponse rapide face à des pointes de demande, etc.Plusieurs employés boudent, préférant des emplois stables, mais d'autres trouvent dans la formule une façon de s'adapter aux exigences d'une vie familiale où le conjoint travaille.Du fait de l'offre de Blue Arrow, les actions de Manpower ont grimpé de $15, passant à $78 à Wall Street, et entraînant une hausse substantielles aussi chez d'autres boursiers du travail comme Kelly Servi- ces, Olsten Corp.et Adia Services.Autre signe de la popularité de la formule auprès des entreprises: certains boursiers du travail aux États-Unis n'arrivent plus à répondre à la demande.Une maison comme Genesis Employment Consultants fait voler des bannières publicitaires au-dessus des plages de la région de New York cet été demandant du personnel.C'est que l'industrie des services est en pleine croissance en même temps que diminue, en queue de baby boom, la catégorie d'Américains âgés de 16 à 24 ans, signale BusinessWeek.Sans compter que ces jeunes offrent des lacunes professionnelles croissantes: 500 000 ont abandonné le secondaire en cours de route l'an dernier et 700 000 qui l'ont complété peuvent à peine.comprendre ce qui est écrit sur leur diplôme.Et pendant que le clan Kennedy lutte pour faire hausser le salaire minimum, plusieurs entreprises sont contraintes de payer un ou deux dollars de plus que le salaire minimum pour obtenir un personnel de base à compétence minimale.Une industrie comme la restauration entrevoit une pénurie d'un million de personnes qualifiées en 1995 aux États-Unis.çfrcycUi^QTkguncs £I)C lUosljinqton ^Jost Les États-Unis aux prises avec le malaise du bilinguisme Dans la période troublée qui a suivi l'arrivée du Parti québécois au pouvoir en 1976, on a beaucoup spéculé, chez les analystes politiques, sur les messages que Washington pouvait bien faire passer au gouvernement du Québec.L'un d'eux, discret mais très clair, a échappé à l'observation : ne touchez pas à la question linguistique dans les écoles aux Etats-Unis! Québec envisageait gentiment, à cette époque, par le biais de l'Association des professeurs de français notamment, de mousser le français à l'école dans certaines régions américaines naturellement plus réceptives comme la Louisiane et la Nouvelle-Angleterre.Washington de son côté ne voulait pas créer de précédent avec le français, anticipant déjà, à ce moment-là, un problème linguistique scolaire grave, qui a éclaté effectivement depuis, avec l'arrivée massive d'exilés cubains et d'immigrants mexicains notamment.Toute la région new-yorkaise par exemple, du Connecticut au New jersey, est aux prises avec le grave problème de l'enseignement bilingue anglo-hispanophone.Comme en Ontario récemment, un mouvement pour l'uni linguisme anglais s'est formé, US English, qui presse les élus de légiférer pour stopper la bilinguisation des écoles.Et un contre-lobby hispanophone vient de naitre.Dans les États de New York, du Connecticut et du New Jersey, nous dit le New York Times, US English fait pression pour que l'anglais soit déclaré langue officielle, ce que la Californie a déjà décrété par voie référendaire.Actuellement, 13 États ont légiféré en ce sens et 33 États jonglent avec semblable proposition.Au Congrès, cinq projets de loi séparés ont été déposés.Il y a un demi-million d'hispanophones au New Jersey.Dans la seule région de New York, il y en a 1,7 million; l'avenue Bergenline, qui traverse 90 rues, est faite de commerces fonctionnant à peu près exclusivement sans anglais.Même des menus de McDonald y sont devenus bi- lingues.Le verre a débordé lorsque des écoliers non-hispanophones ont commencé à recevoir des bulletins scolaires bilingues.US English prétend que l'unilinguisme anglais à l'école favorisera l'insertion des immigrants à la société américaine.Réplique des hispanophones: on veut tout simplement tuer notre langue et notre culture.À Los Angeles dans l'intervalle, rapporte le Washington Post, le gouverneur George Deukmejian a apporté son veto la semaine dernière à un projet de loi visant à accroître l'enseignement bilingue.US English y voit la suite logique du référendum établissant l'anglais comme langue officielle de l'État.£t Mmèt THE WALL STREET JOURNAL ®p$twQ(nk&mt* Pétroleries Un FIR A US?Poubelle ciel Séismes Les aberrations diplomati-co-militaires relatives au pétrole ne cessent de nous étonner.Savez-vous qui a été le premier fournisseur de pétrole de la France en juin?L'Iran, nous apprend Le Monde, avec 719 000 tonnes, sur des importations totales de cinq millions de tonnes.Fait d'autant plus étonnant dans l'état actuel de tension entre les deux pays que les importations du brut iranien sont, en raison du jeu des prix, à la hausse.L'absurde serait que le conflit actuel conduise la France a détruire les Sorts d'expédition iraniens, lais on n'aurait pas atteint le burlesque encore puisque l'URSS, nous apprend le Wall Street tournai, s apprête à offrir, le cas échéant, un oléoduc à l'Iran.Pour y expédier du pétrole iranien en France transitant par l'URSS peut-être?Pourquoi pas! Autre situation renversante: les Américains, après avoir flanqué une volée au gouvernement Trudeau à propos de l'Agence de tamisage des investissements étrangers (FIRA), se retrouvent maintenant en situation de.créer leur propre FIRA, annonce le Wall Street Journal.À l'époque du dollar tout-puissant qui pouvait tout acheter, il était de bon ton de parler de libre circulation de l'argent.Mais maintenant que les laponais, les Britanniques et même les Français (le groupe Thomson vient d'acheter les téléviseurs General Electric) ont commencé à acheter systématiquement les affaires américaines, certains voisins du Sud jettent les hauts cris.La Chambre des représentants envisage de forcer les acheteurs étrangers, dans un premier temps, à «s'enregistrer» au département du Commerce.Parmi les métiers que réserve l'avenir, il y aura peut-être celui d'éboueur de l'espace.Le New York Times fait part des craintes croissantes des milieux américains de l'espace à propos des objets divers que l'on retrouve maintenant en orbite de la Terre.On a dénombré prés de 7 000 de ces objets, étages de fusées, fragments de vaisseaux spacieux, satellites périmés, etc.Cette prolifération de débris, les plus petits de la dimension d'une balle de baseball, gène autant les expériences à venir de la NASA que l'application du programme d'Initiative de défense stratégique chère au président Reagan.Va pour les objets visibles.Mais des millions de particules non repérées sont présents.Un objet de la grosseur d'un pois, à certaine vitesse, menace un satellite deSlOOmilions.Si tout fonctionne comme prévu, la célèbre faille de San Andreas, qui traverse le littoral californien, devrait s'activer en janvier prochain et le petit village de Parkfield devrait connaître un tremblement de terre d'une intensité moyenne, soit d'environ six a l'échelle de Richter.C'est la première fois, note The Economist, que les services géologiques du gouvernement américain s'aventurent à prédire un séisme.Encore que le service s'est donné une marge d'erreur de.cinq ans, la date de janvier 1988 constituant la probabilité maximale dans le temps.La faille de San Andreas offre un terrain de choix pour cette recherche puisqu'un pan de cette faille «glisse» sur l'autre au rythme de 3,5 cm par an.À Parkfield, chaque séisme apporte un glissement de 60 centimètres.f LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 9 AOUT 1987 B3 CUV PINARD Lorsqu'une ville accueille dans ses murs des expositions percutantes comme .celles de Picasso, Léonard de Vinci, Ramsès 11 et l*Or des Thraces qui attirent les spectateurs par centaines de milliers, lorsqu'elle sollicite la population pour une foule de manifestations à caractère international comme le Festival des films du monde et le Festival de jazz, il aurait pu paraitre imprudent pour un amateur d'arts de proposer une super-exposition d'art contemporain, une forme d'art qui n'est pas nécessairement a la portée de tous.Mais lorsque Claude Gosselin a decide d'offrir Les cent jours de l'art contemporain de Montreal pour la première fois, en I985, il était convaincu qu'avec un peu d'imagination et de determination, il serait possible de faire un succès d'une telle exposition.L'avenir lui a donné raison : l'exposition en est à sa troisième année, c'est la meilleure de toutes et le rythme soutenu des entrees permet de croire que l'objectif de 40 000 spectateurs sera largement atteint.Le jury de La Presse a voulu reconnaître l'excellence de son travail en lui conférant le titre de Personnalité de la semaine sur la scène de l'actualité.A l'intention de ceux qui ne sont pas familiers avec l'art contemporain ou l'exposition mise en place par M.Gosselin.rappelons que l'exposition Les cent jours de l'an contemporain de Montreal est présentement en cours a la place du Parc, a l'initiative du Centre international d'art contemporain de Montreal, dirige par M.Gosselin.Presentee sous le thème Stations.cette troisième édition occupe une impressionnante superficie de 4 000 m-' et se poursuit jusqu'au lcl novembre.Gosselin était conservateur au Musée d'art contemporain depuis plus de trois ans.en 1985.lorsqu'il eut l'idée d'organiser l'exposition.Laissons-le raconter.«Au Musée d'an contemporain, on a monte des expositions importantes, mais l'accumulation d'expositions m'empêchait de m'occuper de «grosses machines».Et si Montréal avait un festival de jazz, deux festivals internationaux de films, un festival de théâtre, un festival de la nouvelle danse, au niveau de l'art contemporain, il ne se passait rien.Bien sur il y avait des expositions importantes comme SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ SEMAINE DU 9 AOÛT 1987 La personnalité de la semaine « Les 100 jours d'art contemporain de Montréal» doit son succès à son audace et à sa persévérance celles de Picasso et de Ramsès.mais ces expositions mettaient en valeur l'art du passé, et chaque fois, les Québécois et les Canadiens en étaient exclus.«En 1985, j'ai décidé de presenter une exposition d'art contemporain canadien et j'ai invite deux conservateurs.Rene lilouin et Roland Thériault.à venir travailler avec moi.«Puis je me suis adressse aux gens qui finançaient Picasso et Ramsès en leur disant: «Vous voulez attirer les gens chez nous pour leur montrer que nous sommes dynamiques, que nous soignons la culture, alors il faut aussi leur montrer ce qu'on est capable de faire (sur le plan de l'art contemporain )».C'est ainsi qu'est née l'exposition de l'art contemporain canadien, qui s'est appelé Aurora Borealis».a dit M.Gosselin.Selon ce dernier, le Musée d'art contemporain n'aurait eu ni l'espace, ni les moyens financiers pour réaliser un tel projet.Puis il souligne que.de toute façon, les grandes expositions comme les biennales de Paris.Venise, Sao Paulo ou Sydney, ne sont pas le fait de conservateurs rattaches a un musée ou d'un musée en soi.mais plutôt d'organismes paramuséaux, tout comme ce n'est pas un cinema en particulier qui organise le festival du film.«Ça demande beaucoup d'énergie, ça demande une levée de fonds spéciale, ça demande des lieux spéciaux aussi ».dit M.Gosselin en rappelant que l'espace de 4 000 m- ( ou 40 000 pi-) mis à sa disposition par la compagnie d'assurance Crown-Vie fait de ces locaux la plus grande salle d'exposition temporaire pour l'art contemporain au Canada.Si ces locaux généreusement mis a sa disposition par Crown-Vic sont assez vastes pour repondre aux exigences de M.Gosselin.en revanche, ce dernier ne peut pas se fier a la permanence de l'exposition au même endroit.M.Gosselin est en quelque sorte à la merci du succès du futur plan de développement mis sur pied par Crown-Vic pour mieux rentabiliser ces locaux qu'il n'occupe actuellement que trois mois sur 12.Et il reconnaît qu'il n'a pas encore prévu de position de repli pour le jour où il lui faudra hypothe- « Montréal n'est plus une ville où on lait du rattrapage au plan des arts visuels.» tiquement se reloger ailleurs.«l'ai eu chaud cette année entre janvier et avril, même si c'était en plein hiver, car je n'avais pas de lieu où tenir les cent jours de 1987.Crown Vie a acheté la place du Parc le 1er janvier, et ses dirigeants m'ont expliqué que tout en étant bien disposés envers mon projet, ils allaient essayer de trouver des locataires dans l'immédiat.Fina-lement.au mois d'avril, ils m'ont dit que ça leur faisait plaisir de m'offrir les espaces à un prix minime», a dit M.Gosselin en assurant que les 4 000 m-sont absolument nécessaires pour réaliser le type d'exposition qu'il offre au public, et qu'il n écarte pas la possibilité de déborder éventuellement dans les rues et les parcs avoisinants, d'autant plus que ses relations avec la Ville de Montréal sont des plus cordiales.À sa première année, avec Aurora Borèalis, M.Gosselin a accueilli 20 000 visiteurs.L'an dernier, 32 000 personnes ont vu Lumières.Et en comparant les chiffres des premiers jours avec ceux de l'an dernier, le rythme de progression se maintient, d'où l'optimisme affiché par M.Gosselin, d'autant plus que la réponse du public est aussi favorable que la critique des revues spécialisées.Selon M.Gosselin.quatre visiteurs sur cinq sont montréalais (la clientèle américaine se situe a environ 10 p.cent).Devant le nombre impressionnant d'événements qui sollicitent les dollars des Montréalais à chaque saison, on serait en droit de craindre le pire.Mais après avoir fait une concession, celle de repousser l'ouverture de l'exposition du 15 juin au 1er août.M.Gosselin ne s'inquiète nullement.«Même s'il y a d'autres expositions a Montreal, nous offrons la seule qui soit consacrée a l'an contemporain.|e pense que c'est intéressant pour le public de pouvoir comparer différentes époques, différentes façons devoir l'art.Moi j'ai pour mon dire que quelqu'un qui veut savoir par exemple comment on se comportait du temps des Thraces.puis ensuite comment les artistes étaient perçus à la Renaissance, a travers l'oeuvre de Leonardo da Vinci, et enfin quels sont les artistes qui agissent actuellement, il y a une filiation intéressante à établir», a-t-il dit.M.Gosselin est d'avis que le grand public est de plus en plus nombreux parmi les visiteurs.« |e consacre à peu prés I 000 pi2 à chaque oeuvre.Les visiteurs ont le temps de se promener lentement, de regarder les oeuvres.C'est pour ça que j'ai choisi le mol Stations cette année.Le visiteur s'arrête pour décomposer, décortiquer le tableau.Et quand on decompose un tableau, quand on le dissèque, on arrive a en comprendre le mécanisme.C'est un peu ce qu'a fail Leonardo da Vinci.C'était le plus grand analyste de son époque.Il a fait des autopsies du corps humain pour savoir comment il fonctionnait, et une fois qu'il l'a su.il a imagine des machines avec cela.Avec l'an contemporain, on peut faire la même chose.Les gens peuvent se promener sans necesssairemeni chercher le beau, mais en essayant de comprendre comment cela fonctionne», a-l-il dit.M.Gosselin est évidemment lorl satisfait de l'exposition qu'il propose aux Montréalais.Il a essayé de faire en sorte qu'on retrouve ici les artistes dont les oeuvres sont inscrites aux grandes expositions présentement en cours en Europe, que ce soit a Paris pour le 10e anniversaire du centre Beaubourg, soit en République fédérale d'Allemagne, a Munster à la Documenta île Kassel.«Desgens qui ont vu la Documenta m'ont dit qu'on se comparait très bien a cette exposition.On retrouve chez nous des oeuvres d'artistes comme |enny Hol/er et Gerhard Mer/., qui sont des figures de proue de l'art contemporain.Ils sont a Paris, a Munster, à Kassel ou chez nous.Et ils sont aussi au Berlin Art ( une exposition new-yorkaise consacrée a l'art fait a Berlin ), et de ce groupe nous avons Hermann Pit/, et Raimund Kummer.«Montréal n'est plus une ville où on fait du rattrapage au niveau des arts visuels, c'est une ville qui est dans l'actualité des arts visuels.Voilà pourquoi il m'apparaissaii très important de réaliser cet événement », a conclu M.Gosselin.Encore plus que du talent, de Vintelligence, même du génie, Vexcellence naît de Veffort AL.CAINJ DOCUMENT L'Accord du 3 juin confirme le caractère fédéral du Canada Me Robert Decary c r analyste cnevronne de la ques non constitutionnelle, collaborateur a La Presse a dit jeudi devant la Commission parlementaire spéciale (Communes et Senati oui étudie I Accord du ï juin, pourauoi il pense que le document repond aux atten tes du Ouebec et favorise le Canada Voici de larges extraits de son texte Messieurs les coprésidents.Mesdames et messieurs les sénateurs et les députés.Le 14 mai dernier, devant la Commission parlementaire des institutions convoquée par le gouvernement du Québec pour étudier les termes de ce qui n'était alors qu'un accord de principe, j'indiquais que la question a laquelle nous avions a répondre était la suivante: «Les termes de ce projet d'entente permettront-ils au Québec de rallier les rangs de la famille canadienne avec un espoir solide et une possibilité sérieuse d'en arriver à un renouvellement du fédéralisme qui soit compatible avec, les aspirations du Québec au sein d'un État fédéral?» Et je repondais oui à cette question, sous réserve d'une prévision qui.à mon avis, s'imposait au chapitre du pouvoir de dépenser.Cette précision a été apportée le 3 juin dernier.l'ajoutais qu'il n'était pas possible de donner une interprétation qui soit indiscutable du texte proposé ni qui puisse rallier l'unanimité.Toute loi, et encore plus toute constitution, prête inévitablement flanc à interprétation.Cela était vrai du projet d'accord, cela est vrai aussi de l'accord final.Tout texte qui resuite d'un compromis politique a des faiblesses, de par sa nature même et nécessairement dans un État fédéral où, par définition, des individus ont mis en commun leurs différences et leurs particularités propres.je précisais qu'il ne fallait pas attendre de cet accord qu'il soit parfait et complet.Cet accord ne constituait, en effet, que le début d'un processus.Le but premier de la rencontre des premiers ministres était de «rapatrier» le Québec, il n'était pas, il ne pouvait pas être d'entreprendre crie réforme globale du système fédéral.Il en est de même aujourd'hui.On ne peut pas, on ne doit pas analyr ser le tcxtcntinal de l'Accord constitua tionncl sans tenir compte de son contexte, sans tenir compte de l'objectif, du seul objectif qu'avaient les onze premiers ministres.Cet objectif était, il demeure de rapatrier le Québec, de mettre fin a l'isolation dans laquelle s'est retrouvé le Québec en 1982, de permettre au Québec d'adhérer, la tête haute, â une entente dont il avait été exclu.Cet objectif était, au fond, il demeure, de dire aux Québécois: «Vous avez dit «oui», le 20 mai 1980, a un Canada renouvelé; mais les promesses n'ont pas été respectées, pire, le Canada s'est soi-disant renouvelé sans vous et maigre vous; nous venons aujourd'hui vous dire, non pas que tout est réglé, mais que les temps ont changé, que les politiciens et les attitudes ont changé, que le moment est venu de reprendre contact et de jeter, ensemble, les balises d'un fédéralisme renouvelé.» C'est cela, que l'entente du 3 juin 1987 vient dire aux Québécois, rien de plus, mais rien de moins.C'est en termes d'esprit, bien plus que de pouvoirs, qu'il faut examiner cette entente.Cette entente assoit, une fois pour toutes, le caractère fédéral en ce pays.Elle recommit, elle valorise, elle encourage les différences, qui sont le propre d'un Etat fédéral.Le débat n'en est pas un de centralisation ou de décentralisation, mais de fédéralisme ou d'unitarisme.Voulons-nous d'un pays où tout le monde soit semblable, ce qui emporte inévitablement l'assimilation culturelle et linguistique, ou voulons-nous d'un pays où soient mises en commun et à profit nos différences?Il m'apparait sain, normal et souhaitable, dans un État fédéral comme le nôtre, que les provinces aient un mot déterminant à dire dans la nomination des juges qui sont les arbitres ultimes des différends de la fédération, et qu'elles aient un mot déterminant à dire dans le choix des membres d'un Sénat qui, selon la conception de ses fondateurs, devait représenter les régions et les minorités.Il était normal, malsain et antifédéral, que le gouvernement fédéral put agir à sa guise dans ces domaines.Cependant, en ce qui a trait à la Cour suprême, ce même espritj/édéral voudrait que les avocats et juges des Territoires puissent cire inscrits sur la liste des candidats: un amendement en ce sens s'impose.Il m'apparait sain, normal et souhaitable, dans un Etat federal forme par l'union de provinces distinctes les unes des autres, que l'unanimité soit requise, donc l'accord de la plus petite comme celui de la plus importante, avant que ne soient modifiées la structure et la composition du pays.Une fédération est un contrat qui ne saurait être modifié, dans ses composantes essentielles, sans le consentement de toutes et chacune des parties.11 ne faut pas qu'a l'avenir se reproduise, pour aucune province, l'isolement dans lequel se retrouve le Québec aujourd'hui.Puisqu'il est devenu monnaie courante, dans la pratique du fédéralisme canadien, que le gouvernement central dépense dans des domaines de compétence provinciale exclusive, le moins que l'on puisse exiger, pour respecter l'esprit fédéral, c'est que les gouvernements provinciaux conservent la latitude de dépenser comme bon leur semble dans les domaines de leur compétence et puissent décider de ne pas participer à un programme fédéral.Je considère qu'à cet égard l'Accord du 3 juin constitue un compromis: les provinces acceptent que le fédéral envahisse leurs champs de compétence, mais le fédéral, en retour, accepte de verser une compensation à ces provinces qui ne s'associent pas au programme fédéral mais qui établissent, chez elles, un programme compatible avec les objectifs nationaux, je ne comprends tout simplement pas qu'on puisse ici parler de décentralisation, qu'on puisse ici voir un danger de balkanisation, quand est reconnu le pouvoir du gouvernement central de dépenser dans des domaines dans lesquels il n'a aucune juridiction ! Ce n'est pas cet accord qui menace les programmes nationaux, ce serait l'absence d'accord à cet égard qui mettrait ces programmes en péril.Après cent vingt ans, la Constitution du Canada reconnaîtra formellement à la fois la dualité canadienne et la spécificité québécoise.C'est là reconnaître l'évidence, mais il fallait le Aire, si l'on en juge par la réaction de «rlains.Le ¦«fait» anglais, au Canada, est reconnu.Ce n'est pas négligeable, si l'on peut, par cela, s'assurer que les provinces autres que le Québec ne seront pas balka-nisees, sur le plan linguistique, sous l'effet d'une immigration de plus en plus importante.Ce n'est pas négligeable non plus, si l'on peut, par cela, s'assurer que la communauté anglophone du Quebec pourra continuer à s'épanouir.Le «fait» français, au Canada, est aussi reconnu.Cela est encore moins négligeable, car une minorité dans un pays ou sur un continent a toujours besoin d'une protection spéciale.Hors Québec, la vie française devient une «caractéristique fondamentale» du Canada et les gouvernements, tant fédéral que provinciaux, se font imposer le role de la protéger.C'est là, pour les francophones hors Québec, un gain important, sur le plan symbolique, mais aussi sur le plan pratique.Dorénavant, la Constitution, donc, aussi, la Charte, donc les droits linguistiques et scolaires devront être interprétés de manière à assurer la protection des parlants-français.Ce n'est sûrement pas encore assez, mais c'est déjà un progrès.La réalité française du Québec est reconnue.Que le Québec forme une société distincte au sein de la fédération canadienne, est une évidence telle que je ne comprends pas ceux-là qui, encore, refusent d'appeler cette évidence par son nom.(Certains de ceux-là, d'ailleurs, n'ont-ils pas eux-mêmes reconnu que le Québec était distinct, lorsque, en 1982, ils ont voulu façonner un Canada sans ie Québec?) Sans le Québec, le «fait» français, ailleurs au Canada, serait une illusion.Il y a une Loi sur les langues officielles, il y a des garanties linguistiques et scolaires au Canada, parce qu'il existe, au Canada, une province majoritairement française.Si l'on veut assurer la protection du «fait» français au Canada, il faut, de toute évidence, donner à cette province majoritairement française les instruments politiques et législatifs nécessaires à la promotion de sa langue, de son génie, de sa civilisation.C'est ce que l'entente du 3 juin cherche à accomplir, en confiant a la lois au gouvernement et a la législature du Quebec le role de protéger et aussi de promouvoir le caractère distinct du Quebec.|e m'inscris en faux contre ceux qui craignent une erosion des droits de la minorité anglophone du Québec.L'entente se situe dans un cadre résolument fédéraliste, dans un cadre ou le Quebec, d'entrée de jeu.accepte celle «caractéristique fondamentale» qu'est la dualité canadienne même sur son territoire.Lvs garanties linguistiques et scolaires de la minorité anglophone demeurent.Le Québec assume le role constitutionnel de protéger sa minorité anglophone, mais conserve, comme chacune des provinces, son pouvoir de choisir la langue officielle de la province et d'imposer l'utilisation de cette langue là où la Constitution actuelle, la Charte canadienne et la Charte provinciale ne confèrent pas de garanties linguistiques, scolaires ou autres.Si les provinces veulent augmenler les garanties linguistiques cl scolaires de leurs minorités officielles respectives, elles pourront le faire.Si le Parlement federal veut augmenter les droits, au niveau des institutions fédérales, des minorités officielles, il pourra le faire.Ce n'est pas maintenant que ce débat doit avoir lieu, ce devra être lors d'une prochaine ronde de discussions constitutionnelles |e suis conscient que l'entente ne répond pas aux attentes des autochtones, des francophones qui vivent ailleurs qu'au Québec, des femmes, des groupés ethniques, de certaines regions, de cer-, laines provinces.Mais je dis à ces gens, à ces groupes, à ces régions: ne confondez pas les enjeux.Le processus ne fait que commencer, il ne peut aller nulle part tanl que le Québec ne sera pas devenu un membre à pari entière de la famille canadienne; il faut d'abord et avant tout s'assurer que le Canada redevienne pan-canadien et fédéral, ce qu'il n'est plus depuis 1982.Si l'Accord du 3 juin n'était pas approuvé par le Parlement et pur les neuf autres législatures, le Québec devra, s'il veut être logique avec sa position, vivre son isolement, se retirer de toute discussion constitutionnelle et faire doucement mais sucement son indepeiulaiicel/i' t'ai.tû Annonces classées B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 9 AOÛT 1987 INDEX DES RUBRIQUES 100 immobilier RESIDENTIEL Achat \u2022 vente - échange Visites libres.100 Ile de Montreal.101 Laval, rive nord.103 Rive sud.105 Banlieue ouest.107 Banlieue est.109 Propriétés demandées.111 Condominiums, copropriétés 113 Laurentides.115 Cantons de l Est.117 Extérieur de Montreal.119 Fermettes.120 Etats-Unis \u2022 Hors frontières .121 Maisons de campagne.122 Maisons mobiles.123 Chalets.125 Terrains.127 Prêts hypothécaires.128 Transactions immobilières diverses.129 Gestion immobilière.130 Location Centre-ville.131 Ile de Montreal.133 Banlieue ouest.137 Banlieue est.138 Laurentides.140 Laval, rive nord.141 Cantons de l'est.142 Rive sud.143 Propriétés a louer.144 Extérieur de Montreal.145 Etats-Unis \u2022 Hors frontières .147 On demande a louer.148 On demande à partager.149 Condominiums.150 Chambres, pensions.151 Maisons de repos.centres d'accueil.152 Chalets.153 Garages.154 Transactions immobilières diverses.155 Sous location.156 Agence de location.157 INVESTISSEMENT COMMERCIAL INDUSTRIEL Achat \u2022 Vente - Echange Propriétés a revenus.160 Propriétés à revenus demandées.161 Propriétés commerciales, industrielles.162 Copropriétés.164 Fermes, terres.168 Commerces.170 Commerces demandés.171 Espaces commerciaux industriels.172 Gestion immobilière.175 Location Espaces commerciaux.industriels à louer.180 Commerces a louer.182 Entrepôts à louer.184 Entreposage.185 Bureaux à louer.186 Magasins a louer.188 Terrains a louer.189 On demande à louer.190 Location a temps partages.191 A louer, divers.192 200 marchandises et services Marchandises Mobiliers, articles de ménage.202 Marché aux puces.203 Appareils électroménagers .204 Encans.205 Vente de garage.206 Vente de charité.207 Audio-visuel, téléviseurs, photo, magnétoscopes, stéréos, radios.208 Imprimerie.209 Instruments de musique.210 Machines à coudre.211 Machinerie, outils.212 Effets de bureaux, magasins, restaurants.213 Vêtements.214 Fourrure.216 Le coin de l'ordinateur.217 Piscines, équipement.accessoires, entretien.218 Equipement a neige.219 Bois de foyer.220 Pépinières.221 Animaux.222 Matériaux de construction.223 Collections, monnaie, timbres.224 Antiquités, oeuvres d'art, Artisanat.225 Marchandises diverses.226 Perdu, trouvé.227 On demande à acheter.228 Pêle-mêle.240 Services Entretien de la maison.251 Maîtres électriciens.253 Entrepreneurs.255 Planchers.257 Portes et fenêtres.259 Peinture.261 Lavage murs et plafonds.262 Rembourrage.264 Paysagistes.265 Garderie.266 Traiteur.268 Transport, déménagement.270 Professionnels.272 Santé, esthétique.274 Redaction, traduction.276 Services divers.280 Cabanes a sucre.285 500 offres d'emplois Postes cadres et professionnels.304 Santé, services communautaires.306 Education.307 Bureaux.310 Informatique.'.313 Assurance.316 Vente, commerce.319 Clubs, restaurants.hôtellerie.322 Alimentation.323 Technique, metiers.325 Coiffure, esthétique.327 Industrie du vêtement.328 Industriel, manufacturier.329 Entretien, sécurité.331 Services domestiques.334 Musiciens, artistes.337 Mannequins, modèles.339 Emplois divers.340 Emplois à l'étranger.341 Emplois divers à temps partiel.342 Emplois demandés.343 Préparation de curriculum vitae.346 Méthodes de recherche d emplois.348 COURS Education, instruction.350 400 services personnels Compagnes, compagnons .403 Agences de rencontres.404 Clubs de rencontres.405 Astrologie, cartomancie.410 Activités sociales.420 Studios de massage.432 Autres.440 Souhaits.450 500 transport et véhicules _automobiles TRANSPORT Tracteurs et machinerie agricole.501 Machinerie lourde.506 Remorques.510 Camions (achat, vente.location).511 Autres véhicules.521 VEHICULES AUTOMOBILES Achat \u2022 Vente - Location Autos à vendre.550 Consignataires d'automobiles.551 Autos antiques.555 Achat, vente, location.échange.575 Entretien et réparations.580 Pièces et accessoires.585 Ferraille.590 600 plein air et véhicules _récréatifs PLEIN AIR Articles de sport.606 Articles de camping.608 Equipements de sports d'hiver.610 Bicyclettes.611 Chasse.612 Pèche.615 Ski.618 Camping.624 Golf.627 section economie 700 propositions _d'affaires Hypothèques.705 Occasions d'affaires.710 Associes demandés.712 Franchises.714 Services financiers.715 Services spécialises.717 Activités sportives.630 Villégiature, voyages.633 Camp de vacances.635 VÉHICULES RÉCRÉATIFS Motocyclettes.655 Bateaux-moteur, yachts, voiliers.658 Planches à voiles.659 Motoneiges.661 Véhicules tout terrain.664 Roulottes, tentes-roulottes et motorisés.667 Avions.670 800_avis Avis légaux.801 Appels d'offres.802 Avis divers.t.805 Communiqués.810 900 décès, prières remerciements Remerciements, prières.995 Décès.997 Argent demandé.718 Expertises immobilières.720 Tenue de livres.declarations d impôt.725 Informatique, bureautique.726 Assurances.728 Equipement spécialisé.730 L'immobilier.735 Entreprises diverses.740 Propriétés de prestige.750 IMMOBILIER 100 VISITES LIBRES Dimanche de Uh o Hh ou 9330 Thérèse Cosgroin, Aniou Cottooe semi-ûetûche, construction 79, lover, go-or», chombre froide, secteur recherche, près toutes commodités, S 136,500.Gilles Gamet 354-6540.Re Moi Excellence inc.crtr.DIMANCHE, le 9 ooùt, 2 h.c 4 h.304» Wellington, Verdun.Cottooe, arondes 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