Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (6)

Références

La presse, 1987-08-13, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Informations nationales Benoit Bouchard LASERPHOTO PC Benoît Bouchard pourrait clarifier la notion de «passeur» de réfugiés CUV TAILLEFER Presse Canadienne OTTAWA Le ministre Benoit Bouchard n'a pas exclu hier la possibilité d'avoir à clarifier les dispositions du nouveau projet de loi sur les réfugiés qui concernent la lutte contre les passeurs.«Nous allons examiner le projet très attentivement, a-t-il déclaré à l'extérieur des Communes, le suis prêt à corriger tout ce qui pourrait être source de confusion.» Des organisations d'aide aux réfugiés, et des groupes religieux soutiennent qu'ils pourraient faire l'objet de poursuites judiciaires sur la base de la définition donnée à un passeur dans le projet de loi C-84 sur la dissuasion et la detention, dépose mardi aux Communes.Toute personne, stipule le bill, qui aide ou encourage une personne non munie d'un visa, d'un passeport ou d'un titre de voyage valide commet une infraction au Canada.Le ministre de l'Emploi et de l'Immigration s'est toutefois déclare «surpris» que des groupes religieux, notamment l'Église anglicane du Canada, se mettent subitement à dénoncer celte disposition, soutenant qu'elle était déjà contenue dans la loi actuelle sur l'immigration, adoptée en 1976.S'il était adopte dans sa forme actuelle, le bill ferait passer de $2 000 à $500 000 les amendes et de deux à dix ans les peines d'emprisonnement imposées aux passeurs et à leurs complices.Le ministre a répète hier que le projet de loi visait essentiellement les bateaux qui transportent clandestinement des réfugiés.«Il n'est aucunement de mon intention de poursuivre des groupes religieux ou des organisations qui aident les réfugiés», a déclaré M.Bouchard.Le but du projet de loi, a-t-il soutenu, est de faire cesser «le marchandage de faux réfugiés».Aux Communes, libéraux et neo-democrates ont indique pendant le débat en deuxième lecture du projet de loi que.tout en appuyant la lutte contre les abus du système d'immigration canadien, ils ne pouvaient appuyer le projet de loi dans sa forme actuelle.C'est «une loi draconienne» et « le gouvernement a surréagi a la situation», a déclaré le chef libéral |ohn Turner.Son critique en matière d'immigration, M.Sergio Mar-chi.a pressé M.Bouchard d'apporter des amendements au projet de loi afin que celui-ci «s'attaque aux vrais exploiteurs et abuseurs.et non à ceux qui se donnent pour améliorer le sort de leur prochain.» M.Bouchard, a demandé M.Marchi.«ne se rend-il pas compte que la législation expose un prêtre qui aide un groupe de dix réfugiés par charité et compassion aux mêmes $500 000 d'amendes et aux mêmes dix ans de prison qu'un individu qui demande $10,000 par tête et qui débarque les gens sur nos rives?Les Indiens du Canada à Pretoria avant Joe Clark PC el AP PRCTOMA uatre Indiens canadiens, in-%M vités à passer dix jours en Afrique du Sud par le Bureau du tourisme de ce pays, donneront une conférence de presse à leur arrivée à Pretoria aujourd'hui, à la veille du début de la visite du ministre des Affaires extérieures lue Clark.L'agence de presse sud-africaine SAPA précise que les visiteurs, tous originaires de la Saskatchewan, parleront notamment des conditions de vie des Indiens du Canada et de l'état des relations canado-sud-africaines.Dale Pretorius, porte-parole du Bureau du tourisme, a souligné qu'il ne fallait voir qu'une simple coincidence dans l'arrivée du groupe une journée avant celle de M.Clark, et que le ministère sud-africain des Affaires étrangères n'avait joué aucun rôle dans l'organisation de cette visite.M.Clark, qui effectue actuellement une tournée de quatre pays africains en préparation du Sommet francophile de Québec, en septembre et du Sommet du Commonwealth prévu pour octobre, s'entretiendra notamment, au cours de sa visite d'une demi-journée à Pretoria, avec le ministre des Affaires étrangères Roclof Botha et plusieurs leaders de l'opposition.Au cours des dix jours qu'ils passeront en Afrique du Sud, les quatre Indiens visiteront Pretoria, la capitale administrative du pays; la région viticole de la province du Cap; la ville de Durban, dans la province du Natal; une réserve faunique; ainsi que le centre de villégiatutc de Sun City, situé dans le bantoustan du Bophu-thatswana.Hier, M.Joe Clark se trouvait hier à Lusaka en Zambie, où le président Kenneth Kaunda a déclaré que le Canada se trouvait dans une situation privilégiée pour empêcher que la situation en Afrique du Sud ne tourne au désastre.« le n'ai pas de doute, |oc, que nous frisons la catastrophe », a insisté le président en se penchant vers son interlocuteur, de l'autre côté de la table, cl en le fixant droit dans les yeux.M.Kaunda, qui est président de l'Organisation pour l'unité africaine, a salué le travail du Canada, un des leaders mondiaux dans la lutte contre l'apartheid.Dans sa réplique au président, le ministre Clark a fait preuve de prudence.Il n'a pas voulu promettre une modification fondamentale de la politique des pays du Commonwealth à l'endroit de l'Afrique du Sud, compte tenu de la ferme opposition de la première ministre britannique Margaret Thatcher.La «société distincte» pourrait avoir préséance sur la Charte des droits L'Accord de 1987 suscite des craintes au sujet des droits des minorités MARI! TSSON de la Presse Canadienne OTTAWA Les trois témoins qui ont comparu hier devant le comité mixte sur l'Entente constitutionnelle de I987 ont soutenu que celle-ci mettait les droits des minorités en danger.Deux experts, M.Raymond Hébert, professeur de sciences politiques au Collège universitaire de Saint'Boniface, et Me Timothy Danson.avocat constitutionnel, ainsi que l'Alliance de la fonction publique du Canada, ont déplore l'absence de protection des droits des minorités.Cette inquietude a été exprimée par un grand nombre de témoins depuis le début des audiences du comité, la semaine dernière, notamment par des groupes tie femmes comme l'Association île la femme et le droit, un groupe de défense des droits des homosexuels et des constitutionnalis-tes.En réponse à une question en Chambre mardi, le ministre de la lustiee Ray Hnalyshyn s'est attaque a ces craintes et a soutenu que l'accord ne diminuait en rien les droits des femmes canadiennes.M.Hébert a declare hier qu'en vertu de jugements récents île la Cour supreme, le concept de société distincte pourrait avoir préséance sur la Charte des droits et libertés.Cela signifie que les droits des femmes et des minorités du Que-bec seraient assujettis aux dimensions linguistiques ou culturelles du concept de société distincte, a-t-il affirmé.Si l'accord donne au Quebec l'obligation de promouvoir cette société distincte, il ne donne aux legislatures provinciales et au Parlement canadien que l'obligation de protéger le dualisme linguistique du Canada, a-t-il poursuivi.«Les grands perdants dans cet échiquer sont les minorités linguistiques, anglophones au Québec et francophone à l'extérieur du Québec», a soutenu le professeur franco-manitobain.Danson L'avocat torontois Timothy Danson a affirmé lui aussi que toute loi visant à promouvoir l'identité distincte du Québec échapperait aux dispositions de la Charte.Il a ajouté que la disposition reconnaissant les droits des autochtones et le caracatère multicultu-rel du pays était «juridiquement viciée» et témoignait «d'une certaine naïveté».En reconnaissant ces deux éléments, les premiers ministres ont projeté dans une zone grise tous les autres droits et libertés garantis dans la Charte, a-t-il soutenu.L'avocat a ajoute qu'il serait possible d'éviter le problème en affirmant dans l'accord la primauté de la Charte.L'Alliance de la fonction publique du Canada a relevé le même problème, mais a propose une solution un peu différente: apporter un amendement qui spécifierait que la reconnaissance du Quebec comme société distincte ne doit pas compromettre le droit a l'égalité garanti dans la Charte.De son cote.M.Hébert s'est oppose à tout amendement à l'Entente constitutionnelle de 1987.« Une recommendation de la part de votre comité en faveur de l'adoption de l'accord, mais avec modifications, serait dangereuse, puisqu'elle pourrait amener chaque législature à faire de même, et ainsi assurer la mort de l'accord », a-t-il soutenu.Il serait préférable de prendre le risque d'adopter l'accord tel quel, avec ses défauts.Le Quebec est depuis toujours une société distincte, ce que l'accord ne fait que reconnaître, a declare M.Hébert.Il a ajoute que l'accord mènera a une plus grande decentralisation des pouvoirs et à un accroissement des pouvoirs de provinces, mais selon lui, cela ne fait que reconnaître une tendance de la fédération canadienne au cours du dernier quart de siècle.Cette decentralisation a cependant particulerement inquiète Me Danson.Il a soutenu que seul le Parlement devrait avoir le pouvoir juridique ultime de fixer les objectifs nationaux de programmes a frais partagés dans des domaines de juridiction exclusivement provinciale.Canada fort «Les dispositions permettant a une province de ne pas participer a un programme national sont clairement incompatibles avec l'objectif d'un Canada fort», a-t-il déclaré.Il a ajoute que la participation des provinces aux nominations au Sénat affaiblirait sensiblement le pouvoir central.L'avocat torontois a également dit craindre de voir d'éventuels gouvernements québécois proposer des «séparatistes notoires» pour combler des vacances à la Cour suprême.Financement populaire: Gérin devance le PC Preste Canadienne OTTAWA Le depute conservateur François Gérin n'attend pas que son parti agisse pour introduire dans sa propre circonserption une réforme du financement politique.Hier, le depute du PC-Qucbec a lame une campagne publique de souscription qui, espere-t-il, servira de modèle à ses collègues.M.Gerin, qui a mené une lutte de 18 mois a Ottawa pour faire introduire une réforme du financement des partis politiques, acceptera une contribution maximale de $l 000 par électeur.L'argent des compagnies, des syndicats et des associations sera systématiquement rejeté.Selon le député de Meganlic-Coinpton-Stanstead.dans l'Es-trie, les gros souscripteurs des caisses électorales ont trop d'influence sur la vie politique.Par exemple, il dit qu'il aurait de la difficulté a convaincre un électeur gagnant moins de SI 3 000 par année qu'une compagnie ayant versé $100 000 à la caisse nationale du parti n'exerce pas d'influence.Pour sa part, le premier ministre conservateur Brian Mulroney a donne son appui à la proposition de M.Gérin.lors d'une réunion conservatrice à Montréal.Il suggérait de fixer à $5 000 le maximum des contributions individuelles et d'interdire tout versement des entreprises ou des syndicats.Mais, devant l'opposition que la proposition a provoquée, le ministre Michel Coté avait proposé un amendement à la proposition qui eu diluait la portée, en plus de la refiler a un comité d'étude.François Cerin Immigration: Québec invité à favoriser la convergence culturelle SUZANNE DANSERBAU de la Presse Canadienne QUÉBEC ¦I ne faudrait pas que le gouvernement tombe dans le piège d'une politique d'immigration faite à la hàtc, non planifiée, qui bouleverserait la société québécoise et provoquerait des affrontements inter-culturels.L'avertissement a été servi hier par le mouvement chrétien «Centre de justice et foi» qui comparaissait devant la commission de la Culture chargée d'étudier les niveaux d'immigration pour l'année 1988.Le Centre de justice et foi est d'accord pour augmenter les niveaux d'immigration mais estime qu'une discrimination selon les pays d'origine devrait être appliquée, de façon à s'assurer que les immigrants qui arrivent au Québec respecteront la réalité culturelle québécoise.Le Centre estime que le gouvernement devrait, dans sa sélection, favoriser les immigrants plus susceptibles d'adhérer aux valeurs québécoises: la démocratie, le respect de l'ordre et de l'hygiène, la promotion de l'égalité de la femme et le fait français.Certaines ethnies ne reconnaissent pas ces valeurs et sont par conséquent mal intégrées à la société québécoise, a dit hier le directeur du Centre, le Père lulicn Hurvcy., v \\ Il s'agit, selon lui, des Haïtiens, des Cambodgiens, des Vietnamiens et des Chiliens, dont les niveaux de chômage respectifs \u2014 indice ultime de l'intégration \u2014 sont plus élevés que la moyenne.Si le Québec décide d'accepter en grand nombre ces groupes d'immigrants peu favorables à l'intégration, il en résultera inévitablement des affrontements raciaux, un peu comme l'on a vu aux Etats-Unis voilà 15 ans et comme cela s'est produit récemment dans des écoles de la CECM, a averti le l'ère Harvey.Ces affrontements n'auront pas lieu entre Québécois et immigrants, precise-t-il, mais entre diverses ethnies hostiles l'une à l'autre.C'est pourquoi le gouvernement doit favoriser une politique de convergence culturelle, par opposition à une vision «tru-deauistc» du multiculturalisme, qui a échoué parce qu'elle est fondamentalement irréalisable, ajou-te-t-il.«Nulle part au monde vous trouverez le multiculturalisme parfait.Il y a toujours une culture de base qui domine: une culture souple, accueillante, mais de base.» La ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles, Louise Robic, s'est dite un peu «surprise» par l'exposé du Centre de justice c| foi qui tranche avec ceux des autres groupes.Son vis-à-vis péquistc.l'ex-ministre de l'Immigration Gérald Godin.a quant à lui expliqué au Père Harvey que ce qu'il proposait était bien courageux, mais politiquement infaisable.Pour sa part, le Père Harvey a précisé que ces recommandations touchaient les immigrants et non les réfugiés.Ces derniers ne doivent pas faire l'objet de discrimination, estime-t-il.D'autres groupes comparaissant hier ont soulevé le problème qu'a le Québec à maintenir chez lui les immigrants.Selon M.)osé B.Rousseau, directeur de la Maison internationale de Québec, un moyen pour inciter les immigrants à rester au Québec est de favoriser la reunification des familles.«L'immigrant individuel est beaucoup plus mobile et a tendance à se déplacer plus facilement que s'il avait une famille d'attache.Ceux qui apprennent le français restent aussi.» La CEQ a pour sa part présenté hier un mémoire très vaste sur la question de l'immigration.Favorable à l'augmentation des niveaux actuels, la centrale précise clairement qu'il faut inscrire l'immigration dans le cadre d'une politique globale de la population, laquelle doit favoriser l'augmentation du taux de natalité au Québec.«Ottawa n'a-l-il pas le devoir de veiller a empêcher un séparatiste de sieger parmi les juges de la Cour suprême du Canada?» a-t-il lance.Enfin, il n soutenu que la reconnaissance du caractère distinct du Quebec était incompatible avec la vision d'un Canada fort et uni.Le Quebec cm different, mais c'est le cas de toutes les provinces, a-l-il soutenu.«Cette disposition revient a préconiser la transformation du Québec en un ghetto francophone, a affirme l'avocat de Toronto.Nous donnons clairement un appui constitutionnel a un processus qui permetra BU Quebec, petit a petit.de promouvoir son identité distincte au point de se dégager purement et simplement de la federation canadienne».Le president de l'Alliance de la fonction publique du Canada, M.Daryl Beau, '\u2022'est lui aussi inquiète tie ce qu'il a qualifie de «pro-v incialisalion ».Il a explique que son syndical représentait la majeure partie des travailleurs au service d'Emploi et Immigration Canada, et qu'il s'inquiétait île la possibilité devoir les provinces étendre leur pouvoir en ce domaine.Il a ajoute que les programmes nationaux a frais partages demandaient une administration nationale qui assurait de l'emploi a ses membres, et qu'il était donc inquiet de voir les provinces sC reii-rer de programmes nationaux.M.Bean a profile de l'occasion pour réclamer l'inclusion du droit a la négociation collective et a la grève dans la Charte canadienne des droits el liberies.En Ontario, le NPD prêt à participer à un gouvernement minoritaire Pnwe Canadienne Bon deuxième dans le dernier sondage d'opinion, le Nouveau parti démocratique se prepare a répéter l'expérience de la participation a un gouvernement minoritaire après les elections générales du 10 septembre.« S'il y a un gouvernement majoritaire, ça ne cause pas de problème.S'il est minoritaire, alors nous amorcerons les négociations pour connaître le parti de la majorité», a declare dans un interview le directeur de la campagne neo-de-m OC rate Brian Hailing.Le NPD consentirait donc a repeter l'expérience de 1485, qui lui avait permis de signer un pacte de deux ans avec les libéraux.En échange d'une série de reformes économiques, sociales et juridiques, les neo-democrates s'étaient engages a ne pas faire tomber le gouvernement.«A l'heure actuelle, il est juste de croire que toutes les possibilités sont ouvertes».A Corwall, où il faisait campagne, le chef conservateur Larry Grossman est revenu sur la question du libre-échange, ilefendan t avec acharnement le pari fait par le parti federal.Il a accuse son adversaire liberal David Peterson de jouer sur la peur îles Ontariens en imposant des conditions a la ratification par un gouvernement liberal onlarien d'une entente canado-americaine.Le chef conservateur a de plus renouvelé dans cette partie bilingue de la province son opposition à la reconnaissance de la langue française en Ontario.S'il devenait premier ministre, a dit le chef du PC devant son candidat Lue Guindon, jamais l'Ontario ne sera déclarée bilingue.Les gens devront se contenter des services en français actuellement offerts par le gouvernement.Pendant ce temps, à Hamilton, le premier ministre sortant de charge David Peterson a promis qu'un gouvernement libéral investirait dans la depollution des plages de la province.7 Paul Desmarais Roger D.Landry Michel Roy Claude Cravel Jean-Guy Dubuc president du conseil oresident éditeur éditeur adjoint directeur de I information éditorialiste en chef d administration _ Éditorial Visage changeant Le Québec n'a plus le choix: pour éviter la catastrophe démographique, il doit ouvrir grand ses portes aux immigrants.Tout ce que le Quebec compte de citoyens raisonnables tombera facilement d'accord sur ce consensus général dégage après les premières audiences de la Commission parlementaire sur la culture, a l'Assemblée nationale de Québec.On ne peut, toutefois, s'en tenir qu'aux principes.Même si le Quebec s'achemine inexorablement vers une configuration multiethnique et multiculturelle, la majorité des citoyens ne s'est probablement pas encore faite à cette perspective.Il faut éviter qu'une transformation trop rapide, ou mal préparée, de la société donne lieu à des phénomènes comme l'émergence du Front national, en France, ou à des émeutes raciales comme celles qu'a connues Londres il n'y a pas si longtemps.Les questions soulevées mardi par la porte-parole de l'Alliance des professeurs de Montreal, Mme Lorraine Page, ne peuvent pas être écartées du revers de la main.La population est-elle prête a prendre le visage d'un Quebec multiethnique et multiculturel?s'est demande Mme Page.Que devons-nous faire pour intégrer les immigrants sans les assimiler mais aussi sans nous perdre nous-mêmes?A la premiere question, force est d'admettre que, pour le moment, la réponse est non.A la deuxième, il n'existe pas de réponse simple mais des pistes de solution.Le Quebec, en effet a du mal a obtenir, après 120 ans de regime confederal, son statut de «société distincte* au sein de la mosaïque canadienne.Statut qui, d'ailleurs, n'a encore ete ratifie par aucune des provinces canadiennes.C est évidemment le caractère francophone de la province qui en assure son statut \"distinct*.Caractère qui nous est reconnu, au moins au niveau des textes, au moment même ou de sérieuses inquietudes démographiques se manifestent quant a i avenir de la majorité francophone au Quebec.L'ouverture des frontières ne doit pas se faire n'importe comment.L'Alliance des professeurs, tout comme le Mouvement Québec-français et la Commission des écoles catholiques de Montreal, a émis un signal très clair aux membres de la commission: oui a l'immigration mais a la condition que le gouvernement fasse savoir aux Neo-Quebecois que «le français est bel et bien la de du Québec».Le gouvernement Bourassa, représente par la ministre Louise Robic a cette commission, semble bien d'accord.Certaines balises ont d'ailleurs ete suggérées pour atteindre cet objectif.La question, comme certains l'ont fait valoir, n'est pas de savoir s'il faut plus d'immigrants \u2014 la réponse est oui \u2014, mais plutôt de faire en sorte qu'ils soient vraiment intègres a la société québécoise dans son ensemble.Cette integration est possible.Deja, 38 pour cent des écoliers francophones de Montreal sont des Neo-Quebecois.L'enjeu pour la société, c'est de les garder dans le giron francophone, une fois leurs etudes terminées.Ce qui presuppose une économie contrôlée majoritairement, au Quebec, par des francophones.Ainsi que l'acceptation du fait qu il n'est pas nécessaire d'être peau blanche ou descendant de Français pour être un «Québécois a part entière».Pierre VENNAT Zigzags iraniens Faisant le bilan provisoire de l'expédition du president Reagan dans le golfe Persique, le Christian Science Monitor juge que, jusqu'ici, les exploits, dans le camp américain, restent rarissimes.Khomeiny, en revanche, fait des trous dans les pétroliers américains, secoue la monarchie saoudienne, amie des États-Unis (allusion a l'émeute de La Mecque), fait grimper les prix du pétrole, seme la zizanie entre l'Amérique et ses partenaires européens.Puis, quand les Etats-Unis s'avisent de prendre l'initiative, ils ne tirent pas toujours juste.À preuve, un incident tardivement confirme, au cours duquel un avion américain F-14 a raté magistralement, si on peut dire, sa cible iranienne.Les Iraniens terrorisent ou font rire.Mais ils ne baissent pas les bras.Ils n'ont pas été vaincus par l'Irak, qui leur a déclare la guerre.Ils sont coriaces dans toute tractation, ainsi qu'ont pu le constater les nations qui sont entrées en négociations avec Teheran.Le gouvernement des mollahs est capable aussi de flexibilité quand la situation l'exige.Il y a du Hitler dans Khomeiny (voir le Nouvel Observateur de cette semaine).Il est curieux de voir ce fanatisme d'un autre âge se mettre a l'école du progrès technique et s'exercer au style contemporain de la propagande.Par exemple, Radio Téhéran dénonce la concentration navale opérée dans le Golfe par la France, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne comme «une répétition de l'opération de Suez en 1956».Manifestation d'impérialisme en quelque sorte.Flexible, le gouvernement des «fous de Dieu» sait l'être quand, mis en demeure de respecter la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU demandant un cessez-le-feu dans le conflit avec l'Irak, il ne répond pas «oui», mais ne répond pas «non».Voit-on des mines dans les eaux encombrées de navires de guerre, de pétroliers, de bâtiments de toute sorte?Téhéran s'offre pour faire enquête (sic).Dit-on qu'il faut balayer ces mines?Tout de suite, l'Iran annonce qu'il va faire sa part! C'est peut-être dans les lois du commerce qu'il faut rechercher l'explication des accalmies.Khomeiny a peut-être de bonnes raisons d'hésiter devant l'irréparable quand, encore en juin, son pétrole s'est très bien vendu en France, pays avec lequel il ne s'entend pas.Après avoir refusé de participer aux opérations de déminage, la France et la Grande-Bretagne ont changé d'avis.C'est la prudence qui avait commandé les réserves des partenaires des États-Unis.C'est encore la prudence qui dicte un revirement qui n'est pas un ralliement sans arrière-pensée.Les analyses les plus fiables tendent à s'accorder sur une hypothèse pessimiste: Washington s'est fait piéger.Loin de s'apaiser, le conflit entre l'Iran et l'Irak risque maintenant de s'étendre.Pour limiter les dégâts, il aurait fallu que l'URSS et les États-Unis se concertent en vue d'objectifs limités.Un terrain commun aurait pu être trouvé dans la répugnance qu'inspire l'intégrisme musulman.Mais, une fois de plus, ont joué les vieux réflexes qui divisent le monde entre «méchants» Russes et «bons» Américains.En l'absence de coordination, les Russes sont tentés de prendre le parti des Iraniens.Guy CORMIER DROITS RESERVES TRIBUNE LIBRE Cause perdue?N.B.L'été des pauvres n II y ;i accalmie, semble-t-il, dans la société des pauvres, des assistes sociaux et des sans-abri.Cet été, c'est encore plus calme car M.Pierre Paradis prépare depuis deux ans la prochaine réforme de l'aide sociale.Donc, on ne bouge pas trop et on attend.Et puis, les pauvres ont eux aussi besoin de répit après avoir bataillé et manifesté toute l'année.D'ailleurs, qu'est-ce ça donnerait d'agir quand tous les bureaucrates et politiciens sont a Old Orchard ou en Europe?Au fil des années de misères, les assistés sociaux développent une certaine philosophie imbue de fatalisme et se disent : « Allons vers la plage municipale prendre du soleil et des forces pour les luttes à venir et pour compenser pour la vie monotone passée dans nos taudis ou quasi-taudis.D'autre part, les personnes sans abri ( il y en aurait 5000 à Montréal, 200 à Sherbrooke, 50000 au Canada ) jugent l'été leur meilleure saison.Ils sont plus assurés (douce sécurité) d'avoir une place où coucher, soit chez des parents ou amis qui partent en vacances, soit dans les centres d'accueil qui ont quelques lits de libres pendant l'été car il y a quelques pensionnaires qui ont décroché un job ou une jobine d'été.(.) Mais tout ça ne dure que deux mois.Il faudra revenir à la réalité \u2014 et quelle réalité! Repas une fois par jour, enfants habillés au Comptoir familial, maladie, handicap, maison froide, etc.Mais on rêvera aux deux mois de l'été passé et de l'été à venir.Les jeunes assistés sociaux avec 170$ par mois et les familles monoparentales avec 600$ ou 700$ par mois peuvent-ils faire autre chose que rêver et attendre un miracle du ciel, un emploi, dans cette province où le taux de chômage se balade entre 9 p.cent.10 p.cent ou 11 p.cent, bon an, mal an.Louis BEAUPRE Travailleur social retraite Sherbrooke ¦ Les temps ont changé.Les roles sont inversés.Ce n'est plus le riche qui vole le pauvre, mais le pauvre qui vole le riche.Qu'on ait repéré quelques fraudeurs chez eux nous permet de reprendre notre argent.C'est une bonne occasion d'épargner.On a donné un trente sous de trop et on reprend deux trente sous en traitant de voleur le pauvre, simplement coupable d'avoir ouvert la main.Et pendant ce temps-là, personne ne voit combien nous sommes chiches.Nous sommes convaincus que le pauvre nous coûte cher.Mais qui coûte cher à qui?Que nous coûte vraiment le pauvre?Est-ce lui qui demande un morceau de notre dessert ou nous qui lui enlevons le pain de la bouche?Nous oublions que le travail est une denrée rare et un privilège a notre époque.Incapables de trouver du travail au pauvre, nous l'accusons de ne pas travailler et du même coup de vivre à nos dépens; nous l'accusons d'être pauvre; nous allons plus loin encore, et a mots couverts, nous l'accusons de nous voler.Maintenant qu'il a tout perdu, maintenant qu'on a fermé son usine et qu'on a brisé sa dignité, on ferme son dossier.11 ne reste plus qu'à l'enterrer.Et encore, qui paiera?Lu société une fois de plus, c'est-à-dire nous.Mais, au fait, les pauvres font-ils partie de la société?Daniel GAGNON Écrivain Montréal ¦ «Ils ne l'auront jamais», d'une chanson de mon enfance, résonnait à mes vieilles oreilles hier soir.5 août, et je me disais: «Nous ne l'aurons jamais la langue française!» Patsy Galant chantait au parc La fontaine, dans l'est de Montréal, deuxième ville française du monde.Elle a chanté en anglais la plupart de ses chansons; elle parlait souvent à ses musiciens en anglais et même a quelques occasions à la foule.Monte au service des loisirs de la Ville de Montréal, incapable de nous montrer ce que doit être le vrai visage de notre métropole.Un peuple qui se nourrit dans les « hotdogerias»*.écoute des chansons et regarde des films made in USA est en train de s'intoxiquer à un point de non retour, et je crains que nous n'v soyons déjà arrivés.Thérèse NADEAU-BOUCHARD Montreal * « Hutdogeria».nom d'un restaurant près d'ici, l'en ai des haui-le-coeur chaque fois que je passe là.Le Salon de la caricature ¦ «Le Salon international de la caricature de Montréal ouvrira ses portes avec un mois de retard.» Titre avec lequel un titreur attitré, aussi anonyme qu'animé d'un esprit négatif, coiffe l'article, par ailleurs sympathique et bien fait, qu'a signe Conrad Bernier, journaliste honnête, positif et consciencieux (mais qui, cependant, ne fait preuve d'aucun respect pour mon P majuscule.).Pour dire en retard, il faut d'abord savoir quelle était la date d'ouverture préalablement choisie.Or nous, la direction du Salon le plus prestigieux en son genre au monde, avions rêvé présenter notre 24e à la Place des Arts, du 3 septembre au 13 octobre.Nous sommes donc un mois en avance.Robert LaPALME Directeur du Salon international de la caricature de Montréal Francophones hors Québec ¦ À l'occasion de la signature des accords du Lac Meech par le gouvernement Bourassa, les minorités francophones dispersées hors du Québec ont dit craindre que notre province les abondonne à leur sort et qu'elles soient assimilées à plus ou moins brève échéance au melting-pot canadien.Il y a peut-être une solution à ce problème: que la jeune génération d'origine francophone plie bagage et vienne s'établir au Québec.Notre province M La Presse publie sous cette rubrique les lettres qui répondent aux conditions suivantes: intérêt, concision, signature, nom complet, adresse et numéro de téléphone.Bile se réserve le droit de les abréger et privilégie celles qui font suite à des , articles publiés dans La Presse.¦ Les adresser comme suit: Tribune libre, La Presse, 7, rue \\ Saint-facques, Montréal, H2Y IK9.ayant besoin d'immigrés, les jeunes francophones hors Que-bec, sujets canadiens, pourraient constituer un apport de premier choix a notre population.Il est certain que les plus de 50 ans ne sauraient se déplacer, eux qui ont fait leur nid depuis longtemps dans l'indjjs-1 trie, le commerce, les proies-' sions dans les provinces anglaises.Mais s'ils tiennent à une présence française forte aiw£à-' nada, qu'ils laissent leurs firs'et leurs filles venir renforcer le Québec.Et qu'on cesse de oShûi-re qu'il y aura un jour moyen de mener une vie authentique-, ment française dans les provéù-, ces anglaises au Canada, 33c Meech ou pas.Maurice HUOT Outrenlont 'UiU I Le droit de naître L.¦ En haut lieu, on décijje/a bientôt quelle vie mérit*>Jo plus d'être protégée.Tout en é-largissant au possible le d,jojt, de la mere, on a déjà amenuisé le droit à la vie de l'enfant.' \" le dis bien: enfant, carj:e foetus est bien l'enfant *mv homme aussi.11 semble qifil ne se trouve pas beaucoup jje, mâles dans notre société coarse battre pour le droit à la'vie de l'enfant à naître.jff Lorsque Françoise Dçjjo (une psychanalyste bien connue) parle de l'âge de l'enfjin.t, elle n'hésite pas à compterflas-si les 9 mois de gestation.lra été prouvé, par ailleurs, iqiie l'enfant éprouve des sensatfjpps' bien avant de naitre.Il a-été prouvé que l'enfant peut afitta entendre vaguement les sdns.Et il ressent aussi sans doute s'il est accepté ou rejeté.TT.' le crois que si Salomon revenait de nos jours, son jugement' serait de reprendre ces enfânTs.pour les donner à d'autres mères, si celles qui les porteraient ont demandé l'avortemenC!!?' C'est tout un problème de vie.Ou bien on accepte quHmc-vie humaine est sacrée, ou Ken' on ouvre la porte à une multitude de meurtres.Ce n'esgwg ce foetus qui viole la vie delà' mère, c'est plutôt la femme qui viole sa propre vie, lorsqu'eMc a accepté les relations sexuelles, sans en accepter les consé-, quences et les suites normal»1 (.) zoz* Yvette THIFFAULT Roserotre 7 r LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD113 AOUT 1987 B3 Jean-Guy Dubuc LIBRE OPINION L'heure H d'Air Canada Il y a environ un an, au moment où l'on commençait à parler sérieusement d'une éventuelle privatisation d'Air Canada, le premier ministre Brian Mulroney avait déclaré: «Air Canada n'est pas à vendre.» On peut, on pouvait même alors, comprendre la réaction de M.Mulroney a la lecture des bilans que présentait la société aérienne.En août I986, pour le trimestre se terminant le 50 juin.Air Canada accusait un déficit de $6,9 millions.Lt pour les six premiers mois de son exercice financier, la perte s'établissait â $29.4 millions.Comment vendre à des investisseurs privés une entreprise qui perd autant d'argent?Mais voila que la situation a change considérablement, radicalement.Cette année, pour les mêmes périodes.Air Canada affiche un bénéfice net de $42,3 millions et de $58,6 millions.Ce qui signifie, pour une année d'exploitation, une différence de $88 millions.On ne pouvait même pas s'attendre à autant.Coup de chance occasionnel et episodique?Il ne semble pas puisque les recettes d'exploitation ont augmenté de $59,8 millions, engendrant un bénéfice qui dépassait le double de celui de l'an dernier, allant de $34 millions à $76 millions.La direction de la société attribue cette hausse à une augmentation de 12 p.cent du trafic «passager international » et de 9 p.cent des recettes provenant des services techniques et d'assistance à d'autres transporteurs.Il serait bien surprenant que la situation soit renversée dans ces domaines.De plus, alors qu'Air Canada avait l'habitude, depuis presque 25 ans, d'affronter CP Air dans ce qu'il convient d'appeler le partage du monde, voilà qu'on apprend que les deux grandes sociétés canadiennes se préparent a s'entendre sur un échange qui serait avantageux à chacune.Une telle convention pourrait signifier de nouvelles destinations pour Air Canada et de plus grands revenus d'exploitation.Ce qui signifie une situation totalement différente de celle de l'an dernier à pareille date.S'il était alors prudent de retarder la privatisation de la société d'État, il devient maintenant sage de s'y engager.On a souvent insisté sur la néces- sité nouvelle qui s'imposait avec la naissance de Canadien International : pour survivre, les deux grandes sociétés de la petite population que nous sommes doivent non seulement s'entendre sur un nouveau partage des routes mais continuer à se faire concurrence.Pour cela, il faut que chacune profite de moyens égaux.On ne peut susciter une veritable concurrence entre deux adversaires de force semblable et au statut different.Sans cette égalité, il faudrait craindre une sérieuse diminution de service provenant du déséquilibre crée par un gouvernement qui s'obstinerait à refuser la privatisation d'Air Canada.Pire encore, cette obstination pourrait conduire à une nouvelle conclusion: l'impossibilité de conserver deux lignes aériennes internationales d'importance.Il faudrait faire disparaitre l'une des deux.Or, le gouvernement ne peut s'engager dans l'illogisme d'une nationalisation de Canadien International, et la population ne lui permettrait sûrement pas de faire disparaitre Air Canada, symbole de la présence canadienne dans le ciel du monde depuis maintenant 50 ans.En Grande-Bretagne, la première ministre Margaret Thatcher n'a pas craint de procéder à la privatisation totale de la société British Airways.Or, quelques mois après son arrivée sur les rangs de l'entreprise privée.British Airways a decide d'acheter son concurrent British Caledonian.Pourquoi?Tout simplement pour rassembler toutes ses forces face aux géants américains.La privatisation n'enlève rien a British Airways: elle lui conserve un statut de transporteur officiel et lui offre de nouvelles possibilités d'expansion, d'influence, de service et de presence dans le monde.C'est dire, finalement, que le gouvernement a présentement deux decisions importantes à prendre concernant ses lignes aériennes: la première touche le partage des routes et l'autre la privatisation du premier transporteur national.Il est évident que ces decisions sont politiques.Elles pourraient démontrer une capacité de jugement et de logique de la part d'un gouvernement qui ne manque pas de raisons pour ajouter à sa crédibilité.Marcel Adam Les médias et l'intérêt public Le policier qui signe la lettre ci-d'.;ssous trouve très exagéré l'argument invoque par les journalistes pour s'opposer aux saisies par .la police de matériel audio-visuel.Il doute fort en effet que ces perquisitions prétendument abusives «portent atteinte a la liberté et à la qualité de leur action professionnelle ».l'imagine que.comme ce policier, beaucoup de gens ont de la difficulté à suivre les journalistes quand ils soutiennent que cette pratique menace le droit du public a l'information, étant donné que le materiel qui intéresse la police était théoriquement destiné à être diffusé dans la plupart des cas.N'empêche que l'habitude prise - par la police, depuis une couple d'années, de saisir du matériel journalistique pour l'aider à poursuivre une enquête ou étayer une preuve judiciaire, est dangereuse à long terme pour le droit des citoyens a l'information, et porte at-' teinte de ce fait a l'intérêt public.Associer de force la presse au travail policier et au processus judiciaire tend à discréditer les journalistes aux yeux de leurs sources d'information et à les tarir graduellement.Parce que le rapport de confiance qui doit exister entre eux s'en trouve miné dans la mesure ou la presse risque d'être à la longue perçue comme un adjuvant du système judiciaire.Cela étant dit.il faut aussi souligner qu'il y a quelque chose dans l'argumentation des journalistes qui est de nature non seulement a susciter le doute sur les motifs qui fondent leur objection à fournir du matériel audio-visuel â la police, mais a rendre même suspect leur conception de l'intérêt public \u2014 ce critère fondamental de tout journaliste sérieux et imbu de ses responsabilités à l'égard de la société.L'an dernier une saisie de bobines magnétoscopiques à Télc-Metropole donnait lieu a une protestation de la part du Conseil de presse.Selon lui de tels gestes me- nacent la liberté de presse de deux façons: d'une part les citoyens rendus méfiants pourraient s'abstenir de communiquer des informations aux journalistes; d'autre part ceux-ci pourraient en venir à s'abstenir de rendre compte de certains événements, si le fruit de leur travail risque d'incriminer les personnes qui y sont melees.Le Conseil de presse traduisait bien le point de vue de l'ensemble de la confrérie journalistique sur les dangers de cette pratique.|e ne crois pas qu'il soit difficile de convaincre les gens de la validité du premier argument, je crains cependant que le second suscite la perplexité.Comme les journalistes redoutent que leur matériel audio-visuel serve à incriminer des personnes mêlées à certains méfaits publics, il est normal que les gens se demandent si les médias ne succombent pas souvent a la tentation de diffuser un choix d'images rendant compte de l'événement mais ne pouvant servir à incriminer des personnes ou des groupes?Cela afin de ne pas compromettre leurs facilites d'accès aux événements, publics ou fermés, tels les assemblées et démonstrations de toutes sortes.Tout le monde sait que les journalistes n'hésitent pas à scruter a la loupe la conduite des personnes publiques et a publier toutes les informations jugées d'intérêt public, y compris \u2014 j'allais écrire «surtout» \u2014 celles susceptibles d'alerter la police et de mettre en branle le système judiciaire.La presse se fait en effet un élémentaire devoir de rendre compte de la mauvaise conduite de certains élus ou autres puissants, aussi bien par l'image que par l'écrit.Parallèlement tout le monde s'attend que les journalistes ne traitent pas avec plus de ménagement les groupes qui expriment ouvertement ou a huis clos leur mécontentement, leur colère ou leur dissidence, qu'ils exposeront avec le même courage les actes illégaux et leurs auteurs.Car l'intérêt public exige que les médias ne ferment pas les yeux sur des illégalités ni ne protègent leurs auteurs en censurant le materiel les montrant en flagrant délit.le ne dis pas que des médias s'autocensurenl de la sorte.|e dis que l'argumentation des journalistes est de nature à le faire croire.En paraissant ne pas vouloir contribuer à incriminer des personnes mêlées à des actions ayant eu pour effet de troubler l'ordre public, sous prétexte que ce serait risquer de ne pas plus avoir accès à certains événements ou d'en rendre la «couverture» plus risquée.LIBRE OPINION ¦ La récente perquisition a la station de television Quatre Saisons relativement a l'incident de Hamp-stead a réactivé la polémique entourant les saisies de rubans video pouvant révéler des faits importants ou des identités à établir pour fins d'enquête policière.L'argument des journalistes selon lequel ces saisies sont abusives et portent atteinte â lu liberté et à la qualité de leur action professionnelle me parait bien exagère.Il se fonde sur la crainte de voir une méfiance s'installer solidement envers les reporters et leurs chasseurs d'images a un point tel que la couverture de certains événements serait compromise.Toutefois, c'est le prix à payer par une presse qui s'est elle-même impose d'illustrer le plus possible ses reportages.Il lui arrive parfois de croquer sur le vif des images d'intérêt pour la justice.Ce qui est amusant dans ce débat, c'est de voir deux institutions s'affronter pour défendre le même système de valeurs.D'un côté, la presse libre qui veut préserver pour longtemps son accès a l'information, et par conséquent, une société transparente; de l'autre, la police judiciaire qui veut mener ses enquêtes avec succès pour permettre à lu collectivité de vivre pleinement ses droits reconnus.LUC GIARD Policier Suinte-Kose, Laval La CSN réclame à son tour une enquête publique sur le CSSMM \u2014 2 Nous publions aujourd'hui la suite d'une lettre que la première vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux, Monique Simard, a fait parvenir à Mme Thérèse Lavoie-Roux, ministre de la Santé et des Services sociaux pour reclamer une enquête publique sur le Conseil des services sociaux du Montreal métropolitain (CSSMM).La premiere partie a paru hier.MOMIQUK SIMARD ¦ La cas du CSSMM n'est pas isole.D'autres «irrégularités» d'administration se sont produites ailleurs.Ainsi, vous savez sans doute que n'eût été des représentations syndicales dans d'autres établissements du réseau des affaires sociales, en particulier les ÇLSC Octave-Roussin et Kateri.certaines «irrégula-rites» de gestion seraient peut-être toujours pratiquées par les directeurs généraux.Un cas similaire s'est produit plus récemment dans le cas des Ambulances Robert où il a fallu passer à l'action syndicale pour que soit enfin dénoncé le type de services offerts par ce propriétaire d'ambulances peu scrupuleux.Et même s'il est vrai qu'il existe des centaines d'établissements dans le réseau des affaires sociales et qu'il ne s'agit que de quatre ou cinq cas, il n'en demeure pas moins que ce sont dans tous les cas les syndicats locaux qui ont etc les premiers à déceler les anomalies de fonctionnement.Ces mêmes syndicats et leurs représentants ont parfois été les victimes de menaces et d'intimidation pour tenter de les empêcher de dévoiler publiquement leurs soupçons.Heureusement qu'ils n'ont pas cédé a ces menaces, que leurs soupçons se sont avérés, tout compte fait, fondes et que le ministère a pris des mesures pour corriger la situation.On a prétendu dans le cas du CSSMM que les excès de la direction générale sous monsieur iean-Riehard Charbonneau sont passes inaperçus compte tenu de la très grande taille de l'établissement.Permettez-nous d'en douter puisque ce type de situation s'est produit dans de petits établissements également (CLSC Katéri).Ce qui nous apparait inquiétant toutefois, c'est qu'il y a manifestement des failles quant aux mécanismes de contrôle que peuvent exercer les conseils d'administration d'une part et votre ministère d'autre part, sur la direction et les dépenses d'un établissement.Il est anormal et inacceptable que des situations du type de celle qui a etc dénoncée au CSSMM puisse même exister particulièrement dans la conjoncture actuelle.La situation des finances publiques est au coeur des préoccupations de l'actuel gouvernement qui prêche l'austérité en coupant dans les services et en tentant de contrôler au maximum la progression des salaires et des conditions de travail et qui a réussi a bien des égards, dans la foulée de son prédécesseur, à réduire le salaire reel de nombreux salaries et de détériorer considérablement les conditions de prestations de services.Les salaries ont difficilement «avale la pilule» et plusieurs sont restes 1res amers des coupures qui leur ont été imposées d'autant plus qu'ils sont les témoins quotidiens de la détérioration des conditions pour donner de bons services aux usagers.S'ajoute à cela l'argumentation développée par monsieur Charbonneau, à savoir qu'il provenait du secteur prive et qu'il se comportait comme dans le secteur privé alors que cela fait plusieurs années maintenant que les salariés du secteur public sont associés aux notions de gaspillages et de non-productivité par opposition aux performances de productivité et d'efficacité associées au secteur prive.Celte these étant d'ailleurs reprise avec beaucoup d'insistance dans le rapport Gobeil publie en juillet 1986.A maintes reprises, des employe(e)s du secteur public questionnent, parfois naïvement, le coût des rénovations des bureaux de la direction générale, l'épaisseur des tapis des bureaux de direction, le coût des diners prolonges de leurs patrons ou la rémunération supplémentaire gagnée par leurs directeurs de ressources humaines qui agissent comme assesseur patronal dans d'autres institutions du reseau.Chaque fois, ils se font repondre qu'il ne s'agit que de gouttes d'eau dans un océan et qu'au fond, ce qui coûte cher ce sont les services et que c'est là qu'il faut couper.Est-ce à savoir que dans le secteur publie on ne prêche pas par l'exemple et qu'il y a deux poids, deux mesures?Est-il acceptable qu'au moment où on coupe dans les services que des administrateurs affichent un style de dépenses digne des dirigeants de grandes entreprises à haute performance, en pleine expansion, d'autant plus que la «business» d'un centre de service social ce sont les défavorisées, les moins bien nantis?Nous croyons que non évidemment, et nous en sommes choques d'autant plus que les administrateurs d'établissements publies se doivent d'afficher un mode de gestion sobre et intègre ne serait-ce que pour se rapprocher un tant soit peu de ceux qui donnent directement des services aux usagers.Que certains administrateurs abusent ne veut pas dire qu'ils abusent tous et nous osons croire qu'il s'agit d'exceptions et que la grande majorité des administrateurs sont des personnes honnêtes.Tout comme le type d'écart produit au CSSMM n'est pas propre au réseau des affaires sociales, il y a aussi dans d'autres réseaux des anomalies inacceptables, telle celle découverte tout récemment au Cégep Dawson quant aux conditions salariales très particulières de l'ex-directeur général.Cependant, nous nous inquiétons du fait qu'uucu-ne procédure n'ait encore été entreprise alors que la situation est connue des autorités locales du CSSMM, de votre ministère et du bureau du solliciteur général depuis plus d'un an \u2014 et on sait que le bureau du solliciteur général peut faire preuve de beaucoup plus de célérité lorsqu'il le veut.C'est pour l'ensemble de ces considerations que nous croyons utile que le CSSMM fasse l'objet d'une enquête à caractère public, afin non pas de piéger l'actuel conseil d'administration dans son travail, mais au contraire de lui permettre de faire toute la lumière sur ce qui s'est passé entre 1984 et 1986.ia PRESSE est publiM par LA PRESSE i if E 7.rue Saint-Jacques.Montreal H2Y1X8 Seule la Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de -LA PRtSSt.et cciicn des services de la Presse Associée et de Renter Tous droits de reproduction des infomvttions particulières ) LA PRESSE sont également reserves ,001x7111 de la deuxième clisse \u2014 Enregistrement numéro 1400 \u2022 Port de retour garanti RENSEIGNEMENTS 285-7272 ABONNEMENT\t285-6911\tANNONCES CLASSEES\t le servir e des abonnements\t\tCommandes ou corrections\t285-7111 est ouvert du lundi au\t\tlundi au vendredi de Bh.a 17h\t vendredi de 7 a 18h\t\tGRANDES ANNONCES\t REDACTION\t285-7070\tDétaillants\t285-7202 PROMOTION\t285-7100\tNattonat, Tefe-freiM\t285-7506 COMPTABILITE\t\tVacances, Voyages\t285-7265 Grandes annonces\t285-6892\tCari 1er es et professions,\t Annonces classées\t285-6900\tnomfnetttfns\t205-7320 AUTO GOUVERNEUR » 1501, boul.des Laurentides, Vimont, Laval 668-1650 B4~ l A PRESSE, MONTREAL, JEUD113 AOUT 1987 ¦ ¦ mm ch.; Economisez 320.Sofa et causeuse D'inspiration italienne «Baltic» de COJA est fabriqué au Canada.Cuirs de qualité et garantie à vie sur le cadre en bois dur.Sofa Notre prix 1319.88 SOLDE Causeuse Notre prix 1219.88 Solde 899.Quantité limitée Economisez 350.3pièc»« Éléments muraux Carol Ann Les éléments muraux Carol Ann sont fini gris métallique brillant avec garniture chromée.18\" P x31\" L x 76 H Elément pour téléviseur.courant 389.88 Élément à bibelots.courant 429.88 Élément a bar.courant 429.88 Notre courant pour les 3 morceaux.1249.88 SOLDE 899.Quantité limitée Économisez 150.Fauteuil pivotant en cuir Ce fauteuil de cuir fait partie de la collection COJA importée d'Europe et il vous est offert à un prix intéressant.Le cuir.nous vous assurons que c'est un bon placement.Prix courant 609.88 SOLDE 459.Quantité limitée \u2022:-v«;'-V-.\u2022 \u2022 .\\.- ¦\u2022 .tf?*?S\\ LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD113 AOÛT 1987 BS Economisez jusqu'à 50% UN BEL ÉTÉ EN PERSPECTIVE! Economisez jusqu'à 50% sur tous nos meubles de jardin! Notre selection complete de meubles de piscine et jardin est en spécial ! Epargnez jusqu'à 50co sur nos ensembles Craig Adam.Samsonite et Emu tous reflétant le style et les couleurs d'auiour-d nui.Procurez-vous les des maintenant 1 ! ¦¦¦¦ rs» \\ s \u2022 ' - tSalle à manger Canapar.Massif et placage de chêne au fini cognac.Rallonge pour obtenir une table de 92 po.Vaisselier avec étagères en verre et éclairage à l'intérieur.Buffet, vaisselier, table, 2 fauteuils et 4 chaises.Ensemble 9 pièces Courant 2,899.88 SOLDE 1,999.Economisez 25% Groupement de chambre de Laurier Des meubles polyvalents Tables de nuit sur roulettes.Blanc avec ferrures noires ou noir avec (errures laiton-nées.Courant Solde Table de nuil.279.88 209,00 Tète de lit 39 ou 60 129.88 89,00 Lit plaie-torme 39 ou 60 (matelas en sus) 399 88 299,00 Element de gauche ut Go droite 3 tiroirs 32 .299.88 219.00 Element de coin 149.88 109,00 Element 3 tiroirs 30 .279.88 209,00 Element 3 tiroirs 15 199.88 149,00 Miroir.89.88 59,00 Economise! 100.00 1 V\" -^-^Vw m Sofa-lit de BAUHAUS Recouvert de tissu couleur avoine avec coussins d'appoint assortis.Matelas format double avec ressorts de qualité.Courant 499\" SOLDE 399 si* Economisez 20% Groupement de chambre «RANCHO> A Lit simple Pni courant 369.88 (Matelas ei plancha ou soutien en susl D Tablu dû Chevet Pru courant 129.88 C Commode trrijli' Pni courant 399.08 0 Miroir vertical Pru courant 109.08 E Cruise iï»: Oureau Pru courant 89.88 F Ou'eau d étudiant Pru courant 269.88 G Bibliothèque Pru courant 199.08 H Commode simple Pru courant 199 08 1 Chilronmer a tiroirs Pru courant 249 00 J Commode double Pru courant 319.88 K Commode bureau Pru courant 359.88 L Téte do lit simple Pru courant 159 00 M Lit superpose Pru courant 479.00 289.00 99.00 319.00 79.00 69.00 209.00 159.00 159.00 199.00 249.00 279.00 119.00 379.00 2 SUPER MODES D'ACHAT AL'II.V 1101 1 ACHAT MINIMUM 750S»S1 CREDIT QUALIFIE APPROUVE Cl 10IX PAS DE PAIEMENT COMPTANT.« m PAS D'INTÉRÊT, PAS DE PAIEMENT AVANT CHOIX 2 le 2 janvier 1988 PAS DE VERSEMENT SUR COMPTANT payez en -4 versements consécutifs égaux 6,9% D'INTÉRÊT ANNUEL Achat 750 UIIS\tL'.'llt de ~>5 20S\t24 paiements de .53.55$\tTotal 805.205 .» .Économisez 20% Sofa et causeuse De la collection Bau-haus, un sofa de qualité qui offre des années de confort agréable.Recouvert de tissu rayé marron/beige.Sofa Prix courant 619.88 489.00 Causeuse Prix courant 579.88 459.00 Quantité limitée.¦Y Meubles Pascal \u2022>r\"- t'-'L.'¦¦ ¦ ¦ .¦.V.'> Pascal ouest \u2022\u2022\u2022Centre d'achats Le Bazar ''3600, Cote-Vertu ouest ooD-7170 Pascal est .à l'ouest des Galeries d'Anjou 6800, Jean-Talon est 254-4971 5; .^\u2022.\u2022.\u2022.'.-.\u2022\u2022.\u2022jjv'- -S \u2022 \u2022:'!';^*-.-,*S«iV?S B6 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD113 AOÛT 1987 L'insécurité croit en mer d'Oman Polémique Iran-USA et progrès de la diplomatie soviétique Renter.Al P.AP et VPI KOWEÏT ¦ Au moment où l'urgence de déminer le Golfe et la mer d'Oman provoque une mobilisation internationale en ordre dispersé, la polémique croit entre Téhéran ei Washington sur la guerre Iran-Irak, et Moscou avance discrètement ses pions dans la région.La découverte de mines en mer d'Oman provoquait un début de panique poussant la Norvège a demander a ses navires d'éviter le port de Fujeirah, aux Émirats arabes unis, et l'Iran a demander la permission des Émirats pour déminer leurs eaux territoriales.Les assureurs londoniens Lloyd's instauraient une prime pour « risque de guerre » en mer d'Oman, trois navires repavillon-lïés prenaient leur chargement au Koweït et on apprenait que les exportations pétrolières du Golfe avaient chute de 10 p.cent depuis le debut du mois.Le vice-ministre iranien du Pétrole, Ku/empour Ardebili, estimait que « la crise sera de brève durée car le monde ne pourra accepter que le pétrole cesse de couler ».La bataille du pain au Liban Rcnii t et A! P_ BEYROUTH ¦ Les pompes a essence et les boulangeries du Liban étaient prises d'assaut, hier, par la population ;>aisie de panique devant la chute libre de la livre libanaise, jadis la monnaie la plus forte de tout le Proche-Orient.« Nous essayons de prendre de vitesse les prix qui augmentent de jour en jour », explique une femme qui attend patiemment son tour dans une longue file d'attente devant un supermarche de Beyrouth.« Nous connaissons les batailles de rue depuis 12 ans, mais à present, il s'agit de se battre pour du pain », ajoute-t-elle.Hier, la livre avait encore baisse par rapport a son courj de la veille, étant cotée à 225,50 livres pour un dollar US (contre 22I.OO mardi), troisième baisse consecutive depuis le debut de la semaine.La monnaie libanaise a perdu plus de bO p.cent de sa valeur depuis le debut de l'année, alors que le taux de l'inflation a atteint les 200 p.cent.La chasse aux vivres commence avant l'aube et la police remarque avec inquietude la tension qui monte devant les épiceries, les boulangeries et les garages, et qui s'extériorise souvent par des voies de fait et des menaces de mort, arme au poing.Même dans les villages les plus isolés.les habitants se plaignent du refus des commerçants d'ouvrir leur boutique avant l'après-midi, moment où la Banque centrale affiche les cours du jour de la livre.Cavaco Silva a formé son gouvernement Renier et Ah P_ l tSBONNE ¦ Le president Mario Soares a chargé hier le premier ministre Anibal Cavaco Silva à former le I7e gouvernement du Portugal depuis la Révolution des oeillets d'avril 1974 et celui-ci a présenté un cabinet de 15 ministres caractérisé par la nomination d'un nouveau chef de la diplomatie.Investi d'un mandat de 4 ans par la victoire de son Parti social-démocrate aux législatives de juillet, où il a remporté la majorité absolue, Cavaco Silva a fait appel à six nouveaux venus et muté quatre ministres sortants.Parmi les partants figure Pedro Pires de Miranda, ancien ministre des Affaires étrangères, remplacé par l'ancien ministre de l'Éducation du précédent cabinet social-démocrate minoritaire renversé par un vote de censure, |oao de Deus Pinheiro.Au nombre des nouveaux venus, on relevé Antonio Capucho (Affaires parlementaires), lose Silveira Godinho (Intérieur), lose Silva Peneda (Travail et Sécurité sociale) et loaquim Ferrei-ra do Amaral (Commerce et Tourisme).Cavaco Silva a créé un poste de vice-premier ministre, confié à Eurico de Melo, également chargé de la Défense, ainsi qu'un ministère de la Jeunesse, qui revient a Antonio Couto dos Santos.Le seul membre du cabinet n'appartenant pas au Parti social-démocrate est le ministre de l'Education.Roberto Carneiro, un indépendant.S'exprimant en conférence de presse à Téhéran, Ardebili a fait état des dégâts infligés par une mine au pétrolier Texaco Carri-bcan lundi au large de Fujeirah pour dénoncer « ce complot ourdi dans le but de créer un climat d'insécurité et de renforcer la présence américaine dans la region ».Tout en taxant de « complicité avec les Etats-Unis » la France et la Grande-Bretagne, qui ont décidé de déminer les eaux de la region pour leurs propres navires, l'Iran accusait hier les États-Unis d'avoir « utilisé l'ONU comme couverture à leur déploiement militaire dans le Golfe ».Washington dénonçait la « lactique dilatoire » de l'Iran dans sa réponse à la résolution de l'ONU exigeant un cessez-le-feu dans la guerre Iran-Irak et appelait le Conseil de sécurité à étudier «rapidement» la question des sanctions.«La réponse iranienne est une diatribe contre les Etats-Unis», a déclaré Charles Redman, porte-parole du secrétariat d'État.Dans sa réponse, l'Iran se declare prêt à coopérer avec le secrétaire-général de l'ONU pour «renforcer les éléments positifs» de la resolution, a condition que le Conseil de sécurité «adopte une position juste et dénonce l'agresseur irakien».Perez de Cuellar estimait quant à lui que la balle était maintenant dans le camp de l'ONU.Prenant la parole hier à New York, le général Alexander Haig, ex-secrétaire d'État et ancien commandant en chef de l'OTAN maintenant aspirant présidentiel républicain, estimait que les États-Unis s'étaient engagés dans le Golfe « dans un conflit de prééminence avec l'URSS » qui pour-rail un jour « pousser l'Iran dans les bras des Soviétiques ».On note dans les milieux spécialisés que le talent diplomatique dont Moscou a fait preuve ces dernières semaines a renforcé sa crédibilité auprès des États arabes du Golfe, qui considèrent l'URSS comme un médiateur potentiel dans le conflit Iran-Irak.« L'URSS essaye de se placer pour jouer un rôle constructif au cas où surgirait la possibilité réelle de résoudre le conflit », a confié une source arabe.« Au point où nous en sommes, les Soviétiques se sont positionnes comme les seuls médiateurs », a ajouté cette source, rappelant que Moscou et Téhéran viennent d'annoncer leur volonté d'intensifier la coopération économique.Cet accord est d'autant plus remarquable que l'URSS est le principal fournisseur d'armes de l'Irak, en guerre avec l'Iran depuis près de sept ans.qu'elle aide le Koweït, allié a l'Irak, a exporter son pétrole à travers le Golfe, et combat les rebelles musulmans afghans, pourtant soutenus par l'Iran.Juan Ponce Enrile PHOTO REUTEP La Cour suprême philippine élit Ponce Enrile sénateur Agence Francc-Pte&sc MANILLE ¦ luan l'once Enrile.le grand rival de la présidente Cory Aquino, a enfin obtenu hier le droit de siéger au Sénat, trois mois après les élections législatives du 11 mai aux Philippines.La Cour suprême a en effet ordonné, par 12 voix contre une.à la Commission pour les élections de proclamer élu l'ancien ministre de la Défense.65 ans, qui restait en lice pour le 24e et dernier siège à pourvoir avec un candidat pro-Aquino, Augusto Sanchez.La commission doit se prononcer demain.Avec l'entrée d'Enrile au Sénat par la petite porte, l'opposition de droite comptera deux sièges à la Chambre haute contre 22 partisans de la présidente.L'autre élu de l'opposition est un acteur de cinema, Raul Estrada.Grâce a son election.Enrile va pouvoir poursuivre une carrière politique commencée il y a plus de 20 ans auprès de l'ancien president Ferdinand Marcos, relancée avec sa défection durant la crise de février 198b pour adhérer au camp Aquino, et qui aurait ete autrement compromise, car il avait lui-même indique avant le scrutin qu'il abandonnerait la politique s'il n'était pas élu.Échange d'espions AIT.Renter et AP__r BOSN ¦ Un important échange d'agents secrets, dont a profité le super-espion est-allemand Manfred Rotsch, a eu lieu hier après-midi entre les deux Allemagne, moins d'un mois avant la visite historique en RFA, du 7 au 11 septembre, du numéro un est-allemand Erich Honecker.L'opération, qui a eu lieu au poste frontalier de Hcrleshausen, a 150 km de Francfort, a été révélée par le quotidien ouest-allemand à grand tirage Bild, dont les informations ont été ensuite confirmées pour l'essentiel par le ministère des Relations interallemandes à Bonn.Selon Bild, trois espions est-allemands emprisonnes en RFA, dont M.Rotsch (63 ans) qui avait communiqué à l'Union Soviétique les plans de l'avion Tornado, ont été échangés contre la doctoresse Christa-Karin Schumann (52 ans) et un agent de l'Office de protection de la constitution (la sécurité du territoire de RFA), M.Wilhelm Wilms.Mme Schumann, que l'on dit très malade, a été la compagne d'un officier est-allemand, l'amiral Winfried Baumann.qui a travaillé pour le contre-espionnage de RFA.Avec lui.elle a été arrêtée en 1979 a Berlin-Est.alors que tous deux s'apprêtaient à passera l'Ouest.L'officier a ete execute et elle a été condamnée pour espionnage à 15 ans de prison.TANT QU'A SE FAIRE RAYER, AUSSI BIEN EN PROFITER POUR S'OFFRIR UNE NISSAN.Certains parlent de rabais, d'autres de remboursements.Le fait est qu'on vous paye pour acheter.Et tout ce que nous essayons de faire en ce moment, c'est de vous aider à en profiter pour acheter un véhicule de qualité.A quoi bon de bénéficier d'un avantage temporaire si votre voiture ou camion ne vous donne pas entière satisfaction pendant les années à venir?Alors ne vous gênez pas.profitez de la manne qui passe.Mai.s assurez-vous d'en avoir plus que pour votre argent.A notre avis.Nissan vous offre les achats les plus avantageux qui soient sur le marché présentement.L'avantage camion.1000$ NISSAN E 1987 A CAISSE ORDINAIRE PSDF: 9 407 $tt Négociez le meilleur prix, puis économisez 1 000 S de plus.Quand vous profitez de notre offre de I 000 S pour acheter un camion Nissan 1987, non seulement vous faites une économie, mais vous devenez possesseur du seul véhicule automobile qui ait jamais reçu le prix d'excellence en design industriel.Et vous serez en bonne compagnie, car les camions Nissan sont maintenant les camions importés les plus vendus sur le marché canadien.' L'avantage Sentra.1000$ SENTRA E 2 PORTES 1987 PSDF: 9 987 Stt Négociez le meilleur prix, pais économisez 1 000 S de plus.1 000 S de réduction sur une Sentra 1987: voilà une occasion de célébrer.Mais vous serez également heureux d'apprendre que.lors d'une sondage auprès des propriétaires de voitures neuves quant à la qualité de leur véhicule, la Sentra s'est classée parmi les trois premières, sur un pied d'égalité avec Mercedes-Benz.t L'avantage Multi.ML'LTI 2 ROUES MOTRICES 19S7 PSDF: 15437 Stt Négociez le meilleur prix, puis économisez 750 î de plus.Présentement vous pouvez économiser 750 S sur une Nissan Multi 1987.Mieux encore, vous aurez entre les mains un des véhicules les plus polyvalents qui existent en ce moment.Station-wagon en même temps quefourgonnette.la Multi convient à tous ceux qui mènent une vie active.L'avantage Micra.MICRA E 2 PORTES 1987 PSDF: 7 S37 Stt Négociez le meilleur prix, puis économisez 750 5 de plus.750$suruneN'issan Micra 1987 déjàsuper-économique! Et quand on pense qu'elle vous offre la traction avant, en plus d'une économie d'essence exceptionnelle, il y a de quoi s'en donner à coeur joie.La garantie sans frais la plus étendue dans le temps.Nissan s'est donné comme but de produire une voiture sans défauts.Cet engagement nous permet d offrir à chaque acheteur d'un véhicule neuf la garantie sans frais la plus étendue de l'industrie: 6 ans ou 100 000 km sur le groupe motopropulseur.Voilà ce que vous offre Nissan en plus du montant de 750 S ou de 1 000 S.Chez tous les concessionnaires participants.Toujours et partout.Nissan cherche à garder le niveau de ses prix aussi bas que possible, tout en rehaussant constamment le niveau de la qualité.Nissan \\die ewE pour ACHETER.cura NISSAN LES CONCESSIONNAIRES PEUVENT VENDRE MOINS CHER.'Ctunrcs basés sur tes ventes de camions importes au cours de tannée ciule litàT.: Données extraites de J.D ftMer Aoueutes 1967 Initiai Sew Car Quality Survey'.fbeS pn\\ indiques sontpuur les modèles de base et sunt les prix sutl/téréi au JeUif du tabneant en dale du Jvjwn I9H?.Ils ne comprennent le transport, les trais de Inraisun, l'inimatn^uLtiun ou les Llw.v COFFRE PREND FIN LE 2 SEPTEMBRE.1 000 $ SUR STANZA* I» plut avantageuse di's voitures familiales luxueuses.ET PATHFINDER?le 4X4 de l'an m t.Dans la région de Montréal, uniquement chez les Pros Nissan.AUTO GOUVERNEUR INC.GARAGE MODELAUTO INC ALEXANDER NISSAN MERCIER NISSAN INC.CITÉ NISSAN STE-EUSTACHE NISSAN LTÉE PAIRVIEW NISSAN LIMITÉE BELLEMARE NISSAN LTÉE ST-LÉONARD NISSAN INC BRUCV AUTO INC.BAILLARGEON NISSAN LABELLE NISSAN CHOMEDEY NISSAN INC.BROADWAY AUTOMOBILE LTÉE METRO NISSAN INC MANOIR NISSAN INC GARAGE DUMOULIN LIMITÉE BROSSARD NISSAN INC \u2022 Modèle 1987 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD113 AOÛT 1987 Durcissement de la grève des I mineurs en Afrique du Sud La police, aidée de chiens, a disperse hier quelque 150 sympathisants de l'ANC, a l'extérieur de la Cour suprême du Cap où 13 opposants devaient recevoir leur sentence pour trahison, photo ap La violence reprend en Corée du Sud L l'I.M V cl Kaila SI OUI ¦ Environ 5 000 opposants antigouvernementaux oui affronté la police sud-coréenne, hier, dans le centre de Seoul, au cours des premieres manifestations violentes a avoir lieu depuis le 9 juillet.Les manifestants, reunis devant la cathédrale de Myungdong, dans le centre de la capitale, réclamaient le retour a la démocratie et la libération ties prisonniers politiques encore detenus.Certains manifestants, armes tie bâtons, se sont engages dans une bataille rangée avec des policiers dans une rue dont les deux extrémités étaient bloquées par les opposants.Ceux-ci ont lancé des pierres sur la police qui a réplique par une volée de grenades lacrymogènes.Plusieurs opposants ont trouve refuge dans la cathédrale et ont érige des barricades autour de celle-ci.On ignorait hier s'il y avait des blessés ou des arrestations.Par ailleurs, au moins 23 personnes ont été blessées dans des affrontements opposant des mineurs grévistes et des membres de leurs familles à la police anti-emeute au cours de la nuit de mardi à hier, à Tchongson, dans l'est du pays, où des bâtiments ont été incendiés.La grève, qui s'est propagée â plusieurs secteurs industriels, s'est durcie hier et le gouvernement sud-coréen a ordonne l'intervention de la police si cela devenait nécessaire.DÉPÊCHES SRI LANKA Victimes indiennes ¦ La force de pai\\ indienne au Sri Lanka a subi hier son premier revers quand deux soldats ont été tues et deux autres blesses par une mine, a laffna.La remise des armes par les Tamouls s'est accélérée, entre-temps, et 51 dirigeants de l'organisation LROS.proches des Tigres, ont regagné le pays « pour toujours ».HAÏTI Viol et vol ¦ Des hommes armes portant l'uniforme ont dévalisé, mardi, un couple français et un ami résidant a Port-au-Prince, et violé la femme.La grève générale se poursuit entre-temps, de même que le boycottage des examens par les lycéens, même si le mouvement est plus fortement suivi en province que dans la capitale.ISRAËL Pères s'en mêle ¦ Le chef travailliste et ministre des Affaires étrangères Shimon Pérès a joint sa voix, hier, au choeur d'indignation qui déferle en Israel contre les propos de l'ancien minisire de la Défense Ariel Sharon présentant l'invasion du Liban, en 1982, comme «une guerre juste et réussie ».Pérès veut une enquête d'État.TCHAD Paris menace ¦ Après avoir refusé, la veille, de s'engager dans la reconquête de l'Aouzou par le Tchad, Paris a averti hier la Libye qu'il « ne s'interdit aucun moyen pour soutenir l'intégrité tchadienne ».Selon N'Djamena, Tripoli continue de bombarder le Tchad.Moscou dit y voir « une nouvelle tentative de déstabiliser la Libye ».Les usines de quatre des cinq manufacturiers d'automobiles étaient fermées hier.On a dénombre 22b sociétés, contre 192 la veille, immobilisées par le mouvement de grève qui touche surtout les industries minières, manufacturières et des transports mas n'épargne pas les secteurs du textile, de l'électronique et de la chaussure.Les conflits sociaux au cours des ileux dernières semaines ont coule près de $200 millions à la Corée cln Sud.selon le ministère du Travail.R,intr.Ml'.M> ,i un_ IOIIAXNI SltUHii ¦ La plus importante grève de l'histoire de l'Afrique du Sud s'est nettement durcie, hier, avec l'arrestation d'au moins 78 militants du Syndicat national des mineurs ( NUM ) pour « complot à des fins d'assassinat et autres délits divers » et la menace d'une compagnie minière de licencier ses 2 450 mineurs si ceux-ci ne reprenaient pas le travail dès ce malin.Dans une conférence de presse à Johannesburg, Cyril Ramnpho-sa, secretaire general du NUM, a declare : « On assiste à un processus de répression qui commence à évoluer.Il est clair que le patronat est de mèche avec la police.Ils se préparent à l'évidence à écraser la grève ».Il a traite de « menteur » le ministre du Travail, Pietie du Pies-sis, qui avait dit que le pouvoir était « neutre » dans le conflit et il a indique que 177 militants du NUM avaient ete arrêtes depuis le debut de la grève, lundi.Il a annonce que le NUM enquêtait sur la mort d'un mineur, décrit par le patronat comme « un non gréviste assassiné par des grévistes ».Ramaphosa a affirmé que « la grève continue ».ajoutant qu'elle « s'intensifiera avec des actions de soutien » de la part des autres affilies de la centrale COSATU ( 750 000 membres ).notamment dans le secteur des transports.Par ailleurs, la police investissait les bureaux de l'agence d'images WIN a Johannesburg pour tenter île saisir le reportage filme d'un discours de la militante noire Winnie Mandela, et au Cap.Lizo Ngqungwana, 27 ans, membre du commandement intérieur de la branche militaire de l'ANC, accueillait par un résonant éclat de rire sa condamnation a la prison a vie par un juge qui l'a qualifie de « terroriste ».Le NUM annonçait entre-temps que les 150 ouvriers noirs de l'unique raffinerie d'or du pays avaient décidé à une forte majorité de se joindre à la grève, mais la Chambre de mines, qui regroupe les propriétaires des mines, déclarait qu'une telle grève serait illégale car « les négociations se poursuivent ».La direction de la mine d'or de Loraine.dans l'Étal libre d'Orange, lançait un ultimatum à ses employés selon lequel elle licencierait environ 2 500 mineurs grévistes s'ils ne se présentaient pas au travail ce matin.La firme Anglovaal, propriétaire de la mine, indique que le NUM n'est pas reconnu à Loraine et que la grève est illégale selon la loi sud-africaine.Dans un communique, la police a indique que 78 mineurs avaient etc interpellés à Klerks-dorp et seraient inculpes de complot en vue de commettre des meurtres et d'autres délits.Selon la police, il fut dit aux participants a la réunion de Klerksdorp que «des mesures radicales devaient être prises pour empeecher les mineurs de reprendre le travail ».La Chambre des mines a déploré ces arrestations, déclarant dans un communiqué qu'elle avait espéré que toute violence et toute intervention de l'Étal seraient évitées pendant la grève, qui mobilise selon elle quelque 250 0(H) mineurs noirs.Marcel Gotding, le no 2 du NUM.a indiqué que les policiers avaient encerclé des locaux où étaient réunis 500 syndicalistes et embarqué 8b d'entre eux dans des fourgons.Il a dénoncé les arrestations comme «un enlèvement, une tentative de briser la grève, de saper les activités syndicales légitimes».Le Iront démocratique uni (UDF), principale organisation anti-apartheid intérieure, et le Congrès national africain (ANC), principale organisation d'opposition interdite, apportaient hier leur appui aux grévistes, qui réclament une hausse de salaire île 50 p.cent et de meilleures conditions de travail.Dans un communique, le premier diffuse par une organisation politique majeure en faveur dis grévistes, l'UDF a déclaré qu'elle envisageait de « mobiliser le sou-lien de la communauté » en faveur des mineurs.A/har Cachalia.trésorier de l'UDF, a indiqué a la presse que le Front était prêt à fournir des vivres aux mineurs en grève.Pour l'ANC, « celte grève constitue une épreuve de force majeure entre les autorites blanches et les nouveaux syndicats noirs ».: - ¦ \\ ; ; .: i .- .Vii.'-'i-' /\u2022\u2022 ' ' ¦ ¦ LE SOLDE ITINÉRANT DE FOURRURES DE LA BAIE est arrivé à temps.le temps de vous offrir la fourrure de vos rêves! 15 JOURS SEULEMENT C'est tout le temps que vous avez pour venir au rayon de la fourrure et faire votre choix parmi les toutes dernières créations de la mode.En ajoutant la sélection du solde itinérant à notre collection de fourrures en stock, nous vous offrons maintenant un vaste assortiment où vous trouverez sûrement la fourrure de vos rêves.Venez admirer notre gamme de manteaux, trois-quarts, vestes et chapeaux, tous a la dernière mode de l'automne 1987.Des nouvelles longueurs, dos détails imaginatifs aux poches ou aux manches, des boutonnages astucieux.Le col et les revers aussi changent de ligne.Modèles ceinturés et nouvelles nuances de teinture.La sélection comprend: vison, renard, raton laveur, castor, coyote, rat musqué, phoque de l'Alaska et plus encore.Venez vite les voir.La qualité la Baie.La Baie a la réputation d'être l'un des meilleurs fourreurs au monde et tient à la garder en maintenant des normes constantes d'excellence quant à la qualité des peaux, la coupe et la confection.Noire personnel qualifié vous aidera à choisir la fourrure parfaite et vous conseillera de façon experte sur los soins et l'entretien qu'elle nécessite.Ne manquez pas cette occasion exceptionnelle.Notre sélection est fabuleuse et vous serez émerveillée par nos prix.Profitez de notre Plan de mise de côté: versez un acompte de 10% et nous garderons votre fourrure jusqu'au 31 octobre, 1987.ACHETEZ MAINTENANT CAR NOTRE SOLDE ITINERANT DE FOURRURES REPREND LA ROUTE LE SAMEDI 29 AOUTI CENTRE-VILLE SEULEMENT.C'est MOINS CHER que vous pensiez à la Baie aie Y Les rebelles salvadoriens proposent le dialogue pour ouvrir la voie à la paix M l'./'/'/.\\l' ,7 Renier SAN S\\l.\\:-\\nOR ¦ La guerilla salvadorienne a propose au président Napoleon Duarte d'entamer immédiatement un dialogue pour ouvrir la voie à la paix, après l'accord signe la semaine dernière au Guatemala par cinq gouvernements d'Amérique centrale.Dans un communique diffuse mardi soir par une radio locale, le Front 1 arabundo-Marti de liberation nationale indique que ce dialogue devrait avoir lieu « sans condition » et que l'ordre du jour devrait tenir compte des points de vue des parties en conflit.La guerilla ajoute que « tant que l'intervention militaire américaine en Amérique centrale ne cessera pas.l'accord de Guatemala sera inefficace pour parvenir a la paix ».Le president Duarte avait auparavant declare que son gouvernement continuerait à recevoir l'aide militaire des Ltats-Unis.L'accord signe par le Costa-Hica.le Nicaragua.le Salvador, le Honduras et le Guatemala prévoit notamment un cessez-le-feu dans les pays en conflit, une large amnistie, l'interruption de toute aide aux groupes insurges et des processus de démocratisation interne.A Managua, le president sandiniste Daniel Or-I lega a rencontré avant-hier les dirigeants dés partis politiques d'opposition et il s'est entretenu avec le cardinal Miguel Obando y Bravo, critique! acerbe du gouvernement nicaraguayen.La rencontre entre Ortega et le prélat était hi.premiere entre les deux hommes depuis plus d'un an et celle avec les dirigeants île 11 partis d'opposition elail la premiere depuis le renversement du regime somo/iste par les sandinistes en 1979.Ces rencontres répondent a une clause de l'acv cord de paix qui prévoit, dans chaque pays signataire, la constitution d'une commission de reconciliation nationale comprenant quatre membres dont deux en provenance de l'Église catholique et des partis d'opposition.-i- B8 LA PRESSE, MONTREAL.JEUD113 AOUT 1987 VOICI LES VOITURES DE LANNEE! iiirrn ifi i' .\u2022 .*vi*mcxi**»»*»*.»***\u2022 \u2022.\u2022i«jvi:j:.VOICI LA MAZDA6261988.LA VOITURE FAMILIALE QUI EST AUSSI UNE ROUTIÈRE DE CLASSE MONDIALE La toute nouvelle Mazda 626 rehausse les normes! Cette berline a traction avant offre à la fois les qualités d'une voiture familiale et les performances d une routière de classe mondiale.En 1988, la 626 offre plus d'espace intérieur que toute autre voiture de sa catégorie.Son allure extérieure a été splendidement renouvelée.Et, avec son nouveau moteur 12 valves de 2,2 litres à injection, comme elle performe! Pour la famille comme pour la route: telle est la Mazda 6261988.VOICI LATOUTE NOUVELLE MAZDA MX-6 GT.UNE ROUTIÈRE DE CALIBRE INTERNATIONAL.Pour 1988, Mazda lance la toute nouvelle MX-6, un super nouveau type de coupé sport.Dotée dun turbocompresseur à refroidisseur intermédiaire, elle est conçue pour la route.Elle réussit le 0-100 km/h en 7,5 secondes, avec une accélération latérale de 0,82 C.La MX-6 vous propose ce que les coupés sport européens offrent de mieux.sauf qu'elle coûte moins cher! Performance, luxe, rapport qualité/prix: voici la Mazda MX-6.C'EST LA MANIERE MAZDA.La Manière Mazda est une philosophie qui vise la satisfaction totale de chacun de nos clients.Elle constitue notre engagement à vous assurer la crème de ce qui fait l'expérience de conduire.Chacune des composantes de nos véhicules, chaque aspect de nos opérations sont révisés et renouvelés a la lumière de cette philosophie.Mazda vous propose pour 1988 une ligne complète de véhicules uniques.Chacun a été conçu en vue de votre satisfaction, selon la manière Mazda.LA MEILLEURE GARANTIE DE L'INDUSTRIE.Un des éléments de la Manière Mazda est la garantie Leadership Mazda, une nouvelle garantie pare-chocs à pare-chocs\" de 3 ans ou 80000 km et qui couvre toutes les pièces principales pour 5 ans ou 100000 km.C'est une garantie transférable, sans franchise et sans coût additionnel.Voyez les concessionnaires Mazda pour les détails.La garantie Leadership Mazda, la meilleure garantie de l'industrie.Un reflet de la Manière Mazda.¦\\lbi Automobiles Ltée 3300.boul.Ste-Marie Mascouche 474-2481/2 Lachine Mazda 2895, rue Notre-Dame Lachine 637-1153 Jacauto Lavaltrie 651, rue Notre-Dame, Lavaltrie 588-4141 Autonor Inc.2344.Labelle Lafontaine 436-8211 Charles Gareau Inc.10175.ruePapineau 381-3987 Avo Auto Inc.8310.boul.Decarie 737-7373 Blondin Automobiles Ltée 3722, boul.Couin Est 324-9100 Delisle Auto (1970) Ltée 2815, rue Sherbrooke Est 523-1122 Quintin Automobile Inc.490, rue Jacques Cartier Sud St.Jean 346-9445 658-9042 Mazda 2-20 1 boul.Don Quichotte Ile IVrrot 453-7220 Le Domaine de L'Auto P.A.T.Ltée 12210, Sherbrooke Est Point-aux-Trembles 645-1694 Fort Chambly Automobiles (1979) Inc.830, boul.Périgny, Chamblv 658-6623 Garage Blanchette Inc.900, rue St-Laurent Ouest Longueuil 677-b347 Armand Quérin Automobiles Ltée 1530 Chomedy Blvd.Laval 688-4787 Jacauto Ltée 3612, boul.St-Jean Dollard-des-Ormeaux 626-8120 St-Constant Auto Ltée 48, rue St-Pierre St-Constant 632-0700 Ami Auto Inc.276, boul.d'Anjou Châteauguay 692-9600 Fabrcville Auto Inc.4010.boul.Dagenais, Laval 622-3434 Mazda Drummondville 1325, boul.St-Juseph Drummondville 477-5566 Lacroix Automobile Ltée 990, Route #117 Val-David 322:3937 Boulevard Laurier Automobile Ltée 5255, boul.Laurier St-Hyacinthe 774-1345 iw»Xie
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.