La presse, 2 septembre 1987, B. Informations nationales
[" Informations nationales \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 2 SEPTEMBRE 1987 Accord du lac Meech: Murray dit que Trudeau est «mêlé» La contradiction entre bilinguisme et société distincte est imaginaire CUV TaïUECCR de la Presse Canadienne otrÀw La contradiction entretenue par l'cx-premier ministre Pierre 1 rucleau entre le bilinguisme au Canada et le concept de société québécoise distincte est purement imaginaire, estime le sénateur Lowell Murray, ministre d'État aux relations fédérales-provinciales.« La contradiction n'existe que dans son esprit », a déclaré M.Murray, qui témoignait hier pour lu seconde fois devant le comité mixte qui étudie depuis le début du mois d'août l'Accord constitutionnel de 1987.« l'ai toujours été en profond désaccord avec les premisses de son analyse que veut que la dualité linguistique de notre pays et la reconnaissance de la nature distinctive du Quebec soient deux choses nécessairement contradictoires.» Selon le ministre qui est aussi sénateur, cette fausse contradiction repose vraisemblablement sur le fait que M.Trudeau voit dans la reconnaissance d'un statut disetinct pour le Québec « l'équivalent du séparatisme ou de la souveraineté-association.» M.Murray estime au contraire que les concepts de dualité canadienne et de société distincte sont « compatibles et complémentaires ».Le ministre d'Etat aura ete le premier et le dernier témoin â prendre la parole devant les membres du comité mixte du Sénat st des Communes, qui devait en principe clôturer hier ses audiences publiques.Il a fait ces commentaires en réponse à une question du député conservateur Leo Duguay, dans la foulée du témoignage donné jeudi dernier par M.Trudeau devant le comité.Accord intact M.Murray a réaffirmé, comme il l'avait fait lors de son premier témoignage, qu'il ne saurait être question de modifier l'accord constitutionnel conclu entre le premier ministre Brian Mulroney et ses homologues provinciaux au debut du mois de juin.« Il n'existe aucune raison légitime, d'un point de vue moral ou pratique, justifiant la reouverture et la mise en péril de l'accord, sauf en cas d'erreur insigne », a declare M.Murray.La clause louchant la dualité linguistique du Canada et le caractère distinct du Quebec a fait l'objet de nombreuses propositions d'amendements devant le comité.Plusieurs organisations ont exprimé l'inquiétude que la clause sur la reconnaissance constitutionnelle du caractère distinc-tif du Québec n'ait préséance sur la Charte des droits et libertés, y compris sur les droits à l'égalité des sexes.Avis légaux à l'appui, M.Murray a balayé de la main ces inquietudes, provoquant une reaction d'incrédulité de la part de la néo-démocrate Pauline lewctt, Le sénateur Arthur Murray.Tremblay s'entretient avec le sénateur Lowell LASERPHOTO PC qui a accusé le ministre de ne prendre en considération que les opinions juridiques qui lui sont favorables.M.Murray a répliqué que «si l'on décidait d'apporter un changement a l'accord, d'irrésistibles pressions s'exerceraient afin qu'on en accepte d'autres, de sorte que l'accord s'effriterait.De plus, une foule de questions nouvelles se poseraient inévitablement ».Le ministre a rappelé que l'accord, une « toile sans couture ».avait été conclu dans l'intention spécifique de réintégrer le Québec dans la constitution.Le modifier ou y ajouter de nouvelles dispositions aurait un effet « paralysant » sur les modalités de son application.Le succès des discussions qui ont conduit a l'entente, a-t-il fait valoir, tenait « à la portée limitée et au réalisme » des conditions posées par le gouvernement québécois à son retour au bercail canadien.Il prie dans ces conditions le comité mixte de ne pas altérer l'entente et de reporter à la deuxième étape des pourparlers constitutionnels, prévue pour l'année prochaine, la discussion sur les amendements qui ont été soumis cet été à son attention.Le liberal Bob Kaplan a pour sa part soutenu que la nouvelle règle de l'unanimité rendra encore plus ardue pour le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest leur transformation en provinces.Il faudra désormais l'unanimité des dix provinces pour amender la constitution.M.Murray a avoué que le gouvernement fédéral aurait préféré conserver l'ancienne formule, qui requiert l'approbation de sept provinces réunissant au moins 50 p.cent de la population canadienne.Mais le Québec, a-l-il dit, «en avait besoin pour récupérer le droit de veto » qu'il a perdu à l'issue de l'accord constitutionnel de 19S2.L'octroi de la règle d'unanimité a en outre permis, a-t-il ajoute, de faire débloquer de façon significative les négociations constitutionnelles qui ont débouche sur l'entente le 3 juin dernier.Mazankowski nie qu'Ottawa veuille imposer les aliments Presse Canadienne OTTAWA Le vice-premier ministre du Canada, Don Mazankowski a nié hier que le gouvernement conservateur ait l'intention d'imposer une taxe de vente sur les aliments et tenté de mettre fin abruplement au débat sur le sujet aux Communes durant la période de questions.« Il n'est fait mention nulle part dans le projet de réforme fiscale d'une taxe sur les aliments ».a répondu M.Mazankowski, pressé par les libéraux de rejeter une suggestion du Conseil économique du Canada qui a proposé avant-hier que toute nouvelle taxe de vente soit imposée sur les aliments comme sur tous les autres biens et services.Il est pourtant question d'une nouvelle taxe de vente portant sur les aliments comme sur le reste dans le projet de réforme.On peut lire dans les documents présentés par le ministre des Finances au printemps que l'exemption des aliments ou de tout autre bien ou service rendrait l'imposition d'une nouvelle taxe plus difficile et qu'une telle taxe affecterait plus les riches que les pauvres.Le vice-premier ministre a suggère aux deputes de l'opposition de soulever ce genre de questions devant le Comité des finances de la Chambre des Communes qui tient des audiences publiques sur le sujet.Le PO ne veut pas être trouble-fête, mais.le Québec serait de moins en moins français NICOLE BEAUCKAMP Le Parti Québécois n'ira pas jouer les trouble-féte au Sommet de la francophonie.Mais la bienséance ne muselé pas pour autant le critique de l'opposition officielle en matière linguistique qui a accusé, hier, le premier ministre Bou-rassa «d'amener lentement le Quebec a un bilinguisme de fait ».« Le sommet des pays francophones ne doit pas être un écran de fumée destiné à masquer tous les accrocs â la loi 101.Pendant que l'on s'auto-congratule au sommet, la situation du français au Québec se dégrade dangeu-reusement », a déclaré M.Claude I ilion au cours d'une conférence de presse convoquée à lu permanence du PQ.Le députe de Taillon revenait donc a la charge pour dénoncer le « laxisme calcule » du gouvernement du Parti liberal dans le domaine de l'affichage commercial.Celte fois, aux côtés du jeune candidat péquiste.M.Sébastien Richard, qui brigue les suffrages dans le comté de Notre-Dame de Grâce et qui a fait de la question linguistique son cheval de bataille electoral.Tous deux se sont ainsi attardes a démontrer une évidence.A Montreal, « l'invasion du bilinguisme » dans les vitrines des magasins ou sur leurs facades est en voie d'éclipser le visage français de la métropole.En se promenant a peine trois heures dans les rues commerciales de Notre-Dame de Grâce, ils ont relevé 72 cas où les commerçants enfreignent la loi 101.Le tiers de ces affichages sont unili-gnues anglais.MM.I ilion et Richard achemineront ces jours-ci ces constats d'infraction a la Commis- sion de protection de la langue française.Ces dossiers viendront grossir la pile des I 400 cas d'infraction qu'a décèles la Société Saint'jean-Baptiste de Montreal en ratissant cet été d'autres secteurs de la region montréalaise.Aux yeux des deputes pequis-tes.le «refus» du gouvernement Bourassa d'appliquer les dispositions de la loi 101 relatives a l'affichage \u2014 toujours en vigueur en attendant que la Cour supreme du Canada se prononce sur les causes Singer cl Valerie I ord \u2014 de même que les decisions administratives envisagées pour la signalisation routière et touristique, equivalent a « bilinguiser le Québec morceau par morceau ».Reprenant à son compte \u2014mais pour des raisons inverses\u2014 les reproches des militants libéraux du West-Island impa- tients de voir le gouvernement réviser la loi 101 et instaurer l'affichage bilingue, le député de Taillon a lancé: «Que M.Bourassa cesse de tergiverser et ait le courage de déposer une politique linguistique que l'on pourra alors débattre publiquement ».Dans l'intervalle, ce débat ne décolle pas dans la campagne électorale de Notre-Dame de Grâce comme le voudrait le candidat péquiste qui dénonce la dérobade de ses adversaires.« Mes adversaires entretiennent une ambiguïté malsaine sur la question linguistique.Pas étonnant de la part du candidat liberal.Mais la candidate du Nouveau l'uni démocratique emploie un double language au gre de ses auditoires.Le NPD doit mettre un terme à ses faux-fuyants et prendre clairement position en matière linguistique ».a dit M.Richard.Une firme de consultants prétend que la réforme fiscale ferait perdre des milliards aux familles Presse Canadienne Les Églises condamnent le projet de loi sur les réfugiés frase Canadienne OTTAWA Les Eglises canadiennes ont condamné hier le projet de loi fédéral sur les réfugiés réclamant son retrait.Selon le Comité inter-églises sur les réfugiés, le projet de loi est si mauvais qu'il être retiré et complètement repensé.L'organisme comparaissait devant le co- mité parlementaire qui étudie le projet de loi sur la révision du traitement des demandes de statut de réfugié.Pour le Comité, le projet de loi privera d'authentiques réfugiés de défendre leur cause, enfreignant la Charte des droits et contrevenant aux obligations internationales qui incombent au Canada en vertu de la Convention de Genève sur les réfugiés.OTTAWA Les familles canadiennes perdront des milliards de dollars en allocations familiales par les propositions de réforme fiscale du gouvernement conservateur, et ce sont surtout les parents de la classe moyenne qui feront les Irais de la réforme, affirme une firme de consultants d'Ottawa.Tristat Resource Ltd.le soutient dans un mémoire qu'elle soumettait au comité parlementaire sur les lïnances, hier.Le sujet a aussi été soulevé en Chambre, hier, par le critique liberal des finances, Raymond Gameau.L'entreprise a calculé l'impact des modifications aux allocations familiales.au crédit d'impôt pour enfants et à l'exemption d'impôt pour enfants de moins de 18 ans annoncées par le gouvernement dans son budget de 1984.ainsi que d'autres mesures faisant partie de son programme de réforme.Pour une famille ontarienne ne comptant qu'un gagne-pain, avec un revenu de $30 000, cette année, Tristat prévoit que l'ensemble de ses prestations familiales passerait de $955 par enfant en 1984 a $508 en 1991.Une famille similaire gagnant $50 000 par an verrait ses prestations passer de $600 à $275.et celles d'une famille ne gagnant que $10 000 diminueraient de $829 a $803.Les pertes totales assumées par les parents augmenteraient année après année, pour approcher le $1,6 milliard en 1991, note le mémoire.Pour le president de Tristat, Richard Shillington, interviewe hier, « c'est comme si on déclarait que désormais nous allons réduire le soutien à la cellule familiale ».un choix de société qu'il juge-inapproprié.M.Shillington a souligne que-la plus grosse part des pertes a prévoir dans les années à venir serait due a l'insuffisance de la protection des différents programmes sociaux et du regime fiscal, contre l'augmentation du coût delà vie.Depuis 1985.les contribuables n'ont plus droit a la pleine indexation a la hausse du coût de la vie qui s'applique seulement à la portion du taux d'inflation excédant trois p.cent.En Chambre, hier, Raymond Carneau a repris les arguments de M.Shillington pour demander aux conservateurs pourquoi ils voulaient réduire les programmes d'aide aux familles moyennes de 40 p.cent en quelques années.Ignorant que le mémoire portait sur l'ensemble des programmes sociaux destines aux familles, Ip ministre de la Santé et du Bien-Cire, lake Epp, a accuse M.Gar-neau de se baser sur des statistiques soigneusement sélectionnées.Peterson veut servir de pont entre le Québec et l'Ouest MARIO FONTAINE envoyé spécial de La Presse mi M.Peterson ne veut pas du «job» de John Turner, mais il n'a rien contre servir de trait d'union entre le Que-bec et l'Ouest.-r TORONTO Lé Ontario va s'employer, au cours des prochaines années, à servir de pont entre le Québec et les provinces de l'Ouest.Utiliser son énorme influence, en somme, pour harmoniser les relations entre les partenaires canadiens.Ce défi, le premier ministre libéral, David Peterson, entend bien le relever s'il est reconduit à ses fonctions aux élections du dix septembre prochain.Le temps des divisions a assez duré, fait-il valoir, et l'Ontario occupe une position stratégique pour aider les provinces à s'entendre entre elles.« Avant c'était facile, pour nous, de nous en prendre au Québec ou aux provinces de l'Ouest.Mais il faut désormais voir ça de façon plus constructive.Déjà nos relations avec le Québec se sont beaucoup renforcées, j'y crois profondément et nous allons continuer dans cette direction », a déclaré hier M.Peterson dans une entrevue à La Presse.M.Peterson sort nettement favorisé des sondages, et plusieurs croient qu'il pourrait faire élire, dans une semaine, le premier gouvernement libéral majoritaire en Ontario depuis 50 ans.M.Peterson a dirigé un gouvernement minoritaire ces deux dernières années grâce â une « entente historique » avec le NPD._h Durant cette période ses relations avec son vis-à-vis, Robert Bourassa, ont été très cordiales, malgré certaines divergences d'opinions.« M.Bourassa est un homme intelligent et honorable, poursuit le leader libéral.Mais il ne faut pas oublier que nous a vous aussi de meilleures relations avec Terre-Neuve, avec l'Alberta.» Alors qu'il entreprend sa dernière semaine de campagne, M.Peterson commence déjà à esquisser le rôle de ras-sembleur national qu'il désire faire jouer à sa province.Il évite cependant de vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué.Les sondages le favorisent, soit, mais pas question de se lancer dans des prédictions électorales.Une campagne prudente Le fait que l'Ontario vive en régime tripartite (libéraux, conservateurs, néodémocrates) rend toute prévision très hypothétique, d'expliquer le leader libéral : « Cette fois-ci nous sommes présents dans tous les comtés, en première ou en deuxième position.J'ignore s'il y a une seule circonscription où on soit troisième.Mais ça ne veut pas dire qu'on va gagner, je ne prends rien pour acquis, les choses peuvent changer très rapidement ».Deux facteurs, selon lui, compliquent le tableau : d'une part les députés sor- tant qui se représentent ( 38 pour le seul Parti conservateur), et la lutte à trois dans plusieurs des 130 comtés, laquelle rend très aléatoire le transfert des intentions de vole en nombre de sièges gagnés.Quoi qu'il en soit le chef libéral maintiendra sa cadence effrénée d'ici au jour du scrutin, tout en ne se départissant pas de la prudence extrême qui le caractérise depuis le début des hostilités : il se prononce pour le libre-échange tout en posant de multiples conditions, veut bien du bilinguisme officiel mais sans dire quand, évite de s'attaquer directement à ses adversaires à moins que ceux-ci le prennent à partie.Une nouvelle dynastie?Pour le reste, il mène une campagne traditionnelle, dominée par les poignées de mains et les rencontres partisanes, activités où il excelle.Hier il s'est prêté à une entrevue radiophonique, a rassuré les personnes âgées sur les services de soins à domicile et promis 7 500 nouvelles places en garderie.La journée classique, en somme, du politicien en campagne.Et si les libéraux effectuaient un véritable balayage la semaine prochaine, peut-on croire qu'ils pourraient former une nouvelle dynastie comme celle des conservateurs, qui a duré 42 ans sans frr-$- interruption jusqu'à leur défaite de 1985?«Tout cela peut changer tellement vite, réplique M.Peterson.Nous serons jugés sur ce qu'on fait.Chaque jour on se fait juger.Gouverner, c'est devoir constamment mériter la confiance des gens.» Turner s'en sortira.Contrairement aux néo-démocrates qui verront Ed Broadbent intervenir une demi-douzaine de fois dans la campagne, les libéraux de David Peterson n'ont pas encore eu de nouvelles de lolin Turner.Mais M.Peterson nie qu'on lui ait demandé de rester chez lui à Ottawa.« M.Turner peut venir, j'en serai très, heureux, soutient le premier ministre sortant.|ohn Turner a tout mon appui.Moi aussi j'ai déjà passé de durs moments en politique.Robert Bourassa aussi.Et René Lévesque.Et Pierre Marc Johnson.C'est un métier très difficile, qui vous forge le caractère.» Non seulement pense-t-il que M.Turner réussira-t-il à reprendre le dessus, mais il écarte tout à fait la possibilité de le remplacer : « |e ne veux pas de la job, ça ne m'inspire absolument pas.|e suis très heureux en Ontario, et je n'ai surtout pas l'intention de passer le reste de ma vie en politique.Et puis, j'ai déjà bien assez de problèmes comme ça ici.» B2 LA PRESSE.MONTREAL, MERCREDI 2 SEPTEMBRE 1987 ?»jul Desmarais \u2022' * president du conseil d administration Roger D.Landry president éditeur Michel Roy éditeur adjoint Claude Cravel Jean-Guy Oubuc directeur de i information éditorialiste en ch*f Éditorial Sommet fragile Optimistes, les discours de Québec annoncent que la francophonie se porte bien.Cela est vrai, du moins dans les paroles, les promesses, les intentions, puisque le défi essentiel du premier Sommet de Paris a été relevé: quelques grands projets, surtout fondés sur la coopération nord-sud, semblent devoir aboutir.Et, pour le confirmer, les 41 participants à la rencontre de février 1986 sont encore présents à Québec où vient de s'ouvrir la 2e conférence des chefs d'État et de gouvernement des pays ayant en commun l'usage du français.L'idée d'une francophonie organisée tient toujours.Certes, la conception que Ion se fait de cette éventuelle communauté de peuples et d'ethnies varie sensiblement selon qu'elle est vue de Madagascar ou de Bruxelles, du Luxembourg ou du Nou-veau-Brunswick.Il reste à voir si les uns et les autres parviendront à s'entendre sur un dénominateur suffisamment commun.Voila donc lune des tâches majeures que devront accomplir les délègues au Sommet de Québec qui, pour l'instant, demeure fragile et incertain.Pour conjurer toute menace d'un désaccord profond qui entraînerait l'échec de l'entreprise, les artisans de la francophonie doivent donc procéder avec prudence et réalisme, c'est-à-dire respecter la grande diversité des familles culturelles et politiques qui sont rassemblées ici.Ainsi, quand il plaide pour l'avènement d'une communauté des pays de langue française, notre collègue Jean-Marc Léger, cet inlassable militant de la francophonie, insiste sur l'urgence d'aménager des maintenant un espace commun de coopération et de solidarité, de dialogue et de partage, urgence qu'imposent à ses yeux la conjoncture mondiale et l'évolution des civilisations, ce qui l'amène à évoquer la «francophonie de la dernière chance» dans le très beau livre qu'il vient de publier chez Hurtubise («La Francophonie: grand dessein, grande ambiguïté»).Il est douteux pourtant que la précipitation, et les improvisations qu'elle entraine inévitablement, soit de nature à faciliter la naissance d'une communauté répondant aux attentes des pays moins nantis et aux espoirs des pays de langue française d'Europe et d'Amérique.Si les participants devaient se heurter a des divergences trop profondes quant à la vocation même de l'organisation envisagée, quant aux moyens dont elle sera dotée et a l'usage de ses ressources, il vaudrait mieux leur accorder un nouveau délai de réflexion que d'assister à l'éclatement de ce grand projet sur les rives du Saint-Laurent.À cet égard, il est heureux que le ministre des Affaires extérieures du Canada ait reconnu le piège d'un débat sur les droits fondamentaux de la personne dans les pays représentés à Québec.Avant de lutter pour la liberté des hommes et la démocratie des sociétés, encore faut-il que les peuples aient vaincu la misère, la pauvreté, la maladie et l'endettement qui paralysent leur malheureux pays.C'est pourquoi, autant M.Mulroney que M.Bourassa attribuent la priorité aux projets de coopération concrète entre pays francophones dans les grands domaines qui se sont dégages des travaux du Sommet de Paris.Les échanges sur les grands débats internationaux de l'heure, les prises de position commune sur des problèmes qui préoccupent le monde viendront plus tard, quand la naissance et l'établissement de l'institution seront assures.Michel ROY Actions dégradées En théorie, l'actionnaire est propriétaire de «sa» compagnie.Même s'il n'a qu'une action, il participe, bien que modestement, aux bénéfices et possède une voix, si petite soit-elle, dans la gestion.Ce droit de participer aux grandes décisions lors de l'assemblée générale est souvent oublié, surtout quand les affaires vont bien.Beaucoup de sociétés profitent du peu d'intérêt manifesté par les actionnaires dans la gestion pour émettre des actions subalternes qui participent aux bénéfices mais qui ne confèrent aucun droit de vote ou qu'un droit de vote presque symbolique.Les actionnaires majoritaires et la direction peuvent ainsi contrôler l'entreprise en tout temps sans avoir à contribuer leur part à l'augmentation du capital-actions.Le fabricant de peinture Sico caresse cette idée mais a dû reculer devant une forte opposition, car il s'agissait du déclassement manifeste des actions ordinaires par rapport aux actions privilégiées sans aucune contrepartie.Il ne faut pas regarder du côté de la loi pour interdire de telles pratiques, car ces dernières peuvent parfois se justifier.La vente d'actions subalternes ou, à plus forte raison, le déclassement dune catégorie d'actions doit, cependant, être fait au vu et au su de tous les intéressés.C'est du reste à cause d'une défaillance dans la dissémination d'informations pertinentes que la Commission des valeurs mobilières du Québec a mis le ' holà aux projets de Sico.L'information est une chose et le comportement des action-.naires en est une autre.S'il y a des épargnants qui se mordent .les doigts d'avoir acheté des actions subalternes au lieu de celles qui leur donnent un droit de vote, on pense aux actionnaires de Canadian Tire, ils n'ont qu'à s'en prendre à eux-mê-¦' mes.S'il n'y a pas une grande différence de prix entre les deux classes d'actions en temps normaux, une lutte pour le contrôle de la compagnie peut faire grimper le prix des actions votantes sans affecter celui des actions subalternes: le droit de vote ; acquiert une valeur qui n'a aucun rapport avec les bénéfices.Il est donc prudent de considérer les actions subalternes .comme un produit inférieur et leur accorder une valeur inférieure.Beaucoup d'experts en placements les évitent autant que possible à moins que la différence de prix soit telle que - leur rendement soit nettement supérieur aux actions votan-; tes.L'épargnant doit aussi garder en tète que l'émission d'ac-.lions subalternes n'est pas nécessairement avantageux pour la compagnie émettrice.En effet, elles servent surtout â consoli-; der l'emprise de certains actionnaires et de la haute direction .\"sur la compagnie.Quand ce groupe restreint est dynamique, la .compagnie ne.peut que mieux s'en porter; s'il perd de son dvnamjsme, la division du capital en deux classes inégales peut bloquer ou freiner des changements salutaires.\u2022 Les actionnaires qui achètent des actions subalternes doivent donc être conscients du fait qu'ils partagent tous les risques avec les actionnaires votants sans partager les droits.Ils r courent le risque de voir leur épargne fondre sans avoir le moindre recours contre des décisions mal avisées.Frédéric WAGNIÈRE DROITS RESERVES TRIBUNE LIBRE Enseignants vs policiers A M.Pierre Vennat.éditorialiste ¦ l'aimerais apporter quelques précisions à vos deux éditoriale du mois d'août traitant du salaire des policiers de la CUM.Une enseignante ou un enseignant des niveaux primaire, secondaire et collégial gagne le salaire du policier (40000$,) après 10 ans de service et à la condition d'avoir complété 20 ans de scolarité, avec, en plus, la thèse de doctorat.Le policier obtienl ce traitement après 3 ou 4 ans de service / Vous avez raison, Monsieur Vennat.de vous interroger sur les priorités de nos dirigeants politiques.Le même scénario s'est produit en juillet dernier avec la SQ.Le gouvernement libéral a lâché tout le morceau pendant que tout le monde était en vacances/ M.Gobeil donne à ses policiers 7,8, 5,8, 3,5 en se basant sur le fait qu'ils ont droit à du rattrapage.' |c rappelle ici que, contrairement aux policiers, les enseignantes et enseignants, après avoir vu leurs salaires baissés de 20 p.cent en 83, ont dû patienter jusqu'en avril dernier pour toucher un salaire identique a celui de septembre 1982/ Et jamais, de la part de M.Gobeil, il ne fut question de rattrapage à la tablé de négociations/ En terminant, je voudrais souligner que .a grande majorité des enseignantes et enseignants ne gagnent pas 40000$, mais bien 35000$ et moins, que l'accessibilité à la retraite n'arrive qu'après 35 ans d'enseignement (25 ans pour les policiers/ que nous avons toujours la semaine de 5 jours de travail (4 jours pour les policiers / etc.Oui, Monsieur Vennat, les «tontons macoutes»sont devenus pour nos gouvernements des partenaires indispensables, comme vous le dites si bien; pour faire avaler des baisses de salaire aux autres syndiqués, ça prend des amis musclés et bien payés.P.A.DESCHESNES Montréal Le Sénat et la crise des institutions ¦ Lysiane Gagnon a parfaitement le droit d'être en désaccord avec la majorité libérale au Sénat d'Ottawa à propos du projet de loi C22 sur les brevets pharmaceutiques.Mais sa vigoureuse dénonciation, dans La Presse du 20 août, serait plus convaincante si votre brillante collaboratrice allait au bout de sa pensée et préconisait l'abolition du Sénat ou, à tout le moins, une véritable réforme.Mais non.Après avoir écrit que «le Sénat est une institution archaïque, un vestige de l'époque féodale», Mme Gagnon ajoute qu'il «reste un utile rouage du système de patronage qui alimente les partis politiques en ressources humaines et financières» et que, «dans les meilleurs cas, ces nominations apportent de la matière grise à Ottawa ».Si j'étais sénateur je serais très embêté de savoir quoi faire pour me conformer aux désirs de Mme Gagnon.Dans quelle mesure devrais-je exercer mes pouvoirs de législateur?Apparemment, je devrais étudier «des questions d'intérêt public», mais sans me «mettre le nez dans le détail de la législation ».)e me demande sur queile règle, sur quel principe repose cette distinction obscure.Dès le moment, il y a quarante ans, où j'ai été nommé chroniqueur parlementaire a Ottawa, j'ai entendu des gens se plaindre lorsque les sénateurs donnaient un signe d'activité.Mais pour ce qui est de l'abolition ou d'une réforme,, personne n'ose.)e me demande bien comment l'opinion publique pourra s'intéresser aux questions de ce genre si les journalistes eux-mêmes escamotent les problèmes.Il y a en réalité une crise larvée de nos institutions, dont les journalistes \u2014 et les universitaires \u2014 ne se soucient guère.Laissons le Sénat d'Ottawa de côté.En ce qui concerne le Quebec, deux questions peu- ¦N.B.m La Presse publie sous cette rubrique les lettres qui répondent aux conditions suivantes: intérêt, concision, signature, nom complet, adresse et numéro de téléphone: Elle se réserve le droit de les abréger et privilégie celles qui font suite a des articles publiés dans La Presse.Les adresser comme suit: Tribune libre.Lu Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y IK9.vent illustrer deux des nombreux aspects de cette crise: cela convient-il aux Québécois que leur chef d'État soit la reine d'Angleterre?Cela leur convient-il que l'Assemblée nationale, atrophiée par les empiétements du pouvoir exécutif sur le pouvoir législatif, ressemble plus à un guignol qu'à un forum de la volonté populaire?Pierre de BELLEFEUILLE Saint-Eustache Care aux pesticides ¦ L'Association médicale des hôpitaux du Ouébec signale qu'en 1984, 922 Ouébécois.dont la moitié étaient des enfants, sont tombés malades après avoir soit respiré, soit avalé accidentellement, soit encore absorbé par les pores de la peau, des pesticides.Ceci, sans compter les cas non rapportés au Canada et aux États-Unis.Comment une compagnie peut-elle dire que les épanda-ges de pesticides ne mettent en rien l'environnement en danger?Point n'est besoin d'être un scientifique averti pour réaliser les effets nocifs que les produits chimiques peuvent engendrer.Ayant été moi-même affectée par des produits chimiques tels les insectides en travaillant l'été dernier dans un parc public comme monitrice, j'ai dû être traitée par le Dr |une Irwin, dermatologue de Pointe-Claire et militante pour la lutte contre l'usage abusif des pesticides.(.) Le journal de l'Amcrican Medical Association (septembre 1986) révélait que l'usage d'exterminateurs de mauvaises herbes est relié au cancer du système lymphatique chez les fermiers du Kansas.(.) Toute compagnie impliquée devrait tenir compte de la loi présentée par notre ministre de l'Environnement, M.Clifford Lincoln.Michéle BAZINET Lachine Foglia dépasse les bornes! ¦ (.) Cette fois-ci, Pierre Foglia a dépassé les bornes de l'acceptable.Sa chronique du 22 août ridiculisant le mariage du ministre Yvon Picotte est une charge d'une rare violence, bête et gratuite, qui ne fait honneur ni à son auteur ni encore moins au journal qui daigne le publier.le ne suis ni un militant libéral ni un ami du ministre mais cette chronique idiote m'indigne profondément.L'humour ne justifie pas tout et il y a des limites à faire le drôle en écrasant les gens sous la hauteur de son suppose bon goût.l'ai connu M.Picotte, au temps ou il n'était que député de l'Opposition et je sais que, même ministre, ses chances de passer à l'Histoire restent minces \u2014 il a d'ailleurs le mérite de n'en avoir aucunement la prétention.Mais je sais aussi que c'est un homme simple et honnête, à l'image probablement de ceux et celles qu'il représente depuis au-delà de dix ans à l'Assemblée nationale.le sais aussi qu'il a connu suffisamment de malchances dans sa vie privée pour avoir aujourd'hui le droit d'exprimer comme il l'entend ses sentiments envers celle qu'il aime et de se marier selon ses convenances sans se faire baver par un manieur d'injures dont l'intolérance el l'irresponsabilité frisent à l'occasion le fascisme.Et sa finale sur ses convictions indépendantistes me donne à penser que si Foglia a l'esprit trop étroit et le coeur trop sec pour aimer les Québécois comme ils sont, on n'a pas besoin de lui pour faire l'indépendance.Jean-Claude PICARD Saint-Romuald NDLR: La concision est un art difficile que pratiquent plusieurs des correspondants de cette rubrique.La Presse les en remercie.Festival des horreurs À.M.Serge Losiquc, Festival des films du monde ¦ l'ai acheté encore cette année le programme officiel du Festival, l'ai trouvé, comme à chaque année, fort pauvre la qualité des textes en français.Dans l'édition de 1987; cependant, les incorrections de langue sont si nombreuses, certaines fautes sont si énormes, que les bornes de l'acceptable sont nettement dépassées.Je me suis dit qu'une lacune aussi .grave du programme ne pouvait plus être passée sous silen-cc'/bien que j'aie du mal a croire que personne n'ait signalé avant moi ce problème à la direction du Festival/ l'ajoute, afin de vous convaincre de l'ampleur du problème, une liste de fautes.qui.sans être exhaustive, est suffisamment accablante.11 est impardonnable que le programme du Festival, destiné avant tout a un public francophone et vendu douze dollars (on ne parle plus d'une feuille de chou distribuée gracieusement/ soit rédigé dans une langue si médiocre.Il est possible que vous deviez monter le programme dans un délai très court, soit.Cependant, certaines erreurs m'ont laissée complètement stupéfaite.En plus des fautes d'orthographe et de grammaire dont un décompte serait effarant, j'ai repéré de véritables barbarismes et des horreurs inqualifiables.L.i outre, l'on sent a plusieurs reprises que la fiche originale était en anglais (c'est probablement vrai de plusieurs films qui viennent de l'étranger) et que le texte français est une traduction expédiée à la hâte.De là des mots comme «loyali- lé».de l'anglais «rloyalty», ou «director de théâtre», «a l'âge de 67» («âge of 67»/ etc.ect.Je n'exagère pas, cette situation est abominable.De la part d'un diffuseur culturel majeur, un tel manque de respect envers la langue est consternant.Grand Dieu, embauchez un correcteur de texte / Comment expliquer qu'on doive encore se donner la peine de vous écrire pour vous rappeler un souci de civilité aussi élémentaire?Une telle négligence est insolente autant que paresseuse.Anna BIORAS Montréal P.S.\u2014 Quelque autres exem- files: «harassement sexuel» au ieu de harcèlement sexuel; «psychanaliste» pour psychanalyste; «La beauté du Péché»; «une vie de désappointements» (déceptions); femme «énergétique» (énergique); «s'enfuya » bu lieu de s'enfuit. LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 2 SEPTEMBRE 1987 03 Franchie Montpetit collaboration spéciale Miss Parc Paul-Sauvé S'il est un endroit où il fait bon se perdre, c'est bien le parc Paul-Sauvé.«On ne croirait pas si bien dire.» auraient déclaré nos grands-pères malicieux, un oeil allumé et l'autre moralisateur.Sans tomber dans leur piège, qu'il nous soit permis de protester quand, à rencontre même de l'esprit de la loi régissant nos parcs, les entreprises privées qui en gèrent maintenant les activités de plein air, basculent parfois dans la sottise et le mauvais goût.Ainsi, un certain week-end du mois d'août, la compagnie SODEM, clans le cadre d'une compétition de planches à voile pour la triomphunte obtention de la coupe Océan Pacifique (on a les gloires qu'on mérite!) y a organisé un concours de.bikinis, évidemment destiné aux plus belles filles de la plage.Quant aux autres, fussent-elles douées pour le sport, qu'elles aillent se faire voir ailleurs, ce dont, de toute façon, on ne saurait les blâmer! Cette initiative a sans doute dérouté ces messieurs du jury qui ne savaient plus, j'en suis sûre, au moment de rendre leur décision, s'ils devaient reluquer les maillots-les-plus-beaux.ou les corps qui les affichaient, pour ensuite couronner la tète la moins vide.Bref, ce concours-là vient de mettre la cerise sur le sundae d'une série de manifestations et d'activités dont on se demande si elles ont vraiment leur place dans un environnement protégé et réservé aux loisirs familiaux.Le parc Paul-Sauvé est né en 1967 d'une certaine Exposition universelle qui se devait de loger les campeurs venus la visiter.Il a connu au cours de sa petite histoire, et' malgré une certaine confusion dans la définition de son rôle que viendra préciser la loi 19, des années fastes.Celles de 1978 à 1981, par exemple.Et des années de vaches maigres.Deouis 1981.ses budgets sont régulièrement diminués, son personnel compressé, ses programmes d'interprétation remis en question, sous prétexte de luxe.Ceux-ci ont été vite maintenus par la volonté des responsables du parc qui préféreront toujours couper ailleurs plutôt que de priver la clientèle d'un service à leurs yeux essentiel.Au printemps 1986, le gouvernement libéral, fidèle à ses orientations, décide de confier à l'entreprise privée la responsabilité des opérations payantes du parc.Cette intrusion que certains jugent bénéfique pour sa survie parce que, selon eux, «on y applique toutes les théories développées depuis dix ans dans les milieux de Fédération de plein air»* n'a pas que des avantages selon les purs.Des purs qui se veulent durs au nom même de la vocation éducative des parcs orientée vers la mise en valeur du milieu et vers des programmes d'activités centrés sur l'interprétation de la nature, sa conservation et sur toutes préoccupations de caractère écologique.Malgré la loi, la volonté politique de veiller au grain n'y est pas.Alors que le ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche par exemple, fort de l'appui massif de tous les adeptes de poisson et de gibier, se bat contre les braconniers de tous acabits, il ne s'infiltrerait que mollement dans une bataille soutenue par un lobby jugé trop faible ou trop peu «rentable».De quoi se plaint-on?De la malpropreté des lieux, des négligences de l'administration, de l'incompétence des gentils organisateurs?Pas du tout.On se plaint d'un esprit qui se perd.De ces activités bruyantes et de caractère compétitif comme des régates, des concours de planches à voile ou de pédalos organisés de telle sorte qu'ils troublent la paix et la tranquillité traditionnelle des campeurs.On se plaint de tous ces commanditaires, compagnies de bière, de chiens-chauds, de coolers qui distribuent gratuitement leurs produits à un public trop content de s'en mettre plein la panse.On se plaint des musiques infernales et des voix insupportables d'une certaine radio qui a le don de bien se faire entendre.On se plaint des prix d'entrée et de location des terrains qui grimpent à vue d'oeil et de l'installation à demeure de plus en plus de campeurs saisonniers accaparant les meilleurs emplacements.On craint aussi que les rumeurs voulant qu'on en multiplie le nombre ne soient fondées.Or, les règlements du parc qui interdisent depuis toujours ce genre d'abus, veillaient aussi jalousement au renou- vellement de la végétation.Autour d'un camping surpeuplé, cette dernière en prendra un coup.Sans oublier la pollution bactériologique qu'un trop grand nombre de baigneurs peut entraîner dans des eaux dont chacun connaît la fragilité.Un parc n'est-il pas un terrain privilégié destiné à tous ceux qui souhaitent y vivre une expérience unique liée à la nature, à sa découverte et à son respect?Malheureusement, des plaisirs de ce genre ne sont guère rentables et, à première vue, il n'en va pas de l'intérêt de l'entreprise privée de s'en tenir à cela.Au parc Paul-Sauvé, aussi beau et riche que soit le programme de ses activités traditionnelles, la preuve en est faite sans autre forme de procès et surtout, sans mesure.Et si, pour la majorité des gens, les arguments des purs ne les convainquent pas, peut-être seront-ils sensibles au ridicule de ce concours de bikinis qui nous ramène à la pire époque de la petite histoire des femmes.Les concurrentes âgées pour la plupart de 16 à 18 ans, presque toutes étudiantes en sciences de la santé ou en sciences pures (eh oui!), ont défilé selon la plus débile des traditions en distribuant des frisbees à la volée.Sous les sifflets et les compliments d'usage, la gagnante a été couronnée.Miss Océan Pacifique Oka 87! Alias Miss Parc Paul-Sauvé.\u2022 Pierre Bélcc \u2014 Oxygène, mai-juin 1987 REPLIQUE Le sénateur David répond au sénateur Hébert Fondateur et directeur médical de l'Institut de cardiologie de Montréal de 1954 à 1984, le sénateur Paul P.David donne ici son point de vue sur le projet de loi C-22 touchant les produits pharmaceutiques.Plus précisément, il répond à l'article du sénateur facques Hébert publié dans celte page mercredi dernier («Les pilules, le Sénat et Madame Gagnon»), lequel faisait suite à deux articles de Mme Lysiane Gagnon.¦ La réplique du sénateur (acques Hébert aux deux chroniques de Lysiane Gagnon parues dans La Presse des 20 et 22 août illustre «sa vérité».|e partage plutôt celle de Madame Gagnon qui résume avec précision et discernement le débat sur les brevets pharmaceutiques (projet de loi C-22).À deux reprises (13 mai et 13 août), j'ai prononcé au Sénat des discours en faveur de cette loi.Comme membre du comité spécial du Sénat, j'ai entendu tous les témoignages présentés dans les dix capitales provinciales (sauf à Toronto) et avec mes collègues conservateurs, j'ai volé contre les amendements du rapport.Pour ces raisons, je veux réfuter les arguments du sénateur Hébert et ajouter quelques commentaires sur l'importance du projet de loi original.Origine de la polémique Depuis l'abolition, en 1969, de l'exclusivité (protection légale contre une copie) des brevets pharmaceutiques, tous nos partenaires commerciaux des pays industrialisés ont insisté pour que le Canada révise sa position.C'est pourquoi le gouvernement libéral avait, en 1983.préparé un projet de loi dans ce sens.Que les États-Unis aient insisté de nouveau, à l'occasion du «fameux sommet irlandais» en 1985, n'a rien de surprenant ni de scandaleux.Nos partenaires accordent une exclusivité minimale de 17 ans.Le projet de loi C-22 propose une exclusivité maximale de 10 ans.Ce compromis demeure donc avantageux pour les compagnies génériques qui copient les brevets des compagnies innovatrices.Les multinationales )e comprends mal l'antipathie du sénateur Hébert et de ses collègues vis-à-vis les «multinationales pharmaceutiques».En faisant la découverte de nouveaux médicaments et vaccins, elles ont éliminé des maladies, guéri la plupart des infections et soulagé d'innombrables malades.L'allongement de l'espérance de vie à 75 ans au Canada est un exemple concret de ces progrès pharmaceutiques.Les multinationales des États-Unis, de Suisse.d'Allemagne, de Suède, de France et d'Angleterre font «leurs profits» dans un domaine humani- taire qui a le mérite de profiter aux malades du monde entier.Pourquoi une ville canadienne ne deviendrait-elle pas, un jour, le siège social d'une multinationale pharmaceutique?Pourquoi acceptons-nous la solution défaitiste de copier les médicaments sans possibilité d'en créer?Pourquoi faisons-nous la promotion du développement «technologique» tout en se contentant d'un «statu quo» humiliant dans une industrie de pointe?Pourquoi donne-t-on des millions de dollars de subventions à des filiales de certaines industries multinationales et refuse-t-on l'argent et les emplois des multinationales pharmaceutiques?Le langage «anti-multinational» des libéraux et néo-démocrates est-il réaliste dans notre économie nord-américaine?Ce discours traduit-il un opportunisme politique ou une philosophie socialiste de base?La position du Quebec En écrivant que le «lobby des multinationales de la pilule» a réussi à convaincre à la fois messieurs Bourassa, Johnson, le maire Doré et madame Gagnon, le sénateur Hébert insulte l'intelligence, le jugement et l'intégrité de ces personnes.Tout en représentant le Québec au Sénat, notre collègue défie trois motions unanimes de l'Assemblée nationale du Québec et la grande majorité des groupes qui ont présenté des mémoires au comité à l'occasion de ses auditions dans la ville de Québec.Le Québec est.en fait, la province qui a le plus souffert de la loi de 1969.On se souvient de la fermeture de plusieurs laboratoires pharmaceutiques et de la mise à pied de chercheurs et de techniciens.L'Ontario, par contre, a profité d'installations de nouvelles compagnies de produits génériques dont le seul but est de copier les mécida-ments les plus rentables des compagnies innovatrices (multinationales).La population Selon le sénateur Hébert, «un grand nombre d'associations s'opposent farouchement à cette loi, aux prétentions des multinationales et de leurs amis politiques».11 passe sous silence les témoignages des représentants des universités, des facultés de médecine, des Associations de médecins, des hôpitaux et instituts de recherche qui, partout au Canada, sont favorables.Le lobby démagogique, social et politique fut d'autant plus efficace qu'il s'appuyait sur un seul argument: l'augmentation certaine des prix des médicaments.Cette affirmation catégorique, non prouvée, constitue un épouvantai! qui, à juste titre, pouvait rallier les consommateurs.À ce chapitre, des statistiques contradictoires démontrent des vérités opposées! Par ailleurs, il sera facile de verifier les engagements publics qui ont été faits par les compagnies innovatrices d'investir 1 milliard 400 millions de dollars, de créer 3000 emplois et de consacrer à la recherche et au développement 10% de leurs ventes.Pour contrôler les coûts des nouveaux médicaments et les engagements des compagnies, la loi prévoit la création d'un organisme gouvernemental.La commission de surveillance des prix |e comprends mal le silence du sénateur Hébert sur l'aspect essentiel du projet de loi C-22, qui est la création d'une commission de surveillance des prix.Cette commission a les rôles suivants: surveiller les prix des médicaments nouveaux, sanctionner toute hausse injustifiée par la suppression d'un ou deux brevets, surveiller pour chaque compagnie les montants de ses investissements au Canada.Un rapport annuel de la commission doit être déposé au Sénat et à la Chambre des communes.Le gouvernement s'engage à revoir dans quatre ans et le Parlement dans 10 ans les retombées de cette loi et d'apporter toute correction jugée nécessaire.Une nouvelle loi Les principaux amendements proposés par la majorité libérale du Sénat sont les suivants: \u2014 la réduction à quatre (au lieu de 10) de l'exclusivité du brevet d'un nouveau médicament; \u2014 la majoration de 4% à 14% des redevances pour la copie d'un médicament; \u2014 le versement des redevances dans un fonds commun administré par un organisme gouvernemental; \u2014 la suppression de la commission de surveillance des prix et investissements.Ces amendements changent complètement l'équilibre recherché par le gouvernement pour encourager les progrès technologiques de l'industrie pharmaceutique et contrôler les coûts des médicaments.Il est prouvé que la mise sur le marché d'une copie d'un médicament prend un minimum de quatre ans.L'amendement proposé ne changerait rien à la situation actuelle et la reputation d'hostilité du Canada vis-à-vis l'industrie pharmaceutique originale ne serait aucunement modifiée.Le coût des copies des médicaments augmenterait de 10% puisque les redevances de 4% qu'elles paient actuellement seraient augmentées à 14%.Le coût d'un nouveau médicament demeurera élevé puisque sa rentabilité sera calculée sur une période de quatre ans plutôt que 10 ans.Il est peu probable que les compagnies innovatrices accepteront le transfert dans un fonds commun d'une redevance qui est la propriété exclusive de la compagnie dont le médicament est copié.La suppression de la commission de surveillance des prix enlève l'instrument de contrôle dont l'efficacité a été démontrée dans plusieurs autres pays industrialisés.Enfin, les amendements proposés libéreront les compagnies innovatrices de leurs promesses et elles continueront à investir dans des pays plus favorables que le nôtre.La majorité libérale du Sénat a donc retourné à la Chambre des communes un nouveau projet de loi qui, dans son ensemble, me paraît rétrograde et inacceptable.Conclusions Comme citoyen du Québec, comme médecin qui a consacré sa vie à la promotion des progrès de sa spécialité et comme parlementaire qui croit au développement de la technologie canadienne, j'ai la profonde conviction que le projet de loi C-22 original répare une erreur du passé et ouvre des voies prometteuses pour l'avenir de la recherche médicale dans nos universités et hôpitaux.Tout médicament nouveau qui guérit un malade ou lui permet de continuer à mener une vie active est un gain économique dont nous avons absolument besoin pour diminuer les dépenses globales du système de santé.Le Canada peut 'et doit contribuer à la recherche mondiale pour inventer, évaluer et développer tout nouveau médicament.Nous avons des ressources humaines compétentes pour affronter ce défi.Ne refusons pas l'opportunité qui nous est offerte de fournir à nos chercheurs des moyens matériels supplémentaires.Tous les malades en profiteront, qu'ils soient riches ou pauvres.La portion la plus rentable des progrès de la médecine est le médicament qui représente 5% du budget de 39 milliards consacrés par les gouvernements, fédéral et provinciaux, pour les soins de la santé.le prétends que ma vérité dans le domaine dé la santé est plus expérimentée que celle du sénateur Hébert et mérite d'être prise en considération.LIBRE OPINION Lettre d'un chimiste au sénateur Jacques Hébert -r\u2014 L'Honorable (acques Hébert Sénat du Canada Ottawa Monsieur le Sénateur, ¦ Votre Réplique dans La Presse du 26 août me porte à vous écrire ces quelques lignes au sujet de la loi C-22, touchant les brevets sur les produits pharmaceutiques.le suis un chercheur {un chimiste, pour être exact) dans l'industrie pharmaceutique, et toute cette Ïuestion me touche de très près, lepuis 25 ans que j'oeuvre dans ce domaine depuis mon arrivée au Québec, j'ai été témoin de la diminution graduelle, et apparemment inexorable, de la recherche fondamentale dans cette industrie.Vous parlez des «malades et leur droit de se procurer des médicaments au meilleur prix possible».Mais est-ce que vous voulez du même coup empêcher les Canadiens de pouvoir découvrir et développer des médicaments au Canada et de faire ainsi une contribution à la santé des Canadiens et du reste du monde?Est-ce que nous devons nous contenter d'importer tous nos produits pharmaceutiques, profitant des efforts faits dans d'autres pays?Le Canada possède une base de main-d'oeuvre scientifique très bien formée, et il n'y a pas de raison pour laquelle le Canada ne pourrait pas développer une indus- I trie pharmaceutique à l'échelle internationale.De plus petits pays que le Canada, tels la Belgique, la Suisse, le Danemark et la Suède l'ont fait.Mais un tel développement n'aura jamais lieu si nous, chercheurs canadiens, ne pouvons pas avoir de protection pour nos découvertes.Donc, je vous demande, vous et vos collègues du Sénat, d'appuyer le projet de loi C-22 et de donner ainsi une chance aux chercheurs canadiens de faire leurs preuves.Veuillez agréer, Sénateur Hébert, l'expression de mes sentiments les plus respectueux.Josep ATKINSON Montréal Pierre Vennat Cl SOMMET DE* Q U É B E C Francophonie muitilingue L'éducation sera dorénavant à l'ordre du jour de la francophonie.Mais cette francophonie toute nouvelle, qui en est encore à ses premiers balbutiements, sera en quelque sorte «multilingue».Haiti, aux Antilles, la plupart des pays africains et même, en Europe, le petit Luxembourg avec ses 3b5 000 habitants, ont clairement fait savoir, dans leurs communications à la Première rencontre internationale des organisations syndicales de renseignement des pays ayant en commun l'usage du français, qu'ils ne renonceront pas à ce que certains peuvent considérer comme du patois ou des dialectes.Au contraire, ces «langues nationales» constitueront, pour les anciennes colonies françaises d'Afrique, mais également pour Haiti cl même pour le Luxembourg, un appui à l'alphabétisation, car «ce sont les langues que le peuple parle».Elles serviront également, croit-on, à développer la fierté et la conscience nationales et on travaillera donc à établir une orthographe pour ces langues et à la codifier.L'orthographe du Luxembourgeois, par exemple, n'a été fixée officiellement qu'en 1976.Pourtant, dans ce pays sis entre la France et l'Allemagne, il s'agit de la langue la plus utilisée pour les échanges oraux de la vie privée.Cette conception de la francophonie, rarement discutée au Québec, est d'ailleurs favorisée par la Confédération syndicale mondiale des enseignants (CSME), affiliée à la Confédération mondiale du travail (CMT), dans son message de solidarité aux participants a la rencontre de Québec.«Il serait vain, et dangereux, de déclarer le secrétaire general de la CSME, M.Roger Denis, de Belgique, de susciter ou de ressusciter un impérialisme linguistique ou culturel.La reconnaissance du multi-linguisme s'impose.» Langue d'échange et de cooperation internationale Compte tenu que dans d'autres pays francophones, comme la Suisse, la Belgique, le Canada, le français, bien que langue officielle, est minoritaire, il ne reste plus que la France où le français est langue unique parmi les architectes de la francophonie.Pour les autres, le français est surtout langue d'échange avec les voisins, d'accès à la culture et à la cooperation internationale.Le délégué du Luxembourg a la rencontre de Que-bec.M.j.-C.Reading, a donc fait remarquer que «dans nos pays, l'enseignement du français se situe dans des contextes très divers et doit donc nécessairement avoir des aspects spécifiques adaptés à telle ou telle communauté.Il ne s'agit donc pas de trouver la méthode valable pour l'enseignement du français, mais bien les méthodes spécifiques à chaque communauté, enrichies par les apports résultant de la coopération de tous les pays ayant en commun l'usage du français».Le président de la Centrale de l'enseignement du Québec, M.Yvon Charbonneau, est bien d'accord.«Les nombreuses critiques sur la qualité de la langue écrite et parlée nous préoccupent au plus haut point», a-t-il dit à ses interlocuteurs.Hôte de cette Premiere rencontre des organisations syndicales de l'enseignement des pays ayant en commun l'usage du français, M.Charbonneau a rappelé que la qualité de la langue n'interpelle pas seulement l'école, mais aussi les gouvernements, les médias, les entreprises et les institutions.M.Charbonneau en a profité pour rappeler la tenue d'un important colloque sur l'apprentissage du français au Quebec, qui se tiendra à Québec du 29 au 31 janvier prochain.Si les Québécois francophones se plaignent de ne pouvoir faire usage du français au .travail, aussi souvent qu'ils le désireraient, dans plusieurs pays suppo-sément francophones, c'est tout le contraire.Le français est effectivement la langue du travail, au Luxembourg, en Europe, et au Bénin, en Afrique, par exemple.Mais à la maison, ce sont les «langues nationales» que les puristes bien souvent considèrent comme des patois ou des dialectes, qui sont les langues d'usage.La délégation du Sénégal ayant attiré l'attention des participants sur les difficultés de l'enseignement du français dans un milieu multilingue et souhaité la création d'un organisme de recherche en linguistique comparée pour étudier la situation du français dans le contexte de chaque pays francophone, cette suggestion a été retenue.Dans le communiqué final de la conférence, rendu public hier midi à Québec, on recommande la création d'un Centre international de recherche pédagogique francophone.«Le tout devant se faire dans le respect des valeurs culturelles et à partir des besoins de chaque pays.» La Première rencontre des organisations syndicales de l'enseignement des pays ayant en commun l'usage du français s'est donc terminée en souhaitant que soient engagées des campagnes pour la défense, la promotion et la diffusion du français et que son enseignement tienne compte «de la nécessaire valorisation des langues nationales, de la place qu'elles occupent et du contexte culturel spécifique à chaque pays».Même si les organisateurs de la Rencontre de Québec ne veulent pas l'avouer, ce courant majoritaire signifie, au moment même où la francophonie se structure peu à peu, la naissance d'une entité très floue.On assisterait en effet à la reconnaissance de plusieurs dialectes promus au statut de «langues nationales».Le français deviendrait alors une langue seconde commune, véhicule d'échanges internationaux.11 faut dire qu'on n'a pas tellement le choix.Selon M.Louis Weber, secrétaire général adjoint du Syndicat national de l'enseignement supérieur de France, «sans ouvrir une quelconque guerre des langues ou des cultures, reconnaissons que l'affirmation de la francophonie est aussi résistance à l'envahissement pour ne pas dire à l'impérialisme culturel anglo-saxon qui, lié à des intérêts économiques évidents, porte le risque de la généralisation d'une véritable sous-culture.C'est clair pour la musique et la chanson contemporaines, domaines qui intéressent particulièrement la jeunesse».La francophonie, si elle réussit à prendre son envol, se ferait donc par réflexe de défense de peuples qui, tout en voulant développer une culture et une langue nationales autonomes, ne veulent pas tomber sous le joug de la culture anglo-saxonne, sous-enten-dre américaine.C'est le mérite des porte-parole enseignants de l'avoir fait sentir, car, bien sûr, cela ne sera pas dit par les porte-parole politiques au Sommet.*L .1 Le Monde La Presse B4« LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 2 SEPTEMBRE 1987 L'Iran et l'Irak intensifient la « guerre des pétroliers » Les capitales occidentales prônent la modération UPI.Renter et AFP MANAMA Un superpétrolier espagnol a été attaqué et touché hier par une vedette iranienne a 50 milles au nord de Bahreïn pendant que l'Irak multipliait ses raids aériens contre des objectifs iraniens, et affirmait avoir atteint quatre navires dans le Golfe.La montée de la tension dans la région, et particulièrement l'escalade des raids irakiens, inquiète les capitales occidentales, qui ont prôné, mais sans succès, ia modération à Bagdad.Ausssi, Washington a estimé hierïque le Conseil de sécurité de l'0(NU devrait entamer immédiatement l'élaboration d'un projet de resolution sur des sanctions si l'Iran n'acceptait pas d'ici la fin de la semaine un cessez-le-feu dans son conflit avec l'Irak.Les États-Unis souhaitent la mise en place d'un embargo sur DÉPÊCHES chili Un colonel enlevé ¦ Le colonel Carlos Carreno a.été enlevé hier par des 'membres présumés d'un commando de gauche.Deux policiers ont été blessés lors de la fusillade qui a suivi ; l'enlèvement mais les ravis- ¦ seurs ont réussi à s'enfuir.! En soirée, un interlocuteur anonyme a revendiqué l'ac-i ,*tipn au nom du Front pa-.-triotique Manuel Rodriguez ¦ 1\tChirivari\tUn homme au foyer\tCinéma: \"Hitler et tes SS: la Force du mal\".\t\t\t\t\t\t6/49/Tribune 03\tPuise (18h)\tEntertainment Tonight\tMcGowan'aWorid\tCanada Cup: du Copps Coliseum d'Hamiton, Canada vs États-Uni*.\t\t\t\t\t QD\tNouvelles du 13 (1Mi)\tStar d'un soir (début)\t\tJoshua, hier et aujourd'hui (1ère de 4)\t\tActuel (début)\t\tUTetèjotmel\tLe Point (22M5) .\tChartes Trenet\t\t\tVisions francophones (3e de 5)\t\tûnémaraa : \"Eeui profondes\".\t\t\tVisions.(22h33) , ®\tWork) News Tonight\tStar Trek\t\tPerfect Strangers\tHead of the Clan\tMovie: \"Deja Vu\".\t\t\t \tCucumber\tThe Big Ice\tMagic Shadows\tPeople Patterns\tRealities\tYouth Employment\t\tBy Design: Jane» Benjamin Thompson.\t \tNewshour(ISh)\tBusiness Report\tMoney Wortd\tThe Vermont Symphony Story\t\tHueyUng\t\t\tJames Rosenquitt \tLa Maison Oetchénes\tComptant content\tBizarre Bizarre\tCoupe Canada :du Copps Coliseum d'Hamiton,Canada vs États-Unis.\t\t\t\te Jasmin centre-ville (approi.)\t \tBusiness Report\tThe MacNeil'Lehrer Newshour\t\tNational Géographie : Chesapeake Borne.\t\tFilms for a SumnierKtght: \"Rope\" (21M0)\t\t\t \tChiffres/lettres\tLigne directe : devine qui vient vendre.\t\tChance aui chansons\tTéiétilm: \"Mawgrel tt l« docrwd\".\t\t\tBouvard/Journal\tRedw.(22h45) \u2022 e Changement de dernière heure.?70506 Arts et spectacles LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 2 SEPTEMBRE 1987 Trintignant, pilote de rallye, a l'intention de voyager sur les pistes africaines à bord de voitures tous terrains et de gagner le pôle Sud en passant par la Patagonie.Avec ses enfants, il ira 'tranquillement» visiter les réserves d'animaux au Kenya.Trintignant en a assez du cinéma Agence France-Presse, Keuier VENISE ¦ g acteur français Jean-Louis Trintignant, Nb qui est âgé de 56 ans.a annoncé hier, à l'occasion du 44e Festival de Venise, qu'il en avait assez d'être une star et qu'il abandonnait le cinéma pour «au moins pour deux ans».L'acteur, qui présente au Festival de Venise son 93e film.Lu vallée fantôme, du Suisse Alain Tanner, a précise qu'il avait besoin de faiije ce vide de deux ans pour voyager en Afrique et en Amérique latine.«le n'ai aucun regret pour le moment», a déclaré l'acteur, qui a connu pour la première l'ois la célébrité en 1956 avec Brigitte Bardot dans Et Dieu créa lu femme, de Roger Vadim.« l'aime ce métier, quand on tourne, mais si je ne voyage pas maintenant, je ne le ferai jamais plus».Le bilan de sa riche carrière?Il n'en a que // décroche pour au moins deux ans faire.«Ça ne m'intéresse pas de regarder \"en arrière», assure-t-il avec son flegme très personnel.«Fin plus, je n'ai aucune mémoire, et je ne regarde que l'avenir.J'ai eu une vie très heureuse».Avec les plus grands L'acteur, qui a acquis une renommée mondiale en tournant avec les plus grands metteurs en scène, parmi lesquels Abel Gance (Austerlitz, 1959); René Clément (Paris brù-le-i-il, 1965); Eric Rohmer (Ma nuit chez Maud, 19b9).ou Claude Lelouch ( Un homme et une femme, 1966) avoue qu'il n'a jamais eu d'ambition.«Peut-être au début, mais je ne m'en souviens pas.C'est venu tout seul, comme ça, avec beaucoup de chance».Son meilleur souvenir?Le tournage avec François Truffaut de Vivement dimanche en 1983 : «Il était heureux, il voulait que tout le monde le soit et on l'était».Son souvenir le plus exécrable?Jean-Louis Trintignant, d'une manière générale, a horreur des scènes d'amour.Le pire fut quand il tourna Angélique en 1964 avec Michèle Mercier : «Je ne la connaissais pas, elle m'attendait dans un lit et, sitôt arrivé, j'ai dû me précipiter dessus pour l'embrasser».Son dernier film avec Tanner présenté en compétition à Venise?«Il y a dans ce film austère comme une politesse du désespoir.C'est une petite musique que j'aime bien.Vous savez, j'aime l'austérité».Avant de se retirer loin des journalistes et des paparazzi, l'acteur fait une dernière réflexion sur son métier : «Au cinéma, nous vivons enfermés dans un petit noyau, et l'on risque de mourir sans se rendre compte de ce qui se passe ailleurs».Louise Cousineau Escalade, le nouveau quiz de Radio-Canada Vite et à la noirceur, non, c'est pas drôle! ne amie me racontait une mésaventure amoureuse qui l'avait laissée plutôt déprimée : non seulement ça c'était passé à la noirceur, mais le mec était tellement pressé en plus qu'elle n'avait même pas eu le temps de dire oh.En regardant la premiere d'£sca/ade, le nouveau qui/, de Radio-Canada hier soir, l'histoire de ma pauvre amie m'est revenue en mémoire.On ne voit rien, et en plus, on n'a pas le temps de sentir le désir monter.Bang, c'est déjà fini.Le fauteuil est gagné, l'aspirateur central perdu, on a vu des lumières flasher, la foule s'agiter, l'animateur dire oh, mais l'inconvénient c'est que le téléspectateur n'a rien senti passer.Les concurrents jettent des dés, ils ont le choix d'aller dans une des deux cases décidées par les dés.L'inconvénient, c'est qu'on ne voit pas ce qu'il y a dans les cases.On ne sait pas ce que telle case va déclencher comme processus.La salle a l'air de comprendre, mais pas nous à la maison.Parce qu'il n'y a pas de gros plan du tableau avec ses embûches.Pour ne pas nous ennuyer, on a donné à ce quiz un rythme d'enfer.Vlà la chaise, bang elle est gagnée.On n'a pas le temps de la désirer avec le concurrent, qu'on est déjà passé à autre chose.Il y a la des beaux prix, mais comme les téléspectateurs ne les gagnent pas, il faudrait tout de même qu'ils aient un peu de plaisir en regardant Escalade.Ce n'est pas le cas.La question pour l'instant demeure entière : est-ce plus mauvais que YUItraquiz Lance et compte'?Les questions sont meilleures, mais pour le téléspectateur, il n'y a pas grand chose d'autre.Heureusement, c'est seulement une fois par semaine.Mais par contre, ça dure une heure.Charivari ¦ À Télé-Métropole, Charivari offre depuis lundi des anagrammes à déchiffrer.Ce quiz offre une participation aux téléspectateurs, qui peuvent trouver la solution avant le concurrent.Les concurrents sont paires avec des vedettes.Hier, il fallait voir le pauvre Fernand Gignac essayer sans succès de jouer ou d'aider son partenaire.Dans les deux cas, ce fut un échec total.Il faudrait tout de même que le réalisateur explique le jeu aux vedettes pour les empêcher de se ridiculiser.Un point intéressant à Charivari: le gros lot consistera en un paiement de $100 000 sur une maison annoncée au canal des immeubles Télé-Vidéo chez Vidéotron.Vidéotron est aussi propriétaire de Télé-Métropole, et comme par hasard, on a déménagé le canal de maisons juste à côté de la position utilisée par Télé-Métropole.Voilà une proximité bien intéressante pour les deux partenaires.Remarquez que ce déménagement du canal immeuble nous a débarassés à la position 6 de l'abominable canal de télé-achats et ses poteries capodimontè et ses zirconia cubiques, qui se retrouvent au canal 17, là où on ne tombe pas dessus à tout moment.Chicago sympathique ! daniecxeo ionnimi Chicago, qui se produisait pour la première fois chez ,noùs sans le chanteur Pete Cetera,'a présenté un spectacle sympathique, hier soir, sur la scène flot-.tarite de La Ronde.Les claviéristes Robert Lamm et Bill Champlin, le saxophoniste Walter Parazaider, le tromboniste James Pankow, le trompettiste 'béé Loughnane, le batteur Danny Seraphine et le jeune chanteur et bassiste lason Scheff ont parlé toU'r à tour à la foule, montrant qu'ils faisaient partie d'un groupe a l'intérieur duquel chacun avait *ir place.; i \u201e\u2022.*,.I ; j* '* \" Jouant tous au moins deux instruments (à l'exception de lason ¦Scheff et de Danny Seraphine), ris, '-se sont, chacun à leur façon, partagé la vedette.S' »-' ; * \"Bill Champlin, Jason Scheff et -Robert Lamm ont par ailleurs interprété alternativement les 'chansons à succès du groupe.Chantant souvent en coeur, ils nous ont fait oublier l'absence de \u2022Pete Cetera, qui les quittés pour \u2022faire carrière solo.' - Les musiciens ont toutefois pris 'du temps à se «réchauffer» et ¦soulever la foule.' \u2022 Les nombreux fans, qui avaient pris la précaution de s'habiller Chicago a pleinement satisfait ses fans hier.\"i A chaudement, se sont dandinés sur leurs chaises lorsqu'ils ont entendu les hits 25 or 6 to 4 ( nouvelle version), Along Cornes A Woman, You're the Inspiration, Saturday in the Park, Forever, I Am Alive Again, Will You Still Love Me et Over and Over.Us ont applaudi chaleureusement le groupe, mais ils n'ont vraiment éclaté que vers la fin du spectacle, lorsque les musiciens ont interprété avec enthousiasme It's Alright, Hard Habit to Break, Hard to Say I'm Sorry, Feeling Stronger Every Day et la version originale de 24 or 6 to 4.Chicago a alors reçu plusieurs ovations debout spontanées.C'est tout dire : leur interprétation de 25 or 6 to 4, nouvelle version, au PHOTO DENIS COMMUE, LA PRESSE tout début du spectacle, a été bien accueillie.Mais la réaction était pâle à côté de ce que la version originale a provoqué.Les musiciens, qui ont tous plus de 40 ans et ont 18 microsillons à leur actif, ont alors joué avec tellement d'énergie, que les spectateurs dansaient debout sur les bancs.Mieux vaut tard que jamais.Franchie Grimaldi eolloborolion spéciale Une indigestion de pellicule Ouf! Le Festival des Films du monde s'est terminé juste au moment où je commençais à faire une indigestion de pellicule! Les festivaliers ont jusqu'au Festival international du nouveau Cinéma et de la Vidéo pour digérer et se replonger dans la réalité à commencer par remarquer que la nature a pris des couleurs déjà.Personnellement j'ai très hâte à samedi: la journaliste Armando Saint-Jean, qui remplace pour la dernière semaine Joël Le Bigot à l'animation de CBF Bonjour, nous a invités à un méchoui chez-elle dans les Cantons de l'Est.Toute l'équipe y sera, moi aussi car j'ai bien hâte de retrouver Le Bigot, de prendre l'air un peu et de goûter l'excellente cuisine d'Ar-mande.UN FILM DE CARMET ¦ J'ai appris que le sympathique acteur français Jean Car-met viendra tourner quelques séquences à Montréal la semaine prochaine! Il ne s'agit toutefois pas d'un film québécois ni d'une coproduction.C'est Antenne 2 qui fait un film intitulé «La chaîne* sur l'ascension d'une vedette de l'information à la chaîne française.Un Pierre Nadeau français quoi! Le rôle principal est tenu par Dominique Labourie mais ce dernier n'a pas de scènes à tourner ici.Dans cette partie du téléfilm çe sera lean Carmet la vedette.SOIRÉE SPÉCIALE DE L'O.N.F.¦ L'O.N.F.organise une soirée spéciale, en collaboration avec les Artistes pour la Paix, le mardi 8 septembre à l'UQAM.Il s'agit de la projection spéciale d'un documentaire très spécial de Martin Duckworth «Nos derniers jours.à Moscou* tourné pendant le grand Concours international de musique.C'est un très beau film sur la musique, le stress de la compétition, l'amitié et l'amour.Un film nostalgique avec les pianistes Pierre Jasmin et Kuo-YenLee, un couple admirable et touchant.La projection sera suivie d'un récital donné par le pianiste Pierre lasmin.Ça promet d'être mémorable.UN AUTRE CRÉNEAU.?¦ Dommage que Radio-Canada laisse tomber «À Première Vue».C'était la seule émission entièrement consacrée au cinéma, le seul guide «visuel» sur les films qui prennent l'affiche en salle pour le public.J'espère que les René Homier-Roy, Chantai Jolis et Nathalie Pétrowski trouveront un autre créneau.À compter du 13 septembre Vidéotron présentera à son nouveau canal «Télé des Arts» (câble 28) UNE ÉMISSION HEBDOMADAIRE DE 30 MINUTES sur les films qui se font ou sont en voie d'être iournés au Québec: «Prise de vue» réalisée par Michel Rob it ai Ile.L'équipe est jeune et dynamique.Elaine Caire, anciennement de Cinéma libre, en sera à sa première expérience comme animatrice à la télé.Elle devra nous livrer trois reportages par émission: des entrevues avec des producteurs, des réalisateurs, des scénaristes et des acteurs, elle se rendra sur différents plateaux de tournage, en principe aucune «prise de vue» ne lui échappera! De plus, Claude Desjardins ou l'un de ses collaborateurs à l'excellent guide du Show bizz «Qui fait quoi » animera une chronique sur les projets de films en préparation.Il n'y aura pas de critique de films.Dommage pour le public mais ça sera sûrement une émission à suivre en particulier par les comédiens qui veulent faire du cinéma! À suivre.DIANE DUFRESNE A AIMÉ ¦ |'ai rencontré Diane Outres-ne lundi soir au cinéma Parisien! Elle a beaucoup aimé le film de |ean-Yves Laforce «Le coeur découvert)», un scénario de Michel Tremblay.Diane n'a pas suivi le festival, elle est en vacances à Montréal et se repose avant de reprendre sa tournée européenne « TOP SECRET» d'octobre à décembre.Son microsillon «Top Secret» devrait sortir avant son départ pour Paris, donc d'ici la fin du mois! D'ici là nous aurons l'occasion de la voir deux fois à la télé de Radio-Canada: à l'émission de Jean-Pierre Ferland »L'autobus du show business» et au Cala de la fondation des maladies mentales le 13 septembre, avec Geneviève Buiold, Yvon Deschamps, Clémence Desrochers, Claude Dubois, Céline Dion, Jean Lapointe, Michel Rivard, René Lévesaue, Pierre Nadeau, Janine Sutto, Gaston L'Heureux, M.Pierre Péladeauet j'en passe.¦ Tous les Montréalais connaissent l'excellent petit restaurant espagnol La Bodega sis au 3456, av.du Parc mais à compter du 16 septembre on pourra aussi s'y rendre pour y voir une «Comédienne d'un certain âge pour jouer la femme de Dostoïevski », soit Odette Guimond et Robert Lavole dans une pièce d'Edward RAD-ZINSKI mise en scène par France Arbour.C'est une production du théâtre de la Nouvelle Lune qui sera présentée du mercredi au dimanche jusqu'au 11 octobre seulement.C'est, à ma connaissance, la première fois que La Bodega présente un spectacle!.IONESCO VIENDRA À MONTRÉAL B1 Le producteur Michel Buruia- na prépare activement une semaine IONESCO à l'occasion du 75e anniversaire d'Eugène Ionesco.Le dramaturge a accepté de venir à Montréal en novembre et M.Buruiana voudrait que cela soit un événement de prestige.Il comptait sur l'appui de madame Kathleen Verdon de la Ville de Montréal pour soutenir l'événement mais il a essuyé deux refus depuis cinq mois: «il n'existe pas à la Ville de programme visant à soutenir la production d'événements tels que la semaine Ionesco».Buruiana avait aussi demandé d'utiliser le hall de l'hôtel de ville pour y exposer les oeuvres de Mircea Septilici, peintre qui est aussi comédien, écrivain et metteur en scène et ancien collègue d'école de Ionesco, mais le hall d'honneur n'est pas dis- ponible en novembre a répondu Mme Verdon: «La salle est réservée pour diverses activités».Le producteur doit donc trouver une autre salle d'exposition pour présenter les 32 tableaux des «masques de personnages de théâtre de Sophocle à Ionesco» (L'avare, Fals-taff, Béranger, etc.) Buruiana est étonné de rencontrer tant d'indifférence face à Ionesco.NOUVEAU PROJET DE BARTOLINO ¦ Daniel Bertoilno et Catherine Vlau des productions Via le Monde («Le défi mondial», «Points chauds», «Légendes du monde», etc.) se sont rendus à Québec hier pour lancer aujourd'hui leur nouveau projet.Ils profitent du Sommet de la francophonie pour annoncer la création d'une importante cinémathèque privée d'archives, réalisée avec l'appui des ministères des Communications du Québec et du Canada.Cette cinémathèque d'archives visuelles sera la structure de base qui permettra a tous les producteurs d'investir leurs propres documents afin de créer une banque internationale d'archives audiovisuelles! SCHÉHADÉ HONORÉ ¦ L'Académie française décernait récemment au poète et dramaturge libanais Georges Schéhadé le Ier Grand Prix de la Francophonie mais ce n'est que le vendredi 4 septembre qu'aura lieu la remise officielle de ce prix, dans le cadre du Sommet de la francophonie.C'est madame Jeanne Sauvé qui présidera le séance solennelle.La veille, 3 sept., M.Schéhadé participera à une table ronde organisée par Michel rérude la Faculté des lettres de l'Université Laval, et le 7 il sera l'hôte de la communauté libanaise de Montréal qui a tenu à rendre hommage à leur compatriote en organisant une grande réception.¦ Sur ce, à dimanche! :i LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 2 SEPTEMBRE 1987 LE FESTIVAL DES FILMS DU MONDE M m M Un palmarès pour le moins surprenant 1 0 I i luc hihhult Aucun long métrage québécois n'avait jusqu'ici remporté le Grand Prix des Amériques.Aussi, dans la salle de conférences de presse du Méridien remplie à craquer, quand Serge Losique .a annoncé hier après-midi que cet honneur irait cette année à The Kid Brother, tout le monde a été pris par surprise, y compris les critiques.Le film de Claude Gagnon qui représentait trois pays au festival ( le Canada, les Etats-Unis et le Japon) avait fait une vive impression sur le public et la critique mais personne ne croyait sérieusement qu'il allait séduire également le jury du festival.La surprise est d'autant plus agréable qu'elle couronne l'oeuvre d'un réalisateur québécois qui n'arrête pas de nous étonner depuis qu'il est revenu du japon avec sous le bras son premier long métrage de fiction, Keiko.Un zoo la nuit Une seconde bonne nouvelle pour le cinéma québécois : le Prix O'Keefe à Un zoo la nuit de Jean-Claude Lauzon (le second que ce film remporte dans le même festival ).Le jury a escamoté la difficulté que constituait la présence en compétition du film d'Éric Roh-mer, L'Ami de mon amie, en lui remettant tout simplement un Prix du Festival et du |ury pour l'ensemble de son oeuvre comprise dans la série «Comédies et proverbes».Rohmer qui avait remporté l'an dernier le Lion d'Or de Venise était l'un des favoris.On se demande si cet exemple ne risque pas de dissuader à l'avenir les cinéastes considérés comme les grands de participer à la compétition montréalaise.Et Coqueluche?Là où on pourrait le plus sérieusement critiquer le jury, c'est pour l'absence au palmarès du Film hongrois Coqueluche de Peler Gardos.Heureusement que le jury de la Fipresci a réparé cet oubli en lui décernant son Prix de la critique.On peut également trouver faible le choix de Mi General de l'Espagnol laime de Arminan, Prix spécial du jury, ainsi que La Grande lJarade tlu Chinois Chen Kaige, Prix du jury.Par contre, le choix de la meilleure interprète féminine, lrina Kupchenko (Femme seule cherche compagnon) et du meilleur interprète masculin, le Britannique Leo Me Kern (Travelling North) confirme ce que plusieurs avaient déjà noté, c'est-à-dire la performance exceptionnelle de ces deux comédiens dans des productions respectivement soviétique et australienne.Notons enfin un choix fort discutable : Mosca addio de Mauro Bolognini.prix du )ury oecuménique.Après toute la polémique créée autour de ce film, la décision de ce jury surprend.PHOTO MICHEL GRAVEL LA PRESSE En apprenant qu'il venait de remporter le prix de plus convoité du Festival, le cinéaste québécois Claude Gagnon a tenu à partager sa joie avec Liane Curtis qui incarne dans la production le rôle de la soeur de Kenny, l'enfant handicape.lrina Kupchenko, prix d'interprétation feminine pour le film Femme seule cherche compagnon, de Vyacheslov Krichtofovitch (URSS) Leo McKern, prix d interpretation masculine pour le film Travelling North, de Cari Schultz (Australie) Belle fin de festival, gala chaleureux rai :hez Sur la scène du théâtre Mai-sonneuve de la Place des arts, hier soir, un orchestre, dominé par les accents langoureux d'un saxophone, accompagnait les déplacements de chacun des gagnants des multiples prix attribués par le jury officiel et quelques autres vers le podium où on leur remettait une statuette dorée.11 n'y avait pas de surprise puisque les noms des lauréats avaient été dévoilés quelques heures plus tôt par le PGD du Festival, en présence des journalistes.Puisqu'il s'agissait d'un festival international, ce procédé permettait aux plus grand nombre possible de pays, en tenant compte du décalage horaire, de publier la précieuse liste ce matin, dans leurs éditions matinales.Le gala Mais hier soir, à la Place des arts, c'était la remise officielle des prix.Avec les gagnants qui avaient revêtu leurs plus beaux atours et qui avaient disposé de quelques heures pour préparer un court texte de remerciement.Une belle fin de Festival.Un gala chaleureux, à dimension humaine, animé par l'humoriste Serge Grenier qui se présenta au public anglophone sous le nom de Serge « Attic ».Les consuls de quelques pays ont été mis à contribution pour recevoir les précieuses statuettes, les directeurs et les vedettes de certains films primés ayant déjà quitté Montréal depuis quelques jours.C'est encore à un consul que fut remis le prix de la meilleure actrice destiné à Mme lrina Koupchenko.«Mme Koupchen- ko est rentrée au pays, a dit le consul, mais elle vous a fait parvenir un message pour vous remercier.» De la même manière, on fera parvenir ultérieurement à Leo McKern, son prix pour la meilleure interprétation masculine dans Traveling North.The Kid Brother Mais Claude Gagnon, le réalisateur de The Kid Brother, le film le plus important du lie Festival des films du monde, selon le jury officiel, était bel et bien là, avec son producteur japonais, Kiyoshi Fujimoto.11 n'aurait manifestement raté pour rien au monde cet instant qui consacre des années de travail acharné.Après avoir donné l'accolade au président du jury, le cinéaste lean Beaudin, Claude Gagnon a dit quelques mots à l'auditoire, «le n'ai pas l'habitude, le suis un peu nerveux.Je veux remercier M.Serge Losique et Danielle Co-chard qui furent les premiers à voir le film et à nous inviter à participer au Festival.C'est, la première fois, je pense, que quelqu'un du Québec remporte le Grand prix des Amériques.J'espère que plusieurs de mes consoeurs et de mes confrères vont me suivre, dans les années à venir, à l'avant.» Le lie Festival des films du monde était terminé.Sur une belle image, celle de Kenny un enfant physiquement handicapé qui, en refusant d'admettre qu'il n'était pas un enfant comme les autres, a conquis tous les membres du jury du Festival et tous les festivaliers qui ont vu la production.Avec courage, sur sa planche à roulettes, il nous a montré toute la beauté et la richesse de son monde intérieur.Sans doute la plus belle réussite du 1 le Festival des films du monde.PHOTO MICHEL GRAVEL, LA PRESSE Le comédien Éric Veillard et l'actrice Sophie Renoir étalent présents, hier soir, a la Place des arts, pour recevoir le prix attribué au cinéaste Éric Rohmer avec qui Ils avalent tourné L'ami de mon amie.LE PALMARES Woici le palmarès du lie Festival des films du monde, qui s'est déroulé à Montréal du 28 août au 1er septembre.¦ Grand prix des Amériques (à l'unanimité du jury ): The kid brother, de Claude Gagnon (Canada-USA-|apon ) ¦ Prix spécial du jury : Mi general, de (aimede Arminan (Espagne) Il Prix d'interprétation féminine : lrina Kupchenko pour le film Femme seule cherche compagnon, de Vyacheslov Krichtofovitch ( URSS) ¦ Prix d'interprétation masculine: Leo McKern pour le film Travelling North.de Cari Schultz ( Australie ) ¦ Prix du jury : La grande parade, de Chen Kaige ( République populaire de Chine ) COURTS MÉTRAGES ¦ Grand prix de Montréal : Shoeshlne, de Tom Abrams ( USA ) ¦ Prix du jury : , \u2022.George and Rosemary.de Alison Snowden et David Fine (Canada ) PRIX DU FESTIVAL ET DU JURY DU FESTIVAL ¦ Eric Rohmer pour l'ensemble de son oeuvre intitulée Comedies et proverbes à l'occasion de la presentation de L'ami de mon amie en compétition officielle.\u2022 ¦ Prix Air Canada (film le plus populaire du festival) : Made in Argentina, de |uan |osé )usid (Argentine) \u2022 ¦ Prix O'Keefe (meilleur film canadien) : Un zoo la nuit, de Jean-Claude Lauzon (Canada) PRIX OECUMÉNIOUE ¦ Agréablement surpris du grand nombre de films présentant des valeurs positives dans ce festival, le |ury oecuménique décerne son prix à Mosca Addio.de Mauro Bolognini (Italie), qui, malgré certaines difficultés, plaide éloquemment pour les droits de la personne à travers l'évocation d'un cas réel.Sensible aux diverses productions décrivant les délicates relations entre enfants et adultes, le lury accorde une mention au film Le grand Chemin, de jean-Loup Hubert (France), pour sa franche illustration des découvertes d'un enfant.PRIX DE LA CRITIOUE INTERNATIONALE ¦ Le jury de la Fédération internationale de la presse cinématographique (Fipresci) a décerné le prix de la critique internationale aux films : Coqueluche, de Peter Gardos (Hongrie) qui figurait en competition, et La grande course, de lerzy Domaradzki (Pologne), hors competition.Coqueluche reçoit le prix pour son approche ironique et hu-' morislique d'événements dramatiques vécus par une famille lors de l'insurrection hongroise de 195b.La grande course est récompensée pour le courage politique de son propos et le regard critique et acerbe des systèmes bureaucratiques.Les membres du jury de la Fipresci représentaient les pays suivants : États-Unis.Italie.Grande-Bretagne.Pologne.Québec et RFA.Marcello Mastroianni dans Les yeux noirs de Mikhalkov Un film éblouissant clôture le festival siroi dussault n film éblouissant pour clôturer un festival un peu trop long : les Yeux noirs, de Nikita Mikhalkov.Écrit spécialement pour Marcello Mastroianni qui, comme toujours, est merveilleux.Une comédie intelligente et superbement mise en scène.Au tournant du siècle, deux hommes se rencontrent par hasard sur un bateau.L'un est russe, l'autre italien.Ils sympathisent.L'Italien sort une photo, la montre au Russe.« Une photo, dit-il, des dernières heures de bonheur.» L'Italien raconte.Marié à une femme extrêmement riche, il était comme un coq en pâte.Heureux?Bof.Il laissait passer les jours, se permettait quelques excentricités, et s'inventait des histoires qu'il racontait si bien que les autres le croyaient.Il fait la connaissance dans une station thermale d'une jeune femme accompagnée d'un petit chien.Elle s'appelle Anna.Elle est russe, mal mariée et malheureuse.L'Italien la séduit.Elle fuit en lui laissant un mot.Ce mot le touche tant qu'il court la rejoindre en Russie.Retour en Italie, où il a promis de tout dire à sa femme.Le Russe à son tour raconte son histoire.Tout récemment marié.A une femme beaucoup plus jeune que lui.Infiniment heureux, même si cette femme ne l'aime pas.Pour écrire ce scénario, Mikhalkov et Alexander Adaba-chian se sont inspirés de l'oeuvre d'Anton Tchékhov.Anna rappelle un personnage d'un célèbre film de Kheifetz (la Dame au petit chien) tire d'un roman de Tchékhov.Quelques séquences sont d'une drôlerie irrésistible (la course en chaises roulantes' aux thermes, la flaque d'eau que doit enjamber Mastroianni chaque fois qu'il entre ou sort de.son hotel de Saint-Pétesbourg.).D'autres sont des satires de la société bourgeoise occidentale (la bonne qui monte les escaliers quatre à quatre pour ouvrir la porte de l'ascenceur à sa patronne) ou de lu société russe, déjà méfiante de tout ce qui est étranger, déjà empêtrée dans une bureaucratie tatillone.Le rôle de l'Italien, évidemment, est tenu par Mastroianni.Le Russe est joué par Vsevolod Larionov.Silvana Mangano est.la riche épouse de Mastroianni et Elena Sofonova, l'émouvante Anna.Dans les rôles secondaires \u2014 tous excellents \u2014 se détache Marthe Keller qui fait une femme délurée tournant autour de Romano (Mastroianni).Ce qui m'a séduit dans ce film, c'est a la fois le jeu des comédiens, la luminosité, la beauté des images de Franco Di Giacomo, le montage d'Enzo Meniconi, la fluidité d'un récit jamais déroutant malgré les flash-backs,.- Et l'humour singulier de ce film oui n'est pas sans me rappeler celui du Milos Forman de Au feu les pompiers ou Amadeus.Les Yeux noirs est une production italienne.Et c'est en Italie que s'est tourne le plus gros du film (le reste en Russie).Est-ce le soleil d'Italie qui a donné cet humour à Mikhalkov?Un amour tout de même où transperce un fond de tristesse qui est peut-être de Tchékhov.Les Yeux noirs prend l'affiche aujourd'hui au cinéma Crémasit.Ne le ratez pas! B8 LA PRESSE, MONTRÉAL.MERCREDI 2 SEPTEMBRE 1987 Festival du film du Nouveau-Brunswick Preac Canadienne É; Le Nouveau-Brunswick va avoir sa fête du ciné-(riu : demain s'ouvre a Moncton le premier Festival de In francophonie, où seront diffusés pas moins d-unc trentaine de longs métrages récents.\u2022^Du 3 au 10 septembre, le festival \u2014 lancé par le ministère des Communications canadien et présidé pur Serge Losique (déjà responsable du Festival de Montréal) \u2014 se promènera à Moncton et Frederic-ton (capitale de la province), en passant par Cara-qùet le b septembre.Les Acadiens \u2014 qui.bien que trtincophones n'ont guère l'occasion de voir des films en langue française \u2014 pourront y découvrir notamment quatre films africains et quatre films maghrébins.Au programme également, beaucoup d'oeuvres françaises, ainsi que des productions suisses et belges.Le Canada ne sera pas en reste avec cinq films présentés: Le frère André, de Guy Dufresne; Le mutou, de Jean Baudin, Equinoxe, d'Arthur La-niDiithe; Les fous de Bassan.d'Yves Simoneau et Un zoo la nuit, de Jean-Claude Lauzon.Enfin, une dizaine de courts métrages d'animation, venus du festival du film d'animation d'Annecy, seront au programme.CINÉMAS ClNEPLEX ODEON BERRI St-Oenis A Ste-Cafhenno 288 INTER ESPACE (G) 12:00 \u2022 2:15 \u2022 4:3S \u2022 7:00 \u2022 ,1,5 BEI LES SORCIERES DEASTWICK (G) Lundi: 1:45 ¦ 4:15 - 9:15 Mardi el Mer 1:45 ¦ 415 ¦ 7:00 - 9:15_ LA FOLLE HISTOIRE DE L'ESPACE (G) Dolby SI\".:.- Lundi: 1:15 - 3:15 \u2022 5:15 - 9:15 Mardi el Mer : 1:15 \u2022 3:15 \u2022 5:15 - 7:15 - 9'15 L AMI DE MON AMIE (G) Mercredi: 12:30 - 2:45 \u2022 5:00 ¦ Jeudi: 5:00 ¦ 7:15 \u2022 0:30 PSYCHOSE INFERNALE in.ans) Lundi: 1:20 \u2022 3:20 ¦ 5:20 \u2022 9:20 Mardi cl Mer.: 1:20 ¦ 3:20 ¦ 5:20 - 7:20 BONAVENTURE Place Bonavenluro 661.2725 m ROBOCOP (14 ans) 7:00 ¦ 9:00 UORN IN EAST LA.7:30 ¦ 9:30 (G) BROSSARD Moi) Criamptam 4654906 INTER ESPACE (G) 12:05 ¦ 2:20 - 4:45 ¦ 7:10 ¦ 9:25_ LA FOLLE HISTOIRf DE L'ESPACE (Gl 1:00 ¦ 3:00 ¦ 5:00 ¦ 7:00 ¦ 9.00_ UN ZOO LA NUIT (14 ans) Dolby Slerco 12:30 - 2:45 - 5:00 - 7:20 \u2022 9:35 CARREFOUR LAVAL 2330.Aul des lourvnlkMt 688-3684 LA UAMBA (Gl 12:15 ¦ 2:30 .4:45 LE FRERE ANDRE (G) 1:15 \u2022 3:15 \u2022 5:15 ¦ 7:15 LA FOLLE HISTOIRE DE L'ESPACE (G) Dolby Sierra - 1:15 ¦ 3:15 ¦ 5:1b - 7:15 ¦ 9:15 BIG EASY (14 anb) 1:00 ¦ 3:00 \u2022 5:00 \u2022 7:05 \u2022 9:: INTER ESPACE (G) Dolby Slcrio 12:10 ¦ 2:35 - 5:00 - 7.20 ¦ 9:40 M (18 ans) UN ZOO LA NUIT (14 ans) 12:20 ¦ 2:45 ¦ 5:10 ¦ 7:25 - 9:45 COMPLEXE DESJARDINS BojiIoio 1 288-3141 UNE FLAMME DANS MON COEUR 12:40 ¦ 2:55 ¦ 5:10 ¦ 1.2b 9:40 UN ZOO LA NUIT (Ll) Dolby SIereo Mer, el Jeudi: 12:00 ¦ 2:30 ¦ 5:00 ¦ 7:15 ¦ 9:35 LE FRERE ANDRE IG) 1:15 ¦ 3:15 ¦ 5:15 ¦ 7:15 ¦ 9:15_ MON BEL AMOUR MA DECHIRURE (le ansl Mer.et Jeudi: 12:35 - 2:55 - 5:00 - 7:0S - 9:15 CREMAZIE Sl-Donis a Oémano 388-4210 : LES YEUX NOIRS Dolby Slereo \u2014 7:15 LE DAUPHIN Booubion près d'IDeMUe 721-6060 INTER ÏSFACE (S) MO - 9.30 LES SORCIERES DEASTWICK IGl 7:00 \u2022 9:25 2001 Université Coin de Moitonneuve 849-4518 ROBOCOP (14 ansl 7:05 - 9:05 m SECRET OF MY SUCCESS(G) 7:15 \u2022 9:20 DRAGNET (G) 7:10 \u2022 9:20 ROXANNE (G) ,7:15 - 9:25 NADINE (G) 7:30 \u2022 9:30 JEAN-TALON 2 rues à l'os! de Pie-IX 725-7000 TUER N'EST PAS JOUER (G) ¦ 7:00 - 9:35 ST-OENIS.LONGUEUIL.ODEON LAVAL JEAN-TALON, PARADIS el mi.Cine-Parcs: ODEON.LAVAL.CHATI.AUGUAY et VAUDREUIL.nriiootj.ihKoT Le FAUBOURG.SQUARE DECARIE et CINE-PARC VAUDREUIL.LE FAUBOURG '1616, Slo-Calhorino O.932-2121 DIRTY DANCING (G) Dolby Slerco THX 12:30 - 2:35 - 4:45 ¦ 7:00 ¦ 9:10_ Ta BAMBA (G) Dolby Slerco THX 1:00 ¦ 3:10 ¦ 5:20 \u2022 7.35 ¦ 9:45_ BIG EASY (14 ans) 12:45 ¦ 3:00 ¦ 5:15 - 7:30 - 9:35_ AMAZING GRACF A CHUCK (G) Dolby Slerco 12:30 \u2022 2:40 - 4:50 - 7:05 - 9:20 LONGUEUIL Jk Place longueuJI 679->451 ' TUEH NEST PAS JOUER (Ql 7 00 ¦ 9:30_ LE FRERE ANDRE (Gl 7:15 - 9:15 ODEON-LAVAL .Centra 2000 ¦ Boui Si-Martin 667-5207 TUEH N'EST PAS JOUER (G) 7:00 - 9:20_ LES SORCIERES DEASTWICK (G) 7:30 \u2022 9:45 B3 PLACE DU CANADA Via Cnoleou Chomolam 861-4595 NO WAY OUT (G) Dolby Sloreo 12:15 ¦ 2:35 \u2022 4:50 - 7:10 - 9:30 PLAZA ALEXIS NIHON \u2022 Niveau âu Metro AMroler 935-4246 FOURTH PROTOCOL (G) Dolby Stereo 12:00 ¦ 2:15 ¦ 4:30 ¦ 7:00 - 9:20_ BORN IN EAST LA (G) 1:10 ¦ 3:10 ¦ 5:10 - 7:10 - 9:10_ MASTERS OF THE UNIVERSE (G) 1:00 \u2022 3:10 - 5:15 - 7:20 \u2022 9:25 m ST-DENIS 1590.rue SI Denis 845-3222 TUER N EST PAS JOUER (G) Dolby Stereo 1:30 ¦ 4:15 - 7:00 - 9.35_ HOBOCOP (français) (14 ans) 12:45 - 2:50 - 5:00 \u2022 7:15 \u2022 9:40 SQUARE DÉCARIE Decode, sud de jeonToion 341-3190 FOURTH PROTOCOL (G) Dolby Slerco 7:00 \u2022 9:30 DIRTY DANCING (G) Dolby Slerco ':15 \u2022 9:45 ASTRE .S»-Léo nord.9480 Locordolre 327*001 O INTER ESPACE (G) 7-1(1 ¦ 9:15_ ROBOCOP (Irançaiil (14 MU| 7 00 ¦ 9:00_ LA BAMHA (Gl Dolby Slerco 7 00 ¦ 9:00_ LA FOLLE HISTOIRE DL L ESPACE (G) 7:00 - 8:45 MONTREAL 15*4.Mi-Royal & Popirvoou 521-7870 LES SORCIERES DEASTWICK (Gl 2:40 ¦ 4:55 - 7:10 - 9:20_ LF.NOM DE LA ROSE (14 an-.) 2:00 - 4.30 - 7:00 - 9:25 OMEGA Centre Maxl 2675 en Chambty Long 647-1122 ROBOCOP (Ir.mçais) ill ans) - 9:30 2c Mm: LES ENVOUTES - 7:20_ LES SORCIERES DEASTWICK (G) - 9:10 2e film: POLICE ACADEMIE IV - 7:30 PARADIS 8215.Hochologa 354-3110 TUER NEST PAS JOUER (G) Dolby Slerco 7:00 - 9:30 _ LA FOLLE HISTOIRE DE L ESPACE (G) 7:15 - 9:05_ LE FRERE ANDRE (G) 7:00 - 8:45 Notre guide horaires, facile ut protique.Consultez-le.BERRI.BROSSARD.CARREFOUR LAVAL.ASTRE.PARADIS.ET AU CINE-PARC ST-EUSTACHE an» nu.mot FOURTH l'KOTOCOL (COUPONS ET LAISSEZ-PASSER REFUSES) PLAZA ALEXIS-NIHOH et SQUARE DECARIE.MICHAEL CAM CINE-PARCS CINÉ-PARC ODÈON Irons-Can (sortio Si-Bruno) 98 655-0692 TUER N'EST PAS JOUER (14 ans) 2e Hlm: SAUVE OUI PEUT_ INTER ESPACE (14 ans) 2c lilm HISTOIRE SANS FIN CINE-PARC LAVAL Auto des lourentides («ortie 14 ) 622-5555 INTER ESPACE (14 ans) 2c lllm: HISTOIRE SANS FIN_ LE FRERE ANDRÉ (G) 2c lllm: COMPTE SUR MOI_ LES SORCIERES DEASTWICK (14 ans) 2e lllm: POLICE ACADEMY 4_ TUER N'EST PAS JOUER (14 ans) 2c lllm: SAUVE OUI PEUT CINÉ-PARC CHÂTEAUGUAY 691-1310 6 km du poni Mercier vers Cnàtcouguov TUER N'EST PAS JOUER (14 ans) 2o lllm: SAUVE OUI PEUT_ INTER ESPACE (G) 2e lllm: GOONIES_ WHO'S THAT GIRL (G) 2e lllm: POLICE ACADEMY 4 CINE-PARC VAUDREUIL Trons-Con (sortie 3) 4555154 TUER N'EST PAS JOUER (14 ans) 2e lllm: SAUVE OUI PEUT_ DIRTY DANCING (Gl 2e lilm: FIREWALKER Saut le lundi 31 août: Aucune representation CINÉ-PARC ST-EUSTACHE.-Roule 15 (sortie 21) 472-6660 879-1707 LE FLIC DE BEVERLY HILLS (G) 2c lilnv FERRIS BUELLER_ LA FOLLE HISTOIRE DE L'ESPACE (Mans] 2c lllm: SOLARUABIES_ THE LOST UOYS (14 am) 2c lilm: TRUE STORIES_ HOBOCOP (français) (14 ans) 2c lilm: LES ENVOUTEb_ FULL METAL JACKET (14 ans) 2c lilm: WITCHES OF EASTWICK CINÉ-PARC ST-HILAIRE Route 20 («ortie 115) 46743402 ROBOCOP (Irancais) (14 ans) 2c lilm: LES ENVOUTES_ IL FLIC l)t.BEVERLY HILLS 2 (G) 2c lllm: ROCKY IV _A 14.,\u2014I (COUPONS ET j\u2014t LAISSEZ-PASSER REFUSESI LE FAUBOURG CARREFOUR LAVAL AMAZC^GRACEj Chuck \u2022 f (Coupons et laissô/'pdbsor rulusus) LE FAUBOURG iDolbyl Is il a crime of pussiun.or an act of treason?Nowsrour nnioou*m.»o| VERSION ORIGINALE (COUPONS ET LAISSEZ-PASSER REFUSES) PLACE DU CANADA.J BORN IN EAST LA.+ VERSION ORIGINALE PLAZA ALEXIS NIHON.BONAVENTURE.COMPLEXE DESJARDIN LONGUEUIL, CARREFOUR LAVAL.PARADIS el CINE-PARC LAVAL.UNZOO LA NUIT DTJË COMPLEXE DESJARDINS.BROSSARD, CARREFOUR LAVAL.J ce soir.CINEMA DU MERCREDI à 18h3Q CHARIVARI m«7iWn à I9A00.UN HOMME kl) FOYER â 19H30.\"HITLER ET LES SS: LA FORCE DU MAL' 0\"\t¦L_1\t\t- I_\t\t\t JcABLE7l\t\t\t .c'est à suivre^ «RADIO CITE Pour l'AMOUR de la Musique Le magazine d'information qui prend le pouls de l'actualité métropolitaine.Avec Marie-Claude Lavallée et Charles Tisseyre.Montréal ce soir du lundi au vendredi 18h00 Réalisation-coordination: Jean-François Woods D'autres moments magiques à partager avec Pierre Lalonde et ses \"stars d'un soir\".Invités: Nicole Martin, Gilbert Sicotte et Guy Fournier.Star d'un soir ce soir19h00 Réalisation: Aurèle Lacoste Michèle Vîroly explore la vie et toutes ses émotions.Après Bhopal, après Mississauga: Montréal sera-t-elle la prochaine victime des produits toxiques?Actuel ce soir 21h00 Le nouveau magazine d'information me» RADIO-CANADA TOUT PRET! TOUT PRÈS! y LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 2 SEPTEMBRE 1987 \u2022 B 9 VAINCRE LA OYSTROPHIE MUSCULAIRE.QUAND ON VEUT, ON PEUT.4/ DÈS VENDREDI 4 SEPTEMBRE LES MEILLEURS FILMS DE RÉPERTOIRE À MON CINÉMA StsHomtitwit pour la MIISNN, It LOIWS ou M) PALACE « PlACt VILLE.MAIIF.\u2014 MX REOUIT 7.2.75$ \u2014 du lundi ou v«ndr»di opr*t 17 h M lout* la journé* iom«di «t dimanche.Fallu validir voir» billeI dt JtaKonr>»m«nl o l'un del troll antmoi.Jean Zaloum prêtent» Un film de ANDREI TARKOVSKI «UN FILM TESTAMENT fondé sur les valeurs humaines .C'est un retour en force du SACRÉ au cinéma.» \u2014Luc Pcrreault.LA PRESSE FESTIVAL DE CANNES GAGNANT DE 4 PRIX DONT \u2022 GRAND PRIX DU JURY \u2022 PRIX DE LA CRITIQUE INTERNATIONALE DÈS AUJOURD'HUI le_sa(Îluhœ° Le PARISIEN © PARISIEN 5 480 STE CATHERINE O 666 385* 12:00-2: SO-S: 40-8: 30 EN FRANÇAIS GRAND PRIX DU FESTIVAL DE PARIS FANTASTIQUE BBP^ *m*^ 1987 -a\\ .^Hk.- ' M \u2022 I Av« E«UCE CAMPBELL et 3vk 5ARAH BEIÎRY DAN HICK KAS5IE wesley RICHARD DOMEIER Musique « joseph lo DUCA Effets spéciaux maquillage MARK shOSTROM Montage KAYE davis Directeur oeja photograpnie petr oeuinc Producteurs «ecutifs iwin Shapiro alex De benedetti Ecrit wr SAM RAJMI scott SPIEGEL Produit wr COBERT TAPER! Realise oar SAM RAIMI UN POEME À LA GLOIRE DE LA JEUNESSE! «Un film d'une poésie touchante et d'une beauté enchanteresse.» \u2014FILMSÀ L'ÉCRAN WAJDA (Jironicjucj _ des (Evénements JAmoureipc avec : PAULINA MLYNARSKA- PIOTR WAWRZYNCZAK \u2022 BERNADETTA MACHAGA un film de ANDRZEJ WAJDA Le PARISIEN © A L'AFFICHE PARISIEN 4 480 ste catherine 0 866 3850 ): 15-3: 15-5:15-7:15-9: 15 Un film débordant d'imagination.une qualité exceptionnelle» \u2014 Vincent Candy, NEW YORK TIMES Stanley Kubrick's FULL H ETAL JACKET Le PARISIEN © A L'AFFICHE PARISIEN 3 480 ste Catherine o 866 3856 12: 25-2:45-5: 05-7: 45 LES ïïsICOl^UPTIBLESl1^ QfJ DOLBY STCKtO LAVAL ClNTKL LAVAL KBU 777b ©111 PLACE Dp PARC DORVAL Mur sit Catherine o 937 mm YORK 3b7i.A.LUuPAHC 84.1 9470 ^-.¦.¦'l^ir.'inic,.12:00-2:7.0-4:50-7:20-9:50 DU PARC 2 Tous les jours 7:00-9:20 MAT]NEES dimanche 12:00-2:20-4:40 1 DU «VAL dim 12:00-2:20-4:40-7:00-9:20 Tous les jours 7:00-9:20J V.F.de the untouchables CREENFIELD 2 dim 4: 40-7:0.'i-9: 30 Tous les jours 7:05-9:30 PARISIEN I 12:00 2:20-4:40-7:05-9:30 12:00-2:20-4:40-7:05-9:30 LAVAI.5- VERSAILLES I dim 12:00-2:20-4:40-7:05-9:30 l'ous U-s jours 7:05-9:30 fjfj opter ôùaid Le PARISIEN © 4HU STl CATHERINE O Ut>0 JtfStj 6.^VERSAILLES © B GREENFIELD PARlT PtAU VERSAILLES 353 7680 ¦ 9i10lii TASI mi m :.i j, ;i ., En anglais à IMPÉRIAL Steven Sdetag présent:, J.'J \u2022\u20220Aw.DORVAL 631 A«CnEENC.WESlMOONIll3l 2477 7:15-9:15 BEVERLY HILLS 4/ & £f PALACE © 698 STE CATHERINE O 866 6991 l'A LACE 3 12: 15-2: 15 JACK NICHOLSON w-.i.i THe IjÇI i orBsiwKK.è- if PALACE © 69U STE CATHERINE O 666 6991 PALACE 3 4:40-7:05-9:30 'SUMMER SCHOOL' 3 1 HAMBURGER HILL & ,7 PALACE ©11 - DORVAL 698 STE CATHERINE O 866 6991 260 Ave.DORVAL 631 8386 PALACE 5 12:05-2:20-4:45-7:10-9:35 DORVAL 1-VERSAILLES 4 dim 12:30-2:40-4:55-7:10-9:25 Tous les jours 7:10-9:25 VERSAILLES LAVAL 2 dim 12:05-2:20-4:45-7:10-9:35 Tous los jours 7:10-9:35 LAVAL ^11 gfigJM II RICHARD UREVUISS EMILIO ESTEVEZ STAKEOUT Aucun laiffipaiÉT Le PARISIEN © 480 STE CATHERINE O 666 3856 LAVAL CLNTRE LAVAL 668 7776 PLACE DU PARC SEVERS AILLES © PLACE VERSAILLES 363 7880 PARISIEN 2 12:00-2:15 4:30-6:45-9:00 DU PARC 3 -SOUS-TITRES FRANÇAIS 6:45-9:00 LAVAI.3 6:45-9:00 VERSAILLES 5 7: 15-9:30 En anglais au LOEWS LOEWS ©III& FAIRVIEW [[ ^VERSAILLES © un jomamr mmw CENTRE LAWU.688-7776 Tous los jours 7:10-9:20 & 2 PALACE 698 STE CATHERINE O 866 6991 1:15-3:20-5:25-7:30-9:35 9S4STE CATHERINE O 861 7437 CENTRE FAIRVIEW IVjmioCM697B099 HLACE VERSAILLES 363-7860 FAIRVIEW 1 von sdm dim 1:45-4:15-6:45-9:20 Tous les jours 6:45-9:20 LOEW'S 1 12:00-2:30-5:00-7:30-9:55 VERSAILLES 3 von sam dim 12: 10-2:30-4:50-7:10-9:30 Tous los jours 7:10-9:30 & v PALACE © Who's That1 GRIFFIN DUNNE Giri JAMES BOND 007 THE1.IVI1MG DAYLIGHT Aucun \\lahfi-pa$t»r | «L'ÉVASION DE L'ÉTÉ.LE JAMES BOND LE PLUS SPECTACULAIRE DE TOUS.» [ \u2014 Michael Medved.SNEAK PRCVieWS _nniOOJY gTÎBÏÔI_ K KENT èv # PALACE © h 2 PALACE © ' 698 6TC CATHERINE 0.866 6991 8100 SHERBROOKE 0.489 9703 __DOlpomvTTTia_ 608 STE CATHERINE O 666 6991 __nnioguT «TtRIOt_ GREENFIELD PARK 5» BOUL.TASCHEREAU 67I-6IJ9 PALACE 2 1:00-3:10-5:20-7:30-9:40 ^GREENFIELD 7:30-9:40^ 3575 A«r)uPAHC 844 9470 nnlÔÔÛrYBTtBto! ^VERSAILLES -© PLACE VERSAILLES 353 7880 GREENFIELD PARK 5I900UL.TASCHEREAU 671 6129 b.FAIRVIEW LAVAL CENTRE LAVAL 688 7776 CENTRE rAJfTWEW PonUdan 697 8096 PALACE 1 1:10-3:50-6:30-9:10 FAIRVIEW 2-GREENFIELD 1-VERSAILLES LAVAL KENT 1 dim 1:10-3:50-6:30-9:10 Tous los jour» 6:30-9:10 DU PARC 1 Tous les Jours 6:30-9:10 MATINEES Samedi dimanche 1:10-3:50.WÊÊm VOUS DONNE RENDEZ-VOUS msmSm \"^.ï;ûïi;w\u2022-\u2022\u2022\u2022\u2022 ^CÊT PARTICIPEZ AU CONCOURS «RENDEZ-VOUS A TOKYO»! ET COUREZ LA CHANCE DE GAGNER UN VOYAGE POUR DEUX À TOKYO OÙ VOUS ASSISTEREZ AU SPECTACLE DE MICHAEL JACKSON AU KORA KUEN SPORTS STADIUM, LE 10 SEPTEMBRE PROCHAIN.La personne gagnante aura droit à: \u2022 deux billets d'avion aller-retour \u2022 un séjour de 9 jours/7 nuits dans un hôtel de luxe \u2022 un cocktail de bienvenue \u2022 l'entrée aux meilleurs clubs de nuit \u2022 une journée à Disneyland (Japon) \u2022 deux billets pour le spectacle de Michael Jackson (Taxes, transferts et service compris) VALEUR TOTALE DU PRIX: 7370* Tirage le 7 septembre 1987, à 8 h 45 Pour plus de détails, écoutez CKOI-FM.Fédération Ides producteurs Ide lait du Québec Remplir le bon de participation et le faire parvenir à : I I CONCOURS «RENDEZ-VOUS À TOKYO m | CP.97, succursale D Montréal (Québec) j H3K3B9 j Nom- | Adresse.Ville- .App.Âge.I CP.Téléphone.I (Rèsidenco) (EJuroau) | j Je suis abonné(e) a La Presse ?J'achète La Presse en kiosque L1 j | NOTE: Vous pouvez obtenir une copie des règlements du con- I | cours en vous adressant au poste CKOI-FM.; ;, bio LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 2 SEPTEMBRE 1987 Gestion Roger Lussier Inc.et les Spectacles Jean Duceppe m THÉÂTRE MOLSON STCHARLESSURRICHELIEU tan» 3 i Système de ventilation très efficace .Une comédie de Ray Cooney Adaptée par Benoit Girard Mise en scène Monique Duceppe avec Esther Lewis Suzanne Garceau Claude Laroche Normand Lévesque Robert Paquette Jean-Guy Viau Benoit Girard Réservation: 584-2293 Pour réservation au restaurant La Grange 467-5543 10, Chemin des Patriotes, St-Charles-sur-Richelieu TfLEFUÎl PIERRE MARCOTTE, ROGER GIGUÈRE, CLAUDE BLANCHARD, CHRISTINE CHARTRAND et JOËL DENIS vous feront rire aux larmes! OU LUNDI AU VENDREDI 16 h s» Réseau Télévision QUEBEC mois «IVlfRlS «un SL'PEH\t 35\t5 CFJ\t3-TV MONTREAL 2 13 :30 5 49 5 CFAP-TV CFKS-TV CFKM-TV JWQUlfll ROUI» CHICUUTlMi VKIO0R RORINDU CFGS-TV RrMUUSI.l 20 5 CFRS-TV CFVS-TV CFVS-TV1 CJPC-TV 'JLJLJjJLJL^t / / Les finalistes de l'ONF L'Office national du film a révélé hier l'identité des finalistes du concours Premiers longs métrages de fiction francophones, dans le cadre du Festival des films du monde.Le directeur général du programme français de l'ONF, Georges Dufaux (au centre), a affirmé que ce concours favorise l'accès de nouveaux talents au mode privilégié d'expression qu'est le long métrage de fiction.Les six finalistes recevront chacun une bourse de $10 000 devant leur permettre de finaliser le scénario soumis, sous la supervision de l'ONF, et d'élaborer un plan et un échéancier de production.Parmi les lauréats, de gauche à droite, Mario Bolduc, de Quebec; Roger Cantin, de Montréal; Manon Briand, de Baie Comeau; et Richard Roy, de Montréal.Deux autres gagnants n'apparaissent pas sur la photo, Jean-Pierre Gariépy, de Montréal ; et Robert Cor-nellier, de l'Abitibi.photo michei gravel, la presse Un Bouddha «sacrilège» A'£H' DELHI ¦ La publication par le magazine américain Penthouse d'un dessin représentant Bouddha en train de se masturber a provoqué l'indignation des réfugiés tibétains en Inde.L'Association des bouddhistes tibétains, qui représente quelque I00 000 réfugiés tibétains en Inde, a demandé aux organisations bouddhistes aux États-Unis d'attaquer Penthouse en justice.Cette illustration, publiée dans le.numéro d'août du magazine, est « vulgaire et dégoûtante et constitue une insulte directe à l'une des plus grandes religions du monde », estime l'association dans un communiqué.a.| ¦ : a K *\u2022 C m » » m f m * ê » « 3
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