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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1987-09-04, Collections de BAnQ.

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[" LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE La météo __-¦ ___ Aujourd'hui: Ensoleillé Minimum 2\" Maximum 20° Demain: Généralement ensoleille DETAILS PACE A2 MONTRÉAL, VENDREDI 4 SEPTEMBRE 1987 103e ANNÉE N° 311 62 PAGES, 4 CAHIERS Hors de la zone métropolitaine 45 cents Ailleurs au Quebec 50 cents ¦ lies de La Madeleine 90 cents Aujourd'hui La crise qui secoue le leadership du PLC est l'oeuvre d'«assoiffés de pouvoir», selon Paul Routhier.Bl MULRONEY Trois ans, jour pour jour, après avoir pris le pouvoir, les conservateurs ont tout perdu.ou presque.A4 COLFE La \"guerre des pétroliers» s intensifiant, le Japon retire tous ses navires du golfe Persique.1 UNIGESCO Comment, avec beaucoup d habileté et assez peu d'argent, on parvient a construire un empire.I Sommaire .Annonces\t classées.\t64 a B11, \tC3, C8 Arts et spectacles\tA- informations.\tA10aA17 horaires.\t.C11 Bandes dessinées.\t.B7 Deces, etc.\t.C9 Economie.\t.C1 a C7 Editorial.\t.B2 Etes-vous observateur?.B4\t Feuilleton.\t.B5 Horoscope.\t.B6 \tA4 Metéo.\t.A2 Mots croisés.\t.B8 «Mot mystère».\t Télévision.\t Tribune libre.\t.B3 TABLOÏD SPORTS\t \t.14 Réjean Tremblay.\t.5 Tom Lapointe.\t.6 \t T>\\^AgfTUPECXi ${HBcUseiA m M Vttë~ Blutée pe Montréal renvoie les promoteurs du Grand Prix «négocier» L'organisateur détenant tous les droits aura accès au circuit CIUIB BOURCIBR M.Jean Dore Comparant le sport automobile à la lutte «où tout est possible», le maire lean Doré a fait, hier en conférence de presse, un geste susceptible de permettre à la Ville de Montréal d'espérer encore récupérer, pour l'an prochain, le Grand Prix de formule l qu'elle a autorisé sur le Circuit Gilles-Villeneuve de I978à 1986.C'est pour éviter que la Brasserie Labatt ne demande en Cour supérieure une injonction, qui irait à rencontre du voeu de la Fédération internationale du sport automobile (FISA), que le maire de Montreal a annoncé qu'il ne cédera la piste de l'île Notre-Dame qu'au promoteur qui aura en main tous les droits pour organiser le G.P.Ainsi, la Ville a-t-elle choisi de ne pas recevoir l'offre d'organisation du G.P.que lui a faite le 13 juillet la société américaine Long-Dilamarter, non plus de permettre à la Brasserie Labatt d'exercer, sur cette offre, le droit de premier refus qu'elle lui avait consenti par contrat en 1982.La FISA exigeait que le G.P.soit libre de toutes «complexités légales» au 1er septembre pour maintenir au calendrier la date demandée par le Canada, jusqu'à hier.Labatt menaçait toujours d'intenter, mardi prochain, des poursuites légales si Montréal maintenait son intention d'en venir à une entente avec un autre promoteur.«Nous sommes heureux que le maire ait décidé d'obtempérer à ce qu'on lui demande depuis longtemps», a réagi, hier, Roger Dore, directeur des promotions et responsable du dossier chez Labatt.«Nous intensifierons dès maintenant nos négociations pour obtenir tous les droits internationaux du Grand Prix.Notre seule crainte vient de la FISA: la réponse de la Ville arrive peut-être 72 heures en retard, ils ( la FISA ) ont peut-être déjà rayé VOIR MONTREAL EN A 2 SUITE DES INFORMATIONS EN S 5 Coup d'Etat au Burundi m Une junte prend le pouvoir pendant que le président se trouvait à Québec d'après UPI.CP.AFP.AP cl Renier NAIROBI L'armée du Burundi a mené hier un coup d'Ltat contre le président |ean-Baptiste Baga/a pendant qu'il participait au Sommet de la francophonie a Quebec ci une junte militaire a été installée dans la capitale.Bujumbura.Selon la radio officielle de ce petit pays du centre de l'Afrique, captée à Nairobi, un «Comité militaire de salut public » a été constitue sous la direction du major Pierre Buyoya.responsable de la logistique au sein de l'elal-major de l'armée burundaise.Le message radio, lu en kirundi, la langue nationale du Burundi, a ajoute que le president Bagaza était de-pose et qu'un couvre-feu était ins-taure entre 19 h et 5h 30.Aucun affrontement n'a ensanglante ce coup d'Etat, selon des sources diplomatiques à Paris et a Bruxelles.Le colonel Bagaza, qui avait lui-même pris le pouvoir dans un coup d'État sans effusion de sang il y a onze ans, a quitté précipitamment le Sommet de la francophonie à Québec, hier matin, dés VOIR BURUNDI EN A 2 Joe Clark revient à la charge ANDRE PBPIN till hure,m Je La Presse QUEBEC Avec le départ précipité de la délégation du Burundi, l'épineuse question du non-respect des Droits de l'Homme continue de hanter le Sommet de la francophonie, même si elle n'est pas officiellement au programme des discussions.Amnistie internationale dénonce avec vigueur l'oppression qui sévit au Burundi.Les chefs des délégations devaient aborder la question au cours d'une mini-cfoisiére sur le Saint-Laurent hier, ont fait savoir les membres de l'organisation du Sommet, mais il n'a pas été possible d'obtenir un compte rendu de ce type d'échanges bilatéraux.C'est donc par un après-midi splendidc, dans le confort du brise-glaces John A.Mucdonald, que certains leaders ont pu convaincre leurs collègues de respecter les droits humains les plus fondamentaux.VOIR CLARK EN A 2 SUITE DES INFORMATIONS EN A 8 Le président du Liban, Amine Gemayei, s'est transformé en photographe amateur durant quelques minutes, hier, au grand amusement du premier ministre Brian Mulroney, durant la croisière sur le Saint-Laurent offerte aux délégations du Sommet de Ouébec.photo armano trottier u presse Amine Gemayei à La Presse: je respecte la position du Canada CILLES TOUPIN QUEBEC Le président du Liban, Amine Gemayei.est content de la tournure des événements au Sommet de Quebec.La résolution adoptée par les pays participants en assemblée générale mercredi, qui consacre la création d'un fonds de solidarité international pour la reconstruction de son pays dévasté par 12 ans de guerre, le comble d'aise.«Une assemblée qui répond aussitôt à l'appel du Liban, ca ne peut que renforcer le moral du peuple libanais, ça ne peut que le confirmer dans sa lutte pour son indépendance et sa souveraineté.Pour nous, l'important, sur le plan matériel, c'est d'obtenir ce fonds de solidarité.Mais plus important encore que le fonds lui-même, c'est la solidarité», a-t-il dit dans une entrevue qu'il a accordée hier à La Presse dans ses appartements du Château Frontenac.Vêtu d'un complet impeccablement taillé, le jeune président m'accueille d'une solide poignée de main et d'un «Comment ça va?» chaleureux et sans façon.Il est intrigué d'abord par les petits gadgets électroniques que je trimballe puis répond longuement et minutieusement à toutes mes questions pendant une bonne demi-heure.Il y a chez lui le diplomate déjà expérimenté qui commente avec grande prudence sa déception face au refus du Canada d'entériner la résolution sur le Moyen-Orient à cause de la présence du terme «autodétermination » du peuple palestinien dans la formulation de la résolution.« Nous aurions préféré avoir cette notion à l'unanimité, affirme le président libanais.Mais je respecte la position du Canada et je suis sûr que le Canada est beaucoup plus chaud que quiconque pour oeuvrer dans le sens de la paix au Moyen-Orient.|e suis sur que le moment venu, la contribution du Canada en faveur de la paix au Moyen-Orient sera substantielle, le respecte totalement la version donnée par le premier ministre Mulroney et par le ministre des Affaires extérieures qui sont des hommes de grande valeur.Leur point de vue est un point de vue d'hommes consequents avec eux-mêmes.C'est une attitude que le Canada prône depuis longtemps et je la respecte.» M.Gemayei dira que dans toute cette affaire la question débattue n'est pas vraiment une question de terminologie.«L'essentiel, précise-t-il, c'est la substance.C'est le problème de fond qui compte.Et je sais que sur le fond du problème, nous sommes d'accord avec le Canada.» Pour Amine Gemayei, la solution du problème palestinien ne peut se concevoir sans la participation de l'Organisation de libération de la Palestine.«Soyons franc et que ce soit clair», dira-t-il.«Le monde arabe a reconnu l'OLP comme représentante unique du peuple palestinien.Et ce peuple palestinien a montré à maintes reprises sa solidarité avec l'OLP qui devient le symbole de la lutte du peuple palestinien.Cependant, le moment venu, les Palestiniens pourraient eux-mêmes concevoir une certaine formule qui convienne à tout le monde.Parce que l'essentiel pour le peuple palestinien, ce n'est pas l'OLP en tant qu'institution mais c'est la paix en tant que finalité.L'OLP est une organisation qui a conscience de ses responsabilités.Le moment venu sa collaboration sera totale.» Pour le président Gemayei, les formules possibles sont nombreuses.Ce pourrait être, par exemple.VOIR GEMAYEL EN A 2 FRANCOPHONIE EN VISITE ¦'=== L intérêt local GILBERT BRUNIT du bureau de Lu Presse QUEBEC m u c i cl e il t 9 révélateur U hier au Som- ^SSejll met de TOU-\u2014ft^fe TE la francophonie du monde: après trois heures de délibérations u huis clos, sur la cooperation en matières d'agriculture, de communications ci- d'énergie, seulement deux des 40 gouvernements ont pu faire pari de leurs propres projets et points de vue.Le Canada cl le Quebec, par minisires sectoriels interposes, ont mis telle* llieill de temps a dire, dans les deux langues s'il vous plait, a quel point ils étaient «concrets», millions de dollars a l'appui et jusque dans le menu detail, que la salle de presse s'est vidée.Africains et Européens, par exemple, se sont lassés d'entendre questions et réponses d'intérêt strictement local.«A quel coin de rue de Québec sera situé l'Institut international de l'énergie, M.Ciaccia?» «Combien d'emplois seront crées ici?» La radio locale a contracté le virus fédéral : faire «concret» à tout prix.On est encore loin des preoccupations d'une vraie «Genève d'Amérique», pour reprendre l'expression du ministre québécois des Relations internationales, M.Cil Rémillard.Tant et si bien qu'il n'y avait plus personne dans la salle au moment où nul autre que l'ambassadeur de France.M.lacques Leprelte, president du Comité international du suivi (du Sommet de Paris) devait entrer en scène.Ne serait-ce que pour faire part des projets français et des autres pays d'Europe ou des autres continents.Car la Francophonie internationale, ce n'est pas qu'Ottawa et Québec s'entendent bien, cette fois.Ou que Québec cl Ottawa se chamaillent quant a la paternité de tel projet.Voir les choses ainsi, c'est le plus court chemin vers l'imparfait du subjonctif: les 38 autres délégations voteront-elles une autre fois la tenue d'un sommet, d'une conférence ou d'un congrès dans ce Canada-Québec qui affiche ainsi son horizon?Entre les questions pertinentes sur ce qui était alors VOIR INTÉRÊT EN A 2 M*.PLACEMENTS Consultez votre conseiller DEPOTS GARANTIS TRUST GENERAL \u2022 [CHUNK ?NOVEMBRE 1917 lOOOSelM Taux sujets à confirmation FONDS DE PLACEMENT \t3 ans'\t5 ans* Actions canadiennes\t22,4%\t22.5% ObKqàflohs\t16,4%\t16,3% Hypothèques\t13.9%\t14,4% Actions américaines\t30,9%\t Aucun» (fais d'ouverturt, de fermeture ou do transfert \u2022Ronflement annufl Mmposo du 31 |u«tet1994 lu 31 iuWI 1987 -'Rondement »nnu« ccipCtft du 3' iinliei 118?ou 31 luitiet 1987 BENEFICES PLUS 757% ¦ Le super-compte en ¦ raiu rl'intérèt croit i 10 000$ et plus -compte épargne-chèques dont le taux d'intérêt croit avec le solde! pour les personnes âgées de 60 ans et plus sur les certificats dépôts garantis 1 à 5 ans Laval, Place du Carrelour: 682-3200 Pointe-Claire, 955.boul.St-Jean: 694-5670 Ville Mont-Royal.Centre Rockland: 341-1414 Outremont, I, Vincent dïndy.739-3265 Mil/Place Ville-Marie, Galène des Boutiques 861-8383 Mtl/Unlvereity, 1100.University: 871-7200 Anjou, Place d'Aniou.355-4780 LaSalle, Carrefour Angngnon: 366-0730 Rive-Sud, Place Portobello: 466-2500 Hull, 120.Promenade du Portage 771-3227 A2« LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 4 SEPTEMBRE 1987 SUITE DE LA UNE MONTRÉAL Montréal renvoie les promoteurs du Grand Prix «négocier* le Canada du calendrier», a dit M.Doré.Selon Labatt, la F1SA devrait communiquer sa position ce matin, en provenance du G.P.d'Italie, a Moiizii.' En fait, la Ville soupçonne, depuis le 6 août, que Long-Dilamar-' ter n'a pas en main tous les droits nécessaires à l'organisation du G.P.Cette confirmation lui est venue de la Fédération canadienne^ FCSA), laquelle, après avoir déclaré nulle, le 17 juillet, l'exclusivité sportive territoriale qu'elle uvuit consentie à Labatt, s'est publiquement ravisée trois semaines plus tard.' Toutefois, incertaine des droits véritables de chacune des parties, lu Ville a choisi de se rendre à Paris, à la FISA même, le 21 août, pour tenter de tirer l'affaire au clair.À son retour, elle n'a pas bougé jusqu'à la menace de poursuite de Labatt et l'insistance de la FISA sur la date du 1er septembre.Hier, le maire s'est, à toutes fins utiles, retiré du dossier dans lequel il a été accusé, par Labatt, de favoritisme à l'endroit de Long-Dilamarter.L'administration Doré avait perdu la première manche, le printemps dernier, quand Labatt a eu gain de cause, en Cour supérieure, sur son droit exclusif à l'utilisation du Circuit Gilles-Villeneuve.«|e veux m'assurer que la Ville et su population ne soient pus les otages et, ultimement, les victimes des stratégies des promoteurs», a declare le muîre de Montreal.«Aujourd'hui (par ce geste de la Ville ), c'est aux parties qui y ont des intérêts corporatifs de s'entendre», a-t-il soutenu.Pour rassurer lu FISA, dont l'impatience a été signifiée à la Fédération canadienne au cours des derniers jours, le maire a écrit, iiier.a son secrétaire général a Paris, M.Yvon Leon, pour lui demander de maintenir le G .P.du Canada au calendrier 1988 jusqu'à l'assemblée annuelle de la FISA, au début d'octobre.Il y a dit espérer vivement qu'une solution soit trouvée d'ici In.Il est evident qu'a compter d'aujourd'hui, si la I ISA se rend à lu suggestion du maire.Long-Dilamarter, détenteur des droits commerciaux de lu FOCA (Association des constructeurs de formule 1 ).et Labatt, détenteur des droits sportifs de la FCSA.partent en chasse pour tenter de récupérer lu partie des droits qui leur échappe.Le maire Dore a fait état en conférence de presse de «multiples solutions possibles».À la suite d'une conversation téléphonique, vendredi dernier, avec le Britannique Bernie Ecclestone.président de la FOCA, le maire dit croire que «la situation peut se régler en 24 heures puisque toutes les parties impliquées seront à Monza, en fin de semaine pour le G.P.d'Italie».D'autre part, La Presse a appris, hier, que Labatt et le président de la FCSA, M.Roger Peart.n'avaient pas l'intention de s'y rendre et que lack Long, président de Long-Dilamarter, était toujours en Californie mais non disponible pour commenter la situation.«Si tous les intervenants dans ce dossier sont aussi intéressés à venir à Montréal, qu'ils le disent, fis vont trouver une solution entre eux», a convenu le maire.«Le public montréalais fait maintenant pression sur elles.» La première réaction du «pu-; blic » est venue, hier sur les ondes dé CKAC, du président de l'Association des hôteliers de Montréal.«Des Canadiens français qui ne sont pas capables de collaborer, 'c'est inconcevable», a dit M.Michel Tremblay.Mercredi, un photographe a capté le président François Mitterrand de France alors qu'il semblait prendre le ciel à témoin, par ce geste, des incertitudes de l'existence.Derrière lui, ironie du sort, se trouvait celui qui était alors président du Burundi, Jean-Baptiste Bagaza, renversé hier par un coup d'État.photolaserpc INTERET L'intérêt local une rumeur de coup d'Etat au Burundi (precipitant hier matin le départ de Quebec du président de ce pays ) et les propos racistes entendus depuis des semaines à la radio locale, le Canada-Québec se cherche.«Qu'ossa donne, la Francophonie?» demanderait Yvon Deschamps.Et quand viendrait le temps de le savoir, par l'entremise de l'ambassadeur Leprette par exemple, on ne serait plus là.On sait qu'Ottuwa injecte S 17 millions d «argent neuf» dans des projets destinés aux pays francophones.On sait que le projet québécois de créer et d'accueillir un Institut international de l'énergie, a été ratifié par les autres gouvernements.Mais pas ce que feront la France, la Belgique ou lu Tunisie.L'intérêt est local, exclusivement.Peut-être que l'erreur incombe aux organisateurs et hôtes.Canadiens et Québécois, qui s'approprient les micros avant de les céder aux invités.Tout de même, le point de vue de la France aurait pu être intéressant, au lendemain de l'annonce par le Canada qu'il efface les dettes de $ 324 millions de sept pays africains auprès du Trésor canadien.Un Marocain a relevé l'erreur de perspectives.À Mme Monique Landry et aux autres ministres fédéraux, il a demandé: «Vous ne trouvez pas que vos gestes, sympathiques par ailleurs, ont des allures de «boy scout» quand le fond du problème, c'est l'endettement ufricain de $ 1 000 milliards?» Évidemment, a rétorqué Mme Landry, mais nous croyons qu'avec des gestes concrets, comme l'élimination de dettes et des programmes multilatéraux en agriculture, nous sommes sur la bonne voie.Les uutres États créanciers em-boiteront-ils le pas?M.Leprette n'a pas pu dire ce que lui, son gouvernement ou les autres «non-canadiens-non-québécois» en pensaient.L'accent local avait encore une fois prévalu.LA METEO\t\t\t\t\t\t Québec\tM,n\tM».\tAujourd'hui\tÉtats-Unis\t\t Abttibi\t0\t18\tEnsol.nua.\tMm.Mu.\tMin.\tMai.-.Outaouais\t2\t20\tEnsoleillé\tBoston \u2014 \u2014 N.-Ortèans\t\u2014\t_ .Laurentides\t0\t18\tEnsoleille\tBuffalo \u2014 \u2014 Pittsburgh\t\u2014\t_ .Cantons de l'Est\t0\t18\tEnsol., nua.\tChicago \u2014 \u2014 S.Francisco\t\u2014\t\u2014 ¦ 'Maurice\t0\t18\tEnsol., nua.\tMiami - \u2014 Washington\t\u2014\t Québec\t0\t18\tEnsol.nua.\tNew York - \u2014 Dallas\t\u2014\t\u2014 < Lac-Saint-Jean\t0\t17\tEnsol., nua\t\t\t Rimouski \u2022 Gaspésie \u2022 ,Baie-Comeau\t4 4 3\tIS 15 14\tEnsol., nua Ensol., nua.Ensol., nua\tles capitales\tMm.\tMil.Sept-Hes\t3\t14\tEnsol, nua\tMin.Mu.Amsterdam 14 23 Madrid\t\t ; Canada\tMm.\tMai.\tAuiouid nu'\tAthènes 20 32 Moscou Acapuieo 26 34 Mexico\t14\t25 Victoria\t\u2014\t_\t\tBerlin \u2014 ' \u2014 Oslo\t7\t21 Edmonton\t\u2014\t_\t\tBruxelles 14 24 Paris\t19\t27 \"'Regina\t\t_\t\tBuenos Aires 7 19 Rome\t21\t33 Winnipeg\t\u2014\t\u2014\t\tCopenhague 10 21 Séoul\t22\t26 Toronto\t\u2014\t_\t\tGenève.16 25 Stockholm\t9\t16 \" Fredericton\t\t_\t\tHong Kong 27 30 Tokyo\t21\t24 ¦ Halifax\t_\t_\t\tLe Caire \u2014 \u2014 Trinidad\t25\t34 ; ' Chariottetov.'n\t_\t_\t\tLisbonne 18 26 Vienne\t15\t25 Saint-Jean\t\t\u2014\t\tLondres 17 22\t\t La Quotidienne ' Tirage d'hier a trois chiffres 169 à quatre chiffres 1738 \u2014»-*- 36-5-01 Vendredi 4 septembre 1987 BURUNDI Coup d'Etat au Burundi les premières rumeurs de son renversement.Il s'est rendu à New York pour prendre un Concorde d'Air France en direction de Paris où il est arrivé hier soir.Il n'a Tait aucune déclaration aux journalistes à son urrivée à l'aéroport Charles de Gaulle, où il a été accueilli par des membres de l'ambassade du Burundi en France et par des fonctionnaires du ministère français de la Coopération.On se demandait hier soir si le colonel Bagaza allait tenter de regagner son pays.Selon une source proche de l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, il aurait réservé une place sur le vol 483 d'Air France à destination de Bujumbura qui devait quitter Paris à 3 h du matin aujourd'hui.Un communiqué de la nouvelle junte a annoncé que les voies de communication et les aéroports étaient fermés au Burundi, ainsi que les frontières.Les communications téléphoniques et télex avec le Burundi ont également été interrompues hier.Formulé en 13 points, le communiqué a annoncé: ¦ la déposition du président Bagaza de ses fonctions de chef de l'État, de président du parti unique UPRONA (Union pour le progrès national ) et de chef suprême des armées ; ¦ la suspension de lu constitution ; ¦ la dissolution du comité central du parti UPRONA ; ¦ la destitution du gouvernement du président Bagaza; ¦ la dissolution de l'Assemblée nationale; ¦ l'institution d'un Comité militaire de salut national dirigé par le major Pierre Buyoya.Le communiqué a également appelé au calme la population, l'invitant à veiller à sa sécurité.Les directeurs généraux de l'administration, toujours selon les termes de ce communiqué, continueront à régler les affaires courantes, tandis que les gouverneurs de province et administrateurs communaux continueront à assumer leurs fonctions.Les fonctionnaires et agents des services publics et privés ont été invités à «vaquer» comme à l'accoutumée à leurs fonctions.Enfin, le communiqué a souligné que les relations et accords qui lient le Burundi aux autres pays, particulièrement les pays voisins, continueront d'être respectés.En début d'après-midi hier, une compagnie d'infanterie, appuyée par deux blindés légers, a fait évacuer sans difficulté la présidence de la république.Dans le même temps, deux banques du centre de la capitale ont été occupées par l'armée, tandis que des patrouilles militaires circulaient dans les principales artères.Tous les accès à Bujumbura ont également été interdits par l'armée.Le nouvel homme fort du pays, le major Pierre Buyoya, proche du président destitué, membre comme lui de l'ethnie Tutsie et originaire de la même région, jouit d'une grande popularité parmi les jeunes officiers burundais.L'armée burundaise est constituée dans sa très grande majorité de Tutsis, appartenant à l'ethnie minoritaire au pouvoir au Burundi.Plus de 80 p.cent de la population burundaise appartient à l'ethnie Hutu, qui a été durement éprouvée en 1972-73 dans une tentative de renversement du gouvernement (plus de 100 000 morts).Si Bagaza, 41 ans, est considéré par les diplomates en poste au Burundi comme l'artisan de la paix entre sa propre ethnie et les Munis majoritaires, longtemps maintenus dans une forme d'assujettissement féodal par les Tutsis.Il avait récemment commencé a introduire des Hutus dans l'administration et l'armée.Le coup d'État d'hier est vu par certains observateurs comme une réaction de la vieille garde des Tutsis craignant de perdre leurs privilèges.Au cours des dernières années, le gouvernement de Bagaza est entré dans un conflit de plus en plus grave avec l'Église catholique, dont plus de la moitié de la population se réclame.La plupart des missionnaires étrangers ont été interdits.Certaines activités religieuses et de nombreux groupes religieux ont été déclarés illégaux ou restreints, et les messes ont été interdites les jours de travail.Le Burundi, petit pays de 4,6 millions d'habitants, densément peuplé et situé au coeur de l'Afrique, est bordé à l'est par la Tanzanie, par le Zaïre à l'ouest, par le Rwanda au nord et par le lac Tanganyika.Le Burundi a été administré par l'Allemagne avant la Première Guerre mondiale puis est devenu colonie belge, jusqu'à l'indépendance, en 1962.La France est le pays qui fournit l'aide bilatérale la plus importante au Burundi, mais ce pays a développé des liens de plus en plus importants avec l'Union soviétique et la Chine et est en train de s'ouvrira la Libye.CEMAYEL Amine Oemayel à La Presse:, je respecte la position du Canada celle d'une délégation arabe unifiée qui inclurait l'OLP («pour certains qui cherchent à noyer le poisson peut-être», commente-t-il ) ou autre chose encore.Là où Amine Gemayel s'enflamme vraiment, c'est lorsqu'on lui parle de la situation intérieure libanaise et de la reconstruction du pays.Dans ce dernier cas \u2014 et c'est le message qu'il est venu lancer à Québec \u2014 il affirme qu'il ne serait pas difficile de reconstruire le Liban.«L'essentiel, dit-il, c'est un minimum de concensus à l'intérieur et qu'on nous laisse la paix de l'extérieur pour mettre un point \u2022final à la destruction et commencer le processus de reconstruction.» Une question de gros sous?Non, affirme-t-il.«Étant donné que le Liban est très petit, le processus de reconstruction demande une somme qui est très facile à collecter et qui permettrait la reconstruction de notre infrastructure.» «D'autant plus, explique-t-il, que l'économie libanaise, bien que très affectée, est toujours debout; elle est toujours accrochée à ses principes.Malgré tout ce qui se passe, nous sommes toujours accrochés au système économique libéral; nous sommes accrochés au libre-échange, nous sommes accrochés à la démocratie, etc.Sur le plan de notre potentiel économique, je ne vous cache pas que je ne crains pas beaucoup l'avenir parce que nous détenons toujours \u2014 et c'est pour nous considéré comme intouchable \u2014 une réserve d'or qui est substantielle et qui est la couverture de notre monnaie nationale.Quand viendra le temps de la reconstruction, cet or viendra garantir l'effort de reconstruction économique.» L'un des grands thèmes qui entaille sans cesse les propos du président Gemayel est celui de l'ingérence étrangère au Liban.Lors de son discours de mercredi, il a demandé le retrait de toutes les forces étrangères du Liban.Hier, il a expliqué à La Presse «qu'à chaque fois que le peuple libanais arrivait à une ligne rouge où le danger était vraiment mortel, le peuple se ressaisissait et les leaders de même».Donnant l'exemple, entre autres, de la Conférence de réconciliation de Genève, M.Gemayel explique qu'à chaque fois qu'une entente inter-libanaise se fait autour d'un projet politique, «des événements extérieurs» viennent torpiller «les tentatives de dialogue, de réconciliation et de solution ».Autre «mal du siècle», selon M.Gemayel, qui n'arrange pas les choses: la montée de l'intégrisme islamique.Mais «cette flambée de l'intégrisme, dit-il, cette résurgence de certaines causes nationales ou internationales, ce malaise social» est vrai au Liban mais est aussi vrai en dehors du Liban.«N'oubliez pas aujourd'hui, poursuit-il, que l'Europe est malade.L'homme malade se trouve un peu partout.(.) A un moment donné, on s'accrochait a des slogans; on parlait de la démocratie, de la liberté.Aujourd'hui parler de la démocratie et de la liberté, ça n'a plus de prise.Ce sont des notions qui deviennent tellement élémentaires que les gens ne s'y arrêtent plus.» Et la francophonie libanaise dans tout cela?«L'état de santé de la francophonie libanaise, répond le président, est à l'instar de l'état de santé du peuple libanais.La francophonie au Liban est partie intégrante du système culturel pédagogique.Lorsque le système pédagogique et culturel est en bonne santé, la francophonie, comme l'anglophonie, comme les langues étrangères au Liban, sont en bonne santé.» 11 y a chez Amine Gemayel un chercheur, un penseur, un humaniste, un homme intime en retrait de la scène.Lorsque je lui demande, lui qui a connu comme tant d'autres Libanais des drames personnels douloureux, s'il n'aurait pas aimé un autre genre de vie, il s'exclame: «Évidemment, je suis humain! Et la vie que je mène est une vie inhumaine.Ce n'est pas une vie normale pour quelqu'un de mon âge et de ma situation.Mon ambition au départ, était de me lancer dans la recherche et dans des projets de sciences humaines, de sciences sociales.J'ai mis en place toute une structure dans ce domaine avant les présidentielles.J'avais fondé ce qu'on appelle La Maison du futur qui est l'une des plus importantes institutions de recherche quant aux sciences humaines et politiques dans la région.C'est devenu un centre de référence au Moyen-Orient.Mais la politique, mes responsabilités, mes engagements nationaux m'empêchent de trop m'occuper de ce côté-là.N'empêche que c'est mon ambition et peut-être que 1988 me fournira une occasion de parfaire cette vocation.» CLARK Clark revient a la charge C'est toujours avec une grande prudence que les leaders abordent cette question très émotive puisqu'il est question de torture, d'emprisonnement, de disparitions, d'exécutions.Le secrétaire d'Etat aux Affaires extérieures, M.Joe Clark, tout en admettant que ce problème existe effectivement dans de nombreux pays du monde, a soutenu qu'il faudra plusieurs années de cohabitation, au sein de la francophonie, pour que les pays épris de justice puissent réussir à convaincre les autres de changer d'attitude.Les pays de la fragile francophonie sont souverains et il serait téméraire, soutient M.Clark, de leur dire quoi faire en ce domaine.L'intérêt pour la question des Droits de l'Homme a été ravivée hier matin par l'annonce d'un coup d'État au Burundi, petit pays africain participant au Sommet.Un petit groupe de manifestants, originaires de ce pays, avaient dénoncé la veille l'oppression qui sévit dans leur pays.La délégation a quitté Québec en toute hâte, sans dire où elle allait.L'ambassadeur du Canada en France, M.Lucien Bouchard, a simplement indiqué que le chef de la délégation devait de toutes façons quitter Québec hier pour New York.Il disait tenir ces informations du ministre des Affaires extérieures du Burundi qu'il venait tout juste de rencontrer dans un couloir.Plusieurs délégations participant à ce genre d'événement n'annoncent leur participation que quelques heures avant l'ouverture officielle, justement parce qu'elles craignent des coups d'État durant leur absence, a dit hier un membre de l'organisation du Sommet.Dans les coulisses, l'état de la situation dans différents pays de la francophonie est abondamment discutée.Amnistie internationale a saisi l'occasion pour dénoncer des conditions qui persistent, principalement dans les pays en voie de développement.Après les manifestations du premier jour, la section canadienne d'Amnistie internationale a retenu l'attention hier en installant, à proximité du Château Frontenac, une «cage de planches» dans laquelle s'enfermeront à tour de rôle, durant 24 heures, différentes personnalités québécoises.Appelée «Vigile de solidarité», cette activité se tient derrière la cathédrale anglicane Holy Trinity donnant sur la Place d'Armes.Dans l'église se relaient également des groupes qui prient pour la justice.Par ce geste symbolique.Amnistie internationale veut dire au monde entier que «dans plus de 30 pays où l'on parle le français, on risque la prison, les sévices et la mort, simplement en exprimant à haute voix ce que l'on pense».Parmi les personnalités qui participent à cette vigile, on note lu présence du peintre Armand Vaillancourt, du chef Huron Max Gros-Louis, du politicien et poète Gérald Godin.Le maire de Val d'Or ne veut pas que I ' Abitibi devienne un «dépotoir» ua LIUESQUE de la Presse Canadienne 285-7111 LES *Nf40NGES CUSStES ¦ Si le maire de Val d'Or proteste contre la construction dans la ville voisine de Scnneterre d'une usine de destruction des BPC, c'est qu'il refuse que toute l'Abitibi devienne «le dépotoir national » du Québec et de l'Ontario.En entrevue avec la Presse Canadienne, le maire André Pelletier a explicité son refus et les raisons qui l'ont poussé à faire parvenir un télégramme au ministre de l'Environnement Clifford\"Lincoln.Le maire rencontrera d'ailleurs le ministre jeudi prochain, à Québec, peut-être même en compagnie d'autres citoyens et représentants de la région de l'Abitibi.Le maire de Val d'Or affirme ne pas être le seul a craindre l'arrivée des BPC dans la ville voisine de Senneterre.Le maire de Rouyn-Noranda, semble-t-il, doit faire connaître son opinion dans les prochains jours.Pour le maire Pelletier, le problème n'est pas local mais régional.« Les gens se remettent encore du coup de massue reçu vendredi dernier (annonce publique de la construction de l'usine par Sani-van).Mais ils se mobilisent actuellement.Des citoyens vien* nent nous voir, inquiets.» Les BPC seront acheminés par camion ou par train à Senneterre, mais c'est toute la région qui va y perdre, soutient le maire Pelletier.«Qn vient de mettre.de l'argent dans une campagne touristique; on veut convaincre les gens de venir ici.Avec les BPC, on va devenir le dépotoir national de tout le pays.» Il craint surtout les accidents écologiques pendant le transport des BPC, même si Sanivan assure que toutes les précautions ont été-prises pour que le transfert reste sécuritaire.Si les BPC arrivent d'Ontario, par exemple, ils passeront d'abord par Val d'Or avant d'être acheminés à Senneterre.Val d'Or est situé à environ 50 kilomètres au sua-ouest de Senneterre.Se faire entendre Le maire de Val d'Oise défend de vouloir jouer les trouble-féte.«On ne veut pas tirer des barrières devant le projet; on veut un moratoire; on veut arrêter le processus.On veut que toute la région puisse se faire entendre.» Et il veut qu'elle se fasse entendre avant que l'entrepôt et l'usine de destruction ne soient construits, «avant qu'on ait des tonnes et des pyramides de BPC».M.Pelletier note que le ministère de l'Environnement s'est montrébien silencieux dans le dossier.Ce n'est ni le ministère ni le Bureau des audiences publiques ( BAPE ) qui a informé la population de Senneterre et l'a convaincue d'accepter l'usine, c'est plutôt Sanivan «qui a fait du marketing pour mousser l'idée» de construire l'usine, insiste le maire de Val d'Or.Personne n'en veut Pour appuyer ses protestations, le maire Pelletier fait valoir que seule Senneterre a accepté d'accueillir une telle usine.«Ils sont les seuls à avoir accepté ça.Personne n'en voulait ailleurs.Pourquoi nous ?Pourquoi transporter les BPC à 300 ou 400 milles au nord de la province quand le transport coûte si cher?Des BPC, on n'en produit pas nous; pourquoi nous envoyer ceux des autre-s?»,interroge-t-il à voix haute.Néanmoins, le maire de Val d'Or comprend la situation économique délicate de Senneterre, marquée par le chômage, et qui se voit soudainement garantir 20 emplois.«Mais ils perdront ds emplois dans le futur, dans le tourisme.Lés maisons vont perdre de la valeur.Pas un chat ne va vouloir investir chez nous, ni venir en visite, si on est réputé comme un dépotoir national.» Le maire Pelletier s'inquiète aussi parce que l'entrepôt et l'usine de destruction ne serviront pas qu'à détruire des BPC.Potentiellement, ils pourront emmagasiner et incinérer n'importe quel déchet toxique.Le ministère de l'Environnement prévoit que .les BPC devraient être éliminés en 10 ans.Le maire de Val d'Or s'en soucie encore plus.«On a déjà .un écosystème fragile ici et des problèmes environnementaux avec les mines, pourquoi ça en plus£» L,a riitfciic, MON 1 lifcAL, VfcNÛRcùl h àcr icrtbftfc làt>7 \u2022AO La Montréal demande à Ottawa de créer un Conseil des aéroports WON I ¦¦ROB ¦ Les premiers intéressés par le dévelopement du transport aérien, dans la grande région montréalaise, qui oeuvrent dans les affaires et dans la politique municipale, souhaitent prendre au plus tôt la gestion de l'aéroport international de Montréal.Par la voix de leur porte-parole, le maire de Montréal, Jean Doré, ils l'ont fait savoir au gouvernement fédéral, en suggérant la création d'un Conseil des aéroports de Montréal.Ils estiment que ce dossier, loin d'être au point mort, suit normalement son cours.Mais pour eux, pas question de brûler les étapes.Ils reconnaissent que certains aspects du plan de relance, annoncé en décembre dernier, ne se sont pas concrétisés.Plusieurs d'entre eux ont dit hier à La Presse que l'important est que le processus ait été bien engagé.Surtout depuis qu'en avril, le ministre des Transports, M.)ohn Crosbie.a rendu publique sa nouvelle politique de gestion locale ou régionale des aéroports.Depuis, ces premiers intéressés estiment avoir fait leur devoir correctement.Ainsi, le 10 juillet, leur porte-parole, le maire Doré, faisait parvenir au ministre Crosbie une « proposition pour l'amorce des négociations en vue de la prise en charge de la gestion des aéroports de Montréal ».Une réponse ministérielle est attendue dans les prochains jours, à temps pour la rencontre du Comité de concertation de la région de Montréal, le 17 septembre.La gestion des aménagements aéroportuaires serait du ressort des intervenants de la grande région de Montréal La Presse a obtenu copie du document qui, essentiellement, suggère la création d'un Conseil des aéroports de Montréal « afin de mener à bien, le plus rapidement possible, le processus de cession des aéroports et leur prise en charge par le milieu ».Ce Conseil des aéroports de Montréal étant, indique en substance le document, un outil plus satisfaisant qu'un conseil économique de développement pour mener à bien le transfert, d'Ottawa à Montréal, des activités aéroportuaires montréalaises.Le Conseil proposé serait composé de sept membres, gens d'affaires de haut calibre n'ayant pas été associés publiquement à des positions pro-Dorval ou pro-Mirabel.Plus important encore, ces personnes ne seraient ni des élus ni des personnes rattachées de façon notoire à des partis ou à des organisations politiques.L'un des membres de l'éventuel Conseil des aéroports viendrait de Laval, un autre de la région Nord de l'archipel de Montréal, un autre de la Rive-Sud et, finalement, quatre proviendraient de l'ile de Montréal même.Un budget annuel de $400 000, assumé entièrement par Ottawa, permettrait à l'organisme de s'acquitter de sa tâche.Le mandat premier du Conseil, tel que suggéré au ministre Crosbie, serait de préparer la mise en place administrative et juridique de la future Société des aéroports de Montréal qui, elle, gérerait l'Aéroport international de Montréal et ses deux aérogares situées à Dorval et à Mirabel, une fois la cession complétée.Pour en arriver là, le Conseil des aéroports de Montréal devrait travailler en collaboration avec Transport Canada, de qui relèvent encore les aéroports.Il s'agirait d'assurer notamment l'organisation future de la navigation aérienne, de la sécurité et de la réglcmcntaion.De plus, ce Conseil aurait à préparer les cadres de fonctionnement de la future Société des aéroports de Montréal dans les domaines de la promotion, du marketing, de la gestion immobilière, de l'accueil, du développement, etc.Le Conseil des aéroports serait finalement le porte-parole de la région de Montréal auprès du ministre fédéral des Transports et devrait faire rapport de l'évolution du dossier à tous les intéressés de la région, hommes d'affaires, transporteurs, administrateurs municipaux, etc.Ces derniers insistent pour que le Conseil envisagé soit plus qu'un simple comité consultatif.« Il devrait permettre d'assurer la transition entre la gestion ministérielle actuelle, y lit-on, et la gestion corporative autonome préconisée à brève échéance.» Enfin, le document fixe les bases des négociations en vue de la cession de la gestion des aéroports à la future Société des aéroports de Montréal.Ainsi, étant donné que les contribuables ont, par leurs impôts, déjà payé les infrastructures actuelles, il ne saurait être question qu'ils les paient de nouveau.Conséquemment, le gouvernement central ne devrait pas s'attendre, contrairement à la politique rendue publique en avril dernier, d'obtenir une compensation raisonnable autre que symbolique, pour le transfert des actifs d'une administration publique à une autre administration également publique.Le groupe de pression estime aussi que de sérieux pourparlers devront être entrepris avec Transport Canada pour une meilleure répartition des revenus de la taxe sur le transport aérien \u2014 appelée communément taxe d'aéroport.En effet, dans les plans de Transport Canada, les fruits de cette taxe doivent lui revenir entièrement.Ce que contestent les auteurs du document, parce qu'à leurs yeux, c'est là la principale source de revenus d'un aéroport comme celui de Dorval, par exemple.Finalement, ces gens, de la grande région de Montréal \u2014 qui va de Saint-|can jusqu'aux Laurcn-tides \u2014 souhaitent que le mandat des membres du Conseil des aéroports, un organisme par nature temporaire, soit d'un an et qu'il soit renouvelable, au besoin, pour une autre année.Mais ils insistent pour que la Société des aéroports de Montréal soit créée en moins de 18 mois, c'est à dire avant que le mandat du gouvernement Mulroney ne prenne fin.il n'est plus obligatoire d'habiter Montréal pour devenir fonctionnaire ¦WARM ¦ La Ville de Montréal compte embaucher quelque 2 000 employés d'ici 1990 pour remplacer ceux qui prendront leur retraite.Mais ce ne sera plus nécessairement des Montréalais qui obtiendront ces postes.Ln effet, il n'est plus obligatoire de résider dans la ville de Montréal pour obtenir un poste d'employé municipal, ou une promotion comme cadre de direction.C'est par une simple note de service en date du 22 juin dernier (et non par une décision du comité exécutif), que le secrétariat général révoque ainsi une mesure en vigueur depuis 1982, stipulant que tout nouvel employé, sauf les cols bleus et pompiers, devait habiter Montréal.La Ville compte 12 000 employés.La Communauté urbaine de Montréal avait les mêmes exigences vis-à-vis ses employés qui devaient résider dans le territoire de la CUM.Elle vient, elle aussi, de révoquer cette exigence, par une décision de son comité exécutif prise le 27 août.Elle pouvait difficilement y contraindre d'autres employés après avoir consenti à la Fraternité des policiers l'abolition de cette «clause de résidence» dans leur nouvelle convention.Mais pourquoi cette volte-face?Il semble qu'elle soit due à des pressions tant syndicales que morales.Aucun document écrit n'est disponible à la Ville pour éclairer cette décision.Le comité exécutif de Montréal s'est inspiré d'un document confidentiel quand il a «traité du dossier» le 10 juin dernier, indique-t-on.Pour sa part, l'assistant directeur affecté aux ressources humaines de la municipalité, l'explique par des raisons techniques et par crainte de contestations juridiques face à la charte canadienne des droits.M.Yves Provost signale qu'on élargit ainsi le bassin de recrutement du personnel, facilitant d'autant l'embauche dans des fonctions spécialisées.Et cette ouverture irait de pair avec les programmes d'accès à l'égalité de la Ville.À sa connaissance, la clause de résidence ne posait pas vraiment de problème et n'avait pas subi l'épreuve des tribunaux.Mais ce type de mesures restrictives lui parait de plus en plus contesté.À la CUM.le responsable des ressources humaines, M.Serge Beauregard, estime que l'obligation de résider dans le territoire de la CUM (en vigueur depuis trois ans), était perçue comme une mesure irritante.Et elle entraînait parfois des situations pénibles (mari et femme pouvant être soumis à une clause de résidence de la part de leur employeur respectif).Lui aussi croit qu'il pouvait y avoir là matière à contestation juridique.Il y a bien eu un grief porté en arbitrage, mais l'arbitre avait refusé de trancher.Et la CUM avait une requête pendante en Cour d'appel.Pourquoi la Ville avait-elle décidé, en 1982, de restreindre l'embauche aux résidants de Montréal?(Tout nouveau fonctionnaire devait résider à Montréal et s'engageait à y demeurer pour la durée de son emploi.Ce qui n'empêchait pas l'embauche d'un «extra-territorial» dans une fonction donnée, mais il devait devenir Montréalais dans un délai fixé.) «Afin que les fonctionnaires municipaux connaissent de l'intérieur, pour ainsi dire, les conditions de vie et les problèmes de ceux qu'ils sont appelés à servir», rappelle M.Yvon Lamarre qui était alors président du comité exécutif.On s'assurait du même coup que les taxes des Montréalais, versées en salaires à leurs fonctionnaires, entraînaient des retombées économiques dans la ville même.Ça s'inscrivait dans la foulée de l'Opération 20 000 logements, du retour en ville.«On s'était rendu compte que près de 60 p.cent des cadres supérieurs et des cols blancs habitaient à l'extérieur de Montréal, rappelle M.Yvon Lamarre.On expédiait alors plus de $30 millions au dehors de la ville, en salaires.«On pensait que ceux qui ont à administrer les services de la ville devaient au moins y résider.Cela n'en fait pas de meilleurs employés pour autant, mais ils sont sûrement plus portés à améliorer lcs_ services puisqu'ils les utilisent.» Le promoteur de l'îlot Overdale présente son projet MADELEINE BERTHAULT ¦ C'était hier hier la première de deux assemblées spéciales de la Commission de l'aménagement, de l'habitation et des travaux publics de la ville de Montréal, portant sur le vaste projet résidentiel appelé Galleria Dorchester et situé dans l'ilôt Overdale formé par les rues Dorchester, Mackay, Overdale et Lucien-L'Allier.La première intervention était celle de M.John Gardiner, conseiller, membre du comité exécutif de Montréal et responsable de l'habitation.M.Gardiner a fait état des préoccupations de la ville pour l'aménagement harmonieux du centre-ville tout en reconnaissant qu'actuellement Montréal n'a pas grand pouvoir face aux promotteurs si ce n'est la persuasion et la négociation.« On veut encourager la vocation résidentielle du centre-ville pour que celui-ci ne soit pas uniquement un secteur commercial.Il faut donc accroître le nombre de logements en utilisant des terrains vagues.Mais tout citoyen, - riche ou pauvre doit pouvoir y habiter et à plus forte raison y pester s'ils y sont^déjà ».Puis M.Robert Landau, promoteur du projet, est venu présenter la Galleria Dorchester et ses jardins: un projet exceptionnellement bien équilibré qui sera un atout non négligeable pour Montréal y amenant quelque 700 familles, des investissements importants et dont l'impôt foncier amènera environ trois à cinq millions de dollars par année dans les coffres de la ville.M.Landau a aussi souligné que des modifications avaient été apportées au projet pour y intégrer certaines maisons de pierres grises qui seront restaurées, dont la maison Hyppolite Lafontaine, la maison voisine et quatre autres.De plus, soulignant que les promoteurs n'y étaient nullement obligés, M.Landau a rappelé qu'à la suite des négociations avec la ville, les promoteurs avaient accepté de construire 67 unités de logement pour les locataires touches par le développement.M.Landau a dit espérer que « nos efforts auront un effet d'entraîné-ment sur nos voisins et servira d'exemple dans d'autres développements ».Mercredi prochain, ce sera au tour des personnes et groupes intéressés à soumettre leur opinion devant la commission.PHOTO PAUL-HENRI TALBOT.Il Presse De couleurs vives et plus large qu'un banc de parc, le « vagabanc » est muni d'un double dossier, l'un fixe, l'autre mobile.Quand on en relève la partie mobile, deux pattes escamotables soutiennent ce qui devient le toit.La partie arrière du dossier, incurvée, est aussi à l'épreuve des intempéries.La Ville ne compte pas installer des « vagabancs » pour aider les sans-abri Un prototype de ce banc-lit de $600 pourrait être expérimenté à Montréal ¦ 11 n'est pas question, à ce moment-ci, que la Ville de Montréal assure la multiplication du « vagabanc » imaginé par un groupe d'étudiants de l'Université de Montréal, Habritus, pour adoucir la vie des vagabonds et errants urbains.Tout au plus, les autorités municipales pourraient-elles autoriser l'installation temporaire du prototype pour faire l'expérimentation de ce banc-lit conçu à l'intention de ceux qui préfèrent dormir dehors.11 est muni d'un double dossier dont une partie se relève pour former un toit au-dessus du dormeur.De plus, précise M.John Gardiner, aucune décision n'a encore été prise au comité exécutif de la Ville, qui veut d'abord faire l'évaluation de ce projet avant de donner son aval.M.Gardiner est responsable au comité exécutif du dossier habitation, d'où son intérêt pour les sans-abri.« Il est noble d'étudier ces questions, cela vaut probablement la peine d'expérimenter ce banc, mais c'est d'abord au comité exécutif de l'évaluer, poursuit-il.Et si nous autorisons son installation, ce sera d'abord sur une base temporaire, à titre de projet-pilote.» Malgré l'intérêt qu'il suscite, ni la municipalité, ni les milieux spécialisés auprès des itinérants, ni même ses concepteurs ne le regardent comme une solution véritable aux problèmes des sans-abri.Mme Claudette Godley, présidente du Réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes ( une trentaine d'organismes), se montre sévère devant ce projet,' estimant que l'argent dépensé aurait pu, l'être à meilleur escient.Habritus, formé de sept étudiants en architecture de l'U.de M., a bénéficié d'une subvention de $10 000 de la Société d'habitation du Québec, dans le cadre de l'Année internationale des sans-abri.(Le banc seul coûte environ $600.) « Notre objectif, c'est de loger les gens.Et un banc, ce n'est pas une forme de logement », affirme Mme Godley qui présidait le comité des sans-abri de la Ville et est maintenant membre du comité consultatif qui en a découlé.« C'est un véritable gaspillage d'argent puisque cette même somme aurait pu servir à loger et nourrir des gens, transformer une chambre conformément aux normes d'habitation ou même embaucher une animatrice », assure-t-elle.Tout en convenant qu'il s'agit d'une initiative intéressante de la part d'étudiants, elle voit le « vagabanc » plutôt comme un gadget.«Quand furent lancées les petites cabanes portatives en Californie, on savait qu'à Montréal nai trait quelque chose de semblable.» \u2022Leur maison, c'est la rue» Isabelle Laliberté, membre d'Habritus, assure que le groupe est bien conscient que le « vagabanc» n'est pas la solution idéale au problème des itinérants et qu'il ne contribue pas à leur réinsertion sociale, pas plus qu'il ne les nourrit.« Pour notre part, nous nous intéressons aux vagabonds, à ceux qui ne veulent pas être logés, ni réintégrés.Pour ceux-là, leur maison, c'est la rue.» Le groupe s'initie depuis janvier à cette responsabilité sociale, visitant des centres, organisant des conférences, dépistant des errants.Habritus a même aménage une sorte de terrasse à l'intention des errants qui sont ancrés dans un parterre de la rue Sainte-Catherine, angle Saint-Hubert, rappellent ses collègues |ean-François Beyries et Richard Chang: des tables, des chaises, des crochets réalisés avec des matériaux de récupération, ont fait le bonheur des vagabonds pendant quelques jours.jusqu'à ce que la municipalité élimine cette terrasse clandestine.« Cette fois, nous demandons la permission à la Ville avant d'installer notre banc », expliquent-ils.Ils comptent avoir l'autorisation de le mettre en place dans les prochains jours.Ces étudiants, maintenant en deuxième année d'architecture, se préoccupent des « espaces récupérables» en ville: des petits coins oubliés, affectionnés par les vagabonds qui s'en font un chez-soi.D'où l'intérêt d'Habritus d'y aménager des commodités à leur intention.Le «vagabanc» n'est qu'un début.Moyen de sensibilisation M.|in-Bak Pyun, surintendant de l'habitation à la Ville, chargé de ce dossier, estime lui aussi qu'il ne s'agit pas d'une solution « profonde », la municipalité cherchant avant tout à donner des logis aux itinérants.« Mais l'idée peut être intéressante comme équipement d'appoint puisque plusieurs errants dorment déjà sur des bancs.Et ce peut être un moyen de sensibiliser le public au problème.» Aussi est-ce à titre expérimental que M.Pyun cherche un terrain municipal ou privé, sur le circuit habituel des vagabonds, où installer le banc-lit.L'endroit n'est pas encore déterminé mais les étudiants s'engagent à y effectuer une surveillance discrète, nuit et joui).Neuf Hell's se reconnaissent coupables de complicité ¦ Neuf membres des Hell's An-gels se sont reconnus coupables de complicité après le fait, hier, après que la Couronne eut laissé tomber des accusations de meurtre au premier degré portées contre eux, relativement à la mort de cinq Hell's Angels de Laval tués le 24 mars 1985, à Lennoxville.Un dixième motard a été relevé de toute accusation et a repris le chemin de la liberté.Les représentations pour sentences ont immédiatement eu lieu, devant le juge André Biron, de la Cour supérieure, qui rendra sa décision mercredi, après avoir pris connaissance des dossiers et des antécédents judiciaires de chacun d'eux.Au nom de la défense.Me Léo-René Maranda, y est allé de ses suggestions sur les sentences, suggestions auxquelles ne s'est pas opposé le procureur de la Couronne, Me René Domingue.Ce dernier a félicité son collègue de la défense d'avoir fait montre d'une grande objectivité.Me Maranda a suggéré une peine de deux ans pour David Rouleau, Yvon Rodrigue et Guy Bro-chu; trois ans pour Charles Fil-teau et |ean-Marcel Desloges; quatre ans pour Jacques Filteau, Louis Lapierre et Guy Rodrigue; et neuf ans, pour Patrick Guerrier.Ce dernier, qui fait partie du chapitre d'Halifax, en plus d'avoir un dossier judiciaire très lourd, a été, selon la Couronne, particulièrement actif, comme complice, en détruisant les preuves, rendant ainsi la tache plus difficile aux enquêteurs de la police, après la tuerie de Lennoxville.Quant à Gilles Mathieu, des Hell's de Sorel, aucune accusation de complicité après le fait n'a été portée contre lui.D'uutre part, la Couronne a fait savoir au juge qu'elle n'avait pas de preuve suffisante à présenter contre lui et n'avait pas l'intention d'en présenter.A la suite de cette déclaration de la poursuite, le tribunal l'acquitta sur-le-champ et ordonna sa remise en liberté immédiate après s'être assuré qu'il n'y avait aucune autre cause pendante contre lui.Deux autres Hell's Angels seront cités, par ailleurs, à leur procès pour meurtre, en novembre, à Sherbrooke, toujours dans le cadre de l'affaire de Lennoxville.Il s'agit de Robert «Snake» Tremblay et de Gaétan Proulx.Des mandats d'arrestation émis contre cinq ou six autres membres du même club de motards, il y a deux ans, sont toujours en, vigueur, les suspects n'ayant pas encore été retrouvés.Eux aussi sont recherchés pour les meurtres de Laurent Viau, lean-Guy Geoffrion, Guy-Louis Adam, Jean-Pierre Mathieu et Michel Mayrand, dont les corps vuient été retrouvés, en juin 1985, dans le fleuve Saint-Laurent, après avoir été assassinés à Lennoxville.Dans un premier procès qui s'était terminé en décembre 1986, trois Hell's Angels du chapitre de Sorel, Jacques Pelletier, Luc Mi-chaud et Réjean Lessard, avaient été condamnés à perpétuité pour ces meurtres tandis qu'un quatrième, Robert Richard, avait été acquitté et libéré.Plus tard, en 1987, quatre membres du club de Halifax avaient été également acquittés.Lors d'une conférence de presse, Me Domingue a expliqué qu'après une révision du dossier, à la suite de l'acquittement du quatuor d'Halifax, la poursuite en était venue à la conclusion qu'elle n'était pas en mesure de fournir une preuve suffisante qui puisse lui donner la certitude d'obtenir une conviction de meurtre des.accusés.* > A\"' lie Monde La Presse A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 4 SEPTEMBRE 1987 Mathias Rust devant le tribunal soviétique.PHOTO le procureur soviétique réclame huit ans de camp de travail pour Rust Renier.UPI ei AFP MOSCOU Le ministère public soviétique a requis, hier, huit uns de camp de travail sous régime strict pour Mathias Kust, le jeune pilote ouest-allemand qui avait posé le 28 mai dernier son petit avion non loin de la place Rouge, à Moscou.« C'est un hooligan », a déclaré le procureur Vladimir Andreyev au sujet de Rust, au deuxième jour de son procès devant la Cour suprême soviétique, en réclamant huit ans de camp pour violation des règlements internationaux de navigation aérienne, quatre ans pour hooliganisme aggravé (insolence envers l'autorité soviétique) et deux ans pour franchissement illégal de la frontière soviétique.Le verdict doit être annoncé uujoud'hui.« Bien qu'il n'ait pas encore 20 ans, il a compris qu'il avait risqué sa propre vie et la vie des autres (.), a déclaré Andreyev.J'insiste sur le fait que la loi est la loi, en Union soviétique comme en Allemagne de l'Ouest.» La peine requise contre Mathias Rust a été accueillie avec consternation en RFA où les réactions l'estiment disproportionnée.Un porte-parole du Parti chrétien-démocrate (CDU) du chancelier Helmut Kohi a estimé que la lourdeur de la peine requise n'avait « aucun rapport » avec l'importance du délit.La CDU, a ajouté le porte-parole, demande à la jus-lice soviétique de considérer le geste de Rust comme une « erreur de jeunesse ».Le procès, note la CDU, constitue en lui-même une « leçon » pour le jeune aviateur.Les peines réclamées sont quasi maximales pour chacun des chefs d'inculpation, lu violation des règlements aériens étant passible en URSS de 10 ans de prison ou de camp de travail, l'hooliganisme aggravé de cinq ans et le franchissement illégal de la frontière de trois ans.Quant au régime strict, c'est le deuxième régime le plus sévère sur les quatre appliqués dans les camps de travail soviétiques.Rust a gardé tout au long des audiences d'hier un léger sourire aux lèvres.Son expression n'u pas changé lors des réquisitions de M.Andreyev.Mathias Rust avait plaidé coupable des trois chefs d'accusation, mais il s'était ensuite rétracté sur l'accusation de « hooliganisme aggrave ».Il a déclaré s'être rendu à Moscou pour une « mission de paix » et pour rencontrer le numéro un soviétique Mikhaïl Gorbatchev.Le procureur Andreyev a expliqué avec lyrisme, durant son réquisitoire d'une heure, pourquoi il demandait la condamnation de Rust pour hooliganisme.« Vous avez insulté notre mémoire nationale », a-t-il déclaré.Aux termes de la législation soviétique, les peines de camp de travail se confondraient si Rust étuit reconnu coupable des trois chefs d'inculpation retenus contre lui.Le Japon stoppe son trafic maritime dans le Golfe La guerre des pétroliers fait rage AFP.AP.Renter et UPI MANAMA Le lapon a été le premier pays à tirer les conséquences de la « guerre des pétroliers » qui fait rage dans le Golfe, en décidant hier d'interrompre jusqu'à nouvel ordre la circulation de ses navires dans la région.D'autre part, le secrétaire général de l'ONU va entreprendre la semaine prochaine une mission de lu dernière chance pour tenter d'instaurer un cessez-le-feu entre l'Iran et l'Irak \u2014 conformément ù la résolution 598 \u2014, en se rendant à Téhéran et Bagdad.Les États-Unis ont accepté de suspendre leur campagne en faveur d'un embargo général sur les fournitures d'armes à l'Iran jusqu'à ce que soit connu le résultat de cette visite.À Tokyo, un organisme mixte réunissant les marins et les armateurs a pris la decision de différer l'envoi de pétroliers dans le Golfe, quelques heures après l'attaque par une vedette iranienne, en mer d'Oman, du Nisshin Maru.un pétrolier juponuis qui venait pourtant de charger du brut iranien dans le détroit d'Ormuz, à l'île de Larak.Quatre bâtiments japonais se trouvaient hier dans le Golfe.Ils doivent rester au mouillage « pour un jour ou deux » dans des zones sures.Plus de la moitié de l'approvisionnement pétrolier du lapon provient du Golfe.Mercredi, les 22 marins indiens composant l'équipage du porte-conteneurs koweïtien lebel Ali, mitraillé dans les mêmes conditions deux jours plus tôt, avaient annoncé qu'ils refusaient de continuer à naviguer dans le Golfe où ils ne « voulaient plus risquer leur vie».Les assureurs Lloyds ont, pour leur part, augmenté les primes pour risques de guerre de 50 p.cent.Les représailles de Téhéran aux raids irakiens contre des pétroliers proches des cotes iraniennes ont continué dans la nuit de mercredi a hier.Outre le pétrolier japonais, un cargo italien, le Jolly Rubino, en route pour Koweït, a été touché par les tirs d'une vedette au centre du Golfe, près de l'île iranienne de Farsi.Selon l'équipage, les gardiens de la révolution iraniens ont délibéré- ment visé les quartiers de l'équipage « comme pour le plaisir de tuer ».L'Irak a annoncé entre-temps un nouveau raid contre un pétrolier, le douzième depuis samedi.Au total, six bâtiments ont été touchés par les missiles irakiens et huit par les vedettes iraniennes, selon le décompte établi pur les Lloyds.Les premières victimes de cette guerre des pétroliers ont été signalées hier, avec la confirmation du naufrage d'un navire de ravi- taillement des Emirats Arabes Unis, le Big Orange-I4, dont deux des sept membres d'équipage sont portés disparus et les cinq autres ont été blessés.Le Big Orange-14 a coulé mardi au nord-est du Golfe, près du terminal pétrolier iranien de l'île de Kharg.Depuis le début de l'année.85 bateaux ont été attaqués dans le Golfe et la mer d'Oman, ont indiqué les Lloyds.Depuis mai 1981, date des premières attaques dans le Golfe, 353 pétroliers ou navires marchands ont été la cible d'opérations militaires irakiennes ou iraniennes.Plus de 500 opposants noirs « éliminés » en un an, selon le bilan de Pretoria AFP et Renier LE CAP Les forces de l'ordre sud-africaines ont « éliminé» 508 membres de groupes d'opposition noire, abattus ou arrêtés entre juin 1985 et juin 1986, a annoncé le ministre de la Loi et de l'Ordre, M.Adriaan Vlok, devant le parlement sud-africain.Le ministre a précisé que ce bilan prenait en compte la mort de 47 « terroristes entraînés » et de 6 de leurs collaborateurs, ainsi que l'arrestation de 172 « terroristes entraînes ».Au cours de la même période, 54 « victimes du terrorisme » ont été tuées et 349 blessées, a encore indiqué M.Vlock.Un député du Parti progressiste fédéral (PFP.opposition libérale blanche), Mme Helen Suzman, a profité de ce débat pour dénoncer violemment la pratique de la torture lors des interrogatoires de prisonniers politiques.Mme Suzman a décrit deux méthodes de torture utilisées selon elle par les forces de l'ordre lors des interrogatoires: l'emploi d'un «sac humideserré jusqu'à la suffocation autour de la tète de la person- ne interrogée» et d'un casque «à électrodes pour administrer des chocs électriques ».Mme Suzman a précisé que les tortionnaires utilisaient des cagoules pour rester anonymes et qu'ils effectuaient leurs interrogatoires hors des prisons, dans des cellules ou des véhicule spéciaux.L'élue libérale a affirme que parmi les quelques 1 500 personnes actuellement détenues sans procès figuraient un vieillard de 74 ans et un jeune handicapé mental de 18 ans « en possession d'un certificat médical lui reconnaissant un âge mental de 12 uns ».D'uutre part, la police sud-africaine a abattu un Noir qui avait jeté une grenade dans sa direction, u un barrage routier situé dans un quartier blanc de lohunnesburg.La police soupçonne l'homme abattu, qui n'u pas été identifié, d'être un activiste du Congrès national africain (ANC, mouvement interdit).Enfin, les 15 000 postiers noirs en grève depuis le 23 juin ont décidé hier de reprendre le travail, après la signature d'un accord entre la direction et le syndicat, accordant une augmentation du salaire minimum de 20 p.cent mais rejetant la parité salu-riale entre employés blancs et noirs.Les grévistes sud-coréens s'en prennent à un hôtel du groupe industriel Hyundai 20 000 manifestants réunis dans un stade AFP.UPI et Renier ULSAN Des étrangers ont été évacués hier d'un hotel de Ulsan.en Corée du Sud, avant que les forces de l'ordre ne fussent usage de gaz lacrymogènes pour disperser des milliers de grévistes du groupe industriel sud-coréen Hyundai, rassemblés devant l'hôtel.Quelque 3 000 grévistes s'étaient amassés devant l'hôtel Diamond, situé à proximité de la filiale du groupe Hyundai en grève.Dès que les 130 clients étrangers \u2014 pour la plupart des hommes d'affaires japonais, britanniques et américains \u2014 eurent été évacués, quelque 5 000 policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les grévistes.Deux voitures et un camion ont été incendiés par les manifestants.Les grévistes étaient, semble-t- il, sur le point de mettre à sac l'hôtel, qui appartient au groupe Hyundai.D'autre part, des ouvriers étaient sur le point de se rendre dans un hôpital tout proche pour veiller le corps d'un de leurs collègues, tué la veille au cours d'affrontements dans un stade.La tension reste très vive à Ul-sun depuis que 300 grévistes ont mis à sac, mercredi, les locaux de la municipalité, brisant des fenêtres et incendiant sept véhicules.Ensuite, 5 000 grévistes ont organisé un sit-in dans un stade toute la nuit.Dans la matinée d'hier, le nombre des grévistes réunis dans le stade était monté à 20 000.C'est dans ce stade qu'un camionneur avait jeté son véhicule dans la foule, faisant un mort et quatre blessés.Il s'agit du second mort en Corée du Sud depuis le début de la vague d'agitation sociale dans le pays.La première victime avait été tuée le 22 août dernier dans l'île de Koje, par une grenade lacrymogène tirée vrui-semblement pur lu police.L'ugitution sociale au sein de l'entreprise Hyundai s'étuit calmée, au cours des deux dernières semaines, après que le gouvernement eut promis des augmentations salariales à des dizaines de milliers de grévistes assemblés dans un stade.Mais l'agitation u brusquement repris, mercredi, après que les négociations entre la direction du groupe et les syndicats eurent échoué dans la nuit sur la question des hausses de salaire.A Séoul, le premier ministre Kim Chung-Yul a tenu hier une réunion d'urgence avec les responsables des affaires sociales pour discuter de la situation, a rapporté l'agence de presse officielle Yonhap.Des responsables du ministère du Travail estiment à un total de 751 le nombre de grèves sur le point d'éclater dans le pays.Honecker en RFA : un retour au pays natal Agence France-Presse_ BONN La première visite en RFA du numéro un est-allemand Erich Honecker (du 7 au 11 septembre), pour lui consécration politique sur la scène internationale et retour au pays natal, est appréhendée comme un « événement délicat et difficile » par Bonn qui a multiplié les mises en garde contre les attentes et les émotions excessives.M.Honecker, qui retournera à cette occasion dans sa Sarre natale pour la première fois depuis 41 ans, vient en « visite de travail officielle » et non en « visite d'État i».Il n'est pas l'hôte du président Richard von Weizsaecker mais celui du chancelier Helmut Kohi.Et si la capitale fédérale attend beaucoup de cette venue, pas question pour elle de laisser tomber l'objectif de la réunification allemande, inscrit dans la constitution ouest-allemande.Pourtant, M.Honecker sera reçu avec quasiment tous les honneurs dus a un chef d'État étranger: cérémonies militaires, drapeau est-allemand déployé et hymne de la RDA retentissant devant la chancellerie de Bonn.Plus d'un Allemand de l'Ouest grincera des dents en voyant le -drajeuu noir, or fyrouw marqué du marteau et du compas flotter sur le quartier gouvernemental.Et des protestataires qui n'oublient ni la division ni le Mur de Berlin, dont M.Honecker a dirigé la construction en 1961, devraient manifester aux différentes étapes du périple.Les leaders ouest-allemands que M.Honecker rencontrera se sont, eux, engagés à lui demander de lever l'ordre de tirer sur les fugitifs, en vigueur au Mur et sur toute la frontière inter-alleman-de.Un sondage, réalisé par l'institut Emnid pour l'hebdomadaire Der Spiegel, montre que les sentiments des Allemands.de l'Ouest sont partagés : si lu visite est saluée par 54 p.cent d'entre eux, 39 p.cent se disent indifférents et 6 p.cent regrettent qu'elle ait lieu.Le leader est-allemand obtient en cote de sympathie une note négative : -1,4 contre + 1,7 à Mikhail Gorbatchev et + 1,5 au président François Mitterrand et + 0,4 p.cent au président Ronald Reagan.- Pour la visite annulée en 1984, le chancelier Kohi voulait tenir M.Honecker à distance de la capitale, théoriquement provisoire, de la RFA, suggérant une rencontre dans une ville du Palntinat.Aujourd'hui, deux Jours entiers d'entretiens sont prévus à Bonn PHOTO UPI Erich Honecker, un retour au pays natal après 41,9ns.dont 4 à 5 heures de pourparlers Kohl-Honecker.Ce qui risque, au nom du principe de la réciprocité, d'obliger le chancelier à se rendre ultérieurement a Berlin-Est, auto-proclaméc par les Allemands de l'Est capitale de la RDA, en violation, selon les Occidentaux, du statut de Berlin.Le bras droit du chancelier, M.Wolfgang Schaeuble, qui a préparé la «visite historique», explique aux Allemands critiques les égards dont sera entouré M.Honecker par l'importance qu'il y a à obtenir des concessions humanitaires sur l'augmentation des visites de citoyens est-allemands à l'Ouest, et des libérations de prisonniers politiques.Durant ses cinq jours en RFA, M.Honecker se rendra dans quatre régions, deux dirigées par des sociaux-démocrates (SPD), la Rhénanie du Nord/Westphalie et la Sarre, et deux dirigés par les Unions chrétiennes CDU et CSU, la Rhénanie-Palatinat et la Bavière.Le PC est-allemand, SED, et le SPD viennent de publier un document commun qui constitue une première depuis la scission en 1919 du mouvement ouvrier allemand.Le ministre-président de Bavière, Franz-losef Strauss, leader de l'Union chrétienne sociale (CSU, strictement anti-communiste) a décidé de rivaliser avec Bonn d'égards pour l'hôte de l'Est, lorsqu'il sera à Munich.Celui qui qualifiait jadis M.Honecker de « représentant de la division allemande », a négocié avec lui en 1983 un crédit privé d'un milliard de DM à la RDA.À Bonn doivent être signés des accords'en matière d'environnement, de protection anti-nucléaire, de science et technologie.Mais le dirigeant est-allemand ira également à la rencontre de l'histoire antinazie et socialiste de l'Allemagne.DEPECHES / / IRLANDE l Soutien de l'opposition ¦ Le gouvernement irlandais minoritaire du premier ministre Charles Haughey u de fortes chances de se maintenir au pouvoir encore une année grâce à la décision inattendue de l'opposition de lui offrir son soutien, à certaines conditions, pour l'adoption au parlement d'un budget particulièrement austère.Alan Dukes, nouveau dirigeant du parti d'opposition Fine Gael, a promis de soutenir le budget du gouvernement s'il prévoyait une réduction de l'énorme déficit du pays, une diminution du fardeau fiscal, des créations d'emplois et s'il n'augmentait pas le coût du service de la dette extérieure.PANAMA 100 000 grévistes ¦ Près de 100000 employés du secteur public du Panama étaient en grève, hier, pour la deuxième journée, dans le but d'obtenir de meilleurs salaires et la réintégration de personnes licenciées pour avoir participé à des manifestations antigouvernementales.La grève est suivie par des employés de 10 des 12 ministères panaméens, dans deux banques nationales de la capitale, et dans les administrations de la zone franche de Colon.PHILIPPINES 91 morts dans une embuscade ¦91 personnes ont trouvé la mort dans une embuscade tendue par les forces communistes contre une patrouille de l'armée, a annoncé hier l'armée philippine.Parmi les morts figurent 21 soldats tués alors qu'ils patrouillaient dans un village-de montagne de la province de Quezon, à l'est de Manille: & jmoto-québec Tirage du 87-0943 Vous pouvez miser jusqu'* 20 h le mercredi « et le samedi 11 13 17 20 45 49 No complémentaire: 32 GAGNANTS, LOTS ï 2 «60*501 8 JJ07I7.W 352 2 711,50$ 19590 93,80$ 598105 10,00$ VENTES TOTALES: 25180203,00$ PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF): 2000000,001 6/6 5/6 + 5/6 4/6 3/6 Ldl A^^tïV^^PLIî' W*?W»\"«s périssent «i vers» des Htlett.f\" cas de disparité entre cette liste «t la liste officielle, cette demMre.a priorité.1 lji|,l ¦ 'nu LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 4 SEPTEMBRE 1987 Le condom pourrait devenir un des enjeux des prochaines élections scolaires à Montréal UUANNI LACROIX ¦ Les commissaires de la CÊCM rejetteront-ils, oui ou non, la campagne provinciale d'éducation destinée aux jeunes des classes secondaires IV et V?Accepteront-ils que soit présenté à ces jeunes le condom comme un des moyens efficaces de contrer les maladies transmises sexuellement?Dans une une réunion, les commissaires ont appuyé une motion de félicitations à Radio-Canada qui a refusé de diffuser des messages omettant de mentionner l'abstinence sexuelle.Mais quelle que soit l'attitude des commissaires à ce sujet, le condom ne devrait pas devenir l'un des enjeux des prochaines élections scolaires, si l'on se fie aux principaux intéressés.Mme Marie-France Cloutier, présidente de MEMO, le principal adversaire du parti actuellement en place, se refuse à attaquer ses adversaires sur ce terrain: « Si ça devient un enjeu important, ça ne viendra pas de nous », explique-t-elle.Elle enchaîne toutefois: « Effectivement, ils vont servir notre cause s'ils décident de rejeter ce programme, présenté par le ministère et qui serait diffusé en présence d'ensei- gnants et de personnes-ressources.Cela démontrerait seulement leur manque d'ouverture.» Pour Me Michel Pallascio, le sujet semble délicat: « Il faudrait laisser plus de temps aux commissaires pour analyser le programme présenté par le ministère.De toute façon, ce qui préoccupe les parents actuellement, c'est la rentrée.Sans négliger notre implication sociale, c'est sur l'aspect académique de notre tâche que nous voulons mettre l'accent.» Même s'il a réclamé au nom du Mouvement scolaire confessionnel qu'il préside le boycott du programme provincial par les commissions scolaires, M.Maurice Archambault Le Canada a expulsé 154 revendicateurs du statut de réfugié depuis six mois BRUNO BISSON ¦ Le Canada a expulsé depuis mars dernier I54 personnes qui revendiquaient le statut de réfugié, mais qui n'ont pas réussi à démontrer qu'elles y avaient droit.Et ce nombre pourrait d'augmenter considérablement, selon M.Richard Saint-Louis, spécialiste du service d'exécution de la loi du ministère fédéral de l'Emploi et de l'immigration.Selon lui, tous les chiffres disponibles montrent qu'au terme des recours prévus par la loi, une majorité de revendicateurs du statut de réfugié n'arrivent pas à prouver qu'ils sont de « vrais réfugiés ».Selon les dispositions de la loi sur l'immigration, amendée par la Chambre des communes le 21 mai 1986 pour accélérer l'étude des dossiers, les 24 000 personnes arrivées au pays depuis cette date passent plusieurs étapes, avant d'être ou acceptées ou expulsées.Dès leur arrivée, les immigrants doivent se présenter à une enquête préliminaire, qui suffit parfois pour déterminer si un candidat peut être considéré comme réfugié ou pas.Tous les arrivants doivent ensuite subir un interrogatoire sous serinent, pour assurer qu'ils ne représentent aucun danger pour le Cana- da, peu importe s'ils franchissent ou non l'étape.de l'enquête préalable.Les transcriptions de ces interrogatoires sont ensuite étudiées soigneusement par le Comité consultatif du statut de réfugié (CCSR), qui décide enfin du droit, ou non, à ce statut.Dans le cas d'un refus du CCSR, les revendicateurs ont deux autres recours, soit de s'adresser à un comité spécial d'étude et, dans le cas d'un second refus, à la Commission d'appel de l'immigration.Un nouveau refus signifierait alors la déportation, à moins que la Cour fédérale du Canada n'accorde au revendicateur une ultime chance de faire valoir ses droits au statut qu'il veut obtenir.Des 24 000 personnes arrivées au Canada depuis l'adoption de cette procédure, 7 000 ont obtenu un permis de séjour spécial du ministre de l'Immigration, M.Benoit Bouchard.Plus de 7 400 personnes ont déjà subi l'interrogatoire sous serment, dont la transcription a été transmise au CCSR qui a tranché dans 1 726 cas.Le CCSR a rejeté 78 p.cent des demandes pour un statut de réfugié.En effet, 386 personnes ont obtenu leur statut de réfugié et 1 337 personnes ont essuyé une réponse négative du Comité.La plupart des personnes refusées par le CCSR, I 050 précisément, ont soumis leur cas à la Commission d'appel de l'immigration.Le spécialiste du ministère, M.Richard Saint-Louis, estime qu'au moins 70 p.cent de ces personnes ne parviendront pas à convaincre la Commission de leur accorder le statut de réfugié.« La très grande majorité des gens qui essuieront un refus final de la Commission d'appel, affirme M.Saint-Louis, demanderont une révision de leur cas à la Cour fédérale du Canada.Mais la Cour n'accepte de revoir les dossiers que si les revendicateurs apportent des faits nouveaux ou prouvent que leurs droits ont été lésés dans le processus de reconnaissance de leur statut.» Selon M.Saint-Louis, il faut entre trois et six mois pour que la Cour décide si elle entendra ou non les causes qui lui sont soumises.Pour ajouter à ces délais, laisse-t-il entendre, plusieurs revendicateurs sont impossibles à rejoindre, n'ont pas d'avocat et demandent d'être représentés, ou même changent d'avocat pendant les procédures.Les délais sont donc interminables.Et comme le ministère de l'Immigration étudie chaque cas un par un, M.Saint-Louis prévoit qu'on n'assistera pas au Canada à des deportations massives.ne tient pas non plus à ce que le sujet devienne l'un des enjeux de l'élection.Il préfère insérer la lutte contre les MIS dans un contexte beaucoup plus global: « Ce que nous voulons, c'est que l'école éduque les enfants et les amène au contrôle de soi.L'homme a besoin d'une conscience et cette conscience, elle doit être formée dès le plus jeune âge.» Quand certains lui reprochent de jouer à l'autruche, de vouloir taire le fait que 50 p.cent des adolescents sont actifs sexuellement, M.Archambault fulmine: «Ce sont ces gens-là qui jouent à l'autruche.Ils ne se préoccupent que de la santé physique et oublient que celle-ci dépend souvent de la santé mentale.C'est cela qui nous préoccupe.» Dans les milieux d'affaires sociales, on s'inquiète un peu de ce retour en force vers les valeurs académiques: « Dans les écoles, les infirmières n'entendent parler que de mathématiques et de français, avoue Monique Tessier, coordonnatrice du service jeunesse-Adultes au C.L.S.C.Villeray.Ça nous fait un peu peur.Nous comprenons que l'accent soit mis sur les notes mais nous craignons sérieusement que cette préoccupation s'exerce au détriment des problèmes personnels vécus par les jeunes.» Pour Mme Tessier, l'attitude des autorités scolaires n'amène pas les jeunes au dialogue: «Toujours vouloir parler d'abstinence, c'est jouer à l'autruche.Près de la moitié de 13-19 ans sont actifs sexuellement.Si on ne parle pas de prévention, si on leur propose seulement l'abstinence comme solution à leur problème de prévention, on verra seulement les jeunes quand ils seront mal pris.Refuser d'en parler, c'est favoriser la clandestinité.» Mme Tessier dit n'avoir rien contre l'abstinence, au contraire: « Actuellement, nous travaillons à un projet qui s'intitulerait: « Savoir dire oui! Savoir dire non! ».Nous voulons expliquer au jeune que c'est tout à fait normal à son âge de ne pas se sentir prêt à avoir des relations sexuelles et qu'il n'a pas à en avoir honte.» Selon Mme Tessier, cette approche ne peut toutefois se faire que dans un climat d'ouverture.« Ce n'est pas en jouant à l'autruche qu'on obtiendra la confiance des jeunes », dit-elle.36 MOIS POUR PAYER - AUCUN DEPOT CREDIT INSTANTANÉ DISPONIBLE Super-Vente Retour à l'école i Les sans-abri \u2014 2 \u2014 Sa feuille de route en faisait une bête de gauche et on lui prédisait un rôle de trouble-fête dan$ la nouvelle administration du RCM.Pourtant, Léa Cousincau est plutôt sage, depuis son arrivée au pouj voir municipal.La «solidarité ministérielle» n'est sans doute pas étrangère à cette domestication de la conseillère du district Éticnne-Desmarteau, dans le quartier Ro-semont.L'ancienne militante des milieux syndicaux et communautaires est passée de l'autre côté de la clôture.Elle siège maintenant au puissant comité exécutif de la Ville.Autrefois, on parlait des «affaires sociales»; avec le RCM on parle maintenant du développement communautaire.Avec les loisirs, c'est le dossier confié à Mme Cousincau au comité exécutif.S'ils est un phénomène qui relève du develop?peinent communautaire, c'est bien celui de la masse grandissante des sans-abri.Qu'en pense, la nouvelle mère des pauvres à Montréal?Avec ses allures de paysanne, que vient renforcer une stature physique imposante, Léa Cousincau met du temps à fournir des réponses catégoriques, prenant bien soin de souligner la complexité des problèmes de la vie urbaine.Après neuf mois de réflexion et de consultations, elle formule un diagnostic en trois branches.¦ «Le problème des sans-abri est reel et sérieux, mais personne ne peut le cerner clairement.On sait qu'il y a plus de femmes et plus de jeunes qu'autrefois, on sait que la clientèle des psychiatres est venue Mme Léa Cousineau grossir le flot de l'errance, particulièrement au centre-ville.L'absence de données, précises et à jour, rend cependant difficile l'action efficace.» ¦ «Ce n'est pas à la Ville de voir à la redistribution de la richesse collective, notamment par la fiscalité.Notre domaine propre c'est l'habitation; c'est donc-là que nous mettons nos énergies, particulièrement dans la sauvegarde et l'amélioration du stock de maisons de chambres.» ¦ «Nous devons aussi prendre le leadership de la concertation, afin de fournir les services qui s'imposent, que ce soit l'acheminement des demandes vers les centres existants ou l'ouverture de refuges d'urgence (métro, sous-sols d'église, arenas.) pour les situations particulières, un froid de « moins 40 » par exemple.» Peu après son élection, le RCM avait mis sur pied un comité consultatif, qui a remis à la Ville un rapport, assorti de 45 recommandations, dont l'ouverture d'un centre de dépannage d'urgence, accessible 24 heures par jour.Mme Cousineau estime que cette initiative, qu'elle s'est engagée à réaliser d'ici la fin de l'année, deviendra la plaque tournante de la politique municipale pour les sans-abri.Il s'agira en fait d'un comptoir, où l'on pourra référer les demandes, diriger les gens vers les chain- ! bres disponibles et ouvrir des refuges d'urgence en certaines circonstances particulières.«Nous avons déjà à la Ville un dispositif d'ur- ; gence, où deux agents d'aide sociale se tiennent prêts \u2022 a intervenir en cas de feu ou autres sinistres majeurs.'.Il s'agira de renforcer ce dispositif pour en faire un ¦ véritable bureau d'accueil et de dépannage, une sorte de comptoir central, pour les sans-abri.» Mme Cousineau estime que ce comptoir permanent permettra enfin de connaître la réalité.«On saura précisément quelle est la demande (femmes, j jeunes, personnes montrant des problèmes psychiatriques.), à chaque période de l'année, et où l'offre est déficiente.On pourra alors commencer à planifier de façon intelligente.» Si tout va selon ses projets, le comptoir de dépannage pour les sans-abri ouvrira ses portes dès jan- ' vier.Elle ajoute que la seule préparation de ce projet ; a déjà suscité un courant d'échanges et un désir de collaboration entre les divers acteurs montréalais.«On s'apercevra peut-être, ajoute-t-elle, que U> problème provient moins de l'absence de ressources^ matérielles (sous-sol d'église, gymnase, métro.) que» du manque de concertation et de personnel compétent pour utiliser efficacement ces ressources.» L'autre volet de l'offensive municipale pour les, sans-abri relève de |ohn Gardiner, responsable de-l'aménagement et de l'habitation au comité exécutif/ qui veut sauver ce qui reste de maison de chambres à Montréal.Il y a un public pour les maisons de chambre du centre-ville, des gens qui, par choix ou par nécessité, ne veulent pas vivre ailleurs.Or, Montréal a perdu près de la moitié de ses chambres depuis une dizaine d'années, sous le coup des démolitions et des feux, qui ont coûté la vie à une trentaine de cham-breurs depuis cinq ans.Des 15 000 chambres recensés en 1977, il en reste à peine 8 000, dont 80 p.cent ne rencontrent pas les normes minimales de salubrité et de sécurité.Ces chambres-taudis sont souvent l'avant-dernier pas de l'escalier des sans-abri.|ohn Gardiner s'est engagé à sauvegarder l'en-' semble des 677 maisons de chambres encore existantes et à les «rendre conformes aux normes (salubrité et sécurité) d'ici trois ans».Pour se faire, il a fait élargir le programme de subventions à la rénovation: pour couvrir les maisons de chambres, qui recevront' jusqu'à 90 p.cent des coûts.La Ville s'est même, en certains cas, portée acquéreur de maisons de chambres, notamment sur la rue Hôtel de ville, au sud de la rue Sainte-Catherine.On promet aussi de constituer une banque de terrains vacants et de «bâtiments barricadés», pour les organismes sans but lucratif qui voudront soumettre des projets de logements communautaires et de maisons de chambres. W ALLIANCE 87 £ LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 4 SEPTEMBRE 1987 ta DE RÉDUCTION FINANCEMENT 24 mois \u2014\t3.9% 36 molt \u2014\t6.9% 48 mois \u2014\t7.9% 60 mol» \u2014\t9.9% Grand choix de véhicules en stock AUTOMOBILES VILLE MARIE r UMÎiâl'UâaMâf INC.2995, rue HOCHELAGA, Montréal \u2014 Tél.: 527-8525 EN BREF, DERNIÈRE FIN DE SEMAINE DE LA RONDE ¦ Le long week-end de la fête du Travail marque la fin de la 20c saison de La Ronde.Rappelons que pour cette dernière fin de semaine, La Ronde ouvrira à 17 h, aujourd'hui, pour fermer à une heure du matin.Demain, l'ouverture aura lieu à lOh, tandis que la fermeture est prévue pour I h le dimanche matin.Les portes ouvriront encore à tOh, dimanche et lundi, pour fermer à minuit.LA ROUTE 25 PARALYSÉE ¦ La circulation a été paralysée de 14 h 15 a 17 h sur l'autoroute 25 en direction du pont-tunnel Lafontaine, a Montréal, en raison d'un incident dont la police ignorait toujours hier soir s'il s'agissait d'un suicide ou d'un accident.Un homme est tombé de l'un des viaducs situés à la hauteur de lu rue Hochelaga, en plein sur la voie rapide, devant deux camions-remorques.Il semble que les deux chauffeurs de poids lourds ont été incapables de freiner pour éviter le corps.DEUX MOTARDS SE TUENT ¦ Deux motocyclistes sont morts vers 20 h 30 mercredi à la hauteur du 2895, Chemin de Saint-jean à La Prairie sur la Rive-Sud, à la suite d'une collision frontale avec une auto.Sous le choc, le réservoir d'essence de la motocyclette a explosé et causé un incendie.Les victimes sont M.Yves Haut, 25 ans, de la rue Atwater à Montréal, et Mlle Suzanne Arsenault, 24 ans et domiciliée à La Prairie.Le conducteur de l'auto, brûlé au deuxième degré sur tout le corps, a été transporté à l'hôpital Charles-LeMoyne à Greenfield Park, où il reposait dans un état critique.Il s'agit de M.Charles Read, 55 ans et domicilié à L'Acadie, également sur la Rive-Sud.C'ÉTAIT UN SUICIDE ¦ L'homme de 59 ans qui a été trouvé pendu mercredi soir dans une cellule du poste de police de Pointe-Saint-Charles, s'est bel et bien suicidé, a révélé une autopsie hier.Il s'agissait du neuvième suicide à survenir cette année dans un poste de police de la CUM.Le quinquagénaire, identifié comme étant Fcrnand Roux, a été trouvé mort deux heures après son arrestation.Roux avait été arrêté vers 17 h, mercredi, par des policiers de l'aide à la jeunesse du district 24 de la CUM, en rapport avec une agression sexuelle.MORT CALCINÉ ¦ On ne connaîtra pas avant aujourd'hui l'identité d'une personne qui a connu une mort atroce vers 9h.hier, alors qu'elle a péri calcinée dans une camionnette, lors d'un accident de lu route survenu dans le rang 7 de Suint-Cyrille.La Sûreté du Québec ne savait toujours pas hier soir s'il s'agit d'un homme ou d'une femme et de quel endroit provient la victime.A TODOS LOS CIUDADANOS ARGENTINS EN CANADA El Consulado General de la Republics Argentina en Montreal informa que, con motivo de los comicios générales a cele-brarse el proximo domingo 6 de septiembre, sus oficinas per-maneceràn habilitadas de 8:00 a 18:00 horas, a fin de permitlr a los ciudadanos argentinos justificar la no emision del voto, para lo cual deberàn presen-tarse munidos de su Libreta Ci-vica, Libreta de Enrolamiento, Documento Nacional de Identi-dad y Pasaporte.Aquellos ciudadanos que resi-dan a màs de 500 km.de Montreal, deberàn presentarse ante la seccional policial mas cer-cana a fin de obtener una cons-tancia de comparecencia que tendràn que remitir posterior-mente a este Consulado General para su debida legalizacion.DERNIER Rabais 1O* ¦ *¦ Pantalons Duraflex .Coupe normale ou coupe homme fort.Ord.42S-45S.Ch.31,99S-34,99S Vciemenls habiî-fii tour homniw 4 99 paq.de 3 Cdieçonb Vêtements pour hommu 7 99 paq.de 6 paires Chaussettes sport ou tube pour homme.Mélange coton et nylon.1 pointure.Vêtements pouf homme Rabais 30% Tous nos vêtements de maternité.vous trouverez tout ce dont vous avez besoin! 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(514)336-3670 Commerce international OFFERT en COURS OU SOIR \u2022MARKETING INTERNATIONAL «TRANSIT INTERNATIONAL \u2022COURTAGE EN DOUANE «PAIEMENT INTERNATIONAL \u2022DROIT COMMERCIAL INTERNATIONAL ?our donner aux étudiants des connaissances et une formation Sue dans les techniques administratives impliquées dans le mouvement de biens, l'exécution de services et leur f.nance-ment sur le plan international.Les diriqeants des milieux des affaires, les personnes responsables des ministères à vocation économique, les directeurs des institutions financières, les économistes nous affirment Tous de l'importance pour le Canada et le Québec de développer leurs marchés extérieurs.Voici une occasion d'acquérir kn connaissances et techniques de travail pour vous joindre au domaine essentiel du commerce international.Les cours débutent la semaine du 15 sept.Collège O'Sullivan POUR RENSEIGNEMENTS: 866-4622 1191, rue de la Montagne MONTRÉAL H3G 1Z2 CONDOMINIUM le Frantelinc.» Complexe immobilier de quatre bâtisses de huit unites chacune semi-détachée, situées à Ste-Thérèse, angle boul.Desjardins et rue Vaudry.Nous vous offrons une qualité de construction supérieure et bien insonorisé, balcon terrasse, foyer, choix de moquette, marbre et carreaux de céramique inclus.Chez nous, il n'y a pas d'extra.Un seul prix pour tous.$57,900.00 Deux modèles de 2 chambres à coucher à votre disposition.Pour de plus amples informations, veuille/ communiquer avec Madame Céline Cloutier au 430-6369.Itinéraire: Roule 117.angle boni.Desjardins à Stc-Thérèsc.M Pin-Pin y' s'en fout de l'hiver! Et vous?vous auriez avantage ac: nnaltre le plus grand fabricant au Canada d'appareils de chauffage et de climatisation.\u2022 \u2022\u2022\u2022 .\u2022 \u2022 : ¦ \u2022\u2022\u2022 \u2022 Dans l'intérêt de tous les Canadiens, l'agence spatiale doit être à Montréal Le choix du site d'implantation de la nouvelle agence spatiale canadienne nous concerne tous.Il y va de l'avenir et de l'intérêt de nos enfants et de ceux de tous les Canadiens.Pour des raisons logiques, tous les milieux avisés favorisent Montréal comme emplacement futur de l'agence spatiale canadienne.Il s'agit de faire passer l'intérêt collectif avant les intérêts particuliers.AU-DELÀ DE TOUTES RIVALITÉS MONTRÉAL, C'EST SPATIAL! Une initiative de : La Chambre de commerce de Montréal, le Bureau de commerce de Montréal, CFTM-10, CKAC, CJMS, le Journal de Montréal et La Presse.Un ex-directeur général de CLSC coupable de harcèlement sexuel Une employée exige un dédommagement de $15 000 USA BINtSB ¦ La Commission des droits de lu personne du Québec, duns une décision unanime, vient de donner raison ù une femme qui avait porté plainte pour harcèlement sexuel contre le directeur général d'un Centre local de services communautaires où elle travaille comme employée de bureau.La Commission, se basant sur la «preuve prépondérante» révélée par son enquête, en arrive à la conclusion que la plainte contre le CLSC et son directeur général est fondée.Ce dernier, selon la Commission, «a poursuivi la requérante d'avances sexuelles non équivoques et ce de façon systématique et acharnée».L'employée.Mme Denise Lepi-ne, commis senior au CLSC en question, s'était plainte d'avoir été harcelée «par les paroles, les regards et les gestes» du directeur général, de mai I982 à la fin de I983.Dans sa plainte, déposée en novembre 1984, elle affirme-avoir reçu des remarques déplacées et des avances sexuelles directes de son employeur, M.B.B.Lorsqu'elle Mme Lépine, membre de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), lui a fait savoir qu'elle n'était pas intéressée, M.B.B.lui a dit qu'il songeait à «desyndiquer» son poste (l'exclure de l'unité d'accréditation syndicale).M.B.B.a dù démissionner en 1984.Dans sa décision, la Commission tient le CLSC aussi responsable.La Commission fait remarquer que c'est le conseil d'administration du CLSC qui a embauché le directeur général et, même si le président et trois membres du conseil étaient au courant des gestes reprochés, le conseil d'administration est resté passif et inactif.L'employée concernée demande un dédommagement de $15 000 pour réparation de tout prejudice subi (moraux et humiliation), le remboursement de-toutes les journées de maladie prises pendant cette période et le remboursement de toute autre somme engagée dans le présent dossier.Me Michèle Lelebvre.procureur de l'employée concernée, a note que la decision de la Commission n'est pas exécutoire.Une mediution entre les parties, pour tenter d'en arriver ù une entente sur le dédommagement, doit maintenant suivre cette décision.À défaut d'entente, la Commis-sion devra s'adresser ù la Cour supérieure.La Commission a rendu sa'déci-sion en juillet dernier et l'a communiquée à la CSN le 19 août dernier.La CSN a rendu cette décision publique hier et Mme Lépine était présente à lu conférence de presse.Mme Nicole Grenier, vice-présidente ù la condition féminine de lu Fédérution des uffuires so-ciules de lu CSN, précisuit hier en conférence de presse que cette decision de lu Commission est une «grunde victoire morule qui s'étend à l'ensemble des femmes».forte de cette decision, une première pour lu CSN, lu centrale veut maintenant inclure dans les conventions collectives une clause « préventive » contre le harcèlement sexuel.«Le hureèlement sexuel doit être vu comme une condition de truvuil.De cette façon, il entre sous la juridiction du syndicat qui peut défendre le droit de travailler dans des conditions normales et sereines.» Elle a rappelé qu'une récente decision de la Cour suprême stipule que les employeurs sont responsables des faits et gestes de leurs employés à l'endroit des autres employés.Lors de la mediation sur le dédommagement, la CSN entend se servir de cette décision pour demander lu mise en place d'une structure d'accueil pour faciliter le dépôt de plaintes de ce genre à l'avenir.Mme Grenier s'en est pris par ailleurs aux lenteurs du processus judiciaire, en rappelant qu'il a fallu cinq ans pour que cette histoire, qui a commencé en 1982.connaisse son dénouement.«C'est beaucoup trop long.Ces délais risquent de décourager les plaignantes qui doivent déjà démontrer beaucoup de force morale pour passer à travers d'une telle épreuve.» Les plaignantes doivent assumer les frais de la plainte, ce qui fait souvent hésiter les employées non syndiquées qui n'ont pas nécessairement les moyens de porter plainte.Dans le eus de Mme Lépine, c'est la CSN qui les assume.Un centre d'accueil et l'Office de la protection de la jeunesse en Cour supérieure ¦ C'est le 11 septembre prochain que lu Cour supérieure devrait entendre une requête déposée pur un centre d'aceeuil pour enfants mésadaptés et l'Office de lu protection de lu jeunesse visunt à empêcher d'anciens employés du centre de communiquer avec les enfants qui y demeuraient.Ces 14 employés avaient effectivement été inculpés au debut de l'année de voies de fait, d'agressions sexuelles et de menaces a l'égard des jeunes résidents.Ils devaient tous être congédiés et le centre, qu'on ne peut pas nommer pour ne pas identifier ses pensionnaires, devait fermer ses portes.Ces accusations devaient toutefois être retirees après que les victimes présumées se furent contredites à la barre des témoins, cer- taines allant jusqu'à dire qu'elles n'avaient jamais été victimes d'abus sexuels.Mais le centre et le directeur de lu protection de la jeunesse du Centre des services sociaux du Montreal métropolitain, Gilles Beaulieu, ont jugé bon de s'adresser à la Cour supérieure pour empêcher aux anciens employés de communiquer avec ces jeunes.Dans une requête déposée cette semaine devant ce tribunal.M.Beaulieu affirme être prêt à declarer devant le tribunal que les jeunes pensionnaires ont bel et bien ete victimes d'actes indécents, en dépit du fait que les accusations aient été retirées.On sait également que 10 des employes congédiés se sont adressés au Tribunal du travail pour contester leur congédiement.Policier accusé d'avoir provoqué la mort d'un chien CILLES ÏTJIflM ¦ Un citoyen de Montreal accuse sa propriétaire, un ami du fils de cette dernière et un policier du district 31 de la CUM d'avoir causé la mort de son chien.M.Pierre Rodier, domicilie rue de Falaise, a porté plainte en ce sens devant le juge Cyrille Morand, de la Cour des sessions, en vertu de quoi M.Maurice Leblanc, un ami de lu famille de sa propriétaire, a été sommé de comparaître le 17 courant.Selon M.Rodier, M.Leblanc auralt vaporisé un insecticide sur son chien âgé de 13 ans.Le chien, dit M.Rodier, est mort après trois semaines d'agonie.Il pense que M.Leblunc a agi a l'instigation de su propriétaire, Mine Roslyn Takiff.Le mari de cette dernière, M.Frank Takiff, u refusé de commenter.Il a cependant noté que M.Rodier et sa famille ne s'entendaient pas.Les deux parties ont comparu à plusieurs reprises devant la Régie du logement, qui mettait fin au bail il y a quelques mois, à la demande des Takiff.Quant au policier, le sergent-détective Denis Lachapelle, M.Rodier l'accuse d'avoir saisi illégalement son chien et de l'avoir confié à la SPCA sans mandat ad hoc, privant ainsi le chien des soins qu'il recevait quotidiennement de ses vétérinaires.Selon M.Rodier, cela a précipité la mort de l'animal.M.Lachapelle, joint au téléphone, a dit qu'il avait plutôt ob- tenu un mandat pour compléter une enquête chez M.Nodier dans une autre uffuire, et qu'il avait confie le chien ù lu SPCA parce que l'animal était seul dans l'appartement de son maître.Les interrogatoires de suspects seront enregistrés À Côte-des-Neiges et Ville Mont-Royal ¦ À compter de mardi, les interrogatoires de suspects dans des affaires de voies de fait graves, de vol qualifié et d'introduction par effraction dans le district 31 de lu police de la CUM (Côte-des-Neiges et Mont-Royal) seront enregistrés sur cassette pour être ensuite déposes en Cour.Le projet-pilote d'un an, mis sur pied par la Commission de réforme du droit, se déroule au poste 31 et à Ottawa.« Le tout doit cependant se faire avec le consentement du suspect, après qu'il eut été mis au courant de ses droits.La cassette utilisée doit être descellée en sa présence, et elle doit être également rescellée en sa présence, à la fin de l'interrogatoire», a expliqué hier au cours d'un entretien téléphonique le directeur du poste 31, M.Jacques Lessard,/quiest responsable du projet. A8 Johnson rencontre Mitterrand Presse Canadienne QUÉBEC Le chef du Parti québécois, Pierre-Marc lohn-son.a rencontré hier après-midi le president français François Mitterrand.Les deux hommes politiques ont eu un entretien de trois quarts d'heure au Chateau Frontenac.Les discussions ont porte sur l'évolution du Parti québécois au cours des dernières années.La rencontre a eu lieu à la demande de M.lohnson, qui voulait aborder avec le president français «la perspective des forces politiques au Québec».LE SOMMET DE QUÉBEC La Presse LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 4 SEPTEMBRE 1987 La dette du Tiers-Monde: Paris hésite à suivre l'exemple d'Ottawa Le Canada raye $324 millions; la France devrait effacer $7 milliards GILBERT BRUNIT du bureau de La Presse OUEDEC La France se réjouit du «geste généreux» du Canada, qui annonçait mercredi au Sommet de Québec l'effacement de dettes de $324 millions de sept pays africains, mais elle demande de «poser le débat dans ses termes justes» avant de lui demander de suivre cet exemple.Pour vous, a dit hier à trois journalistes canadiens un adjoint du président français, M.François Mitterrand, effacer $324 millions, c'est une chose.«Mais comprenez que le ministre des Finances de France prenne des précautions puisque ces sept mêmes pays \u2014 Sénégal, Zaïre, Madagas- car.Cameroun, Congo.Gabon et Côte d'Ivoire \u2014 doivent $7 milliards à la France».Les «termes justes» sont ceux-ci: ces sept pays doivent $24 milliards au total.Les $7 milliards dûs à la France comptent donc pour 30 p.cent du total.Alors que les $324 millions effacés par le Canada comptaient pour 1,35 p.cent de ce total.La France, rappelle cette source proche de M.Mitterrand, a obtenu du Sommet des sept principaux pays industrialisés (où le Canada est aussi présent ) que les délais de paiement des pays sous-développés passent de 10 à 20 ans.Quoi que décide le gouvernement français à ce sujet, les pressions «bilatérales» ont été nombreuses hier sur M.Mitter- rand.A bord du brise-glaces John A.Mac-Donald, et même à son retour au Château Frontenac, le président de France s'est entretenu avec plusieurs chefs d'Etats et de gouvernements désireux, notamment, de voir une partie de leur dette effacée.Quant à la proposition formulée la veille par le premier ministre du Québec, M.Robert Bourassa, d'indexer la dette des pays du Sud sur les fluctations des prix des ressources naturelles, le porte-parole de l'Elysée répond laconiquement: «Trop tôt pour commenter!» Avant d'ajouter que «rien ne se perd» avec la structure de suivi et de réseaux que s'est donné le Sommet de la francophonie.«Toutes les propositions sont ramenées sur la table, à un moment propice».À ce sujet, la France fera connaître, à ia session d'aujourd'hui du Sommet de Québec, ses propositions quant aux structures de suivi.Acceptera-t-elle de confier le secrétariat permanent du Sommet de la francophonie à l'Agence de coopération culturelle et technique, comme le Canada et le Québec le proposent depuis des mois?« La France a une réflexion sur les structures et le financement de la continuité du Sommet, en train d'acquérir sa vitesse de croisière après le décollage parisien de février 1986», répond notre interlocuteur.«Cette décision pourrrait être annoncée demain (aujourd'hui) ou non», selon l'accueil que les autres ddlégations y feront à huis clos.EN BREF r mm ¦ - «t>t i ¦ mmm .h-'v1»w*\\ *fî Mail Les cnefs die dfélégation en croisière PHOTO ARMAND TROTTIER.LA PRESSE Les chefs de délégation au Sommet de Québec ont profité d'une croisière sur le Saint-Laurent, à bord du brise-glaces John A.Macdonald pour aborder la question des droits de l'homme, hier.Aucun compte-rendu de ces échanges n'était toutefois disponible.DU FORT Mitterrand fait un saut en Acadie d'après Canadian Press Le président de la France, M.François Mitterrand, a fait une causette en compagnie de journalistes hier, au retour de la croisière organisée à l'Intention des participants au Sommet de Québec.Aujourd'hui, M.Mitterrand est à Caraquet photoreuter QUEBEC Le président François Mitterrand de France fuira momentanément le Sommet de la francophonie, aujourd'hui, pour une visite imprévue de deux heures à Caraquet, capitale officieuse de l'Acadie.Cette visite à caractère privée, organisée à la hâte semble-t-il, et qui coïncide avec la campagne électorale qui se poursuit au Nou-veau-Brunswick en prévision des élections générales du 13 octobre prochain, a été annoncée à Québec, hier après-midi, par le ministre de l'Éducation de cette province, jean-Pierre Ouellet.Ce dernier, qui participe au sommet en compagnie du premier ministre Richard Hatfield et de deux autres membres du cabinet, a fait savoir que le chef d'Etat français a rapidement accepté l'invitation de la délégation du Nouveau;Brunswick.M.Mitterrand doit monter à bord d'un jet privé, ce matin, à l'aéroport de Québec, pour se rendre à Caraquet où il visitera notamment le Centre acadien de Civilisation française, aménagé l'an dernier grâce, en grande partie, à un don de $700 000 de la France.Le nouveau lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick, Gilbert Finn, ainsi que le maire de Caraquet, Germain Blanchard, accueilleront l'invité d'honneur qui avait déjà été présenté à plusieurs leaders acndieW».en mal dernier, lors d'une escale à l'aéroport de Moncton, au cours d'une visite officielle dans plusieurs régions canadiennes.«Il est gratifiant, pour nous, de constater que M.Mitterrand a immédiatement manifesté de l'intérêt lorsque nous l'avons invité à visiter le Nouveau-Brunswick», de dire M.Ouellet.Conscient de la campagne électorale en cours, le ministre de l'Education a souligné que cette visite est de caractère strictement privé et que le cabinet conservateur de la province n'a pas l'intention d'organiser un accueil protocolaire pour la circonstance.Ni le premier ministre Hatfield ni aucun de ses ministres n'accompagnera M.Mitterand.Quant au lieutenant-gouverneur Finn, un ex-président d'une compagnie d'assurances du Nouveau-Brunswick, il doit escorter M.Mitterrand lors d'une visite du Village historique de l'Acadie, une des principales attractions touristiques de cette province.Le président Mitterrand reviendra par avion vers Québec à temps pour un souper officiel organisé par le Nouveau-Brunswick à l'intention des délégués au sommet.M.Hatfield, qui a refusé jusqu'à maintenant de s'entretenir avec les journalistes qui couvrent le sommet, doit alors entretenir les dignitaires de quelque 40 pays des programmes de bilinguisme de sa province, programmes qui ont soulevé l'indignation dans plusieurs circonscriptions anglophones de sa province.\u2022 LA FF0 PRÊCHE LA VITALITÉ ¦ L'avenir de la francophonie dépend bien plus de la vitalité des communautés francophones que d'un Sommet des chefs d'Etat.Telle est l'opinion qu'a émise hier le président de la Fédération des francophones hors-Québec.M.Aurèle Thériault, lors d'un déjeuner organisé en marge du Sommet de Québec, par le Secrétariat des peuples francophones.Certes, la tenue d'un sommet est une chose positive parce qu'elle donne une visibilité à la francophonie: on n'a jamais autant parlé de francophonie que depuis une semaine, a déclaré M.Thériault.Mais la francophonie internationale ne doit pas se faire au détriment des besoins des communautés et des peuples francophones, ajoute-t-il.Selon M.Thériault.la rencontre des chefs d'Etat n'est pas la solution exclusive au développement de la francophonie.«Il y a des limites très concrètes \u2014 surtout politiques \u2014 à ce que les gouvernements peuvent faire dans le développement de la francophonie».COLLOQUE DE 40 ASSOCIATIONS ¦ Une quarantaine d'associations francophones provenant du Canada, des États-Unis, de l'Europe et de l'Afrique se sont réunies au Secrétariat des peuples francophones pour parler francophonie.Les associations se sont entendues pour tenir un colloque dans 18 mois, au cours duquel ils formuleront des recommandations qui seront soumises aux dirigeants du prochain sommet francophone, si sommet il y a.Le président du secrétariat, M.Philippe Sauvcageau, a pour sa part expliqué que les associations francophones devraient faire front commun devant les dirigeants de lu francophonie, afin de promouvoir leurs idées concernant le développement de la langue française.L'invité d'honneur du déjeuner était le secrétaire de l'Agence de coopéra-lion culturelle et technique, M.Paul Okumba d'Okwatsegue.Ce dernier a souligné l'apport du milieu associatif dans le développement de la francophonie.LONGÉVITÉ DES CHEFS D'ÉTAT ¦ Trois des chefs d'État participant au Sommet de la francophonie sont au pouvoir pouvoir depuis une vingtaine d'années, indique une liste publiée par les organisateurs de la rencontre de Québec.Le colonel |ean-Bap-tiste Bagaza.président du Burundi, qui a été renversé hier par un major de l'armée et qui était en place depuis le 9 novembre 1976, venait en sixième position sur celte liste.L'organisation du sommet a publié une liste de 17 chefs d'État de la francophonie par ordre d'ancienneté.Le président François Mitterrand de France, élu en 1981, vient en 14e position.Le plus ancien chef d'État de la francophonie est le président du Zaire, Mobutu Sésé Séko, en selle depuis le 25 novembre 1965, c'est-à- < dire depuis près de 22 ans.Il | semble que M.Séko se prépare \u2022* à imiter Francois Duvalier, de Haïti et qu'il a commencé à préparer son fils à assumer sa succession.En deuxième position, M.Gnassingbé Ëyadéma, président du Togo depuis le 14 avril 1967 c'est-à-dire depuis plus de 20 ans.En troisième position, on trouve le président Omar Bongo, du Gabon, en poste depuis le 2 décembre 1967, bientôt 20 ans.Le temps semble avoir oublié ces trois chefs d'État qui détiennent le pouvoir depuis deux fois plus Mobutu Sésé Séko de temps que leurs plus proches concurrents puisque le président du Bénin, Mathieu Kéré-kou, qui vient en quatrième position, est au pouvoir depuis une dizaine d années.LE SUD ATTIRE LES QUÉBÉCOIS ¦ Trois journalistes du Québec ont soumis au Sommet un projet de séjour de journalistes francophones dans un autre pays, de préférence dans un pays du Sud.Contrairement aux stages d'observation actuels, le séjour s'adresserait à un journaliste d'expérience.Le journaliste choisi occuperait durant le stage un emploi de préférence équivalent à celui qu'il occupe dans son pays et devrait s'engager à accepter le salaire et les conditions de travail en vigueur dans l'entreprise où il va travailler.Le projet a été conçu par les journalistes Marc Pinelli, autrefois de Radio-Canada et maintenant de TF1, de France; David Murphy et Jocelyn Laberge.tous deux de Radio-Canada de Montréal.Le projet serait chapeauté par C1RTEF, Conseil international des radiodiffu-seurs d'expression française, un organisme relié à la francophonie et financé en partie par l'Agence de coopération culturelle et technique et par les gouvernements français et canadiens.AIR AFRIQUE À MIRABEL ¦ La compagnie aérienne Air Afrique a obtenu l'autorisation de relier l'Afrique francophone depuis Mirabel grâce à une entente signée à Québec, dans le cadre du Sommet des pays francophones.Air Afrique pourra transiter par New York.Le Canada obtient le droit de desservir Abidjan, en Côte d'Ivoire, avec un point de transit en Europe ou au Sénégal.Le Canada pourra également relier un point soit en Algérie, au Maroc, en Tunisie ou un autre point de l'équateur, sauf le Congo.Air Afrique est le transporteur international de 10 pays d'Afrique occidentale qui possèdent 72 p.cent de ses actions.L'entente a été signée par Mne Monique Landry des Relations extérieures du Canada et M.Siméon Ake, ministre des Affaires Etrangères de la Côte d'Ivoire.*_ffli n; \\ I - * \t\t\t\t \t\t\t\t \t\tLE SOMMET DE QUEBEC\tLA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 4 SEPTEMBRE 1987 \u2022 A 9\t \t\t\t\t «Une opération de maquillage» \u2014 Le MNQ NORMAN DBUtU de la Presse Canadienne QUÉBEC Le Sommet de Québec constitue «une opération de maquillage)» des difficultés que connaît le fait français au Québec et au Canada, estime le Mouvement national des Québécois.Les gouvernements du Québec et du Canada «vantent leur attachement et leur volonté de promouvoir le français mais les vrais défenseurs du français au Québec doivent suivre passivement le spectacle de l'extérieur», a affirmé en conférence de presse, hier, le président du Mouvement national des Québécois Rolland Chaussé.Le MNQ a dressé une liste des problèmes que rencontre la langue française au Québec dont le Sommet ne sera pas saisi: \u2014 le Ier septembre dernier, des commissions scolaires anglophones du Québec ont contesté la constilutionnali-té d'imposer la langue française aux immigrants; \u2014 le gouvernement Bouras-sa a absous ceux qui avaient transgressé la loi en inscrivant illégalement leurs enfants à l'école anglaise; \u2014 le MNQ a relevé l 400 affiches illégales à Montréal au cours d'une seule fin de semaine; \u2014 vivre en français à Montréal, présumément la «deuxième ville française au monde» représente un «défi permanent» car la langue d'usage est de plus en plus l'anglais.Selon M.Chaussé, les véritables défenseurs du français au Québec, la Société nationale des Québécois, le Mouvement du Québec français, les sociétés Saint-lean-Baptiste ou les centrales syndicales auraient dû être invités au Sommet pour y échanger sur les «graves menaces qui pèsent sur la francophonie».M.Chaussé a dénoncé le sort réservé à la Loi 101, la Charte de la langue française au Québec.«En 1987, que reste-t-il de cette loi dont nous étions si fiers?La loi se vide peu à peu de son contenu, a été victime de nombreux assauts.Ouvertement ou insidieusement, ses adversaires sapent sa substance et la contournent», a-t-il dit.Il a rappelé que depuis 1977, date de l'adoption de cette loi par l'Assemblée nationale du Québec, huit jugements majeurs des tribunaux ont invalidé plusieurs aspects de cette loi, limité sa portée, annihilé ses objectifs fondamentaux.Il a également dénoncé l'article 23 du «Canada Bill», un article «ouvertement conçu pour contrer la Loi 101 » en permettant l'accès à l'école anglaise au Québec à des nouveaux arrivants.Enfin, M.Chaussé a rappelé que le Québec ne participe pas à part entière au sommet «étant donné que sa délégation est assujettie à la délégation fédérale canadienne».11 conclut en déplorant l'absence au Sommet des principaux organismes québécois de défense de la langue française au Québec.Un modeste menu pour les pays en développement Québec et Ottawa ont du mal à justifier la frugalité des projets de coopération issus du sommet du bureau de La Presse QUEBEC Placés sur la défensive avec un bilan modeste de projets de coopération, à quelques heures du tomber de rideau au Sommet de la francophonie, Ottawa et Québec ont insisté sur le caractère «concret» d'une série de projets dans les champs de l'énergie, des communications et de l'agriculture.Mais tant du côté fédéral que du côté de Québec, les politiciens ont eu du fil à retordre pour justifier la frugalité du menu offert aux pays en voie de développement.La contribution fédérale en «argent frais» de projets découlant du Sommet de Québec sera de $17 millions, a indiqué hier, en conférence de presse, le ministre d'État aux relations internationales, Mme Monique Landry.«Le Canada veut vraiment démontrer son engagement envers la francophonie par des engagements précis et très concrets», a soutenu Mme Landry.Boys scouts « Avec vos projets de boys scouts, vous présenter les pays africains comme des quêteurs», a lancé à une brochette de ministres fédéraux un journaliste marocain, M.Nairn Kamal, du quotidien L'opinion, de Rabat.«C'est du colmatage», a-t-il soutenu, par la suite, à La Presse.Plus que des interventions à la pièces les pays africains ont besoin d'un changement profond du système qui condamne leurs économies nationales à être à la merci des variations du prix de leurs matières premières, a-t-il expliqué.De nombreux journalistes ont relevé que Québec et Ottawa semblaient profiter de la tenue du Sommet pour y aller d'une série d'initatives disparates, qui auraient pu être annoncée sans cette rencontre internationale.Défendant l'événement, le premier ministre Robert Bourassa a soutenu que la seule dynamique d'un face à face entre chefs d'État permet de développer des volontés de coopération chez des pays qui, d'abord, semblaient peu intéressés.«On ne pourra pas dire que ce sommet n'a pas le sens du concret», a-t-il lancé, signalant qu'il avait tenu les mêmes propos, en matinée comme président du volet «coopération» de la conférence.«Le fait de pouvoir se réunir ensemble, de parler d'objectifs communs, ça incite à participer à des projets concrets», a-t-il dit, citant l'exemple de pays comme la Suisse, qui d'un rôle d'observateur à Paris, veut maintenant mettre l'épaule à la roue.«Des pays disent maintenant \"Nous sommes prêts à faire notre part\".Ces sommes auraient-elles été en- gagées si le Sommet n'existait pas?» a-t-il lancé.Institut de l'énergie Les leaders ont.hier, terminé leurs délibérations sur trois des cinq «réseaux» de collaboration, l'agriculture, les communications et l'énergie.Ottawa consacrera S 5 millions à la coopération agricole, essentiellement pour développer un centre d'excellence pour la formation d'agronomes en Afrique.«On manque de documentation en français, de spécialistes francophones»,^ souligné le ministre fédéral d'État à l'Agriculture, Pierre Biais.Du côté de la culture, l'essentiel de sa contribution de $7 millions sera dirigé vers un réseau de formation à distance, destiné aux pays du Tiers-Monde.On dépensera aussi $ 1,8 million pour l'extension du réseau TV-5, destiné à tous les pays francophones.Québec qui, de son côté, avait choisi l'énergie comme créneau, investira $700 000 pour la mise en place d'un Institut international.S'il aura pignon sur rue à Québec, l'organisme n'emploiera toutefois qu'une poignée de directeurs qui choisiront des projets à financer dans ce secteur.Treize pays ont approuvé ce projet, a signalé le ministre québécois de l'Energie, M.|ohn Ciac-cia, rappelant que le Québec pouvait capitaliser sur son expertise particulière en hydro-électricité.Québec est satisfait de sa participation au sommet MWt LBtSHRD du bureau de La Presse QUEBEC Le Sommet de Québec consolidera l'existence de cette institution dans l'avenir, a indiqué hier le premier ministre Robert Bourassa.Les résultats concrets qui émer-geron du Sommet des pays francophones seront «très encourageant pour l'avenir des sommets» a-t-il lancé, à l'issue d'une « retraite» de quelques heures avec les chefs d'Etat, rassemblés à bord du brise glace |ohn A.Macdonald.Durant la traversée, M.Bourassa a eu des entretiens avec les leaders d'Egypte, de la Belgique, du Liban et du Togo.Avec le leader égyptien, M.Boutros Ghali, il a abordé l'intérêt des québécois à un projet de barrage hydro-électrique dans ce pays.Pleinement satisfait de sa participation au Sommet francophone, le gouvernement du Québec n'a toutefois pas l'ambition d'intervenir sur d'autres tribunes internationales, a-t-il indiqué hier.«Dans la situation actuelle (des sommets francophones) on peut directement jouer un rôle.Je ne vois pas l'évidence qu'on doive multiplier ces occasions là, elles existent déjà», a-t-il soutenu.«Nous ne cherchons pas la représentation internationale pour des raisons purement idéologiques» a-t-il soutenu, pleinement satisfait de la collaboration du gouvernement fédéral.«Je suis très fier aujourd'hui d'être québécois», a-t-il lancé.Robert Bourassa est satisfait «Nons seulement nous sommes capables d'organiser (l'événement ), ce qui est secondaire, mais nous avons pu aussi motiver la venu de dizaines de chefs d'État pour un objectif commun», a-t-il dit.«Tous les leaders sont enchantés du déroulement de la conférence.Ils trouvent le climat idéal», a-t-il soutenu.À l'intérieur de la conférence, «le Québec est parvenu à jouer un rôle distinct qui lui a permi d'étoffer davantage son expérience dans le domaine international », a-t-il dit.De son côté le ministre québécois des Relations internationales, M.Gil Rémillard s'est lancé dans une apologie peu coutumiè-re du gouvernement fédéral.«Ce qui est bon pour le Canada est bon pour le Québec», a-t-il dit, devant quelques journalistes anglophones.«Si le sommet est un succès c'est que l'on peut travailler avec Ottawa.La collaboration du gouvernement fédéral à été excellente», a-t-il dit.Dans la «cage Amnistie internationale condamne Be Burundi ANDRE PBPIN du bureau de lu Presse QUEBEC Amnistie internationale, dans un document officiel « Prisonniers d'opinion et detenus politiques au Burundi », dénonce les conditions de detention inhumaines qui persistent dans ce pays.L'organisme dénonce la recrudescence des tensions entre la communauté hutuc majoritaire et la minorité tutsie au pouvoir depuis 1976.En plusieurs occasion entre 1979 et 1983, l'organisme a été informé de l'arrestation d'individus soupçonnés de soutenir l'opposition hutue au gouvernement.En 1984, un groupe de 30 étudiant, soutient Amnistie internationale, ont été arrêtés et accusés d'entretenir des liens avec des collègues à l'étranger.Après avoir été tenus incommunicado dans des conditions de detention 1res dures cl avoir été sévèrement battus, sans inculpation ni jugement, ils ont été relâches après six mpis de détention.D'autres arrestations eurent lieu en 1985 et 198b, soutient l'organisation.Une cage Dans les coulisses du som- met, la situation qui prévaut dans différents pays de la francophonie est d'ailleurs abondamment discutée.Amnistie internationale a saisi l'occasion pour dénoncer les conditions qui persistent, principalement dans les pays en voie de développement.Après ies manifestations du premier jour, Amnistie internationale, section canadienne, a en effet retenu l'attention hier en installant, à proximité du Château Frontenac, une « cage en planches » dans laquelle s'enfermeront à tour tie rôle, durant 24 heures, différentes personnalités québécoises.Appelée « Vigile de solidarité », cette activité se tient derrière la cathédrale anglicane « holy Trinity » donnant sur la Place d'Armes.Dans l'église, se relaient également des groupes qui prient pour la justice.Par ce geste symbolique, Amnistie internationale veut dire au monde entier que « dans plus de 30 pays ou l'on parle le français, on risque la prison, les sévices et la mort, simplement en exprimant a haute voix ce que l'on pense ».Parmi les personnalités qui participent à cette vigile, on note la présence du peintre Armand Vaillancourt, du chef Huron Max Gros-Louis, du politicien et poète Gérald Godin.Création d'une Union mondiale des juifs d'expression française UIVM' Les juifs francophones d'Israël et de la diaspora, au nombre d'un million et demi à deux millions, sont invites a se regrouper au sein de I union mondiale des juifs d'expression française (U.M.J.E.F.).La création de ce nouvel organisme, décidée en principe par les représentants des communautés juives d'expression française à travers le monde, a été annoncée hier par Joseph Benarrosh, président de la Communauté Sépharade du Québec à qui revient I initiative.Des représentants des communautés juives de France, d Israel et des États-Unis participaient également à la conférence dç presse.Bien qu'ils ne soient pas représentés officiellement au Sommet de Québec, ces deux {>ays comptent de nombreux uifs francophones.Les Israéliens présents à la conférence de presse ont mentionné un véritable réveil de la francophonie chez eux.Avec 500 000 citoyens parlant français, le quotidien Jerusalem Post projette de publier une édition française dés le début de 1988.De plus, l'Union Française, implantée récemment a Jérusalem, aurait attiré en cinq ou six mois 500 élèves adultes sabra, c'est-à-dire nés en Israel.L'U.M.j.E.F.est la contrepartie francophone du Commonwealth Jewish Council, né en 1982, qui reflète la réalité des pays anglophones du Commonwealth.Son bureau d'initiative provisoire (B.I.P.), installé à Montréal dans les locaux du Congrès Juif Canadien, travaille déjà à susciter l'adhésion de toutes les communautés, associations et personnalités juives d'expression française.Avec le soutien et l'encouragement du Congrès Juif Mondial et d'autres organismes communautaires confédératifs de différents pays.L'U.M.J.E.F.entend faire de la francophonie un instrument d'union et de communication sur les réalités du judaïsme contemporain et agir auprès des instances de la francophonie afin de mieux promouvoir des domaines d'intérêt commun.Elle veut, entre autres, favoriser les échanges techniques, économiques et culturels entre Israël et 1 espace francophone.Les Suisses francophones s'estiment victimes de discrimination Presse Canadienne QUEBEC La minorité française en Suisse est victime de discrimination face à la majorité allemande, a soutenu hier le secrétaire général des communautés ethniques de langue française, M.Roland Béguelin.Lors d'une conférence de presse à Québec en compagnie des représentants du Mouvement national des Québécois, M.Béguelin a raconté que la Suisse n'avant pas envoyé de représentants officiels au Sommet de Québec, se contentant d'y déléguer un observateur.La Suisse compte une population de six millions à 75 p.cent d'origine allemande avec une minorité francophone de 20 p.cent et un groupé d'italophones de cinq p.cent.M.Béguelin a dénoncé «l'attitude hypocrite et mesquine des autorités fédérales suisses qui vise à couper la Romandie ( la partie française de la Suisse ) du reste de la francophonie alors qu'elles resserrent les liens entre la Suisse allemande, l'Allemagne et l'Autriche ».Le pays est divisé en 26 cantons ou Etats dont six sont majoritairement de langue française.M.Béguelin a rappelé qu'au premier Sommet francophone de Paris, en février 1986, le gouvernement fédéral de Suisse avait dans un premier temps refusé d'y déléguer qui que ce soit.Il s'était finalement résolu à y envoyer un observateur à la suite des pressions scandalisées des médias francophones du pays.Le porte-parole de la minorité française a illustré par de nombreux exemples le contrôle qu'exerce la majorité allemande sur l'appareil de l'Etat.Ainsi.11 121 des véhicules appartenant au gouvernement ou à ses régies sont des voitures fabriquées en Allemagne tandis que seulement 66 voitures viennent de France et 15 d'Italie.Le gouvernement du canton francophone du Jura avait demandé au gouvernement canadien d'être invité au Sommet de Québec à titre officiel en s'adres-sant à l'ambassadeur canadien à Berne.Il n'y a pas eu de réponse.«Ou bien l'ambassadeur du Canada n'a pas fait son travail, ou bien il y a eu un mic-mac entre Berne et Ottawa.Nous pencherions plutôt pour la seconde hypothèse», a commenté M.Béguelin.«Pour nous, c'est de la honte que nous ressentons d'appartenir à un Etat fédéral qui nous traite de la sorte *¦, a-t-il conclu. Arts et spectacles ; a 10 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 4 SEPTEMBRE 1987 Une production suisse, Concert pour Alice de Thomas Koer-fer, sera présentée le 20 septembre dans le cadre du Festival international de Sainte-Thérèse.The Kid Brother très bientôt en salles LUC PERREAULT Le lauréat du Grand Prix des Amériques, The Kid Brother de Claude Gagnon, prendra l'affiche a Montréal d'ici la fin septembre.La nouvelle a été confirmée hier à La Presse par le distributeur lean Colbert dont la compagnie.Cinécran Distribution, vient d'acquérir les droits pour le Canada du film de Gagnon dans tous ses formats et toutes ses versions.Le distributeur confirme en outre que sa compagnie vient également de fusionner avec la maison de production de Claude Gagnon, les Productions Yoshimura-Gagnon.On n'a pas encore trouvé de nom à la nouvelle société qui émergera de cette fusion.La nouvelle compagnie sera par ailleurs chargée des ventes a l'étranger de The Kid Brother, à l'exception du territoire japonais que le coproducteur de ce pays s'est réservé en exclusivité.La partenaire ( et épouse ) de Claude Gagnon, Yuri Yoshi-mura.se trouvait déjà à Los Angeles hier pour entreprendre des pourparlers avec les majors américains en vue de la vente du film aux Ltats-Unis.Pour ce qui est du territoire canadien, les rumeurs font état d'offres records, certaines dépassant $400 000.M.Colbert n'a pas voulu dévoiler les termes précis de l'entente concernant les droits de The Kid Brother mais il a fait part de son intention de mettre le film à l'affiche dans les salles dans les plus brefs délais possibles.«Le film devrait sortir dans sa version originale très rapidement à Montréal, au plus tard à la fin septembre, a précise lean Colbert.La version française vient également d'etre commandée.Elle sera effectuée au Québec chez Belle-vue-Pathé.» Quant a la version originale sous-titrées en français, dont la première copie fut endommagée lors de son transfert par avion entre la Hollande et Mirabel, on peut raisonnablement s'attendre a ce qu'elle soit disponible au moment du lancement a Montreal.Le réalisateur de The Kid Brother, Claude Gagnon, n'a pu être joint hier pour commenter la nouvelle.Une saison chargée dans les salles de cinéma ¦ La fin du Festival des films du monde marque le lancement de la saison cinématographique.Côté primeurs, on note une telle abondance que les pauvres Montréalais, déjà enterrés sous l'avalanche du FFM, ne sauront plus à quel saint se vouer.Ainsi, dans le complexe entièrement rénové des Cinémas Berri, deux nouveautés prenaient l'affiche mercredi dans la foulée.du festival : L'Ami de mon amie d'Eric Rohmer et Le prend Chemin de Jean-Loup Hubert.Aujourd'hui, un troisième primeur s'y ajoutera : ¦Oood morning Babylonia de ^aolo et Vittorio Taviani (présenté en version française).* Toujours chez Cineplex Odeon, cette fois au Complexe \"Desjardins, le film d'Alain Tanner, Une flamme dans mon coeur, est à l'affiche depuis .mercredi de même qu'au Cré-mazie Les Yeux noirs de Nikita LES RUSHES ¦ Le cinéma Berri vient de faire peau neuve.La nouvelle toilette que le président de Cineplex Odeon, Garth Drabinsky, a dévoilé hier comportera de nombreuses innovations, à commencer par un système Dolby stéréo dans quatre des cinq salles, un nouveau hall agrandi avec parquets de marbre et un système d'achat anticipé pour les représentations du même jour.¦ Plusieurs primeurs sont attendues au 3é Festival international de Sainte-Thérèse, du 16 .au 21 septembre.Au programme,, sept premières nord-américaines : Dûnki-Schott de Tobias Wyss et Hans Llechtl (Suisse ), Miss Mo nu de Medhl Charef (France), La Danse des ¦pantins de Helvecio Ratton, Tairont Feitosa et Angela Santoro (Brésil), Reporter X de José Nascimento (Portugal), Miria-na de Jovan Acin (Yougosla- .vie ), Lejania u\\e Jesus Diaz Mikhalkov (en version française).Au Dauphin I, lancement aujourd'hui d'Intervista de Federico Fellini (en v.o.et sous-titres français).À noter également au cinéma Alexis-Nihon 3 le film du Suédois Lasse I lallstrom.My Life as a dog, lancé d'abord dans sa version originale (avec sous titres anglais) en attendant la version française prévue pour le 18 septembre.Aux Cinémas Unis, des surprises attendent également les cinéphiles.Sous le nouveau nom de Cinémas Bogart, les trois salles de l'avenue du Parc offrent à compter d'aujourd'hui trois primeurs : Law of Desire de Pedro Almodovar (en v.o.s.t.a.), La Photo (I Photographia) de Nikos Papatakis (en v.o.s.t.f.) et Fatherland de Ken Loach (en v.o.s.t.f.).Enfin, au Parisien 3, en version française, le dernier Wajda, Chronique des événements amoureux.(Cuba) et Crazy Love de Dominique Deruddere ( Belgique).¦ La nouvelle saison de la Cinémathèque québécoise a débuté mardi par un hommage à Rita Hayworth.Septembre sera surtout l'occasion de revoir l'ensemble de l'oeuvre de Claude Jutra qui vient d'ailleurs de donner son nom à la salle de la Cinémathèque.Également au programme : un cycle consacré au cinéma roumain récent, une série en marge du Festival Nouvelle Danse et une carte blanche à Michel Tremblay.¦ Sept maisons de distribution québécoises viennent de se voir allouer $ 150 000 par la Société générale du cinéma au titre de l'aide automatique.¦ Pierre Theberge vient d'être nommé directeur général adjoint à la SGC.H occupait auparavant le poste de directeur de l'aide û la création et à la production., Un Grand prix du livre de Montréal et dix prix Fleury Mesplet PIERRE RODÏRC1 de la Presse Canadienne Pour marquer sa dixième édition, le Salon du livre de Montréal accueille le Grand prix du livre de la ville de Montréal et salue Fleury Mesplet, fondateur de la Gazette.Attribué jusqu'en 1982 (à Yves Beauchemin pour te Matou) puis abandonné par le Conseil des arts de la CUM, le prix de la ville renaîtra, doté par la municipalité d'un montant de $10 000 ; le gagnant sera connu le jeudi 19 novembre, à l'ouverture du salon qui dure jusqu'au mardi 24.Le romancier Roch Carrier, président du SLM, a aussi annoncé hier en conference de presse la création de 10 prix Fleury-Mes-plct, dans autant de catégories : littérature jeunesse, littérature générale, poésie, bibliothécaire, communicateur (presse écrite, radio ou télévision), distributeur, éditeur de livres, éditeur de pério-diques, traducteur littéraire, libraire.Fleury Mesplet, libre penseur Fleury Mesplet ( 1734-1794) fut un libre penseur, a rappelé M.Carrier.Ne a Marseille, il travailla ù Lyon, Avignon et Philadelphie, avec les pères de la Republique américaine, puis s'installa à Montréal pour y fonder la Gazette, en juin 1778.Un ami des livres de longue date à Montréal et âme dirigeante de quelques ancêtres de l'actuel salon, J.Z.Léon Patenaude, a déjà écrit sa biographie et préside tou- Roch Carrier, le président du Salon du livre de Montréal, présente ici l'emblème de l'événement qui se tiendra Place Bonaventure du 19 au 24 novembre.pH0T0 RENE PICARD w PRESSE jours un comité Fleury-Mesplet.Des sélectionneurs du SLM choisiront jusqu'à cinq noms duns chaque catégorie ; puis la liste sera soumise aux membres d'associations professionnelles (en tout, 2 500 personnes) qui éliront les 10 gagnants.Aucun montant ne sera versé avec les prix Fleury-Mesplet, a précisé Thomas Déri, directeur général du SLM : «Peut-être l'an prochain.» Plus grande surface À ce sujet, 1988 ouvrira un nouveau bail de trois ans avec le complexe Place Bonaventure ; la surface d'exposition sera alors accrue du tiers.Cette année, avec près de 400 stands, le salon espère atteindre les 80 000 entrées.En I986, édi- tion saluée par une tempête de neige le jour d'ouverture, le total avait été de 71 000 soit environ le même qu'en 1985.Le salon a aussi un nouveau logo, représentant un M et un livre stylisés, signée |ean Beauches-ne et Olivier Lasser ; l'affiche de 1987 est due au graphiste montréalais Seth Levinson.Pour le prix de la ville de Montréal, il devra s'agir d'une «oeuvre de création (roman, essai, nouvelle, poésie, histoire), écrite en français ou en anglais, par un seul auteur», publiée entre le 30 octobre I986 et le 29 octobre 1987.Les jurés sont Jean-Pierre Duquette, de l'Académie canadienne-française et de l'université McGill, le chroniqueur et auteur Jacques Folch-Ribas, la libraire Elizabeth Marchaudon, l'auteur Gilles Marcotte, et lacques Panneton, de la bibliothèque municipale de Montréal.M.Marcotte, qui écrit dans les revues l'Actualité et Liberté, a remporté deux fois le prix littéraire de la ville : en 1970 pour le Temps des poètes, en 1977 pour le Roman à l'imparfait.M.Folch-Ribas pour sa part trouve «écoeurant» que le montant des prix littéraires soit soumis à l'impôt ; les en dispenser, a-t-il dit.ne coûterait presque rin aux gouvernements de Quebec et Ottawa.Lecture au féminin MM.Carrier et Déri ont aussi dévoilé les résultats d'un sondage, mené auprès des visiteurs du salon de I98b : quelque l 050 questionnaires (près de 50 questions) ont été dûment remplis.Il en ressort que plus de 60 pour cent des visiteurs sont des femmes, ce qui recoupe une donnée de précédentes enquêtes sur la lecture.La tranche d'âge la plus représentée est celle des 35-49 ans avec 29,3 pour cent, suivie des 25-54 ans avec 28 pour cent.57,6 pour cent des visiteurs ont fait des études universitaires, 23.3 pour cent se sont arrêtés au niveau collégial.79 pour cent disent frequenter «souvent» ou «très souvent» les librairies, 63 pour cent les bibliothèques.Pour rassurer les libraires qui reprochent encore au salon de leur enlever de la clientèle, cette donnée : 78 pour cent des visiteurs disent y aller pour mieux s'informer avant d'aller en librairie.Groupies Une nuit à la belle étoile pour U2 DANIELLE BONNEAU Plusieurs mordus du groupe U2 sont convaincus que les billets pour le parterre du Stade Olympique, le 1er octobre, seront tous vendus aujourd'hui.Certains croient même qu'ils s'envoleront en moins de deux heures.C'est pourquoi ils ont dormi la nuit dernière à l'extérieur du Stade.Plus de cent-cinquante jeunes étaient déjà à leur poste, hier après-midi.Ceux que nous avons rencontrés n'étaient pas inquiets de voir qu'il n'y avait pas de restaurant près du site.«Cinq copains vont venir me rejoindre ce soir, explique Patrick Dubé, qui a 19 ans et qui a séché son cours de philo, hier après-midi.Ils vont m'apporterde la nourriture.« |e veux des places réservées dans les gradins, précise-t-il.Il n'est pas question que j'aille sur le parterre, l'aurai des bleus, si j'y vais.Cela va être fou.Les billets seront mis èn vente ce matin, dès 10 h, aux guichets du stade et à tous les comptoirs Ticketron, au coût de $27 ( $24,50 plus des frais de service de $2,50).L'admission est générale sur le parterre.Les sièges sont réservés dans les gradins.LosLobos sera un des deux groupes qui précéderont U 2 sur scène.bruce springsteen : brilliant discuise ¦ Le nouveau 45 tours de Bruce Springsteen, intitulé Brilliant Disguise, sera disponible dans une semaine et demie.Il sera tiré du microsillon Tunnel of Love qui explore, a travers chacune de ses pièces, les différents visages de l'amour.Les titres des douze chansons du Boss sont d'ailleurs assez révélateurs: Ain't Cot You, Tougher Than The Rest, All That Heaven Will Allow, Spare Parts, Cautious Man, Walk Like a Man, Two Faces, Tunnel of Love, Brilliant Disguise, One Step Up, Two Steps Back, When You're Alone et Valentine's Day.Bruce Springsteen et ses musiciens, le E Street Band, ont apparemment adopté un style quelque peu différent.Ceux qui ont entendu leur nouveau 33 tours disant qu'ils jouent du rock à la Roy Orbison (et non du country, comme plusieurs l'ont avancé).Leur musique ressemblera donc à celle qu'on entendait à la fin des années 50 et au début des années 60.Bruce Springsteen n'a tout de même pas trop changé.Il respectera la tradition en mettant, sur la face B du 45 tours, une chanson qui ne figure pas sur le microsillon.La pièce boni sera intitulée Lucky Man.On pourra se procurer le 45 tours dès le 14 septembre.Tunnel of Love, par ailleurs, sera lancé le 28 septembre.corinne: une chanson oui continue, oui continue.¦ Swing Out Sister, qui fait sensation avec son hit Breakout, ne laisse pas le succès lui monter à la tête.En visite à Montréal cette semaine, pour faire la promotion de son premier microsillon «it's better to trawl », le trio répondait aux questions avec un humour tout à fait britannique.Le claviériste Andy Connell et le percussionniste Martin Jackson, qui ont enregistré PHOTO JEAN-YVES LÉT0URNEAU, IA PRESSE Le trio Swing Out Sister: le percussionniste, Martin Jackson, la soliste, Corinne Orewe-ry et le claviériste, Andy Connell.ensemble un microsillon dé musique instrumentale, sous le nom de Syncbeat, ont décrit ainsi leur association avec la soliste Corinne Drewery, qu'ils ont abordé en 1984, à la suggestion d'un ami commun.« Nous voulions signer un contrat de disques.Nous avions .besoin de quelqu'un pour faire des sons sur le disque.Tous ceux que nous avions approchés étaient terribles.Alors on a appelé Corinne.» «)e cherchais un groupe, renchérit la chanteuse, qui aura 28 ans le 21 septembre.Ils m'ont dit qu'ils n'avaient besoin de moi que pour enregistrer une chanson.Ils ne m'ont pas encore dit de partir.» Le secret de leur succès: Andy et Martin, respectivement âgés de 26 et de 32 ans (Corinne soutient que Martin en a 35), composent la musique de leurs chansons.La jeune femme s'isole par la suite pour écrire les paroles.Leurs efforts ont porté fruit.Après avoir lancé les 45 tours Blue Mood, Breakout, Surrender et Twilight World, leur premier microsillon s'est classé en première position du palmarès britannique dès son lancement.Swing Out Sister nous réserve comme second 45 tours la chanson Surrender.Le trio reviendra probablement après Noôl, pour donner un spectacle.D'ici là, Martin se promet bien de dormir.Au moins durant tout le mois de septembre, pour se remettre de sa tournée de promotion.la eamba posthume ¦ On pourra bientôt écouter la version originale du hit La Bamba, que Ritchie Valens, le tragique héros du film du même nom, a enregistré peu de temps avant de mourir, le 3 février 1959.Bob Keane, oui a produit La Bamba à l'époque, a mixé une version plus longue de la chanson.Cette dernière sera disponible sur des disques 12 pouces.La version originale, par ailleurs, figurera sur les 45 tours.On pourra se les procurer d'ici deux à trois semaines.Ces deux nouvelles versions devraient être bien accueillies.La chanson La Bomba, que le groupe Los Lobos interprète sur la bande musicale du film, remporte un énorme succès.Elle occupe depuis deux semaines le sommet du palmarès pop du magazine américain Billboard.La trame musicale du film, quant à elle, délogera la semaine prochaine Whitney Houston, qui monopolise la première position du palmarès depuis 11 semaines, avec son fameux 33 tours Whitney.Chez nous, par ailleurs, le 45 tours se classera dimanche à la deuxième position du palmarès de vente de Radio-Activité.La bande musicale atteindra la sixième position.the box, champions des clips ¦ The Box a gagné le combat des clips, la semaine dernière, à Musique Plus.Son adversaire, Ouran Duran, était de taille.Mais les spectateurs ont tranché la question.Ordinary People, qui a reçu 1 861 votes téléphoniques, a supplanté Meet El Présidente, qui n'en a récolté que 1 328.Le groupe montréalais sera donc confronté ce soir, à partir de 21 h, aux Hooters et à leur vidéoclip Johnny B.Les intéressés pourront signaler le 1-900-750-4444 pour voter en faveur de Ordinary People.Ils pourront téléphoner au 1-900-750-4445 pour indiquer qu'ils préfèrent Johnny B.Les appels, qui devront être faits entre 21 h et 22 h, coûtent 50e chacun.Ceux qui enregistreront le 50e, 100e, 150e appel, etc, gagneront un bon d'achat de $50, gracieuseté des magasins leans Bleus. LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 4 SEPTEMBRE 1987 \u2022 A 11* Charles Aznavour, du neuf au vieux m OINIflLMVOII ¦ Après 40 ans de carrière, et quelques années d'absence en français sur scène, Charles Aznavour a choisi d'attaquer son tout nouveau spectacle tout de go, avec plein de nouvelles chansons.Déroutant.Désarmant.Le public, désemparé, a réagi tièdement à cette amorce de retrouvailles, pour finalement applaudir à tout rompre en seconde partie du spectacle, où le chanteur français a regroupé ses grands succès : Sur ma vie.For Me Formidable, Parce que, Il faut savoir.Tu te laisses aller, La bohème, La Marna, et j'en passe.Retour dramatique, pathétique, émouvant, en chansons d'amours tragiques et déchirantes, tristes et vcillissantes.désabusées.« Et comme un roi déchu, abdiquant par amour.sorti de mes Intense d'amour et d'émotion Nouveau tour de chant de Charles Ainavour.accompagne d'un orchestre de onre musiciens et de trois choristes, hier soir, a la salle Wilfrid-Pelletier de.la Place des Arts.Nouvelles representatipns ce soir et demain seulement.s v '¦¦ ., enfers.ma vie n'est plus ma vie si tu en es le centre, et crever pour crever autant crever sur toi.sachant qu'à petit feu tu me suicideras », chante Aznavour dans sa première nouvelle chanson, le rentre chez nous.Suivra la triste nostalgie d'un amour usé, déchiré suicidaire, Je me raccroche à toi, un titre qui veut tout dire et un texte puissant.L'artiste nous revient plus gai pour nous dire : le ne me ferai pas mes adieux.Mais c'est sur un thème éternel qu'il a envie de chanter.Suit donc l'amour-tendresse de Quand tu dors près de moi.Chanson intimiste pour un « coeur usé » qui a « l'âge de ses joies», et, l'en déduis que je t'aime, chanson sur l'amour-passion, possessif, exclusif, jaloux.Toutes des chansons qu'on est appelé à découvrir.Difficile sur le coup, quand on vient retrouver un vieil ami dont on a gardé d'autres beaux souvenirs.Mais il enchaîne avec une chanson récente .et connue, Les emigrants.On appréciera pourtant davantage une nouvelle, pour son émouvant témoignage du problème du divorce.Toi contre moi, illustrant le dilemne des enfants piégés.Cette première partie de spectacle nous a encore permis de découvrir L'aiguille, chanson morose du drame de la vie d'aujour- d'hui marquée par la drogue.Et toujours I amour avec Te dire adieu (déception amoureuse) et pour bien faire le bois, et finalement.Les plaisirs démodés juste avant l'entracte, présageant un retour aux vieux succès Il y avait le geste large, précis du comédien, illustrant avec aplomb ses vieilles chansons.Costume noir.Grand orchestre.Tristesse du propos.Et des mots lourds et riches de sens, des moments intenses, des chansons vibrantes d'émotion, de la création et une récréation en finale, à la grande satisfaction du public.Charles Aznavour flLUSHMG /?RIDES I n-.nient hommage a THE ROLLING STONES CE SOIR 22 H Jusqu'à dimanche 8,91$ 1 5240, avenus du paie W.27WW8 BtoaiiClabSodaetTckElrai V THEATRE DU RIDEAU VERT ' di'oct'On yvette brtnd'imour mtreedat palomino JUSQU'AU 20 SEPT.ffi?h?AW,., REPRISE DU GRAND SUCCÈS Gratien Gélinas de gJVafcisse cTMondoux te soir.PRÉSENTATION SPÉCIALE DE 2 HEURES ; f V e moo.CASSE-TÊTE Club des célébrités présente hommage à ARETHA FRANKLIN avec ALMA \u2014 FAYE BROOKS DUTCH ROBINSON et le RISING SUN SOUL TRAIN Ce soir et sam.5 sept.- 9 J0 Mar.au Van 7:15 \u2022 9 30 OMEGA CentraMo.i2«;scn Chôme* long 4471I2J LE FRERE ANORE (G) Vrn a Lundi I 30 - 5 10 ¦ 9 25 Mai a Jaudi 9 25 2a him RIEN EN COMMUN Van * Lundi 3 15 \u2022 7:15 Mar j Jrud' 7 15_ LES SORCIERES OEASTWICK (G) Van à Lundi 1 30 - S 20 \u2022 9 10 Mar « Jeudi 9 10 2a Mm POLICE ACADCMV 4 Van à Lundi 3 40 \u2022 730 Mar ft Jaudi 7 30 PLACE DU CANADA va Cnottou Cnompfcx.eau s» NO WAY OUT (G) Vrn a Lun 1215 - 2 3S \u2022 4:30 \u2022 7:10 - 9.30 Mardi ft Jaudi 7 10 - 9 30 PLAZA ALEXIS NIHON Nmou Ou MtftO AfMJW 9JS-1216 FOURTH PROTOCOL (Gl Dolby Sllllo 1200 ¦ ?IS ¦ 4 30 ¦ 70O ¦ 920_ V.HI5TLI ULOWEfl (Gl t.00 ¦ 300 - S 10 ¦ 7 15 ¦ 9 35_ MY LIFE AS A OOG IGI I 00 3 10 \u2022 S;t5 \u2022 » 30 \u2022 030 Ml 930 I«JI Cl WE MA PLUS présente CANNES 1987 MARCELLO MASTROIANNI PRIX D'INTERPRÉTATION MASCULINE bÊS YEUX NOIRS ST-DENIS 1S« lu.si Don.iws 3332 lus M N EST PAS JOUI u (G| Dolby Sia«o 1:30 \u2022 J 15 ¦ 7 00 ¦ 9 35_ ROBOCOP (Inncan) |14 am) 12:45 - 2 50 \u2022 5:00 - 7 15 ¦ 9 40 SQUARE DECARIE Décor» lut) 0.JooMoxxi 341-3190 FOURTH PROTOCOL (Gl Dolby Slarao Sam D*m al Lun 12.00 - 2:15 - 4 30 - 7 00 * 9:30 Mftr au Vm 7 00 \u2022 9:30 500-7 15-945 OIR1Y OANCINO (G) Sam Dim al Lun 12:30-2 40 Mar au Van 7 15 \u2022 9:4S ASTRE JWéonora o«0 (acoroon J27S001 inter ESPACE (Gl Dolby Stereo Sam Dim eitun 1 00-3 05 - 5 15-725-935 Mardi au Vcn 710 - 9 15 Couthalard:Van.11:20PM - Sam 11 45 P M ROBOCOP (Irancau) (14 ant) Sam Dim.al Lun.1.00 \u2022 3:00- S 00 - 7.00 \u2022 9:00 Mar au Vrn: 7 00 - 9:00 Couche lard: Vtn Sam: 1100 PM lui I Y, i A 4 LA BAM0A (G) Dolby Sltrao Sam Dim al Lun : 1:00 \u2022 3:05-5:10 - 7:15 \u2022 Mar au Van : 7:00 \u2022 9 00 Couche lard Van Sam 11:15 P.M LA FOLLE HISTOIRE DE L E SPACE (G) Sam Dim al Lun.: 1:00 - 2:45 \u2022 4 30-6:15 \u2022 1:00 \u2022 9 45 - Mar.au Van 7:00 - 8:4S MONTRÉAL 1M4.Ml Boyoi t Poomaou S21-7»?0 LA FOLLE HISTOIRE OE L ESPACE IGl 2 OU ¦ 3:50 ¦ S 10 .1 33 - * 20 Ll NOM OE LA ROSE [14 2 00 - 4:30 \u2022 7:00 \u2022 9:15 PARADIS tUt.hocucaoqo 35*3110 TUER N EST PAS JOUER (Gl Sam Dim tl Lun.: 12:30 - 2:50 \u2022 5:10 \u2022 - 1000 \u2014 Mftr.«u Van 7.00 - 9:30 LA FOLLE HISTOIRE OE L'ESPACE (Gl Sam Otm.el Lun : 1:00 - 2 45-4:30 \u2022 5:15 \u2022 S 00 - 945 - Mai au Ven 7.15 9 05 LES DENTS OE LA MER.LA REVANCHE (G| Sam Dim.«I Lun 1240 \u2022 220 \u2022 4:00 \u2022 5:40 -720 - 9.00 - Mar.au Van.: 7:00 \u2022 6.45 1 LE DAUPHIN\t | Booubwn nxot d irxtrv\t\u2014 7214000 INTERVISTA Dolby Slfreo Sam Dim tl Lun 2.00 - 4.30 \u2022 7:00 \u2022 9:15 Mar.au Van: 7:00 .9:15_ LA FOLLE HISTOIRE OE L ESPACE (G) ' 1 Dim el Lun .1 30 - 3:30 -5:30 \u2022 7:30\u2022 930 «u Ven : 7.30 \u2022 930 2001 Uruveriite Con m 7 05 - 9 05 OHAGNET (Gl Sim ll dim 5:00 - 7:10 - 9:20 5>m ¦ 7:10 ¦ 9 20_ SECRET OF Mr SUCCESS(01 Sam el Dim 5 10 ¦ 7 15 - 9:20 Sim 7 15 - 9 20 ROXANNE IGI Sim ll Dim 5:10 - 7:15 ¦ 9:25 S>m 7:15 \u2022 9 25 NADINE (G) Sam.11 Oim : 5:30 \u2022 Sim 7:30 ¦ 9:30 LE FAUBOURG lli« MaMM O 933 Jill 1 OiRTV 0ANCING (Gl Ooiby Siereo IHX 12:30 - 2 IS - 4 45 f.00 ¦ 9 10_ LA B A Ml) A (Gl Dolby Sieieo THX 1 00 3 10 \u2022 5 20 \u2022 7 35 ¦ 9 45_ BIG EASV (14 ant) 12 45 - J 00 - 5 15 7 30 \u2022 9 35_ AMAZING GRACE ft CHUCK (G| Dolby Sleito 12:30 - 2.40 - 4:50 - 7:05 - 9:20 JEAN-TALON 2 un 6 111 Of *»U 725-7000 TUER NEST PAS JOUER (C) Sam Dim.tl Lun : 1:30 \u2022 4:1S .Mar lu Vin : 7 00 ¦ 9:15 fUEH NEST PAS JOUER (OT Sim Dim.tl Lun.: 1:30 ¦ lis ¦ lu Vin.: 7:00 ¦ 9:30 LES DENTS 0E LA MER LA REVANCHE (Gl Sim.Dim tl Lun : 1:15 .3:15 \u2022 Ml \u2022 7:1S-*I5 Mir lu Vtn : 7:15 \u2022 9'15 ODËON-LAVAL CnM 2000 .tool SiMoin 647 5307 TUER NEST PAS JOUER (G) Sam.D.m il Lun | 1:20 ¦ 3 IS .Mar.au Vtn : 7:00 - 9:20 LES DENTS DE LA MER.LA REVANCHE (Gl Sim Dim tl LunrJr 1:30 -1:20 * 5 05 * 7:20¦ »00 au Vrn 7:20 - 9 00 CINE-PARCS 3e film Ven Sam.Dim.CINE-PARC ODEON Irani CO\" (KXlm SI Bruno) 99 6SS0692 TUER N EST PAS JOUER 114 an» 3c him SAUVE OUI PEUT 34 lilm* VOUNGBLOOD \"i m 1 ¦/, 4 Pi ë m 11 INTER ESPACE (14 ant) 7i lilm HISTOIRE SANS FIN 3t Mrr CINE-PARC LAVAL KSo ooi Lcuro-'iOoi (lortw 14) 622-S55S TUER N EST PAS JOUER (It am) 2,.\u201e Ii.iV 11) FIELD 'ÏM amnnMIKENEWELL « ig1il:i '.- 0 132-2121 LE FAUBOURG m -\" .-~- 1987: L'ANNÉE DU ZOO! 1 Aussi longtemps que ce genre de film sortira du Québec nous mériterons de continuer à exister.comme peuple et comme société distinctes en cette terre d'Amérique.\" - GERARD LEBLANC \"UN ZOO: le trip ville, le trip violence, le trip tendresse, le trip famille.Plus une histoire.Qu'est ce que vous voulez de plus!\" \u2022 PIERRE POCHA.Ù PRESSE SELECTION OFFICIELLE QUINZAINE DES REALISATEURS ï: CANNES 87 i FESTIVAL DES FILMS MUNICH \"MQij'ai vu ur, ZOO LA NUIT deux fois et je ie reverrai J'en reste tout emu et surexcite deux jours jprps \" BRUNO OOS'If \u2022-: A VOIR ABSOLUMENT' RICHARD GAY \" Ur poème urbain, candide provocant et pur comme la premiere oeuvre dur jeune cinéaste \" VtlNOl PHROWSKY \"UNZOOLANUrr révèle un grand comédien: Roger LeBel PRANCINE LAURENDEAU 1 JEVCIP ' VHSat.ROGER LE BEL.GILLES MAHEul IHOWJI SIMMS US 1222 JtAM IAIUN .UNE PRCSCNTATION SPÉCIALE: .COUPONS IT LAISBEZ'PASSER REFUSÉS (H)tUH LAVAL os jim i»i(* is' -.¦s.'too cihim ?oœ low simaiiw a»s)0» «2is»u HOCMint» JXinO ¦fll iiyl|lQL- siuAi.!, taKMA J0L*iii SI HYACINTH! I Y ROIS HIVIF III S wmmnm SCAIi SOUK M 6SV0W2 l( IIIjS ItfUK M ITS IMNSCAn ! OntMA ÇAFlf^^^ Aul MSL'VfïlliCIS.SOAIil m S.'2 »SS ïtJtJtUJtMijjUtM WI-UIO SHIHHHOiml GINf l'AHC LAVAI ¦CINf-PARC r.HAllAUlillAY 31Wl F ESTIVA DES FILMS .LONDRES ris - \u2022\u2022 .INT EHNA1 KJNAl ou i ilm fei MOSCOU à FESTIVAL DES FESTIVAL TORONTO / \\ IIIM III JK\\\\-(IAt 1)1 urxox Maintenant à l'affiche dans 3 cinémas! ' .-.ii m 1 Ullll I AVAl CMAyaiAW HUH r FESTIVAL \" INTERNATIONA: DES FILMS k CHICAGO .FESTIVAI lNTERNATICtNAi DES FILMS b TOKYO W MMIVAL DES B ; MS DU MONul BU MONTREAL A LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 4 SEPTEMBRE 1987 A 15 Les musiciens de Montréal face au choc du futur.La technologie, dans le monde des instruments de musique, devient intimidante.Et nous ne sommes encore qu'au milieu de la vague: par exemple, on va bientôt synthétiser à la perfection la voix humaine.Et pour comble, comparativement à ceux de New York ou de Paris, les musiciens de Montréal sont super-équipés.Us consacrent beaucoup d'attention à l'innovation technologique; dans leurs valises, à travers les partitions musicales, ils ont toujours au moins un nouveau manuel d'instructions à déchiffrer! ».MARIO KO Y ¦ Martin Daviault pourrait être inquiet: la technologie va-t-elle le chasser, lui et ses confrères, de la scène et du studio?Pourtant, il ne l'est pas outre mesure.Saxophoniste de son état \u2014 l'un des plus occupés de la métropole en ce moment\u2014, il dit: « La touch du saxophone est une des plus difficiles à reproduire au synthétiseur, même en ayant re- cours à l'échantillonnage numérique (sampling).Alors, je ne suis pas en si mauvaise position », dit Daviault.Tout de même, il ne prend pas de risques.Daviault touche aussi le clavier.Mieux, dans quelques semaines, il va donner un compagnon à ses sax alto et soprano : un Steiner, un instrument conçu par les ingénieurs d'Akai, sorte de synthétiseur à vent (!) qui génère le son électroniquement en lui donnant les intonations, le pitch.le langage du musicien, de la même façon que celui-ci le fait pour un saxophone classique.Daviuult va bien s'amuser.Bien que la musique soit devenue, pour ces gens-là, une chose terri-blcment sérieuse.« Même la coke, dans le milieu, est complètement out*, illustre-t-il.Cest tout dire.L'Air du temps Pour donner cinq concerts cette fin de semaine ù L'Air du QUAND LA PASSION VOUS CONSUME \"INTERVISTA : L'ENTREVUE RÊVÉE DE FELLINI.\" _ - LÉONCE GAUDREAULT.Le Soleil, FESTIVALIERS REFOULÉS AU FILM DE FELLINI.\" - FRANCO NUOVO.Journal de Montreal film en attente de classement 'LE PLUS BEAU FILM D'AMOUR.\" - SERGE DUSSAULT.La Piesse \"FELLINI ET LA MISE EN SCÈNE PURE.\" - MARCEL JEAN.Le Devoir INTERVISTA: SANS JAUCUNE COMPARAISON.\" - JEAN-MARIE BERTRAND.Journal de Montréal V NOM ROSE mà Federico intervisfa.VERSION ORIGINALE AVEC SOUS-TITRES FRANÇAIS DAUPHIN BlAUBIfcN \u2022 IBERVILl.F 7?1-6060 jack Nicholson Cm Susan Sarandon I VERSION FRANÇAISE! U N E FlammE DANS MON CŒUR LE HISTOIRE DE L'ESPACE _ CARREFOUR LAVAL «ai*** \u2022 *tw*u noua ixotvi Msitwfmcts ceex* i i, ASTRE\t\tPARAOIS\t\t6.BROSSARD .Vi.¦ ¦.':.\u2022\t\tK15 «Jt HOCHtttG» :W )\"0\t\tMWL UHAUrlAlN tU MOI MONTREAL I CINf-PARC ST-EUSTACHE PHOTO ROBERT MAIUOUX LA PRESSE Martin Daviault, membres de Partners In Crime, un groupe de jazz-fusion qui se produit ce soir, samedi et dimanche à l'Air du temps, dans le Vieux-Montréal.temps», une petite boite de la rue Saint-Paul, Daviault et son band ont passé deux soirs en répétition.On n'aurait pas imaginé cela il y a quelques années \u2014 on se rejoignait le soir de la premiere, on se serrait la main, et en avant la musique! \u2014 d'autant plus que le groupe, Partners In Crime, existe depuis un bon bout de temps, depuis un certain happening au Soho de la rue Saint-Laurent, il y a un an et demi.Partners In Crime fait du jazz-fusion à peine moins agressif que celui d'UZEB; avec aussi des tourtes toutes en douceur, comme le très mélodique Summer de David Sanborn.A la guitare, Benoit Charest triture son manche avec une sorte de rage qui lui est propre; le claviériste Luc Beaugrand dépense sur scène toute l'énergie qui lui reste après les enregistrements de télévision auxquels il se prête; le décor rythmique est fourni par Sylvain Bolduc à la basse et Christian Lajoie à la batterie.Encore heureux de pouvoir compter sur la scène de L'Air du temps pour faire cette sorte de jazz électrique et énergique; les endroits ad hoc n'abondent pas u Montréal.D'ailleurs, la scène \u2014en général\u2014 est de plus en plus fermée à l'influx de nouveaux musiciens, dit Daviault.« C'est le choc du futur: les musiciens plus âgés demeurent dans le décor et les jeunes doivent se tailler une place à coté d'eux ; le calibre des musiciens double a tous les cinq ans.il faut se tenir à jour, écouter tout ce qui est en-disque, travailler fort », ajoute-l-il.Sans parler des secousses sismi-ques qui déferlent occasionnellement sur le milieu.La dernière u été \u2014 on vous le donne en mille\u2014 le microsillon Incognito de Céline Dion.Lui qui a travaillé à l'oeuvre de la grande Céline avec le producteur |cun-Alain Roussel (concepteur de quatre des huit plages du disque), Martin Daviault dit: « Incognito a créé une commotion dans le milieu.On regarde maintenant Roussel avec une grande admiration pour ce qu'il a fait, pour les sons qu'il u crées.Ensuite, en s'emparant d'un nouveau marché, Céline Dion vient de poser un énorme problème aux autres chanteuses québécoises: que vont-elles faire?Ou vont-elles se situer?» Actuellement, Daviault travaille avec, entre autres, Francine Raymond.Ainsi qu'avec Martine Saint-Clair, qui en est a la préproduction d un nouveau microsillon.« Et celui-là aussi va faire du bruit », assure Daviault, sourire en coin.St-Ex dans les étoiles Heuler_' MOSCOU ¦ Des astronomes soviétiques ont baptisé un astéroïde récemment découvert du nom de l'écrivain français Antoine de Saint-Exupéry, disparu en 1944.L'astéroïde a été localise par Tamara Smirnova, chercheur de Leningrad, entre les orbites des planètes Mars et Jupiter, et son diamètre mesure quelque 20 km.L'astéroïde compte parmi ceux qui ont récemment été enregistrés sous des noms d'écrivains par le Centre international d'astronomie de Cambridge, dans le Massachusetts.Les astronomes soviéjques avaient déjà baptisé d'autres astéroïdes de noms d'écrivains russes.Ainsi, Dostoievsky, Mikhail Boulgakov ou encore Boris Pasternak flottçnt-ils dans l'espace. A'16 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 4 SEPTEMBRE 1987 La Mostra ovationne Charles Vanel Agence France-Presse VENISE ¦ Triomphe pour Charles Vanel.Le vieil acteur français, âgé de 95 ans, a reçu hier un accueil triomphal à la Mostra où il est venu présenter Si le soleil ne revenait pas.i .J-iAu cours d'une conférence de ^presse, le comédien, l'air assez fatigué, a donné des conseils aux jeunes acteurs : tout d'abord ne pas faire ce métier à haut risque \u2014ainsi qu'au festival de Stratford, en Ontario.' Ces 12 dernières années, il a dirigé le théâtre Passe-Muraille, de Toronto, où il a produit notamment Les maudits anglais et Maggie and Pierre, de Linda Griffiths ; cette pièce avait ensuite été jouée en français par Sylvie Gosselin.Dans un communiqué, l'ENT précise que le choix de Paul Thompson a été approuvé par ses administrateurs, suivant les recom-¦ mandations d'un comité qui avait étudié 40 candidatures, du Canada et de l'étranger.3î>fc S ¦«Ut )} i.Paul Newman, J'arnaqueur.Agence France-Presse WESTPORT It 'iC'» .¦ Une queue de billard utilisée \u2022 par Paul Newman dans son der-' riier film, la Couleur de l'argent, ~M-\"a^été adjugée $2 500 au cours 'd'une vente organisée par la po-' lice au profit des enfants souffrant de maladies incurables.L'acteur, qui réside à Westport (Connecticut, nord-est des États-\" ' Unis) avait obtenu un Oscar en 1986 pour sa composition de Fast Eddie Felson, un rôle de professionnel du billard.qu'il avait créé vingt-cinq ans auparavant dans l'Arnaqueur.'T \u20224M r.u *t/ mission de 24 heures pour se rendre à Venise.Il n'y était pas venu depuis plus de dix ans.Son film Un garçon de Calabre y a été très applaudi.k/OLONTE-YOURCENAR ¦ Clan Maria Volonté, qui campe un rôle assez étonnant dans Un garçon de Calabre, va prochainement tourner en France un film tire du roman de Marguerite Yourcenar, L'oeuvre au noir.La réalisation en a été confiée au cinéaste belge André Delvaux.Charles Vanel Le dissident Nekrassov meurt à Paris A gence France-Presse PARIS , ¦ Victor Nekrassov, décédé hier à l'âge de 76 ans dans un hôpital de la banlieue parisienne, avait été le premier écrivain soviétique officiel de renom à être contraint de quitter son pays à la suite de ses prises de positions et de son «anticonformisme».Né à Kiev le 17 juin 1911, Nekrassov était le fils d'un homme d'affaires et d'un médecin, ce qui lui valut de passer la première guerre mondiale à Paris où sa mère exerçait dans un hôpital militaire.Retourné en URSS où il fit des études d'architecture, il s'inscrivit au Parti communiste durant la Seconde guerre mondiale, avant d'écrire, en 1946, Dans les tranchées de Stalingrad.Pour cet ouvrage, il reçut un an plus tard le prix Staline de littérature, malgré le ton de ce livre dans lequel il n'hésitait pas à dénoncer certaines erreurs de commandement.Tenu à l'écart en raison de cet anticonformisme, Nekrassov se joignit, après la mort de Staline, aux jeunes écrivains qui s'étaient regroupés autour de la revue d'avant-garde Novy Af/'r, dirigée par le poète Tvardovski.C'est dans cette revue qu'il publia, en 1962, un récit intitulé Des deux côtés de l'Océan.Il y rendait compte, sur un ton incisif, des séjours qu'il venait d'effectuer aux États-Unis et en Italie.Il y critiquait sans ménagement plusieurs aspects de la vie en Union soviétique ainsi que la surveillance exercée par des agents de la sécurité soviétique sur leurs compatriotes en voyage à l'étranger.«La réalisation maîtresse de Jean-Claude Labecque.» «Une profondeur proche des grandes oeuvres,» «La justesse de jeu de Jean Coulu est d'une remarquable beauté.» \u2014 Léonce Gaudraault.Lo Soieil «Marc Legault perce incontestablement l'écran.» \u2014 Paul Villeneuve.Journal de Montreal Sylvie Ferlatte insuffle au film une fraîcheur fort bienvenue.» «Le meilleur film de fiction de Labrecque, celui qui fonctionne le mieux.\u2014Marcel Jean.Le Devoir LES PRODUC HONS UK I.A MONTAGNE PRESENTENT ere ANOME ^ITffS^O^ FRANÇAISE DE uniiim.k- JEAN-CLAUDE LABRECQUE MARC LEGAULT \" SYLVIE FERLATTE ANDKÊCAILLOUX -)eÀN COUTU - GILLES RENAUD -JACQUES ZOl'VI r Iti.Uifurl-icRKt.V.Mtnt'H Pfiatut.nifikfcftirIIANII'.L 11H l> .* .scnuineIlluk^.k%l.ï-YIX'tKl_v\\i: H.mmirjc Ui>l.\"«ui\"i.MK.IIH lAHilN in.rjiuireJwKUNAUiMflll'.N MoMJ* ANIIKI.tIIRKK CAL Mu-h't'I' H.: VINtT.M HK.NVENVK unj^te Jcre Dante | f i, BROSSARD CARREFOUR LAVAL m ST-HYACINTHE 6.ASTRE CIHÊ-PARC LAVAL t DESJARDINS CARREFOUR LAVAL I ST-JËRÛME CARMUOUR OU HOW TROIS-RIVIÊRES ¦ SHERBROOKE .' ' LONGUEl ¦ : \"/.www ClNt-PflRC VAUDREUIL \u2022Vtf d» I women!I iniriy obit I tl'lalMtHf.Miihnl Comt tt Htnt Imnon Mal cil intirprim KMr^vtMti.Oons Sllbtl, Sllktl * Ibtrl A THE MOVIIS UN EXCELLENT THRILLER OÙ LES ESPIONS SONT DES AS! Oon* Jhelll, TH.' TODAT SHOW m ITHlil MICHAEL CAINE \u2022 PIERCE BROSIMAN WHM1CMI NRB 8MSWV JMIWIIWIS ¦ IREDIHtU F0RS17HS 1KIHUMH PM1T13C01 .MD1IAIII MIHAMV .JbUMtASSiW .lAItlURA IRIDIUM KlflSfiH .IRIDIUM lOM ttMJ IMhAll CAiM .HU||lHf||W|| .JMMWIVII a\u2014V Mtft^Wira*:! (gg^g-_version originale mmm mi M COMPETITION OFFICIELLE ¦ FESTIVAL DES FILMS PU MONDE 1987 'LE GRAND CHEMIN est un film abouti.imprégné d'une sincérité et d'une intensité telles que le récit va au-delà de la simple crédibilité.\" \"On ne voit pas souvent des films qui laissent des traces si chaleureuses, si positives.\" njrcBposiio.siuiu> \"Un mistral gagnant de tendresse, un Bohringcr au sommet.Ce GRAND CHEMIN mène au bonheur.Tout simplement.\" \u2022AUxjn,irt Qnmtr, Sur Fit \"LE GRAND CHEMIN vous fera verser de bonnes grosses larmes, celles qui vous font du bien.\" IMbeiMdi \"Un Film qui me touche et me remplit de joie et de bonheur.\" ¦/inyi/iY HiJu,im, Le f i^arn ANEMONE RICHARD BOH RINGER Un film écrit et réalisé par JEAN-LOUP HUBERT CouA4 ¦ Distribution: PRIMA FILM (4un décor aux couleurs pastel et des \u2022 Système d'achat anticipé pour les représenta-éclairages d ambiance au néon tions du même jour \u2022 Du vrai beurre sur du mdïs soufflé bien chaud et frais ff7 *»T «LES AMIS DE MES AMIS SONT MES AMIS» [¦'version française, \\'à l'affiche!\\ A l'affiche! .| ANÉMONE| I RICHARD UOHRINCiKR m Unnimtoii«riilis«pv ' JEAN'LOUP t)U0ERT À L'AFFICHEl 'AFFICHE I Cineplcx Odeon le Berri, 1280, rue Saint-Denis, Montreal, (Quebec) (514) 288-2115 f R A '\u2022¦ C I N F M A U N F [ ).f E R i ( r.i | t| N V f N T E El LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 4 SEPTEMBRE 1987 A 17 Le Groupe sanguin Maintenant les gros morceaux pour ces animaux à sang froid Le «Croupe sanguin.; Emile Gaudrault, Bernard Vandal, Dany Turcotte, Marie-lise Pilote et Dominique Levesque.P*CTC R£NE PlCAfTO LA OSE5SE «UN BIJOU DE FILM ¦ ¦ ¦ d'une grande beauté, destiné à la fois aux créateurs des grandes cathédrales d'hier et au cinéma.d'une émotion troublante.Un film qui provoque des serrements de gorge et des montées de larmes par la puissance des sentiments qu'il véhicule.Que dire de plus?» _ franco nuovo, journal de montréal «Un film lyrique et naïf comme Une fable.» - michel bradeau, le monde «LesTaviani aiment l'Amérique pour son meilleur: LE CINÉMA!» -jay scott, globe and mail «Des scènes d'anthologie.FABU LE UX!>>aAUDf baigne resi spectacles «Les frères Taviani nous ont donné leur plus beau film.» -lucperreault, la presse UN FILM DE PAOLO &VITTORIO TAVIANI S OFFICIELLE jt CANNES ^LECTIO^ii ^ OFFICIELLE j} MONTRÉAL m M m M Ra 1 «s I; -*%*,\u2014.un film de PAOLOït VITTORIO TAVIANI \u2022 produit par GIULIANI G DE NEGRI avec VINCENT SPANO ' IOAQUIM DE ALMEIDA / GRETA SCACCHI / DESIREE BECKER avec la participation de OMERO ANTONUTTI et avec CHARLES DANCE dassii role de griffith sCEKAhic PAOLO e: VITTORIO TAVIANI avec la collaboration deTONINO GUERRA image; GIUSEPPE LANCI musique NICOLA PI0VAN1 & BERRI 1 Un délice pour l'esprit.FRANGINE LAURENDEAU \u2014 Le Devoir Un art classique, unique, qui porte à une sorte de jubilation.- Le Monde 10/10 \u2014 Un plaisir total - Une réussite parfaite.\u2014 France Soir it it ^\"L'ami de mon amie\" rend heureux.\u2014 Le Point 1 h 42 d'un bonheur total.À ne pas manquer.\u2014 Marie-Claire Une fraîcheur et une jeunesse d'inspiration qui étonnent! Luc Perreault - La Presse «LES AMIS DE MES AMIS SONT MES AMIS» VENISE'87 FILM D'OUVERTURE » OU FESTIVAL N> S| ET DU JURY Jr MONTRÉAL m 1 EMMANUELLE CHAULET \u2022 SOPHIE RENOIR \u2022 ANNE-LAUREMEURY ERIC V1ELLARD \u2022 FRANCOIS-ERIC GENDRON ?Xv$f࣠image: bernard lutic \u2022 son: georges prat \u2022 montage: maria luisa garcia ST-PEVS-STE-i HER:\\E 2M-211S .'/s'/i>]\\-' -\"irS MICHAEL CAINE 1ST COMME TOUfllK ADORABLE.jami bernard.ny post IMPOSSIBLE DE DLMEL RiR INSENSIBLE DEVANT IN TU FILM.MICHAEL CAINFI LST ÊBLOIISSAM.richard freedman.newhouse newspapers UNE ÉCRITIRE INCISIVE.DM THRILLER ANGLAIS Oil DEVIENDRA IN GRAND ClASSHll 1.\"SUPERBEMENT INTERPRÉTÉ.David lida w'wd m HÉ mm \\\\HbHEBI5JWFR llVBS HLM (0n9R MW GOIOWII .-^^^,1 mM«FnÔMg| PlA/A Al I XIS NIH'JNU) a» »m ws uuwmo» OU HC1RO AT» A 11» US-M version original* UN FILM VERITABLEMENT CHARMANT.\u2014 I indue RuucU.FT LAUDERDALE NEWS UNE OEUVRE DÉLICATE.UN FILM SPIRITUELLEMENT MÉCHANT Djtid Edcblciii.VILLAGE VOICE NE OEUVRE À NE PAS MANQUER Chlitiinc \\tnold.miami herald ?UNE CRÉATION HUMORISTIQUE ET TOUCHANTE À LA FORTE PUISSANCE D'ÉVOCATION.«M V LIFE AS A 1)0(1», UN FILM INTELLIGENT, PRÉSENTÉ SIMPLEMENT, TOUCHE PAR L'AILE DU GENIE! Miiç McGrandy, NEWSDAY Un film de Liw HiilLstnfm A &mi.
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