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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1987-10-04, Collections de BAnQ.

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[" Aujourd'hui: Dégagement Minimum 2* Maximum 12* Demain: Ensoleillé details pace A2 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE aw* les opticiens 2 8 8 marc cossette 2 2 1 \t\t\t\t \t\u2022MONTRÉAL, DIMANCHE 4 OCTOBRE 1987 103* ANNÉE N° 339\t52 PAGES, 4 CAHIERS\tÀ domicile et Abitibi-Témiscamingue : 55 cents m Extérieur de la ville de Quebec (Region est): 65 cents ¦ _,_Iles de La Madeleine : 90 cents\tO \t\t\t\t Aujourd'hui dimanche La personnalité de la semaine Accord sur le libre d'après CP el La Presse B3\tJacqueline Careau \t Doré réclame justice! I le samedi - yft,, S octobre 1987 mnrfy 29 (36) 13 13 17 31 33 14 18 23 25 28 30 (36) Sommaire Annonces classées.B6àB10 _ Arts et spectacles informations.'Cl clné-horaire.C4 Bridge.A11 Décès, naissances, etc.C 8 Étes-vous observateur?.B 6 Feuilleton.:.B 7 Horoscope,.'.t.B 8 Le monde.i.A 8 Loteries \u2014 résultats:.A 4 Météo.A 2 Mots croisés.:!.i.-.I.C 6 «Mot mystère»!.-./;,.;.^;.B 9 Quoi faire aujourd'hui:!;.A10 WASHINGTON Aquelques minutes de l'échéance qui expirait hier à minuit, les États-Unis èt le Canada sont parvenus à un accord historique en vue de l'instauration d'un pacte de libre-échange entre les deux pays, a fait savoir un peu avant minuit un fonctionnaire de la Chambre des représentants.Les négociateurs canadiens et américains avaient tente jusqu'à la dernière minute de réconcilier des positions très éloignées, faisant durer le suspense jusqu'au tout dernier moment.Finalement, à minuit moins deux minutes, M.Donald Anderson annonçait avoir reçu un message du président Ronald Reagan informant la Chambre que lè projet de traité serait bientôt acheminé à ses bureaux.Les autorités américaines avaient fixé à minuit, hier, la date limite pour la présentation d'un projet de traité au Congrès américain.Aucun détail de l'accord n'a été rendu public dans l'immédiat.Il n'y a pas eu non plus de déclaration officielle immédiate de la part des négociateurs, qui sont restés enfermés dans les locaux du secrétariat américain du Trésor, à Washington, pendant 14 heures, dans un ultime sprint de négociation.Quelques-uns d'entre eux ont néanmoins fait surface devant l'entrée de l'édifice pour se prêter aux flashes des photographes.C'est alors que M.Bill Merkin, assistant du négociateur en chef pour les Etats-Unis, a levé le pouce en signe de victoire.En quittant l'immeuble du secrétariat au Trésor, peu après minuit trente, Mme Pat Carney, ministre du Commerce extérieur, a déclaré que les deux pays avaient négocié une entente équilibrée et historique qui sera profitable à tous les Canadiens.Elle ajouté que les termes de l'accord seraient présentés aujourd'hui à Ottawa aux premiers ministres des dix provinces.Quant à M.Simon Reisman, négociateur pour le Canada, il a déclaré: «Voilà le miracle ».Il a ajouté que des modifications avaient été apportées au Pacte de l'automobile mais qu'il s'agissait d'un exxceilent accord à ce chapitre.Les négociateurs des deux pays doivent se rencontrer de nouveau aujourd'hui pour terminer la rédaction des clauses de l'accord.L'entente devra encore passer par le processus d'approbation des deux côtés de la frontière avant d'être officiellement ratifiée.Des deux côtés, hier matin, on disait qu'il restait encore des points majeurs à régler pour qu'une entente puisse être conclue, mais les pronostics étaient un peu plus optimistes qu'ils ne l'avaient été au cours des dix der- voir accord en a 2 IFPHP \\IA $5 la poum^ Les ministres du Commerce international, Mme Pat Carney, et des Finances, M.Michael Wilson, à leur arrivée hier matin au secrétariat du Trésor, à Washington.photolaser cp M.Jean-Claude Parrot Postes: le syndicat se dit prêt à défier la loi d'après Canadian Press_ OTTAWA Tout en s'apprètant à reprendre des négocia-, tions limitées avec la Société des postes, aujourd'hui à Ottawa, le Syndicat canadien des postiers a averti hier qu'il avait l'intention de défier toute éventuelle injonction le forçant à mettre fin aux grèves rotatives qui se poursuivent depuis minuit, mercredi.Hier, le mouvement de grève a connu un répit partout au pays, sauf à Montréal, où les postiers ont décidé de passer outre au mot d'ordre du syndicat national de s'en tenir à des débrayages rotatifs.Après avoir évalué la situation pendant trois jours, le négociateur, M.Bill Kelly, a informé le gouvernement que les perspectives d'un règlement négocié lui semblaient minces.Selon Postes Canada, à la troisième journée du conflit, le volume de courrier reçu correspondait à 82 p.cent du volume enregistré à voir postes en a 2 La saga des «petits juges» ROBITAILUI collaboration spéciale_ PARIS Pour la n i è m e fois en France dans les dernières années, les juges d'instruction se retrouvent sur la sellette.En tout cas au coeur d'un débat sur la justice pénale.Le précédent ministre (socialiste) de la Justice, M.Robert Badinter, voulait adjoindre au juge d'instruction deux autres juges pour décider de la mise en détention préventive des accusés.L'actuel Garde des Sceaux, M.Albin Chalan-don, veut maintenant retirer totalement cette décision au juge d'instruction pour la confier à trois magistrats extérieurs au dossier.Sous son apparence technique, ce débat recèle une réalité dramatique et parfois scandaleuse: l'arbitraire, le flou et les «bavures» de la justice française.En un mot simple: les erreurs judiciaires.Il n'y en a pas tous les jours en France, et elles peuvent se produire ailleurs \u2014 y compris au Canada avec le droit britannique.Il n'en reste pas moins que la pratique du droit français, si elle ne présume pas l'accusé coupable, est loin de lui accorder vraiment le bénéfice du doute, comme c'est le cas en droit anglo-saxon.On ne peut pas imaginer ici un acquittement comme celui de l'avocate Claire Lôrtie (sur accusation de meurtre).Ici on a la culpabilité plus facile.Avec les risques que cela comporte.Dans les annales des trente dernières années, on compte bien une dizaine d'affaires retentissantes de ce genre.Dans plusieurs cas, des gens condamnés à de lourdes peines ( ou à vie ) sont tirés de prison huit ou 12 ans après leur procès et sont graciés ou voient le verdict cassé.Plus fréquent: les détentions préventives «pour rien» -\u2014 et c'est là que nous retrouvons nos juges d'instruction, VOIR JUGES EN a 2 ¦ Au Québec, c'est à domicile que 85 p.cent des personnes âgées choisissent de vivre leurs vieux jours jusqu'au dernier.ou y sont forcées parle manque de lits en institution.Avec la participation de cinq CLSC de la grande région de Montréal, La Presse a visité au cours des dernières semaines plus de vingt personnes ou couples qui bénéficient du programme de maintien à domicile.Nous vous livrons aujourd'hui le deuxième de cette série d'articles.2) Le programme de maintien à domicile:: « baril sans fond» ou « baril de poudre» HUGUETTE ROBERGE ême si la population vieillit, le gouvernement du Québec a réduit la construction de centres d'accueil et d'hôpitaux de soins prolongés.Dans sa politique officielle publiée en 1979, il optait résolument en faveur des services de maintien à domicile, lesquels seraient dorénavant «distribués gratuitement à l'ensemble de la population québécoise».« Le ministère de la Santé et des Services sociaux a mal mesuré l'impact et les exigences du programme, ou bien quelqu'un à Québec a fait de la pensée magique», commente M.Maurice Roy, directeur général du CLSC Samuel de Champlain, à Brassard, et auteur d'un livre intitulé Les CLSC, ce qu'il faut savoir, publié au début de l'année.À mesure que le MAD est plus connu, la demande afflue, de plus en plus forte, vers lés CLSC qui, tel l'apprenti sorcier, deviennent littéralement submergés.Non seulement les appels se font de plus en plus nombreux, mais encore sont-ils reliés à des situations de plus en plus graves, certaines carrément insupportables pour les individus et les familles concernées.C'est ce que, dans le jargon du réseau de la santé et des services sociaux, on appelle l'alourdissement de la clientèle.«De plus en plus de personnes décident de mourir à domicile, parce qu'elles en ont assez de l'anonymat de l'hôpital et parce qu'elles aspirent à une mort digne en compagnie de leurs proches», poursuit M.Roy.À son avis, les cas sont parfois si lourds qu'on serait fondé d'utiliser l'expression « hospitalisation à domicile ».Hospitalisation à risque puisque, de son aveu spontané, ' VOIR VIEILLIR EN A 4 XJLÎL VOYAGE COMME JE VEUX AVEC NOUVELLES FRONTIERES 1 FRONTIERES RESERVEZ DES MAINTENANT 800, oit d» Meiaonnouvo (tngh St-Hubert) (métro Boni) Ptrmlê du Québec 288-4800 VOL ALLER-RETOUR TOUS LES MERCREDIS ET VENDREDIS À COMPTER DU 16 DEC.TAXE EN SUS A2o LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 4 OCTOBRE 1987 INCENDIE DANS UNE USINE NUCLÉAIRE ¦ L'incenr\" \"e qui s'était déclaré peu après minuit hier (22h heure de Montréal) dans la centrale nucléaire de Fort St-Vrain, à une centaine de kilomètres de Denver, a été maîtrisé sans faire de blessé et aucune radiation ne s'est échappée du réacteur, ont annoncé les autorités locales.Selon un porte-parole de la compagnie responsable de la centrale, Mme Kim DeVigil, le réacteur opérait à 26 p.cent de sa capacité au moment de l'incendie et a été fermé par mesure de précaution.L'incendie a été provoqué par une fuite d'essence dans un bâtiment adjacent a celui abritant le réacteur.CANADIEN ARRÊTÉ EN THAÏLANDE Un touriste canadien a été arrêté en Thaïlande pour crime de lèse-majesté envers le roi thaïlandais, a indiqué hier la police.Le touriste, M.John B.Simpson, a été arrêté dans un bar de Pattaya, à quelque (00 kilomètres au sud-est de Bangkok, après que le propriétaire du bar, M.Samran Trikitja, eut porté plainte contre lui pour avoir fait des remarques pouvant être considérées comme injurieuses pour le roi.Ce errme est puni en Thaïlande par des peines allant jusqu'à 20 ans de prison.NUCLÉAIRE: 3 AUTRES DÉCÈS Les trois personnes les plus gravement irradiées par du césium 137 à Goiania, Brésil, «vont probablement décéder», a déclaré hier matin le secrétaire à la Santé de l'Etat de Goias, M.Antonio Faleiros.Trois autres personnes sont dans un état grave «avec des probabilités d'amputation des membres touchés», et les quatre derniers, tansportés à Rio hier matin, ont subi des analyses de sang qui ne se sont pas révélées satisfaisantes, a-t-il ajouté.MORT DE PETER MEDAWAR, PRIX NOBEL ¦ L'immunologiste britannique Sir Peter Medawar, prix Nobel de médecine en I960, est décédé hier au Royal Free Hospital de Londres à l'âge de 72 ans, à la suite d'une congestion cérébrale, a annoncé sa famille.Sir Peter avait reçu le prix Nobel de médecine, conjointement avec le professeur australien Sir Franck Msc-farlane Burnet, de l'université de Melbourne, pour ses travaux révolutionnaires sur les greffes cutanées.Sa découverte de la « tolérance immunologique» ainsi que ses recherches sur les immu-no-dépresseurs, substances destinées à minimiser les phénomènes de «rejet», ont contribué à ouvrir la vole aux transplantations d'organes (coeur, rein ).LOS ANGELES: UN SÉISME DE $75 MILLIONS ¦ Les dégâts causés par le tremblement de terre de Los Angeles, qui a fait six morts, détruit 20 immeubles et endommagé des centaines d'autres ont été évalués à $75 millions, a-t-on indique hier dans l'entourage du gouvernement.Alors que plusieurs milliers de personnes, qui ont passé les deux dernières nuits dans des parcs par crainte de nouvelles secousses, ont commencé à regagner leur domicile, des inspecteurs municipaux ont interdit 60 immeubles et fermé temporairement 200 écoles.Le tremblement de terre, de magnitude 6,1 sur l'échelle de Richter, a secoué Los Angeles jeudi matin et a été suivi de 19 autres secousses atteignant, elles, trois degrés sur la même échelle.KASPAROV ET KARPOV À SEVILLE ¦ Le champion du monde d'échecs Garry Kasparov et l'ex-cham-pion Anatoli Karpov, sont arrivés tard vendredi soir à Seville ( sud de l'Espagne ) où ils doivent disputer, à partir du 12 octobre, un match comptant pour le titre mondial, a-t-on appris de source informée.Les deux hommes, arrivés par un vol de Moscou via Paris et Madrid, sont sortis chacun de son côté, refusant de poser ensemble pour les photographes.Ils donneront leur première conférence de presse lundi.PAYS-BAS: RANÇON DE $30 MILLIONS?¦ L'homme d'affaires néerlandais disparu Gerrit Jan Heijn pourrait être libéré contre le versement aux ravisseurs d'une rançon de 60 millions de florins ($30 millions) par la société dont il est le numéro doux, a écrit hier le quotidien néerlandais à grand tirage De Tclegraaf.En manchette, le journal affirme que la chaîne de supermarchés Koninklijke Ahold NV a décidé de répondre aux exigences des ravisseurs pour paver la rançon, répartie dans douze sacs postaux, en échange de Heijn.De Telegraaf-ne dit pas comment Heijn, porté disparu depuis 25 jours après avoir manqué un rendez-vous chez son dentiste, serait échangé ni si les sacs de la rançon seraient remis en un endroit unique ou dans plusieurs.DES CATHOLIQUES DANS LES PILULES ¦ L'archidiocèse de Miami a un portefeuille d'actions très éclectique: y figurent celles de compagnies produisant des moyens anti-conceptionnels aussi bien que des équipements d'armes nucléaires.Dans la liste des actions fournie par l'archidiocèse, on trouve notamment celles d'une valeur de $60 000 de la compagnie Johnson and Johnson (New Jersey), produisant aussi bien des pilules anti-conceptionnelles que des diaphragmes et crèmes contraceptives.La liste comprend également des actions de 10 compagnies produisant des équipements pour des armes nucléaires, pour un montant de $ 1,7 millions sur un portefeuille total de $37,5 millions.Bardot au secours des chiens et des chats Keuler PARIS ¦ Brigitte Bardot a, une nouvelle fois, hier, lancé un appel déchirant pour sauver des milliers de chiens et de chats abandonnés.L'actrice, qui vit retirée depuis 1972 dans sa propriété de la Côte d'Azur, est apparue hier midi sur Antenne-2, ses longs cheveux blonds retenus par un ruban.« Demandez aux gens dans toute la France d'aller dans les refuges les plus prés de chez eux pour prendre un chien ou un chat afin que ces refuges, qui sont des mouroirs, des prisons abominables pour les animaux, se vident a l'occasion de la Saint-François d'Assise (aujourd'hui)», a déclaré Bardot.LA METEO Québec\tMm.\tMil.\t Abitibi\t-3\t8\tCiel variable Outaouais\t0\t12\tEnsoleille Laureniides\t- 2\t10\tEnsoleillé Cantons de I Est\t3\t9\tPluie Mauricie\t1\t10\tNuageux Quoûec\t2\t10\tNuageui lac-Samt-Jean\t0\t10\tCiel variable ¦ Rimouski\t7\t10\tPluie Gaspesie\t7\t10\tPluie Baia-Comaiu\t4\t10\tAverses Sept-lies\t4\t10\tAverses Canada\tIJ.i\tMil.\tAujourd'hui ViCtotu\t11\t18\tNuageux Edmonton\t8\t29\tDégagement Regina\t3\t20\tCiel variable Winnipeg\t3\t10\tNuageux Toronto\t4\t16\tAverses Fredencton\t8\t17\tNuageux Halifax\t11\t16\tPluie Chariottetown\t10\t15\tNuageux Saint-Jean\t3\t23\tNuageux États-Unis\t\t\t\t \tu*.\tM*.\tMA\tMu.Boston\t16\t21 H -Orleans\t16\t29 BuHato\t3\t14 Pittsburgh\t6\t18 Chicago\t1\t14 S.Francisco\t12\t22 Miami\t25\t29 Washington\t14\t23 New York\t17\t22 Dallas\t10\t29 les capitales\t\t\t\t \tM*.\tMn\tMm.\tMil Amsterdam\t4\t11 Madrid\t15\t23 Athènes\t15\t19 MOSCOU\tS\t10 Aeapoico\t26\t34 Mexico\t8\t25 Banki\t4\t16 Oslo\t5\t11 Bruxelles\t8\t20 Paris\t12\t20 Buenos Aires\t7\t17 Rome\t12\t25 Copenhague\t9\t13 Séoul\t15\t25 Genève\t8\t13 Stockholm\t9\t13 Hong Kong\t25\t28 Tokyo\t17\t28 Le Caire\t22\t33 Trinidad\t24\t33 Lisbonne\t16\t20 Vienne\t5\t15 Londres\t13\t19\t\t La Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres 488 à quatre chiffres 6218 40-7-01 DIMANCHE 4 OCTOBRE 1987 Ex-prêtre catholique, Victor Legendre s'est fait ordonner évêque raélien ¦ « Non, c'est pas à cause des femmes que je suis sorti de communauté», insiste Victor Legendre.Les cheveux longs bouclés, la cinquantaine bedonnante et le médaillon bien en vue sur la poitrine, Victor Legendre a plutôt l'air d'un vieux « freak » que de l'«évêque» qu'il est devenu.On le verrait bien lancer encore un contestataire « paix au Vietnam!».L'histoire de Victor Legendre se retrouve plutôt dans le fait qu'il a changé de médaillon: il a troqué la médaille de Saint-Vincent-de-Paul pour celle de Roel.Ordonné prêtre dans la communauté des religieux de Saint-Vincent-de-Paul en I963, il passe au mouvement raélien 13 ans plus tard.Le mois dernier, le grand Raël lui-même, celui qui est allé chez les extra-terrestres, l'a ordonné évêque.Une petite annonce dans les quotidiens a fait connaître au public l'ordination de cet ex-prêtre catholique.Quand 11 a annoncé qu'il quittait la communauté en 1977, ses supérieurs n'ont pas pris ses raisons au sérieux.Us ont cherché la femme.Victor Legendre était pourtant très sérieux dans ses motifs: il suivrait désormais le message de Raêl, celui qui fut enlevé par les extra-terrestres- et qui est revenu sur Terre pour préparer leur venue.C'est à Genève, le 30 juin 1976, il s'en souvient bien, en mettant la main sur le premier livre de Claude Vorilhon alias Raêl, que l'éx-religieux de Saint-Vincent- SUITE DE LA UNE Postes: le syndicat se dit prêt a défier la lot la même date l'an dernier.La livraison du courrier s'est effectuée comme à l'accoutumée, même à Montréal où l'on a fait appel à des briseurs de grève, a indiqué un porte-parole de la Société.Le syndicat soutient au contraire que le volume de courrier a chuté à prés de 60 p.cent, et que la grève coûte $2 à $3 millions par jour à Postes Canada.Les discussions prévues pour aujourd'hui ne sont pas des négociations intensives, mais plutôt une rencontre d'un sous-comité de négociateurs qui discutera de la clause concernant les règlements de griefs, l'un des points les moins litigieux de cette négociation.M.Jean-Claude Parrot, président du Syndicat des postiers, qui était de passage à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, hier, a fermement affirmé la volonté syndicale de poursuivre les grèves, même en cas de législation gouvernementale forçant le retour au travail.Vendredi, le ministre du Travail, M.Pierre Cadieux, avait affirmé que le gouvernement ne tolérerait pas un arrêt prolongé du service postal, sans toutefois préciser d'échéance.«Quoi que vous fassiez, M.Cadieux, les postiers défendront leurs droits», a rétorqué hier M.Parrot.«C'est l'ancien premier ministre Pierre Trudeau lui-même qui disait qu'il fallait être capable de se défendre et de défier la loi lorsqu'elle est injuste.Il faut alors accepter les conséquences de son geste, mais défier quand môme», a-t-il lancé, ajoutant que la décision de respecter ou non une injonction de retour au travail serait prise lorsque le gouvernement déciderait d'intervenir dans le conflit.M.Parrot avait été emprisonné en 1978 pour avoir refusé d'obéir à une loi qui mettait fin à une grève de son syndicat.11 affirme d'autre part être impatient de reprendre les négociations, quoique selon lui la balle se trouve maintenant dans le camp de l'employeur.Les discussions entre les deux parties sont bloquées depuis que Postes Canada a rejeté les dernières proposition syndicales, jeudi matin.Le principal point en litige est le projet de privatisation du service postal par voie de franchises.Le syndicat prétend que 4 200 postes de syndiqués rémunérés au taux horaire de $13,43 seraient alors convertis en emplois non-syndiqués payés à peine plus du salaire minimum dans le secteur privé.Le ministre du Travail, qui a une nouvelle fois rejeté les de mandes de l'opposition de nommer un médiateur dans le conflit, a estimé qu'aucune des parties ne semble prête à faire des compromis.JUGES La saga des \u2022petits Juges» égulement appelés «petits juj a puree que souvent en débtu de carrière et dans la trentaine.À Rouen, une jeune femme est accusée du meurtre sadique de sa belle-mère sur la foi de circonstances troublantes, mais sans preuve directe.«La» juge d'ins- PHOTO PIBMŒ CÛTÎ.L$ Pntf* Victor Legendre, évêque raélien: maintenant on nous écoute.de-Paul a trouvé son chemin de Damas.Il prendra ensuite celui de Clermont-Ferrand pour mettre vite la main sur le tome 2 du même auteur.Victor Legendre a reçu le choc.Il n'aura pas délaissé la prêtrise bien longtemps.Moins de deux ans après avoir quitté la communauté de Saint-Vincent, il est ordonné prêtre raélien le 13 décembre 1978.Cette distinction lui confère le pouvoir de transmettre aux extraterrestres les «plans cellulaires», des terriens sur lesquels il impose S traction décide de la mettre er détention préventive.Elle y restera un an, verra sa vie (et celle de sa famille ) s'écrouler.Libérée sous contrôle judiciaire, elle attendra encore un an avant qu'on découvre.le vrai coupable.Une vie ruinée, comme celle d'un petit industriel accusé à tort d'un vol de coffre-fort: à sa sortie, son entreprise est en faillite.Il faut savoir que, bien que rien dans les textes ne l'indique, la «préventive» est très répandue en France: des quelque 50 000 prisonniers actuels, 20 000 attendent leur procès: parfois un, deux ou trois ans.Et, bien qu'il y ait des recours, c'est d'abord et avant tout le juge d'instruction, seul et lui seul, qui prend cette décision capitale.En son âme et conscience, bien sûr, mais avec des arrière-pensées tactiques: l'emprisonnement, ce n'est pas seulement pour s'assurer la présence de l'accusé à son procès, c'est aussi un moyen de le faire «craquer».D'où une part dangereuse de subjectivité dans le mécanisme.Il y a eu des cas extravagants.Le dernier en date: l'affaire du meurtre dans les Vosges du «petit Gregory », trouvé attache et noyé dans une rivière.Le juge Lambert, 34 ans, prend le dossier en main.Sur la foi d'experts graphologues, il inculpe et fait emprisonner le beau-frère Laroche (plusieurs mois).Les graphologues changent leur fusil d'épaule: Laroche est remis en liberté, mais toujours inculpé.Le père de Gregory vient alors l'assassiner (et est inculpé!).Le juge Lambert, lui, inculpera alors.la mère de Gregory d'infanticide.sur la foi d'experts graphologues.Et la fait d'abord incarcérer.Finalement sorti de ce dossier, le juge Lambert ne disparait pas dans la nature comme on pourrait le croire : il s'empresse de.publier un livre et passe à Apostrophes.Dans les années 70, autre meurtre célèbre, celui d'une fillette à Bruay-en-Artois.Le juge Pascal, dans la cinquantaine, a décidé que le meurtrier était un notaire du coin.11 le fait incarcérer, puis fait emprisonner sa maîtresse.Cela dure près d'un an.Puis le «faisceau de preuves» s'effondre ( on trouvera même un nouvel accusé, plus sérieux cette fois, mais mineur).Puis l'affaire se perd dans les sables.Tant pis pour le notaire: il n'avait qu'à ne pas rôder à la mauvaise heure dans le quartier du crime ! Quant au célèbre juge Pascal, on l'a entendu l'autre jour à propos de la réforme proposée de l'instruction, défendre la «responsabilité» du juge d'instruction.Sans grands remords.les mains.Ces extra-terrestres créateurs de l'Univers, nommés les Élohim, enregistrent le code génétique de ces humains dans leur grand ordinateur, dans le but de recréer les meilleurs d'entre eux.En tant qu'évêque, Victor Legendre a maintenant acquis le pouvoir d'ordonner de nouveaux prêtres raéliens qui diffuseront à leur tour le message.Selon lui, la population québécoise prête maintenant l'oreille à ce message.«Avant, dit-il, on rencontrait du sarcasme.Aujour- La jeunesse et la grande marge de manoeuvre des juges d'instruction les transforment aussi parfois en justiciers téméraires ( mais sympathiques).A Marseille, le juge Michel (fringant magistrat à moto) s'attaque à de grosses affaires de la pègre: assassiné en pleine rue, à la sicilienne.Plus commun encore: le juge Renaud qui, dans les bas-fonds de Lyon, fréquentait des «indics» et des truands et utilisait parfois des méthodes musclées (on le surnommait «le cow-boy»).Assassi-.né devant son domicile.Dans d'autres cas, on a vu de jeunes juges ( de gauche ) décider de mettre systématiquement en détention préventive les patrons responsables d'accidents de travail.Pour l'exemple.Les Français ne sont pas radicalement hostiles à leur justice.Ils critiquent volontiers des acquittements comme celui de De Lorean aux Etats-Unis ( trafic de cocaïne) et ne comprennent guère le cas de Claire Lortie quand on leur en parle.Mais le «libre arbitre» total conféré aux «petits juges» donne parfois des résultats épouvantables pour des innocents.Et même en France, ça finit par faire scandale.ACCORD Accord sur le libre-échange niers jours, depuis que le négociateur canadien a rompu les pourparlers en claquant la porte.Des négociations à un haut niveau politique entre les deux pays ont repris vendredi après que le gouvernement Mulroney eut soumis de nouvelles propositions qui semblaient pouvoir satisfaire les Américains, du moins suffisamment pour qu'ils reviennent à la table des négociations.Pour la seconde journée d'affilée, les négociations ont été dirigées hier du côté canadien par la -ministre du Commerce extérieur, le ministre des Finances, M.Michael Wilson, et le chef de cabinet du premier ministre Mulroney, M.Derek Burney.Du côté américain, le secrétaire au Trésor, M.James Baker, et le représentant au Commerce, M.Clayton Yeutter, étaient à la tête de la délégation.Le Congres dispose maintenant de 90 jours pour essayer d'influencer le contenu de l'accord de principe intervenu hier.Le président Reagan doit présenter au Congres un texte final le 3 janvier prochain.d'hui, les gens nous écoutent.Il y a eu une évolution incroyable en dix ans.» Il évalue à environ 5 000 le nombre d'adeptes au Québec.Les membres convaincus donnent au minimum $55 par année au mouvement mais ceux qui le peuvent sont invités à consacrer trois p.cent de leur revenu net pour propager le message.À quoi sert l'argent?«Personne n'est salarié, assure Victor Legendre.En tant qu'évêque, je ne retire rien.Tout l'argent est consacré à la propagation, aux annonces, aux locations de salles.» Lui-même gagne sa vie en tant que fonctionnaire chargé du développement des loisirs culturels au ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pèche.Le nouvel évêque voit son passé catholique comme une étape normale.«Le catholicisme, dit-il, est une religion d'étape comme le bouddhisme et les autres religions.Elles sont basées sur la croyance et les dogmes.Le raélis-me croit dans la science et démystifie les écrits religieux.C'est une étape plus avancée.».Le grand projet de Victor Legendre, c'est de construire près de Jérusalem une ambassade pour accueillir un jour les extra-terrestres.Ces derniers ont déjà fait connaître, dans des messages, les plans de cet édifice.Ils veulent venir sur terre livrer leur science mais il faudra d'abord, explique Legendre, que l'humanité soit pacifiée.11 faudra donc attendre encore un peu.Ensuite, le Congrès aura 60 jours pour accepter ou rejeter le pacte, mais ne pourra plus l'amender.Un vote devrait donc être pris vers la fin mars.La procédure d'adoption du traité du côté canadien est encore floue.Même si le commerce extérieur est de compétence fédérale, il est influencé par les réglementations provinciales et les premiers ministres provinciaux ont clairement fait savoir qu'ils veulent voir le texte final avant de s'engager à quoi que ce soit.CentralrJe $912,000 Vatican: de la transparence Agence France-Presse CITÉ DU VATICAN ¦ Un laie catholique a lancé hier, en présence du pape, un appel en faveur d'une gestion « transparente» des finances du Saint-Siège.L'ambassadeur d'Argentine en Algérie, M.Vincente Espcche, invité au synode des évêques, en cours au Vatican depuis jeudi, a présenté un rapport sur un sommet de laïcs catholiques qui, en mai dernier, ont notamment souhaite une meilleure gestion des finances de l'Eglise.Le diplomate a pris son courage à deux mains et a lancé son appel, devant Jean Paul II, le cardinal secrétaire d'État Agostino Casaroli, les cardinaux Giuseppe Caprio et Agnelo Rossi, ministres du budget et des finances du Saint-Siège, les autres ministres du gouvernement central de l'Eglise, ainsi que devant les 200 évêques du monde entier réunis en synode.«Il faut absolument qu'il y ait plus de clarté dans la gestion des finances du Saint-Siège afin que toute équivoque soit évitée.Le Vatican ne doit pas avoir peur de suivre une ligne de transparence,» a déclaré M.Espeche.Cet appel est lancé deux semaines avant une réunion des cardinaux grands argentiers de l'Eglise.Ces derniers doivent notamment examiner le projet de confier à des lacs la gestion de la «banque du Vatican», l'IOR.¦ ii- .'il i-ltTl\"1-! LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 4 OCTOBRE 1987 \u2022 A3 La Presse La justice s'emmêle ¦ Profitant d'un moment de confusion au Palais de justice de Montréal, le prévenu William Maloney a habilement usurpé l'identité de lean Wildman, pour se voir accorder une remise en liberté, vendredi.Accusé à tort d'une infraction mineure, le jeune homme fait maintenant l'objet d'un mandat d'arrestation émis par la police de la Communauté urbaine de Montréal (CUM).Maloney est soupçonné de s'être livré à deux repri-' ses à des voies de fait sur un policier du poste 31, et d'avoir commis un vol dans un supermarché de l'ouest de la métropole.Quant au «vrai» lean Wildman, il a comparu brièvement hier devant le juge Maurice Johnson de la Cour des sessions de la paix, après avoir passé la nuit en prison.Il a été accusé de bris de conditions et remis en liber-.té.Il devra se représenter en cour le 16 novembre pour subir son procès.La veille, alors que tout le monde le croyait dans le « box » des accusés, le «vrai» Wildman était absent de la Cour des sessions, parce qu'il comparaissait en Cour municipal.La confusion qui s'est produite ce jour-là au Palais de justice vient du fait qu'on a renversé l'ordre des noms sur la liste des comparutions.On a tout bonnement interverti les noms de Wildman et de Maloney et cru que le premier était présent en Cour des sessions et que le second était en Cour municipale.En réalité, c'était l'inverse.Mais quand les policiers ont réalisé la supercherie, Maloney, le «faux» lean Wildman, avait déjà pris le large.L'agent de sécurité, assis à l'avant de la salle d'audience, et chargé d'identifier les prévenus à l'aide d'une photographie, a lui aussi été pris de court, dans cette ro-cambolesque histoire.Sacré-Coeur réitère sa confiance en Guy Saint-Onge Le directeur général de l'hôpital aurait utilisé des fonds de l'institution à des fins personnelles La gorge ¦ À la suite d'un appel au centre d'urgence 911, la police a fait la découverte tôt hier matin du corps d'un homme de 25 ans, dans la cour arrière d'un immeuble de la rue Logan, à Montréal.La victime avait eu la gorge tranchée peu de temps avant l'arrivée des policiers.Une autopsie sera faite aujourd'hui pour déterminer la cause de sa mort.On i-gnore pour le moment l'identité de la victime ainsi que le mobile de ce 43ième meurtre de l'année sur le territoire de la Communauté urbaine de Montréal (CUM).L'enquête a été confiée aux sergents-détectives Fuller et Ménard, de la section des homicides de la police de la CUM.44e et 45e meurtres ¦ Après avoir fait la découverte d'une femme ensanglantée dans le hall d'une maison à appartements de la rue Sherbrooke, hier après-midi, la police a trouvé deux cadavres au quinzième étage de l'immeuble.' II s'agit d'un homme d'environ 30 ans et d'une femme d'âge in-' .'connu.Les deux victimes, dont .on ignore l'identité, ont été tuées de coups de feu.:' Quant à la femme, découverte dans le hall de l'immeuble, elle a été victime d'une tentative de meurtre et atteinte d'une balle à .un bras.Elle a été transportée à l'hôpital, où son état n'inspire ' toutefois aucune crainte.Il semble que ce soit cette dernière qui ait téléphoné au poste 33 de la police, situé dans le centre-ville, pour demander qu'on envoie des agents sur les lieux.À leur arrivée, les policiers devaient toutefois constater qu'outre cette première victime, deux autres personnes avaient été tuées.II s'agit des 44ième et 45ième meurtre de l'année sur le territoire de la CUM.¦ Le conseil d'administration de l'hôpital du Sacré-Coeur réfute les accusations d'un quotidien montréalais à l'endroit de son directeur général et réitère sa pleine confiance en sa direction générale ainsi qu'en son président et directeur, M.Guy Saint-Onge.C'est ce qu'a déclaré, hier soir, la présidente du conseil d'administration de l'hôpital, soeur Claire Houde, au terme d'une réunion d'urgence du conseil.Dans son édition de samedi, le quotidien The Gazette rapportait que le président et directeur général de l'hôpital du Sacré-Coeur, M.Guy Saint-Onge, avait dépensé $94 000 sur une période de trois ans pour des voyages, des cigarettes, des vêtements et pour des activités sportives.Selon soeur Houde, toutes les dépenses faites par le directeur général lors de voyages à l'étranger avaient été préalablement autorisées.« Il est d'ailleurs faux de prétendre que M.Saint-Onge a facture l'hôpital pour une somme de $6 000 lors d'un voyage en Floride.L'hôpital n'a jamais payé de vacances en Floride à son directeur général, mais a accepté de défrayer le coût de billets d'avion afin qu'il puisse revenir assister aux réunions prévues durant ses vacances», a déclaré la religieuse.Quant à la facture de tabac que l'hôpital aurait défrayée pour M.Saint-Onge, soeur Houde a précisé que le directeur ne fume pas.La directrice a ajouté que les dépenses pour les voyages, les repas, le golf, le tennis, l'opéra ainsi que les quelque $7 000 dépensés au cours des trois dernières années pour l'achat de billets de baseball, s'inscrivaient dans les dépenses normales de promotion de l'hôpital.«Notre hôpital est mal connu et on doit dépenser de l'argent pour aller en chercher.D'ailleurs, des dépenses de l'ordre de $94 000 s'échelon-nant sur une période de trois ans, sur un budget de plus de $300 millions, ne sont pas exagérées.Des dons «D'autant plus que dépenses annuelles ces de Guy Saint-Onge $31 000 ont généré des dons de $800 000 à $1 million annuellement», a déclaré la présidente du conseil d'administration.Toujours selon elle, M.Saint-Onge n'aurait jamais été en Arabie Saoudite comme l'affirme l'article du quotidien.Mme Houde a confirmé que durant cette période, M.Saint-Onge s'était rendu en Floride, en France, en Espagne, a Porto Rico, au Portugal, à Hong Kong et en Chiné.- «En 1984, le conseil d'administration de l'hôpital du Sacré-Coeur a voté en faveur d'un plan de marketing pour «vendre» l'hôpital.Comme le salaire du directeur général est inférieur à celui de d'autres hôpitaux, son compte de dépenses a été majoré», a déclaré soeur Houde.Le conseil d'administration ne semble pas s'offusquer non plus de l'achat de complets par M.Saint-Onge et de factures de nettoyages pour des vêtements.«11 est normal que notre directeur s'achète des vêtements afin de participer à des activités que commande son poste», a ajouté la soeur directrice.Te relationniste de l'hôpital, M.Michel Gauthier, a qualifié de «fantaisistes» les chiffres lancés hier par The Gazette.«Les dépenses effectuées par M.Saint-Onge sont tout simplement une question de jugement et d'interprétation des politiques de l'institution.» La Presse a tenté d'obtenir les commentaires de la ministre de la Santé et des Services sociaux, mais Mme Thérèse Lavoie-Roux n'a pas retourné l'appel.Le filon de l'occultisme est-il épuisé?ROCH C6TÉ ¦ «Lisa la sorcière» n'était pas à sa table, lean Chénier, son «hôtesse», figeait, lui, sur la sienne, avec l'air de s'ennuyer devant une allée vide de clients.\u2014 «Vous travaillez pour elle?» \u2014 «Non, c'est elle qui travaille pour moi.» \u2014 « Vous engagez des voyantes ?» \u2014 «Oui, j'en ai plusieurs.Au Salon des sciences occultes, à Paul-Sauvé, j'en avais seize.».> ' )ean Chénier est, depuis 17 ans, une sorte d'entrepreneur en art divinatoire.11 a loué pour le week-end un emplacement au Salon des arts divinatoires qui se tient jusqu'à ce soir à la Maison Slovaque, rue Hutchison.Il le regrette.«On a fait seulement quatre clients hier.C'est la dernière fois que je loue ici.Il n'y a pas assez de monde».Le Salon des arts divinatoires est le troisième du genre en moins d'un mois à Montréal, après ceux du centre Paul-Sauvé et du Vélodrome.Le filon est bon et les entrepreneurs de tout genre en occultisme ont l'air de l'avoir compris.Mais le salon de la Maison Slovaque était plutôt désert hier après-midi.Le filon serait-il saturé?«Lapiasse» j « Le Salon de Paul-Sauvé c'est imbattable, dit Jean Chénier.C'est là qu'on fait la piasse.Cette année, j'ai mis $2 000 pour louer cinq emplacements et j'ai triplé mon argent.Y'a rien qui bat ça.» Chénier, «conseiller provincial » en sciences occultes, s'est fabriqué une liste de 200 voyantes et autres pronostiqueurs qu'il place dans les sept ou huit salons qu'il fait chaque année.Dans les salons achalandés, Chénier prévoit du personnel de «spare», comme il dit, en cas de maladie de la voyante ou pendant ses heures de repas.Sa commission sur la divination joue dans les 30 à 40 p.cent.Il faut aussi payer l'hôtesse, $1,50 à $2,00 par client.Les prix?«Ça varie selon les salons, dit Chénier.Ici c'est un salon cher.Mais ça travaille bien, on a l'ambiance et l'espace.Mais on n'a pas de clients.» Un salon cher, ça veut dire des consultations qui commencent dans les $25 à $30, au minimum: il faut bien arriver à payer en 27 heures un emplacement de $325.Lisa-la-sor-cière demande $25 pour lire dans le thé, $50 pour une cartomancie, $20 pour une lecture de mains et $50 pour le tarot égyptien.Gemma-la-tireuse-experte, qui se place sous la protection de Saint-Thérèse, vous fera le tarot égyptien pour $25 et peut aussi faire votre numérologie: tout sur votre personnalité à partir de vôtre date de naissance.L'exotisme Karl de Tunis, ajoute, lui, pour $30, l'exotisme à la divination: «Découvrez votre vie terrestre par les traces de vos doigts dans le sable!».Pour dès prix du même ordre, Elie Lelus, médium voyant, vous offre de choisir dans ses multiples compétences: charte des Au Salon des arts divinatoires de la Maison slovaque, Mme Christians, de France, lit dans les taches d'encres.photo pierre lawmehe.la presse couleurs, auras, énergies cosmiques, vies antérieures, radiesthésie, transactions commerciales.Radin comme pas un, le représentant de La Presse a profité de la numérologie gratuite de Kris Hadar, qui se sert de ce salon pour faire connaître ses livres.Résultat: homme de rigueur et de logique, qui cache ces qualités sous un côté spontané, un peu enfant, passionné, jouisseur, aimant des belles for- mes, un peu «illuminé».Et puis, encouragé, ne regardant plus à la dépense, le représentant de La Presse est allé faire lire les lignes de ses mains par madame Dolores de Belgique, pour un gros $15.C'était encore plus beau mais cette fois-ci avec beaucoup de voyages en perspectives et une belle carrrière.Ne pas oublier le prochain salon au Hilton de Dorval, à la fin de ce mois! Trouvé mort dans les écluses ¦ Le cadavre d'un homme! de 28 ans a été trouvé hier soir aux écluses de Saint-Anne-de-Bellevue.Tout in-: dique que la victime, Paul Willard, de Pierrefonds.l s'était noyée samedi dernier, après que sa chaloupe \u2022 eut chaviré.Le jeune homme était porté disparu de-' puis sept jours, a indiqué la ! police.Nouveau président des CLSC ¦ La Fédération des CLSC du Québec a maintenant un nouveau président.Il s'agit de M.Pierre Ippersiel, directeur général du CLSC de la Petite Nation dans la région de l'Outaouais, qui a été élu hier à la présidence par les quelque 400 délégués des conseils d'administration des CLSC du Québec, réunis en assemblée générale.M.Ippersiel dirige le CLSC de la Petite Nation depuis six ans.Il a déjà participé à plusieurs comités de travail nationaux dans le secteur de la santé et des services sociaux.Chute dans le vide ¦ Une sexagénaire a perdu la vie hier après-midi en tombant du troisième étage de l'immeuble qu'elle habitait, au 8182, rue Saint-Denis, à Montréal.Il semble que la victime, dont l'identité n'a pas été révélée, lavait ses vitres lorsqu'elle a perdu l'équilibre et fait une chute dans le vide.Un autopsie sera faite aujourd'hui au Laboratoire de médecine légale de Montréal pour déterminer la cause du décès.Un forcené abattu par un agent de la SQ en Beauce SUZANNE COLPRON ¦ Un bûcheron de 32 ans a été abattu d'une balle en pleine poitrine, hier, par un agent de la Sûreté du Québec, après avoir semé la panique dans le village de Saint-Gé- déon de Beauce.Réal Nadeau a été atteint mortellement d'un projectile d'arme à feu, vers lOh, après que les policiers eurent tenté en vain de lui faire entendre raison et tiré deux coups de semonce, i Il a aussitôt été transporté à l'hôpital Saint-Joseph de Lac Mégantic, où les médecins ont constaté son décès.Armé, tantôt d'un bâton, tantôt d'une barre de métal, Nadeau a brisé les vitres de nombreux commerces, renversé une cinquantaine de pierres tombales dans le cimetière, et saccagé le presbytère et l'église de Saint-Gédéon, avant que les policiers n'interviennent.Selon des citoyens, Nadeau était littéralement déchaîné.Il courait dans toutes les directions et renversait tout ce qu'il rencontrait sur son passage.Il aurait également agressé des voisins.Des membres de sa famille auraient tenté de le calmer, mais la victime aurait riposté en les frappant à coups de bâton, a indiqué l'agent Pierre Lemarbre, porte-parole de la SQ, à Montréal.Appelés sur les lieux, les agents de la SQ ont essayé de maîtriser l'individu, en proie à une violente crise de rage.Mais, voyant que celui-ci fonçait sur eux avec une barre de métal, un des policiers a fait feu dans sa direction et l'a atteint d'un projectile en pleine poitrine.Pas beau à voir «Il y avait beaucoup de gens dans les rues», a rapporté un citoyen du village, en ajoutant que la victime était entrée dans un salon funéraire et qu'elle avait jeté par terre les fleurs qui ornaient le cercueil.«C'était pas beau à voir», a-t-il dit.Pourtant, de l'avis de son beau-frère, joint au téléphone par La Presse, Réal Nadeau n'était pas du genre violent.« )e ne sais pas ce qui lui a pris, a-t-il dit.Il avait sans doute ses raisons.» «le l'ai vu ce matin (hier) avant de partir pour aller à Saint-Georges avec ma femme.Il était de très bonne humeur», a précisé M.Germain Nadeau, qui a travaillé pendant des années avec la victime comme coupeur de bois.Célibataire, Nadeau vivait avec sa mère.Il avait toutefois une petite fille, aujourd'hui âgée de 6 ans.Une enquête est en cours à la section des crimes majeurs de la Sûreté du Québec, pour élucider les circonstances tragiques entourant la mort de ce bûcheron de Saint-Gédéon.Une autopsie sera également faite aujourd'hui au Laboratoire de médecine légale de Québec, où le corps de la victime a été transporté.un magazine pour la pme! Négociants, marchands, I nvestisseurs et industriels du Québec y trouvent Une information de qualité E ntièrement vouée à la pme Le rr.cgczlno PME 360, rua Notre-Dame Ouest Montréal (Québec) H2Y1T9 ?Paiement ci-joint No da carta_ ?MasterCard ?Visa Oats d'expiration:.NOM- PRÉNOM.TITRE/PROFESSION_ NOM DE L'ENTREPRISE-ADRESSE_ PROV_ VILLE.CODE POSTAL TÉL.:( L. A4» LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 4 OCTOBRE 1987 VIEILLIR \u2014- «baril saro fond» ou 'baril de poudre» La technicienne en assistance sociale Claire Morin procède à l'évaluation des besoins de Mme Beaugrand-Moffat, qu'un accident d'automobile a laissée handicapée.! photo jean-yves letourneau.la presse Conte-moi des menteries si tu veux, mais parle-moi! HUGUI RODHRCQ ¦«Il n'est pas parleux.Il n'a rien à me raconter.Des fois, je lui dis: conte-moi des, menteries si tu veux, mais parle-moi! Il ne peut toujours pas me raconter sa jeunesse.il m'a connue à huit ans!» Cardiaque, Mme Mignonne Chaput-Lachance, 72 ans, que La Presse vient visiter en compagnie de Claire Morin, technicienne en assistance sociale au CLSC de Sainte-Thérèse, a subi une thrombose.Elle vit seule avec son mari, Georges, 77 ans, dans un joli petit appartement impeccable.Leurs trois enfants sont fidèles, mais ils habitent trop loin pour les visiter très souvent.L'homme est calme, pas bavard en effet.«Il est aveugle et sourd, le pourrais même ajouter muet!» déplore la brave dame qui s'ennuie plus souvent qu'à son tour et attend avec impatience les visites d'André Lamadeleine, l'auxiliaire familial du CLSC de Sainte-Thérèse.André raccompagne justement M.Lachance qui sort tout propre de la salle de bain.«Il vient donner à mon mari son bain, deux fois la semaine, précise Mme Lachance.Et une fois par mois, il s'attarde au ménage.«Quand il est ici, c'est merveilleux, on peut parler un peu.Ça me remonte le moral pour longtemps».Les deux hommes nous quittent, le temps pour André d'aider M.Lachance à s'habiller.Dix minutes plus tard, ils sont de retour au salon.À 43 ans, l'auxiliaire familial semble vraiment aimer ce travail qu'il fait depuis neuf ans.«Auparavant, dira-t-il entre deux coups de chiffon à épousset-ter, je travaillais dans un centre d'accueil.Maintenant, j'adore mon travail et, en prime, j'ai tous mes week-ends libres, l'aime vraiment beaucoup travailler avec les personnes âgées!» Inquiétude Mme Lachance fait bientôt dévier la conversation sur son inquiétude face aux risques d'incendie.La nuit, surtout.Son mari n'entend absolument rien, une fois son appareil retiré.Elle non plus, une fois pris ses médicaments.Elle me raconte aussi que la paupière de son homme a tendance à se relâcher, et que l'autre jour, il a perdu son oeil artificiel dans sa soupe! Elle rit, avouant aussitôt son besoin de rire plus souvent, de sortir, de voir du monde.« |c dois garder le moral, pas question de me laisser aller», s'exhorte d'elle-même l'adorable grand-mère.Avant de partir, je m'approche du mari silencieux et lui crie dans le tuyau de l'oreille: «Qu'est-ce que vous faisiez comme travail, M.Lachance?» Ô surprise! Il répond.La voix un peu moqueuse: \u2014 Boucher.J'ai été boucher toute ma vie.Ça fait que j'ai assez parlé pour rien dire avec les femmes! Pis ne me parlez pas non plus de la viande.J'en mange plus.Jamais.J'en ai vu à m'écoeu-rer, vous comprenez!;.Le gris quotidien Sur la route qui nous conduit à Bois-des-Filion, Claire Morin me dit à son tour son affection pour les bénéficiaires du programme de maintien à domicile.«Il y en a des malcommodes dans le lot \u2014 en général, on vieillit comme on a vécu \u2014 mais pour la plupart, ils sont très attachants.On en voit de toutes sortes.Certaines très vieilles dames font encore leur lessive dans une laveuse à tordeur qui date de cinquante ans.Et on apprend vite, en faisant des visites à domicile, que l'autonomie des personnes âgées n'a souvent rien à voir avec l'âge réel.» Nous arrivons chez Mme Thérèse Beaugrand-Moffat, 73 ans, veuve depuis un an, victime d'un accident d'automobile qui l'a laissée handicapée, mère d'un fils un peu lent, d'un autre, en chômage parce qu'il est, assure-t-elle, surqualifié, et d'un troisième, missionnaire au Brésil, lequel apparaît sur une photo, serrant la main de Jean-Paul II en personne.La maison, qui n'a pas été nettoyée depuis trop longtemps, est plutôt déprimante.Justement, Mme Beaugrand-Moffat est déprimée.Elle a le regard et le ton de ces gens que leur propre impuissance impatiente à la longue.Elle voudrait une barre de soutien pour son bain, des repas préparés congelés, un ménage de fond.Claire note, remplit le formulaire de demande de services.Un comité évaluera les besoins, le soutien familial disponible et les moyens financiers de la requérante.Mme Morin m'apprendra quelques jours plus tard que ce cas a été rapporté par le CLSC à la Régie de l'assurance-automobile du Québec, où on a reconnu que Mme Beaugrand-Moffat avait droit à une indemnité.qui lui sera versée avec rétroactivité dans les semaines qui viennent.SUITE DE LA PACE A1 «beaucoup d'usagers ne reçoivent pas la quantité de soins requis par leur état».Tous les directeurs généraux que nous avons rencontrés se désolent.En terme de budgets et de personnel, les moyens de leurs établissements sont loin de suivre l'augmentation de la clientèle et l'aggravation des cas.Malgré que le budget du maintien à domicile soit «protégé», c'est-à-dire séparé de l'enveloppe de fonctionnement régulier, pratiquement tous les CLSC doivent puiser à même leur budget général de fonctionnement pour soutenir ce programme, et encore n'arrivent-ils à offrir qu'un minimum de services à leurs clientèles.Des son arrivée au gouvernail du ministère de la Santé et des Services sociaux, Mme Thérèse Lavoie-Roux émettait quelque doute sur la valeur du programme de maintien à domicile appliqué en CLSC.«Un baril sans fond», lançait-elle, en dépêchant directement sur le terrain une équipe de neuf observateurs neutres.L'étude réalisée par ces observateurs ( provenant du ministère, des départements de santé communautaires, des conseils régionaux de la santé et des services sociaux ) a donné dix mono-, graphies, une pour chacun des dix CLSC investigués.'£ La synthèse de ces rapports, dont La Presse a obtenu copie, marque l'ébahissement des observateurs, proprement tombés des; nues devant la lourdeur des cas traités par les équipes de maintien à domicile des CLSC, la sous-; budgétisation de ce programme.et la qualité des services dispensés! par ces mêmes équipes, eu égard à; leurs moyens dramatiquement insuffisants.! Bien fini, le temps des! «brunchs» et du « tender loving; care», qui ont marqué les débuts des CLSC il y a 15 ans.En miettes,', le mythe des services «chromés».;' En réponse à ce rapport resté; document de travail et donc jamais rendu public, le gouverne-» ment consentait l'an dernier un-ajout de $3 millions au budget; protégé du maintien en domicile en CLSC, ajout qualifié par les', dits CLSC de «gouttelette» ne re-; présentant même pas le tiers des sommes détournées de leurs bud-' gets courants vers le programme MAD.; Le rapport repose sur une tablette du ministère.Dans les: CLSC, où on a le nez sur les be-* soins, on s'inquiète.Le programme que Mme Lavoie-Roux appelait un «baril sans fond» apparaît plutôt et de plus en plus comme un «baril de poudre».DEMAIN: «Elle ne parle pas.mais elle chante!» Les visites de l'auxiliaire familial André Lamadeleine sont toujours attendues chez Mme Mignonne Chaput-Lachance et son trop tranquille mari, Georges.«an ™s fourneau, la presse Maurice Roy, directeur générât du CLSC Samuel de Champlaln à Brossard -=T-!- COÛT RÉEL OU MAINTIEN À DOMICILE AU QUÉBEC EN 1987-88\t ¦ soins et services à domicile\t$ 59 282 222 (programmes réguliers des CLSC)\t ¦ soins et services à domicile\t$ 19603032 (en fiducie dans les CRSSS)\t Services ¦ soins et services à domicile\t$ 8995893 dtmaintien (en fiducio dans les départements\t à domicile de santé communautaire - DSC)\t ¦ services intensifs de maintien\t$ 16469 000 à domicile (cas lourds \u2022 Si M AD)\t ¦ subventions aux organismes\t$ 5689 100 communautaires bénévoles\t GRAND TOTAL: \u2022\t$110039 247 \u2022 incluant une somme non récurrente (non renouvelable) de\t$1 080 044, et un solde de développement de Si 964 892 (ce qui reste d'un ajout de $3 mil-\t lions aux programmes réguliers MAD des CLSC).\t Source: ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec.\t La grippe a tué 300 000 personnes en sept ans AFP BRUXELLES ¦ Quelque trois cent mille personnes dans le monde sont mortes de la grippe entre 1980 et 1987.ce qui en fait la deuxième cause de mortalité par maladie infectieuse après la tuberculose, ont rappelé des spécialistes européens lors d'un symposium organise cette semaine à Bruxelles.Bien que ces chiffres n'aient rien de comparable avec l'épidémie de grippe espagnole qui avuit fait 25 millions de morts en 1918, la grippe demeure une maladie dangereuse et contagieuse mais évitable, notamment par la vaccination, ont rappelé une vingtaine de médecins français, espagnols, britanniques, allemands, belges et néerlandais qui ont participé aux premières rencontres européennes sur la grippe et sa prévention, jeudi et vendredi à Bruxelles.Chaque année, quelque 20.000 Américains meurent de la grippe.En France, 2.400 personnes en sont officiellement mortes durant l'hiver 1985-1986.Mais ce chiffre doit être multiplié par deux car beaucoup de personnes âgées ont été victimes des conséquences de la grippe ( maladies rénales ou cardiaques), a précisé le professeur Claude Hannoun, du centre national de référence de la grippe de l'Institut Pasteur.L'hiver 1969-1970 a été le plus meurtrier des 20 dernières années en France, avec plus de 18.000 victimes.Face à ces données, le sida, qui est entouré d'une large publicité médiatique, apparaît comme une maladie marginale, a relevé un participant qui a déploré le manque d'information sur la grippe.«Si la grippe reste bénigne, banale même pour les sujets jeunes en bonne santé, elle représente au contraire un réel danger pour le troisième âge ainsi que pour les personnes souffrant de maladies chroniques», a pour sa part expliqué le docteur René Triau, délégué général du groupe français d'étude et d'information sur la grippe (GEIG).«Une grippe déclarée ne bénéficie encore d'aucun traitement curatif.Sa prévention par la vaccination reste la seule arme efficace», a-t-il indiqué.r LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 4 OCTOBRE 1987 Ad excuse les Québécois de ne pas participer aux débats parce que trop occupés à conquérir l'économie gtjggj PÉPIN WUMMONDV1LLE fl ; ¦ ' \u2022\u2022 .- ¦ Les gens qui devraient participer aux discussions politiques, se retrouver dans les rassemblements péquistes, sont occupes à conquérir l'économie du Québec.Le chef du Parti québécois, M.Pierre Marc lohnson, explique ainsi le manque d'intérêt pour les débats.«C'est vrai qu'il y a moins 'de.monde dans nos assemblées ¦générales, mais cela doit nous encourager à convaincre tous les Québécois de se joindre au combat que nous livrons pour posséder ce pays», a lancé le leader, à J'ouverturc du Conseil national ide-.sa formation, hier à Drum-¦mondville.Pierre Marc lohnson explique même l'absence dè mobilisation .chez les jeunes.«C'était facile, ¦pour moi, de quitter momentanément l'université, il y a 20 ans, .\u2022pour participer aux débats puisque j'étais assuré d'un travail -après mes études.Les jeunes ne sont pas moins politisés, ils sont -simplement davantage préoccupés de leur avenir», a-t-il dit.Il remarque également que plusieurs Québécois militent dans différents organismes, comme par exemple les groupes qui sont .engagés dans l'amélioration de l'environnement.' C'est vrai que l'enthousiasme \u2022n'est plus ce qu'il était dans les réunions d'importance du parti.Même l'arrivée du chef lohnson, hier matin, n'a pas soulevé les applaudissements d'antan chez les 250 participants.On sent que le parti est à se reconstruire, qu'on cherche un mode de ralliement.Le chef péquiste Pierre Marc Johnson explique la démobilisation des jeunes par le fait qu'ils sont plus préoccupés à se trouver un emploi.Les péquistes réunis, en petits groupes, n'hésitent d'ailleurs pas à parler de reconstruction.«C'est clair que nous travaillons à améliorer le programme, à communiquer davantage avec la population.C'est le propre des partis qui ont connu une défaite», confiait un député de la région de Montréal.Comme il l'avait indiqué la veille à La Presse, M.lohnson a ^1 ^{'oto-ClU^'l:>eC Tirage du 87-10-0S GAGNANTS LOTS Vous pouvez miser Jusqu'à 20 h le mercredi et le samedi 14 18 23 25 28 30 No complémentaire: .36 6/6 5/6 + 5/6 4/6 3/6 VENTES TOTALES: PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF): Vous pouvez miser Jusqu'à 20 h le samedi 3 13 17 29 31 33 No complémentaire .36 Ventes totales 2 573 024,00$ GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 998 626,00$ 5/6 + 2 32 479,50$ 5/6 112 386,60$ 4/6 5 725 34,00$ 3/6 73458 5.00$ MISETÔT:10 20 33 38 GAGNANTS LOTS 141 $54,60$ PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF): 2400 000,00$ Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière * priorité.nancières qui se posent pour ces associations.Les anciens ténors, tels les Jacques Parizeau et Bernard Landry, nétaient pas des discussions.Le chef refuse de blâmer les absents, même pour ce qui est des Louise Arelet Jean Garon, tous les deux ayant annoncé qu'ils étaient retenus par des obligations familiales.Quant à Guy Chevrette, le leader parlementaire, il se remet d'une pneumonie et doit prendre beaucoup de repos avant d'entreprendre la difficile session parlementaire.dénoncé l'hypocrisie et la lâcheté politique des libéraux en matière linguistique.«Devant la cour suprême, les libéraux disent que la loi 101 est une digue essentielle pour protéger le peuple de l'envahissement anglophone.Dans les faits, cependant, on tolère tout, on hésite, on tergiverse.Si l'on m'accuse d'être trop nuancé, que dire de cette valse-hésitation libérale», a dit Pierre Marc lohnson.Dans le bilan qu'il a fait de la récente tournée des «Grandes Oreilles», le chef péquiste dit avoir constaté que dans toutes les régions, on insiste pour que le parti ne lâche pas prise pour défendre le français à Montréal principalement.Le thème de la langue est celui qui a d'ailleurs soulevé le plus d'enthousiasme chez les participants au conseil national.La tournée québécoise aura aussi permis au parti de constater que les moins bien nantis, principalement les jeunes et les groupes communautaires, souhaitent un partage plus équitable des richesses.«Nous ne réglons rien lorsque les riches distribuent des chèques aux marginaux.Il faut créer des emplois, leur permettre de se développer».Cette tournée des «Grandes Oreilles», une première pour la formation, aura permis de fournir aux députés des munitions pour entreprendre la session parlementaire dans quelques semaines.Mais ce qui est encore plus urgent, admet le chef, c'est le recrutement de nouveaux membres.Hier, à Drummondville, on remarquait plusieurs jeunes dans l'assistance, mais des régions, comme celle du Bas Saint-Laurent, étaient faiblement représentées, en raison des difficultés fi- M.Jean-Pierre Charbonneau m.Jacques Parizeau propositions d'affaires 705 HYPOTHÈQUES LE SALON DU PASSE-TEMPS de Montréal Sam.10 oct.- lun.12 oct.Fin de semaine d'Action de grâce Place Bonaventure [©] Plus de 100 exposants - tant à voir et à acheter: \u2022 Photographie et équipement de sports \u2022 Trains, modèles plastiques et téléguides \u2022 Broderie et fabrication de bijoux \u2022 Maisons de poupées & objets miniaturisés \u2022 Télescopes Des revues d'artisanat gratuites & d'enlevantes démonstrations d'appareils téléguides.Voyez une lantastigue exposition de modèles miniatures ainsi gue des démonstrations de jeux de slratér-de la guerre.Enfants de moins de 6 ans: Entrée gratuite! 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