La presse, 10 octobre 1987, B. Plus
[" LA PRESSE, MONTREAL, SAMED110 OCTOBRE 1987 .i £ i ¦ Les quatre grands du sommet : Brian Mulroney, Margaret Thatcher, Rajiv Gandhi, et Robert Mugabe Vancouver s'annonce le sommet du JOONEED KHAN Tout en maintenant la pression sur l'apartheid, le Commonwealth s'efforcera au sommet de Vancouver, la semaine prochaine, de rééquilibrer ses préoccupations en direction de la lutte contre la pauvreté, le sous-développement et les inégalités Nord-Sud.L'organisation informelle, vouée a l'instauration d'une démocratie non raciale en Afrique du Sud, prévoit certes, sur l'Afrique australe à Vancouver, des débats qui menacent d'opposer une' fois de plus la Grande-Bretagne à ses anciennes colonies, comme au dernier sommet, en 1985 à Nassau, ou au mini-sommet de Londres sur l'apartheid, l'an dernier.Mais la documentation de presse- distribuée par les Affaires extérieures à Ottawa en vue du sommet, le deuxième à se tenir au Canada, indique que l'ordre du jour retenu, après consultations auprès des 49 Etats membres, accordera une attention prioritaire 'aux problèmes socio-économiques d'un quart de l'humanité.Ce qui cadre d'ailleurs avec les cinq principes directeurs de l'organisation: ¦ poursuivre la paix et l'ordre par le biais de l'ONU; promouvoir des institutions représentatives et des garanties pour la liberté individuelle sous l'état de droit; reconnaître l'égalité raciale et combattre la discrimination; I s'opposer, à toutes les formes de domination coloniale et d'oppression raciale; I s'engager à réduire les disparités de richesse entre différentes [parties de l'humanité.D'autre part, bien que non pré- vue au programme, la question des îles Fidji, où l'armée a renversé un gouvernement démocratique et proclamé une République garante de la suprématie de la minorité mélanésienne, accaparera une part de l'intérêt dans les réunions, alors que des Canadiens de foi sikhe ou d'origine tamoule projettent de se mettre en évidence, à l'extérieur, en manifestant contre le premier ministre indien Rajiv Gandhi et le président sri-lankais Junius Jayewardene.Le Commonwealth regroupe près de 1,3 milliard d'êtres humains, dont 1,2 milliard vivent dans 45 pays en développement d'Asie, d'Afrique, des Caraïbes et d'Oceanic.L'écrasante majorité vit en Inde (800 millions) et dans une poignée de pays comme le Bangladesh et le Nigeria.Près de la moitié des.États membres sont des petits pays avec moins d'un million d'habitants chacun.En face d'eux, quatre pays riches, avec à peine 100 millions d'habitants: la Grande-Bretagne (57 millions), le Canada (25 millions), l'Australie (15 millions) et la Nouvelle-Zélande (3 millions), dont les échanges, échappant depuis longtemps déjà aux vieilles préférences tarifaires du Commonwealth, gravitent, pour les Britanniques, autour de la CEE, et, pour les Canadiens et les Australiens, autour des États-Unis, du lapon, de l'Asean et de la CEE.Dénué de pouvoirs réels, mais disposant d'une influence certaine, le Commonwealth survit pourtant et voit même croître sa pertinence dans les affaires mondiales, comme vaste espace où les acquis de la démocratie non raciale demandent à être consolidés sur fond de lutte contre la pauvreté, où la coopération Nord-Sud recèle la promesse d'un nouveau partenariat économique et où le Canada notamment, trouve, comme dans la Francophonie, un terrain de choix pour déployer une diplomatie de plus en plus activiste.Ainsi, à l'instar de l'effacement de $325 millions de dettes de pays africains francophones, annoncé le mois dernier au Sommet de Québec, le Canada prévoit convertir en dons, à Vancouver, des prêts de $347 millions consentis à des pays anglophones d'Afrique, exemple que la Grande-Bretagne est appelée non seulement à suivre, mais à promouvolrr auprès de la CEE et des pays riches.Après le sommet francophone et celui du Commonwealth, le Canada clôturera, en juin 1988, une année diplomatique exceptionnelle, en accueillant, à Toronto, le sommet économique des sept puissances les.plus industrialisées au monde.On s'attend à ce qu'il exprime alors au Groupé des Sept les attentes < du Commonwealth en matière d'échanges Nord-Sud.Sur une dizaine de thèmes définis dans la documentation du sommet, deux seulement (l'apartheid et.la Namibie) ont trait à l'Afrique australe.Les autres évoquent les perspectives économiques globales, le rôle de la Banque mondiale et du FMI auprès des pays pauvres, les prix des .matières premières et le remboursement ¦ d e la dette, le flux financier vers les pays du Sud, le refus du protectionnisme, et l'importance des femmes, de l'éducation et de l'écologie dans le développement.' Selon les explications fournies par M.Cy Taylor, sous secrétaire d'État aux Affaires extérieures, après des contacts bilatéraux samedi et dimanche, le sommet s'ouvrira mardi au Centre des congrès de Vancouver avec l'examen des questions politiques et passera mercredi aux sujets d'ordre économique.Parmi les sujets politiques figureront les relations Est-Ouest, les négociations sur le désarmement, les conflits régionaux et l'Afrique australe.Le Pakistan, qui a quitté le Commonwealth avec fracas en 1971 au plus fort de la guerre i '': ; d'indépendance du, Bangladesh, voudrait y revenir, mais il se heurte à l'opposition dé l'Inde.On pense que la question sera évoquée à Vancouver.Ces questions, ainsi que les thèmes économiques, seront ensuite repris par les chefs de délégation, lors de la «retraite» traditionnelle, prévue à Kelowna, Sur le lac Okanagan, jeudi et vendredi.Le sommet'prendra fin samedi à Vancouver, avec-une conférence de presse conjointe du premier ministre Brian Mulroney, hôte et président de la rencontre, et de sir Sridath Ramphal, secrétaire général du Commonwealth et an- ¦'; cien ministre des Affaires étrangères de Guyana.La «retraite» obligatoire, pré-:.' voyant, sur les plus épineuses questions, des tête à tète entre, chefs d'État et de gouvernement sans formalités et sans la présence d'officiels, dans un cadre de detente, loin du site officiel du sommet, est à l'image même delà souplesse et du pragmatisme de l'organisation.Résultat de la mutation de l'ancien Empire britannique, le Commonwealth, qui regroupe des pays de plusieurs blocs et idéolo- ¦ ' gies, ne possède pas de constitution.La recherche du consensus reste de mise à tous ses travaux.La loyauté à la reine Elizabeth comme «chef du Commonwealth » demeure, mais, depuis celui de Singapour, en 1971, les sommets, prévus tous les deux ans, se déplacent de par le monde.Cependant, outre les cinq principes directeurs adoptés en 1971, le Commonwealth, contrairement à la Francophonie naissante, est doté, depuis 1965, d'un secrétariat, qui siège à Londres \u2014 le premier secrétaire général fut un Canadien, Arnold Smith, qui occupa ce poste jusqu'en 1975, année où Ramphal lui a succédé.C'est le secrétariat qui prépare VOIR VANCOUVER EN B 7 Le plus vaste dispositif de sécurité Jamais déployé Lt organisation do Sommet de Vancouver coûtera près de $20 millions.La moitié de cette somme sera consacrée au déploiement du plus vaste:dispositif de sécurité pour un événement politique dans toute ?histoire du Canada./ Parmi les 48 chefs c hier, outre la reine effet le premier mi abattre» des terr pendant au Puni géant politique [ Les autorités «ahajdl petits souliers à son des conflits entre la rite (SRSC).ont bles dans lés dos Boeing d'Air India, un ministre du gouv sur l'île deVànçôuver.A Ottawa même, du premier ministre en octobre 1984: le \" en une véritable f( et les diplomates ii men ts en ville sous t et de gouvernement attendus depuis ,-ietljt, et le duc d'Edimbourg, figure en e de l'Inde, Rajiv Gandhi., «l'homme à la création d'un État sikh indé-qu'il est actuellement le diri-rieux, protégé au monde.tent d'autant plus dans leurs récentes révélations, à propos i du renseignement de sécu-ine impéritie des resporisa-massif de juin 1985 contre le et de l'attaque armée contre injab, en visite, l'an dernier, choses ont-bien changé depuis l'assassinat \"ira;Gaédhi Jpr ses gardes du corps sikhs ut comrhîasaaw de l'Inde a été transforme aute surveillance électronique erit leurs plus petits déplace explosive à Vancouver que.le vit en Colombie-britannique, projet du Khalistan et encore La situation est i «ros des 250 ( Ils sont loin d'adhérer tous ! moins, aux actions des terroristes, mais des groupes militants comme la Fédération internationale des étudiants sikhs (FIES) et la Babbar Khalsa comptent y manifester contre «la répression et la persécution des sikhs en Inde».Les autorités craignent que des terroristes ne profitent de ces manifestations pour attenter à la vie de Gandhi, qui est âgé de 42 ans et qui accéda au pouvoir après l'assassinat de sa mère.Des menaces contre Gandhi pourraient également provenir de Cinghalais et de Tamouls établis au Canada, à cause du rôle de l'Inde dans la règlement de la guerre civile au Sri Lanka.Les autorités canadiennes redoutent aussi des attentats terroristes contre le président Junius jayewardene, du Sri Lanka, durant son séjour à Vancouver.Des nationalistes cinghalais lui reprochent d'avoir permis à l'Inde de déployer des troupes dans l'île pour faire respecter l'accord de paix du 29 juillet dernier, alors que des séparatistes tamouls viennent de se livrer cette semaine à des massacres de civils cinghalais, massacres qui menacent de saborder l'accord de paix.Les milieux officiels refusent de fournir des chiffres, mais on estime que plusieurs milliers de policiers, de, militaires et d'agents en civil ont été mobilisés en vue du sommet de Vancouver.«La sécurité a été un facteur clé dans le gonflement du budget du sommet et constitue le poste de dépenses le plus important », a indiqué le sous-secrétaire d'État aux Affaires extérieures, M.Cy Thomas.J.K c police de la Communauté aine de Montréal a des Dblemes financiers qui l'obligent i tenter de résoudre plus de crimes vec un personnel de plus en plus Jit.B3 La miam à mort cfu vfauxi Mario Fontaine analyse la campagne électorale en cours au Nouveau-Brunswick et arrive aux mêmes conclusions que les sondages: il faudrait presqu'un miracle pour que Richard Hatfield vainque Frank McKenna.B4 imcoitm En entrevue exclusive avec La Presse, le secrétaire général de l'ONU, Javier Perez de Cuellar, s'est montre optimiste quant à ses chances de provoquer un règlement de la guerre irano-irakienne B 5 i 0 B2 LA PRESSE, MONTREAL, SAMED110 OCTOBRE 1987 La Près Paul Desmarais president du conseil 6 administration Roger 0.Landry president et éditeur Michel Roy éditeur adjoint Claude Gravel directeur de l'information Jean-Guy Dubuc éditorialiste en chef Éditorial Loi spéciale Il est évident que le gouvernement Mulroney a raison de vouloir mettre fin au conflit postal en cours en présentant un projet de loi en ce sens.Quelle que soit la pertinence des demandes syndicales, le droit du public à recevoir des services prime en tout temps le droit des employés de l'État à faire la grève.C'est une des grandes faiblesses du syndicalisme dans le réseau public ou parapublic de n'avoir pas compris qu'un conflit de travail dans ce secteur s'attaque non au gouvernement-employeur mais aux citoyens-usagers.Quoi qu'en disent certains députés libéraux et néo-démocrates aux Communes, le projet de loi Cadieux ne brime pas le droit de négocier.Au contraire, au lieu d'imposer arbitrairement des conditions de travail, comme c'est trop souvent le cas dans de tels projets de loi, celui-ci renvoie les parties négocier devant un médiateur-arbitre.A moins que l'on veuille d'avance mettre en doute la crédibilité du médiateur désigné, on ne voit pas comment les parties ne parviendraient pas à le convaincre de la justesse de leurs positions.Si, bien sûr, ces positions sont justes.Le conciliateur dans le présent conflit, M.Claude Foisy, a clairement indiqué que le Syndicat des postiers n'a pas de droit de veto sur les orientations de l'entreprise.On voit mal comment on ne pourrait pas lui donner raison.Par ailleurs, M.Foisy a rappelé à la Société canadienne des postes ses devoirs envers la sécurité d'emploi de ses employés.Encore la, il s'agit d'une position socialement juste: Si les parties sont de bonne volonté, elles en tiendront compte.Reste le cas des graves sanctions qui seraient imposées en cas de désobéissance de la loi, dont l'interdiction d'occuper des fonctions syndicales pendant cinq ans.Cette mesure sévère se justifie, malheureusement, par les nombreuses désobéissances civiles de ces dernières années.Si le mouvement syndical \u2014 ou quiconque \u2014 n'est pas d'accord avec une loi, il n'a qu'à profiter des élections pour changer les législateurs.Mais on ne peut jamais tolérer la désobéissance civile.4 Cela dit, s'il veut être logique avec lui-même, le gouvernement Mulroney devra faire preuve de courage politique.La société canadienne ne veut plus \u2014 et ne peut sans doute plus \u2014 tolérer d'arrêt de travail dans les principaux secteurs publics, que ce soit le secteur de la santé, celui du transport en commun, celui des postes ou même celui du rail, comme on l'a constaté récemment.Les gouvernements, à Ottawa comme à Québec, n'osent pas retirer le droit de grève dans le secteur public.Sauf dans le cas de l'armée, de la police et du service des incendies, où tout arrêt de travail est formellement interdit.Ailleurs, la grève est permise, du moins sur papier.Mais on s'empresse de légiférer pour y mettre fin dès que celle-ci est déclenchée, ou qu'elle fait le moindrement mal.Il y a là une sorte de pieuse hypocrisie qui se comprend d'autant plus mal que la Cour suprême du Canada a clairement statué, en avril dernier, que la grève n'est pas un droit fondamental au même titre que la liberté d'association.Et que le droit de grève ne fait donc pas partie intégrante de nos chartes des droits et libertés.Ne rien dire N ormand Lester doit-il se taire pour protéger ses sources d'information ou parler pour aider la justice à voir plus clair dans l'affaire des accusés de la CSN?La plupart des journalistes, comme les partisans d'une presse libre et les défenseurs du droit à l'information, sont convaincus que le reporter de Radio-Canada ne doit pas dire qui lui a secrètement communiqué des renseignements.Dans ce cas particulier, nous croyons à La Presse que notre confrère doit respecter le secret de sa source.Car si les journalistes devaient toujours divulguer devant les tribunaux l'identité de leurs informateurs, exposant ceux-ci aux représailles, aux sanctions et autres vexations, plus personne n'oserait à l'avenir leur confier des renseignements grâce auxquels le public est mieux informé.Normand Lester, rappelons-le, a été le premier journaliste à révéler à l'antenne de Radio-Canada que le permanent syndical Marc Boivin était en fait un informateur des Services canadiens de renseignements et de sécurité.Cette nouvelle, confirmée par le SCRS, a dissipé les ambiguïtés et jeté sur toute l'affaire un éclairage plus direct.Il était par conséquent dans l'intérêt public que notre confrère la diffuse.Pour tout journaliste, en effet, dans ce dossier comme dans les autres, la notion d'intérêt public demeure primordiale et doit donc inspirer sa conduite professionnelle.Or ces jours derniers, un avocat qui défend l'un des accusés de la centrale syndicale demande au tribunal l'autorisation d'interroger le reporter au sujet de ses sources.Le point de vue de Me Jacques Laroche!le, représentant l'accusé Gérard Thé-riault, est légitime.Pour assurer à son client une défense pleine et entière, il veut en savoir davantage au sujet des infiltrations de l'agence de renseignements dans la CSN ou ailleurs.On le comprend.Mais on comprend aussi que Normand Lester s'est porté garant du caractère absolument confidentiel de l'information qui lui fut transmise et qu'il n'aurait pas obtenue autrement.C'est pourquoi Me Thêriault, afin d'obtenir les renseignements qu'il recherche, devrait plutôt se tourner vers l'Agence canadienne.Doit-on en conclure que tous les journalistes seront désormais investis d'un nouveau privilège devant les cours de justice, un droit au silence pour protéger la confidentialité de leurs sources d'information, comme les médecins et les prêtres à qui est reconnu le droit au secret professionnel ou au secret de la confession?Non, les journalistes, comme en témoignent les positions définies à ce sujet par le Conseil de presse et la Fédération professionnelle, ne réclament pas un statut particulier qui leur accorderait systématiquement le droit àb silence.Les journalistes ne sont pas différents des autres citoyens.Dans l'état actuel du droit, ils ne peuvent pas refuser de divulguer en justice leurs sources d'information.Un juge pourrait les contraindre à révéler ce qu'ils veulent taire, sous peine d'emprisonnement.Les journalistes ne demandent pas de privilèges absolus et universels.Leur profession n'est pas encadrée par une corporation; elle est plutôt le prolongement naturel du droit d'informer et d'exprimer des opinions; une profession ouverte qui appartient à tous ceux qui veulent l'exercer.Ils souhaitent simplement que soit protégée, quand l'intérêt public l'exige, la confidentialité de leurs sources, à moins que le tribunal en vienne à la conclusion qu'il n'existe pas d'autres moyens de connaître la vérité que le témoignage du journaliste.Il incombe maintenant aux spécialistes de mettre en oeuvre dans un projet de loi ces principes et ces droits.Ils s'y emploient depuis quelques mois.Mais leur mission est ardue.____ Michel M»V \\iu À UèAvats vez yeux UMoyANTS vfvos AngicWoNes.\u2022 DROITS RESERVES TRIBUNE LIBRE Le *0l//» du pape ¦ La Presse du samedi 19 septembre nous offre une caricature de Girerd, d'habitude très bon, qui nous montre les évoques américains mesurant les dimensions du «NO» du pape en réponse aux problèmes de l'Église catholique des Etats-Unis.|e sais qu'il faut apprécier les caricatures avec un grain de sel.Cependant, celle-ci est caractéristique de l'approche préjugée de la majorité de nos médias, plus intéressés par le scandale, le superficiel choquant, que par le fondamental.Si Girerd et les autres avaient seulement un peu étu- dié le message papal, ils y auraient vu le OUI aux déshérités du Sud (Miami-San Antonio), le OUI aux étrangers, aux réfugiés ( San Antonio ), le OUI aux Noirs (Louisiane), le OUI aux peuples autochtones ( Phoenix), le OUI aux homosexuels et aux sidatiques ( San Francisco), le OUI aux déshérités du.Nord (Detroit), qui tous, n'en finissent plus de rechercher leur dignité.Us y auraient aussi vu le OUI aux valeurs humaines ( Miami ) et le OUI à la vie familiale (MiamtSan Francisco ) qui sont synonymes de la santé d'une société.Alors, le «NON» est-il vraiment celui du pape ou bien plutôt le nôtre?Éric Colon de FRANCIOSI Brossa rd N.B.L'écolier et le sida (En réponse à la lettre de Mme Gabrielle Cloutier, parue le jeudi 24 septembre sous cette rubrique.) ¦ Au Québec, la presque totalité des enfants morts du sida ont été contaminés soit par transfusion sanguine (avant les nouvelles mesures), soit par un parent atteint ou porteur du virus.Jamais encore n'a été rapporté un cas d'enfant contaminé à l'école.À ma connaissance, il n'y a jamais eu non plus ni étude, ni recherche au sein des écoles pour déterminer le nombre d'enfants contaminés (atteints ou seulement porteurs).Et si on devait isoler ces enfants-la dans des écoles (que l'on peindrait en rouge et sur lesquelles on écrirait en gros: DANGER DE MORT), nul ne sait encore quelle serait parmi ces enfants la proportion d'immigrants (ou de Québécois).S'il vous plait, laissez les enfants jouer en paix et s'aimer entre eux; ils sont encore trop jeunes pour que vous leur transmettiez vos préjugés et votre xénophobie.(.) \u2014Ce sont des paroles comme les vôtres qui font que l'immigrant ne s'adaptera pas, qu'il se cloisonnera plutôt, et qu il sera toujours sur la défensive.contre vous.Pensez-y s'il vous plait! Nadia BARROU Montréal Questiqn de brevets À M.Pierre Bellemare ta Presse ¦ Comme président du conseil d'administration et vice-président (finances) de la société Franc-Bec International FB \u2022 La Presse publie sous cette rubrique les lettres qui répondent aux conditions suivantes: intérêt, concision, signature, nom complet, adresse et numéro de téléphone.Elle se réserve le droit de les abréger et privilégie celtes qui font suite à des articles publiés dans La Presse.Les adresser comme suit: Tribune libre, La Presse; 7, rue Saint-lacques, Montréal, H2Y IK9.Inc., responsable de la promotion de la biométhamsation des ordures ménagères et en relation avec la société «VA-LORGA» depuis 1983, je désire faire la rectification suivante à un article ayant pour titre: « Chambly bientôt leader dans le traitement des ordures ménagères?» Au quatrième paragraphe vous laissez entendre que le procédé de biométhanisation a été mis au point à Grenoble par Monsieur André Balu.Ceci est inexact, car le procédé de biométhanisation des ordures ménagères de Monsieur André Balu a été mis au point et expérimenté en laboratoire à partir de 1970 avec des ordures ménagères de la ville de Montréal.A la suite de ces expérimentations, une demande de brevet au Canada a été déposée au début de l'année 1980, brevet intitulé: «Production industrielle de gaz biologique et de compost par la fermentation anaérobique de liquides organiques».Tandis que le procédé mis au point à La Buisse, France ( près de Grenoble ) a été expérimenté et développé par la société française «VALOR-GA» à partir de 1981.Cela veut donc dire que la technologie de Monsieur An- dré Balu n'a rien à voir avec la technologiede la société «VA-LORGA», étant donné que ces procédés sont différents et que l'un est breveté au Canada (BALU) et l'autre en France ( VALORGA ).Le président, Charles-Yvon ROY.CTG Rien n'a changé ¦ L'aide récemment annoncée par le gouvernement fédéral aux analphabètes est révélatrice; elle prouve que les changements constitutionnels des der-nières années n'ont même pas effleuré le fond du véritable problème.Pour les organismes concernés, que les subventions gou-' vernementales proviennent d'un endroit ou d un autre, peu importe.Si Québec ne veut pas ouvrir ses coffres, alors Ottawa se doit de le faire; tant pis pour la violation du droit constitutionnel.Mais comment une province peut-elle exercer sa compétence si les ressources financières manquent?Ottawa, qui possède ces sommes, intervient et dépense en établissant les règles du jeu.Avec les accords du Lac Meech, aucun revenu additionnel n'a été déplacé eh faveur du Québec et toutes nos années de lutte n'ont rien donné.(.) La solution, Daniel Johnson la connaissait: «récupérer 100% de l'impôt sur- le revenu (compétence provinciale d'ailleurs)».L'argent est le nerf de la guerre.À quoi peut nous servir la reconnaissance de notre spécificité si Ottawa impose à toutes les provinces les mêmes règles?Bruno TRUDELLE Notaire de Laval s - LECTURE Le pouvoir a-t-il un sexe?collaboration spéciale Ce livre collectif est le compte rendu détaillé d'un colloque qui s'était tenu à l'Université de Paris-Oauphine en mars 1984.Il porte non seulement sur le pouvoir dans les organisations, mais aussi \u2014 et surtout \u2014 sur le pouvoir des femmes dans les organisations.Ce pouvoir féminin existe-t-il?Dans quelles conditions objectives s'exerce-t-il?Comment s'exerce-t-il?Grosses et grandes questions, auxquelles l'auteur de ces lignes s'est lui-même fort intéressé.Eugène Enriquez s'est beaucoup penché sur cette problématique.Déjà, dans un important ouvrage datant de 1983 («De la horde à l'État», paru chez Gallimard), il s'était intéressé à l'analyse des formes de pouvoir dans les sociétés contemporaines.Il y montrait comment les rapports entre sexes et les mécanismes mêmes du pouvoir (entendu comme lien social) pouvaient générer de la paranoia, voire de la perversion.En effet, pulsions, fantasmes et projections sont des données permanentes du champ psychosocial.Dans sa contribution au «Sexe du pouvoir», il affine encore davantage sa théorie sur le lien social dans un très beau texte qui porte sur «Le pouvoir et son ombre sexuelle » ( pp.380-393 ).L'accompagnant dans la coordination de l'ensemble de ce livre, Nicole Aubert \u2014 fort connue pour son livre sur «Le pouvoir usurpé», paru en 1982 chez Robert Laffont \u2014, elle, analyse le pouvoir et la féminité dans l'organisation, et fait la part entre la réalité et l'imaginaire fantasmé.Elle y écrit: «L'introduction de plus en plus grande des femmes dans les entreprises fait bouger quelque chose au niveau des imaginaires, imaginaires masculins, et imaginaires des entreprises: on peut penser que celles qui sont encore peu féminisées, mais commencent déjà à admettre un plus grand nombre de femmes, seront amenées soit à contrôler fermement le processus, soit à assister à une mutation probable de leur identité (p.311 ).» Vincent de Gaulejac, le 3e coordonnateur de ce volume, s'intéresse, quant à lui, aux modes de production dans la gestion familiale.|e n'ai pas la place de citer ici tous les auteurs qui figurent dans cet ouvrage que je recommande fortement.Une mention spéciale doit cependant être faite à Jacqueline Laufer (qui avait publié en 1982 un livre sur «La féminité neutrali- sée?», chez Flammarion, qui portait sur les femmes cadres dans l'entreprise), qui examine dans «Le sexe du pouvoir» le principe et la mise en oeuvre de la ( soi-disant?) égalité professionnelle entre les hommes et les femmes, à notre Marisa Zavalloni (de l'Université de Montréal), qui signe un texte sur: «Identité, femmes et culture», à lean Fraisse qui nous parle de la trajectoire sociale des femmes des nouvelles classes moyennes (un compromis inévitable et nécessaire), à Max Pages («Organisation et sexualité imaginaire»), et enfin, a Gilles Amado, qui a rédigé un très beau texte sur la psychopathologie du couple de direction.\u2022 Le sexe du pouvoir.Femmes, hommes et pouvoirs dans les organisations., ouvrage collectif, sous la direction de N.Aubert, E Enriquez et V.de Gaulejac.Êp*l, Paris 1987.«2Zp*ges. LA PRESSE, MONTREAL.SAMED110 OCTOBRE 1987 W~KW ^\\ Plus Libre-échange ^ Ottawa peut se passer die i'appui de V Ontario MAURICI du bureau de La Presse OTTAWA Durant seize mois, les gouvernements provinciaux ont appuyé de façon unanime les efforts déployés par Ottawa pour signer un accord de libre-échange avec les États-Unis.Mardi soir dernier, cette belle entente s'est rompue.Maintenant que les termes du traité sont connus dans ses grandes lignes, quelques provinces ont décidé de prendre leurs distances du gouvernement fédéral.Le premier ministre Mulroney a indiqué qu'Ottawa avait l'intention de poursuivre son offensive pour faire adopter le traité commercial, même si quelques provinces ne l'acceptaient pas.« Cela relève essentiellement de la compétence fédérale », a déclaré le premier ministre dans un style plutôt poli.Sa collègue du Commerce international.Pat Carney, a été plus directe le lendemain quand elle a parlé devant la Chambre des communes.«-Tous sans exception ont signalé que le premier ministre n'était pas obligé de les consul ycr parce que, bien sûr, des traités comme l'accord sur le libre-échange sont de ressort fédéral.Les provinces seront appelées à apporter des modifications dans leur propre champ de compétence.Quiconque examine l'accord sur le libre-échange peut voir cependant qu'il y en fait très peu de modifications à apporter.» En effet, plus de 90 p.cent des articles du texte signé entre Ottawa et Washington affectent strictement la juridiction fédérale.Cela laisse peu, d'emprises aux provinces.D'après Pat Carney, qui à participé à la réunion de l'autre jour, il y a deux dirigeants provinciaux seulement qui se sont opposés à l'accord.Elle ne les a pas nommés, mais ce n'est un secret pour personne ici qu'il s'agit de Joe Gheiz, le premier ministre libéral de l'Ile-du-Prince-Édouard, et d'Howard Pawley, premier mi- Mission accomplie, signifie M.Simon Reisman, le négociateur canadien.photo cp nistre néo-démocrate du Manito-.ba.Mme Carney précisait que leur opposition était d'ordre philosophique.M.Gheiz, en effet, trouve que le mécanisme d'arbitrage ne protège pas assez la sécurité des exportations canadiennes.Son collègue manitobain, en bon socialiste qui se respecte, privilégie l'intervention de l'État.Or, le libre-échange a pour effet justement de réduire les décisions économiques relevant des pouvoirs publics.La position de l'Ontario est plus délicate.David Peterson n'accepte pas l'entente qui a été signée la semaine dernière.Mais, selon des observateurs torontois, le dirigeant libéral est limité dans sa croisade pour s'opposer au traité commercial, car il risque de cristalliser les sentiments anti-on-tarien dans le reste du pays, au moment en plus où le taux de chômage de cette province est inférieur à six p.cent.Queen's Park a tout de même décidé, jeudi, de montrer concrètement son opposition au projet fédéral.« D'une part, nous voulons montrer qu'il y un autre coté à la version présentée par Ottawa, et d'autre part nous voulons dire pourquoi nous nous y objectons », a déclaré à La Presse un adjoint de M.Peterson.Le gouvernement ontarien a créé un comité du cabinet, composé de trois ministres, qui se promènera dans la province pour, tenir des audiences publiques.Puis, les études sectorielles, publiées il y a deux ans, seront mises à jour, à la lumière des clauses de l'entente qui sont maintenant connues.Enfin, il y aura une séance d'information qui portera uniquement sur l'industrie automobile.« Il faut que tous les faits soient connus », a souligné le collabora- teur de M.Peterson.Celui-ci a mentionné que son chef pourrait, comme Robert Bourassa, entreprendre une tournée nationale pour défendre son point de vue.Mais, en bout de piste, l'Ontario sait qu'Ottawa aura le dernier mot.« Il n'y a pas grand-chose que nous puissions faire pour bloquer le fédéral », a dit l'adjoint du premier ministre.Les seules clauses qui sont strictement de compétence ontarienne dans le document sur le libre-échange touchent le vin de la péninsule du Niagara.Du côté des provinces maritimes, Ottawa aura moins de difficultés à vaincre les réticences d'un |ohn Buchanan ou d'un Brian Peckford.Les transferts fédéraux représentent plus du tiers des recettes gouvernementales \u2022provinciales dans la région atlantique.Comme le soulignait de manière assez crue un représentant du -gouvernement du Québec, les inquiétudes soulevées par certains dirigeants des Maritimes visent sans doute à faire pression sur Ottawa pour amener le fédéral à se montrer plus généreux dans ses subventions régionales.L'opposition parlementaire a mis en garde le cabinet conservateur de signer le pacte avec les États-Unis sans l'accord des provinces.Le chef du NPD, Ed Broad bent, affiche depuis le début de ce dossier une position non-équivoque contre le projet de libre-échange.Un quotidien anglophone louangeait cette semaine l'argumentation rationnelle des néodémocrates.Par contre, l'éditorialiste ne pouvait en dire autant du chef libéral.Le journal soulignait qu'en dépit de la vive agitation de John Turner dans ce débat, les arguments libéraux étaient peu convaincants photo cp Un résident de Niagara Falls exprime ce que plusieurs Ontarlens croient : que le Canada est devenu le 5lieme État américain.Lundi, lors du débat au Parlement, M.Turner a dit que l'accord du libre-échange ramènerait les Canadiens à leur rôle de porteurs d'eau et de scieurs de bois, ce que plusieurs ont trouvé quelque peu exagéré.La position du chef libéral est loin de faire l'unanimité dans son parti.L'ex-ministre des Finances, Donald MacDonald, qui est un grand partisan du libre-échange, a dit jeudi que lohn Turner divisait davantage le Parti libéral et affaiblissait encore plus son lea- dership en s'opposant à l'accord avec les Américains.Donald MacDonald croit aussi que David Peterson sera plus facile à convaincre et qu'il finira pas voir les avantages de l'entente.Une telle déclaration ne peut În'aider le cabinet conservateur, ux yeux du gouvernement Mulroney, la période de consultation avec les provinces tire à sa fin.H semble en effet qu'Ottawa a l'intention de faire adopter le traité du.libre-échange, que l'Ontario soit d'accord ou non.Le libre-échange contre «Le Temps d'une paix» i du bureau de La Presse QUÉBEC tes-vous pour ou contre le libre-échange ?Question aussi brutale que celle d'un référendum.Question toute simple, pourtant, mais à laquelle peu de Québécois peuvent répondre.On n'en sort pas : après le « pour » ou le « contre », nous ' voilà partis dans le pourquoi, les perceptions, les intérêts et la profession de foi.Une joyeuse discussion de salon ou de taverne à l'horizon : « Moi, en tout caty mon frère m'a dit que le boss de sa voisine pense qu on va se faire avoir par les Américains.»_ lusqu'ici, sans l'éclairage jeté par Alain Dubuc dans les pages de ce journal, nous ne disposerions certes pas des renseignements essentiels à une compréhension minimale des enjeux.L'accord conclu entre Washington et Ottawa, cinq minutes avant l'échéance, est-il plutôt bon ou mauvais ?Quand en ressentirons-nous les premiers impacts ?Plus d'emplois industriels sauvegardés que perdus ?La faillite des agriculteurs contre les profits des banques étrangères ?Convaincu que l'accord, même avant qu'il soit traduit en textes juridiques, constitue la « clé de l'avenir », Robert Bourassa va partir en croisade canadienne.À Toronto, surtout, où son « ami » libéral David Peterson a l'impression d'avoir été roulé par le tandem Mulroney-Bourassa.Une alliance Ottawa-Ouébec pourrait naître du libre-échange si vendre l'accord.Robert Bourassa faisait une véritable campagne nationale pour PHOTOPC Ce n'est pas souvent que le premier ministre du Québec se dit prêt à se battre, au Québec et ailleurs au pays.Habituellement, il préfère les coups de fil nocturnes à la polémique.Les animateurs de lignes ouvertes, d'une mer à l'autre, se délectent déjà.L'opération marketing est lancée.Convaincre du bien-fondé du traité plutôt que quémander des votes ou des fonds.Le professeur Bourassa aussi se délecte à l'avance.Pour une fois que ce ne sont pas les sondages qui sont visés.Avec, en prime, l'expérience de la « vente » d'un accord aussi aride que celui du lac Meech.Le reste, les coïncidences s'en chargent.M.Bourassa n'est pas encore parti en croisade que le gouverneur Sununu déclare que la Nouvel le-Angleterre aura besoin de plus d'électricité*que prévu.Le charbon et le nucléaire ne sont pas du bon côté de l'avenir.lacques Parîzeau et Bernard Landry, économistes et indépendantistes réputés, sont pour le libre-échange.Même le Parti québécois était pour, se plait à rappeler le chef du gouvernement.Sauf que maintenant, c'est « son rôle d'opposition que d'être contre».Idem pour expliquer l'attitude de |ohn Turner et des libéraux fédéraux.Pour l'information précise, les statistiques irréfutables, les scénarios rigoureux : vous repasserez ! Ce n'est pas sur de telles bases que le dossier du libre-échange a été construit.C'était, et ce demeure, un pari.À monter des dossiers, se dit le gouvernement du Québec, nous en serions encore là et l'échéance serait passée.Comme un TGV, à prendre en gare ou à regarder passer en broutant de l'herbe.C'est selon.La rigueur, cède le pas, à tous les niveaux, devant I improvisation et lé projet à bâtir.Pour vanter le traité, le ministre fédéral de l'Emploi, M.Benoit.Bouchard, ne trouve rien de plus convaincant à dire que « l'accord pourrait se traduire par des pertes d'emplois variant entre.500 000 et zéro ».Un pari à tout le moins risqué.En fait, c'est sur les générations futures que se fait le pari.L'ouvrier du textile, à Valleyfield, comme le viticulteur de Niagara, est inquiet.En le clamant, il oublie le sort réservé à son fils qui pioche sur ses travaux d'informatique au cégep.Ou de sa fille qui aura 20 ans en l'an 2000.Quand le président de l'Union des producteurs agricoles (UPA) fait-écho aux soucis de ses membres, M.Bourassa le rabroue.Lui reproche sa démagogie.Sur quelles données M.Proulx peut-il' s'appuyer, mesurer ses propo»?Sur ce qu'il a entendu dire, du frère de la voisine qui pense que l'aimable boucher Richelieu ne vendra plus que du pain trancM^-^' « made in Ohio ».« Manquable-ment ! » aurait dit Rose-Anna à Joseph-Arthur.Si on ajoute un peu d'idéologie dans la sauce, le manque de foi ou de souci quant a l'avenir devient méfiance : « Si les boss sont pour, il est impératif de fonder une coa-lition des contre.Le libre-échange cache « manquable-ment » un sombre complot, ourdi dans une banque de Chicago.Et les politiciens n'en sont que les.marionnettes.» Une croisade quelconque ne semble pas superflue.On le voit, son résultat n'est pas acquis pour- autant.Au plus pressant, c'est vers l'Ontario que les premiers efforts de persuasion seront dirigés.Eux non plus ne savent pas exactement ce qu'ils perdront ou gagne-; ront, quand les derniers tarifs seront abolis, dans 10 ans.Mais ils se méfient de Québécois qui arborent un sourire \u2014 louche ! \u2014s comme celui que M.Bourassa voudrait leur faire partager.Car les Ontariens, bien assis sur leur Pacte de l'auto, préféraient voir les Québécois mesurer la longueur des carottes plutôt que de réclamer un Centre bancaire international ou le siège de l'Agence spatiale canadienne.« Le Temps d'une paix » a eu une fin.Et c'est ça qui est difficile à avaler pour l'Ôntarien, petit et grand.La CUM a de moins en moins de policiers dans les commerces.Or, ce type de crimes entraine toujours de longues et coûteuses enquêtes et exige une mobilisation de beaucoup d'hommes.pour combattre une criminalité en hausse Depuis une dizaine d'années, les effectifs du service de police de la Communauté urbaine de Montréal ont fondu comme neige au soleil.Au cours de la même période, le nombre de crimes enregistrés sur le territoire métropolitain, malgré une baisse de la population, a connu une progression annuelle d'environ 2 p.cent.Avec environ 300 hommes en moins, par rapport aux effectifs de 1977, la police de la CUM doit donc actuellement faire face à.une criminalité qui a progressé d'environ 20 p.cent.D'autre part, depuis 1978, la semaine de travail des policiers a été réduite à 4,2 jours, ce qui équivaut, selon le directeur, M.Roland Bourget.à une perte additionnelle de 500 hommes.Malgré cette situation, le récent budget déposé par M.Bourget, et remanié à trois reprises à la demande expresse des élus, comporte de nouvelles restrictions qui influencent directement les effectifs policiers.Ce budget autorise des effectifs de 4 516 policiers, soit le même nombre d'hommes que l'an dernier.Cependant, à cause des mises à la retraite et des démissions, le service doit procéder régulièrement à des embauches afin de maintenir son plafond autorisé.Or, dans le budget de 1988, le programme d'embauché a été étalé sur une plus longue période, ce qui privera le service de 70 à 80 policiers.La police de la CUM est en outre privée des services de 28 policiers qui sont « prêtés » à l'Institut de police de Nicolet ou à d'autres organismes provinciaux ou nationaux.Finalement, c est avec environ 4 435 policiers \u2014 comparativement à 5 200 au moment de l'intégration des forces policières \u2014 qu'on devra maintenir les programmes de lutte et de prévention contre la criminajité.Les citoyens de l'île de Montréal sont-ils suffisamment protégés ?M.Bourget répond : « |e dois avouer que quelques hommes de plus ne constitueraient pas un luxe.Nous opérons aux limites de ce qu'il nous est possible de taire.Mais nous devons nous conformer aux décisions adoptées par les élus.Nous allons faire notre possible avec les effectifs dont nous pouvons dis Il y a dix ans, le nombre annuel de crimes commis sur le territoire de la Communauté urbaine de Montréal s'élevait a 155 255.En 1986, ce nombre est passe à 192 187, soit une hausse de 24 p.cent depuis 1976.Cette année, le nombre de crimes atteindra probablement les 200 000.Cette augmentation de la criminalité n'a rien à voir avec la courbe de la population, il y a dix ans, sur le territoire de la CUM, il avait environ 200000 citoyens de plus qu'actuellement.Pourtant, malgré cette baisse de la population, la criminalité augmente d'au moins 2 p.cent chaque année.\u2022 Il est donc erroné, selon M.Bourget \u2014 et selon tous les spécialistes en matière de police et de criminalité \u2014 de fixer un nombre de policiers en fonction de la population globale d'une ville.Ainsi, à Sherbrooke ou à Rimouski, on trouvera beaucoup moins de crimes par tranche de 1 000 habitants qu'en plein centre-ville de Montréal.C'est le milieu et le type de société, avec ses structures économiques et sa configuration géographique, qui engendrent la criminalité.VDepuis dix ans, on assiste à une nette progression s crimes reliés aux stupéfiants, aux fraudes, aux vols de véhicules et aux introductions à main armée Le directeur Bourget a aussi noté, lors de la presentation de son budget au Conseil de sécurité publique, que la CUM a de plus en plus tendance à permettre aux citoyens une plus grande utilisation de la rue et des lieux publics.Des événements importants s'y déroulent chaque année, mobilisant un grand nombre de potiers.C'est le cas du festival annuel de jazz, du contours des feux d'artifice, du marathon international de Montréal, des festivités du 24 juin, des grands défilés comme celui de la coupe Stanley, etc.Mais il n'y a pas que le nombre d'hommes en uniforme' qui a diminué chaque année.Le nombre d'auxiliaires et d'employés civils de la police a aussi connu une baisse constante depuis dix ans.Dé 7-21 qu'il était en 1977, le nombre d'employés civils est passé à 530 en 1986, soit presque 200 de moins.Avec une progression annuelle de 2,8 p.cent des dépenses, c'est la police qui, de tous les services de la CUM, connait la plus faible progression budgétaire.Mais le fait d'avoir franchi le seuil psychologique des $300 millions en effraie plus d'un, surtout si.l'on songe que les salaires et les contributions de l'employeur représenteront, cette année, plus de 92 p.cent de ce budget.« Partant de cette réalité, souligne M.Bourget, il est évident que la marge de manoeuvre du service de police est très mince et que les restrictions substantielles des dernières années se font de plus en plus ressentir ». B4 Plus LA PRESSE.MONTRÉAL, SAMED110 OCTOBRE 1987 Les élections au Nouveau-Brunswick La mise à mort cfu vieux cfief MARIO FONTAINE envoya special de La Prisse MÈDERICTOS Plus la campagne électorale progresse au Nouveau-Brunswick, plus elle ressemble à une corrida n'ayant qu'une seule issue possible : la mise a mort du vieux chef.Premier ministre depuis 17 ans.le conservateur Richard Hatfield semble en effet se diriger vers une amere défaite lors de l'élection de mardi.Doyen des premiers ministres provinciaux, il sera proprement répudié par les électeurs, à moins que tous les sondeurs ne se trompent grossièrement.Déjà les observateurs de ia scène politique s'inquiètent.« Avec la victoire écrasante que les libéraux vont obtenir, l'opposition pourra difficilement jouer son rôle», affirme M.Sid Pobihus-chy, professeur de science politique à l'Université du Nouveau-Brunswick.« Ce que les électeurs souhaitent, ce n'est pas tant d'hoir du neuf que de se débarrasser de Hatfield ».renchérit M.Léon Thcriault, directeur du département d'histoire à l'Université de Moncton.M.Hatfield est devenu un boulet pour son propre parti, et plusieurs de ses candidats ont préféré ne pas l'inviter dans leur circonscription.La voix éraillée par trop de discours, le premier ministre sortant effectue tout de même un dernier sprint ce week-end.Son principal adversaire, le libéral Frank McKenna, continue quant à lui à danser aux assemblées publiques pour être bien certain que sa jeunesse et son dynamisme n'échappent à personne.Perte de crédibilité Que s'est-il donc passé au cours M.Frank McKenna a de plus en plus espoir de devenir le prochain premier ministre du Nouveau-Brunswick.des cinq dernières années pour qu'un chef de gouvernement aussi populaire ( 39 des 58 sièges en 1982 ) chute à ce point dans la faveur publique ?D'une part, la durée de son règne joue en sa défaveur.Depuis le début des hostilités, les libéraux martellent sans cesse le même message : les Néo-Brunswickois veulent du changement.Et de présenter M.McKenna comme .l'incarnation même de ce changement, alors que ses politiques ne se démarquent à peu près pas de celles de son adversaire.Deux raisons plus fondamentales expliquent aussi cette désaffection : les problèmes personnels de M.Hatfield ont choqué bon nombre d'électeurs traditionalistes, tandis que sa base loyaliste anglophone lui reproche implicitement l'égalité linguistique accordée aux Acadiens.D'expliquer le professeur Pobi-huschy : « La population rurale demeure très conservatrice quant au style.Elle trouve que Hatfield s'est déshonoré aux yeux du monde entier par ses problèmes de drogue et ses dépenses somptuai-res.Ces électeurs considèrent que le premier ministre a perdu son image, sa dignité et prend cela bien plus au sérieux que ses choix politiques.Il n'y a plus rien que M.Hatfield puisse faire pour compenser cette perte de crédibilité ».\u2022Disco Dick* Les Acadiens se sont montrés beaucoup plus tolérants à son endroit.Le premier ministre a dû affronter la justice sous une accusation de possession de marijuana dont il a été acquitté, il y a deux ans.Peu après, deux jeunes hommes prétendaient qu'il avait fourni des drogues illicites à des étudiants à son propre domicile; ce qu'il a toujours nié.M.Hatfield s est enfin retrouvé à nouveau au centre d'une controverse récemment, à propos de ses comptes de dépenses, ainsi que ceux de certains de ses ministres.Les médias anglophones de la province se sont tellement mis à ses trousses que même le chef du NPD du Nouveau-Brunswick, M.George Little, confiait a La Presse, cette semaine, que les journaux ont mené une « véritable vendetta » contre M.Hatfield.M.McKenna, de son côté, s'est abstenu de toute attaque personnelle, durant la campagne, se contentant de présenter le leader tory comme un premier ministre à temps partiel.Les quotidiens de la province font grand cas de ses fréquents voyages à New York, et le surnomment « Disco Dick ».Un opportunisme qui s'explique Rumeurs et on-dit circulent d'autant plus au sujet de M.Hatfield que les grands thèmes, les déclarations de fond, ont été absents de cette campagne électorale terre à terre, essentiellement axée sur les problèmes locaux.Le premier ministre conservateur a eu beau multiplier ses apparitions sur la scène nationale depuis le déclenchement des élections (Sommet de la francophonie, accord sur le libre-échange), cela n'a pas suffi à faire virer le vent.On en revient toujours aux détails de sa vie privée plutôt qu'aux principes sous-tendant son administration.Même Tes francophones s'apprêtent à voter libéral, après avoir pourtant vu le Nouveau-Brunswick devenir la seule province officiellement bilingue au Canada.« Les Acadiens ne manifestent pas la même hostilité, la même haine à l'endroit de M.Hatfield.Mais ils veulent être du bon côté.Ne pas être isolés du pouvoir, c'est quelque chose de très important pour un groupe minoritaire », explique M.Philippe Doucet, professeur de science politique à l'Université de Moncton.Chez les conservateurs on rappelle que M.Hatfield \u2014 tout d'abord donné perdant \u2014 est tout de même revenu de l'arrière aux deux dernières élections, pour finalement l'emporter haut la main.Et on espère que le miracle se reproduira cette année.Les sondages ne leur laissent toutefois que peu d'espoirs.Tous, et il Les sondages ont tous donné M.Richard Hatfield perdant.y en eut cinq, accordent une avance de 28 à 40 points aux libéraux.Une économie hypothéquée Un aspect nouveau de cette élection : la disparition totale du Parti acadien, qui avait bien failli effectuer une percée lors du dernier scrutin.« Les Acadiens militants se cherchent encore une voix», explique M.Léon Thé-riault, historien et ancien membre du PA.Enfin, l'impopularité des conservateurs fédéraux n'aide pas les troupes de Richard Hatfield.À 56 ans, réclamant un cinquième mandat consécutif, il ne peut vraiment compter sur les grands frères fédéraux, malgré quelques subventions soupoudrées au cours des dernières semaines.Pas plus, du reste, que sur la reprise économique dans la province.Bien que très réelle, celle-ci ne peut faire oublier que la province se place au deuxième rang au Canada, pour ce qui est de la taxe de vente (11p.cent) et du chômage.Et comme si cela ne suffisait pas, l'agence new-yorkaise Standard & Poor est venue jeter une douche d'eau froide sur la campagne conservatrice, en traçant un portrait plutôt sombre de la croissance économique de la province.Quand il voulait montrer à quel point la situation s'était améliorée, c'est justement cette agence que citait M.Hatfield.Prix de consolation, les conservateurs ne pourront faire pire que les néo-démocrates.Réalistes, ceux-ci concentrent leurs énergies dans une poignée de circonscriptions.Et si les apparitions du leader national, Ed Broadbent, dans la campagne n'ont pas catalysé les foules à l'échelle, de la province, à tout le moins espèrent-ils qu'elles fassent la différence dans trois ou quatre comtés autour de Saint-Jean.MARTHA CACNON L# imbroglio qui entoure la retentissante affaire de moeurs dans un centre d'accueil de Montréal, impliquant 14 employés qui ont tous été libérés d'accusations d'abus sexuel, est sans doute né de la façon dont ont été menés les interrogatoires des enfants.C'est du moins ce qui ressort de la masse de notes sténographi-ques de la cour relatant les témoi- fnages des présumées victimes, eules quelques personnes ont eu accès à ces documents dans lesquels se trouvent bien des réponses et, qui sait, le noeud de l'histoire.Toutes les procédures s*étant déroulées à huis clos, seuls les juges, les avocats, les accusés et un représentant du comité de la protection de la jeunesse, ont pu entendre les témoignages des enfants, avec toutes les contradictions et négations qui sont apparues au fil des enquêtes préliminaires.' - Les déclations d'une fillette de .14 ans sont particulièrement éloquentes.Interrogée durant quatre heures par deux éducatrices, elle fait état d'abus sexuels et incrimine plusieurs employés.Une fois en cour, elle nie la presque totalité des faits.Elle affirme même Sl'on l'a poussée à dire certaines oses.Voici un bref aperçu du mot à mot de ce qu'elle a raconté devant le tribunal, à la surprise des avocats : L'affaire du Centre d'accueil: «si au moins il y avait eu procès.» \u2014 Bien tu sais, elles (en parlant des éducatrices) me proposaient des noms, elles me proposaient des affaires et je leur disais : « Non.c'est pas vrai, il n'y a rien eu ».A un moment donné, j'étais tannée parce que ça n'arrêtait pas, fait que j'ai dit : « Bien oui, c'est vrai ».C'était pour qu'on me laisse tranquille.\u2014 Pourquoi as-tu signé cette déclaration ?demande le procureur de la Couronne.\u2014|e ne voulais pas,\" je savais que c'était quelque chose de grave._jriM*is .pourquoi l'as tu fait ?\u2014 Parce quc.c'est comme.tu sais.je me sentais forcée.Elle précise plus loin dans son témoignage que l'une des éducatrices semblait découragée, selon son expression, de voir qu'elle ne disait rien.C'est pourquoi elle se faisait insistante : « Envoie, envoie dis-le, répétait-elle.Tu sais, tout va être fini après ».Elle lui mentionne le nom d'un enfant qui a avoué : « Lui, il me l'a dit ».Lorsqu'on lui demande pourquoi elle a continué de mentir aux policiers, elle déclare : « Par-\" ce que M.( l'éducatrice) était là.» A la fin de son témoignage, elle confie avoir déjà été abusée par le concubin de sa mère.Plusieurs des enfants de ce centre ont déjà été victimes d'abus dans leur famille ou dans leur entourage.Au centre d'accueil, on les a aussi soupçonnés d'avoir des relations sexuelles entre eux.Certains ont même été sévèrement punis.Tous souffrent de graves problèmes socio-affectifs.Devant l'insuffisance de preuve, le ministère de la justice a décidé de retirer les poursuites et de libérer tous les accusés.Cela a soulevé le mécontentement du directeur de la protection de la jeunesse et de l'association des centres d'accueil.Mme Thérèse La-voie-Roux, ministre de la Santé et des services sociaux, et M.Herbert Marx, ministre de la justice, ont déjà annoncé leur intention de fouiller le dossier pour savoir si des erreurs, des manquements et des irrégularités ont été commis au cours de l'enquête.Pour essayer de voir clair dans cette nébuleuse histoire, il faut aussi lire les dépositions faites à la police à l'automne 1986, dans lesquelles apparaissaient déjà des contradictions et des points d'interrogation.A-t-on accordé trop de crédit aux déclarations des enfants?A-t-on procédé à toutes les vérifications qui s'imposaient ?Pourquoi ne pas avoir interrogé tous les adultes en cause?Au début, c'est le déluge.Un déluge d'accusations.Un déluge de noms.Les enfants impliquent presque tout le monde : en plus des éducateurs, de la cuisinière et des gardiennes de nuit, ils nomment aussi les conjoints, hommes et femmes, des amis de certains éducateurs et les enfants de deux employées.On parie alors de 16, 18 et même 20 personnes.Il y a un monde fou qui circule dans cette maison, la nuit.Lors d'un premier interrogatoire, le 20 octobre 86, un garçon de 11 ans incrimine trois adultes.Quatre jours plus tard, il accuse plus de dix personnes.Que s'est-il passé entre ces deux interrogatoi-res?________ Malgré cette longue liste, la Couronne rétrécit le filet des accusations en limitant le groupe à 14 personnes, dont un seul conjoint.Les histoires varient selon l'âge et les enfants.Les petits (8 et 9 ans) parlent d'attouchements avec seulement un ou deux adultes, tandis que les plus vieux décrivent des orgies incroyables où tout est permis.Un petit gars de 12 ans déclare avoir eu des relations complètes avec trois femmes ; un autre raconte qu'un éducateur appuyait fortement sur son dos, l'obligeant ainsi à aller jusqu'au bout de la relation avec une fillette.Pourtant, pendant ces cinq années d'orgies, aucune grossesse et aucun cas de maladies vénériennes ne se seraient déclarés.L'amas de monstruosités semble invraisemblable.Peut-on concevoir trouver dans un même milieu de travail autant de gens pervers, malades, abu-seurs d'enfants ?Même les employés occasionnels, qui effectuent des remplacements, entrent tout naturellement dans le groupe.Le jour, tout le monde travaille normalement ; la nuit, on se transforme en véritables maniaques sexuels.Seules quelques personnes du module, dont un ancien responsable, échappent à cette folié collective.Pire, elles ne se rendent compte de rien.Pour-tant, certaines d'entre elles étaient présentes au centre jusqu'à 11 heures le soir.Selon les enfants, les pires imprudences ne faisaient pas peur aux employés.Ainsi, aux policiers qui lui demandaient quand cela s'était produit la dernière fois, un enfant a répondu : « Quand la police était en bas, au module.» JUne employée l'aurait intercepté sur l'étage, à sa sortie de la toilette et l'aurait enjoint de baisser ses culottes pour faire l'amour oral.Si au moins, il y avait eu procès « l'aurais préféré subir un procès, là au moins j'aurais pu me défendre », confie la gardienne de nuit qui a passé six jours en prison, après son arrestation.Son mari et elle ont été accusés, entre autres, d'avoir abusé d'un garçon dans leur automobile, en présence de leur fils de cinq ans, lors d'un feu d'artifice, au coin d'une rue.« Un témoin pourrait affirmer que c'est faux.» Quant à Ce qui s'est supposément passé au centre, elle ajoute : « Est-ce que j'aurais réclamé dans des assemblées syndicales l'embauche d'un autre surveillant de nuit pour effectuer des rondes dans tous tes modules?» Elle dit aussi avoir noté dans son « cahier de nuit » toutes les fois où son mari est venu faire un tour au centre.Les autorités ont ce cahier en leur possession.Que peut-on attendre d'une enquête ?Un rapport qui établirait tout au moins que ces enfants étaient perturbés, et qu'ils le sont encore davantage ?Que les interrogatoires ont été menés de façon maladroite et suggestive par les éducateurs, et que l'enquête polict n'a pas permis de soutenir des accusations devant les tribunaux?Qu'au fond, on a utilisé un buldo-zer pour extraire la mauvaise herbe du potager parce qu'on était persuadé qu'il y en avait à profusion ?L'enquête demandée s'impose tout de même ne serait-ce que pour en tirer des recommandations grâce auxquelles chacun apprendra à rester dans le champ de ses compétences.Peut-être ne s'est-il rien passé dans ce centre.Mais s'il y a effectivement eu des abus, l'enquête policière n'aurait pu le démontrer parce que te terrain avait été trop remué par des éducateurs affolés qui avaient sans doute cru bien faire en s'im-provisant inspecteurs de police.La saga Miron: impatience à l'hôtel de ville YVOMI En mai 1984, oh! soulagement pour les résidents de Saint-Michel, la Ville de Montréal, achète enfin ia carrière Miron et toutes ses installations, boulevard Crémazie.Grande conférence de presse conjointe de l'administration Drapeau-Lamarre et de la direction de Miron dans la grande salle du Vieux Palais de Justice pour annoncer la bonne nouvelle.Alors porte-parole de l'administration municipale, Yvon Lamarre, visiblement soulagé, parle d'un moment historique.« Le geste que nous allons poser, en acquérant cet emplacement, est sans doute historique puisqu'il marque le début d'un période bien définie au terme de laquelle vont disparaître des activités devenues incompatibles avec le milieu », disait-il.Le président de Miron, M.Joseph Husny, quant à lui, affirme que la transaction va donner un souffle nouveau à l'entreprise qui ira installer ses pénates ailleurs .dans la grande région métropolitaine.« Ce n'est pas la mort de Miron (.) Nous avons constaté que notre présence en milieu urbain devenait de plus en plus source de problèmes et c'est pour ça que nous avons accepté l'offre de la Ville », précisait-il.Devant les caméras, les deux hommes échangent une poignée de main.Montréal s'engage alors à verser $47,5 millions à Miron et Miron s'engage à cesser ses opérations au plus tard le l*r octobre 1986 et le démantèlement de ses installations doit être fait au plus tard le l'r avril 1987.Cependant, Miron continue, pour son propre compte, l'exploitation de son entreprise d'enfouissement de déchets jusqu'au 31 décembre 1987.À la fin juin 1984, devant notaire, les deux parties iront sceller une entente qu'ils auront mis plusieurs mois à négocier.Les résidents de Saint-Michel crient victoire et leurs voisins du Domaine Saint-Sulpice font de même.Alors dans l'opposition, le Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM) appuie l'administration Drapeau-Lamarre, mais cela ne l'empêche pas d'émettre deux réserves.La première a trait au prix à payer et la seconde au peu de cas qu'ont fait les deux parties des 550 travailleurs de l'entreprise.En fait, tellement peu de cas que les travailleurs eux-mêmes s'en inquiètent et qu'ils feront grève pour faire entendre leur cause.Après un conflit qui aura duré trois semaines et demie, ils rentrent au travail ayant obtenu la priorité d'embauché dans les autres filiales de la compagnie et le transfert de l'accrédition syndicale.Et, la production reprend \u2014 plus intensive que jamais.La compagnie accumule des agrégats tant et tant qu'à la veille des elections municipales de 1986, Miron demande à la Ville de Montréal un délai d'un an avant que ne cessent ses opérations, boulevard Crémazie.Au grand dam des citoyens, l'administration Drapeau-Lamarre acquiesce.En retour, Miron doit payer un loyer mensuel de $199 600.Un bail est rédigé, mais Miron refuse encore aujourd'hui d'y souscrire et de payer loyer.La cause est depuis août dernier devant les tribunaux.Entre-temps, Montréal embauche la firme Lalonde, Valois, Lamarre et Associés \u2014 moyennant $600 000 \u2014 avec mandat de conseiller la Ville sur la poursuite des opérations d'enfouissement de déchets jusqu'au milieu de la décennie 90, tout en maximisant la \u2014\u2014 production et le captage des bio-gaz qui s'en échappent.Les ingénieurs se présentent chez Miron, mais on leur refuse l'accès des installations même si la Ville de Montréal en est le propriétaire.Pendant ce temps, cet été, Miron obtient un permis pour la construction d'une usine de blocs de béton sur un terrain qui lui appartient toujours, juste à l'est de l'emplacement de la carrière.Sitôt obtenu, l'entreprise obtient que ce permis soit modifié parce qu'on veut construire une bétonnière plutôt qu'une fabrique de blocs.Les travaux débutent.Alertée par un reportage de La Presse, l'administration municipale décide de suspendre le permis accordé.Miron répond par un avis de 60 jours en annulation du contrat de vente signé devant notaire le 29 juin 1984.La compagnie reconnaît que la Ville de Montréal lui a bel et bien versé $47,5^ millions pour ses propriétés, mais l'administration aurait fait défaut à ses engagements en nuisant à la poursuite des opérations de l'entreprise.Se prévalant d'une clause du contrat, Miron n'a pas l'intention de rendre les $47,5 millions versés par te Ville.Des négociations permettent finalement à des fonctionnaires municipaux de prendre possession symbolique des lieux le lcr octobre.Le lendemain 2 octobre, Miron interdit à des employés de la Ville l'accès au terrain.Cette semaine, te Cour supérieure a refusé d'accorder à Montréal une injonction visant à obliger la compagnie Miron à cesser toutes ses activités jusqu'à l'audition de sa cause, mercredi prochain.Et dans toute cette affaire, tant à l'Hôtel de Ville que dans le quartier Saint-Michel, on commence à sentir des mouvements d'impatience. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMED110 OCTOBRE 1987 S.Plus B5 Médiation dans ie Golfe: ferez de Cuellar est optimiste LOUIS WIZNISTZER collaboration spéciale MATIONSUSIES Le secrétaire général de l'Onu, M.Perez de Cuellar.est « modérément optimiste » quant à ses chances de réussir une percée diplomatique qui puisse prochainement déboucher sur un cessez-le-feu entre l'Iraq et l'Iran.« C'est le Conseil de sécurité qui devra décider de tenter ou non de faire passer un chameau par le trou de l'aiguille », explique Perez de Cuellar dans une interview exclusive à La Presse.D'ici deux semaines \u2014 pas plus \u2014- le Conseil de sécurité est censé lui donner de nouvelles directives claires et précises qui lui permettraient de poursuivre son travail d'exploration auprès des deux pays belligérants concernant la mise en oeuvre de la résolution 598, adoptée à l'unanimité par le Conseil de sécurité le 20 juillet.Cette résolution exige un cessèz-Ie-feu, le retour des troupes des deux pays derrière la frontière qui les séparait avant le début de la guerre et la création d'une commission (d'un «corps impartial») chargée d'enquêter sur les origines de la guerre et de déterminer la responsabilité du pays qui a engagé le premier les hostilités.Il ne fait aucun doute pour Perez de Cuellar, à la suite des longs entretiens qu'il a eus à Téhéran avec les plus hauts personnages de l'Etat et du gouvernement (l'ayatollah Khomeiny excepté) que « quelque chose a bougé en Iran ».Pour la première fois, l'Iran a accepté d'être partie prenante dans un véritable processus de négociation.Pour la première fois, l'éventualité d'un cessez-le-feu a été discutée, envisagée.Les Iraniens ont considérablement baissé le ton.Au cours des entretiens avec le secrétaire général, ils n'ont plus demandé comme préalable à la paix la tête de Saddam Hussein, le président de l'Iraq, ni l'effondrement du régime baassjs-te en Iraq.En fait, ils ont accepté la résolution 598 du Conseil de sécurité à condition que les clauses qu'elle contient soient mises en oeuvre, non pas selon une succession chronologique, mais simultanément.Selon Perez de Cuellar, le plan auquel le Conseil de sécurité s'apprête à donner le feu vert \u2014 ou le feu rouge \u2014 prévoit qu'un cessez-le-feu de facto interviendrait au jour X et que le même jour, il annoncerait la création de la commission d'enquête sur les origines et les.responsabilités dans le déclenchement de la guerre.Au jour Y, les troupes commenceraient leur mouvement de retrait de part et d'autre, et la commission annoncerait qu'elle commence ses travaux.Au jour Z \u2014 une dizaine, au maximum une quinzaine de jours plus tard \u2014 la commission ferait connaître le résultat de son enquête et nommerait le coupable ( qui ne pourrait être que l'Iraq, selon les Iraniens) et le cessez-le-feu de facto deviendrait du coup de jure.L'Iran proclamerait alors qu'il se plie à la résolution 598 dans sa totalité.Une deuxième commission serait alors nommée par le secrétaire général de l'ONU et chargée de déterminer quelles réparations, quelles conséquences politiques, légales et financières découlent de la culpabilité du pays X.Mais cette commission aurait du temps \u2014 un an \u2014 pour faire connaître ses décisions.Il serait difficile à l'un des belligérants de relancer les hostilités après cette longue trêve sous prétexte que les dom- Javier Perez de Cuellar, l'homme qui a réformé l'ONU mages de guerre fixes par la commission sont à ses yeux insuffisants.Pour l'instant, l'Iraq rejette ce plan et colle do façon rigide au texte de la résolution 598.En tout cas, l'Iran n'accepterait pas d'être dénoncé comme le seul coupable.Par contre, on pourrait concevoir que l'historique tracé par la commission énonce une série d'évé-.nements successifs: le 4 septembre 79, des escarmouches provoquées par l'Iran ont eu lieu le long de la frontière.Le 22 septembre, l'Iraq a lancé ses forces de façon massive contre l'Iran.Le 28 septembre, lé Conseil de sécurité a adopté une première résolution exigeant l'arrêt des hostilités.Ainsi le poisson serait quelque peu noyé et le texte pourrait être interprété différemment par les deux parties.L'Iraq pourrait estimer qu'il a été provoqué par l'Iran, tandis que l'Iran pourrait souligner que la guerre véritable a été initiée par l'Iraq.Perez de Cuellar est parfaitement conscient du risque énorme que comporte son plan.Car les Iraniens pourraient bien observer pendant 2 semaines un cessez-le-feu non proclamé, empocher les conclusions de la commission (la désignation de l'Iraq comme étant le coupable) puis reprendre les hostilités.Ce serait un vrai désastre diplomatique.Comment le contourner?En obligeant les Iraniens chaque fois plus à s'engager par écrit.En fait, le secrétaire général vient de recevoir une lettre de Ali Veleyati, ministre des Affaires étrangères de l'Iran, lui certifiant les termes de « leur entente ».À la limite, au trente-huitième étage du palais de verre, on souhaiterait que la position de l'Iran soit proclamée par Khomeiny lui-même, car personne à Téhéran n'oserait le lendemain se démarquer par rapport à lui.L'Iraq exige pour l'instant que la résolution 598 soit appliquée strictement et sans aucune modification.Mais les Soviétiques, les Saoudiens, les Américains, le Koweït, pourraient user de leur influence sur l'Iraq pour l'inciter à infléchir sa position et se montrer plus souple concernant la mise en oeuvre de la résolution 598.De toute façon, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité ont décidé, la semaine dernière, de mettre la pédale douce vis-à-vis de l'Iran.Selon Perez de Cuellar : ¦ Ils ont tenu avant tout à préserver leur unité.Si l'Iran devait se montrer intransigeant et si toutes les avenues diplomatiques explorées débouchaient sur une impasse, il ne fait aucun doute qu'ils adopteraient \u2014 l'URSS et la Chine comprises \u2014 une nouvelle résolution imposant des mesures punitives à son égard (y compris un embargo sur les armes).En attendant, ils sont d'accord pour explorer l'espace diplomatique ouvert par la mission de Perez dé Cuellar.¦ Ils ne souhaitent pas exacerber le conflit à l'heure actuelle, mais bien plutôt réduire les tensions, amener une désescalade dans le Golfe.¦ La menace d'une nouvelle résolution est plus efficace que son adoption.L'Iran, sans doute aucun, se sent isolé et fait preuve d'une plus grande conciliation depuis qu'il sait qu'à l'ONU, les deux superpuissances, pour la Le secrétaire général de l'ONU, Javier Perez de Cuellar, en compagnie de M.Tariq Aziz, ministre des Affaires étrangères irakien lors de son récent voyage à Bagdad.première fois, jouent non pas l'une contre l'autre, mais (d'un commun accord.Les deux supér-grands sont parfois eh désaccord sur la tactique, mais souhaitent tous les deux éviter que la région du Golfe ne soit déstabilisée, estime Perez de Cuellar.Un pas considérable en avant, effectué grâce aux efforts du secrétaire général, réside en ce qu'il a été autorisé par les deux parties, en cas de désaccord sur l'interprétation à donner au texte de son plan, à trancher, à arbitrer, à être le juge ultime.Il peut à sa guise nommer les membres de sa commission d'enquête, en consultant bien sûr le Conseil de sécurité.Les Iraniens sont-ils sincères ?Veulent-ils seulement sauver la face et « donner quelque chose » à leur opinion publique pour justifier leurs centaines de milliers de morts ?Ou veulent-ils simplement gagner du temps, éviter d'être isolés et préparer une nouvelle offensive militaire en mars prochain ?« Mon rôle n'est pas de faire des procès d'intention, dit Perez de Cuellar, les décisions politiques \u2014 et les risques \u2014 devront être prises par le Conseil de sécurité.» Le secrétaire général ne tient pas à jouer les acrobates sans filet de sauvetage.Il n'a pas l'intention de retourner à Téhéran et à Bagdad.Par contre, des émissaires haut placés des deux pays doivent venir prochainement à New York et pourraient négocier par son entremise.Il ferait la navette entre les salons où se tiendraient les uns et les autres.Le fait que les membres permanents du Conseil de sécurité travaillent de concert, pour la première fois, est plus important encore que la réussite éventuelle de leurs efforts pour mettre fin à la guerre du Golfe, selon Perez de Cuellar.En effet, pour la première fois depuis 15 ans, les ministres des Affaires étrangères des cinq membres permanents du Conseil ont déjeuné ensemble avec lui.A la fin du déjeuner, George Shultz, ministre des Affaires étrangères américain, a dit au secrétaire général : « Vous devriez nous réunir plus souvent et à propos d'autres problèmes également.» En fait, c'est déjà arrivé, et au cours d'une réunion secrète, les Cinq, sous la présidence de Perez de Cuellar, se sont penchés sur le problème israélo-arabe.Cet exercice désormais historique a été surnommé « le tea-party ».Perez de Cuellar voit pour l'ONU des jours meilleurs.Une brise printanière s'est mise à souffler: ¦ Les relations entre les supergrands s'améliorent et dégagent des créneaux où l'ONU pourra se montrer désormais plus efficace : le Cambodge, la Namibie, l'Afghanistan, le Sahara occidental.¦ La coopération des cinq membres permanents du Conseil a créé un précédent.Ils vont se rencontrer ainsi périodiquement et tenter de résoudre ensemble d'autres problèmes épineux.¦ Reagan est venu pour la sixième fois parler du podium onusien.L'Amérique fait le plus grand cas de la résolution 598, alors qu'il y a encore peu de temps, les résolutions onusiennes provoquaient les sarcasmes américains.Que ce soit pour la guerre du Golfe ou pour l'Afghanistan, Washington ne cesse de presser Perez de Cuellar d'intervenir, de donner de sa personne.¦ Gorbatchev a fait faire à la politique soviétique vis-à-vis de l'ONU un véritable tête-à-queue.L'URSS avait toujours traité l'ONU avec mépris.À ses yeux, c'est toujours un joujou yankee.Elle ne finançait jamais, les Casques bleus.Dans une lettre publiée par Tass le mois dernier, le numéro un soviétique s'est montré favorable au renforcement du rôle de l'ONU en ce qui concerne le maintien de la paix et une action visant à empêcher les guerres d'éclater.Il a fait à ce propos des propositions concrètes, telles que la création d'un organe onusien, sous la haute direction de Perez de Cuellar, à New York, chargé d'empêcher les conflits d'éclater.De plus, l'URSS a fait savoir qu'elle paierait les sommes qu'elle doit à l'ONU pour les forces de paix onusiennes stationnées en plusieurs points de la planète.Gorbatchev est allé jusqu'à estimer que l'ONU devrait jouer un rôle dans la lutte contre le terrorisme.¦ Les États-Unis ont reconnu une dette de 120 millions de dollars pour contribution non payée en 1986 et devraient verser au moins les deux tiers de leur contribution pour 1987, soit 350 millions (sur 510) d'ici la fin de l'année.Les .pays d'Europe occidentale, le lapon, sont venus à la rescousse de l'ONU.L'organisation internationale n'est pas tirée d'affaire, il s'en faut.Faute de moyens, certains de ses programmes sont actuellement paralysés.Mais, avec le concours de Thérèse Paquet-Savigny (Canadienne qui se trouve à la tête du département d'information et qui, en six mois, a .nettoyé les écuries d'Augias de son département et modernisé, on peut dire introduit au vingtième siècle, le service d'information ) et de Marti Aatisari, Finlandais chargé des réformes organisation nelles de l'ONU (grand nombre de postes haut gradés gelés ou fusionnés, réduction à terme de 25 p.cent du personnel).Perez de Cuellar transforme actuellement l'ONU en la rendant plus efficace, plus économe, moins bavarde, moins gaspilleuse et donc plus présentable et plus crédible.Il n'a pas été, au contraire, le fossoyeur de l'ONU.Sa prudence pendant les années difficiles (où l'administration Reagan criblait l'ONU de ses flèches et cherchait à marginaliser sinon à casser l'organisation) s'avère aujourd'hui payante.Les Américains /Ml redécouvert les vertus de l'ONU, les Soviétiques chantent ses louanges,' tout le monde veut utiliser-ses services.Dans l'affaire Iraq-Iran, Perez de Cuellar \u2014 au dire de tous les diplomates ici, à commencer par le Canadien Stephen Lewis, joueur clé à l'ONU \u2014 joue un rôle crucial, décisif.En privé cependant, le secrétaire général avoue qu'il aimerait mieux passer son temps à écouter sa chère musique classique et à relire les auteurs espagnols et français oui ont façonné son esprit.L histoire dira sans doute qu'il a été, avec Dag Hammarskjôld, le deuxième grand secrétaire général de roNU.Nucci, l'ancien ministre, traîné en Haute cour de justice collaboration spéciale PAItlS oments solennels à l'Assemblée nationale française dans la nuit de mercredi à jeudi : c'est à deux heures quinze du matin que, d'une voix émue et fatiguée, le président Jacques Chaban-Delmas laisse tomber le verdict : par 540 voix contre 211, les députés ont décidé d'envoyer l'ancien ministre socialiste de là Coopération, Christian Nucci, devant la Haute cour de justice.Le terme est impressionnant, il évoque on ne sait quelle procédure exceptionnelle pour faute publique grave \u2014 ou même haute trahison.Et de fait, la réalité de cette cour est impressionnante : une instruction menée par cinq magistrats de grande expérience ; jury formé de 24 députés.L'existence de la Haute cour est prévue pour juger, le cas échéant, le président de la République ou des parlementaires couverts par l'immunité.Le dernier « procès » de ce genre remonte à 1930, et on compte seulement trois renvois devant la Haute Cour depuis.1815.Bien que les « affaires » et les scandales divers n'aient jamais vraiment manqué à la vie politique française, l'extrême rareté de cette procédure explique la solennité exceptionnelle de la séance de mercredi à jeudi.Et l'émotion du principal intéressé, Christian Nucci, qui, après avoir lu une déclaration d'innocence au milieu d'un silence de mort, s'est pratiquement effondré par la suite sur son banc.Lui ou ses défenseurs peuvent rappeler à juste titre qu'on a connu des « affaires » bien pires que celle de « Carrefour du développement » au cours de la Ve République, il n'en reste pas moins le premier député français depuis 57 ans à être jugé digne d'un procès qui, en théorie, pourrait le conduire en prison.Bien que, devant la gravité même de l'affaire, les orateurs de droite aient insisté sur le fait qu'un accusé « est considéré innocent tant qu'il n'a pas été condamné », la réputation et la carrière de l'ancien ministre Nucci, encore aujourd'hui maire et député de Savoie, ne valent plus très cher dans le monde politique et devant l'opinion publique.Ni même au Parti socialiste où Nucci, après avoir été pratiquement désavoué, est maintenant officiellement défendu par les dirigeants du PS, qui semblent vouloir l'empêcher de faire du scandale et d'entrainer d'autres personnes dans sa chute en présentant sa plaidoirie.En réalité, hommes et politiques et observateurs, un peu estomaqués, en sont encore à se demander ce qui a pu se passer pour que l'« affaire Nucci » prenne des dimensions aussi dramatiques et finalement explosives pour l'ensemble de la classe politique.Bien sûr, le dossier est objectivement chargé.Nucci, ministre de la Coopération, a eu et couvert un chef de cabinet, Yves Chalier, aujourd'hui accusé de détournements de fonds de l'ordre d'un million et demi de dollars : il y a là pour le moins « faiblesse et légèreté », comme le disent les socialistes eux-mêmes.Nucci a par ailleurs implicitement reconnu ayoir utilisé des fonds publics pour sa mairie de Beaurepaire et pour sa campagne électorale et aVoir mené un train de vie personnel un peu extravagant.Aussi se contente-t-il aujourd'hui de nier avoir carrément arrondi sa fortune personnelle aux dépens de l'État.Aux États-Unis ou au Canada, le dixième des faits reprochés à Christian Nucci aurait suffi à mettre fin à sa carrière : il aurait sans doute démissionné de toutes ses fonctions en attendant de voir le cas échéant son innocence reconnue.Mais en France, ça ne fonctionne pas comme ça.Le dossier Nucci est certes passablement lourd, mais un nombre impressionnant de parlementaires et dirigeants politiques ont quelques « cadavres dans leur placard ». Margaret Thatcher PIB : SUS 599.! milliards (l986) PIB par habitant : SUS 10 660 ¦ Mme Thatcher, qui aura 62 ans le 13 octobre, jour d'ouverture du sommet, a été réélue en juin pour un troisième mandat d'affilée.La «dame de fer», qui voudrait que son pays joue un rôle plus actif au sein de la Communauté économique européenne, n'est pas considérée comme une chaude partisane du Commonwealth.15 - MALTE Population : 390 000 Langues : maltais, anglais Capitale : La Valette Chef du gouvernement : Eddie Fenech-Adami PIB: SUS 1,19 milliard ( 1985) PIB par habitant : SUS 3 082 ~WTM7 Fênëcïï^Àaïm7T3T ans, compte parmi les tout nouveaux leaders du Commonwealth.L'ancien avocat est devenu premier ministre à l'issue des élections de mai 1987, qu'il a remportées de justesse.16-GAMBIE Population : 650 000 Langues : anglais, wolof, malinké Capitale\": Banjul Chef de l'Etat : Dawda lawnra PIB: SUS 170 millions (1985) PIB par habitant : SUS 265 ¦ Ancien vétérinaire, 63 ans, sir Dawda a conduit son minuscule pays à l'indépendance en 1963.Elu premier ministre en 1963, il est devenu président en 1970.11 a été réélu quatre fois depuis.17 - SIERRA LEONE Population: 3 660 000 \" Langues : anglais, langues africaines Capitale : Freetown Chef de l'État : loseph Saidu Momoh PIB: SUS 1,38 milliard (l 985) PIB par habitant : SUS 384 ¦ Le général Momoh, officier de carrière de 50 ans, est devenu président à la faveur d'élections sans opposition, en octobre 1985.Il a échappé à une tentative de coup d'État en février I986.18 - GHANA Population: 14 040 000 Langues : anglais, langues africaines Capitale : Accra Chef de l'État : |crry Rawlings PIB : SUS 4.96 milliards ( 1985) PIB par habitant : SUS 365 ¦ Le lieutenant Rawlings, 40 ans, est arrivé au pouvoir à la faveur d'un coup d'Etat en juin I979.Il cédait la place à des civils en septembre 1479 mais dirigeait un second putsch en I981.19 - NIGERIA Population : 98 400 000 Langues : anglais, haoussa.yoruba, ibo, etc.Capitale : Lagos Chef de l'État : Ibrahim Babangida PIB : SUS 64,9 milliards (1986) PIB par habitant : SUS 660 ¦ Le général Babangida, 46 ans, s'est emparé du pouvoir en août 1985.L'officier de carrière, qui a interdit toute activité politique et muselé la presse, a promis de remettre le pouvoir aux civils en 1992.20 - OUGANDA Population: 16000 000 Langues : anglais, kiganda, swahili Capitale : Kampala Chef de l'État : Yoweri Museveni PIB : SUS 3,29 milliards (1984) PIB par habitant : SUS 230 ¦ M.Museveni est président depuis janvier 1986, alors que l'Armée de la résistance nationale renversait le gouvernement, à l'issue d'une guerre civile qui durait depuis cinq ans.21 - KENYA Population: 21 160 000 Langues : swahili, anglais, kikuyu, luo Capitale : Nairobi Chef de l'État : Daniel Arap Moi PIB : SUS 5,% milliards ( 1985) PIB par habitant : SUS 293.¦ Ancien enseignant, M.Arap Moi, 63 ans, est devenu président en 1978, peu après la mort du premier président kenyan, |omo Kenyatta.Il est le seul chef d'État à avoir présidé, pendant deux mandats consécutifs, l'Organisation de l'unité africaine.22 - TANZANIE ^Populationil 22460000 ~- Langues : anglais, swahili Capitale : Dar-es-Salaam Chef de l'État : Ali Hassan Mwinyi PIB : SUS 5,84 milliards (1985) PIB par habitant : SUS 268 ¦ Président de Tanzanie depuis 1985, M.Mwinyi est un ancien président du Conseil révolutionnaire de Zanzibar, ile au large du continent.Bien qu'il n'ait pas le charisme de son illustre prédécesseur, Julius Nyerere, il est perçu comme étant fidèle à la ligne du père du socialisme a l'africaine.23 - ZAMBIE Population : 6 850 000 Langues : anglais, langues bantoues Capitale : Lusaka Chef de l'État : Kenneth Kaunda PIB : SUS 2,62 milliards ( 1985 ) PIB par habitant : SUS 393 ¦ Président depuis 1963, M.Kaunda est-le «père» de l'indépendance zambienne.M.Kaunda, 63 ans, est également le président en exercice de l'Organisation de l'unité africaine et un des principaux critiques de l'apartheid.24 \u2022 MALAWI Population : 7 280 000 Langues : anglais, chichewa Capitale : Lilongwe Chef de l'État : Kamuzu Banda PIB: SUS 1,22 milliard (1986) PIB par habitant : SUS 168 ¦ Le président à vie Kamuzu Banda, 81 ans, est président de ce pays d'Afrique sans accès à la mer depuis 1966.Au moment de l'indépendance du Malawi, en 1963, M.Banda était le premier premier ministre noir d Afrique australe et centrale.25 - BOTSWANA Population: 1 130000 Langues : anglais, setswana Capitale : Gaborone Chef de l'État : Quett Masire PIB : SUS 900 millions ( 1985 ) PIB par habitant : SUS 827 ¦ M.Masire, 62 ans, est président du Botswana depuis 1980.Ancien enseignant et journaliste, il est un farouche adversaire de l'apartheid en Afrique du Sud.26 \u2022 ZIMBABWE Population: 8 410 000 Langues : anglais, shona, ndebele Capitale : Harare Chef du gouvernement : Robert Mugabe PIB : SUS 5,45 milliards ( 1985) ' PIB par habitant : SUS 668 ¦ Ancien dirigeant de la guérilla nationaliste, M.Mugabe est devenu premier ministre en 1980, à l'occasion de l'indépendance du Zimbabwe (ancienne Rhodésie).Il a été réélu en 1985.27 - LESOTHO Population : 1 570 000 Langues : anglais, lesotho Capitale : Maseru Chef de l'État : Moeshoeshoe II PIB: SUS 730 millions (1985) PIB par habitant : SUS 478 ¦ Moeshoeshoe II est devenu roi de ce petit pays enclavé au coeur de l'Afrique du Sud en 1966.28 - SWAZILAND Population : 670 000 Langue : anglais Capitale : Mbabane Chef du gouvernement : Sotsha Dlamini PIB : SUS 490 millions (1985) PIB par habitant : SUS 756 ¦ M.Dlamini, 47 ans, est le cinquième premier ministre de ce minuscule royaume coincé entre l'Afrique du Sud et le Mozambique.nu un deuxième mandat de cinq ans en 1983.33 - INDE Population : 769 700 000 Langues : 16 langues officielles dont l'hindi et l'anglais 'Capitale : New Delhi Chef du gouvernement : Rajiv Gandhi PIB : SUS 188.0 milliards (1986) PIB par habitant : SUS 244 ¦ M.Gandhi, 43 ans, est devenu premier ministre en octobre 1984, par suite de l'assassinat de sa mère, Indira Gandhi.Petit-fils du premier ministre indien, le pandit Nehru, Rajiv Gandhi est confronté à une importante rébellion sikhe au Pendjab et à une chute de popularité dans l'opinion indienne.34 - SRI-LANKA Population: 16060000 Langues : cinghalais, tamoul, anglais Capitale : Colombo ; Chef de l'État : Julius Jayewardene PIB : SUS 6,41 milliards ( 1986 ) PIB par habitant : SUS 399 ¦ Président depuis 1978, M.Jayewardene et le premier ministre indien, M.Rajiv Gandhi, sont parvenus cette année à un accord devant mettre un terme à la guerre civile qui oppose Cinghalais et Tamouls dans cette ile appelée Ceylan autrefois.35 - BANGLADESH Population: 100 620 000 Langues : bengali, anglais, urdu Capitale : Dacca Chef de l'État :__ 29 - CHYPRE Population : 670 000 r\" Langues : grec, turc, anglais Capitale : Nicosie Chef de l'État : Spyros Kiprianou PIB : SUS 2.65 milliards ( 1985) PIB par habitant : SUS 4 003 ¦ M.Kiprianou, avocat, 55 ans, est président depuis 1977.Il a été réélu en 1978 et 1983.30-MAURICE (ÎLES) Population : 1 000 000 Langues : anglais, français, créole Capitale : Port-Louis Chef du gouvernement : AneroodJugnauth PIB: SUS 1,11 milliard (1985) PIB par habitant : SUS 1 124 ¦ Leader du Mouvement socialiste militant, M.Jugnauth est premier ministre depuis 1982.Ancien professeur, avocat et fonctionnaire, âgé de 57 ans, il a été réélu en août dernier.31 - SEYCHELLES\" Population : 70 000 Langues : anglais, français, créole Capitale : Victoria Chef de l'Etat : France-Albert René PIB: SUS 152millions(1984) PIB par habitant : SUS 2 300 ¦ Avocat et ancien séminariste, M.René, 51 ans, est président depuis 1977, un an après l'indépendance de l'archipel.Il a été réélu en 1979 et 1984.32-MALDIVES (ÎLES) Population: 190000 Langues : divehi, anglais Capitale : Malé Chef de l'État : Maumoon Abdul Gayoom PIB: SUS 50 millions (1985) PIB par habitant : SUS 271 ¦ Ancien professeur et diplomate de 50 ans, M.Gayoom a été nommé président en novembre 1978.Quelque 92,9 p.cent de la population a entériné sa nomination par voie de référendum.Il a obte- Hussein Mohammad Ershad PIB : SUS 16,f milliards ( 1986) PIB par habitant: SUS 160 ¦ Le lieutenant général Ershad, 57 ans, est arrivé au pouvoir à la faveur d'un coup d'État en 1982.L'officier de carrière, qui s'est proclamé administrateur en chef de la loi martiale, peu de temps après le putsch, a été élu président en octobre 1986.36 - SINGAPOUR Population:2 590 000 Langues : chinois, malais, tamoul, anglais Capitale : Singapour Chef du gouvernement : Lee Kuan Yew PIB : SUS 18,97 milliards ( 1985) PIB par habitant : SUS 7 412 ¦ Artisan d'une importante croissance économique, M.Lee, 64 ans, est premier ministre de cette ville-État depuis 1959.37 \u2022 MALAYSIA Population : 16 000 000 Langues : malais, anglais, chinois Capitale : Kuala Lumpur Chef du gouvernement : Datuk Seri Mahathir Mohamad PIB : SUS 31,93 milliards (1985) PIB par habitant : SUS 2 048 ¦ Le docteur Mahathir, médecin de 62 ans, est devenu premier ministre en juillet 1981.Il a remporté un troisième mandat d'affilée en avril 1987.38 - AUSTRALIE Population: 15 974 000 Langues : anglais, langues aborigènes Capitale : Canberra Chef du gouvernement : Robert Hawke PIB : SUS 170,6 milliards ( 1986) PIB par habitant : SUS 10 680 al Ex-président du Parti travailliste .australien et ex-dirigeant syndical, M.Hawke est premier ministre depuis mars 1983.Agé de VOIR WHO'S WHO EN B.7 la presse, montreal.samedi 10 octobre 1987 l M 11 B 7 Plus Le putsch fidjien fera l'objet de consultations La question des ilcs Fidji ne sera pas officiellement au menu à Vancouver.Mais l'ordre du jour des sommets du Commonwealth n'étant jamais publié, il est certain que le sujet fera l'objet de discussions intenses.Selon le ministère canadien des Affaires extérieures, le secrétariat général du Commonwealth, siégeant à Londres, en arriva à la conclusion, après le putsch du colonel Sitiveni Ra-buka contre le gouvernement élu du Dr Timoci Bavadra, en mai dernier, qu'il valait mieux ne pas inviter l'archipel du Pacifique au sommet, afin de laisser aux dirigeants fidjiens l'entière liberté d'en arriver à un règlement interne.C'est toutefois après le deuxième putsch, il y a deux semaines, alors que le gouverneur-général Ratu sir Penala Gani-lau se dirigeait vers une formule de gouvernement élargi comprenant le parti de Bavadra et celui de l'ancien premier ministre Ratu sir Kamisese Mara, que la décision fut prise d'adresser une invitation à Ga-nilau afin de renforcer sa position de légitime chef d'État; Le palais de Buckingham a d'ailleurs qualifié de «déloyale» la décision du colonel Ra-buka d'abolir la constitution, de proclamer la République, de se nommer chef de gouvernement et d'affirmer la suprématie politique de la minorité mélanésienne (45 p.cent des 715 000 habitants) aux dépens de la communauté d'origine indienne (49 p.cent).Des nouvelles en provenance de Suva, la capitale, indiquent que Ga-nilau souhaite ardemment se faire inviter à Vancouver.Ôn ignore à Ottawa s'il pourra s'y rendre.On n'écarte pas toutefois, de même source, la possibilité qu'«une person- nalité fidjien ne de haut rang» soit «disponible pour consultations en marge du sommet ».Ratu sir Kamisese Mara a été reçu hier, à Londres, par le secrétaire de la reine, à Buckingham Palace, sir William Hc-scltinc.Il est possible qu'il aille à Vancouver, porteur d'un projet selon lequel Gantyauserait habilité, comme chef d'état, à amender la constitution, sans approbation du Parlement.Un tel projet aurait le mérite d'écarter le modèle républicain brandi par Rabuka, mais la proclamation d'une Républl- Pue en soi n'exclurait pas les idji du Commonwealth, qui compte bien des Républiques, depuis l'Inde jusqu'au Nigeria.C'est la remise en cause du principe du suffrage universel prôné par Rabuka et son projet de suprématie raciale qui risquent de mettre les Fidji au ban du Commonwealth.Car le Commonwealth, qui reste prêt à réadmettre l'Afrique du Sud, dès que ce pays aura instaure une démocratie non raciale pour tous ses citoyens, irait à rencontre de ses principes fondamentaux s'il acceptait un «apartheid à la fid-jienne» que le secrétaire-général Sridath Ramphal a qualifié de «raciste» et de «totalitaire».La décision finale reste toutefois entre les mains des participants au sommet de Vancouver.Pour les Fidji, dont le commerce bilatéral avec le Canada atteignait $10,7 millions en 1986, et dont la santé économique dépend de bonnes relations avec ses partenaires du Commonwealth, notamment ses voisins australien et néozé-landais, l'enjeu est immense: des marchés sucriers, des réservoirs de touristes et des sources d'aide au développement risquent de se fermer.j.k.VANCOUVER suite de la pace b 1 l'ordre du jour des sommets, en plus d'assurer le suivi au niveau de la consultation et de la coopération.Financé par les pays membres (avec un injection de $30 millions par an, le Canada vient au deuxième rang parmi les con-tribuleurs, après la Grande-Bretagne), le secrétariat, qui compte quelque 400 employés d'une trentaine de pays, gère une foule de projets de coopération Nord-Sud.Le Fonds pour la coopération technique (FCCT, budget de $45 millions par an) est le principal mécanisme multilatéral du Commonwealth en matière de développement.Le Canada, avec un versement de $17,5 millions prévu pour 1987-88, en est le premier donateur.En 198546, le Canada a aussi fourni plus de $400 millions en assistance bilatérale au développement à quelque 50 pays et territoires du Commonwealth.À ce sujet, M.Thomas a rappelé, en commentant l'intervention _d'AmDistie_internationale sur les violations des droits deTHômme dans les pays m'embres de l'organisation, que l'apartheid, Fidji, la * promotion de la démocratie et la lutte contre la pauvreté concernaient tous les droits de l'Homme d'une façon ou d'une autre.Le secrétariat peut en outre mobiliser appui logistique et expertises pour faciliter la négociation de traités, surveiller le déroulement d'élections ou rédiger des constitutions et projets de loi.Quelque 200 organismes, non gouvernementaux (ONG) sont actifs au sein du Commonwealth, qui organise aussi des rencontres ' annuelles de parlementaires et de ministres des Finances, ainsi que des |eux et un Festival des Arts tous les quatre ans.Le Commonwealth «a donné au Canada des partenaires en Asie et en Afrique avec lesquels il partage un héritage de traditions politiques et juridiques, et avec lesquels il peut communiquer dans une langue commune, l'anglais», lit-on dans la documentation officielle.Celle-ci ajoute que l'organisation a «sensibilisé le Canada aux problèmes du développement», lui donnant l'occasion de s'y intéresser par le Plan de Colombo, de renforcer son action à l'ONU, et «d'affirmer sa personnalité nord-américaine tout en jouant un rôle indépendant» au sein de ce forum, comme depuis récemment au sein de la Francophonie.«Le Commonwealth moderne a fortement contribué à la croissance du rôle du Canada dans le monde et demeure un élément clé de ses relations extérieures», poursuit la documentation, et «il a permis au Canada de jouer un rôle constructif dans les relations Nord-Sud, tout en donnant du poids et de la crédibilité aux initiatives canadiennes en matière de politique étrangère».Au sommet de 1969, c'est le premier ministre )ohn Diefenba-ker qui mena la campagne pour la condamnation de l'apartheid, après les massacres de Sharpevil-le, ou la police sud-africaine fit 69 morts en tirant sur des marcheurs pacifistes qui protestaient contre le port des cartes d'identité (les passes ).Outre les échanges avec la Grande-Bretagne, l'Australie et la Nouvelle-Zélande, le sous-secrétaire d'État canadien a indiqué que l'Inde représentait un marché croissant pour les produits canadiens.Le Nigeria, avec ses revenus pétroliers et près de 100 millions d'habitants, ainsi que les neuf pays de la SADCC (Conférence de coordination pour le développement de l'Afrique australe), avec un marché global de 75 millions d'habitants, représentent aussi des partenaires! au potentiel prometteur.\\ \\ «Sans le Commonwealth, le rôle et l'influence du Canada dans les affaires internationales n'auraient pas l'ampleur qu'ils ont aujourd'hui», conclut la documentation officielle.Mulroney proposera d'autres moyens de lutte contre l'apartheid sud-africain GILLSS du bureau de L* Prcs.*e £ .OTTAWA j9 arce que JmWfiÈ échanges IbA commerciaux en-llaV» tre l'Afrique du Sud et le Canada ont chuté de plus de 30 p.cent au cours des six premiers mois de 1987, Ottawa proposera d'autres formes de pression contre le régime raciste de Pretoria.«Notre programme de sanctions contre l'apartheid a réussi et c'est pour cette raison que nous devons nous tourner vers autre chose», a expliqué un fonctionnaire des Affaires extérieures, à Ottawa.La méthode a ses limites.D'autant plus que le premier partenaire commercial de Pretoria, la Grande-Bretagne, n'y participe que symboliquement.De janvier à juin 1986, les importations au Canada de biens en provenance d'Afrique du Sud atteignaient $123 millions; au cours de la même période cette année il n'étaient plus que de $58 millions, dont $8 millions de sucre du Swaziland transitant par le Cap.Et la courbe descendante se maintient.Dans cette perspective, il est peu réaliste de croire que le gouvernement Sud-africain modifiera ses politiques à cause de cette campagne.Nous ne pouvons guère aller plus loin, notent les fonctionnaires.Il reste à inciter les autres membres du Commonwealth à faire de même ou à trouver autre chose de plus efficace.C'est du moins ce que souhaite le gouvernement Mulroney pour maintenir les pressions psychologiques et politiques.En arrivant au sommet de Vancouver, la semaine prochaine, Brian Mulroney n'aura donc pas le loisir de vanter l'efficacité des sanctions adoptées par son gouvernement contre le régime sud-africain.Il devra négocier serré.D'une part, il veut éviter la rupture avec la Grande-Bretagne en s'abstenant de mettre exclusivement l'accent sur les sanctions; d'autre part il souhaite canaliser les efforts vers un moyen d'action Lors du dernier grand sommet du Commonwealth, à Nassau, Margaret Thatcher, Brian Mulroney et Rajiv Gandhi prennent le temps de poser pour les photographes a bord du Britannia.plus intéressant pour les pays africains.Depuis son retour d'un voyage en Afrique australe l'été dernier le ministre des Affaires extérieures, |oe Clark, a commencé à préparer le terrain.Pour faire oublier la menace de rupture des re-lations diplomatiques avec Pretoria proférées par M.Mulroney, il insiste sur le besoin de maintenir une voie de communication avec ce gouvernement.Puis, renforçant une démarche déjà entreprise par Ottawa depuis deux ans, M.Clark parle d'augmenter l'aide économique aux États de la ligne de front pour les soustraire à la domination économique de l'Afrique du Sud.Il évoque même la possibilité d'une certaine aide militaire^ ces pays.Il prévoit que l'apartheid sera sans doute le thème principal du sommet et que les membres du Commonwealth ne pourront y échapper.Mais il souhaite éviter que cela' monopolise les débats.«Sans vouloir évincer la question sud-africaine nous espérons que la réunion des 49 pays du Commonwealth élargira le débat pour englober d'autres sujets tout aussi importants», ont affirmé des hauts fonctionnaires canadiens.« Plusieurs des participants a la dernière réunion du Commonwealth, à Nassau, ont dit espérer traiter d'économie tout autant que de politique» disent-ils.Us citent comme exemple l'endettement étouffant de la plupart des pays du tiers monde et leur besoin de débouchés rentables pour leurs grandes productions de produits de base.C'est pour cette raison qu'Ottawa compte y annoncer officiellement l'effacement de la dette de $347 millions de six pays africains du bloc anglophone, comme il l'a fait pour le bloc francophone, au récent Sommet de Québec.Advenant que cette stratégie échoue, le Commonwealth sortira un peu plus divisé de la réunion de Vancouver.La Grand-Bretagne se trouvant à toute fin pratique isolée du reste de l'Empire.Margaret Thatcher aura eu un ' mot prophétique en lançant l'an dernier: «C'est leur club et non le mien».L'Afrique australe, un dossier explosif jooneid khan En raison de son rôle de pays hôte du sommet du Commonwealth, le Canada dit ne pas vouloir cette année promouvoir activement la croisade anti-apartheid car cela risquerait d'isoler une fois de plus la Grande-Bretagne, et bien des États membres disent comprendre cette position.- Ces-mêmés~États, qui ne veulent d'ailleurs pas que l'apartheid devienne le thème unique de l'organisation, redoutent cependant que Vancouver ne marque un fléchissement des pressions mondiales en vue de contraindre le régime minoritaire raciste d'Afrique du Sud à entamer un dialogue démocratique avec sa majorité.Leurs inquiétudes sont partagées par quelque 200 groupements de citoyens canadiens actifs dans la coopération Nord-Sud qui se réunissent ce week-end à Vancouver, en «Conférence parallèle», pour définir et formuler de nouvelles stratégies de «sanctions populaires contre l'apartheid», et pour exhorter Ottawa et le Commonwealth à continuer d'accroître la pression sur Pretoria.- Ils notent que le ministre joe Clark, avec l'approbation de sir Geoffrey Howe, secrétaire au Fo- reign Office, parle plus d'aider les «pays de Ja ligne de front» face aux agressions sud-africaines que d'accentuer les sanctions antiapartheid en les rendant notamment globales et obligatoires, par le biais d'une offensive aux Nations unies par exemple.«Le président zambien Kenneth Kaunda estime qu'une telle approche ne ferait qu'engraisser les États de premiere ligne pour l'éventuelle boucherie aux mains de la machine militaire sud-africaine», commente Dan O'Meara, chercheur auprès du Centre de documentation et d'information sur le Mozambique et l'Afrique australe (CIDMAA ), à Montréal.Clark accentue par ailleurs la «violence» du Congrès national africain (ANC) ainsi que le rôle du petit Parti communiste sud-africain au sein de la coalition démocratique et multiraciale.«Reprocher à l'ANC le droit de se défendre contre l'apartheid, c'est qualifier de recours à la violence la riposte alliée face au nazisme durant la 2e Guerre mondiale», dit-on à l'ANC, où l'on assimile à du «reaganisme primaire» l'agitation de l'épouvantai! communiste.Les ONG canadiens, qui ont préparé la «Conférence parallèle» de Vancouver depuis février dernier dans des rencontres régionales à Montréal, Halifax, Re-gina, Banff et Québec, notent par ailleurs une offensive de charme du régime de Pretoria .auprès des médias et île l'opinion: des conseillers municipaux et des ecclésiastiques noirs acquis au régime, invités par les «Amis des Noirs d'Afrique du Sud», sillonnent le Canada cette semaine pour dire jçojnbien-les-sanctions nuisent aux Noirs.L'an dernier, le «Comité des Sages» du Commonwealth, dont Mgr Ted Scott, de Toronto, concluait que des sanctions globales et obligatoires contre l'apartheid étaient la seule façon d'éviter un «bain de sang» en Afrique australe.L'opposition anglo-américaine a empêché que les sanctions soient «globales et obligatoires»: le président Reagan et Mme Thatcher affirment maintenant que «les sanctions n'ont pas fonctionné».Un nouveau rapport du Commonwealth déclare que l'Afrique du Sud se dirige vers la catastrophe et, quoi que veuillent Londres et Ottawa, les participants au sommet de Vancouver ne pourront pas rester à l'écart du dossier alors que la répression s'accentue et que les opposants cherchent et trouvent ailleurs les armes dont ils ont besoin pour résister.À Vancouver, l'approche d'Ottawa dans le dossier sera triple: \u2022 maintenir les pressions sur Pretoria et poursuivre l'aide directe aux victimes de l'apartheid en Afrique du Sud même \u2014 l'ambassade du Canada y gère en 1987 un budget de $2,3 millions pour financer, à travers les Églises et les ONG, des bourses d'étude, et la formation communautaire et syndicale; Pretoria a menacé après les dernières élections blanches de couper «les fonds extérieurs de l'opposition extraparlementaire»; \u2022 accroître l'aide aux «pays de la ligne de front», notamment une «aide militaire non meurtrière», et envisager une forme de protection pour les projets de cooperation du Canada menacés de sabotage terroriste au Mozambique; \u2022 réactiver le dossier de la Namibie, territoire occupé illégalement par l'Afrique du Sud, ët dont l'accession à l'indépendance est prévue par la résolution 435 de l'ONU; la mise en application de la résolution ne dépend que des pays occidentaux et l'indépendance de la Namibie serait un coup dur pour l'apartheid.WHO'S WHO SUITE DE LA PACE B 6 38 ans.il a été réélu en décembre 1984 et en juillet dernier:\u2014\u2014 39 - BRUNEI Population: 230 000 Langue : malais Capitale : Bandar Seri Begawan Chef de l'État : Hassanal Bolkiah PIB : SUS 3,94 milliards (1985) PIB par habitant : SUS 16 263 ¦ Couronné* en 1968, le sultan Hassanal Bolkiah a succède a son père qui avait abdiqué l'année précédente.Ancien officier de l'armée, le sultan, âgé de 41 ans, est aussi premier ministre et ministre de la Défense.40 - PAPOUASIE-NOUVELLE-GUINÉE Population : 3 399 000 Langues : pidgin mélanésien, anglais .Capitale : Port-Moresby Chef du gouvernement : Paias Wingti PIB : SUS 2,47 milliards ( 1985) PIB par habitant : SUS 742 ¦ Ayant abandonné les études pour se consacrer à la politique, M.Wingti est devenu premier ministre en novembre 1983, alors qu'il n'avait que 32 ans.Leader du Mouvement populaire démocratique, il a été réélu en août dernier.41 - NOUVELLE-ZÉLANDE Population: 3280000 Langues : anglais, maori Capitale : Wellington Chef du gouvernement : David Lange PIB : SUS'26,1 milliards ( 1986) PIB par habitant : SUS 7 957 ¦ Dirigeant travailliste et avocat, M.Lange est devenu premier ministre en 1984.Sa politique d'opposition au nucléaire a rendu plus tendues les relations entre Wellington et Washington.M.Lange, 45 ans, a été réélu en août dernier.42-SALOMON (ÎLES) Population : 280 000 Langues : anglais, pidgin mélanésien Capitale : Honiara Chef du gouvernement : Ezekjel Alebua PIB : SUS 140 millions (1985) PIB par habitant :$US 519 ¦< M.Alebua, 40 ans, est devenu premier ministre l'an dernier, au lendemain de la démission de sir Peter Kenilorea, qui avait conduit l'archipel à l'indépendance en 1978.43 - NAURU Population : 8 400 Langue : anglais Capitale : Yaren Chef de I État : Hammer de Roburt pib : SUS 155 millions ( 1981 ) PIB par habitant : SUS 21 400 \\É 44 - VANUATU Population: 148000 Langues : bislamar, I français, anglais * Capitale : Port-Vila Chef du gouvernement : Walter Lini «.PIB : SUS 40 millions ( 1983 ) PIB par habitant : SUS 350 ¦ M.Lini, prêtre anglican de 47 ans, est devenu premier ministre en juillet 1980, alors que les anciens territoires français et britannique qu'on appelaient jadis les Nouvelles-Hébrides obtenaient leur indépendance.Il a été réélu en 1983.45 \u2022 KIRIBATI Population : 65 000 Langue : anglais Capitale : Tarawa Chef de l'État : rremia Tahei PIB: SUS 22 millions (1985) PIB par habitant : SUS 345 ¦ Agé de 37 ans, M.Tabai a conduit son pays à l'indépendance en 1979.Il est devenu président la même année et a été réélu en 1982, 1983 et 1987.46 - FIDJI Population : 709 000_ Langues : anglais, fidjien Capitale : Suva Chef de l'État : Sitiveni Rabuka PIB ; SUS 1,19 milliard ( 1985) PIB par habitant : SUS 1 710 47 - TUVALU Population : 8 000 Langues : tuvalien, anglais Capitale : Funafuti Chef du gouvernement : Tomasi Puapua pib : SUS 5 millions (1985) pib par habitant : SUS 680 48 \u2022 SAMOA OCCIDENTALES Population: 164 000 Langues : samoan, anglais Capitale : Apia Chef du gouvernement : Va'ai Ko lone m PIB :$US 110 millions (1985) PIB par habitant: SUS 677 ¦ M.Koloné, 76 ans, est devenu premier ministre en 1982.Ancien enseignant et agriculteur, il a été réélu en 1983.49 - TONGA Population : 97 000 Langues : tongien, anglais Capitale : Nukualofa Chef du gouvernement : Fatafehi Tu'ipelehake PIB : SUS 70 millions (1985) PIB par habitant : SUS 722 ¦ Fils de la reine Solote Tupou III, le prince Fatafehi Tu'ipelehake, 63 ans, est premier ministre depuis 22 ans.On ne s'attend pas que Fidji, où un coup d'État a eu lieu en septembre, participe au sommet.Bien qu'ils prennent part à toutes les activités du Commonwealth, Nauru et Tuvalu, deux pays ayant le statut de « membre spécial», ne participent pas aux rencontres de chefs de gouvernement. 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