La presse, 11 octobre 1987, Cahier A
[" DATE ru i.rri hui C p| variable ; un i rMM.iqrniont i 'OUOTÎDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE do 2 8 8 2 2 1 11 Aujourd'hui dimanche Li ihwomuilitê de la semaine \\ 3 Dr Pierre Ferron Sports V «T^n LE SAMEDI iZ. 10 OCTOBRE 1987 8 9 17 28 33 36 (10) a 6 19 23 24 31 (28) Sommaire Annonces classées.B4aB10 Arts et spectacles informations.C 1 cine-horaire.C 7 Bridge.C 10 Décès, naissances, etc.B 11 Editorial.B2 Etes-vous observateur?.B 4 Feuilleton;.B 5 Horoscope.B 6 Le monde.C 8 Loteries \u2014 résultats:.A4 Metéo.A 2 Mots croises.B9 30tf.fSiHM™de 4 \u2022MONTREAL, DIMANCHE, 11 OCTOBRE 1987 1.03e ANNEE N° 347 58 PAGES, 4 CAHIERS a (lomi» iIp ft AtjiMii Tpnuscaminquc ^ cents E «teneur tlf 1,1 ville de Quebec iRrciion cot' oS cents lies de L,i Madeleine 00 cents Les droits de l'homme violés dans 33 pays du Commonwealth Amnesty international accuse à la veille du Sommet de Vancouver CILLES PAQUIN i/ii bureau de la f'rcwc OTTAWA Au moins 33 dès 49 Liais membres du Commonwealth, qui se réuniront à compter de mardi â Vancouver, violent les droits de l'homme, affirme .\u2022\u2022» Amnesty inter-;,.\u2022\u2022*'.» national.CtttCVVSW : Dans un,rap \u2022# Y^V)VA'^)1.» port spécial sur * .»\u2022\u2022\u2022\u2022\"\" 'es Pays duXom-\"* m o n w c a 11 h .dont Lu Presse a obtenu eopie vendredi, l'organisme de défense des droits dcH'homme, fondée à Le pasteur Jackson se lance dans la course djijim uvi a Air_ Hulriith.Caroline ' ^\u2014\u2014\u2014 Robert Tremblay, directeur de la galerie Michel-Ange, invite la population à une exposition des oeuvres du peintre acadien Ne-ree de Grace, du 14 au 25 octo-6re.Pour informations: 875-8281.La salle Raymond-David de la maison de Radio-Canada propose, du 14 au 29 octobre, une exposition des tableaux de Boris Volkoff.Pour renseignements: 285-2341.La Place des arts ouvrira ses vitrines au design industriel du 14 octobre au 12 novembre, alors que Via Design exposera une sélection de produits dïci.Pour informations: 288-3931.Claude Ryan, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Science, annonce la nomination de l'économiste Gaétan Lévesque au poste de conseiller spécial en matière d'enseignement universitaire.PERS0NNAL1 TÉ M Y S T I M d»SEARS ¦ Ceux qui prétendent que la grève des postiers na que peu d'effet sur la livraison du courrier devraient venir faire un tour a La Presse pour constater que tel n'est pas le cas puisqu'en plus d'avoir diminué sensiblement, le courrier accuse parfois un retard très important.Et comme je recelais encore jeudi matin des réponses au concours «Personnalité-mystère» d'il y a deux semaines, et que de nombreux lecteurs s inquiétaient du sort réservé à leurs coupons de participation, il a été décidé de répéter la candidature de la semaine dernière et d'accepter les réponses jusqu'à vendredi prochain, alors qu'on tirera au sort les noms de la deuxième vague de finalistes au tirage du bon d'achats de $100, gracieuseté dès magasins Sears et de La Presse.Cette personnalité-mystère est facile à identifier.Les Montréalais l'ont d'abord connue comme animatrice de television, et elle est devenue une femme d'affaires avertie, jouissant d'une renommée désormais internationale.Si vous reconnaissez cette personne, vous pouvez le faire savoir en écrivant le plus rapidement possible à TÈTES D'AFFICHE, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, Québec H2Y 1K9.Prière de joindre la date de parution à la réponse.Montréalités Deux autres terrains de stationnement du centre-vilie bientôt transformés en parcs MVRIAU LW ancienne e-glise du Gesù, rue Bleury, retrouvera bientôt l'environnement décent qui convient à sa fonction et à son grand âge: on l'inscrira dans un , îlot de verdure.C'est que la Ville a décidé d'acquérir les terrains de stationnement qui la bordent pour en \"faire un parc.Une réserve foncière avait d'ailleurs été décrétée à cet effet à l'été I986.Lé terrain, en forme de «L» compte une superficie de 3 500 mètres carrés (37 700 pieds carrés).Il longe la rue Saint-Edouard (une ruelle au sud de la rue Sainte-Catherine) entre Bleury et Saint-Alexandre le long de laquelle il se prolonge.Ce terrain fait partie du même quadrilatère que l'église et que la Place Félix Martin actuellement en construction, au nord du boulevard Dorchester.Cette acquisition coûte toute-rois $1,2 million à la municipalité, soit le montant que les propriétaires, Citibanque Canada, s'étaient vu offrir d'un investisseur privé peu après le décret de réserve foncière.On ignore a quel moment l'espace vert sera aménagé mais on ne tarderait pas trop à tansfor-mer les actuels parkings en parc.\u2022 Par ailleurs, le comité exécutif a autorisé les procédures en vue de réserver à des fins de parc les terrains situés au sud de l'église Saint-Patrick, située non loin du Gesù.Il s'agit des espaces bordés à l'est par la rue Saint-Alexandre, au sud par La Gauchetière et à l'ouest par la Côte du Beaver Hall.Un parc à cet endroit permet- Ce terrain de stationnement qui borde le côté nord et l'arrière de l'église du Gesù, située rue Bleury, deviendra un parç.La Ville s'en porte-acquéreur pour $1,2 million.La rue Saint-Edouard le sépare de l'arriére des Immeubles de la rue Sainte-Catherine.PHOTO «NE PICARD trait de mettre en valeur deux bâtiments patrimoniaux, l'église elle-même et le Unity Building, classé monument historique.Là aussi, les terrains qui bordent l'église servent de parcs de stationnement.La Ville veut donc s'assurer, par la réserve foncière, que l'espace restera libre de toute construction.On estime, de plus, qu'une implication municipale à cet endroit peut avoir un effet d'en-trainetnent sur la rénovation et le recyclage d'immeubles anciens du voisinage.Ces deux espaces verts, celui du Gesù et celui de l'église Saint-Patrick, seront situés dans deux axes piétonniers importants que planifie la municipalité, celui de la rue Saint-Alexandre et celui de la rue La Gauchetière.VENTE DU MONT SAINT-LOUIS ¦ Ceux qui trouvent que SI,2 million c'est payé cher l'achat d'un terrain de stationnement au centre-ville, trouveront peut-être qu'a l'inverse, la Ville ne vend pas cher son bien.Elle a en effet décidé de vendre pour $l,4 million l'immeuble du Mont Saint-Louis, rue Sherbrooke, dont elle est pro-'priétaire.Il est vrai que ce prix de faveur, elle le consent à l'une de ses sociétés paramunicipales, la Société municipale d'habitation (SOMHAM).Celle-ci entend restaurer l'immeuble (c'est déjà commencé) et y aménager une centaine de con-dos qu'elle vendra sur le marché privé.La Ville avait acquis l'immeuble historique du Cégep du Vieux-Montréal.LES MACHINES S'EMMELENT ¦ Les propriétaires de terrains vagues paient une \"taxe foncière spéciale qui équivaut à une surtaxe, à Montréal.Or.un citoyen de Côte-des-Neiges, dont la maison et le jardin sont établis sur trois lots, est cotisé, pour l'un de ces lots, comme s'il était terrain vague.Il découvre l'erreur au début de l'an-, née et fait le nécessaire pour la faire rectifier.Les évaluateurs de la Communauté urbaine de Montréal constatent qu'il n'y a pas là de terrain vague mais une belle pelouse entourée de haie vive, et rectifient l'inscription dans leurs grands livres.Mais les choses se compli- quent quand le propriétaire demande à se faire rembourser les taxes payées en trop.(La chose est possible pour les deux dernières années seulement.) Mais c'est à la Ville de Montreal qu'il paie ses taxes et c'est donc cette municipalité qui doit le rembourser.Mais celle-ci doit être avisée par le service d'évaluation de la CUM.Or, notre propriétaire qui a réclamé son trop-payé au printemps, voit retarder son remboursement d'un mois à l'autre sinon aux calendes grecques.On lui a expliqué, à la CUM, que les machines informatiques, en pleine préparation du nouveau rôle d'évaluation, ne pourraient rapidement transmettre à Montréal l'avis de correction.Est-ce possible?ET LE TAUX DE LA TAXE?- ¦ On travaille fébrilement, à l'hôtel de ville, à préparer le budget de l'an II de l'administration RCM.Et cette fois, le budget est entièrement celui de l'administration Doré-Fainstat.Réduira-t-on encore le taux de la taxe foncière qui, abaissé l'an dernier de $2,62 à $2,54 par $100 d'évaluation, resté malgré tout l'un des plus élevés de la région?Malgré cette réduction, le compte de taxes avait soulevé presque une révolution chez les propriétaires.Cette année encore, l'évaluation foncière des propriétés domiciliaires a considérablement augmenté: on parle de 20 p.cent, mais le rôle d'évaluation n'est pas encore déposé.Une propriété évaluée à $100 000 l'an dernier, entraînait un compte de taxe de $2 540.Si elle est évaluée cette année a $120 000, le compte de taxe serait de $3 048, en gardant le même taux de taxe foncière.Pour que le compte de taxe reste stable malgré la hausse de l'évaluation, le taux de (axe devrait être abaissé à $2,12, une baisse de $0,42.C'est rêver en couleurs! D'autant plus qu'une telle réduction s'appliquerait également aux secteurs commercial et industriel qui eux, ne subissent pas la même hausse d'évaluation que le secteur résidentiel.Dans leurs cas, il s'agirait carrément d'une baisse du compte de taxes, d'où un manque à gagner de la Ville.Mais la Ville ne pourrait-elle le combler par les nouveaux revenus qu'elle tire de toutes ces nouvelles constructions qui poussent dans la ville?Ou bien ne pourrait-elle faire en sorte que la hausse du compte de taxe ne soit pas plus élevée que l'inflation (4 p.cent)?Le taux de la taxe foncière devrait alors s'établir à $2,20.Et notre contribuable-type verrait son compte passer de $2 540 à $$2 641.Est-ce rêver en couleurs?En attendant, Montréal espère de Québec des mesures spéciales qui permettront de laisser respirer un peu ses contribuables.Au fait, nulle part la Ville ne Montréal n'inscrit le taux de sa taxe foncière sur le compte qu'elle expédie à ses contribuables.L'y trouvera-t-on cette année?t A8 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 11 OCTOBRE 1987 En 1900, le plus grand quotidien français d'Amérique s'installait dans un des édifices les plus élégants de Montréal.74 RENDEZ VOUS 92 1992 350e ANNIVERSAIRE DE LA mÙMiwn''IMÏ\\IO\\TMAL William-Edmond Blumhart CUV PINARD Les entreprises centenaires ne sont pas légion à Montréal.Le 20 octobre 1984, La Presse faisait son entrée spectaculaire dans ce groupe sélect, au terme d'une année de festivités et de réjouissances collectives qui impressionnèrent même les plus désabuses.Sur le plan des publications, la série de cahiers thématiques a permis de retracer tous les faits saillants de l'histoire de l'entreprise et des cent dernières années de l'histoire de Montréal.Mais une série consacrée aux édifices les plus marquants de Montréal serait incomplète si on ne parlait pas du magnifique édifice du plus grand quotidien français d'Amérique, un titre que La Presse continue de porter avec fierté, car la crédibilité, la compétence et l'autorité ne s'évaluent pas uniquement par le nombre d'exemplaires vendus.Fondateur et* père » de La Presse De la centaine de journaux qui ont.vu le jour au Québec avant le début du XX1' siècle, il n'en reste que deux, The Gazette, deux fois centenaire, et La Presse.Le premier numéro de La Presse, le 20 octobre 1884.fut publié au 1540.rue Notre-Dame est, dans un édifice adjacent au château Ramezay.C'était une époque prodigue en journaux puisque trois ans plus tôt.on avait dénombré, :i h Québec, 32 journaux francophones et sept anglophones.Mais c'est par accident qu'il porte ce nom puisque son fondateur, William-Edmond Blumhart l'avait d'abord baptisé Le Nouveau Monde.Une injonction le força à changer de nom et c'est ainsi que La Presse vit fortuitement le jour après quatre numéros du Nouveau Monde.Blumhart naquit à Cap-Rouge, près de Québec, le 30 avril 1844.En 1883, il épousa Louise-Octavie Sénécal, fille de Louis-Adélard Sénécal, propriétaire des journaux administrés par Blumhart.Il était le petit-fils de Georges Blumhart de Wurtemberg, un noble arrivé au pays parmi les volontaires venus défendre la couronne britannique contre l'envahisseur américain lors de la Guerre de l'indépendance américaine.Georges et Marguerite Hélot dit lulien eurent trois garçons et trois filles; William-Edmond était le fils de Benjamin Blumhart et de Louise Parrot.Il déménagea de Québec à Montréal en 1880 pour servir de secrétaire à Sénécal, alors surintendant de la Northshore Railway Co.et propriétaire de journaux.On ne peut refuser à Blumhart, qui mourut le 4 janvier 1907, le titre de fondateur de La Presse-, en revanche, c'est à Tréfilé Berthiaume que ce journal doit d'être encore en vie, car au moment où il en fit l'acquisition, le 19 novembre 1889.en tant que «locataire», le journal se dirigeait vers la faillite.Typographe de carrière ( il gagna même un concours bilingue pancana-dien, alors qu'il était à l'emploi de La Minerve), Berthiaume naquit le 4 août 1848 à Saint-Hugues-de-Bagot.Le «père» de La Presse en devint propriétaire en 1894.À l'exception d'une brève période, entre octobre 1904 et novembre 1906, la famille Berthiaume (Tréfiléeut huit enfants, dont trois fils) conserva la propriété du journal jusqu'en 1967, quand elle le céda à l'actuel L'édifice de La Presse Treffié Berthiaume propriétaire, Paul Desmarais, avec l'assentiment de l'Assemblée nationale du Québec.Tel qu'écrit précédemment, au moment de sa fondation.La Presse était installée dans un édifice de 24 pieds de largeur sur 120.perpendiculaire à l'ex-tremite ouest du château Ramezay.Elle demeura dans cet edifice pendant quatre ans avant de céder la place à la faculté de médecine de l'Université Laval, en 1888.alors qu'elle déménagea au 69, rue Saint-lacques ouest, dans un édifice appartenant à Alexandre Bourgeau.Cet edifice a cédé la place au terrain de stationnement de la direction de La Presse, adjacent au vieil édifice.En 1891, nouveau déménagement, une porte à l'ouest, au 71 de la rue Saint-jacques, dans l'immeuble de 34 pieds sur 86 appartenant à Louis Perrault.L'histoire d'un emplacement Rassuré par le succès grandissant de son journal, Treffié Berthiaume entreprit de réaliser un rêve qu'il caressait depuis longtemps, celui de doter l'entreprise d'un immeuble bien à elle, un édifice à la mesure de sa renommée.Berthiaume posa le premier jalon le 30 juin 1898 en faisant l'acquisition d'un emplacement délimité par la ruelle des Fortifications, la côte Saint-Lam-'bert (actuel boulevard Saint-Laurent), la rue Saint-|acques et l'édifice Bourgeau à l'ouest.Situé à proximité de l'ancienne porte Saint-Laurent des fortifications de Montréal (elles se trouvaient dans l'axe de la ruelle du même nom ), ce terrain faisait partie de la concession faite à lacques Archambeault en 1651 par le gouverneur de Montréal, Paul Chome-dey, sieur de Maisonneuve.La première construction sur l'emplacement fut érigée en 1765 par le forgeron loseph-Amable Plessis-Bélair, qui avait acheté le terrain des descendants de |ean-Baptiste Barsalou.Marié en 1752 à Marie-Louise Menard, Plessis-Bélair fit baptiser son fils loseph-Octave à l'église Notre-Dame en 1763.Il ne se doutait pas alors que loseph-Octave, élevé sur l'emplacement de l'édifice de La Presse, deviendrait un jour le premier archevêque de Québec.Devenu veuf, Plessis-Bélair vendit la propriété à l'avocat Arthur Davidson en retour d'une somme de 10 000£, soit 7 000£ comptant et 3 000£ après la mort de l'abbé Plessis, auquel l'acquéreur s'engageait également à verser une rente viagère de I50£ par an.En juin 1793, Davidson confia au maure-maçon et entrepreneur François-Xavier Daveluy le mandat d'ajouter un étage à la propriété en pierre nouvellement acquise.De 1807, année de la mort de Davidson ( il était juge de la Cour du banc du roi depuis 1800), au 31 mai 1847, la succession fut administrée par Eleanor Birnie, sa femme en deuxièmes noces, et Me David Ross, son gendre.* Wolfred Nelson devint le propriétaire suivant en achetant la maison où, depuis cinq ans, il vivait avec sa famille.Élu député en 1827, Nelson dirigea les rebelles de Saint-Denis-sur-Richelieu.Fait prisonnier, il fut exilé aux Bermudes où il passa trois mois avant de prendre la route des États-Unis.En 1841, il rentra au Canada.Les héritiers de Nelson (décédé le 17 juin 1863) vendirent la propriété à William Herring le 1er février 1869.Après cette date, on vit s'installer sur ce lopin de terre un clos de bois et de charbon rue Saint-Jacques, ainsi que plusieurs boutiques en bordure de la côte Saint-Lambert.Parmi ces établissements se trouvait le «P'tit Windsor», un restaurant qui connut une popularité remarquable grâce à loseph Poitras, un jeune homme de Saint-Roch-de-Québec transplanté a Montréal.Pour des gens de toutes qualités, magistrats ou simples ouvriers, politiciens, médecins, artistes, financiers, athlètes ( com me Louis Cyr et Horace Barré ), et, naturellement, journalistes pour épier tout ce beau monde, ce restaurant était devenu la botte la plus «in» de Montréal à l'époque.Et quand Poitras dut déménager et céder la place à La Presse en 1899, le succès l'accompagna au 101, rue Saint-Laurent mais hélas il mourut quatre ans plus tard à l'âge de 45 ans.L edifice de La Presse Le déblaiement du terrain commença au printemps de 1899 par la démolition des établissements de Poitras, du tailleur S.Laliberté, du bijoutier C.Stevens, et des charbonniers Henderson & Lovelace.Les travaux des fondations commencèrent en avril 1899, et le 21 juillet de cette année-là, l'abbé N.-A.Troie, curé de Notre-Dame, procéda à la pose de la pierre angulaire.Construit dans la pente naturelle de la côte Saint-Lambert, entre les rues Saint-jacques et Craig (aujourd'hui Saint-Antoine), l'édifice de 117 pieds sur 86 comptait six paliers, dont quatre au-dessus de la rue Saint-Jacques.D'inspiration Renaissance italienne, -.l'édifice fut conçu par A.C.Hutchison, W.B.Hutchison et G.W.Wood, du bureau d'architectes Hutchison & Wood.Ils n'eurent pas la tâche facile à cause des vibrations quotidiennes engendrés par les énormes presses à imprimer qu'il fallut prévoir dans la conception.Ces problèmes expliquent en partie le fait que, bien que prévu pour juin, le déménagement ne fut complété que le 5 novembre 1900.Trois matériaux forment le parement extérieur de l'édifice: le granit brut de Siansicad en gros blocs, le grès rouge saumon (appelé grès d'Ecosse) importé de la côte du Maine et du New Hampshire, et la brique de couleur chamois.Toutes ces pierres ont retrouvé leur éclat à la suite du ravalement de l'édifice exécuté par la société Astro-|et Service en 1983.Le granit se trouve à la base et démarque les deux étages au-dessous du rez-de-chaussée de la rue Saint-|acques; le grès d'Ecosse a été utilisé pour le rez-de-chaussée et les motifs décoratifs des éta-ges tels les encadrements de fenêtres.Les faces sud et est sont les plus belles.La face nord, du côté de la ruelle, propose un langage architectural simplifié, tandis que la face ouest ne comporte aucune fenêtre, ayant jadis servi de mur mitoyen avec l'édifice Bourgeau, qui logea La Presse de 1888 à 1891.Deux bandeaux ceinturent l'immeuble.Un entablement recouvert de cuivre et appuyé sur des pilastres sépare le rez-de-chaussée du premier étage.Puis, sous la corniche, on note une frise ornée de rosettes dans l'axé de chaque travée verticale.L'actuelle corniche en aluminium a remplacé, au cours des années 60.la magnifique corniche largement débordante et supportée par des consoles rapprochées qui coiffait jadis l'édifice.Cette modification n'a certainement pas amélioré l'apparence de l'immeuble.À la verticale, la face sud propose trois travées, et le tout est parfaitement symétrique, sauf pour la porte secondai - Le «P'tit Windsor» et le clos de charbon (de droite à gauche) avant leur demolition pour faire place à l'édifice de La Presse.re à l'extrémité ouest de l'édifice.Les travées des extrémités exhaussent légèrement la travée centrale.La porte principale s'inscrit au fond du portail en plein centre,-portail surmonté d'armoiries et du nom «LA PRESSE» gravé dans le grès.Si les grandes fenêtres vitrées du rez-de-chaussée sont banales, les fenêtres des étages sont beaucoup plus remarquables.Au premier et au deuxième étage, les fenêtres à guillotine sont rectangulaires.Dans les travées latérales, elles sont surmontées d'un entablement sur consoles, et au-dessus de ces fenêtres, celles du dernier étage sont cintrées avec clé de voûte; dans la travée centrale, elles sont séparées par des linteaux en pierre sculptée, à l'horizontale, et par des pilastres ioniques entre les paires de fenêtres cintrées et jointes par la base, les arcs cintrées reposant sur des colonnettes.Sur la face est, ce sont les fenêtres cintrées des travées latérales qui sont jointes par la base, tandis que dans la travée centrale, les fenêtres cintrées sont seules.Enfin, sur la face nord, toutes les fenêtres sont de forme rectangulaire.Les pilastres à chapiteau toscan et le large bandeau de pierre calcaire sont les seuls points intéressants qui valent la peine d'être remarqué.\" L'intérieur de l'édifice a subi tellement de transformations depuis le déménagement de la fabrication du journal dans le nouvel édifice, qu'il reste très peu de points d'intérêts.Mais on s'en voudra de ne pas jeter un coup d'oeil dans le hall d'entrée avec son plafond à caissons largement décorés et sa porte d'entrée cintrée sculptée dans le bois.L'édifice moderne Le second immeuble, moderne celui-là.qui abrite aujourd'hui les principaux services de La Presse, est moins intéressant au plan architectural, avec ses lignes simples et son revêtement de calcaire de l'Indiana, de verre et d'aluminium.En revanche, la construction de cet édifice commencé en 1955 et terminé en 1959 a entraîne d'importants problèmes techniques à cause de la présence d'une nappe d'eau \u2014 vestige de la rivière Saint-Martin qui coulait jadis sous la rue Craig devenue Saint-Antoine \u2014 entre la surface de la rue et le roc, quelque 60 pieds plus bas.Ces deux photos permettent de voir les trois bâtisses qui ont logé La Presse avant 1900, soit le 1540, rue Notre-Dame ouest (a gauche), le 69, rue Saint-Jacques (à l'extrême droite) et le 71, rue Saint-Jacques (au centre).mm mmm .(.V $179 ¦01 flfljfn porte en acier isolee _ ¦>.].\u2014., ntj>« ri ¦ni w ^TfrnfTIPlf WW u*c**ttnpta ffî^ m.\u2022 Gundeur» 32 \" « J4\" C»Unt1V.- $239 Ct*i*tW s249 MODELE 6-1 8 Plus de 25 modèles de porto* on acior isolée* oh montre Choix do 25 couleurs pour les portes d'acier PAYEZ ET EMPORTEZ Les portes STANLEY.SAftAKTtE 10 ANS.Un iftàm swt nfétt jjjgïj 31 »ct 1917 5 JOURS SEULEMENT À COMPTER DU LUND112 OCTOBRE 9 H, JUSQU'AU VENDRED116 OCTOBRE VENTE PUBLIQUE VOITURES ET CAMIONS NEUFS ET D'OCCASION PRIX FINAL SUR PARE-BRISE - ÉCHANGES ACCEPTÉS CONCESSIONNAIRES S'ABSTENIR 925, BOUL LAURENTIEN, St-Laurent une seule adresse: i (angt* Cote-Vertu) oc 5 CÔTE-VERTU tu oc < o \u2022LU o VENTE DIRIGÉE PAR LA MAISON DU SERVICE DEPUIS 1951 \t f Chevrolet à\t ¦m\t 925, LAURENTIEN 744-6401 FINANCEMENT POSSIBLE si vous n'avez pas notre autocollant sur votre voiture, c'est QUE vous avez probablement payé trop cher.Fêtez l'Action de Grâces avec 1 Électronique et profitez de rabais sans pareil! Nous profitons du congé de l'Action de Grâces pour vous remercier tous: en vous offrant tous nos appareils, à rabais: AUDIO - VIDEO - TÉLÉVISEURS ET MICRO-ONDES!.LE LUND112 OCTOBRE SEULEMENT TELEVISEURS 14 LV-56 Télécouleur 14\" Télécommandée Syntoniseur électronique 105 canaux jQtré M40T 399$ FOURS A MICRO-ONDES ERX-5600 Couleur blanc Répartiteur d'ondes \u2014 500 W Tableau de commande électronique -Of* 3391\" 279$ toshiba MAGNETOSCOPES AmiTsubishi^J^i HS-337 \u2014105 canaux VHS-HQ \u2014 «Pour une image plus nette» Télécommande AUDIO \u2014 HI-FI Lecteur Laser CDP-M20 «Le meilleur rapport qualité/prix sur le marché» 299$ et les appareils illustrés au SPÉCIAL ne le sont qu'à titres d'exemples.8390ST-HUBEfir(suddeMétropo//ta/Kl 388-1122 a 12 LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 11 OCTOBRE 1987 POINTE-CLAIRE 971, St-Jean nord 694-9180 ENTREPROT- SUPER MAGASIN MONTREAL 10090, St-Laurent 385-1000 ENTREPOT - SUPER MAGASIN ST-LEONARD 6860.Jean-Talon est 251-0600 LONGUEUIL 2904, chemin Chambly 651-0070 DRUMMONDVILLE 740, St-Joseph 474-2727 SHERBROOKE 2300, King ouest 563-9191 OTTAWA/VANIER 522, route Montréal (Plaza Maple Leaf) 744-7890 OTTAWA/NEPE AN 780, route Baseline (Plaza Fisher Heights) 727-0159 CANTONS DE L'EST/GRANBY 755, rue Principale Les Halles de Granby 375-9222 BROSSARD 6835, boul.Taschereau (entre ROY-R-US et Chi-Chi's) 445-6388 LTJXMAN If C/l \u2022 electrohome \u2022 Panasonic \u2022 Technics \u2022 Hitachi \u2022 Quasar \u2022 ScuusuL \u2022 /ILPINE ^ Nouvelle ligne téléphonique sans frais, pour l'extérieur de 1-800-361-8187 VISA SANS FRAIS Utilisez votre carte de crédit sans frais additionnels.Demandez votre carte J.M.Saucier.4 SOUCIER PLUS DE 10000000$ DE MARCHANDISES À ÉCOULER À PARTIR DE DEMAIN Télécouleurs \u2022 Fours à micro-ondes \u2022 Systèmes de son \u2022 Vidéos Caméras \u2022 Radios d'autos \u2022 Téléphones cellulaires \u2022 Radios portatifs "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.