La presse, 14 octobre 1987, Cahier A
[" la mrtéo Aujourd'hui: Ensoleillé passages nuageux Minimum 2* Maximum 16° Demain: Ciel variable DETAILS PACE A2 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE MONTRÉAL, MERCRED114 OCTOBRE 1987 103e ANNÉE N° 349 102 PAGES, 9 CAHIERS Hors de la zone métropolitaine 4S cents Ailleurs au Quebec 50 cents ¦ Iles de La Madeleine 90 cents 35' Aujourd'hui A3 L'EST DE MONTRÉAL L'administration municipale Investira $90 millions, au cours des cinq prochaines années, pour raviver l'économie de l'est de Montréal.A5 NUCLÉAIRE Les créateurs du deuxième réacteur nucléaire canadien lui prédisent un plus brillant avenir que celui de son prédécesseur, le Candu.Cl PUBLICITÉ Des centaines de messages publicitaires auxquels sont exposés chaque jour les consommateurs, une dizaine seulement sont retenus.El CONSOMMATION Le bon vieux catalogue d'antan n'est pas disparu, il s'est simplement trouvé de nouveaux alliés, particulièrement la cablovision.Gl IRAN-IRAK Pour venger les 29 enfants victimes du missile Iranien tiré sur Bagdad hier, l'Irak menace de détruire \u2022 des villes iraniennes entières».Sommaire \t Annonces\t classées.C6, F1 a F8,\t \tC4à C10 Arts et spectacles\t \tD1 aD6, \tD9, D10 \tE11 \t.F7 \tD7 a D9 \t.C11 Économie.\tcahier C Étes-vous observateur?.F1\t Feuilleton.\t.F5 \t.F2 \t.01 Mots croisés.\t.07 \u2022 Mot mystère .\t._________ F8 Quoi faire aujourd'hui.E11\t Télévision.\t01, D2 Vivre aujourd'hui\t Al lm./ Consomm.\t.E1 à E6 TABLOÏD SPORTS\t¦ .Mots croises.\t.14 \t \"Dévoués et PATi'efJTS.\" fites t>es vœu/ Congédié pour avoir exigé une note de service en français NOU PHOTO P H TALBOT.LA PRESSE M.Carol Glémaud n ouvrier d'une usine de Pointe-Claire a été congédié après avoir écrit « En français SVP» sur une note de service rédigée en anglais et affichée au-dessus de l'horloge-poinçon.Le propriétaire de la compagnie Willsup Inc., George William, a demandé lui-même à Carol Glémaud de quitter l'usine, vendredi midi, deux heures après que la note eut été affichée.M.Glémaud, un machiniste de 36 ans d'origine haïtienne, a dit hier qu'il n'avait pas pu comprendre toute la note, qui donnait des informations sur les vacances de Noël.«l'ai écrit: 'en français SVP'.Quelqu'un a apporté la note au bureau du patron.La secré- taire a tapé et affiche une autre note en français et en anglais.«Le patron est venu me voir presque tout de suite.Il a plié la première note et m'a dit: 'Toi, Carol, si t'es pas content, t'as qu'à partir d'ici\".«)e )ui a{ dit: 'Ce n'est pas une façon de me parler.mot, je voulais seulement une version française'.Le patron m'a répondu: 'Dehors!' «l'ai continué à travailler quand même.Quand la sonnerie a sonné pour le lunch, à midi moins dix, le patron est revenu avec mes papiers.Il m'a donné ma formule de cessation d'emploi et des chèques pour mon quatre p.cent de vacances, ma semaine de paye et une autre semaine de pré-avis.» M.William a confirmé qu'il avait affiché une note en anglais seulement.« le n'avais jamais eu de problèmes avant, a- t-il dit.Certaines fois, mes affiches étaient seulement en anglais, d'autres fois, elles étaient dans les deux langues Ouand j ;ii vu la note et ce qui était eerii dessus, j'ai demandé de la traduire.«Puis j'ai examine l'écriture et reconnu la sienne (celle de M.Glémaud).)e suis aile le voir dans l'atelier.Il était seul, je lui ai demandé: 'Pourquoi tu as fait ça (écrire sur la note)?Tu avais juste à me le dire!' « Il m'a dit: \"T'as pas besoin de me questionner comme ça'.Alors je lui ai dit: 'Si t'es pas satisfait, tu peux sacrer ton camp\", je lui ai remis ses papiers.» M.William a dit qu'il avait déjà eu des problèmes avec M.Glémaud.mais il n'a pas précisé lesquels.M.Glémaud a dit qu'il avait toujours été considéré comme un bon employe.VOIR CONGEDIE EN A 2 Fausse harmonie à Vancouver Profondes divergences sur l'apartheid mais entente sur l'économie \u20229*140* |j il ill ¦ , ï ft * if I PHOTOLASER REUTtR En sa qualité de président du 28e Sommet du Commonwealth, c'est au premier ministre Brian Mulroney qu'il est revenu de prononcer l'allocution d'ouverture des débats, hier à Vancouver.I PAOUIN envoyé spécial de la Presse_ VANCOUVER Le 28e Sommet du Commonwealth s'est ouvert dans un climat de fausse harmonie hier à Vancouver, les chefs de gouvernement faisant des efforts évidents pour éviter d'étaler leurs profondes divergences politiques.Cependant, les sept discours prononcés lors de la séance inaugurale témoignaient d'une convergence totale sur les problèmes économiques, notamment à propos de la dette, de l'aide au développement et du protectionnisme.Pendant que Margaret Thatcher, isolée dans son rejet des sanctions contre Pretoria, réclamait le «droit à la différence», Brian Mulroney, président du Sommet, dénonçait le «racisme officiel» de l'Afrique du Sud et prônait le maintien des pressions sur le gouvernement de ce pays.«Les membres du Commonwealth ne parviennent peut-être pas toujours à s'entendre sur des questions difficiles.VOIR VANCOUVER EN A 2 SUITE DES INFORMATIONS EN B 1 Oscar Arias, prix Nobel de la paix d'après Reuttr et AFP PHOTOLASER AP Le président du Costa Rica, Oscar Arias Sanchez.OSLO Le prix Nobel de la paix 1987 a été décerné hier au président du Costa Rica, Oscar Arias Sanchez, pour ses efforts en faveur de la paix en Amérique centrale, a annoncé le comité Nobel norvégien.«Ce sont ses efforts qui ont conduit à l'accord de paix signé à Guatemala le 7 août», a déclaré aux journalistes le président du comité, M.Egil Aarvik.Ce plan a été approuvé par les cinq présidents des pays d'Amérique centrale, qui se sont engagés à travailler à la conclusion d'un cessez-le-feu avec les rebelles et à la mise en place de mesures de démocratisation d'ici au 7 novembre.«En tant que principal architecte de ce plan de paix, le président Arias a contribué de façon marquante au retour de la stabilité et de la paix, dans une région longtemps déchirée par les luttes et la guerre civile.Il a ainsi poursuivi le travail constructif entrepris par le groupe de Contadora», a expliqué M.Aarvik.À San lose, M.Arias a indiqué .qu'il partageait moralement la recompense avec ses homologues d'Amérique centrale signataires du plan de paix (Honduras, Nicaragua, Salvador et Guatemala).Il les a invités «à redoubler d'efforts et à ne pas se décourager», dans la lutte pour la paix dans la région.Dans une allocution prononcée au siège de la présidence, M.Arias, entouré de son gouverne- ment, a déclaré que «25 millions d'habitants d'Amérique centrale attendaient avec anxiété la paix».«Maintenant plus que jamais, nous ne pouvons nous permettre de trahir l'humanité toute entière», a-t-il ajouté à l'adresse des autres signataires du plan de paix.Devant de nombreux journalistes, M.Arias a déclaré que le prix Nobel récompensait en fait «le Costa Rica, mon peuple, parce que je n'ai été que l'interprète de ses valeurs et de ses traditions».À l'adresse des hommes politiques conservateurs des États-Unis qui, dès l'annonce, ont qualifié de «prématuré» le choix du président Arias par le comité Nobel norvégien, le lauréat a indiqué VOIR PAIX EN A~2 SUITE DES INFORMATIONS EN C 1 Raz de marée libéral au Nouveau-Brunswick envoyé spécial de La Presse FREDERICTON Un véritable raz de marée libéral a déferlé hier sur le Nouveau-Brunswick, emportant sur son passage Richard Hatfield et 17 ans d'administration conservatrice.¦ Le Parti libéral de Frank McKenna a en effet enlevé les 58 sièges de la province, dont celui que le premier ministre sortant, M.Hatfield, représentait depuis 1961 à l'Assemblée législative de Fredericton.Les néodémocrates, pour leur part, ont perdu le seul siège qu'ils détenaient depuis 1982.Presque les deux tiers des électeurs néo-brunswickois ont voté libéral: Acadiens et anglophones loyalistes, habitants du nord, du centre ou du sud de la province, catholi- ques et protestants.On a du reste établi, hier, une nouvelle marque de popularité politique au Nouveau-Brunswick: jamais, jusque-là, une formation n'avait obtenu une telle majorité dans l'histoire de la province.Les sondages avaient déjà prédit une vague libérale, qui est devenue évidente dés le dépouillement des premières boites de scrutin.Quinze minutes ont suffi aux réseaux de télévision pour annoncer que le nouveau gouvernement serait libéral et majoritaire.Le nouveau premier ministre Frank' McKenna y lit un message très clair: les citoyens ont indiqué qu'ils voulaient un nouveau leadership, une nouvelle orientation pour la province, expliquait-il quelques minutes après sa victoire.De fait, cette victoire n'est pas tant celle du Parti libéral sur le Parti conservateur que celle de Frank McKenna sur Richard Hatfield.Grand perdant de cette élection, celui-ci s'est contenté d'une brève déclaration aux médias, plus pathétique que politique.M.Hatfield s'est présenté seul devant les journalistes, juste le temps de faire ses adieux à cette province qu'il a gouvernée pendant quatre mandats consécutifs.«Je veux vous dire combien j'ai aimé servir pendant 17 ans les gens du Nouveau-Brunswick, de déclarer M.Hatfield.|e suis absolument désolé comme chef de parti (de ce qui arrive), et j'assume toute la responsabilité de cette défaite majeure pour le parti.|e suis sûr que les gens voulaient du changement, ils ont eu du changement».Et, d'ajouter en français: «Mon amour pour le Nouveau-Brunswick est demeuré constant».L'une des premières phrases du nouveau VOIR RAZ DE MARÉE EN A 2 les devoirs des parents M.Tan est le parent dont rêvent les profs -2- ANORS mATTB Les enseignants québécois révent qu'un jour, tous les parents seront comme M.Lieng lm Tan.Tous les soirs, M.Tan fait travailler ses deux fils, Tanada et Tanaka, au moins deux heures.S'ils ont fini leurs devoirs plus tôt, il leur fait faire une dictée.La fin de semaine, Tanada et Tanaka, qui étudient respectivement en secondaire 1 et en secondaire 11 à la polyvalente Lucien-Pagé de Montréal, doivent lire deux ou trois heures et écrire un résumé de ce qu'ils ont lu.Des livres sur la science, l'écologie, les animaux.Pas de romans.Même régime l'été: M.Tan insiste pour que ses garçons lisent régulièrement, et leur fait faire deux ou trois dictées par semaine.Le respect de l'école Les enfants trouvent parfois que papa en demande un peu trop, mais pas question pour eux de défier l'autorité paternelle: « Je suis d'accord avec ça, même si quelquefois je le trouve trop sévère», dit Tanaka.«Dans le fond, c'est toujours pour notre bien».Le respect des parents et de l'école est profondément ancré dans la culture cambodgienne.« Ils ont vu comment je respectais mes parents», souligne le père.M.Tan exige que ses fils obtiennent au moins 85 p.cent.Sinon, pas de télévision, pas de sorties au restaurant: «|e me punis aussi», dit-il.Tanaka et Tanada ne le déçoivent pas: ils sont toujours parmi les meilleurs de leur classe.Sur les tableaux d'honneur de l'école secondaire Saint-Luc, les visages asiatiques dominent.La directrice, Mme Louise Hétu.a des étincelles dans les yeux quand elle parle des enfants d'origine asiatique et de leurs parents: « Les parents vénèrent l'école, ils exigent beaucoup de leurs enfants.Et c'est incroyable comment tout ce que les enfants font est bien fuit ».«Quand on appelle les parents VOIR PARENT EN A 2 SUITE DES INFORMATIONS EN A 4 JE VOYAGE COMME VEUX AVEC NOUVELLES FRONTIERES _ ôuiŒiiks F^O^JIE[R^S T~ »00 EST 01 UAItOMHlUVl luttro eenmi 'nuii ou our m c 288-4800 VOL ALLER-RETOUR TOUS LES MERCREDIS ET SAMEDIS À COMPTER DU 16 DEC.TAXE EN SUS fi Tî A2 LA PRESSE, MONTRÉAL.MERCRED114 OCTOBRE 1987 SUITE DE LA UNE Richard Hatfield \"\"o™Frank McKenna RAZ DE Raz de marée libéral au Nouveau- Bruntwick premier ministre désigné, M.McKenna, a été de souligner l'apport de son adversaire conservateur à la province: «M.Hatfield a consacré 17 ans de sa vie à servir la population du Nouveau-Bruns-wick.Il mérite notre respect et notre gratitude», de lancer M.McKenna aux applaudissements de ses partisans.Selon lui, trois facteurs ont surtout présidé à ce virage radical: l'usure du pouvoir du gouvernement Hatfield, le changement de gouvernement au fédéral qui a vu \u2014 là aussi \u2014 d'autres conservateurs prendre les commandes des affaires de l'État et, enfin, le rajeunissement du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, que lui-même dirige depuis deux ans et demi.Le chef du Nouveau Parti démocratique, pour sa part, semblait plutôt abattu par la défaite.Non seulement George Little a-t-il été incapable de remporter la victoire dans son propre comté de la ceinture industrielle de St-Jean, mais en plus le NPD a perdu le seul siège qu'il détenait depuis les élections de 1982.L'aura Broadbent, ici, n'a pas ébloui.M.Little, qui avait mené une campagne modeste et réaliste, s'interroge maintenant sur son avenir à la tête de la formation.Mais il ne s'inquiète pas outre mesure pour le parti: «Au Nouveau Parti démocratique, nous sommes habitués à servir d'opposition extra-parlementaire», philosophait-il en fin de soirée.Fait à signaler dans cette élection, les Acadiens, qui avaient commencé à pencher du côté conservateur il y a cinq ans sont massivement revenus à leurs anciennes amours libérales cette année.«Les francophones ont suivi le même mouvement que les autres électeurs de la province», d'expliquer le président de la Société des Acadiens du Nouveau-Brunswick, Michel Doucet.Tournant autour de 70 p.cent, la participation au vote a été plus faible qu'escomptée.La quasi-certitude d'une prise de pouvoir libérale en a peut-être convaincu plusieurs de rester chez eux.Totale, cette victoire ne facilitera pas la tâche du nouveau premier ministre dans la formation de son cabinet: tous ne pourront évidemment accéder au conseil des ministres, nonobstant leurs qualités intrinsèques, ce qui risque de provoquer de l'insatisfaction au sein d'un Parti libéral oui a eu plus que sa part de déchirements au cours des 17 dernières années.À la dissolution de la Chambre, les conservateurs détenaient 37 sièges, les libéraux 20 et les néodémocrates, un.Avec 58 députés sur 58, le Parti libéral peut désormais se vanter d'avoir écrit une nouvelle page d'histoire dans cette partie de l'est du Canada.VANCOUVER Fausse harmonie à Vancouver mais ils sont unanimes à dire que cet organisme doit continuer à jouer un rôle important dans la communauté internationale», a dit le premier ministre dans son allocution d'ouverture.Abordant de front le sujet dominant de cette rencontre, M.Mulroney a ajouté que le Sommet devait rechercher « le plus grand terrain d'entente possible» sur la question sud-africaine, puisque celle-ci menace les fondements même du Commonwealth.«Nous sommes tous d'accord sur le problème; c'est sur la manière d'y apporter une solution durable que nous avons quelques divergences», a t-il dit en ajoutant, aux applaudissements nourris des délégués, qu'« une société qui s'appuie sur la prémisse selon laquelle certains de ses membres sont inférieurs parce qu'ils sont noirs est une société condamnée à l'effondrement.» L'Afrique du Sud n'est pas le seul pays au monde dont les citoyens subissent l'oppression des autorités, mais c'est le seul pays où le racisme fait officiellement partie intégrante des institutions sociales, a souligné encore M.Mulroney, en manifestant l'espoir que les participants à la réunion de Vancouver s'entendraient sur des moyens de hâter le démantèlement de l'apartheid et de créer un climat de changement en Afrique du Sud.Pour Margaret Thatcher, les désaccords entre les participants sont biens connus et ils n'ont rien Manoir Richelieu: la FNC déplore les propos du président de la FPJQ ¦ La Fédération nationale des communications (FNC) déplore vivement les propos du président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec ( FPJQ), relativement â la requête pour faire témoigner le journaliste Normand Lester, de Radio-Canada, dans l'affaire du Manoir Richelieu.Dans une lettre â lean Pelletier, président de la FPJQ, Maurice Amram accuse celui-ci de s'être empressé d'émettre une commu- niqué sans avoir fait les vérifications nécessaires, dès le 6 octobre, alors que l'événement qui en faisait l'objet ne fut rendu public qu'en fin d'après-midi, le lendemain.Le président de la FNC rappelle que la requête visant à faire témoigner M.Lester n'émanait pas de la CSN, mais plutôt d'un avocat de l'extérieur, représentant l'un des accusés.Il ajoute que la CSN, aussi bien que la FNC, est opposée à une telle procédure.LA METEO Québec\tMin\tMil\t\tÉtats-Unis\t\t\t\t AtxtlDi\t-2\t10\tÊnn.pass nua\t\tMm.\t¦at,\tMm.\tMai.Oulaouais\t2\t16\tErâ.past nua\tBoston\t4\t10 N -Orleans\t12\t23 LaurenMfls\t-2\t14\tEnsoiedie\tBuffalo\t2\t11 Pittsburgh\t2\t11 Cantons de 1 Esl\t-5\t12\tEns.pass nua\tChicago\tl\t15 S.Francisco\t14\t20 Mau'icui\t-2\t14\tEns pass nua\tMiami\t21\t29 Washington\t5\t13 0ucN)C\t-3\t13\tEnsoleille\tNew York\t6\t11 Dallas\t7\t22 lac-Saint-Jean\t-2\t10\tEnn.pass nua\t\t\t\t\t Rimouski Gaspesie\t-4 -4\t12 12\tEns pass nua Ens pass nua\tles capitales\t\t\t\t BaieComeau\t-4\t6\tEns pas* nua\t\t\t\t\tU*« SepMles\t-4\t6\tEns pass nua\tAmsterdam\t5\t13 Madrid\tMl 5\tWI-16 Canada\tM«v\tMil\tA^ounrtwi\tAthènes Acapuico\t16 24\t23 Moscou 34 Mexico\t4 10\t14 24 Victoria\t4\t18\t\tBerlin\t5\tIS Oslo\t6\t9 Edmonton\t5\t16\t\tBruxelles\t7\t15 Pans\t10\t15 Regina Winnipeg\t13 e\t26\t\tBuenos Aire*\t9\t22 Rome\t14\t22 \t\t17\t\tCopenhague\t8\t15 Séoul\t12\t20 Tofonto\t4\t11\t\tGeneve\t5\t11 Stockhcfrr\t10\t13 Fredencton\t-3\t10\t\tHong Kong\t26\t28 Tokyo\t16\t21 Halifax\t5\t7\t\tLeCaira\t18\t29 Tnnioad\t29\t34 Oarlottetown\t- 1\t9\t\tUsbonne\t3\t20 Vienne\t5\t14 Saint-Jean\t3\t8\t\tLondres\t9\t15\t\t à gagner à «étaler leurs différences».«Nous sommes tous d'accord pour dire que l'apartheid est répugnant et que c'est un système qui doit partir», a-t-elle dit.«Il serait donc préférable que le message émanant de notre réunion traduise un accord sur l'adoption de mesures positives pour aider les Noirs sud-africains par l'éducation et la formation».La délégation britannique a d'ailleurs distribué force documentation sur son assistance aux pays de la ligne de front, $32 millions sur cinq ans, en vue de les aider à réduire leur dépendance envers l'Afrique du Sud.La Grande-Bretagne rejoint en cela la plupart des pays du Commonwealth, dont le Canada, mais refuse de les suivre sur le terrain de l'imposition de nouvelles sanctions.En exerçant ainsi son droit à la dissidence, Mme Thatcher a demandé aux autres chefs de gouvernement de faire preuve de tolérance à son endroit lorsqu'elle exprime ce point de vue.Manifestant une certaine impatience devant l'immobilisme de Pretoria, le premier ministre de l'Inde, Rajiv Gandhi, a pour sa part incité ses collègues à accroître les pressions sur le régime sud-africain.«À Nassau (en 1985), nous avons établi notre ligne d'action, à Londres (en 1986), nous avons entrepris notre marche et ici, à Vancouver, nous devons faire un pas de plus», a dit M.Gandhi, qui a prévenu ses collègues qu'ils ne devaient pas se faire d'illusions et que la solution à ce problème viendrait des Sud-Africains eux-mêmes.Parmi les autres sujets abordes par plusieurs des conférenciers, on note l'accent mis sur la libéralisation des échanges commerciaux et l'endettement des États du tiers monde.Mme Thatcher et M.Mulroney ont tous deux souligné que le Commonwealth devait «résister au protectionnisme» et ouvrir les marchés des pays riches aux nations en voie de développement.Pour sa part, le président Zambien, Kenneth Kaunda, a fait un triste bilan de la situation économique des pays africains, dont les ressources, a-t-il dit, ne cessent de diminuer.Le chômage augmente, les revenus par habitant tombent et les prix de nos richesses naturelles sont à leur plus bas niveau depuis la Deuxième Guerre mondiale, a dit M.Kaunda.Il a attribué ce phénomène au protectionnisme et aux subventions dispensées par les économies plus fortes.Enfin, il convient de signaler la sortie de Rajiv Gandhi contre «l'aventurisme» aux Iles Fidji, qui répudie selon lui les valeurs démocratiques et livre le Commonwealth au ridicule.Il a déploré l'odeur de racisme qui a entouré cet événement.Pour M.Gandhi, le Commonwealth n'est pas «un séminaire qui compare les diverses variétés d'anglais parlées dans le monde», mais une organisation vouée à la paix, à la justice, à l'égalité et au progrès de l'humanité.Durant l'après-midi, les délégués se sont réunis à huis clos pour traiter des grands dossiers de la politique internationale.CONGEDIE Congédié pour avoir exigé une note de service en français «l'ai commencé à travailler là il y a 11 mois avec un salaire de $5,50 l'heure; deux semaines après, le patron m'augmentait à $6,50 et finalement, j'ai eu $8,50.|e suis aussi devenu responsable d'un département.Alors, on devait sûrement apprécier mon travail .» M.Glémaud a porté plainte à la Commission de protection de la langue française.Selon lui, on lui aurait répondu qu'il n'avait pas beaucoup de recours, étant donné qu'il n'était pas syndiqué et n'avait pas accumulé cinq ans d'ancienneté.Le Centre de communication des communautés noires de Montréal a émis un communiqué hier pour dénoncer son congédiement.La compagnie Willsup Inc., créée en 1971, fabrique des joints d'étanchéité.Elle emploie 20 ouvriers, dont huit francophones.La Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres 245 à quatre chiffres 2143 -i-i- 42-3-01 Mercredi 14 1987 LES ANNONCES CLASSÉES /POUR VENDRE VITE.VITE, VITE IL ME FAUT LA PRESSE' Les parents dont rêvent les enseignants: M.Lleng Im Tan et Mme Phon Tan font travailler leurs fils Tanada et Tanaka deux heures tous les soirs, les obligent a lire deux ou trois heures la fin de semaine, et leur donne des dictées même pendant les vacances d'été.photo mot mmioux.u *»* PAIX 285-7111 Oscar Arias, prix Nobel de la paix «qu'il y a toujours eu dans l'histoire des gens étroits d'esprit mais que ces gens avaient toujours constitué une minorité».«C'est le plus beau jour de ma vie», a encore déclaré M.Arias avant d'ajouter qu'il consacrera le montant du prix (environ $360000 US) à la création d'une fondation chargée de venir en aide «aux plus pauvres et aux plus déshérités».Pour sa part, l'évêque auxiliaire de la capitale costàricienne, Mgr Antonio Troyo, a déclaré dans une homélie prononcée avant le discours du président que la «distinction conférée au chef de l'Etat symbolisait une nouvelle fois le triomphe de David contre Goliath ».«C'est le triomphe de ceux qui prêchent la paix face à ceux qui ont fait de la guerre une industrie, face à la haine et à la division des peuples».> L'annonce de l'attribution du prix Nobel de la paix au président Arias a donné lieu à des scènes de joie collective dans tout le Costa Rica.Des milliers d'étudiants et de salariés se sont rassemblés spontanément près de la présidence pour ovationner M, Arias.Le pian Arias, qui a déjà conduit à l'ouverture de dialogues gouvernement-guérilla au Salvador et au Guatemala, a bénéficié de nombreux appuis, dans la région et dans le monde entier.U y a huit jours, l'Organisation des Nations unies a ainsi adopté une résolution de soutien après le discours prononcé par M.Arias devant l'Assemblée générale à New York.Une surprenante dynamique de paix s'est emparée de la région dans les quelques semaines qui ont suivi l'adoption du plan.Il est vrai que son promoteur ne s'était pas reposé sur ses lauriers: après avoir réussi à faire adopter son projet au Guatemala, il a proposé sa médiation personnelle et celle de son petit pays pour faciliter la mise en oeuvre de mesures concrètes.Au Nicaragua, le président Daniel Ortega a voulu manifester très rapidement son intention de tenir les engagements pris par son pays.C'est ainsi qu'il a autorisé la réouverture des principaux organes de la presse d'opposition, le journal La Prensa et la Radio Catolica.Un cessez-le-feu \u2014 limité et unilatéral \u2014 a également été décrété.Pour favoriser l'ouverture d'un dialogue entre le régime sandinis-te de Managua et les contras \u2014 rebelles armés et financés par Washington \u2014, M.Arias a proposé la médiation du Costa Rica avant de préconiser celle de Mgr Obando y Bravo, archevêque du Nicaragua.Mais M.Ortega, qui a ouvert un «dialogue national» avec l'opposition légale, s'est jusqu'à présent refusé à rencontrer les représentants des groupes armés.Dans le cas du Salvador, Oscar Arias a reçu par deux fois les responsables de la guérilla dans la capitale du Costa Rica.Cette médiation a permis l'ouverture, le 4 octobre, d'une négociation entre le président salvadorien José Napoleon Duarte et la guérilla du Front Farabundo Marti pour la libération nationale (FMLN).Bien qu'un long et difficile chemin reste à parcourir, ce dialogue a ouvert la voie à un règlement négocié d'un conflit qui a fait plus de 60000 morts en sept ans.Au Guatemala, également, un ; timide dialogue s'est engagé le 7 octobre entre le gouvernement de M.Vinicio Cerezo et la guerilla la ; plus ancienne de la région.Les réunions, qui ont eu lieu à Madrid, n'ont pas permis d'aboutir à des résultats concrets.Oscar Arias est connu pour son indépendance de caractère, qui l'a conduit à s'en prendre avec une égale virulence au soutien qu'apporte Washington aux contras du Nicaragua, et aux excès de la gauche sandiniste à Managua.Arias, qui naît le 13 septembre 1941 à Heredia, près de San (ose, vient d'une des riches familles de planteurs de café du Costa Rica.U se rend aux États-Unis pour y étudier, d'abord la médecine, à l'université de Boston.Comme beaucoup de Centraméricains de l'époque, il y est fortement influencé par John F.Kennedy pendant la campagne de l'élection présidentielle américaine de 1960.Se tournant vers les sciences politiques, il poursuit ensuite ses études en Grande-Bretagne, et regagne son pays en 1969.Commence alors sa carrière politique, à l'ombre de son mentor, le président (ose Figueres Ferrer, qui le fait entrer un an plus tard dans son conseil économique.En 1972, Arias est nommé ministre du Plan et de la politique économique, un poste influent qu'il conservera cinq ans.Il gravit aussi les échelons du Parti de libération nationale (PLN), dont il devient secrétaire général en 1979.U abandonne cependant la direction du PLN en 1984, en vue d'en obtenir l'investiture pour l'élection présidentielle de février 1986, qu'il recueille de haute lutte contre Rafael Angel Calderon fournier.PARENT M.Tan est le parent dont rêvent tas prêta allophones parce qu'il y a un pro*, blême, raconte M.Guy Paradis, directeur de l'école Ferland à Saint-Léonard, ils s'en occupent tout de suite».Certes, les méthodes sont parfois fort discutables: «On a encore eu un cas de strappe récemment», regrette M.Paradis.Cependant, «il n'y a pas toujours une tape au bout de la ligne, mais il y a encore l'autorité et les arguments qui font plier les enfants».\u2022Les enfants sont trop gâtés» M.Tan a employé la fessée lorsque ses garçons étaient plus jeunes.Il parle avec une certaine nostalgie des professeurs cambodgiens qui n'hésitaient pas à administrer de petites fessées à leurs élèves: «Un coup sur la main ou sur les fesses, pas fort, juste assez pour que les étudiants continuent de bien travailler».Mais son autorité, c'est évident, repose sur autre chose.«Au Québec, estime M.Tan, les enfants sont trop gâtés».Ses fils sont d'accord.«Les parents de nos amis québécois passent leur temps à les gâter, à les amener à La Ronde», raconte Tanaka.«Nos parents nous apprennent des choses, ils nous font faire les choses importantes d'abord ».« Nous ne sommes pas plus intelligents», affirme son frère Tanada.« Mais les enfants québécois n'aiment pas beaucoup apprendre plus, leur façon de faire leurs devoirs, c'est le plus vite possible pour pouvoir aller s'amuser».Les garçons Tan devront continuer de bien étudier s'ils veulent réaliser les.ambitions de leur père.«)'ai déjà prévu tout ça: j'aimerais qu'ils s orientent vers la médecine».C'est qu'au Cambodge, où M.Tan compte retourner un jour, il y a pénurie de médecins.Qu'arrivera-t-il si Tanada et Tanaka veulent faire autre chose?«Ils auront le choix, mais en tant que père, j'ai la responsabilité de l'avenir de mes enfants, et j'aimerais les orienter vers ça ».Qu'en pensent les garçons?«C'est difficile à dire, il y a encore un long chemin devant nous».Tanada et Tanaka étudient beaucoup, mais ils n'ont rien d'enfants malheureux.Us aiment beaucoup jouer, ils lisent Astérix, ils disent ce qu'ils pensent: «|e crois plus aux extraterrestres qu'en Dieu», n'hésite pas à déclarer Tanaka devant son père scandalisé.Et ils font du sport.Même que, oubliant un moment la médecine, ils ont songé devenir.joueurs de hockey professionnels! En un an, prétend Tanaka, «on a vite rattrapé les joueurs québécois».Mais papa est intervenu: «U nous a dit que nous n'étions pas assez gros, pas assez forts».La Presse a rencontré la famille Tan un mardi soir.Tout le long de l'entrevue, les deux garçons, installés à la table de cuisine avec Gpa et le journaliste, n'ont levé i yeux de leurs livres que lors- Îu'on leur posait une question, anada faisait un devoir de français.Tanaka avait déjà fait ses devoirs de la journée.Alors, il prenait de l'avance.DEMAIN: Les familles monoparentales et l'école Rectificatif ¦ Dans son édition du 29 septembre, La Presse écrivait, dans un article sur les entreprises de l'Est de Montréal, que la vente de Gulf à Ultramar par Petro-Canada avait entraîné une perte d'emplois.II aurait fallu plutôt parler de la vente par Gulf de ses actifs au Québec à Ultramar.Pe-iro-Canada, elle, avait acheté les actifs de Gulf en Ontario et dans l'Ouest.$4,027,000 La Presse et la Croix-Rou-e rappellent que seulement p.cent des Québécois donnent régulièrement de leur sang.Cet automne, joignez les rangs de ceux qui sauvent une vie, car les besoins de sang demeurent les mêmes qu'en tout autre temps de l'année.Aujourd'hui, la Croix-Rouge tient des cliniques à: ¦ Montréal, au centre permanent de la Croix-Rouge, 3131 est, rue Sherbrooke, de 10 h â 20 h; ¦ cégep Bois-de-Boulogne, 10500 rue Bois-de-Boulogne, hall d'entrée, Pavillon Ignace Bourget, de 10 h à 16h; ¦ Sun Life Compagnie d'assurance du Canada, Edifice de la Sun Life, local 236, auditorium, 7* étage, 1155, rue , Metcalfe, de 9 h à 12 h et de 13 h 30 à 15 h 30; Société Saint-Vincent-de-Paul, Conseil Central de Montréal, 1930, rue Cham-plain.de 14 h 30 à 20 h 30; ¦ Nicolet, Institut de Police du Québec, 350, avenue d'Youville, de 14 h à 20 h 30.___é_l ft LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCRED114 OCTOBRE 1987 La A3 $90 millions pour relever l'économie de l'Est de Montréal PIT ¦ Pour contrer le chômage et ranimer l'économie dans T'Est de Montréal, l'administration municipale y investira $90 millions au cours des cinq prochaines années.Comptant sur l'effet boule de neige, M.Robert Perreault, vice-président du comité exécutif de la Ville, assure que cette mise de fonds devrait entraîner des investissements quatre fois plus élevés du secteur privé, consolider 11 500 emplois et en créer 4000 autres.Cet effort financier sans précédent de la Ville s'inscrit dans la foulée du rapport du Comité de relance de l'économie et de l'emploi dans l'Est de Montréal (CREEEM).La majeure partie des fonds dégagés est déjà prévue au Plan triennal d'immobilisations, et s'applique à la réalisation de cinq programmes, dont certains sont nouveaux.C'est avant tout en créant des parcs industriels nouveaux, en rénovant les anciens, en construisant ou rénovant des immeubles industriels, en favorisant la création de «condos industriels» que la Ville de Montréal compte aider à la relance dans l'Est.Les prix des billets d'autobus doivent Ce genre d'action, en soi, ne crée pas d'emplois, convient M.Perreault, mais il favorise grandement leur implantation.«On crée ainsi un effet d'entraînement, comme ce fut le cas avec l'Opération 20000 logements.Il existe actuellement une forme de reprise industrielle à Montréal, et le manque d'espace se fait sentir.Il y a donc place pour le dévelop- [tement manufacturier dans 'Est.» Pour M.Claude Piché, directeur général de la CIDEM, c'est en se basant sur l'expérience passée qu'on arrive à déduire le montant des investissements privés ($357 millions) et le nombre d'emplois (4030) qu'entraîne une action municipale de ce genre: ¦ ainsi, Montréal s'engage-t-clle à créer quatre nouveaux parcs industriels qui augmenteront du tiers la superficie des parcs industriels de l'Est.De plus, elle aménagera la zone industrielle l'Assomption, au sud de la rue Sherbrooke, agrandira le parc industriel Louis-Hippolyte La fontaine, et remembrera trois zones industrielles dans Rivière-des-Prairies et Pointe-aux-Trembles.Dépense: $44 millions, dont $16 millions cette année.On entrevoit des retombées économiques de plus de $200 millions et la création de 2000 emplois directs ; ¦ à l'intérieur des programmes Praimont (revitalisation des aires industrielles), Montréal consacrera $11 millions A la rénovation des infrastructures des zones industrielles Rouen, dans Hochela-ga-Maisonneuve, et Duplessis, dans Riviere-des-Prairies.Cette dépense de $11 millions entraînera la consolidation de 400 emplois et la création de 300 autres; ¦ grâce au programme PROCIM (de coopération industrielle) que l'administration Doré a reconduit, la Ville propose une aide financière pour inciter les entreprises à améliorer ou agrandir des é-difices industriels existants.Huit des $20 millions du programme iront à des industries de l'Est pour subventionner une partie des coûts de financement des travaux, et rembourser l'augmentation de taxes qui s'ensuit ; ¦ la Société de dévelopement économique de Montréal (SO-DIM) est par ailleurs chargée d'appliquer un nouveau programme: Montréal industrie 2000.Elle soutiendra la construction de locaux industriels de petites dimensions sous formes de «condos industriels», de plus en plus en demande.La Ville vendra les terrains à meilleur prix A la SODIM qui fera ensuite profiter les acheteurs d'un escompte, consentira un étalement des paiements et subventionnera la location des espaces pendant deux ans.Il s'agit d'un investissement municipal de Ça ne garantit pas le maintien des emplois, réagit la CSN ¦ Le Conseil central de Montréal de la CSN estime que les Çrogrammes annoncés par la î 1 le de Montréal pour la relance économique de l'Est ne garantissent pas le maintien des emplois menacés dans les industries en difficultés.Il convient qu'ils pourront consolider et créer des emplois dans les PME, mais sans toucher les grandes entreprises de la pétrochimie et du matériel de transport, dont la Vickers.De plus, le Conseil central espérait que la Ville de Montréal indiquerait plus fermement sa volonté de prendre le leadership afin que les recommandations du CREEEM ne restent pas lettre morte aux autres niveaux de gouvernement.rester bas, dit Doré ¦ Les prix des billets d'autobus et de métro doivent être maintenus bas car Montréal compte beaucoup de pauvres, a dit hier le maire lean Doré, à l'occasion d'une activité de financement de Cen-traide.Les maires de quelques villes du West-Island soutiennent que la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal doit augmenter la part des usagers pour éponger son déficit La STCUM, qui a un déficit de $3 millions et s attend à un manque de revenus de $17 millions 1 an prochain, menace de couper des services d'ici deux semaines.«La part des usagers est déjà importante, a dit M.Doré au cours d'une entrevue.Quand on nous donne l'exemple typique de Toronto, où die est plus élevée, on oublie que le revenu personnel disponible y est aussi de 40 p.cent plus élevé qu'à Montréal.» M.Doré a rappelé que 350000 personnes vivent sous le seuil de la pauvreté dans la ville de Montréal, soit 40 p.cent de la population la plus pauvre du Québec.«Les gens ont tendance à l'oublier trop facilement.Même si Montréal va bien, même si le développement se fait de façon extraordinaire au centre-ville, on a beaucoup de pauvres qui n'ont pas d'auto pour se déplacer.» «Le taux de 'motorisation' (le nombre de personnes qui ont des autos) est le double à Toronto.A Montréal, on a un des taux de motorisation les plus faibles en Amérique du Nord, et le plus haut taux d'utilisation des transports en commun.Il faut comparer des poires avec des poires», a ajouté le maire.Robert Perrault, vice-président du comité exécutif de la ville et président du conseil d'administration de la STCUM, soutient que si les tarifs augmentent plus que l'inflation, les Montréalais vont moins utiliser les métros et les autobus.«Avec cette solution, on aurait au bout du compte moins de revenus, a dit M.Doré.Il faut voir aussi que ce ne sont pas seulement les usagers qui profitent du transport en commun, mais aussi les automobilistes, les entreprises du centre-ville et les villes de la Rive-sud et de Laval.«Entre 10 et 15 p.cent des usagers viennent des banlieues sud et nord et paient seulement le tarif, sans participer au financement des coûts de construction.» Les revenus de la STCUM proviennent à 33 p.cent de la vente des billets, à 23 p.cent des villes de la CUM et à 44 p.cent du gouvernement provincial.La Société de transport prévoit des dépenses de $535 millions en 1988.Les prix de la carte d'abonnement mensuel \u2014 $28,50 \u2014 et des billets \u2014 un dollar \u2014 sont parmi les plus bas parmi les grandes villes nord-américaines.A Toronto, la carte mensuelle coûte $44.Les première* mUUonnairew au séiect ast Ce sont deux résidentes de le Côte-Nord, M mes Georgette Canuel, de Forestville, et Linda Edmond, de Rivière Portneuf, qui sont devenues, au tirage du 10 octobre, les deux premières millionnaires du nouveau jeu sur numéros de Loto-Québec, Sélect 42.Toutes deux mères de familles, les gagnantes, qui misent ensemble depuis le début du Sélect 42, se partagent donc un gros lot de $2461224.Georgette Canuel encaisse pour sa part un lot boni de $24612, soit un p.cent du gros lot, puisque la sélection chanceuse, une mise-éclair, a été achetée à l'Epicerie Canuel de Forestville, qu'elle exploite avec son mari.Accusée d'avoir tué sa fille de deux ans Press* Canadienne QUÉBEC ¦ Au bord de la crise d'hystérie, France Lajoie n'a séjourné que pendant quelques secondes, hier après-midi, dans le box des prévenus, au palais de justice de Québec, le temps d'apprendre qu'elle était accusée du meurtre prémédité de sa fille de deux ans et demie, Sabrina, trouvée étranglée dans une poubelle de l'Hôtel-Dieu de Levis lundi soir.Son avocat, Me Pierre Desruisseaux, a demandé et rapidement obtenu que la jeune femme de 24 ans soit soumise à un examen psychiatrique de trois jours avant de revenir devant le juge.Suivant Me Desruisseaux, sa cliente était dans un état de choc.Il y a deux ans, France Lajoie avait perdu la garde de son enfant, qui avait été placée dans un foyer d'accueil à Levis.Plusieurs fois, elle avait crié sa révolte.A deux occasions, elle avait mis le feu dans des maisons de la rive sud.Une autre fois, elle s'était enfuie avec son bébé.Malgré tout, elle avait obtenu un avantage, celui de voir son enfant quand elle en sentait le besoin.Selon la police, c'est la jeune femme qui a elle-même lancé l'alerte en téléphonant au poste de police pour dire qu'elle venait de tuer sa fillette.Les agents ont appelé les responsables de l'Hôtel-Dieu de Lé-vis pour les avertir du drame.Des employés ont fouillé dans la salle de toilettes qui avait été décrite par la mère et ont découvert le petit corps dans une poubelle.Transportée au bloc d'urgence, la petite Sabrina a été réanimée.Mais ses fonctions vitales ne pouvaient être maintenues que grâce aux appareils et elle n'était plus qu'un «légume», plus d'une trentaine de minutes s'étant écoulées entre son étranglement et le moment où on l'a découverte.Selon la police, la jeune femme se serait rendue chercher Sabrina au foyer d'accueil vers 14 h lundi et aurait fait une balade avec elle, s'arrêtant notamment dans un parc voisin, où elle a joué avec l'enfant.Vers 16h45, elle serait entrée à la clinique externe d'orthopédie de l'Hôtel-Dieu, accessible par la porte du service d'urgence.VOIES DE FAIT SUR UN BOSTONNAIS ¦ Un jeune homme de 19 ans, originaire de Saint-Hubert devrait répondre ultérieurement d'une accusation de voies de fait sur la personne d'un Bostonnais, à la suite d'une altercation survenue lundi soir au Forum de Montréal.Il semble qu'une dispute soit survenue dans les estrades entre le jeune homme en question, partisan du Canadien et un Bostonnais de 22 ans, adepte dés Bruins de Boston, à la fin du match opposant les Nordiques et les Canadiens.La rixe s'est soldée par la chute du Bostonnais d'environ 30 pieds de la section rouge des gradins ; dans sa chute,le visiteur américain se serait infligé une fracture du crâne et de la clavicule.Transporté à l'hôpital Général de Montréal, le blessé s'est retrouvé dans un état comateux durant plusieurs minutes; toutefois son état devait s'améliorer pour devenir stable mais sérieux par la suite.CLOCHARD MAL EN POINT ¦ Un clochard dans la vingtaine, qui somnolait, hier un peu avant minuit, près d'une sortie d'air chaud, à l'arrière de la Place des Arts a eu la tête coincée entre le mur et un camion de livraison, sur le boulevard de Maisonneuve.Le jeune homme, qui a été conduit à l'hôpital Notre-Dame, était toujours maintenu en vie à l'aide d'appareils respiratoires.PARALYSIE SUR LA 20 ¦ Un accident spectaculaire survenu hier matin sur la route 20, à la hauteur de l'échangeur Turcot, a complètement paralysé la circulation sur les trois voies pendant plus de trois heures.Un camion-remorque s'est fait tamponner par un train routier.Le conducteur du camion tamponné, Gabriel Séguin, 43 ans, a été légèrement blessé.On l'a transporté à l'Hôpital général de Montréal.$2 millions qui pourrait induire $40 millions d'investissements privés et maintenir ou créer 800 emplois; ¦ enfin, la SODIM investira $25 millions dans la construction ou la rénovation d'édifices industriels pour fin de location, servant ainsi de locomotive auprès des promoteurs privés.Les immeubles seront vendus après la phase de démarrage.On estime pouvoir ainsi créer ou maintenir près d'un millier d'emplois.Montréal propose enfin à ses voisines, Anjou et Montréal-Est, la création d une «Société de promotion du développement économique de l'Est de Montréal » pour élaborer une stratégie commune capable d'attirer de grandes entreprises dans l'Est.Pourquoi tous ces millions pour l'Est de Montréal?Parce qu'on y trouve 22000 chômeurs et 9400 assistés sociaux aptes au travail victimes, en partie, des licenciements collectifs des dernières années.Le territoire comprend Rosemont (ancien et nouveau), Hochelaga, Maisonneuve, Riviere-des-Prairies et Pointeaux-Trembles, ainsi que les villes d'Anjou et de Montréal-Est.Commerce de faux tableaux: une fraude de plusieurs millions de dollars ¦ La Sûreté du Québec a perquisitionné chez trois commerçants en oeuvres d'art de Montréal, qui au- ' raient fraudé des clients en leur vendant de fausses oeuvres d'art, à des prix variant entre $10000 et $75000.On rapporte qu'ils offraient à des clients d'investir dans l'achat d'oeuvres de peintres réputés.Ainsi, un denturologiste de Magog s'est porté acquéreur d'un faux Léo Ayotte et de certains autres tableaux, tous aussi faux, pour une somme globale de $50000.Un médecin de la région de Sherbrooke s'est fait posséder pour $80000.Selon un expert, qui a aidé la SQ dans l'enquête qu'elle a entreprise il y a plus d'un an, les fraudeurs auraient écoulé plus d'une centaine de faux tableaux sur le marché du Québec, particulièrement en province.«Il pourrait s'agir d'une fraude de plusieurs millions de dollars, a estimé l'expert, précisant que celle-ci touchait plusieurs centaines de professionnels: avocats, notaires et hommes d'affaires.La vente de faux tableaux a toujours existé, a encore précisé le spécialiste, mais ce n'est que depuis environ deux ans qu'elle prolifère à une telle échelle.Ce sont surtout des professionnels de l'extérieur de Montréal qui ont été pris au piège, attirés par le fait que ces oeuvres pourraient représenter un excellent abri fiscal.» C'est à la suite de plaintes faites par des acheteurs frustrés que la SQ a institué une enquête, s'ad-joignant des experts versés en la matière.Les courtiers en oeuvres d'art travaillaient surtout en province par téléphone et offraient ces faux tableaux généralement à des professionnels bien nantis: dentistes, notaires, avocats, médecins, architectes, pharmaciens, denturologues.Au début, on vendait de vrais tableaux mais de valeur pas trop élevée, par exemple $500.Puis, on offrait de fausses oeuvres de Stanley Cosgrove, Marc-Aurèle Fortin, René Richard, Léo Ayotte, A.Y.Jackson, Umberto Bruni et Soulikias à gros prix.Un porte-parole de la SQ a précisé, hier à La Presse, que 1 enquête, en marche depuis environ un an, avait permis récemment la saisie chez des clients, de 15 faux tableaux de Cosgrove, Ayotte, Umberto Bruni et Soulikias.Il a invité les amateurs de tableaux à ne pas prendre panique pour autant, puisqu'il y aurait à peine de un à deux p.cent de fausses toiles, parmi les pièces vendues annuellement sur le marché québécois.Des accusations devraient être portées sous peu contre les trois commerçants; d'autres devraient éventuellement suivre.L'enquête se poursuit.Père condamné pour agressions sexuelles sur sa fille adoptive JBMIWW SAINT JÉRÔME ¦ Le juge Roger Lagarde a condamné, hier, un homme d'une quarantaine d'années à deux ans moins un jour de prison, après qu'il se fut reconnu coupable d'agressions sexuelles sur sa fille adoptive alors qu'elle n'était âgée que de sept ans, et ce jusqu'à ce qu'elle ait 14 ans.Selon la version entendue au Palais de justice de Saint-Jérôme, l'alcool et un manque de relations sexuelles avec sa première et sa deuxième femmes ont influencé le comportement du quadragénaire.Avant de rendre sa sentence, le juge Lagarde, de la Cour des sessions de la paix, a tenu compte qu'il avait été établi, lors des audiences, que cet individu avait lui-même été victime d'attentats sexuels alors qu'il était enfant.Des procédures de divor- ces doivent être intentées demain par sa deuxième femme, la mère de la fillette concernée.L'accusé n'avait aucun antécédent judiciaire.La loi protégeant les mineurs nous interdit d'identifier ici le prévenu, puisque cela équivaudrait à faire reconnaître l'enfant dont il a abusé.Ces attentats ont été commis entre 1979 et 1987, et l'inculpé est incarcéré depuis le mois d'août dernier.Dans son témoignage à huis clos devant la Cour \u2014 une partie de sa déposition a cependant été résumée publiquement avant le prononcé de la sentence \u2014 la victime a mentionné qu'elle ne voulait pas que son père adoptif aille en prison, mais qu'il subisse plutôt des traitements pour soigner son alcoolisme et ses autres problèmes.Toutes les parties Intéressées dans cette affaire ont souligné qu'elles avaient noté chez la jeune victime une force de caractère comme l'on voit très rarement chez une adolescente de cet âge.Dans son plaidoyer, l'avocat de la défense a fait témoigner la soeur de l'inculpé qui a dit pouvoir s'occuper de son frère si celui-ci était remis en liberté.«Il a besoin de soins et je suis prête à l'aider.Ma mère ne veut pas que son fils fasse de la prison, elle veut le faire soigner», a ajouté la jeune femme.Dans ses propos, le juge Lagarde a souligné qu'il avait devant lui un cas pénible, mais qu'il lui fallait imposer une sentence exemplaire, «car il se produit malheureusement trop de cas semblables de nos jours.11 faut une sentence adéquate», a-t-il enchaîné.Il arrive souvent que de tels abus aient des suites fâcheuses lorsque les victimes deviennent adultes.«Mais, dans ce cas il est difficile d'évaluer aujourd'hui les séquelles à venir.La victime a une excellente force de caractère.Elle veut que son agresseur soit soigné», a ajouté le magistrat.En plus de fixer une sentence de deux ans moins un jour, le juge Lagarde a ordonné à l'accusé de consulter, dès sa sortie de prison, une association spécialisée qui pourrait l'aider à orienter sa vie dans le droit chemin, en plus de joindre les rangs des Alcooliques anonymes.De plus, il devra garder la paix durant les trois années qui suivront sa remise en liberté.La Cour lui a aussi ordonné de ne pas tenter de contacter la victime.SEMA»* UN CAHIER SPÉCIAL À NE PAS MANQUER dans le samedi 17 octobre 1987 A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCRED114 OCTOBRE 1987 L'ÉCOLE: les devoirs des parents Huit règles à suivre pour que vos enfants réussissent à l'école ANDRÉ Les parents doivent respecter huit grands principes s'ils veulent que leurs enfants réussissent à l'école.Ils doivent: l ) intéresser leurs enfants à l'école, 2) suivre leurs études de près, 3 ) cultiver cluv.eux l'autonomie et la discipline, 4) créer un environnement propice à l'étude, 5) être exigeants tout en respectant les cupacités de chaque enfant, 6) devenir les complices de l'école, 7) punir et récompenser intelligemment et 8) être à l'écoute de leurs jeunes.Ces règles, La Presse ne les a pas tirées des livres.Elles viennent de suggestions que nous ont faites au cours des derniers mois les nombreux parents et enseignants que nous avons rencontres, il ne s'agit pas d'une recette magique; nous savons bien, comme tous les parents, qu'il n'y en a pas.Bien des parents consciencieux voient leurs enfants échouer à l'école.Mais, si l'on en croit les personnes consultées, les parents mettront toutes les chances de leur côté en suivant les huit règles en question.Intéresser leurs enfants à l'école ¦ Les enfants étudient si les études les intéressent ou si, au moins, elles leur paraissent importantes.Les parents peuvent faire beaucoup à cet égard.D'abord en parlant le plus souvent possible de l'école avec leurs enfants.M.André Boulerice, père de deux adolescents, raconte que « 365 jours par année, on discute de l'école à l'heure du repas».«Si les parents ne s'intéressent pas à l'école, fait remarquer M.Boulerice, les enfants ne sont pas intéresses».Les parents doivent s'intéresser aux travaux qu'ont à faire leurs jeunes, être toujours disponibles pour les aider, leur demander de raconter ce qu'ils apprennent.II ne faut pas que les enfants puissent dire, comme cette étudiante que nous avons rencontrée: « Mon père fait toujours des rénovations, il ne s'occupe pas trop dés choses scolaires», Une mère explique ce qu'elle fait avec sa fille qui est en troisième année:: «Je feint d'être ignorante, je lui demande de m'expliquer la racine carrée, je l'obstiné».C'est facile au primaire, mais c'est aussi possible au secondaire.Mme Denise Drolet, mère de deux adolescents, raconte: «Quand mes enfants ont des recherches à faire, j'aime ça embarquer, fouiller dans des livres, c'est ça ma participation».! Aider ses enfants à faire leurs devoirs, ce n'est pas leur donner la réponse.C'est les mettre sur la piste, s'intéresser assez à leur problème pour qu'ils aient le goût de le solutionner d'eux-mêmes.PHOTO ARMAND TROTTIER.LA PRESSÉ Richard Fourrier, étudiant à la polyvalente Henri-Bourassa.Un exemple à ne pas suivre: « Mon père, si tu lui demandes un problème en maths, il va t'écrire une feuille longue comme ça et te dire: 'Tu montreras ça à ton professeur, il va comprendre' ».Un exemple à suivre: «Mon père quand il arrive, il s'attarde à ce que tu fais.Si tu as un problème, avec lui, tu en as pour une heure à chercher!» Suivre les études de près ta En suivant de près les études de leurs enfants, les parents montrent à leurs enfants l'intérêt qu'ils portent à leur éducation, et ils se mettent en position d'être informés et d'intervenir dès qu'il y a un problème.Suivre les études de près, c'est notamment accorder beaucoup d'importance aux notes qu'obtiennent leurs enfants.Aussi surprenant que cela puisse paraître, tous les parents ne le font pas.« Des étudiants viennent nous voir pour se faire féliciter parce que leurs parents s'en foutent», affirme le directeur de la polyvalente Edouard-Montpetit a Montréal.Les parents devraient exiger une amélioration là où les résul- ' tats sont faibles, mais aussi féliciter leurs enfants pour les bonnes notes et pour les améliorations : par rapport au bulletin précédent.Même si la bonne note est , en arts plastiques et la mauvaise - en mathématiques.I Parmi les parents que nous avons rencontrés, plusieurs se sont plaints de ce que les écoles .publiques les informaient trop peu et trop tard de ce qui arrivait 'à leurs enfants.Par contre, d'autres ont souligné qu'au cours des dernières années, il y a eu une grande amélioration à ce chapitre.Quoiqu'il en soit, dans la mesure où l'école leur donne des moyens de suivre leurs enfants, les parents devraient en profiter.Les parents devraient, par exemple, participer aux rencontres qu'organisent les écoles pour leur expliquer les règlements et le contenu des cours.Connaissant mieux l'école, ses règlements et son personnel, les parents seront mieux en mesure de comprendre ce qu'y font leurs enfants et d'en parler avec eux.Autres instruments mis à la disposition des parents: les carnets de leçons, dans les écoles primaires, et les agendas, dans les écoles secondaires.Les étudiants doivent y noter les travaux qu'ils ont à faire.Les professeurs y écrivent parfois des remarques à l'intention des parents, qui doivent alors le signer.Si l'enfant étudie bien et a de bons résultats, les parents peuvent laisser tomber la vérification régulière du carnet de leçons ou de l'agenda, lui faisant ainsi sentir qu'ils lui font confiance.Us devraient seulement y jeter un coup d'oeil de temps en temps, avec l'accord de l'enfant, pour mieux comprendre ce qu'il étudie et pour en pouvoir en parler avec lui.Par contre, si l'enfant a des pro blêmes, les parents devraient con suiter fréquemment ces documents, et discuter avec lui de ce qu'ils y trouvent.Discuter, c'est-à-dire le convaincre et si nécessaire l'obliger à étudier, mais aussi faire preuve d'un réel intérêt pour les travaux qu'il a à faire et pour ce qu'il apprend à l'école.Les parents devraient se rendre aux réunions parents-professeurs, surtout si leur enfant a des difficultés.Certes, il faut attendre de longues minutes avant d'entrer dans un bureau et si l'enfant n'a pas de problèmes majeurs, la rencontre ne durera que quelques minutes.Mais en y allant, vous montrez à vos enfants et aux professeurs l'importance que vous attachez à l'école.Si vous avez un jour à discuter d'un problème avec un enseignant, le contact sera plus facile si vous l'avez déjà rencontré.Cultiver l'autonomie et la discipline ¦ Parents et éducateurs s'entendent pour dire qu'à mesure que les enfants vieillissent, les parents doivent leur laisser une certaine autonomie quant à leurs études.En fait, ils devraient preparer cet-t- mtinnomîe.snns,jamais oublier son pré-requis la discipline, dès le primaire.C'est-à-dire que graduellement, ils devraient cesser de vérifier les devoirs à tous les soirs.Pour que cela fonctionne, il faut que les parents fassent com- ft prendre à leurs jeunes l'importance des études.Une suggestion de Mme Jacqueline Vadnais, mère de trois enfants: «Dès qu'ils nous disent qu'ils ont un rêve, il faut leur faire comprendre que les études, c'est peut-être la façon de réaliser leur rêve».Sur ce point comme sur les autres, il n'y a pas de méthode miracle.Certains enfants prennent leurs responsabilités dès la troisième année, d'autres doivent être suivis à la trace durant tout le secondaire.Les parents doivent faire l'expérience, lâcher la bride, quitte à la reprendre si des problèmes importants font surface.Si tout va bien, au secondaire, les parents ne devraient plus contrôler les études de leurs enfants que par le biais des bulletins et des rencontres avec les professeurs.Pas de vérification quotidienne des travaux, pas de minutage des périodes d'étude.L'intérêt qu'ils portent pour les études de leurs enfants devraient être un intérêt-curiosité plutôt qu'un intérêt-surveillance.Lors de la remise du bulletin, s'ils souhaitent des améliorations, les parents devraient en discuter avec leur enfant, le convaincre qu'il devra travailler davantage ou organiser son travail différemment, lui offrir leur aide, et lui laisser une chance de se rattraper de lui-même.Si les notes ne s'améliorent pas, si l'enfant, comme cela arrive fréquemment, est incapable de se prendre en main, les parents devront alors resserrer la discipline, en lui expliquant pourquoi.Chez les Dagenais, les deux filles (secondaire II et III) montent étudier dans leur chambre tous les soirs après souper, environ deux heures, sans que les parents aient à leur dire de le faire.«Ça s'est bâti petit à petit, elles sont comme ça parce qu'on les a édu-quées comme ça, elles savent qu'elles ont du travail à faire et elles le font», affirme M.Dagenais.PHOTO JEAN-YVES LÉTOURNEAU.LA PRESSE Pierre Lambert, directeur-adjoint de la polyvalente Émlle-Le-gault.Il est d'autant plus important d'inculquer tôt ce genre de discipline aux enfants qu'à compter de secondaire III ou IV, nous disent les parents, le contrôle devient presque impossible.M.Pierre Le-clerc, père de quatre enfants, explique: «Si les notes baissent en secondaire IV, on a beau l'envoyer dans sa chambre, elle aurait le livre devant elle mais n'aurait pas les yeux dans le livre.Le chantage, ça ne marche plus.Tout ce qu'on peut faire, c'est lui dire que si elle a des échecs, c'est elle qui va payer pour».Créer un environnement propice à l'étude ¦ Dans tous les manuels et brochures préparés par les éducateurs à l'intention des parents, on retrouve quelques conseils relatifs à l'environnement : fournir à l'enfant un coin tranquille pour étudier, fermer la télévision pendant la période consacrée aux travaux scolaires, etc.Mais un environnement propice à l'étude, c'est plus que cela.C'est un milieu où l'éducation, la lecture, la curiosité, les activités éducatives sont valorisées.« L'enfant c'est une éponge, rappelle un père de cinq enfants M.Jacques Boulva, il absorbe ce dans quoi il baigne: mon attitude face aux livres, face à l'école, face aux diplômes».Tel père, tel fils.Si l'on veut que l'enfant lise, il faut lire.«Si le parent est cloué devant la télé mais dit à son enfant : 'Ne regarde pas la télé, va étudier', ça n'aide pas», souligne Mme Céline Le-gault, animatrice de cours sur les relations parents-adolescents à la Commission des écoles catholiques de Montréal (CÊCM ).Il faut aussi, comme l'affirme un directeur d'école, «montrer à l'enfant que l'école, c'est plus important que le hockey».Créer un environnement propice à l'étude, c'est faire de celle-ci quelque chose d'intéressant, d'utile, d'amusant.Les professeurs peuvent donner aux parents toutes sortes de trucs pour aider leurs enfants dans leurs apprentissages tout en s'amusant avec eux.Un exemple: dans une série de brochures destinées aux parents du primaire, la CÉCM fait les suggestions suivantes aux parents d'élèves de sixième année qui veulent leur faire travailler leurs mathématiques: leur laisser le soin de vérifier les factures d'épicerie et d'estimer le coûts de petits achats, leur faire calculer la surface à couvrir lors de la pose de tapis ou de papier peint, leur proposer d'avoir un cahier dans lequel ils inscriraient les statistiques de leur équipe favorite et calculeraient les moyennes.Il ne s'agit pas de forcer l'enfant à faire tout cela, mais de lui en donner l'idée, de lui confier des tâches utiles qui mettent ses nouvelles connaissances à profit.L'enfant sera d'autant plus intéressé à ses études s'il sent qu'elles servent à quelque chose.Exigence et respect des capacités de l'enfant ¦ Le point d'équilibre entre les deux attitudes est difficle à trouver.H est différent pour chaque enfant.Le défi des parents, c'est de bien connaître leur enfant, de déceler et d'accepter ses forces et ses faiblesses même si elles ne correspondent pas toujours à leurs ambitions, d'exiger le maximum mais non l'impossible.Selon ce que nous ont dit les enseignants, les parents québécois ont tendance à être trop peu plutôt que trop exigeants.«Beaucoup d'enfants sont en difficulté, affirme le directeur-adjoint de la Polyvalente Émile-Legault M.ierre Lambert, parce que leurs parents les protègent trop».«Ils n'exigent rien d'eux, et ils nous trouvent très exigeants».Par contre, les enfants dont on exige trop réagissent parfois mal.«Cela entraîne une forme de rejet des études, des troubles de com- Krtement », selon M.Jean-Marie uchard, professeur en sciences de l'éducation à l'Université du Québec à Montréal., Devenir les complices de l'école ¦ Il peut arriver que les parents soient en désaccord avec des mesures prises par l'école ou avec les méthodes utilisées par un enseignant.Us ont le droit et le devoir d'en discuter avec la direction ou avec l'enseignant.Mais ils doivent éviter de critiquer l'école devant les enfants.M.Michel Ménard, directeur-adjoint de la polyvalente Gérard-l illion explique: «Quand le prof .met quelque chose dans l'agenda et que le parent réagit en disant 'lui y commence à être fatiguant', l'étudiant lé retient, l'autorité de l'enseignant est sapée»».Le père de deux élèves de l'école de la Petite-Bourgogne M.Jean-François Sagala critiquait l'école «à la planche» devant son enfant.Ses idées sur l'école ont changé après qu'il se soit impliqué dans le comité de parents.«Du fait que j'aie changé de vocabulaire, mon enfant trouve l'école plus facile».Tous les éducateurs nous l'ont dit : seule une alliance entre l'école et les parents peut venir à bout des problèmes de comportement ou d'apprentissage d'un enfant.«Ça ne donne rien d'établir un système de retenues, explique M.Ménard, si les parents refusent que leur enfant reste plus tard à l école».De plus, en aidant leur* enfants à faire leurs devoirs, les parents devraient respecter les méthodes d'enseignement d'aujourd'hui, même si elles leur paraissent étranges.S'ils ne le font pas, ils risquent de semer la confusion chez l'enfant.«Quand tu arrives à l'examen, constate un parent, si tu n'as pas la méthode du prof, tu n'as pas les notes».Il faut avouer que la tentation est forte de faire profiter ses enfants de ses bonnes vieilles méthodes.«Pour faire des divisions, ça prend à mon garçon la moitié d'une feuille», s'exaspère un parent.Mais en parlant aux professeurs, en participant aux réunions qu'organisent les écoles PHOTO MICHEL GtAVtt, LA PKSSE Manon Leelerc, étudiante à l'école secondaire Notre-Dame-de-Lourdes pour leur expliquer ce qu'on enseigne aux enfants, les parents se réconcilient souvent avec les méthodes d'aujourd'hui.Au parent qui, comme cela arrive souvent, est incapable d'aider son enfant parce qu'il ne comprend pas la méthode utilisée par le professeur, Mme Claire Berthelet, conseillère pédagogique à la CÉCM, fait la suggestion suivante: «Chargez l'enfant de demander l'information au professeur et de venir vous l'expliquer par la suite.Comme il va avoir à vous l'expliquer, il sera encore plus attentif à ce que lui dit le professeur».Punir et récompenser intelligemment ¦ «Est-ce que ça existe encore des parents qui vont couper le ski la fin de semaine parce que l'enfant a échoué en physique?», se demande, nostalgique, M.Louis Venne, directeur des services pédagogiques de l'école Notre* Dame-de-Lourdes.Les parents ne sont pas aussi sévères.qu'ils l'étaient autrefois.Plusieurs éducateurs le déplorent.Même des enfants s'en plaignent.Richard Fournier, 14 ans, étudiant à la polyvalente Henri-Bourassa de Montréal, regrette que sa mère ne soit pas plus sévère: «Des fois elle me dit que si je ne fais pas telle chose, je n'aurai pas mon argent pour la fin de semaine.|e ne le fais pas, et j'ai mon argent quand même Cest comme si ça ne la dérangeait pas.» Les parents, eux, expliquent que les enfants ne sont plus aussi dociles qu'autrefois.Mme Johan-ne Martin, enseignante et parent de la rive-sud de Montréal: «Les enfants ont appris dès le primaire à s'exprimer, à discuter.On leur parle des grands principes de justice, et à sept ans ils te disent que telle chose n'est pas juste.Le parent est obligé de négocier».Les récompenses («Si tu as 90 en physique, tu auras une paire de skis») et les punitions font encore partie de l'arsenal des parents,, mais ils les utilisent avec plus de circonspection.Elles sont encore efficaces, si l'on en croit Manon Leelerc, étudiante de secondaire V à l'école privée Notre-Dame-de-Lourdes : «L'an dernier, quand mes notes ont baissé, mes parents m'ont interdit de voir mon ami pendant un mois.Je te dis que pendant ce temps-là, tu te forces!» Encore ici, pas de recette miracle, un équilibre à trouver.Diane Leclair, conseillère pédagogique à la CECM, souligne que récompenses et punitions ne devraient pas être disproportionnées.Et les récompenses ne devraient pas toujours être matérielles; parfois, des félicitations, un geste d'affection suffisent.Et quoiqu'on fasse, il faut parler avec l'enfant, lui expliquer son point de vue et écouter le sien.«C'est comme le parent qui veut que son enfant joue dans la Ligne nationale de hockey.Si l'enfant n'a pas les habiletés, cela ne fera que lui souligner son incompétence».Doit-on exiger 90 p.cent en mathématiques d'un enfant qui n'y entend rien, mais qui a de toute évidence un don pour les sports?La directrice de l'école secondaire privée Notre-Darae-de-Lourdes Suzanne Fortin estime que non : «Ici, on les encourage à développer leur talent particulier, dans le sport par exemple, et on exige quelles respectent les minima scolaires requis».Un parent de la rive-sud, M.Pierre Leelerc, affirme que «réussir c'est donner le maximum, si pour l'enfant le maximum c'est 75 p.cent, c'est ça réussir».«Ce n'est pas en tirant sur une plante qu'elle pousse plus vite», dit M.Jacques Bouleva, père de cinq enfants.«C'est en mettant de l'engrais, en bêchant autour, en l'arrosant».Etre à l'écoute de ses enfants ¦ «Souvent les problèmes d'un enfant à l'école ne sont qu'un symptôme des problèmes qu il a à la maison», estime Mme Denise Desmarchais, coordonatriçe de l'éducation populaire à la CECM.Il sera difficile à des parents d'inciter leurs enfants i étudier, de les encadrer avec succès, s'ils n'établissent pas avec eux une relation de dialogue, de confiance, d'amour et d'amitié.Les parents doivent s'intéresser aux études de leurs enfants, oui, mais aussi aux autres choses qui les passionnent.Us doivent leur parler, mais aussi les écouter.En langage à la mode, cela s'appelle «être à l'écoute».Mme Céline Legault, qui donne des cours sur les relations .parents-adolescents à la CÉCM, tait remarquer: «Quand un adolescent envoie son père promener, ça ne vient pas du jour eu lendemain.Souvent, le parent pense qu'il écoute son enfant, mais il fait juste passer son message».Mme Desmarchais raconte: «La veille d'un examen, ma fille s'est mise à me parler d'un gars dont elle avait appris ce jour-là Su'il allait se faire transformer en lie.On a parlé de ça une bonne heure.Pour elle, c'était bien plus important que son examen.J'aurais pu la forcer à étudier, mais elle me disait qu'elle était prête».Comme nous l'a dit M.Pierre Lambert, directeur-adjoint de la polyvalente Émile-Legault, qui parlait des relations difficiles qu'il a avec une de ses filles: «le ne vaudrai rien pour l'encadrer, elle ne m'écoutera pas si j'ai de la misère à lui faire comprendre que je l'aime». LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCRED114 OCTOBRE 1987 A5 Gérald LeBlanc Le Candu a un petit frère : le Slowpoke Lancé aujourd'hui, le mini-réacteur est 60 fois moins puissant que son aînée Envoyée spéciale de La Presse WINNIPEG ¦ Un deuxième reacteur nucléaire canadien, le Slowpoke, est lancé dans l'arène commerciale ce matin, après 15 ans de travaux soutenus.Les ingénieurs qui l'ont conçu lui prédisent un avenir plus brillant que celui du malheureux Candu, que le Canada ne parvient toujours pas à imposer sur la scène internationale.Aucun Candu n'a en effet été vendu depuis 1981.Dans l'Établissement de Recherches nucléaires de Whiteshell, en banlieue de Winnipeg, les pères du Slowpoke doivent ce matin présenter le petit frère du Candu au ministre de l'Energie, M.Marcel Masse, ainsi qu'à des représentants de l'industrie venus de différents points du pays.On attend même des délégués de Chine et de Hongrie.Les ingénieurs, qui travaillent sur le Slowpoke depuis 1972, ont adopté la principe du « small is beautiful ».Le Slowpoke est un mini-réacteur thermique, d'une capacité de 10 mégawatts thermiques, soit soixante fois moins qu'un réacteur Candu, qui peut fournir 600 mégawatts électriques.Suivant un calcul théorique, 60 Slowpokes peuvent fournir autant de kilowatts qu'un Candu, à un coût deux fois moindre.Le Candu est cependant destiné à produire de l'électricité, alors que le Slowpoke se destine essentiellement au chauffage à l'eau chaude.Il se veut tout indiqué pour chauffer de petites agglomérations oui ont besoin d'une source d'énergie autonome, comme les communautés éloignées, les centres commerciaux, les bases militaires, les hôpitaux et les universités.Le coeur du réacteur n'est pas plus gros qu'une bonne valise, et repose au fond d'un puits de six mètres de diamètre par treize mètres de profondeur.11 se compose de 32 grappes d'uranium légèrement enrichi, c'est- à-dire contenant 3 p.cent d'uranium 235, alors qu'il n'en contient que 0,7 p.cent dans la nature.Les contours de béton contiennent une eau naturelle qui circule dans la piscine sans l'apport d'une pompe.Un circuit d'eau arrive de l'extérieur de la piscine recueillir la chaleur pour ensuite l'échanger avec l'eau en provenance des édifices à chauffer.L'eau qui repart du Slowpoke en direction des édifices est à environ 80, 85 degrés C.Le marché s'annonce intéressant «Le mini-réacteur nucléaire Slowpoke devrait se tailler une bonne place dans l'industrie autour des années 90, soutient M.Gerry Lynch, physicien à la Société de recherches d'Energie atomique du Canada.Des pays qui se développent rapidement, commme la Corée et la Chine considèrent que ce système de chauffage urbain est un moyen de limiter les problèmes d'environnement attri-buables aux combustibles fossiles, sans oublier les coûts reliés au transport de l'énergie.Le marché est là et le Canada est le premier à offrir un produit du genre, affirme M.Lynch.Même s'il sera sûrement imité par d'autres pays, il peut compter sur une bonne longueur d'avance.Mais avant d'exporter leur système, les ingénieurs d'Énergie atomique du Canada veulent démontrer, par le biais des installations inaugurées aujourd'hui à Whiteshell, que le Slowpoke n'a pas son pareil pour chauffer à l'eau chaude des bâtiments industriels et commerciaux.Un générateur de 10 mégawatts peut en effet chauffer un ensemble d'immeubles de 1,5 million de pieds carrés.Sa dur^e de vie est d'au moins 25 ans ; et il faut y ajouter environ 800 kg de combustible tous les trois à quatre ans.Sept universités canadiennes expérimentent déjà le nouveau réacteur depuis 1985.L'École Polytechnique de Montréal, notamment, l'utilise non pas à des fins de chauffage mais pour générer les neutrons nécessaires à sa recherche.Les premiers dans I Industrie en 1990 ÉAC négocie actuellement avec plusieurs organismes intéresses à utiliser la technologie du Slowpoke.Un contrat signé avant la fin de 1987 permettrait aux premiers mini-réacteurs commerciaux d'entrer en fonction pour l'hiver 1990-91.Les pères du Slowpoke estiment qu'il y a un marché pour vendre en- tre cinq et dix mini-réacteurs par année.Le coût se situera entre a 5 millions et $10 millions par installation.L'énergie du Slowpoke coûte moins de deux cents du kilowattheure thermique, ce qui, selon les chercheurs, est moindre que les énergies concurrentes, le gaz naturel et le mazout.A S10 le baril, le kilowatt-heure fournit à partir de gaz naturel vaut deux cents.Mais cette nouvelle technologie, qui agrandit le créneau que se taille le nucléaire au sein de nos sources d'énergie, obtiendra-t-elle l'assentiment de la population canadienne, pas très portée sur l'utilisation de l'atome?«Nous avons un gros travail d'éducation à faire auprès de la population, répond à cela M.Lynch.Le Slowpoke ne nous restitue que 32 grappes d'uranium tous les quatre ou cinq ans, ce qui est peu, comparé au Candu avec ses 4 200 grappes par année.De plus, l'eau dé la piscine n'est pas sous pression et elle n'est pas radioactive, ce qui ramène pratiquement à zéro les risques d'accident.De plus, la protection contre les radiations est assurée par les propriétés de l'appareil.Elle ne dépend pas de complexes dispositifs de sécurité ni de l'intervention d'un opérateur.La négociation reprend à The Gazette PRÊTS ton* nontùMmant.Rapid Finance Co.342-4488 Ltd.¦ La conciliation a repris hier entre le quotidien anglophone The Gazette et le syndicat qui représente 250 de ses salariés, dont 57 pressiers en lock-out depuis plus de trois mois.Le journal attend une nouvelle proposition syndicale sur le plancher d'effectifs, un point d'accrochage majeur.Au moment de mettre sous presse, rien n'avait transpiré de la dernière rencontre.\u2022 Les pressiers, préposés à l'entretien et manutentionnaires de papier sont en lock-out depuis le 10 juillet.Les employés de la salle de distribution sont en grève depuis le 14 août.Tous sont membres de la section 41M du Syndicat dés communications graphiques.Depuis le début du conflit, le journal est publié à l'aide de personnel cadre.Dans une pleine page de publicité, hier, dans le quotidien anglophone, son éditeur Clark W.Davey, faisait le point sur le conflit de 14 semaines.Il s'en prenait au syndicat pour certains incidents récents, dont le saccage du bureau dans le West Island la semaine dernière par des personnes qui portaient des pancartes de la FTQ.Les dommages sont évalués à plus de $3 000.Le syndicat a nié toute responsabilité.Samedi, The Gazette avait obtenu une injonction interdisant aux syndiqués impliqués dans ce conflit, à leurs sympathisants et à la FTQ « d'investir » les cinq bureaux régio- naux ou de tenter d'intimider les employés de ces bureaux.L'injonction n'interdit pas les piquets de grève.Le syndicat demande le maintien des conditions de travail prévues dans la convention collective échue en juillet dernier.L'employeur, selon le syndicat, par le biais de ses demandes de concessions, veut faire reculer le contrat 40 ans en arrière.Les principaux points en litige sont la sécurité d'emploi, la « juridiction » syndicale, la sous-traitance, l'ancienneté et le plancher des effectifs.Au début du mois, la FTQ avait lancé une vaste campagne de boycottage contre le quotidien et les annonceurs'qui y insèrent leur publicité commerciale.Institut de beauté Nathalie Grandoit 0% SUR PRESEN- \u2022 Soins du \u2022 TATION DE CE visage COUPON VOUS \u2022 Manucure BENEFICIEZ D'UN \u2022 Epilation ESCOMPTE DE \u2022 Cellulite SUR TOUS LES * Soins du corps TRAITEMENTS DU \u2022 Soins des MOIS D'OCTOBRE tombes Sun RENDEZ- VOUS SEULEMENT \u2022 Electrothérapte 425, rue Sherbrooke est, suite 12 285-6445 ANGLAIS, ESPAGNOL, ITALIEN, ALLEMAND, PORTUGAIS.¦ Méthode ultra-rapide ¦ Prix très raisonnables\" \u2022 Garantie écrite Ptac Montréal 713 Placo Bonavontur» H5A 1C8 878-2821 un moût (jus) de raisin européen, uniquement réfrigéré, indispensable à l'élaboration d'un vin de qualité.ambiante.Le prix de revient de votre vin, 1 50 $ la 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Nord.La patrie d'aujourd'hui, campée dans une réalité différente de nos souvenirs nostalgiques et de nos rêves utopiques.Quand on est journaliste, c'est aussi fort agréable de se trouver en compagnie d'Olivar Asselin qui, en son temps, a pratiqué ce métier avec courage et talent.Tout comme les 28 collègues dont le nom figure déjà dans la liste sur laquelle on vient d'ajouter le mien, de René Lévesque à René Lecavalier, de Judith jasmin à Lysiane Gagnon, de Jean Paré à Claude Beauchamp.Chacun son metier, dit le vieil adage.Si j'ai bien mérité de la patrie c'est, je l'espère, en pratiquant le métier de journaliste, qui m'a amené à écrire une chronique sur la Vie montréalaise.Tellement riche et diversifiée cette vie de la métropole qu'on ne peut le plus souvent qu'en effleurer les manifestations, on tentant maladroitement de prendre le pouls i un coeur métropolitain qui bat dans tous les sens, de l'Oratoire au Stade olympique, du centre-ville à Brossard, de l'hôtel de ville au Metropolis, de la Chambre de commerce au Conseil central de la CSN, de Jean Doré au roi des clochards.C'est en tâtant le pouls montréalais que j'ai été amené à parler souvent du nouveau climat de concertation qui pousse les gens à se serrer les coudes ( la conférence Défi Montréal, qui se tient aujourd'hui en est un bel exemple) pour que Montréal retrouve une place primordiale sur l'échiquier économique canadien.Face cachée de ce nouveau courant de confiance et de prospérité, une tranche grandissante de notre société trouve de moins en moins sa part de la richesse collective.C'est le drame des pauvres, des sans-abri, des jeunes errants, des mal logés, des déficients mentaux jetés à la rue.un drame qui m'est aussi apparu comme un trait marquant de la vie montréalaise, en cette fin de siècle.Comme toujours et comme partout, la ville continue à se faire et à se défaire: on démolit et on construit.Une chose semble cependant avoir changé: l'émergence d'une nouvelle volonté de ne plus laisser au hasard, souvent aidé par les intérêts commerciaux à courte vue, l'aménagement de la cité, particulièrement de son coeur qu'est le centre-ville.Ce nouveau souci de rehausser la tenue de Montréal m'est donc apparu comme un autre point fort de l'actualité.Ce n'est toutefois pas seulement le contour physique, mais le tissu humain lui-même qui subit une profonde transformation à Montréal.Vietnamiens, Haïtiens, Turcs, Tamouls, Latino-Américains ont en effet pris la relève des immigrants européens comme nouveaux Québécois, qui représenteront bientôt un Montréalais sur trois, en attendant que ce soit un sur deux.Situation nouvelle et explosive, comme en font foi les manchettes depuis deux ou trois ans.C'est en observant ce nouveau mélange humain de Montréal que notre éternel problème linguistique m'est sauté aux yeux.Pendant qu'à Québec, notre gouvernement se penchait sur les moyens à prendre pour étendre l'influence de l'anglais à Montréal, je déchiffrais des messages bien différents dans les rues de notre métropole.J'y voyais les nouveaux arrivants s'allier tout naturellement aux anglophones comme partout ailleurs au Canada; j'y rencontrais des commerçants grecs refuser de me parler français, sous prétexte que je ne parlais pas grec.J'y voyais des petits Coréens et Philippins de Brossard m'accuser d'être contre les minorités parce que je leur demandais de fréquenter l'école française.On dit que le bilinguisme est toujours une étape transitoire avant le triomphe de la langue dominante; à Montréal de plus en plus de commerçants sautaient l'étape transitoire en passant directement de l'affichage unilingue français à l'affichage unilingue anglais, l'y voyais les statistiques confirmer, qu'à Montréal, deux jeunes immigrants sur trois fréquentent les collèges anglais.Bref, je constatais sur le terrain qu'une perception répandue de la situation montréalaise convenait fort bien à la puissante troïka anglophone (Alliance-Québec, le PSBGM et The Gazette), mais risquait de replonger la majorité francophone dans les affres de l'insécurité collective.C'est ce que j'ai essayé de décrire dans ma chronique de la vie montréalaise.Je présume que la SSJB veut honorer ce témoignage journalistique et patriotique avec le prix Olivar-Asselin.J'en suis fort heureux car le patriotisme, comme le sens de la famille et l'amitié, constitue une ¦ vertu que je tiens en très haute estime.Ce qui ne me fait aucunement un tireur d'élite de la SSJB, ni un récupéré réduit à la défensive, l'entends en effet continuer d'affirmer, sans haine mais avec franchise, ma conviction que le Québec ne survivra pas comme société française si les anglophones conservent le droit d'assimiler les immigrants et d'évoluer à Montréal comme ils le font à Toronto.Au-delà des pétitions de principe que tous acceptent, nous sommes en effet ici en présence de visions diamétralement opposées et irréconciliables du Québec, l'entends continuer de le dire.|e n'aurais jamais accepté le prix Olivar-Asselin s'il venait d'un parti politique, qu'il soit rouge ou bleu, qu'il soit libéral, péquiste ou néo-démocrate.La SSJB est différente.Elle se présente comme la société nationale des Québécois francophones.Plus que jamais nous avons besoin d'une telle société, étant donné notre statut schizophrénique de majoritaires dans un petit coin de pays et de minoritaires dans un grand continent.A la condition que cette société s'efforce vraiment de rallier la majorité et s'abstienne de traiter les étrangers avec haine et intolérance.A la condition qu'elle soit ferme certes, en combattant avec acharnement ceux qui mettent la famille en péril, mais aussi dynamique et efficace.A la condition qu'elle comprenne enfin que les Turcs et les Vietnamiens, les Chiliens et les Haïtiens, sont aussi des Québécois de première classe et peuvent aussi être membres à part entière de notre société francophone.Il fallait sans doute une femme à la présidence, Nicole Boudreau, pour que la SSJB retrouve enfin le langage et l'ouverture oui lui permettront de rassembler tous les membres de la famille.\u2014V A6 LA PRESSE, MONTREAL, MERCRED114 OCTOBRE 1987 Le nouvel an de l'automobile approche.et les Pros offrent des RABAI CADEAI t f Air conditionné Toit ouvrant Plaques d'immatriculation Taux d'intérêt réduit 1 000 $ de rabais et bien d'autres choses! V i 7! ».i ''Sty**.1987 a été une excellente année pour Nissan, i C'est pourquoi nous vous invitons à venir célébrer avec nous.OCTOBRE Venez profiter de rabais spectaculaires sur tous nos modèles 87.On négocie et on fête.Les rabais-cadeaux sont dans les autos! Rien n'est laissé au hasard! Il y a un des rabais-cadeaux dans chaque véhicule, certains valant jusqu'à 3 000 $.Il vous sera présenté avant la signature du contrat.C'est la façon des Pros de remercier leurs clients.Parrot assure que les postiers ne défieront pas la loi Preste Canadienne Le gouvernement était en bonne voie, hier, de surmonter l'impasse dans laquelle les partis d'opposition maintiennent le projet de loi qui mettrait fin au conflit qui perturbe les Postes depuis deux semaines.Pourtant, l'opposition peut encore retarder l'adoption du projet de loi jusqu'à la semaine prochaine, a affirmé un porte-parole des Communes.Les débats pourraient toutefois être limités et le processus d'adoption accéléré si les partis d'opposition modifient leur position et acceptent de coopérer avec Ottawa.Par ailleurs, le président du Syndicat canadien des postiers, Jean-Claude Parrot, a indiqué hier que les 23 000 membres de ce syndicat ne défieront pas une loi spéciale.Pendant ce temps, des piquets de grève sont dressés devant plusieurs centres postaux à travers le pays, même si des injonctions limitent leur nombre à plusieurs endroits.Les postiers manifestaient leur mécontentement devant la présence de briseurs de grève par des gros mots et des bousculades, mais peu d'incidents graves ont été rapportés.À Guelph, en Ontario, une responsable syndicale a été hospitalisée pour des blessures à une jambe et à une cheville après avoir été happée par une voiture qui quittait le bureau de poste central.A St.|ohn, Terre-Neuve, un gréviste a été accusé-de voies de fait.Il a été arrêté à là suite d'une bousculade, au moment ou les policiers escortaient des facteurs qui traversaient les piquets'de grève, face à l'entrée du principal centre postal.Les postiers ont également mené de bruyantes manifestations dans tout le pays, généralement ailleurs que devant les bureaux de poste ou les (centres de tri.n Ils se sont retrouvés sdrtout devant des bureaux administratifs de Postes Canada, des bureaux de.députés et quelques postes de police, ainsi qu'aux endroits où les briseurs de grève sont pris en charge par les autobus ; qui les transportent.; ¦ AVIS A TOUS LES ETUDIANTS-ES INSCRITS-ES À L'UQAM CHOIX Dï= COURS SESSION D'HIVER 1988 En raison des inconvénients occasionnés par la grève des postes, les étudiants-es deTUQAM sont priés-es de venir chercher en personne, auprès du secrétariat de leur programme, la documentation pour leur choix de cours à la session d'hiver 1988.Aucune documentation ne sera envoyée par la poste; rsiiairos (Laval, Saint-Jean, Saint-Jérôme) devront se présenter à leur centre = 'Les étudiants-es des centres d'études universitaires d'études respecta.Université du Québec à Montréal j\"' ¦ SB ES NISSAN LES PROS NISSAN DU GRAND MONTRÉAL IABEUE NISSAN IUINVIUE 8)8.boul.lobeth 430-4120 ALEXANDER NISSAN SI LOUIS OE TERREBONNE 4100.AmmGoum 477-1444 CH0MEDEY NISSAN UN 2445, boul.IdWte 442-4400 BEllEMARE NISSAN LTEE MONTREAL 10305.ovenue Pupineou 382-2710 BROADWAY AUTOMOBILE LIÉE LA MUE 7550, nwEVooew, 344-4931 BRUCY AUTO INC.VAUDRtUIL 900.boul Horwwd, toute 342 455-1434 CITÉ NISSAN MONTRÉAL 3500 «ml.m Je» Mon 739-3175 CENTRE-VILLE NISSAN 2085 outil, tue Slt (othtriot «32-4477 BAUIAR6E0N NISSAN INC.LONGUEUIL 760 ni, racSo.nl (norftl 677-8953 GARAGE DUMOULIN LTÉE Soiol ffoiKon.LAVAL 8115.boul.levetqut 645-7450 FAIRVIEW NISSAN LTEE POINTE CLAIRE 345.boul.Btwmwictt 497-9141 AUTO GOUVERNEUR INC.LAVAL 1501.boul.dtt LoutMtioK 644-1650 MANOIR NISSAN INC.REPfNTICNV 225, boul.Brien 585-5824 MERCIER NISSAN INC.MEKIEI 55 outil.Si ton loplnte 691-9541 GARAGE MODELAUTO INC.,\u201e POINTE AUXTIEMIIES r~ï'.e** 12230 en.lue Sheibtooke 64S-4J4» '4 \u2022 if** ST-EUSTACHE NISSAN LTEE SAINT EUSTACHE 801.boul.SouVc 472-8666 ST-LÉONARD NISSAN INC.SAINT-LEONARD 7770.eue Colbetl 374-4421 METRO NISSAN INC.IACHIHE 2125, tut Nom Dom 434-7211 BROSSARD NISSAN INC.BROSSARD 9005 boul.Toiéeteou 445-9811 Mi \u2022i - \t ¦BSlBra\t mÊKÊÊ\t r\u2014 -1 1\t |mcxx|\tSRI \t 1 1 Polo Ralph Lauren\t LA PRESSE, MONTREAL, MERCRED114 OCTOBRE 1987 DEVENEZ PLUS CONFIANT EN VOUS-MÊME L Cl OALfARNEQIE® bATEUR GRACE AU COURS DALE CARNEGIE ® Jetiez tirer parti des Iji étions \\\\ snez plus enthousiaste [o 'oquez le désir d'achat \u2022 Sachez parler en public \u2022 Communiquez efficacement \u2022 Améliorez vos relations humaines 1 ITU A UNE SÉANCE GRATUITE LE COMPLEXE POUR PERSONNES RETRAITEES LE MIEUX PENSÉ AU CANADA.LES f C JRS DEBUTENT LE LUNDI 19 0CT03RE û 18 h 30 (Salle UniversitéI LES Cl U1S DE VENTE DEBUTENT LE MARDI 20 OCTOBRE A 16 h 30 (Salle UniversitéI n ; APPELEZ POUR RÉSERVATION 285-1287 Présenté par: E.J.Qlowka, 300 Léo Pariseau, Suite 714 ¦*3 .IL DIT: QUE LA QUALITE SOIW RÉNOVATION L'ACADIE F! 9725, boul.L'ACADIE, Montréal AUSSI DISPONIBLES ?salles de bains ?salles de jeux ?rajouts 3 TOUT GENRE DE l RÉNOVATION HEURES D'OUVERTURE Samedi et d*manchc, do 10 h o 1 7 h.Du lundi a morcrodi, de 9 h a 1 8 h.Jeudi et vandrndi.do 9 h o 20 h.ESTIMATION À DOMICILE PRET BANCAIRE DISPONIBLE POUR RÉNOVATION .LES MARRONNIERS de L'aval fait partie d'un réseau de complexes d'appartements pour personnes oinées très bien implanté au Québec.Nous procéderons le 1er juillet 1988 à l'ouverture de notre quatrième complexe à Ville de Laval (voisin de l'hôpital Cité de la Santé).Sécurité, qualité de vie.soins médicaux 24 heures, activités culturelles et sportives, autonomie (grands appartements avec cuisine complète, porte-patio et balcon) font des MARRONNIERS le meilleur endroit pour demeurer et ' s'épanouir pleinement.< LE QROUPE PARÉ (TOmottu» dunetUMWwmcJew.Venez nous visiter ou itMcphoner-mius.À partir de 548$/mois* LAVAL (MTL) LES MARRONNIERS, 1500.Vimont, Laval H 7 M 3V5 (514) 668-9632 TROIS-RIVIÈRES ¦\"LES MARRONNIERS - ' .\" - LES IARUINS LAVAL 13 jO.rue Aubuchon (voisin du tenir.n.in.il Les Rivières) Trois-Rivioros GBY 6A8 (818)379-1064 SAINTE-FOY LES MARRONNIERS - LES IARUINS LAVAL 825.rue Arthur-Rousseau (voisin de II lopilul Luvul) Sainle-EoyCIV-ISt) (418) 631-4007 montée Manette, ; INIERS- ci avai LEVIS LES MARRONNIERS - LES IARDINS LAVAL 2Z, rue Chiirles-Edouurd (voisin de l'Hôtel Uieu Levis) Levis C6V 8E9 (4111) «3 5-371.5 m.tup.itiun double LES MARRONNIERS LA B E L LTTTTTÔTrrTTÊT^L™TG^ i'U*.h-ù si NOTRE MEILLEUR iRADIALTOUTES SAISONS! P155/80R13 fLANCS NOtDS ÀPARTIR\t\t\t DIMENSION\t\tPRIKOtSOlUt flancs NOBS\tpfiixfjtsoujel flanc blanc 1 P155/80R13\t\t59.70 S\t67.90$ 1 P165/80R13\t\t69.90\t78.90 P175/80R13\t\t71,70\t84.90 1 P175/70R13\t\t76.80\t- P185/70RI3\t\t83.70\t- P185/80R13\t\t-\t87.90 P175/7SR14\t\t-\t88.80 P185/75R14\t\t-\t89.70 P185/70RI4\t\t92.70\t- P195/75H14\t\t-\t93.90 P195/70R14\t\t95.70\t- P205/70R14\t\t98.70\t- P20S/75R14\t\t-\t98.70 P205/75R15\t\t- .\t104.90 P215/75R1S\t\t\t109.80 P225/75R15\t\t-\t114.90 i P235/7SR1S\t\t\t12030 | \t\t\t \\ jÔJ nous vous offrirons un examen | Corey réunit des maires et les invite à sensibiliser les entreprises de leur ville Centraide : la campagne avance à pas de tortue 4&fJT& un traitement de pressothérapie I ^?V^ #pour jambes lourdes d'une valeur de S ?#20.00$ i Sur rendez-vous seulement Découvre* les traitements esthétiques revohmonnmes pratiqua¦¦ depuis plus oe wmgt cmq ins en Europe I CELLULITE OBÉSITÉ LOURDEURS VERGETURES VARICOSITES I 1456, Drummond, Mtl ¦ coin Maisonneuve Métro Peel I INSTITUT des j JAW® 844-1581 j ¦ À deux semaines de la fin de sa campagne annuelle de souscription, Centraide a recueilli seulement $4 millions alors que l'organisme a fixé un objectif de $20 millions.Le président de la campagne, Ronald Corey, a réuni hier des maires de plusieurs villes de l'île de Montréal pour leur demander de sensibiliser les entreprises de leurs villes.« Les besoins sont grandissants ; la pauvreté a augmenté même si nous traversons des années très respectables sur lé plan économique», a dit M.Corey, président du Club de hockey Canadien, au cours d'un déjeuner à l'hôtel de ville de Montréal.La campagne, qui a débuté il y deux semaines, n'a pas rapporté les fonds prévus, a-t-il ajouté au cours d'une entrevue, précisant toutefois qu'il avait confiance de pouvoir atteindre l'objectif de $20 millions d'ici le 31 octobre.«C'est de plus en plus difficile d'aller chercher de l'argent.Les gens noqs disent : on arrête pas de recevoir des lettres (de demandes de fond).Pourtant, seulement 15 p.cent des Canadiens souscrivent aux oeuvres.«À mon avis, un travailleur qui a un revenu régulier ne peut pas dire non à Centraide.On demande aux gens de contribuer la valeur d'un café par jour ou d'un paquet de cigarettes par semaine.«On a aussi un autre problème: les grandes entreprises ont fait place à plus d'entreprises plus ARTICIPEZAW JEU FROTTEZJUSWJ t -.¦ mom-* ' mm- petites.C'est beaucoup plus difficile de rejoindre toutes ces PME que quelques grandes compagnies.» Centraide ramasse des fonds pour I93 organismes répartis dans 92 municipalités où habitent 2,8 millions de personnes.On peut envoyer des contributions aux bureaux de l'organisme, 493 ouest, rue Sherbrooke, Montréal.H3A 1B6.Téléphone: 288-1261;\"Les contributions sont déductibles d'impôts.¦ ¦ A LA MODE FAIRYIEW POINTE CLAIRE \u2022 CARREFOUR LAVAL PROMENADES ST-BRUNO \u2022 GALERIES D'ANJOU GRATTEZ UN RABAIS CHEZ CES DÉTAILLANTS PARTICIPANTS ACCESSOIRES DE MODE & BIJOUX \u2022 BOJOU (F) \u2022 DOUCET (BP) \u2022 GEO.MERCIER (B-F) \u2022 18 KARAT (A) \u2022 SEBAG (C) CHAUSSURES \u2022 BATA (A-B-C) \u2022 CHAUSSURES FRENCH (A-B-C-F) \u2022 FLORMONT (A-C) \u2022 FRANÇOIS VILLON (A-C) \u2022 PANDA (A-B-C-F) \u2022 PONTI (C) \u2022 VILLAGER (A-C-F) FOYER ET CADEAUX \u2022APROPO (A-B-C) \u2022 ATHENA (C-F) \u2022 AU MASCULIN (B-C-F) \u2022 HARRISON (A-C-F) \u2022 LA CABINE TÉLÉPHONIQUE (A-B-C-F) \u2022 LA VANNERIE (C) \u2022 LE ROUET (A-B-C-F) \u2022 LE VAISSELIER (A) \u2022 STOKES (A-B-C-F) VETEMENTS-DAMES \u2022 ALAIN CANTO (C-F) \u2022 ANTELS (F) \u2022 CHARIVARI (C) \u2022 CHARMANTE (A-B-C) \u2022 CHEZ SANDRA (A-B-C-F) \u2022 COLETTE (A) \u2022 DALMYS (B-C-F) \u2022 EVIVA (C) \u2022 GIGI (A-B-C-F) \u2022 HOLLY'S (A-F) \u2022 INTRIGUE (B) \u2022 JACOB (B-C-F) \u2022 J.MICHAELS (A-C-F) \u2022 LAURA (A-B-C-F) \u2022 LES COUSINS (A-B-C-F) \u2022 LE VERCHERES (B) \u2022 LIMITÉ (A-B-C-F) \u2022 MÉLANIE-LYNE (B-C-F) \u2022 MIA (C-F) \u2022 PENNINGTON (A-B-C-F) \u2022 POLLACK POUR ELLE (A-C) \u2022 SALON ELEN (B) « SÉLECTION (A-B-C-F) \u2022 TAYLOR (B-C-F) \u2022 TOP NIVEAU (B) VÊTEMENTS \u2014 JEUNES HOMMES \u2022 BOUTIQUE BOVET (A-B-C) \u2022 COSINUS (F) VÊTEMENTS HOMMES \u2022 BOVET JA-B-C-F) \u2022ERNEST (B-C-F) \u2022JONATHAN (B-C) \u2022 MOUSTACHE (B-C-F) \u2022 SAUVÉ (A-C) VÊTEMENTS -DAMES/HOMMES \u2022 BEAU WEEKEND (B-F) e COLORATTI (C) \u2022 GLOBUS (B)* LES AMOUREUX (A-B-C-F) \u2022 PANTAMODE (A) \u2022 STITCHES (A-C) VÊTEMENTS -ENFANTS/JUNIOR \u2022CLUB GARÇONS (A-B-C-F) \u2022JACOB JR.(C) LOISIRS \u2022BOUTIQUE D'ART (F) \u2022LA FOIRE D'ANIMAUX (A-B-C-F) \u2022 L'ENFANT JOUE (C) \u2022 LES QUATRE SAISONS (A) \u2022 LIBRAIRIE QU SCORPION (A) \u2022TOME UN (B) MUSIQUE/ ÉLECTRONIQUE/PHOTOS \u2022 ASTRAL PHOTO (A-B-C-F) \u2022CENTRE DE MUSIQUE SHERMAN (A-B-C) \u2022 LE CENTRE JAPONAIS DE LA PHOTO (A-B-C-F) SERVICES/PHARMACIE /QUINCAILLERIE \u2022 CANADIAN TIRE (C) \u2022 CONTINENTAL (Coiffure) (A-B-C-F) \u2022 GREICHE & SCAFF (A-C) \u2022 R.F.BARIL (B-F) \u2022 SUPERPHARM (A) Valable aux Centres à la mode seulement.LÉGENDE: A \u2014 GALERIES D'ANJOU B - PROMENADES ST-BRUNO C \u2014 CARREFOUR LAVAL F - FAIRVIEW POINTE CLAIRE LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCRED114 OCTOBRE 1987 A9 | I^^^H t^^lg ^J^^^ v.-^'-':>:r^ pP^ffi J^.^IJl 9k -J^feiÉ» iW#^xr^ «HfK&kt Tradition oblige: lors de toute campagne de souscription, on affiche l'identité des plus généreux donateurs qui viennent généralement du monde des affaires.MM.Pierre J.Jeanniot (à gauche) président de la Fondation de l'UOAM et pdg d'Air Canada, Guy Coulombe, président de la campagne de souscription de l'UOAM et pdg d'Hydro-Ouébec, et M.Claude Corbo, recteur de l'ùniveristé (à gauche) examinent la liste de ces premiers mécènes.photo jéan-wk ietouhncau.la p«sm Campagne de souscription de $10 millions en faveur de l'UQÀM ÉDUCATION DES ADULTES LAKESHORE / BALDWIN-CARTIER MADAME, DÉSIREZ-VOUS RETOURNER AU TRAVAIL?TRANSITION/TRAVAIL S'ADRESSE À VOUS Ce cours veut aider la femme à effectuer le passage du foyer au marché du travail.OBJECTIFS: \u2014 choisir un métier ou une profession \u2014 réactiver les habiletés générales \u2014 explorer la possibilité de travailler dans des secteurs non traditionnels \u2014 connaître les techniques de recherche d'emploi \u2014 prendre conscience des conséquences d'un retour au travail du 2 novembre 1987 au 4 décembre 1987 du lundi au vendredi de 9 h à 16 h Centre Beaurepaire 450, rue Church Beaconsfield Autobus 200-211 ALLOCATIONS: Des allocations de formation du Centre d'Emploi et Immigration du Canada seront disponibles.Il y aura une session d'information le 20 octobre 1987 Inscription sur rendez-vous seulement avant le 16 octobre 694-1470 I Lrl LAKESHORE/BALDWIN-CARTIER ¦ - 1 Ml.nii .Ml S,uni Ir.m Pllinll! CI.IIM' l.ll.'I'll! ¦ La Fondation de l'Université du Québec à Montréal lançait, hier, sa deuxième campagne de souscription, dans l'espoir de recueillir $10 millions destinés au développement de la recherche et des études supérieures au cours de la période 1987-92.La dernière-née des universités québécoises «entend ainsi assurer le maintien de sa croissance dans les domaines où elle s'impose déjà et réaliser des projets pré-_ cis pour lesquels des revenus ordinaires ne suffisent pas», soulignait le président de la Fondation de l'UQÀM (organisme indépendant voué au soutien financier de l'institution), M.Pierre J.jeanniot, également pdg d'Air Canada.Le comité organisateur de cette campagne placée sous la présidence de M.Guy Coulombe, pdg d'Hydro-Québec, compte principalement sur les contributions des entreprises et des gens d'affaires pour atteindre son objectif.À vrai dire, il a déjà recueilli $3,5 millions depuis le début de la sollicitation, au mois d'août.Et signe des temps, les plus gros souscripteurs ont trouvé là Une façon d'investir en fonction d'intérêts qui recoupent ceux de l'UQÀM.Le don de $1 million reçu de la Succession J.A.De Sève sera en partie consacré à la création d'un centre de communications en microinformatique rattaché au département des communications.Autres exemples: les sommes octroyées par la Fédération des Caisses pop de Montréal et de l'Ouest-du-Québec \u2014 $500 000 \u2014 serviront à la création d'une chaire en coopération, et celles versées par Hydro-Québec permettront par ailleurs de créer une chaire de l'environnement.LOUER C'EST ÉCONOMIQUE CHEZ LE NO 1 H Nissan À LAVAL YOGOURTS j SAVEURS AU CHOIX CRESCENT g CONT.DE 175 g ;u^VS 1 S BISCUITS '! Ml.Sf'S I j feuille d'érable ou !¦ tartes aux fraises MlM DAVID I sac de 400 g + boni U >-'\"
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