Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (7)

Références

La presse, 1987-12-01, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" La mètéo Aujourd'hui Averses possibles devenant neige fondante, vents modères Minimum -5* Maximum 0' Demain: Plutôt nuageux Di T AILS PACE A2 La Pre LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D AMERIQUE is* 4\t\u2022 MONTRÉAL, MARD11« DÉCEMBRE 1987\t104* ANNÉE N° 43\t78 PAGES, 6 CAHIERS\tHors de la zone métropolitaine 45 cents Ailleurs au Quebec 50 cents ¦ Iles de La Madeleine 90 cents àm\t5' \t\t\t\t\t Aujourd'hui oerlikon décroche un contrat de $2,5 milliards du Pentagone > * ^ébiJ S3 CANADIEN 6 BRUINS 4 Le Canadien remporte une victoire de 6-4 contre les Bruins de Boston, grace t une offensive dirigée par Stéphane Richer et Mats Naslund, qui comptent chacun deux buts.Bl SÉCURITÉ La principale mesure prévue par le plan d'action qu'a dévoilé Mer le Solliciteur général James Kelleher porte sur le démantèlement de la brigade antisubversive du SCRS.B5 TÉLÉVISION Les Ouébécois disposeront dans quelques mois de dix nouveaux canaux de television, cinq dans chaque langue, accessibles toutefois aux abonnes du cable seulement.Dl BOURSE Les marches boursiers connaissent un autre début de semaine catastrophique, imputable a la glissade du dollar américain par rapport au yen Japonais et au mark allemand J We Cl LA MODE Le printemps italien prépare des silhouettes féminines sublimées qui pavoiseront au soleil en petite tenue résolument ¦sexy», où les fleurs s'animeront à chaque geste.Sommaire .04, D14 a D16.E2 à E6 Arts et spectacles.B4 i B7 horaires.B7 Bandes dessinées.E5 Bridge.E6 Décès.E7 Echecs.E6 Economie.D1 *D13 Etes-vous observateur?.D14 Feuilleton.ES Horoscope.DIS Le monde.\u2022»\u2022\u2022.«.E1, E8 »¦ .¦ i ¦ in|,j, mm mou crones.w \u2022 Mot mystère-.D16 Ouoi faire aujourd'hui.B7 Télévision.B5, B6 Vivre aujourd'hui .cahier C TABLOID SPORTS Mots croisés.14 icm La société suisse Oerlikon Aérospatiale, dont la nouvelle usine d'armements est à peine terminée a Saint-|ean-sur-Ri-chelieu, a obtenu hier un contrat de $2,5 milliards (canadiens) pour équiper l'armée de terre américaine en chars blindés munis de missiles anti-aériens.Pour le Canada, ce contrat représente des retombées directes d'environ $950 millions et la création d'au moins 600 emplois directs, principalement au Québec.Oerlikon et son associée, la société américaine Martin Marietta, l'ont en effet emporté sur la firme américaine LTV Aerospace et la société française Thomson- Retombées de $950 millions au Canada, 600 emplois au Québec (SI La British Aerospace et la société franco-allemande Euromissile briguaient elles aussi le contrat du Pentagone, mais elles ont été éliminées plus tôt.La commande porte sur I70 chars ADA IS identiques aux 36 qui .-m été réservés l'an dernier par l'armée canadienne, si ce n'est que leur carrosserie est un peu plus perfectionnée.Oerlikon construira jusqu'à 70 de ces véhicules au cours des cinq prochaines années.Comme pour les chars canadiens, le montage et les essais se feront a l'usine de Saint-|ean-sur-Richelieu.Pour mener à bien ce nouveau contrat.Oerlikon doit embaucher 250 employés additionnels à son usine de Saint-|ean-sur-Richelieu, ce qui portera son effectif canadien à prés de 650 travailleurs.Compte tenu du salaire moyen de prés de $100000 afferent à ces emplois de pointe, il s'agit d une augmentation totale de la masse salariale de près de $24 millions.De plus, quelque 250 emplois additionnels seront créés par la dizaine de compagnies sous-traitantes associées au proje;.dont Litton, Savastork et Bcndix Avelex.La multinationale suisse se voit en outre obligée d'agrandir son usine de Saint-|ean-sur-Richelieu.Les travaux, qui débutent dès aujourd'hui, signifieront un investisse- ment de $33 millions et l'embauche de plus de 200 ouvriers.La nouvelle construction de plus de 16000 mètres carrés prendra place aux côtés des installations actuelles, sur le fameux terrain si chèrement ac quis.Centre de recherche Oerlikon a par ailleurs décidé de construire un nouveau centre d'ingénierie hautement informatisé à Saint-|ean-sur-Richc-lieu même.Celui-ci nécessitera des investissements initiaux de $17 millions ci puisera dans l'enveloppe de $80 millions que l'entreprise a réservée a la recherche et au développement pour les prochaines années.VOIR OERLIKON EN A 2 Haïti vit dans la peur CILLES TOUPIN envoyé special la Presse A PORT-AU-PRINCE ##BfBl e n'est pas Port-au-Prince, c'est Bey rpuih ».L'Haitien qui lance la phrase ne pouvait dire mieux.La nuit de dimanche à lundi a été une autre de ces nuits d'enfer.Les tirs répétés et frénétiques des macoutes qui célébraient leur victoire après l'annulation des élections présidentielles et législatives du 29 novembre étaient assourdissants.Cette fois, les calibres utilises étaient vraisemblablement plus gros.On parlait hier matin d'explosions et de mitrailleuses montées sur des lecps.Rares sont les habitants de la capitale qui ont pu fermer l'oeil.Contrairement au massacre de dimanche, il n'y avait pas de morts dans les rues hier matin.Beaucoup d'Haitiens uni dit qu'ils avaient été discrètement ramas si - avant le lever du soleil et la seule station de radio en état de fonctionner.Radio-Met m pole, se faisait prudente dans ses comptes rendus de la situation.Les communications sont désormais difficiles dans le pays et les informations de plus n plus rares, comme au temps des Duvalier.Un climat de peur régnait hier sur la ville.La morgue signalait avoir reçu dimanche au moins 34 cadavres.Les habitants de Port-au-Prince hésitaient avant de reprendre leurs activités normales.Certains d'entre eux se sont VOIR HAiTI EN A~2 SUITE DES INFORMATIONS EN A14 PMOTOLAStl »P Usant pieusement un passage de la Bible, des parents et amis se recueillent autour du lit d'hôpital sur lequel git Ovide Résius, grièvement blessé de trois balles lors de la terrible journée de dimanche.La nuit, la moitié des Montréalais ont peur.LE CRIME AU QUOTIDIEN BRUNO BISSON 4M Le soir ¦ tombe.Montréal veille mais, ne dort pas.À mesure que la nuit avance, les rues se vident et les piétons se font rares.Les passants qui déambulent encore regardent plus souvent parades-sus leur épaule et guettent d'un oeil plus attentif les gens qu'ils rencontrent.Ils évitent les parcs, les stationnements, les terrains vagues et cherchent la clarté des rues bien éclairées, fréquentées.La pénombre fait peur.La moitié des Montréalais craignent pour leur sécurité la nuit tombée.À tort ou a raison, ils sont les plus craintifs des citoyens vivant en milieu urbain, selon un sondage sur la \u2022 victimisation* commandé par le bureau du Solliciteur général du Canada, il y a quelques années.Les Montréalais n'ont pas tort si l'on considère que chez eux, les crimes avec violence ont augmenté en nombre dans une proportion de 23 p.cent, entre 1963 et 1986.Montréal talonne à ce chapitre Toronto, où l'on a noté une hausse de 30 p.cent des crimes avec violence, durant la même période, selon Statistique Canada.Le sondage commandé par Ottawa et effectué dans sept grandes villes canadiennes (Vancouver, Edmonton, Winnipeg, Toronto, Montréal, Halifax et Saint-jean de Terre-Neuve) révèle paradoxalement que c'est à Toronto que les citoyens craignent le moins pour leur sécurité, la nuit.Mais ce n'est pas parce que l'indice des crimes violents a augmenté plus considérablement à Toronto qu'a Montréal qu'on peut conclure que cette dernière est une ville plus sure que la capitale ontarienne.Toutes proportions gardées.C'est à Montréal qu'on enregistre le plus de crimes vio- VOIR PEUR EN A 4 Gorbatchev: oui à l'IDS, dans les limites du traité ABM JEAN FRANÇOIS USÉE collaboration spéciale WASHINGTON Lê Union soviétique a officiellement modifié hier sa position sur le projet américain de bouclier spatial et ne tentera plus d'imposer de nouvelles limites à la recherche américaine dans ce domaine.«La question de l'IDS (Initiative de défense stratégique) ne doit pas être un sujet de négociation», a dit Mikhaïl Gorbatchev lors d'une interview exclusive diffu- sée hier soir par le réseau américain NBC, sept jours avant son arrivée à Washington, jusqu'à récemment, Moscou voulait limiter la recherche sur l'IDS aux travaux de laboratoire.Cette exigence avait provoqué l'échec du sommet de Reykjavik en octobre 86.Hier, M.Gorbatchev a affirme qu'il se contenterait d'un «strict respect» du traité ABM (missiles anti-balistiques) qui prévoit des limites moins sévères au dcvelop-pement de systèmes comme l'IDS.«Tant que l'IDS ne contredit pas le traite ABM.laissons l'Amérique agir, laissons l'Amérique faire sa recherche», a-t-il dit.L'administration Reagan prône cependant une nouvelle «interprétation large», plus permissive, de l'accord ABM, ce que les Soviétiques \u2014 et beaucoup d'élus américains \u2014 rejettent.Si cet obstacle était surmonté lors du sommet qui débutera dans six jours à Washington, un accord de réduction de moi'ie de l'arsenal nucléaire des deux supergrands serait à portée de la main.M.Gorbatchev s'est montré très VOIR IDS EN A 2 J'étais inconscient, dit Roger Auque LOUIS-BIRNARD ROBITAILLE collaboration spéciale PAH IS __ ¦ e reconnais que j'étais to-\"tm talement inconscient de rester à Beyrouth.Après quatre ans sur place, j'étais devenu comme les Libanais.|e ne me rendais plus compte du danger.Pourtant, je faisais attention.Dans la dernière année, je ne sortais presque plus le soir, je n'allais plus dans certains quartiers.Depuis le début de 8o, tous les Occidentaux \u2014 à l'exception des diplomates, qui sont bien protèges auraient dû partir.Car il laut savoir que tout journaliste ou enseignant occidental \u2014 ou lié à l'Occident, comme les laponais \u2014 est une proie pour les preneurs d'otages.» Installe avec sa femme dans la suite d'un hôtel moderne de Paris, Roger Auque, 32 ans, libère de sa «prison» libanaise depuis trois jours à peine, après dix mois («et demi», précise-t-il) de captivité, est à la fois étonnamment calme et survolté.D'un côté, il se précipite sur le téléphone lorsqu'un ami l'appelle de Beyrouth, et raconte presque émerveillé ce qui lui arrive: une foule énorme à l'aéroport d'Orly, samedi, les interviews s la chaine pour la France et l'étranger, le mois de vacances à Tahiti qu'on lui a offert De l'autre, la tète froide.Celui que des confrères considéraient comme un chien fou, un «harou- deur», dit tranquillement: «je ne prendrai plus de risques comme ça.Si on me disait aujourd'hui même que je m'en vais en Haïti, je refuserais.Avant, j'aurais été le premier à le demander.Dans quelques années, peut-être, ça reviendra.Mais aujourd'hui, j'aimerais bien couvrir l'Europe ou l'Amérique.» Celui qui a collaboré a La Presse et à d'autres médias québécois depuis Beyrouth \u2014 «avec beaucoup de plaisir», insiste-t-il \u2014 n'entonne pas le grand air du «Non, je ne regrette rien».Bien sur, «il y a toujours des leçons à tirer de toute expérience, et puis, maintenant que c'est passé.Mais, surtout pour ma femme et ma famille, je ne repasserais pas VOIR AUOUE EN A J Devinez qui est le N° 1 d'Europe?COMPATIBLE IBM \u2014 PC 1640 SOMD J 1 LECTEUR 360K ( 1 MS DOS ¦ 3 2 ' MÉMOIRE VNE 640K : LCR AN MONOCHROME ' HORLOGE PERMANENTE i> ( \\ | DE DIGITAL RESEARCH 1295s l interface de gestion graphique par souris ou par fenetre S2St Sr-Hl/B£flr(wrda?Jjn i 3SS-Ï7K cas^ A2e LA POTSS\u20ac, MOWTWt Al, MMU 1 ar DtCMMi 1987 SDITK DE LA UNE % contrit tf» $2 5 rju Pentagon* Le nouveau centre ten orienté vers les domaines de l'intelligence artificielle, de la robotique, de la technologie laser, de l'optique et de l'ingénierie.L'entreprise souhaite en effet diversifier ses activités d».« des «\u2022 ;ct.un, autres que militaire.Selon le préaident d'Oerlikon, M.Marco Genoni, le centre de recherche «deviendra sans doute l'un des plus importants au Québec».M.Genoni n'a pas caché que cette décision s'inscrivait dans la foulée du contrat de $2,5 milliards accordé par l'armée américaine: «Il faut dire, pour être honnête, que cela en dépendait un petit peu».Présent à la conférence de presse, le ministre québécois du Commerce extérieur et du Développement technologique, M.Pierre MacDonald.a souligné que ce nouveau projet constituait «une autre reconnaissance de Montréal comme centre canadien de l'aérospatiale».Oerlikon devient le standard Le contrat obtenu du Pentagone assure maintenant la notoriété au système ADATS et pourrait entraîner de nouvelles commandes de la part de pays membres de l'OTAN (Organisation du Traité de l'Atlantique Nord).La Turquie et les Pays-Bas songent en outre à perfectionner leur propre système de défense anti-aérien.«L'armée américaine fixe les standards.Le choix de notre système est sûrement le facteur le plus important pour la concurrence future», a expliqué M.Genoni.Selon lui, si le système de missiles ADATS a été choisi, c'est è cause de sa technologie et de sa fiabilité dans des conditions difficiles.«Nous n'étions ni les plus y if M.Marco Ctnonl, président d'Oerlikon chers, ni les moins chers», souli- gne-t-il.Le système de missiles ADATS est un système mobile de défense conçu pour protéger les troupes des lignes de front, les aéroports ou toute autre installation contre des attaques aériennes provenant d'hélicoptère*, d'avions ou de véhicules blindés.?HAÏTI HaN vie la peur risqués à la boulangerie alors que d'autres se rendaient timidement au travail.Mais dans l'ensemble, lea rues étaient passablement désertes et les boutiques à peu près toutes fermées.Peu de véhicules privés circulaient et même les fameux « tap-tap », ces petites camionnettes vivement peinturlurées qui servent au transport en commun, se faisaient rares.Nos in sec les Lm veux sfcbuieux de la libellule lui permettent de voir dans toutes les directions en même temps.Des yeux tout le tour de la tète Le Jardin Botanique accueille dans ses serres, impu au 6 de cembre une exposition des plus beaux insectes du monde.Pour souligner I événement, La Presse publiera Quotidiennement, jus-au a la fin de I exposition, une chronique sur les insectes du Quebec signée par I entomology te Pierre de Tonnancour ¦ Les libellules sont des insectes très anciens, et certains de leurs ancêtres qui survolaient les marais il y a maintenant 250 millions d années, avaient une envergure de 64 centimètres, dimension gigantesque jamais égalée par aucun autre insecte, les représentants contemporains présentent des tailles beaucoup plus modestes qui n'excèdent jamais 13 centimètres.L'observateur émerveillé devant la qualité de vol d'une libellule est souvent loin de se douter qu'il est en présence d'un des plus redoutables insectes prédateurs qui soient.Du matin au soir, elle patrouille les abords des lacs, marais ou ruisseaux, à la recherche d'insectes volants dont les dimensions varient, bien sûr, selon la taille de la chasseresse.Comme chez la majorité des organismes qui capturent leurs proies au vol, l'efficacité prédatrice des libellules repose en bonne partie sur un excellent sens de la vue, qui se traduit chez elles par la présence d'énormes yeux qui enveloppent la presque totalité de la tête.Ces derniers sont qualifiés de composes, car ils sont constitués d'un très grand nombre d'unités appelées ont-matidies (jusqu'à 10000 chez certaines espèces).Chacune d'entre elles ne perçoit qu'une portion très réduite du champ de vision, mais elles produisent collectivement une mosaïque de points lumineux qui forme l'image globale.Ces propriétés confèrent aux libellules la possibilité de voir en même temps dans toutes les directions! Ce type de fonctionnement, évidemment très différent du nôtre, s'avère particulièrement efficace dans la détection du mouvement, une propriété fort appréciable si l'on considère le mode d'alimentation de ces insectes.\u2022 Tonnancour entomologiste collaboration spéciale LA MÉTÉO Québec\t\t\t\tÉtats-Unis\t\t\t AM*\t-11\t-2\tNue pt nai\t\tM* s»jl\t\u2022¦a\t¦as.OutaouM\t- 7\t0\tNua pLi»\tBoston\t7 1 N -Orleans\t11\tIS Leur anodes\te\t- 1\tNua pi ne,\tMMo\tS 11 Pittsburgh\t2\t9 C«nlons d* l'E*t\t-5\t0\tNua pl rm\tChicago\t2 S S Francisco\t10\t15 Maure»\t- J\t0\tNul pi nu.\tMiami\tis 27 mttagm\t7\t17 OueOet\t-1\t0\tNua pl m\tNawYork\t13 IS Oeâes\t2\t14 Lec-Samt-Jeen\t-8\t0\tNua pl n*\t\t\t\t Ranouski Gaspesw\t-$ 0\t4 4\tNua Dr a«e Nua Dr (X\tles capitales\t\t\t Baie-Comeau Sept lies\t- 4 ~4\t4 4\tNua Dr pl Nus.br pl\tAmsterdam\t\u2022a*, m.\ttan -3\t10 Canada\tm\t\tr_.\tAtnanas fastest\t11 IS Moscou 24 33 Mexico\t1\t24 Victoria\ti\tt\tNuagaui\tBertn BruMjtaa\t2 4 Oslo\t-10\t1 l dmonton\t-i\t6\tPoss nuag\t\t1 1 Pant\t5\t6 ¦agN\t-10\tS\tPoss nuag\tBuenos Aires\t20 31 noma\tt\t11 Winnipeg\t-4\t0\tOnt*\tCopenhague\t2 3 Séoul\t-o\t-1 Toronto\t4\t7\tt nn.ygement\tGeneva\t1 4 Stockholm\t0\t1 Fredericton\tS\t4\tPUa\tHong Kong\tS 11 Tokyo\t4\t9 HtMaj\t- 4\t1\tEnrnjâij8rTssnt\tLa Can\t13 2S T'-r»oad\t30\t32 GasuessM\t?\t2\t\tLisûonne\t4 14 Vienna\t3\t5 Saint Jean'\t- 3\t-1\t\tLondres\t3 8\t\t La Quotidienne Tirage d'hier a trois chiffres 882 a quatre chiffres 4340 L'accalmie dans la capitale pourrait se prolonger pendant deux ou trois jours, certaine membres de l'intelligentsia démocratique ont de bonnes raisons de croire que le peuple pourrait manifester prochainement ea colère et ils craignent, le cas échéant, un bain de sang.C'est pourquoi le pasteur Syl-vio Claude, un des principaux candidats à l'élection présidentielle, a réclamé l'intervention 'd'une force multinationale en Haïti si le Conseil national de gouvernement (CNC) refuse de quitter le pouvoir.Par contre, quatre candidats centristes (Leslie Manigat, Louis Dejoie, Thomas Desulme et François Latortue) se sont prononcés contre toute intervention militaire étrangère.A ce propos, plusieurs milliers de Haïtiens ont manifesté pacifiquement à New York pour protester contre les massacres de dimanche et contre le soutien américain accordé au CNG depuis la chute de lean-Claude Duvalier.Aux cris de «Pas de solution américaine, pea d'intervention américaine, lepouvoir au peuple», plus de 3000 personnes selon la police (beaucoup plus selon les organisateurs) ont défilé en plein centre de Manhattan, bloquant la circulation i plusieurs reprises.' L'assurance donnée dimanche par le général Namphy, président du CNC, qu'il maintenait le calendrier électoral qui doit aboutir le 7 février prochain à un président «librement élu par le peuple», n'a convaincu personne.On se demande comment d'éventuelles élections pourraient être à nouveau organisées en un si court laps de temps et surtout quels parus accepteraient d'y participer.Hier, les candidats Gérard Gourgue et Sylvio Claude ont indiqué qu'ils n'Iraient pas en élections sans le CÊP (le Conseil électoral provisoire), dont les membres ont été précisément destitués dimanche par le CNG.A quelques heures de réaliser on de leurs rêves les plus chers, le Guple haïtien a été réprimé vio-nment par ceux-là même qui lui garantissaient des élections libres.«C'est d'un cynisme incroyable», confiait un officiel américain à La Presse.«Nous avons été stupides de penser que ces élections auraient lieu.Samedi, nous noua demandions tous si l'armée n'allait pas prendre le pouvoir.Nous étions trop bêtes pour nous rendre compte que les soldats, qui patrouillaient la capitale en nombre insuffisant pour assurer la sécurité, avaient déjà la situation en main.» i L'avenir parait sombre pour les Haïtiens.Déjà, des informations parvenues à Le Presse indiquent que les membres du Conseil électoral provisoire (CEP) dissout se sont réfugiés dans des ambassades occidentales.D'anciens exilés politiques rentrés au pays après le départ de Duvalier en février 1967 étaient convaincus hier que le régime préparait une répression sélective.Radio-Métropole rapportait hier matin que plusieurs personnes syant quitté leur maison vendredi n'avaient pas depuis donné signe de vie.On les priait de se manifester d'une façon ou d'une autre pour rassurer' leurs familles.Même l'avenir du CNG est incertain.Beaucoup d'observateurs pensent ici que le général Namphy n'en a plus pour longtemps à la tête du gouvernement en raison de ses tergiversations de la semaine dernière qui l'auraient fait hésiter à renverser dès mardi ou mercredi le CEP.C'est la faction plus radicale de l'armée, dirigée par le le général Williams Regala, numéro deux du CNG, qui prendrait la tête du gouvernement Du côté des chancelleries occidentales à Port-au-Prince, en particulier chez les Américains qui sont en train de revoir avec Washington l'ensemble de leur politique en Haïti, il apparaît de plus en plus probable que l'aide qui touche directement les institutions gouvernementales soit coupée d'Ici les prochains jours.Déjà, les Etats-Unis ont cessé toute aide militaire et économique non humanitaire eu régime Namphy.Le département d'État a indiqué hier qu'il ne reviendrait sur sa décision qu'après la restauration du processus électoral et a appelé les autorités haïtiennes à le « remettre sur les rails».« Haïti, de dire un officiel américain, pourrait peut-être survivre ainsi pendant une année en retenant le paiement de ses dettes extérieures et en se rabattant sur la contrebande déjà florissante, mais après cette échéance, la situation deviendrait intenable.» Le bruit court à Port-au-Prince que la France songerait à prendre la relève des Américains comme principal bailleur de fonds d'Haïti.«Si tel est le cas, a déclaré un officiel américain, nous exercerons de fortes pressions avec nos collègues occidentaux pour que cela ne se fasse pas.» En attendant, selon ce même officiel américain, le Fonds monétaire international et la Banque mondiale ont mis un terme à leur collaboration avec Haïti.?mis que son pays est engagé dans le même type de recherche que les Etats-Unis sur l'IDS: « L'Union soviétique fait pratiquement tout ce que les Etats-Unis font», a-t-il dit.précisant que «nous ne bâtirons pas une 1DS».jusqu'ici, les porte-parole soviétiques avaient minimisé la portée du programme de recherche, que le président américain a baptisé hier «bouclier rouge» (red shield), lors d'un discours devant un groupe conservateur.Il a estimé à $200 milliards le budget du «bouclier rouge».Sur la question des forces conventionnelles en Europe, M.Gorbatchev a admis qu'il y a «une certaine asymétrie, tant en troupes qu'en armements» en faveur des Soviétiques et il s'est dit « prêt à aborder ce problême en termes J>ratiques».Mais il n'est pas allé usqu à accréditer l'idée d'une réduction unilatérale des forces soviétiques en Europe de l'Est.49-2-01 1er décembre 1987 Oorfaetchsv.oui A nos, dans u du traita AMI optimiste hier: «Nous pensons qu'il est possible d'accomplir beaucoup avec l'administration actuelle.» M.Gorbatchev a également ad- C'était la première fois que le leader soviétique acceptait de se soumettre à une interview avec un journaliste américain.L'interview, enregistrée samedi à Moscou, a duré une heure.Sûr de lui, volubile, M.Gorbatchev avait une pleine maîtrise de ses sujets, et n a semblé embarrassé que lorsque les questions ont porté sur l'opposition d'un de ses anciens lieutenants, Bori» Yeltsin, à son programme de réformes.11 s'est permis un peu d'ironie, hors caméra, lorsque le journaliste-présentateur Tom Brokaw lui a épingle le micro sur la cravate.Brokaw lui a expliqué qu'il devait répéter cette tâche quotidienne avec ses invites.M.Gorbatchev a répondu: «Voua ne croiriez pas ce que moi je dois faire tous les jours dans mon travail.» Interrogé sur le refus de l'URSS de laisser ses citoyens émigrer librement, le leader soviétique a riposté en critiquant les politiques d'immigration nord-américaines.«Aux Etats-Unis et au Canada, ils ne veulent cas vraiment laisser entrer aux États-Unis les gens du Mexique ou des autres pays, ceux qui n ont pas les connaissances qui sont requises», a-t-il dit II a accusé les États-Unis, et par i ciation le Canada, de provoquer un «exode des cerveaux » en choisissant seulement des immigrants qualifiés.Spécifiquement, il a affirmé que Washington se sert du prétexte des droits de l'Homme pour attirer des scientifiques soviétiques eux États-Unis, Parmi les autres sujets abordés: AFGHANISTAN: « Nous cherchons le moyen de trouver, au plus tôt, une solution rapide au problème.Cela peut se faire très rapidement», a-t-il dit sans accepter de fixer un échéancier au retrait des troupes soviétiques.«)e crois que je peux parler de ça (un échéancier) avec le président Reagan», a-t-il dit.NICARAGUA: «le suis obligé de sourire quand j'entends que la sécurité des États-Unis est menacée par le régime sandiniste.Ce n'est pas sérieux.» INTERVENTIONNISME: Il a défini la «nouvelle pensée» soviétique en affirmant que personne ne doit dorénavant «imposer ses valeurs ou son mode de vie aux autres.La nouvelle pensée présume la nécessité de respecter le choix de chaque nation.» REFORMES.Partant de son programme de réformes, il a affirmé qu'il fallait «poursuivra le chenil) de la démocratie et des réformes fermement et avec constance, mais noua ne Muterons pas d'oupes».Il a critiqué le «conservatisme» et l'«aventurisme», ac-collant cette dernière étiquette à l'ex-leader communiste de la ville de Moscou, Boris Yeltsin.Par ailleurs, il «ne voit pas la nécessite de (permettre) d autres partis» politique en URSS, en plus du Parti communiste.FEMMES: La société soviéti- 3ue doit « trouver un moyen d'ai-er la femme à combiner sa participation active à la vie sociale et culturelle avec son devoir, avec sa destinée qui est d'être la gardienne du foyer familial, la gardienne de la famille.» Il a ajouté qu'il «discutait de tout» avec son épouse Raissa.y compris les affaires de l'État soviétique.?AUQUE au travers de ça.» Curieusement, il n'est pas du tout intéressé à écrire \u2014 contre rémunération \u2014 sur le sujet: «La seule idée de me mettre seul devant une feuille de papier et de revivre ça me fait horreur.» Auque raconte en toute simplicité comment tout ça est arrivé.En supprimant au passage le côté parfois «western» de son copain Paul Marchand, qui était avec lui au moment de l'enlèvement.« |e n'ai jamais dit que je préférais être tué plutôt que d'être pris en otage.Quand les trois gars sont arrivés, je n'avais pas mon revolver, parce que ie venais de voir Terry Waite.Mais même avec une arme, je n'aurais rien pu faire contra trois kalachnikovs.Ils m'ont fait coucher par terre dans la voiture.Après, je me suis retrouvé dans un cachot, au sous-sol.Puis, si l'on peut dire, ça s'est amélioré: j'étais dans la chambre d'un HLM ordinaire de Beyrouth, avec les fenêtres barricadées, sans plus.» Pourquoi ne pas se faire entendre des voisins?«Qui va frapper sur le mur?L'otage?Alors les PHOTrxASca associated \u2022 Le journaliste Roger Auque gardiens arrivent et vous battent à coups de crosse, le n'ai pas été battu moi-même, mais l'otage sud-coréen qu'on avait mis là une semaine avec moi l'avait été.j'ai entendu aussi dans l'appartement voisin un otage anglais M faire battre.Et puis, à Beyrouth, qui va intervenir parce qu'il entend des cris?» Un mélange d'horreur et de banalité, il y a des jours où le gar dien de service lui annonce qu'il sera descendu le lendemain \u2014 « mais jamais je n'ai pris ça vraiment au sérieux, peut-être est-ce une question de tempérament».Les gardiens \u2014 «par paresse» \u2014 oublient de lui donner à manger ou à boire, ou de l'amener aux toilettes comme prévu.«Ce que je craignais surtout, c'était de tomber malade, car ils n'auraient pas apporté nécessairement les médicaments.» Dans un premier temps, il n'est enchaîné que la nuit.Puis, après 3u'il avait profité de moments 'inattention de ses gardiens pour arriver à la terrasse de l'appartement, il est enchainé toute la journée: «Mais, dit-il, c'était une chaîne fine, pas très gênante, solide bien sûr, fixée à la cheville.Le problème, c'était \\ lu tôt de savoir quoi faire, c'était 1>- temps qui passait.» Quand on lui signale que l'un des plus vieux otages français de Beyrouth, Jean-Paul Kauffmann, disait dans une cassette avoir lu plusieurs fois «Guerre et Paix» de Tolstoï, Roger Auque remarque: «Tiens, c'est curieux, ils m'ont passé Guerre et Paix moi aussi.Il y avait des livres.» Pour le reste, rien du tout.Ni radio, ni télévision, ni la moindre information de la part des geôliers \u2014 sauf par inadvertance, lorsque l'un d'entre eux lâche une information distraitement.«Ils ne me disaient rien.Sauf, au début, pour me calmer, que c'était une erreur, qu'on allait me relâcher, le ne savais pas du tout entre les mains de oui j'étais.Ce que je craignais le plus au début, c'était d'avoir été enlevé par erreur, ou pour des motifs crapuleux.Quand j'si finalement vu arriver l'otage sud-coréen, six mois après le début, j'ai été soulagé: j'étais bien dans un groupe d'ota- fes 'politiques', et je savais que la rance faisait des efforts pour nous faire libérer.Bizarrement, jamais je n'ai pensé que je resterais lâ des années.» Roger Auque est convaincu d'avoir eu le «médiateur» britannique Terry Waite comme voisin de détention, c'est-à-dire dans l'appartement mitoyen.«j'ai entendu pendant un certain temps quelqu'un qui parlait anglais avec un accent britannique.A un moment où on le sortait de l'appartement, j'ai pu le voir furtivement par le trou de la serrure: je dois dire que je ne l'ai pas reconnu car, bien que barbu, il était beaucoup plus maigre.Mais, après coup, on m'a dit que c'était le seul Britannique pris en otage après moi.Ça ne pouvait être que lui.» D'après Roger Auque, les prises d'otages à Beyrouth sont le fait à la fois de groupes politiques et de «droits-communs» qui se mêlent de politique, «il est vraisemblable que le Djihad islamique constitue un groupe strictement politique, alors que l'OJR est plus disposée à négocier, y compris contre de l'argent tout simplement ».Des groupes pour qui tout Occidental pris en otage vaut sans doute beaucoup d'argent (sans compter quelques concessions politiques), et toutes ses mouvances finissant par communiquer entre elles, à la fois dans la confusion et vers les mêmes objectifs.Parfois, l'enlèvement est revendiqué clairement, parfois non, mais tout est imbriqué.«Une chose est certaine, insiste Roger Auque, certains de mes geôliers étaient non pas Libanais mais Palestiniens.» Quand en lui demande quelle importance cela fait, à moins qu'il ne s'agisse de Palestiniens «officiels» (se réclamant de Yasser Arafat), il se contente d'un grand silence: «je ne veux pas nuire aux négociations en cours sur les trois otages français qui restent à Beyrouth.» Lui a fait dix mois et demi, son compagnon de libération, Jean-Louis Norraandin, vingt mois.Les trois qui restent.Carton, Fontaine, Kauffman, en sont à deux ans et demi.?Tirés à part ¦ A la suite de l'intérêt manifesté par les lecteurs lors de la publication, sous forme de tirés à part, de séries publiées sous la signature de ses journalistes, la Presse rappelle à ses lecteurs qui le désirent que les reportages suivants sont toujours disponibles : ¦ Les résultats d'une enquête du journaliste André Noél sur les connaissances des élèves francophones de 6* année au Québec, en France, en Belgique et en Suisse.Ce dossier a été publié en mars 1966.Prix : S3.¦ « La pauvreté à Montréal ».Ce document reproduit dix articles parus dans La Presse sops forme de dossier en cinq parties, sous la signature d André Noél.et publiés du 30 Janvier au 3 février 1967.Prix S3.¦ « Le sida : au-delà de la peur ».Un recueil de 20 articles parus dans La Presse : 16 articles d'Huguette Ro- berge, trois de Lambert Gin-gras et un d'Hélène Teinturier publiés entre le 27 juin et le2 juillet 1987.Prix:$4.¦ « Le libre-échange Canada - États-Unis ».Ce document reproduit 11 textes publiés dans La Presse du 26 septembre au 7 octobre 1987, sous la signature d'Alain Dubuc.Prix : $4.¦ « Vieillir chez soi ».Ce document reproduit le dossier en cinq parties paru dans La Presse du 3 au 7 octobre 1987, sous la signature d'Huguette Roberge.Prix : S4.¦ « L'école: les devoirs des parents ».Ce document reproduit une série d'articles assortie d'un sondage Crop-La Presse révélant le taux élevé de satisfaction des parents à regard de l'école, et publiée du 10 au 17 octobre 1987.Prix : $6.¦ « L'évolution de la bourse en 1987 ».Ce document reproduit 60 articles parus dans La Presse avant le « lundi noir », soit du 3 janvier au 19 octobre 1987.Prix : $ 10.¦ « La crise boursière 1987 ».Ce document reproduit 71 articles parus dans La Presse après le « lundi noir » du 19 octobre, soit du 20 au 31 octobre 1987.Prix: $10.Pour vous procurer ces tirés à part, il suffit d'écrire à : Dossier ( le nom du dossier qui vous intéresse).Centrale des bibliothèques.1685 est, rue Fleury, Montréal H2C ITI.Québec, (oindre à votre demande la somme requise sous forme de chèque ou de mandat-poste.Il n'y a aucune vente au comptoir de La Presse.Rectificatif ¦ La Presse Canadienne a erronément indiqué dans une dépêche transmise le 23 novembre et reprise par La Presse que la société Oerlikon a intenté une action en dommages-intérêts contre l'ancien ministre conservateur André Bisson nette.Il aurait fallu lire que Oerlikon poursuit plutôt, pour une somme de $2,1 millions, M.Normand Ouellet-te, qui est l'ancien président de comté de M.Bissonnette.L'ex-ministre, qui a été inculpé en même temps que son associé Normand Ouellet te, a été accusé de fraude, corruption et abus de confiance après que le prix d'un terrain, à Saint-Jean, eut triplé à presque S 3 millions en quelque 11 jours.Le terrain devait être ensuite vendu à la société d'armements suisse Oerlikon.qui avait obtenu un contrat de $600 millions du gouvernement fédéral.C'est le 21 décembre que l'ancien ministre saura s il sera cité ou non a son procès dans cette affaire.Où donner son sang ¦ La Croix-Rouge lance un appel d'urgence afin d'obtenir des dons de sang du groupe RH négatif, dont il y a pénurie, et du groupe O positif.Aujourd'hui, la Croix-Rouge tient des cliniques aux endroits suivants : ¦ à Montréal, au centre permanent de la Croix-Rouge, 3131 est, rue Sherbrooke, de 10 h â 20 h ; ¦ à LaSalle.cafétéria de la compagnie Seagrams, 223, rue Lafleur, de 10 h à 15 h 45.i r LA PIPW, MOMTKtAL.MARDI 1er Montréal baptise une vingtaine de nouvelles rues par mois PAUL »OV ¦ \u2014 Taxi! Rue Hélène-Ballon s'il vous plaît.\u2014 Pardon?\u2014 Oui, 15 rue Hélène-Ballon.Après, vous me conduirez rue Marie-Anne Asselin.Puis nous irons rue Toussaint-Lou-verture, c'est tout près de la rue Karl-Lèvesque.Arrêtez! S'il ne l'a pas déjà fait, votre chauffeur est sur le point de vous annoncer que vous vous êtes trompé de ville.Il n'en est pourtant rien.A peine avez-vous quelques mois d'avance sur lui.Parce que ces rues existent bel et bien.sur papier.Et elles existeront bientôt « en chair et en os ».« On nomme des rues environ un an avant qu'elles soient construites », explique Claudine Deschènes, historienne et présidente de la toute nouvelle Commission de toponymie de la Ville de Montréal.Une commission composée de sept membres et qui a tenu sa première réunion le 1er avril dernier.« Nous n'avons donc pas encore eu l'occasion de marcher dans des rues que nous avons nommées, souligne Mme Deschènes.J'ai bien hâte!» Avant, explique-t-elle, les noms des rues étaient désignés « par un petit comité entre guillemets », un comité « plutôt obscur ».Tout cela a changé avec l'arrivée d'une nouvelle administration à l'hôtel de ville.La nouvelle Commission, qui se réunit mensuellement, ne chôme pas.Parce que des noms de rues, Montréal an consomme une vingtaine par mois par les temps qui courent.La plupart vont dans ses quartiers de Rivière-des-Prai-ries et Pointeaux-Trembles, où les projets domiciliaires poussent comme des champignons.Les autres membres de la Commission sont les historiens Dominique lean, Sylvie Du-fresne et lean-Paul de Lagrave, les conseillers municipaux Arnold Bennett et Georges Le-doux, ainsi que Bernard Vallée, employé à l'Institut canadien d'éducation des adultes.« Nous possédons une bonne expertise de l'histoire de Montréal, explique Mme Des-chc-nes.Et comme nous sommes trois femmes au sein de la Commission, nous choisissons aussi des noms de femmes.» Ainsi, depuis avril, une quinzaine de rues ont reçu des noms de femmes.On pourra bientôt circuler sur les rues Hélène-Ballon (une musicienne), Flizabeth-Begon (femme de lettres et épouse de l'intendant Bégon), Marie-Anne Asselin (cantatrice), Gabrielle-Roy ( écrivain ), Laure-Gau-dreault (syndicaliste), Harriet-Tubman (une Noire américaine qui a lutté pour l'abolition de l'esclavage).Mais trouver des noms de femmes n'est pas aussi facile qu'il peut y paraître, souligne Claudine Deschènes.Parce que l'Histoire ne nous en a pas légué beaucoup.Des historiennes s'emploient toutefois à combler cette lacune.On fonctionne également par thèmes, à la Commission de toponymie.Ainsi, dans un secteur, les rues pourront porter les noms de botanistes importants, des assistants du frère Marie-Victorin.Ou encore des noms de plantes.Ou, en prévision du 200* anniversaire de la Révolution française, en 1969, des noms des philoso- [\u2022hes encyclopédistes qui l'ont nspirée.Dans le quartier Rivière-des-Prairies.ou l'on compte plusieurs Montréalais d origine haïtienne, on va retrouver des noms de ruée comme Tous-saint-Louverture, figure héroïque de l'époque de la colonisa-tion française d'Haïti.Ou Karl-Lévesque, prêtre québécois qui s'est dépensé auprès de Ir communauté haïtienne montréalaise.A leur arrivée, les membres de la Commission ont hérité d'une banque d'environ 300 noms.Mais Claudine Deschênes précise qu'ils n'étaient pas tous pertinents.Notamment des noms d'anciens margull-lers ou conseillers municipaux dont plus personne ne se souvient.Les membres de la Commission sont opposés à la numération des rues et avenues.Mais pas question de changer les artères qui sont ainsi désignées.« Il faut vivre avec, mais on ne continuera pas cette pratique.» On corrige aussi certaines « injustices ».Ainsi, la rue Gilford s'appelait autrefois rue Guibord, en l'honneur de cat imprimeur à qui on avait refusé la sépulture chrétienne pour sas prises de position anticléricales.En 1179, une erreur de transcription transforma Oui-nord en Gilford.La rue Gilford, éminemment sympathique au demeurant, ne changers pas de nom.Mais Joseph Guibord parait désormais au-dessus d'un petit bout de rue du quartier Saint-Michel qu'on avait baptisé 17* avenue, croyant i tort qu'il s'agissait d'un prolongement delà 17* avenue.Récemment, la Commission était saille d'une demande pressante: donner son avis sur le changement du boulevard Dorchester en boulevard René-Lévesque.La demande du comité exécutif de la Ville est parvenue dans les jours qui ont suivi le décès de rex-premier ministre.«La majorité des membres étaient réticents, avoue Mme Deschènes.Mais certains étaient favorables.» Dans leur rapport de 30 pages, ils mentionnaient les incidences économiques: le boulevard Dorchester compte de nombreuses tours à bureaux, des hôtels, etc.Il continue également dans la municipalité voisine de Westmount.«On envisageait d'autres artères, principalement l'avenue du Parc et le boulevard Saint-Joseph.On a aussi pensé à la Bibliothèque municipale, rue Sherbrooke, qui n'a pas d'autre nom.» La Commission a aussi évoqué la possibilité de nommer le quadrilatère Berri-Demonti-gny ou le Carré Dominion, Place René-Lévesque.«Mais nous n'avons pas exprimé de Rréférence absolue», souligne Ime Deschênes.Le boul.René-Lévesque: c'est fait Réseau routier de Montréal : Québec fera connaître ses projets au début de 1988 JEAN-PAUL CHARBONNEAU ¦ Le ministre québécois du Transport, Marc-Yvan Côté, fera connaître au début de 1988 ses intentions concernant l'amélioration du réseau routier de la région de Montréal.Cette décision permettra de procéder à la réfection quasi complète de l'autoroute Métropolitaine, l'une des voies rapides les plus dangereuses au Canada.La Presse a appris de diverses sources, hier, que toutes les études au sujet de la construction d'un pont dans l'Est qui relierait Saint-Léonard et le quartier Saint-François, à Laval, et le parachèvement de l'autoroute 440, sont terminées.« Elles sont toutes favorables à ces réalisations.Québec est maintenant rendu à la période des décisions », a décleré un porte-parole d'un député de l'Ile Jésus.Le ministre Côté doit faire connaître en février son programme d'investissements pour les prochaines années.Pour sa part, un haut fonctionnaire du bureau du ministre Côté SMASH! ¦ C'est à l'unanimité moins une voix que le conseil municipal de Montréal a décidé, hier soir, de changer le nom du boulevard Dorchester en celui de René-Lévesque.Même des conseillers anglophones qui ont exprimé des réserves sur la rapidité de ce changement ou l'absence de consultations formelles, se sont ralliés à la majorité.Et cela, comme l'ont expliqué certains, pour bien démontrer qu'il ne s'agit pas d'un complot contre les anglophones.« Voter contre la proposition accréditerait cette thèse », de dire M.Bos-key.Seul le conseiller indépendant Nick Auf der Maur s'est déclaré dissident.Mais les débats a souligné que la décision gouvernementale sera effectivement annoncée au début de 1988.« Nous ne sommes pas les seuls à prendre les décisions dans des cas semblables, il faut en discuter avec le gouvernement fédéral », a ajouté le représentant du ministre Côté.A l'hôtel de ville de Laval, le maire Claude Lefebvre est d'avis que Québec se doit de procéder au parachèvement presque immédiat de l'autoroute 440, au moins jusqu'à l'autoroute.13 (Chome-dey).« Actuellement, a partir du boulevard des Laurentides, aiou-te-t-il, les automobilistes roulent.sur la voie de service, dont les coûts de construction ont été entièrement payés par Laval.Dernièrement, j'ai discuté avec le ministre Côté et j'ai confiance qu'il annoncera le parachèvement de la 440 en février.Cette annonce pourrait bien être accompagnée de la décision de Québec de procéder à la construction d'un tunnel, boulevard Chomedey, qui traversera la 440.» Selon le maire Lefebvre, Québec pourrait bien profiter de la circonstance pour aménager un petit pont entre Laval et I Ile Bi-zatd.ce oui procurerait une liaison jusqu à la Transcanadienne.qui se sont prolongés fort tard ont été d'une rare qualité.« Les historiens retiendront de M.Lévoeque qu'il fuî un personnage central dans le développement du Québec moderne.Et nous posons un geste significatif que la population voulait qu'on pose rapidement », de dire le maire Doré.Il a expliqué que l'exécutif a retenu ce boulevard parce qu'il ré- Knd parfaitement à ce qu'était , Lévesque.Outre qu'il y eut ses bureaux, qu'Hydro-Québec y a son siège social ainsi que Radio-Canada où il commença sa vie publique, il s'agit d'une rue «qui fait la jonction entre l'Est et l'Ouest de Montréal, de rappeler le maire.M.Lévesque a contribué au développement de l'Est et de l'Ouest de Montréal, et à faire de Montréal la métropole qu'elle est».« |e comprends la réaction d'anglophones, a-t-il poursuivi, qui croient qu'on fait disparaître leur contribution de cette ville.Mais ce n'est pas le cas: des rues et parcs nouvellement nommés corrigent cette perception.De plus, le Square Dominion portera désormais le nom de Square Dorchester.» Plusieurs citoyens de langue anglaise avaient interpellé le conseil, à la période de questions, demandant des consultations ou même un referendum sur le changement de nom.Le maire a rap- n?!é ni»1 li' pouvoir de nommw les rués appartient à l'exécutif, et celui de changer leur nom, au conseil.On aurait consulté les résidents s'il s'était agit d'une rue résidentielle, a-t-il dit.Il en coûtera environ $17 000 a la Ville pour le changement des plaques de noms de rues ( la rue Dorchester se poursuit dans Pointe-aux Trembles) et le changement sera officialisé dans un an.Les entreprises qui y ont leur adresse auront donc le temps de renouveler leur papeterie, croit le maire.De son côté, le président du comité exécutif, M.Michael Faint-tat, a déclaré que « cet homme a incarné l'âme et l'esprit de la collectivité », et rappelé les actions de son gouvernement qui ont eu un effet positif sur Montréal.Le conseiller Auf der Maur.s'oppose à cette décision qu'il juge prématurée.Il aurait souhaité qu'on en discute dans un climat plus serein, après consultation.niOIQ mâm BBSPSj uhai Lea 111 employés travaillant aux entrepôts de Métro-Richelieu a en allant cueillir le gros lot de $5,3 millions qu Ils ta partagent Ils EMêro-des Prairies ont frénétlguetirent manifesté tour joie, hier, exultaient en choeur avec des \u2022 Np, hip, hep, hourraI ¦ nourris.118 employés des entrepôts Métro-Richelieu se partagent le gros lot de $5,3 millions du 6/49 NICOLE SSAUCHAI ¦ A croire que l'union fait la chance au centuple! Un groupe de ! 18 employés des entrepôts de Métro-Richelieu, situés dans le quartier Rivière-des-Prairies à Montréal, se partage le gros lot de $5 363 085 du Lotto 6749, tiré samedi dernier.L'inédit colorait donc d'une note bien particulière ce 167* lot millionnaire dans l'histoire de Loto-Québec.Et la remise du chèque, hier avant-midi dans un hôtel du centre-ville, baignait dans une exhubérance a faire trembler les murs et les plafonds.Les gagnants, dont la plupart venaient d'accomplir leur quart de nuit habituel dans un joyeux coude à coude, s'y étaient donné rendez-vous.Ils exultaient tous en choeur, s'ac-clamant et s'ovationnant pour fêter l'heureux coup du sort qui apporte à chacun un gain de $45400.Deux compagnons de travail, Michel Gascon et Andre Lauzé, touchent le double en additionnant leur part du magot avec celle de leur épouse, au nombre des heureux parieurs.« L'émotion nous empêche de fermer l'oeil depuis 24 heures.Cela faisait un bon bout de temps que nous rêvions de gagner une somme substantielle », disaient Ginette Gascon et Louise Lauzé assises côte è côte avec leur mari.Au domicile d'Alain Prénovesu, le représentant du groupe et responsable de la mise collective, le téléphone a commencé a sonner en fin de soirée samedi jusqu'aux petites heures du matin.Cela n'a pas dérougi dimanche.« C'était l'euphorie totale.Car j'avais attendu le dernier tirage de novembre pour faire valider les fiches-combinaisons du groupe.C'est la dernière combinaison qui nous a fait décrocher le gros lot », a-t-il raconté.C'était la première fois que ses compagnons de travail et lui pariaient en groupe.Manutentionnaire et directeur du club social des employés de l'entrepôt, Alain Prénoveau r.vait cru bon remplacer la collecte traditionnelle d'argent pour le tirage de la cagnotte de Noél par cette formule afin de multiplier les possibilités de touche.«Cela prenait 118 joueurs prêts a verser une mise de $20 pour avoir 28 combinaisons a $84 chacune.Cinq è six employés se sont retirés du groupe en cours de route et ont repris leur mise », a-t-il indiqué.« Ceux-là avaient la mine plutôt basse cette nuit au travail.Mais c'est grâce a l'un de ses désistements que, poussé dans le dos par sa mère, je me suis joint au groupe pour tenter le coup », relatait tout sourire Alain La rose.' L'une des fiches-combinaisons du groupe lui a aussi permis de gagner 19 lots secondaires dans les différentes catégories, totalisant 52846.«Nous allons déposer ce deuxième chèque dans un compte en fidéicommis, le temps de décider si nous allons jouer cette somme a la loterie.C'est la même caisse populaire qui se chargera d'émettre les parts individuelles du gros lot », de préciser M.Prénoveau quasiment assailli par ses camarades qui voulaient palper les deux chèques.Selon lui, la plupart de ses compagnons en profiteront pour s acheter une maison ou libérer leur hypothèque.De son côté, le détail lant où s'est effectué l'achat de la mise gagnante, un BoniSoir de Mascouche-Heigtns, empochera $53 630.Au classement des dix Elus gros lots versés au Québec, tous au jeu otto 6/49, celui des employés de Métro-Ri-cheiieu se range en quatrième place.Daveluyville : l'auteur du carnage dans un foyer pour vieillards passera trois ans dans un centre MARTHA CACNON ¦ L'adolescent de Daveluyville qui, le 30 janvier dernier, s'était livré à un horrible carnage dans un foyer, tuant et blessant des personnes âgées, a été condamné hier è demeurer trois ans dans un centre d'accueil sécuritaire, non loin de chez lui.Le juge Andrée Bergeron, du Tribunal de la jeunesse d'Arthabaska, a opté pour la rééducation plutôt que l'internement psychiatrique.Selon elle, le garçon de 15 ans savait ce qu'il faisait ce soir-là.Son geste était prémédité.Il y pensait depuis plusieurs semaines; il avait élaboré un plan d'action.Ce jugement ne fait pas l'unanimité chez les psychiatres.L'un d'eux, le Dr Louis Mo-rssaette, de l'Institut Philippe Pincl, est à la fois déçu et inquiet : «Ce garçon a besoin de soins psychiatriques.Sa place n'est pas dans un centre d'accueil, mais dans un milieu hospitalier », a-t-il confié a La Presse.Bien que l'on n'ait pu établir un diagnostic précis, il craint que le jeune ait de sérieuses tendances schizophrènes.« le ne pense pas que ce soit un bon service è lui rendre.La préméditation ne prouve pas qu'il avait toute sa tète au moment des crimes.La folie n'est pas toujours subite ».Un avis que ne partage, évidemment pas, l'avocat de la défense.Me |ean-Guy Proven-cher.Contrairement aux habitudes devant le tribunal pour adultes, il s'est opposé vigoureusement a ce que son jeune client soit acquitté pour aliénation mentale.La raison est bien simple: un acquittement de cette nature signifie souvent une longue période d'internement psychiatrique.Placé sous la garde du Lieutenant-gouverneur en conseil, l'adolescent doit demeurer sous traitement psychiatrique jusqu'à ce qu'il ne représente plus un danger pour la société.L'institut Pincl est le seul hôpital sécuritaire a disposer d'une unité pour adolescents.L'avocat a préféré réclamer un verdict de culpabilité.Au centre d'accueil, l'adolescent est soumis au même programme que tous les autres jeunes.Après un an, il peut demander des congés et des modifications a son traitement.Les parents étaient-ils d'accord avec cette forme de défense?A cette question.Me Pro-vencher répond : « C'est avant tout ma propre décision, l'étais le pour défendre leur fils.Et lui, il préférait rester au centre d'accueil.J'ai confiance en sa réhabilitation ».Même son de cloche au centre d'accueil sécuritaire La Forêt, è Drummondville, où se trouve actuellement le garçon.Le directeur, M.Michel Landry, est plutôt optimiste.Il a deux autres cas d'adolescents homicidai-res.« Le processus de rééducation est lent et difficile, mais je pense qu'on peut y arriver.Nous aurions refusé de le prendre s il n'avait Eas manifesté de bonnes dispositions.» 'adolescent vit à cet endroit depuis plusieurs mois.Après son évaluation psychiatrique è Pincl, il a été transféré dans ce centre d'accueil.Pour l'instant, il ne prend aucun médicament et rencontre occasionnellement un psychiatre.Le Dr Louis Morissette ne partage pas le même optimisme: « Le malheur, c est qu'il va s'adapter a la vie en centre d'accueil.Il va se fondre dans le groupe.On ne le verra plus.Mais, c'est après qu'il pourrait poser des problèmes.Quand je l'ai vu, il n'admettait pas avoir commis une chose horrible.» Lors du procès, le Dr Morissette et son collègue Jacques Talbot, de l'institut Pinel, ont soutenu que l'adolescent souffrait d'une grave maladie mentale.Selon eux, il avait perdu le contact avec la réalité le jour où il a poignardé Mmes Agathe Huot et Aima Arsc-neault et blessé trois autres personnes au foyer Mariga, a Daveluyville.Il venai: jlors de mettre a exécution son plan diabolique, baptisé « l'opération K », qui consistait a tuer les gens du centre où travaillait sa mère, la personne qu'il détestait le plus è cette époque.Dans son univers, cette dernière était devenue sa pire ennemie Il s'imaginait qu'elle lui voulait du mal.qu'elle exerçait un contrôle sur lui.Il désirait la tuer.Pour parvenir è ses fins, il voulait d'abord éliminer son entourage.C'est ce qu'il a fait ce fameux soir de janvier.Seul le psychiatre de la défense, le Dr Daniel Bélec, s est dit convaincu que le garçon était parfaitement conscient de ses actes, bien Qu'il éprouvait des désordres de la personnalité.A son avis, il traversait alors une crise d'adolescence extrêmement difficile.A Daveluyville, on a pardonné depuis longtemps.La triste histoire est terminée.Malgré le drame, les parents ont continué a demeurer dans la petite municipalité.Le père a gardé son travail et la mère s'est trouvé un nouvel emploi.Ils supportent toujours leurs fils.La peur et la souffrance sont encore présentes. A4 ft IA PWttM, MOWTKtAl, MAfiOt 1st CXCWWtl 1tt7 U nuK.U mottM *« MgntrMah one lents et contre le ptopriété par tranches de 100 000 habitants.Ceci selon un indice comparatif tubli par le Centre canadien de .a statistique juridique de Statistiques Canada.Ainsi, des 14 villes canadiennes de plus de 250000 habitants.Montréal et Toronto se classent respectivement quatrième et cinquième en ce qui concerne les cri-mer violents.L'écart entre les deux villes, quant au nombre de crimes violents, a tendance à diminuer sensiblement avec les années: entre 1983 et 1986.Toronto est passée du neuvième au cinquième rang de ces 14 grandes villes, toujours pour le nombre de crimes impli- Suant la violence, tandis que lontréal.elle, s'élevait du cinquième au quatrième rang parmi les mêmes villes.La sécurité des deux métropoles canadiennes s'est de plus détériorée davantage que celle de l'ensemble des autres grandes villes canadiennes.Toutefois, la progression du nombre des crimes violenu semble s'avérer dans toutes les villes importantes du nys.Les crimes violents, dans les villes étudiées, ont en effet augmenté de 16 p.cent en trois ans seulement En ce qui concerne les crimes contre la propriété, enfin, la situation de Montréal s'est dégradée à un rythme effarant, comparativement à ce qu'on observe dans les autres villes canadiennes.Entre 1983 et 1986, Montréal est passée du neuvième au cinquième rang des crimes centre la propriété alors qu'à ce chapitre, la situation est demeurée relativement stable à Toronto, qui a conservé sa lointaine dixième position à ce palmarès.Le nombre de crimes contre la propriété i légèrement diminué à Toronto, mais ce phénomène s'ast également vérifié dans plusieurs des villes de 250000 habitants et plus.Dans aucune autre ville de plus de 250000 habitants a-t-on enregistré une progression des crimes contre la propriété aussi forte qu'à Montréal.Finalement, la moyenne d'augmentation des crimes violents et des crimes contre la propriété a été plus faible n'importe où au Canada qu'à Montréal.Consolation pour Montréal, toutefois, Vancouver et Edmonton conservent, et de loin, le titre peu enviable de capitales du crime au Canada.Mais la progression de la criminalité dans ces deux capitales de l'Ouest a été de loin inférieure à celle de Montréal, autant en ce qui concerne les crimes violents que les crimes contre la propriété.?TABLEAU 1.Indtoe* du nombre d« crimes de vtoienee comparés (par 100000 habitants) pour les six villes les plus crlminaHsèee du Canada, en 1964.Las chiffres entre parenthéeaa représentent le ctaaaement des vtàse.\t1 1106\t4 \t951\t5 1\t17881\t1 \t1398\t \t904\t 4\t1177\t Montréal Toronto Vancouver Edmonton 1 Winnipeg Hamltton*Went worth Moyenne des 14 villes de 250000 hab.ou plus 809 935 TABLEAU 2.indices des crimes contre la propriété comparés (par 100000 habitants) pour les cinq vides canadiennes ' Toronto Les chiffres entre parenthèses I derimftoe (%) ?24% ?30% ?1% ?12% ¦ ?12% ?30% ?16% ysyiiepwejv Vk*1 \u2022 www iPsaw ^_ 'v y irrs.ew (m (9k ^ev 4^8) fla 1 4k /es 2 v~ -nu- \\?crib ™ rfà i.i.-» 0.H.- (f>
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.