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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1988-01-24, Collections de BAnQ.

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[" Aujourd'hui: Nuagem-Minimum -12* Maximum -30 Demain: Nuageux DETAILS PACE A2 MONTRÉAL, DIMANCHE, 24 JANVIER 1988 104e ANNÉE N° 93 50 PAGES, 4 CAHIERS A domicile et Abitibi-Temiscamingue: 55 cents Extérieur de la ville de Quebec (Region est): 65 cents Iles de La Madeleine: 90 cents Aujourd'hui dimanche La personnalité de la semaine B3 Fernand Roberge Sports 3 12 19 35 I 11 13 15 23 47 49 (22) I 37 38 (30) Sommaire \u2022 ¦¦ ¦.-\u2014 Annonces classées.B 4 à B 8 Arts et spectacles informations.G'1 ciné-horaire.C 4 Bridge.A10 Décès.CQ Éditorial.B2 :lÊte$-vbt(sobservateur?.B4 Feuiljeton.'B'7 Horoscope.B 6 Le mande.A 6 Loteries \u2014 résultats:.A4 - ;Mëtéb.A 2 Mots croises.B 8 «Mot mystère».B5 - Ouoi faire aujourd'hui.C 6 TABLOÏD SPORTS _!_ ' ' BôUGASSft I Pluies acides : Washington entame des négociations La Maison-Blanche acquiesce à la demande d'Ottawa JEAN-FRANÇOIS USÉE collaboration spéciale WASHINGTON La Maison-Blanche a annoncé hier qu'elle acceptait la proposition d'Ottawa de négocier un accord sur la réduction de la pollution responsable des pluies acides.Dans un communiqué, le porte-parole de Washington, M.Marlin Fitzwater, a aussi déclaré que le président Reagan recommandera au Congrès de débloquer $2,5 milliards comme contribution de l'État fédéral au financement d'un programme de $5 milliards pour lutter contre les pluies acides.C'est le premier ministre Brian Mulroney qui avait offert d'engager de telles négociations lors du Sommet d'Ottawa en avril dernier.Selon les voeux d'Ottawa, l'entente fixerait des objectifs et un calendrier de réductions des émissions polluantes.Ottawa vise une réduction de 50 p.cent d'ici à 1994.Malgré les réticences de son entourage, le président Reagan avait accepté «d'envisager» l'offre du Canada avant de quitter Ottawa.Son cabinet, très divisé sur la question, a mis près de dix mois à élaborer des recommandations.La réponse de l'administration était attendue lors d'une rencontre de hauts fonctionnaires prévue pour demain à Washington.«Ils ont décidé de dévoiler leur position à l'avance», a commenté hier un diplomate canadien à Washington.«Ça y est, c'est la décision», a confirmé pour sa part à La Presse un membre de l'administration.«Les négociations vont débuter lundi.» Le responsable, qui a demande l'anonymat, ne pouvait cependant préciser si l'objectif canadien de 50 p.cent de.réduction serait adopté par les États-Unis, ni dans quel délai une entente pourrait être complétée.MM.Reagan et Mulroney doivent se rencontrer à nouveau d'ici l'été, mais le responsable ne pense pas qu'une entente puisse être prête à si brève échéance.Cette négociation d'une entente de réduction de la pollution, que le communiqué de la Maison-Blanche appelle «Accord bilatéral sur la qualité de l'air», se déroulera parallèlement à l'application d'une autre entente, portant celle-là sur la recherche de technologie de dépollution.Conformément aux recommandations des envoyés spéciaux canado-américains, Washington s'est engagé, en 1986, à dépenser $5 milliards en cinq ans pour développer une technologie qui rendrait moins polluantes les centrales VOIR PLUIES EN A 2 PHOTO BERNARD BRAULT.u> Presse Le temps encouragea fêterl Caroline Rouillard, 3 ans, de Greenfield Park, sur la Rivé-Sud, a participé hier, comme près de 52 000 autres personnes, aux activités de la Fête des neiges, qui se déroule notamment au parc Maisonneuve et dans l'île Notre-Dame jusqu'au 31 janvier.Le temps magnifique et la température clémente ne sont certes pas étrangers au succès de la manifestation, comme on pourra le constater en page B1.Une organisation arabe au Liban menace d'enlever des Canadiens d'après lieu ter et CP SIDON, Liban mm n groupe jusqu'à mainte-W nant inconnu a menacé de kidnapper des ressortissants canadiens au Liban, si Ottawa décide de déporter un Palestinien condamné pour meurtre à la suite d'une attaque terroriste contre un avion israélien.L'attentat a été perpétré il y a 20 ans.«Nous avertissons le Canada contre l'expulsion du combattant Mahmoud Muhammad Issa Mohammad, et nous informons le gouvernement canadien que jusqu'à maintenant, aucun Canadien n'a été détenu en otage au Liban», peut-on lire dans un communiqué écrit à la main et distribué aux médias dans la par- tie sud de la ville libanaise de Si-don.Le message, signé par «l'Organisation de défense de la patrie», prévient le Canada de ne pas remettre le Palestinien aux mains du « régime sioniste» d'Israël.La décision de faire extrader ou non cet homme, que le ministre d'État à l'Immigration, M.Gerry VOIR LIBAN EN A 2 \tPARIS I \tFRANCE | Des faits très divers! LOUIS-BBRNARD ROBITAILLB collaboration spéciale PARIS Ya-t-il en France les plus beaux faits divers du monde?Ce serait peut-être exagéré, car dans le genre sanglant et bi-zarroide, il y a concurrence.Et puis, il faut s'entendre sur le mot «beaux»: le fait divers croustillant repose par définition sur le maximum de cadavres et de scènes d'horreur les plus abominables possible.De ce côté, il faut dire que la France est bien gâtée.Comme s'il y avait la combinaison de plusieurs facteurs: une des plus grandes mégapoles occidentales, Paris, un grand brassage de population de toutes origines, la superposition d'une société ultra-moderne et de groupes sociaux qui semblent sortir du début du siècle.Le dernier en date vaut bien une histoire de James Hadley Chase.Dandon-neau, le patron d'une toute petite entreprise, décide de faire le «gros coup».Il souscrit pour plus de $3 millions d'assurance-vie au profit de sa maîtresse, une surveillante générale.de maternité.Avec des complices, il «embauche» un clochard qu'ils emmènent près de Montpellier.Le clochard est endormi au valium-whisky, la voiture est incendiée.Les «amis» déclarent à la police qu'ils viennent d'avoir un accident de voiture.Les restes carbonisés sont enterrés sous le nom de Dandonneau, et les premières primes d'assurance commencent à tomber.Une compagnie plus méfiante mène une enquête.On retrouve des bouts de dentition qui ne correspondent pas à la mâchoire de Dandonneau.Les policiers suivent sa petite amie, ils la trouvent en compagnie d'un certain monsieur De-penne.C'est Dandonneau qui s'est fait faire cinq opérations de chirurgie plastique.Quand on l'arrête, il déclare: «J'avais la meilleure histoire pour faire un roman policier.Maintenant, tout le monde va me piquer l'idée.» Ce mois-ci, triple condamnation à perpétuité (avec «peine de sécurité» de 18 ans) pour «le trio infernal », trois jeunes gens VOIR FAITS EN A 2 Les écoles à option musicale refusent des élèves PLORIAN ¦ Journaliste à La Presse depuis 25 ans, Horian Bernard est aussi musicien.Après avoir dirigé diverses chorales, il est aujourd'hui directeur musical du Choeur d'Enfants de Montréal: Voici le deuxième de sa série de cinq articles sur la formation musicale des enfants au Québec.2¦ Avec moins d'une ¦ heure de formation musicale par semaine dans les écoles du secteur public, les enfants qui veulent poursuivre leur éducation ou apprendre à jouer un instrument, doivent s'inscrire à des cours privés.De tels cours prolifèrent au Québec.Mais ils coûtent relativement cher: de $20 à $35 l'heure, selon les endroits et les options.Les enfants qui ont la chance de demeurer dans les grandes agglomérations urbaines, surtout Montréal et Québec, ont maintenant à leur disposition quelques écoles publiques à option musicale, financées en partie par le milieu, et offrant un enseignement beaucoup plus sophistiqué et complet que celui proposé dans le programme général du ministère de l'Éducation.C'est à la demande des comités de parents, et dans le but de pallier les déficiences du ministère, que ces écoles particulières ont été créées par certaines commissions scolaires à Montréal, Québec, mais aussi ailleurs en province.Elles sont tellementpopulaires et répondent à un besoin tel qu'elles doivent kétre très sélectives et refuser chaque année des centaines de candidats.Déjà, en 1974, le rapport du groupe Comme!, mis sur pied par la direction générale de l'enseignement élémentaire et secondaire, signalait que l'expression musicale n'occupait pas, eh pratique, la place qui lui revenait.Pourtant, à l'époque, l'enseignement de la musique était beaucoup plus présent Su'il ne l'est présentement dans les écoles'du [uébec.«Tous les enseignants reconnaissent que les arts en général, surtout la musique, doivent occuper une place importante dans la développement de l'enfant», ajoutait le rapport.En 1979, dans son énoncé d'une politique d'action en matière d'ensei- gnement, le gouvernement signalait: «11 est essentiel, d'une part, de développer chez les jeunes une écoute active susceptible d'engendrer une prise de conscience graduelle de leur environnement sonore, afin qu'ils puissent éventuellement agir sur celui-ci et, d'autre part, de les rendre musicalement autonomes, c'est-à-dire aptes à faire des choix musicaux correspondant à leurs émotions ou états d'âme».Conscientes des lacunes du système public, et soucieuses de procurer aux enfants une véritable éducation musicale de qualité, certaines commissions scolaires ont donc créé des écoles spéciales à mi-temps pédagogique, ouvertes en principe à tous les enfants désireux de se perfectionner, mais accessibles, en pratique, aux plus doués.La CÉCM a été la première à innover dans ce domaine.Elle possède maintenant quatre écoles à option musicale, deux au niveau élémentaire \u2014 Le Plateau et Sainte-Gertrude (Montréal-Nord) et deux au niveau secondaire, Joseph-François-Perreault et Saint- ¦ ~ VOIR ÉCOLES EN A4 OUVELLES FRONTIERES i VOL ALLER-RETOUR LES MERCREDIS ET SAMEDIS A2* LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 24 JANVIER 1988 Skardu, là où les jours passent comme des millénaires RICHARD CHARTIER correspondance spéciale SKARDU.Pakistan ¦ Ce n'est plus l'Asie Méridional, ce n'est pas encore l'Asie Centrale, ce n'est qu'un trou circulaire dans les premiers étage-ments de la chaîne du Korako-ram, une grande baignoire remplie de vase ou le légendaire fleuve indus, venu du Tibet et du Zanskar, accueille les eaux de la Shayok.Entourée de «murailles» enneigées s'élevant à plus de 4000 mètres, Skardu est un lieu sauvage, le centre d'une foule de villages où les jours passent comme les millénaires sans qu'on les compte.Située à 2250 mètres d'altitude, Skardu est une ville touristique, l'été du Mocus, où font escale les expéditions en route vers les grands sommets où les groupes de marcheurs désireux de faire du trekking jusqu'à la vallée du Hou-nya ou du Côte le Lch.Islamabad, la capital du Pakistan, m'a laissé l'impression d'un quelconque et mystérieux royaume du bout du monde.Mais à Skardu, après que l'avion eut littéralement plongé vers la piste, j'ai eu l'impression de débarquer sur une autre planète.Gros fumeurs En descendant d'avion, on ressent d'abord l'air froid et sec que caractérise l'hiver himalayen.Dans la salle des baggages, on réalise ensuite que les Balti \u2014 les habitants de la province du Baltistan \u2014 sont de très gros fumeurs.Il faut bien vivre au royaume de l'air pure pour se souiller aussi allègrement les poumons: il existe même ici une marque de cigarettes «K2», qui compte d'ailleurs parmi les commanditaires de l'expédition.Sans la jeep qui nous conduit vers le Karakorem Inn, au centre de Skardu, on a droit à du zéro de conduite.Le klaxon ici semble avoir remplacé les freins pour le bon.Que les piétons se tassent: et, évidemment, comme d'ailleurs dans le reste du Pakistan et dans les autres pays qui ont été colonisés par les anglais au 19e siècle, la conduite est à gauche.Skardu a un climat désertique qui limite grandement le développement de la flore.En hiver, abricotiers, genévriers, bouleaux et autres essences d'arbres sont des squelettes à peine visible sur fond de sable.La ville elle-même pateauge dans la boue occasionnée par les légères chutes de neige et les variations de la température au-dessus et au-dessous du point RPT du point de congélation.Les échopes des petits marchands et artisans donnent directement sur la rue.Les activités suivent la période d'ensoleillement, il en coûte moins cher d'éclairage.L'électricité, assez répandue, fait des soubresauts en soirée partout, on chauffe à l'aide de bonbonnes de gaz.Les infrastructures sont insuffisantes pour permettre une bonne hygiène collective.Mais à cela, il faut ajouter ici un manque complet d'éducation en matière de propreté.Visiblement, de nombreux balti attendront le retour de l'été avant d'aller faire des ablutions dans les eaux turbides de la Indus.L'étranger doit faire montre de discernement lorsque vient l'heure de se nourrir.Le thé est le breuvage universel et sans danger, puisqu'il a été bouilli.On en boit d'ailleurs à tout propos, et c'est là un des beaux legs du colonialisme anglais.Même une en-gueulade avec un fonctionnaire têtu se termine par une tasse de thé-Dans le domaine de la bouffe, chacun s'adapte comme il le peut aux plats locaux : mouton, poulet ou boeuf en sauces piquantes, pois épicés, apins plats.À chacun son calvaire: j'ai éprouvé quelque lourdeur l'après midi de mon arrivée à Islamabd puis ce fut tout: mon compagnon, le Dr Stuart Hutchison, a été malade comme un chien les trois premiers jours de notre escale à Skardu.Les Balti sont pour la plupart très gentils avec les visiteurs.Ils sont très curieux et, lorsqu'ils parlent assez bien l'anglais, on constate qu'ils sont très documentés sur une foule de sujets.Il ne faut pas s'étonner de trouver ici un homme d'allure très modeste vous expliquer avez assez de justesse la situation politique du Québec.La société est ici placée intégralement sous l'influence de l'Islam.Première conséquence «visible»: on ne voit que très rarement une femme marcher dans la rue ou même apparaître à un balcon.A Skardu, on ne rencontre que des hommes: Le Dr Stuart Hutchison et moi-même devions entreprendre la marche d'approche le 14 janvier, mais cent mille tracasseries nous ont forcés à repousser le moment de notre départ.En principe, nous nous mettions en route le lundi 18 janvier.Dans nos bagages, nous trimbalons pas moins de 125000 roupies, environ $10000 canadiens, qui serviront à payer les proteurs qui font encore la navette entre Urdukas et le camp de base.Une brique en argent comptant qui fait presque un pied d'épaisseur: je tenterai d'acheminer de courts articles depuis le camp de base, vraisemblablenment à compter des premiers jours du mois de février.D'ici là, je vous embrasse tous.Les proches et amis qui attendaient une lettre ou une carte postale «du bout du monde» sauront sans doute me pardonner.Les préparatifs ne me laissent pas de temps libre.Inch assah.Un porteur Balti sur le chemin du K2.La route est une succession de tableaux incroyablement variés RICHARD CHARTIER SKARDU.Pakistan ¦ Aux confins de la province du Baltisan, entre le Sinkiang chinois et le Cachemire indien, se dresse une gerbe de montagnes géantes dominée par le K2, le deuxième plus haut sommet du monde (8 611 mètres).Pour atteindre cette région, communément appelée le «toit du monde» il faut grimper 3 000 mètres sur une distance de 250 km, emprunter des sentiers à, flanc de montagne et remonter' À Mirabel, Ottawa aurait perdu $100 millions Presse Canadienne ¦ Des prix à rabais fixés par Ottawa pour des propriétés expropriées en trop autour du site de l'aéroport international de Mirabel ont fait perdre quelque $100 millions aux contribuables canadiens, selon des documents relatant diverses transactions examinées par The Gazette qui publie dans son édition de fin de semaine les détails de cette affaire.Selon les documents qu'on a pu examiner au bureau d'enregistrement de Saint-Eustache, près de Mirabel, Ottawa s'est départi, sur une période d'environ deux ans, de 1080 propriétés et de plus de 60000 acres de terres arables pour un petit peu plus de 30 p.cent de la valeur marchande.The Gazette, qui a analysé durant six semaines environ 900 contrats de vente, écrit que certains organisateurs du Parti conservateur ont réalisé des profits importants dans le cadre du programme de vente dont la responsabilité incombait à M.Roch LaSalle, l'ancien ministre des Travaux publics du Canada, et son cousin, M.Pierre Hardy, président de la Société immobilière canadienne ( Mirabel ) Ltée.Un des heureux acheteurs de ces propriétés est, par exemple, M.François Roméo, qui ne cache pas être organisateur progressiste-conservateur.On lui a exigé la somme de $148000 pour trois résidences construites sur un terrain de ferme de 148 hectares (524 acres) en bordure de l'autoroute 15.Or, une journée après que cette transaction eut été enre- gistrée officiellement au bureau d'enregistrement, soit le 9 juillet dernier, M.Roméo se départissait lui-même du terrain pour la somme de $400000 qu'il obtenait d'un promoteur montréalais.M.Don Boudria, critique du Parti libéral du Canada en matière de patronage, réclame devant de telles spéculations la création d'une commission royale d'enquête dont la tâche serait d'examiner les agissements de la Société immobilière canadienne (Mirabel) ltée.«À cause des sommes astronomiques et des transactions particulières avec des amis du Parti conservateur», a-t-il commenté.Pour sa part, interrogé sur toute cette question, l'ancien ministre Roch LaSalle a répliqué que le premier ministre Brian Mulroney lui avait accordé le mandat de départir le gouvernement de toutes ces Eropriétés' qu'il avait sur les ras depuis dix ou quinze ans.A M.Pierre Hardy, un comptable de 43 ans qui se trouve être son cousin, M.LaSalle a dit: «Fais le ménage !à-dedans; liquidons.Ces propriétés coûtent une fortune au gouvernement.» À The Gazette, l'ancien ministre et toujours député de Jo-liette a répondu: «C'est exactement ce qu'il (M.Hardy) a fait.Et en un temps record.» M.LaSalle a ajouté que, partout sur le territoire, il y a des preuves que M.Hardy a fait un succès de la tâche qu'on lui avait confiée.Et il a lancé le défi : « 'Demandez aux gens s'il y en a qui ne sont pas contents.» LA MÉTÉO\t\t\t\t\t\t\t\t\t Québec\tMM.\tMo.\t\tÉtats-\tUnis\t\t\t\t Abitibl\t-18\t-10\tNuageux\t\tMn.\tMo.\t\tUn.\tUn.Outaouarj\t-9\t-3\tNuageux\tBoston\t-4\t2\tN.-Orieans\t1\t12 Laurentides\t-14\t-5\tNuageux\tBuffalo\t- 4\t\u20222\tPittsburgh\t-3\t-2 Cantons de t'Est\t-16\t-3\tNuageux\tCnicago\t-11\t-2\tS.Francisco\t7\t18 Maurldi\t-10\t-4\tNuageux\tMiami\t10\t22\tWashington\t0\t4 Québec\t-12\t-6\tNuageux\tNew York\t-4\t3\tDallas\t-3\t13 lae-Saint-Jean\t-15\t-10\tNuageux\t\t\t\t\t\t RknowM Gaspèsle\t-17 -17\t-5 - 5\tNuageux Nuageux\tles capitales\t\t\t\t\t Baie-Comeau SepWles\t-16 -16\t-6 -6\tNuageux Nuageux\tAmsterdam\tMm.-1\t4\tMadrid\tMa.S\tMu.14 Canada\tMin.\tM*.\tAujourd'hui\tAthènes Acopulco\t6 19\t11 33\tMoscou Mexico\t-3 2\t1 23 Victoria\t0\t11\tAverse*\tBerlin\t- 1\t2\tOslo\t1\t4 Edmonton\t-1\t5\tNuageux\tBruxelles\t6\t14\tParis\t3\t6 Régira\t-10\t-7\tNuageux\tBuenos Aires\t14\t31\tRome\t6\t12 Winnipeg\t-23\t-7\tNuageux\tCopenhague\t4\te\tSéoul\t-8\t5 Toronto\t-S\t-2\tNuageux\tGonôvo\t2\t6\tStockholm\t- 3\t0 Fredencton .\t-19\t- 4\tNuageux\tHong Kong\t18\t20\tTokyo\t10\t16 Haïti»\t-11\t2\tNuageux\tLe Caire\t9\t21\tTrinidad\t21\t32 Charlofretown\t-U\t1\tEnsoicil'o\tLisbonne\t9\t14\tVienne\t2\tS Saint-Jean\t-12\t2\tNuageux\tLondres\t2\t9\t\t\t Le Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres 436 à quatre chiffres 8408 deux glaciers.On s'y rend à pied.Pour faire la marche d'approche jusqu'au K2, il faut être équipé d un coeur en bon état, de poumons au-dessus de tout soupçon et d'une solide paire de jambes, et il faut avoir le goût de l'aventure.ludy Marshall réunit toutes ces conditions.Cette grande fille de Westmount \u2014 elle mesure près de 6'1\" \u2014 a fait la marche d'approche en compagnie des membres de la première expédition d'hiver au K-2.«Chaque jour était une véritable oeuvre d'art, évoque-t-elle.Les nuages prenaient toutes sortes de formes, le paysage changeait tout le temps, la route était une succession de tableaux incroyablement variés, l'avais l'impression de regarder des photos d'Ansel Adams.» Âgée de 23 ans, Judy a une longue vie devant elle pour se remémorer le voyage qu elle a fait jusqu'au camp de base du K-2.«Tout était nouveau, superbe et de format géant.La mecque des montagnes est ici, elle n'est ni dans les Alpes, ni dans les Ro- SUITE DE LA UNE PLUIES Pluies acides: Washington entame des négociations électriques alimentées au charbon, considérées par Ottawa comme principales fautives dans la production de pluies acides.Hier, le communiqué de la Maison-Blanche annonçait que le président allait réclamer du Congrès d'inclure dans son prochain budget la totalité des $2,5 milliards réclamés par les envoyés spéciaux.L'entreprise privée doit dépenser l'autre $2,5 milliards.Le communiqué annonce également que les obstacles bureaucratiques à l'introduction d'une nouvelle technologie seront aplanies et qu'un traitement préférentiel sera parfois accordé aux entreprises qui innovent dans ce secteur.?FAITS 03-7-01 Dimanche 24 Janvier 1988 Des faits très divers I dans la vingtaine, dont la vedette est bien entendu la jeune Valérie.Elle avait 18 ans début 1985, était une vendeuse dynamique dans une boutique des Halles, draguait dans les boites les plus «in» de Paris.Soi\" l'influence de son petit ami Laurent Hattab, famille aisée dans le textile,, elle a la mauvaise idée d'allumer des quinquagénaires supposés fortunés; En fait des gagne-petit: un avocat sans clientèle.Un commerçant désargenté.Elle se rend chez eux, s'arrange pour faire pénétrer ses deux complices.Les deux quinquagénaires qui se voyaient déjà au septième ciel avec Valérie, se retrouvent battus, tortures, achevés à coups de couteaux.Toujours dans le monde noctambule parisien de bas étage, il y a le mystérieux Thierry Paulin, Martiniquais homosexuel et adepte de la «coke», figé de 24 ans.U travaille comme serveur dans des restaurants des Halles, fait le travesti dans des boîtes de banlieue, se «débrouille».Quand on l'arrête, presque par hasard début décembre dernier, il avoue ce dont on le soupçonne, mais sans se faire prier, et en rajoutant des noms.Oui, c'est lui le tueur des «vieilles dames» de Paris, qui a semé la terreur à intervalles irréguliers et sur une période de deux ans.cheuses.Cinq des 14 sommets de plus de 8 000 mètres sont groupés dans le secteur du K2.Après avoir survolé le Nanga Parbat, nous avons vu de nos yeux vu Broad Peak, Gasherbrum 1 et Casher-brum IL Et nous sommes passés devant la colossale tour du Tran-go et ce lieu incroyable qu'on appelle les cathédrales du Baltoro.C'est à vous couper le souffle, c'est tellement majestueux, il n'y a pas de mots.» La langue La marché d'approche n'a rien d'une sinécure, mais selon Marshall, elle n'a pas donné lieu à de vraies discordes au sein de l'équipe internationale composée de vingt alpinistes polonais, britanniques et québécois, de même que d'une vingtaine de membres de soutien et de «trekkers» (sept Britanniques et trois Québécois).«Ce n'est pas juste de dire que les Polonais ne s entendent pas avec les autres nationalités de l'expédition, poursuit Judy.En ce qui concerne les Polo- nais, il y a surtout un problème de langue et cela peut parfois retarder l'apparition de bonnes relations.Certains Polonais donnent l'impression de ne pas se soucier des autres, de souffrir d'un complexe de supériorité.En réalité, ils sont surtout timides et éprouvent des difficultés à communiquer.» «S'il existe un climat de rivalité dans l'équipe, insiste Marshall, il se manifeste entre les Polonais eux-mêmes à savoir qui va arriver le premier au sommet.» C'est d'ailleurs un Polonais qui s'est Rorté à la rencontre de ludy larshall à 40 minutes du camp de base pour lui offrir un chocolat chaud.«l'ai commencé à sentir les effets de l'altitude pendant le Trek de Concordia au camp de ba-se (5 200 mètres).Le fait de tousser me donnait l'impression d'avoir le souffle coupé, cela me fatiguais beaucoup.Alors j'ai pris mon temps, je m'arrêtais fréquemment, je marchais seule.Au milieu de ces montagnes célèbres, c'était une expérience spirituelle.Le glacier Godwin-Austen, c'est comme une immense avenue qui conduit directement au K2.» À un certain moment, elle a dû rebrousser chemin avec quelques autres pendant six heures parce que le groupe devait refaire des provisions de kérosène.«Ce repli sur Urdukas a été pour moi le moment le plus décevant de l'ex-péditions, surtout qu'il nous a fallu rouvrir la piste aU milieu d'une tempête de neige.Par la suite, j'ai décidé de continuer quand même et je ne l'ai pas regretté.» ludy Marshall a entrepris la marque d'approche avec les autres le 13 décembre et a atteint le camp de base le 7 janvier* Le 10, elle rentrait à Skardu a bord d'un hélicoptère qui revenait d'un voyage d'approvisionnement.La demoiselle est maintenant posté à Islamabad où elle assumera les communications avec les médias jusqu'au terme de l'expédition, vers le début du mois de mars.Cest à ludy Marshall que l'ont doit la transmission de ce texte rédigé à Skardu, le 15 janvier, à La Presse.De vieilles dames qui vivaient seules, qui n'avaient pas d'argent sinon, dans le meilleur des.cas, quelques centaines de dollars cachés quelque part sous le matelas.On les retrouvait poignardées, étranglées, après souvent avoir été torturées.L'homme aux cheveux teints en blond, anneau à l'oreille gauche, et qui avait un complice (arrêté lui aussi), peut-être deux, avoue dans le menu détail pas moins de 24 horribles assassinats: plus même que les policiers n'attribuaient à ce fameux «tueur de vieilles dames».Thierry Paulin n'était certainement pas un petit fonctionnaire rangé (on l'avait condamné en 82 pour un petit vol avec violence), mais son entourage le décrit comme un garçon agréable, aimant faire la fête.II en avait d'ailleurs organisé une dans un restaurant des Halles, deux jours après les derniers crimes.A Nancy, en Lorraine, une affaire qui n'en finit plus de s'étirer sur deux ans, et qui rappellera quelques souvenirs aux amateurs montréalais d'affaires rocambo-lesques.Une dame célibataire de 53 ans, Simone Wcber, qui ressemble vaguement à «tante Yvonne», la veuve du général de Gaulle, est en prison depuis deux ans.Accusée d'avoir découpé à la tronçonneuse, dans son appartement, le cadavre de son «ex», Bernard Hettier.De très vieux voisins l'ont vue, le soir en question, descendre des sacs et des sacs de plastique.Ils Pont entendu faire le ménage toute la nuit.On sait qu'elle a demanda à son gendre, peu après, de se faire passer pour Hettier.Et la tronçonneuse a été retrouvée dans le coffre de la voiture.Le seul problème, c'est qu'il n'y a pas de cadavre \u2014 contrairement à une certaine affaire de la région de Montréal \u2014, ou plutôt un bout de cadavre: un torse retrouvé dans la rivière, qui pourrait être celui du cher disparu.Mais de preuves formelles, point.Mais en France, on peut rester passablement longtemps en détention préventive, sans procès, sans conclusion claire.Toujours en province, une affaire franchement médiévale.Au fond de la Corrèze, une ferme sans électricité.Dans le village, les gens trouvent que «la Marie» est souvent grosse, mais n'a jamais d'enfants (sauf les deux premiers, bien vivants).Il faut de longues années pour que les gendarmes fassent leur petite enquête.Ils trouvent dans le jardin une sorte de charnier avec huit cadavres de nouveau-nés.«La Marie» \u2014 et son mari avec \u2014 avait une méthode de limitation des naissances inspirée du traitement réservé aux portées de chats à la campagne (et ailleurs).Le chef-d'oeuvre dans le domaine restait l'affaire Villemin, dans les Vosges.Le cadavre du petit Gregory (huit ans) retrouvé attaché et noyé dans une rivière.Des lettres anonymes envoyées à la famille par le meurtrier.Le beau-frère des Villemin, Laroche, désigné par de grands experts graphologues, inculpé, emprisonné par un «petit juge» d'instruction fort imprudent.Libéré.Assassiné par le père de Grebory.Puis c'est la mère, Christine Villemin, qui est accusée du meurtre.L'affaire dure depuis quatre ans.Christine Villemin, toujours inculpée mais en liberté, a eu le temps d'écrire un livre.Le juge d'instruction Lambert, qui porte quand même la responsabilité d'un gâchis considérable, a été dessaisi du dossier.Mais il a écrit un livre lui aussi.Débile.Et il est passé chez Pivot, à Apostrophes.Et c'est peut-être ça le plus important de toute cette affaire.?voyageaient à leurs propres risques.Le gouvernement canadien a terme son ambassade à Beyrouth il y a plusieurs années et les dossiers diplomatiques concernant le Liban sont maintenant traités à partir de l'ambassade de Damas, en Syrie.Mohammad avait été jugé coupable par un tribunal grec en 1970 d'avoir causé la mort d'un homme lors d'un attentat terroriste commis deux ans plus tôt contre un appareil des lignes israéliennes El Al, à l'aéroport d'Athènes.Il avait été condamné à 17 ans de pénitencier, mais a été libéré un an plus tard, en même temps qu'un de ses complices, dans le cadre d'un échange de prisonniers.Il a alors été déporté au Liban.Mohammad a obtenu le statut d'immigrant reçu au Canada alors qu'il se trouvait à Madrid, en janvier 1987.Dans sa requête en immigration, il a fait plusieurs omissions concernant son passé.L'homme est arrivé au Canada en février dernier, et a été surveillé par le Service canadien de renseignement de sécurité.Ce n'est qu'un an après son arrivée qu'une ordonnance de déportation a été émise contre lui.?Une organisation arabe au Liban menace d'enlever des Canadiens Weiner, a qualifié de terroriste, doit être prise demain.L'endroit où se tiendra l'audience en déportation n'était pas connu hier.M.Weiner a déjà indiqué que le gouvernement serait soulagé si Mohammad quittait le Canada de sa propre initiative, ce qui permettrait d'éviter les dé-.marches en extradition.Mohammad a été localisé récemment à Brantford, en Ontario, où il vit avec sa femme et ses trois enfants.Il n'a pas été revu depuis que sa présence au pays a fait la manchette,, il y a quelques jours, mais il semble que les autorités canadiennes n'ont pas perdu sa trace et le tiennent sous surveillance.Il était impossible, hier, d'évaluer le nombre de ressortissants canadiens vivant au Liban.Cette tâche est d'autant plus difficile que la plupart d'entre eux détiennent une double citoyenneté.Ottawa a déjà averti ses citoyens se rendant au Liban qu'ils Lotto 6/49: un gagnant du gros lot Canadian Press TORONTO ¦ Les numéros tirés hier au Lotto 6/49 sont: 3, 12, 19, 35, 47 et 49.Le numéro complémentaire est le 22.Il y a un seul billet ga- fnant du; gros lot de 2353800,10.Dans la catégorie 5/6 plus, il y a 9 gagnants qui recevront $98801,50 chacun.Le tirage fait 323 gagnants de $2105,20 dans la catégorie 5/6.Dans la catégorie 4/6, on compte 18166 lots de $72.Enfin, 331874 lots de $10 seront remis à ceux qui ont choisi trois chiffres de la combinaison gagnante. Les laisser mourir ou les forcer à vivre?Comment les médecins font face aux cas de nouveau-nés handicapés LILIANNE LACROIX ¦ La salle de conférence de l'hôpital Sainterlustine était bondée.Mercredi dernier, médecins et membres du personnel infirmier avaient sacrifié leur heure de diner et s'entassaient dans la salle, certains debout, faute de place.Ce jour-là, la conférence portait sur l'éthique médicale dans le cas des enfants.De temps à autre, une histoire comme celle de cet enfant trisomique et atteint de graves malformations, qui est mort de faim à l'hôpital de Montréal pour enfants, surgit dans les journaux.Alors, notre société se pose quelques questions : aurait-on dû, oui ou non, opérer cet enfant pour lui permettre de s'alimenter?Qui devrait avoir le dernier mot ?Des questions comme celles-là, des questions de vie ou de mort dans bien des cas, les pédiatres et autres spécialistes doivent y répandre régulièrement en compagnie de parents déchirés.«Occupez-vous-en! Nous autres, on n'en veut plus.» Néonatalogiste à l'hôpital Sainte-Justine, le docteur Annie Veil-leux s'est parfois retrouvée face à des parents desespérés, exaspérés, qui ont mis sur le lit d'hôpital leur bébé sérieusement handicapé en lui criant cette phrase.Ce bébé-là, elle l'avait peut-être sauvé d'une mort certaine quelques années ou quelques mois plus tôt.Aujourd'hui, on devait le «placer».Comme la plupart de ses confrères, le docteur Annie Veilleux parle d'éthique médicale comme d'une question de gros bon sens tempéré d'une forte dose d'humanité.Quand elle est appelée au secours d'un grand prématuré, la jeune femme ne peut rayer tous ces souvenirs de sa mémoire.Le pourrait-elle d'ailleurs qu'elle ne le voudrait pas, car son expérience est d'un grand secours en cas de décision difficile.En quelques minutes, en quelques secondes, tout refait surface, les drames, bien sûr, mais aussi les miracles, les contes de fées.Cette petite fille, par exemple, qui pesait à peine 500 grammes à la naissance et à qui on n'accordait guère de chance dë survie.Cette petite, le docteur Veilleux l'a revue il y a quelques jours.C'est maintenant une grande fille de 3 ans, en pleine santé, que sa mère tenait fièrement par la main.« Dans presque tous les cas, la réponse est évidente», lance le docteur Melançon, généticien à Sainte-lustine et chargé du comité de bio-éthique à la Société canadienne de pédiatrie.Pour le docteur Veilleux, aussi, la réponse s'impose habituelle- ment d'elle-même : « Les dilemmes constituent l'exception.D'habitude, les situations sont' tellement catastrophiques que s'acharner à faire vivre cet enfant - constituerait de l'entêtement médical et relèverait de la pure cruauté.» La semaine dernière, à deux reprisés, des parents, en accord avec le docteur Veilleux, ont décidé de laisser mourir leur enfant «pour qu'il ne souffre'pas toute sa vie.» Dans le premier cas, comme pour leur donner raison, le bébé a rendu son dernier soupir avant même que l'appareil respirateur ne soit débranché.«L'autre enfant, très prématuré, souffrait d'une cardiopathie épouvantable.Pour survivre, il lui aurait fallu de multiples opérations, dont il n'aurait eu que 50 p.cent de chance de sortir à chaque fois.Même si ces interventions avaient réussi entièrement, il n'aurait jamais eu de toute façon un coeur normal.» Ses parents ont alors décidé de lui laisser sa chance de mourir, maintenant.«Souvent, c'est la seule chance dont ils disposent, explique le docteur Veilleux.S'ils s'embarquent, il n'y a parfois plus de retour possible.On vient d'embarquer pour des années de souffrance et de qualité de vie diminuée pour les parents, pour le reste de la famille et surtout pour l'enfant.Le seul fait de maintenir un enfant sur respirateur lui inflige d'immenses souffrances.Si son cas est désespéré, doit-on vraiment s'acharner?Doit-on déployer des moyens super-héroi-ques pour une chance quasi-inexistante et une qualité de vie nulle?» Selon le docteur Melançon, un facteur majeur compte au moment de prendre la décision : le bien-être de l'enfant.S'il en est capable, l'enfant doit y participer.«Dans les cas de doute, dit-il, on doit donner la chance au coureur.» Même dans les cas où l'enfant est trop jeune pour placer son mot, il faut savoir écouter, nous dit le bio-éthicien David Roy, le message biologique transmis par le patient :¦ «Certains enfants nous disent : l'ai une chance, je peux vivre.Mais d'autres nous laissent comprendre qu'ils n'ont pratiquement pas de chance, que, si, on continue, ils peuvent juste souffrir.» Ce que les médecins doivent se demander, selon lui, c'est la question suivante : « Est-ce que l'enfant devient de plus en plus indépendant ou de plus en plus dépendant de l'hôpital?» Contrairement à ce qu'on peut imaginer, les comités de bio-éthique, que ce soit à Sainte-lustine ou à l'hôpital de Montréal pour enfants, ne se penchent pas sur des cas précis.Leur rôle, nous expliquent le docteur Dallaire et son confrère Eugene Outerbrid-ge, c'est avant tout de forger des Par un beau dimanche, sur le Mont-Royal enneigé SUZANNE COLPRON ¦ Fuyant la grisaille des rues, des centaines d'amateurs de traîne sauvage, du patin et de ski se sont retrouvés hier au sommet du Mont-Royal.En bas, c'était presque le printemps.Mais il suffisait de grimper de quelques mètres pour renouer avec l'hiver.Les gros flocons qui tombaient donnaient à la montagne un air de carte de Noël.Et même si la patinoire du lac des Castors était en partie fermée à cause des pluies de la semaine dernière, une foule nombreuse s'y pressait.Seul ou deux par deux, les patineurs tournaient autour dés sapins plantés dans la glace.Sur fond sonore : une vague musique de centre commercial.«C'est pas pire! Ça pourrait être mieux, mais on s y fait.11 y a des endroits où la glace est plus belle qu'ailleurs», commentait un petit bonhomme de huit ans.Non loin de là, les amateurs de tapis magique et de toboggan s'en donnaient à coeur joie.Ils dévalaient à toute vitesse les pentes à la surface de neige durcie, en poussant des cris de frayeur.Les traîneaux à chevaux Quant aux rares skieurs, ils devaient faire l'effort de grimper à oied.le remonte-pente étant fer- mé.11 faut dire que les conditions de ski n'étaient pas particulièrement bonnes, au Mont-Royal comme ailleurs dans les environs de Montréal.La neige, peu abondante pour cette période de l'année, faisait d'ailleurs rager les propriétaires de traîneaux à chevaux.«Ça marche pas fort.Pas besoin de le dire.Les six traîneaux sont là et aucun n'est occupé.Depuis le matin, j'ai fait un seul tour d'une demi-heure», racontait André Saint-Arnaud, sur up ton découragé.«Il y a des jours comme ça», ajoutait-il, philosophe.«Quand il n'y a pas de neige, les gens n'ont pas envie de faire un tour de traîneau.» Et pourtant son traîneau n'avait pas grand chose d'un carrosse d'hiver.À ses patins qui servent à glisser sur la glace ou sur la neige, quatre roues avaient été ajoutées.«C'est plus pratique», devait-il préciser.Il suffisait de grimper en haut du Mont-Royal hier pour renouer avec l'hiver.Les flocons donnaient à la montagne un air de carte de Noël.PHOTO ARMAND TROTTIER.La Presse PHOTO ARMAND TROTTIER.La Presse Le docteur Annie Veilleux de l'hôpital Sainte-Justine et l'un de ses petits patients.cadres, d'élaborer des philosophies générales de bio-éthique.Dans la grande majorité des cas, et c'est ce qui est le plus souhaitable, selon toutes les opinions recueillies, on en arrive à un consensus médecins-consultants (il peut s'agir de personnel infirmier, de travailleur social) et enfin parents.«Dans les cas d'adultes, on ne se pose pas tant de questions, car la loi est claire : c'est l'adulte lui-même qui décide,.à moins qu'il ne soit pas en état de le faire», déclare Me Jean-Louis Beaudoin, professeur de droit et qui a dirigé pendant trois ans le projet «Protection de la vie» à la Commission de réforme de droit du Canada.Évidemment, il y a eu des cas où les médecins et les parents ont dû se rendre en Cour, faute de consensus.Mais c'est vraiment là .la pire des solutions.» Même si on admet qu'il peut parfois se produire des bavures, ni le monde médical, ni les bio- éthiciens ne souhaitent un cadre rigide imposé par le gouvernement par exemple : «On pourrait difficilement imaginer un tribunal de la vie et de la mort qui dirait oui à l'un et non à l'autre.Les parents et les médecins sont encore les mieux placés pour prendre la décision.On tempère maintenant le vitalisme à tout prix par une préoccupation pour la qualité de vie.Ce qui, à mon avis, est une excellente chose.Il ne faut pas que nos moyens techniques nous servent maintenant à prolonger inutilement le mourir.» Me Beaudoin croit qu'on doit aussi jeter un coup d'oeil sur l'entourage : «Cela peut paraître odieux, mais dans un contexte global, on ne peut oublier cela.Le bien-être des proches ne doit jamais devenir l'élément déterminant, mais on ne peut l'écarter non plus.» Devant un petit bonhomme de quelques semaines, le docteur Veilleux souriait : «Celui-là re- vient de loin.Lors de l'accouchement, il a aspiré des selles contenues dans le liquide amniotique.Pour le sauver, on a dû le placer sur le respirateur.Malgré les a-nalgésiques, il a souffert.Mais cela valait la peine.Ce petit dur-a-cuire s'en tirera sans doute sans la moindre séquelle.» Il arrive parfois que le docteur Veilleux regrette presque son miracle : «Le travailleur social m'a amené l'autre jour un de mes exprématurés.Depuis deux jours, l'enfant n'avait pas mangé.» Le travailleur social avait trouvé le bébé dans un tiroir près de sa mère rendue quasi-inconsciente par la coke.«Au moment de prendre une décision, c'est sûr qu'on pense à tout cela, surtout si l'on sait que l'enfant a toutes les chances de mener une vie végétative, une vie de légume, je ne vais pas me battre pour donner un grand handicapé à des parents qui n'en veulent pas et à une société qui n'est pas prête à l'accueillir.» Échecs: Spraggett se frotte aux meilleurs ¦ Le Montréalais Kevin Spraggett affrontera le Soviétique Andrei Sokolov lors du festival international d'échecs qui a commencé hier à Saint-Jean, Nouveau-Brunswick.Cette compétition, à laquelle prennent part les meilleurs joueurs d'échecs au monde, est également le plus important événement du genre en Amérique du Nord.Kevin Spraggett est le seul Canadien à détenir le titre de «grand maître» aux échecs.Sokolov et Spraggett The Gazette publiera le dimanche Canadian Press ¦ Le quotidien montréalais The Galette publiera une édition dominicale à partir du 28 février prochain, a annoncé hier son éditeur Clark W.Davey.M.Davey a indiqué que l'édition du dimanche sera livrée gratuitement à tous les abonnés du journal pendant une période de trois mois.«À la fin du mois mai, nous analyserons le succès de l'opération, ainsi que des facteurs d'ordre économique, avant de déterminer le prix du journal du dimanche», a précisé l'éditeur.L'édition dominicale de Tlie Gazette sera consacrée particulièrement à l'information sportive, aux variétés et à des reportages de fond sur l'actualité internationale, qui sera présentée d'une façon «plus claire, plus aérée», selon M.Davey.Cette incursion dans le marché des journaux du dimanche survient au moment où l'unique quotidien anglophone de Montréal s'apprête à affronter un compétiteur, l'éditeur du Journal de Montréal, M.Pierre Péladeau, ayant annoncé qu'il lancerait un quotidien anglophone probablement en mars prochain.Actuellement, deux des trois quotidiens francophones montréalais, La Presse et le Ipurnal de Montréal, publient le dimanche.Un avion s'écrase Associated Press ST.ANTHONY.Idaho ¦ Trois Canadiens ont perdu la vie dans l'écrasement d'un monomoteur Beechcraft survenu vendredi près de St.Anthony, dans l'Idaho.L'avion, qui était parti de Great Falls, dans le Montana, en direction de Pocateilo, dans l'Idaho, était enregistré au Canada, a-t-on indiqué de source officielle.L'identité des victimes n'a pas été révélée, hier, leurs familles n'ayant pas encore été averties.Le signal d'alarme émis à partir de l'appareil a été capté par d'autres avions survolant la région et par un réseau satellite international, ce qui a permis de retracer l'épave du monomoteur.Coffre-fort mal fermé ¦ Deux individus mal intentionnés ont eu la chance, hier, de tomber sur un coffre-fort mal fermé, dans une station service de Saint-Léonard.Ils ont dérobé la somme de $2000.Selon la police, l'employé de la station Boulevard Robert Auto Service avait tout simplement négligé de bien fermer la porte du coffre-fort.Les voleurs, armés d'un fusil tronçonné de calibre .12, n'ont eu qu'à soulever la trappe pour s'emparer du butin.«L'employé ignorait la combinaison.II n'aurait pu ouvrir le coffre-fort s'il avait été verrouillé», a rapporté le lieutenant Réjean Beauclair, du poste 54 de la police de la Communauté urbaine de Montréal.Les deux suspects portaient des cagoules.Ils ont pris la fuite à pied, a précisé M.Beauclair. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 24 JANVIER 1988 SUITE DE LA UNE ÉCOLES Les écoles à option musicale refusent des élèves Luc (Côte Saint-Luc ).Chacune de ces écoles refuse des candidats.L'école Sainte-Gertrude est un peu particulière puisqu'elle favorise les arts en général, en plus de la musique.Le directeur de l'école Le Plateau, M.Marcel Gaudrcault, en poste depuis huit ans, souligne que son école reçoit 475 élèves âgés de sept à 11 ans, répartis dans 17 classes.Le recrutement est forcément sévère.Étant donné que les périodes allouées à l'enseignement académique traditionnel sont raccourcies, l'école fait un choix.On ne prend que des enfants qui se sont classés parmi les cinq premiers de leurs écoles respectives.En outre, les enfants doivent réussir un examen portant sur la justesse de l'oreille.«Oui, nous sommes sélectifs, c'est vrai.Mais avons-nous le choix?Au secteur primaire, il n'y a que deux écoles publiques à option musicale sur l'ensemble du territoire métropolitain.Nous devons donc choisir les enfants les plus doués», a précisé M.Gau-dreault.À l'école Le Plateau comme dans les autres écoles publiques de même style, on consacre de dix à 12 heures par semaine à l'enseignement de la musique.La grille horaire globale est de 25 heures, contrairement à 23 heures et demie pour les écoles ordinaires du réseau.L'enfant peut étudier le violon, la flute, le piano, le violoncelle, la contrebasse et d'autres instruments.En outre, chaque semaine, il y a une heure d'apprentissage du rythme selon la méthode Cari On.L'école Le Plateau possède 11 professeurs de musique \u2014 toutes des femmes \u2014 en plus des enseignants qui s'occupent du programme académique traditionnel.En plus de ces études instrumentales, les enfants apprennent le solfège, l'harmonie, l'histoire de la musique et des musiciens, etc.L'école Le Plateau et les autres de même nature sont de véritables schola cantorum, dans la grande tradition européenne, où l'enfant reçoit une formation globale meublant autant son cerveau que son esprit.Cette expérience qui se poursuit depuis' 15 ans à I école Le Plateau, attire régulièrement des observateurs étrangers.«Nous avons eu la visite d'éducateurs de France, d'Angleterre, de Belgique et de d'autres pays qui s'intéressent beaucoup à ce que nous faisons», a déclaré M.Gaudrcault.À l'école secondaire Joseph-François-Perreault, l'expérience est poussée encore plus loin.L'école possède son propre orchestre symphonique et une chorale polyphonique de haut niveau qui s'est récemment fait acclamer jusqu'en Europe.Là aussi, le recrutement est très sélectif et seuls les élèves doués, sortant du primaire, sont acceptés après une série d'examens et une audition.«Bien sûr que nous aimerions ouvrir davantage d'écoles de ce style, souligne Mme Pauline Bessette, conseiller pédagogique en musique à la CÉCM, mais il nous faut surtout améliorer l'enseignement musical dans l'ensemble des écoles de notre réseau.À côté de ces écoles spécialisées, il nous faut améliorer la qualité de la formation musicale de tous les enfants du vaste territoire de la CÉCM».Les écoles primaires ordinaires de la CÉCM font déjà beaucoup plus que celles de plusieurs autres commissions scolaires en ce qui concerne l'enseignement de la musique.Dans la plupart des écoles de la CÉCM, on consacre en effet une heure par semaine à la musique, alors qu'ailleurs les périodes sont limitées à 30 ou 45 minutes.«Chaque heure que nous consacrons à la formation musicale des enfants est arrachée de haute lutte.La musique perd des plumes à cause de l'anglais, des sciences, des mathématiques.Nous avons des professeurs hautement qualifiés, mais nous ne pouvons pas leur accorder des périodes plus longues, surtout à eau-' se des contraintes imposées par le ministère».Et Mme Bessette d'y aller d'une observation bien personnelle: «Mon opinion à moi, c'est que le programme comprend beaucoup trop de mathématique et de science, au détrie-ment de certaines autres matières susceptibles de former la sensibilité».Peu d'écoles à option musicale existent en dehors de Montréal et de Québec.Une école est en formation à Rosemère sous le nom de Ecole Alpha, une autre existe depuis quelques années à Laval' trie, avec le soutien de la commission scolaire LeGardeur.Certaines tentatives sont à l'essai à Sherbrooke.Mais c'est à peu près tout.Quant aux écoles ordinaires, elles profitent généralement de professeurs très qualifiés en musique, et en nombre suffisant.Ce sont les périodes d'enseignement qui font défaut.«Au seul niveau primaire, nous avons une douzaine de professeurs qualifiés pour 27 écoles.C'est amplement suffisant, compte tenu que chaque école ne possède que 45 minutes d'enseignement musical par semaine», souligne le directeur des études de la Commission scolaire LeGardeur, M.Jean-Marie Car-pentier.S'ils sont refusés aux examens sélectifs des écoles publiques à option musicale de la commission scolaire, ou s'ils demeurent dans des régions éloignées, les enfants désireux de se perfectionner en musique doivent se tourner du côté du secteur privé.?Demain : Une prolifération d'écoles privées de musique PHOTO JEAN-YVES LÊTOURNEAU.U PrtSM A l'école élémentaire Le Plateau, les enfants s'initient à divers instruments.Ils font du solfège et du chant.Globalement les élèves consacrent de dix à 12 heures par semaine à l'enseignement de la musique.M.John Crow ¦^J loto-quèbec Tirage du 88-01-23 Vous pouvez miser Jusqu'à 20 h le mercredi et le samedi 3 12 19 35 47 49 No complémentaire: 22 GAGNANTS LOTS 6/6 1 2353800,10$ 5/6+ 9' 98801,50$ 5/6 32S '2 105,20$ 4/6 18166 72,00$ 3/6 531874 10,00$ VENTES TOTALES: 18998682,00$ PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF): 1700000,00$ Tirage du 88-01-23 Vous pouvez miser Jusqu'à 20 h le samedi 6/6 5/6-:-5/6 4/6 3/6 GAGNANTS LOTS 0 564 005,00$ 2 24 058,00$ 53 972,00$ 1887 76,50$ 11 13 15 23 37 38 No complémentaire: 30 VENTES TOTALES: 1 570 726,00$ 35865 5,00$ MISE-TÔT: 8 19 20 27 GAGNANTS LOT 145 344,80$ PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF): 850000,00$ Us MOdeHél d'encaissement des bMets gegnanu paraissent au verse des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.Le gouverneur de la Banque du Canada mène toujours son combat contre l'inflation CORD MCINTOSH Presse Canadienne OTTAWA ¦ En quelques phrases lapidaires le leader non élu de l'une des plus puissantes institutions gouvernementales au Canada a décrété ce 3ue sera la politique économique u pays jusqu'à nouvel ordre.Les propos du gouverneur de la Banque du Canada |ohn Crow a-mènent à se questionner sur les pouvoirs de la banque centrale.M.Crow a informé sans ménagement le comité des finances des Communes que l'inflation n'était pas sous contrôle et que la banque centrale n'abaisserait pas les taux d'intérêt pour combattre le chômage.En fait, a-t-ii dit, l'économie du centre du pays risque de surchauffer, c'est pourquoi la Banque du Canada se prépare déjà à arrêter l'inflation.Depuis presque quatre ans, l'inflation se maintient à un taux d'un peu plus de quatre pour cent.Mais ce n'est pas suffisant pour M.Crow, qui déclare qu'il veut arriver à stabiliser les prix.Autrement dit, l'option zéro.Les commentaires de M.Crow font déjà des étincelles parmi les députés des trois partis.Ainsi, le critique des finances du NPD, Michael Cassidy, a-eu des remarques acerbes envers M.Crow vendredi, aux Communes, parce qu'il laisse tomber les gens sans emploi.M.Cassidy a parlé avec éloquence des deux Canada, celui Les avantages de la réforme fiscale pour les revenus moyens sont négligeables PIERRE APRIL de la Presse Canadienne OTTAWA ¦ Les avantages de la réforme fiscale annoncée par le ministre des Finances Michael Wilson en décembre dernier et dont les pre-' miers effets seront ressentis au cours de l'année courante, sont loin d'être évidents pour les particuliers à revenu moyen.Selon le Conseil consultatif canadien de l'emploi et de l'immi- loto-quel >ec Provincial Tirage du 88-0142 1 NUMÉROS 8781601 781601 81601 1601 601 01 LOTS 500 000 $ 50 000 $ 1 000 S 100 S 25 S 10 S Le billet donne droit à cinq tirages consécutifs.NUMÉROS 371427 71427 1427 427 27 37142B 3714BH LOTS 50 000$ 5000 $ 250 S 25 S 5 S I 000 s 100 $ 10 $ Semaine du: 884)1-18 LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI SAMEDI Les modalité! d'encaissement des billet! gagnant! paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste offkklk.cette demMre a priorité.eration (CCCEI), qui rendait publique, vendredi, une étude sur le sujet, la réforme favorisera surtout les personnes dont les revenus sont les moins élevés.« En revanche, souligne l'étude, les effets probables de la réforme fiscale proposée sur les revenus des particuliers à revenu moyen sont moins clairs.» Les auteurs de l'étude, issus de l'entreprise privée et du monde syndical, ont par ailleurs précisé que ces particuliers «risquent de ne constater aucune amélioration, voire même de payer légèrement plus d'impôts».L'un des facteurs qui a conduit à cette conclusion serait le passage des exemptions aux crédits d'impôt et l'élimination de certaines d'entre elles, comme, par exemple, la déduction de Si 000 sur le revenu de placements et le déduction de $500 pour les dépenses relatives à un emploi.«Le gouvernement fédéral, indique le Conseil, ne devrait pas perdre de vue le fait que cette catégorie de contribuables constitue collectivement un groupe de consommateurs importants, tout en étant une source importante d'épargne et de capital d'investissement au pays.» Le rapport fait aussi un peu d'histoire et retrace la tendance des gouvernements de soulager les comptes d'impôt des sociétés pour en mettre davantage sur le dos des particuliers.qui est géographiquement petit mais populeux et dont l'économie surchauffe, et les immenses étendues de terres où le chômage est chronique et fort élevé.Mais l'éloquence, c'est tout ce qui est permis à M.Cassidy, ou à n'importe qui d'autre, puisque le gouverneur a parié.Appui de Wilson Même le ministre des Finances Michael Wilson est prêt à le suivre.Lorsqu'on lui a demandé de commenter les remarques de M.Crow, M.Wilson a commencé par évoquer la stabilité de l'inflation au Canada et le nombre croissant d'emplois.Mais lorsque les journalistes lui ont rappelé que M.Crow estime que ce n'est pas suffisant, M.Wilson a changé de ton, soulignant 3ue le taux d'inflation de certains es principaux partenaires commerciaux du Canada, comme la France, l'Allemagne de l'Ouest et le Japon, était encore plus bas.En fait, la situation économique américaine nous concerne davantage.Le taux d'inflation aux États-Unis est au même niveau que celui du Canada.Mais il y a un an, il n'atteignait que le quart du nôtre.L'inflation que connaissent actuellement les États-Unis risque d'être «importée» chez-nous en raison de nos liens commerciaux avec notre voisin du sud.M.Crow veut donc que le Canada soit dans la meilleure position possible pour absorber le choc de l'inflation américaine.Visiblement, le gouverneur de la Banque du Canada juge que,le krach boursier d'Octobre dernier ne conduira pas immédiatement à une récession.À son avis, il resterait suffisamment de temps pour faire en sorte que la lutte à l'inflation se fasse sans douleur.Espérons qu'il a raison.PROPOSITIONS D'AFFAIRES 705 HYPOTHEQUES AAA 1ère, 2e, bokmee vente roplde, notoire Loberc* 729-4U4.AVONS mondot de prêter sur 1ère.Je, le, 4e hvpothéoue, Gognen ef Louion A»., 254-3016_ AVONS mandat d'acheter a) mot-son à revenu, b) centres commerciaux, c) terrains, Goonon et Louion Ass., 254-301B._ \u2022\u2022\u2022 FINANCEMENT tous oenrti disponibles.Consultez Plerrt, J4Î-«30, WESTLOCX CRTR.7 FINANŒM ERE et 2e hypothèque.Roplde.INANCEM LTEE, 845-2377.1ERE ET Je HYPOTHEQUE «5% de l'èvaluaHon sur Immeuble CREDIT VIA.253-3354 710 OCCASIONS D'AFFAIRES 54OO0 ou plus par semolne, revenu garanti, contrat 2 ans.Le» ouel-aues personnes que nous choisirons devront disposer d'environ 10 heures par sîmolne, ainsi qu'un capital de S50.000 ou plus, moli pouvont oossl flnoncer une partie.Rendez-vous confidentiel, M.Brlond 329-9A4».A VENDRE, Fond de commerce de restauront dons un site exep-tlonnel d'une bâtisse de pierre de 133 ans o St-Jerome.Contacter M.LherWér, l-43SOt34ou 1-434-7100 ACHETONS BREVET Inventions commerce etc.Argent d;sponlblc ASSOCIE octtt ou passif 555 pour système de protection Infaillible, pour commerce ou detail.Solaire et psi loue de bénéfice!-Il devra être sociable, sérieux et aimer le public.Aucune competence spécifique requise.Avenir assuré pour personne dynomiauc.Ecrire en toute conflonce CP.31 station Deslormiers, MontrèaL H2H 2N«.Capitol requis IXJXt boutique de chaussures pour enfonts à St-Jeon sur le Richelieu à vendre.25,0005.informations: A.Hébert 672-9735.710 OCCASIONS D'AFFAIRES rLEuKBTE O vendre pour l'Inventaire, oubolne.Jour 347-4417, soir 3444408-_ INVENTAIRE complet de mogosin de variétés o vendre le tout ou en lots.Voleur ou détoll 70 0003.334-»5M_ JEUNES en etiti ept He, vente 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notaire 729-4334.72S TENUE DE LIVRES, DÉCLARATIONS D'IMPÔT BAS PRIX: impôts S10.Comptable Enrg.1975, tenue livres, 270-9742 .COMPTABILITE, tenue de livres, Incorporation de qualité.669-9554.R.GALIPEAU et associés.Impôts, tenues de livres, succession, 722-1759, 722-5904.Les gens d'affaires avisés font confiance à la rubrique des PROPOSITIONS D'AFFAIRES de LA PRESSE pour obtenir las MbEHIjiE^RS RÉSULTATS ¦ 383-7111 IWRumiNSANSRAJS 1-800-361-SOI 3 ANNONCES ENCADRES 285-7000 «LE REGROUPEMENT POUR LE DROIT À NAÎTRE» Formé de 14 organismes à date (75000 membres), appuie la campagne du Président Reagan pour le respect de la vie humaine, le 22-1-88.1\u2014 «L'enfant est la première richesse d'une nation.» 2\u2014 «La femme a droit A ton corps, non A celui du bébé.» 3\u2014 «Monsieur attention, utérus au choix: berceau ou cerceuil.» 4\u2014 «Avorter un enfant fart plus de dommage que l'accoucher.» Pour un reçu d'impôts, adresser vos chèques à: 2065, rue Sherbrooke Ouest Montréal H3H1Q6 Tél.: (514)935-1169 LIBRE CHOIX.POUR TOUSl LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 24 JANVIER 1988 A5 Broadbent dévoile les noms des piliers de son organisation électorale au Québec ROCH CÔTÉ ¦ Pour la première fois de son histoire, le Nouveau Parti Démocratique se lance dans une année électorale au Québec avec des moyens sérieux: des organisations dans tous les comtés, des candidats qui ne seront pas des «poteaux», un budget raisonnable et le concours d'une firme spécialisée en communications.Et, ce qui n'est pas négligeable, une tenue dans la faveur populaire qui se confirme d'un sondage à l'autre.Le chef national, Ed Broadbent, est venu officier lui-même hier à ces bonnes augures en présentant les piliers de l'organisation de son parti au Québec.Une fois n'est pas coutume, le NPD avait réservé le chic atrium de l'hôtel Quatre-Saisons et fait préparer un petit brunch pour les journalistes et la visite.C'est que maintenant on entend bien jouer dans la ligue majeure, à égalité avec les libéraux et les conservateurs.Le chef l'a d'ailleurs affirmé avec fierté: «Ce sera une vraie lutte à trois, la plus serrée de l'histoire du Canada et même du Québec».Les deux demie sondages placent le NPD dans ie peloton des partis sérieux: le Gallup du début de janvier le place à 32 p.cent tandis que le Créatec publié hier dans Le Devoir lui accorde 27 p.cent.Ce qui réjouit aussi le NPD, c'est de voir qu'enfin les conventions du parti dans lés comtés seront de véritables compétitions.Il n'y a pas si lomgtemps, en fait tout de suite après l'élection de 1984, le chef de l'époque, lean-Paul Harney, pouvait affirmer que son parti avait placé «une série de poteaux» comme candidats dans les comtés.Le NPD affirme aujourd'hui avoir dans son carnet une liste de 250 candidats pour les 75 circonscriptions québécoises.Têtes d'affiche Comme preuve'du sérieux de son recrutement, le parti présentait hier une brochette de personnalités qui sont chargées de mettre au point la «plate-forme» et l'ensemble de la préparation du L'une des nouvelles vedettes du NPD au Québec, M.Éric Courdeau (au centre), ancien collaborateur de René Lévesque, en compagnie du président associé du NPD, Michel Agnaieff (à gauche) et du chef du parti Ed Broadbent.Ce dernier est venu présenter hier a Montréal, le « brain trust* de son parti au Québec.parti pour les prochaines élections.Ces personnalités se recrutent dans les milieux traditionnellement fidèles au NPD: enseignants, syndicalistes, professionnels et administrateurs à tendance «progressistes».On remarque qu'il s'agit d'ailleurs souvent de Personnes qui ont milité soit au arti québécois, soit au RCM, ou dans divers organismes de défense de droits sociaux.Parmi ces personnalités, on relève le nom d'Éric Gourdeau, ancien bras droit de René Lévesque.M.Gourdeau sera co-responsable du comité de la plate-forme électorale, avec Claire Brassard, avocate et ancienne permanente de la CEQ, actuellement à l'emploi de Via Rail.M.Gourdeau, ingénieur et économiste, travailla avec René Lévesque au début de la révolution tranquille à la mise sur pied du ministère des Richesses naturelles et fut ensuite mêlé de près à la nationalisation de l'électricité, à la création de So que m, à la présence québécoise dans les régions nordiques, à l'organisation de la nouvelle Hydro-Québec et àila mise en place du régime des rentes et de la Caisse de dépôt.Il retourna à la pratique privée en 1970 mais reprit du service en 1977 comme sous-ministre de Bernard Landry puis de René Lévesque.Les chefs des partis désertent la capitale MAURICE JANNARD du bureau de La Presse OTTAWA ffB, e n'est pas en restant au Parlement qu'on va se faire élire.Tel semble être le slogan des trois'chefs fédéraux qui ont décidé de voyager à travers le pays au cours des prochaines semaines.Peu d'événements spectaculaires retiendront l'attention des élus durant les six prochains mois à Ottawa, à l'exception de ceux-ci: le budget de Michael Wilson, et trois projets de loi assez importants.Selon les informations obtenues par La Presse, le ministre des Finances a l'intention de déposer son discours du budget le 25 février prochain.Plusieurs députés conservateurs sont convaincus qu'il s'agira d'un budget pré-électoral, qui contiendra des mesures populaires.Vendredi, Brian Mulroney effectuait une tournée éclair dans l'est de l'Ontario.La fin de semaine prochaine, il sera à Montréal, puis au début de février, il se rendra dans les Maritimes.Du 12 au 15 février, le premier ministre ira à Calgary pour l'ouverture des feux olympiques d'hiver.Durant la semaine de congé parlementaire, à la mi-février, M.Mulroney se reposera avec sa famille.Puis, du 26 au 28 février, retour à Calgary pour la clôture des (eux.Enfin, les 2 et 3 mars, M.Mulroney partira pour Bruxelles où se tient une réunion au sommet de l'OTAN.lohn Turner a lui aussi la «bougeotte», jusqu'au début de la semaine prochaine, il sera dans l'Ouest du pays, visitant tour à tour la Colombie-Britannique, l'Alberta et la Saskatchewan.À la fin de février, il sera présent pour la clôture des jeux de Galgary et il demeurera quelques jours dans la région.Le chef libéral continuera également ses incursions rapides, tantôt à Montréal, tantôt à Toronto.Le 4 février, par exemple, il viendra dans la métropole québécoise, puis le 10 de ce mois il se rendra dans la Ville-Reine.Le 23 février, il viendra a Montréal pour donner un discours devant la Chambre de commerce.Enfin, M.Turner participera au troisième grand colloque national des libéraux qui aura lieu à Vancouver du 5 au 8 février.Grand commis de l'État, plus intéressé au service public qu aux affaires, M.Gourdeau incarne bien le genre de personnes qui se retrouvent maintenant au NPD.On peut aussi classer dans cette catégorie, le directeur du réseau de distribution d'Hydro-Québec, .Clément Ouellet, qui agira au NPD comme co-responsable du comité des appuis au Québec.II travaillera avec Noëlle-Dominique Willems, qui est vice-présidente du Comité canadien d'action sur le statut de la femme., Le « brain trust » du parti comptera encore Rémi Trudel, recteur universitaire en Abitibi, François Beaulne, professeur d'université à Montréal, Claude Rompre, professeur d'anglais à Grand-Mère et Louise O'Neill, ex-militante du RCM et rédactrice.Le message Ces personnes, avec à leur tête le président associé du parti, Michel Agnaieff, permanent à la CEQ, auront pour tâche de mettre un contenu proprement québécois dans le message électoral du NPD.Comme on a pu le constater hier, il ne suffira pas de promener le chef, Ed Broadbent, à travers le Québec pour donner le ton qu'il faudra à la prochaine campagne électorale.Dans un français qu'il aura intérêt à perfectionnner, M.Broadbent a été plutôt court hier sur les aspects proprement québécois de la plate-forme du NPD.Les décisions du dernier congrès du parti, en mars 87, constituent déjà toutefois une base de départ que M.Broadbent n'hésite pas à mettre en valeur: le NPD y reconnaissait sans embages le caractère unique du Québec, lui ac- cordait un droit de veto en matière constitutionnelle et le droit de se retirer des programmes fédéraux avec compensation financière.Mais M.Broadbent ne s'est pas laissé entraîner plus loin hier que cette reconnaissance générale du caractère distinct de la société québécoise.Pour le reste, il faudra s'en remettre aux militants et aux futurs députés québécois du parti qui auront à définir eux-mêmes le contenu détaillé des priorités proprement québécoises.On prendra donc soin, pendant cette année électorale, d'entourer M.Broadbent de nombreuses personnalités québécoises pendant les séjours de plus en plus fréquents qu'il fera au Québec.Son prochain est d'ailleurs prévu pour mardi devant la Chambre de Commerce de Montréal.Pour mieux définir le message qui sera véhiculé au Québec et comment on le fera, le parti a retenu, pour la première fois, les services d'une maison de communications, spécialisée dans la publicité et les relations publiques.On aura aussi recours aux sondages.En somme, l'artillerie lourde, comme dans les autres partis.Une autre firme, celle-là de Vancouver, s'occupera des communications du parti pour le reste du Canada.Quant à l'organisation générale, le NPD affirme être maintenant organisé dans la presque totalité des comtés québécois et compter plus de 9000 membres.Enfin, le NPD affichera bientôt de façon plus ostensible sa nouvelle «fortune» en aménageant dans des locaux spacieux dans l'est du boulevard de Maisonn-neuve.La crise financière à l'OACI est presque résorbée Canadian Press ¦ La crise financière que vit actuellement l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) pourrait être partiellement être résorbée, les États-Unis ayant décidé de régler une partie de leur dette de $7,2 millions qu'ils doivent à l'organisme.L'OACI est aux prises avec de sérieux¦ problèmes financiers depuis que Washington a suspendu ses paiements aux diverses agences de l'ONU, estimant qu'elles sont suvent mal gérées et que les Nations Unies sont trop critiques envers la politique étrangère américaine.Même si l'OACI n'a pas été directement pointée du doigt, cette mesure a eu des conséquences considérables sur cet organisme basé à Montréal.Les États-Unis doivent $7,2 millions à l'OACI, soit la portion la plus importante des contributions qui restent à régler pour 1987 et qui totalisent $9,5 millions.Le reste de la dette revient au pays di tiers monde, dont certains ont des années de retard dans le paiement de leurs quote-parts.«Nous effectuerons un vers-meent direct à l'OACI avant la fin de février, ce qui devrait soulager considérablement la pression», a dit vendredi M.Edmund Stohr, représentant américain au sein du conseil d'administration de l'organisme.Il n'a pas voulu préciser quel montant les États-Uns sont prêts à verser, mais a indiqué qu'il s'agissait d'une somme «substantielle».Le budget 1988 de cette agence des Nations Unis qui veille à la sécurité aérienne s'élève à $30 millions US, et jusqu'à maintenant seuls le Canada, l'Australie et les pays Scandinaves ont payé leur dû.Un porte-parole de l'OACI, Eu- fene Sochor, a la décision des tats-unis sera bien accueillie.La suspension du paiement de la contribution américaine a obligé l'OACI à repousser une importante conférence internationale sur la navigation aérienne dans les Caraïbes et l'Amérique latine et a retardé la publication de statistiques sur la sécurité aérienne.i ! SPÉCIAUX Matériel de vitrail n ¦ il i ¦ 11 11 i i i ¦ i ¦ i i i i i ¦ i ¦ i ¦ i ¦ i s STUDIO DU VERRE S S 51S,Bonseconrs omrtkUmackl ¦ Vieux Montréal CtmmwiespvtéléphoM: àfwS °.o ¦¦¦¦Oc, ¦O: h SKI 2 pour m o V :0.- MONT-HABITANT - MONT AVILA Ensemble pour débutant(e) Prix spécial 20 à 50% de rabais sur le verre SUR PRÉSENTATION DE CE COUPON AU MONT-HABITANT OU AU MONT-AVILA LORS DE L'ACHAT D'UN BILLET DE REMONTÉE, VOUS OBTENEZ UN DEUXIÈME BILLET GRATUITEMENT.L'OFFRE E8T VALABLE SUR LE BILLET RÉGULIER ADULTE (13-59 ans), JOURNÉE (8 h 30 à 18 h 00) OU SOIRÉE (18 h 00 à 22 h 30).L'OFFRE N'EST PAS VALABLE LES VENDREDIS (SOIR), SAMEDIS (JOUR / SOIR) OU DIMANCHES (JOUR).AU MONT-HABITANT, L'OFFRE N'EST PAS VALABLE LES LUNDIS (JOUR/SOIR).Plusieurs cours pour débutants ou intermédiaires commencent bientôt.842-3968 Chimp-, dé Genève, représentée par Manuel Martin.Maurice Gravel, président du conseil d'administration de la Fondation Berthiaume-Du Tremblay, remettait récemment à Nicole Fournier, directrice générale dé l'Accueil Baonneau, les clés d'une camionnette offerte par la fondation.Jean-L.Renaud, directeur général de la fondation, Claude Maillet, président du conseil de l'Accueil Bonneau, Afgr Femand Lecava-lier et Alfred Sirois, administrateurs de cette dernière oeuvre, assistaient aussi a la remise.Richard Goudreau, président du conseil d'administration de Cinéma Plus International, an- Îonce la nomination de Lise landurand au poste de directrice de |a mise en marché, et celle de Pascale Hébert au secteur des ventes à l'étranger.Le R.P.Thomas Ryan présidera la célébration oecuménique présentée dans le cadre des fêtes du centenaire de la paroisse Immaculée-Conception murdi à 20 h.Pour informations: 526* 5961.O Jean-Cfaude Planchqud parlera de la ville de Florence lors d'un diaporama présenté au Centre culturel de Verdun mardi à 20 h.Pour renseignements: 765-7170.La salle Maisonneuve de la Place des Arts sera le théâtre du gala annuel des services immobiliers du Montréal Trust mardi à 20 h.Le comédien Jean-Guy Moreau animera la soirée.A MARDI PERSONNALITÉ - MYSTERE Cracleustté de la Corporation et du Salon des métiers d'arts du Québec ¦ Les habitués de ce petit jeu ont profité largement de la période de trois semaines pour Inscrire leur coupon de participation.Le nombre de coupons dépasse le total de 500, ce qui est excel.lent, même si le taux de bonnes réponses, 57,?p, cent, est Inférieur a la moyenne.Parmi les coupons qui identifiaient correctement Michel Beaudry,tieCJMSiet non Louis-Paul Al-lard), le confrère Louis Thivierge, artisan bricoleur, a choisi les coupons de 10 finalistes: Madeleine Déziel, de Shawinigan; Berthe Giguère, de Verdun; Gaétane Jacques, de Verchères; et Serge Corbeil, Robert Ucel-Je, Huguette Lecavalier, Gabriel Loubier, Monique Magnan, Gaston Pipon, Juan Ramirez, tous de Montréal.Ces derniers devien-nent donc admissibles au tirage du 29 janvier, à 11 h.Le gagnant recevra alors un bon d'achats de $200, gracieuseté de la corporation et du Salon des métiers d'art du Québec, ainsi que de La Presse.La personnalité-mystère de cette semaine est facile à identifier.Il a été longtemps le souffre-douleur consentant d'une forte personnalité; de la télévision.Si vous reconnaissez cette personne, écrivez à TèTES D'AFFICHE, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, Québec H2Y 1K9, en joignant la date de parution.Un participant peut tenter sa chance aussi souvent qu'il le veut, mais une enveloppe ne doit pas contenir plus de cinq bulletins.Montréal ités Arnold Bennett, le bénédictin WON LABHRCB Certains hommes politiques sont passionnés de cotes boursières, d'autres pourront citer les plus récents sommaires des parties de la Ligue nationale de hockey pat coeur, pour la galerie ou Rur ridiculiser leurs vis-à-vis.A Assemblée nationale, on l'a déjà vu et entendu! Arnold Bennett, conseiller municipal de Notre-Dame-de-Grâce à l'hôtel de ville de Montréal, lui, est un passionné du rôle d'évaluation des propriétés que la Communauté urbaine de Montréal (CUM) publie chaque année pour le bénéfice de ses 28 composantes.Cette semaine encore, la table de la salle à manger de sa résidence de Notre-Dame-de-Grâcc en était pleine.Essentiellement, il y avait là le rôle d'évaluation des propriétés des quartiers montréalais Notre-Pame-de-Grace, Snowdon et Côte-dcs-Neiges.En attente, ceux des quartiers du Plateau Mont-Royal et des quartiers du centre-ville et des affaires.La sonnerie du téléphone se fait entendre.Au bout du fil, c'est un fonctionnaire de la CUM qui l'appelle.Plus tôt dans le journée, Bennett avait tenté sans succès de le joindre.Arnold lui commande sur le champ et rien de moins que les rôles d'évaluation des municipalités de Hampstead, de Côte-Saint-Luc, de westmount, de Verdun et d'une cinquième dont le nom m'échappe.Premier motif : en savoir plus long sur l'évaluation des duplex, triplex, multiplex, conciergeries et autres immeubles à logements si d'autres il y en a.Cela pour être en mesure de conseiller à «on monde \u2014les locataires, lui le propriétaire\u2014 d'accepter ou de refuser les hausses de loyers demandées par des propriétaires parfois sans scrupule.Deuxième motif: informer son monde \u2014 cette fois les propriétaires comme lui \u2014 dont.les hausses d'évaluation ne semblent pas justifiées.L'année dernière, juste pour voir, il a soumis une dizaine de cas aux évalueteurs de la CUM M, Arnold Bennett pour révision.Sur les dix, seulement deux le furent à la baisse.Arnold a rangé ses papiers, à peu près convaincu que les valeurs au rôle étaient correctes.Cette année, juste pour voir toujours, il soumet encore une dizaine de cas.Surprise: sur les dix, huit sont révises à la baisse.C'était suffisant pour qu'il demande la révision de l'évaluation de plus de 1500 propriétés! Et ce n'est pas terminé.Bien sûr, ça l'amuse de jouer là-dedans.Il vous dira d'ailleurs qu'il peut le faire en écoutant In radio ou un bon disque; en regardant la télévision ou dans le métro.Et pourquoi pas, pendant les séances du Conseil municipal et pendant celles de la CUM, quand il n'a pas à Intervenir.Sûr la table de la salle à manger de sa résidence, il y a les rôles d'évaluation et à côté une pile de feuilles de papier noircies de chiffres.Ces chiffres, ils nous apprennent que le loyer de la majorité des locataires de l'avenue Èdouard-Montpetit, de Côtelés-Neiges à Vincent-d'lndy.ne devrait pas être augmenté.Dans bien des cas, soutient Arnold.Bennett, ces locataires devraient-I 1 11 môme s'attendre \u2014quand ce n'est pas exiger\u2014 une diminution de loyer car, pour plusieurs fropriétaires le compte de taxes 988 sera en baisse par rapport à celui de 1987.Idem, selon lui, avenue Barclay, toujours dans Côtelés-Neiges.Tout autour de la station de métro Villa-Maria, confie Bennett, l'évaluation des duplex a peu progressé en 1988.Les propriétaires ne seront donc pas justifiés de hausser les loyers pour cause d'augmentation du compte de taxes.Même qu'il soutient qu'ailleurs dans bien des cas, les diminutions de taxes, dans les immeubles locatifs, seront suffisamment significatives pour que les loyers ne soient pas augmentés du tout.La morale de toute cette histoire; Arnold Bennett conseille d'y regarder de près avec la valeur de sa propriété, en comparant avec l'évaluation des maisons voisines.Et surtout, ne pas craindre de contester.86,6 CENTIMÈTRES DEPUIS LA MI-NOVEMBRE ¦ Jusqu'à maintenant, l'hiver 1987-1988 ressemble presque à s'y méprendre à celui'de 1979-1980.De la neige en début de saison immédiatement suivie de plujç.Le» amateurs de sports d'hiver bougonnent; ceux qui ont l'hiver en horreur jubilent! Toujours est-il qu'il nous est tombé dessus 86,6 centimètres de neige depuis le 15 novembre et qu'il n'en reste au sol à peine une dizaine.Dans lé centre-vjjle, pas du tout ou si peu qu'il ne sert à rien de la mesurer.Même si les tempêtes boudent Montréal, lés 86,6 centimètres de neige que nous avons eu ont un prix: $14,7 millions sur les $47 milions prévus.Si ça continue comme ça, la Ville de Montréal fera des économies, même si les entrepreneurs en déneige- ment sont assurés d'être payés pour les 200 centimètres que Montréal en moyenne chaque hiver.COORDINATION POUR LES SANS-ABRI ¦ L'année des sans-abri n'a pas changé la vie des sans-abri.Pas besoin d'un doctorat pour s'en rendre compte.On continue de prétendre qu'ils sont quelque 10 000 à errer dans les rues de la métropole.En collaboration avec les centres d'hébergement, la Ville de Montréal annoncera demain la mise sur pied d'un centre de coordination pour les sans-abris.Essentiellement, croit-on savoir, les sans-abris pourront s'y rapporter afin qu'on les oriente vers les ressources existantes.CLÉMENT DEMERS A LA SIMPA ¦ Assistant-directeur du Service de l'habitation et du développement urbain, Clément Deniers quitte son poste pour assumer la direction générale de la Société immobilière du patrimoine architectural de Montréal (SIMPA).Il succède à Pierre Ouellet qui, depuis l'automne dernier, assume la direction du Service de l'habitation et du développement urbain.LE RCM ET LE LIBRE-ÉCHANGE ¦ Le RCM tenait la semaine dernière une soirée d'information sur le libre-échange, à l'intention de ses membres.Quatre ex- Eerts composaient le panel, 'eux pour, deux contre.Le 10 février, en conseil général, |e RCM pendra officiellement position.Il n'y pratiquement plus que dam les parcs \u2014 comme celui du Mont-Royal que l'on appercolt Ici\u2014 où l'on peut retrouver un peu de neige.nmo uumo ttottiew u pw«# A8 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 24 JANVIER 1988 89 eux fois centenaire, le collège de Montréal a occupé trois édifices avant de s'installer à l'ombre du grand séminaire, rue Sherbrooke.RENDEZ VOUS 92 1992,350e ANNIVERSAIRE DE LA F FONDATION Dlï MONTRÉAL I ».Le collège de Montréal CUV PINARD Le contrôle absolu que le séminaire de Québec exerça pendant plus de deux siècles sur la formation des prêtres se répercuta forcément sur l'enseignement prodigué aux enfants des premiers colons de la Nouvelle-France.Cela dit, il est facile de comprendre pourquoi Montréal dut attendre 125 ans avant qu'on ne fonde sur son territoire la première institution d'enseignement secondaire entièrement montréalaise, le collège de Montréal.L'éducation des enfants des colons ne fut pas complètement négligée pour autant.Ainsi, les récollets ouvrirent une première école à Trois.-Rivières en 1615.Vingt ans plus tard s'ouvrait à Québec le collège des jésuites, premier collège d'enseignement secondaire.Puis en 1668, Mgr François de Montmorency de Laval créa le petit séminaire de Québec.À Ville-Marie, on se contentait pendant ce temps d'aménager de petites écoles.La première ouvrit ses portes en 1657 dans une ancienne étable en bois que Marguerite Bourgeoys avait acquise à l'est de l'Hôtel-Dieu, à l'angle sud-est des actuels boulevard Saint-Laurent et rue Le Royer.Arrivés à Montréal en 1657, les sulpi-ciens firent de l'instruction des enfants des colons une de leur première préoccupation.Dès 1668, ils entreprirent d'ouvrir de petites écoles, généralement situées à proximité de l'église; ainsi, l'école de l'église Notre-Dame, ouverte en 1686, se trouvait à l'angle nord-est des actuelles rues Notre-Dame et Saint-François-Xavier.Les communautés religieuses Au fur et à mesure que la population augmenta en nombre, il fallut agrandir les écoles, puis les implanter dans les faubourgs afin de suivre les migrations des colons.Puis graduellement, les sul-piciens reçurent l'aide des récollets, des frères Charon, des jésuites et éventuellement des nombreuses communautés religieuses qui enseignèrent aux enfants pendant plus de 300 ans.Les messieurs de Saint-Sulpice enseignèrent le latin aussi tôt qu'en 1697, à des enfants triés sur le volet certes puisqu'on les envoyait ensuite au petit séminaire de Québec pour parfaire leurs études.Les premières tentatives pour la fondation d'un collège montréalais eurent lieu en 1727, puis en 1731, alors qu'on tenta en vain de convaincre les jésuites ( ils enseignaient déjà le latin à leur «résidence» depuis 1692) d'ouvrir un collège, les sulpiciens allant même jusqu'à leur offrir une partie du domaine de la montagne, là où \u2014 ironie du sort \u2014 se trouve aujourd'hui le collège de Montréal.L'attaque de Québec par les troupes de James Wolfe entraîna la fermeture des maisons d'enseignement en 1759.Le petit séminaire de Québec ne rouvrit ses portes à ses externes qu'en 1763, et à ses pensionnaires deux ans plus tard.A la reprise des cours, la fondation d'un collège devenait de plus en plus pressante à Montréal, qui comptait maintenant 37 000 âmes.C'est dans ce contexte que fut fondé le collège de Montréal.Le premier collège Le collège de Montréal fut fondé le 1er juin 1767, par lean-Baptiste Curatteau, à Longue-Pointe, «à une lieue et demie de la vieille ville».Le fils de lean Delisle de la Cailleterie fut le premier élève à s'inscrire au collège de Montréal.C'était évidemment un endroit spartiatc.Curatteau habitait alors le presbytère de 40 pieds (français) sur 28 et demi de profondeur, construit en pierre face au fleuve.C'était un bâtiment d'un seul étage, avec combles sous le toit à pignon de pente moyenne, percé de deux grandes lucarnes près de la ligne du toit, et de deux petites près du faîte.Une grande porte encadrée de deux fenêtres de chaque côté marquait la façade.À ce presbytère, Curatteau défraya la PHOTO JEAN GOUPIL.Il Prnit La chapelle du collège.construction, du côté ouest, d'une rallonge de 24 pieds de longueur et de même profondeur que le presbytère.Séparé du presbytère par un mur de pierre coupe-feu avec cheminée, ce bâtiment était couronné d'un toit à pignon sans lucarnes.Il comportait un rez-de-chaussée, un étage et des combles éclairés par une des trois fenêtres du mur pignon ouest.Une porte encadrée d'une fenêtre de chaque côté donnait accès au coilège, et trois fenêtres placées dans les travées des ouvertures du rez-de-chaussée éclairaient l'étage.Le collège de Montréal occupa ces lieux jusqu'en 1773.11 ne reste aucune trace de ce premier collège, démoli en 1855, pour faire place à la construction d'une église et d'un presbytère, rue Curatteau.Malheureusement, la construction des approches du pont-tunnel Louis-11 ippolyte-LaFontaine entraîna la démolition de tous les bâtiments de la rue Curatteau, au sud de la rue Notre-Dame.Un monument indique cependant l'emplacement du collège dans le parc aménagé sur les lieux.Le deuxième collège logé au château de Vaudreuil En 1723, Philippe de Rigaud, marquis de Vaudreuil et gouverneur de la Nouvelle-France, se fit construire un château à un endroit qui se situerait au pied de l'actuelle place (acques-Cartier.Construit selon des plans de Gaspar-josepli Chaussegros de Léry,- le château faisait face à la rue Saint-Paul, à l'extrémité sud-est d'un terrain de 172 pieds de largeur sur 312 de profondeur sommairement délimité par la courtine sud des fortifications, la rue Saint-Charles (côté est de l'actuelle place Jacques-Cartier), la rue Notre-Dame et la ligne arrière des maisons construites du côté est de la rue Saint:Vincent (à l'exception d'une enclave appartenant à la famille Dubois, rue Saint-Charles, et intégrée à la propriété en 1789).Une esplanade conduisait à la porte des fortifications, dite du Château.Remarquable de symétrie, l'édifice en pierre d'inspiration classique épousait la forme d'un «H» affaissé.Le château comportait un sous-sol exhaussé, un rez-de-chaussée, un étage et des combles.On trouvait six pièces par étage.Il mesurait 84 pieds (français) de front sur 60 de profondeur.La largeur du corps de logis atteignait 35 pieds, et les ailes de 21 pieds de largeur se projetaient de neuf pieds vers l'avant et de 16 pieds vers l'arrière.On accédait à l'édifice par un perron en fer à cheval et chaque versant du toit en croupe était percé de lucarnes.Jusqu'à là reddition de 1760, le château logea les gouverneurs lors de leurs visites à Montréal.Au lendemain de la conquête, plus précisément le 9 août 1763, Pierre François de Rigaud de Vaudreuil vendit la propriété à Michel Chartier de Lotbinière qui, à son tour, la céda à Joseph Fleury Deschambault le 12 septembre 1771.Ce dernier le ven- -dit à la Fabrique de Notre-Dame de Montréal au prix de 19 500 livres.La Fabrique céda l'édifice à Curatteau afin que ce dernier y aménageât le collège Saint-Raphael, nom que porta le collège à l'époque.Le recyclage du château en collège entraîna de nombreuses modifications: on réaménagea l'intérieur pour loger cinq régents, huit domestiques et 130 élèves, dont 55 pensionnaires, on aménagea les locaux requis pour l'enseignement, la prière et l'alimentation, on construisit des bâtiments de service, on aménagea une cour du côté ouest, et enfin on creusa (en 1795), sous l'esplanade, un canal de vidange pour les latrines.L'incendie de 1803 Le 6 juin 1803, un véritable désastre frappa la communauté de plein fouet, quand un incendie détruisit l'ancienne résidence des Jésuites, rue Notre-Dame, la prison attenante, une quarantaine de maisons.et le château de Vaudreuil.Les élèves furent temporairement relogés au séminaire de Saint-Sulpice, en attendant la construction d'un nouveau collège.Cette solution ne pouvait être que temporaire puisque tout le monde y était à l'étroit.Quant à la propriété en ruines, elle fut vendue à Jean-Baptiste Durocher et Joseph Perrault le 14 décembre 1803.La moitié est fut aménagée en marché public, l'actuel place Jacques-Cartier, et la moitié ouest fut utilisée pour la construction des maisons situées du côté ouest de la place Jacques-Cartier.La maison de la rue du Collège < Après avoir contemplé la possibilité de construire le nouveau collège au domaine de la Montagne, les sulpiciens optèrent pour les marais dits du Petit-Moulin entre le prolongement de la rue Saint-Paul (qu'on nomma rue du Collège) et la rue William.Pour combler les marais, on utilisa les matériaux des fortifications en cours de démolition.Le remplissage permit aussi de canaliser la petite rivière Saint-Martin qui coulait ¦ au sud.Le nouveau collège fut officiellement inauguré le 29 septembre 1806 par son supérieur, Henri Roux, qui lui donna le nom de «petit séminaire», puisque dorénavant l'institution dépendait directement du séminaire de Saint-Sulpice.Les plans furent dessinés par le sulpi- Le collège de Longue-Pointe ( à gauche ) jouxtant un vieux presbytère.L'ensemble conventuel au tournant du siècle.À gauche le grand séminaire, à droite le collège, et au coin supérieur de gauche, le séminaire de Philosophie.cien Antoine-Alexis Molin.L'édifice en pierre brute épousait la forme d'un « H ».Sa façade se trouvait du côté sud de la rue du Collège (aujourd'hui Saint-Paul ), un peu à l'ouest de la rue McGill, entre les actuelles rues King et Queen.C'était un immeuble vaste et parfaite-ment symétrique: son corps central mesurait 210 pieds (anglais) sur 35, comparativement à 186 pieds sur 43 cour chaque aile perpendiculaire, ce qui lui donnait une façade hors-tout de 296 piecs de longueur.Chaque aile fut plus tard prolongée de 10 pieds vers le nord, et du côté sud, elle était reliée par un passage à une tourelle où se trouvaient les cabinets d'aisance.L'édifice comportait cinq niveaux partout : sous-sol, rez-de-chaussée, deux étages et des combles sous un toit en pavillon percé de nombreuses lucarnes.De larges murs en maçonnerie divisaient le corps central en trois parties et servaient de murs coupe-feu en plus de loger les cheminées.Au centre de chaque face principale se trouvait un édicu-le en bois qui contenait une horloge.Le collège fut érigé sur un terrain de 1 500 pieds sur 250.Le collège et ses dépendances (granges, boulangerie, cours, jeux de balle, etc.) occupaient une superficie de 450 pieds à la partie est, la partie ouest du terrain étant réservée aux jardins.Comme on l'a vu la semaine dernière, le collège de Montréal (le nom de «petit séminaire» ne parvint jamais à s'imposer) dut quitter les lieux en 1862, le gouvernement ayant réquisitionné les locaux pour loger 5 000 soldats envoyés à Montréal.Apres sa transformation en casernes militaires, le collège fut lourdement endommagé par un in-, cendie le 21 mars 1866.Réparé, puis maintes fois modifié pour servir d'entrepôt et même de fabrique de saucisses, il disparut définitivement en novembre 1974 quand on démolit les derniers pans de murs.Le collège de la rue Sherbrooke Forcés de quitter leur collège de la rue du Collège dès janvier 1862, les collégiens s'installèrent rue Sherbrooke dans des locaux qu'ils partagèrent temporairement avec les séminaristes.En 1868, Henri-Maurice Perrault reçut le mandat de construire le collège de Montréal.Ce dernier choisit de prolonger le grand séminaire vers l'est, tout en respectant le parti architectural de son regretté partenaire, John Osteli, comme nous l'avons vu la semaine dernière.PHOTO ARCHIVES OU SEMINAIRE OE SAINT-SULPICE Pour préserver l'harmonie architecturale de l'ensemble jusque dans leurs moindres détails, Perrault adopta les mêmes dimensions qu'Ostell pour l'espacement et les dimensions des fenêtres.Le corps principal mesurait donc 171 pieds sur 50, et l'aile perpendiculaire mesurait 48 pieds et huit pouces.comme celle d'Ostell.Ce bâtiment fut terminé en 1871.Les collégiens étant désormais adéquatement logés, il ne restait qu'un problème à régler, celui de la chapelle, trop petite pour être partagée.Après avoir envisagé la possibilité de prolonger la chapelle existante du côté nord et de surmonter d'un dôme l'emplacement de l'autel, on résolut de construire une chapelle à l'exclusivité des collégiens.Le contrat fut confié à Maurice Perrault, qui le réalisa de 1881 à 1883.Construite dans l'axe du puits d'escalier du collège, la chapelle de 143 pieds de longueur est surtout remarquable à l'extérieur par ses décrochements et son toit en croupe de pente variable.Si on a d'abord visité la chapelle du séminaire, celle du collège est très décevante.On y retrouve une voûte en berceau reposant sur des colonnes classiques très minces, qui supportent également la mezzanine où se trouve l'orgue.Situé au fond de l'abside, le maître-autel est flanqué de deux autels latéraux de chaque côté, installés dans des retraits dans les murs.La dernière addition à l'ensemble conventuel fut la moins heureuse de toutes, car l'aile des Anciens brise la belle harmonie architecturale du complexe.Commencée le 7 novembre 1958 et occupée dès septembre 1959 par des classes et des laboratoires, cette aile de trois étages avec sous-sol fut dessinée par les architectes Duplessis, Labelle et Derome.L'utilisation d'une brique beige, les dimensions des fenêtres, leur regroupement par trois et le toit plat n'ont absolument rien à voir avec l'architecture d'Ostell et des Perrault.Deux autres édifices forment l'ensemble du collège de Montréal.Il y a la résidence en brique rouge de la communauté des petites filles de Saint-Joseph, construite en 1909 au nord de l'aile est, et l'ermitage, un édifice dessiné par Alfred Hector Lapierre et construit de 1911 à 1913 pour servir de locaux pour les activités parascolaires (sports, théâtre, etc.).Ce texte serait incomplet si on ne glissait un mot du séminaire de Philosophie, aujourd'hui occupé par le collège Marianopolis.Construit de 1890 à 1894 Kour loger les philosophes du collège de lontréal, l'édifice en forme de « U » est situé au 3880, chemin de la Côte-des-Neiges.Au moment de sa construction, il occupait l'extrémité nord-ouest du vaste domaine des sulpiciens, et s'il s'en trouve détaché aujourd'hui, c'est dû à : l'ouverture en 1928 de l'avenue Atwa-ter qui serpente à travers le domaine des sulpiciens._________^_ SOURCES: Maurault.Olivier: le collège de Montréal, 1767'1967, édition revue par Antonio Dansereaù \u2014 lahaise, Robert: Les édifices conventuels du Vieux Montréal \u2014 Archives du séminaire de Saint-Sulpice: Grand Séminaire de Montréal, Restauration et mise en valeur de la propriété des prêtres de Saint-Sulpice, par Jean-Claude La Haye, Le diocese de Montréal a la fin du XIXe siècle, et documents divers \u2014 Ministère des Affaires culturelles: Dossier sur le grand séminaire, par Diane Lapierre, et documents divers \u2014 Archives de la Ville de Montréal : Le collège de Montréal\u2014 Bosworth, Newton: Hochelaga Depicta \u2014 Communauté urbaine de Montréal, Service de la planification du territoire, Répertoire d'architecture traditionnelle: Les couvents, et documents divers.;M^:\\*x-;;j-*:>Y.( ï ! .v Nom : collège de Montréal.Adresse: 1931, rue Sherbrooke ouest.Métro: station Atwater, vers le nord,.avenue Atwater, et vers' l'est, rue Sherbrooke.i LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 24 JANVIER 1988 A9 La moitié du monde 2 Toutes sortes de bonnes chosest mais surtout la santé.mentale HUGUETTE ROBERGE Ouf! Janvier a bien failli passer avant que je puisse vous offrir mon souhait de saison*: la somme qu'il vous faut d'amour (tendre), d'amitié, de succès, de projets excitants.Le tout, bien entendu, sur un fond solide de santé, ce grand dénominateur commun du bilan positif appelé bonheur.Toujours à rééquilibrer.A propos, avez-vous remarqué à quel point tout le monde, ou presque, s'intéresse, se préoccupe même, des questions de santé?Le sida, les MTS, la crise cardiaque, le diabète, le tabagisme, le vieillissement, le système public de santé, le conditionnement physique, le stress, la santé mentale.comptent parmi les sujets les plus exploites par les maisons d'édition, les médias écrits et électroniques, ces dernières années.On en redemande.L'information santé se spécialise, se diversifie, se compartimente.Cela m'amène à vous suggérer, cette semaine, quelques ouvrages oui traitent de la santé mentale des femmes, plus particulièrement de la santé mentale des femmes actives, et encore plus spécifiquement de la santé mentale des femmes hyperactives.Vous vous reconnaissez?Alors, ces ouvrages ont, je crois, de bonnes chances de vous aider, de nous aider à « performer » sans payer trop cher de notre santé.Les livres coûtent cher (et le temps des cadeaux passé, c'est maintenant celui des factures, oui je sais!).Mais peut-être qu'en s'y mettant à deux, à trois, à quatre.et à partager?Voici donc cet inventaire d'ouvrages-outils: ¦ Le burnout chez la femme.Un important ouvrage de con- sultation et de référence qui fournit des réponses aux questions suivantes: suis-je sur le point de craquer, de hurler?le « burnout » guette-t-il toutes les femmes?Comment le reconnaître, y réagir, le prévoir?Écrit en collaboration par Herbert ).Freudenberger, psychanalyste depuis 30 ans, et Gail North, une journaliste new-yorkaise spécialisée dans le domaine socio-médical, ce pavé de 368 pa- ges pourtant accessible aux lecteurs profanes en la matière, est offert en traduction par les Editions Transmonde (division des Editions La Presse).En vente partout.$24,95.¦ Comment gérer son style de vie entre le travail et le foyer?Ce livre pratique de 144 pages propose différents questionnaires qui amèneront les fennes «toujours pressées» à préciser les changements à apporter AVIS DE RECHERCHE I OUI A VU LA MAMAN DE MICHEL?¦ Cette chronique n'a pas pour but de permettre des retrouvailles entre des adultes cédés autrefois pour adoption et leurs mères naturelles.C'est là un rôle dévolu à des organismes spécialisés comme les Centres de services sociaux (CSS) ou le Mouvement Retrouvailles (279-7389).Si je fais exception aujourd'hui, c'est que l'avis de recherche qui suit me concerne directement: quelqu'un peut-il me rafraîchir la mémoire?En avril 1965, une jeune fille de 19 ans me confiait, mais, en me demandant de changer son vrai nom, sa déchirante histoire que j'ai rapporté au long dans un article paru dans Le Petit Journal, en appelant cette jeune fille «Monique».En voici les grandes lignes: Après avoir confié (en dehors des normes) son bébé naissant à un couple dans la quarantaine, elle le visitait toutes les semaines.'Le bébé, un beau garçon nommé Michel avait six mois quand le couple s'est montré sérieusement intéressé à l'adopter.Monique hésitait.Fallait-il refuser, quitte à devoir retirer son bébé de ce foyer où il était si bien, alors qu'elle-même se trouvait dans l'impossibilité absolue de le garder?Ou accepter d'y renoncer pour de bon?Michel Sigouin a grandi.Il a aujourd'hui 23 ans.Ses parents adopt ifs sont décédés.11 cherche sa mère naturelle qui n'a aujourd'hui que 42 ans.Sa mère adoptive décédé récemment lui a légué.mon article! Depuis 23 ans, j'ai interviewé des milliers de personnes, [e n'ai pas le moindre souvenir du vrai nom de cette jeune fille que j'ai baptisée Monique.Mais en me relisant, après tout ce temps, il me vient des flashes: l'entrevue avait eu lieu dans un restaurant populaire (à banquettes), l'adolescente était orpheline, et blonde, et toute menue, avec de grands yeux bleus.A l'époque, le père du bébé, qui avait aussi 19 ans, était considéré comme mineur (il était, je crois, recrue dans la police).Si cette femme se reconnaît ici, qu'elle sache que son Michel l'aime, la respecte et aimerait la retrouver.Attention! l'ai conseillé à Michel d'adresser sa demande au CSS-MM (527-7261) ou au Mouvement Retrouvailles (279-7389).En raison de la Loi de l'adoption, ces organismes ne peuvent faire de sollicitation auprès d'une ou l'autre des parties.La mère de Michel doit faire la même démarche pour que la rencontre soit possible.dans leur vie pour mieux gérer leur temps si précieux.$14,95 Il s'adresse aux femmes qui veulent réussir à intégrer vie familiale et vie professionnelle, à les aider à éliminer de leur quotidien les tâches et les soucis inutiles, à déléguer des responsabilités et à demeurer fidèles à leurs priorités de vie.Un programme qui est en définitive un style de vie, préconisé par Ruth Markel, conseillère en gestion et enseignante, à qui on doit déjà Une place au sommet et Le défi d'une carrière (également parus aux Éditions La Presse).$14,95.¦ Les battantes.L'ouvrage présente un nouveau modèle de femme en France, la battante, comme le véritable phénomène des années 80.Un sorte de Who's who?sans prétention sociologique, résolument oprimis-, te, signé Hélène Viala.244 pa-' tes, chez Édipresse (Acropole).24,95.¦ Et.Châtelaine.Décidément, la cuvée 88 de la revue Châtelaine a un gros goût de revenez-y.Sautez sur le numéro de février, tout axé sur une condition féminine qui, loin d'attirer la pitié, gagne au contraire des plumes, et pas des légères! Prenez votre temps.La revue ne se lit plus en quinze minutes.À déguster lentement, de la une à la dernière.Mentions spéciales pourtant à l'éditorial interdit aux garçons de la rédactrice en chef Martine Démange sur les « holies » made in USA, aux portraits de «battantes» made in Québec, titrés Les nouvelles héritières et magistralement brossés par Hélène de Billy, et au dossier Les femmes au pouvoir, où Pierre Tuigeon nous présente une brochette de «battantes» made in Norvège si impressionnante qu'elle risque de vous donner le goût de vous lancer en politique demain matin.Et faire rêver F.R.A.P.P.E.(Femmes regroupées pour l'accessibilité au pouvoir politique et économique), cette heureuse initiative au palmarès des Québécoises.Martin Marietta obtient un contrat d'informatique pour la «guerre des étoiles» Agence France-Presse WASHINGTON ¦ Le Pentagone a sélectionné vendredi une filiale de la compagnie Martin Marietta pour l'exécution d'un contrat de mise au point d'un réseau de centres informatiques, dont l'importance sera cruciale pour déterminer la fiabilité de l'Initiative de défense stratégique ( IDS, guerre des étoiles ) du président Reagan.Selon un communiqué du ministère américain de la Défense, ce contrat, d'un montant de 508 millions de dollars, portera sur des centres informatiques et des installations de simulation \u2014dont un centre expérimental de commande à la base aérienne de Falcon dans le Colorado \u2014 reliés électroniquement et qui serviront à tester les différents systèmes de guidage et.de contrôle nécessaires pour l'IDS.Mulroney pressé d'agir Presse Canadienne TORONTO ¦ Le premier ministre canadien Brian Mulroney doit exercer des pressions auprès du gouvernement israélien pour mettre un terme aux sévères mesures mises en place pour contrer l'agitation arabe en Cisjordanie et sur la bande de Gaza, ont demandé hier des manifestants.« Nous voulons que la communauté internationale exerce des pressions pour arrêter l'oppression du peuple palestinien», a lancé Naji Farah, de l'Association palestinienne canadienne à quelque I 000 manifestants rassemblés devant l'hôtel de ville de Toronto.Ce réseau permettra de déterminer s'il est réalisable de développer des programmes informatiques, des détecteurs et équipements de communication pouvant repérer des missiles ennemis et diriger des lasers ou autres armes contre eux.Pour l'exécution de ce contrat étalé sur cinq ans, la filiale de Denver ( Colorado ) de Martin Marietta aura, pour partenaires Hughes Aircraft et IBM.Le Pentagone avait mis en compétition en juillet 1986 Martin Marietta avec Rockwell International pour l'attribution du marché.On sait que Martin Marietta s'était associée avec Oerlikon Aérospatiale pour l'obtention d'un autre contrat dû Pentagone pour équiper l'armée de terre américaine en chars blindés munis de missiles anti-aériens.Peu de temps après l'annonce de l'obtention de ce contrat de $2,5 milliards \u2014 dont les retombées pour le Canada avaient été évaluées à $950 millions\u2014 un sous-comité du Sénat américain a bloqué le projet, allégant qu'il n'était pas encore entièrement satisfait du fonctionnement du système proposé par le tandem Marietta-Oer-likon.Une décision est attendue pour bientôt.RECOMPENSE AMDAHL CANADA Limitée, sise au 3.Place Ville-Marie.Suite 131, à Montréal, offre une récompense de 32,500 à qui rapportera en bonne condition un PANNEAU ÉLECTRONIQUE, perdu le 23 décembre 1987.Le panneau électronique est dans une valise grise pesant 9.5 kilos, mesurant 21 pouces par 19 pouces par 10 pouces et est adressé à Amdahl à l'adresse mentionnée ci-haut.Pour plus d'informations, prière de vous adresser à, JOHANNE ST-LAURENT nu (514) 878-1266 le dimanche de ^ à$1li¥f Aujourd'hui, invité de la semaine , M.Jean Deschamps, président de la R.I.O.WJkW -.iHWii m CKAC973 LA SUPERSTATION LISE BOURBEAU psychothorapfluto et londotfice des centres ECOUTE TON COUPS Qui mène votre vie, vos habitudes ou vous?Croyez-vous que vous êtes uno personne qui vif par habitude?Eh bien, croyez-le ou non, l'être humain agit et pense consciemment seulement 10% du temps.Ce qui veut dire que nous sommes presque tous inconscients à 90%.Pendant que vous êtes inconscients, vous agissez par habitude et vous ne savez même pas si ces habitudes sont bonnes pour vous.Sii vous avez l'habitude de manger trois repas par jour, êtes-vous sûr, absolument sûr que vous avez faim à chaque fois?Vous demandez-vous si vous avez vraiment faim à toutes les fois que vous mangez?Vous pourriez aussi vous reconnaître dans d'autres habitudes comme s'asseoir au même endroit à chaque repas, dormir du même côté du lit, faire les courses, le ménage ou le lavage la même journée de la semaine ou encore, faire l'amour toujours de la même façon.Non?Vous allez dire: «Oui, mais ces habitudes-là ne me dérangent pas!» Je n'ai pas mentionné toutes les habitudes que vous pouvez aussi avoir dans votre vie affective, émotive et professionnelle et qui peuvent être vraiment non bénéfiques pour vous.Il est grand temps de devenir plus conscient, de se prendre en main, de s'arrêter avant de faire quoi que ce soit et de se poser la question suivante: «Est-ce que c'est vraiment ce que je veux faire?» «Il ne faut» jamais rien dans la vie.Vous avez toujours le choix! Cependant, vous devez subir les conséquences de vos choix.Demandez-vous ce que votre décision va vous coûter et si vous êtes prêt à en payer le prix.382-7361 \"SSS?61-800-361-3834 N.B.: Le centre Écoute Ton Corps vous offre des soirées et des matinées d'informations gratuites les 25, 26 et 28 janvier prochains.Prière d'appeler pour réserver vos places.OCentre de croissance et de maîtrise ÉCOUTE TON CORPS 8662, Saint-Denis, Montréal H2P 2H2 LAFHTHDHS Nl'KJLS En corporation avec Confort au foyer I© DU PLEIN-AIR SUR TOUTE LA VILLE! ÎLE NOTRE-DAME ACTIVITÉS CONTINUELLES Du 23 au 31 janvier 198B Base météorologique radiométéo Canada Glissade (glissoire Llpton) Patinage (Bassin olympique et lagunes)' Promenades en traîneau Ski de randonnée Village Northern Telecom ACTIVITÉS QUOTIDIENNES Dimanche 24 janvier 1988 Activités continuelles 9h à 21 h Visite des sculptures sur neige 9hà21h Tours d'hélicoptères 10h à 16h Activités pour personnes handicapées \u2022 hockey en luge 12h à 14h \u2022 luge de vitesse 14h30 à 15h30 Démonstrations de conduite sur glace Bell Canada 12h à 16h Jeux d'hiver 12h à 16h Animation ambulante 13h à 16h Coloris-neige 13h à 16h Maquilleurs ambulants Esso 13hà16h Dévoilement des gagnants du concours interprovincial de sculpture sur neige 14h Joute de curling 14h à 15h30 Spectacle sur glace 14h et 16h Semaine du 25 au 29 janvier 1988 Activités continuelles 9h à 21 h Jeux d'hiver 91)30 à 14h Programme scolaire 9h30 à 141) Journée des aines (28 janvier 1988) 11 h à 16h VIEUX MONTREAL ACTIVITÉS CONTINUELLES Du 23 au 31 janvier 1988 Exposition de photos et de collages (Hall d'honneur de l'Hôtel de ville) 6h30 à16h Concours de vitrines 9 h à 21 h Promenades en calèche (départ: rue de la Commune) 91) à 22h Visite du parc historique national Sir George-Etienne Cartier (458.rue Notre-Dame est) 10hà17h Atelier de création des chandails de La fête des neiges (Atelier l'Empreinte \u2022 272, rue Saint-Paul est) 101)30 à 17h Dimanche 24 janvier 1988 Activités continuelles Parade des raquetteurs (départ: Place Jacques Cartier) 9h30 Brunch dans les restaurants 11hà1Sh Crieur public (à la sortie de l'église Notre-Dame) 12h à I3h Animation ambulante 131) à 17h Concert d'époque (parc historique national Sir George-Etienne Cartier) 14h et 151)30 Semaine du 25 au 29 janvier 1988 Activités continuelles Concours mondial de sculpture sur neige (place Jacques Cartier) 9 h à 21 h Programme scolaire Vote populaire du concours de vitrines (boutique A la dérobée -34 rue St-Paul ouest) 10h à 17h VIEUX-PORT ACTIVITÉS CONTINUELLES Du 23 au 31 janvier 1988 Patinage 9h à 21h Glissade 9h à 211) Ski de randonnée 91) à 211) visite des sculptures sur neige 90 à 21h Exposition de peintures Amérindiennes 10h à 18h Dimanche 24 janvier 1988 Activités continuelles Journée de la raquette Radio-Cité 9hà21h_ ICourse de canots sur glace 14hà16h' Semaine du 25 au 29 janvier 1988 Activités continuelles Programme scolaire (activités continuelles) 10h à 16h Exposition Améridienne (camp de trappeur) (du 27 au 29 janvier 1988) 10h à16h PARC MAIS0NNEUVE ACTIVITÉS CONTINUELLES Du 23 au 31 janvier 1988 Patinage Ski de randonnée ACTIVITÉS QUOTIDIENNES Dimanche 24 janvier 1988 Envolées de montgolfières 7h à 15h Activités continuelles 9h à 21 h Tours d'hélicoptères 10h a 16h Vols captifs de montgolfières 10ha 16h Atelier de deltaplane 11h à 16h Démonstrations de cerfs-volants 12li à 16h Démonstrations de deltaplane 121) à 16h Démonstrations d'avions téléguidés maiij ma.,, , Le grand saut de deltaplane de la tour du Stade olympique 141) Semaine du 25 au 29 janvier 1988 Activités continuelles 9 h à 21 h Programme scolaire 9h à 16h COMPLEXE DESJARDINS Lundi 25 cl mardi 26 |anvicr 1988 Animation et exposition de marionnettes géantes 11 h à 15h Mercredi 27 et jeudi 28 janvier 1988 Matchs d'échecs sur échiquier géant 11h à16h Simultanées avec Georges Levtchook et Sylvain Barbeau 111) à 16h Concours de solution de problèmes d'échecs 11h à 16h Kiosque d'information de la Fédération québécoise des échecs 11 h à 161) Vendredi 29 et samedi 30 janvier 1988 Concours de fabrication de mini-montgolfières llhà16h Exhibition dbiseaux de proie (30 janvier seulement) 101) à 161) Ce calendrier est sujet à changement sans préavis CLUB NAUTIQUE ET DE PLEIN-AIR DE MONTREAL RENSEIGNEMENTS: (514) 872.6093 Ville de Montreal Service de* lotsks et du développement eommuruutâiro CFcr 13 CKACS73 OTfWlsto* (JujinrSilvWi RAMO COTE mmm LE^pnt de Montréal 98ockgm A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 24 JANVIER 1988 Un cancer aux yeux détectable Religi r Agence France-Presse PMI IS ¦ Pour la première fois, un test va permettre de prévoir, sur simple prélèvement de sang, l'apparition d'un cancer héréditaire.Ce test, qui concerne un cancer héréditaire rare, le rétinoblasto-mc (tumeur de la rétine), a été mis au point aux États-Unis grâce au travail de chercheurs de plusieurs pays (américains, suédois, britanniques et allemands de l'Ouest).Le rétinoblastomc (près d'un cas sur 20000 naissances) est une tumeur cancéreuse frappant les yeux des enfants, le plus souvent avant l'âge de quatre ans.Mais ce travail, qui repose sur la biologie moléculaire, dépasse le cadre du rétinoblastome et ouvre su nom, estime-t-on dans les milieux scienfiques, de nouvelles perspectives pour diagnostiquer et traiter des cancers beaucoup plus fréquents comme le cancer du colon et du sein pour lesquels des caractéristiques génétiques ont été récemment mises en évidence.Le parfait amour Agence France-Presse ROME ¦ Une ancienne militante des Brigades rouges et un terroriste d'ex-trème-droite, tous deux condamnés pour plusieurs assassinats et attentats sanglants, filent le parfait amour à la prison de Paliano, près de Rome.Emilia Libera, qui a notamment participé à l'assassinat en 1981 à Rome du général de l'OTAN James Lee Dozier, et Sergio Calore, un ancien membre des Noyaux Armés Révolutionnaires impliqué dans l'attentat à la gare de Bologne (85 morts), ont même pu faire une fugue amoureuse de quinze jours, profitant d'une permission de sortie.La love story des deux terroristes, tous deux repentis (c'est-à-dire ayant renoncé à la lutte armée et collaborant avec la justice ), aurait commencé il y a quelques mois lorsque la jeune femme a perdu ses parents dans les inondations catastrophiques de la Valtellina, au nord de 1 Italie.Calore a alors été particulièrement proche de sa compagne de prison et les «fiancés» ont obte-1 nu une première permission de sortie de cinq jours.Se méfier des distributions ANDRÉ TRUDELLE ¦ Tout bon déclarant ne s'emballe pas à la vue du mort.Avant de penser à ce qu'il dira après à son partenaire sur la marche des enchères, il doit se concentrer sur la réussite de son contrat.Donneur: Nord Vulnérabilité: aucune Nord ?A84
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