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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Mode
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1988-02-16, Collections de BAnQ.

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[" C6 LA PRESSE, MONTRÉAL.MARD116 FÉVRIER 1988 Le maquillage selon Dior ANNE RICHER ¦ Aurions-nous cru un jour porter du rose sur les paupières, sans trait de crayon et moins de rouge aux joues?Peut-on imaginer une poudre «vert tendre» ou «juste mauve», sur l'ensemble du visage, sans pour autant avoir l'air malade?Les artistes du maquillage ont tout révolutionné, tout imaginé.Et ces couleurs et tout ce que l'on peut faire avec, Carlos Vilialon vedette de chez Christian Dior les imagine et les recrée.Il affirme: «Fini le glamour ».Et place au « look » intelligent.Toutes les couleurs du monde ne doivent plus jeter de la poudre aux yeux, mais affirmer la personnalité de chacune.«Bien sur le maquillage est un jeu.Vit-on dans une maison noire?» demande Carlos Vilialon qui souhaite voir la couleur éclairer, sublimer, mais non pas déformer ni camoufler le visage d'une femme.«Des lèvres rouges colorent mon espace».SOLDE FABULEUX DE FOURRURES D E S P S D JUSQU'A 50% RABAIS 10 AU 13 FEU.CHEZ SIMPSON AU CrMRE^LLE E qaIerje (Je Ia (ourrure I PHOTO PIERRE McCANN, U> Pretse Carios Vilialon, artiste maquilleur de Christian Dior tenant dans ses mains la nouvelle poudre compact «correctrice».L'artiste maquilleur d'origine chilienne, qui a fait des études de Beaux-Arts, de théâtre, spécialiste du maquillage de scène, préconise la plus grande simplicité.Il en fait son leitmotiv mettant de l'avant la beauté du teint par des soins attentifs; le maquillage devient un moyen de mettre en valeur certains traits.Carlos Vilialon parcourt le monde afin de transmettre, au nom de Dior, cette philosophie.Il était à Montréal la semaine dernière, vcyage éclair qui avait pour but premier de lancer la ligne du printemps, «en douceur et en fraîcheur», assure Carlos.Dites-le avec des pulls.JACQUELINE CLAUDE agence FRANCE PRESSE PARIS ¦ Dans ce qu'il est convenu d'appeller, en matière ' vestimentaire, les «petites pièces», les pulls ont une place de choix.Ils ont grandement évolué en quelques saisons, passant du classique «twin set» pull/cardigan à une gamme de plus en plus étendue de pulls, de gilets, de vestes, de mi-manteaux et ce dans des matériaux de plus en plus raffinés et des coloris qui éclatent dans toutes les vitrines.Le Jacquart, devenu superclassique depuis que le couturier Per Spook l'a imposé en haute couture avec des pulls décorés de cristaux de neige empruntés à sa Norvège natale est partout, bicolore ou polychrome, en pulls et en blousons, en robes-chaussettes et en manteaux coordonnés.Le «motif placé» fait une percée notamment chez les hommes avec de véritables pulls-tableaux, des personnages de bande dessinée en application, des inscriptions et des graffitis.Côté femme, il se veut raffiné, emprunté à la faune ou à la flore avec des bouquets rebrodés, floqués ou imprimés, des motifs figuratifs ou abstraits rebrodés de perles.Sauf pour ces derniers modèles souvent traités en laine mousseuse ou angora pulls où jouent l'aspect rustique en laine shetland, sèche ou grattée, dans des coloris naturels, gris ou noirs rehaussés de couleurs pures comme le veut la mode actuelle.Pour le plein été le coton: le lin pur ou en mélange, la viscose remplaceront les laines de l'hiver mais le pull confort demeure à porter avec une mini-jupe, un short ou un pantalon droit.les EDI i lUïNl SPECIAL;:: La Jetta Slalom AUTOMOBILES 400 BOUL.ROLAND-THERRIEN, LONGUEUIL TÉL.: 679-0890 B22D LA PRESSE, MONTRÉAL, MARD116 FÉVRIER 1988 ï____.;.,\t\t HP\t\t Dans l'ordre habituel, Andréa Kalpin et Sylvie Longpré placent des écouteurs dans des sacs qui sont fournis aux passagers d'Air Canada.PHOTO JEAN COUPIL.U Fretin La Premiere I 1 a a mode qui met le point sur une vie exquise ^[Mercredi, le 17 février 1988.Ah .dans un magasin absoiument superbe Là bas, au coin de la rue.our hommes et femmes.Sophistiqué et d'une élégante simplicité.eux étages de couleurs alléchantes, idées, rêves.es vêtements du monde entier.Ici pour vous, pour tous les jours.À partir de ce jour.NOUS SOiniTiSS OUVciio.CHALET Coin de Maisonneuve & Metcalfe dans Cours Mt.Royal Tel: 499-1417 AUTRES LOCATIONS: MONTREAL 1247 McGill College Ave.5155 Queen Mary Rd.TORONTO 98 Bloor St.W.419 Eglinton Ave.W.(514)861-4978 (514)488-9591 (416)961-6244 (416)480-0522 -.-, - Sherway Gardens (416) 620-0381 Les handicapés intellectuels ont aussi droit au travail l:::akke lacrosx ¦ Encore une fois, Akic répétait les gestes qui lui sont pratiquement devenus une seconde nature: mettre les trois documents l'un dans l'autre, puis les placer dans l'enveloppe avec le nom du destinaire bien en vue dans la petite fenêtre.Cette fois, cependant, l'enveloppe lui donnait du fil à retordre et Akie tâtonnait nerveusement pour faire entrer les documents dans l'enveloppe rebelle.Près de sa table de travail, une bonne demi-douzaine de personnes, venues assister à l'inauguration du Centre de travail et d'apprentissage de la Fondation Peter Hall, l'observaient attentivement et Akie réagissait à cet examen comme la plupart des êtres humains: nerveusement.Akie est handicapée intellectuellement, comme les 60 autres stagiaires du centre et comme les 720 élèves de l'école Peter Hall qui fournit a l'atelier ses meilleurs éléments.C'est pour combler un besoin criant que les parents membres de la Fondation ont entrepris d'agrandir le Centre créé en 1982 en le déménageant dans son immeuble actuel de Saint-Laurent.«Nous avons réalisé qu'on investissait des millions dans les écoles pour montrer aux jeunes handicapés à fonctionner au meilleur de leur potentiel dans la société, mais qu'il n'y avait à peu près plus de suivi quand ils quittaient l'école.La plupart se retrouvaient à la maison, à végéter et à regarder la télé.», explique M.Victor Elbert, directeur général de l'école.« Le marché du travail est à peu près inaccessible pour ce groupe de jeunes.Quant aux centres spécialisés ouverts par le gouvernement, les listes sont tellement longues que nos jeunes peuvent attendre des années.Ils mettent beaucoup de temps à acquérir certaines habiletés, mais malheureusement, il leur est très facile de les perdre.Ici, au moins, ils continuent à apprendre avant que vienne leur tour d'intégrer un des centres gouvernementaux spécialisés.» La principale personne visée par ces doléances n'hésitait pas à avouer que le problème était réei : «Il faut bien dire et j'en suis très consciente, que nos centres de travail ne sont pas suffisants en nombre, admettait Mme Thérèse Lavoie-Roux, ministre de la Santé et dès services sociaux. 21 ans, les jeunes n'ont plus de places qui puissent les accueillir.Et ils peuvent régresser rapidement car l'apprentissage leur est très difficile.» Tout comme Mme Lavoie-Roux, le ministre fédéral Gerry Weiner applaudissait a cette initiative des parents et des gens mêlés au milieu des handicapés intellectuels.Le projet, qui a coûté quelque $400000, a été entièrement financé par la Fondation, qui offre aussi des camps d'été et de l'expertise légale en matière tie curatelle.«Nous espérons que cette initiative serve de modèle à d'autres groupes.Ce qu'il faut pour mettre sur pied un tel centre, c'est un minimum de fonds, mais beaucoup d'initiative», estime M.Elbert.Dans l'atelier, les stagiaires continuaient à nettoyer et à empaqueter les écouteurs habituellement fournis par Air Canada à ses passagers, à emballer les autocollants jaunes indiquant la présence d'un bébé à bord d'une voiture, et à étiqueter des flacons destinés aux laboratoires.«Les opérations ont l'air simples, mais elles exigent de la coordination et beaucoup d'attention de la part de nos stagiaires», explique Neil-Cassidy, directeur de l'atelier en avouant que seules quelques exceptions réussiront vraiment à percer le marché du travail conventionnel.«Cela ne signifie pas pour autant qu'ils ne peuvent pas faire quelque chose d'utile et de productif», poursuit-il.À sa table, Akie s'appliquait à son travail.Maintenant que les «cuiieux» avaient cessé de l'observer, tout allait rondement.Lettres circulaires prenaient simplement leur place l'une dans l'autre, puis dans l'enveloppe, et hop là, rapidement et sans la moindre erreur.Vendredi, «Avec un grand A» traitera du drame du sida Comme d'habitude, la dramatique de Mme Bertrand sera suivie de «Parler pour parler» JOHANNE LENNEVILLE de la Presse Canadienne ¦ Ces dernières années, le sida est devenu le sujet vedette des médias qui alimente bien des conversations de tous les jours.Mais que connait-on exactement de ce «nouveau fléau» des temps modernes?.Dans la première dramatique de la nouvelle série «Avec un grand A», lanette Bertrand a décidé de s'attaquer à ce problème d'actualité.La première partie de «Véronique et Louis» sera diffusée à 21h00 vendredi soir prochain sur les ondes de Radio-Québec.Elle sera suivie de l'émission «Parler pour parler», au cours de laquelle Mme Bertrand et ses invités, parmi lesquels on compte le docteur lean Robert, spécialiste .de la maladie, tenteront de savoir si le sida a changé le comportement sexuel des Québécois.La dramatique raconte donc l'histoire d'un jeune couple, Véronique (Sylvie Ferlatte) et Louis ( Roger Léger), dont la vie se trouvé soudainement complètement bouleversée lorsque la jeune femme, qui attend un enfant, apprend de son médecin (Vincent Bilodeau) qu'elle est atteinte du sida.Le couple apprendra par la suite que le grand responsable est Philippe ( lean-Bernard Côté), un amant de passage de Véronique, qui était au courant de sa maladie.L'émission est à la fois un outil d'information sur le sida lui-même, et une manière d'humaniser le problème, fait valoir Mme Bertrand.«C'est un des meilleurs outils pédagogiques.Une émission dramatique rejoint plus facilement la clientèle cible que les documentaires et les dépliants.Ce sont les gens instruits qui lisent les dépliants», souligne pour sa part le docteur Jean Robert.Les gens sont désinformés.Il regardent les titres dans les journaux, mais ne lisent pas les articles.» La seule vraie façon de faire de la prévention, indique le docteur Robert, c'est de faire comprendre aux gens qu'ils doivent se protéger eux-mêmes.« Les gens ne font rien pour protéger les autres.Us \\ ont plutôt comme réflexe de se demander: 'Qui m'a donné ça'?lis ne cherchent pas à savoir à qui ils auraient pu donner la maladie.» «l'ai décidé de faire comme si le sida n'était pas là», lance Philippe dans la dramatique.Une réaction très courante chez les personnes atteintes de la maladie, précise le docteur Robert.«C'est une façon d'oublier la réalité.» Et les autres Mais ce qui est encore plus difficile pour le malade, note-t-il, ce n'est pas tant son affection comme la réaction des gens autour de lui.Dans la dramatique, Véronique s'en est rendue compte lorsqu'elle s'est aperçu que son mari avait caché sa brosse à dent et quand sa mère lui a enlevé le plat à fromage des mains.Mais après une période de grande détresse, de nombreuses personnes atteintes de sida décident de se reprendre en mains, déclare le docteur Robert.Et comme Véronique, elles décident d'occuper de façon positive le peu de temps qui leur reste à vivre en aidant les autres sidatiques à tenir le coup.«Il y a aussi beaucoup de travail à faire avec les médecins généralistes», ajoute le docteur Robert.Eux aussi sont souvent mal informés sur le virus et pensent qu'ils n'auront jamais à traiter un patient atteint de la maladie Infectieuse.«Et soudainement,.'ils se retrouvent confrontés à l'impuissance et à la mort.Une attention particulière devrait aussi être accordée aux soins psycho-émotifs» à offrir aux malades, ajoute-t-il.Il fallait aussi montrer que le virus du sida ne choisit pas ses victimes.S'il y a encore une majorité de sidatiques parmi les homosexuels et les toxicomanes, il faut aussi se rendre contre que le virus est «dangereux pour tout le monde», explique la réalisatrice de la série de nouvelles dramatiques, Mme Nicole Faucher.Radio-Québec diffusera quatre autres dramatiques dans le cadre de la série d' «Avec un grand'A», dont une sur les patterns amoureux qui mettra en vedette Ginette Reno dans le rôle de Gisèle: LA PRESSE, MONTRÉAL, MARD116 FÉVRIER 1988 C9 OSCARS Une cour effrénée au jury Associated Press LOS ANGELES ¦ La deuxième vague de l'énorme brassage publicitaire qui entoure inévitablement la remise des «Oscars» commence cette semaine, alors que l'on procédera demain à l'annonce des mises en nomination des films susceptibles de recevoir une des statuettes convoitées, lors de la 60e cérémonie annuelle de remise des « Academy Awards ».Si l'on en juge d'après les prix attribués par les critiques de cinéma, et les rumeurs qui circulent dans le milieu, à Hollywood, Broadcast News, The Last Emperor, Moonstruck et Hope and Glory semblent assurés de mériter une bonne proportion des mises en nomination.Comme d'habitude, une pléiade d'agents de promotion et de publicitaires à l'emploi des grands studios de production, assisteront au dévoilement des mises en nomination, aux côtés des journalistes.Pendant que ceux-ci expédieront leur papier ou leur «topo», agents de promotion et publicitaires s'empresseront de communiquer les bonnes ou les mauvaises nouvelles à leurs clients et retourneront à leurs bureaux pour y planifier la deuxième phase de « l'opération Oscar».Cette deuxième phase consiste, pour l'essentiel, à tenter d'influencer, à grands renforts de publicité, de lobbying et de sollicitations de toute sorte, ceux qui décernent les Oscars, les électeurs membres de l'Aca-demy of Motion Picture Arts and Sciences.Dans le milieu de l'industrie cinématographique, personne ne s'en vante, mais presque tout le monde le fait : la sollicitation des électeurs de l'Académie fait partie intégrante de l'activité de l'industrie cinématographique, lorsqu'arrive le moment des Oscars.Importunés «Nous n'aimons pas ça, mais nous ne pouvons pas l'empêcher», soupire le président de l'Académie, M.Robert Wise.L'organisme a exprimé son point de vue sur la campagne de promotion des films dans un récent message à ses membres : « On vous importunera par de la publicité, des cadeaux de promotion et autres moyens de pression, dans l'espoir d'influencer votre vote.Chaque année cette sollicitation grossière et excessive emba-rasse l'Académie, vous em-barasse et avilit la signification des Academy Awards.» Malgré tout, cette année encore, on évalue qu'il se dépensera pas moins de $5 millions (US) pour la campagne des Oscars.Les outils préférés des maisons de publicité : des pages de réclame dans le Hollywood Reporter and le Daily Variety, au coût de $5 000 la page, la distribution de cassettes des musiques de films et de luxueuses brochures et bien sûr, la mise à contribution des vedettes \u2014 cette année, par exemple, Cher a fait la page couverture d'au moins quatre magazines et participé au principaux « talk-shows » télévisés, ce qui attire aisément l'attention sur « Moonstruck », pour lequel elle est pratiquement assurée d'être mise en nomination comme meilleure comédienne.M.Wise soupçonne que tout ce brassage publicitaire n'influence pas tellement les électeurs.Lui-même, dit-il, îi est pus cSu tout influon** ce : « Je me fie uniquement à mon propre jugement.» Cette campagne n'a de valeur, à son point de vue, que lorsqu'il s'agit d'attirer l attention des électeurs sur un film qui a étédistribué au début de l'année, pour leur rafraîchir la mémoire, en quelque sorte.Booker McClay, qui a dirigé des campagnes pour Universal Pictures, affirme qu'on n'influence pas les membres de l'Académie.«Ce sont des professionnels Sni ont vu des milliers de Ims.Vous ne pouvez pas .les bousculer.L'objectif principal, c'est de faire en sorte qu'ils voient votre film.» Le communisme est-il soluble dans l'eau bénite?LUC PERREAULT envoyé spécial La Presse À BERLIN ¦ Dans chaque festival de films qui se respecte siège un jury oecumé-nique.Il s'agit d'une organisation fort sérieuse et dûment mandatée par les groupes religieux les plus importants.Ses choix, la plupart du temps très éclairés, recoupent souvent ceux des cinéphiles les plus exigeants.Mais parmi les sujets favoris de discussion entre les critiques, les spéculations entourant le choix du candidat au Prix oecuménique suscitent souvent les commentaires les plus sarcas-tiques, les plus cyniques et les plus désabusés.Car ce prix prônant l'entente entre les peuples, la coopération, l'amitié, la tolérance, la lutte contre toute forme de discrémina-tion, qu'elle soit ethnique, raciale ou religieuse, fait souvent référence dans l'esprit de beaucoup de gens, à commencer par les critiques, à des films exploitant les bons sentiments, défendant la veuve et l'orphelin, idéalisant hs conflits, bref ce genre de films susceptible d'enligner le plus grand nombre de voeux pieux à la minute, des films qui marquent le triomphe des bons sentiments sur la dure réalité terre à terre à laquelle vous et moi sommes malheureusement quotidiennement confrontés.À Berlin hier, un candidat idéal au Prix oecuménique s'est déjà manifesté.Ce film est-allemand se traduit en français \u2014 ce qui est déjà tout un programme \u2014 par Portez les fardeaux les uns des autres.Pour en traduire l'esprit, il faudrait parler d'un nouveau Don Camillo et Peppone, l'esprit latin en moins hélas.Les auteurs du film, le réalisateur Lothar Warneke et le scénariste Wolfgang Held, se sont largement inspirés de leurs propres expériences dans un sanatorium au début des années 50 où ils durent séjourner pour soigner leur tuberculose.Dans une même chambre \u2014 une cellule, devrait-on dire \u2014 un jeune communiste convaincu doit cohabiter avec un jeune vicaire de l'église évangélique, le temps d'une cure au sanatorium qui pourrait bien coïncider pour chacun avec un laissez-passer pour le paradis (ou ce qui en tient lieu chez les communistes).Ce qui dans un film tchèque donnerait lieu à une délicieuse comédie fourmillant d'observations juteuses sur la vie dans un hôpital devient ici un long duel parfois comique mais le plus souvent pesant.Le premier a suspendu le portrait de Staline au-dessous de son lit, l'autre celui du Christ.On voit un peu le genre.Pendant deux heures de projection, on assistera aux efforts de chacun pour convertir l'autre.Chacun se lancera à la figure des citations tirées de saint Paul ou de Lénine, ^_jfïlm I -deBerlin ¦ s'époumonnera littéralement dans cette joute qui peut difficilement laisser un vainqueur.Il s'agit en somme, pour paraphraser Thomas Mann, d'un sermon sur la montage magique.Avec comme résultat, un match nul renvoyant les deux adversaires du début.côte à côte.Heureusement, l'attention se porte parfois sur la vie des autres patients de ce sanatorium, la pauvre mais jolie Sonja, par exemple, qui est amoureuse du jeune communiste mais se voit très mal payée en retour de cet attachement.Sorgho rouge, remarquable Beaucoup plus satisfaisant, d'un point de vue cinématographique, m'a paru le film chinois Sorgho rouge qui raconte dans les années vingt les amours tumultueuses d'une jeune fille de 18 ans que son père avait vendue contre un âne mais qui, à la suite d'un certain nombre de tribulations, se retrouva à la tête d'une distillerie, mariée à son ancien porteur qu'elle aimait en secret.Le récit est un peu compliqué, j'en conviens, mais le résultat en vaut l'effort.Le réalisateur Zhang Yimou était jusqu'à ce film un directeur photo remarquable.On lui doit la superbe image de La terre jaune déjà présenté à Montréal.En scope et en magnifiques couleurs, les exploits de la jeune chinoise témoignent de traditions alliant un raffinement certain à un grand respect de la nature.On y retrouve également une dénonciation de la violence à laquelle l'armée japonaise a fait preuve en Chine à cette époque.La séquence montrant des soldats japonais forçant un boucher chinois à dépecer un homme est d'une cruauté presque insupportable.Sur la peur: La saison de la chasse Moins convaincant mais dénonçant lui aussi la cruauté et la torture, le film du Turc Erden Ki-ral, La saison de la chasse, prend l'allure d'une méditation intérieure, celle d'un écrivain dont l'ami a été assassiné par des bourreaux anonymes et qui se retire sur son Ile natale pour réfléchir.Le film est lent, sans temps fort, rythmé sur le drame intérieur de l'écrivain.On ne saura jamais de quels bourreaux, de quels assassins il parle.On ne saura pas non plus pourquoi son ami a été abattu.On ne saura même pas à la fin si le héros est lui-même assassiné ou s'il reste dans l'ile avec la femme qui, jusqu'à maintenant, lui servait de bonne.Un film, on dirait, qui a eu peur de risquer sur un personnage qui a peur tout court.Carbone 14 au Festival de Bogota Agence France-Presse BOGOTA ¦ Vingt-et-un pays ont confirmé leur participation au premier Festival Ibéro-Américain de Théâtre de Bogota qui se déroulera du 25 mars au 3 avril dans la capitale colombienne.Des troupes prestigieuses comme la compagnie nationale de théâtre de Mexico, la compagnie nationale de théâtre d'Espagne, El Galpon de Montevideo ou Or-nitorinco de Sao Paulo, sont attendues à Bogota.En tant qu'invités spéciaux participeront également des troupes européennes comme le Stary Teatr de Cracovie qui jouera Crime et Châtiment, mis en scène et présenté personnellement par Andrzej Wajda, la troupe belge Plan K, les Français du théâtre de la Rumeur, Carbone 14 du Canada, le théâtre Studio de Géorgie soviétique et la troupe japonaise Sankai juku.SAMSOMTE.PUISSIEZ POSSEDER! 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S Arts et spectacles C 10 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARD116 FÉVRIER 1988 Tempête de $100000 dans un verre d'eau?\u2022¦RGB * DUaSAULT Emoi, samedi soir, à la remise des prix clôturant les Rendez-vous du cinéma québécois : le réalisateur |ean-Clau-dc Lauzon déchire le prix de S I00 000 que venait de lui accorder la Société générale du cinéma du Québec (SGCQ) pour son film Un zoo la nuit.Ce prix est en réalité une \" prime à la qualité ».Et Lauzon n'a pas déchiré un chèque mais un parchemin qui sera suivi d'une lettre d'engagement de la part de la SGCQ.Qu'est-ce à dire?Par cette lettre, la SGCQ s'engagera à ajouter $100 000 à l'investissement qu'elle consentirait normalement au prochain film de Lauzon.L'investissement maximum de la SGCQ dans un long métrage de fiction est de $500 000.C'est dire que Lauzon et les producteurs de son prochain film pourraient compter sur un maximum de $ 600 000 de la part de la SGCQ.Il faut souligner que les $100 000 de la «prime à la qualité » n'iront pas à Lauzon lui-même, mais à la production de son prochain film.Et lui?Lui, il fera son film.Et il ne touchera personnellement les premiers sous de cette prime qu'au moment où son producteur commencera à rembourser la SGCQ.\" Si nous investissons $600 000 dans le prochain film de Lauzon, la prime à la qualité représentera 16,67 p.cent de cette somme, explique André Théberge, directeur général adjoint de la SGCQ.Quand le producteur du prochain film de Lauzon commencera à nous rembourser, 16.67 p.100 de l'argent reçu retournera donc au réalisateur.Si nous recevons un premier chèque de $ I 000, par exemple, nous enverrons $ 166,70 à Lauzon.» Mais quel film québécois rapporte suffisamment d'argent pour rembourser la SGCQ?Bien peu.Les deux primes à la qualité de $100 000 chacune existent depuis trois ans.La première année, André Melancon (la Guerre des tuques), François Bouvier et lean Beaudry (Jacques et Novembre) les ont reçues.L'an dernier, Denys Area nd (le Déclin de l'empire américain) a reçu une prime de $ 100 000 et l'autre, divisée en deux primes de $ 50 000.est allée à Yves Simoneau (Pouvoir intime), lean et Serge Gagné ( la Couleur encerclée).« Déjà André Melançon a récupéré une partie de la prime qu'il a gagnée et qui a été investie dans la production de Bach et Bottine, note André Théberge.Et la carrière du film est loin d'être terminée.» Toute cette affaire n'est-elle qu'une tempête dans un verre d'eau?Impossible de joindre Lauzon hier : il était encore en Floride où Un zoo la nuit clôturait dimanche le cinquième festival de Miami.Tempête dans un verre d'eau ou pas, Lauzon \u2014 à qui la SGCQ ne semble pas vouloir retirer la prime \u2014 a sans doute voulu rappeler qu'un tournage de film est l'aboutissement de deux, trois ou quatre ans de travail.Travail d'écriture, tra- vail de création, pendant lequel beaucoup de cinéastes n'ont rien à se mettre sous la dent.A moins évidemment qu'un premier film ne ieur donne droit a l'aide « à la continuité des scénaristes », ou à celle de scénarisation.Aide dépassant rarement, semble-t-il, les $15 000.Autant dire des peanuts.NOS OSCARS.¦ Conférence de presse ce matin pour annoncer les films en nomination pour les prix Génie 1988 qui seront remis le 22 mars au cours d'une soirée télédiffusée from cast to cast «en direct » de Toronto.Vingt-trois films, dont neuf québécois, ont été retenus après une première élimination.C'est parmi eux que seront choisis les cinq « nominés » dans chacune des seize catégories (meilleur film, meilleur actrice, meilleur acteur, etc.).L'an dernier, le Déclin de l'empire américain avait raflé la moitié des prix (huit sur seize).En 1981, les Bons débarras de Francis Mankiewicz, avait rapporté le Génie du meilleur film.Il parait que cette année, les films québécois ont beaucoup impressionné les membres de l'Académie canadienne du cinéma et de la télévision.Les rushns ¦ Roger Frappleret Pierre Cen-dron comptent soumettre cette semaine à la Société générale du cinéma du Québec et à Téléfilm Canada le budget du prochain film de Denys Ar-cand, Jésus de Montréal.¦ Ce soir à la Cinémathèque québécoise : // était une fois dans l'Est d' André Brassard.Denise Filiatrault dans // était une fols dans VBst.¦ Normzn Jewlson ( Moonstruck, A Soldier's Story, etc.) commencera en juin le tournage de son prochain film, In Country, tiré d'un roman de Bobble Ann Mason.¦ Quand verra-t-on Train of Dreams qui recevait samedi le prix du meilleur film québécois de l'année?Aucune date n'a été arrêtée pour sa sortie.Peut-être en mars ou en avril.Les Berlinois ont été plus chanceux que nous : le film de John N.Smith fui présenté dimanche au festival qui avait consacré la journée au cinéma canadien.¦ Première montréalaise demain soir au Cinéma ONF Guy-Favreau des Polissons de Dagnmar Cuelssz-Teufe!, dans lequel « des jeunes nous disent ce qu'ils pensent de l'état actuel de la planète ».¦ Sortie vendredi du dernier film de Roman Polanskl, Frantic, avec Harrison Ford.¦ Dans le cadre de la série Jazz en hiver, vendredi à la Cinémathèque : hommage à Louis Armstrong.LE BOX-OFFICE DU WEEK-END ¦ Ces chiffres ont été fournis à La Presse par les chaînes Famous Players et Cineplcx Odéon.Nous les reproduisons tels quels, sans vérification possible.Ils représentent le box-office du week-end dernier (12, 13 et 14 février 1988) pour Montréal et Ja banlieue.TITRES\tIl SOUK\tRECETTES\tNOMBRE\tNOMBRE DE \tDERNIERE\t\tDE SALLES\tSEMAINES 1 - Good Morning Vietnam\t1\t$85 650\t6\t5 2 ¦ She's Having a Baby\t2\t50 568\t5\t2.3 - Moonstruck\t3\t48 245\t6\t5 4 \u2022 The Running Man(1)\t4\t44 472\t7\t8 5 - Three Men and a Baby (2)\t8\t29 590\t6\t12 6 - Kenny (3)\t7\t29 431\t6\t9 7-Fatal Attraction(4)\t-\t29 426\t5\t22 8 \u2022 Empire of the Sun (5)\t-\t29 003\t5\t10 9 - Satisfaction\t-\t27 534\t4\t1 10-Wall Street (6)\t-\t24134\t6\t10 (I) (2) (3) (4) (5) Y compris la version française (le feu du défi) : S 36 746 dans six salles, le quatrième week-end.Y compris la version française (Trois hommes et un bébé) : % 12 99I dans quatre salles, le neuvième week-end.Version française de The Kid Brother.Y compris la version française (Liaison fatale) : $21 443 dans quatre salles, le quinzième week-end.Y compris la version française (l'Empire du soleil) : $20 723 dans quatre salles, le premier week-end.Y compris la version française (même titre) : $15 560 dans quatre salles le premier week-end.Jean Drapeau reçoit à Paris un Laser d'or au nom de l'OSM Une autre Canadienne honorée, la soprano Dona Brown jEAN-PAui BURY de la Presse Canadienne PARIS lean Drapeau, représentant du Canada à l'Unes-co, a reçu hier matin à Paris, en présence du premier ministre français, Jacques Chirac, le Laser d'or 88 décerné par l'Académie du disque français, à l'Orchestre Symphonique de Montréal, pour son enregristrement de Petrouch-ka, d'Igor Stravinsky, sous la direction de Charles Dutoit.La cérémonie du Grand Prix du disque, institué, en France en 1931, récompensait cette année quelque cinquante lauréats, dans tous les domaines de la musique ; opéra, lyrique, ballet, solistes ou encore chanson, pour laquelle le chanteur Yves Duteil, auteur de La langue de chez nous a été primé.Parlant de la chanson française devant quelque trois cents personnes réunies dans les salons de l'hôtel de ville de Paris, le premier ministre et maire de la capitale, Jacques Chirac, a pris à témoin M.Jean Drapeau, qu'il a encore appelé le maire de Montréal, pour déclarer que la chanson était aussi l'ambassadeur de notre langue.Quelques minutes après, l'ambassadeur Drapeau, marchant sans canne et semblant en bonne teuphotoap; Le représentant du Canada à l'Unesco, M.Jean Drapeau, reçoit des mains de l'épouse du premier ministre français Jacques Chirac un Laser d'or au nom de l'Orchestre symphonique de Montréal.forme, recevait le trophée : un disque laser doré, enchâssé dans un socle de bois brun.M.Drapeau, qui recevait le trophée, comme «simple ami et fervent supporter» de l'OSM, s'est déclaré très content pour la formation et pour son chef, Charles Dutoit, qui n'avait pu faire le voyage de Paris.«Lorsqu'en 1933, j'ai commencé à soutenir l'OSM comme simple placier, je ne pensais pas avoir un jour l'honneur de recevoir un prix en son nom », a confié l'ambassadeur, qui a simplement ajouté: «|e vais vite le confier à Air Canada pour qu'il revienne à qui de droit».Une Canadienne a aussi été honorée lors du palmarès 88 des Lasers d'or.Il s'agit de la soprano, Dona Brown, qui a participé au premier enregistrement mondial-, en version originale, de l'intégra^ le des lieder de Liszt paru chez Adda, sous la forme d'un coffret de quatre disques compact.1:IM^urpE Carmen: les débuts ici du chef Jean Fournet CLAUDS GINGRAS L# Opéra de Montréal a choisi comme troisième production de sa saison l'ouvrage le plus populaire du répertoire lyrique: Carmen, de Bizet.Le spectacle \u2014 trois heures de durée \u2014 prend l'affiche ce soir, 20 h précises, salle Wilfrid-Peiletier de la Place des Arts, pour les sept représentations habituelles, échelonnées jusqu'au 7 mars.Il s'agit d'une production nouvelle, signée Daniel Roussel, (mise en scène), Marcel Dauphinois (décors) et François St-Aubin (costumes).On y entendra dans les deux principaux rôles, Carmen et son amant Don José, les chanteurs américains Kathleen Kuhlmann et lacque Trussel, dans leurs débuts à Montréal.Cette Carmen marque également les débuts ici du réputé chef français Jean Four-net.Des chanteurs locaux complètent la distribution : Claude Corbeil en Escamillo, Marie-Danielle Parent en Micaëla, Gabriclic Lavi-gne, Lyse Guérin, Erik Oland, Robert Ma-cLaren, Grégoire Legendre et Phillip Ens.Un détachement de 64 musiciens de l'Orchestre Symphonique de Montréal sera dans la fosse.Choeur préparé par Brian Law, chorégraphie de Sonia Del Rio.La pré-générale de Carmen, samedi, fit l'objet d'un événement mondain avec grand diner, le tout offert pour $250 à un nombre limité de 500 personnes, au bénéfice de l'Opéra de Montréal.L'événement attira 260 personnes.GRÈVE À LA PLACE DES ARTS ¦ Une grève des employés de scène de la Place des Arts a été déclenchée hier matin à 8 h.À la direction de la PdA, comme à la direction de l'OdM, c'était le «no comment».Les 75 employés (15 permanents et 60 surnuméraires), membres de l'international Alliance of Theatrical and Stage Employees ( 1ATSE ), se réunissaient hier soir et tout portait à croire qu'une entente serait conclue afin de ne pas compromettre la première de Carmen.LE RADIOTHON DE L'OSM: $198 000 ¦ «Symphonia», le radiothon annuel de l'Orchestre Symphonique de Montréal, a rapporté $198 000.La direction de l'OSM attribue ce résultat légèrement inférieur a l'objectif fixé ($200 000) à l'ouverture (télédiffusée) des Jeux Olympiques d'hiver.Néanmoins, des quelque 1 000 articles et services offerts, 75 seulement n'ont pas trouvé preneur.La «grosse pièce» du radiothon, un concert de l'OSM chez vous pour $29 995, a été acheté par le Festival international de Musique de Montréal, nouvel organisme ( ne pas confondre avec le Concours international de Montréal ) qui lance à l'automne une série d'événements annuels centrés sur le piano.Des ajouts de dernière heure ont été faits au catalogue.Ainsi, le pianiste Louis Lortic a offert un récital privé \u2014 acheté, pour $2 000, par Mme Constance Pathy, l'une des administratrices du Ladies' Morning Musical Club.\t \t \t \t y WjÈf ' ~WBÈk fin '\t ['¦\u2022¦\t \t Kathleen Kuhlmann, la Carmen de l'Opéra de Montréal.Première ce soir, 20 h, salle Wilfrid-Pelletier.photo armano trottier.u prose Maureen Forrester au Métropolitain ¦ Bien que le Conseil des Arts du Canada refuse de subventionner l'Or-clicstre Métropolitain, la présidente dudit Conseil, Maureen Forrester, contralto, a accepté d'être la soliste du prochain concert de l'OM.le 29 février, 20 h, salle Maisonneuve.Le programme, dirigé par Raffi Armenian, sera consacré à Schumann et la présidente du CAC y chantera Adieu, Robert Schumann, du compositeur canadien R.Murray Schafer.Le radiothon avait débuté vendredi midi et s'est terminé dimanche soir, avec relâche la nuit.Au total : 40 heures d'antenne, animées presque «non stop* par Roger D.Landry, président et éditeur de La Presse, Zarin Mehta, directeur général de l'OSM, et Clau: dette Dionne, directrice des relations publiques à l'OSM.L'OSM: QUATRE MANIFESTATIONS ¦ Bien que l'OSM ne donne pas de concerts cette semaine, il n'en continue pas moins de se manifester.Après le radiothon, c'est maintenant, à compter de ce soir, l'accompagnement de-Carmen.Les 25 musiciens qui ne jouent pas dans Carmen donnent un concert Vivaldi demain soir.19 h 30, basilique Notre-Dame, dans le cadre de la série «Baroque et Classicisme».En plus du chef d'orchestre et violoniste bolivien |aime Laredo dans les fameuses Quatre Saisons, on y entendra des concertos pour deux violons et violoncelle, pour deux flûtes, pour deux hautbois et pour deux hautbois et deux clarinettes.Enfin, vendredi soir, 20 h, salle Wilfrid-Peiletier, l'OSM-imprésario présente en récital le pianiste yougoslave Ivo Pogorelich, premier prix du Concours international de Montréal en 1980.Son programme: Sonates op.31 no 2 et op.111 de Beethoven, Sonate-Fantaisie (ou Sonate no 2), op.19, de Scria- -bine, et Gaspard de la Nuit, de Ravel.Pogorelich avait joué Top.111 et Gaspard lors de la compétition de 1980.La direction du Concours a acheté un bloc de 450 billets qu'elle a vendus $130, au profit du Concours.L'OSM reprend ses concerts de série mardi et mercredi prochains: un «Air Canada» dirigé par le chef assistant Richard Hoenich, et avec comme soliste le jeune violoniste soviétique Dmitri Berlinski, premier prix du Concours international de Montréal l'an dernier, dans le Concerto op.6 de Paganini.LA SMCQ JEUDI SOIR ¦ Le cinquième concert de la Société de Musique contemporaine du Québec, jeudi, 20 h, Pollack Hall de McGill, réunira l'Ensemble de la SMCQ et Esprit Orchestra, de Toronto, qui effectuent présentement une, tournée dans le cadre des |eux Olympiques d'hiver.Le programme, présenté à Calgary dimanche, donné jeudi à Montréal et ensuite à Vancouver, Toronto et Ottawa, comprend cinq oeuvres en création, soit deux jouées par l'Ensemble, signées Walter Bou-dreau et |ohn Burke, deux jouées par Esprit, signées Alex Pauk et John Rea, et un Concerto for Two Orchestras de Allan Bell joué par les deux ensembles.TABACHNIK ET L'OJQ DIMANCHE ¦ C'est dimanche, 15 h, Pollack Hall, que Michel Tabachnik dirigera son premier concert de «Série montréalaise» à l'Orchestre des leunes du Québec en sa nouvelle qualité de directeur artistique de I'OJQ.Précédera- ! ment, il avait dirigé l'OJQ comme chef invité et.en novembre, lui et l'orchestre fai- I saient un «Concert Esso» de l'OSM pendant la tournée européenne de celui-ci.S'inspirant de son tout premier concert à l'OIQ, en janvier 1987, Tabachnik a centré ' son programme sur Mozart et Mahler.Il dirigera la Symphonie no 36 (dite Linz), du premier, et VAdagio de l'inachevée dixième Symphonie, du second.Au même programme: le Québécois Malcolm Lowe, violon-solo de l'Orchestre Symphonique de Boston, dans le premier Concerto de Bruch, et la création rie Konzert, de Denis Dion, commande de l'OjQ.Le même programme sera donné la veille, samedi soir, à Québec.MME BACON AU «MET» ¦ Mme Lise Bacon, ministre des Affaires culturelles et vice-premier ministre du Québec, assistera le 19 mars à New York, au Metropolitan Opera, à l'une des représentations des Contes d'Hoffmann, d'Offenbach, qu'y dirige Charles Dutoit.TROIS-RIVIÈRES: DIX ANS ¦ L'Orchestre Symphonique de Trois-Ri-vières célébrera son dixième anniversaire les-5 et 6 mars par une exécution de la neuviè-' me Symphonie de Beethoven, avec le Choeur Polyphonique de Trois-Rivières.Au pupitre: Gilles Bellcmarc.Les solistes: Louise Lebrun, Julia Jamieson, Guy Bélanger cl loseph Rouleau.-1-j-r (6) LA PRESSE, MONTREAL, MARD116 FEVRIER 1988 C 11 EN BREF Les Beatles: vraiment pas d'espoir ¦ Les trois Beatles toujours en vie ne se retrouveront jamais sur scène pour un dernier concert, a déclaré hier l'un d'entre eux, George Harrison.Interroge à l'aéroport de Londres-Heathrow a son arrivée de Los Angeles, Harrison a précisé que les relations entre les trois Beatles s'étaient améliorées mais que Paul McCartney avait toujours un caractère trop « difficile » pour permettre un concert à'trois.L *IA V \"A ' La carrière solo de Harrison se passe très bien et il se trouve depuis quelques mois en bonne place dans les hit-parades aux États-Unis et en Grande-Bretagne.Les affaires sont aussi prospères pour McCartney, en revanche, Ringo Starr a essuyé des échecs.LE VIOLON DE CONCERT DE PACANINI ¦ Une fillette de 11 ans a découvert au domicile de son grand-père, à Chita, dans le sud de la Sibérie, un Stradivarius qui pourrait avoir appartenu à Paga-nlnl.^Après avoir suivi un programme de télévision concernant le vol d'un Stradivarius, Rita Balagurov avait décidé d'examiner de plus près le violon qui pendait au mur chez son grand-père, Ivan Balagurov.À sa surprise, elle a découvert que le violon était signé Antonio Stradivarius et comportait l'inscription Le violon de concert de Paganini.DÉCÈS DU HAUTBOÏSTE LÉON COOSSENS ¦ Le hautboïste britannique d'origine belge Léon Coossens, considéré comme l'un des plus grands virtuoses de ce siècle, s'est éteint dans un hôpital de Tunbridge Weils (sud de Londres), ù l'âge de 91 ans.il était né à Liverpool (ouest de l'Angleterre), au sein d'une famille de musiciens d'origine belge, célèbre pour avoir produit neuf virtuoses en trois générations.Léon Gocssens, qui avait débuté le hautbois à l'âge de 10 ans, avait notamment découvert des ressources techniques totalement nouvelles à l'instrument.Richard Strauss.Francis Poulenc et Benjamin Britten lui avaient dédié plusieurs des compositions que son jeu brillant leur avait inspirés.ROCK SOVIÉTIQUE EN FRANCE ¦ Rocking soviet : sous ce titre, la firme Antenna publie en Europe le premier album de rock soviétique non officiel produit par des Français en 2 300 f>vpmnlnire< J»vec une traduction en franrnic H« textes' des chansons russes.Ses producteurs, qui déclarent n'entretenir pour l'heure aucune relation avec les autorités officielles de l'Union soviétique, affirment agir à la demande expresse des groupes concernés.Les musiciens, précisent les producteurs, souhaitent être défendus en tant qu'artistes et non en tant que contestataires.IVO Pogorelich Piano Sonate no 17 on tû mineur, oput 31.no 2 Sonate no 32 on do mineur, opus 111 Beethoven Scriabine Sonalo no 2 on DOl diose mineur, oput 19, -Sonate-fantaisie- Gaspard do la nuit Q C M En association avec le Concours Vendredi, 19 fev.20h pTosTntû 'n,\"na,,,°r\"! -' Muslqu\" Billets:32$,24Set15$ de Montreal CTDf Placode* Art* >\u2022¦¦¦¦¦.\u2022¦¦.'i\u201er', ;¦,.;js d» ri LES CONCERTS BASQUE ROYALE BAROQUE et CLASSICISME Jaime Laredo, chef Programme VIVALDI Cto en ré ttiin.pour deux violons '.J.Lirzïa, r.IIu^iuU violoncelle (G.Kouquel) et cordes.Cto en do maj.pour deux flûtes (T.Hutchins, M-A.Benny) ci cordes.Cto en ré mai.pour deux hautbois (T.Baskin, M.Morse) et cordes.Mercredi 17 février 19h30 Cto en do maj.pour deux hautbois (T.Baskin.M.Morse).deux clarinettes (R.Cro«ley, M.Dumouchel) et cordes.Les QUATRE SAISONS (J.Laredo) Basilique Notre-Daim Billets: 20S.I6S.l?Set 7.50S en Vente :'i la Place des Arts cl aux comploirs Tickclion (+ frais) msm\\ ¦ ORCHESTRE i SYMPHONIQUE DE MONTREAL t oufliJMxnirr KENNY CONQUIERT LE MONDE ET BAT TOUS LES RECORDS Le PARISIEN © 4ao etçgggl Q eMBMj 3:Î0-5:I0-7:Î0 LAVAL 7:15-9:30 i .^VERSAILLES © ASKA HIM DrSlRiBUnON preîWe Un film de .j | CLAUDE GAGNON Kenny 7:15-9:30 (© (O .ROBIN WILLIAMS AUCUN LAISSEZ-PASSER la meilleure comédie militaire depuis m+a+s+h law tu jiwm o wu J 4:40-7:10 :20-10-9:45 «1 H BOGART 7:10-9:30 7:10-9:30 7:00-9:20 VERS! FRANC AISE DC «THREE MEN AND A BABY» Tous les Jours 7:10-9:25 Version originale anglaise au YORK et FAIRVIEW iFAMOUS prix PLAYERS d'entree MARDIS S3.QO ANNMARQRET et C.THOMAS HOWELL LOEWS © VA SU CATHtBWf O ftCI MJT.1:00-3:00-5:00-7:15-9:30 « STEVEN SPIOLBERGi* EMPIRE! tUSUN LOEWS .© sm5ti ÇnHWNj O e
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