La presse, 22 février 1988, Cahier A
[" La météo Aujourd hui: Nungeux.venteux Minimum -14\" Maximum Demain: Neige DETAILS PACE A2 ¦ Pre LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D AMÉRIQUE 332-0382 6\t\u2022 MONTRÉAL, LUNDI 22 FÉVRIER 1988\t104e ANNÉE N°122\t66 PAGES, 4 CAHIERS\tHors de la zone métropolitaine: 45 cents NP H\"c Ailleurs au Quebec: 50 cents ¦ îles de La Madeleine: 90 cents âSoSP \t\t\t\t Aujourd'hui Au moins 250 personnes ont péri à Rio de Janeiro BAIE JAMES Le plan de développement d'Hy-dro-^uébec prévoit la construction non pas d'une, mais de deux nouvelles centrales de production à la Baie James d'ici à 1995.A7 CANCER DU SEIN L'Hotel-Dieu de Montréal est le deuxième plus important hôpital en Amérique en matière de recherche et de traitement du cancer du sein, juge un institut américain.B4 FESTIVAL DE BERLIN Les Québécois qui sont venus à Berlin pour brasser des affaires ont de quoi se réjouir, constate Luc Per-reault, alors que le festival de cinéma tire à sa fin.BOURSE Malgré le krach d'octobre, la demande des bon-; de souscription continue d'être forte.C'est pourquoi les primes demeurent aussi élevées, explique Michel Girard.\t JHHUil\t \tWmÊÊËÊÈÊÊÊBÊÊffî l'-'k fi : 1\t* \u2022 ^^^^^^ ' 3JB \t- Cl FORD-MAZDA La Ford Probe: cette soeur jumelle de la Mazda MX-6 s'impose par son apparence plus tape-à-l'oeil et par une tenue de route un peu plus relevée, juge Denis Duquet.Sommaire Annonces classées immobilier B 11 à B 13, C11 marchandise».C 11, C 12 emplois.C 12 à C 13 automobiles.C 14, C 15 propositions d'affaires.B 10 Arts et spectacles informations.B4à B6 horaires.B 7 Bandes dessinées.C 12 Décès.C 15 Échecs.C11 Économie.B 8 à B10, B14 Ëtes-vous observateur?B11 Feuilleton.B 13 Horoscope.B12 L'automobile.C1 à C 9 Le monde.C10, C 16 Météo.A 2 Mots croisés.C 13 «Mot mystère».B11 Quoi faire aujourd'hui.B 7 Télévision.B 5 Tribune libre.B 2 d'apris AFP.Rcutcr.AP et UPI III > DE JANEIRy \\ Brésil Après trois jours de pluies torrentielles, qui ont provoqué des inondations et glissements de terrain ayant coûté la vie à au moins 250 personnes, Rio de Janeiro faisait £ace hier à la menace de graves épidémies.Dans l'État de Rio, on avait recensé hier 140 cas de leptospirose, et l'on s'attendait à ce que ce nombre double d'ici à dix jours.Cette maladie infectieuse transmissible notamment par l'urine de rat a déjà fait neuf morts.Le gouvernement de cet État a lancé samedi soir un appel à l'aide internationale et entrepris une vaste campagne d'information et de vaccination contre la leptospirose, la typhoïde et le tétanos.«La situation sanitaire s'aggrave, et des précautions spéciales devront être prises pour éviter les épidémies», prévenaient les autorités médicales dans un message radio.Les risques d'épidémie sont d'autant plus grands que le sinistre frappe exclusivement la population pauvre entassée dans les 400 favclas (bidonvilles) de Rio.Il s'agit d'une population souvent non vaccinée, victime de malnutrition et sous-infor-méc.Les enfants des zones inondées n'hé- sitent pas à se baigner dans les eaux polluées, inconscients des risques de contracter la leptospirose.Pour prévenir l'épidémie, les autorités ont l'intention de lancer sur les quartiers inondés 500000 tracts incitant les sans-abri à ne pas utiliser d'eau non filtrée.Rivières d'eau et de boue La pluie incessante a transformé les rues du centre-ville en rivières d'eau et de boue, qui emportent les autos submergées.Il a fallu évacuer les 59 appartements d'un édifice de huit étages dont les fondations avaient cédé.Une résidence de trois étages s'est pour sa part effondrée hier soir à la suite d'un glissement de terrain, dans un quartier nord de Rio.Cinq personnes ont pu être sauvées, tandis que les opérations de sauvetage se poursuivaient pour tenter de dégager d'autres personnes restées prisonnières des décombres.«Si les pluies ne cessent pas, la situation ici deviendra désespérée», a lancé l'assistant du maire de Rio, M.|o Rescndc.Les météorologues prévoyaient hier qu'il continuerait de pleuvoir au moins jusqu'à aujourd'hui.Hier en soirée, le bilan de cette tempête tropicale, la pire à avoir jamais frappé Rio voir rio en a 2 Montréal presse Ottawa de définir la pornographie MARS ANE FAVREAU Sg il a été relativement facile de trouver la façon de réglementer l'étalage de littérature erotique dans les commerces de Montréal, il n'en va pas de même pour l'affichage.C'est ce qui ressort d'une entrevue accordée à La Presse par Mme Léa Cousineau, la responsable du dossier au comité exécutif de Montréal.Mme Cousineau déplore qu'Ottawa n'ait pas encore accouché d'une «définition opérationnelle» de la pornographie, ce qui faciliterait grandement les choses ù la municipalité.Elle a expliqué que la Ville ne peut agir, en ce qui concerne l'affichage erotique dans les vitrines ou sur les enseignes de magasins, qu'à partir de la loi québécoise de la Protection de la jeunesse.C'est d'ailleurs par ce canal que Montréal a adopté, en novembre dernier, son règlement sur l'étalage de revues et de vidéos erotiques qui a fait consensus: ils doivent maintenant être couverts ou placés derrière un paravent.Selon Mme Cousineau.ce règlement ne semble pas causer de problème ni en droit, ni en pratique, sauf peut-être à des marchands de produits vidéos qu'elle doit rencontrer sous peu.Mais en matière d'affichage, on n'a pas trouvé encore la formule idéale.«On cherche un libellé qui soit signifant, applicable et respectable, mais on est un peu limité par Ottawa qui n'avance-pas, de dire Mme Cousineau.On veut éviter un excès de censure, une trop grande marge d'arbitraire ou le 'zonage rouge' qui concentre l'affichage erotique dans un quartier.» Elle s'apprête à demander un coup de main aux groupes spécialisés qui ont une certaine expérience de ces questions et qui pourraient aider à améliorer le projet.Léa Cousineau rappelle que la Ville n'a toutefois aucun pouvoir sur les affiches de cinéma qui font souvent hurler les parents: elles relèvent de la Régie québécoise du cinéma, qui semble s'en désintéresser.Par ailleurs, Mme Cousineau compte rendre public pour le 8 mars le premier rapport d'étape sur voir porno en a 2 PICCARD, m ANS APRES &ÏLLY Vingt ans après l'historique triplé de Jean-Claude Killy, la France a célébré hier la médaille d'or olympique de Frank Piccard, surprenant vainqueur du Super C à Calgary.Déjà médaillé de bronze en descente, Piccard a laissé derrière lui des noms aussi prestigieux que Zurbriggen et Tomba.Autre grand héros des Jeux, le Suédois Tomas Gustafsson a enlevé sa deuxième médaille photolaser reuter d'or, sur 10000, mètres cette fois, lui qui avait déjà remporté le 5000 mètres.Les deux autres médailles d'or des Jeux ont été attribuées à l'Autrichienne Anita Wachter en combiné alpin et au relais 4X5 km soviétique.L'Union soviétique a poursuivi sa domination du tournoi de hockey en battant facilement la Tchécoslovaquie 6-1.Tabloïd Sports, pages 9 à 16 Accusé d'avoir fréquenté une prostituée, Jimmy Swaggart admet avoir péché d'après UPI.A P.AFP et lieu ter BATON ROUGF.Louisiane Jimmy Swaggart, célèbre télé-vangéliste américain accusé d'avoir fréquenté une prostituée, a admis hier devant quelque 7000 fidèles qu'il a «péché contre Dieu et contre sa famille».Les yeux remplis de larmes, il a annoncé qu'il renonçait pour une période indéterminée à son ministère.Il s'agit du troisième téléprè-cheur américain en deux ans à perdre sa chaire pour conduite non conforme avec les enseignements de son Église.« Je demande votre pardon », a murmuré Swaggart, la voix brisée par l'émotion, à la congrégation qui se pressait dans son Centre mondial de la foi, à Baton Rouge, en Louisiane.Il y a exactement un an, Swaggart, qui dirige une entreprise télé-religieuse de $156 millions US, avait activement contribué à la destitution d'un de ses concurrents, le prêcheur Jim Bakker, qui s'était rendu coupable d'une liaison adultère avec sa secrétaire.La semaine dernière, Swaggart.quinquagénaire cousin du chanteur rock Jerry Lee Lewis, a été pris lui-même dans.la tourmente: la hiérarchie de l'Église des Assemblées de Dieu est en effet entrée en possession de photos le montrant entrant et sortant d'un motel avec une prostituée.Selon la chaîne de télévision ABC, les photos auraient été remises à la direction de la secte par un autre téléprécheur, Marvin Gorman, exclu lui aussi pour adultère sur la foi d'accusations émanant, selon lui, de M.Swaggart.Gorman a d'ailleurs intenté une action en justice contre Swaggart en lui réclamant $90 millions pour l'avoir accusé d'adultère.Les Assemblées de Dieu comptent environ 30000 ministres du culte, qui s'adressent par voie télévisée à 16 millions de croyants dans le monde entier.Sise à Baton Rouge, la chaîne de télévision évangélique diffuse ses émissions dans 140 pays.Une foule en larmes «Je n'ai pas l'intention de m'absoudre, ou d'appeler ce péché une erreur», a lancé le prêcheur aux fidèles qui l'écoutaient en silence, certains essuyant leurs larmes.«Je vais abandonner cette chaire pour une période indéterminée voir swaggart en a 2 J'mmY Swaggart Noirs: le pari de la franchise JEAN-FRANÇOIS LISÉB collaboration spéciale WASHINGTON On lui reproche de « laver le linge sale en public».On lui reproche de «révéier les querelles de famille».On lui reproche sa franchise.L'accusé s'appelle Spike Lee, jeune cinéaste noir de Brooklyn qui déteste qu'on l'appelle le «Woody Allen noir».Une éti- TENDANCES USA quette que lui ont collée les critiques français en même temps qu'ils célébraient à Cannes, l'an dernier, son premier film, She's Gotta Have St.Depuis une semaine dans les salles de cinéma, Lee remplit l'écran de ce que les Noirs préféraient jusqu'à maintenant garder pour eux: leur crise d'identité, leurs dissensions.Le film s'appelle School Daze et décrit une fin de semaine dans une université noire fictive où deux groupes d'étudiants confrontent leur différence.On trouve, d'une part, ceux qui ont la peau plus claire, les « Wannabees » (pour «want-to-be») et qui «veulent devenir» Blancs, en portant de longs cheveux teints, des verres de contact verts ou bleus, etc.De l'autre, il y a les «|iga-boos», un mot d'argot signifiant «nègres» fiers de l'être.Ils ont la peau plus foncée, les cheveux crépus, s'habillent à l'africaine et militent contre l'Afrique du Sud.Les deux groupes s'insultent, se traitent de «vendus», d'Oncle Tom, de «Tar Baby ».Et ils voir noirs en a 2 Six autres volontaires enlevés en Ethiopie JEAN-PAUL SOULIÉ envoyé spécial la Presse À ADDIS ABEBA.Ethiopie Le Front populaire de libération du Tigré (FPLT) a enlevé jeudi dernier six volontaires de l'aide humanitaire, à Idaga Ha-mus, une petite localité de cette, région agitée du nord de l'Ethiopie.Idaga Hamus, qui se trouve sur la route reliant Méké-lé à Asmara, est située à seulement 20 kilomètres d'Adi-grat, ville de garnison stratégique où de violents combats ont opposé les rebelles du Front et les forces gouvernementales depuis deux semaines.Les victimes de l'enlèvement sont deux médecins belges de l'organisation Médecins sans frontière (MSFï.Germaine Hanquct et Michel Moreau; un infirmier néerlandais, Roland Raaij-mackers; une femme médecin de l'organisation irlan- VOiR ETHIOPIE EN a 2 ARB 1)1 11 M 11 K 1)1 V II Kviv Kl I ill ( à partir de 499$ in \\ igueur du ~h ù \\ ricr .m 2\" ni.trs WHH < eruines revint-limis.dales cl exigences de reser-v.nions .< .mii* sont en vigueuf Appelé)! voire agent de voyages .m A.r( .393-3333.1IKI l-M.I ® AIR CANADA A2» LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 22 FEVRIER 1988 SUITE DE LA UNE RIO_ Au moins 250 personnes ont péri à Rio de Janeiro de Janeiro, s'élevait à 251 morts, 700 blessés et entre 10 000 et 20 000 sans-abri, qui affluent dans les 226 églises de la ville.Les autorités envisageaient de faire évacuer la favela du Borel, dans la banlieue Nord, où vivent 35000 personnes entassées dans des baraquements menacés par des effondrements de terrain.La recrudescence des pluies depuis environ midi, hier, a provoqué 109 glissements de terrain et inondé 112 rues et avenues de la ville.Au total, quelque 150000 personnes attendaient d'être évacuées de 145 «zones critiques» dans les favelas menacées par les eaux.Principal foyer de la tragédie, la clinique Santa Genoveva, près du Corcovado, écrasée sous 500 tonnes de rochers, n'est plus qu'un amas de gravats sous lesquels quelque 50 malades et infirmières ont été ensevelis.Les secouristes n'avaient plus aucun espoir, hier, de trouver, des survivants sous les décombres.Huit cadavres ont été dégagés.Le drame touche tous les quartiers de la ville et l'archevêque de Rio, le cardinal Eugenio Sales, a appelé solennellement les fidèles à ta prière et à la solidarité.De son coté, le pape Jean-Paul II, avant d'entamer sa retraite du carême, a déclaré hier qu'il priait la Vierge pour les victimes des inondations du Brésil.Un chiffonnier de la banlieue, |osé Messias, sortait d'une clinique où sa femme venait de donner naissance à une fille, hier, lorsqu'il a appris que leurs deux autres enfants et trois neveux avaient été tués par une avalanche de pierres.?PORNO Montréal presse Ottawa de définir la porno les programmes d'accès à l'égalité des femmes dans les emplois municipaux.C'est une firme privée qui travaille en collaboration avec les syndicats des cols bleus et des cols blancs pour tracer le portrait de l'entreprise à cet égard: ce sera le point de départ des actions ultérieures.Quant aux mesures que la Ville avait mises de l'avant l'automne dernier pour favoriser l'embauche de femmes chez les cols bleus, elles ont amené une hausse sensible des candidatures féminines (de 5 à 15 p.cent).Mais il n'y a pas eu d'embauché dans ces types d'emplois (il pourrait y en avoir au printemps).Responsable du dossier des femmes, de l'AMARC(La Ronde) et de l'aménagement des îles, de la sécurité publique, des loisirs et du développement communautaire, c'est surtout à celui de la santé publique que Léa Cousineau travaille de façon quotidienne.Sans vouloir s'approprier les responsabilités d'un autre niveau de gouvernement, Mme Cousineau veut « redonner à Montréal sa vocation dans le domaine social.Nous faisons savoir notre intérêt à redevenir un intervenant dans ces dossiers.» Ainsi, la municipalité est intervenue auprès de la ministre des Affaires sociales sur de grands dossiers: maintien du réseau des CLSC à Montréal, ouverture d'une maison de transition pour les victimes du sida, financement des maisons de jeunes, etc.En d'autres occasions, «on crée l'événement, le lieu, on fait tenir le tout ensemble», dit-elle.C'est le cas pour les sans-abri où la Ville finance ($300000) un centre de référence «dernier recours» confié à un organisme sans but lucratif.Fluoratlon de l'eau La fiuoration de l'eau potable est une autre préoccupation de Mme Cousineau en santé publi- Où donner son sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge tient des cliniques aux endroits suivants: ¦ à Montréal, au Centre permanent de la Croix-Rouge, 3131 est rue Sherbrooke, de lOhà 18h; ¦ au Complexe Desjardins, niveau de la Place, de lOh à 17h; ¦ à Blainville, organisée par le Club Lions Sainte-Thérèse Inc., à l'école Plateau Saint-Louis, 425 boulevard Curé-Labelle, de 10 h 30 à 20h30; ¦ à Magog, au Club optimiste Magog-Orford, à l'hôtel de ville de Magog, 7 est rue Principale.de 14 h à 20 h ; PHOTO JEAN-YVES LETOURNEAU.L» Presse Mme Léa Cousineau que.C'est au congrès du RCM de 1985 que le parti avait pris position, très majoritairement, en faveur de la fiuoration de l'eau.«On n'est pas dans une zone d'ambiguité, explique-t-elle.Pour nous, c'était acquis.«Mais II ne sera pas dit qu'on ne laissera pas aux gens la chance de nous dire qu'on se trompe.» Léa Cousineau est bien consciente qu'après avoir affirmé sa volonté de procéder à la fiuoration de l'eau potable, la Ville met ainsi le fardeau de la preuve du côté des groupes non favorables à cette mesure.Même si la Ville ne dispose pas de fonds pour aider ces groupes, Mme Cousineau assure qu'elle va leur faciliter les choses au maximum.Ainsi, il n'est pas nécessaire de traduire les documents qu'on veut présenter, et la Ville s'occupe des photocopies requises, indi-que-t-elle.On peut même faire des présentations verbales et déposer la documentation le jour même de sa présentation.Mme Cousineau assure que «si la commission faisait une recommandation négative, ou si le caucus des élus du RCM était très partagé et inquiet, on réviserait notre position.«Ce qui nous a décidé à faire des consultations publiques, explique-t-elle enfin, c'est le soupçon que peut-être nous n'avions pas tous les renseignements et les études récentes sur la fiuoration de l'eau.)e les attends toujours.» Et le pouvoir?À 45 ans, Léa Cousineau paraît aussi à l'aise au comité exécutif de la Ville de Montréal qu'elle le fut à la vice-présidence de l'Alliance des professeurs de Montréal, au cabinet de la ministre Lise Payette ou à la présidence du RCM.Femme de pouvoir?«Je sais que je suis dans une zone d'influence réelle, de pouvoir.Et j'aime ce que je fais.Est-ce aimer le pouvoir?» Mme Cousineau convient que son cheminement n'est pas typique de celui de la majorité des femmes: «|e suis célibataire, je travaille depuis l'âge de 20 ans et j'ai développé des bases de crédibilité et de pouvoir personnelles.Le profil que j'ai, je peux le mon- LA METEO Québec\tMi.\tMil\tAujourd'hui Abitibi\t-12\t- 4\tNeige Oul.lCiJ.H5\t-14\t- 3\tNuageux Uutentides\t-20\t- 8\tNeige Cantons de 1 Est\t-22\t- 6\tNuageux Mauricie\t-20\t- 4\tNuageux Quoboc\t-22\t- 6\tNuageux Uc-Saint-Jean\t-25\t- 6\tNeige Rimouski\t-24\t-12\tNuageux Gaspéste\t-24\t-12\tNuageux Baio-Comeau\t-28\t-15\tEnsoleillé Sept-lles\t-28\t-15\tEnsoleillé Canada\t\tMn.\t \tMm.\t\t Victoria\t- 6\t- 2\tNeige Edmonton\t-10\t- 4\tNuageux Rogina\t-11\t- 7\tNuageux Winnipeg\t-14\t- 5\tEnsoleillé Toronto\t-16\t- 7\tNeige Fredericton\t-11\t- 2\tNuageux Halifax\t-12\t- 3\tNuageux Chartottetown\t-14\t- 6\tNuageux Saint-Jean\t-15\t- 4\tNeige États-Unis \tWrt\tMix.\tMM.\tMil.Boston\t- 6\tS N.-Oriéans\t11\t15 Buffalo\t- 4\t- 1 Pittsburgh\t3\t13 Chicago\t- 4\t- 3 S.Francisco\t10\t16 Miami\t23\t27 Washington\t4\t9 New York\t3\t7 Dallas\t5\t11 les capitales\t\t\t\t \tMa\tMu.\tMin.\tMil.Amsterdam\t3\t7 Madrid\t- 1\t17 Athènes\t6\t9 Moscou\t-11\t- 4 Acapulco\t24\t31 Mexico\t7\t27 Berlin\t- 2\t2 Oslo\t- 2\t- 1 Bruxelles\t1\t13 Paris\t4\t11 Buenos Aires\t19\t31 Rome\t1\t16 Copenhague\t- 2\t1 Séoul\t- 4\t8 Genève\t0\t9 Stockholm\t- 2\t1 Hong Kong\t13\t17 Tokyo\t3\t8 Le Caire\t11\t19 Trinidad\t23\t30 Lisbonne\t9\t18 Vienne\t- 1\t5 Londres\t8\t10\t\t La Quotidienne Tirage de samedi à trois chiffres 453 à quatre chiffres 0067 Les pluies diluviennes qui ont provoqué des Inondations et des glissements de terrain ont coûté la vie i au moins 250 personnes dans la ville de Rio de Janeiro, au Brésil.Les autorités ont indiqué que 140 cas de leptospirose, maladie infectieuse transmissible no- tamment par l'urine de rat, avaient été recensés et que ce nombre doublerait vraisemblablement au cours des dix prochains jours.nayer publiquement.Ce qui n'est pas toujours le cas pour des femmes qui, souvent, viennent à la politique par des chemins qui ne leur garantissent pas cette crédibilité».Elle a une façon positive d'aborder les questions.Par exemple, dans les dossiers qui la concernent, garderies, sida, handicapés, personnes âgées, elle veut que les services publics réexaminent leurs pratiques pour trouver comment éliminer les obstacles, soutenir les interventions et faciliter les choses.«Ma méthode, c'est plutôt de rassembler les gens.Parfois, on me trouve lente, je suis certainement prudente, j'avance quand je pense qu'on a toutes les chances de notre côté, l'aime aime que les choses soient ouvertes, et faites en concertation.» ?SWACCART Le televangellste Jimmy Swaggart admet avoir fréquenté une prostituée et je me remets entre les mains de Dieu.» Au cours de son discours d'adieu, Swaggart a encore souligné que de nombreuses personnes se demanderaient sans doute pourquoi il avait péché: «le me suis posé 10000 fois cette question en versant 10000 larmes.Peut-être Jimmy Swaggart a-t-il essayé de vivre toute sa vie comme s'il n'était pas humain.le pense que c'est là la raison pourquoi je n'ai pas remporté la victoire que je cherchais, parce que je n'ai pas demandé l'aide de mes frères et soeurs dans la Seigneur.» Cette confession de 20 minutes a été interrompue à plusieurs reprises par des ovations.Auparavant, le secrétaire-trésorier de la secte pentecôtiste pour la Louisiane, Forest Hall, s'était adressé à l'assistance, expliquant que Swaggart avait fait une confession plus détaillée aux autorités de l'Eglise.M.Hall a été applaudi lorsqu'il a mentionné que les rumeurs et supputations au sujet de la «chute morale» du prêcheur n'avaient pas leur place à l'intérieur de l'Église, et en enjoignant aux fidèles de ne pas répondre aux questions qu'on leur poserait sur cette affaire.Après la confession, la femme de Swaggart, Frances, s'est approchée de lui pour l'embrasser.Elle a été suivie par les responsables de l'organisation religieuse, puis par plusieurs dizaines de fidèles.?NOIRS 08-1-01 Lundi 22 février 1988 Noirs: le pari de la franchise s'interrogent.«Tu sors avec moi parce que je suis la soeur la- plus noire du campus», dit son amante au leader des « Hgaboos».Rien n'est fictif «Rien n'est fictif dans ce film, toute la matière est tirée de la réalité», explique Lee.Le cinéaste a tourné l'essentiel du film à l'Université de Moorehouse, à Atlanta, où il a fait ses études.Mais l'administration de Moorehouse l'a expulsé du campus en cours de tournage lorsque le sujet lui est apparu trop «négatif».La semaine dernière, Lee discutait de son film dans une conférence regroupant des étudiants de 250 campus.Un interlocuteur lui a demandé: «Pourquoi dans le film les femmes à la peau moins foncée étaient-elles toutes superbes alors que les pl^s noires ne l'étaient pas?» Le réalisateur a trouvé dans la question exactement le problème qu'il soulève dans le film, celui de la discrimination entre Noirs.Audrey Chapman, une thérapeute à l'Université (noire) Howard, où se tenait la conférence, a confirmé que les femmes noires, du moins à Washington, «dépensent beaucoup d'énergie à avoir des cheveux longs et une peau plus pâle, à cause de la façon dont les hommes noirs sélectionnent leurs femmes.» Le film de Lee n'est pas le premier à soulever le voile sur les contradictions que vit la communauté noire.Dans la comédie Hollywood Shuffle, sortie l'an dernier, le comédien-réalisateur noir Robert Towsend prenait plaisir à tourner en ridicule un jeune malfrat noir qui tirait sa puissance de ses cheveux défrisés.Le premier film de Lee, She's Cotta Have It, offrait aussi des commentaires inédits sur le comportement de différents types de mâles noirs, le yuppie, l'intellectuel et le «cool», face à leur compagne commune.À Broadway, des pièces comme Fences («Barrières», qui porte sur les relations père-fils), d'August Wilson, offrent aussi des vues nouvelles sur ia réalité noire.La couleur pourpre La communauté noire a longtemps refusé de discuter publiquement de ses problèmes internes.Solidaire devant à la discrimination, devant l'ennemi extérieur, elle a jusqu'à récemment fait le silence sur ses propres insuffisances.Il y a moins de 10 ans, les problèmes de «I'underclass » noire, ceux des mères-adolescentes, étaient à peine abordés par les organisations de défense des Noirs.Encore aujourd'hui, il est presque impossible de trouver un leader noir qui accepte de critiquer publiquement Jesse Jackson, dont on sait qu'il est cordialement détesté par plusieurs politiciens noirs.Les journalistes noirs qui dénoncent la corruption de certains maires noirs sont accusés de « trahison ».La nouvelle ouverture d'esprit qui se fait jour dans le monde des arts est donc rafraîchissante, presque libératrice.« Des gens se disent inquiets que les Blancs puissent découvrir que les Noirs sont divisés», commente Paul Ruffins, éditeur du magazine du « Congressional Black Caucus ».« Mais comment peuvent-ils croire que les Blancs ne sont pas déjà au courant?|e pense au contraire que notre capacité d'autocritique est très saine, c'est un signe de maturité.» Une maturité qui a ses limites: la critique doit venir de l'intérieur.Si le film de Lee suscite aujourd'hui une controverse, elle est timide comparée à celle qu'avait provoqué en 1985 La Couleur Pourpre de Steven Spielberg.Adapté du roman de i'au-teure (noire) Alice Walker et coproduit par le génie musical (noir) Quincy Jones, le film racontait la brutalité de mâles noirs sur leurs femmes au tournant du siècle.Spielberg (Blanc) fut accusé d'avoir diffamé les Noirs et de promouvoir des stéréotypes.Plusieurs groupes noirs ont organisé des manifestations devant les cinémas et ont multiplié les dénonciations.Même Spike Lee s'est joint au concert: «J'aborde certains des mêmes thèmes (que Spielberg) sur les hommes noirs, mais je ne le fais pas avec de la haine», dit-il.On est tenté de citer Cyrano: « Je me les sers moi-même avec assez de verve mais je ne permets pas qu'un autre me les serve.» ?ETHIOPIE Six autres volontaires enlevés en Ethiopie daise Concern, Anna Broderick; et deux religieuses d'une mission catholique irlandaise, soeurs Bernadette et jacinta.L'enlèvement a eu lieu 24 heures après le passage à Mékélé du ministre des Relations extérieures du Canada, Mme Monique Landry, et de sa suite.La mission canadienne visitait les installations de transport et de distribution de grains dans cette région fortement touchée par la sécheresse.Les trois ressortissantes irlandaises tenaient une clinique médicale à idaga Hamus.Les deux médecins belges travaillaient aussi dans le secteur.L'organisation Concern a confirmé l'enlèvement.Les six membres du personnel médical de cette clinique auraient été enlevés la nuit, dans leur maison, par des hommes du FPLT.Les responsables de MSF-Belgi-que, qui ont déjà reçu des informations selon lesquelles les personnes enlevées seraient en bonne santé, pensent être contactées dans les prochains jours par le FPLT, via le Soudan voisin.En effet, a souligné une source médicale belge à Addis Abeba, le FPLT a déjà à plusieurs reprises enlevé des étrangers, qui tous ont réapparu sans dommage au Soudan, au bout de quelques semaines.Le but de ces enlèvements, estiment les observateurs en Ethiopie, aurait pour but d'attirer l'attention des organisations de secours étrangères sur les besoins sanitaires des zones contrôlées par le FPLT.Le Tigré est une des deux provinces du nord, avec l'Erythrée, où l'opposition armée au régime central d'Addis Abeba est la plus forte.Ce sont aussi deux des régions les plus touchées par la sécheresse et la famine.La nouvelle de cet enlèvement n'a pas été confirmée officiellement à Addis Abeba.C'est par l'arrivée hier matin d'un avion léger transportant des membres d'organismes de bienfaisance de retour d'Asmara, en Erythrée, que la nouvelle s'est répandue.Certains responsables des organismes de charité semblaient pré- LASERPHOTO REUTER férer attendre à demain pour annoncer l'enlèvement, afin de ne pas gêner une possible solution.Deux scénarios sont évoqués.Les guérilleros de FPLT ont déclenché depuis cinq ou six semaines une offensive, et ils ont en ce moment un besoin pressant de médecins.L'autre explication serait que l'enlèvement des six personnes corresponde au treizième anniversaire de fondation du FPLT, qui aurait voulu soit marquer le coup, soit se munir de témoins en vue d'une quelconque démonstration.L'offensive du FPLT a comme résultat de gêner considérable-: ment la livraison de vivres dans la région.Ainsi, à Wickro, l'entrepôt qu'ont visité jeudi Mme Landry et sa suite était déjà presque vide.Il ne contient plus rien et tout transport par avion est impossible pour cette localité, située au nord de Mékélé.À 90 kilomètres de ce dernier centre, où les Hercules belges peuvent atterrir, la ville de Baren-tu n'a plus aucune nourriture.Mais les aviateurs qui avaient pourtant obtenu un permis de vol pour se rendre au besoin y larguer des vivres sans atterrir n'ont pu obtenir le fuel nécessaire.Si les gens n'ont plus rien à manger, les observateurs craignent qu'ils se mettent en marche pour aller former de nouveaux camps de la famine, ce que les Éthiopiens comme l'aide internationale cherchent à éviter.Les accrochages dans cette région du pays entre le FPLT et les forces gouvernementales sont fréquents.Les hélicoptères de fabrication soviétique armés de rockets et pilotés par des Éthiopiens interviennent fréquemment.Pour les routes, elles sont pratiquement toutes interdites.Le chef du gouvernement, le colonel Hailé Mariam Mengistu, aurait visité cette région pendant une partie de la semaine.D'autre part, le gouvernement canadien a accepté de contribuer une aide de $1,6 million au très controversé programme de transfert de population en Ethiopie, a-t-on indiqué à Addis Abeba de source canadienne.Le révérend John Finucane, directeur du programme administré par le groupe Concern, a indiqué hier que le gouvernement Mulroney a signé une entente en vertu de laquelle cette somme serait versée au cours des trois prochaines années.Des responsables canadiens ont confirmé la nouvelle, précisant qu'il s'agirait plutôt de $1,5 million.?Campagne de $2 millions contre la Société des Postes Canadian Press TORONTO ¦ Le Syndicat des postiers canadiens mènera une campagne de $2 millions contre les projets de privatisation de la Société canadienne des Postes.Lors d'une assemblée spéciale à laquelle ont participé 2181 délégués, le syndicat a adopté un programme d'action qui prévoit aussi un engagement anti-conservateur aux prochaines élections fédérales.Le programme d'action a été adopté en dépit de l'opposition de la section montréalaise du syndicat, qui a l'intention de le contester en Cour.' r Selon les postiers canadiens, les projets de privatisation entraîneraient la disparition de quelque 4000 postes.Pour marquer leur désaccord, les syndiqués ont l'intention de faire appel aux tribunaux, d'organiser un boycottage des magasins qui abritent des bureaux de postes privés, et de tenir une campagne d'information radio-télé afin de convaincre le public qu'en matière de livraison de courrier, ie service public est supérieur au service privé.Le syndicat compte financer ces activités à même son fonds de grève, ce que conteste le président de la section montréalaise, Marcel Perreai^lt.j ?1752002? LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 22 FEVRIER 1988 \u2022 A3 La Presse Le square Viger, autrefois la plus belle place publique de Montréal: mort sans rémission, selon Marc H.ChokO.PHOTO BERNARD BRAULT.ù Pretm Les places publiques de Montréal meurent faute d'être accessibles «On veut me ruiner pour faire peur!» Un notaire en guerre contre le fisc commence à trouver la partie féroce Procès de Bissonnette : les jurés délibèrent Presse Canadienne SA INTItA NSURRICHELIEU ¦ Après avoir pris congé pour la fin de semaine, les jures au procès d'André Bissonnette entameront aujourd'hui leurs délibérations pour déterminer si l'ex-ministre fédéral et son collaborateur de longue date.Normand Ouellette, sont coupables de complot, fraude et abus de confiance.Les six hommes et six femmes, séquestrés depuis le début du procès le 4 février, doivent maintenant rendre verdict à partir des témoignages entendus et des documents déposés, parmi lesquels des contrats, des états bancaires, des résolutions de compagnies et des procès-verbaux.La tache leur est toutefois facilitée grâce aux directives du juge Jean-Guy Boilard qui a consacré plus d'une journée à expliquer des points de droit au jury et à résumer la preuve présentée.Il a souligné que M.Bissonnette doit être acquitté de toutes les accusations qui pèsent contre lui si les jurés arrivent à la conclusion qu'il ignorait tout du profit que son ami Normand Ouellette a retiré de la vente de terrains à la firme d'armements suisse Oerli-kon.Le jury devra ensuite déterminer si les transactions de M.Ouellette ont privé de façon malhonnête la firme d'armements d'un montant de $920 000.La Couronne soutient que MM.Bissonnette et Ouellette ont utili-sédes «informations privilégiées» pour se partager le profit de $920 000 tiré de la transaction, alors que la défense allègue que M.Bissonnette ignorait tout de l'affaire et que M.Ouellette n'a fait que spéculer, une pratique courante dans le domaine de l'immobilier.Si les accusés sont trouvés coupables de fraude, ils risquent dix ans d'emprisonnement alors que la peine est de cinq ans dans les cas d'abus de confiance.Un avion de Canadien fait demi-tour ¦ Un 737 des lignes aériennes Canadien international, qui faisait route vers Winnipeg et Vancouver, a dû revenir à l'aéroport d'Ottawa hier à la suite d'un appel à la bombe.Les 41 passagers, dont une aveugle et son chien guide, ont dû emprunter les toboggans d'évacuation d'urgence.La porte-parole de la compagnie aérienne, Mme Lise Ravary, a expliqué que la.menace avait été proférée vers 9 h 05 hier matin.L'avion a atterri 30 minutes plus tard, mais aucune bombe n'a été trouvée à bord de l'appareil.L'un des passagers Bill Poole a expliqué que le pilote avait annoncé une vingtaine de minutes après le décollage que l'avion retournait à Ottawa à la suite de problèmes techniques.La compagnie aérienne n'a pas voulu mentionner aux passagers la nature du problème pour éviter que ceux-ci ne prennent panique, a ajouté Mme Ravary.Une arme bien encombrante ¦ Un homme armé d'un magnum de calibre 357 a été arrêté samedi soir dans un bar du centre-ville de Montréal.Il doit comparaître aujourd'hui en Cour des sessions de la paix, pour répondre à une accusation de port d'arme illégal.L'individu, âgé de 37 ans, tentait de dissimuler son arme à feu, lorsque les policiers ont fait irruption dans la taverne Vimy, située au 2747 ouest, rue Notre-Dame, à l'angle d'Atwater.Il a été conduit au poste de police pour interrogatoire.On ignore s'il avait l'intention d'utiliser son arme dans un but dangereux ou s'il possédait des antécédents judiciaires.Accident d'autobus dans la tourmente ¦ Un autobus de la compagnie Voyageur a embouti hier matin une déneigeusc sur l'autoroute 20, près de Rivière-du-Loup.Il semble que le conducteur n'ait pas vu la déneigeuse qui s'affairait à nettoyer la route, en raison de la poudrerie qui rendait la visibilité presque nulle.Les policiers ont dû utiliser des tenailles hydrauliques pour dégager le chauffeur d'autobus, grièvement blessé.Quelques passagers ont aussi subi de légères blessures.À la suite de cet accident, l'autoroute 20 a été fermée â la circulation pendant près de quatre heures.Deux autres accidents sont aussi survenus dans cette région, à cause du mauvais état des routes.GEORGES LAMON ¦ Les quatre grandes places publiques de Montréal \u2014 la place d'Armes et les squares Dominion, Victoria et Viger, au coeur du quartier historique et économique de Montréal \u2014 ne pourront retrouver un regain de vie et leur véritable vocation qu'une fois la question de leur accessibilité réglée.La fermeture d'une ou deux rues autour de chaque place et l'installation de cafés-terrasses en bordure de ces voies devenues piétonnières, seraient des moyens d'insuffler une vie nouvelle à ces places trop souvent désertes.C'est en substance l'une des opinions émises par M.Marc-H.Choko, professeur de sociologie urbaine au Département de design de l'Université du Québec à Montréal (UQÀM), au cours d'une entrevue avec le représentant de La Presse à l'occasion de la publication par les éditions du Méridien de son ouvrage intitulé Les grandes places publiques de Montréal.Pour M.Choko, le plus grand handicap à la « renaissance » de ces places publiques demeure leur inaccessibilité.Le fait est qu'on ne peut penser accéder à certaines de ces places sans danger.À ce sujet, l'auteur de l'étude n'cxlut pas l'aménagement de passerelles comme on en trouve par exemple à Calgary.Ce moyen d'accès aux squares publics aurait des caractéristiques plus humaines que la ville souterraine qu'on est en train de développer.« On a mis l'accent sur' la ville souterraine, fait remarquer M.Choko, et, de la sorte, on a décidé de laisser le rez-de-chaussée aux automobilistes et le souterrain aux piétons.» Viger: la fin d'un square À son avis, le square Viger, enfermé entre deux voies rapides, est sans aucun doute le cas le plus patent d'un grave problème d accessibilité.Pourtant, selon le professeur Choko, ce Marc H.Choko square est peut-être le plus intéressant et le plus important.Le square Viger, qu'on considérait â l'époque comme lé plus beau jardin d'apparat de Montréal et qui a risqué de disparaître en 1952, le maire Camillicn Houde ayant tenté de le transformer en un vaste terrain de stationnement, a finalement sombré dans l'oubli, délaissé par l'Église et la bourgeoisie canadienne-française.Le départ du siège social des Coopérants, qui est maintenant installé dans une tour de l'Ouest est le «dernier clou dans le cercueil » et viendra, scion M.Choko, accentuer la désertion complète de ce square.On peut voir dans ce cas.selon M.Choko, un symbole de la fin des places publiques.Selon lui, le square Viger ne Sera plus jamais en mesure de reprendre sa place comme endroit de prestige et restera tout juste un point de rencontre très local.Un lieu de prestige, le square Dominion Il n'en va pas de même pour le square Dominion, qui était à l'origine un haut-lieu pour les grossistes en chaussures, cuirs, fourrures et autres denrées, et qui fut aussi le grand cimetière catholique de Montréal.« On y assiste, comme le précise M.Choko, à un vaste mouvement de consolidation et â une sorte de jeu de la chaise musicale.» Toutes les sociétés francophones ont tendance à tenir pignon sur la place.C'est le cas de la Laurenticnne, de la Place du Commerce â laquelle s'est associée Power Corporation.« Plus une seule place ne peut entrer en concurrence avec le square Dominion, devenu depuis peu le square Dorchester, en terme d'adresse prestigieuse; il est au coeur du centre-ville moderne », note encore M.Choko, auteur d'une thèse sur le développement du centre-ville de Montréal de 1957 à 1980.M.Choko reproche surtout à ceux qui président aux destinées de la ville de n'avoir envisagé le développement de la ville que par «petits morceaux» sans faire vraiment le lien, sans assurer l'interaction entre l'espace et les bâtiments.Aussi lui semble-t-il souhaitable que l'administration municipale reprenne son véritable rôle de leader dans ce secteur.Il admet être emballé par l'idée d'assurer une continuité rue Sainte-Catherine et il voit dans le développement du Vieux-Port un moyen de relancer le Vieux-Montréal.La place d'Armes La place d'Armes, la première place publique de Montréal, fut aussi le haut-lieu des rassemblements populaires et des défilés.En 1870, il avait été question de remplacer la fontaine centrale par une statue de la reine Victoria, mais finalement ce fut le fondateur Paul de Chomedey de Maisonneuve qui y trouva sa place en 1895.Sans pour autant favoriser un retour en arrière, puisqu'il faut admettre que l'aménagement de Montréal ne sera plus comme il l'a été, M.Choko croit qu'il importe tout de même de conserver certains bâtiments en les mettant en valeur, sans pour autant procéder à des reconstructions historiques.En histoire, il ne saurait être question de retour en arrière.Le livre de 215 pages de M.Choko, bien documenté et agrémenté de 213 photos, croquis et illustrations, fait ressortir le rôle joue par ces quatre places publiques à travers la petite histoire de Montréal.ROCH CÔTÉ ¦ lacques Foucher n'en revient pas.Ce notaire de Saint-Jérôme qui a entrepris de réclamer la justice fiscale pour les gens mariés commence à penser que le gouvernement veut sa ruine.«C'est comme si le gouvernement disait aux gens : regardez, celui-là on l'a ruiné et il va vous arriver la même chose si vous faites comme lui.» Que fait donc Jacques Foucher et qui n'a pas l'air de plaire du tout au gouvernement?Il conteste l'impôt mais pas pour n'importe quoi.Le fisc, soutient-il, est injuste pour les gens mariés qui ont des enfants.Chiffres à l'appui, M.Foucher démontre qu'il vaut mieux, même avec quatre enfants, être divorcé ou en tout cas ne pas être marie.Les parents non mariés ont droit à plus de déductions que ceux qui le sont.«C'est de la discrimination », estime M.Foucher.Il décide donc l'an dernier de mener ce combat et de fonder l'Alliance pour la justice fiscale.Il s'agit de réclamer l'équité pour l'ensemble des gens mariés donc, en termes juridiques, d'entamer un recours collectif contre le ministère du Revenu.Mais c'est là que les choses se gâtent.Pour seulement obtenir la permission d'aller en recours collectif, voilà que les procédures s'allongent démesurément, au point, affirme M.Foucher, «où l'on assiste à une espèce de procès avant le procès».Et tout cela coûte de l'argent.Jusqu'à tout récemment, M.Foucher pensait bien pouvoir compter sur le Fonds d'aide aux recours collectifs.Mais voilà que le Fonds, dans un geste sans précédent, vient de décider de faire payer une partie de la note à M.Foucher.Et ce n'est pas rien : plus de $14 000 pour l'instant et ça risque de doubler.«On me demande tout simplement de jeter ma famille à la rue», lance indigné le notaire de Saint-Jérôme.Ce qu'il y a de plus troublant dans cette histoire, aux yeux de M.Foucher et son avocat Me Guy Quesnel, c'est que le Fonds d'aide avait accepté dès le départ d'appuyer cette cause avec tous ses risques.«Quand on est allé les voir, explique M.Foucher, ils nous ont dit que cette cause-là pouvait sè gagner.Ils se sont bien rendu compte que c'était une grosse affaire, la plus grosse même depuis que le recours collectif existe.» Mais, confirme Me Quesnel, cela n'a pas fait peur au Fonds d'aide.«Ils nous ont dit : allez-y, c'est bon, vous pouvez compter sur nous.Ils ont même ajouté que nos demandes de fonds étaient très modestes au départ et qu'ils s'attendaient à nous voir revenir.» Fort de cet appui, M.Foucher entreprend sa démarche et s'adresse à la Cour en août 1987 pour obtenir la permission d'aller en recours collectif.Mais ça ne va pas tout seul : le sous-ministre du Revenu et le procureur général délèguent en cour trois avocats et tentent à tout prix de bloquer le recours.«Ils abusent du code de procédure, estime Me Quesnel, ils multiplient les objections, ils essaient de noyer le poisson.» Et puis, il y a aussi que la cause est exceptionnelle et que le juge a besoin de notes écrites là où l'on procède verbalement, dans des causes plus simples.Résultats : l'addition monte.Le Presse canadienne ¦ Au moins trois personnes ont perdu la vie accidentellement au cours de la fin de semaine au Québec.Un accident de la route a fait deux morts, samedi matin sur la route 175, près de L'Étape, dans la réserve faunique des Laurenti-des.Selon la police, un fourgon funéraire a dérapé sur la chaussée glissante et a frappé de plein Fonds règle la note, verse jusqu'à $38 000, selon les calculs de Me Quesnel.Mais ce n'est pas encore assez.L'Alliance pour la justice fiscale a besoin de $55 000.C'est là que le Fonds d'aide commence â reculer.Dans une décision du 9 février dernier, il écrit «qu'il est juste et équitable qu'une partie du risque soit assumée par le requérant».Ça, le «requérant» ne l'attendait pas.«Jamais le Fonds n'a fait une chose semblable, assure Me Quesnel.C'est la première fois qu'on voit ça.Les règles du jeu ont été changées en cours de route.C'est inacceptable.» Joint hier à son domicile, le président du Fonds d'aide aux recours collectifs, Me Allan Zilbcrt, s'est refusé à tout commentaire : «Nous sommes un organisme M.Jacques Foucher quasi judiciaire, a-t-il expliqué, je n'ai pas à commenter mes décisions.Ils ont un droit d'appel, qu'ils s'en servent ».Que se passe-t-il ?Le Fonds ignorait-il que ça coulerait si cher?«Mais non, assure Me Quesnel, ils le savaient dès le départ et ils nous l'ont dit.» Pour le notaire Foucher, «il y a anguille sous roche».Fait-on des pressions sur le Fonds pour qu'il commence à couper les vivres aux contestataires?«On le soupçonne».«Jamais je n'aurais commencé ces procédures si j'avais su que ça allait me coûter une fortune», lance M.Foucher.«Ce n'est pas normal.Des récidivistes reçoivent constamment des fonds pour se défendre en cour et voilà que des honnêtes gens n'ont pas le même droit.Personne ne va se sentir en sécurité à l'avenir quand il s'agira du recours collectif.» M.Foucher trouve que le gouvernement en fait vraiment tiop.«C'est un déni de justice, ce n'est pas fair play, ce n'est pas décent.Le gouvernement mobilise une armée de gens et des masses d'argent contre nous, contre les familles que nous représentons, c'est du mépris.Que le gouvernement nous laisse donc nous faire entendre!» M.Foucher ne pourrait-il pas mobiliser des gens et constituer un fonds de défense?«On pourrait le faire mais c'est long et ça me retomberait sur le dos.je trouve incroyable qu'on me demande ça.» Va-t-il donc abandonner?«Je ne sais pas encore», répond-il.Dès aujourd'hui, l'audition de cette affaire reprend devant le juge Paul Reeves tandis que M.Foucher conteste en Cour provinciale la décision du Fonds d'aide de lui faire payer une partie des frais.fouet un camion qui venait en sens inverse.Les deux victimes prenaient place à bord de l'automobile et seraient mortes sur le coup.11 s'agit de Charles Auguste Boudreault, 64.ans, de |on-quière et de Paul-Emile Girard, 68 ans, également de Jonquière.Samedi matin, vers 2h45, sur le chemin de la Bcaucc, à Saint-Paul-de-Chàtcauguay, près de Montréal, une jeune fille de 17 ans, de Bcauhaunois, Sharon Kenny, a péri après avoir perdu la maîtrise de l'automobile qu'elle conduisait.Une carte à ménagement ?TEL: 514-935-5485 LOFTS CORTIC Trois morts accidentelles durant le week-end A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 22 FEVRIER 1988 Albert Cloutier est passé maître dans l'art de vivre avec un coeur malade 4 m i 19 t.J _Ë PHOTO JEAN GOUP11.U Prnse Albert Cloutier K jean-paul soulié ¦ À 73 ans, l'an dernier, Albert Cloutier avait vertement refusé d'accorder une entrevue sur l'âge d'or.Le ton trop poli de sa voix, d'une fermeté définitive, ne laissait aucun doute.Il était clair qu'il avait d'autres chats à fouetter.Retraité d'une carrière d'administrateur dans le secteur de la radio et de la télé, précisément à CKVL, Albert Cloutier avait, longtemps avant ça et comme comédien, connu la gloire et les joies de la scène et de la radio, dans des opérettes, des émissions de radio, des comédies.Une carrière de «pigiste» qu'il n'abandonnera à 45 ans que pour devenir patron à CKVL.Il était temps pour lui, qui a toujours «planifié ses affaires vingt ans à l'avance», de se, bâtir un pian de retraite.Une retraite, la radio et le spectacle leur devaient bien ça, à lui et à sa femme.Marcelle Lefort avait été Miss Radio, l'année après Mimi d'Estée, en 1941, et lui, avait décroché l'équivalent masculin, la Médaille d'or, un an ou deux après.«Il était mon jeune premier, j'étais sa jeune première, dit Mme Cloutier», avec un sourire d'une infinie tendresse.Un communlcateur Même s'il affirme vouloir garder son anonymat nouvellement et durement conquis \u2014 on recon- PAIEMENT MA11988 1988 - MUSTANG LX 2 PORTES FLAMBANT NEUVE \u2022 Moteur de 2 litres à injection \u2022 Chauffe-moteur \u2022 Boîte à 5 vitesses surmultiplièes \u2022 Régulateur de vitesse \u2022 Radio AM/FM stéréo avec lecteur de cassette \u2022 Rétroviseurs à commande électrique \u2022 Groupe verrouillage électrique \u2022 Servofrein, servodirection \u2022 Groupe éclairage 1988-TEMPO L 2 PORTES FLAMBANT NEUVE \u2022 Rétroviseurs à commande électrique \u2022 Radio AM / FM stéréo électronique \u2022 Essuie-glaces intermittents \u2022 Boîte à 5 vitesses spéciale \u2022 Moteur de 2,3 litres à injection \u2022 Servofrein, servodirection \u2022 Dégivreur de lunette arrière 1988 \u2014 THUNDERBIRD FLAMBANT NEUVE \u2022 Moteur V6 de 3,8 litres \u2022 Transmission automatique \u2022 Servofrein, servodirection \u2022 Pneus à bande blanche \u2022 Rétroviseurs à commande électrique \u2022 Batterie service dur \u2022 Dégivreur de lunette arrière \u2022 Enjoliveurs grand luxe \u2022 Glaces teintées \u2022 Montre électrique \u2022 Radio AM/FM stéréo Transport, préparation at taxes en sus.Offre d'une durée limitée, sujette à l'approbation du crédit.Rabais Ford inclus.1 Pour acheteurs qualifiés seulement \u2014 Auto-bail 48 mois.Ij£ Chomedey III Ford 6; 688-9200 2455, boul.Labelle Laval.(Quebec) H7T 1R3 \u2014 (514) 688-9200 \u2014 332-9756 naît encore sa voix dans les BBQ où il va manger avec ses petits-enfants \u2014 M.Cloutier est un homme affable, et un communlcateur invétéré.Pas d'entrevue sur l'âge d'or, mais une porte ouverte.«Si vous voulez parler de l'Institut de cardiologie, ou de la Fondation des maladies du coeur, je suis d'accord ! Depuis vingt ans, je suis soigné par des cardiologues, je leur dois toutes ces années-là ».Une année a passé.La Fondation des maladies du coeur est en pleine campagne de souscription, l'Institut de cardiologie ne fera la sienne qu'au début de l'été, mais M.Cloutier, 74 ans, tient parole.Avec une expérience de plus.Il avait déjà bénéficié d'à peu près toutes les techniques découvertes en cardiologie au cours des vingt dernières années.Il en a maintenant une de plus, celle du pace' maker, en français un stimulateur cardiaque.Sa dernière crise, celle de l'été dernier, il la raconte comme il raconte des anecdotes de théâtre, du temps où il était comédien.C'est arrivé très vite.Dans une épicerie, il attend sa femme.Depuis quelques jours il a pâli, perdu de son énergie.«Depuis le temps, je connais tous les symptômes!» «Tu es tombé comme un arbre», lui racontera sa femme, un peu plus tard.C'est une syncope.La caissière lui verse un verre d'eau froide sur la tête, pour le ramener.Et ça marche.Ensuite, le scénario habituel : ambulance d'Urgences Santé, Institut de cardiologie, on lui fait un électroencéphalogramme.Tout va bien de ce côté là, la syncope n'a rien endommagé au cerveau, mais les spécialistes notent une arythmie cardiaque très poussée.Le docteur Meere lui posera un pacemaker, et, en prime, M.Cloutier aura le privilège de faire partie de la vaste opération multi-hospita-lière nord-américaine «Cast».C'est gros, Cast.Le docteur Denis Roy s'en occupe à l'institut de cardiologie.On administre un médicament à 5000 patients.La moitié des patients reçoivent un vrai anti-arythmique, 2500 ont un placebo, un produit-bidon, sans aucun effet.L'expérience dure depuis deux ans, et les résultats seront connus dans trois ou quatre ans.Albert Cloutier a le temps.Il a toujours planifié ses affaires vingt ans à l'avance.Gageons qu'il vs bénéficier des résultats de l'enquête pendant longtemps! Plusieurs carrières Moulé dans un chandail de coton à col roulé blanc, Albert Cloutier n'a pas l'air d'un convalescent, et encore moins d'un malade.Dans son bureau-bibliothèque, chez lui, au milieu de ses livres, de ses dictionnaires, sa machine à traitement de texte derrière lui, il est volubile, animé.Il ne parle de sa carrière \u2014 plutôt de «ses» carrières \u2014 que pour insister sur le fait qu'être cardiaque, ce n'est pas le bout du monde, et qu'il y a bien d'autres choses à faire sur la terre.M.Cloutier a commencé à faire du théâtre à l'âge de neuf ans, chez les Frères des écoles chrétiennes.11 a pris goût aux planches dans cette Académie Piché, à Lachine, que fréquentaient des fils d'ouvriers, mais il y a aussi appris à taper à la machine, parce que l'Académie Piché, ce n'était pas le cours classique! Il n'a pas oublié son clavier, et ça lui est bien utile pour utiliser son ordinateur.Un appareil extraordinaire qui lui permet de garder le contact avec ses deux fils, un traducteur, un ingénieur, et ses quatre petits-enfants, tous gens du siècle et très versés en informatique.«Au moins, on peut continuer à parler des mêmes choses ! » En plus, M.Cloutier peut faire du travail pour un groupe religieux dont il fait partie, et ça aussi, c'est se rendre utile.Continuellement, pendant l'entrevue qu'il accorde et même après, Albert Cloutier insistera sur les noms de ses cardiologues, et sur le fait que par deux fois lack Tietolman, son patron, lui aura payé son salaire pour des convalescences de plus de six mois! De ses cardiologues, il parle du premier, celui qui l'a reçu arrivant en ambulance de sa maison de campagne de Oka.le docteur Reginald Johnson, puis d'Arthur Vineberg, qui vient d'inventer la chirurgie mammaire, dont il va bénéficier.Fuis ce sera le docteur Castonguay, pour les pontages, le docteur Pelletier aux soins intensifs, le docteur junenu.le docteur Raoul Bonan.Et au dernier moment, le docteur Martine Dethy.Et s'il y en avait d'oubliés, ce serait uniquement la faute du journaliste! Pour le docteur Lucien Cani-peau, cardiologue de l'Institut de cardiologie qui suit M.Albert Cloutier depuis longtemps, l'ancien comédien devenu administrateur est un cas.Pas unique, mais spécial.«11 participe aux décisions relatives à sa vie.C'est un homme très actif, plus énergique que la moyenne.Il a profité au maximum des ressources médicales du moment.Quand on lui a fait une dilatation, il a dit à ses chirurgiens qu'ils auraient pu «voir» ce qui se passait dans ses artères.Lui il savait.» «Il n'est pas le seul à participer comme çu à son traitement, dit le docteur Campeau, mais lui, il l'exprime bien».Pour Albert Cloutier, savoir ce qui se passe, c'est essentiel.Quand il a négocié pendant des années pour huit contrats collectifs avec les employés syndiqués de CKVL, il a été tellement frustré par sa non-connaissance des affaires légales qu'il a été se chercher un certificat en droit à l'Université de Montréal après sa retraite, à 66 ans.Il a terminé ça à 69 ans, en 1983.Et il a découvert que nous étions gouvernés par les juges, ce qui est une bien triste chose pour la démocratie.Son seul regret?Albert Cloutier, c'est bien évident, ne se paie pas de mots, ne se fait pas d'illusions.«Si je n'avais pas fumé autant de cigarettes chaque jour jusqu'à l'âge de 53 ans, je n'aurai peut-être pas eu de crises cardiaques.» Pour le reste, il n'a que des remerciements à offrir à tout le monde, à ses amis, à son patron, à sa femme, et, évidemment, à ses cardiologues.Les rapports entre générations ont considérablement changé depuis 25 ans MICHEL VENUE de la Presse Canadienne ¦ Dans ce temps-là il y '\u2022 avait même, assise dans sa chaise berçante, un foulard sur la tête pour couvrir ses frisettes.On allait la voir tous les dimanches parce que ça faisait partie de la tradition.Autour de la table, il y avait assez de cousins et de cousines pour former deux équipes de baseball, avec même des joueurs en réserve.Aujourd'hui, il y a grand-maman, active, vice-présidente de son club d'âge d'or, où elle a rencontré sa nouvelle flamme quelques années après la mort de son mari, et qui vient de s'inscrire à un nouveau cours.On va la voir parfois le dimanche, parce que ça lui fait plaisir, et que les parents avaient justement besoin d'une gardienne.Les cousins et les cousines, on les voit presque jamais.Hier après-midi à Montréal, une centaine de parents, de grands-parents et quelques jeunes étaient réunis à l'invitation de la Société de recherche en orientation humaine pour discuter des nouveaux rapports entre générations.«Il y a 25 ans, dit-il, on conférait aux grands-parents plus de pouvoir.Ils incarnaient auprès de leurs petits-enfants l'autorité morale, la sévérité, la rigidité.Ils inspiraient la crainte», explique le président de l'association, M.Moncef Guitouni.À la page «Aujourd'hui, poursuit ce psycho-sociologue, la crainte a été remplacée par une relation plus ouverte.Les nouveaux grands-pa- rents, dit-il.sont plus attentifs, plus 'à la page\", plus intéressants pour les jeunes qui veulent aujourd'hui vivre une relation particulière avec eux».M.Guitouni est optimiste.Il estime que la famille québécoise se dirige vers ce qu'il appelle «une réalité plus saine».Invitée à prendre la parole pour lancer les débats en compagnie de trois autres participants, une grand-mère bibliothécaire à la retraite, Mme Jacqueline La- mothe, a bien décrit une situation que vivent semble-t-il bon nombre de familles.« Les enfants, dit-elle, ces petits ma it res manipulateurs, jouent parfois leurs parents contre leurs grands-parents, ou vice-versa.pour obtenir ce qu'ils veulent.Nous devons faire attention de ne pas tomber dans leur piège, car c'est eux qui en souffriront, a soutenu la dame.Ils confondront plus tard amour et cadeaux, et auront du mal à faire face aux réalités de la vie ».Tirage du 88-02-20 Vous pouvez rrriier Jusqu'à 20 h lé mercredi et le samedi 10 18 27 28 42 48 6/6 5/6 ¦ 5/6 4/6 3/6 GAGNANTS LOTS 0 2 520157,80$ 6 204 13391 279843 158676,60$ 3 568,80$ 101,50$ 10,00$ No complémentaire: 17 VENTES TOTALES: 18 663 957,00$ PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF): 4 500 000,00$ Tirage du 88-02-20 Vous pouvez miser Jusqu'à 20 h le samedi GAGNANTS LOTS 6/6 0 500 000,00$ 5/6+ 0 43 050,00$ 5/6 5S 541,50$ 4/6 2 357 54,80$ 3/6 39 351 5,00$ 5 7 22 2$ 32 39 -.«.tAt, 12 25 27 36 No complémentaire: 25 VENTES TOTALES: 1 510 608,00$ GAGNANTS LOT 162 303,60$ PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF!: 600000,00$ Las madame* d'enealiiement des Ntleti oagnanti paraissent \u2022VJ?™\"*\" ï\"m' En cas de dhpartté entre cette liste et la liste officielle, cette dernière » priorité.Payez moins d'impôt! .%, %^J==ÈUkÀ M ^ Appelez-nous dès aujourd'hui! ' -a En adhérant au REER créateur d'emplois du Fonds de Solidarité, vous réalisez une économie d'impôt qui peut atteindre et même dépasser 80% du montant investi.Par exemple, si vous avez un revenu imposable de 20 000 $, vous pouvez récupérer, grâce au Fonds, environ 840 $ sur un placement de 1 000 $, contre seulement 440 $ pour un placement identique dans un autre REER.De plus, le Fonds vise à vous offrir un rendement comparable aux dépôts à tenue.Cette annonce ne constitue pjs une offre publique de valeur».\\bus obuendiez toute In information:» rrguisA dans le document d'information* du fonds.Montréal: (514) 285-6400 Extérieur: 1-800-361-7111 (sans frais) '¦%â Québec: (418) 622-3258 Sept-îles: (418) ?68-6254 Trois-Rivières: (819) 373-3447 Hull: 819 778-1656 Sherbrooke: (819) 821-2070 BaieComeau: (418) 589-9175 Jonquière: (418) 547-6800 Rouyn-Noranda: (819) /62-1354 Du hindi au vendredi: de 8 h i 20 h; le samedi: de 9 h à 16 h LE FBNDSL DE SOLIDARITÉ DES TRAVAILLEURS KMM DU QUÉBEC (FTCT^ LE FONDS 6»^t^D'EMPLÔlS GéraldJLeBIanc LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 22 FÉVRIER 1988 Montréal dépensera $400 000 pour mieux faire connaître ses services aux groupes ethniques «ARIANE FAVREAU ¦ Quand il y a un incendie chez eux, certains Montréalais tentent de l'éteindre eux-mêmes.Ils n'oseraient jamais appeler les pompiers, et refuseront de les laisser entrer s'ils arrivent.C'est que, dans leur pays d'origine, ils doivent payer quand ils font appel aux pompiers, ou encore les pompiers y sont associés aux militaires que l'on craint.Il faut donc leur faire comprendre qu'ici, il n'en coûte rien de faire appel aux pompiers.qui n'ont pas pour fonction de punir les citoyens.Cet exemple, que rapporte André Muneault.illustre assez bien les différences culturelles qui peuvent exister face aux services municipaux chez des Montréalais de récente date.Aussi, la Ville de Montréal juge-telle important d'aider les membres des communautés culturelles à apprivoiser les services municipaux, et ceux-ci à comprendre leurs mentalités.Plus qu'un comptoir de services en diverses langues, le «bureau de liaison avec les communautés culturelles» que la Ville s'apprête à ouvrir le 7 mars prochain, aura donc une fonction de conseil tant auprès des communautés que des services municipaux, explique l'assistant-direc-teur André Huneault, responsable des relations avec les citoyens.M.Muneault et Mme Viviane Du-cheine, gérante du groupe d'agents de liaison, planifient actuellement le Une cartaclé ?TEL: 514-935-5485 1IBÉÉÉ^ LOFTS CORTI plan d'action et les champs d'intervention du nouveau service.«Notre rôle, c'est de faciliter les choses, de transmettre l'information, d'évaluer certains problèmes d'incompréhension et d'en faire part aux services municipaux», expliquent-ils.Pendant ce temps, les cinq agents de liaison engagés après un processus de sélection serré, s'initient à leur mission.(Un sixième, qui a quitté pendant la période de formation, sera remplacé).Ce bureau dont le budget est de $400 000 par an (salaires et fonctionnement) sera situé à l'intérieur même de l'hôtel de ville.Selon les projections, on pense que les services d'information et de référence n'occuperont qu'une petite partie de l'énergie des préposés.Le plus gros du travail consistera à abaisser les barrières culturelles, à favoriser la compréhension des us et coutumes et des règles administratives propres à Montréal.On veut pouvoir répondre aux demandes des groupes, connaître leurs attentes, leurs besoins, et en faire des multiplicateurs d'information.Les communications seront donc un volet important de ce bureau de liaison (qui recevra sous peu un nom de fantaisie).De même, des actions spécifiques permettront aux communautés culturelles d'avoir une image positive d'elles-mêmes et de la municipalité.Cela peut aller de l'appui à une exposition de peintres de telle communauté à la planification d'un parc pour telle autre.«Nous ne serons pas un bureau des plaintes, précise Mme Ducheine.I ¦ 111111 ii 111111111 i'i'i'i'i n'i i'i.i'i 1111 i'i i*i Ti i m 11 i.i 1111111 i'i 111 u.i il i i.i i.i.i.t.i.i.i i.i.i.i i.i i.> 'i i.'\".i.i.i.i.'.'.i.i.'.' 1 '.'ii i.i.i i.i.i.i i i.i.i.i.i i.'.i.i.i.i.ijiJirî^11 'J *l> i i i njjiui\" Construction Construction Pékan vous propose à Lorraine et Rosemère sept moaèles de résidences unifamiliales de très haut standard.3-4 Chambres Bureau des ventes: 21 Chemin d'Aigremont.621-9770 160.000$ et plus Suivez les enseignes: Domaine de la Haute Lorraine Nord Une banquise au large d'Inukjuak, en 842 («Tout un contrat de déneigement III») Aux époques reculées, la vie n'était pas facile pour tout le monde.Des civilisations entières se 9 \\ retrouvaient prises à consacrer des heures à enlever la neige de leurs entrées, ou à attendre patiemment que quelqu'un d'autre le fasse.en espérant que le printemps revienne.Au Sanctuaire, les choses ont changé.Car nous préférons que vous consacriez le meilleur de votre hiver à ne rien faire d'autre qu'en profiter.Tout simplement tirer parti à longueur d'année du mode de vie qui vous convient.Au Sanctuaire du Mont-Royal.Le mode de vie d'aujourd'hui.le sancTuaioe LE MODE DE VIE D'AUJOURD'HUI du mont-royal CONDOMINIUMS PRIVILÉGIES EN BORDURE OUEST D'OUTREMONT BUREAU DE VENTE 6100.CHEMIN DEACON.MONTREAL (514) 738-6000 DE PRÉFÉRENCE SUR HENDEZ-VOUS 1.2 OU 3 CHAMBRES À COUCHER ET PENTHOUSES (SELON DISPONIBILITÉ) mais nous trouvons qu'il est important d'établir un dialogue entre la majorité et les minorités.Nous ne sommes pas non plus un bureau d'accueil aux immigrants.» On pense par ailleurs créer une banque d'employés de la ville capables de s'exprimer dans diverses langues étrangères, qui pourraient aider, à l'occasion, aussi bien les bureaux Accès-Montréal que d'autres services municipaux.Peu d'élus Il y a, a Montréal, des citoyens de près d'une cinquantaine d'ethnies différentes.Les six agents de liaison du nouveau bureau travailleront donc avec l'ensemble des communautés culturelles, et ne seront pas attachés à l'une ou à l'autre, précise M.Huneault.Ils ont été engagés suivant le processus habituel de la ville: annonces dans les quotidiens, et examens.Si 460 personnes ont posé leur candidature, 72 seulement répondaient aux exigences générales: diplôme universitaire en sciences humaines ou sociales; maîtrise absolue du français, très bonne connaissance de l'anglais et d'une troisième langue; connaissance du milieu montréalais; trois ans d'expérience dans les relations interculturelles ou d'intégration.La Commission de la fonction publique de Montréal a tenu les examens écrits (mesurant les techniques de communications et la maîtrise du français) et oraux (sur les langues française, anglaise et troisième langue choisie par le candidat ).Trente-six candidats ont survécu à ces éliminations et ont affronté le jury de sélection qui n'en a retenu que 16.C'est dans cette liste d'embauché que les six agents ont été choisis.Les langues étrangères qu'on maîtrise, au bureau de liaison, sont l'italien, le grec, le portugais, l'espagnol, le créole (l'agent qui s'est retiré maîtrisait le sino-vietnamien ).Il s'agit d'une équipe multidisci-plinaire formée en anthropologie, sciences politiques, psychologie, etc.Deux agents sont Québécois de souche, deux sont venus ici tout jeunes, deux y sont depuis 10 à 20 ans.À la Ville, ils ont un statut de professionnel au salaire de $35 000.Sofoklis Rasoulis Le conseiller Rasoulis se plaint qu'il n'y ait pas de Grec au bureau de liaison ¦ Le conseiller S.Rasoulis, de Parc Extension, mène une campagne où il accuse l'administration municipale de discrimination dans le choix des agents de liaison.Et cela, parce qu'il n'y en a aucun d'origine grecque pour «représenter» la communauté.M.André Huneault, responsable des relations avec les citoyens, insiste sur le fait qu'aucun agent de liaison n'est un «représentant» d'une communauté culturelle.Ils sont tous au service de toutes les communautés.De plus.M.Huneault indique qu'aucun candidat d'origine grecque n'a réussi à se classer sur la liste d'embauché, même si sept des 72 candidats recevables étaient d'origine grecque.Mais trois seulement ont réussi les examens leur permettant de faire face au jury de sélection.Ce jury, composé d'un psychologue, d'un gestionnaire d'entreprise publique et d'un membre de la Commission de la fonction publique, n'a retenu aucune de ces trois candidatures sur la liste finale de 16 personnes admissibles à l'embauche.Par contre, l'une des personnes embauchées parle grec, et travaillait d'ailleurs pour un organisme communautaire grec.Plusieurs agents parlent l'espagnol et deux le portugais.Entre l'aigle et l'autruche La juxtaposition de deux articles dans le journal donne parfois un nouvel éclairage qui vous amène à en écrire un troisième.Dans l'édition du samedi 23 janvier, on retrouvait cote à côte une chronique de Lysianc Gagnon sur la relance du débat indépendantiste avec l'entrée en scène de Jacques Parizeau, et une analyse de Gilbert Brunei sur l'absence de la question linguistique au programme du congrès général que tient le Parti libéral du Québec à la fin du mois.Les analyses de mes confrères m'ont convaincu d'une troisième chose: il y a peu à attendre de nos partis politiques pour faciliter l'intégration des groupes ethniques de Montréal à la majorité francophone.Tel l'aigle qui plane au dessus des problèmes quotidiens du menu fretin.Monsieur Parizeau semble bien loin du tissu humain du nouveau Montréal.Peu lui importe le combat qu'il faut de toute urgence mener pour conserver le caractère français de Montréal.Quand il emploie le «nous collectif», je me dis que les Turcs et les Vietnamiens de Montréal doivent se sentir bien loin de cette communauté francophone.Plusieurs doivent alors se dire qu'il vaut mieux continuer à joindre les rangs de la minorité anglophone, la majorité du pays et du continent.Telle l'autruche qui s'enfouit la tète dans le sable de peur de voir venir le danger, Monsieur Bou-rassa semble, lui.avoir renoncé à regarder en face l'explosion culturelle et linguistique qui se prépare à Montréal.Ces questions difficiles pourraient assombrir l'avenir en rose qu'il nous fait miroiter.En disant que ces questions ne valent même pas la peine d'être inscrites au programme de son parti, il envoie un message clair et net aux Néo-Montréalais: «Ce n'est pas grave si vous n'apprenez pas le français, on peut vivre avec cela».Il y aurait pourtant tellement à faire pour faciliter l'intégration des immigrants à la majorité fran- ; cophone de Montréal.On peut toujours s'attaquer à ce problème, le plus grave et le plus urgent à Mont- \" réal après la question économique, mais il serait plus \\ facile de le faire s'il y avait plus d'abeilles et de cas- -tors, moins d'aigles et d'autruches parmi nos diri- '.géants politiques.j À pareille date l'an dernier, le Centre de re- « cherche-action sur les relations raciales faisait une ' proposition à Pierre Laporte, président de l'Office de ' la langue française, et à Louise Robic, ministre des -Communautés culturelles et de l'Immigration.On leur demandait de créer au sein de l'Office ; une «division des relations avec les communautés».-«Avec une équipe composée de membres des diver- '.ses minorités, l'Office jouirait d'un avantage unique: ; plutôt que ce soit des personnes d'origine canadien- '-ne française qui expliquent aux communautés pour-; quoi il est nécessaire de s'intégrer au milieu franco- -phone, l'Office aurait dorénavant des 'messagers' ' ethniques pour faire ce travail de sensibilisation»,; explique Fo Niemi, le directeur général du Centre.Après avoir reçu un accueil favorable de la part ' de M.Laporte, le Centre attend toujours une réponse ; du gouvernement à sa proposition.On attendra sans doute longtemps si l'on se fie aux aigles péquistes et aux autruches libérales.Heureusement, il y a dans la société montréalaise des abeilles et des castors qui s'efforcent de trouver des solutions aux problèmes, ignorés ou méprisés par nos dirigeants politiques.On retrouve en ; effet de plus en plus d'organismes qui offrent des cours de français aux immigrants adultes.Il s'agit d'un des problèmes qu'il faut résoudre à tout prix si l'on veut encore parler d'une société française à Montréal au tournant du siècle.La plu- ' part des travailleurs immigrants oeuvrent en effet dans de petites entreprises, qui ne sont pas soumises ! aux programmes de francisation et qui fonctionnent le plus souvent en anglais.Comment voulez-vous que ces travailleurs et travailleuses, souvent soumis aux emplois les plus durs de notre société, aient le temps et l'énergie d'apprendre une troisième langue?Pourquoi ne fournirait-on pas sur les lieux de travail des cours d'apprentissage du français, financés conjointement par l'entreprise et le gouvernement?Pourquoi pas?Cette propension à planer ou à se cacher semble malheureusement contagieuse.On en trouve même des manifestations à Brassard, la reine banlieusarde des bungalows.On vient d'y mettre sur pied un comité multicultural, dont le président et plusieurs membres ne parlent pas un traître mot de français.On a bien pris soin de ne pas consulter la Maison internationale de la Rive-Sud, qui oeuvre depuis 13 ans à l'intégration des groupes ethniques à la majorité francophone.On y donne justement des cours de français aux immigrants adultes, dans le jour pour les ménagères et le soir pour les travailleurs et travailleuses.On y parle plus de 20 langues, mais on insiste sur la nécessité du français comme langue commune de l'administration.Attitude qui ne semble pas intéresser les aigles et les autruches qui nous gouvernent.Collision aérienne évitée de justesse on.rlocciic rloe rn+ce rie l'Annle+errP U
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