La presse, 2 mars 1988, D. Économie
[" Économie aBaie 620-9810 \u2022 PARC INDUSTRIEL \u2022 CENTRES COMMERCIAUX \u2022 EDIFICES A BUREAUX \u2022 PROJETS RESIDENTIELS ¦ÉÉBÉ LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 2 MARS 1988 * \u2022 mm tBBaEBBHBBHSBSESSnraHHaBHI ¦¦¦¦¦¦¦ HMHBBïHBEHBHHHBBBBBBBHHBI Masse sonne le glas des «accréditives» PIERRE APRIL de la Preste Canadienne OTTAWA Près de trois cents représentants et défenseurs du régime des actions accréditives dans l'industrie de l'exploration minière ont été vivement déçus hier d'entendre le ministre de l'Energie, des Mines et Ressources, Marcel Masse leur annoncer que la décision de son collègue des Finances, Michael Wilson, de faire disparaître graduellement le régime d'actions accréditives était irrévocable.Pendant toute la journée, dans un hôtel de la Capitale, des orateurs se sont relayés pour vanter les mérites de ce programme institué en 1983 par le gouvernement libéral pour favoriser l'exploration minière et combattre le chômage chronique des régions éloignées.Ce programme permettait aux Ca- Sears: 244 emplois éliminés à St-Laurent CLAUDE PICHER Quelque 107 emplois à plein temps et 137 emplois à temps partiel seront supprimés aux bureaux de la société Sears Canada, à Saint-Laurent, d'ici au 31 mai.Ces pertes d'emplois surviennent dans le cadre d'un vaste programme de restructuration qui suppose la supression de 500 postes à plein temps et de 600 postes à temps partiel à travers le Canada.La compagnie possède une douzaine de bureaux de crédit et de comptabilité au pays.La restructuration prévoit le maintien de trois bureaux de crédit (à Vancouver, Kitchener et Ottawa) et trois bureaux de comptabilité ( à Edmonton, Toronto et Montréal).Les opérations de comptabilité de la région de l'est du Canada ont déjà été regroupées à Montréal au cours des dernières années, mais cette intégration s'est faite sur une base graduelle, de sorte qu'elle ne s'est pas traduite par la création soudaine et massive de nouveaux emplois.Il en va autrement de la concentration des opérations de crédit, qui devront toutes êtres terminées d'ici trois mois.Le bureau d'Ottawa sera responsable du Québec, des Maritimes, et de l'Est ontarien.Le regroupement signifie donc la fermeture du bureau de Halifax, en plus de celui de Montréal.Un porte-parole de la compagnie, Larry Moore, a dé- j claré, hier, que les employés actuels, à Montréal, se verront offrir un emploi au bureau d'Ottawa.La compagnie offre un programme de dédommagement pour les frais encourus lors du déménagement.Les employés qui sont âgés d'au moins 55 ans et qui ont au moins de dix ans de service se verront offrir un régime de retraite que la compagnie qualifie d'avantageux.Cette mesure touche environ 2 500 des 50 000 employés de Sears.La compagnie compte environ 80 magasins à grande surface, dont quinze au Québec.Elle prévoit porter ce nombre à 17 cet automne, avec l'ouverture de deux nouveaux magasins à Deux-Montagnes et Rouyn-Noranda.«À eux seuls, ces deux nouveaux magasins emploieront plus de 225 personnes, ce qui compense pour les emplois perdus au bureau de crédit; nous comptons en outre accélérer notre expansion au Québec au cours des prochaines années», a ajouté le porte-parole.En 1987, Sears Canada a réalisé un bénéfice net de $107 millions sur un chiffre d'affaires de $4 milliards.La compagnie, détenue à 60 p.cent par le groupe américain Sears Roebuck, est surtout connue pour ses grands magasins, mais détient également d'importants intérêts dans la société d'assurance Allstate et dans le fabricant d'appareils électro-ménagers Inglis.Elle est également active dans l'immobilier, le financement, la vente par catalogue et l'imprimerie.nadiens d'obtenir un déduction fiscale de 133 p.cent pour des investissements effectués dans des travaux d'exploration minière en achetant des actions offertes par des petites et moyennes entreprises de ce secteur.Même s'il a pris la peine de signaler à son auditoire, qui attendait beaucoup de son intervention, son appui à l'objectif poursuivi par les membres du «Comité canadien pour la sauvegarde des accréditives», le ministre a laissé un goût amer dans la bouche de ceux qui s'attendaient à plus de sympathies de sa part.«Mes collègues du gouvernement et moi, a d'abord indiqué M.Masse, savons très bien que les actions accréditives financent présentement plus de 70 p.cent des travaux préliminaires d'exploration au Canada et qu'au Québec les dépenses consenties à ce chapitre ont augmenté de 150 p.cent entre 1983 et 1986.» Le ministre est allé même jusqu'à dire à ces porte-parole de toute ce secteur économique qu'il reconnaissait que le statut particulier de l'industrie de l'exploration minière n'avait «rien d'artificiel ou de gratuit».Pourtant, il a poursuivi en leur signalant que le gouvernement et le ministre des Finances devaient résister à la tentation «de marginaliser une industrie et d'ainsi détruire ses perspectives à moyen et à long termes».« Je ne peux souscrire, a précisé M.Masse, à des mesures visant à soustraire le secteur de l'exploration minière aux impératifs du marché, ou à des dispositions fiscales qui récompensent l'activité au détriment des résultats.«Nous croyons, a-t-il poursuivi, que les décisions qui sont prises en matière d'exploration et de mise en Marcel Masse PHOTO D'ARCHIVES valeur doivent être fondées sur des considérations commerciales et géologiques plutôt que sur des impératifs politiques ou des avantages fiscaux.» Le ministre a mentionné qu'il ne pouvait faire d'exception dans la politique de la réforme fiscale pour une seule industrie, prôné l'égalité fiscale et a rappelé, qu'à l'exception d'une prolongation de deux mois, la suppression progressive du programme des actions accréditives se poursuivrait.Les taux applicables demeureront de 33 'A p.cent jusqu'au 30 juin 1988, passeront a \\b2A p.cent à compter du premier juillet 1988 et jusqu'au 28 février 1990 comme le prévoit la réforme fiscale.Les prospecteurs auraient préféré entendre le ministre leur dire qu'il nu fallait pas toucher à un programme qui a fait ses preuves et fonctionné à merveille depuis 1983.M.Masse leur a tout simplement signalé que les actions accréditives avaient été instaurées pour répondre à un besoin ponctuel.«Il demeure, a-t-il dit, que la conjoncture n'est plus, en 1988, la même qu'en 1983.» Le ministre s'est dit convaincu que de vouloir appliquer «aveuglément aujourd'hui des solutions élaborées en fonction d'une crise qui sévissait en 1983» pourrait miner une croissance durable «que nous souhaitons tous».Le ministre Masse a été à peine applaudi à la fin de son allocution, même s'il a pris la peine de transmettre les promesses de son collègue des Finances quant à la poursuite des consultations avec l'industrie et l'assurance que le gouvernement interviendrait, si jamais la situation économique s'envenimait au cours des ans, par le mise en place «dans certaines régions du pays» d'une assistance temporaire «qui pourrait s'avérer nécesssaire».«|c reconnais, a conclu M.Masse, comme d'ailleurs mon collègue, le ministre des Finances, que la réforme fiscale proposée pourrait avoir des conséquences particulières sur le financement de ces entreprises junior.Le gouvernement, dans le respect de son engagement, est prêt à envisager les mesures correctives nécessaires si les modifications mises de l'avant dans le cadre de la réforme fiscale portaient atteinte à la viabilité de l'exploration minière.» Valeurs mobilières : entente entre Ottawa et Québec sur les compétences respectives (VIIVILLE TREMBLAY Ouébec a obtenu d'Ottawa le respect de ses compétences dans les valeurs mobilières.Les deux gouvernements ont conclu une entente de principe concernant le partage de leurs juridictions sur les institutions financières, et la signature d'un protocole pourrait survenir la semaine prochaine, a révélé hier M.Pierre Fortier, ministre délégué aux Finances et à la Privatisation.Mardi dernier, à Montréal, M.Fortier et le ministre d'Etat aux Finances, M.Tom Hockin, se sont entendus sur trois points: ¦ Québec reconnaît que le fédéral a des responsabilités quant à la stabilité des banques; ¦ Ottawa reconnaît que la province est responsable du secteur des valeurs mobilières; ¦ La Commission des valeurs mobilières du Québec (CVMQ) et le Surintendant des institutions financières s'échangeront toutes les informations souhaitées de part et d'autre.Ces principes, qui apparaissent pourtant très élémentaires, ont du être négociés suite au problème posé par l'entrée des banques canadiennes et étrangères dans l'industrie des valeurs mobilières.Depuis toujours, les banques sont de juridiction fédérale et les courtiers de juridiction provinciale.Le litige concernait le statut des maisons de courtage propriété de banques.Par ailleurs, M.Fortier a fait une violente sortie contre le président de l'Association canadienne des courtiers en valeurs mobilières (ACCO-VAM), M.Andrew Kniewasser qui, ces derniers jours, s'est prononcé en faveur de la création d'une commission nationale des valeurs mobilières.Celui-ci a souligné la difficulté qu'auraient les firmes étrangères à se retrouver dans le méandre réglementaire canadien.«C'est de la foutaise.Le système actuel fonctionne très bien.Kniewasser représente-t-il les intérêts des Canadiens ou des étrangers?Doit-on tout bouleverser pour les étrangers?If ain't broke, don't fix it», a lancé le ministre québécois.Devant un public de spécialistes des valeurs mobilières, M.Fortier a demandé si les membres de l'ACCO-V AM étaient d'accord avec les déclarations de leur président.Le ministre a également profité de l'occasion pour répondre au président du Groupe La Laurentiennc, M.Claude Castonguay, qui s'est plaint dernièrement du manque d'harmonisation entre les lois fédérales et provinciales.M.Fortier a soutenu qu'il y a un effort constant d'harmonisation dans le champ des valeurs mobilières, mais que Québec gardera jalousement sa prérogative de prendre de nouvelles initiatives.L'entente fédérale-provinciale de mardi dernier a permis de résoudre deux problèmes particuliers.Ottawa craignait qu'à travers leurs filiales dans le courtage, les banques en viennent à détenir des participations importantes et quasi permanentes dans des entreprises commerciales ou industrielles, à la manière des « merchant bankers» d'Europe.Cette pratique est interdite par la législation fédérale et le gouvernement provincial a assuré Oitawa que la CVMQ empêcherait qu'on y parvienne de façon contournée.De plus, en ce qui a trait à l'enregistrement de courtiers étrangers, qui sont souvent des banques ou des filiales de banques étrangères, Ottawa veut s'assurer que ces institutions se limitent au commerce des valeurs mobilières et n'aient aucune activité à caractère bancaire.Une fois que ces firmes auront donné ces assurances au Surintendant des institutions financières, elles pourront obtenir leur inscription auprès de la CMVQ, a affirmé M.Fortier.La Banque mondiale annonce une hausse de son bénéfice Agence Franec-Prcssc WASHINGTON La Banque mondiale a annoncé hier une hausse de 3,7 p.cent de son bénéfice net semestriel qui a atteint $679 millions au premier semestre de l'exercice fiscal 1988 (terminé fin décembre 87) contre $655 millions pour la même période de l'exercice 1987.Cette progression s'explique par «les coûts peu élevés des emprunts, la performance des investissements et les augmentations de capital», souligne l'organisation de développement.Au premier semestre de l'exercice 1988, le coût moyen de la totalité des fonds disponibles de la Banque ( emprunts et capital ) s'élevait à 6,48 p.cent contre 6,82 p.cent pour la même période de 1987.Cette baisse des coûts a permis une légère diminution des intérêts sur les prêts accordés aux pays en voie de développement, qui sont tombés à 7,72 p.cent contre 7,76 p.cent précédemment.Les nouveaux engagements ont progressé pour totaliser $3,6 milliards contre $3,5 mil-liiards, mais les versements ont diminué à $5,8 milliards contre $6 milliards, précise-t-on de même source.En revanche, le coût des nouveaux emprunts a augmenté.Au cours des six premiers mois de 1988, la Banque mondiale a en effet emprunté pour l'équivalent de $7,7 milliards à un coût moyen de 6,92 p.cent sur une durée moyenne de 10,9 ans, contre un coût de 5,80 p.cent et une durée de 11,7 ans pour la même période de 1987.Le capital de la Banque s'élevait le 31 décembre dernier à $14,7 milliards, en hausse de $2,7 milliards par rapport à fin 1987.Des chèques échangés en coupures de $1 et de $2 Les personnes qui se sont rendus, hier vers 15 h, au centre de service de la Caisse populaire Immaculée-Conception, située à l'angle des rues Fullum et Rachel, pouvaient en ressortir les poches ou la sacoche «pleines».Ce n'est pas que la Caisse a eu un élan soudain de générosité et distribuait son argent aux passants.Mais c'est plutôt que les préposés au comptoir ont manqué de «gros billets» durant plusieurs minutes et, qu'en contrepartie aux chèques déposés par les sociétaires, ils ont été obligés de remettre des billets de $ l ou de $2.« |e suis sorti avec près de $400 en coupures de $ I et de $2.J'avais les poches pleines», a affirmé un des clients de la Caisse qui a contacté La Presse.Le directeur de la Caisse, M.Richard Bcaulieu, a expliqué que l'affaire n'était «qu'un accident de parcours», occasionné par l'afflux important de personnes venus pour échanger leurs chèques du Bien-Étrc social.Le siège social de la Caisse, situé à l'angle des rues Papineau et Rachel, à vite fait d'acheminer de nouveaux billets et «le problème a été réglé en l'espace d'une vingtaine de minutes», a dit M.Beaulicu.MONTREAL TORONTO I DOW JONES -A- (+8.10) I | (+0.25%) j L'OR (NEW YORK) DOLLAR CANADIEN +3/100 79,49 Alain Dubuc Un dollar à 80 cents, ça se paye! Lisez les journaux, ou regardez un bulletin télévisé: quand le dollar monte, comme c'est le cas maintenant, c'est une bonne nouvelle, un indicateur économique qui met de bonne humeur.Notre devise grimpe lentement, mais sûrement.À 79,49 cents, elle frôle le seuil magique des 80 cents américains, une chose que l'on n'avait pas vue depuis quatre ans et qui, en plus, fait oublier l'infâme 69 cents d'il y a deux ans.Si c'est une bonne nouvelle, elle coûte cher.Il y a en effet un coût à maintenir élevé le niveau d'une monnaie.Ce coût n'a rien d'abstrait; les Canadiens devront le payer de leur poche, en dollars et en cents.Ça leur reviendra pas mal plus cher que les quelques dollars qu'ils pourront économiser en Floride grâce à une «piasse» à 80 cents.C'EST BON POUR L'ÉGO Il y a toutes sortes de raisons pour se réjouir de la force du dollar.Mais, d'une façon ou d'une autre, elles tiennent plus des sentiments que de l'économie.Tout d'abord, il y a bien du monde pour qui le dollar ne sera à un niveau acceptable que lorsqu'il redépasscra le niveau du dollar US.Ils se souviennent du bon vieux temps, celui d'avant 1976, et ont du mal à s'habituer à un dollar amputé.En fait, ils sont sensibles au prestige d'une monnaie forte et sont un peu humiliés depuis dix ans.Deuxièmement, il y a les touristes, très nombreux dans un pays comme le Canada et qui souffrent de la faiblesse du dollar.Le passage de 77 à 80 cents représente $80 de moins pour un voyage qui coûte $2 000, ou encore $280 de moins qu'il y a deux ans.La réaction est normale parce que le seul cas où des citoyens sont directement touchés par le taux de change, c'est quand ils quittent le pays.Mais ce qui est bon pour un touriste canadien est, par définit ion, mauvais pour l'économie, puisqu'ils dépensent leurs dollars ailleurs; c'est une fuite de capitaux ei des emplois créés dans d'autres pays.Enfin, il est difficile de ne pas voir dans la remontée de notre dollar un signe de santé économique.Actuellement, les choses ne vont pas si bien.Il y a eu le krach boursier en octobre, la crise du dollar américain, l'annonce d'un ralentissement pour 1988 et peut-être même d'une récession pour 1989.La remontée du dollar semble donc être une nouvelle qui, pour une fois, va dans le sens contraire.SIGNE DE FIEVRE, OU DE SANTE ?Cela peut être doublement faux: une monnaie ne monte pas nécessairement parce que l'économie va bien et, en plus, dans bien des cas, cette réévaluation aura des effets nuisibles sur le plan économique.L'absence de lien entre le taux de change et la santé de l'économie est facile à démontrer.Le cas japonais est clair: non seulement tout allait bien avec un yen faible mais en plus, ce pays a frôlé une crise, il y a un an, quand sa devise a grimpé en flèche.La même mécanique s'applique au Canada: le fait que notre dollar soit de sept p.cent plus élevé qu'il y a un an augmentera d'autant le prix de nos produits aux USA.Cela affectera nos exportations, et donc nos emplois.Le bond spectaculaire d'un tiers de cent de notre dollar dans la journée de lundi n'a pas non plus de fondement économique sérieux.L explication officielle est bien sûr la publication par Statistique Canada des résultats économiques pour 1987.On apprenait en effet que le taux de croissance du 1MB canadien a été très fort au quatrième trimestre avec 6 p.cent, ce qui donne une progression de 3,9 p.cent pour l'ensemble de l'année.Pourquoi cela ferait-il monter le dollar?Depuis des mois, on s'attendait à un taux de croissance de 3,8 p.cent ; les chiffres de lundi ne font que confirmer les prévisions.En outre, le quatrième trimestre de 1987 a commencé il y a cinq mois; ça commence à être vieillot.On voit mal au nom de quelle logique le dollar canadien grimperait parce que son économie allait bien il y a cinq mois! En principe, on peut supposer que les spéculateurs ont les yeux tournés vera l'avenir.CE OUI FAIT GRIMPER LE DOLLAR Mais alors, pourquoi notre dollar grimpe-t-ll?Il y a un facteur économique, le fait que l'inflation est maintenant moins forte au Canada qu'aux USA: un écart des taux d'inflation entraine presque automatiquement un rééquilibrage des taux de change.Il y a aussi des facteurs extérieurs.Le dollar1 canadien va bien non pas parce que l'économie canadienne va bien, mais parce que celle des USA a des problèmes.D'une part, la faiblesse de la devise US se reflète dans la force de la nôtre, et, d'autre part, l'incertitude plus grande aux USA fait que I on attire sans doute ici des spéculateurs qui, autrement, auraient misé sur l'économie américaine.Mais la grosse raison, c'est que nos taux d'intérêt sont très élevés.D'habitude nos taux dépassent ceux des USA de un demi ou un point de pourcentage.Depuis le début de l'année, cet écart dépasse les deux p.cent ; c'est beaucoup.En temps normal, la Banque du Canada provoque de tels écarts quand elle veut empêcher une dégringolade de notie monnaie.Et ce n'est pas une menace à l'heure actuelle.Au contraire, comme notre dollar est élevé et stable, on pourrait même imaginer une situation où les taux d'intérêt seraient égaux dans les deux pays.Les taux plus bas encourageraient l'activité économique et la baisse du dollar qui en découlerait encouragerait nos exportations.Tout le monde serait content.Faites le calcul.Si vous pouviez négocier votre hypothèque à 8 p.cent, au lieu de 10 p.cent, vous paieriez $1 184 de moins par année pour un emprunt de $80 000.Le même raisonnement s'applique à tous ceux qui empruntent des fonds: entreprises, gouvernements ou investisseurs.C'est beaucoup d'argent.C'est là le prix à payer pour le plaisir et la satisfaction de voir notre dollar remonter la pente. D2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 2 MARS 1988 ÉCONO-FLASHESi d'affaires de Montréal UNE MINI-FOIRE COMMERCIALE PRÉSENTANT DES PRODUITS ET SERVICES À LA COMMUNAUTÉ D'AFFAIRES.LE BUREAU DE COMMERCE DE MONTRÉAL vous Mai invite à assister à leur Rendez-vous d'affaires de Mm* Montréal.Joignez-vous à nous et profite/ de l'occa-\" min sion pour \u2022 créer un réseau de relations avec 300 collègues \u2022 visiter plus de 40 exposants et «faire affaires après les heures de bureau» \u2022 échanger des cartes d'affaires, créer des contacts et étudier les possibilités d'affaires dans un cadre amical \u2022 participer au tirage des prix de présence.Quand: le lundi 7 mars 1988 de 16 h 30 à 19 h Prix: Participants: Gratuit pour les membres.10$ pour les non-membres.COMMANDITÉ PAR Exposants: table de 6 pi x 30 po: 100$ espace de kiosque: 250$ PRÉSENTÉ PAR Bonaventure Hilton International Place Bonaventure TRUST GENERAL Le maître courtier' Trust Général, le Maître Courtier a connu une année exceptionnelle en 1987, ayant réalisé le meilleur chiffre d'affaire de son histoire.Innovateur et dynamique, Trust Général est heureux de compter sur une équipe de plus de 600 représentants professionnels, répartis sur une trentaine de succursales à travers la Province.J.René Malo, F.R.I., É.A.Meilleur vendeur Service l.C.I.La direction du Trust Général, le Maître Courtier désire rendre un hommage particulier et souligner l'excellente performance de M.J.René Malo qui se mérite le titre de MEILLEUR VENDEUR DU SERVICE l.C.I.Grâce à l'équipe des bénévoles Dimanche 5 juin 1988 - 3 000 passionnés demandés Participez activement à la grande fête du vélo et joignez notre équipe de bénévoles.C'est facile, c'est pour tout le monde, il s'agit d'avoir un peu de temps à donner et le désir de contribuer au succès du Tour de l'île de Montréal, le plus grand événement cycliste en Amérique.Ne tardez plus à vous inscrire téléphonez-nous (514) 251-6950 On vous attend.De nombreux prix de participation seront offerts en tirage par: Le YI7ICA Guy-Favreau Out Door Gear Canada Les commtndlUIrct officiels: Fédération Ides producteurs I de lait du Québec I ISA Union des \u2014 producteurs agricoles CKAc273 UNE Mercedes-Benz est la meilleure chose qui puisse vous arriver! 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change».Le secrétaire au Trésor a également indiqué que «les États-Unis étaient satisfaits de la politique économique qui prévalait actuellement en République fédérale d'Allemagne».La RFA avait fait l'objet dans le passé de multiples critiques de Washington qui lui reprochait surtout de ne pas stimuler suffisamment sa croissance économique.Mme De Marinis M.Michael J.VC'eigcnsberg, président et chef de l'exploitai ion de la Corporation Première.Quebec est heureux d'annoncer la nomination de Mme Denysc De Marinis a titre de vice-présidente au service administratif de la location.Mme De Marinis s'est jointe à la société en \\'>77: en W80.elle était promue au poste d'adjointe au contrôleur des finances et depuis I^SJ.participe à la location sous tous ses aspects.Dans ses nouvelles fonctions, ses principales responsabilités comprendront l'adnunistration delà location de l'espace à bureaux de prestige qu'exploite la Corporation Première, Québec.La Corporation Première.Quebec, un des grands promoteurs d'espace à bureaux, commercial et industriel, en s'assurant la participation de divers partenaires financiers, est devenue une force motrice importante de la remise en valeur du centre-ville de Montréal.Depuis l%6.la Corporation Premiere, Québec a lancé 15 proiets clés dans le Grand Montréal, lesquels représentent plus de 7 millions de pieds carrés, dont la Tour i'Industriellc-Vic située au 2000 avenue McGill College.Le plus grand proiet actuel de la Corporation Première, Québec est la Maison des Coopérants, édifice de marque réalisé conjointement par les Coopérants société mutuelle d'assurance-vie, le groupe des compagnies Vltstcliff et la Corporation Première, Québec.VERSATILE CORPORATION AVIS AUX PORTEURS DE BONS DE SOUSCRIPTION Avis est pat les présentes donné aux porteurs de bons de souscription de Versatile Corporation (la «société») émis en vertu dune convention afférente aux bons do souscription datée du 21 octo-bro 19B5 et d'une convention afférente aux bons de souscription datée du 10 août 1987.qu'il y aura une assemblée spéciale des porteurs d'actions ordinaires et privilégiées do la société à Vancouver.Colombie Britannique, le 21 avril 1988 afin d'adopter des resolutions approuvant une restructuration complète du capital de la société, y compris une réduction du capital déclaré, un regroupement des actions ordinaires émises dans une proportion de dix pour une; la création de trois nouvelles catégories d'actions privilégiées; la conversion des actions privilégiées existantes en actions ordinaires; l'émission d'un nombre important d'actions nouvelles; un changement de la raison sociale et la prorogation de la société en Colombie Britannique en vertu de la loi intitulée «Company Act» (Colombie Britannique).Le regroupement envisagé aura comme résultat d'augmenter le prix de levée d'option afférent à l'achat d'une action à droit de vote subalterne de catégorie A en vertu de la convention afférente aux bons de souscription do 19B5 et de celle de 1987.Des renseignements supplémentaires peuvent être obtenus du siège social de la sociotu situe au 1632-1055 West Georgia.Vancouver.Colombie Britannique, ou des principales places d'affaires de la Compagnie trust National à Vancouver, Calgary.Règina.Winnipeg.Toronto et Montréal ou encore de la principale place d'affaires de son fondé de pouvoir, la Compagnie Canada Trust, a Halifax.Le 22 février 1988 Vancouver, Colombie Britannique Bruce M.McKay Secrétaire MORRIS & MACKENZIE a le plaisir d'annoncer qu'à compter du 7 m;:rs, son bureau de Montréal sera transféré au 1130, rue Sherbrooke ouest Douzième étage Montréal (Québec) H3A 3K4 Téléphone: (514) 499-0999 Télex: 05-24249 Télécopieur: (514) 499-9188 /^T MORRIS & MACKENZIE INC.BANQUE RÉPUBLIQUE NATIONALE DE NEW YORK Une filiale à part entière de (CANADA) Republic National Bank of New York ÉTAT INTÉRIMAIRE DES REVENUS (NON VÉRIFIÉ) POUR LA PÉRIODE DE TROIS MOIS TERMINÉE LE 31 JANVIER 1988 (en milliers de dollars) REVENU D'INTÉRÊTS\t1988\t1987 \t$3,322\t$2,075 Prêts\t\t Valeurs mobilières\t554\t260 Dépôts à d'autres banques\t4,364\t3,838 \t8,240\t6,173 FRAIS D'INTÉRÊTS\t\t Dépôts\t6,686\t5,222 Debentures bancaires\t102\t103 \t6,788\t5,325 REVENU NET D'INTÉRÊTS\t1,452\t848 Provision pour pertes sur prêts\t60\t75 Revenu net d'intérêts après provision pour pertes sur prêts\t1,392\t773 Autres revenus\t911\t929 Revenu net d'intérêts et autres revenus\t2,303\t1,702 FRAIS AUTRES QUE D'INTÉRÊTS\t408\t415 Salaires\t\t Contributions aux caisses de retaitre\t58\t49 et autres prestations au personnel\t\t Frais de locaux, matériel et\t281\t265 mobilier, amortissement compris\t\t Autres frais\t279\t264 \t1,026\t993 Revenu net avant provision pour impôts sur le revenu\t1,277\t709 Provision pour impôts sur le revenu\t482\t253 REVENU NET DE LA PÉRIODE\t$795\t$456 Nombre moyen d'actions en circulation\t136,500\t136,500 Revenu net par action\t$5.82\t$3.34 1981, avenue McGill College, suite 360 Montréal (Québec) Canada H3A 3A9 Tél.: (514) 288-5551 Télex: 055-60059 AGROPUR achète FROCHE ¦ La coopérative agro-alimentaire Agropur annonce l'acquisition de la firme Froche, une entreprise spécialisée dans la distribution de fromages fins.L'acquisition de Froche permettra de renforcer la position d'Agropur sur le marché canadien.Avec Froche, Agropur portera son volume de ventes de fromages fins à $61 millions.Agropur a réalisé des ventes de $821 millions au cours de son dernier exercice.La coopérative est la propriété de plus de 5 000 producteurs de lait et procure de l'emploi à 2 600 personnes.Yoplait, Quebon.Crino, Tour Eiffel, Oka, Vaudreuil et Dalpé sont au nombre de ses marques de commerce les plus connues.Hausse du bénéfice d'ARTOPEX ¦ Pour l'exercice terminé le 31 décembre 1987, le bénéfice net d'Artopex International s'est accru de 9,4 p.cent pour atteindre $3,5 millions, ou 75 cents par action, comparativement à $3,2 millions ou 69 cents par action en 1986.Le chiffre d'affaires a crû beaucoup plus rapidement que le bénéfice net, montant de 28 p.cent à $ 51,3 millions.La compagnie déclare qu'elle a dépassé ses prévisions de ventes pour 1987 et explique que la progression du bénéfice a été freinée par la hausse du dollar canadien comparativement au dollar américain.La demande américaine des produits d'Artopex assure la plus grande partie de la croissance de la compagnie, un fabricant de meubles de bureau de Laval.AURTEC en bourse ¦ Développement minier Aurtec a reçu de la Commission des valeurs mobilières du Québec le visa final pour la vente, par voie de prospectus, de 1,1 million d'actions de catégorie A au prix de 40 cents l'action.Les activités d'Aurtec portent sur l'exploration et la mise en valeur de propriétés minières, au Québec et en Nouvelle-Ecosse.Le souscripteur est la firme McNeil Mantha.DOMINION TEXTILE: conventions de fiducie caduques ¦ Dominion Textile a donné l'autorisation de rendre caduques les conventions de fiducie en vertu desquelles la société a émis des debentures à fonds d'amortissement, séries A, B, D, E et F.Une fois caduques, les debentures, qui représentent un montant total de $67,7 millions, demeureront en circulation et le remboursement du capital, des primes et des intérêts sera assuré par des lettres de crédit irrévocables émises par une importante banque à charte canadienne.Par ce geste, la companie souhaite avoir plus de flexibilité pour son financement interne.Par ailleurs, la compagnie annonce que son conseil d'administration a autorisé le dépôt d'un prospectus préliminaire simplifié concernant une émission de droits de souscription déjà annoncée.Protocole d'entente DOMICIL-CHÂTEAU ¦ La société Domicil vient de signer un protocole d'entente avec Château d'aujourd'hui, portant sur la fusion éventuelle des deux compagnies.Domicil et Château d'aujourd'hui sont toutes deux spécialisées dans la distribution de meubles haut de gamme.Domicil, dont le chiffre d'affaires est d'environ $8 millions, exploite sept magasins au Québec.Château d'aujourd'hui exploite de son coté six points de vente et son chiffre d'affaires serait d'environ $7 millions.Le président de Domicil, Normand Couture, espère être en mesure d'annoncer la conclusion d'une entente définitive entre les deux entreprises, dans deux ou trois semaines.McNEIL MANTHA: les transactions reprennent ¦ La Bourse de Toronto a interrompu les transactions sur le titre de la maison de courtage McNeil Mantha hier, parce que la compagnie n'avait pas fait les déclarations auxquelles elle est assujettie.La Bourse n'avait pas reçu le rapport annuel de la compagnie, pourtant expédié à quatre reprises depuis le m'ois de décembre.La firme a fait parvenir le document en mains propres à la Bourse hier et les transactions ont pu reprendre en début d'après-midi hier.AVCORP vend des actifs de STANDARD AERO ¦ Avcorp Industries, de Montréal, a vendu certains actifs de sa filiale Standard Aero à Aerorecip Canada, de Winnipeg, à un groupe d'employés et à d'autres investisseurs.Le produit de la transaction ainsi que les inventaires et les comptes à recevoir de la compagnie rapporteront environ $4 millions.Avcorp a terminé la vente des actifs dont elle voulait se départir dans Standard Aero, cette opération lui ayant rapporté environ $33 millions qui seront utilisés pour réduire la dette bancaire de la compagnie.Cette fois, Avcorp a vendu les activités de réparation et de révision des moteurs de sa filiale.Recul de l'indice composite aux USA ¦ L'indice composite, censé traduire l'évolution prochaine de l'économie américaine, a reculé de 0,6 p.cent en janvier, mais a été révisé en hausse pour le mois de décembre où il a augmenté de 0,3 p.cent, a annoncé hier le département du Commerce.Cette révision du chiffre de décembre, qui était initialement une baisse de 0,2 p.cent, troisième recul mensuel consécutif, semble éloigner le risque d'une récession économique cette année aux États-Unis, soulignent les analystes.En effet, trois diminutions successives de l'indice composite signifient, traditionnellement, la prochaine arrivée d'une récession.Depuis la création de cet indice en 1948, ce phénomène s'est toujours observé à quelques rares exceptions près.La révision de l'indice en décembre confirme d'ailleurs les prévisions de la plupart des économistes qui ne s'attendent plus, contrairement à la fin de l'an dernier, à une récession au moins pour 1988.Baisse des dépenses de construction aux USA ¦ Les dépenses de construction ont reculé de 2,9 p.cent en janvier aux États-Unis, accusant leur plus forte baisse en dix mois.Selon le département du Commerce, ces dépenses sont tombées à $395,2 milliards en janvier et font suite à un recul de 0,4 p.cent en décembre.Ën mars 1987, elles avaient baissé de 3,3 p.cent.Les dépenses de construction résidentielle ont baissé de 2,6 p.cent alors que celles consacrées aux immeubles de bureaux ont baissé de 2,2 p.cent.BOW VALLEY et BRITISH CAS, ça marche ¦ Les actionnaires de la pétrolière Bow Valley ont accepté l'offre d'achat de la société British Gas.La troisième tentative aura été la bonne pour British Gas, qui, après sept mois de tractations, va pouvoir prendre le contrôle de 33 p.cent des actions votantes de Bow Valley.Ce total pourra être porté progressivement à 51 p.cent après conversion d'actions préférentielles.British Gas déboursera $320 millions pour acquérir, d'ici au 9 mars, 16 millions d'actions de Bow Valley.La firme britannique s'est également engagée à investir $516 millions en capital dans Bow Valley.Nouvelle usine à Thetf ord Mines ¦ La société Pultrutech construira à Thetford Mines une usine de produits de matériaux composites.Le projet, qui suscitera des investissements de $ 1,6 million, se traduira par la création de 30 emplois au cours des trois prochaines années.Le gouvernement fédéral donne une subvention de $195 000 pour le projet.Les matériaux composites fabriqués dans la nouvelle usine serviront à l'industrie du transport.ACIER MARSHALL voit ses profits bondir ¦ Acier Marshall a enregistré pour l'année un bénéfice net de $ 15,3 millions ou $ 1,59 l'action comparativement à un profit de $ 508 000 ou cinq cents l'action.Les revenus ont moins progressé, passant de $95.9 millions à $104,5 millions.Les profits de 1987 incluent un gain après impôt de $ 12,6 millions à la suite de la vente de certains actifs ainsi qu'un gain extraordinaire de $311 000 à la suite de recouvrements d'impôts.Les profits de 1986 incluent une perte après impôt de $341 000 provenant d'activités abandonnées depuis ainsi qu'un gain extraordinaire de $952 000 à la suite d'un recouvrement d'impôt.AVCORP LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 2 MARS 1988 D3 Requête en injonction des courtiers contre Desjardins PAUL DURIVACE ¦ Le Regroupement des cabinets de courtage d'assurance du Québec a déposé hier en Cour supérieure, une requête en injonction permanente visant à interdire la vente de produits d'assurance clans les Caisses populaires Desjardins qui, selon les termes de Ip.demande, outrepasssent leurs droits et pouvoirs.Il s'agit d'une nouvelle étape dans la guerre que se livrent le Mouvement Desjardins et les courtiers.Ces derniers ont entrepris en décembre dernier le boycott des polices d'assurances émises par Desjardins.Peu après, ils retiraient leur comptes des Caisses populaires.Les courtiers sont en rogne On veut faire interdire la vente des produits d'assurance dans les Caisses populaires contre Desjardins depuis que les caisses vendent des produits d'assurances à leurs guichets, une initiative qui s'inscrit dans le cadre du décloisonnement des institutions financières.Ils craignent surtout qu'avec 40 p.cent du marché québécois de l'épargne et l 375 points de vente, Desjardins ne leur livre une concurrence fa-talc.La démarche judiciaire entreprise hier repose sur la Loi sur les caisses d'épargne et de crédit qui régissent les Caisses populaires.Selon l'interprétation qu'en font les demandeurs, celle-ci limite les activités des caisses à la cueillette des dépôts et l'octroi de prêts, ce qui exclue la vente de produits financiers connexes.La requête précise d'ailleurs que ce n'est ni nécessaire ni utile aux caisses.Les modifications apportées aux règles du jeu par le Livre blanc sur le décloisonnement des institutions financières n'autorisent pas plus la vente d'assurances dans les caisses, soutient l'avocat des courtiers, M.André Bois, associé au bureau Tremblay, Bertrand, Bois, Mignault, Duper-rcy & Lcmay établi ù Sainte-Foy.Celui-ci a précisé en conférence de presse hier que le «networ-king», a défaut d'être spécifiquement proscrit dans les nouveaux textes de loi, n'y est pas autorisé une voiture exceptionnelle à un prix extraordinaire Prix basé sur location de 48 mois \u2022 Comptant minimum \u2022 Valeur de rachat disponible moS DERNIÈRES INTEGRA ,|is-.,l,»s*.tt I OFFRE VALABLE JUSQU'AU 4 MARS 88 SEULEMENT non plus.Il s'agit d'ententes permettant de partager des commissions de vente avec la personne ou l'entreprise qui a référé le client.Desjardins nie procéder de la sorte puisque les caisses reçoivent, non pas une commission, mais un loyer pour l'espace cédé à l'agent d'assurance.«C'est un maquillage de l'opération puisque ce loyer est fonction des primes souscrites par son entremise», rétorque M.Bois.La requête en injonction permanente déposée hier sera bientôt suivi par une requête en injonction interlocutoire afin de hâter les procedures.On s'attend à ce que l'affaire soit entendue d'ici deux ou trois mois.Mais le ministre pourrait par ailleurs faire en sorte de presser le dénouement de cette cause qui l'attaque indirectement.Le ministre Pierre Fortier des institutions financières s'est jusqu'à maintenant interdit d'intervenir dans le débat en évoquant la légalité de l'initiative de Desjardins.Selon Me Bois, il serait dans une position bien fâcheuse si le tribunal le contredisait mais plus encore s'il profitait de la nouvelle Loi constitutive de Desjardins, attendu au printemps, pour rétablir le commerce des assurances dans les caisses.Les courtiers pourraient par ailleurs prendre également des recours judiciaires contre le Mouvement Desjardins en vertu de la nouvelle Loi sur la concurrence.«Disons seulement que les courtiers ont, pour le moment, un vif intérêt pour cette loi», a commenté Me Bois.INTEGRA 1987 COUPE R.S.Prix de détail suggéré 14535$ Prix de vente 13350$ Location 249$ 'Quantité limitée par mois' Coupe R.S.ou L.S.COUPE L.S.1987 Prix de détail suggéré 17765$ Prix de vente 15950$ Location ACURA Prestige Acura 3700, autoroute Laval Ouest (440) Tél.: 745-1234 SUDBEC par mois* Sudbec Acura 4645, chemin Chambly (Aux limites do Longueuil et Sl-Hubort) Tél.: 445-7333 MTL: 879-6360 LA BOURSE Prises de profits ¦ Les marchés boursiers ont connu une journée marquée par les prises de profits des investisseurs.Conséquence: Wall Street a oscillé à la hausse et à la baisse, pour finalement clôturer en légère baisse.Le Dow (ones a perdu l,16 point, pour fermer à 2 070,46 points.À la Bourse de Toronto, grâce à un raffermissement du prix des «commodités», le TSE 300 a réussi à terminer la journée sur une note positive.L'indice torontois a gagné huit points.Il a ferme à 3 212,93 points.À la Bourse de Montréal, le XXM a fini la scéance au même niveau que la veille, soit à 1 612,1 points.Seigneurie deslles À 15 minutes du pont Champlain projet de construction exclusif de 150 propriétés de grand prestige situé à Carignan en bordure d'un terrain de golf, des chenaux des rivières l'Acadie et Richelieu dans l'environnement champêtre du bassin Chambly.Certains terrains sont boisés, d'autres sont adjacents à la rivière ou avec vue sur le golf, mais tous comprennent environ 30000 pi car.avec tous les services publics souterrains incluant la câblodistribution.Seulement 13 résidences personnalisées de 3000 pi car.et plus sont disponibles pour 1988.PRIX À PARTIR DE 3QQ Q00$ Maisons témoins à visiter le samedi et le dimanche de 13 h à 17 h tél.: (514) 447-2598 en semaine sur rendez-vous (514)348-1921 i^AUTOROUTfM^Canton9^eTE9t^J Sortie CHAMBLY1\t\t 1\tBoul.Pèrigny\tChemin Chambly \t1\t \t1\t 1\t\tMartel QUESTIONS D'ARGENT ALAIN DUBUC CLAUDE PICMBR Nos lecteurs retrouveront ici un résume de l'émission .Questions d'argent», animée par USE LEBEL et diffusée hier a 20 h sur les ondes de Radio-Quebec.La même emission sera presentee en reprise dimanche prochain a 17 h.Hypothèque à renouveler LW arrivée prochaine du printemps coïncide, pour des milliers de propriétaires, que le renouvellement de l'hypothèque.Une planification judicieuse du remboursement du prêt hypothécaire peut permettre à l'emprunteur d'épargner des milliers de dollars, et c'est à l'expiration de chaque terme ( c'est-â-dire lors du renouvellement ) que les grandes décisions à ce sujet doivent être prises.Distinguons d'abord les notions d'amortissement et de terme hypothécaires.L'amortissement est la période requise pour rembourser votre prêt en entier.Normalement, l'amortissement est étalé sur une longue période, comme 15, 20 ou 25 ans.Les mensualités sont toujours calculées en fonction de l'amortissement.Le terme du prêt ne concerne que la période qui vous lie effectivement au prêteur.Ce terme peut être d'un an, trois ans, cinq ans, etc.À l'expiration du terme, l'emprunteur doit en principe rembourser le capital impayé.Mais comme la plupart des emprunteurs n'ont évidemment pas les moyens de le faire, les deux parties s'entendent alors pour renégocier un autre terme.Lors de cette négociation, on oublie complètement les conditions du terme qui vient de s'écouler, et chacune des deux parties peut demander de nouvelles conditions.Le préteur peut augmenter ou diminuer le taux d'intérêt en fonction des conditions du marché.L'emprunteur peut réduire le montant du prêt, modifier l'amortissement, opter pour un terme différent du précédent.Le propriétaire de maison qui renégocie son hypothèque doit prendre quatre décisions; 1) Conserver on non le même prêteur.À l'expiration du terme, l'emprunteur peut «déménager» son hypothèque, c'est-à-dire changer de créancier.Cela peut être avantageux si le prêteur exige des taux que l'emprunteur considère trop élevés, ou s'il peut obtenir de meilleures conditions ailleurs.Règle générale, le transfert d'une hypothèque est cependant une affaire relativement coûteuse et compliquée, et mieux vaut y penser à deux fois avant de prendre sa décision.2) Ensuite, l'emprunteur doit décider s'il réduit ou non le solde impayé, et si oui, dans quelle mesure.Il est avantageux de se librérer rapidement de l'emprunt hypothécaire.Celui-ci étant par définition un prêt à long terme, l'emprunteur paie une véritable fortune en intérêts.Remettre de l'argent au préteur, lors de renouvellement, constitue une bonne façon de réduire sa dette.Mais attention: il n'est aucunement question, ici, de vider son compte en banque pour réduire son hypothèque.Si vous ne dis-, posez que de quelques milliers de dollars, par exemple, et que vous deviez choisir entre diminuer le solde de votre hypothèque ou contribuer à un REÉR, il est probable que le REÉR soit plus avantageux.De le même façon, cela ne servirait pas à grand cho* se de payer quelques milliers de dollars pour réduire son hypothèque et être obligé d'emprunter le même montant quelques mois plus tard, à un taux plus élevé, pour faire face à d'autres obligations.Rien n'empêche l'emprunteur, par contre, de profiter des programmes de remboursement accéléré (y compris la formule de l'hypothèque hebdomadaire) offerts par les institutions financières.3) La troisième décision concerne l'amortissement du prêt.C'est ici que se trouvent les possibilités les plus attrayantes, pour l'emprunteur, d'épargner des milliers de dollars en intérêts.Jetons un coup d'oeil sur le tableau suivant, qui concerne une hypothèque de $80 000, consentie pour un terme de cinq ans au taux de 11,5 p.cent: Paiement Coût total Solde a Amortissement mensuel (capital et l'expiration intérêts) du terme 25 ans.798 239000 76100 20 ans.839 201000 72800 15 ans.921 166000 66200 10 ans.1113 134000 50900 Ces chiffres parlent d'eux-mêmes: un prêt amorti sur 25 ans vous coûtera trois fois le montant original du prêt à l'échéance.Le même prêt, amorti sur 15 ans, vous coûte $ 123 de plus par mois, mais vous permet d'épargner $73 000 en intérêts tout en payant pendant dix ans de moins.Le même prêt sur 10 ans, dans notre exemple, augmente vos paiements mensuels de $315, mais permet à l'emprunteur d'épargner $ 105 000.Ses $315 de plus par mois lui auront coûté, au bout de cinq ans, environ $19 000.Mais ce montant sera amplement récupéré par le fait que le solde de l'hypothèque aura diminué de plus de $25 000.Et n'oubliez pas que vos disponibilités financières augmenteront beaucoup plus vite avec un amortissement court.Libéré de votre paiement hypothécaire au bout de 10 ou 15 ans, votre revenu net va faire un bond spectaculaire.Vous pouvez épargner cet argent ou encore augmenter votre niveau de vie.Il va évidemment de soi, enfin, qu'en payant rapidement, vous augmentez également votre équité, votre avoir net, plus rapidement.Évidemment, $315 par mois, c'est beaucoup, voire trop pour beaucoup de ménages.Dans ce cas, il n'y a pas à hésiter; raccourcir l'étalement du prêt, c'est bien beau, mais à condition d'en avoir les moyens.Si ce n'est pas le cas, mieux vaut attendre le prochain renouvellement ou raccourcir de façon moins ambitieuse plutôt que de se mettre la corde au cou! 4) La dernière décision concerne le terme de l'hypothèque.Dans les circonstances actuelles du marché, la majorité des spécialistes penchent pour les termes d'un an, pour une raison assez simple; l'écart entre les taux à court terme ( un an ) et à long terme (cinq ans) est de 1,75 point de pourcentage.Les hypothèques d'un an se négocient présentement à 9,75 p.cent.Celles de cinq ans, à 11,5 p.cent.Compte tenu ce cet écart, vous avez une marge de.\" manoeuvre de 3,5 points de pourcentage d'ici l'expiration de vo-, tre terme d'un an.Cela veut dire que tant que les taux à un an seront inférieurs à 13,25 p.cent, vous jouez gagnant.CIL pourrait ne plus être publique au Canada ¦ CIL a fait savoir que sa maison-mère britannique, Imperial Chemical Industries, envisage de faire une offre à $38 l'action pour toutes les actions en circulation de la compagnie qu'elle ne possède pas déjà.Imperial Chemical Industries possède 72 p.cent du capi- tal de CIL.Si elle rachetait les actions actuellement sur le marché, la compagnie ne serait plus publique au Canada.Hier, on ne rapportait aucune transaction sur le titre.Lunr di, à la Bourse de Toronto, lfc titre a gagné $1 % à $34 sur 5 120 transactions.GARÇONS ET FILLES DE 6 a 14 ANS VOILE ESCALADE CANOT TIR A L'ARC SKI NAUTIOUE CYCLO-TOURISME NATATION CAMPING EQUITATION PLANCHE A VOILE ARTISANAT DESCENTE DE RIVIERE Située sur le bord du lac Maskinongè à St-Jovite.BASE DE PLEIN AIR ST-JOVITE A LES PINS Mr j INFORMATIONS: Dépliants sur demande SANS FRAIS: 1-800-567-6728 CP.515, St-Jovite, Que.JOT 2H0 (819) 425-2461 (819) 425-7121 Directeur: Jean-Pierre L'Heureux Les séjours se déroulent dans la sécurité, l'hygiène, la gaieté, et la bonne humeur, avec un encadrement de 1 responsable pour 7 entants.Logement en chambre de 4 \u2014 repas équilibrés et copieux.Venez nous visiter tous les dimanches de 12 h à 16 h 30.accrédité par l'association des camps du quebec_ D4 LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 2 MARS 1988 PARLER AFFAIRES rue Sherbrooke Ouest Le u'e et restaurant La Yemèra c j ;rtn«r Ho'àf h) Gc*-« Pta à Crada mus accue-i'e dans u-« aitoarw rrouvê« décor, ewrowncril menu tout a e'.e pensé pour le pius pur pav de wlreesprt e: de .os sens L'affront* sa vou'eu».iVrrtf.e Ver« vo>js régaler dans la p'çieimered'j lEsVfenmtRG Café et Restaurant Cafe Dw&j-.rezajPestaufi-tiesct'aT-es sans pareis de notre cuwe coritine^ue Deu* pyaux, u-« se> adresse sélecte, rue Sherbrooie Ouest Pour vos téte-à-tête ou vos diners d'affares ¦ Les Verrières .:¦\u201e.propose S?CROWNE PLAZA\" centre-ville m *^ Le, DU V îiivi\\/\\i MONT-CARMEL LE GROUPE LONGPRE Canada \u2014\u2014\u2014:-\u2014\u2014-: APPEL D'OFFRES SÉNÉGAL Electrification rurale de MBOUR PETITE CÔTE - ANTENNES 1 Le gouvernement du Senegal a obtenu une subvention de l'Agence Canadienne de Développement International (ACDI) pour financer les marches d acquisition d équipements et d'exécution de travaux nécessaires à la réalisation du projet d electrification rurale de MBOUR/ PETITE COTE - ANTENNES.?.La Société Nationale d'Électricité du Sénégal (SENELEC).Agence d'exécution du projet, lance un appel d offres auprès des firmes compétentes installées au Sénégal et au Canada, dont le capital actions est au minimum 5l°.o sénégalais ou canadien et possédant de bonnes -éférences pour la réalisation des travaux suivants Lot no° 1 Pose de 31.8 kilometres de réseaux moyenne tension aériens (30 KV) Lot no' 2 Pose de 32.5 kilometres de réseaux basse tension aériens avec éclairage public Lot no° 3 Pose cte 33.8 kilometres de reseaux basse tension aenens avec éclairage public 3 La langue de travail du projet est la langue Irançaise 1 Les tirmes intéressées par cet avis, doivent répondre avec le modèle 3e dossier de soumission a retirer auprès de \u2014 La SENELEC Direction de I Equipement.Route des Peres Maristes a HANN DAKAR (Senegal) Tel.21 88.40.Telex 218-15 KARELEC SG - DESSAU&ASSOCIESINC.(lngenieurConseilduprojet).1080 Cote du Beaver Hall 3e elage.Montreal (Ouebec) H2Z 1S8 Tel.: (514) 076-3646.Télex 05-268873.à partir du 1 er mai s 1988.moyennant le paiement d'une somme de 55 000 F/CFA ou 250 dollars canadiens 5 Toutes les of 1res devront être accompagnées d'une c.i rl'oii provisoire égale a 5°u au moins du montant de la soumission 6 Les soumissions seront déposées sous pli cacheté avec la mention visible extérieurement ELECTRIFICATION RURALE MBOUR/PETITE COTE -ANTENNES au plus tard le 29 mars 1988,18h00 a l'adresse suivante - Monsieur le Directeur Général de Ir.SENELEC 28.rue Vmcons - BP 93.DAKAR (Sénégal) m* Travaux publics Public Works Si Canada Canada APPEL D'OFFRES LES SOUMISSIONS CACHETÉES, visant le(s) entreprise(s) ou service(s) énuméré(s) ci-aprés, adressées, au Gestionnaire régional, politique et administration des contrats région du Québec.Travaux publics Canada, Complexe Guy-Favreau, 200 ouest, boul.Dorchester, tour est, 6e étage (si par courrier, pièce 702-14), Montréal (Québec) H2Z 1X4 seront reçues jusqu'à 15:00, à la date limite indiquée.On peut se procurer les documents de soumission par l'entremise du bureau de distribution à l'adresse précitée.Téléphone: 283-2497.ENTREPRISE Appel d'oltres no 80M-451-0004-1 Projet no 601209 Pour: Revenu Canada \u2014 Douanes et Accise Construction d'un nouveau poste frontalier Commune Canada \u2014 États-Unis NOYAN (Québec) \u2014 ALBURG (Vermont) On peut consulter les documents de soumission aux bureaux de l'Association de la Construction à Montréal, Granby, Saint-Jean, Sherbrooke, Drummondville, Québec, Saint-Hyacinthe (Québec).Date limite: le jeudi 31 mars 1988 Dépôt: 250,00$ Informations générales: Tél.: (514) 283-2497 /1198 Informations techniques: Tél.: (514) 283-6577 INSTRUCTIONS Le dépôt afférent aux plans et devis doit être établi à l'ordre du Receveur général du Canada il sera remboursé sur retour des documents en bon état dans le mois qui suivra le jour de l'ouverture des soumissions.Le Ministère ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions.Canada "]
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