La presse, 12 mars 1988, E. Arts et spectacles
[" S] Arts et spectacles Théâtre Musique Cinéma £co/e Professionnelle de Chant 305-0193 Christian Dorion Inc.Service de chanteur pour mariage Grand spectacle annuel en lum 1986 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 12 MARS 1988 i S I I I I I L Michel Lemieux Être autre chose que l'espèce de « weird » qui se «pitche» partout ALAIN DE REPENTICNY Jf ai fait la musique d'un \"»w show de théâtre et j'ai entendu des jeunes de 15-I6 ans, à l'arriére de la salle, qui disaient : \"C'est Miehel Lemieux qui a Tait la musique, lu sais l'espèce de weird qui se pitche par-lout \".Me semble que je peux être autre chose.» A 29 ans, Michel Lemieux a décidé d'être autre chose que le petit génie de service du showbiz québécois, le performer dont la Solide Salad a fail tripper, à grands coups d'effets visuels spectaculaires, les publics québécois, canadiens, français aussi bien qu'australiens.Après Solide Siilucl, Lemieux a passé un an tout seul.Parce qu'il avait une peine d'amour, mais aussi parce qu'il avait le goût de changer.« |e ne voulais plus faire île show, plus faire d'interviews, rien faire », disait-il cette semaine quand nous l'avons rencontré pour jaser de son nouveau microsillon.Turning the Power Inside, lancé hier, et de son spectacle Mutations, dont la première au eu lieu dans le cadre du Festival des arts des |eux olympiques de Calgary, et qui prendra l'affiche du Metropolis mercredi prochain.« J'étais tanné au bonite, poursuit Lemieux.l'en étais rendu à me demander si le monde me parlait parce qu'il voulait me parler ou parce que ça faisait bien.Les relations devenaient de plus en plus superficielles et j'étais de plus en plus blasé, l'avais le goût de me ressourcer.Une peine d'amour, c'est plattc sur le coup, mais c'est bénéfique parce que tu redeviens vulnérable.C'est ce dont j'avais besoin pour repartir à zéro et refaire des tounes.C'est pour ça que je voulais appeler ça Mutations.» Plusieurs mutations Mutations personnelles, mais aussi professionnelles.Ce nouveau spectacle fait davantage place à Michel Lemieux, chanteur et musicien.Lemieux parle d'un concert, multimédia évidemment.« C'était, important de me démarquer de tout le côté performance parce que je pense qu'on n'est plus rendus là.Moi en tout cas, j'ai dépassé ça.j'avais le goût de faire plus de musique, de chanter, même si c'est évident que j'avais aussi le goût de faire du visuel.La scénographie, ça me passionne.Mais je ne voulais plus bouger tout le temps et être complètement essouflé, ça aurait été impossible de chanter les tounes.« l'en ai assez de la complexité, de la prétention d'être nouveau et d'avant-garde parce que t'es complexe.La sémiologie ça ne m'intéresse pas, pas en chanson populaire en tout cas.Ça ne me tente pas d'être d'avant-garde pour être d'avaut-garde.Je suis un peu tanné de cette étiquette-lâ qui me suit encore.» Lemieux croit également avoir évité le piège de la forme, du gad- SUITE A LA PACE E8 Un printemps shakespearien JEAN BEAUNOYER M onireal vivra comme jamais dans son histoire un printemps shakespearien.C'est le retour au theatre classique annoncé par les succès de Phèdre de lean Racine, présenté au Théâtre du Nouveau Monde en janvier dernier, ci de trois Molière : Dom luan, le Bourgeois gentilhomme (au théâtre Paul Hébert à l'Ile d'Orléans l'été dernier) et le Misanthrope, pour ne souligner que les plus imposantes productions.C'est le retour aux sources amorcé par une nouvelle génération en quête de valeurs sûres en cette fin de siècle.Shakespeare was not of an age but for all lime (Shakespeare n'était pas d'une époque mais de tous les temps), écrivait lé poète Ben jôhnson, après la mort du dramaturge en lolb.lit aujourd'hui, il fascine encore les gens de théâtre qui ne cessent de le découvrir.Etonnant de constater que ce sont des metteurs en scène qui tournent autour de la trentaine, qui nous feront vivre chacun avec leurs particularités le « trip » shakespearien (expression qui n'aurait pas déplu à Shakespeare, grand inventeur de mots et d'expressions ).Alice Ronfard, blonde, jolie, jeune et audacieuse, amorce le voyage avec La Tempête, à l'Espacé Go, du 15 mars au 10 avril.Elle propose {'audiovisuel et sa magie nouvelle.Le 30 mars, Jean Asselin éclate de générosité et nous offre rien de moins que trois oeuvres de Shakespeare au théâtre de l'Espace Libre : Richard II, Henri IV et Henri V.Une production du théâtre Omnibus qui s'achèvera le 14 mai.Le Théâtre du Nouveau Monde a misé sur le plus spectaculaire représentant de la nouvelle generation des metteurs en scene, en choisissant Robert Lepage pur monter Songe d'une nuit d'été, à l'affiche du 12 avril au 7 mai.Ajoutons a tout cela que le TNM a deja inscrit Romeo et Juliette a sa programmation de la prochaine saison, et que le théâtre de l'Opsis présentera la même pièce a peu près au même moment en ne retenant toutefois que les personnages jeunes de hi piece.Traduire ou ne pas traduire?Un tel engouement pour Shakespeare nous a permis de reunir comédiens et metteurs en scène, qui forment pour l'occasion une espèce de « front commun » autour du dramaturge.Mais avant d'aller plus loin dans les intentions des responsables de ces pièces, j'ai voulu rencontrer celui qui a traduit le plus souvent Shakespeare au Québec, et avec le plus grand bonheur : |can-Louis Roux.|ean-Louis Roux peut être considère comme l'un des specialist* s de Shakespeare au Québec.Il a traduit La Nuit des rois.Ilamlet et fuies César pour le TNM, Othello pour lit télévision et.sur sa table de travail, un autre Shakespeare qu'il ne peut annoncer pour l'instant.Passionné par l'oeuvre et par l'homme, il considère le théâ* SUITE A LA PACE E4 AUTRES INFORMATIONS EN PACES E6 ET E7 Les metteurs en scène Alice Ronfard, Robert Lepage et Jean Asselin.photo iianyves lftoupneau la presse Le cinéma de l'Est .« made in USA» LUC PERREAULT Depuis ua an, l'Est bouge.Le couronnement à Berlin en 1987 des Adieux d'Elim Klimov et la sortie à Cannes de Repentir de Tenguiz Aboulad-zé ont donné le signal do la fonte des glaces idéologiques.Depuis, on découvre avec éton-nement le nombre de films qui dormaient là-bas sur les tablettes depuis la fin de l'ère Krouchtchev, la dernière période de renouveau dans le cinéma soviétique.Au récent Festival de Berlin, la nouvelle ligne prônée par Gorbatchev, la fameuse glas-nost, marquait des points, Un courageux documentaire soviétique, Plus de lumière !, véritable réécriture de l'histoire de l'URSS depuis Octobre I9I7, prônait une plus grande transparence à l'égard des erreurs du passé.Toujours à Bcriin, on pouvait sentir que le dégel soviétique allait entrainer à son tour le dégel du cinéma des pays d'Europe de l'Est.Le plus grand cinéaste polonais vivant, Andrzcj Wadja, profitait de la présentation de son dernier film tourné en France, Les Possédés, pour annoncer son intention de tourner de nouveau dans son pays natal.Son com- patriote Janusz Zaorski mentionnait les difficultés énormes rencontrées lors de la finition de Mère Kroll et ses fils, le portrait d'une famille vivement perturbée par les procès staliniens.Tourné en I982, ce film vient seulement d'obtenir le feu vert des autorités.Amorcé par Polanski, l'exil en Occident d'éminents cinéastes d'Europe de l'Est s'est poursuivi ces dernières années avec les soviétiques Tarkovsky ( Nostalghia tourné en Italie et Le Sacrifice en Suède), Kont-chalovsky (Runaway Train et Shy People tournés aux États-Unis) et Mikhalkov (Les Yeux noirs partiellement tourné en Italie).Exemple récent de la présence de l'Est à l'Ouest, cet inoubliable roman de Milan Kundera.L'Insoutenable légèreté de l'être, évocation de la brutale répression du Printemps de Prague, porté à l'écran en France par un réalisateur américain.C'est également en France que Roman Polanski a réalisé Frantic, film d'esprit on ne peut plus américain.Serge Dussault parle de son côté d'un autre exemple de l'influence de l'Europe de l'Est aux États-Unis : Anna, de Yurck Bogayevicz.NOS INFORMATIONS EN PAGE E24 \u2022¦V.vl,;\"'l André Gagnon: le défi du profil DENIS LAVOIE bb n 20 ans de carrière, BE un artiste aussi avantageusement connu qu'André Gagnon n'a présente que six spectacles à Montreal.Sa musique l'a mène plus loin en concert, jusqu'en Australie et au lapon, au Mexique et en Roumanie depuis sa dernière apparition à Montreal en 1984.Andre Gagnon n'avait même pas songé à un spectacle montréalais.Débordant d'enthousiasme devant le succès de sa tournée canadienne, il a accepte de ne .présen'T que quelques shows dans sa ville.Pour nous étonner, il se présente encore dans un SUITE A LA PAGE E10 MUSEES r Mme David M.Stewart Profession mécène VOIR I PAGE E16 CAHIER J Sally Kirkland, en nomination pour un Oscar avec Wk*\u2014 son rôle dans le film de Yurek Bogayevicz, «Anna-.I photo paul-henri taiqot.la presse 3 Benoîte Groult Les vaisseaux du coeur conception jean druneau \\ 4ESINSOCENTS»d'André Techiné est un chef d'oeuvre.\" hbhmiion -LESINSOCE\\TS»cs\\ un film déchirant el brûlant.Sans doute le plus heau d'André Techiné.» SANDRINE BONN Al RE - - I- - Lto i r~ complexe DESJARDINS B4f.ll.MW I HÉ ., p Dante*» \"* Miso on scoro do Brigitte Haontjens Avoc Hogur Bl.iy \u2022 Hoy Dupuis \u2022 Holonu Paulin \u2022 Martha Turguon \u2022 l'ono! Villcneuvo Ec'airages: Claude Cournoyer Musique: Robot Paquetio Sccr.ographio; Piorro Pnrrault 0 Du 3 au 26 Mars à 20h30.samedi:, à 17h cl 20ti30.relâche les dimanches et lundis Salle Fred-Barry 4353.Ste-Calherine est Théâtre de création dramattirqique Reservations: 253-897J Uni» f\\«tJClon du PiAStn ct,j Noflirt OMVkl «I 0J ^Mï*i fclflÇtil du Ctnla njV\"^ (*R KM Conm.mri» i« :o f >Mtr M taodto, unit he, M«tcjr«dj iu»o TREËQLA XZJTRE f r a g merits IKtSiMllll'Vt' 11 III IIIÎM til M't'llv ikVurJi l'cluiniiic Miic lu It- (linn llilIlii'K' ll»l'M|lll' l\\suliiH- deMnufuiti costume, \" accessoire1.musii|iii' MI/lllllH' Irrhillil lu muni diuninoii* hennit niitSMMU flsniR du 8 mars ai 2 avril coxa?lUIHIll 100.AVCHUC DE PINS EST Kl SI UN \\ I 11 i\\s MS-7I1 I \\ I 31! ï 0 n po et1 fli de René-Daniel Dubois du 9 mars au 2 avril 1988 ^avec Henri Chassé', Line Lamarche.Rfogpr Ijrui' niitiC en scène.et décor: JoH-ph Sainl-Gclais issistance à la mise-en:scène.regie et éclairage : Claire l.'lk'iireii\\ assistance au décor: Louise Campeau' ' cosiiimes: Marie Codebccq maquillage':-Marielle La«>ie coiffure : Rçjean G'oderre '/¦'¦¦y.:'¦':¦¦\u2022%>¦.!*''.:;, ¦ T -du mardi au.sar)H\"dj à' M\\.W \u2022 ___d_ .le itimanchc à liliiMl I2T.nie l'apineau.Montn'.il nu-rro Hapinoàu RESERVATIONS: i-M-lill comédiens, beaucoup de costumes, sans parler du problème de la langue.Certaines langues se prélent mieux à la traduction des oeuvres de Shakespeure.L'allemand et le russe sont plus proches des mots du dramaturge, le français est nettement plus éloigné.|'ai lu les traductions françaises et celle de François-Victor Hugo me parait la plus fidèle, mais elle est dépourvue de tout sens poétique, et c'est important parce que la poésie de Shakespeare est éblouissante.C'est pourquoi je préfère lire dans le texte.» Au fond, chacun son théâtre, et lean-Louis Roux a vu Shakespeare comme un camarade : « Comme Molière, Shakespeare a été comédien, directeur de théâtre, metteur en scène et auteur.II ne s'est consacré à l'écriture qu'à la fin de sa vie.|e me sens plus proche de cette démarche que de celle de Racine, par exemple, qui a été strictement un auteur.» L'époque d'Elizabeth I Ln 1956, Jean-Louis Roux se rendait à Stratford, Angleterre, se familiariser avec le théâtre anglais : « J'ai remarqué la désinvolture avec laquelle les Anglais traitent le théâtre de Shakespeare.On change les phrases d'un texte à un autre sans aucune espèce de problème.Ce qui ne se fait pas en français avec l'oeuvre de Molière.II faut comprendre qu'on ne transforme pas facilement des alexandrins.» Un style, un environnement, mais aussi une époque qui a intéressé vivement jean-Louis Roux.L'époque d'lilizabeth I.« C'était une période grossière dans le sens d'énorme.Tout éclatait pendant les années de Shakespeare, et il faut remarquer la finesse de son analyse du milieu dans lequel il vivait.L'orthographe n'était pas fixe pendant cette période et c'est Shakespeare qui a fait la langue en inventant des mots qui sont restés.» C'est Shakespeare qui fixait déjà son immortalité.guTj^CSLlgiPLl^lSi ù En pages E6 et E7, les propos de Robert Lepage, de |can Asselin et d'Alice Ronfard.« Faux frère » un vrai soap JEAN BEAUMOVER M Faux frère, ce n'est pas une pièce de théâtre, c'est un «soap» larmoyant, un mélo qui n'en finit plus, une histoire qui a toutes les misères du monde à se tenir debout.Une femme qui revient d'un séjour de sept ans en prison pour avoir tué son père qui ne demandait que ça.Un frère qui ne lui a jamais pardonne son geste et qui.rongé de remords, a dénoncé le geste de sa soeur à la police.Une adolescente gaspillée par l'absence de sa mère.Voilà les ingrédients d'un plat que La Licorne nous sert comme du réchauffé.Dans le genre radioroman d'une autre époque.Heureusement que Marie Charlebois, par son jeu, pat-son authenticité, réveillait les spectateurs qui somnolaient autour de moi.Elle était seule à bouger dans cette pièce.Les deux autres comédiens semblaient figés, consternés, encore abrutis d'une douleur vieille de sept ans.Pourtant, il y aurait bien des choses à dire sur l'euthanasie.On aurait pu ap-prondir les personnages, fouiller davantage leur enfance, nuancer les rapports entre le frère^ et la soeur alors qu'on nous présentait du noir et du blanc, le bon et le mauvais rien d'autre.Heureusement, aujurd'hui, les gens préfèrent la couleur.FAUX FRERE, une production du theatre de I» Manufacture, présentée a la Licorne jusqu'au 9 avril.Un texte de Jocelyne Beaulieu.une mise en scene de Francine Emond avec Jean-Denis Leduc, Danielle Fichaud et M.'rie Charle- bois _______LA PRESSE, MONTREAL, SAMED112 MARS 1988 THÉÂTRE Les Folles Alliées eau Spectrum Le secret de Fatima: la Sainte-Vierge est féministe! JEAN BEAUNOYER ¦ Avis à tous les machos, le féminisme, ca peut être drôle.Les Folles Alliées ont compris la mécanique du rire et touchent souvent la cible, depuis jeudi dernier jusqu'à ce soir au Spectrum.Non pas que ce soit génial, mémorable, parfait.mais franchement, c'est peut-être ce qui m'a plu dans ce spectacle qui chevauche le théâtre et les variétés.La sono est souvent déficiente, certains gags sont moins réussis mais justement, c'est ce qui fait sa fraîcheur, sa force et son attrait.C'est parti mon sushi est une comédie d'un genre nouveau.Une comédie risquée avec des thèmes féministes qui ne passent I A I li l 0 P s PRESENTE I S IL CAMPIELLO D'APRÈS LA COMÉDIE DE GOLD DM MISE EN SCENE SERGE DENONCOURT ASSISTE DE JEAN FORTIN DÉCOR 8ER6E DENONCOURT ET J0CB.VN PROULX ECLARA6E8 JOCELYN PROULX CG8TUME8 MME\u2014E VACHON MUSIQUE ORJCHALE RICHARD ANGERS AVEC ANMCK BERGERON GUYLANE NORMAND» m EU JEAN 6AGN0N LMOA LAPLANTE PIERRE-YVES LEMKUX LOUISE NADEAU LUCE PELLCTH ADELE REHHARDT FRANCOS TAROf BENOIT VERMEULEN mmMA L'OPSIS JOUE A LA SALLE DU THEATRE DE LA VEILLEE 1371 ONTARIO EST MÉTRO PLACE-DES-ARTS, AUTOBUS 125 EST RÉSERVATIONS: 526-6582 a Hydro Quebuc DU 3 AU 27 MARS MARDI AU SAMEDI, 20 h 30 DIMANCHE, 15 h rot: mW* mi,t,\u201e,eèn«.- PROCUREZ VOUS VOTRE BILLET DE SPECTACLE Itarif ADULTE| AVANT LE 20 MARS 1SH ET COUREZ LA CHANCE OE GAGNER UN VOYAGE EN ITALIE 2 BILLETS ALLER-RETOUR VIA ROME OU MILAN D'UNE VALEUR OE 1600$ SUR LES AILES D ALITALIA REGLEMENTS: 282-9130 v, 30 le Théâtre dé Quartier présente de Dennis Foon du 15 OU 31 mars traduction et mise en scène: Maurice Roy public: à partir de 6 ans avec Denise Beaulieu, Martine Beaulne, samedi: 15h dimanche: 13h et 15h Pierre Drolet et Louis-Dominique Lavigne matinées scolaires en semaine LA MAISON QUÉBÉCOISE DU THÉÂTRE POUR L'ENFANCE ET LA JEUNESSE 255 ONTARIO EST, MONTRÉAL/288-7211 .ALCAN Bureau laitier fi du Canada Vigie Inlormatiquc Liée CKAc273 habituellement pas la rampe et là, on eomprend les réticences des producteurs.Mais au Spectrum, dans une salle remplie à pleine capacitêe, on avale tout et on en redemande.Il s'agit d'un succès de groupe mais il faut bien signaler l'extraordinaire prestation de Sylvie Le-gault qui personnifie en début de spectacle, rien de moins que la Sa in te-Vierge.De loin le meilleur numéro de la soirée.La Sainte-Vierge fatiguée d'apparaître dans des grottes humides qui a pris soin cette fois-ci de chausser des bottes de pluie.Après son monologue, elle revient souvent durant le spectacle et c'est toujours fort pertinent.Quand on demande qui fut la première femme qui a conçu in vitro?Devinez qui apparaît subitement?Elle rencontre également Reggie Chartrand pour lui révéler le fameux secret de Fatima.Pour ceux qui n'auraient pas l'occasion de voir la pièce, je me permetterai de trahir le secret: la Sainte-Vierge est féministe.Et Reggie est k.o sur sec-ne.En fin de spectacle, les Titanes de Matane rencontrent les Nordiques de Québec pour l'obtention de la coupe Stanley.Les Titanes forment une équipe particulière: ils ne « pratiquent » jamais le lundi (les joueuses regardent tous les Dames de coeur) et l'équipe éprouve un problème de.gardienne.Mais elles remportent évidemment la victoire.C EST PARTI MON SUSHI, nouveau spectacles de Folles Alliées, au Spectrum jusqu a samedi a 19 heures et 72 heures 15.Une mise en scene de Jacques Girard et Jack Robitaille avec Sylvie Lcgault.Sylvie Potvin et les Folles Alliées DUCEPPE PRESENTE DU 17 FÉVRIER AU 26 MARS D'UNE VIE De Roland Lepage Mise en scène de.^ Gilbert Lepage v;lâ Murielle Dutil Hubert Loiselle Normand Lévesque Louis Fortin Normand D'Amour Jack Robitaille Martin Dion Paul Allard Une co-production Duceppe \u2014 T.P.Q.\u2014 Trident EN COLLABORATION AVEC cjmsizg \u20ac\\ Théâtre Port-Roynl UU Place des Ans - V THEATRE DU RIDEAU VERT direction: yvette brind'amour mercedes palomino Mar.au ven.20 h \u2022 Sam.17 h, 21 h \u2022 Dim.15 h QUI A PEUR DE VIRGINIA WOOIT ?d EDWARD ALBEE fm m 3 - n je* &14 M2 2112 Ftwi dt mi* fladevtnc* de 1 \\ ¦.n' iftul t\"'!'-i N»OA INC Beaubien Pie IX.autobus 18 autobus 139 Billets en vente aux comptoirs Ticketron.Teletron 288-2525 et au Stade Olympique.Dubois, un de nos plus grands, il sait toujours nous toucher profondement.Paul Toutant.Montréal Ce Soir .Ne manquez pas le spectacle de Dubois, tout a fait extraordinaire.Louise Deschatelets.CJMS .Un superbe périple dans le temps, les idées et les sentiments.Il jongle avec les mots, les souvenirs et les émotions avec une dextérité qui ne se dement jamais.Martin Smith, Journal de Montréal .La voix de Dubois est unique, on ne s'en lassera jamais.Elizabeth Paradis, cbf Bonjour THEATRE aux comptoirs 10.11 ET ST-DENIS TICKETRON io MARS^ mêtroBeiri-i594Si-Denis-849-42ii Théâtre Si-Denis \u2022 *- '\"-M \u2022se»; par cans de créM 2SS-2S2S 12h a 21h (dirais) .¦-.- :-± : : : 4 E 10 LA PRESSE.MONTREAL, SAMED112 MARS 1988 SPECTACLES André Gagnon : dans le fond, je suis un pianiste qui fait une carrière de chanteur SUITE DE LA PACE E 1 contexte différent.Il y a quatre uns, il tenait l'affiche quutre mois dans la petite salle du Quat'Sous; cette fois, le populaire pianiste a choisi la scène du Spectrum, et de né presenter que quatre spectacles, les 24, 25 et 26 mars.Gagnon parle d'un « retour à Montreal parce qu'il y a long-temps que je n'y ai pas joué.|'at* tendais que ce soit pertinent, et comme ça fait huit ans que je n'ai pus joue avec d'autres musiciens à Montreal, hormis en I983 sur l'invitation de Charles Dutoit avec l'OSM, j'en ai vraiment envie.» Celte fois, c'est place a André Gagnon et sa musique, au terme d'une tournée de 50 concerts d'un océan à l'autre, qui lui est apparue comme « une redécouverte du plaisir de travailler avec des musiciens », ainsi qu'il l'affirme.Son et lumière Volubile, le pianiste parle avec emphase de l'importance des éclairages pour créer l'effet spectaculaire de son show, et de l'importance de recourir à un système de son extrêmement sophistique, pour bien capter sa manière de jouer au piano et obtenir la balance de son vitale aux synthétiseurs.Monte avec le plus grand soin, proposant le mariage d'un piano et de huit synthétiseurs, d'une basse et d'un large éventail de percussions, le spectacle de Gagnon comportera aussi des surprises : quelques « invites » qui joueront avec lui.Alain Caron du groupe Uzeb, peut-être ?.Ou lean-Marie Benoit ?.André Gagnon nous réserve surtout la surprise de découvrir de très bons musiciens québécois méconnus.Musiciens.Tel aurait pu être le titre de ce spectacle, « succession ininterrompue de musique », comme le définit celui qui se présente comme « un pianiste qui s'exprime avec des mots, mais surtout dans ce qu'il écrit, la musique ».Metteur en scene a ses heures.Gagnon a aussi découvert la programmation de la batterie électronique qui lui est aujourd'hui un jeu d'enfant.Son vrai défi est ailleurs, celui « d'intéresser un public pendant deux heures de spectacle, en ne présentant toujours que son profil ».l'our mieux apprécier le jeu du pianiste, un miroir braque sur le clavier nous le montrera à l'oeuvre.Le reste est affaire de complicité avec les trois autres musiciens < Marc Beaulieu, Scott Price, et Sylvain Bolduc).Gagnon affirmant : « C'est passionnant de faire de la musique avec des gens qualifies ».Avant tout: la mélodie Impressionnant ce musicien, lorsqu'il parle avec tant de coeur et d'amour de son métier dont il est aussi un technicien.« l'ai toujours gardé une âme d'enfant face a la musique.Mais je connais la grammaire de la musique.Il y a douze sons, sept blanches, cinq noires sur le clavier.Le reste, ce sont des arrangements.Il faut trouver des sonorités, des agencements.Moi je suis avant tout un mélodiste, avec des harmoniques en dessous et la rythmique vient en troisième lieu.« |c suis très expansif, énergique dans l'expression.Mais dans le fond, je suis un romantique, qui sent le besoin de s'attacher des musiciens qui sont d'un autre tempérament », précise André Gagnon.De son vaste repertoire, l'artiste ne peut nous offrir que les musiques qui se prêtent le mieux au Le vrai défi d'André Gagnon est celui « d'intéresser un public pendant deux heures de spectacle, en ne présentant toujours que son profil ».ph0t° »*ui-henri taibot.i* pksse show, car il y en a qui ne sont faites que pour écouter chez-soi.« Il faut créer des impressions, des climats, et garder cette impression que la musique est toujours un plaisir, et non une routine « |e présenterai donc des choses anciennes, d'albums d'il y a dix ans.et aussi des choses nouvelles, non enregistrées.Peut-être même une musique créée à la dernière minute, sous le coup de l'inspiration.Car les repétitions, SPECIAL DU DIMANCHE cLecFkviIIoii deFAtlantique STATIONNfcMKNT GRATUIT AU garage AU AN.ENTRÉE RUE STANLEY.11 mm iuuèftî -Sherbrooke, maifton Alcan, Ouvrri m.] * ir% juurt dis midi - le dimanche de» 17 h.Principale* carte* Je credit acceptée» - Telcphoac X s » -163 4 Relaxation u Biofeedback 01 LAVAI IIMON.SIAI Normaliser sa tension artérielle avec un minimum de médicaments ou sans médicaments Sessions pour le CONTRÔLE de L'HYPERTENSION ARTÉRIELLE (en groupe ou individuelles) Laval: Cité de la Santé 1755, boul.René Laënnec Montréal: 2475 est, Sherbrooke TED ZUBER «Au Bord de la Nature Sauvage» Vernissage le 15 mars Entre 18 h 00 à 21 h 00 Jusqu'au 24 mars Galerie (XJKA< ISMRUE SHERBROOKE OUEST MONTREAL QUE.CAN.h3g1l3 tel: (514) 933-9877 le travail entre musiciens, est très exaltant.Et je ne joue rien sur scène qui n'ait eu l'approbation des musiciens », précise Gagnon.et les sonorités « La musique est statique, par définition.Pour faire un spectacle, il faut donc des éclairages, qui créent le mouvement.Ils seront noirs et blancs.Car c'est un show extrêmement coloré sur le plan des sonorités, qui vont des grandes orgues au piano le plus pur ».raconte Gagnon, qui conçoit et réalise lui-même ses spectacles, l'ayant même fait pour d'autres ( Danièle Lorain ).Ce qu'il y aura surtout de nou- présente veau dans le spectacle d'André Gagnon, c'est le recours à une nouvelle batterie d'instruments électroniques, dont un « drum machine ».Quant aux synthétiseurs, ils ne serviront pas de rern-plissage, mais à remplacer d'autres instruments.Il a aussi fallu changer des arrangements, comme pour Neige.L'important, précise Gagnon.c'est de bien choisir les sonorités.Et comme le musicien se veut « extrêmement rigoureux ».« C'est pas un show d'épate, de flafla », insiste celui qui se considère comme « un pianiste qui fait une carrière de chanteur, dans le fond ».Plus de 25 [Un événement musical exceptionnel! S^ggèlW IPP Samedi iLfDe Hollande19^8 19h ¦mil* m-~ ~ u Lin Ht un \\rniKiM \u2022 ~ .Ci un ( mir/niKWii m nos \"\"inoi|.r.H.-ii»iww \" \u2022'tt4l%IH MKVHfl r~La Presse SAM.19 MARS 22 H 30 MI.-MS1 118.STE CATHERINE O BILLETS AU SPECTBUM ET TICKETRON \"Un triomphe tant visuel que musical.un émerveillement haut en couleurs\" Calgary Herald 1988 \"Tour de force techniquement partait et visuellement très riche\" \"Lemieux.va bien au-delà du divertissement traditionel\" DE RETOUR À MONTRÉAL APRÈS UNE LONGUE ABSEN A N D RI rfflfllï AU SPECTRUM MARC MAUUll) SttWKV BOlliUC SCOTT PRICl (ML-ILK* MW I I ALÏfKs LUC BOIVIN ' /VK(.USSH)\\ ICtAlKM .1* MICHEL III Mill U coy oesrociurs I Globe & Mail 1988 I Calgary Sun 1988 1311 ' IMIŒFItT6 59 STE-CATHERINE E.irurilVPoW TICKETRON 288-3651 M tUÀw TÉLÉTRON 288-2525 pië=^ MARS 16 au 20 23 au 27 :Jg§ une production musique performance Lo nouvel album disponible lo 19 mars dans tous les bons magasins de disqun m^^ZT JiflYMMEMfl lIPt » |ftl,L|'.,|l.fl.le II ntrezdans la danse pour combattre l'alcoolisme et les autres toxicomanies.Aréna Maurice-Richard Entrée libre DEMAIN de 14 h à sur les ond de Radio-Québec I 1 I Au prolit de la Fondation Jean Lapointe.Numéro d'enregistrement: 09029.® AIR CANADA Radio Québec LA PRESSE, MONTREAL, SAMED112 MARS 1988 E 11 MUSIQUE Ostiguy et Deloir Deux cheminements vers la musique instrumentale populaire LAVOIB ¦ £ v\t: » ¦\t ontréal est une ville de musique.En témoignent les succès de l'Orchestre symphonique de Montréal, mais aussi le talent des musiciens de studio qui y vivent.Comme des compositeurs de «musique populaire» qui y ont fait carrière, depuis André Ga-gnon jusqu'à Frank Mills, sans compter les musiciens étrangers comme Zamfir et Saint-Preux qui ont choisi de s'installer au Québec.Deux jeunes artistes veulent aujourd'hui s'ajouter a cette liste de succès de musique instrumentale, à laquellcon peut ajouter le Suisse Alain Morisod et le jeune Steve Barackatt, de Québec.Il s'agit de la pianiste de formation classique Marie-Andrée Ostiguy et d'un musicien très pop avec ses synthétiseurs, Michel Deloir.Deux artistes, deux démarches différentes, pour un même public.L'idée, c'est pour l'une de faire de la musique «semi-classique», et pour l'autre une musique dite «sérieuse».«Si Mozart avait vécu à notre époque, il aurait pu faire de grandes folies grâce aux synthétiseurs», de déclarer Michel Deloir.Ce dernier s'est attaqué à un défi: créer en studio, seul, un «son orchestral par une approche technologique».Les violons de porcelaine, microsillon qui a résulté de ce labeur, se veut une musique sérieuse, une symphonie d'instruments actuels faits de procelaine et reproduisant \u2014 jusqu'à s'y méprendre et avec une plus grande jus- tesse \u2014 les sons d'un grand orchestre.Vivant de « jingles ».ces musiques publicitaires, et aussi de musique pour enfants (dont les Mies et Micquelies), Deloir réalise donc un rêve avec son oeuvre d'homme orchestre.Marie-Andrée Ostiguy réalise plus qu'un rêve: la possibilité de s'imposer comme artiste, l'occasion de sortir de l'anonymat des grands instrumentistes qui ne trouvent pas à s'exprimer dans l'embouteillage des talents de la musique classique.Belle \u2014 elle le sait \u2014 et femme, elle considère que cela lui est comme un handicap.Le parolier Eddy Marnay a vu la chose autrement, voyani dans cette belle pianiste, ouverte à la musique électronique, celle qui serait « le son à venir», réalisant ce maringe du classique et de la variété qui ont toujours fait chambre à part.Ostiguy , plutôt que de faire la queue pour devenir pianiste clas- sique attitrée, ou de délaisser le piano au profit d'un petit metier et faire des enfants, a préféré prendre ce qui passait : jouer du piano dans les grands hotels et glisser, à travers des airs populaires d'inspiration classique ou non, de ses propres compositions.Aujourd'hui, elle voit son oeuvre gravée sur disque sous le titre un peu pompeux de Montréal concerto.Cliché vendeur, agrémenté d'une fort belle image semi-classique.Excellente pianis- te, ça s'entend et ne gâche rien ; c'est tout la qu'est le plaisir d'entendre Ostiguy et sa «musique romantique», comme elle dit.«Mon grand reve serait d'etre invitee par un orchestre symphonique pour jouer mes pièces», nous déclarait l'artiste, lin attendant, elle joint a ses courtes oeuvres d'autres compositeurs, dont une chanson de Marnay, qui a dirigé la réalisation du 53 tours.Contibution de l'Orchestre métropolitain de Montréal et arran- PHOTO RENE PICARD.La Presse Marie-Andrée Ostiguy: une musique «romantique».PHOTO MICHEL GRAVEL.U Presse Michel Deloir: le meilleur de deux mondes.gements du Français Bruno Ion-taine, musicien populaire ( il travaille avec Johnny Huliday ) également de formation classique.Michel Deloir.de son cote, mélodiste et arrangeur avant tout, a toujours écouté de la musique classique et ne se prend pas pour un autre, affirmant qu'il exécute ses oeuvres sans être un virtuose.Il a quand même dû consacrer 300 heures de travail en studio avec quatre sonorisateurs pour niettre de I emotion, des «fee-lings» et une sonorité orchestrale.Marie-Andree Ostiguy parle, de son cote, de «chansons sans paroles de facture classique et de pièces courtes, concentrées pour la radio».Il y a surtout son talent de pianiste qui ressort dans dans ces pièces.Qu'on préfère l'une ou l'autre pour une raison ou pour une autre, c'est au public de décider.Une chose est sure, Marie-André Ostiguy et Michel Deloir ont pour seule ambition de nous proposer leur oeuvre comme un bien intemporel.Ils aspirent en fait à être connue ou reconnu par cette première création musicale qui n'aurait pu voir le jour sans ce su-port qu'est le disque.«C'est pas mes «jingles» qui vont faire qu'on va parler de moi dans 20 ans», déclare Deloir, particulièrement fier du témoignage de reconnaissance de Ludmilia Chiriaeff.«j'utilise le meilleur des deux mondes», précise Ostiguy, qui continue de faire ses cinq heures quotidiennes de piano, mais dispose aussi de synthétiseurs et même d'un ordinateur.Michel Deloir, LES VIOLONS DE PORCELAINE, RCA, KKL 1-0592.Marie-Andree Ostiguy, MONTREAL CONCERTO.Justin Time.JTR-8408-1.«5 Dimanche ' * 7.* REAU PB^f! LE ^jg^- ¦ Jl ¦ i Scène de l'attaque des troupes anglaises contre les Rebelles réfugiés dans le village de Saint-Charles-sur-Richelieu, le 25 novembre 1837.PHOTO ij Presse Un point de vue ouvert sur les Rébellions de 1837-1838 ¦ S'il y u longtemps que vous ai-ez visité le vieux fort de l'ile Sainte-Hélène, où loge le Musée David M.Stewart, vous risquez d'être agréablement surpris.Une surprise qui pourrait nuire cependant à votre compréhension de l'exposition temporaire présentée a la toute fin du long parcours dans le labyrinthe que constitue l'intérieur du vieux fort.Vous vous serez tant de fois arrêtés en cours de route devant la tete de bison, la maquette de la ville de Montréal sous le Régime français, le modèle d'un navire PRESENTE LE FestwalMondial et Dong du 18e siècle, les instruments scientifiques, les vieilles canes et les énormes globes terrestres des siècles passés, pour ne citer i;.e ces artefacts, qu'il ne vous restera guère d'énergie pour apprécier a sa juste mesure la leçon en irois dimensions sur les célèbres Rébellions de 1837-183».Selon le corner va teur en chef.Guy Vadeboiicoeur, la solution a ce problème de parcours cjuio-rail $3 millions.Une i.ugatelle comparée aux $400 milfuns dépensés par Ottawa pour ses nouveaux musées, mais un S3 millions que le musée n'a pas.EN COLLABORATION AVEC Ln tordant un peu les choses, un peut même dire que la raison pour laquelle le gouvernement canadien manque autant de générosité à l'égard des musées montréalais se trouve dans l'exposition.C'est en effet à la suite des Rébellions de 1837-1838 que le siège du gouvernement fédéral a été déplacé de Montréal vers Ottawa, faisant perdre ainsi à la ville son statut de capitale politique.SUITE A LA PACE E 20 VtN.SAM.11.12V«S 22 H 8.98$ ven.- 9.98$ sam./5J y I RoBcRT \u2022SS MICHAEL H2 .11 - (m Métropolitain ei Ullramar n Salle Wilfrid-Pelletier U U Place des Arts Les 2-».25 el 26 mars à 20 b Que du Brahms vu par Kudelka «luiMiif.un véritable courant .sur siviiil- Alliances Conçu en l')Si sur le Concerto pour piano No.I en re\" de llrahnis.Alliances II Sur le Concerto pour piano Nu.2 en si bémol de Brahms, Opus 8.i.Une première mondiale! ¦ Commandites : Il mars - Pétroles bsso Canada 2î mars - HVSI-' Inmont Canada Inc.2d mars - Hydro-Québec Billets: 30$ 20$ 10S Étudiants et 3?Âge : 17$ Réservations téléphoniques: 514 842 2112.Frais de service Redevance de 1 S sur tout billet de plus de 7 $.grand garçon, dit-il quelque part, mais pour un type qui se lève le matin dans la peau d'un imbécile et passe sa journée entière à essayer d'en sortir ».Un homme sec et froid, Le Corbusier?Plutôt un être attachant, généreux, idéaliste et drôle.Un film qui lui ressemble finalement.Le Festival international du film sur l'art se poursuit tout le week-end dans trois lieux différents: la cinémathèque québécoise, le Musée des beaux-arts et le cinéma de l'ONF au complexe Guy-I:avreau.Espérons que nos réseaux de télévision iront â la pêche aux documentaires, le festival représente pour eux un filet miraculeux.Le Corbusier devant une de ses oeuvres, Taureau IV.M O L S O N GOLDEN PRÉSENTE MONSTRES DE L'HUMOUR THEATRE ARtEQUINi 1004, est, Ste-Catherine 288-4261 BEn«, Une, .lyiEtRO .Production ïïïr^i.,.cirns i28 M'.m LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMED112 MARS 1988 E 19 \u2022» < > * » -¦ 4 I ¦ S \"» \u20221 \u2022a ¦ 1 -» V LASUPERSTATION E 20 LA PRESSE, MONTREAL, SAMED112 MARS 1988 Enmrra Deux neveux de Jean Lesage, deux as des équipes de quatre ANDRE TRUDELLE c Denis Lesage et son frère Richard sont peu connus dans les cercles de bridge de Montréal.Ils ont pourtant atteint la grande finale canadienne des CNTC en 1981 et ils ont atteint la ronde finalel'an dernier.Ce qui les intéresse particulièrement c'est la grosse compétition par équipes de quatre.Le duplicata.Denis l'oublie au profit du cyclotourisme et du ski de fond; Richard au bénéfice de sa jeune famille.Les deux frères sont les neveux de feu |ean Lesage.qui a été premier ministre du Québec de I960 a l9oo.Leur père Louis, décédé également, était avocat.Denis est âgé de 40 ans.Il est directeur administratif de Co-gema Canada Limitée, une entreprise française d'exploitation minière.Richard, d'un an le cadet de son frère, est économiste en chef à la Caisse de dé-pot et de pincement du Québec.Ils sont tous deux nés à Québec, mais ils ont été élevés à Hull.Ils ont étudié à Hull et à Ottawa.Ils ont appris leur bridge dans les clubs de la capitale nationale.«Nous avons amassé 90 p.cent de nos points entre 1967 et 1973», précise Denis.Ce dernier en compte quelque I 500 et Richard environ I 300.Les Lesage ont été inities au bridge dans leur famille et par un oncle, Paul Maheu, de Québec, partenaire d'André Lali-berté au début des années I960.En 1981, leur équipe a été battue en finale canadienne.Les frères Lesage jouaient alors en compagnie de Dave Willis, |olin Valliant, Dave Stottard et Mark Siegrist.L'an dernier, Mike Lamolhe et David Kent avaient remplacé Stottard et Siegrist quand les Lesage ont participé à la ronde finale nationale.Cette année, ils jouent ensemble tandis que le docteur Raymond Fortin, de Québec, et François Gauthier forment l'autre tandem.Leur force Les frères Lesage estiment que ce sont leurs enchères qui font leur force.Ils pratiquent un système basé sur la majeure cinquième, leur I SA s'ouvre avec des mains de 15 à 17 points et leurs deux sont faibles.Ils ne recourent jamais aux psychiques.«Nousavons passé tout notre temps libre, pendant nos éludes, à mettre au point un système d'enchères très précis que nous avons modifié et changé et travaillé, explique Richard.«Nous avons joué et joué, étudiant les cartes une à une.Si nous nous comparons aux équipes professionnelles américaines, notre système d'enchères vaut le leur sans aucun doute, mais leur défense, leur jeu de la carte et surtout leur endurance et leur brio nous dament le pion.» Denis et Richard adorent tellement le bridge qu'ils se rencontrent à leur heure de lunch et pratiquent leurs enchères.«Nous avons beaucoup lu et beaucoup joué, à Ottawa», a-joute Denis qui a grandement apprécié Hugh Kelsey sur le jeu de la carte; Victor Mollo, Edgar Kaplan (Competitive bidding in modern bridge) et Shein-wold.«Nos enchères subséquentes nous permettent une évalua- lion plus précise des mains.Nous avons beaucoup de gadgets qui réclament un effort de mémoire», dira encore Richard.Denis a déjà enseigné le bridge, à Québec, et il a publié ses notes de cours sous forme de volume en 1970, Le Bridge, notions de buse, aux Éditions du |our.et aussi un livre sur la backgammon.Affectés l'un et l'autre à du travail de bureau, ils trouvent dans le bridge, à l'occasion, une forme parliculière de détente qui les séduit.Mais qui n'empé-chc pas Denis de rouler ses 5 000 kilomètres à vélo annuellement (en Nouvelle Angleterre, dans les Cantons de l'Est et en Europe) et de s'adonner l'hiver au ski de fond.Richard meuble ses loisirs en s'occupant de ses trois enfants.Pierre, 14 ans; Sylvie, 13 ans et Christine, 10 ans.Si la cadette ne s'intéresse pas encore au bridge, en revanche, les aînés participeront très bientôt à un tournoi de recrues.Les Lesage sont intarissables quand il est question de bridge.En deux occasions, ils ont participé au prestigieux Spingold.Pour eux, Montréal ne compte pas autant de bridgeurs de bon calibre comme il s'en trouve à Ottawa, et surtout à Toronto.Ils insistent dans leur philosophie du bridge pour atteindre le bon contrat et éviter les erreurs.Tromper l'adversaire ne les séduit guère.Richard néglige complètement le duplicata.«Le robre?Peut-être, répond-il.Il faut jouer au-dessus de ses moyens pour bien apprendre ! » Denis s'adonne à l'occasion au duplicata et joue alors en compagnie de lean Lamonta-gne, de Québec.La main qui suit nous est rapportée par Denis Lesage.Elle provient du récent tournoi de championnat de Montréal.« Une main comme celle-là, j'en rencontre une par année, dit-il.|e l'ai d'ailleurs ratée.Mais ce n'est pas ce genre de mains qui font gagner les tournois.» À Saint-Eustache Il existe un cercle de bridge à Saint-Eustache, affilié à l'ACBL.Alphonse Marois, responsable de la publicité, communique que le club tient deux seances habdomadaires, l'une sans points de maitre.le lundi après-midi à 15h et l'autre le mercredi soir à 19 h 30.Guy Collin, de Sainte-Thérèse, dirige les tournois.Le cercle porte le nom de La petite église et il est situé au 271 rue Saint-Eustache.Renseignements auprès de M.Marois au 473-0065.L'initiation Pour des raisons d'espace, j'ai dû suspendre pour deux semaines la série sur l'initiation au bridge.Le 16e chapitre sera publié samedi prochain.Donneur: Sud Vulnérabilité: tous Nord ?A85
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