La presse, 17 mars 1988, B. Informations nationales
[" D D informations nationales \"Personne ne prêche mieux que la fourmi, et elle ne parle pas.\" Benjamin Franklin LOCAUX COMMERCIAUX.INDUSTRIELS ET DE BUREAU DANS TOUT LE CANADA.^^^j^&K 737-3344 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD117 MARS 1988 Flora MacDonald s'en lave les mains Presse Canadienne OTTAWA La ministre des Communications, Flora Mac-Donald, a expliqué, hier aux Communes, qu'elle ne pouvait pas être tenue responsable des dépenses du président démissionnaire Téléfilm Canada, Me Jean Sirois, pas plus que celles des autres employés de cette société d'État.« Les voyages et les comptes de dépenses du président de Téléfilm, a-t-elle dit, sont la responsabilité du bureau de direction de Téléfilm Canada et du directeur général de l'organisme qui était, jusqu'au mois d'octobre, M.Peter Pearson.«Lés comptes sont approuvés par le conseil d'administration et par le directeur général et s'ils ne les ont pas endossés, ils n'auraient jamais dû les assigner.» La ministre a expliqué qu'il n'appartenait pas au gouvernement d'approuver ou de contrôler les déplacements et les voyages des dirigeants de Teiéfiim, pas plus que ceux du président de la Société Radio-Canada, du Conseil canadien ou de quelque autre agence gouvernementale que ce soit.«Ce sont des agences gouvernementales, a-t-elle précisé, qui doivent se tenir à distance du gouvernement.» Mme MacDonald a demandé à ses critiques de lui fournir toutes les preuves qu'ils détiennent.«Si des irrégularités étaient décelées, a-t-elle ajouté, je ferai vo-luiïiici\" enquête.C'est le député libéral Brian Tobin, qui a rappelé, hier, à la ministre que selon des informations rendues publiques depuis quelques semaines déjà, le président de Téléfilm, l'avocat Jean Sirois, qui doit quitter son poste le mois prochain après l'avoir occupé pendant deux ans, avait reçu en salaire et dépenses $176 000.en plus de contrats et honoraires des ministères de la Consommation et des Corporations et des Travaux publics, totalisant près de $400 000 au cours de la même période.«Est-ce que la ministre peut nous dire, a demandé M.Tobin, si M.Sirois dirigeait vraiment Téléfilm Canada ou s'il se préparait tout bonnement à jouer un rôle dans la série télévisée Dynastie?» Même les libéraux ne jugent pas que Turner serait le meilleur PM CILIES PAQUIN du bureau de La Presse OTTAWA Selon un récent sondage Gallup, seulement le tiers des partisans libéraux jugent que des trois chefs fédéraux c'est John Turner qui ferait le meilleur premier ministre du Canada.Par contre, 77 p.cent des partisans néo-démocrates et 66 p.cent des conservateurs estiment que leur chef respectif remplirait mieux le rôle de premier ministre.D'après Gallup, aucun des trois leaders fédéraux ne réussit cependant à récolter l'appui d'une majorité des électeurs à l'extérieur de sa formation dans sa recherche du pouvoir.Invités à faire abstraction de leur penchant politique pour dire qui parmi les trois chefs fédéraux ferait le meilleur premier ministre, la majorité des électeurs ne veulent d'aucun d'eux (22 p.cent ) ou refusent de répondre ( 15 p.cent).Selon 30 p.cent des répondants, c'est Ed Broadbent qui ferait le meilleur premier ministre, contre 21 p.cent à Mulroney et 13 p.cent à John Turner.Même si ces résultats ne sont guères encourageants pour les dirigeants des partis fédéraux, ils constituent un mince espoir pour Brian Mulroney qui semble amorcer une remontée par rapport au sondage du mois de septembre dernier sur cette même question.M.Mulroney a obtenu 17 p.cent en septembre contre 21 p.cent ce mois-ci.Pour Ed Broadbent, c'est une chute de 5 p.cent, soit un peu plus que la marge d'erreur de 4 p.cent, tout comme c'est un recul pour John Turner qui glisse de 15 à 13 p.cent.C'est en Ontario et dans les provinces des Prairies que M.Broadbent est le plus populaire alors qu'il obtient ta confiance de 37 et 32 p.cent des répondants.Par contre, au Québec, il atteint seulement 17 p.cent alors que Mulroney est a 25 et Turner à 12 p.cent.La question posée était la suivante: «quels que puissent être vos penchants politiques et ne MAURICE BAIE-COMEAU Le premier ministre Mulroney a donné l'assurance que le gouvernement fédéral mettrait en place une agence spatiale pour coordonner les diverses activités canadiennes dans ce domaine, contredisant en cela le ministre québécois Robert René de Cotret.Questionné par des journalistes, hier, à son arrivée à Baie-Co-meau, s'il était assuré que le gouvernement créerait une agence spatiale, organisme tant convoité par les villes d'Ottawa et de Montréal, le premier ministre a répondu d'un ton catégorique: «oui monsieur, il y en aura une».M.Mulroney donne raison ainsi à son ministre d'État à la Science et à la Technologie, Frank Oberle, sur le ministre de l'Expansion industrielle régionale, M.de Cotret.La semaine passée, le représentant de Berthier a dit à la Chambre des communes que l'agence spatiale était remise en question étant donné, d'une part, le coût plus élevé que prévu de la station orbitale, soit plus de $1 milliard, et que, d'autre part, sans cette participation canadienne au programme américain le principe d'un organisme fédéral était moins nécessaire.Cette semaine, le ministre Oberle a dit devant un comité parlementaire qu'il y aurait une agence spatiale, station orbitale ou non.Questionné alors sur la contradiction entre ses deux ministres, Brian Mulroney a dit hier qu'il n'y avait pas de divergence entre les deux hommes.«C'est drôle, j'ai l'impression contraire, absolument contraire».Puis, accompagné de son épouse, M.Mulroney a esquivé les au- Brian Mulroney très questions des journalistes sur le sujet, comme le moment de sa Ci'câtiûri OU le Site du Siège SOCiâi.Le chef conservateur a préféré entreprendre le plus vite possible sa tournée pré-électorale dans l'est du Québec.Élections Plus tard, devant des partisans conservateurs, puis en soirée, devant la Chambre de commerce locale, M.Mulroney a vanté tour à tour l'Accord du lac Meech, le traité de libre-échange et la création d'emplois.Parlant du 1,2 million d'emplois créés depuis quatre ans, il a lancé à une assistance ravie: «pas mal pour un petit gars de Baie-Comeau».Sur un ton plutôt rieur, le premier ministre a laissé entendre que les élections pourraient être déclenchées dans les prochaines semaines.«On ne sait jamais, ii faut être prêt».Mais, plus sérieusement, il a affirmé qu'il restait encore du boulot à accomplir comme l'adoption finale de l'Accord du lac Meech par les provinces, la législation détaillée sur le libre-échange, la réforme fiscale et le système national de garderies.«Normalement, les élections ne sont pas pour demain », a affirmé M.Mulroney.«Mais, dans un avenir rapproché, il y aura une consultation populaire».Charlevoix C'est le secret le plus mal gardé dans la région que Brian Mulroney changera de comté lors des prochaines élections pour se présenter dans le comté de Charlevoix.En vertu de la nouvelle carte électorale qui entrera en vigueur le 13 juillet prochain, la ville natale du chef conservateur ne fera plus partie du comté de Manicouagan et Baie-Comeau sera rattachée à Charlevoix.M.Mulroney a souligné la «gentillesse» du député Charles HameUn qui lui a offert son siège, mais il a déclaré qu'il attendrait le mois de juillet pour dire où il serait candidat.Toutefois, il est évident que les stratèges profitent de la tournée de Brian Mulroney pour envoyer un message clair et c'est qu'il se fera élire dans le comté plus au sud.Le chef conservateur a rencontré hier le nouvel exécutif de l'association du parti dans Charlevoix, dirigé par un de ses amis d'enfance, Pierre Rocque.De même, le maire de Baie-Comeau, Roger Thériault, a demandé formellement au premier ministre de continuer à représenter la ville de Baie-Comeau.En anglais, ce dernier a dit que, comme plusieurs de ses collègues qui font face à des problèmes avec la redistribution électorale, il se sentait «déchiré».Signe manifeste du désir de la population locale, un immense panneau publicitaire à l'entrée de la ville proclame: «Brian et Mila, chez vous c'est Charlevoix ».Lac Meech: les pêches s'ajoutent aux obstacles qui se dressent devant Bourassa au N.-B.DENIS LESSARD du bureau de La Presse quebec Les francophones hors Québec, les femmes et maintenant les pèches.De passage aujourd'hui à Frédéricton, le premier ministre Robert Bourassa verra que loin de se résorber, les obstacles posés par le Nouveau-Brunswick à l'adoption de l'Accord constitutionnel du lac Meech, n'ont fait que s'accroître au cours des derniers mois.«Les pressions de nos pêcheurs sont devenues beaucoup plus claires», a déclaré à La Presse, M.Francis McGuire, porte-parole du premier ministre du Nouveau-Brunswick, Frank McKenna.De plus, en dépit des espoirs du premier ministre Robert Bourassa, et de cette seconde visite au Nouveau-Brunswick, il est inconcevable que cette province entérine l'Accord constitutionnel du lac Meech avant le premier juillet prochain.«Il est tout à fait hors de question que le Lac Meech puisse être approuvé pour le premier juillet», a soutenu hier M.McGuire.Jusqu'ici la Confédération restait, officiellement, la date cible tant à Ottawa qu'à Québec pour voir toutes les provinces entériner l'accord, mais le renversement surprise du gouvernement Pawley au Manitoba, ii y a quelques jours, avait déjà fait pâlir les espoirs de M.Bourassa.(usqu'ici, le gouvernement McKenna avait signalé qu'il avait de sérieuses réserves au sujet de l'Accord du lac Meech, muet sur la protection des droits des femmes et des minorités francophones hors Québec.Toutefois, un an après la réunion du lac Meech.auquellc M.McKenna n'avait pas participé, le Nouveau-Brunswick est de plus en plus inquiet de ^'impact de l'accord sur les compétences provinciales en matière de pêches.L'accord final entériné en juin par les premiers ministres, «dit que le dossier des pèches sera à perpétuité à l'agenda des conférences constitutionnelles des premiers ministres», a souligné M.McGuire.En y réfléchissant le nouveau gouvernement du Nouvcau-Brunwick voit là un risque d'érosion progressive des trois provinces maritimes au profit de Terre-Neuve.Permettant que le dossier des pêches soit annuellement remis sur la table, les gouvernements donnent l'opportunité à Terre-Neuve \u2014 toujours farouchement en demande en matière de droits de pèche \u2014 d'exercer chaque années des pressions, aux dépens des autres provinces côtières, prévoit le Nouveau-Brunswick.«Les pêcheurs nous soulignent souvent leurs inquiétudes», soutient-on au cabinet de M.McKenna.En outre M.McKenna estime toujours que les droits des francophones hors Québec ne sont pas suffisamment garantis par un accord qui n'oblige pas les gouvernement à «promouvoir» la francophonie en dehors du Québec.Le gouvernement McKenna n'est pas opposé au principe de la société distincte pour le Québec, et ne désire pas remettre en question les cinq conditions posées par le gouvernement Bourassa, d'insister M.McGuire.«On a des problèmes avec le processus choisi, pas le contenu», ajoutc-t-on au cabinet de M.McKenna.M.Bourassa lors d'un précédent passage à Moncton.l'automne dernier était revenu réconforté de ce que les représentants des fran-cohones hors Québec et des Acadicns se contentaient de souhaiter des changements à l'Accord du lac Meech, « mais pas au point de le compromettre»., Depuis, toutefois, les ténors francophones ont de toute évidence durci leurs positions.«On croit possible d'améliorer l'accord Constitutionnel.Il est évident que dès qu'on propose des modifications ça suppose une réouverture de l'accord», a soutenu M.Yvon Fontaine, président de la Fédération des francophones hors Québec, rejoint à Moncton.«On croit que si la société distincte mérite d'être protégée, la dualité canadienne aussi», a-t-il ajouté.En ne demandant pas aux gouvernements provinciaux, ni même à Ottawa, de «promouvoir» le dualisme canadien \u2014 le fait français \u2014 en dehors du Québec, «on va vers un déséquilibre historique», croit M.Fontaine.Même opinion chez M.Michel Doucet, président de la Société des Acadicns.«On n'a pas l'intention de saboter l'accord», mais «il est important d'avoir des garanties assez fortes des gouvernements», avant même une deuxième ronde de négociations constitutionnelles, déjà promise.Électricité Officiellement le but de la visite de M.Bourassa est de signer un contrat de vente de 300 mégawatts assurant des recettes de $650 millions à Hydro-Québec, d'ici 1994.Québec et le Nouveau-Brunswick sont à rédiger aussi un protocole d'entente pour mettre en commun leurs efforts pour vendre davantage d'électricité aux états de la Nouvelle-Angleterre, a en outre indiqué M.McGuire.Vice-président aux marchés extérieurs d'Hydro Québec, M.Jacques Guèvremont a rappelé hier que depuis une dizaine d'années !e Nouveau-Brunswick était un important client du Québec.Des contrats annuels atteignent plus de $100 millions depuis 1982.En 1987, cette province est même passée devant l'Ontario en termes d'achat: 6,4 terrawat-theures pour $148 millions contre 5 terrawat-theures pour $92 millions en Ontario.considérant que les individus, quel est l'homme qui, de Brian Mulroney, John Turner ou Ed Broadbent, serait selon vous le meilleur premier ministre pour le Canada?» Le moins impopulaire est donc Ed Broadbent avec son 30 p.cent, mais 37 p.cent des gens ne veulent aucun des trois chefs ou refusent même de répondre à une telle question.L'enquête de la maison Gallup a été effectuée auprès de 1 035 personnes de plus de 18 ans entre le 2 et le 5 mars dernier.Les sondages de cette ampleur donnent des résultats exacts à quatre p.cent près dans 19 cas sur 20.Un nouveau sous-ministre de la Justice du bureau de La Presse québec mm n jeune avocat de Montréal, Me Jacques Chamberland, a été nommé hier sous-ministre de la Justice et sous-procureur général du gouvernement du Québec.Agé de 40 ans, M.Chamberland était associé à l'étude Lavery, O'Brien de Montréal.Admis au Barreau en 1972, il a ensuite enseigné le droit à l'Université McGill.Embauché en vertu d'un contrat de quatre ans, il remplacera au poste de sous-ministre, à compter du 11 avril, M.Daniel Jacoby, « Il y aura une agence spatiale » \u2014 Brian Mulroney La sous-traitance est un problème de fond à Hydro-Québec, admet son président, M.Guy Coulombe, qui a participé depuis deux jours à une dernière commission parlementaire sur la future tarification.M.Coulombe, rappelons-le, quittera la présidence d'Hy-dro-Ouébec dans quelques jours.laserphotopc Le problème des sous-traitants empêche Hydro d'entretenir efficacement son réseau ANDRE PÉPIN du bureau de La Presse quebec Le président d'Hydro-Québec, M.Guy Coulombe, se dit bien davantage préoccupé du problème de la sous-traitance au sein de la société que de celui du pourcentage d'augmentation des tarifs.Les nombreux affrontements que suscitent les travaux accordés aux sous-traitants empêchent en effet la direction d'Hydro-Québec de procéder efficacement à des travaux d'entretien dans son immense réseau de distribution.Les syndiqués d'Hydro-Québec et ceux des entrepreneurs privés, tous affiliés à la FTQ (monteurs de lignes), s'affrontent énergi-quement sur la plupart des chantiers, entraînant souvent l'interruption des travaux.La sous-traitance est un problème de fond à Hydro-Québec, admet son président M.Coulombe, qui a participé depuis deux jours à une dernière commission parlementaire sur la future tarification.M.Coulombe, rappelons-le, quittera la présidence d'Hydro-Québec dans quelques jours.Un guêpier «C'est le problème (la sous-traitance) le plus délicat actuellement, beaucoup plus que de s'obstiner si un dixième de un p.cent sur les tarifs est important ou non », a expliqué M.Coulombe.Hydro-Québec tente de respecter un certain équilibre pour permettre aux travailleurs d'Hydro et à ceux du secteur privé d'effectuer le plus grand nombre de travaux possible.«Cet équilibre risque d'être perturbe chaque minute, chaque jour, pour chaque tâche entreprise», a poursuivi le président.lusqu'à maintenant, les travaux urgents ont été effectués, tandis que des travaux de moindre importance ont été reportés.Cependant, dès le 1er avril prochain on devra entreprendre des travaux d'entretien importants dans différentes régions, a indiqué hier le vice-président à l'exploitation, M.Claude Boivin.Selon le président sortant, il faudra encore plusieurs mois de négociations avant que les différentes parties s'entendent puisqu'il s'agit de «force très vives de part et d'autres».«Chacun fera des compromis qui finalement risquent de ne satisfaire personne.Ce n'est pas un problème propre à Hydro-Québec, mais plutôt un phénomène qui touche l'ensemble des entreprises», a déclaré M.Coulombe.Le litige Hydro-Québec accorde aux entrepreneurs privés un peu plus de 40 p.cent de l'ensemble des contrats de construction et d'entretien, y compris l'ensemble des grands projets comme ceux qui ont été ou seront réalisés dans la région de La Grande.Cependant, en ce qui a trait aux travaux strictement réservés aux monteurs de lignes, le ratio varie chaque année et tend à diminuer.Alors qu'il a déjà été de I 000 hommes/année, on tend à le ramener à 500.Les conventions collectives protègent bien sûr les travailleurs d'Hydro-Québec.La société ne parvient pas à conclure des ententes particulières avec les représentants syndicaux et ce.quelques semaines seulement avant le début des travaux d'entretien.Une grille de travaux a déjà été préparée, mais les dirigeants ont clairmeent indique hier qu'ils ne savent pas si elle pourra être respectée puisque des affrontements sont toujours possibles entre les groupes syndiqués. B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD117 MARS 1988 \trï.a Presse\t\t\tBflBSflQ|^H9n|HB&BSffiRHHHHHHiVEHIH9RHB&HE\tWÊÊMBHBttÊKMBÊlHBBm Paul Desmarais president du conseil d administration\tRoger D.Landry président et éditeur\tMichel Roy éditeur adjoint\tClaude Gravel directeur de I information\tJean-Guy Dubuc éditorialiste en chef\t- Éditori\t11\t \t\t L'exemple des Kiwis Le Comité des finances de la Chambre des communes proposera que la future taxe de vente fédérale soit imposée à tous les biens et services, y compris les aliments.Seuls les loyers résidentiels et les frais bancaires en seraient exemptés.: Cette décision est surprenante car elle a déjà fait l'objet d'un débat public et provoqué une levée de boucliers telle que le \u2022ministre des Finances, M.Michael Wilson, aurait renoncé à ¦ taxer les aliments.: Le Comité des finances semble en avoir été convaincu psr ; l'expérience de la Nouvelle-Zélande où sept de ses membres \u2022ont séjourné pendant une semaine.Le gouvernement travailliste de M.David Lange a, en effet, introduit une taxe à la valeur ajoutée sur tous les biens et services, même sur les aliments, sur les livres et sur les habits d'enfant.Son taux de 10 p.cent est aussi le plus bas de tous les pays industrialisés.Quand les travaillistes ont pris le pouvoir en 1984, ils ont hérité d'une situation économique désastreuse.L'État se mêlait de tout: les prix, les salaires, les taux d'intérêt et le taux de ¦ change étaient contrôlés.Le déficit extérieur était énorme, la .croissance économique atteignait péniblement 1 p.cent et le : déficit budgétaire représentait 7 p.cent du produit national.;Le gouvernement a agi vite et bien.Pour réimposer la discipli-.ne du marché, il a éliminé les contrôles, diminué les impôts des ¦ particuliers, abaissé les tarifs douaniers et entrepris de privatiser de nombreuses sociétés d'État.: Trois ans plus tard, la croissance avait repris et l'inflation : était à la baisse.Les Néo-Zélandais sont parmi ceux qui payent ;le moins d'impôts et de taxes dans les pays industrialisés.Quand les socialistes se souviennent que les marchés doivent ; être libres pour que l'économie prospère, ils font vraiment des : miracles! Dans le cas de la taxe de vente, ils se sont trouvés devant : une situation encore plus chaotique que celle qui existe au Canada.Il y avait plusieurs taxes dent les taux variaient de 10 à 50 p.cent.Toute la structure des prix était faussée.Une taxe unique de 10 p.cent sur tout a de nouveau permis aux prix d'être le lien essentiel entre la production et la consommation; ils favorisent ainsi l'utilisation économique et rationnelle des ressources.Les réformes économiques du gouvernement de M.Lange ont sans doute impressionné les membres du Comité des finances; mais c'est vraisemblablement l'appui dont jouit cette taxe auprès des Néo-Zélandais, un an après son introduction, qui les a encouragés à recommander d'étendre la taxe de vente cana-: dienne à tous les biens et services.Le Comité des finances reconnaît qu'une taxe sur les aliments continuera à susciter une opposition très vive dans le public.Il voit la nécessité de bien expliquer le problème et surtout d'insister sur les réductions d'impôt personnel qui compenseront l'effet de cette taxe pour les contribuables à revenu modéré.Il faut maintenant que le gouvernement revienne à son intention de faire une vêritabie réforme de ia taxe de vente et que les conservateurs de M.Mulroney nous montrent qu'ils ont bien appris la leçon que leur ont servie les socialistes de M.Lange sur le bon fonctionnement des marchés.Frédéric WAGNIÈRE Le chemin est long Pourquoi ne pas en faire une chanson?Ou, mieux encore, pourquoi ne pas faire une comédie musicale de toutes ces «primaires» et de tous ces caucus sur le chemin de l'élection à la présidence des États-Unis et donner à l'oeuvre un titre (peu original) comme «Ifs a long way»?Car long est le chemin entre les caucus et «primaires» de l'hiver et les conventions de l'été prochain, à Atlanta pour les démocrates, à la Nouvelle-Orléans pour les républicains.Il aura fallu passer par llowa, le New Hampshire, les États du Sud, la Caroline, i'Illinois, plus tard par New York et la Pennsylvanie.Une vraie course à obstacles.L'étape de l'Illinois, mardi, a été gagnée par George Bush chez les républicains et par le sénateur Paul Simon chez les démocrates.La seule vraie surprise est l'obstination du sénateur Robert Dole qui, contre vents et marées et malgré tous les pronostics et sondages défavorables à sa candidature, reste dans la course.Aux dernières nouvelles, il continue sa lutte contre Bush, mais d'une heure à l'autre, on peut apprendre qu'il renonce à la compétition.À la fin de la semaine dernière, il a failli jeter l'éponge.Qu'est-ce qui le fait courir?On ne le sait pas naturellement.On pense qu'il compte sur un faux pas de Bush ou sur quelque puissant désagrément qui pourrait survenir au vice-président pour son comportement dans l'affaire de l'Irangate.Car ce dossier n'est toujours pas clos.Ces caucus et primaires n'élisent pas pour de bon, une fois pour toutes, un candidat mais servent principalement à éliminer les faibles.Parmi les coureurs éliminés se distingue Gary Hart.Étrange destin politique que le sien.D'étoile filante, il est devenu moins que rien.Sans sa présence, M.Hart pense que les démocrates sont perdus.Ceux qui restent en lice sont des «Mondales» (allusion à Walter Mondale, le grand vaincu de 1984).Le sénateur Paul Simon a remporté l'Illinois pour les démocrates.On en est content pour lui, tant M.Simon a fourni d'efforts, avec une caisse moins bien fournie que d'autres.Simon était chez lui dans l'Illinois et sa victoire va surtout servir à le munir d'un contingent de délégués à la convention.Cette victoire ne se répétera probablement pas.La vraie déception vient de la performance de Jesse Jackson, le pasteur noir.Les Noirs votent massivement pour lui, il obtient toujours un score honorable auprès de l'électorat blanc, mais il n'effectue pas la percée décisive qui pourrait le designer tout de suite comme président plausible.L'Illinois, grand État industriel, constituait mardi un test important.Le résultat est décevant pour les partisans de M.Jackson.Des augures croient encore que le gouverneur de l'État de New York viendra arranger les choses pour les démocrates.Il s'agit de M.Cuomo, qui répète pourtant inlassablement qu'il ne sera pas candidat.Peu d'idées nouvelles sont proposées aux électeurs.À la télévision du Vermont (PBS), un commentateur fait remarquer que ce vide est d'autant plus déplorable que i'oreille de l'Américain est bien accordée au discours raisonnable.L'Irangate, le krach boursier de l'automne dernier, les craquements en Amérique centrale, l'âpreté de la concurrence, la nouvelle orientation de I URSS auraient assagi les Américains et aiguisé leur sens des responsabilités.CUV CORMIER Reprise (05-02-87) DROITS RESERVES TRIBUNE LIBRE La grandeur de Charles ¦ Pour tous ceux qui, au HI des années, ont perçu le courage du jeune Charles Bruneau, mort de leucémie il y a quelques jours, sa disparition est sûrement un moment triste.Cependant, cest ie propre des Grands de laisser après eux une marque de leur passage dans la vie.Charles restera un symbole de lucidité, de ténacité et d'action contre l'adversité.Il nous a laissé, par son courage, un immense espoir.Lui qui disait toujours: «Quand je serai grand.», n'aura pas assez su combien il l'était dans nos coeurs, ni combien son exemple est riche d'enseignement.Ses parents peuvent être fiers d'avoir su lui transmettre des valeurs humaines si rares de nos jours.En de telles circonstances, les mots sont de piètres consolations mais il faut que chacun se rappelle que ce n'est pas un mortel qui finit mais plutôt un immortel qui commence.Charles Bruneau, merci pour la leçon, ta vie terrestre n'aura pas été inutile.François BILLET Un handicapé se plaint des automobilistes ¦ Vous qui êtes assis dans votre fauteuil et qui me lisez, j'aimerais vous faire part de mes sentiments et impressions face à l'incident qui s'est produit le 1er mars 88.vers huit heures, sur l'autoroute Métropolitaine.Tout a débuté quand nous avons détecté de la fumée provenant de sous le tableau de bord.Notre chauffeur, Michel Legros, a alors immobilisé le minibus sur le bord de l'autoroute.La fumée se répandit rapidement à l'intérieur du véhicule.Michel est alorssorti pour demander aux passants, qui se rendaient sans doute à leur travail, de s'arrêter; aucun véhicule ne stoppa.Pendant ce temps, nous qui étions enchaînés au plancher par notre fauteuil roulant, commencions à suffoquer à cause de cette épaisse fumée qui dégageait une forte odeur de caoutchouc brûlé.J'aurais une question à vous poser chers lecteurs: pourquoi a-t-il fallu tant de temps avant qu'un automobiliste ne s'arrête pour nous porter secours?Oui pourquoi?La densité de la fumée indiquait bien qu'il s'agis-sait-là d'un problème majeur.Alors pourquoi?S'il se trouvait que votre enfant, votre conjoint ou tout simplement un être qui vous est proche, raisait face à une situation pouvant entraîner la mon.le laisseriez-vous mourir?Mais, puisque nous étions trois étrangers, l'aide ne vint pas.Ce que je veux vous faire comprendre, c'est que si tout le monde ne s'enfermait pas dans sa coquille d'indifférence, peut-être y aurait-il moins d'accidents mortels.Je remercie le chauffeur Michel Legros qui a fait preuve d'un courage exemplaire, les deux automobilistes qui sont intervenus ainsi que la STCUM pour sa gentillesse et sa coopération.Claude MESSIER La gouvernante des Parizeau ¦ Qu'est-ce que M.Parizeau attend pour se mettre au diapason du monde moderne?Les Français ont été les premiers colons européens à s'installer dans une partie spécifique du Canada et ont donc des droits que l'on respecte.Les Anglais ont élé les colons d'origine dans une partie du Québec, notamment les Cantons de l'Est, tels que l'attestent les noms des villes de Sherbrooke, Granby, Waterloo, Foster, Knowlton, Co-wansville, Bedford, etc.Ces gens ont donc des droits, mais que l'on ne respecte pas.Ne devraient-ils pas aussi avoir le droit, que revendique M.Parizeau pour les francophones, de travailler dans leur propre langue?M.Parizeau n'est sûrement pas sans savoir que la prospérité du Québécois francophone en Amérique du Nord repose sur son bilinguisme qui lui procure un avantage certain et unique.Ne se souvient-il pas qu'après que nous lui eûmes vendu une ferme dans le Canton de Brome, à peine quelques semaines avant qu'il adhère au Parti québécois, son épouse nous a demandé de leur trouver une gouvernante unilingue anglaise pour travailler sur leur ferme cet été-là de façon à ce que leurs enfants puissent parfaire leur bilinguisme?Si cela était bon pour leurs enfants, pourquoi M.Parizeau ne prèche-t-il pas cette politique aux jeunes du Québec aujourd'hui?Peut-être M.Bourassa pourrait-il tirer leçon de cette affai- C.A.(Hank) ROTHERHAM Knowlton Les « totons » de Beaconsfield ¦ Incroyable, mais vrai.À Beaconsfield, ce mardi 8 mars, une centaine de francophones restent sans réaction à une assemblée municipale qui se déroule uniquement en anglais.Cette nouvelle qui aurait dû faire la une du plus grand quotidien français d'Amérique, se retrouve à la toute fin du cahier A.Je m'excuse auprès de ces compatriotes francophones, mais je dois employer un langage à la Foglia pour secouer vos puces.Vous n'êtes qu'une bande de «totons» prêts â agir en cons-lonisés et à vous agenouiller devant les 15 p.cent de la population anglophone du Québec.Vous faites rire de vous en pleine face et vous restez là sans rien dire.Quelques petits murmures timides.J'en demeure encore abasourdi.(.) _ I-1 r-t> r- r> n r-.rvuioiiu rivnnw Montréal Fierté émoussée ¦ Je lisais dans La Presse du 9 mars, ce qui se passe à Beaconsfield.J'étais bien triste en lisant cela.Nous avons, dans notre peuple trop de gens dont la fierté s'est émoussée.Lors d'une assemblée où la moitié était composée de francophones, pas un mot de français n'a été prononcé et tous les documents étaient en anglais.Il nous faudrait un autre Henri Bourassa (pas le Boubou que nous avons) et un Lionel Groulx pour nous secouer.Ce gouvernement-là est d'une lâcheté incroyable pour ce qui est de la protection de la langue française^.) Paul LAPOINTE Les «Américains» ¦ L'Amérique est un continent peuplé de Canadiens et d'Étatsunicns.SVP, cessons d'appeler ces derniers «les Américains».Les Américains sont les Canadiens et les Étasuniens.Gardons notre part de l'Amérique et retrouvons notre fierté \u2014 si cela existe.Mathilde LACACÉ Libre-échange et système métrique ¦ On nous a donné beaucoup de raisons pour lesquelles on doit ou on ne doit pas accepter l'Accord de libre-échange Rea-gan-Mulroney.|c voudrais en ajouter une pour laquelle on doit le rejeter.Tout le progrès accompli par le Canada en conversion métrique serait perdu si l'industrie canadienne devait se rééquiper pour des produits mesurés en pouces/livres, destinés au marché américain.Les Éiats-Unis n'ont fait aucun compromis pour achever leur conversion au système métrique.Le coût de rééquipement ainsi que celui des inventaires séparés que l'on devrait faire pour chaque pays seraient une barrière d'échange trop chère ; le libre-échange est censé éliminer ce type de barrière.(.) Le gouvernement US a le pouvoir d'«établir le critère des poids et mesures» en vertu de la Constitution des États-Unis (Article I, section 8).En conséquence de quoi l'Accord de libre-échange doit être rejeté.Tom ALCIERE Boston Provigo et le système métrique ¦ Dernièrement je me rendais â un Provigo situé dans le centre d'achat à Joiictte sur le boulevard Firestone, dans le but d'y faire mon marché.Au département des fruits et légumes, quelle ne fut pas ma surprise de constater que les prix étaient affichés uniquement en mesures impériales, c'est-à-dire à la livre seulement.Comme je me suis habitué depuis quelques années aux nouvelles mesures métriques et que je ne connais plus du tout les anciennes mesures, j'étais dans l'incapacité de savoir quel prix j'allais payer pour les produits que je désirais acheter.J'ai donc dû à regret acheter mes fruits et légumes ailleurs où les prix étaient indiqués au kilogramme.Il s'agit-là d'un manque de respect envers la clientèle qui s'est ajustée aux mesures métriques.De plus, c'est illégal.La loi.en effet, oblige l'emploi des mesures métriques en tout temps dans l'affichage et la pesée.Cette même loi indique également que l'affichage des mesures métriques doit avoir la prépondérance sur les anciennes mesures.(.) Jacques LAUZON Lanoraie Un «super navet» à TQS ¦ Qui a dit que la misère n'était pas faite pour les chiens?Le reportage sur l'Auberge pour chiens VIP (dimanche 6 mars) m'a profondément choquée.Un document d'autant plus scandaleux que l'on sort à peine de l'année des sans-abri et que l'on observe qu'il y a énormément d'itinérants qui dorment dehors en plein hiver par des froids sibériens! C'est révoltant, voire dégoûtant, de constater qu'il y a des gens qui gaspillent leur argent pour procurer au toutou un séjour à l'auberge comprenant transport, lit d'eau, couverture de fourrure, filet mignon, téléviseur, etc.Pauvres humains qui poussent le ridicule jusqu'à aller téléphoner à leur petite ou grosse béte en vacance.TQS manque totalement de jugement, de discernement, de rigueur en diffusant un reportage de ce genre.Aux producteurs de ce supernavel, je dis: vous me faites pitié! Lorraine PETITCLERC Saint-Bruno LA PRESSE, MONTREAL, JEUD117 MARS 1988 \u2022 B3 |l Lysiane Gagnon Jean-Guy Dubuc Faut-// craindre un «péril noir» ?'il le faut, le sang va cou-1er.La violence sera notre dernier recours, mais nous sommes prêts à l'utiliser.Il pourrait y avoir du sabotage, des explosions et des pertes de vie.» «Des jeunes gens pourraient effectivement décider de commettre des crimes.Je ne prône pas du tout la violence, mais je sais très bien qu'elle pourrait éclater.» «Si les autorités ne sont pas capables de punir les policiers pour leurs actes de brutalité, eh bien! il va falloir qu'on se défende nous-mêmes.Ça ne peut plus durer.» Qui parle avec cette violence au coeur?Des Palestiniens?Des Haïtiens?Des Chiliens?Non.Des Montréalais.Le reportage d'André Noël, dans La Presse de dimanche dernier, pouvait faire peur.Car les gens que le journaliste a rencontrés se sont livrés à lui librement, avec confiance.Ils ont dit leur souffrance, ont exprimé leur sentiment profond, ont fait sentir le degré de paroxysme qu'atteignait leur ressentiment.À ce moment-ci, il ne s'agit pas de savoir s'ils ont vraiment raison de réagir ainsi, si leur réflexion correspond à une vérité objective.Non ; leur langage en est un de pas- sion; ils ont une perception des choses qui ne peut se laisser convaincre par des discours.À tort ou à raison, ils ont la conviction qu'ils sont injustement traités par le reste de la société ; plus particulièrement par le service policier et le système judiciaire du pays qu'ils habitent.Ils ont le sentiment d'être brimés dans leurs droits.Qui sont ces Montréalais?Des Noirs, pour la plupart leaders de leur communauté.Ils sont surtout jeunes, ils sont chefs de groupes ou de coalition; ils sont ordinairement anglophones.Ils ne sont pas toute la communauté; mais ils en représentent une partie importante.Ils sont sérieux et méritent d'être pris au sérieux.Donc, il ne s'agit pas de savoir s'ils ont raison ou non ; mais plutôt de tenir compte d'un sentiment répandu au sein d'une fraction importante de la communauté montréalaise.Évidemment, la mort d'Anthony Griffin a fait monter la tension chez ce groupe de Montréalais.Mais ce n'est pas d'hier que le problème existe.À divers moments, les autorités de la Ville ou de la Communauté urbaine ont manifesté leur intention de se rapprocher de certaines minorités ethniques, mais sans succès.D'ailleurs, ce n'est pas parce que le Service de police ou la Commission des transports compterait plus de Noirs qu'on abolirait les affrontements.Et ce n'est pas la présence d'un Noir dans un jury qui changerait la démarche d'un procès.II faut davantage.Ce qu'il faut, c'est une structure de dialogue entre les communautés ethniques différentes de Montréal.Ceux qui se révoltent sont isolés.Est-ce la majorité qui les isole ou est-ce eux qui s'isolent?C'est à voir.Mais il est évident, présentement, que la communauté noire, principalement anglophone, de Montréal se sent rejetée du reste dé la société.Et c'est ce sentiment qui la porte à prendre ses propres moyens pour défendre ses droits.Montréal connaît présentement d'autres tensions entre ses diverses communautés culturelles.Par exemple, l'immobilisme gouvernemental face û la loi 101 engendre chaque jour plus d'agressivité chez bon nombre d'anglophones et de francophones; évidemment, la réponse est aussi agressive.De là à passer à l'intolérance et à la violence, il y a un petit pas que certains vont franchir s'ils se sentent isolés.Est-ce du racisme de la part des uns ou des autres?Peut-être.Il faudrait faire l'aveugle pour ne pas dé- celer chez nous des attitudes et des comportements racistes.Ce n'est pas vrai que toute la majorité accepte l'originalité de toutes les minorités.Parfois par intolérance; d'autres fois par méfiance, par manque d'assurance, par incompréhension ou par ignorance.On a toujours de nouvelles raisons pour ne pas accepter l'autre.Mais tous les gestes d'affrontement ne sont pas racistes.Us peuvent être gestes de bêtise, de haine ou de refus; mais aussi de maladresse, de manque de dialogue, d'incapacité de communiquer.Donc, au départ, le problème des Noirs montréalais n'est pas essentiellement raciste.Mais parce qu'il est interprété comme tel par plusieurs Noirs, il risque fort de le devenir.Et ce sera la faute de la majorité, celle des Blancs.Il y aura toujours des interprétations erronées: les Noirs vont encore, et souvent, se sentir brimés et isolés, pas toujours avec raison.Ils vont se sentir victimes en d'autres occasions, pas toujours avec raison.C'est pourtant un problème de Blancs si les minorités s'isolent: car c'est à la minorité qu'il appartient d'inventer les modes d'accueil et d'intégration véritable.La paix lui appartient.Marcel Adam Un traité qui remet en cause la dissuasion Les membres européens de l'Alliance atlantique sont en proie à un profond malaise depuis la signature du traité américano-soviétique sur l'élimination des missiles nucléaires de moyenne portée (INF).Pour préserver leur image d'unité, ils endossent officiellement cet accord, comme on l'a vu au début du mois à Bruxelles, lors du sommet de l'OTAN.Mais les États-Unis ont eu du mal à rassurer leurs alliés quant aux conséquences du traité sur la sécurité de l'Europe et à leurs propres engagements à cet égard.La signature de ce traité n'élimine pas toutes les armes nucléaires américaines de l'Europe: plusieurs milliers d'engins tactiques d'une portée de moins de 500 kilomètres y demeurent stationnés, surtout en Allemagne de l'Ouest.Or celle-ci, qui se sentait rassurée avec des missiles intermédiaires pouvant atteindre le sanctuaire soviétique, ne l'est plus aujourd'hui.Parce qu'une éventuelle riposte nucléaire de l'OTAN à une attaque classique des Soviétiques exercerait sa force destructrice sur le territoire allemand.Ce qui explique que les Allemands favorisent l'élimination'des armes nucléaires tactiques (plutôt que leur moderni- sation), à l'occasion d'une négociation qui prendrait en compte la réduction équilibrée des forces conventionnelles.L'attitude des Allemands confirme dans leur inquiétude beaucoup d'Européens qui redoutent que le traité INF ait pour effet de déclencher une dynamique de dénucléarisation de l'Europe centrale.Il n'y a pas de quoi non plus rassurer les inquiets dans le glissement du président Mitterrand vers la troisième option zéro privilégiée par l'Allemagne fédérale, ni dans l'avertissement des Américains (un reflet de l'accroissement du sentiment isolationniste aux USA) qu'ils pourraient se retirer de l'Europe s'ils devaient retirer d'Allemagne leurs armes nucléaires tactiques.L'autre jour, j'avais l'occasion de rencontrer un universitaire montréalais, M.Gilles Lamontagne, qui se spécialise depuis une vingtaine d'années dans les théories des conflits internationaux.Lui qui souhaite la fin de la course aux armements et une diminution des arsenaux nucléaires, éprouve de sérieuses réserves à l'égard du traité INF parce qu'il remet en cause la dissuasion en Europe.Avec sa force nucléaire stratégique et un armement classique de beaucoup supérieur à celui des alliés, l'Union soviétique sera en mesure d'exercer un irrésistible chantage militaire et politique sur une Europe qui ne pourra plus compter sur une force nucléaire de dissuasion crédible.Pour lui, l'INF prive l'Alliance d'une formidable arme de dissuasion, le Pershing II, capable de frapper au coeur une URSS qui ne résisterait pas à la tentation d'abuser de sa force en Europe.En réduisant la force nucléaire de dissuasion de l'OTAN, ce traité relève théoriquement le seuil d'un éventuel conflit nucléaire en encourageant l'aventurisme soviétique.Si les États-Unis ne pouvaient éviter de signer un tel accord \u2014 comment le pouvaient-ils après avoir proposé les premiers l'élimination des euromissiles?\u2014 du moins aurait-il été plus prudent de négocier en même temps la diminution des forces conventionnelles.Ce qui ne veut pas dire que M.Lamontagne croit qu'un bon accord sur les armes conventionnelles garantirait là paix en Europe.En cela, il ne pense pas autrement que Henry Kissinger pour qui l'his- toire démontre que des forces militaires égales sur papier n'ont jamais empêché les guerres, parce que les leaders tiraient des conclusions différentes des données qu'ils possédaient.L'instabilité stratégique qui résultera selon lui de l'accord INF ne pourra être corrigée que par l'instauration en Europe d'une politique de défense commune.Ce chercheur prépare une thèse de doctorat devant être présentée à l'Institut universitaire des hautes études internationales de Genève.Il s'agit d'un projet de recherches empiriques sur les crises internationales.Il a pour objet l'explication et la prévision de l'éclatement et de la dynamique évolutive des crises internationales, ainsi que les effets de celles-ci sur les sous-systèmes internationaux aussi bien que sur l'ensemble du système international.Le projet est fascinant dans la mesure où sa finalité est la prévention des conflits qui, par des réactions en chaîne, pourraient conduire à l'Armageddon.Pierre Vennat le Québec des riches et des pauvres tes délibérations quotidiennes de la Commission parlementaire étudiant la réforme de l'aide sociale proposée par le ministre Pierre Paradis tombent dans l'impasse.«C'est comme deux Québec en train de s'éloigner l'un de l'autre», a déclaré mardi la critique péquiste dans ce dossier, la députée Louise Harel.Nombreux sont les interlocuteurs neutres qui s'inquiètent du déroulement des travaux.Un organisme comme Centraide-Montréal, par exemple, qui sait s'associer tout autant le plus humble ouvrier que le grand patron d'entreprise comme M.Roger D.Landry, qui en fut le président d'honneur, il y a deux ans, avoue publiquement son inquiétude.«Nous sommes fortement préoccupés par le climat dans lequel s'est trop souvent déroulé le débat au cours des dernières années», a déclaré l'organisme en commission parlementaire.«L'aide sociale est un sujet fortement émotif et qui soulève de nombreux préjugés.11 nous faut, de toutes les façons pos- LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE, 7.rue Saint-Jacques.Montreal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de -LA PRESSE- et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSE sont également reserves.-Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro iaO0 - Port de retour garanti.RENSEIGNEMENTS 285-7272 ABONNEMENT\t285-6911\tANNONCES CLASSEES\t Le service des abonnements\t\tCommandes ou corrections\t est ouvert du lundi au\t\tlundi au vendredi de 8h.a 17h.285-7111\t vendredi de 7 a 18h.\t\tGRANDES ANNONCES\t REDACTION\t285-7070\tDétaillants\t285-7202 PROMOTION\t285-7100\tNational, Tele-Presse\t285-7306 COMPTABILITE\t\tVacances, Voyages\t285-7265 Grandes annonces\t285-6892\tCarrières et professions,\t Annonces classées\t285-6900\tnominations\t285-7320 sibles, faire taire nos propres préjugés, objectiver les diverses situations, éviter les affirmations globalisantes et nuancer nos jugements si nous voulons comprendre la réalité et trouver les meilleures solutions à cette difficile question de la pauvreté et de la marginalité.» Les chiffres sont là pour démontrer le sérieux du problème: un Québécois sur dix vit d'aide sociale et leur nombre va toujours augmentant.De 435 045 en 1976, le nombre d'assistés sociaux est passé à 649 535, l'an dernier.Malheureusement, la formule mise de l'avant par les commissions parlementaires ne permet guère la recherche de solutions objectives.En effet, les parlementaires, risquant déjà de se diviser selon des critères partisans, sont eux-mêmes confrontés par des mémoires venant d'organismes de pression défendant des intérêts particuliers.Règle générale, un mémoire venant des Chambres de commerce ou du Conseil du patronat épousera les intérêts du monde des affaires.Un autre provenant d'une centrale syndicale ou d'un groupe d'assistés sociaux adoptera un point de vue différent.Avec la formule actuelle, les dé- libérations cèdent rapidement à l'ennui et à la routine après les premiers jours fébriles où les principaux acteurs sociaux présentent leur mémoire.Certains, d'ailleurs, s'en servent davantage comme d'une opération de relations publiques pour publiciser leur thèse que comme une occasion pour faire progresser le débat.Pourquoi, alors ne pas changer la formule?Comme par exemple créer un comité de recherchistes qui, à l'intention de toutes les parties intéressées, lirait tous les mémoires, dresserait la liste de tous les points d'accord et de désaccord ainsi que de toutes les propositions d'amendement.On pourrait alors demander aux divers organismes témoignant en commission de se prononcer non seulement sur leurs idées, mais sur celles des autres.Ainsi, le débat progresserait et on éviterait les inutiles répétitions.Sinon, comme l'écrivent les auteurs du mémoire de Centraide-Montréal, «nous craignons que, dans ces circonstances, la précipitation engendre l'improvisation.Et ce seront les bénéficiaires, déjà suffisamment éprouvés, qui devront en payer le prix le plus élevé».En retard d'une mode ?ma aut-il fluorer l'eau de Montréal?Devant ce dé-WP^ bat lancé par l'administration municipale, je me demande s'il ne s'agirait pas d'une autre de ces-démarches fréquentes au Québec, soit celle qui consiste à sauter dans des trains en marche au moment où ils sont déjà au bout de leur course.Dans les années 60, le rapport Parent ne jurait-que par l'école américaine: polyvalence, spécialisation précoce, etc.Le projet, d'apparence progressiste, était pourtant, dans la réalité, déjà dépassé aux Etats-Unis.Après en avoir fait l'expérience, les Américains d'avant-garde remettaient en question leur modèle d'éducation.Nous allions donc procéder à une réforme qui aurait peut-être été nécessaire vingt ans auparavant, mais avec tellement de retard qu'elle était déjà désuète.Comme une femme qui se résoudrait à acheter des jupes aux chevilles au moment où les jupes courtes reviennent à la mode! La métaphore fera sursauter les sérieux experts qui se penchent actuellement sur la question, mais elle me paraît valable, dans la mesure où les opinions, sur la fluoration de l'eau, varient d'une époque à l'autre en fonction des découvertes scientifiques et de la sensibilité populaire.A l'époque où toutes les villes nord-américaines fluoraient leur eau, Montréal semblait retardataire.II y a 10 ans, c'est presque par réflexe automatique que le RCM mettait ce projet à son programme.Aujourd'hui, la question se pose dans des termes différents.La recherche est plus poussée qu'auparavant sur les risques potentiels du fluor sur la santé des adultes et la qualité de l'environnement.On en sait davantage sur le cancer.Davantage, aussi, sur la prévention dentaire.Il y a bien d'autres éléments, encore plus importants, qui comptent dans ce domaine, notamment l'hérédité, l'hygiène et les habitudes alimentaires.C'est d'ailleurs ce qui explique pourquoi les problèmes sont si étroitement liés au niveau socio-économique.* * * N'étant pas biochimiste, je ne peux juger du fond du problème.Mais je peux juger des arguments d'ordre sociologique.Or, plusieurs, parmi ceux qu'avancent les partisans de la fluoration, me paraissent fort contestables, en particulier ceux qui attribuent à la fluoration la différence entre la santé dentaire des enfants torontois et montréalais.Toronto englobe les secteurs privilégiés qui forment ici la banlieue et sont exclus des statistiques montréalaises.La population torontoise est beaucoup plus riche que celle de Montréal, qui est l'une des plus pauvres de toutes les villes canadiennes, et l'une de celles où le niveau d'instruction est le plus bas.Ces facteurs-là sont autrement plus importants que le fait que l'eau de Montréal ne soit pas fluorée.Dans l'ensemble du Québec, les francophones ont toujours eu un niveau de santé dentaire extrêmement bas, et cela, que leur eau soit fluorée ou non.C'est un problème essentiellement relié au niveau d'éducation, qui reste faible malgré le rattrapage des 20 dernières années.Des générations entières n'ont jamais mis les pieds chez le dentiste.Les Québécois sont en outre les plus gros consommateurs de sucreries au Canada.* * * La fluoration de l'eau n'est pas la panacée qu'on veut en faire.De bonnes politiques de prévention seraient autrement plus importantes.Or, c'est précisément ce qui ne se fait pas.Depuis six ans, les gouvernements ont systématiquement sabré les programmes de prévention qui bénéficiaient au premier chef aux enfants de milieux défavorisés cvtou peu instruits.Depuis 85, la KAMQ ne rembourse plus l'un des deux examens annuels de prévention requis par les enfants, ce qui.compte tenu du coût ($30 environ sans compter l'application de fluor), revient à dire que le gouvernement économise sur le dos des enfants, dans le secteur entre tous où des politiques de prévention s'imposaient le plus en raison du manque d'information des parents.Comme le signale l'ACEF, la fluoration risque de servir de prétexte aux gouvernements pour continuer a réduire les services de prévention dentaire.Ce' qu'il faut à Montréal, ce n'est pas d'abord de l'eau; fluorée, c'est une politique reliée au réseau scolaire avec des hygiénistes qui passeraient dans les écoles en commençant par les quartiers à risques.Le fluor, .qui n'est vraiment efficace que sur des dents bien nettoyées, pourrait être appliqué directement dans le cadre de ces tournées.La dictée: gros succès ¦ II y a un mois, je me suis amusée à jouer à la mai-tresse d'école, en publiant la dictée soumise l'an dernier au Championnat d'orthographe de France.Hé bien, à en juger par le courrier reçu, nos lecteurs se sont amusés encore plus que moi.Ces deux articles ont provoqué un nombre exceptionnel de réactions.Plusieurs, parmi les premiers de classe, m'ont envoyé leur copie corrigée, et c'était fort impressionnant! Même ceux qui n'avaient pas trop bien réussi avaient apprécié l'exercice.Surprise, on me remerciait, comme si la publication de cette petite dictée avait touché une corde émotionnelle, évoqué la beauté complexe de la langue et réveillé de bons souvenirs d'enfance.Autre surprise, il y avait beaucoup de lettres d'hommes, et venant des milieux les plus surprenants, même d'une maison de courtage où des analystes financiers ont fait l'exercice en groupe! Nombre de femmes aussi, dont une soeur enseignante à la retraite qui m'écrit sur une jolie carte fleurie, l'ai même reçu de vraies fleurs, de la part d'un élève plus zélé (ou plus galant) que les autres! UNE ERREUR: PÂTÉE Hélas, il s'est glissé dans la correction une erreur concernant l'orthographe de pâtée (pour chiens), le «e» final ayant été remplacé par un «s».|e le jure sur la tète de tous mes anciens profs de français, cette erreur n'est pas de moi.Elle s'est produite par mégarde à l'étape finale du traitement technique.LA PRESSE a publié dès le lendemain une correction, mais une fois le crime commis, que vaut la contrition?En tout cas, chapeau à tous ces lecteurs vigilants qui, dès l'aube, ont inondé nos téléphonistes de vibrantes protestations contre ce «pâtés» fautif.Certains, parmi mes premiers de classe, contestent avec la dernière énergie l'orthographe de «saisie» ou de «petits-beurre».(Evidemment, la correction n'est pas de moi, mais vient de la revue «Lire», qui publiait la correction officielle des experts du Championnat.Aussi m'abstiendrai-je prudemment de participer au débat!).Autre détail qui a agacé quelques puristes, le recours (très peu québécois mais très français ) à l'anglais comme dans « pull », et à des néologismes comme « boum ».Un consensus cependant.Les lecteurs en redemandent, suggérant à La Presse de publier régulièrement des dictées! Message transmis! B4 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD117 MARS 1988 L'opposition n'apprécie pas le surplus financier BAS PRIX SANS PRECEDENT EaZy-pc de JfemZif 7-ir1 h* Z-181 de T£MtTH Z-181 Laptop PC 799* \u2022Lecteur 720 K \u2022Écran haute Ord.résolution 1299$ «MS-DOS 3.2 1 999 Ord.3599S \u2022 640 K \u2014 Cartes graphiques de typo ATI \u2014 4 manuels en français inclus .Jf-_ \u2022 2 lecteurs 720 K 999$ * 2 '^cteurs 720K \u2022 ccran plat, LCD Supertwist \u2022 Disque rigide 20mb 1 399$ \u2022 Portatif (5 kg) \u2022 Batterie et chargeur \u2022 Principales cartes de crédit acceptées \u2022 Financement disponible en magasin 255-3799 5512, rue Jean-Talon est, Saint-Léonard H1SIL9 878-3144 400, boul.René-Lévesque ouest, centre-ville, Montréal H2Z 1V5 SYSTEME COM^B^gùkm^BNTOE TEXTES pQUR RENSEIGNEMENTS: 253-7999 [ BERNARD RACINE de la Presse Canadienne QUÉBEC ¦ Le gouvernement du Québec a-t-il eu raison de faire en sorte de montrer un surplus de $450 millions au cours de l'exercice financier qui s'achève?C'est la question qu'ont débattue hier durant plus de quatre heures, en commission plénière, le président du Conseil du Trésor Paul Gobeil et le critique financier de l'opposition lean Garon.M.Gobeil a expliqué que, grâce à une gestion efficace et serrée, le gouvernement enregistrait un surplus de $450 millions au cours de l'exercice financier qui finit le 30 mars et qu'il avait décidé d'utiliser $400 millions de cette somme pour payer des dépenses du prochain exercice financier.M.G;.i on s'est élevé contre cette pratique surtout parce que, alors qu'il économisait, le gouvernement proclamait bien haut qu'il n'avait pas d'argent.Dans les hôpitaux, les malades étaient installés dans les corridors et le gouvernement maintenait une politique de «médecine de guerre».Le matin même, l'urgence de l'hôpital Laval de Québec accueillait 25 personnes alors qu'elle n'avait que 11 lits, a raconté M.Garon.1 Dans le domaine scolaire, le gouvernement reportait à plus tard la construction d'écoles devenues nécessaires, sous le faux prétexte qu'il n'avait pas d'argent alors que l'argent lui sortait par les oreilles, a longuement expliqué M.Garon.Dans son comté de Levis et dans Beauce-Nord, a raconté M.Garon, deux écoles sont devenues nécessaires, à St-Jean-Chrysosto-mc et à St-Nicolas et leur construction a été reportée, tandis que 1 600 enfants attendent, sous le prétexte que le gouvernement manquait d'argent.Le ministère de, l'Environnement est forcé de remettre à plus tard certains aspects de son programme d'assainissement des eaux qui devaient entrer en vigueur cette année.«Le gouvernement va venir nous dire: Je vais vous faire une politique familiale magnifique pour pouvoir s'occuper des enfants qui sont là et pour qu'on en ait plus.Le gouvernement n'a même pas le coeur de s'occuper des enfants qui sont là et n est même pas soucieux d'avoir des écoles pour les enfants qui sont là», a déclaré M.Garon, Le gouvernement a un surplus de $450 millions et il fait niaiser les parents.PQ : trois nouvelles démissions BRUNO BISSON ¦ Trois membres de l'exécutif du Comité national des jeunes du Parti québécois ont joint leurs voix à celle des principaux leaders de ce comité en démissionnant à leur tour, hier.lean Borduas, trésorier du comité, ainsi que Marcel Tremblay, délégué de l'Outaouais et Guy laine Mallette, présidente régionale de la Montèrégie, ont présenté leur démission pour marquer leur désaccord avec la vision nationale que propose le nouveau maître incontesté du PQ, M.Jacques Pa-rizeau.(ointe par La Presse tard hier soir, Mme Mallette a expliqué qu'elle n'adhère pas à la vision de la souveraineté du nouveau chef.«|e crois que le nationalisme doit rassembler, pas diviser.Et M.Parizeau ne rassemble personne», a-t-elle déclaré.Mme Mallette, qui militait au PQ depuis deux ans et demi, a affirmé que ce n'est pas de gaieté de coeur qu'elle quitte le Comité des jeunes qu'elle a contribué à mon* ter de toutes pièces dans la Montèrégie.Bien que n'aimant pas les étiquettes,' cette étudiante en sciences politiques à l'Université de Montréal a admis qu'elle se sentait plus prés de l'ancien chef, Pierre Marc Johnson, tout comme les deux autres démissionnaires.Le président par intérim du comité, M.André Boisclair, n'a pu être joint hier soir pour commenter ces nouvelles démissions qui surviennent au lendemain du renvoi de six permanents du parti, dont le directeur général» M.Alain Marcoux.M.Boisclair a succédé, à Mme Isabelle Courville qui avait, elle aussi, claqué la porte du comité avec cinq autres membres de l'exécutif, clamant leur profond désaccord avec l'unique candidat à lachefferie.technok>w allemande à petit prix ¦ .¦\"^v:-t:.:yi.:'i Coupé 3 portes à hayon relévàble Voici rOptima de Passeport.Une merveille à seulement 9095*?Passeport vous présente l'Oprima.une voiture qui vous permet de bénéficier des avantages de la teclinologie allemande sans avoir à en payer le prix.En effet l'Oprima a d'abord été conçue et éprouvée en Allemagne par Opel, l'un des chefs de file de l'industrie automobile européenne.; Puis elle a été construite en Extrême-Orient par Daewoo Motor Co., réputée pour la qualité technique de ses chaînes de montage.L'Optima vous offre ce que vous recherchez dans une belle importée allemande, à commencer par un fringant moteur de 1,6 L contrôlé par ordinateur et présentant un remarquable rendement combiné ville-autoroute de 6.5 L/100 km (43 mi/gal)\".Quant à sa tenue de route sûre et précise à l'européenne, elle est le résultat de la judicieuse combinaison de sa conception aérodynamique, de sa direction à crémaillère, de sa suspension ferme et de sa traction avant Mais la performance et la tenue de route ne sont que deux des nombreux atouts de l'Optima.En effet, que vous optiez pour le sedan 4 pones ou pour le modèle à hayon représenté ci-dessus, vous roulerez en tout confon dans des sièges baquets inclinables et enveloppants qui épousent la fonne du corps.Enfin, il y a le plaisir de savoir 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Parizeau ».En conférence de presse hier le chef du Parti indépendantiste Gilles Rhéaume annonçait la tenue du deuxième congrès de sa formation, les 23 et 24 avril prochains à Montréal.Il en profitait également pour faire le point sur la situation linguistique au Québec, ainsi que sur le leadership de Jacques Parizeau.Le Parti indépendantiste, qui avait à.peine 300 membres, lors de sort premier congrès il y a 2 ans, en affiche aujourd'hui 2 300.Environ 35 p.cent d'entre eux ont moins de 30 ans.Aussi, 700 personnes ont contribué financièrement au Pl.Un étapiste plus pernicieux Même si Jacques Parizeau est revenu en politique active, à la tête du Parti québécois, le Parti indépendantiste reste nécessaire.Il l'est même «plus que jamais», selon M.Rhéaume.Le président du PI, Pierre de Belléfeuille, renchérit: «L'étapisme dé M.Parizeau est encore plus pernicieux que celui de Claude Morin.Au moins, avec Morin, l'étapisme portait sur l'option politique tandis qu'avec Jacques Parizeau, on assistera à une cascade de petits référendums pour apporter des retouches ici et là au régime fédéral », proteste cet ancien député péquiste.L'ennemi du Parti indépendantiste est donc tout autant le Parti québécois de Jacques Parizeau que le Parti libéral, ou tout parti qui veut conserver le Québec à l'intérieur de la confédération canadienne.«Nous n'avons pas besoin d'un premier ministre, nous avons besoin d'un pays.Des premiers ministres, nous en avons eu 75 », clame à son tour Gilles Rhéaume.Ce que le PI propose à ses 2 300 membres est on ne peut plus clair: pas de référendum.«L'indépendance, on a le mandat de la faire dès qu'on prend le pouvoir avec une majorité».Français partout L'autre cheval de bataille du PI est la langue.Là non plus, le PI ne fait pas de quartiers.Pas d'affichage bilingue dans certains districts de Montréal, comme le prônent certains députés libéraux.Pas d'affichage bilingue dans les commerces de trois employés et moins, comme le suggère le maire de Montréal Jean Doré.«On s'oppose a tout ghetto.On ne veut pas avoir de réserves, comme les autochtones.Ça doit être français à Beaconsfield comme à Westmount, Amos ou Sain-te-Anne-de-Beaupré ».Le PI invite d'ailleurs le premier ministre Robert Bourassa à se prononcer immédiatement sur l'affichuge bilingue, sans attendre le jugement de la Cour suprême.«Qu'il montre son courage aux anglophones».M.Rhéaume ne voit pas de risque à annoncer la position du gouvernement avant que la cour ne se prononoce.«Le risque est plutôt de se taire.Ce n'est pas aux tribunaux de dire quelles lois doivent être appliquées.M.Bourassa doit cesser de se cacher derrière les tribunaux.Il a l'air d'un peureux ».Programme En plus de langue et d'indépendance, lès 200 délégués attendus au congrès des 23 et 24 avril seront appelés à étayer la position du parti en matière de relations internationales, de programmes sociaux.Entre autres propositions, les 200 délégués se pencheront sur la nationalisation du service téléphonique, le versement d'un salaire aux étudiants à plein temps, l'octroi d'une somme de $3 000 aux femmes qui viennent d'accoucher, la reconnaissance de l'OLP comme représentant du peuple palestinien, etc.Des pères de nouveaux-nés auront droit à l'assurance-chômage Presse Canadienne OTTAWA ¦ Le ministre de l'Emploi et de 1*1 r\\i m \\rt**n ?ï rw* KA !ï.i.-.it !ï.-._ \u2022 \u2022IIIHIIQIUllUlIt ».»»-¦ i i u i t.*-*«-» V» chard, a déposé, hier aux Communes, un projet de loi modifiant la Loi de l'assurance-chômage qui permettra aux pères de recevoir des prestations lorsqu'il assumeront la charge et les soins d'un nouveau-né en raison de circonstances tragiques.«Le présent projet de loi.a souligné M.Bouchard, va permettre le versement de prestations d'assurance-chômage à M.John Mclnnis et à d'autres personnes dans une situation comparable».M.Mclnnis est ce père de fa- mille ontarien qui a dû quitter son emploi pour s'occuper de son nouveau-né à la suite du décès de la mère et qui s'était vu refuser un congé de paternité et ses prestations d'assurance-chomaee.Les modifications autoriseront le versement de prestations aux pères dans les circonstances suivantes: ¦ en raison du décès de la mère lors de la naissance du nouveau-né; ¦ lorsque la mère devient invalide, n'est plus capable de s'occuper d'un nouveau-né et n'est pas admissible aux prestations spéciales parce qu'elle n'a pas accumulé suffisamment de semaines d'emploi pour recevoir l'assurance-chômage.Passez votre fin de semaine chez nous.\"¦\u2022V.\\.: *i I Vous aurez plus à dépenser ailleurs.7000A Montreal- ii ya 13,11 a raire et a voir 9u'on ne sail / 7 T plus par où commencer.' 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stock.Néanmoins, nous ne pourrons maintenir longtemps ces prix réduits; je vous incite donc à vous en prévaloir sans plus tarder.À tous nos amis, anciens et nouveaux, nous réitérons nos plus sincères remerciements, pour votre confiance et vos suggestions qui nous ont été desplus utiles.JUSQU'À COUTELLERIE\tPrix cour.\tPrix Caplan-Duval Noritake\t\t Couvert 5 pièces.\t\t plaqué argent\t\t Countess\t89.00\t50.00 Elizabeth Rose\t78.00\t47.00 Fantasy\t84.00\t1 59.00 Juliana\t78.00\t54.75 Marquise\t78.00\t47.00 Plaza\t84.00\t59.00 Sérénade\t75.00\t40.00 Suprêmes\t\t Couvert 5 pièces.\t\t acier inoxydable\t\t Snowflake\t45.00\t30.00 Snowflake Gold\t75.00\t50.00 Ultra\t75.00\t50.00 Windsor\t25.00\t16.75 Windsor Gold\t50.00\t33.50 Bambou\t65.00\t20.00 Manhattan\t95.00\t42.50 Marcnesa\tbU.UO\t30.00 Rondu Vu\t50.00\t33.50 Empire\t55.00\t36.75 Reed & Barton\t\t Couvert 5 pièces\t\t Arcadian\t60.00\t25.00 Colonial Shell\t60.00\t25.00 Provincial moderne\t60.00\t25.00 Kings Plate\t\t Couvert 5 pièces,\t\t plaqué argent\t\t Chatelaine\t85.00\t56.75 Hepplewhite\t85.00\t56.75 Louis\t85.00\t50.00 Mayflower\t85.00\t56.75 Heritage\t\t Couvert 5 pièces.\t\t plaqué argent\t\t Chelsea\t45.00\t20.00 Hampton\t45.00\t20.00 Maylair\t45.00\t20.00 Richmond\t45.00\t20.00 Heritage\t\t Couvert 5 pièces,\t\t plaqué argent\t\t Abbey Rose\t99.95\t60.00 Royal Baroque\t99.95\t60.00 Troy\t99.95\t60.00 Suprême\t\t Couvert 5 pièces\t\t plaqué argent David Shaw\t\t Bead\t95.00\t59.99 Feather Edge\t95.00\t59.99 Grecian\t95.00\t59.99 Jesmond\t95.00\t59.99 Lotus\t95.00\t59.99 Aynsford\t\t Couvert 5 pièces\t\t plaqué argent\t\t Castell\t115.00\t69.00 Empire State\t105\t65.00 lie do France\t115.00\t69.00 Louvre\t115.00\t69.00 Butter of Sheffield\t\t Couvert 5 pièces\t\t plaque argent\t\t Mandarin\t105.00\t42.00 Dansk\t\t Couvert 5 pieces\t\t plaqué argent\t\t Torum\t125.00\t83.50 Heritage\t\t Couvert 5 pieces,\t\t plaqué argent Rogers 1847\t\t Garland\t79.98\t29.99 Grande Silhouette\t79.98\t29.99 Heritage\t79.98\t29.99 Magnolia\t79.98\t31.99 Signature\t79.98\t31.99 Love\t59.98\t25.00 \tPrix\tPrix \tcour.\tCaplan-Duval Wilkens\t\t Couvert 5 pièces,\t\t plaqué argent\t\t Alt Englisch\t200.00\t100.00 Chippendale\t200.00\t100.00 Spatin\t200.00\t100.00 Oneida\t\t Couvert 5 pieces\t\t plaque argent\t\t Affection\t70.00\t35.00 Bechet\t39.95\t26.75 Baroque Rose\t39.95\t26.75 Enchantement\t70.00\t35.00 Flirtation\t39.95\t26.75 Patrician\t70.00\t35.00 Aynsford\t\t Couvert 5 pièces\t\t acier inoxydable\t\t Supérieur\t95.00\t47.50 Svmohonie\t29.50\t14.75 Toledo Gold\t95.00\t38.00 Trianon\t70.00\t35.00 Linéaire\t45.00\t25.00 Linéaire, gold\t70.00\t35.00 Louvre\t60.00\t40.00 Louvre, gold\t95.00\t55.00 Mirage\t65.00\t32.50 Nordia\t65.00\t32.50 Omega\t65.00\t32.50 Orion\t29.50\t18.00 Orion, gold\t60.00\t36.00 Prince of Wales\t65.00\t32.50 Alaska\t65.00\t43.50 Arctia\t65.00\t43.50 Caravel\t45.00\t25.00 Castell\t65.00\t40.00 Cinquo\t60.00\t40.00 Cinquo, black\t85.00\t42.50 Concerto, gold\t60.00\t40.00 Contrast\t65.00\t32.50 Contrast, gold\t85.00\t42.50 Conqui\t60.00\t40.00 Empire State\t50.00\t33.50 Hermes\t40.00\t20.00 Dansk\t\t Couvert 5 pièces,\t\t acier inoxydable\t\t Anvil\t80.00\t53.50 Basketweave\t75.00\t50.00 Nile\t70.00\t46.75 Pyramid\t80.00\t53.&C Tulipe\t75.00\t50.00 Variation V\t80.00\t53.50 Odin\t80.00\t40.00 Wood Accent\t80.00\t40.00 J.A.Henckels Zwlllingswerk\t\t Couvert 5 pièces,\t\t acier inoxydable\t\t Lyon\t40.00\t26.75 Seville\t50.00\t33.50 Heritage\t\t Couvert 5 pièces.\t\t acier qualité standard\t\t Hastings\t60.00\t24.00 Glengarry\t60.00\t24.00 Grenville\t60.00\t24.00 Renfrew\t60.00\t24.00 Rehaussé d'or « Gold trimmed »\t\t Couvert 5 pièces\t\t Hastings\t100.00\t40.00 Glengarry\t100.00\t40.00 Grenville\t100.00\t40.00 Renfrew\t100.00\t40.00 Jean Couzon\t\t Couvert 5 pièces,\t\t acier inoxydable\t\t Bourbon\t99.00\t66.50 Cardinal\t95.00\t66.50 Consul\t95.00\t66.50 Eclat\t88.00\t61.75 Lyrique\t95.00\t66.50 Seul Caplan-Duval vous offre des prix 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Miramore\t22.50\t13.50 Avenue\t14.95\t9.00 Désirée\t14.95\t9.00 Classique\t21.00\t10.50 Atlantis\t\t Lyric\t45.00\t18.00 Cathay\t47.00\t20.00 Sonnet\t43.00\t21.50 mala\t\t Kalova\t16.45\t10.00 Niva\t12.00\t6.00 Noritake\t\t Royal Pierpont\t33.00\t16.50 Tray\t30.00\t15.00 Paris\t30.00\t15.00 Sweet Swirl\t14.00\t7.00 Ebony Gold\t30.00\t15.00 Resplendent\t40.00\t20.00 Orrefors\t\t Blanche\t42.00\t21.00 Erika\t42.00\t21.00 Helena\t49.00\t24.50 Illusion\t31.00\t20.50 Intermezzo Black\t65.00\t32.50 Julia\t34.00\t22.50 ¦ Play of Lines\t49.00\t24.50 Prélude\t49.00\t34.00 - Rhapsodie\t34.00\t17.00 Vintage\t31.00\t20.50 Nachtmann\t\t Fleuri\t35.00\t21.50 Sabina\t15.00\t7.50 Villeroy & Bock\t\t Jasmin\t65.00\t32.50 Lucia\t30.00\t15.00 Trio\t30.00\t15.00 Miami\t27.50\t13.75 Stuart\t\t Mayfair\t45.00\t22.50 Inspiration\t45.00\t22.50 Ambiance\t45.00\t22.50 .Monaco\t45.00\t22.50 Confessa\t45.00\t22.50 Belfor\t\t Barbara\t12.50\t8.75 Savanna\t15.00\t10.00 Château\t11.50\t8.00 Service à thé ou café 5 pièces plaqué argent $3999 6700, Côte-des-Neiges (Plaza Côte-des-Neiges) 5800, boul.Cavendish (Mail Cavendish) Caplan-Duval 483-4040 APPELEZ SANS FRAIS: 1-800-361-6482 Vancouver, TVéroport de Vancouver, Whistler, PentictonrCalgary, Winnipeg, Toronto\u2014 Mississauga.Ottawa.St-Sauvoiir
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