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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1988-03-24, Collections de BAnQ.

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[" li\\ IT Aujourd'hui: Possibilité d'averses en matinee vents modérés par endroits Minimum - 2° Maximum 8° La P Demain: Généralement ensoleille DETAILS PACE A2 LE PLUS CÎRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE \u2022 MONTRÉAL, JEUDI 24 MARS 1988\t104e ANNÉE N°153\t90 PAGES, 8 CAHIERS\tHors de la zone métropolitaine: 45 cents gp Ailleurs au Québec: 50 cents ¦ Iles de La Madeleine: 90 cents 9\tS* BHHHH9H8 WBÊÊKÊÊBSSÊSS^^^SSÊ^BBSÊSSÊÊBB^^^^\t\t\t\t Aujourd'hui L'/vssemblée blâme le commissaire aux langues Selon Bourassa, les propos de D'Iberville Fortier sont «irréfléchis et irréalistes» LOTTO 6/49 La combinaison gagnante du Lotto 6/49, d'une valeur d'environ $14 millions, est 3, 8, 29, 31, 43 et 48; le numéro complémentaire est 11.¦RscasBoani DOLLAR Le dollar canadien a poursuivi son essor hier sur les marchés des changes, clôturant à 80,41 cents US, une hausse de 14 centièmes.9 MARATHON Serge Arsenault defend \"son» marathon contre les chiffres avances par le gouvernement sur les retombées économiques de l'événement.Sommaire Annonces classées\t immobilier.\tF1 a F6 \tF6.F7 emplois.\t.F7.F8 automobiles.\t.C2, Cî propositions d'affaires.\t.D4 Arts et spectacles\t informations.\t.cahier C horaires.\t.es Bandes dessinées.\t.F4 Décès.\tG4 Économie.\tcahier D Ètes-vous observateur?.F1\t Feuilleton.\tF3 Horoscope.\tF2 Le monde E14à\tE16, C1 Mots croisés.\tC2, S14 «Mot mystère».\tF5 Télévision.\tC1, C2 Tribune libre.\t\u201e 82 Vivre aujourd'hui\t Decoration.\t.E1 a E4 DENIS LESSARD du bureau de La Presse QULUF.C Avec une fermeté peu coutumière, l'Assemblée nationale a condamné d'une seule voix hier le commissaire aux langues officielles, M.D'Ibervillc Fortier.pour avoir soutenu que, par ses lois, le Québec «humiliait» sa communauté anglophone, propos qu'il se devra d'expliquer, ont exigé les parlementaires.L'Assemblé nationale adoptera aujour- d'hui une motion de blâme exceptionnelle à l'endroit de M.Fortier.Proposée par le Parti québécois et reformulce par M.Bourassa, cette motion plongeait toutefois hier dans l'embarras certains élus libéraux anglophones.Les propos tenus par M.Fortier dans son rapport «sont irréfléchis, irréalistes, et je lui demande de s'expliquer», a lancé hier le premier ministre, visiblement piqué au vif par les critiques du haut fonctionnaire fédéral.Ces positions dénotent scion lui un man- que de jugement et sont inacceptables et imprudentes pour quelqu'un qui doit, justement, veiller à l'harmonie entre les deux groupes linguistiques, a dit M.Bourassa lors d'un bref débat à l'Assemblée nationale.«On ne parle pas d'adversaires quand on doit favoriser l'harmonie», a-t-il lancé, en rejetant par ailleurs les tentatives faites par M.Fortier pour atténuer la portée de ses déclarations, «pourtant formulées clairement dans des documents officiels».Pour sa part, le chef du Parti québécois, Guy Chevrette, a réclamé à grands cris la téte de M.Fortier.«Il devrait être rappelé à l'ordre immédiatement par le premier ministre du Canada, a-t-il dit.Il ne mérite pas le titre et les responsabilités qu'il a présentement».Pour M.Chevrette, les accusations de M.Fortier ne constituent qu'une nouvelle tentative visant à culpabiliser les Québé- VOIR LANGUES EN A 2 \u2022 L'éditorial de Michel Roy, page B 2 Fortier maintient à regret ses propos CILLES PAOUIN du bureau de La Presse OTTAWA Le «chien de garde linguistique» du gouvernement fédéral, le commissaire D'Ibervillc Fortier, «regrette vivement» l'interprétation qu'on a faite de ses propos sur le Québec mais il maintient que ces choses devaient cire dites.Pris à partie à Québec et Ottawa hier après avoir affirmé mardi que le Québec «humiliait les anglophones», M.Fortier a été invité à s'expliquer alors qu'il comparaissait devant le comité parlementaire sur les langues.«L'Assemblée nationale vous reconnaît le rôle de chien de garde mais elle vous dit de vous mêler de vos affaires fédérales», lui a lancé le député conservateur de Charlevoix, Charles llamelin.«La caractéristique d'un chien de garde, c'est d'être apprécié de ses mailres en autant qu'il reste sur son terrain», a ajouté M.Ha-melin en l'invitant à répondre au jugement des parlementaires du Quebec.Visiblement surpris, M.Fortier a d'abord prétendu qu'il avait été cite hors contexte par les médias, puis qu'il s'agissait là d'une prise de position comme il en a adopté très souvent.Il a admis cependant que c'était la première fois qu'un de ses rapports suscitait d'aussi vives réactions et que le choix des mots n'était «peut-être pas le plus heureux».«Ni le rapport ni les recommandations ne constituent une accusation envers le gouvernement du Québec.Nous avons constaté un certain nombre de phénomènes et suggéré une règle de bons sens sans suggérer qu'un groupe avait été humilié», a poursuivi M.Portier.VOIR FORTIER EN A 2 CANADIEN 4, NORDIQUES 1 PHOTO ROBERT MAILL0UX.U Presse Beaucoup de discipline et une solide performance du gardien Brian Hayward ont permis au Canadien de vaincre les Nordiques 4-1, hier soir au Forum.Le Tricolore disputait ainsi son 15e match d'affilée sans défaite.Shayne Corson, Cilles Thibaudeau, Claude Lemieux et Mats Naslund ont réussi les buts du Canadien.Michel Goulet a été l'unique marqueur des Nordiques qui, contrairement à leurs habitudes, ont manqué plusieurs belles chances.Les Nordiques ont donc raté l'occasion de reprendre le quatrième rang aux Whalers de Hartford, inactifs hier soir.Tabloïd Sports, pages 2 et 3 Robic: l'entente visant les Turcs suspend toutes les déportations ANDRÉ NOËL La confusion la plus totale régnait hier quant au sort des 45000 personnes qui attendent un statut de réfugié politique au Canada, mais il semblait assuré qu'il n'y aura aucune déportation pendant plusieurs mois.Le ministre fédéral de l'Emploi et de l'Immigration, Benoit Bouchard, a dit qu'il refusait d'accorder une amnistie générale.Mais il a ajouté que d'autres options deviendront possibles lorsque le gouvernement québécois aura décidé quoi faire avec quelque I 500 Turcs sans statut installés au Québec.La ministre québécoise des Communautés culturelles et de l'Immigration, Louise Robic, a de son côté soutenu que M.Bouchard avait bel et bien décidé de suspendre tous les avis d'expulsion d'un bout à l'autre du pays.Les cabinets de M.Bouchard et de Mme Robic ont négocié pendant de longues heures au début de la semaine pour trouver une solution au cas des I 500 Turcs menacés de déportation.Trois cents Turcs s'étaient réfugiés dans une église de l'est de Montréal en attendant que les agents de l'immigration viennent arrêter un des leurs, Ismail Ozkan, qui avait reçu l'ordre de retourner en Turquie dimanche dernier.L'entente finalement conclue entre les ministères québécois et fédéral de l'Immigration a abouti à la suspension des ordonnances de déportation.Mais celle-ci ne visait pas seulement les Turcs vivant au Québec, a affirmé Mme Robic hier.« M.Bouchard m'a dit qu'il suspendrait les exclusions de tous les revendicateurs de statut de réfugié, provenant de n'importe quel groupe, et partout à travers le Canada», a-l-elle dit, visiblement excédée d'être contredite par M.Bouchard.«La suspension des exclusions vaut pour quelque mois.M.Bouchard espère que d'ici là, la loi C-55 entrera en vigueur et qu'il pourra traiter les cas des revendicateurs de statut de réfugié à travers un (nouveau) processus administratif.«Quant à tout ce que vous entendez dire, a-t-elle ajouté à l'intention des journalistes, il faudra le vérifier avec le gouvernement fédéral.Pour moi, l'entente est claire et précise.» M.Bouchard a admis que le choix de ses options dépendait du sort de la loi C-55, bloquée par le Sénat, dominé par les libéraux.« Donnez-moi la loi dans quelques semaines, et vous verrez que j'agirai vite pour régler tous ces problèmes», a dit le ministre.La loi C-55 donnerait au gouvernement le pouvoir de renvoyer tous les faux réfugiés à la frontière même, sans aucune audition.Actuellement, les revendicateurs du statut de réfugié peuvent faire valoir leur cas devant les tribunaux de l'Immigration, un processus qui prend parfois plusieurs années.VOIR TURCS EN A~2~ SUITE DES INFORMATIONS EN A 4 Reagan à Moscou du 29 mai au 2 juin JEAN-FRANÇOIS LISEE collaboration spéciale WASHISGTON ikhail Gorbatchev et Ronald Reagan se sont donnés rendez-vous fin niai à Moscou pour leur quatrième rencontre en moins de trois ans.La visite, qui durera cinq jours, sera le premier séjour moscovite d'un président américain en 14 ans.M.Reagan, qui annonçait la nouvelle à la Maison-Blanche hier, a cependant ajouté qu'il n'avait «aucun moyen de savoir» si un accord pour l'élimination de près de 50 p.cent des armes nucléaires stratégiques sera prêt à être signé lors de sa visite, du 29 mai au 2 juin.Un tel accord, qui fait l'objet de négociations à Genève, serait le couronnement de la présidence de M.Reagan.Le sommet de Moscou avait à l'origi- ne été conçu comme le sommet et l'endroit de la signature d'un tel accord.«Il y a beaucoup de questions techniques difficiles à régler» avant de conclure un accord, a dit le ministre soviétique des Affaires étrangères, Ldouard Chevardnadze, qui était reçu par le président hier.« Mais, en principe, nous sommes convaincus que cela peut être fait», a-t-il ajouté.M.Chevarnadze est à Washington depuis lundi et a tenu une série de rencontres avec son homologue américain George Shultz.De «dures négociations» sur la réduction des armements ont eu lieu pendant la visite, dit-on de source américaine.Les «points de vue se sont rapprochés» malgré des «divergences innombrables», ajoutc-t-on.Chevarnadze a affirmé pour sa part avoir noté «quelques pro- VOIR REAGAN EN A 2 PENTAX SFn \u2022 Appareil 35 mm \u2022 Autofocus \u2022 Fiasn automatique mteq'e \u2022 Chaigomont.avancement et lembobmago nutomatique ou Mm \u2022 Compatibilité avec tous les ObjOCtita PRIX LOZEAU PENTAXK 4QQ99$ boilier seul.ii Sur présentation de ce coupon obtenez pour 8.99$ \"¦ 4 photos couleur 51 7 ou .2 photos couleur 8112 ou 1 photo couleur 11 i M ou 8 photos de dtapos 3 photos it diipos S11 ou 2 photos de diipesli 10 ' Oc votre négatif prelcrc De votre diapositive prclctc e (110-126-13S-120) ou (135) PENTAX \u2022 Misp ju pomt automatique \u2022 Orjieclit zoom miegre 35-70 mm \u2022 Chargomont.avancement et rombotîinago du dim automatique:.\u2022 Exposition t»t tinsh automatiques PRIX LOZEAU «Location caméra vidéo» LLLOzeau LTEE Développement photos couleurs 1 h pour films 110,126,3Smm, et 120.Développement de diapositives, 90 minutes.Télescopes-jumolles-équipement de chambre noire 6229, St-Hubert, Mtl 274-6577 MftgiCcntre \"\u2022¦HPWl WIPE ^.,.4.«^t«r«.*c- \u2022.^v«-^t^»W:'vW*^-*>^'r'J'-''W'.v'-W.** ^i.jfifr.«Jt*/-«'»«.»*.-Stl.v \u2022 A 2 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 24 MARS 1988 SUITE DE LA UNE Le Commissaire aux langues officielles, D'Iberville Fortier, a été pris à partie hier par le premier ministre du Quebec, Robert Bourassa, qui a déclaré que «les propos tenus par M.Fortier dans son rapport sont irréfléchis et irréalistes ».wserphoto pc LANGUES L'Assemblée blâme le commissaire aux langues cois en prétendant qu'ils manquent de générosité à l'égard des anglophones.«Va-t-il falloir se laisser angliciser parce ce serait la seule façon de prouver notre générosité?No way», a-t-il déclaré.Claude Filion, député péquiste de Taillon, affirme quant à lui que «M.Fortier a noirci notre coin de pays sur la place publique, et ferait mieux de se concentrer sur les institutions fédérales qui bafouent tous les jours l'obligation d'offir leurs services en français».Humiliation Dans son rapport, publié mardi, M.Fortier, dont le mandat est essentiellement de vérifier que les ministères fédéraux respectent la Loi sur les langues officielles, Où donner son sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge tient des cliniques aux endroits suivants: ¦ Montréal, au Centre permanent de la Croix-Rouge, 3131 est, rue Sherbrooke, de 10 h à 20 h; ¦ à Montréal, à l'Hôpital Sainte-Marie, auditorium, 5830 rue Lacombe, de 9 h 30 à 1b h 30; ¦ a Pincourt, au Centre commercial, lie Pcrroi, face à Wise Brothers, 101 rue Cardinal-Léger, de 10 h à 20 h 30; ¦ à Maniwaki, aux Galeries de Maniwaki, 100 sud, rue Principale, de 14 h à 20 h.¦ à Saint-Laurent, organisée par le Club Optimiste Saint-Laurent, Village Montpellier (en face de la Caisse populaire), 740 Cote Vertu.de 14 h 30 à 20 h 30.émet des observations sur le problème linguistique québécois, déplorant ainsi la tendance, au Québec, à promouvoir la langue française non pas en se fondant sur sa vitalité, mais par «l'humiliation de sa rivale» (l'anglais).Il ajoute que le secteur scolaire anglophone est en crise et que les Anglo-Québécois y font face ù des problèmes graves et croissants.Dans ce secteur, Québec devrait modifier ses lois, et augmenter notamment le nombre des cégeps anglophones.Titulaire de l'Éducation, le ministre Claude Ryan n'a guère prisé ces dernières allusions.« À tous les niveaux, les anglophones ont exactement le même genre de structures, le même financement que les francophones», a-t-il dit, jugeant «insatisfaisante» la position de M.Fortier sur l'éducation: «Ce qu'il dit sur l'éducation m'a semblé plutôt court », a-t-il fait remarquer.M.Fortier déplore aussi que l'Accord constitutionnel du lac Meech mène à un Canada unilin-gue anglais et à un Québec uni-lingue francophone, un leitmotiv de l'ex-premier ministre Pierre Trudeau, pour qui il travaillait à la fin des années soixante.Pour M.Bourassa toutefois, ces observations n'auront pas d'impact sur les discussions constitutionnelles.«Perfectible», l'accord du lac Meech représente tout de même une amélioration sur le statu quo pour les minorités linguistiques au pays, a-t-il dit.Division Mais dans le concert des critiques formulées hier, plusieurs députés anglophones de l'équipe Bourassa se trouvaient fort embarrassés, ne jugeant pas si ou-trancières les allusions à «l'humiliation» actuelle des Anglo-Québécois.«|e n'ai pas décidé de ce que je vais faire.|e dois examiner la motion.J'aurais beaucoup préféré ne pas avoir à voter là-dessus», a lancé Mme loan Dougherty, représentante de lacques-Cartier.Une motion dénonçant plus précisément l'ingérance du fonctionnaire fédéral dans les compétences du Québec aurait été plus facile à approuver, estime-t-elle.Le LOttO 6/49 Tirage d'hier 3 8 29 31 43 48 (11) LA METEO Québec\tMin.\tMm.\tAujourd'hui AEitiDi\t\u20227\t6\tEnsoleille Oulaouais\t\u20222\t10\tEnsoleil'e LautentôJes\t.7\t6\tEnsoleillé Cantors de I Est\t\u20227\t8\tNua., averses Mauncio\t.2\t8\tNua.averses Quebec\t¦6\tS\tNua.averses Lac-Samt-Joan\t\u20227\t3\tNeige, degag Rimouski\t\u20225\t2\tNua.averses Gaspcsie\t\u20228\t0\tNeige 5 cm Etoe-Comeau\t\t\tNeige 5 cm Sopl-lles\t\t\tN.5 a 10 cm Canada\tMin\tMai.\tAujourd hui Victona\t6\t8\t Edmonton Regma\t\u20223 ¦6\t11 7\t Winnipeg\t\u20225\t.1\t Toronto\t\u2022¦l\t2\t Fiodencton\t¦9\t.1\t Halifax\t\u20227\t\u20224\t Charlotieto.vn\t\u20227\t\u20223\t Saint-Jean\t¦8\t¦4\t États-Unis Min.Mai.Mm Mai.Boston -4 6 N.-0Means 14 23 Buttata -1 2 Pittsburqh 1 8 Chicago 13 18 S.Francisco 12 18 Miami 21 23 Washington 0 9 Ne* York -2 6 Dallas 17 23 les capitales \tMm.\tMu.\t\tMm.\tMai.Amsterdam\t0\t10\tMadrid\tS\t19 Athènes\t\t\tMoscou\t\t Acapulco\t23\t33\tMexico\t11\t21 Berlin\t1\t5\tOslo\t¦ t\t1 Bruxelles\t2\t13\tPans\t9\t14 Buenos Aires\t20\t28\tRome\t6\t16 Copenhaguo\t\u20222\t3\tSeoul\t0\t8 Genève\t6\t13\tStockholm\t\u20222\t0 Hong Kong\t15\t17\tTokyo\t10\t18 Le Caire\t11\t22\tTnnidJd\t23\t33 Lisbonne\t10\t16\tVienne\t6\t12 Londres\t'\t13\t\t\t La Quotidienne Tirage d'hier a trois chiffres 241 à quatre chiffres 2248 «|e ne sais pas comment je voterai», a déclaré pour sa part Robert Middlemiss, député libéral de Ponliac.Selon lui, il y a des Anglo-Québécois qui se sentent comme des citoyens de seconde classe parce qu'ils ne peuvent afficher dans leur langue ou obtenir des postes dans le réseau québécois de la santé.«Mon père a 82 ans; unilingue anglophone, il se sent humilié chaque fois que son gouvernement lui écrit, il doit venir me faire traduire la lettre.Il paie les mêmes impôts que moi», lance M.Middlemiss.Selon lui, M.Fortier a reflété la réalité dans certains endroits du Québec où la minorité anglophone se sent brimée.En revanche, pour John Kehoe, député de Chapleau et autre défenseur du bilinguisme dans l'affichage, tout le monde votera probablement en faveur de la motion d'hier.La motion qu'adoptera aujourd'hui l'Assemblée nationale dénonce vigoureusement les propos tenus par M.Fortier à l'endroit de la communauté anglophone du Québec et lui demande de s'expliquer.File reaffirme «avoir toujours exercé la compétence linguistique qui est sienne de façon tout à fait démocratique.de manière à assurer la survie de la collectivité française et à endiguer la menace d'anglicisation», affirme le texte proposé par M.Bourassa, une version très légèrement adoucie de celle qu'avait déposée le PQ.Pour Jocelyn Pitre, adjoint du leader du gouvernement en Chambre, Michel Gratton, de telles motions de blâme visant un individu restent rares.?PORTIER 12-4-01 Le 24 mars 1988 Fortier maintient à regret ses propos «Nous avons donné la perception que ce groupe (Alliance Québec) a de la situation, et cette perception n'est pas nouvelle: beaucoup d'anglophones québécois se sentent humilies, ce qui est regrettable», a dit M.Fortier.Il a ensuite soutenu que les questions linguistiques formaient un tout qu'on ne pouvait séparer selon le lieu où elles se posaient, «clamais je ne m'excuserai d'être le porte-parole des minorités», a t-il affirmé.Il a par contre refusé d'employer les mêmes termes pour décrire la situation des francophones hors Quebec.Selon lui, le commissaire ne peut se replier sur «ses affaires fédérales» car cela mettrait rapidement fin à son mandai qui est de faire connaître et respecter l'esprit de la loi sur les langues officielles du Canada.«Il y a nécessité d'expliquer les choses comme on les voit et de le faire très franchement», a dit M.Portier.«|e reconnais que la tradition permettant au commissaire de s'exprimer très librement, même sur des matières qui sont de compétence provinciale, serait susceptible d'être remise en question par un incident de ce genre».Plus tôt dans la journée, le premier ministre Brian Mulroney avait pris ses distances devant les remarques de M.Fortier, critiquant certains aspects de l'accord du Lac Meech susceptibles de rompre l'équilibre linguistique du pays.« )e ne commente pas le rapport de M.Fortier mais l'accord est un document qui est juste envers les francophones cl les anglophones du Canada», a déclaré M.Mulroney.« |e ne me sens aucunement humilié nulle part au Canada, je suis un citoyen à part entière partout», a lancé M.Mulroney en quittant les Communes en après-midi en faisant à nouveau allusion au rapport du commissaire.Le chef néo-démocrate Ed Broadbent a pour sa part indiqué qu'il n'était «pas du tout» d'accord avec le jugement de M.Fortier sur la situation des anglophones du Québec.?TURCS Robic: l'entente visant les Turcs suspend toutes les déportations Des observateurs croient que M.Bouchard a l'intention d'accorder une amnistie générale pour les 45000 étrangers en attente de statut, mais qu'il attend que le Sénat adopte la loi.On estime que le ministre ne veut pas faire connaître sa décision tout de suite, de crainte que des milliers d'autres réfugiés débarquent au pays avant que la nouvelle loi lui donne le pouvoir de les refouler.Aux Communes, l'opposition ne s'est pas gênée pour souligner les faiblesses de M.Bouchard.Le critique libéral en matière d'immigration, Sergio Marchi, a suggéré à M.Bouchard de «cesser de se cacher sous les jupes de Mme Robic et du Sénat».M.Marchi s'est déclaré exaspéré de voir le ministre «jeter constamment ses responsabilités sur les épaules des autres» et lui a recommandé de «se retrousser les manches pour régler un problème purement bureaucratique».Le sénateur Jacques Hébert ne comprend pas pourquoi M.Bouchard jouit d'une bonne réputation au Québec.«Il dit n'importe quoi.C'est un menteur», a dit le sénateur libéral, en affirmant que le Sénat étudie le projet de loi C-55 depuis quatre mois, et non huit, comme le répète souvent le ministre.Les fonctionnaires du ministère de l'Immigration semblaient nager en pleine confusion, hier.Vers I4h, le responsable de l'application de la loi au Québec, Richard Saint-Louis, a dit que les fonctionnaires avaient reçu «l'ordre de suspendre tous les renvois au Canada».Une heure plus tard, son adjoint le contredisait.En fin de journée, M.Saint-Louis disait qu'il semblait qu'il y avait, un gel des ordonnances d'exclusion.«Pour l'instant, on comprend que nous devons consulter la Direction générale des opérations à l'administration centrale pour chaque cas de revendicateur du statut de réfugié, a-t-il dit.Nous voulons être certains de bien in- terpréter l'entente conclue entre Mme Robic et M.Bouchard.» Cette confusion n'était pas de nature à calmer les inquiétudes des étrangers jusqu'à maintenant susceptibles d'etre déportés.Une quinzaine de Ghanéens se sont réunis au Temple Baptist Church, rue Durocher à Outremont.Leur porte-parole, Abraham Turkson, a dit qu'il était déçu des déclarations de M.Bouchard.«Pour l'instant, les nouvelles ne semblent pas bonnes.On se demande pourquoi le gouvernement ne nous traite pas comme il a traité les Turcs.Est-ce parce que les Turcs sont blancs, et les Ghanéens, noirs?» Trois Ghanéens ont reçu des avis de déportation pour mercredi prochain.M.Turkson, président de Concerned Ghanaians of Quebec, a dit que son groupe prévoit divers moyens de pression si les ordonnances d'exclusion ne sont pas annulées.?REAGAN Reagan à Moscou du 29 mal au 2 juin grès, mais rien de révolutionnaire».Signaux contradictoires Depuis plus d'un mois, Moscou et Washington émettent des signaux contradictoires quant à la possibilité de conclure un accord Start (pour Strategic Arms Reduction Treaty) d'ici à mai.Au début du mois, M.Reagan a affirmé qu'il «n'anticipait pas pour l'instant que le traité soit prêt pour une signature d'ici là».Mais il a dit espérer le conclure avant la fin de son mandat, en janvier 1989, en assistant peut-être à un cinquième sommet.Peu après, un responsable américain affirmait cependant que les négociateurs étaient très «proches sur la manière d'aborder les problèmes» et étaient «en position de faire des progrès».Il se disait même «surpris du sérieux avec lequel les Soviétiques abordent les questions très pratiques de la vérification», le problème le plus épineux, et inédit, de ce traité.Pour leur part, les Soviétiques affirmaient en février que le traité pourrait'ètre prêt en deux ou trois mois, mais ils ont ensuite accusé les Américains de ralentir volontairement le déroulement des discussions.Les déclarations d'aujourd'hui \u2014 celle plus timide du président et celle plus optimiste du ministre soviétique Chevardnaze \u2014 semblent confirmer les analyses selon lesquelles M.Gorbatchev est plus pressé que M.Reagan d'obtenir un accord dés le sommet de Moscou.Si le traité est signé en mai, le Sénat américain aura le temps de le ratifier avant d'ajourner s'es travaux pour l'élection présidentielle d'octobre.Sinon, il faudra attendre que le nouveau président et le nouveau Sénat, l'an prochain, reprennent et réjivji-luent tout le dossier.Le Sénat est actuellement occupé à discuter d'un autre traité de réduction des armes nucléaires, celui qui élimine les euromissiles et qui fut signé lors du sommet de Washington en décembre dernier.La ratification, un temps incertaine, semble maintenant assurée, mais les sénateurs reprochent à l'administration de s'être mise en position de faiblesse.en négociant l'automne dernier avec l'obligation d'obtenir un résultat pour le sommet de décembre, déjà annoncé.Les négociateurs mettaient encore la dernière main au texte du traité alors que M.Gorbatchev était déjà en sol américain.Cette fois-ci, le président semble vouloir écarter les craintes d'un traité bâclé sous la pression du calendrier, ce qu'il fait en affirmant que le sommet de Moscou aura lieu de toutes façons, traité ou pas.Ce qui ne veut pas dire que les Américains n'espèrent pas le signer en mai.Londres, Helskinki Moscou ne sera que l'une 'des trois villes européennes visitées par le couple présidentiel au printemps.M.Reagan fera d'abord escale le 26 mai dans la capitale de la Finlande, Helsinki, où il prononcera sans doute un discours sur la portée de sa visite en URSS.À son retour de Moscou, il s'arrêtera à Londres, où il sera assurément reçu par sa plus importante alliée, la première ministre Margaret Thatcher.On sait peu de choses de l'emploi du temps de M.Reagan pendant son séjour en terre soviétique.Il est cependant probable qu'il assistera à une représentation du fameux ballet Bolshot.Des membres de la Maison-Blanche laissent entendre qu'il rencontrera sûrement des dissidents soviétiques.À Washington èn.idé-cembre, M.Gorbatchev avait pris de surprenantes libertés avec son emploi du temps, organisant plusieurs rencontres avec des groupes d'Américains \u2014 intellectuels, hommes d'affaires, éditeurs \u2014 indépendamment de la Maison-Blanche.M.Reagan pourrait être tenté de faire de même.Avec le sommet de Moscou; le président Reagan sera le seul chef d'État américain à avoir rencontré quatre fois le même leader soviétique.Un record que personne n'avait prévu lorsque M.Reagan est entré à la Maison-Blanche ij y a sept ans, affirmant que l'URSS était un «empire du mal» qui n'hésite pas à «mentir, tricher» et à renier tous ses engagements pour atteindre ses buts de «domination mondiale».?wlÈà$ Une quinzaine de Ghanéens, réunis dans un temple baptiste, ont demandé le même traitement que celui qui a été offert aux Turcs.PH0T0 JEAN C0UPIL \" 's * » ¦mnnmnmnBBiB LA PKfcbbt, MONTRtAL, JEUDI 24 MARS 1988 A3 Le Collège Marie-Victorin déjoue les normes du gouvernement ANDRÉ PRATTE ¦ Le Collège Marie-Victorin a reçu depuis cinq ans des centaines de milliers de dollars de subventions en laissant croire au gouvernement que ses cours intensifs de langues secondes menaient à un diplôme d'études collégiales.Or, une enquête menée par La Presse permet \"de croire que ce n'est pas le cas.Soulevée le 15 mars à l'Assemblée nationale par un député pé-quiste, Mme Jeanne Blackburn, cette affaire fait présentement l'objet de vérifications au ministère de l'Enseignement supérieur et des sciences.«Ça sent la course aux subventions», a avoué à La Presse le directeur de l'enseignement privé au ministère, M.Valère Gagnon.«Ce que fait le collège Marie-Victorin n'est probablement pas illégal, a-t-il expliqué, mais ce n'est pas une pratique courante.On se demande actuellement si on devrait leur demander d'y mettre un terme.» Depuis 1983, le Collège Marie-Victorin, un établissement privé de Montréal, offre aux adultes des cours intensifs de français langue seconde d'une durée d'un an.Il a lancé l'automne dernier des cours semblables en anglais langue seconde.Cette année, plus de 500 personnes suivent ces cours de langues secondes.Ces adultes sont inscrits comme étudiants à temps complet dans le programme «Lettres» menant à un D.E.C., ce qui permet au collège de recevoir une subvention de $2889 par étudiant.Mais dans les faits, ces cours de langues ne mènent pas à un D.E.C.En un an, les étudiants reçoivent des crédits pour 12 cours d'anglais langue seconde.S'ils voulaient poursuivre leurs études pour obtenir un D.E.C, la moitié de ces crédits seraient inutiles, puisqu'un programme de D.E.C.ne peut comprendre plus de six cours d'une même discipline.Le ministère de l'Enseignement supérieur se demande si en organisant des cours de cette façon, le Collège Marie-Victorin respecte la loi sur l'enseignement privé, qui prescrit qu'un collège d'enseignement général «doit donner au moins les cours du programme officiel dont la combinaison rend l'élève admissible à des études de niveau universitaire».Le collège aurait davantage respecté la loi et la réalité en inscrivant ces étudiants «hors-D.E.C.» ou à l'éducation des adultes.Mais dans le premier cas, les règlements du ministère ne prévoient pas de subventions; dans le second, la subvention par étudiant est trois fois moins importante que le montant qu'a reçu l'institution.Le collège admet n'avoir jamais offert à ces étudiants de poursuivre leurs études pour obtenir un D.E.C.«On n'a pas essayé jusqu'ici d'offrir ces cours comme un D.E.C, ce n'était pas l'idée», a exj pliqué Mme Doris O'Keefe, resT ponsable des cours de langues secondes.«Mais les étudiants savaient qu'ils étaient dans un cégep, et qu'ils avaient les mêmes possiblités que n'importe quel autre étudiant au cégep.» La publicité faite par le collège ,1'é.té dernier ne mentionne nulle part que les cours d'anglais langue seconde font partie d'études menant à un diplôme.On parle simplement de cours «pour améliorer votre connaissance de la langue anglaise à des fins professionnelles».De plus, au cours des dernières années, presque tous les étudiants ont quitté le collège après les 26 semaines que duraient les cours de langue.En 1986, le collège a inscrit 246 étudiants en première année de «Lettres».Seulement 15 d'entre eux poursuivent leurs études cette année.Les chômeurs Cette année, le collège a même obtenu des subventions du Québec en inscrivant à son D.E.C.300 chômeurs payés par la Commission d'assurance-chômage.La publicité du collège disait de ces cours qu'ils étaient «spécialement conçus pour les bénéficiaires de l'assurance-chômage».À chaque prestataire inscrit, le Collège remettait une lettre indiquant qu'il suivrait, non pas un programme de D.E.C, mais un cours de 26 semaines «selon les normes d'anglais requis pour son travail».Cette lettre permettait aux étudiants de recevoir leurs prestations pendant la durée du cours, Emploi et Immigration Canada payant, pour une période ne dépassant pas 26 semaines, les chômeurs qui suivent des cours de langue seconde.Prévenu de cette situation, le ministère fédéral a décidé le premier mars dernier de ne plus référer de chômeurs à Marie-Victorin.Au Collège, les responsables des cours de langues secondes affirment qu'un programme de D.E.C.sera offert aux étudiants intéressés dès l'an prochain.«Dans un premier temps, c'est seulement un programme de langue, mais l'objectif à long terme est de développer un D.E.C.pour permettre aux adultes non-anglophones de poursuivre leurs études collégiales en anglais», explique M.Charles Brown.Entretemps, les subventions versées par Québec ont permis au , Collège Marie-Victorin d'offrir ses cours de langues secondes à $ 15 par semaine, ce qui est beaucoup moins cher que ce qu'exigent les universités ou les écoles de langues pour des cours du même genre.Selon les responsables du collège, ces subventions ont aussi permis d'offrir un cours supérieur à tout autre.Les étudiants interrogés s'en disent d'ailleurs satisfaits.Des doutes existent néanmoins quant au contenu des cours offerts par Marie-Victorin.Comme l'exigent les règlements du ministère, les étudiants ont été inscrits à des cours-approuvés par le gouvernement, cours qui sont décrits dans ies «Cahiers de l'enseignement collégial» publiés par le MES.Dans leurs bulletins de première session, les étudiants ont reçu des notes et des crédits pour des cours approuvés comme « Anglais des affaires», «Traduction », «Nouvelle».Mais en fait, a appris La Presse, ces notes ne correspondent pas aux contenus de ces cours, mais à l'évaluation du travail de l'étudiant pour chaque période de dix jours.Exemple: un étudiant qui avait reçu la note de 80 p.cent dans les travaux faits du 23 novembre au 17 décembre a vu cette note inscrite à son bulletin pour le cours «Traduction», et il a reçu les crédits pour ce cours, même s'il n'a fait que très peu de traduction durant cette période.Le 82 p.cent obtenu pour les travaux faits du 12 au 22 octobre s'est retrouvé dans le bulletin au cours «Nouvelle».Interrogés par La Presse, deux étudiants ont affirmé n'avoir fait ni traduction, ni étude de nouvelles durant leurs cours.Un professeur a admis que la traduction n'est pas enseignée «formellement».«Mais à travers le cours, on parle des différences entre l'anglais et le français, des tournures typiques d'une langue qui ne s'emploient pas dans l'autre, etc.».Même chose pour l'étude de nouvelles.«Tout est intégré, et je vous jure qu'on couvre toute la matière», affirme ce professeur.Un DC-8 de Nationair doit faire demi-tour en raison d'ennuis mécaniques L'avion se dirigeait vers la Floride mais a dû rebrousser chemin au-dessus de Boston ¦ Un DC-8 allongé de la compagnie Nationair avec plus de 200 personnes à bord a dû rentrer à l'aéroport de Mirabel, tard same-, di dernier, à la suite de la rupture d'une valve de pressurisation.L'appareil était parti de Mirabel vers 22h, avec 197 passagers et 11 membres d'équipage, en direction de Fort Lauderdale en Floride, a confirme hier à La Presse M.Marc Fernandez, du Bureau canadien de sécurité aérienne.Vers 23h 15, lorsque l'appareil volait à une altitude d'environ 30000 pieds sous la direction de la tour de contrôle de Boston, le pilote a constaté un problème de pressurisation et a pris les mesures qui s'imposaient, a dit M.Fer- nandez, à savoir réduire l'altitude dans le plus bref délai possible.L'avion est descendu d'une vingtaine de mille pieds.l'our ce faire, a expliqué M.Fernandez qui a déjà travaillé à bord de DC-8, le pilote a mis ses moteurs en marche arrière, ce qui a secoué l'avion et causé des bruits qui ont pu effrayer certains passagers.La Presse avait été informée de l'incident par le biais de personnes qui avaient parlé à des passagers depuis.Quoi qu'il en soit, selon M.Fernandez, l'appareil est rentre à Mirabel sans problème et on a réparé la valve en cause.Le depart a eu lieu quelques heures plus tard.Au complexe Desjardins, même si ce n'était pas la cohue, la clientèle de quêteurs de rêve se pressait pour acheter la combinaison.peut-être gagnante ! photo jeanyves ietourneau.u pmse Qui donc raflera les $14 millions, le gros lot le plus important du Lotto 6/49 ?gros lots qui n'ont pas été remportés lors des tirages des 12, 16 et 19 mars.GEORGES LAMON ¦ Saviez-vous que le grand gagnant du Lotto 649, comme de toutes les autres loteries, est toujours connu d'avance?Et pourtant il n'achète jamais de billet de loterie.Plus les gros lots sont considérables, plus il jubile, savoure en solitaire sa chance inespérée, s'enorgueillissant à chaque fois de son rôle de gardien du bas de laine de la nation.Pendant que d'autres se ruinent à la tâche ou hypothèquent leur revenu déjà passablement grignoté.Vous ne l'avez pas reconnu?C'est le Grand argentier de l'État.Confortablement installé dans son fauteuil capitonné, derrière son imposant bureau et entouré de ses conseillers, il perçoit à chaque tirage, et sans remords, des dividendes qui viennent remplir la baignoire publique, véritable gouffre sans fond.Cet homme qui, à l'image de l'Avare de Molière, a toujours besoin de se voir réconforter, est tout bonnement heureux.Le peuple est avec lui.Et l'heure est à la fête, le gros lot du tirage d'hier soir dépassant les $14 millions.Depuis la création, en juin 1982, du Lotto 6-49, il s'agit du gros lot le plus élevé jamais offert au Canada.Le dernier plus important gros lot, $ 13890588, avait été raflé en janvier 84 par un couple de Brand-ford, en Ontario.Le même scénario se répète avant chaque tirage où de telles sommes sont mises en jeu.Ainsi, depuis le début de la semaine, la frénésie de la loterie et d'un gain aussi important s'est emparé de bien des gens.Hier, on notait une affluence de la clientèle dans les grands points de vente très achalandés de Montréal, comme au Complexe Desjardins, à la Place Ville-Marie et dans certains grands centres commerciaux.Un porte-parole de Loto-Québec expliquait que, depuis samedi soir dernier, les mises entraient dans les 4 100 terminaux du Québec \u2014 on dénombre I 498 points de vente dans l'ile de Montréal et 197 à Laval \u2014 à raison de plus de 4000 transactions à la minute.Normalement, le mercredi, avec un gros lot habituel d'environ $1,5 million, les transactions s'élèvent à 1 800 à la minute.Les terminaux de Loto-Québec peuvent accepter jusqu'à 6000 transactions à la minute.Vers I6h 30, hier, les ventes accumulées de billets étaient de $33687 114 pour le Canada \u2014 contre $ 16 millions dans des circonstances semblables en 1984 \u2014 dont $ 10233972 au Québec seulement.Et c'était loin d'être terminé.Rappelons que les accumulations importantes de gros lots sont survenues après les Noel 84, 85 et 86.Le gros lot d'hier soir provient de l'accumulation des Les dix plus gros lots gagnés au Québec ont été remportés par des gens qui participaient en groupe de quatre à 118 personnes aux tirages du Lotto 6-49.En novembre 1987, ce sont 118 employés de Métro-Richelieu qui s'étaient partages ($46000 chacun) un gros lot de $ 5,6 millions.Une récente étude de marché, faite pour le compte de Loto-Québec, concluait que 82 p.cent des Québécois achètent des billets de loterie.De ce nombre, les plus gros acheteurs appartiennent à la classe moyenne de Québécois percevant un salaire annuel se situant entre $30000 et $40000.L'étude révélait qu'en moyenne chaque Québécois achète pour $469 de billets de loterie.Et cela, même si au Lotto 649 il n'y a qu'une chance sur 14 millions d'avoir la combinaison gagnante.De tous genres et pour tous les goûts.photo pierre cote.U Prtiie Des voleurs d'armes rendent.les armes Se sachant près d'être coincés par les enquêteurs, les malfaiteurs indiquent aux policiers que le butin se trouve dans un conteneur à déchets ¦ Des voleurs qui s'étaient emparés de 86 armes de poing le mois dernier dans le centre-ville de Montréal, les ont finalement remises à la police de la Communauté urbaine de Montréal, mardi soir, parce qu'ils se sentaient serrés de trop près par les différents enquêteurs à leurs trousses.Depuis le vol, commis le 24 février au matin à l'arrière du 1061 rue Saint-Alexandre, les enquêteurs du district 25, ainsi que le Service des douanes et la Gendarmerie royale du Canada, avaient procédé à plusieurs interrogatoires et à des perquisitions dans le but de récupérer ces armes.Les douanes s'en sont mêlées parce qne le chargement d'armes avait déjà été enregistré pour fins d'exportation (Australie et Nouvelle-Zélande).Quant à la GRC, elle s'occupe de près ou de loin à tout ce qui s'appelle vol d'armes à feu.Rappelons que deux hommes armés s'étaient emparés des armes après avoir kidnappé le chauffeur du camion qui les transportait; l'homme avait ensuite été attaché et abandonné près du centre commercial Place Longueuil.Si 8b armes s'étaient retrouvées tout à coup sur le marché noir, les consequences auraient pu être désastreuses, ont explique hier les enquêteurs, les sergents-détectives Michel Lcdoux et Claude Marchand^ Dans une taverne, là où ça se vend habituellement, n'importe quel petit bandit, qui commet habituellement des vols de dépanneur avec un pistolet de départ, aurait pu s'en procurer une, estiment les policiers.Les armes en question provenaient de différents surplus ci valaient environ $5000.Toutefois, selon la police, leur valeur sur le marché noir dépassait les $60000.Le lot d'armes volées comprenait 75 pistolets automatiques de calibres .22 et 9 mm., notamment, ainsi que 11 revolvers, surtout de calibre .38.Les voleurs, qui semblaient éprouver des difficultés à se dé- barrasser de leur butin, ont communiqué avec la brigade antigang de la police de la CUM vers 21 h mardi, pour prévenir la police qu'ils désiraient rendre les armes.Ils ont rappelé un peu plus tard, pour faire savoir à la police où l'on pourrait les prendre.Les policiers les ont trouvées dans un conteneur à déchets situé prés d'un cinéma sur le boulevard Taschercau, à Greenfield Park.Elles étaient dans leurs emballages d'origines, graissées et prêtes a servir.Il reste maintenant à retracer les auteurs présumés du vol, un francophone et un anglophone.L'enquête de M.Lcdoux et de son confrère Claude Marchand se poursuit.jr A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 24 MARS 1988 L '« habitabilité » de la Terre est menacée \u2014 Hubert Reeves NICOLE BEAUCHAMP ¦ Diminution de la couche d'ozone, pluies acides, deforestation.Face à la pollution multiforme et au danger nucléaire menaçant la vie terrestre, Hubert Reeves répudie le pessimisme et fonde son espoir sur une prise de conscience «globale», «planétaire», des problèmes d'environnement.«Nous sommes en présence d'une confrontation entre deux mouvements.La prise de conscience environnementale va-t-elle prendre de vitesse la destruction accélérée de la nature?|e suis volontairement optimiste.Nous n'avons pas le droit d'être pessimistes, parce qu'alors nous baissons les bras et ne faisons rien.Le temps presse de s'investir.Chaque année compte pour que la Terre reste une planète habitable et jolie», disait hier le célèbre astrophysicien québécois.De passage a Montréal, le vulgarisateur scientifique se prétait à une rencontre de presse à la Grande librairie Montréaloisir, entre deux séances de signature: l'une à l'occasion d'une nouvelle édition de l'un de ses ouvrages, Patience dans l'azur, remis à jour, et l'autre pour autographier le livre d'or de la Ville de Montréal.Va pour la petite digression.Car le savant aux allures de prophète est venu dans la métropole pour participer, à titre de conférencier invité, au premier gala-bénéfice de la Fondation québécoise en environnement, qui a lieu aujourd'hui en présence notamment des ministres Clifford Lincoln et Tom McMillan.Hubert Reeves n'a pas accepté de monter à cette tribune sans raison.«Le mouvement écologique a dépassé l'idéalisme pur, a cessé de crier dans le désert, a commencé à prendre un pouvoir réel et à se faire écouter en hauts lieux.C'était un passage nécessaire dont on peut maintenant tirer espoir.Et c'est pourquoi j'ai accepté cette invitation», a-t-il indiqué.10 000 ans de pollution A sa manière de raconteur de l'univers et d'historien du cosmos, il parle du problème de l'être humain qui, du fait de sa puissance accrue «d'arranger ou de déranger l'environnement», menace lui-même «l'habitabilité de la planète.« L'influence négative de l'homme sur l'environnement remonte à 10 000 ans.Si la pollution sous toutes ses formes apparaît moins dramatique que la menace d'anéantissement nucléaire \u2014 bien que cette dernière n'ait pas un caractère de certitude \u2014, elle s'avère néammoins plus gra- photo rene Picard, u Preste Hubert Reeves: un cri d'alarme teinté d'espoir.ve parce qu'elle ne dépend pas de décisions gouvernementales et parce qu'elle s'imbrique dans le développement industriel», affir- me-t-il.Loin de lui l'idée de pourfendre l'industrie et de la clouer au pilori.Hubert Reeves répugne visiblement à l'esprit de croisade, aux visions manichéennes qui pourraient ériger l'écologie en religion des pays riches au détriment des pays du tiers-monde.«Il ne faut pas être axé uniquement sur l'environnement aux dépends des autres aspects de la réalité quotidienne, car les hommes doivent gagner leur vie, manger, se loger.Sinon, vous vous comportez comme des nantis qui détiennent les moyens d'imposer ceux-ci aux autres sans égard à leurs besoins.C'est le problème des pays riches face au tiers-monde», pense le philosophe humaniste.Et d'ajouter: «L'industrie peut être perçue comme une alliée qu'il importe de convaincre que c'est son intérêt aussi bien que le nôtre de tenir compte d'autres aspects que le seul profit.Par exemple, l'industrie du sirop d'érable est touchée par les pluies acides».Pour lui.l'heure n'est plus à jeter des anathèmes, et les empoignades entre écologistes et industriels doivent céder le pas à un «dialogue dans les sphères politiques, économiques et autres.Les problèmes d'environnement n'ont pas de frontière.Et cela va faire poindre la nécessité de développer une solidarité humaine, une prise de conscience plus globale, planétaire», croit-il.MTS : le livre publié par Communications Québec loupe le Salon de la jeunesse FRANÇOIS FOREST ¦ Le ministère québécois des Communications vient de publier un livre sur les maladies transmises sexuellement (MTS), mais cette publication ne pourra être vendue au Salon international de la jeunesse où sont attendus d'ici dimanche quelque 100 000 jeunes, au Vélodrome.Ce livre, écrit par Francine Lé-garé et Christine Zeller, deux re-cherchistes du ministère, a été tiré à 15 000 exemplaires, mais n'a pu faire l'objet d'une entente de service entre le MCQ et les autres ministères représentés au salon pour qu'il puisse être vendu dans leurs kiosques.Christine Zeller a déclaré hier qu'il «était dommage» que le livre ne puisse être offert ($13,95) dans le cadre de ce rendez-vous des jeunes.La publication, coiffée du simple titre MTS, traite des maladies les plus répandues au Québec.Avec des planches explicatives, les auteurs, dans un style accessible, montrent le point de départ de chaque maladie, ses manifestations, le diagnostic, le traitement, ses complications, la prévention et les conséquences juridiques qui peuvent en découler.Une autre stratégie François Pelletier, agent d'information aux Communications, a indiqué que si le ministère n'était pas représenté au.salon comme le sont ceux de l'Éducation ( MÉQ) et de la Santé et Services sociaux ( MSSS), c'est qu'on n'a pas jugé bon de l'être, le mi-nistère des Communications n'ayant pas assez de publications pour les jeunes.«Il ne serait pas rentable de louer un kiosque pour vendre un titre ou deux; nous préférons nous adresser aux salons régionaux», a-t-il dit.Pourquoi ne pas permettre à un agent du MCQ de vendre le livre à l'intérieur d'un kiosque du gouvernement?Parce que, explique-HI, le ministère ne compte qu'un agent qui est présentement au salon régional de Hull, que ce type de coopération n'existe pas et que le salon, avec «son caractère commercial et disco », ne se prête pas à ce genre de sollicitation.Il a ajouté que le MSSS et le MÉQ n'étaient pas autorisés à vendre les publications du MCQ, même si le livre en question a été recommandé par Mme Thérèse Lavoie-Roux.Par ailleurs, le MSSS distribuera gratuitement une brochure.L'amour, ça se protège, dans laquelle, par le biais de questions et réponses, les jeunes sont appelés a identifier des maladies.MTS a été tiré à 15 000 exemplaires et le seuil de rentabilité, indispensable pour que le ministère puisse financer de nouvelles parutions, a été établi à 7 000.M.Pelletier a reconnu que le Salon de la jeunesse aurait pu être la tribune idéale pour la promotion d'un tel livre, mais précise qu'il sera prochainement en librairie et fera l'objet d'une campagne de promotion dans les salons régionaux.En 1986, dans le cadre du Salon de l'épargne-placcment, le guide pratique 5e lancer en affaires avait atteint un tel succès qu'on avait commandé une réédition, jusqu'à maintenant, plus de 42 000 exemplaires de cet ouvrage ont été vendus, devenant du même coup le best-seller le plus rentable du MCQ.Au Québec, 23000 demandes d'asile et 300 expulsions depuis mai 1986 LILY TASSO ¦ Quelque 23 000 revendicateurs du statut de réfuçié, 22 760 très précisément, originaires de près de 140 pays, sont arrivés au Québec entre le 21 mai I986 et le 11 mars 1988.Et Mirabel continue d'en recevoir au rythme d'environ 500 par mois.Durant cette période de moins de deux ans, seulement 300 revendicateurs ont été expulsés et ont quitté le Canada.Avec un chiffre de 10050 demandeurs d'asile, c'est l'Asie qui en a fourni le plus.De différents pays des Amériques nous sont arrivés aussi 8 640 personnes ; d'Afrique, 3 441, et enfin d'Europe, 522.À ces nombres s'ajoutent trois « réfugiés » d'Océanie et 100 autres qui se sont déclarés apatrides.Ces gens sont loin d'arriver uniquement de pays en guerre ou de pays totalitaires.En effet, parmi ceux qui ont demandé le refuge au Québec, on trouve des citoyens des États-Unis, d'Israël et de l'Europe occidentale: Angleterre, Belgique, Finlande, France, Italie, République fédérale d'Allemagne, et même Suisse! Si 12 Français ont réclamé formellement l'asile, 139 autres pourraient bientôt en faire autant, car ils n'ont pas réussi à convaincre les autorités de l'Immigration qu'ils n'étaient que des touristes de passage.Quatorze Irlandais et treize Anglais sont dans le même cas.D'autre part, quatre citoyens de la République démocratique du Kampuchea, arrivés récemment, demanderont sans doute eux aussi le statut de réfugié.La vague la plus récente notée à Mirabel est celle des gens du Ban- gladesh qui arrivent par groupes allant jusqu'à 30 à la fois, ce qui a porté leur nombre à 239.REVENDICATEURS DU STATUT DE RÉFUGIÉ ARRIVÉS ENTRE LE 21 MA11986 ET LE 11 MARS 1988 Nombre donné par pays AFRIQUE Afrique du Sud.;.32 Algérie.44 Angola.13 Egypte.57 Ethiopie.147 Gambie.113 Ghana.1 644 Guinée.15 Mali.14 Maroc.25 île Maurice .24 Nigeria.116 Niger.11 Seychelles.104 Sierra Leone .42 Somalie .850 Soudan.10 Tanzanie .11 Tchad.10 Tunisie.13 Zaïre.24 (À ceux-là s'ajoutent les pays suivants qui comptent moins de 10 revendicateurs: Bahrein, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, République Centrafricaine, Congo, Côte d'Ivoire, Djibouti, Guinée-Bissau, Kenya, Liberia, Libye, Magagascar, Malawi, Mauritanie, Nambie, Ouganda, Ruanda, Sénégal, Togo, Yémen, Zambie, Zimbabwe) AMÉRIQUE Argentine.43 Bolivie.155 Brésil.186 Chili .1 986 Colombie.35 Costa Rica .33 Grenade.25 Guatemala.1 181 Guyane.12 Haïti.773 Honduras .649 Jamaïque.37 Mexique .64 Nicaragua.106 Pérou.177 Rép.Dominicaine.32 Salvador.2 994 St-Vincent et Grenadines.20 Surinam.13 Trinité & Tobago.49 Uruguay.31 (À ceux-là s'en ajoutent les pays suivants qui comptent moins de 10 revendicateurs: Antigua, Bahamas,.Barbade, Bermudes, Cuba, Equateur, États-Unis, Guadeloupe, Montserrat, Paraguay, Ste-Lucie, Venezuela) ASIE Afghanistan.128 Bangladesh.239 Rép.Popopul.de Chine.23 Inde .270 Iraq.114 Iran.2 416 Israël .19 Liban .1 112 Pakistan .442 Philippines.44 Sri Lanka.3 321 Syrie.50 Turquie.1 843 : (À ceux-là s'ajoutent les pays suivants qui comptent moins de 10 revendsicateurs; Arabie § Saoudite, Bornéo, Corée dû*'.Sud, Hong Kong, Indonésie, [a-v~ pon, Jordanie, Koweit, Laos,!\" Malaisie, Népal, Singapour, Taiwan, Thaïlande, Vietnam) EUROPE Espagne.14 France.16 Grèce.27 Hongrie.14 Italie.'.12 Pologne.235 Portugal.;.,.95 Roumanie.13 Tchécoslovaquie.'.59 Yougoslavie.19 (À ceux-là s'ajoutent les pays suivants qui comptent moins de 10 revendicateurs: RFA, RDA,, Angleterre, Belgique, Bulgarie, Finlande, Suisse, Royaume-Uni ét colonies, URSS) OCÉANIË .'\u2022 Des revendicateurs du statut de réfugié sont arrivés également, un par pays, d'Australie, de Papouasie-Nouvelle-Guinée et de Nouvelle-Zélande.Du nautique au tennis Mettez le cap sur des tenues fraîches pour hommes d'action Cette année, pour vos loisirs actifs, choisissez des tenues d'inspiration nautique, rayures et motifs aux tons vils.Que vous pratiquiez uniquement votre sport favori durant les fins de semaine, ou que vous consacriez chaque jour vos temps libres au tennis, au golf, ou que vous voguiez entre l'eau et le ciel bleu, notre nouvelle collection vous permettra d'allier confort et élégance dernier cri, avec ces modèles au cachet «nautique».Chemises sport à partir de 65 $, chemises polo, à partir de 78 $, pulls en coton gratté à partir de 78 S, chandails de coton à partir de 115 $, pantalons à partir de 75 $, blousons à partir de 125 $.PLACE VERTU \u2022 CENTRE ROCKLAND* 960, STE-CATHERINE O t FAIRVIEW POINTE-CLAIRE \u2022 \u2022 LES PROMENADES SAINT-BRUNO \u2022 LE CARREFOUR LAVAL \u2022 LES GALERIES D'ANJOU American F.xprcss - Visa - MasterCard - Dîners - Carte Blanche et la carte A.Gold & Sons m Fais ta valise ! 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