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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1988-03-27, Collections de BAnQ.

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[" La météo Aujourd'hui: Averses CUISINE La tarte au sirop d'érable cuisinée au micro-ondes ¦cahier D Les tribulations des tracteurs Belarus au Canada ¦cahier F SCIENCES Le phytotron: des botanistes font la pluie et le beau temps ¦cahier B 27 3031 33 384203 7162023 28 30 E UK2 Minimum 6° Maximum 8\" Demain- Ensoleille DETAILS PAGE 2 SeJSSSi 2 8 8 IFS OPTICIENS 7 MARC COSSETTE 2 2 MONTRÉAL, DIMANCHE 27 MARS 1988 104e ANNÉE N°156 6 PAGES, 7 CAHIERS A domicile et Abitibi-Temiscamingue 55 cents noiOkC Extérieur de la ville de Quebec (Region esti 65 cents Iles de La Madeleine 90 cents B9?ËEL Non au tabac dans les La personnalité de la semaine B3 DIANE BÉLANGER Sports S14 ENCORE MANLEY ! Sommaire Annonces classées.E7 à E9 F2 4F6 Arts et spectacles informations.E1 horaires.E4 Bridge.B5 Economie.F1 Editorial.B2 Etes-vous observateur?.C2 Feuilleton.E9 Horoscope.E8 Le monde.F2 Loteries \u2014 résultats:.A4 Meteo.A2 Mots croisés.D7 ^¦'v-.-'-i-.'-i.v-\"- fis m endroits publics Les Québécois sont cependant divisés sur le droit de fumer en milieu de travail PIERRE GRAVEL Les fumeurs ne représentent qu'un peu plus du tiers de l'ensemble des adultes au Quebec.L'immense majorité de la population favorise une réglementation de l'usage du tabac dans les endroits publies mais celle-ci parait beaucoup plus divisée en ce qui a trait aux limitations du droit >t de fumer en SffMVYWP1 î milieu de tra- \\VT** vail- C'est ce \u2022 »\u2022\u2022** qui ressort d'un sondage CROP-Lu Presse effectué du 5 au 7 mars à partir de 647 entrevues téléphoniques, lin fait, la population adulte du Québec compte 35 p.cent de fumeurs.Parmi les deux tiers de Québécois qui s'identifient comme non-fumeurs, 63 p.cent affirment ne s'être jamais adonnés à cette habitude alors que les autres disent y avoir renoncé.On fume plus (40 p.cent de l'ensemble de la population ) dans la région métropolitaine de Montréal que dans le reste du Québec ( 32 p.cent ) et l'on observe exactement le même partage proportionnel (40/32) entre les fumeurs masculins et féminins.On note cependant qu'une fem- me sur deux affirme n'avoir jamais fumé alors que 18 p.cent se définissent comme d'ex-adeptes du tabac.Chez les six hommes sur dix qui se disent non-fumeurs, la moitié seulement l'ont toujours été.Le tabac est plus populaire (43 p.cent) chez les 25-34 ans que dans tout autre groupe d'âge, au sein de la population active ( 38 p.cent ) que chez ceux qui ne travaillent pas et chez les francophones (37 p.cent) que chez les anglophones.Coupables ou non coupables?Près de six fumeurs actuels sur dix (58 p.cent) ont déjà essayé sérieusement d'arrêter de fumer sans y parvenir.On trouve les plus forts pourcentages de ceux VOIR TABAC EN A 2 HELIPORTACE INFRUCTUEUX Faudra peut-être attendre à l'hiver prochain ! SUZANNE COLPRON \u2014-\u2014-'-:\u2014;-'- «^P^^^^^^^v-^>-.-; .IV'.,,,.-.¦ - n avait cru I operation facile.Il n'en fut rien.Lorsque l'hélicoptère a lente de soulever la jeep engloutie dans les eaux du lac Saint-François, hier à Suinte-Barbe, il s'est mis a tourner sur place.Les quatre roues, reliées a l'appareil par des cables d'acier, ne sont pas sorties de l'eau.Au hunt de cinq minutes d'efforts infructueux, le pilote a lâche prise.L'anneau métallique s'est ouvert et la jeep a sombré de nouveau.Il fallait trouver une solution: la compagnie d'assurances venait de débourser SI 800 inutilement, dans le but tie récupérer un véhicule juste bon pour l'encan.Le propriétaire de la jeep avait commis l'imprudence de s'aventurer sur la glace du lac SainlTrancois.la deuxième semaine de mars.Résultat: la glace a cédé et il a coulé a pic dans quatre pieds d'eau.C'est tout juste s'il a eu le temps de sortir du véhicule avant que celui-ci ne disparaisse.«La jeep est trop lourde», a expliqué l'ingénieur Michel Paquet te.Elle pesé près de 2 700 livres et encore plus avec toute l'eau qu'elle contient.Chaque gallon de liquide ajoute dix livres, a-t-il précisé.Pour alléger l'appareil et maximiser sa puissance, le pilote Carl I laiïlcn a songe a faire descendre son assistant.Cent quarante livres de moins ne peuvent pas nuire.« lit si ça ne suffit pas, on pourra enlever le siège.Ça fera 60 livres île moins.» L'hélicoptère, de modèle Bell 212 lluey, est pourtant parmi les plus puissants au Québec.Il possède deux moteurs et peut transporter jusqu'à 14 passagers.Récemment, il a servi a l'installation 0 \u2022, de piliers au Mont Sainte-Anne.«On l'utilise de temps à autre pour sortir des véhicules de l'eau, mais c'est plutôt rare», a indique le plongeur Bernard Marcou.x, en charge de l'opération de repêchage.En trois ans de plongée, a-t-il dit, c'est VOIR JEEP ÊNÂl REGLEMENTATION SUR L'USAGE OU TABAC DANS LES LIEUX PUBLICS QUESTION: POUR - PLUTÔT FAVORA- - PLUTÔT fAVORA- - PLUTÔT FAVORA- CHACUH' DES LIEUX BLE À L'INTERDIC- BLE À L'AMÉNAGE- BLE À L'ABSENCE DE PUBLICS SUIVANTS.SERIEZ-VOUS TION DE FUMER LA MENT D'ESPACES POLITIQUE SUR LE CIGARETTE?RESULTATS: HÔPITAUX AUTOBUS INTERURBAINS 59% POUR FUMEURS?TABAC?4% 50% AVIONS TRAINS \u202244% 10% 8% 34% 9% RESTAURANTS LIEUX DE TRAVAIL 20% -68%- 11% 23% ! 53% j I 16% Le ton monte entre Mulroney et Turner Le premier ministre tient un discours préélectoral aux délégués du PC-Québec MARIO FONTAINE e ton monte \u2014et le niveau baisse\u2014 entre Brian Mulroney et luhu Turner.Répondant hier du tac au tac au chef de l'Opposition, le premier ministre Mulroney s'est lance dans une charge féroce contre les libéraux fédéraux, fustigeant leur hypocrisie et leur morgue.«Les Québécois et les Canadiens vont repousser avec vigueur toute tentative de l'arrogance libérale de revenir à la surface.L'arrogance des libéraux, c'est fini»,a lance le chef conservateur tout juste après avoir affirmé que le temps n'est plus aux campagnes de salissage en politique.M.Mulroney a fait cette sortie aux assises 88 du PC-Qucbee.qui se tiennent ce week-end dans la métropole.Son discours aux quelque 800 délègues de l'aile québécoise du parti avait des accents nettement électoralistes, et le l'ait qu'il a ainsi hausse le ton a son tour pourrait présager du niveau auquel se situera la prochaine campagne électorale.La veille, c'était en effet au tour M.Turner d'écoreher son rival dans une allocution plus que mordante, prononcée devant des militants ontariens: «Nous n'avons pas de leçons à recevoir d'un premier ministre qui promet la courtoisie mais se transforme en prince des coups bas.en maître des demi-vérités, en combinard qui jette nos meilleurs atouts avant même de s'être assis VOIR MULRONEY EN A 2 Les immigrants sont les plus vulnérables LISA BINSSE 2a Peu fail m iIie rs avec la langue et les lois, les immigrants constituent le groupe le plus vulnérable parmi la force ouvrière.« Les gens ont très peur d'être congédiés.Ils n'exercent pas leurs droits.Même quand ils viennent nous voir, ils ont tellement peur qu'ils ne veulent pas s'identifier», affirme Mme Micheline Bail, du CLSC centre-ville.Beaucoup d'immigrants travaillent au noir.Une étude effectuée en 1984 sur le travail à domicile dans l'industrie du vêtement au Québec, faisait état de 30 000 travailleuses à domicile dans celte industrie seulement.De nombreux autres secteurs comptent aussi sur le travail à domicile: la fabrication de fleurs artificielles, la dentellerie, l'étiquetage des bouteilles, le pliage de sacs de poubelle et autres.Il est à peu près impossible de défendre ces gens.Les travailleurs domestiques constituent un autre cas-problème.La grande majorité sont des femmes originaires des pays des Caraïbes, des Philippines, et d'Amérique latine.Mme Pauline Biais, porte-parole de l'Association pour la VOIR IMMIGRANTS EN A4 ¦ \u2014 Jm '.¦ n ,J,r.».\"._.,'\u201e¦ .: '.1, LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 27 MARS 1988 SUITE DE LA UNE TABAC_ Non au tabac dans les endroits publics qui, se sentant coupables, ont en vain tenté cette expérience chez les 35/44 ans (65 p.cent), ceux qui habitent hors de Montréal ( 64 p.cent ) et les hommes (63 p.cent ).Les Tumeurs inconditionnels, qui n'envisagent pas de changer de camp, représentent la majorité des fumeurs actuels (53 p.cent).Ils correspondent à 10 p.cent de la population adulte du Québec et 29 p.cent de ceux qui fument actuellement.Les «coupables», eux, qui ont en vain voulu rompre avec le tabac ou qui souhaitent le faire, constituent le quart de la population adulte et 71 p.cent de la masse des fumeurs.C'est chez les 35/44 ans qu'on trouve le plus grand nombre de fumeurs «coupables» (81 p.cent) alors qu'on trouve plus de femmes (35 p.cent) que d'hommes (25 p.cent) chez ceux qui s'identifient comme fumeurs invétérés et n'envisagent pas de changer.L'avenir s'annonce sombre pour les fumeurs inconditionnels qui voient graduellement s'ériger autour d'eux des barrières au-delà desquelles il leur est interdit de satisfaire leur goût du tabac.Au moins huit Québécois sur dix sont en effet favorables à une réglementation en cette matière duns les endroits publics ( Voir tableau ).C'est dans les hôpitaux et à bord des autobus interurbains qu'on se montre le plus intransigeant: les majorité des adultes québécois est en effet favorable à l'interdiction absolue d'y fumer alors qu'on se montre plus permissif lorsqu'il s'agit de l'usage du tabac dans les avions, les trains, les restaurants et les lieux de travail où le plus grand nombre de répondants préconisent le recours à des espaces réservés pour les fumeurs.Il importe de noter que, quel que soit l'endroit envisagé, il ne se trouve qu'une infime minorité qui soit adepte du laisser-faire en s'opposant à toute forme de réglementation.Ce sont les anglophones et les non-fumeurs qui se montrent les plus intransigeants en cette matière mais il est remarquable que même les fumeurs admettent aujourd'hui des restrictions à l'usage du tabac en publie et acceptent l'idée d'espaces réservés pour eux.Contrairement à la croyance populaire cependant, en aucun cas les anciens fumeurs convertis ne se montrent moins tolérants que ceux qui n'ont jamais fumé.In ce qui a trait au milieu de travail, l'exemple de la ville de Toronto est loin de susciter ici l'enthousiasme.On sait que, depuis le 1er mars, une nouvelle réglementation stipule qu'il suffit qu'un seul employé en fasse la demande pour que le lieu de travail devienne une zone où il est interdit de fumer.La moitié des Québécois interroges s'opposeraient à l'adoption ici d'une telle mesure alors que 48 p.cent y souscriraient volontiers.C'est chez ceux qui n'ont jamais fumé qu'on trouve le plus fort appui ( 63 p.cent ) à cette hypothèse contre, évidemment, 70 p.cent des fumeurs qui s'y opposent.Globalement, l'opposition est plus forte à Montréal (55 p.cent ) qu'en province (46 p.cent ) et au sein de la population active ( 52 p.cent ) que chez ceux qui ne travaillent pas (44 p.cent).D Producteurs recyclés Presse Canadienne ¦ Le gouvernement du Québec prévoit consacrer $1 million au cours des trois prochaines années pour faciliter l'évolution et le changement de production, dans la region de Berthier, des producteurs de tabac.L'objectif du programme est de réorienter la production de 500 hectares de bonne terre vers d'autres productions que celle du tabac.Cette réorientation est rendue nécessaire à la suite de la baisse de plus de 17 p.cent de la consommation de cigarettes.«Votre avis s'il vous plaît», demande le panneau.«Ca ressemble à une réunion du conseil des ministres», a répondu le premier ministre Mulroney, qui a visité au pas de course, hier, la maison de George-Etienne Cartier, dans le Vieux-Montréal.MULRONEY Le ton monte entre Mulroney et Turner à la table (des négociations) avec les Américains».La réplique n'a pas tardé à venir.Ainsi M.Mulroney s'en est-il vivement pris, hier, à l'hypocrisie passée de ses adversaires.Et de rappeler que les libéraux ont déjà essayé de saboter la Caisse de dépôt et placement du Québec avec le projet de Loi S-31.Lt puis, a-t-il ajouté, «ce n'est pas un Brian Mulroney qui va traiter le premier ministre du Québec de man- Méthodologie ¦ Les résultats du sondage reposent sur 647 entrevues téléphoniques effectuées du 5 au 7 mars 1988 dans le cadre d'une enquête réalisée en exclusivité pour La Presse.Les répondants ont été choisis aléatoirement à l'aide d'une grille de sélection qui tient du nombre d'adultes dans les ménages rejoints, ainsi que de leur sexe et de leur groupe d'âge.L'échantillon de ménages a été selon la méthode du hasard systématique des listes publiées des abonnés du téléphone de l'ensemble du Québec.Pour les fins d'échantillonnage, le Québec a été subdivisé en deux (2) regions: Montreal métro et le reste de la province.Le taux de collaboration enregistré lors de ce sondage est de 73 p.cent.Lors de leur compilation, les résultats furent pondères sur la base des statistiques officielles, afin de refléter la distribution de la population adulte du Québec du point de vue de la langue maternelle, ainsi que de la région de résidence des répondants.D'un point de vue statistique, un tel échantillon est précis à quatre points près, dix-neuf fois sur vingt.LA MÉTÉO\t\t\t\t\t\t\t\t Québec\tMm.Mai.\t\tAujourd'hui\tÉtats-Unis\t\t\t\t Abnibi\t0\t2\tNuageui\t\tMm.\tMai.\tMm.\tMai.Outaouais\t5\t6\tAverses\tBoston\t6\t12 N.-Orléans\t21\t26 LaurenMes\t5\t6\tPluie\tBuffalo\t7\t22 Pittsburgh\t8\t24 Cantons de 1 Est\t8\t10\tPluie\tChicago\t4\t17 S.Francisco\t11\t25 Mduncic\t4\t10\tPluie\tMiami\t23\t25 Washington\t11\t25 Quebec\t4\t8\tPluie\tNew York\t11\t19 Dallas\t12\t26 Lac-Samt-Jean\t1\t7\tPluie\t\t\t\t\t Rimouski Gaspcsie\t5 S\t7 7\tPlU'C Pluie\tles capitales\t\t\t\t Ddie-Comeau Sept-lles\t2 2\t6 6\tPluie Pluie\tAmsterdam\tMin.6\tMai.9 Madrid\tMin.9\tMai.2S Canada\tMin.Mai.\t\tAujourd'hui\tAthones Acapuico\t9 23\t20 Moscou 32 Mexico\t0 13\t4 28 Victoria\t5\t10\tPlu'e\tBerlin\t6\t11 Oslo\t-1\t0 Edmonton\t-4\t7\tNuageux\tBruxelles\t5\t9 Paris\t7\t13 Regma Winnipeg\t-12\t-1\tNuageux\tBuenos Aires\t21\t24 Rome\t4\t10 \t-11\t1\tNuageux\tCopenhague\t4\t5 Seoul\t4\t12 Toronto\t6\t13\tAverses\tGeneve\t6\t13 Stockholm\t1\t3 F reoencton\t2\t11\tEnsoleille\tHong Kong\t20\t23 Tokyo\t1\t7 Ha!i!ax\t]\tS\tNuageux\tLo Caire\t14\t23 Trinidad\t20\t32 Chartottelown\t-1\t6\tNuageux\tLisbonne\tn\t22 Vienne\t6\t13 Samt-Jean\t-8\t0\tNuageux\tLondres\t7\t11\t\t La Quotidienne Tirage d'hier a trois chiffres 262 a quatre chiffres 2686 ft S 12-7-01 Dimanche 27 mars 1988 geur de hot-dogs», un qualificatif employé par Pierre Elliott Trudeau aux dépens de Robert Bou- rassa.Marc Lalonde et André Ouellet s'opposaient à la participation du Québec au Sommet de la francophonie, sous prétexte que cela altérerait l'intégrité du Canada, devait évoquer en outre M.Mulroney.Or le Québec y est désormais .présent de plain-picd, et cela a été bénéfique tant pour les Québécois que pour les Canadiens.Dans une chambre d'hôtel?«Les confrontations du passé faisaient de bonnes manchettes mais allaient à l'encontre de nos intérêts nationaux», a signalé M.-Mulroney à ses troupes, avant d'ajouter, plus loin dans son discours de 40 minutes, que les conservateurs ont «produit des résultats concrets pendant que l'adver-saire se laissait séduire par l'attrait éphémère des attaques personnelles.Et déjà l'on voit la répudiation grandissante de nos adversaires par une population canadienne qui refuse d'appuyer des formations politiques négatives et mesquines.» De fait, c'est carrément un discours pré-électoral qu'a tenu le chef tory devant ses troupes québécoises.Enumeration des réalisations de son gouvernement, amélioration du climat politique et de l'économie au Canada, attaques contre son rival (ohn Turner qu'il a tourne en ridicule pour sa détermination à déchirer l'accord sur le libre-échange.Où M.Turner déchirera-t-il l'entente?Dans une chambre d'hôtel au son de la musique?Au canal 10?, demande un Brian Mulroney ironique, qui compare la stratégie Turner à un spectacle de cirque de deuxième ordre.Cette rencontre du leader conservateur avec ses partisans québécois sera vraisemblablement la dernière avant les prochaines élections fédérales.Aussi M.Mulroney s'est-il employé à les rassurer, à les encourager at à leur livrer un bilan idyllique des années de pouvoir de son gouvernement.Le membership est passé de 29 000 à 65 000 partisans au cours de la dernière année au Québec, nous serons 100 000 d'ici septembre, a assuré par exemple M.Mulroney.Et de se situer lui-même dans la lignée des John A.Macdonald et George-Etienne Cartier, dont il visitait au pas de course, en après-midi, la maison située dans le Vieux-Montréal.Les millionnaires en taxi L'accord du Lac Meech s'inscrit, aux yeux de M.Mulroney, dans la voie tracée par ces deux pères de la confédération, en ce qu'il rassemble les Canadiens et realise l'unité du pays: «C'est le triomphe de la maturité des Canadiens et des Canadiennes d'aujourd'hui, des Québécois et des Québécoises d'aujourd'hui, qui comprennent que pour relever les défis du siècle prochain on doit tourner la page sur les desaccords du passé».Et il a invité tous les premiers ministres des provinces à ratifier cet accord maintenant, ce qui lui a valu une ovation de ses partisans.PHOTO LUC SIMON PERRAULT, M PRESSE Bruyamment applaudi à plusieurs reprises, le chef conservateur a également vanté le développement économique du Québec.Quand il était jeune, se remémore-t-il, tous les millionnaires francophones auraient pu s'asseoir dans un seul taxi; aujourd'hui, il faudrait des autobus entiers, plaide l'ancien président de l'Iron Ore.Le taux de chômage a été réduit de six points en trois ans, fait-il remarquer, et le Canada est, parmi les grands pays de l'OCDE, celui qui a enregistré la plus forte croissance économique depuis 1984.S'il a beaucoup discouru d'économie, M.Mulroney s'est en revanche bien gardé de promettre quoi que ce soit à ses militants.Pas un mot sur l'Agence spatiale, pourtant réclamée par les délégués à la quasi-unanimité.Rien, non plus, sur la revitalisation du Vieux-Port de Montréal.Ni sur la relance de l'Est de la métropole.D Faudra peut-être attendre à l'hiver prochain! la deuxième fois qu'on recourt à ce procédé.» Qu'est-ce que ce naufrage a de particulier?«La jeep est presque neuve \u2014 14000 kilomètres au compteur \u2014 et elle est tombée dans seulement quatre pieds d'eau, a-t-il précisé.Si on attend la fonte des glaces, elle sera emportée par le courant.Les dommages seront alors très sérieux.» «D'un autre côté, on ne peut pas la remorquer.La plupart du temps, on utilise des ballons qu'on met sous les roues du véhicule pour le soulever.Mais dans ce cas-ci, c'est impossible parce que la jeep touche le fond du lac.» Quoi qu'il en soit, le second essai en hélicoptère s'est révélé aussi décevant que le premier.Le pilote Martien est parvenu à trainer la jeep sur une longueur de quelques dizaines de pieds, il l'a même soulevée de l'eau.Mais il du la relâcher au bout de quelques secondes.Au lieu de la laisser tomber dans l'eau, il a toutefois choisi de la déposer sur une petite ile, près de l'endroit où elle avait sombré.«Il n'y a plus qu'à attendre à l'hiver prochain », a lancé M.Marcoux à la blague.Moins chanceux Moins chanceux, un homme de 27 ans est mort noyé, hier matin, lorsque son véhicule tout-terrain a sombré dans le lac Saint-Pierre, près de Maskinongé.Cinq compagnons de pèche se trouvaient près de lui au moment de l'accident.Selon la police, les six hommes ont dévié de leur trajectoire en raison du brouillard.Ils avaient emprunté le même chemin la veille, pour aller pécher sur le lac.Les plongeurs de la Sûreté du Québec doivent entreprendre des recherches demain pour repêcher le corps du noyé.Un hélicoptère de la SQ a survolé les lieux, hier, mais en vain.\tPARIS.1 1 \tFRANCE | Misère de la droite ! collaboration spéciale PARIS Cela se fait dans tous les pa^s, un peu aux Etats-Unis, passablement au Québec.Mais en France, il s'agit d'une (mini) affaire d'État en campagne électorale; rameuter en faveur des grands candidats à la présidence des intellectuels et artistes connus.Avoir dans son comité de soutien des écrivains connus et, mieux encore, des vedettes du ciné-show-biz, c'est, comme on dit ici un «must» impératif.Hélas! Hélas! Hélas! la partie est plus inégale que jamais! Dans l'univers intello-artisti-que, il n'y a jamais eu vraiment bousculade en faveur de la droite.Mais aujourd'hui, malgré le regain du libéralisme, ils sont moins nombreux que jamais.Même en scrutant à la loupe, les soutiens «intel-los» des pauvres Raymond Barre et Jacques Chirac restent désespérément clairsemés.Cet honnête conservateur de M.Barre doit se contenter pour l'essentiel du ralliement d'Alain Delon (qui auparavant avait brièvement soutenu le candidat d'extrème-droite Le Pen!).L'académicien et romancier Jean D'Ormesson le soutient également, mais comme il est éditorialiste au Figaro, ce n'est pas une surprise.L'incontournable Yves Mon-tand a certes des affinités avec ce candidat de la rigueur économique, mais n'a pas daigné se prononcer pour lui à date.Chez Jacques Chirac, la misère est aussi criante.Il y avait l'obscur poète Pierre Emmanuel, mais il est mort.Il y a le comédien lean Desailly, qui n'est pas tout jeune ni trop connu.Isabelle Adjani a signé pour lui, mais ne se montre pas.Le seul mystère, de longue date et de taille, c'est le soutien qu'il trouve auprès du compositeur et chef d'orchestre Pierre Boulez.Miracle de l'amitié?de subventions?En tout cas c'est le seul «grand» nom incontestable de la République de la culture que l'on retrouve de ce coté de l'échiquier politique.Avec sans doute celui du grand historien Emmanuel Le Roy Ladurie, qui n'en finit plus de se repentir d'avoir été communiste quand il avait vingt ans.Apolitisme Où sont-jls donc d'après vous?Eh bien, quand ils ne sont pas restés chez eux, définitivement réfugiés dans l'apo-litisme ils sont, dans une proportion avoisinant les 98 p.cent.chez M.Mitterrand.Ce n'est même plus amusant: les chanteurs, les acteurs, les metteurs en scène, les directeurs ( talentueux ) de théâtre, les romanciers, les poètes, les peintres, tout le monde y est, il ne manque personne.À vrai dire, certains ont décroché de la politique pour, cause d'overdose «marxiste».Ceux qui ont trop longtemps soutenu le Parti communiste (aujourd'hui en voie de disparition) ont décidé de rentrer sous terre.Toute la mouvance des «nouveaux» philosophes, les Glucksman, Lévy et cie, se tient à l'écart des caravanes électorales.Mais tous les autres! De Marguerite Duras au chanteur Renaud, en passant par Depardieu, Catherine Lara, Piccoli, Sagan, Poirot-Delpech, Ché-reau, Antoine Vitez.Chabrol, Michel Fugain, Jean-Jacques Goildman, etc, etc., ils sont tous là, en rangs serrés, derrière le candidat (non déclaré) socialiste, Mitterrand en personne.C'est ce qu'on appelle à Paris le «tontonmania», dérivé de ce ridicule et absurde surnom de «Tonton» dont on a affublé Mitterrand à la suite du «Canard enchaîné».Mais en realité, ce n'est pas tellement la personnalité même de Mitterrand qui provoque cette vague.C'est le fait que les intellos-artistes, s'ils ont définitivement rompu avec toutes les formes de gaucho-communisme et n'ont ja- mais accroché avec l'écologie, restent inébranlablement ancrés à gauche.Le grand animateur de théâ-treMichel Guy,:qui fut par ailleurs un excellent ministre de la Culture (sous Giscard), le reconnaît sans état d'âme : «Les intellectuels et artistes ont par nature des idéaux moraux, alors que la droite est gestionnaire, ce qui n'a rien d'exaltant pour eux.Je le constate et ça ne me dérange pas.» Et effectivement, on petit dire que les ministres de droite de la Culture n'ont jamais eu la vie facile en France, sauf quand ils portaient le nom prestigieux de.André Malraux.Les pauvres: ils avaient beau faire toutes les gentillesses du monde et multiplier les subventions aux troupes de théâtre ou aux artistes, ils n'ont jamais reçu en retour que des ricanements, des pétitions indignées et des manifestations de rue.Certains titulaires à la Culture bénéficiaient au mieux d'une tolérance bienveillante.D'autres, franchement ridicules comme Maurice Druon, ont été enterrés sous les quolibets.Aux commandes Ces jours-ci \u2014 depuis mars 86 \u2014 c'est le fringant et ambitieux libéral François Léo tard qui est aux commandes.On ne parvient plus à dresser la liste des avanies qu'il a subies de la part d'artistes-intellos qu'il essaie pourtant désespérément d'amadouer.S'il décerne une décoration à Marguerite Duras, il subit de sa part un sermon vinaigré sur le thème: «Je daigne accepter votre médaille, mais sachez que nous ne sommes pas du même monde.» L'infortuné Léotard ne peut pas mettre les pieds au festival d'Avignon ou à l'Opéra sans buter sur un fantôme obsédant: Jack Lang, ministre socialiste de la Culture de 81 à 86, et que le monde de la Culture continue de considérer comme le souverain légitime, Léotard n'étant aux yeux de tous qu'un usurpateur et un parvenu.Le pire pour François Léotard \u2014 et ses précédesseurs \u2014 c'est qu'en cherchant bien, on trouve des écrivains ou artistes de droite.Mais de quel niveau! Les écrivains sont dans le meilleur des cas honnêtes (comme François Nourissier), le plus souvent de seconde zone (Du-tourd, D'Ormesson, Druon), et dans certains cas des êtres franchement ridicules et insor-tables tel le petit monsieur Paul Guth («Le naïf aux quarante enfants»).Le moins inintéressant de la bande restant peut-être Jean Cau, un être plutôt caractériel et obses-sif, mais dont tout le monde reconnaît les qualités littéraires.Les intellos de droite peuplent l'Académie française.Au théâtre, ce sont des créateurs de troisième ordre confinés dans le théâtre de boulevard.Dans les variétés ce sont les inénarrables Line Renaud ou Philippe Clay (quand Johnny Halliday et Serge Gainsbourg avaient signé pour Giscard en 1974, il y avait peut-être des af- ¦ faires d'impôts en jeu.).Quel ministre de la Culture a envie de côtoyer ce sous-monde?En France, il y a déjà eu une tradition de droite et brillante de la Culture.Mais c'était dans les années 30, et les intellectuels en question étaient en fait de grands agités de l'extrè-me-droite: Céline, Drieu La Rochelled, Brasillach.Vu la tournure des événements, cette école n'a guère eu de descendants.Aujourd'hui en tout cas, on peut se demander s'il est concevable de trouver un in-tello-artisle digne de ce nom qui se réclame-de,la droite.Une particularité française, qui se retrouve dans d'autres pays latins et politisés.Après tout, il ne faisait pas bon pour un intellectuel québécois dans les années 70 de se réclamer fédéraliste.D'ailleurs on n'en trouvait pratiquement aucun de cette espèce.En France, apparemment, cette fatalité est irrémédiable.Ce qui fait que lorsque Jacques Chirac veut avoir l'air «branché» côté culturel, il en est réduit à faire la cour à Madonna.Pas de gagnant au 6/49 Presse Canadienne TORONTO ¦ Les numéros tirés hier au Lotto 6/49 sont: 27, 30, 51.33.38 et 42.Le numéro complémentaire est le 28.Le gros lot de $2,7 millions n'a pas été gagné.i__ Dans la catégorie 5/6 plus, il y a six billets gagnants de $170 125 chacun.Le tirage fait 210 gagnants de $3 717 dans la catégorie 5/6.D^ns la catégorie 4/6, on compte 13 315 lots de $112.70.Enfin.273236 lots de $10 seront remis à ceux qui ont choisi trois chiffres de la combinaison gagnante. LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 27 MARS 1988 A3 Langue: forte réaction émotive chez les anglophones ROCH CÔTÉ ¦ Avec son camion bardé d'enseignes contre la loi 101, David Parsons s'est fait le porte-parole depuis deux jours de la communauté anglophone de Montréal.Pour ce menuisier de Verdun, les 21 députés anglophones qui ont approuvé la motion de blâme contre le commissaire D'Iberville Fortier ont fait preuve d'un manque total de respect envers leurs électeurs.M.Parsons n'est pas seul dans sa protestation.Les députés des comtés de l'ouest de Montréal sont inondés d'appels de colère de leurs commettants.De la trentaine d'appels qu'il a reçus vendredi à son bureau de comté, John Caccia en compte un bon nombre qui sont carrément injurieux.Dans le comté de Notre-Dame-de-Grâce, Harold Thurin-ger a dû faire face à une résolution de son association de comté qui se dit «déçue et troublée» du vote de blâme contre le commissaire aux langues officielles.Comme les autres députés anglophones, il a reçu de nombreux appels de blâme.En somme, la communauté anglophone est en émoi et exprime ce que ses députés n'ont pu exprimer à l'Assemblée nationale la semaine dernière.Le quotidien The Gazette en faisait hier sa manchette en parlant d'une « storm of outrage», une tempête d'indignation.Le ton monte En éditorial, le quotidien anglophone reprend à son compte le fameux mot de M.D'Iberville Fortier.Parce qu'il affirme que tout n'est pas parfait au Québec pour les Anglo-Québécois, affirme l'éditorial, M.D'Iberville Fortier se fait condamner par l'Assemblée nutionale, les éditorialistes, les députés anglophones el le premier ministre du Canada.«Quelle humiliation pour nous tous», conclut le journal.D'autres commencent à voir de sombres complots contre la minorité anglaise.Le congédiement vendredi de trois animateurs vedettes de la station anglaise CFCF a soulevé beaucoup d'émotions.Les nouveaux propriétaires francophones de la station ont renvoyé, entre autres, l'animateur lohn Oakley qui s'était fait une spécialité d'exploiter la question linguistique.Des protestations ont commencé à se faire entendre et un anglophone de Saint-Lambert, Thomas Henderson, tente d'organiser un boycottage des commanditaires de CFCF.Quant à David Parsons, il doit revenir stationner son camion demain au square Dominion.Son compagnon, Ray Begley, ouvrier de la construction de west-mount, va s'installer aujourd'hui derrière une table, au même square, dans le but de recueillir 10 000 signatures sur une pétition réclamant la démission des 21 députés anglophones de l'Assemblée nationale.Le camion de David Parsons a été attaqué hier, rue Sainte-Catherine.Des passants lui ont, entre autres, arraché une affiche qui disait « Death to Alliance-Québec».Pour Parsons comme pour ses compagnons, Alliance-Québec ne représente que la minorité bilingue et instruite des Anglo-Québécois.«Ce qu'il faut, dit-il, c'est de respecter totalement les droits des unilingues et de rétablir au Québec une totale liberté de choix dans la langue».Rétablir le débat Pour le président d'Alliance-Québec, Royal Orr, ce genre de réactions n'est pas étonnant à l'heure actuelle.«Le Parlement devrait être le forum pour discuter de la question linguistique, commente-t-il, mais ce n'est plus possible.Le débat a été évacué.Ce sont donc les extrémistes qui vont prendre la parole».Selon lui, le gouvernement de M.Bourassa ne pourra plus éviter le débat bien longtemps.Mm m: m m PHOTO LUC SIMON PERRAULT, la Prtstt David Parsons, menuisier de Verdun, s'est installé avec son camion au square Dominion, au centre de Montréal, pour protester contre la situation linguistique et réclamer la «mort\" de la loi 101.Les conservateurs mettent de l'eau dans leur vin La proposition de blâme contre D'Iberville Fortier est adoucie à la demande d'Alliance Québec GILLES PAQUIN ¦ Les conservateurs du Québec ont mis de l'eau dans leur vin hier en affaiblissant une résolution de blâme envers le Commis-saire aux langues officielles d'Ottawa, D'Iberville Fortier, pour tenir compte du point de vue d'Alliance Québec.Selon son parrain le député de Richelieu Louis Plamondon, la résolution modifiée devrait être adoptée sans difficulté aujourd'hui.Son objectif demeure le même, soit d'amener M, Fortier à remettre sa démission.Avant d'en arriver à discuter de cette «résolution d'urgence» à la toute fin de leurs assises, les congressistes conservateurs auront d'abord disposé de quelques 225 autres propositions touchant à presque tous les sec- teurs de l'activité gouvernementale.S'inspirunt sans doute du geste posé par ses homologues de l'Assemblée nationale jeudi, M.Plamondon a décidé vendredi soir de saisir le congrès d'une proposition semblable.Il avait la veille demandé publiquement la démission du «chien de garde» linguistique d'Ottawa parce que ce dernier affirmait dans son dernier rapport que le Québec «humiliait sa minorité anglophone».Dans un premier temps, M.Plamondon a déposé hier une proposition, précédée d'un préambule et suivie d'une conclusion peu diplomatique, rejetant les conclusions auxquelles en arrivait le commissaire Fortier.li demandait ensuite de «condamner» ses propos.> Après de longues tractations avec certains délégués anglophones, dont l'ancien ministre Robert Layton et le président d'Alliance Québec Royal Orr, venu à titre d'observateur, M.Plamondon a accepté de retirer les phrases contestées pour les remplacer par d'autres plus insipides.«Nous avons changé le préambule pour le rendre plus acceptable à certains délégués, mais pour nous condamner ou déclarer irresponsable cela demeure un blâme» u dit M.Plamondon.Interrogé sur les tractations qui avaient amené au retrait de la première version de sa résolution pour la remplacer par une deuxième moins cinglante, M.Plamondon a expliqué qu'il cherchait ainsi à obtenir un vole unanime en sa faveur.Mais l'unanimité est loin d'être acquise puisque selon M.Layton, le commissaire Fortier a tenu un langage «très responsable» dans son dernier rapport.«Je ne sais pas si je voterai en faveur de cette proposition », a t-il dit.Pour M.Orr.ce n'est pas le moment de blâmer M.Fortier, surtout pas en raison d'une seule expression.Le reste du rapport est à son avis fort acceptable et un tel vote le priverait de toute force morale.Réunis dans l'est de Montréal, les libéraux fédéraux du Québec ont invité les délégués conservateurs a faire preuve de prudence dans leur jugement du commissaire aux langues.«|e suis sur que tous les libéraux sont en désaccord avec le vocabulaire utilisé par M.Fortier, a dit le député |ean-Claudc Malépart, mais j'inviterais les députés conservateurs francophones à ne pas tuer, à cause d'une erreur grossière, celui chargé de surveiller le bilinguisme au Canada.» Agence spatiale Au delà de cette discussion sur les bavures du commissaire aux langues, les délégués ont adopté quasiment à l'unanimité une résolution demandant au gouvernement fédéral d'installer sa future agence spatiale dans la région de Montréal.Ni le premier ministre Mulro-ney, ni le président du Conseil du trésor, Robert de Cotret ne sont intervenus dans les délibérations à ce sujet, soit pour changer ou faire abandonner la proposition.Comme toutes les autres cependant, elle ne lie pas le parti et constitue ni plus ni moins un voeu émis à l'endroit de ceux qui détiennent le pouvoir.Félix sonne l'alarme Presse canadienne CHICOUTIMI ¦ Un chat, par ses miaulements tout à fait inaccoutumés, aurait donné l'alerte et aurait permis, hier matin, à trois personnes dormant dans une résidence de Chi-coutimi de fuir à temps la maison où s'était déclaré un incendie.Selon un porte-parole de la police, le propriétaire affirme que c'est bel et bien le chat de la famille qui a réveillé l'un des occupants, soit Michel Tremblay, demeurant sur la rue Longchamp.Ce dernier a aussitôt alerté les deux autres occupants, soit Sylvie Duchesne et Mike Deraps, et tout le monde a pu s'en tirer sain et sauf.Lorsque les policiers-pompiers sont arrivés sur les lieux, vers 8 h, une épaisse fumée avait totalement envahi la maison de deux étages dans le secteur sud de la ville.L'incendie, qui a débuté au sous-sol, a pu être maîtrisé rapidement par les sapeurs de Chi-coutimi.Une enquête est en cours pour connaître l'origine du feu.Accident fatal ¦ Une collision entre un train et une automobile a fait un mort vendredi soir à Sainte-Louise, près de Saint-Jean-Port-Joli, à une centaine de kilomètres à l'est de Québec.La victime, Rénald Lizot-te, 52 ans, a percuté le 19e wagon du train, a indiqué la police.Au moment de l'accident, les feux de signalisation au passage à niveau fonctionnaient normalement.Une autopsie sera pratiquée dans les prochains jours.UQTR: les chargés de cours votent la grève Presse canadienne TROISHIVILRES ¦ Les chargés de cours de l'Université du Québec à Trois-Riviè-res se sont prononcés, hier, en faveur du recours éventuel à la grève si les négociations entre leur syndicat et l'institution universitaire trifluviennc ne progressent pas plus rapidement.La décision de recourir à des moyens de pression allant jusqu'à la grève générale a été prise dans une proportion de 92 pour cent des membres présents à l'assemblée convoquée à cet effet.Les demandes des chargés de cours portent principalement sur les conditions salariales, la participation des avantages sociaux, tels que le fonds de retraite ou des congés lors de décès, ainsi que sur une «meilleure représentation au sein de la communauté universitaire».Les négociations entre l'université et le syndicat des chargés de cours doivent reprendre mercredi et jeudi en présence du conciliateur Roger Lccours.Manifestation des professeurs de langue contre les conservateurs RAYMOND CERVACS ¦ Une centaine de professeurs de langue seconde à l'emploi du gouvernement fédéral, ont manifesté hier, devant l'hôtel Méridien à Montréal, contre l'attitude du gouvernement qui refuse, disent-ils, de reconnaître à ses professeurs un nombre minimum d'heures nécessaires à la préparation de leurs cours.Sans convention collective depuis août 1986, et ayant le droit de grève légale depuis le 29 janvier dernier, les quelque 700 professeurs qui enseignent les langues officielles aux fonctionnaires fédé- raux réclament le statu quo, soit 20 heures d'enseignement par semaine de 37 heures et demie de travail.Les professeurs avaient choisi de manifester devant l'hôtel où se déroulaient, hier, les assises provinciales du Parti progressiste-conservateur du Canada.Le conflit de travail porte essentiellement sur le temps de préparation de cours qui selon les enseignants, assure la qualité de l'enseignement et des conditions de travail saines.«De plus en plus nous devons donner des cours spécialisés dans différents domaines scientiques et technologiques.Nos étudiants doivent souvent appren- dre une termilologie dans un domaine particulier.La préparation de ces cours est donc plus longue que pour un simple cours de langue», déclare Mme Fernande Moreau, porte-parole des professeurs.Les enseignants, qui sont membres de l'Alliance de la fonction publique du Canada, affiliée à la FTQ, veulent par leur manifestation obliger le Conseil du trésor à reprendre les négociations et à discuter sérieusement de leur prochaine convention collective.Hier après-midi, le député conservateur de Laprairie, M.Fcrnand lourde; nais, qui assistait aux assises de son parti à l'hôtel Méridien, s'est adressé aux ma- nifestants et leur a assure de son appui et de celui de nombreux membres du caucus conservateur.«Vous comprendrez que je ne peux intervenir directement dans le processus de négociation, mais ayez la certitude que le «bon» message parviendra aux négociateurs gouvernementaux», a déclaré le député.M.Jourdenais a d'ailleurs déclaré à La Presse que les négociations devraient aboutir d'ici peu, affirmant que si le Parlement adopte le projet de loi 72 sur le bilinguisme, qu'il faudra des professeurs pour enseigner les langues secondes.Près de 500 des 700 enseignants du fédéral travaillent dans les régions d'Otta- wa, de Kingston et de Saint-Jean.Finalement, Mme Moreau a déclare que les professeurs de langue ne réclament rien de plus que les professeurs des cégeps qui enseignent en moyenne de 15 à 20 heures par semaine.Au mois d'août 198b.le gouvernement fédéral avait imposé à ses professeurs un minimum de 25 heures/semaine d'enseignement.En mars 1987, la Cour fédérale avait renversé la décision déclarant que le gouvernement n'avait pas le droit d'imposer unilatéralement des conditions de travail et qu'il devait négocier avec ses professeurs, rétablissant ainsi la semaine de 20 heures d'enseignement.Une vv KB entoôe Va»» 31 Fais ta valise! 1 voyage par jour au Club Med fT^gv.pour 2 personnes à tous les jours du mois de rr n - -valeurapproximative à tous les jours du mois de mars .2 600s ch.Le N° vol aérien d'aujourd'hui 163 Si vous détenez une capsule Uurantide affichant ce N' de vol aérien, composez le 1-976-7878 AVANT 23h59 AUJOURD'HUI MÊME pour vous inscrire au tirage (Irais de 50C par appel).^ Écouter CKMF pour
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