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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
H. Économie
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1988-04-09, Collections de BAnQ.

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[" Alain Dubuc LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 9 AVRIL 1988 Frais bancaires : les consommateurs écopent PAUL DURIVACE CCI W est comme apprendre que le stationnement est interdit au moment même où l'on reçoit une contravention.Bien entendu, les gens devraient lire les écriteaùx, mais ces derniers devraient être bien visibles.» L'image, qui plaira aux automobilistes montréalais, est de l'économiste Terrence Thomas dont le rapport sévère soumis la semaine dernière au gouvernement fédéral a mis les banques au pilori.Il est ici question, non d'urbanisme, mais de frais bancaires, ces petits riens qui, a-t-on appris, représentent comme les billets de contravention, une source intarissable de revenus et autant d'irritants pour les consommateurs.Depuis le dépôt du rapport, deux ministres ont jeté la pierre aux banques.Le ministre d'F.tat aux Finances, Tom Hock in, menace de leur imposer des amendes.Pour ne pas être en reste, le ministre de la Consommation, Marvie Andre, leur a écrit d'offrir un règlement avantageux aux consommateurs, si elles ne veulent pas qu'Ottawa le fasse pour elles.Sautant dans la cohue, M.Pierre Bourgeois, un gérant d'immeuble d'Aylmer, a inscrit une demande de recours collectif en Cour supérieure contre les banques.Au nom de tous les clients des banques, il demande le remboursement complet des frais perçus depuis huit ans.Une poursuite qui dépasse facilement le milliard de dollars.Au centre du débat : le peu d'informations servies aux consommateurs sur le coût des services financiers.«Cette situation a tendance à contrarier les gens car, souvent, ils auraient pu éviter ces frais en gérant bien leur compte, ou encore, ils n'auraient pas agi d'une certaine manière s'ils avaient été au courant des coûts occasionnés», raconte M.Thomas.On cite aussi un article île la Loi des banques qui prescrit clairement que « la Banque ne peut, directement ou indirectement au Canada, ni prélever ni recevoir une somme quelconque à titre de frais de tenue de compte, a moins que ces frais n'aient Comparez\tCOMPTE-CHEQUE\t\t\t\t\t\t\t\t\tCompte-épargne a intérêt quotidien\t\t\t \t\t\t\tRetrait\tRetrait\t\t\t\tPaiement\tRetrait\t\tRenou-\tEnregis- les frais\tPetrait\t\t\td'un guichet\ti: un guichet\tArrêt\tCheque\tChèque\t\t\tVirement\tvellement\ttrement \tau\t\tCheque\tautoma-\tt) una autre\tde\tceitifie\tsans\tde\tau\tde\td'hypotne-\td'un prêt \tcomptoir\t\t\ttique\tbanque\tpaiement\t\tprovision\tlacture\tcomptoir\tfonds\tque\tpersonnel Banque Royale\t\tnil\t0.40\tnil\t1.00\t6.50\t3.50\t11.00\t1.00\t1.25\t3.00\t85.00\t7.00 Banque de Montréal\t\t0.50\t0.50\t0.50\t1.50\t5.00\t3.00\t13.00\t0.95\t0.50\t4.00\t85.00\t500 Banque de Commerce\t\t0.40\t0.40\t0.40\t1.40\t6.50\t350\t13.00\t0.95\t1.25\t4.00'\t80.00\t5.00 Banque Toronto Dominion\t\t050\t0.50\t0.40\t0,40\t5.00\t300\t12.50\t1.00\t1.25\t4.00\t85.00\t5.00 Banque Nouvelle-Ecosse\t\t0.40\t0.40\t0.40\t0.75\t6.50\t3.00\t14.00\t1.00\t1.25\t4.00\t85.00\tnil Banque Nationale\t\t0.32\t0.32\t0.90\t1.15\t5.00\t3.00\t10.00\t1.00\t1.15\t4.00\t24.00\t5.00 Canada Trust\t\t0.40\t0.40\t0.40\t1.40\tG.OO\t3.00\t13.00\t1.00\t0.50\t3.00\t75.00\t5.00 Trust Royal\t\t050\t0.50\t0.50\t1.00\t5.50\t3.50\t14.00\t1.00\t0.50\t5.00\t75.00\tnil Frnis de service au 1er innvier ete fixes par suite d'une entente expresse entre la banque et le client».S275 par client Il n'y a rien de nouveau en soi dans cette histoire.Les associations de consommateurs se plaignent depuis plusieurs années déjà de la difficulté de connaître les conditions attachées aux différents comptes bancaires.L'article de loi évoqué date pour sa part de 1980.Cependant, l'information ne s'est guère amélioré depuis tandis que les frais eux n'ont cessé d'augmenter et que de nouveaux sont même apparus.Au total, les sommes prélevées par les banques à titre de frais d'administration ont augmenté de 17 p.cent ces cinq dernières années, un taux annuel nettement plus élevé que celui de l'indice des prix à la consommation.Les frais pour un chèque sans provision, par exemple, ont triplé pour s'établir à près de SI 5 aujourd'hui.Ces ponctions régulières représentent des revenus annuels de $1 milliard, et ceci pour les seules six grandes banques canadiennes.Car bien qu'on parle de frais «bancaires», toutes les institutions financières sont en fait en cause, que ce soit les caisses populaires, les fiducies ou les banques étrangères opérant au pays.Au total, compte tenu du fait que les banques ont près de 75 p.cent du marche, on pourrait parler de S 1.25 milliard.Pour ce qui est du consommateur moyen, il est difficile d'établir le coût total de ces services.Une étude effectuée il y a deux ans par le Service d'aide au consommateur de Sha-winigan, affirmait néanmoins que les frais bancaires variaient de $107 à $248.selon les institutions financières.Avec les dernières hausses, le même panier de services coûterait aujourd'hui de $154 à $27b.Cette évaluation qui fit grand bruit, prèle toutefois flanc à la critique.Le consommateur «moyen» choisi sort en fait de l'ordinaire.Il renouvelle son hypothèque, contracte un prêt automobile et fait opposition à un chèque dans la même année.Surtout, il s'abstient de profiter des ensembles de services que des banques offrent pour un montant forfaitaire.L'Association des banquiers canadiens y est allé de ses propres estimations, nettement plus conservatrices cela va de soi.Mlle estime qu'un panier de services financiers régulièrement utilisés représente annuellement pour un consommateur type, quelque $95, s'il maintient un solde minimum de $200 dans ses comptes, et $40, pour un solde de plus de $1000.Cette estimation, peut-être plus réaliste, n'en est pas moins très élas-.tique.Si le consommateur fait seize chèques par mois plutôt que huit, le coût du panier est accru de $40.Sans compter qu'il lui faudra commander davantage de chèques.El cela exclut les services financiers occasionnels, les plus chers, comme l'opposition a un chèque ($b) ou l'utilisation du guichet automatique d'une autre institution financière ( $1 ).Le tiers monde?L'idée, défendue par les banques, que l'imposition de frais vise à compenser pour les taux d'intérêt plus élevés que rapportent aujourd'hui les comptes de dépots, est infirmée par les analystes bancaires qui affirment qu'en définitive, le consommateur est perdant.La Banque de Montréal confirme d'ailleurs que ses revenus nets d'intérêt ajoutés aux Irais de service, ont augmenté de trois p.cent depuis 1984.Les PME se disent insatisfaites mmfk e mois dernier, j'ai émis 51 ''Ifc cheques el effectué onze dépôts dans le compte de banque de mon entreprise.On m'a néanmoins facturé pour $117,04 en frais de services.C'est scandaleux!», «Ma banque me demandait $350 de fraix fixes mensuels pour un compte commercial.J'ai négocié avec une autre institution financière.Avec elle, j'épargnerai $1800 cette année.Qu'en dites-vous ?» Ces commentaires que des dirigeants d'entreprises ont pris la peine d'écrire au bas d'un sondage qui leur était adressé récemment, témoignent de l'irritation qu'ils partagent avec les consommateurs, face aux frais d'administration croissants imposés par les banques.La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante compile présentement les résultats de cette enquête exhaustive, la plus importante qu'elle n'a jamais entreprise, et qui révélera la satisfaction de la petite entreprise pour les services bancaires.Quelque 45000 dirigeants ont été invitées à participer à l'enquête, dont 10000 au Québec.Les résultats officiels seront connus à la fin de ce mois.Lors d'une enquête semblable menée par la FCE1 en 1986, près de trois répondants sur dix avaient exprimé leur mécontentement à l'égard des services de leur banque, un taux déjà jugé troublant.D'autant plus qu'il y avait une nette détérioration par rapport au précédent relevé.Avec l'augmentation exponentiel- le des frais de service ces dernières années, qui sait quelle sera la cote d'amour des banques cette fois?Une lourde charge «Il faut comprendre que si les frais bancaires pèsent sur le budget des citoyens qui en font présentement grand cas, il sont encore bien plus lourds pour les petites entreprises qui émettent quantité de chèques par mois et encaissent leur part de chèque sans provision», explique M.Michel Décary, directeur général de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante.Des renseignements fournis par certaines banques donnent d'ailleurs à penser que les entreprises assument pour un peu plus de la moitié du milliard de dollar que prélèvent annuellement à elles seules les six grandes banques à charte à titre de frais d'administration.Fait à noter, les premières réponses compilées à ce jour par la FCEI, montrent un taux d'insatisfaction tout de même moindre de la part des entreprises québécoises par rapport aux autres entreprises canadiennes.On avait d'ailleurs remarqué une pareille distinction il y a quatre ans ce qu'on expliqua par la plus forte concurrence prévalant dans la province avec, entres autres joueurs majeurs, les Caisses populaires Desjardins et la Banque Nationale.«Mais ceux qui sont insatisfaits ne le sont pas seulement un peu, ils sont très fâchés», rapporte M.Décary.De nombreux irritants On dénombre aujourd'hui quel- que 82 services financiers offerts par les banques aux entreprises.Bon nombre impliquent de ces menus frais de service qui finissent par faire-un magot.C'est autant d'irritants pour les petites entreprises, dont la trésorerie, faut-il le dire, est la bête noire.Au premier chef, on accuse les frais relatifs aux débits compensatoires, une pratique jugée particulièrement frustrante.En plus de devoir assumer une perte lorsqu'un chèque déposé à leur compte rebondi, les commerçants se voient en effet maintenant imputés des frais de $5 pour le «service».Selon des sources dans le monde bancaire, cette politique de faire partager le coût d'un chèque sans provision entre l'émetteur et l'encaisseur, est cependant en voie d'être abolie.Il n'est toutefois aucunement question pour les banques d'assumer la créance du consommateur fautif.Selon toute vraisemblance, les banques prendront sur elles la partie du coût qu'assumait jusqu'à maintenant le commerçant.On craint en effet qu'en refilant à l'émetteur le plein coût de l'opération achoppée, on assiste à une levée de boucliers de la part des mouvements de consommateurs qui, à tort ou à raison, associent chèque sans fonds et pauvreté.M.Décary fait par ailleurs remarquer que le gouvernement du Québec ne donne guère l'exemple aux banques en imposant depuis l'an dernier des frais d'administration de $15 aux employeurs qui par erreur acquittent leurs remises mensuelles avec des chèques sans provision.MONTREAL ^% 1659,53 ^ I (+I-86 jj I (+0.1 I'M I TORONTO ^\\ 3381,02 ^ I (+11.55) S I (+0.34% ) I DOW JONES L'OR (NEW YORK) ^\\ $451,60 ^ (+0.80) (nul ) DOLLAR CANADIEN 1& +16/100 80,24 «l'as tous les consommateurs y ont perdu, précise toutefois M.Thomas.En général, des taux d'intérêt élevés permettent aux personnes ayant des comptes de dépôt bien garnis, d'amasser des gains plus importants que les pertes qu'elles subissent du fait que les frais d'administration sont eux aussi élevés.Dans le passé, ce groupe subventionnait en quelque sorte les petits épargnants.» Une autre thèse veut que les banques cherchent à refiler au consommateur la facture pour leurs erreurs passées, comme les prêts consentis au géant pétrolier Dome Petroleum ainsi qu'aux pays du tiers monde.Les tenants, dont des analystes bancaires, font remarquer que les banques Royale et de Montréal, qui ont le plus écopé à ces chapitres, sont aussi celles qui montrent les plus fortes augmentations de revenus de frais de service.M.Thomas ne croit cependant pas à ce parallèle.«En outre, les sociétés de fiducie, qui ne prêtent pas à l'étranger, imposent souvent des frais d'administration aussi élevés que ceux des banques», note-t-il après avoir souligné que ces fiducies se sont montré dans le passé très agressives et compétitives, particulièrement sur la question des frais et taux d'intérêt reliés à l'utilisation des cartes de crédit.Vers une uniformisation Entre-temps, les banques reconnaissent que des efforts de communication restent à faire.Elles semblent vouloir s'entendre pour geler les frais aux niveaux actuels et inscrire le premier octobre comme date d'entrée en vigueur de tout nouvel ajustement.Les consommateurs seraient avisés 60 jours avant, ce qui leur permettrait de magasiner pour île meilleures conditions.Mais surtout, elles cherchent à minimiser les éventuelles conséquences de toutes les procédures en cours.Plus que les poursuites engagées contre elles, elles craignent en fait que le Comité permanent des finances qui se penche présentement sur la question n'en arrive à suggérer l'application au pied de la lettre de l'article 201 de la Loi des banques, impraticable selon eux.«En ce cas, il nous faudrait adresser un courrier enregistré à tous les clients pour obtenir leur autorisation écrite pour chaque changement à la grille tarifaire.Faute de réponse, le compte serait fermé», commente le responsable des produits d'épargne d'une importante banque canadienne.Aussi jusqu'à maintenant, la régie dans l'industrie était de contourner la difficulté en inscrivant dans les contrats de service, une clause de renonciation par laquelle le client dispense l'institution financière de l'aviser personnellement.Dans son rapport, M.Thomas ne remet pas en cause ce procédé mais signale que les banques ne peuvent cependant être dispensées de donner avis public des modifications qu'elles apportent aux comptes.L'affichage dans les succursales lui semble un moyen peu efficace.«L'information est d'une importance capitale dans le marché des services financiers.Certes il est difficile d'obtenir des renseignements exacts sur les tarifs, mais cette information pourrait conduire à la prise de meilleures décisions par les consommateurs en ce qui concerne le choix des services financiers et des institutions qui les offrent », conclut-il.1988: un long fleuve tranquille ?I y a deux mois qu'il faut oublier, du moins pour un certain temps: récession et ralentissement.Mettez-les dans un tiroir, verrouillez le tiroir et cachez la clé.Les prévisions économiques qui sortent depuis quelques jours marquent un virage total par rapport à ce que les mêmes spécialistes affirmaient il y a à peine trois mois.Maintenant, on parle d'une croissance solide pour 1988.Pour les citoyens, c'est une bonne nouvelle: plus d'argent et plus d'emplois.Quant à moi, j'ai une raison additionnelle de me réjouir, il y a un mois, j'ai écrit une chronique ou j'affirmais qu'il n'y aurait pas de ralentissement en 1988, mais plutôt une croissance honorable, d'environ 3,5 p.cent, l'avais quand même peur de m'être trompé.Maintenant, je me sens moins seul.LE VIRAGE DE MARS En décembre dernier, le climat économique, vu par les spécialistes, était morose.Les douzes maisons recensées par Lu Presse s'attendaient à ce que l'économie, après avoir progressé rapidement en 1987, avec un taux de croissance de 3,9 p.cent, ralentisse très sérieusement pour passer à 2,3 p.cent.D'autres spécialistes, surtout aux USA, parlaient même de récession.Quelques mois plus tard, le tableau a changé.Le Conference Board, l'organisme de prévision le plus réputé, estimait avant Noél que le produit intérieur brut progresserait de 2,8 p.cent en 1988.Sit nouvelle prévision est plutôt de 3,4 p.cent, à peine moins que l'an dernier.Mais, chose essentielle dans ce monde imprécis, le Conference Board n'est pas seul.D'autres organismes ont eux aussi publié cette semaine des prévisions bien différentes.La Banque de Commerce s'attend à une croissance de 3,1 p.cent, l'Association canadienne des courtiers en valeurs mobilières parle de 3,0 p.cent, Richardson Greenshields pense à 3,5 p.cent.Si ces pronostics sont justes, cette croissance s'accompagnera d'une réduction additionnelle du chômage, dont le taux passera à 7,8 - 8.0 p.cent, beaucoup moins que le 8,9 p.cent de 1987.Quand au Québec, il n'est pas clair si sa performance sera meilleure ou semblable à celle du Canada.Le Conference Board s'attend à une croissance de 3,3 p.cent, à peine moins que la moyenne canadienne, mais à une réduction sensible du chômage à 8,7 p.cent, la meilleure performance depuis 1976.Les courtiers sont plus optimistes, estimant qu'avec une croissance de 4 p.cent, le Québec devancera largement les 3 p.cent canadiens.PAS DE RALENTISSEMENT EN 1988 Pourquoi ont-ils changé d'idée?Pour la même raison qui m'avait amené en mars a douter de la justesse des prévisions pessimistes.À l'heure actuelle, l'économie se porte toujours bien.On le sait en se basant non pas sur des prévisions, mais sur des faits concrets: les exportations, les achats des consommateurs, la création d'emplois.Or.ça fait trois mois que 1988 a commencé; si ces trois mois sont bons, cela influencera la performance de l'ensemble de l'année.Par ailleurs, la lancée que l'on observe ne peut pas se transformer en marasme du jour au lendemain.A cela s'ajoutent des surprises: les consommateurs ont ralenti leur activité, mais beaucoup moins qu'on ne le craignait après le krach boursier.Les entreprises investissent de façon vigoureuse.Et, de façon générale, l'économie américaine, que l'on croyait moribonde, manifeste un second souffle.POUROUOI UN RAZ-DE-MARÉE?Cela ne veut quand même pas dire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.Derrière ces chiffres se cache une pause.Une partie de la croissance est par exemple alimentée par la constitution de stocks, ce qui ne peut pas durer infiniment.Par exemple, on voit déjà au Québec que le rythme de création des emplois est moins vigoureux.Après des gains de 100000 emplois par année en 1987, on obtient plutôt 80000 en mars de cette année.Ce qui, incidemment, reste très fort.Mais ce qui est clair, c'est que l'existence d'une pause n'a pas nécessairement à prendre des formes catastrophiques.Dans une économie comme lit nôtre qui a connu une forte croissance depuis des années, il arrive à un moment où il faut que cela arrête, comme le ferait un coureur de fond à bout de souffle.Dans le cas du Canada, trois facteurs peuvent jouer: les consommateurs qui consomment moins, le dollar élevé qui limite les exportations, et le fait que plusieurs industries ne peuvent augmenter leur production et donc alimenter la croissance.Là où ça se gâte, c'est quand on fait une adéquation quasi-automatique entre ces pauses normales et une cassure, que ce soit un sérieux ralentissement ou une récession.C'est ce que plusieurs analystes font depuis 1985, en prévoyant, année après année, une récession dans les douze mois.Ça fait trois ans qu'ils se trompent.Ceux qui maintenant prévoient une récession pour 1989 risquent de subir le même sort.Pourquoi ce pessimisme larvé?Sans doute parce que nous avons subi deux traumatismes depuis quelques années; la récession de 1982 et le krach de 1987.On en arrive à s'attendre à ce que tout changement de cap prenne la forme d'une catastrophe.Comme si tout changement devait être spectaculaire.Mais l'économie, ce n'est pas du cinéma; c'est lent et lourd.L'économie est, la plupart du temps, un long fleuve tranquille.Et nous assistons peut-être à un retour à cette quiétude, une période de croissance plus modérée, mais régulière, sans vagues et sans raz-de-marée.AU TRUST GÉNÉRAL VOUS N'ATTENDEZ PAS APRES LE SERVICE, C'EST LE SERVICE QUI VOUS ATTEND.DEPOTS GARANTIS 9 3A% 5 ANS INTERET ANNUEL 9V4% Q 3 ANS dr% INTERET ANNUEL Yo 1 AN INTERET ANNUEL FONDS DE PLACEMENT Quel que soit le comportement boursier, ou le mouvement des taux d'intérêt, nous avons un ou plusieurs fonds de placement pour répondre à vos objectifs financiers.BÉNÉFICES PLUS le summum aes comptes epargne-cneques Taux d intcrùt progressas iusqu à .i partir rie g°3% PRÊTS HYPOTHÉCAIRES \u2022ni, Place du Cancloui; 682-3200 Poliitt-CI»lrt.95b.boni.St-Jean 694-5670 Villi 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TRUST GENERAL LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 9 AVRIL 1988 17 OOO chômeurs de plus à Montréal en mars JEAN POULAIN ¦ Le taux de chômage s'est brusquement aggravé à Montréal, grimpant d'un point entier de pourcentage, de 8,8 en février û 9,8 p.cent en mars, ce qui correspond à 17000 chômeurs de plus, compte non tenu des variations saisonnières.Sur base désaison-nalisée, le taux de chômage pour l'ensemble du Québec monte de trois-dixièmes de point de pourcentage (de 9,0 à 9,3 p.cent) alors qu'il reste inchangé au niveau national (donc Québec inclus), à 7,8 p.cent.Ceci signifie que le taux de chômage en dehors du Québec a baissé en mars, passant de 8,1 à 7,2 p.cent, en même temps qu'il montait de 9 à 9,3 au Québec.Pour essayer de déterminer ce qui s'est passé à Montréal en mars il faut examiner les données du même mois des années antérieures (car les chiffres des villes ne sont pas désaisonnalisés, ce qui ne permet pas de comparer deux mois différents): en mars 1987, Montréal n'avait pas enregistre une hausse mais au contraire une baisse de 10000 du nombre de ses chômeurs.La différence s'explique du fait qu'entre février et mars 1988, il s'est perdu 1 000 emplois à Montréal, alors qu'entre février èt mars 1987 il s'en était créé 38000.On ne peut toutefois pas en tirer de conclusions claires puisque l'on observe que mars 1986 et mars 1985, comme mars 1988, avaient connu eux aussi, des hausses du nombre de leurs chômeurs: 8000 en mars 1986 et 18000 en mars 1985 (avec perte de 6000 emplois en mars 1986 et gain de 8000 en mars 1985).L'anomalie qui caractérise mars 1988 apparaît lorsque l'on constate qu'entre mars 1987 et mars 1988 ( 12 mois), le nombre des emplois existants ( et non plus des chômeurs) n'a augmenté que de 16000 alors qu'entre février 1987 et février 1988 l'augmentation atteignait 55000, et 64000 entre janvier 1987 et janvier 1988.Selon une économiste de Statistique Canada consultée par La Presse, il est difficile de trancher le débat autrement qu'en y voyant un certain retard sur l'embauche de printemps: il faudra donc attendre les chiffres d'avril pour éclaircir ce point.Les données publiées hier par Statistique Canada montrent également que, pour le reste de la province, le nombre de sans-emploi a augmenté de 16000 sur base non désaisonnaliséc, portant l'augmentation globale à 33000.Les taux augmentent ainsi à Chieoutimi-|onquière(de 11,5 en février à 12,6 en mars), de 8,5 à 9.1 à Québec, alors qu'il tombe de 13,2 à 10,5 à Trois-Rivières.La situation est meilleure pour les grandes agglomérations des autres provinces: Toronto reste inchangée sur février vec 3,9 p.cent, Vancouver baisse de 9,7 à 9,0, Edmonton, de 11,6 à 10,1 et Saint-|ean, T.-N.de 12,8 à 12,3 alors que Winnipeg et Halifax montent toutes deux de 8,5 à 8,7.Si le taux national désaisonnalisé se maintient à 7,8 p.cent- son plus bas niveau en six ans et demi- mars marque le premier mois depuis septembre 1986 à connaître une baisse du nombre d'emploisà plein temps(-16000), alors que le temps partiel monte de 31000.Par groupe d'âges, le taux de chômage des 25 ans et plus se situe à 6,7 p.cent, celui des 15/24 ans, à 12,5 p.cent.L'Ontario reste le grand gagnant sur le marché du travail: en douze mois il a créé plus de trois fois plus d'emplois que le Québec: 252000 contre 79000, réduisant le nombre de ses chômeurs de 86000, contre 38000 au Québec.Par province, le taux de chômage a augmenté de 0,6 à 14,4 à l'ile-du-Prince-Édouard, de 1,4 à 13.0 au Nouveau-Brunswick, de 0,3 à 9,3 au Québec et de 0,5 à 7,9 en Saskatchewan.Il a baissé de 0,1 à 17,8 à Terre-Neuve, de 0,6 à 10,2 en Nouvelle-Ecosse, de 0,2 à 4,9 en Ontario, de 0,2 à 8,1 en Alberta et de 0,6 à 10.1 en Colombie-Britannique.EN BREF CULINAR NE PROLONGE PAS SON OFFRE ¦ L'offre d'achat de $250 millions pour la totalité des actions de Culinar faite par la compagnie Ouimet-Cordon Bleue ne sera pas prolongée.C'est ce qu'a fait savoir hier par communiqué M.|.Robert Ouimet, le président de Ouimet-Cordon Bleu.Depuis plus d'un an, OCB tente sans succès d'acquérir Culinar, un fabricant de produits alimentaires québécois dont le contrôle appartient à la Société d'Investissement Desjardins qui détient environ 52 p.cent du capital-action.Le gouvernement du Québec est l'autre actionnaire principal de Culinar, avec environ 35 p.cent des titres.Il tente depuis un bon moment de vendre sa participation dans la firme.L'offre de M.Ouimet était conditionnelle au dépôt des titres de la SID.SEAGRAM ET TROPICANA: C'EST FAIT ¦ L'acquisition par Joseph E.Seagram & Sons, des Etats-Unis, de Tropicana Products Inc.( Floride), qui est le numéro un pour les jus de fruits dans l'est des États-Unis, est maintenanant chose faite, a annoncé hier la filiale américaine de Seagram de Montréal.Seagram, conformé- ment à son engagement en date du 10 mars, .a payé $1,2 milliards US, et se trouve ainsi, non seulement à mettre le pied dans ce secteur (très porteur), mais aussi à acquérir un des réseaux de distribution comptant parmi les plus sophistiqués aux États-Unis.UNE ÉMISSION D'UNE FILIALE DE BCE ¦ L'une des filiales de BCE («Bell Canada Entreprises) \u2014, autrefois aussi connues sous le nom français de Entreprises Bell Canada.), Radiocommunications BCE Mobile Inc., a annoncé qu'elle allait faire une émission d'environ 3 millions d'actions dans le public.Merrill Lynch Canada sera le chef de file de l'émission, laquelle sera faite à la fois au Canada et en Europe.Radiocommunications, dans laquelle BCE a une participation de 85,5 p.cent, est entre autres active dans les domaines de la téléphonie cellulaire, les services aux abonnés absents, les services radiophoniques privés, les téléavertisseurs, etc.GEOFFRION LECLERC: MAIGRES BÉNÉFICES ¦ Le courtier Geoffrion Leclerc a enregistré un maigre bénéfice net de $27000 au terme du premier semestre de son année fis- cale, comparativement à $3,5 millions pour la période correspondante l'année dernière.Au second trimestre, qui prenait fin le 29 février et dont les résultats ont été rendus publics hier, la firme enregistre même une perte de $75000 ( 1 cent par action) contre un gain de $1,8 million (20 cents) l'an dernier, le bénéfice, pour l'ensemble du semestre, étant du aux $102 000 réalisés au premier trimestre.En hausse, les revenus sont passés de $27,5 millions l'an passé, à $28,1 millions cette année.Raisons de tout cela, aux dires du courtier: la faiblesse du marché courtier et l'absence de nouvelles émissions, ainsi que la progression de 33 p.cent de ses frais, l'accroissement étant en partie attribuable au relèvement des frais consécutifs à ses acquisitions.L'avoir des actionnaires s'élevant à $23 millions et la firme n'ayant pas de dette, Goef-frion Leclerc se juge néanmoins, selon ses termes, «en très bonne situation financière».LE FONDS DE LA FTO DANS L'INFORMATIQUE ¦ Le Fonds de Solidarité de la FTQ vient d'effectuer le plus important investissement de son histoire dans le secteur informatique, par la prise d'une participation de $2 million dans la firme montréalaise Services Techniques Informatiques (STI).Les nouveaux fonds seront notamment affectés à la mise sur pied d'une société de commercialisation de produits informatiques, Métaforce, en co-participation de STI et du Fonds, dont les efforts porteront sur la vente des logiciels québécois.Cotée à la Bourse de Montréal, STI a un chiffre d'affaires d'environ $10 millions et un personnel de 90 employés qui devrait être grossi d'une quarantaine de personnes d'ici 3 ans.Le Fonds de la FTQ a $180 millions d'actif et compte plus de 65 000 actionnaires.CP: MOINS DE VAISSEAUX?¦ Un porte-parole de Canadian Pacific a indiqué que l'entreprise était en contact avec différents acquéreurs éventuels de 19 de ses cargos spécialisés dans le vrac ou le transport de marchandises spécifiques, et qui sont la propriété de sa filiale Canadian Pacific (Bermuda).Selon des courtiers maritimes, la valeur des bateaux jouerait entre $170 et $190 millions.Malgré la vente possible de cette partie de sa flotte, Canadian Pacific continuerait à faire du transport maritime de conteneurs et de produits chimiques.Federated «retourne» à la vente de marchandises Steinberg veut plus de précisions sur les offres RUDY LE COURS ¦ Après six heures de réunion, le conseil d'administration de Steinberg a ajourné hier ses travaux afin de permettre aux dirigeants de l'éclairer davantage sur la meilleure solution à retenir pour les actionnaires.«La haute direction a été chargée par le conseil de fournir des éclaircissements sur certaines des offres et des propositions syndicales et de formuler promptement sa recommandation », lit-on dans le communiqué laconique émis par la compagnie en fin de journée.L'ouverture faite jeudi par le président de la FTQ, Louis La-berge, était telle, de l'avis de plusieurs observateurs attentifs, que Steinberg aurait été bien mal vue de la rejeter hier du revers de la main.Mais il y a plus.Selon, Martin Kaufman, analyste chez Nesbitt Thomson, les concessions syndicales proposées peuvent sembler d'autant plus intéressantes que l'offre conjointe Métro-Richelieu - Provi-go ne serait pas des plus alléchantes.Qui plus est, ce serait la seule portant sur la majorité des 119 supermarchés du Québec, évalués à quelque $250 ou $300 millions.Il est probable, croit M.Kaufman, que Steinberg s'attendait à recevoir des offres séparées des deux grands québécois ce qui lui aurait permis de faire grimper les enchères.Mme Denise Chicoyne, analyste chez McNeil Mantha, abonde: «Le jeu de Steinberg, .c'est désormais de faire valoir l'offre de Métro-Richelieu -Provigo contre les propositions syndicales, sans malice il va sans dire.» Avis partagés Les avis sont toutefois partagés sur la volonté, voire la capacité des chefs syndicaux, de faire accepter d'importantes concessions à leurs membres.La moyenne d'âge est la plus élevée du secteur avec le quart des syndiqués au-dessus de 50 ans et on compte plus de 50 p.cent de temps plein alors que c'est à peine 30 p.cent chez la concurrence.Le coût de la convention collective de Steinberg représente de 13 à 14 p.cent de ses ventes de $1,5 milliard alors que les coûts rattachés à la main-d'oeuvre sont autour de 10 p.cent chez Métro-Richelieu et chez Provigo.Remettre Steinberg sur le même pied que ses deux concurrents représentent des concessions de l'ordre de $45 à $60 millions de ce point de vue.Il existe toutefois une autre façon de compter.On estime à moins de I p.cent le bénéfice avant impôt et intérêts de Steinberg contre 2,5 p.cent pour celui de ses concurrents.On parlerait alors de concessions de l'ordre de $30 millions.«Vos chiffres sont intéressants», répond avec le sourire M.Louis Laberge qui ne veut pas entrer dans le détail.Il s'empresse d'ajouter que le syndicat offre aussi la paix sociale et ne nie pas qu'il pourrait s'agir d'une trêve qui dépasserait les cinq ans.Chose certaine, assure-t-il, la proposition syndicale serait plus intéressante que celle de Métro-Richelieu\u2014Provigo.Autre facteur, aux yeux des analystes, qui pourait militer en faveur des propositions syndicales, c'est le maintien de magasins Steinberg dans les centres commerciaux Ivanhoe.De tout temps, les épiceries représentent une force d'attraction dans un centre commercial.Rien ne garantit que tous ces supermarchés Steinberg resteraient ouverts s'ils étaient partagés entre Métro-Richelieu et Provigo.Mise au point Par ailleurs la direction des fusions du ministère fédéral de la Consommation et des Corporations s'inscrit en faux contre une déclaration de M.Pierre Lortie.Le président de Provigo a déclaré mardi qu'elle serait bien au courant qu'il existe un précédent canadien en matière de concentration dans l'alimentation qui rendrait parfaitement légale le partage du marché québécois entre sa chaine et Métro-Richelieu.En fait, précise-t-on, chaque cas est différent, et le ministère ne se prononcera pas avant d'avoir analysé à fond la transaction, si elle devait avoir lieu.Associated Press CINCINNATI ¦ Rencontrant les cadres de Federated Department Stores, M.Robert Morosky a déclaré que le temps était venu de «retourner au travail, de retourner à la vente de marchandises».Les employés de Federated, a noté M.Morosky, ont été distraits par la lutte de deux mois, entre Campeau Corp.(de Toronto) et R.H.Macy (de New York), pour l'acquisition de leur compagnie.M.Morosky est président de la société Al- lied Stores, qui est passée aux mains de Campeau en décembre 1986.Il a joué un rôle important dans la prise de contrôle de Federated.M.Morosky a dit ignorer le nombre de cadres de Federated qui choisiront de rester à leur poste.Il doit justement discuter de ce sujet avec le président de Federated, M.Norman Matthews, et le président du conseil d'administration, M.Howard Goldfeder.Federated possède plus de 650 magasins de détail aux États-Unis, dont les ventes se sont élevées à $11,1 milliards US l'an dernier.La société Campeau a dû vendre plusieurs filiales d'Allied pour en prendre la mainmise et il est à prévoir qu'elle va faire la même cho- se avec Federated.Campeau paie $6,6 milliards US pour Federated, mais le coût total doit atteindre quelque $8,8 milliards, avec les honoraires d'avocats et des frais de fi\"ancement.M.Morosky a réitéré l'intention de Campeau de conserver les magasins de prestige de Federated: Burdine, Bloomingdale, Abraham and Straus, Lazarus et Rich and Goldsmith.R.H.Macy, de son côté, doit acheter les magasins Bullock, de Los Angeles, et I.Magnin, de San Francisco.Campeau a accepté de vendre à May les magasins Foley, de Houston, et Filene, de Boston.Optimisme à New York ¦ La Bourse a terminé la journée d'hier sur une vague d'optimisme, New York atteignant son plus haut niveau depuis le krach d'octobre dernier.Le Dow |ones a monté de 28,02 à 2 090,19, sa quatrième séance consécutive en hausse, mettant fin ainsi à sa meilleure semaine de tous les temps.La remontée de fin de séance est duc à une bonne tenue des obligations et aux effets positifs de certaines transactions programmées.L'activité était modé- rée.À Toronto, la montée de l'or a fait grimper la Bourse, entraînée également dans le sillage de Wall Street.L'indice TSE 300 a gagné 11,55 à 3 381,02, seuls les pipelines et les services publics reculant.Montréal a à peine suivi la tendance générale, l'indice XXM gagnant, un modeste 1,86 à 1 659,53.Les produits forestiers et les banques ont perdu du terrain, tandis que les autres indices avançaient.LE FINANCEMENT DE FRANCHISES CIBC AIDE UN NOMBRE CROISSANT D'ETABLISSEMENTS À PRENDRE LEUR ENVOL.De plus en plus, les gens d'affaires avisés investissent dans les franchises.Celles-ci battent d'ailleurs tous les records de réussite dans le secteur des entreprises privées.Voilà pourquoi la Banque Canadienne Impériale de Commerce a décidé d'offrir la Classe affaires CIBC aux établissements franchisés.Que ce soit pour un prêt d'immobilisations, pour la gestion de la trésorerie, pour les services de la paie ou pour de simples conseils, les spécialistes de l'entreprise privée de la Banque Canadienne Impériale de Commerce sont là pour vous aider à faire décoller votre franchise et à maintenir son cap.Forts de notre expérience à ce chapitre, nous avons élaboré cette précieuse brochure dans le but de vous aider à décider si le principe de la franchise peut vous convenir.Cette brochure, également riche en conseils et en suggestions, vous aidera à assurer le succès de votre établissement franchisé.Cette brochure est gratuite.un avantage de plus de la Classe affaires CIBC.Pour obtenir un exemplaire, appelez M.André Gravel au (514) 876-2356 ou remplissez le coupon ci-dessous et envoyez-le à la Banque Canadienne Impériale de Commerce.CIBC Banque Canadienne Impériale de Commerce Nous travaillons pour votre entreprise.Nom.bocirté.Adres Ville.rrovinct*_ Codt .postal.Envoyer à : André Gravel, directeur régional, Division Expansion des affaires.Banque Canadienne Impériale de Commerce Bureau régional, 1155, bout.Dorchester ouesl Montréal (Québec) H3B3Z4.RAPPORT FINANCIERS EXPRESS\t\t\t\t\t\t COMPAGNIES\tPROFITS (PERTES) ($100) Courant Variation oenwer\t\t\tREVENUS BRUTS ($000) Couram dealer Van',\"ion\t\t Telomedia lie.( communication) ) Mont, Que.1er sem.28 fév.\t1,645 0.15\t1,212 0.12\t+35 %\t79,284\t61,056\t+29% 6«lfri«»,L»eltre ( courtier ) Mont, Que.1er sem.29 fév.\t27\t3,500 0,01\t-99%\t58.100\t27,500\t+2% Radiomntuil lue, (communications )Mont,Que.1er sem.28 fév.\t533 0,10\t438 0,08\t+21 %\t12,403\t9,915\t+25% Baton Broadcasting ( tele-communication ) Tor.OnL 1er sem.29 fév.\t10,574 0,38\t9,604 0,35\t+10%\t119,054\t111,973\t+59% Abbott Laboratories ( prod, pharmaceutique )Chic,IIL 1er trim.31 mars\t172,094 0,76\t141,596 0,62\t+21%\t1,118,392\t1,003,836\t+11% LE DOLLAR MONTREAL (PC) \u2014 Le dollar américain a clôturé vendredi en baisse de 25-100 et cotait S1.2462 contre la devise canadienne.La livre sterling a cédé 33-100 à $2,3372.Par rapport à la devise US.le dollar canadien a gagné 16-100 à $0,6024 et le sterling 10-100 à 51.8755.TITRES AU COMPTOIR (de Montréal) voirai Clarke Ptiarmaceutl 2090 75 IS Consolidated Dinld 121 SO SO F -::¦> 3509 SS SS Total wte: 5,42t.OPTIONS SUR L'OR Canada, Europe, Australie Trontiçees\tM.M\t\t\t\tMKtl\t\t Strie\tv«L court\tHart In\tftnfi Jafrtt\t\t\t0*rt Own\tK)e Aug 400o\t40 1632\t3.00 3.00\t3.00\tMay 490\t33\t51.00\t56.00 Aug (Mo\t10 1584\t600 600\t6.0)\tMay 40)o\tS44\t.70\t1.30 Aug 460\t5 TOO\t17.50 1750\t17.50\tMay 420\t359\t32.03\t35.00 Aug 480\t5 1312\t9.00 9.00\t9.00\tMay 420o\t3540\t1»\t2.50 Aug 4B0o\t3 672\t32.00 32.00\t32.00\tMay 440\t1696\t1100\t19.00 Aug SO)\tS 1101\t5.10 510\t5.10\tMay 440o\t2094\t400\t550 Mjy 460\t12 2523\t6.10 530\t5.70\tMay 4IOo\t466\t2100\t31.00 May 4600\t2 1057\t15.00 15 00\t1500\tMay 500-\t255\t47.00\t52.00 May UO\t65 1921\t2.00 2.00\t2.00\tMay 520\t173\t.10\t.90 May UO\t12964\t1.20 )J0\t1.20\tMay S20o\t0\t67.0)\t72.00 Total\tmarttt\tISS\t\tMay 540\t605\t.10\t.60 Non ti'oniJoécs ijitli\t\t\t\tMay 540o Nov 400\t1 0\t17.00 67.00\t92.00 72.00 ifafi\tnoun\tOffre Of\tmonde\tNov 4000\t169\t4.50\t6.00 \t\t\t\tNov 420\t\t51.00\t560) \t50\t59.00\t64.00\t\t1\t\t Aug 400\t\t\t\tNov 4200\tTOI\t7.50\t9i0 Aug 420\t12\t4100\t46.00\tNov 440\t549\t31.00\t42.00 Aug 440\t509\t29.00\t32.00\tNov 4400\t115\t11.00\t14.00 Aug 440o\t1036\tISO\t10.50\tNov 460\t415\t2600\t29.00 Aug 469p\t611\t17.00\t1100\tNov 4600\t102\t19.00\t22.00 Aug SOOo\t106\t4100\t53.00\tNov 480\t211\t17.50\t20.00 Aug $20\t913\t3.00\t4.00\tNov 4500\t116\t29.00\t32.00 Aug S20e>\t10\t6100\t7100\tNov 500\t0\t1000\t13.00 Aug 540\t319\t1.50\t2i0\tNov SOOo \u2022P*\t0\t4100\t5300 1 Aug Stop\t0\tKM\t93.00\t\t\ttit: 33,52\t MARCHE DES OPTIONS SUR DEVISES Série M.M FtfTTL ÛJ Non itvtifftts luîfff Soit\t\tn CNrsOUre Ow.Ffrni\t CANADIAN\t\ti - SOJJOO CAN! IN USS\t AOf\t27\t0\t00:3 0031! OMIS Apr\t77p\t0\t0.0001 0.0008 06)15 Aor\t71\t0\t0 0203 0.021! 01015 Apr\tTlo\t0\t0.0001 0.9001 01015 Apr\t29\t0\t0.0108 0 9111 0 1915 Apr\t79p\t0\t0.0001 0 0003 0.1015 Apr\t10\t0\t0.0026 0 9035 OJ0I5 Apr\tHp\t0\t0 0014 0 9023 9.8015 Dec\t71\t0\t99225 90241 0101S Dec\tTto\t0\t0 0076 0 0090 0.1315 Dec\t79\t0\t00165 0 0119 0.8015 Dec\t29p\t0\t09116 0.0130 9.8015 Dec\t10\t0\t0.9117 90131 0E0I5 Dec\tUp\t0\t0.0163 00178 08015 Dec\t11\t0\t0 0078 0 0972 9 8015 Dec\ttip\t0\tO.0223 0.O239 0 I015 Jun\t77\t0\t0 0396 0.9329 0.8015 Jun\t77b\t1\t0.0001 0.0012 01015 Jim\t71\t0\t0.0297 0 9220 9 8015 Jun\tTto\t3\t0.9912 9 9023 0.8015 Sir*\t\tewiOSrt Dm.Fern.\t Jun\t79\t0\t0.0122 0.0134 0.8915 Jun\t79p\t0\t0.903 5 0 0047 0.6015 Jun\tto\t0\t00365 0.0977 0.8915 Jun\t800\t0\t09975 0.0087 0.1)15 Jun\t11\t0\t0.0021 0.00*0 9 8015 Jun\tSID\t0\t0913 7 0 0150 0 8015 May\t78\t0\t9.9297 09219 0.8015 May\t780\t0\t0.9002 0.0012 0.8015 May\t79\t0\t0.0114 0 0126 0 8015 May\t79p\t0\t0.9011 033021 0.1915 May\tto\t1\t00)53 0.9064 OMIS May\tMP\t0\t0.0054 00065 9 8315 May\tII\t0\t0 9917 0 9O27 MOIS May\tlip\t0\t09116 09121 98)15 Sep\t77\t0\t0.0396 9 0320 0 8015 Seo\t77p\t0\t0 0015 0 0026 0.8015 Sep\t71\t0\t0.0210 09223 OiOlS Seo\t78P\t0\t0.0033 OO04 5 0 8015 Sep\t79\t0\t0.0141 O0155 0.8)15 Seo\t79p\t0\tO.M55 0.0077 O8015 Sep\t80\t0\tO.OOtt 0.0101 06315 Seo\t80o\t0\t00108 0.9121 0.8915 Seo\t81\t0\t0 99SO 9 9062 9 8915 Seo\tIIP\t2\t0.9168 99182 06-315 rat t \u2014 UN VOL VERS L'EUROPE?\u2014 AUJOURD'HUI DANS UN CAHIER SPECIAL TOURISME LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 9 AVRIL 1988 h 3 MARCHE DES OPTIONS - (Chicago) Optwmnpni jgj moi jgj Mol II» IV* tS'i AlCM 4M »T(i)1l 3SV 3P.3^.13 Srt S* Srt AT-T Mi Amrtt « .Amoco 771» m AMP fl't 41'» All R !! \u2022 u*> «h AïOn Jl'i 4r IM im BtlIlM Irt 1SH Blilef n't BeifSI Mil M\tr\t4\tr\tr Hî\tïi\tl>a\tf\tr J5\tr\tH»\tr\tr «5\ti\tr\ts\t'.ii »\tr\tr\tr\tV H\t10'1\tr\tr\t«, 10\t6\t7\tr\tNi (5\tIL.\t4;\tli\tr M\tla\t3i\tr\tr 100\t1\tH\ts\tr a\t4>a\tr\tr\t u\t1\tI!»\t\t1!» 35\t1\tr\ts\ti\ta\tm 43\tr\t11-16\tr\t 30\t3'»\tr\tr\tr 35\tr\tr\t3\tr 50\t5\tr\tr\tr 55\th\tr\t'i\tr» 60\tr\t*\tr\tr 45\tr\t\tr\tr 35\t3\t3i\tr\t1-14 30\t1-16\tH\tJ\t7H 35\t1-16\t1\tr\t1 es\tr\tS\t1-16\ts »\t1\tî'a\tr\tr 95 1-16 70 6!» 75 JH ta 3-16 15 1 40 S 45 M 50 i« 75 13'.10 !: 15 3'?90 BU 35 30 5 5» H I M I Mi M M r r n h vi ?»« 71.i»i 7-16 i s I r l'i r r 5-16 W r 7-16 l'a 3'> m 7'i 3H 10 15-16 171 1-16 15 15-16113-16 li M6 30 1-16 r 30 r 3j 33i l1» 1>i 35 1-16 7-16 10 !¦- r \\Ï1 l'i 1'» 1-16 5-16 r r 3'.r 11-16 r r 1-16 Oft*»*fm Art, m Ayt, Moi 14 t 14 i 14 > kWA'l B«fft S m JVi 31'» 3l'i Blk Dk » 70 Boelis 47'< Bois C 4t.BrisMr 43 ! 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