La presse, 13 avril 1988, Cahier A
[" La météo Aujourd'hui: Ensoleille Minimum Maximum 12\" Demain: Ensoleille, passages nuageux ennuagement graduel Spécialistes de la voile OBERSON LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE DETAILS PACE A2 \u2022 Lovai \u2022 Pointe-Claire \u2022 Quob«c \u2022 Cowanaville \u2022 Ropentigny \u2022 Grnnby \u2022 St-Joan \u2022 Oatineau \u2022 Montréal \u2022 Greenfield Park \u2022 MONTRÉAL, MERCRED113 AVRIL 1988 104e ANNÉE N° 171 98 PAGES, 9 CAHIERS Hors de la zone métropolitaine : 45 cents \"DP wm < Ailleurs au Quebec: 50 cents ¦ iles de La Madeleine: 90 cents Aujourd'hui A3 RACISME La Commission des droits de la personne s'efforce de determiner l'état des rapports de la police de la CUM avec les diverses ethnies.A12 TÉLÉVISION A partir d'octobre, Pierre Nadeau animera et produira son propre magazine d'une heure par semaine, Sept Jours, a Télé-Métropole.A20 TERRITOIRES OCCUPÉS Des affrontements avec l'armée éclatent un peu partout en Cisjor-danie et dans la bande de Gaza, faisant une trentaine de blesses.Cl ÉCONOMIE Les mesures envisagées par Pratt & Whitney pour réduire ses frais généraux risquent d'entraîner des mises a pied a son usine de Longueuil.o 11 1 CONSOMMATION Une publicité parfois trop aguichante attire vers la location de voitures des gens qui ignorent les risques auxquels ils s'exposent.Sommaire Annonces classées immobilier.D9.D17 marchandises.D17, D18 emplois.D18aD21,E1, E2 automobiles.E2 a E4 propositions d affaires.C4 Arts et spectacles Informations.A12 4A19 .horaires.A14 Bandes dessinées.D13 Bridge.D6 Carrières et prof.B4 à B7 Décès.;.E6 Économie.cahier C Etes-yous observateur?.D9 Feuilleton.'.D11 Horoscope.D10 Lé monde.A20, A22 Mots croisés.E4 «Moi mystère».E2 Sports.Mots croises.14 Réiesn Tremblay.5 Télévision.A12, A13 Tribune libre.B2 Vivre aujourd'hui Alimentation.D1 a D7 Consommation.cahier H Air Canada sera vendue par étapes GILLES GAUTHIER i/ii bureau de La Presse Oil A WA ¦ e gouvernement ;i annoncé hier la prima vatisation par étapes d'Air Canada, tout en donnant l'assurance que le siège social de la compagnie demeurera à Montréal.Le premier ministre Brian Mulroney avait déclaré a Montréal en janvier I985.à la suite d'une rencontre avec le président de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) Louis Labcrge, que le Canada avait besoin d'une compagnie aérienne nationale et qu'Air Canada n'était pas à vendre.Cependant, ajoutait-il, s'il y avait une privatisation partielle, le gouvernement demeurerait majoritaire.Ottawa offrira en premier lieu 45 p.cent de la société au secteur privé, en donnant la priorité aux employés d'Air Canada (qui en compte 22200) et aux petits investisseurs canadiens.Viendront ensuite les gros investisseurs canadiens, puis les étrangers.De ces 45 p.cent, aucun actionnaire ne pourra détenir a lui seul plus de 10 p.cent et les investisseurs étrangers ne pourront acquérir une participation de plus de 25 p.cent.Un projet de loi qui sera déposé bientôt autorisera la vente de la totalité des actions de la compagnie.La privatisation facilitera le remplacement des avions d'Air Canada, qui pren- nent de l'âge.Son président.Pierre |ean-niot, a déclaré hier à Ottawa que la compagnie devra consacrer «largement plus de S3 milliards» au cours des dix prochaines années pour remplacer ses 35 Boeing 727, 35 DC-9 et 14 Lougheed L-IOI l.Air Canada demandait récemment une participation gouvernementale de $300 millions pour amorcer ce renouvellement.La compagnie espère-l-elle recueillir cette VOIR AIR CANADA EN A 2 SUITE DES INFORMATIONS EN C 1 Émouvant retour de Bahattin en Turquie ANDRÉ NOËL envoyé spécial La Presse /\\ KULU.Turquie ahattin Pastutmaz.qui avait obéi à l'ordre d'expulsion en quittant Mirabel dimanche soir, est arrivé chez lui, à 5 h hier matin, après un jour et deux nuits de voyage, en passant par Londres, Istanbul et Ankara.À sa descente d'autobus sur la grande rue déserte, il a juché une immense valise sur sa tète.Puis, faisant porter ses autres bagages par un journaliste, il a traversé à la hâte la petite ville de Kulu, située à 100 kilomètres au sud d'Ankara, la capitale.Seul le chant du muezzin brisait le silence, montant de la mosquée en une longue plainte mélodieuse.Mais alors que Bahattin Pastutmaz approchait de chez lui, son chien s'est mis à hurler et japper furieusement.Le chien s'est précipité à sa rencontre et il s'est roulé sur le sol, en faisant battre sa queue sur les jambes de son maître qu'il n'avait pas vu depuis le 12 novembre 1980, lorsque Bahattin était parti vers Montréal, avec l'espoir de s'y eiablir définitivement.Toute la famille l'attendait au fond du jardin sous un abri d'oliviers en fleurs, devant une petite maison peinte à la chaux.Bahattin a embrassé sa femme, sa mère et sa grand-mère âgée de 100 ans.avec respect et cérémonie.Mais quand il a pris dans ses bras son petit garçon de six ans, Ehram, il s'est accroupi en sanglotant.Tuba, sa petite fille de quatre ans, l'a bientôt rejoint en frottant ses paupières endormies avec ses poings.Bahattin a enlevé ses souliers.La famille s'est regroupée dans le salon aux murs couverts de lapis.Sultan, sa femme de 25 ans, a allumé le feu dans le poêle a charbon pour chasser le froid (9° Celcius)el l'humidité de la nuit.Bahattin a ouvert son attaché-case et a distribué des paquets de Du iMaurier a tout le monde, y compris à sa grand-mère centenaire.La fêle a commencé.Après le lever du soleil, les oncles, les tantes, les cousins et les voisins ont afflue dans le jardin et dans la maison.Certains voulaient avoir des nouvelles de leur fils ou de leur frère au Canada.C'était le cas de Ramazan Uludag.Son garçon Alpasslan, 22 ans, n'a toujours pas d'emploi à Montréal.Ramazan voulait savoir s'il allait pouvoir trouver l'argent VOIR RETOUR EN A 2 \u2022 Une dernière marche vers Mirabel: page A 7 UN SIXIEME MATCH A HARTFORD Les Whalers de Hartford ont pris une avance de 2-0 et l'ont brillamment protégée, hier soir au Forum, pour finalement l'emporter 3-1 sur le Canadien.Les Whalers, qui faisaient face à l'élimination pour la deuxiè- me fois en trois jours, obligent la tenue d'un sixième match, demain soir à Hartford, dans la première ronde éliminatoire de la division Adams.Tabloïd Sports, pages 2 à 4 photo armand trottier.ta Presse 12 otages libérés, le Boeing à Alger d'après AFP.Rculer.UPI el AP LARNACA.Chypre Le Boeing 747 koweïtien détourné a atterri à 3 h ce matin à l'aéroport llouari Boumc-dienne d'Alger, venant de l'aéroport de Larnaca, où les pirates de l'air avaient libéré douze passagers en échange du plein de carburant.Selon le représentant de l'OLP a Larnaca, M.Samir Abou Ghaza-la, qui menait depuis samedi de difficiles négociations avec les pirates, les autres passagers devaient être libérés à Alger.Plusieurs négociateurs palestiniens (entre cinq et dix) se trouvaient à bord du Boeing, a-t-on appris de source autorisée à Alger, leur présence constituant une sorte de «garantie» pour les pirates de l'air que le plan proposé se déroulerait comme convenu.Les Franco-Albertains boudent Bourassa GILBERT BRUNET envoya spécial lu Presse À EDMONTON SW estimant «humiliés», voire «trahis» par le gouvernement du Québec quant à leurs droits linguistiques, les dirigeants des Franco-Albertains ont annulé hier la rencontre qu'ils devaient avoir, à Edmonton, avec le premier ministre Robert Bourassa et le ministre Gil Rémillard.Et les représentants des Fran-saskois se demandaient, hier soir, s'ils n'allaient pas faire de même: refuser la réunion de dernière minute que leur offre M.Bourassa, à Saskatoon aujourd'hui, eux à qui Québec offre depuis deux semaines de rencontrer M.Rémillard plutôt que le chef du gouvernement.«Dommage», ont riposté ceux-ci.«Ils veulent faire la manchette avant même de prendre connaissance de ce que je voulais leur dire», a lancé M.Bourassa, avant sa réunion avec son homologue d'Alberta, M.Don Gctty.Contrairement aux autorités québécoises, M.Getty n'a pas hésité à qualifier d'«impoli» le geste des Franco-Albertains.Entre-temps, il «étudie ce qui se passe en Saskatchewan », est d'accord avec M.Bourassa qu'il y VOIR BOURASSA ENÂ~2 L'ambassadeur du Koweït ù Alger a fait état, pour sa part, de son «grand optimisme», en exprimant sa conviction que l'affaire se dénouerait rapidement.Toutefois, dans un communiqué lu à la radio peu après la libération des passagers, les pirates, qui ont abattu deux passagers au cours de leur escale à Larnaca, avaient réitéré leur demande deliberation de 17 extrémistes chiites emprisonnés au Koweït pour des attentats à l'explosif, exigence qu'ils maintiennent depuis le début de leur opération, il y a une semaine.«Nous sommes déterminés à aller jusqu'au bout, jusqu'à la victoire», ont-ils ajouté dans le communiqué, signé « Avion du Grand Martyre».La libération des douze passagers est «un geste de bonne volonté et un cadeau à la Palestine.Nous ne voulons pas détourner l'attention de la révolution en Palestine car nous en faisons partie», cst-il indiqué dans le texte.Selon l'un des passagers libérés, il restait 40 personnes à bord de l'appareil avant son décollage, 32 passagers et membres de l'équipage, et huit pirates de l'air.C'est à la demande expresse du gouvernemnt koweïtien que l'Algérie a accepté que l'avion vienne se poser sur son territoire, pour des raisons purement humanitaires, a-t-on précisé de source algé- VOIR ALGER EN A 2 Et surtout, pas de pitié! LILIANNE LACROIX 5a Un en-¦ fant handicapé, c'est déjà une terrible épreuve.Deux, c'est la malédiction.Une chance sur des millions! Il y a déjà six ans que Mme Sylvie Auger a donné naissance à ses jumeaux.Deux handicapés.Deux maladies rares.Leur fils est nain.Leur fille, elle, souffre d'une maladie métabolique \u2014 la leucinose \u2014 qui l'empêche de consommer des protéines.Avant qu'on ne découvre la cause de ses indigestions, le régime conventionnel avait déjà fait un tort irréparable au bébé, détruisant certaines cellules du cerveau.Mais c'est d'abord Alexandre qui les a inquiétés.Depuis deux jours que son mari le lui répétait, Mme Auger savait qu'Alexandre était «petit».Elle ne se doutait pas qu'il l'était à ce point.Elle a dû attendre de voir une photo de l'enfant qui avait été transporté dans un autre hôpital, étant donné son état.Parents En voyant la photo, Mme Auger a compris: «Il avait de tout petits membres, pas du tout proportionnés au reste de son corps.» Nanisme diastrophique.En gros, cela voulait dire que non seulement Alexandre serait plus petit que la moyenne, mais aussi que ses membres ne seraient jamais en harmonie avec le reste de son corps.«l'avais demandé les photos pour les montrer à la famille et aux amis, dit Mme Auger.VOIR PITIE EN A 4 ALLER-SIMPLE POUR SAMEDI LE 16 AVRIL 88 A2» LA PRESSE, MONTREAL.MERCREDI 13 AVRIL 1988 SUITE DELA UNE AIR CANADA Air Canada sera vendue par étapes somme de la première émission d'actions?«C'est un chiffre oui est encore valable», a répondu M.leanniot.Dans son rapport annuel dépose hier en Chambre, Air Canada a annoncé pour I987 des bénéfices nets de $45,7 millions sur un chiffre d'affaires de $3,13 milliards.Sa dette à long terme était de $1,16 milliard à la fin de l'année.Même si le gouvernement fédéral conservera 55 p.cent de la compagnie, il «donnera instruction au président du conseil d'administration d'Air Canada de se conformer, lors des voles, à la volonté exprimée par la majorité des actionnaires publics».Dans sa déclaration d'intention présentée hier midi à la Chambre des Communes en anglais seulement, le gouvernement Mulroney promet qu'Air Canada sera encore soumise à la loi sur les langues officielles même si elle est privatisée.M.leanniot admettait hier qu'Air Canada, fondée en 1937, rte comptait que 13 p.cent de pilotes francophones.Les centres d'exploitation et de maintenance de Montréal, Toronto et Winnipeg «seront maintenus en activité» même si la compgnie doit «bâtir pour l'avenir dans un contexte où dominent les forces du marché».Le gouvernement précise à l'intention des citoyens du Manitoba, qui sont en pleine campagne électorale, que l'entretien d'avions de la compagnie continuera de se faire à la base de Winnipeg.Par ailleurs, «les employés d'Air Canada peuvent avoir l'assurance que les lignes de conduite de la compagnie en ce qui concerne par exemple les salaires, les pensions, les avantages sociaux, les rapports avec les employés syndiqués et l'équité en matière d'emploi, seront maintenus».Les limites individuelle de 10 p.cent et étrangère de 25 p.cent s'appliqueront à tout pourcentage de propriété publique.Le président du conseil, Claude Taylor, s'attend à ce que les employés détiennent une participation de 8 à 10 p.cent quand la compagnie aura été totalement privatisée.M.Taylor croit sur un autre plan qu'un délai d'environ quatre mois s'écoulera entre l'adoption du projet de loi par la Chambre et le Sénat, et la vente des actions au public.Selon la déclaration ministérielle.« les dispositions de la loi et (ou) le document constitutif de la nouvelle compagnie feront en sorte que son siège social demeure à Montreal et qu'elle fournisse des services dans les deux langues officielles».La privatisation donnera à Air Canada les outils dont elle a besoin pour renouveler sa flotte et ce.d'expliquer le nouveau ministre des Transports, Benoit Bouchard, pour éviter qu'elle ne se trouve dans la même situation que Via Rail, dont une bonne partie des équipements sont d'un autre age.La compagnie n'attendra pas l'adoption de la loi, qui sera déposée «aussitôt qu'elle aura été rédigée» pour, de dire M.leanniot, «bouger sur une partie du renouvellement de la flotte».La décision sur le remplacement des Où donner son sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Kouge tient des cliniques aux endroits suivants: ¦ à Montréal, au Centre permanent de la Croix-Rouge, 3131 est.rue Sherbrooke, de 10 ii à 18 h; ¦ à Sain.'-Laurent, au Collège Vanier, Salle des Étudiants, 82î boulevard Sainte-Croix, de 9 h 30 à 16h; ¦ à Saint-lean-sur-RicIic-lieu, sous le patronage du maire et avec le concours du Club Rotary, Hotel de ville.Salle du Conseil, 188 rue Jacques-Cartier, de 14 h 30 à 20 h 30.727, coûteux parce qu'ils ont trois moteurs comparativement à deux pour les avions contemporains, sera prise «dans un avenir rapproché», affirme M.Taylor.M.Bouchard a explique que le gouvernement procédait à la privatisation par étapes parce qu'il s'agissait d'une «transaction tellement grosse» qu'il fallait faire preuve de prudence et évaluer les implications avant d'aller plus loin.M.leanniot espère que le prix des actions sera assez bas pour encourager tout le monde â en acquérir et croit que les actions seront admissibles au RËA.Les DC-9 de la compagnie, qui ont 20 ans dans certains cas, ont été refaits il y a quelques années, dit le président qui ajoute que selon le fabricant, McDonnell Douglas, ils sont encore bons pour une dizaine d'années.Les 727 coûtent cher en carburant et menacent les règlements sur le bruit.M.Bouchard avait dit en janvier 1985 qu'Air Canada demeurerait le transporteur national parce qu'elle était un facteur d'unité nationale, notamment en étant soumise â la loi sur les langues officielles.Le rapport annuel déposé hier indique que le chiffre d'affaires d'Air Canada est passé de $2,88 milliards à $3,13 milliards et les profits de $40,4 millions à $45,7 millions.L'actif dépassait pour la première fois $3 milliards.Le nombre de passagers transportés, 11 millions, était le plus bas des quatre dernières années mais le coefficient de «remplissage» des avions a été le meilleur des cinq dernières années, 71,1 p.cent des sièges offerts ayant été occupés.La flotte de la compagnie comptait à la fin de l'exercice 109 appareils, dont 5 Boeing 747, 14 Boeing 767 et 8 DC-8 cargo.D'ici à deux ans, elle entend ajouter Nice, Madrid, Lisbonne, Athènes, Le Caire, l'Irlande et le Venezuela à son réseau régulier.?ALGER 12 otages libérés, le Boeing a Alger rienne.Une source autorisée a indiqué de son coté que les négociateurs restaient des responsables de l'OLP.Le porte-parole du gouvern-ment chypriote, M.Akis Fantis, a souligné à ce propos devant la presse, après le départ de l'avion: « L'OLP a joué dans le règlement de cette affaire un rôle très, très précieux».Une source palestinienne a précisé que l'OLP était parvenue à entrer en contact avec le commandement des pirates, que ses services avaient pu identifier.De même source, on a refusé de préciser si ce commandement était basé en Iran.Aucun des douze passagers libérés hier soir \u2014 quatre Égyptiens, cinq Koweïtiens et trois jordaniens dont deux d'origine palestinienne \u2014 ne semble sérieusement malade, a déclaré le docteur Cristos Miltiades, de l'Hôpital général de Larnaca.«Mais ils sont très tendus et effrayés, bien qu'ils disent tous avoir été traités très poliment », a souligné le médecin.Le Dr Miltiades a ajouté que les otages avaient le teint pâle, les traits tirés, et qu'ils avaient «une étrange lueur» dans les yeux.Selon le personnel hospitalier, les otages ont dit qu'ils avaient vécu cette épreuve dans un vide absolu, ne sachant pas où ils allaient et ignorant tout des demandes des pirates, qui les ont maintenus dans l'isolement.La police chypriote a interrogé les passagers libérés alors qu'ils étaient couchés sur des lits d'hôpital.L'un d'eux a dit aux journalistes qu'ils n'avaient pas assisté au meurtre des deux passagers koweïtiens.«On les a emmenés et nous ne les avons pas revus».Un autre otage, un Égyptien, a indiqué que les pirates portaient toujours une cagoule.Alors que dans la journée les négociations semblaient piétiner et que les terroristes, paraissant prêts â tout, lançaient ultimatum sur ultimatum, appelant même leur opération «Martyre suprême», un convoi de trois ambulan- LA METEO Québec\tMin.\tMil.\tAujourd'hui\tÉtats-Unis\t\t\t\t Abitibi\t-3\t10\tGen.ensol.\t\tMm.Mu.\t\tMin.\tMai.Ouiaouais\t-1\t12\tEnsoleillé\tBoston\t2\t6 N.-Orléans\t9\t23 Laurentides\t-3\t10\tEnsoleillé\tBuHilo\t3\t18 Pittsburgh\t6\t15 Cantons de l'Est\t-3\t10\tEnsoleillé\tChicago\t2\t14 S.Francisco\t9\t19 Mauncie\t-1\t10\tEnsoleillé\tMiami\t17\t26 Washington\t7\t9 Quebec\t-3\t10\tEnsoleillé\tNew York\t7\t13 Dallas\t8\t24 Lac-Saint-Jean\t-3\t10\tEnsoleillé\t\t\t\t\t Rimouski Gaspesie\t-5 -6\t6-5\tEnsoleillé Ensoleillé\tles capitales\t\t\t\t Baie-Comeau Sept-lles\t-6 -6\t5 5\tEnsoleille Ensoleille\tAmsterdam\tMin.2\tMil.14 Madrid\tMm.5\tMil.16 Canada\tMm.\tMu.\tÀUjOurd hui\tAthènes Acapulco\t10 23\t20 Moscou 33 Mexico\t9\t25 Victoria\t3\t19\t\tBerlin\t6\t15 Oslo\t-3\t7 Edmonton\t-9\t13\t\tBruxelles\t4\t16 Paris\t9\t17 fier, -u Winnipeg\t-5\t13\t\tBuenos Aires\t14\t19 Rome\t8\t24 \t1\t17\t\tCopenhague\t4\t8 Séoul\t10\t16 Toronto\t6\t13\t\tGenève\t2\t16 Stockholm\t0\t4 Fredericton\t-2\t4\t\tHong Kong\t19\t21 Tokyo\t10\t19 Halifax\t-1\t2\t\tLe Caire\t15\t32 Trinidad\t24\t33 Chaiiottetowa\t-2\t0\t\tLisbonne\t13\t16 Vienno\t6\t17 Saint-Jean\t-2\t0\t\tLondres\t7\t14\t\t La Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres 449 à quatre chiffres 1686 15-3-01 Mercredi le 13 avril 1980.ces et de deux camions-citernes s'était rendu auprès de l'appareil en début d'après-midi, et c'est alors qu'eut lieu l'échange passagers/kérosène.Une explosion entendue à l'aéroport peu avant la formation du convoi serait provenue de tirs de sommation effectués par un véhicule blindé de l'armée pour éloigner badauds et journalistes qui s'étaient groupés à l'extérieur de l'enceinte de l'aéroport pour observer l'avion.L'Iran avait annoncé dans la journée qu'il ne permettrait pas à l'avion détourné de se poser sur son territoire.Des instructions avaient été données aussi pour que soit fermé l'aéroport international de Beyrouth, au Liban, où l'avion koweïtien avait tenté de se poser vendredi pendant trois heures.Le premier ministre britannique, Mme Margaret Thatcher, a félicité pour sa part les autorités chypriotes et koweïtiennes de leur fermeté devant les pirates de l'air, et les a ssurées du soutien total de la Grande-Bretagne dans la ligne qu'elles ont choisie.Les pirates avaient relâché il y a plusieurs jours 57 passagers non koweïtiens, dont 20 Britanniques, à Mashaad, dans le nord-est de l'Iran, où le Boeing s'était tout d'abord posé.Par ailleurs, la création d'une force internationale de sécurité spécialisée dans la lutte contre les détournements d'avion devrait figurer en bonne place à l'ordre du jour du congrès des représentants de l'Aviation civile internationale cet été.Le porte-parole de l'Association internationale des transports aériens (AITA), David Kyd, a déclaré que l'organisation serait favorable à une action intergouvernementale permettant de lever les craintes de représailles des pays désireux de réprimer ferme-.ment les terroristes.À la lumière du détournement du Boeing koweïtien, M.Kyd a précisé que le directeur de la sécurité de l'AITA, Rodney Wallts, avait prévu de proposer'un train de mesures anti-détournement lors du prochain congrès de l'organisme'sur la sécurité, prévu pour cet été à Montréal.?BOURASSA Les Franco-Albertains boudent Bourassa a «progrès par rapport au statu quo » dans le projet Devine et prépare une loi pour adoption «cette session-ci ».Dissimulant mal son impatience, M.Bourassa affirme que l'ACFA lui reproche des propos contraires à ceux qu'il tient depuis Los Angeles, la semaine dernière.«l'ai dit que j'étais désappointé pour les Fransaskois (et les Franco-Albertains par voie de conséquence).Mais que ce que leur offre M.Devine vaut mieux que le statu quo, constitue un léger progrès .» Propos dont le président de l'ACFA, Georges Ares, tire la conclusion, dans sa missive à M.Bourassa pour annuler leur rencontre, qu'il «ne sera pas possible d'établir un véritable dialogue».Dans un virulent communiqué, M.Ares ajoute: «Les déclarations de M.Bourassa sont totalement inacceptables.Il nous indique clairement que nous devrions nous contenter des miettes.et nous réjouir de voir nos droits réduits au minimum.» Encore plus déçu de cette réaction de l'ACFA, M.Rémillard a de son côté multiplié les images pour expliquer l'attitude du gouvernement du Québec dans ces dossiers linguistique et constitutionnel depuis deux ans.¦ À l'endroit de M.Ares, qui accusait Québec de donner un «coup de couteau dans le dos» des francophones, M.Rémillard ouvre son veston et dit: «Voyez, je n'ai pas de poignard sur moi!» ¦ « Le solage (l'accord constitutionnel) est mauditement difficile a faire.On a tout de même trouvé du solide, en fonction de la maison qu'on veut construire!» ¦ Dans l'état actuel des choses, «l'enfant n'est pas né mais on (les francophones hors Québec) discute très sérieusement de son inscription à l'université!» ¦ Tant qu'à y être.M.Rémillard a ajouté, à l'intention des journalistes albertains qui l'interpellaient, un cocktail de dictons: «Qui trop embrasse.manque le train!» Le problème fondamental, a encore reproché le ministre québécois aux dirigeants de l'ACFA qui boudent le Québec, c'est qif«on utilise Meech à toutes les sauces, alors que cette entente a été faite pour rapatrier le Québec dans la fédération canadienne».Il ne s'agit pas d'un quelconque «code des droits des minorités», comme semblent le penser ses adversaires: francophones hors Québec aussi bien que sénateurs libéraux et Frank McKenna, premier ministre du Nouveau-Bruns-wick.Le dollar à 80 cents Au déjeuner.M.Bourassa s'est entretenu avec une dizaine de riches hommes d'affaires d'Alber-ta.Dont le célèbre employeur de Wayne Gretzky, Peter Pockling-ton, et l'ex-premier ministre Peter Lougheed, retourné à la pratique du droit.Inusité retour des choses, ces v Douze passagers du Boeing 747 koweïtien ont été libérés hier à l'aéroport de Larnaca en échange du plein de carburant.On voit ici quatre des Koweïtiens ainsi libérés par les pirates de l'air, qui se sont envolés à destination d'Alger.photo «uter (52); maintenant, je dois demander 2 500 lires pour payer les fournisseurs.» Les affaires de Kulu fleurissent seulement l'été, quand des milliers d'hommes reviennent d'Allemagne, de Suisse, d'Autriche et des Pays Bas, pour passer les vacances dans leur ville natale.Bientôt, quelques dizaines de travailleurs pourraient injecter quelques centaines de dollars canadiens dans l'économie locale.Bahattin Pastutmaz, 33 ans, a l'intention de vivre avec l'argent qu'il a accumulé en travaillant pendant un an aux Industries Gradek, à Saint-Hyacinthe, un fabricant de chaises.Lorsque son bas de laine sera vide, dans environ trois mois, quand ses $4000 d'économies seront dépensés, il espère être de retour à Montréal, avec sa femme et ses deux enfants.Il compte aller faire sa demande d'immigration à l'ambassade du Canada, à Ankara, d'ici à la fin de la semaine.?«millionnaires» ont demandé au premier ministre francophone de la «société distincte» de poursuivre sa croisade pour obtenir une réduction des taux d'intérêt pratiqués par la Banque du Canada.Depuis deux mois, M.Bourassa multiplie les interventions en faveur du dollar à 80 cents.En haut de ce seuil, a-t-il redit hier, «ça peut compromettre notre dynamisme économique».Moins nuancé, M.Getty affirme que les taux actuels, supérieurs de deux, points aux taux pratiqués aux États-Unis, «affectent déjà l'économie canadienne, les exportateurs au premier chef ».Président depuis 18 mois de la Conférence des premiers ministres, M.Getty a rendu hommage à M.Bourassa.«Depuis qu'il est là.le climat est positif dans le groupe.» Et M.Bourassa d'en remettre: Mais non ! C'est sous votre présidence que nous avons atteint les historiques ententes du lac Meech et du libre-échange.La visite du chef du gouvernement québécois pourrait prendre fin dès ce soir, plus tôt que prévu, en raison d'un conflit de travail qui sévit à l'Université de Saskatoon.Tout dépendra des gestes posés par le gouvernement Devine depuis hier soir.Il était question d'une loi spéciale.Car demain, M.Bourassa n'est pas le seul invité des étudiants de Saskatoon.Le premier ministre du Canada, Brian Mulroney, doit aussi y être, quelques heures après le départ de M.Bourassa, attendu à Montréal demain soir.?RETOUR Émouvant retour de Bahattin en Turquie pour revenir se marier dans trois mois, tel que prévu.De 100 à 200 hommes \u2014 selon les estimations \u2014 ont quitté Kulu en 1986 pour chercher du travail au Canada.L'agence de voyage de cette petite ville d'environ 15000 habitants leur avait g., que le Canada cherchait de la main-d'oeuvre.Hier, à l'agence, personne ne voulait parler de cette affaire douteuse.Mais au café, en face de chez Bahattin, sur la rue Ataturk, tout le monde en parlait.Hasan He-ken a raconté ses déboires avec une certaine amertume.Hasan, un fermier de 35 ans, a vendu son tracteur et son auto, après les moissons de houblon, à l'automne 1986.Il a laissé ses deux femmes, et il est parti à Montréal.Le voyage lui a coûté deux millions de lires ($2000).Mais il n'a pas trouvé d'emploi.Il n'a pas plus, non plus, obtenu un statut d'immigrant.Il est revenu à Kulu trois mois plus tard.Il a vendu son lopin de terre pour survivre.Aujourd'hui, il n'a plus rien.Il vit en empruntant de l'argent à ses amis.L'argent est pourtant rare à Kulu.Dans les maisons, les femmes ont de moins en moins souvent de viande de mouton à faire frire.Dans les rues et les cafés, des groupes d'hommes désoeuvrés traînent ou sirotent le même verre de thé pendant des heures.« Chaque soir, je me demande si je vais fermer mon restaurant le lendemain», confie Osman Yahi-kaya.«Les prix montent tellement vite que les clients achètent de moins en moins.Il y a un mois, je vendais un repas pour 2000 lires photo pc Arife Aygun, une Turque de Montréal, ne peut retenir ses larmes en apprenant que le gouvernement fédéral a décidé de maintentir sa décision de déporter les 37 ressortissants turcs de Montréal.Manipulations génétiques : brevet aux créateurs d'une souris «modifiée» d'apris AFP et AP WASHINGTON ¦ Pour la première fois dans l'histoire des manipulations génétiques animales, le Bureau américain des brevets et marques de commerce a décidé d'octroyer un brt'et commercial concernant une forme de vie supérieure, en l'occurrence une souris.Le commissaire aux brevets, Donald Quigg, a précisé hier que la souris en question avait été modifiée génétiquement pour la rendre plus susceptible au cancer, ce qui permettrait aux chercheurs de l'exposer à des doses d'agents cancérigènes se rapprochant plus de celles de l'environnement humain.\u2022 Le brevet, qui porte le numéro 4 736 866, identifie Philip Le-der, de Chestnut Hill, Massachusetts et Timothy Stewart, de San Francisco, deux chercheurs.de l'Université Harvard, comme les inventeurs de la souris.Des formes de vie fabriquées par l'homme avaient déjà été brevetées aux termes de la législation américaine, à la suite d'une décision rendue par la Cour suprême en 1980.Mais jusqu'à maintenant, elles ne visaient que des végétaux ou des bactéries, même si, selon M.Quigg, n'importe quel animal \u2014 à l'exception de l'être humain \u2014 peut désormais faire théoriquement l'objet d'un brevet, par suite du jugement d'une Cour d'appel rendu l'an dernier à propos d'un nouveau type d'huître.Le brevet à ce sujet n'avait toutefois pas été émis, les examinateurs ayant jugé que le processus n'était pas suffisamment original.La compagnie Du Pont, responsable du financement des recherches effectuées à Harvard, a obtenu les droits de commercialisation du brevet, qui pourrait avoir de nombreuses applications dans les laboratoires de recherche sur le cancer.Le brevet émis hier précise qu'un gène susceptible au cancer a été introduit dans l'embryon de la souris au tout début de sa formation, lorsqu'il ne comptait que quelques celules.La matière génétique utilisée a été produite à partir d'une version activée d'un virus qui cause des tumeurs mammaires chez ces animaux.La question du brevetage de modifications génétiques portant sur des animaux a soulevé de nombreuses controverses ces dernières années, les organismes opposés à ce processus lui reprochant son caractère immoral.Des projets de loi ont été déposés au Sénat pour réclamer un moratoire à ce sujet jusqu'à ce que les problèmes moraux que cette pratique engendre puissent être résolus.Qualifiant d'«abus de pouvoir inacceptable» la décision du Bureau des brevets, leremy Rifkin, de la Foundation on Economie Trends, a annoncé qu'une coalition de groupements de défense des animaux allait s'efforcer d'obtenir son annulation par le Congrès.M.Rifkin a fait remarquer à ce sujet que nonobstant le caractère immoral de cette pratique, il était possible qu'une souris ainsi modifiée s'échappe et se reproduise avec des souris sauvages, ce qui pourrait avoir des conséquences catastrophiques pour l'environnement.r > LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCRED113 AVRIL 1988 La Presse Un projet domiciliaire de $100 millions Sur les terrains du CN à Saint-Léonard FLORIAN BERNARD ¦ Un vaste emplacement d'une dizaine d'hectares, propriété du Canadien National, à l'angle des boulevards Langelier et Couture, à Saint-Léonard, sera bientôt occupé par un développement domiciliaire mixte d'une valeur globale de S 100 millions.Lors d'une conférence de presse, hier, les représentants de la ville et ceux du CN ont annoncé que le projet comprendra 750 unités de logement, incluant des bungalows, des duplex, des triplex, de même que deux tours de condominiums.C'est la firme Marzine Inc qui réalisera le projet, à la suite d'une entente avec la société immobilière du CN.La firme Marzine a récemment réalisé le projet des Floralies de la Montagne au centre-ville de Montréal.De son côté, l'administration municipale a accepté de modifier le zonage de ce secteur d'industriel à résidentiel afin de permettre la réalisation du projet.Ce développement fera grimper la population de Saint-Léonard d'environ 3000 personnes et rapportera plusieurs millions en taxes foncières annuelles.- Le CN était propriétaire de ce terrain depuis I965.Commerçant condamné ¦ Un service de rénovation domiciliaire, Les Entreprises B.A.diva Inc., a été condamné à des amendes de $3500 récemment à Jolictte, pour avoir fait des fausses représentations à un client et avoir perçu un paiement trop tôt, a fait savoir l'Office de la protection du consommateur dans un communiqué.Le juge Marc Vanasse, de la Cour des sessions, a imposé une première amende de $2500 au commerçant parce qu'il avait faussement prétendu que le fait d'antidater son contrat de 10 jours lui faciliterait l'obtention d'un financement, alors qu'il voulait empêcher le consommateur de bénéficier de la période d'annulation de 10 jours prévue à la Loi sur la protection du consommateur, précise l'OPC.Le commerçant a également été condamné à une amende de $ I 000 pour avoir perçu un paiement avant que 10 jours ne se soient écoulés après la conclusion d'un contrat.Les Entreprises B.A.Oliva, un commerçant itinérant, font surtout affaire dans les régions de Laval, des Laurentides et de la Mauricie.Vols d'autos: l'audition de la requête se poursuit ¦ L'audition d'une requête en détention contre quatre hommes arrêtés la semaine dernière à l'occasion du démantèlement d'un réseau de vol de voitures se poursuivra demain à Joliette.Le juge Jacques Coderre, de la Cour des sessions, entend depuis lundi après-midi la requête du ministère public, représenté par Me Guy Villemure.Les médias ne peuvent cependant pas rendre compte de la preuve à cause d'une ordonnance de non-publication demandée par la défense.Les frères Denis-Roch et Alain Tanguay, ainsi que Ucide Leclerc et Gérald Melançon, patrons ou employés de la compagnie de pièces d'autos Brady, de La Plaine, sont détenus depuis l'opération policière de mercredi dernier.Les quatre hommes sont représentés par Mes Réal Charbon neau et Richard Morin.La Super Loto, c'est terminé ¦ Loto Québec a annoncé, hier, qu'elle met un terme à la Super Loto qui faisait des millionnaires et qui fonctionnait depuis 1970.La société d'Etat a tout de suite ajouté que la relève sera bientôt prise par une loterie qui vaudra dans toutes les provinces canadiennes, sauf l'Ontario.Cette loterie aura pour nom Spécial 88, ses billets se vendront $20, elle offrira notamment une partie instantanée, des billets gratuits, des lots en argent et en marchandise, de même qu'un tirage télévisé en direct.La valeur de ses gros lots s'établira à plus de $25 millions.Quant aux billets de Super Loto présentement en vente, ils vaudront encore pour les tirages du 24 avril et 8 mai.Après cette dernière date, la loterie n'existera plus.\\ Un garçon de 12 ans raconte qu'on venait lui faire des attouchements, la nuit MARTHA GAGNON ¦ Le garçon de 12 ans raconte que plusieurs employés, surtout des femmes, venaient la nuit dans sa chambre lui caresser les parties génitales.Il était seul dans son lit et les visites nocturnes duraient quelques minutes.Le scénario était toujours le même: l'employé de garde entrait dans la chambre, baissait le pantalon de son pyjama, le caressait et retournait à ses occupations.Durant tout son témoignage devant le commissaire Gagnon, chargé de déterminer si des agressions sexuelles ont été commis sur plusieurs enfants d'un centre d'accueil de Montréal, le garçon se tortille sur sa chaise, étire son chandail et montre des signes d'impatience.Il ne manque pas de rappeler à l'ordre Me Céline Lamonta-gne, procureur de la commission: «Tu m'a déjà posé la même question».Lorsqu'elle lui présente le texte d'une déclaration antérieure, le petit bonhomme, plutôt futé, lui fait remarquer: «Ah! c'est une photocopie».Plus tôt, quand le commissaire Jean-Denis Gagnon lui demande s'il sait ce qu'est une Bible, il a répond: «Oui, ça fait trois fois que je viens au Palais de justice».\u2014 Est-ce que tu comprends ce que cela signifie de dire la vérité?Le garçon reste muet.Le commissaire modifie sa question: \u2014 Est-ce que tu vas nous dire la vérité?Oui.L'enfant, qui a subi divers placements, est toujours au centre d'accueil où 14 adultes, la majorité des employés, ont été accusés d'agressions sexuelles, puis libérés dès le début des procédures judicaires, faute de preuves.Hier, le garçon a donné les noms de sept personnes qui lui auraient fait des attouchements.\u2014 Pourquoi as-tu modifié ce nombre lors des différents interrogatoires avec les policiers et les éducateurs?demande Me Lamontagne.\u2014 En premier, j'avais dit seulement ces noms-là.Ceux qui en avaient fait le plus.Après, PHOTO JEAN GOUPIL, ta Presse La tâche du commissaire Jean-Denis Gagnon est délicate.d'autres enfants ont donné des noms.J'en ai ajouté.Au bout de deux heures d'interrogatoire échelonné sur deux jours, le témoin met fin lui-même aux questions.«Tout le reste, je ne m'en souviens pas.» Le message est clair.Il vaut mieux ne pas insister.Me Céline Lamontagne est épuisée.Elle mène seule tous les interrogatoires.Une tâche délicate qui demande beaucoup de patience, de délicatesse, de subtilité et d'humour.Il faudra encore quelques jours pour que le commissaire et les avocats se sentent plus à l'aise avec ces té- moins particuliers.On manque d'assurance.Le commissaire a compris hier qu'il fallait plus que des pastilles pour amadouer les enfants.Un petit incident a fait sourire l'auditoire lorsque Me Lamontagne s'est fait reprocher par M.Gagnon d'avoir utilisé l'expression «branle-bas de combat», une expression qu'il jugeait trop difficile à comprendre.Cherchant le mot juste, il n'a guère trouvé mieux que «tintamarre».Il n'en fallait pas davantage pour que les oreilles du jeune garçon se mettent à bourdonner.Les médias se rebiffent Encore hier, Me Lamontagne a insisté pour dire aux journalistes que cette commission n'était en rien comparable aux autres commissions d'enquête.«On a jamais vu ça 40 enfants qui viennent témoigner sur un sujet aussi tabou que celui de l'agression sexuelle.Il faut être extrêmement prudent.» Elle a obtenu que l'on interdise aux médias de rapporter les contradictions soulevées dans les témoignages des enfants lors des enquêtes préliminaires qui ont eu lieu à huis clos.Une décision qui a fait bondir deux avocats représentant la presse.«Petit à petit, on tente de nous éliminer de cette salle.Pourtant, si des enfants mentent ou se contredisent, il faut le dire», a lancé Me Jacques Sava-ry.La réplique du procureur de la commission ne s'est pas fait attendre: «J'essaie de protéger ma preuve.Il n'y a pas que les questions légales».Certains enfants sont, en effet, réticents à témoigner.Les journalistes estiment qu'ils ne sont pas responsables de cette situation qui est, peut-être, le résultat de maladresses ou d'erreurs commises lors de la première enquête.Selon eux, si le gouvernement a décidé d'ouvrir une autre enquête, publique celle-là, c'est qu'il tient à faire la lumière sur toute cette histoire qui, à l'époque, avait pris des al-lures de scandale.Pourquoi veut-on tamiser la lumière?La mère de la victime fait état sexuels du petit Jonathan avec des contacts son PIERRE BELLENIARE SAINTIEANSURRICHELIEU ¦ Le jeune Jonathan Macameau, trois ans, est trouvé mort le 1er octobre dernier, le corps couvert d'ecchymoses et de multiples lésions traumatiques; selon le pathologistc Claude Pothel, tout laisse croire que l'enfant a été sodomisé.Le cadavre gisait dans le fond d'un tuyau de béton d'une hauteur d'environ deux mètres, situé à l'arrière de la caserne des pompiers de Lacolle, à une trentaine de mètres du domicile de sa mère.Michel Meunier, 21 ans, accusé de meurtre au premier degré dans cette affaire, s'est fiancé cinq jours avant la drame avec la mère du bambin, Mme Andrée Macameau, également mère de Sonia, une adolescente de 14 ans.Divorcée, elle a eu ses deux enfants de pères différents.«Michel \u2014 son concubin \u2014 m'a dit que Jonathan a pratiqué la fellation sur lui en deux occasions.Cela s'est passé juste avant nos fiançailles, le 26 septembre 1987, et Michel est venu habiter avec moi, à Lacolle, vers la fin de juillet 1987», déclarait hier Mme Macameau, lors de son témoignage à l'enquête préliminaire présidée au palais de justice de Saint-Jean-sur-Richelieu par le juge Yves Mayrand, de la Cour provinciale.Interrogée par Me Jean-Claude Dubé, l'avocat de la défense, Mme Macameau a précisé que le couple s'est querellé après chaque fellation initiée en son absence, dit-elle, par son jeune enfant.«Après la deuxième (fellation), Michel a quitté la maison avec ses biens personnels pour retourner chez sa mère.Mais il m'a téléphoné, le soir même, et on a fait la paix en prenant une marche», soutient Mme Macameau, sur qui ne pèse aucune accusation.Celle-ci a connu l'accusé au début de l'été 1987 à son lieu de travail, au Manoir de Cla-renceville, là où le jeune Meunier était chargé de desservir les tables.Mme Macameau a continué à travailler à cet endroit, pendant que son concubin était par la suite confiné à la maison, pour veiller à la garde du petit Jonathan, tout en gardant un oeil sur la grande soeur, Sonia.Le 30 septembre, Mme Macameau revient de son travail vers 3 h dans la nuit.Elle jette rapidement un regard vers la chambre du jeune Jonathan.«A voir les bosses sous la couverture, je suis persuadée qu'il dort profondément et, comme je suis «brûlée», je vais rejoindre Michel qui est déjà au lit», soutient le témoin.Le lendemain matin, elle se réveille vers 11 h et constate, en même temps que son concubin, que le petit Jonathan n'est pas dans son lit, ni dans la maison, ni dans l'entourage immédiat du domicile.Elle part à sa recherche durant plus d'une heure, avec son ami Michel, patrouillant même le secteur en auto.En vain! Comme elle a promis à la mère de son concubin, Mme Lise Geoffroy-Meunier, de l'accompagner dans un magasin de Saint-Jean, elle demande alors à sa voisine Line Gagné de faire le guet, au cas où le bambin reviendrait aux alentours de la maison.Chute dans le parc Ce n'est qu'au milieu de l'après-midi du 1er octobre que Mme Macameau réintègre le foyer, toujours sans nouvelle du garçonnet.La grande soeur Sonia fait finalement la macabre découverte et Michel Meunier est mis sous arrêt.Le témoin allègue que, quelques jours avant le drame, elle a pu compter quatorze ecchy- moses au visage du bambin, en plus des «autres bleus» visibles à la gorge, au dos, à la poitrine, aux jambes et dans «Te bas du corps».«Michel et Sonia m'ont raconté, au retour de mon travail, que Jonathan avait fait une chute dans le parc, où il avait l'habitude de se rendre chaque jour.Dans la même période \u2014 quelques jours à peine avant l'assassinat \u2014 il est tombé à quelques reprises sur le béton, en jouant avec sa bicyclette et sa locomotive, et il s'est pris un pi ad dans un vélo à dix vitesses», explique Mnv Macameau.A trois reprises, au moins, elle a signalé à l'avocat de la défense, Me Dubé, que jamais elle n'a frappé son enfant.Tout au plus, elle lui tapait les mains, les fesses ou les cuisses et, comme punition grave, elle l'envoyait méditer dans sa chambre.«Vous voulez me faire passer pour une mère indigne?Jamais je n'ai violenté mon enfant», insistait-elle.En outre, elle maintient que les relations entre son concubin et son jeune enfant étaient chaleureuses.«Ils s'entendaient très bien ensemble, dit-elle, et même quand je ne travaillais pas, c'est Michel qui, souvent, lui donnait le bain avant le coucher».Le docteur Denise Paradis, qui a témoigné au début de l'enquête préliminaire, le 14 mars, a soigné Mme Macameau la veille du drame.Sa patiente était accompagnée de son jeune enfant et Mme Paradis, qui a constaté le décès du bambin le lendemain, avait alors remarqué plusieurs ecchymoses sur son visage.Selon le témoignage du docteur Paradis, la mère du bambin cherchait à le tenir loin du médecin, se contentant d'expliquer ses problèmes personnels causés par un dérèglement de son cycle menstruel.L'enquête reprend ce matin, à Saint-Jean, et Mme Macameau poursuivra son témoignage, avant de céder sa place à sa fille Sonia.Début des audiences de la commission d'enquête sur les relations entre la police et les minorités JOYCE NAPIER ¦ «L'affaire Griffin nous a incité à nous demander si certains efforts n'ont été que de simples exercices de relations publiques et si certaines institutions sont vraiment capables de répondre aux défis de la diversité raciale.» C'est en ces termes qu'un porte-parole du Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR) a ouvert, hier, les audiences publiques de la Commission des droits de la personne du Québec, qui mène son enquête sur «les relations entre les corps policiers et les minorités ethniques et visibles».La commission cherche à savoir s'il germe, au sein de la police de la CUM, des sentiments racistes.C'est par souci de mettre fin, une fois pour toutes, aux spéculations provoquées par l'affaire Griffin, que le ministère québécois de la Justice a demandé à la commission de mener une enquête publique.Le comité qui procède aux audiences est formé de cinq membres: deux avocats, une assistante sociale, un criminologue et un journaliste.Leur mandat n'est pas de se pencher sur l'affaire Griffin, la Comission de police du Québec s'en occupant, mais les deux groupes qui sont intervenus, hier, y ont fait allusion à plus d'une reprise.Par ailleurs, ce comité, présidée par Me Jacques Bellemare, doit faire des recommendations au gouvernement.L'enquête comprendra cinq volets: les fonctions policières, le recrutement des policiers, la formation policière, les sanctions dans les cas de plaintes et les relations avec les communautés.Et le comité tentera de déterminer s'il existe, au sein du service de police, des éléments de discrimination systématique, si le système d'embauché de la police à des carences, si les plaintes des citoyens sont traitées adéquatement.Mme Corinne Jette, présidente du CRARR, a été la première à témoigner devant le comité.Le CRARR, a dit Mme Jette, avait mené, en 1985; une étude sur les relations entre la police et les communautés culturelles et avait fait 59 recommendations.Il s'agit maintenant, dit-elle, de dresser un bilan pour déterminer à quel point les choses ont changé, et quelles recommandations seraient encore d'actualité trois ans plus tard.Le deuxième groupe, le Conseil des communautés culturelles et de l'immigration du Québec, présidé par Me Juanita Westmoreland, a également fait ses recommandations, statistiques à l'appui.Il faut, selon Mme Westmoreland, éviter à tout prix de donner l'impression d'un service de police qui enquête sur lui-même, à huis clos, et qui informe le plaignant après coup, comme c'est le cas maintenant.Pour mieux appuyer cette affirmation, elle rappelle le cas, en 1981, d'un noir d'origine ghanéenne, Daniel Ot-chere, frappé au visage avec une lampe de poche, par l'agent Allan Gossct.\u2022 \u2022A3 Un homme périt dans un incendie à Lanoraie ¦ Un homme de 25 est mort dans la nuit d'hier au cours d'un incendie survenu dans son appartement à Lanoraie, probablement à cause d'une cigarette tombée sur un matelas.La famille de la victime n'avait pas été avisée du décès: son nom ne peut donc être dévoilé, a expliqué lu Sûreté du Québec.L'homme habitait dans une maison située au 35, rue Louis-Joseph, un immeuble à deux appartements.L'incendie a pris naissance vers 4h45 et a rapidement été maîtrisé par les pompiers de Lanoraie.Le feu ne s'est pas propagé à l'autre appartement de la maison.La section des incendies criminels de la SQ à Montréal a institué une enquête (de routine quand il y a perte de vie) et les recherches semblaient confirmer l'hypothèse de l'accident.29 nouveaux policiers assermentés ¦ Vingt-neuf nouveaux policiers de la CUM ont prêté serment hier après-midi au cours d'une cérémonie qui s'est déroulée au cégep John-Abbot, à Sainte-Anne-de-Bellevue.Trois de ces nouveaux policiers sont issus de minorités ethniques (italienne, hongroise et chilienne), et six autres sont des femmes.La cérémonie était présidée par le directeur du Service de police de la CUM, M.Roland Bourget, et le président de la CUM, M.Michel Hamelin.Ce nouveau contingent porte à 4471 le nombre de policiers à l'emploi de la CUM.Démolition chez Miron: rues fermées ¦ Pour ceux qui seraient friands des spectacles de démolition, la ville de Montréal a décidé de fermer certaines rues à la circulation pour permettre aux Montréalais d'assister à la chute des deux cheminées Miron, prévue pour 16 h dimanche prochain.En conséquence, la rue Papineau sera fermée entre Crémazie et Émile-Journault de 15 h à 17 h, et l'autoroute Métropolitaine, entre Christophe-Colomb et Saint-Michel de I5h45 à I6h45.Dans le cas de la rue Papineau, la ville de Montréal demande aux spectateurs de ne pas prendre leur voiture mais de se rendre à pied ou en bicyclette aux abords du chantier.La fermeture de l'autoroute est nécessaire pour éviter les distractions causées par le spectacle et dont risqueraient d'être victimes des automobilistes circulant à la hauteur de l'ancienne carrière.Entrepôt dévasté ¦ Un entrepôt désaffecté a flambé comme un fétu de paille, hier, à l'intersection des rues Saint-Patrick et des Seigneurs, dans le quartier Pointe-Saint-Charles.Selon un témoin, l'incendie signalé aux pompiers un peu après 19 h, s'est propagé à tout le vieil édifice avec une rapidité phénoménale.Avant même que les sapeurs n'arrivent sur les lieux, le feu dévorait tous les étages à la fois.Le directeur du service des incendies de la ville de Montréal, M.Roland Therrien, a expliqué que dans ce genre d'incendies, les murs peuvent s'écrouler à tout moment.Les pompiers ont donc dû utiliser des grues pour attaquer les flammes.Un peu après 21 h, le directeur affirmait que l'incendie était sous contrôle même si le feu risquait à tout moment de se rallumer.Cet incendie a probablement été allumé par une main criminelle.Une évadée se rend ¦ Une des huit femmes qui s'étaient évadées de la prison Tanguay lors du dernier week-end de février s'est rendue hier au quartier général de la police de la CUM, sur la rue Bonsecours.Louise Delcourt, 21 ans, avait réussi à prendre la clé des champs le 28 février au soir en compagnie de Nathalie Huot et Nancy Dion-ne, âgées respectivement de 18 et 22 ans.Les trois femmes avaient défoncé le moustiquaire d'une fenêtre non-gril lagée de la prison pour femmes du nord de Montréal avant d'escalader la clôture de broche de 12 pieds qui entoure l'édifice carcéral.Le lendemain, trois autres femmes s'évadaient de la même façon. A4» LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCRED113 AVRIL 1988 Mère de deux enfants handicapés, la Superwoman n'en peut plus Épouse, infirmière et mère de famille, Jeanne Marcoux-Nadeau n'a jamais pris le temps de s'occuper d'elle-même Textes de LILIANNE LACROIX ¦ «C'est ça qui arrive quand on se prend pour Superwoman!» Mme lean ne Marcoux-Nadeau l'admet.Là, la Superwoman est à terre.La mère de famille-épouse-in-firmiere n'avait jamais pris de temps pour elle-même.Quand on a trois enfants, dont les deux dernières sont handicapées, quand on travaille à l'extérieur et qu'on poursuit des études, est-ce qu'on a le temps de s'occuper de soi?Eh bien, ce temps qu'elle s'était toujours refusé, la nature l'a contrainte à le prendre.En mai dernier, elle s'est démis le dos en soulevant une patiente.Le lendemain, elle était dans le coma.Elle en est sortie, avec-une surdité à une oreille, pour retomber sous l'attaque d'une méningite en août.Puis, ce fut la po-lynurite (une inflammation des nerfs), puis la bronchite.SUITE DE LA UNE Parents ^ àbout m de 111 «l'ai l'impression d'avoir brûlé mes réserves pendant des années.» PITIE Et surtout, pas de pitié! Mais je ne les ai jamais montrées à personne.|e les ai redonnées à mon mari.Puis j'ai pleuré.» Quand ils ont appris que quelque chose clochait aussi dans le cas de Marie-France, les Auger ont craqué: «|e me mettais tout cela sur le dos.l'avais accouché trop vite, j'avais fait ceci, je n'avais pas fait cela», explique-t-elle.À la maison, elle a constaté que Marie-France ne mangeait pas.« |e la nourrissais au compte-goutte et cela prenait des heures.» Au bout de dix jours, la petite avait maigri.Pire, elle avait fait un arrêt respiratoire.Elle est ailée rejoindre son frère à Sainte-Justine.C'est là qu'on a réalisé qu'il flottait toujours une odeur de sucre dans l'incubateur.Les tests d'urine ont été concluants: Marie-France souffrait de leuci-nose, une maladie métabolique qui la condamnait à manger des aliments spéciaux toute sa vie.Si on l'avait su à la naissance, on aurait pu s'ajuster tout de suite, éviter que les protéines ne s'attaquent à son jeune cerveau, empêcher qu'elle souffre d'un retard intellectuel.Mais comment aurait-on pu savoir?«Trop, c'était trop!» Ils ont failli les perdre tous les deux.Mais les enfants ont survécu, les parents aussi.Mais ils ont su que plus jamais, ils n'auraient d'autres enfants.Les jumeaux exigeaient trop et puis, ils ne voulaient plus tenter le sort.Les jumeaux ne sont plus des bébés.Déjà, Alexandre a traversé six pneumonies, neuf otites en un seul hiver, et une multitude d'opérations pour réparer une fissure palatine, une hernie inguinale, pour corriger un peu les défauts de ses jambes.À chacune des interventions aux jambes, il a passé un mois dans le plâtre.Il ne ressemble pas à un enfant de six ans.Il ne marche pas, ne peut s'asseoir lui-même ni se coucher, n'est pas propre et, surtout, ce qui n'a rien à avoir avec son handicap physique, ne parle pas non plus: «On espère seulement que ce soit dû à toutes ses opérations et qu'il reprenne un jour le temps perdu», dit la mère.Pour Marie-France, ils s'en font un peu moins.Elle éprouve un certain retard intellectuel, mais les choses se sont stabilisées.Les nuits blanches à se demander si elle survivrait, la période affreuse où la petite avait sombré dans le coma, tout cela est du passé.Evidemment.Mme Auger a dû s'habituer à préparer une diète sévère.De la nourriture conventionnelle, Marie-France ne peut manger que des légumes.Pour le reste, de la crème glacée aux petits gâteaux en passant même par les plats de pâtes, Mme Auger doit effectuer des préparations spéciales avec des aliments-substituts payés par le gouvernement.Pas question de faire du camping rustique qu'ils aimaient bien puisque le mélangeur électrique est indispensable.Pas question de sortir trop non plus.Pas question pour Mme Auger de travailler à l'extérieur.Mais somme toute, c'est viable.Et surtout, pas de pitié! Ils essaient de prendre les choses du bon côté.?Il y a de quoi! Trois enfants dont deux sont atteints de paralysie cérébrale, trois jeunes dont on veut qu'ils aient toutes les chances dans la vie et pour lesquels on est prêt à se battre, ça n'a rien de l'existence de tout repos.Comme infirmière, elle savait pourtant que la paralysie cérébrale est un accident de la nature.Que normalement, cela n'aurait pas dû arriver deux fois.Qu'il fallait vraiment être malchanceuse.C'est à Saintc-|ustine qu'elle et son mari ont rencontré le docteur Annie Veilleux: «Elle nous a tranquillement expliqué ce qui s'était passé, sans nous donner de faux espoirs, mais en laissant une porte ouverte.N'eût été d'elle, je suis persuadée qu'Alain, mon mari, aurait démissionné.Qu'il serait parti.Il avait déjà tellement mal accepté l'état de son autre fille, Marie-Andrée.» La mère avait mis du temps elle aussi à accepter: «Un enfant handicapé, c'est la fin d'un rêve qu'on avait imaginé parfait, dit-elle.De toutes façons, quoi qu'on dise, on se sent responsable.Les femmes, elles, vont crier, brailler, en parler, mais les hommes, c'est pire.Ils se renferment.» Lise-Anne a maintenant trois ans et Marie-Andrée cinq ans.Seule leur démarche trahit leur paralysie cérébrale.Ou les supports orthopédiques de Lise-Anne, quand celle-ci porte une robe comme elle aime le faire.Toutes deux s'expriment parfaitement et surtout abondamment.Dans un sens, elle se sent privilégiée: «Les filles sont extrême- ment intelligentes.Et puis, sur le plan moteur, elles ne sont pas trop atteintes.Si elles sont bien préparées, elles pourront sans doute faire ce qu'elles veulent dans la vie.Sauf peut-être être mannequins.» Pour leur donner toutes les chances, elle se démène, n'oublie jamais l'heure de physiothérapie à laquelle chacune doit se plier: «11 y a autant d'équipement ici qu'à Sa in te-Incline.- Il y a aussi la société.«Le plus dur, c'est le jugement des autres, c'est de se cogner toujours le nez sur des portes fermées.Il a été très difficile de placer Marie-Andrée en garderie régulière et même de la faire accepter pour l'année prochaine à l'école ordinaire.» Une autre chose aussi hante la mère: «Des fois, j'ai l'impression de tasser mon fils aîné dans un coin parce que les filles prennent beaucoup de place.À neuf uns, Alain comprend, mais il est tellement sensible.» i 11 y a aussi les questions monétaires: «On ne nous informe de rien.|'ai appris après des années que j'avais droit à un supplément d'allocation familiale.Et je suis infirmière!» Évidemment, certaines choses sont payées, mais il y a les sou-^ liers spéciaux, les supports dont ¦la mère a dû défrayer le coût par-* ce que les premiers fabriqués né convenaient pas.Et puis, il y a tous ces rendez-vous médicaux! pour lesquels il faut prendre con« gô et sacrifier son salaire.j «Vient un moment où tu tcj sens tellement usée.» , Un enfant handicapé, passe encore, mais deux.atteints de deux France souffre dune maladie métabolique qui lui a laissé une défi* maladies différentes.Alexandre est un nain, tandis que Marie- cience intellectuelle.ph0t°s jean gouph, u a»» Solidarité de parents offre son soutien ».i , .' .v Vf aux familles d'enfants handicapés ¦ Formé il y a quatre ans, Solidarité de parents offre dû soutien aux familles d'enfants handicapés.Comme la plupart des organismes du genre, Solidarité de parents tient par la peau de dents, de six mois en six mois, avec les miettes qu'il tire des subventions et des campagnes de financement.En plus de l'information, du soutien, du journal, des réunions d'échange, l'organisme offre aussi des services directs comme l'accompagnement lors de sorties ou de l'aide pour sensibiliser certains milieux comme les garderies ou pour arriver à l'intégration sociale de jeunes adultes.«Tant que le jeune va à l'école spéciale, ou travaille dans des centres de travail adapté, ça passe, mais quand ils n'ont plus d'endroit où aller, ils se retrouvent souvent devant la télé ou comme dans le bon vieux temps, à regarder par la fenêtre», explique lean Lepage, responsable de l'organisme.Même à l'hôpital, leur intervention est souvent bénéfique: « Certains jeunes ne peuvent communiquer qu'avec des tableaux de langage-spéciaux.Mais à l'hôpital, ces tableaux se retrouvent souvent dans le placard avec la chaise roulante.» En novembre dernier, M.Lepage réclamait du Centre des services sociaux «qu'il prenne l'engagement immédiat de définir une politique de répit pour les familles avec un enfant déficient.» De tous les organismes montent ce cri commun.Mme Lise Séguin elle-même va vous le dire.Mme Séguin est un parent.Un parent impliqué.Elle est présidente de la Corpo; ration la joie des enfants ainsi que du comité régional des associations pour la déficience intellectuelle de la région de Montréal, vice-présidente de l'Ami du déficient mental, membre du C.A.du C.L.S.C.Villeray, présidente du comité d'école du Centre Chcrrier, et la liste s'allonge.Sa fille a 20 ans.À la suite d'une encéphalite à sa naissance, elle est déficiente intellectuelle moyenne.Après douze ans d'étude, elle a atteint un niveau de deuxième année.Sa mère espère qu'un jour, elle sera capable de vivre en appartement, d'être «autonome», le mot magique! «Depuis 10 ans.on est un noyau de parents à se tenir ensemble, dit-elle.Au début, on pense qu'on est seuls à avoir cé problème, on ne veut rien savoir des associations.Et puis, on se rend compte que ça aide de voir d'autres personnes qui vivent la même chose.Des fois, àforce de voir les problèmes des autres, ça t'aide même a oublier que toi, t'en as un enfant handicapé.» Qu'est-ce que paie l'Office des personnes handicapées?La Régie de l'assurance-maladie assume aussi certains coûts C'est Alexandre surtout qui cause du souci à Mme Sylvie Auger.Parlera-t-il un jour?On ne le sait trop, alors les Auger vivent au jour le jour, comme tous les parents d'enfants handicapés.¦ «Une personne handicapée est toute personne limitée dans l'accomplissement d'activités normales et qui, de façon significative et persistante est atteinte d'une déficience physique ou mentale ou qui utilise régulièrement une orthèse, une prothèse ou tout autre moyen pour pallier son handicap.» Ça, c'est ce que la loi dit.C'est sur cette loi que se base l'Office des personnes handicapées du Québec pour gérer son budget de $15,5 millions.Si la Régie d'Assurance-mala-dic défraie les coûts des fauteuils roulants, des poussettes spéciales, des sièges de positionnement, or-thèses, prothèses et évidemment du traitement médical et de la réadaptation, l'O.P.H.Q.peut venir en aide aux parents en payant certains déplacements, le transport en garderie ou en centre de stimulation précoce, en déboursant le prix des couches si l'enfant est toujours incontinent après l'âge de trois ans et si les parents ne bénéficient pas déjà du soutien de l'aide sociale.L'O.P.H.Q.se charge aussi de donner des informations sur les services destinés aux handicapés (hébergement, transport adapté, intégration au travail, en garderie ou à l'école, etc.».Il a de plus pour rôle de stimuler le milieu à développer des services pour les personnes handicapées.Un des problèmes, diront toutes les personnes qui font affaire avec l'Office, c'est que les budgets fluctuent au gré des années et que les services suivent malheureusement le courant.une Le disposée oreille plus Les parents ont besoin d'aide, admet une représentante gouvernementale ¦ Au bureau de la ministre Thérèse Lavoie-Roux, de la Santé et des Services sociaux, on n'hésite pas à admettre quêtes parents d'enfants handicapés ont de bonnes raisons de se plaindre.«On reconnaît qu'il y a un besoin là.Après.tout, il n'y a pas eu d'injections de fonds depuis 10 ans, avoue Mme Marie-Josée Guérette, attachée politique de Mme Lavoie-Roux.La ministre serait, semble-t-il, en voie de rétablir la situation: «Mme Lavoie-Roux a demandé des crédits pour le répit-dépannage et la stimulation précoce des 0-4 ans.Il est urgent de venir en aide aux parents qui gardent leurs enfants handicapés à la maison.C'est une des grandes préoccupations de notre Ministère.» Mme Guérette ne cache toutefois pas que, dans tous les cas, le Ministère doit soupeser les implications monétaires d'un nouveau programme.Si les parents n'hésitent pas à rappeler au gouvernement que ces mêmes enfants, en institution, coûteraient entre $30000 et $40000 par onnée au gouvernement, Mme Guérette tient malgré tout à leur faire savoir: «La désinstitu-tionnalisation ne s'est jamais faite dans le but de faire des économies.On.a toujours pensé, sincèrement,.que les enfants handicapés S0 développeraient mieux et seraient plus heureux dans le milieu familial.D'ailleurs l'argent épargné n'est pas retourné dans une caisse.Il a été réinvesti, reconverti en divers services.» Selon Mme Guérette, Mme Lavoie-Roux devrait prochainement rendre publique une position ministérielle sur la question de la déficience.Cette ouverture du Ministère semble s'être reflétée quel- ¦ que peu sur le terrain.Il semble en effet que l'action des parents d'enfants handicapés et leurs réclamations qui se font.de plus en plus pressantes, aient reçu un accueil positif : auprès des organismes de services sociaux.«C'est moins pire qu'à Pau* I tourne dernier, avoue Jean Le- ; page de l'organisme Solidarité ¦ de parents d'enfants handica- j pés.» Il semble en effet que le Centre des Services sociaux, en at- .tendant de compléter la rédac- ; lion et la correction d'une -nouvelle politique de répit-dé-\"1 pannage, ait débloqué des fonds et pourvu à certains des ! besoins les plus urgents.- FIN - LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCRED113 AVRIL 1988 \u2022 A5 Bourbeau n'a rien à reprocher à l'administration Laurin Les enquêteurs de la SQ en arriveront-ils à la même conclusion ?DENIS LESSARD du bureau de La Presse OUEBEC ¦ Tout en ne recommandant pas l'intervention du ministère, les ™^ mode (Baraka Inc.) VENEZ VOIR NOS GRANDS SPÉCIAUX DU MOIS D'AVRIL Collection printemps-été 88 Salle d'exposition ouverte au public Samedi 16 et dimanche 17 avril ainsi que toutes les fins de semaine du mois d'avril (nulllci prendre rendezvous «n cemtlne) \u2014 Vêtements de cuir \u2014 Vêlements de croisière, d'intérieur et sport Importations italiennes Créations françaises et canadiennes PRIX INCOMPARABLES Cartes de crédit acceptées Heures d'ouverture: de 10 h à 18 h.4260, Seré* St-Laurent 738*3220 335-4166 \u2022Suivre l'enseigne de la Sûreté du Quebec deCôte-\\' vérificateurs des Affaires municipales reconnaissent que leur enquête sur l'administration de Saint-Laurent ne leur permet pas d'établir s'il y a eu ou non conflit d'intérêt dans les transactions et les changements de zonage qui ont fait récemment les manchettes.Hier, interpelé tant à l'Assemblée nationale qu'en commission parlementaire, le ministre des Affaires municipales, M.André Bourbeau, a refusé de déclencher une enquête de la Commission municipale, demandée par le maire de Saint-Laurent, M.Marcel Laurin.Rien ne permet d'affirmer que des gestes répréhensi-bles ont été posés, a-t-il déclaré hier soir à La Presse.« Il n'y a pas de faits nouveaux, réprehensi-bles.Pour mon ministère le dossier est clos», a-t-il dit, n'excluant pas toutefois que l'enquête policière en cours, dont le mandat est plus large, en arrive à des conclusions différentes.Selon le rapport du ministère, obtenu par La Presse, dans deux des trois cas étudiés, les vérificateurs du ministère des Affaires municipales admettent «ne pas pouvoir affirmer» si Saint-Laurent a payé trop cher un terrain INSCRIPTION POUR SEPTEMBRE 1988 Pensionnat \u2014 Externat GARÇONS ET JEUNES FILLES Collège Bourget (RIGAUD) INSTITUTION PRIVÉE Dirigée par les Clercs de St-Viatecir, construite à flanc de montagne, à environ 50 kilomètres de Montréal, près de \u2022 l'autoroute transcanadienne.Cours secondaire complet (avec ou sans latin).Classes spéciales pour les élèves anglophones.Animation, pastorale et sports privilégiés.Glace artificielle, piscine, deux gymnases, nombreux laboratoires, plusieurs salons, etc.Transport organisé pour les fins de semaine-Enseignement de l'informatique.Pour une inscription en 1 re, en 2e ou en 3e secondaire, veuillez vous présenter au Collège pour les tests d'admission avant 9 h 30.LE SAMEDI 7 MA11988 Pour renseignements en 1ère, 2e et 3e secondaire, composez (514) 451-5785 Pour renseignements en 4e et 5e secondaire composez (514) 451-4716 propriété d'un ami du maire Laurin.De plus ils refusent de tirer des conclusions quant aux allégations de conflits d'intérêts au profit des fils d'un supporleur de l'administration Laurin.Les vérificateurs ne sont pas des «policiers-enquêteurs», a expliqué M.Bourbeau en Chambre, ajoutant que l'étude qu'il avait faite du rapport, «ne permet pas d'établir que l'administation (du maire Laurin ) a agi de façon irrégulière et qu'elle a contrevenu aux lois et aux règlements municipaux».«Je n'affirme pas ex-ca-thedra qu'il ne s'est jamais rien produit de reprehensible à Saint-Laurent.Mais, les faits portés à notre attention ne nous permettent pas de conclure qu'il y a eu des gestes répréhensiblcs», a-t-il précisé en commission parlementaire.À M.Francis Dufour, député de Jonquièrc et critique péquiste des affaires municipales, M.Bourbeau a répondu que le rapport de ses vérificateurs, \u2014 MM.Régent Oucllet et Frédéric Prescott \u2014, avait été transmis au ministre de la Justice, M.Herbert Marx.Et les a viseurs légaux, sur «la base du seul contenu» du rapport, n'ont trouvé «aucune indication, affirmation ou information pouvant laisser croire à la perpétration d'une infraction criminelle, par qui que ce soit, pouvant justifier une demande d'enquête judiciaire».Selon M.Bourbeau, une enquête de la Commission municipale ferait double emploi avec l'enquête menée actuellement par la Sûreté du Québec sur des allégations de trafic d'influence rapportée par certains citoyens de Saint- Laurent.En février 1986, six conseillers municipaux ont quitté te parti de M.Laurin pour passer dans l'opposition.Tant en Chambre qu'en commission, toutefois.M.Dufour a soutenu qu'une vérification faite par des comptables était insuffisante pour tirer la question au clair.En effet, selon lui, les décisions des fonctionnaires municipaux peuvent rester dans les limites de la loi tout en n'étant pas à l'abri des conflits d'intérêts.Et il a rappelé que, publiquement, huit conseillers municipaux de Saint-Laurent avaient accusé le ministre de tenter d'étouffer l'affaire, en dépit de faits accablants.Rapport non concluant Dans le rapport de leur enquête amorcée à la mi-novembre, « pour vérifier le bien fondé des allégations d'une série d'articles parus dans La Presse», les vérificateurs reconnaissent ne pas avoir trouvé d'illégalités dans trois décisions controversées de l'administration Laurin.Du même souffle, toutefois, dans deux des trois cas, ils admettent ne pas avoir de mandat suffisant pour tirer totalement l'affaire au clair.Dans une première transaction, l'acquisition par la ville en 1984 d'un terrain payé à fort prix à Henri Paquin, responsable des Finances dans le parti du maire Laurin, les enquêteurs «constatent que le processus d'acquisition semble avoir été engagé et réalisé en conformité avec les lois et règlements».Saint-Laurent a acheté ce terrain destiné à un réservoir, six ans avant d'en avoir besoin, pour $867917, sans avoir Saint-Laurent s'occupera du développement économique ¦ La Corporation de développement économique de Saint-Laurent a été abolie hier soir, lors d'une assemblée du Conseil, et c'est la municipalité qui assumera le développement lorsque cette décision entrera en vigueur dans trois mois.Les élus municipaux ont également dévoilé que les états financiers pour l'année 1987 se soldaient par un surplus de $4,9 millions.Plus tôt dans la journée, les médias avaient appris lors d'une conférence de presse à l'hôtel de ville, qu'il en coûterait plus de $ 100 millions pour exproprier les 12 millions de pieds carrés de terrain du Nouveau Saint-Laurent.C'est du moins ce qu'ont déclaré les conseillers du Parti municipal du maire Marcel Laurin de Saint-Laurent.Ils ont par ailleurs soutenu que l'expropriation ferait grimper le compte de taxes de 22 p.cent pour chacun des propriétaires de Saint-Laurent.Le maire Laurin était accompagné des six conseillers qui lui sont restés fidèles.Les chiffres rendus publics hier proviennent d'une étude commandée à la firme Samson Bé-lair et des évaluations comparées des firmes d'évalua-teurs Therrien, Dansereau et |.A.Marois.Dans un premier temps, les deux firmes d'évaluateurs concluent que la valeur marchande des terrains est respectivement de $87 millions et de $81 millions.En établissant la moyenne, les experts de la firme Samson Bélair estiment donc la valeur marchande des terrains à $84 millions ou, si on veut, à $6,55 le pied carré.Le maire Laurin et les six conseillers de son parti ne comprennent pas la démarche d'expropriation que privilégie la coalition qui gouverne maintenant à Saint-Laurent.Amsterdam, en 1354 ûxmfoctîvce.(«Avec si peu de lumière, j'en perds mon latinl») ans le passé, il n'était pas rare de voir les Jfc S gens s'arracher les JHjj yeux pour voir claire-ment autour d'eux.Et ce qu'ils voyaient n'avait pas de quoi les réjouir: la tristesse d'un intérieur mal éclairé, avec si peu de fenêtres qu'il était facile de se croire à l'époque de la grande noirceur.La vie moderne, les gens modernes, ont d'autres exigences.La lumière, l'ensoleillement, comme le Sanctuaire l'a pensé.Avec de larges fenêtres qui invitent le soleil à se sentir chez lui, chez vous.Partout, dans la cuisine, le salon, les chambres.Le Sanctuaire du Mont-Royal.Le mode de vie d'aujourd'hui.le sancruaioe du mont-royal LE MODE DE VIE D'AUJOURD'HUI PHASE VI MAINTENANT EN VENTE: CONDOMINIUMS PRIVILÉGIÉS EN BORDURE OUEST D'OUTREMONT.BUREAU DE VENTE: 6100.CHEMIN DEACON, MONTRÉAL (514) 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semble respecter «les pratiques reconnues», on n'a jamais expliqué pourquoi ce terrain était le seul du voisinage dont la capacité portante (la stabilité nécessaire pour soutenir un édifice) était jugée conforme au zonage municipal.«Compte tenu de cet avis, nous ne sommes pas en mesure d'affirmer si le prix payé par la ville constitue ou non un cadeau à Monsieur Paquin», avouent les vérificateurs.Mêmes réserves dans le cas d'une deuxième transaction, une modification au zonage qui fit tripler la valeur de terrains appartenant aux fils de M.Charles Kohi-taille, le directeur général de la Corporation de développement économique de la ville, membre du comité d'urbanisme et l'un des principaux organisateurs du Parti municipal de M.Laurin.Ce type de rezonage «parcellaire», «n'est pas illégal», affirment les vérificateurs.Mais ils ajoutent que «l'important est de savoir si la modification de zonage a été faite dans l'intérêt général de la municipalité ou dans l'intérêt individuel du propriétaire.Il ne nous appartient donc pas de trancher cette question, seuls les tribunaux ayant la compétence pour le fuire».Dans une troisième transaction, un changement de zonage qui a permis à l'un des fils de M.Robitaille de tirer un profit de $50000 de la vente d'un immeuble, les modifications de la ville «paraissent défendables du point de vue urbanistique» affirment les vérificateurs.MM.Oucllet et Prescott.Rapatrier le boulevard Henri- Bourassa à Montréal MARIANE FAVREAU ¦ La ville de Montréal pense acquérir certains terrains de Montréal-Nord de façon à rapatrier le boulevard Hcnri-Bourassa entièrement dans Montréal.Par ailleurs l'Adacport, à la jonction de l'autoroute Bonaven-ture et du Pont-Champlain, pourrait recevoir des installations de Téléglobe Canada.Le maire, M.Jean Doré, a évoqué ces hypothèses au cours d'un déjeuner pendant sa tournée, hier, du quartier de Pointe-aux-Trembles.Il était accompagné par les conseillers municipaux du secteur: Mme Jacqueline Bordc-leau, membre du comité exécutif de la ville, Mme Ghislaine Bois-vert et M.Georges Ledoux.Le boulevard Henri-Bourassa qui serpente de Montréal-Nord à Montréal, â cause d'un découpage capricieux des frontières, a besoin d'améliorations.El tout serait plus simple s'il était entièrement à Montréal, estime le maire qui envisage des échanges de terrains avec la ville voisine pour le récupérer.11 a aussi rassuré les Pointeliers: pas question de fermer entièrement l'autoroute Métropolitaine pour sa réfection.Enfin, Montréal préconise l'extension de la route 25 (la sortie du pont-tunnel) en boulevard urbain plutôt qu'en autroute.Quant a l'ancien adaeport, la ville y fait présentement faire des études de caractérisation du sol.On veut connaître la nature des polluants de cet ancien dépotoir, leur répartition, les gaz et les mesures à prendre pour le rendre utilisable.C'est que la ville projeté d'en faire un parc industriel de haute technologie, si les études sont concluantes.Et les pourparlers sont déjà entamés avec Téléglobe Canada.Il reste toutefois un autre problème à régler, explique-t-on à l'hôtel de ville: à qui cet emplacement appartient-il réellement: au Port de Montréal ou à Québec?Mais la ville est confiante de pou-voir l'acheter de l'un ou de l'autre.Par ailleurs, les Pointeliers rêvent toujours d'avoir le métro dans leur lointain séjour.Le maire Doré a évoqué la lointaine possibilité d'un métro léger de surface sur l'emprise du chemin de fer allant jusqu'à Repentigny.Mais la STCUM veut auparavant améliorer le transport par autobus pour rabattre le traffic vers le métro I lonoré-Beaugrand.Quant à l'aménagement des berges du fleuve dans ce secteur (où la Ville en achète beaucoup), le maire n'abandonne pas l'idée d'obtenir du gouvernement du Québec les $25 millions qui n'ont pas été utilisés à Montréal pour le projet Archipel.« Nous manquons de ressources pour les équipements centraux qui servent à toute la région mais que seule Montréal paie.On veut amener Québec à contribuer à l'embellissement des espaces verts.» Dupras accuse Doré d'avoir «siphonné» $740 millions MARIANE FAVREAU ¦ Le chef du Parti civique, M.Claude Dupras.reproche à l'administration Doré d'avoir «siphonné» près de $140 millions aux contribuables, en sus de l'inflation, depuis son arrivée au pouvoir, d'avoir dépensé largement sans réduire suffisamment le taux de taxe l'an dernier.Il constate, de plus, l'absence de véritable débat démocratique à l'hôtel de ville même si on essaie «artificiellement» de le susciter par le jeu des comités et des consultations.L'analyse du conseiller Melançon lui donne l'occasion de plaider pour le droit à la dissidence.M.Dupras, qui se faisait vertement rabrouer quand il assurait, en janvier 1987, que la nouveau maire Doré devait réduire les taxes de $2,54 à $2,28, prend aujourd'hui sa revanche.Le récent rapport du directeur des Finances de la ville lui donne raison, estimc-t-il, en révélant des recettes de $ 58 millions supérieures aux prévisions en 1987.«On aurait facilement pu abaisser le taux de taxe à $2,30 comme nous le soutenions», affirmait-il hier au cours d'une conférence de presse.S'appuyant sur le rapport, il signale que les dépenses de la ville ont été de $77 millions supérieures à l'inflation en 1987, et de $61 millions pour l'année en cours.Il reproche à l'administration Doré d'avoir finalement augmenté les dépenses de 9,4 p.cent en 1987 alors que l'inflation était de 4,1 p.cent.Et cela en rajoutant des dépenses de $28 millions au budget en cours d'année.«On n'a pas le droit de prendre $ 58 millions de plus, d'en dépenser $28 millions alors que les contribuables ont des problèmes.«Si l'on avait eu la moindre idée du surplus qui s'accumulait en 1987, jamais le maire Doré n'aurait osé affirmé qu'il n'avait rien à offrir aux sinistrés du 14 juillet», estime M.Dupras qui proposait une aide financière de la ville pour en attirer davantage de Québec.De plus, il critique le fait que les dépenses d'administration aient augmenté de 38 p.cent en 1987 tandis qu'on diminuait les dépenses relatives à la sécurité publique, à la santé et au bien-être et à la mise en valeur du territoire par rapport au budget prévu.«Le cafouillage budgétaire dont les contribuables font lés frais traduit tout simplement le manque de leadership et l'ineptie financière de l'administration Doré, estime son adversaire.Elle traduit une incompréhension fondamentale du mandat municipal qui est d'administrer et non de gouverner.» Vu le peu de poids de l'opposition au conseil municipal, M.Dupras souhaite que les conseillers du RCM aient le droit de voter selon leur conscience, et non selon la ligne de parti.Si cela avait été le cas, aurait-on escamoté aussi rapidement le surplus de $39 millions de 1986.aurait-on accepté qu'il ne soit pas redistribué aux contribuables en réduction de taux de taxe, aurait-on accumulé un second surplus en I987, dcmandc-t-il?Gerald LeBlanc La chronique de Gérald LeBlanc ne parait pas aujourd'hui.Nos lecteurs le retrouveront dans cette page vendredi. LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 13 AVRIL 1988 Une chance de dire BONJOUR L'ETE à l'Estérel avec un chalet pour la saison et deux voitures Toyota: une Camry , .et une Tercel! Une deuxième chance de dire BONJOUR L'ETE Retournez < BONJOUR MONTREAL chez vous avec un ensemble de patio, un barbecue au gaz propaneetiinê piscine creusée modèle \"Pearl\" 16'x30' de Trévi ainsi que le terrassement de W.H.PERRON.Remplissez le coupon et écoutez CKAC/73; à la mention de votre nom sur les ondes, communiquez à la station dans les quinze minutes qui suivent afin d'être admissible à la sélection hebdomadaire.'Le coupon sera publié jusqu'au 27 avril prochain.Les règlements sont disponibles à CKAC/73 et à La Presse.*ï Hotel IÊsfétël V# WH.PERRHN CKAC973 LASUPERSTATION Pour qu'ço pousse en beauté RETRAITES ET PRERETRAITES RÉSIDENCE ¦ : ¦ Administré par GESTION MULTI-COMPLEX et CAREX PROPRIÉTAIRES PHASE I: OUVERTURE LE 1er JUILLET 1988 VENEZ BIEN VIVRE en toute sécurité.Tous nos appartements sont munis de gicleurs automatiques, de détecteurs de fumée et de systèmes d'appel d'urgence.En plus, nous avons un service de gardiennage et la télévision en circuit fermé fonctionnant 24 heures sur 24.Enfin, il y a 3 ascenseurs pour mieux vous servir.LA VILLE A LA CAMPAGNE Située sur les rives de la rivière des Prairies Avantages: Clinique médicale sur place et poste d'infirmerie avec service de 24 h sur 24 \u2014 chapelle \u2014 autobus privé pour transport hebdomadaire aux centres commerciaux \u2014 terrasse au bord de l'eau \u2014 piscine \u2014 bain tourbillon \u2014 saunas \u2014 conditionnement physique \u2014 étage commercial \u2014 caisse populaire \u2014 dépanneur \u2014 pharmacie \u2014 optométriste, etc.Salle à manger pour résidants et leurs invités.Moquette \u2014 cuisinière \u2014 réfrigérateur \u2014 antennes communautaires \u2014 câble de télé (en sus).Chaque logement comprend un balcon verrière avec fenêtres coulissantes.Installation pour mini-laveuses dans certains logements en plus de laveuses et sechëuses sur chaque étage.2'/?, 3Vi et 4V2 disponibles.Nous avons aussi, pour ceux qui le désirent, un logis de 1 chambre avec salle de bain privée.Quelques unités encore disponibles à compter de 670 $/mois _\u2014.- .,.-.r)j!;i: .i.^j ?~i ]>\u2014n-.,_ .; B \" ~m m -S -a v2 m, H- mfûk, i - ri-; l-.tsv -S TJj-fc rirn; ir mû i m c I I!'.'.F- \" m m '.-.t ïJ>>wr-.-¦: > m r^HIPS fi m 1 '\u2014 ¦* -¦ Y.\\: Pour renseignements supplémentaires composer le #5^ 4\\ 329-3821 ' Nous acceptons les frais virés.\\W 1 ^7 W WW« ¦ ^ Heures d'ouverture: Du lundi au vendredi de 9 h i 19 h, le samedi et le dimanche de 10 h à 17 h, jusqu'à 21 h sur rendez-vous.7095, boulevard Gouin est, Montréal Les cégeps manquent de ressources et d'effectifs La FNEEQ déposera un mémoire en juin LISA BINSSE ¦ Le Québec n'a pas suffisamment de professeurs de cégeps pour suffire à la tache.Pour maintenir la qualité de l'enseignement dans les cégeps, la Fédération nationale des enseignants et enseignantes du Québec ( FNliEQ) pense qu'il faut accroître les effectifs et les ressources d'appui.C'est la conclusion à laquelle en vient la FNEEQ, en se basant sur les mémoires soumis par ses syndicats et par les administrations des cégeps au comité paritaire qui s'est penché sur la tâche des enseignants, à la suite de la dernière ronde de négociation dans le secteur public.Le comité doit faire rapport au gouvernement en juin prochain.Outre la demande d'augmenter le nombre d'enseignants, les mémoires proposent d'autres ajouts: personnel de soutien, personnel professionnel, matériel pédagogique, équipement, possibilité de perfectionnement.Mme Rose Pellerin, présidente de la FNEEQ, syndicat affilié à la CSN qui regroupe la majorité des professeurs de cégeps au Québec, ne cachait pas son inquiétude hier lors d'une conférence de presse.Elle a rappelé qu'en 1982-83, le Québec comptait 10578 enseignants pour environ 133000 élèves dans le réseau collégial public.En 1987-88, pour le même nombre d'élèves, il ne reste que 9390 enseignants, soit quelque 1 200 en moins.Ce dernier chiffre représente précisément la demande d'enseignants additionnels faite par la FNEEQ lors de la dernière ronde de négociation.Certes, Mme Pellerin reconnaît que la population étudiante de niveau collégial, actuellement d'environ 200000 dans les secteurs public et privé, est en baisse constante.Mais elle affirme que la tâche des enseignants a beaucoup changé depuis, ne serait-ce qu'à cause de la variété des programmes offerts et de la diversité de la clientèle: allophoncs, handicapés, adultes, sans compter des étudiants moins bien préparés parce qu'ils doivent aussi occuper un emploi.Selon un sondage rendu public la semaine dernière par la FNEEQ, les étudiants des cégeps consacrent plus de 50 heures par semaine à leurs études et à leur emploi.Ces heures sont réparties de la façon suivante: 20 heures aux cours, 12 heures aux travaux scolaires et 16 heures à un emploi.Il ressort de l'ensemble des mémoires qu'un professeur de cégep, a une semaine de travail beaucoup plus longue que celle prévue à la convention collective.Au cégep de Chicoutimi, en moyenne la convention prévoit une semaine de 38,5 heures.Dans les faits,' celle-ci est de 48,7 heures.Mme Pellerin dit craindre que l'éducation ne soit plus une priorité du gouvernement.Or, selon le Conseil supérieur de l'éducation, le taux de scolarisation au Québec est l'un des plus bas au Canada.Alors qu'en Amérique du nord, le taux de réussite en 12e année est de 71 p.cent, au Québec, seulement 58 p.cent des élèves atteignent la 12L' année et le taux de réussite n'est que de 38 p.cent.Steinberg exige d'autres concessions syndicales ¦ Les délégués de la section locale 500 des Travailleurs unis de l'ali-f mentation et du commerce (TUAC-FTQ), représentant les employés de Steinberg, ont rejeté à l'unanimité les demandes de concessions faites par Verni ployeur pour empêcher la vente des 112 supermarchés québécois de ce géant de l'alimentation.; Réunis en assemblée d'urgence, les 200 délégués des TUAC ont formé un comité chargé de pré^ senter de nouvelles propositions de règlements à l'employeur pour, le convaincre de ne pas démanteler l'empire Steinberg.Par voie de communiqué, hier, le président des TUAC, M.Jacques Toupin, a confirmé que Steinberg a refusé la première of: fre du syndicat garantissant la paix sociale et limitant les augmentations de salaire à l'indexation au coût de la vie, tel que l'écrivait La Presse hier.Steinberg a demandé de nouvelles concessions syndicales, soit le réajustement à la baisse des échelles salariales, l'abolition des clauses de sécurité d'emploi et l'abandon du droit de grève jusqu'en 1995.AUCUN PAIEMENT AVANT 90 JOURS $ suzuki samurai PARTIR DE 10295* unie MflRie SUZUKI 3O00 HOCHUAOA BEAUCOUP PLUS PRÈS DU CENTRE-VILLE 598-8666 A PARTIR DE \u2022TRANSPORT ET PRÉPARATION EN SUS. LÀ PRESSE.MONTRÉAL, MERCRED113 AVRIL 1988 Services spéciaux pour sidéens dans 2 CLSC JEAN-PIERRE BONHOMME ¦ Deux Centres locaux de santé communautaire (CLSC) du coeur de Montréal mettent sur pied ces jours-ci, des «équipes d'intervention spécialisées» qui aident les victimes du syndrome d'immunodéfi-cienec acquise (sida) et les personnes infectées par le virus HIV à faire face à leur situation.Les mêmes équipes diffuseront par ailleurs de diverses manières l'information devant prévenir la propagation de l'épidémie.Les deux équipes, déjà actives, réunissent divers spécialistes en service social, y compris des médecins, huit personnes au total.Elles logent aux CLSC Métro, rue Guy, et Centre-ville, rue de Blcury (devant le Gésù).Elles répondront, d'abord au téléphone, (861-6644 et 934-0552), et sous le couvert du plus strict anonymat, aux personnes qui craignent d'être infectées.Le processus de l'examen sanguin, dit du «statut sérolo-gique», sera effectué tout aussi anonymement au moyen d'une numérotation codée dans les laboratoires des huit hôpitaux montréalais autorisés.Le cas échéant, les équipes assureront «le support psycho-social » nécessaire aux séro-positifs et aux malades eux-mêmes.Il s'agira en somme d'appuyer, par l'accompagnement d'intervenants, par des consultations individuelles, la difficile démarche des personnes atteintes, ou à risque, et de leur entourage; on suivra ensuite de près la situation épidémioiogique générale.La directrice du Centre communautaire du centre-ville, Mme Lise Langevin, a expliqué, au cours d'une conférence de presse, que les nouveaux services n'ont pas d'équivalent au Canada et qu'ils n'ont pas pour objet de dédoubler l'action des hôpitaux.Elle a reconnu qu'il existe, dans les hôpitaux, certains services d'accompagnement, mais que ceux-ci sont insuffisants et ne s'adressent généralement pas aux malades dont l'état n'exige pas le traitement en institution.Mme Langevin a dit que l'établissement de ces services d'information et de repérage gratuits et nouveaux, spécialisés et centralisés, a pour objet principal d'informer les intéressés et de dépister la maladie.Ils ont été créés, a-t-elle ajouté, dans le cadre de la mise en oeuvre, par le ministère de la Santé, l'automne dernier, du Plan d'action contre le syndrome d'immunodéficience.Ce plan prévoit la mise sur pied d'une troisième équipe, à Québec celle-là, dont la responsabilité a été confiée au centre hospitalier de l'Université Laval.Chaque équipe touche un budget de $200000.Depuis 1979, date de l'apparition de l'épidémie, 276 personnes, dont 35 femmes et 18 enfants, atteintes par ce mal incurable, sont décédées au Québec.Cela représente 29,6 p.cent du total canadien.Mme Langevin a reconnu qu'il n'existe actuellement, chez nous, que 253 cas de malades actifs atteints par le syndrome; mais elle a précisé que, pour chaque cas déclaré, il faut compter de 20 à 30 personnes porteuses du virus con-taminateur HIV.On peut croire, a-t-elle dit, que 10000 personnes, pour une part à leur insu, pourraient être porteuses au Québec.Elle a conclu qu'il faut ainsi procéder au meilleur dépistage possible.Les Turcs frappés d'expulsion rebroussent chemin à pied Les sept Turcs rentrent d'Ottawa à Montréal bredouilles et se plieront à l'ordre d'expulsion CILLES PAOUIN du bureau de ta Presse HD10 CROC Samedi, de 11 h à midi, à CK0I Ne manquez pas notre téléthon pour financer cette annonce.OTTAWA ¦ Après avoir vainement marché sur le parlement hier, les sept Turcs frappés d'un avis d'expulsion tiu ministère de l'Immigration reprendront la route ce matin à destination de Mirabel cette fois.«Nous n'avons plus rien à attendre du gouvernement fédéral, nous remettrons notre sort entre les mains de la population », a déclaré l'avocate du groupe, Me Diane Bélanger.Elle a indiqué que les Turcs allaient «obéir à la loi» en se rendant d'eux-mème aux services de l'immigration de l'aéroport pour être déportés.Chemin faisant, ils demanderont aux habitants des villes et villages d'exercer des pressions sur Ottawa pour amener le gouvernement à reviser sa décision.Les dizaines d'autres Turcs à qui Ottawa a déjà refusé d'accorder le statut de réfugié, seront invités à se joindre à cette deuxième marche de la déportation, a dit Me Bélanger.Un certain mécontentement s'est manifesté parmi les centaines de Turcs rassemblés devant le parlement, lorsque Me Bélanger a fait cette déclaration surprise en fin d'après-midi.Pour plusieurs d'entre eux, cette deuxième marche est inutile et ne connaîtra pas plus de succès que la première.Le moral baissait à mesure que le temps passait mardi, puisque l'espoir d'infléchir le gouvernement s'évanouissait sous les yeux des manifestants.La nouvelle qu'ils redoutaient se confirmait: malgré leur marche de Montréal à Ottawa, les immigrants turcs en situation irrégulière ne pourront échapper aux mesures d'expulsion entreprises contre eux.D'ici quelques jours, des mandats d'arrestation seront d'ailleurs émis contre les 10 citoyens turcs qui ont refusé de se présenter à Mirabel le week-end dernier, a précisé un porte-parole du ministère de l'Immigration.«S'ils ne communiquent pas avec nos agents très prochainement pour fixer une nouvelle date pour leur départ, nous devrons nous mettre à leur recherche», a déclaré M.Michel Pépin, attaché de presse de la ministre d'État à l'Immigration, Mme Monique Vézina.C'est Mme McDougall qui a elle-même livré ce message clair et brutal aux 120 marcheurs turcs et à quelque 800 sympathisants qui les accompagnaient lors de leur manifestation devant le parlement hier.Partis de Montréal à pied le 4 avril dernier, ces personnes espéraient toujours obtenir la clémence du gouvernement.Après avoir couché dans une école de Hull lundi soir, ils ont emprunté le pont du Portage mardi matin pour se rendre devant le parlement à midi.Des femmes et des enfants, certains dans les bras de leurs parents, se sont joints à eux pour réclamer «un simple geste humanitaire».Derrière la grande bannière maintenant familière avec son slogan: «Aujourd'hui les Turcs, demain les autres», de multiples affiches exprimaient les attentes des marcheurs.\u2014 Non à l'expulsion ! \u2014 On aime le Canada, on ne veut pas partir, soyez indulgents \u2014 Un simple geste humanitaire Une firme autrichienne et une italienne seront des fêtes de la pyrotechnie GEORGES LAMON ¦ Deux nouvelles firmes composeront cette année l'éventail des sept concurrents \u2014un de plus que l'an dernier\u2014 à la quatrième édition de L'international Ben-son & Hedges, qui se déroulera cette année du 28 mai au 22 juin, à La Ronde.Il s'agit de Pyrotech-nik Schickl, d'Autriche, et de Fra-telli Soldi, d'Italie.Ils viendront se mesurer aux firmes Austin Fireworks, des États-Unis (Jupiter d'or en 87); Luenig-Feuerwek, d'Allemagne (Jupiter d'argent et prix pour la meilleure bande musicale); Piro-teenia Igual, d'Espagne (bronze); Ampleman Pyrotechnie, du Canada; et Etienne Lacroix tous artifices, de France.C'est le Canada qui donnera le coup d'envoi du concours, le samedi 28 mai, à 22 heures, suivi de l'Autriche le 1er juin, de l'Allemagne le 4 juin, de la France le 8 juin, des États-Unis le 11 juin, de l'Italie le 15 juin, de l'Espagne et de la finale de l'AMARC, le 22 juin.Le jury de sept membres sera présidé par le pianiste et compositeur Paul Bail-largeon.Sous la présidence d'honneur du ministre du Tourisme du Québec, M.Michel Gratton, le plus grand concours d'art pyrotechnique au monde (pyromusical), présentera cette année huit spectacles dont une finale qui devrait être à la mesure de son directeur artistique, le maitre-artificier Giovanni Panzera.C'est ce dernier qui nous avait offert l'an dernier un grandiose déploiement sur l'air du Boléro de Ravel.M.Gratton n'a pas caché que ce concours international d'art pyrotechnique «contribue à faire du Québec un pôle d'attraction touristique de premier plan ».Pour sa part, M.Ralph Guile, vice-président du marketing de Rothmans Benson & Hedges, s'est dit privilégié de pouvoir associer le nom de son entreprise à une manifestation aussi prestigieuse et aussi réussie que ce concours dont le thème cette année est: «Soyez dans le feu de l'action».« Les efforts déployés par l'AMARC pour sans cesse améliorer la qualité du spectacle, a dit M.Guile, méritent notre plus haute considération.» Et cette considération se traduira par une contribution financière annuelle \u2014 pendant trois ans\u2014 estimée à $800000, incluant la publicité et la promotion.Quant à Mme Léa Cousineau, membre du comité exécutif de la ville de Montréal et responsable de l'AMARC, elle a souligné que cette commandite importante de Rothmans Benson & Hedges, \u2014 en plus de celles de La Presse, CKAG73, Radio Cité FM, CFCF et Télévision Quatre-Saisons\u2014 permettait à l'AMARC de s'autofinancer en grande partie, selon le voeu déjà exprimé par l'administration municipale.Elle en a profité pour annoncer que, cette année, La Ronde subira certaines transformations dont le réaménagement des deux entrées et de nouvelles aires de repos.« Il faut refaire de La Ronde un lieu où le public peut n'aller que pour s'y reposer.» Rappelons que les pièces pyrotechniques sont tirées à partir de trois rampes aménagées à trois niveaux différents: le long du fleuve, en bordure du lac des Dauphins, et sur le lac même avec comme l'an dernier, au coeur des feux, le système de sonorisation.En outre, l'imposante structure métallique de la Place d'animation sera enlevée, permettant ainsi aux gens d'en face d'avoir une meilleure vue d'ensemble.Une nouvelle terrasse de 4000 places debout a été aménagée, juste à i côté de la Place d'animation.Rappelons que La Ronde ouvrira ses portes les 28 mai, 1er, 4, 11, 18 et 22 juin à 11 h et les 8 et 15 juin à 17 h, tandis que la présentation du feu d'artifice se fera à 22 heures.L'admission générale à la Ronde a été augmentée cette année à $ 10 ($8 l'an dernier) et à $17 ($15 l'an dernier) pour les billets avec siège réservé à la Place d'animation, avec accès illimité aux manèges.La Société des alcools du Québec participera cette année, à sa façon, à ce concours, en mettant en vente à partir du 25 avril un nouveau vin rouge et blanc Le bouquet des feux.Quelque 12000 bouteilles de ce vin d'appellation d'origine contrôlée «Côte-du-Rhône», seront mises en vente dans certaines succursales de la société.Enfin, une nouveauté: la perception des droits de stationnement se fera maintenant à la sortie.Ce qui, croit-on à l'AMARC, devrait accélérer l'entrée des automobilistes sur La Ronde pour les feux.Le maitre-artificier, Giovanni Panzera, directeur artistique de l'International Benson & Hedges, explique à Mme Léa Cousineau, membre du comité exécutif de la ville de Montréal, et à M.Michel Gratton, ministre du Tourisme du Québec et président d'honneur de cet événement, comment se présente une bombe (ici une bombe sphérique).L'opposition lavaloise questionne le maire sur certaines transactions JEAN-PAUL CHARBONNEAU ¦ Le chef de l'opposition à Laval, M.Maurice Clermont, se dit prêt à aller jusqu'au premier ministre Robert Bourassa pour obtenir l'enquête publique qu'il réclame sur l'administration municipale.Pendant que M.Clermont, qui est aussi chef du Parti de l'unité lavailoise (PUL), allèque que les Lavallois ont été privés d'au moins $ 1,4 million de revenus, le maire Claude Lefevbre affirme que toutes les transactions auxquelles le chef de l'opposition fait allusion ont été effectuées après avoir obtenu des rapports du service de l'évaluation municipale ou d'évaluateurs privés.« De plus, dit le maire, l'Assemblée nationale a approuvé notre façon de procéder en acceptant nos amendements à la charte sur ces sujets.» Et, pour le maire Lefebvre, il n'est absolument pas question de démissionner comme le lui réclame M.Clermont.Hier matin, le PUL avait convoqué les journalistes pour rêve- NETTOYAGE.-REPARATION, REMODELAGE PLUS NOUVEAU PROCÉDÉ POUR RE-ARGENTER VOTRE MANTEAU DE CHAT SAUVAGE, ENLEVER LE JAUNE DE VOTRE RENARD NORVÉGIEN OU VISON BLANC _ JUIN DLMmv_ Grizzly FOURRURES # 3692 ST-DENIS 288-9959 ' Prés de Sherbrooke / Metro Sherbrooke nir à la charge sur des transactions de terrains: dans deux cas la ville a vendu des espaces (le Cor-bu Holding et Entreprises Du Roc), et dans les deux autres (Ca-nabec et Gestion Roussin ), la municipalité a acquis des espaces verts dans le bois Papineau.Dans les dossiers «le Corbu Holding» et «Gestion Roussin», le ministre des Affaires municipales, M.André Bourbeau, a déjà fait connaître sa position.Insatisfait de l'attitude du ministre, M.Clermont revient à la charge en ajoutant deux autres cas.«En rejetant notre demande d'enquêete en 1987, le ministre Bourbeau a-t-il correctement fait ses devoirs?» Le PUL a poursuivi son enquête sur ces transactions et sur deux autres.Il a même retenu les services de deux firmes différentes pour effectuer des évaluations de tous les terrains touchés.Pour ce faire, le PUL a dépensé $ 15000.«Nous sommes convaincus, reprend M.Clermont, que le maire de Laval a gaspillé l'argent des taxes des Lavallois dans ces quatre transactions, en achetant ou en vendant des terrains à des prix qui ne correspondent pas à leur valeur marchande.» Dans la nouvelle requête envoyée au ministre Bourbeau, le PUL mentionne que cette enquête est nécessaire pour identifier les véritables responsables de ce gaspillage de fonds publics, et déterminer si la ville a contrevenu à la loi de l'expropriation et s'il existe des liens privilégiés entre des élus actuellement au pouvoir à Laval et certains promoteurs immobiliers exerçant leurs activités dans cette municipalité.Siège en jeu Peu de temps après avoir quitté le PUL, les journalistes se sont retrouvés à l'hôtel de ville, devant le maire Lefebvre et ses collègues du comité exécutif.Afin d'être prêts à répondre à toutes les questions, les édiles avaient pris soin de réclamer la présence des fonctionnaires responsables de la direction générale et du service d'évaluation de la municipalité.Le maire Lefebvre s'est inscrit en faux contre toutes les accusations portées par «son» chef de l'opposition.«C'est une chose d'affirmer et une autre de le prouver», a lancé le maire devant les nombreux reporters et cameramen.M.Lefebvre a expliqué qu'il était tellement certain que toutes ces transactions avaient été effectuées conformément à la loi qu'il n'avait pas hésité à mettre son siège en jeu, dans le dossier de «Le Corbu Holding».«A cause des gestes de l'opposition, poursuit-il, cette firme n'a pas encore entrepris la construction d'un immeuble de $10 millions, ce qui fait perdre d'intéressants revenus à Laval.» Dans ses transactions, l'administration municipale, souligne M.Lefebvre, n'a pas gaspillé l'argent des contribuables mais «au contraire a stimulé l'économie la-valloise en agissant en bon gestionnaire».Interrogé sur les Entreprises Du Roc, il a répondu qu'il connaissait le promoteur, M.lean-Paul Tessier, et que tous ceux qui voulaient savoir pour quel montant il avait contribué à la caisse du Parti de l'unité lavalloise ( PRO) qu'il dirige, n'avaient qu'à s'adresser à la secrétaire du parti.Comme le veut la loi, les noms des donateurs et les montants fournis sont inscrits sur une liste qui est publique.\u2014 Pourquoi?Mais toutes ces suppliques n'ont pas ébranlé la ministre McDougall et, lors d'une brève rencontre avec Me Bélanger, devant quelques représentants du groupe, elle a réitéré sa volonté d'appliquer la loi.Lorsque Me Bélanger a rendu compte des propos de la ministre à la foule qui l'attendait devant le parlement, des murmures se sont élevés mais la plupart manifestants affichait un air résigné.Une poignée de députés et un sénateur sont venus au devant des Turcs pour dénoncer, encore une fois, le gouvernement, mais aucun chef de parti n'est venu à leur rencontre.La seule conservatrice présente, Mme Suzanne Biais-Grenier, a déclaré que le gouvernement n'aurait pas le choix et que, tôt ou tard, il faudrait en venir à une forme d'amnistie générale pour les 45000 requérants au statut de réfugiés encore en attente.«Nos structures bureaucratiques ne peuvent pas en venir à bout», a t-elle dit.«Nous n'avons pas raison de faire payer nos problèmes administratifs à ces personnes», a t-elle ajouté.En chambre, le néo-démocrate' Dan Heap a demandé au gouvernement de décréter un moratoire de 60 jours pour tenter de trouver un compromis avec les partis d'opposition en vue d'adopter rapidement les deux lois sur l'immigration, bloquées au Sénat depuis des mois.Rappelons que l'ancien ministre de l'Immigration.M.Benoit Bouchard, et Mme McDougall, ont tous deux blâmé les sénateurs de ces délais qui privent le gouvernement de moyens de prévenir de telles crises.Hier, le sénateur libéral Jacques Hébert s'est dit prêt à discuter des deux projets de loi, mais il a refusé de fermer les yeux sur les «imperfections» qu'il y trouve, pour sauver les Turcs.île de Montréal Une quinzaine de résolutions illégales à Outremont FLORIAN BERNARD Le conseil municipal d'Outremont devra de nouveau soumettre une quinzaine de résolutions, lors d'une prochaine séance, parce que ces dernières ont été adoptées sans.quorum! C'est le conseiller lérôme Unterberg qui a soulevé le problème, lors de la dernière séance, en refusant d'approuver le procès-verbal d'une séance qui s'était déroulée en présence de cinq conseillers seulement, alors que le quorum est de six.Cette séance irrégulière s'est déroulée le 14 mars dernier alors que, vers 10h 30, un conseiller a quitté son siège.Malgré l'absence de quorum, le conseil a continué à siéger et à adopter diverses résolutions: Lé maire Jérôme Choquette a reconnu le bien-fondé des objections soulevées par l'opposition et il a accepté de présenter les résolutions adoptées illégalement lors d'une prochaine séance où l'on prendra soin de vérifier s'il y a quorum! % WESTMOUNT VEUT LA FLUORATION DE L'EAU ¦ Le comité du conseil municipal de Westmount, responsable du dossier de la fluoration, a adopté par une faible majorité une résolution favorisant l'addition de fluor dans l'eau distribuée par Montréal.Les dirigeants de la ville ont reçu une diversité d'opinions, exprimées par lettres ou par appels téléphoniques, concernant ce dossier controversé.La décision à peine majoritaire a été transmise au comité exécutif de Montréal, en soulignant que le dossier reste controversé et qu'il faudra entreprendre une vaste consultation avant d'imposer la fluoration à l'ensemble des villes.PLAINTES EN RETARD AU BUREAU DE RÉVISION ¦ Avant même de commencer à entendre les milliers de plaintes découlant du rôle d'évaluation de 1988, le Bureau de révision de l'évaluation devra trouver le moyen d'entendre près de 10 000 plaintes portées au cours des années antérieures.Au 29 février dernier, il restait encore à entendre 6 276 plaintes touchant les rôles d'évaluation de 1985, 1986 et 1987.Pour les rôles antérieurs à 1985, il reste encore près de 3 000 plaintes qui n'ont pas été entendues.Chaque audition requiert beaucoup de temps, de recherche et de rapports.Les décisions du Bureau de révision doivent être écrites et transmises non seulement au plaignant, mais également à la municipalité concernée.L'an dernier, l'analyse des décisions indique que 30,5 p.cent des plaignants ont obtenu une baisse de leur évaluation.Dans 24,2 p.cent des cas, la réduction a été supérieure à 10 p.cent de la valeur fixée par la CUM.Les valeurs ont été maintenues dans 16,2 p.cent des cas.D'autre part, 30,0 p.cent des plaignants ont fait défaut de se présenter.Seulement 0,4 p.cent des plaintes ont donné lieu à une hausse de l'évaluation.LA VIGNETTE DE TAXI EST DÉSORMAIS OBLIGATOIRE ¦ Depuis quelques jours, toutes les voitures de taxi de I'ile de Montréal doivent afficher une vignette émise par le Bureau de taxi de la CUM.Visible de l'extérieur, cette vignette comporte quatre chiffres permettant de retracer rapidement le propriétaire du véhicule ou son chauffeur.Pour obtenir la vignette, le véhicule doit correspondre aux normes d'inspection mécanique de la Régie d'assurance-automobile du Québec et à celles du Bureau de taxi.Les usagers qui ont des plaintes à formuler doivent signaler le numéro de la vignette au Bureau de taxi, en composant le 280-6600.LE RAPPORT D'ENQUETE SUR L'ÉVALUATION ¦ La CUM, par l'entremise de la commission de l'évaluation et des finances, a demandé au ministre des Affaires municipales, M.André Bourbeau, de lui fournir avant le 30 juin le rapport de l'enquête sur le service d'évaluation.La CUM souhaite obtenir ce rapport le plus tôt possible afin d'inclure les correctifs, s'il en est, dans le rôle d'évaluation de 1989.La commission a également signalé son intention de proposer une série de mesures qui permettront une plus grande stabilité des augmentations de valeurs taxables.Les membres de la commission s'inquiètent de l'aggravation et des conséquences des déplacements fiscaux des secteurs commercial, industriel et institutionnel vers le secteur résidentiel.Enfin, la commission signale que la charge fiscale des contribuables de la CUM est aggravée par le refus du gouvernement de verser en totalité les en-lieux de taxes promis dans la réforme fiscale, de même qu'elle blâme la tendance de Québec à réduire ses contributions au transport en commun et aux services de protection policière.LE FRANÇAIS AU COLLÈGE JOHN ABBOTT.¦ La grande affiche bilingue que vient de réaliser le centre Thérèse-Casgrain, du collège John Abbott de Sainte-Anne-de-Bellevue, dans le but de promouvoir la bonne forme physique, comporte une version française pitoyable.On y apprend que des Equipment sportifs sont disponibles, qu'on y donne des leçons pour adults, qu'on y trouve des salles d'exercises et qu'enfin, le tout est offert au grand publique.La fiche de renseignements qui accompagne l'affiche nous apprend que ces services sont offerts à un coût rai-sonable dans la salle de contidionnement physique, pour tous les membres déten-nanl une passe.SÉCURITÉ CYCLISTE À D0RVAL ¦ L'administration du maire Peter Yoemans, de Dorval, en collaboration avec la police de la CUM, vient de lancer une campagne de sécurité à l'intention des jeunes cyclistes.Chaque mois, un vélo tout neuf sera tiré au sort parmi tous les enfants qui auront observé les lois et les règlements concernant la conduite.En outre, plus de $2 000 en prix seront offerts aux jeunes de 17 ans et moins.Cette campagne se terminera le 30 septembre prochain.Correction ¦ M.Charles Lalande, de Pier-refonds, nous prie de signaler qu'il n'est pas le propriétaire des camions qui empruntent la 5e avenue de Roxboro pour déverser de la terre de remplissage sur son terrain.M.Lalande signale toutefois qu'il a autorisé le véritable propriétaire des camions en question à faire des déversements sur son terrain, et qu'une entente a été conclue à cette fin avec l'administration municipale. A8 LA PRESSE.MONTREAL.MERCRED113 AVRIL 1988 Samedi, de 11 h à midi, à CKOI À Hull, 80% des personnes qui prennent Anacin nous écoutent.Le 19e Salon de la femme s'ouvre au tiers monde LILY TASSO ¦ Pour sa 19e édition, qui se déroulera au vélodrome olympique du 22 avril au 1er mai, le Salon de la femme s'internationalise en quelque sorte.L'ACDl (Agence CAnadienne de développement LE SALON VACANCES QUÉBEC.LE SUPERMARCHÉ POUR VOS VACANCES 1988.ET C EST GRATUITI Plus de 250 exposants qui vous proposent de l'inédit.Un Québec que vous ne soupçonniez pas! Des spectacles, des films, des démonstrations.et des surprises, chaque jour! 4 JOURS, 4 THÈMES, 4 PRIX A GAGNER 14 avril: tout sur des vacances-aventure pour les audacieux.Le prix à gagner : week-end pour 4 personnes à la découverte du Fjord du Saquenay, avec «A dos de cheval Inc.».Valeur de 1025$.15 avril : tout sur des vacances-sport pour les actifs.Le prix à gagner: une semaine pour 4 personnes à la Villa Bellevue de Mont-Tremblant dans les Laurentides.Valeur de 1336$.16 avril : tout sur des vacances-nature pour les contemplateurs.Le prix à gagner: week-end de camping et de «rabaska» pour 4 personnes, à la découverte des iles de Sorel en Montérégie.Offert par «Les excursions et expéditions de canots des îles de Sorel Inc.».Valeur de 1500$.17 avril : tout sur des vacances-culture pour les curieux.Le prix à gagner: laissez-passer V.I.P.pour 4 personnes pour le Festival d'été de Lanaudière.valables pour 3 concerts et la soirée de gala.Valeur de 1000$.DES CHÈQUES-RABAIS «BONJOUR» ET UN SUPER GRAND PRIX DE 5000$ Procurez-vous au stand Ultramar un carnet de chèques-rabais d'une valeur totale de plus de 700$ échangeables au Québec dans des restaurants, des attractions touristiques et des établissements hôteliers.De plus, courez la chance de remporter le super Grand Prix attribué à la clôture du Salon : une semaine pour 4 personnes à l'île d'Anticosti.Offert par «La Société des établissements de plein air du Québec»et «La Reserve d'Anticosti», transport par Inter-Canadien.Valeur de 5000$.ALORS VENEZ ET.DÉPAYSEZ-VOUSI présenté par I Tourisme l Québec en collaboration avec Heures d'ouverture: 14-15 avril, de 12h à 22h\u201416 avril, de 10h à 22h\u201417 avril, de 10hà 19h.PALAIS DES CONGRES - DU 14 A U 17 AVRIL 1988 A QUALITE JAPONAISE JUSTY 4X4 «8,787 m- LIFTBACK DL «11,975 m I STATION DL «11,995 STATION DL 4 X 4 «13,265 II S::ï: il SEDAN DL «11,550 II modèles 1 988 RX TURBO COUPE 4 X 4 AIR CLIMATISÉ «19,295 XT COUPE $14,320 Si: ml \u2022 PRIX incluant rabais du manufacturier T BOUL.ST-MARTIN AUTO 667-4960 1430, boul.ST-MARTIN LAVAL COITEUX AUTO 526-3363 5235, PAPINEAU MONTRÉAL CITÉ SUBARU 254-3566 5550, boul Métropolitain EST (ST-LÉONARD) LAVIGNE GARAGE 457-5327 37.ru* Ste-Anne Ste-Anne-de-Bellevue SUBARU MONTREAL 737-4441 4900, rue Paré Montréal SAHDHU SUBARU 367-2299 7315.boul.Newman LASALLE SUBARU REPENTIGNY 585-9950 761, Notre-Dame REPENTIGNY SUBARU LONGUEUIL 667-6361 522-6045 465.Curé-Poirier 0.Longueuil SUBARU ST-JERÔME 437-5186 2355.boul.Libelle ST-JÉRÔME SUBARU AUTO CENTRE 937-4235 4032, Ste-Catherine 0.Montréal ASSOCIATION DES CONCESSIONNAIRES SUBARU V international) y sera présente pour la première fois, afin de «sensibiliser le public au rôle que jouent les femmes pour le déve^ loppement du tiers monde», ainsi que l'a souligné Mme Monique Landry, ministre des Relations' extérieures et du Développement international.Elle était présente au dévoilement des activités du Salon de la femme par la présidente-fondatrice, Mme Jacqueline Vézina.Le kiosque de l'ACDI abordera une dizaine de thèmes liés au quotidien des femmes du tiers monde.Pour en informer le public, il présentera des conférences et des vidéos traitant de questions relatives à la vie des femmes du tiers monde: la santé, l'éducation, l'eau, la production alimentaire, l'énergie, le crédit, la forêt et la technologie.Il y aura en outre des démonstrations artisanales, de la musique et des chants exécutés par des membres de différents groupes ethniques d'ici.« Les femmes du tiers monde effectuent les deux tiers de l'ensemble des heures de travail, mais n'ont droit qu'à un dixième des revenus et ne possèdent qu'un centième des biens.Cette situation, loin d'être marginale, touche près de deux milliards de femmes et de jeunes filles, qu'elles soient africaines, asiatiques ou latino-américaines», explique Mme Landry.Elle considère les femmes comme étant un pilier essentiel de la famille, de la communauté et de la société.D'ailleurs, la nouvelle stratégie du gouvernement en matière de développement, contenue dans une Charte canadienne de l'aide publique au développement dévoilée le mois dernier, exige la participation accrue des femmes à des projets et à des programmes conçus spécialement pour elles ou par elles.«Aucun projet de l'ACDI ne sera approuvé s'il ne garantit pas la pleine intégration des femmes dans ces activités», d'insister la ministre.Journalistes de 30 pays Le kiosque de l'ACDI ne manquera pas d'intéresser les journalistes d'une trentaine de pays, membres de l'Association mondiale des femmes journalistes et écrivains qui tient pour la première fois son congrès au Canada, plus précisément à Laval.«l'ai planifié notre neuvième congrès en tenant compte de la date du Salon de la femme.Nous y passerons la journée du mercredi 27 avril.Nos membres pourront ainsi constater la place importante qu'occupe la femme dans la société québécoise», a déclaré la présidente internationale, Mme Pierrette Paré-Walsh, directrice-fondatrice de la Revue des Fermières.Ces femmes journalistes, tout comme le public, auront l'occasion de voir la plus giande machine à coudre au monde, prêtée par Lavalin.Elle a servi à assembler la toile recouvrant le stade olympique et elle fonctionne au laser, comme le précise Jacqueline Vézina.Pour donner une idée de l'envergure du prochain Salon de la femme, sa présidente annonce que 10000 personnes y travailleront pendant les dix jours qu'il durera pour organiser certes de grands défilés de mode mais surtout pour informer le public des multiples services offerts.On pourra, par exemple, découvrir si l'on a des aptitudes pour créer une entreprise, se renseigner sur les nouvelles carrières offertes aux femmes et participer à des jeux-questionnaires électroniques.Dans un autre ordre d'idées, les victimes d'actes criminels pourront s'informer sur les indemnisations auxquelles elles ont droit.Le «triangle»: sentence retardée ¦ D'où provenait l'arme utilisée par Nelson Vincent pour abattre Euclide Ramsey, l'autre amoureux de Josée Arseneault, sa petite amie?C'est ce que veut savoir le juge en chef adjoint Jean-Pierre Bo-nin, de la Cour des Sessions de la paix, avant de décider de la sentence à imposer à Nelson Vincent qui s'est reconnu coupable d'homicide involontaire dans cette histoire de triangle amoureux.La victime, âgée de 38 ans et que l'on surnommait «Castro», a été tuée de trois balles à la tète et au corps, à l'aube du 15 septembre 1986, dans une ruelle située entre les rues Cartier et Des Carrières.Les policiers ont arrêté Vincent, alors âgé de 27 ans, ,en dé-cembre 1986.Après enquête préliminaire, l'amoureux éconduit fut cité à son procès pour meurtre, devant jury, le 2 novembre 1987.Le procès s'est poursuivi pendant quatre semaines et, après quatre jours de délibérations, les jurés n'ont pu parvenir à un verdict unanime.À la suite de ce désaccord, le juge Vital Cliche ordonna un nouveau procès, avant lequel Vincent se reconnut coupable d'homicide involontaire.Lors du procès, Vincent avait révélé que, dans la nuit de la mort de «Castro», il avait consommé une vingtaine de verres de cognac et une quinzaine de «lignes» de cocaïne.f LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCRED115 AVRIL 1988 A9 Lutte de juridiction entre ingénieurs et inspecteurs à la CSST BRUNO BISSON ¦ Les ingénieurs et inspecteurs-techniciens de la Commission de la santé et de la sécurité du travail sont engagés dans une bataille de juridiction depuis que les inspecteurs ont obtenu de la direction de l'organisme un salaire équivalent à celui des ingénieurs.Ces derniers contestent la compétence des inspecteurs-techniciens de la CSST et réclament l'exclusivité de toute intervention en prévention des accidents de travail sur les chantiers et dans les usines du Québec.Dans une lettre adressée à la présidente de la CSST, Mme Monique Jérôme Forget, 86 ingénieurs et professionnels chefs d'équipe lui ont demandé une rencontre pour éclaircir la question de leur définition de tâche.Les signataires font valoir qu'à la suite de tournées d'inspection auprès de plusieurs de ses membres travaillant à la CSST, l'Ordre des ingénieurs du Québec a soulevé de nombreuses questions sur leur champ de pratique et leur formation.«La loi des Ingénieurs est claire: elle confère à ces derniers, de façon exclusive, la responsabilité de l'inspection des ouvrages et équipements impliquant la sécu- Les travailleurs en santé mentale doivent être recyclés Presse Canadienne ¦ Les travailleurs en santé mentale approuvent l'idée du ministère de mettre l'accent sur la désinsti-tutionnalisation des malades psy-chiatrisés, mais aimeraient qu'on songe aussi à recycler les syndiqués qui seront touchés par ces départs des institutions.La Fédération des affaires sociales (CSN) donnait une conférence de presse, hier, pour faire le point sur les négociations que les travailleurs ont entreprises avec le gouvernement afin de réorganiser les services de santé mentale.Tout comme d'autres groupes de syndiqués du secteur public et parapublic, lors de la dernière ronde de négociations, ces travailleurs en santé mentale avaient signé une lettre d'entente avec le gouvernement, afin de régler plus tard ce délicat sujet de la réorganisation des services en déficience.Le syndicat, lui, croyait pouvoir négocier vraiment tout ce qui touche la réorganisation des services en santé mentale, indique Mme Michelle Lévesque, vice-présidente responsable du dossier de la santé mentale à la FAS.Ainsi, il souhaite négocier la protection des emplois, les horaires, le recyclage, la formation en emploi, toutes ces clauses qui touchent indirectement les syndiqués, lorsqu'on sort les patients des institutions psychiatriques.fHDIOCROC Samedi, de 11 h à midi, à CKûT Non! L'équipe de Bye Bye 87 ne travaille pas pour nous! RÉSIDENCE POUR PERSONNES RETRAITEES de o/icihd-papci et La vérité sort de la bouche des enfants.Le petit Julien a bien raison.Au Saint-Malo, nous nous engageons à ne jamais augmenter votre loyer* aussi longtemps que vous y résiderez! imaginez, vous aurez la chance d'habiter une résidence des plus sympathiques où II fait bon vivre en toute sécurité tout en ayant l'assurance de toujours payer le même montant mensuel.Et les économies ainsi réalisées vous permettront de vous offrir des petits luxes! \u2022 Le prix du loyer comprend: 3 repas par jour servis en salle à manger, une surveillance médicale 24 heures sur 24, l'entretien ménager quotidien, un bain tourbillon, de nombreuses activités et beaucoup d'autres avantages.Oui, Je désire recevoir, sans frais et sans obligation de ma part, des Informations supplémentaires concernant la vie au Salnt-Malo.Nom Adresse Ville Province Tél.LE SAINT-MALO 390, rue Bord de l'Eau Longueull.Qc J4H3Z4 Tél.: (514) 651-0290 Offre dune durée limitée code postal Veuillez retourner ce coupon â: SAINT-MAIO RÉSIDENCE POUR PERSONNES RETRAITÉES I I I I J rite des travailleurs», peut-on lire dans cette lettre datée du 6 avril dernier.Les ingénieurs vont plus loin en affirmant qu'ils sont seuls à pouvoir juger de la valeur de nouveaux équipements de sécurité installés sur les chantiers de construction et dans les usines.«Le mandat fondamental de prévention et d'inspection de la Commission est l'élimination des dangers à la source.Il s'est réalisé dans le passé et ne pourra se réaliser dans le futur que par des pro- grès technologiques.Compte-tenu de leur formation et de leurs compétences, les ingénieurs de la CSST sont les intervenants les plus adéquats pour assurer l'atteinte de cet objectif », affirment les ingénieurs.Les inspecteurs techniciens (ils sont plus d'une centaine à la CSST), n'ont pas tardé à réagir à ce qu'ils considèrent comme un affront de la part de leurs collègues ingénieurs.La Presse a appris que plusieurs d'entre eux continuent, ainsi qu'ils en ont le mandat, d'inspecter chantiers et usines mais refusent d'apposer des scellé sur des équipements jugés dangereux si les ingénieurs ne confirment pas leur expertise.Cette dispute de juridiction, toujours selon nos informations, remonte à la fin de janvierder-nier alors que la direction de la CSST consentait à ses inspecteurs des augmentations de salaire allant jusqu'à $6000 par année.Les inspecteurs techniciens contestaient leur classification salariale depuis septembre 1985.Ils recevaient, jusqu'à janvier, un salaire annuel moyen d'environ $30000 et réclamaient une rémunération semblable à celle des ingénieurs puisqu'ils font sensiblement le même travail.La CSST a reconnu leur argument après un an et demi de débat et a dû verser $900000 en paiements rétroactifs à une centaine de ses inspecteurs.Cette reconnaissance a froissé les ingénieurs qui, maintenant, réclament aussi une reclassification salariale.Pouvez-vous identifier le vrai oueou?Si vous avez choisi le Coucou A, vous avez bien choisi car ce coucou vous donne non seulement l'heure et les minutes mais vous offre également jusqu'à 60% de rabais durant la Grande Vente Coucou chez Cohoes.Mais faites vite.Il faut être à temps pour être à l'heure de la mode.et épar- gner La Grande Vente XJRHO 'chemises\t imprimées à manches courtes\tmm ^ \"Prix cour.30$\t blousons aviateur 100% coton _' \u2022 'Prix cour, jusqu'à 110$ maillots t en coton c ( POUR DAMES Tenues coordonnées assorties | en COtOn (Pantalon, .prix e0jiri camisole, jupe et blouse).jusqu'à 40$.Robes droites en coton \u2022Prix cour.65$ (Corsages t, 100% sole \u2022Prix cour.80$ 2 pièces imprimés \u2022Prix cour.110$ ^ Jupes doublées Prix cour.60$ ( Blouses assorties créations couturier._ 'Prix cour, jusqu'à 75$.Débardeurs\t-1\t 100% coton\t\t k-\t\u2022Prix cour.16$ J\t * Basé sur les prix faits par les concurrents OUVERTURE PROCHAINE Place Versailles (métro Radisson) Vieux Montréal 409.Notre-Dame ouest.849 1341 404.SI Jacques oue-.t.849-1341 4K] Metro S*2 square-Victoria Centre-ville 36.Ste-Cathenne ouesl (com Sl-Laurenli 87S-2091 sa Malro Pi ice .ici Ai-.-.Metro St-Laurent Laval 1787.Si-Martin ouest (coin Le Corbusier) 682-7424 maintenant ouvert Rive-Sud 999.boul.Taschereau (près du Super Carnaval) 671-0041 Centre commercial Cote-Sl-Luc MCentre commercial Le Bazar 7071.chemin Cote-SI-Luc 489 3807 M Metro Villa-Maria Autobus 103 3662.Cote-Vertu ouest Transcanadienne, sortie 62 334-6410 Mè,r0 Cote Vertu Autobus 121 A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL.MERCRED113 AVRIL 1988 Mère d'une petite autistique, Mme Mattie obtient le répit-dépannage Ayant obtenu satisfaction auprès du CRSSMM, la mère de la petite Nancy met fin à sa grève de la faim Caplan-Duval CRISTAL LALIOUE Venez rencontrer Madame Marie-Claude Lalique le lundi 2 mai, 1988, de midi à 14 heures, dans notre magasin Cavendish.Dans une de ses rares apparitions publiques, Madame Lalique, président-directeur et designer de la firme Cristal Lalique autographiera les exquises créations achetées durant cette exposition.À CETTE OCCASION, Caplan-Duval offrira plusieurs pièces exclusives.Ne tardez pas à les réserver car leur nombre est limité.5800 boul.Cavendish, Mail Cavendish Caplan-Duval 483-4040 6700 Côte-des-Neiges Plaza Côte-des-Neiges FRANÇOIS FOREST ¦ La grève de la faim qu'a entreprise, lundi midi, Mme Ginette Mattie pour forcer le Conseil régional des services sociaux du Montréal Métropolitain (CRSSMM) à lui consentir le répit-dépannage qu'elle réclamait depuis le début avril, a finalement pris fin hier après-midi quand les trois conditions qu'elle demandait pour y mettre fin lui ont été accordées.Mme Mattie a obtenu du CRSSMM que sa fillette autistique de 10 ans, Nancy, fréquente dès aujourd'hui et pendant quelques semaines le Chalet Prima-Vise pour enfants, que le transport de Nancy soit assuré et qu'elle rencontre en compagnie d'un groupe de parents la ministre de la Santé et des services sociaux, Mme Thérèse Lavoie-Roux, le 22 avril.Le cas de Mme Mattie, aux prises avec l'éducation d'un enfant perturbé par de violentes et fréquentes crises, illustrait dans La Presse de mardi les problèmes au-quels sont confrontés les parents d'enfants handicapés depuis que l'Office des personnes handicapées, faute de budget, a coupé, le 31 mars dernier, les.dépenses reliées aux transports des patients.Cependant, si la situation de cette mère de trois enfants semble en voie de stabilisation, il ne s'agit là que d'un cas, car un rapport, commandé par le CRSSMM et qui sera déposé vendredi, indique qu'à Montréal 85 familles vivent présentement des situations aussi tragiques.«|e suis satisfaite, a-t-elle raconté.Le chalet prendra Nancy la semaine et je m'en occuperai la fin de semaine.Cela pendant quelques semaines, le temps que je me refasse une santé.Éventuellement, ce sera l'inverse.Mais il ne faut pas croire que les problèmes sont réglés pour autant.11 existe une multitude de parents qui vivent la même situation de détresse que moi.C'est pour cela ItfDIOCROC Samedi, de 11 h à midi, à CK0I Santé et Bien-être considère que le danger CROC avec l'usage RONDE SILLETS EN VENTE MAINTENANT À TOUS LES COMPTOIRS TICKETRON ILS SONT DE RETOUR! De nouveau cette année, huit maîtres artificiers se lancent à la conquête du public de La Ronde par terre, par mer et par air! LA RONDE À FEU ET À SONS! Une nouvelle terrasse accueillant plus de spectateurs, une parfaite répartition du son et trois rampes de lancement: tout pour vous sentir dans le feu de l'action! UN ACCÈS PLUS FACILE De nouveaux sentiers piétonniers et une perception accélérée des droits de stationnement facilitent maintenant l'accès à La Ronde.ACCES A LA RONDE L'INTERNATIONAL Benson g Hedges présenta pur crcF la CKAC273 ¦UNO CITE Conçu et réalisé par l'amarc Trt*vtsion QuUreStlmu 0 Slalionntmarrl poor Mtcto lit grwpt.En provenance de: \u2022 Estrit !Il'l Un |vi11! pcrrl Ulamplainl \u2022 Hull C-ivu O-'J-i] UTILISER U PONT DE LA COMC0R0E 1 vil latitorwii Bwuvtnturt|.Sortit.Cilt du Hivr t poil df Montrol.En provenance de; \u2022 Trois Rivlem.Qutbrx.til du f>jcbec UTILISER IE PONT JACQUES CARTIER.DATE\tPAYS\tFIRME\tDROITS D'ENTREE Mercredis 1er.0 cl 15 Juin \u2022 IlRondtuvrt\u2022 I7rt \u2022 (cm d'artltia 1 ?h \u2022 Billets A I0S: «Jmutlon atirtrile* iwcaccès Illimité a tous les manèges: rn venu le ssir rrrfne lui gultfteU de U Rondt.\u2022 Billets à 17*: tn plut dt» avantage des Mints 1101.les billets A 171 donnent droll a des sieges reserves a II Plies danlmallMi pour le feu: ces billets sonl en vr me des mamirnant lui comptoirs liclctron et s'il en reste, le soir même a La Ronde 28 mai\tf+I Canada\tAmpleman Pyrotechnie\t ]\"\\\\\\\\n\tAutriche\tPyrotechnik \u2022 P.Schlckl\t 4 juin\t¦JJ Allemagne\tLuenig-Feuerwerk Stuttgart\tSamedis 28 mal.4,11 et 18 juin et mercredi 22 juin \u2022 la Ronde ouvre a II h.\u2022 Feuid'aittlicea22h \u2022 Billets à IOS: admission centrale': en vente le |our même a La Ronde.\u2022 Billets a I0S (entants do moins de 12 ans): admission générale' avec accès Illimité a tous les maneges: en vente le tour mtme a La fonde \u2022 Billets a 17 J | adultes',: admission generate' avec accès Illimité a lous 8 juin\t| | France\tEtienne Lacroix tous artifices.SA\t 11 juin\tBU États-Unis\tAustin Fireworks Inc.\tles maneges: en vente la pur mèrre a La Ronde.\u2022 Billets Ticketron è 17î: admission générale' avec irxes Illimité a tous les maneges et singe reserve a la Place d animation pour le loi: en vente des maintenant aui comptoirs Tichetron et s il en reste, le soir merrïe i La Ronde.\u2022 Passe-patioul familial «381 Ipere mere et 2 entants de moins de 12 ans ou un parent el 3 entants de moins de 12 arts) admission générale' avec accès illimité a lous les maneges, en venu le |our même 1 La Ronde, enlanl «Mrttonnel: 7 î ' L admission générale comprend une vue imprenable sur les leur ainsi ou un accès a 1 Aouarium.au Minirail au îelepnenque a la Spirale I la Grande Roue et au Jardin des Etoiles dont les spectacles uni lieu a lênM rt ;>j r> Oans ce dernier cas.les spectateurs sont acceptes sur la base -premier arrive premier servi-.15 Juin\t[1 Halle\tFralelll Soldi\t 18 juin\t' Espagne\tPirotecnia Igual.S.A.\t 22 juin\tG AMARC\tCérémonie de clôture Direction: Giovanni Panzera\t \u2014 RENSEIGNEMENTS: Montréal et ses environs: (514) 872-6222 Extérieur (sans frais): 1-80O-361-7178 Ville de Montréal que nous tenons à rencontrer la ministre pour que, clairement, elle nous explique comment fonctionnera, et surtout quelles sommes y seront affectées, le service de répit-dépannage dans le réseau des affaires sociales.Depuis le temps que les organismes responsables nous disent qu'ils n'ont jamais d'argent, nous allons enfin pouvoir poser la question à la ministre et compter sur son assurance à long terme du maintien de ce service.» Dans cette perspective, le coor-donnateur de la commission administrative sur la déficience mentale, M.Ronald McNeil recevra demain le rapport qu'il a commandé, il y a déjà quelques mois, auprès d'une firme de consultants, pour faire le point sur la situation de soutien aux parents de handicapés.Outre les 85 cas répertoriés, le mémoire fait état d'incohérences, de situations irrésolues dans le réseau de dépit-dépannage.Par exemple, la recherche indique qu'une famille d'accueil n'a pas été payée depuis quatre mois pour les soins et l'attention prodigués à un enfant handicapé.Un autre cas relevé fait mention d'une mère de famille dont l'un des quatre enfants est sévèrement handicapé et qui s'est vu refuser de l'aide à domicile le temps qu'elle puisse préparer les repas.Commission des services électriques: une enquête?Le syndicat en fait la demande ¦ Le syndicat canadien de la fonction publique demande au contrôleur général de la ville de Montréal d'examiner de très près les pratiques administratives de la Commission des services électriques de la ville.Le syndicat, qui représente les employés de bureau et les techniciens de la commission, justifie sa demande par l'octroi de contrats de surveillance des chantiers sans appel d'offres, l'embauche de certains cadres «à partir de la simple présentation dun organigramme».La commission des services électriques administre le réseau de conduits souterrains pour l'enfouissement des fils électriques.Son président est nommé par Québec.«SOLDE! LIQUIDATION!! DE STOCK! \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 Des rabais allant jusqu'à 90% sur tous les livres en magasin «La pléiade» à 30% de réduction Formats poche à .990 \u2022\u2022\u2022\u2022\u20224 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022« \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022« \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022< \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022« Des milliers de livres d'enfant à prix incroyables Tous les soirs jusqu'à 21 heures NODS VOUS payons payez \u2022 Tous les changements d'huile \u2022 Les remorquages \u2022 Les pièces défectueuses ou usées \u2022 Le temps pour les remplacer \u2022 Une voiture de remplacement \u2022 Les courroies usées \u2022 Etc., etc.» etc.Et tout ceci pour les prochains 36 mois, millage illimité.l'essence s699 PAR MOJS r^S.ïsV ENTIÊREMENTÉQUIPÉE Base sur uni?location 48 mois, comptant demande S2900 Dlus Dremier versement / \\ Dépôt on garantie, transport et preparation en sus 6300.HENRI-BOURASSA MERCURY MTL-NORD325-4700 4384 LA PRESSE, MONTREAL, MERCRED113 AVRIL 1988 A11 Être membre de la Commission scolaire Jérôme-LeRoyer présente des risques ¦ Une chicane entre deux membres élus de la Commission scolaire lérôme-LeRoyer, il y a près de trois ans, a connu son dénouement, ces jours derniers, en Cour provinciale: un commissaire, M.Pierre Charbonneau, devra payer $500, plus les intérêts, à sa collègue commissaire, Mme (eannette Masse.Ainsi en a décidé le juge l'aulc Lafontainc.Mme Masse avait intenté une action en dommages de $4 240 contre M.Charbonneau, à la suite d'un incident survenu lors d'une réunion de la commission, le 26 juin 1985.Elle se plaignait d'avoir reçu un plein visage une copie du journal Le Flambeau de la ville d'Anjou, qu'elle avait, tout juste auparavant, déposée devant son collègue commissaire, M.Charbonneau.Résultats: bleu à l'oeil droit pendant cinq jours, nausées et céphalées pendant deux jours, sans compter les dommages aux lunettes que portait alors la plaignante, et l'humiliation qu'elle a subie devant 13 commissaires et plus de 20 personnes qui assistaient à cette assemblée.I «a» jutqu'au 1© «yrtî cléAAent A su Place vertu / 334«4177^: ^ V- ' CorrefouTAngrignon 365-1070 Goleries d'Anjou 351-6810 Plozo St-Huberr 6554, St-Hubert* 273-6392 'Stationnement gratuit, à I amère du magasin, toc Chateaubriand.-sur preuve , de Shakespeare.Du mar.au ven., 20 h; sam., 16 h, 21 h.THEATRE DENISE-PELLETIER (4353, Sainte-Catherine e.) \u2014 -Les archanges», de Dario Fo.Ven., sam., 20 h 30.SALLE FREDBARRY (4353, Sainte-Catherine e.) \u2014 ¦Ouiipo Show».Présentation du Théâtre UBU, 20 h 30.THEATRE DE LA VEILLEE (1371, Ontario e.) -\u2022Les Cahiers de Malte Uurids Brigge, de Téo Spychalski.Du mar.au dim., 20 h 30.LA licorne (2075, Saint-Uurent) \u2014 «Faux frère».Présentation de la Manufacture.Du mar.au sam.20 h 30.LA CHACONNE (342, Ontario e.) \u2014 «Erik Satie, un buveur d'absence*.Collage et mise en scene de Michel Forgues, 20 h 30.ESPACE CO (5066, Clark, salle 1) \u2014 «U tempête», de William Shakespeare.Du mar.au sam., 20 h; dim., 14 h.ESPACE LIBRE (1945.Fullum) \u2014 «Richard IV.de Shakespeare.20 h. LA PRESSE, MONTREAL, MERCRED113 AVRIL 1988 \u2022a 15 Un bébé gibbon pour Liz ¦ En vacances en Thaïlande.Elizabeth Taylor a reçu de son ami multimillionnaire Malcom Forbes un bébé gibbon, ce qui a charme la presse locale, mais provoque l'indignation des protecteurs de la nature.« Les gens comme Elizabeth Taylor ne réalisent pas, souligne-t-on, qu'il faut abattre la mère gibbon pour capturer le bébé.Souvent le bébé se blesse lors de la chute.C'est ainsi que parfois des bébés sont vendus avec le crâne fendu ».Lorsque Forbes, président de Forbes magazine, a offert le petit singe à Liz Taylor, au cours d'une réception à bord de son yacht en compagnie des patrons de General Motors et d'Apple et de journalistes, l'actrice a laissé échapper un cri de joie, avant de crier d'effroi lorsque le primate lui a mordu le doigt.La reine du roman à l'eau de rose Samedi, de 11 h à midi, à CKOI Attrapez-y le rire de cerveau avec Danièle Panneton.L___ Associated Press ESSENDON.ANGLETERRE ¦ Avec plus de 450 millions de livres vendus dans 24 pays différents, Barbara Cartland, 86 ans.la reine des romans à l'eau de rose qui font rêver les midinettes, se considère comme l'écrivain le plus lu dans le monde.et l'un des plus riches.Elle termine actuellement son 4611'1™ roman.Jusqu'en 1976, elle publiait 23 livres par an, le record du monde en la matière et elle attribue cette fécondité à son passé de journaliste au « Daily Exprès»» qui lui a fait acquérir une grand» vitesse d'écriture.Mais si l'on en croit Barbara Cartland.il faut aussi voir dans sa réussite la main de Dieu.Pour commencer un roman, «je fais une prière.le dis: 'je vous en prie Seigneur, donnez-moi un scénario'.Et ce qui est extraordinaire c'est qu'un scénario se présente à mon esprit», explique la romancière.Certaines mauvaises langues diront que tous les scénarios des livres de Barbara Cartland se ressemblent plus ou moins.On y croise des jeunes filles encore vierges qui tombent éperdument amoureuses de beaux jeunes gens riches et courageux.Après de folles soirées de rêve sur un yacht ou.dans les casinos, le couple se* marie.Le premier roman de l'écrivain, «Les hasards de l'amour» qu'elle a écrit en 1948, a été adapté à la télévision britannique l'an* née dernière.Situé en 1810, ce roman est l'une des deux sagas romantiques écrites par l'écrivain dont l'action ne se déroule pas au XX™1' siècle.Le tournage s'est déroulé dans l'une des plus belles résidences de Grande-Bretagne: Belvoir Castle dans le Leicestershire.En dépit de deux mariages, Barbara Cartland considère l'amour comme une des choses les plu» importantes de la vie.Elles assure qu'un homme est essentiel au bien-être d'une femme.V THEATRE DU RIDEAU VERT direction, yvette brind'amour- mercedes palomino BEING AT HOME de RENE-DANIEL DUBOIS Mise en Scène: René-Daniel Dubois Don Giovanni: convenable CLAUDE CIMCRAS ¦ L'impression que laisse ce Don Giovanni \u2014 première hier soir \u2014 est que le metteur en scène, Olivier Reichenbach, a tiré le maximum du décor et des interprètes qui lui avaient été imposés et que le directeur musical, Mario Bernardi, est allé au bout de son modeste talent.C'est donc, grosso modo, un spectacle tout simplement convenable que nous propose l'Opéra de Montréal en cette fin de saison.Le ténor velouté et l'élégance du Don Ottavio de Patrick Power, l'intelligente présence de Phillip Ens en Masetto, les pitreries faciles mais efficaces du Lc-porello de Bruno Pola : si tous les éléments du spectacle avaient cette qualité, on dirait: Oui, voici un grand Don Giovanni.Mais ce n'est pas le cas.Allan Monk est un Don |uan d'un certain âge, assez lourd de jeu et de voix, mais défendable, selon la conception qu'on se fait du personnage, et Joseph Rouleau est un impressionnant Commandeur, augmenté de la voix de Boris.La Donna Anna n'est qu'acceptable, de jeu et de voix, I 'Elvira chante comme une élève et joue assez mal, la Zerlina joue un peu mieux mais la voix est détestable et pas très juste.L'ensemble du mouvement scénique est bon, sinon genial.Mais l'une des grandes faiblesses du spectacle est la direction musicale (si j'ose dire) de M.Bernardi.Son accompagnement est mou et sans imagina-lion (et même pas toujours en' place) et son orchestre est sans caractère.Une fois de plus, notre «spécialiste» de Mozart a réduit celui-ci au niveau de Sa-lieri.]VLail Champlain i T.i'jChi'M'.ui, Btqssard; GUY NADON MARC BÉLAND jean-yves gaudreault | Costumes François BARBEAU Décor Alain TANGUAY Êciairagiste.Pierre-Luc MÉNARD DEUX DERNIERS JOURS 4664, rue St-Denis Métro Laurier; sortie Gilford Réservations de 12h à 19h 844-1793 (HDIOCROC Samedi, de 11 h â midi, a CKOI Une grosse équipe de comédiens, Pierre Lebeau pèse 195 livres! Dimanche \to \tCO \tJZ _\tCO \t
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