La presse, 10 mai 1988, B. Informations nationales
[" D D Informations nationales \"Je crois que l'avenir est seulement encore le passé entré par une autre porte.' ' Slf A.-W Pinoro UXMJX COMMERCIAUX, INDUSTRIELS ET DE BUREAU DAMS TOUT LE CANAOA./Z&rfk, sfaJuK 737-3344 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARD110 MA11988 Ottawa veut serrer la vis aux autochtones Presse Canadienne OTTAWA Des documents secrets, obtenus par la Presse Canadienne, révèlent que des hauts fonctionnaires du ministère des Affaires in-diennes ont décidé de refu-ser tout nouveau service so-cial aux autochtones, de re-tarder un projet de loi destiné à leur accorder de nouvelles subventions et de transférer aux provinces les coûts de certains services existants.La réunion des hauts fonctionnaires s'est tenue à Mont-Sainte-Marie, au Qué-bec, le 19 janvier dernier.Des prévisions budgétai-res ont montré que les dé-penses du gouvernement fé-déral pour les aborigènes pourraient atteindre $3,8 milliards, en 1990-91, com-parativement à $2,9 mil-liards en 1986-87.Les causes ont été identi-fiées comme étant un taux de naissances très élevé chez les indigènes, la réinté-gration de milliers de fem-mes indiennes qui ont per-du leur statut à cause de ma-riages avec des Blancs et les besoins nouveaux de la jeu-ne génération.Les moyens proposés pour réduire les dépenses d'Ottawa sont les suivants: \u2022 Le gouvernement se pro-pose de construire un moins grand nombre d'écoles pour les autochtones, tout en pré-tendant qu'il veut améliorer la qualité.\u2022 La remise après l'élection fédérale du projet de loi C-31, qui réintégrerait la fem-me indienne.\u2022 La retenue des subven-tions aux indigènes, qui de-vaient leur permettre de fai-re enchâsser dans la consti-tution leurs droits à un gouvernement indépen-dant.\u2022 Aucune nouvelle loi sur les aborigènes ne sera adop-tée, à moins que les autoch-tones concernés ne «soient prêts à convaincre l'opposi-tion (des députés aux Com-munes) de minimiser le temps consacré en Chambre (à cette question )».Baie James Tout en réduisant les ser-vices aux aborigènes, les hauts fonctionnaires admet-tent que «les indicateurs so-ciaux et économiques des indigènes sont parmi les pi-res de n'importe quel grou-pe social au Canada».Ils citent l'exemple du programme de garderies, soulignant que les Indiens vivant dans les réserves ne devraient pas nécessaire-ment être inclus.Au sujet du Traité de la baie James, signé en 1977 mais qui n'est pas encore complètement appliqué, les hauts fonctionnaires disent que les négociations «de-vront se terminer dans un an, avec ou sans l'accord de toutes les parties».MARIE TISON de la Presse Canadienne OTTAWA Le secrétaire d'État aux Affaires extérieu-res |oe Clark a dit espérer hier que la ré-élection de François Mitterrand à la prési-dence de la France facilite un règlement du conflit franco-canadien sur les pêches.M.Clark a rappelé aux journalistes hier, à l'issue de la période des questions, que la cam-pagne électorale française avait été particuliè-rement agitée.Il se pourrait bien que ce fac-teur ait aggravé l'incident du Mantimer, un chalutier terre-ncuvien arraisonné jeudi der-nier dans les eaux de l'archipel Saint-Pierre-et-Miquelon, a-t-il suggéré.Le secrétaire d'État aux Affaires extérieures a déclaré que l'établissement de bonnes rela-tions entre la France et le Canada avait tou-jours constitué une priorité pour François Mitterrand, et qu'il s'attendait bien à ce qu'il en soit encore de même.Dans un message de félicitations adressé au président Mitterrand, le premier ministre Brian Mulroney a montré à peu près la même attitude.M.Mulroney a déclaré que l'attitude ou-verte et pragmatique de M.Mitterrand, qu'il a qualifié d'«artisan de la réconciliation fran-co-canadienne», avait insufflé une énergie nouvelle aux relations entre la France et le Canada.Le premier ministre a dit espérer que la col-laboration entre les deux pays se poursuive avec encore plus d'intensité.«Quant à notre différend sur les pêches, j'espère que l'approche constructive que vous privilégiez nous permettra de trouver une so-lution juste et équitable», a-t-il finalement in-diqué.Le premier ministre du Québec, M.Robert Bourassa, a lui-aussi expédié un message de felicitation au président de la France.M.Mitterrand a été réélu dimanche avec une majorité de plus de deux millions de voix sur son concurrent, le premier ministre Jac-ques Chirac.Au cours des derniers jours de la campagne, M.Chirac avait été le maitre d'oeuvre de la libération des otages français Assad à Ottawa?du bureau de La Presse QUÉBEC \u2022h éputé libéral provincial de mtW Papineau depuis près de 20 ans.Mark Assad songe sérieuse-ment a faire le saut sur la scène fédérale, dans le nouveau comté de Chapleau.«Ma décision sera prise d'ici deux à trois semaines», a repon-du M.Assad, aux questions de La Presse.Celui-ci ne s'inquiète pas des récents déboires du leader John Turner, secoué par une fronde au sein de son caucus.«J'appuie totalement M.Tur-ner, il a été reconfirmé par un congrès démocratique et a obtenu un appui largement majoritaire chez les membres (76 p.cent)», de rappeler M.Assad.C'est en 1970 que M.Assad a été élu pour la première fois à l'Assemblée nationale.Il a siégé jusqu'à l'élection de 1976, alors qu'il ne s'est pas porté candidat.Il a fait sa rentrée lors du second mandat du gouvernement Léves-quc.Au PLQ, comme au PLC, on es-time que la décision de M.Assad de monter dans l'arène fédérale ne fait guère de doute.Ce dernier précise toutefois vouloir faire plus de consultations avant d'an-noncer sa décision.Le comté fé-déral de Gatineau sera modifié et rebaptisé Chapleau.«Il y aura beaucoup de travail à faire pour rebâtir l'organisation libérale, dé-mobilisée après quatre ans d'op-position sans député», a explique M.Assad.tes.Mme Marois deviendra officiellement candidate pour le PQ demain soir, et M.Morin celui du NPD lundi prochain.Grosse lutte, donc, et qui s'articulera es-sentiellement autour de thèmes nationaux plutôt que locaux: développement écono-mique, chômage, langue, affaires sociales, constitution, etc.Le PLQ, le PQ et le NPD ont déjà leurs locaux de campagne, et le recensement des électeurs débutera la se-maine prochaine.Le chef du NPD-Québec, Roland Morin, croit qu'on assistera à une lutte à trois et il s'attend à des résultats serrés.«Nous avons des ressources intéressantes à met-tre sur le terrain, et un assez bon budget.Ça va être intéressant à suivre», explique M.Morin.Mme Marois ne prévoit pas, elle, de lut-te à trois.« Le combat, c'est entre le PQ et le Parti libéral qu'il va se mener, comme Une réglementation existant dans les deux pays oblige les pêcheurs à détenir un permis pour pécher dans les eaux de l'autre pays, mais depuis des années, tacitement, ces règle-ments n'étaient pas appliqués dans le cas des petits bateaux.M.Clark a déclaré que le Canada attendait une réponse rapide de la part des autorités françaises.Si cette réponse n'est pas satisfaisante, Ot-tawa adoptera d'autres mesures, a-t-il ajouté, sans vouloir spécifier.L'opposition a soutenu que les mesures déjà annoncées étaient insuffisantes.Les libéraux et les néo-démocrates, qui avaient réclamé la semaine dernière la ruptu-re des négociations entre la France et le Cana-da concernant l'achat de sous-marins et d'ap-pareils Airbus, ont pu compter hier un allié de taille en la personne du premier ministre conservateur de Terre-Neuve, Brian Pcck-ford.M.Peckford a également réclamé hier des sanctions commerciales à l'égard de la France.M.Clark a rejeté cette mesure, affirmant qu'elle conduirait à une guerre commerciale entre les deux pays qui ferait beaucoup de vic-times du côté canadien.En Chambre, il a fait valoir que l'incident du Maritimer était probablement lié à la cam-pagne électorale française et que, dans cette perspective, il était préférable d'agir calme-ment et d'essayer de résoudre le problème par les procédés habituels.Incident isolé Le chef libéral John Turner a cependant soutenu que l'arraisonnement du chalutier terre-ncuvien n'était pas un incident isolé.Il a affirmé que Mme le Gouverneur général Jeanne Sauvé avait été insultée lors de sa visi-te en France, que des touristes canadiens avaient été harcelés aux frontières françaises, et que des chalutiers français continuaient à surexploiter les zones de pèche canadiennes.«La politique incompétente et faible suivie par notre ex-ambassadeur, Lucien Bouchard, s'est révélée un échec total», a-t-il lancé, avant de demander au gouvernement cana-dien de «commencer à jouer dur, comme la France le fait».La reine Beatrix au Canada La reine Beatrix I (notre photo) des Pays-Bas et le prince Claus ont entamé hier, à Ottawa, une visite de huit jours au Canada.Le cou-ple royal arrivera à Québec en fin d'après-midi demain pour un séjour de 48 heures.Il se rendra aussi à Halifax, Toronto, Burlington et Ha-milton, Calgary, Vancouver et Victoria avant de rentrer en Hollande le 17 mai à l'is-sue d'un voyage destiné à souligner la relation particu-lière et les liens historiques serrés qui existent entre les Pays-Bas et le Canada dont plusieurs centaines de mil-liers de citoyens sont d'as-cendance hollandaise.Ce sera aussi une façon pour les souverains hollandais de ma-nifester leur reconnaissance au peuple canadien dont l'ar-mée a joué un rôle de pre-mier plan dans la libération de la Hollande en 1945.IASERPH0T0PC dans le comté, et demeure tout près.Il dé-fend en bloc le programme du Parti libé-ral, y compris son volet sur la langue d'af-fichage.Conformément au credo du PLQ, M.Larouche se prononce ainsi en faveur des affiches bilingues, avec prédominance au français.«Je n'ai pas peur de parler de la langue, affirme-t-il.J'estime par exemple que le français langue du travail, c'est extrême-ment important.Mais je crois davantage aux mesures incitatives que coercitives».Le maire d'Anjou, Jean Corbcil, a bien failli se laisser tenter et faire le saut pour le Parti libéral.Il n'a finalement jamais re-tiré son bulletin de mise en candidature.Le chef intérimaire de l'Union nationa-le, Michel Lebrun, a quant à lui annoncé hier sa candidature à l'élection dans An-jou; il a toutefois été impossible de le join-dre.Le NPD condamne la violence contre Mila Mulroney PIERRE APRIL de la Presse Canadienne OTTAWA Tout en condamnant le geste de violence dont a été victime, au cours du dernier week-end à Monc-ton, Mme Mila Mulroney, l'épouse du premier minis-tre, les porte-parole du Nou-veau Parti démocratique se sont indignés de l'interpré-tation partisane que les con-servateurs et leur leader ont donnée de l'incident.«Tout geste de violence contre Mme Mulroney, a in-diqué le chef du NPD dans un communiqué, ou toute autre individu est bien sur totalement inacceptable, mais je trouve tout à fait in-croyable que le premier mi-nistre tente d'associer une telle action à mon parti.«J'ai travaillé avec quatre premiers ministre, a-t-il poursuivi, et Brian Mulro-ney est le seul qui oserait abaisser le poste de premier ministre en essayant de transformer cette histoire en un question partisane».L'incident en question s'est produit samedi, aux abords du Beaver Curling Club, à Moncton, au mo-ment où le premier ministre et son épouse traversaient une foule de partisans con-servateurs et de manifes-tants en colère qui dénon-çaient la fermeture des ate-liers du CN de Moncton.Selon les témoins et les propos du premier ministre, Mme Mulroney aurait été atteinte en pleine poitrine d'un coup de bâton et elle en aurait perdu le souffle momentanément.Au cours de I echauffou-rée entre les partisans, les agents de sécurité du pre-mier ministre et les mani-festants, deux personnes ont été arrêtées et une jeune femme, Jill Vincent, 18 ans, a été conduite à l'hôpital.Aucune accusation n'a encore été portée contre les deux individus arrêtés et re-lâchés, Greg Murphy, un ancien candidat du NPD, et Bernard Buckeveld, l'orga-nisateur de la manifesta-tion.À la suite de l'incident, le ministre d'État aux Mines et Forêts, Gerald Merrithew a fait parvenir un télégramme au chef du NPD, Ed Broad-bent, lui demandant de ré-pudier «dans des termes sans équivoque» toute cette violence.M.Merrithew a ensuite ajouté que tous savaient qui étaient les participants à cette manifestation et qui l'avait organisée, en parlant de toute évidence des parti-sans du NPD.Plus tard, le premier mi-nistre lui-même a laissé en-tendre que, selon lui, l'as-saillant de Mme Mulroney était un solide gaillard por-tant une pancarte «contre la privatisation».Rod Murphy et son collè-gue d'Ottawa-Centre, Mi-chael Cassidy, ont quand même pris la peine de s'ex-cuser de l'incident déplora-ble et avoué que ce genre de manifestation publique, hormis le coup porté à Mme Muroney, «est tout à fait permis dans notre société démocratique».Même si Mme Mulroney aurait elle-même avoué à deux journalistes présents à l'événement avoir reçu un coup de coude d'une per-sonne non identifiée, que la police locale de Moncton croit être quelqu'un de l'en-tourage du premier minis-tre, le Solliciteur général du Canada James Kellcher a in-diqué, hier à la sortie des Communes, que la GRC poursuivait sont enquête «sur cette agression contre l'épouse du premier minis-tre».Pêche: Mulroney compte sur «l'approche constructive » de François Mitterrand LASERPHOTO PC Joe Clark de Beyrouth et de l'attaque sanglante contre les indépendantistes canaques qui retenaient des gendarmes français en otage, en Nouvel-le-Calédonie.jeudi dernier, la France a arraisonné le Ma-ritimer et l'a ramené à Saint-Pierre-et-Mique-Ion, où les cinq pêcheurs qui se retrouvaient à bord ont été accusés d'avoir péché sans per-mis dans les eaux territoriales françaises.Le Canada s'est chargé de payer le caution-nement des pêcheurs, soit environ $35 000.Il a offert au capitaine du chalutier, M.Wil-loughby Boit, une aide juridique, et il a sus-pendu les négociations franco-canadiennes sur les pêches, a rappelé M.Clark.Protestation Hier matin, le gouvernement canadien a fait parvenir au gouvernement français une note de protestation officielle relativement à l'incident impliquant le Maritimer.Dans cette note, le Canada a notamment demandé à la France de respecter les prati-ques traditionnelles dans cette zone de pêche, a révélé M.Clark hier.Le PLQ et.l'Union nationale entrent en scène dans Anjou en 1985», déclare-t-ellc.Pierre Marc John-son avait été talonné de près aux dernières élections générales, n'obtenant que 344 voix de majorité sur son adversaire libéral.Le Nouveau Parti démocratique, lui, se classait très loin derrière avec moins d'un millier de votes.Cette circonscription urbaine compte 84 p.cent de francophones.De sorte que Mme Marois ne craint pas d'y parler d'in-dépendance même si elle n'entend pas en faire un thème majeur de sa campagne.Sa stratégie maîtresse: le portc-à-portc, les rencontres en petits comités: «Je suis con-nue nationalement, expliquait-elle hier, mais les gens ne me connaissent pas en personne».Us ne connaissent guère non plus René Serge Larouche, 44 ans, un consultant en marketing international.M.Larouche en-tend capitaliser sur le fait qu'il travaille MARIO FONTAINE Double coup d'accélérateur, hier, dans le comté d'Anjou: d'une part René Serge Larouche a été élu par acclamation candidat du Parti libéral pour l'élection complémentaire qui s'y déroulera le 20 juin.D'autre part, l'Union nationale s'est efforcée de renaître de ses cendres en an-nonçant que son président intérimaire, Michel Lebrun, sera lui aussi de la course.Les enjeux se précisent donc dans cette circonscription du nord de la métropole, privée de député à la suite de la démission de Pierre Marc Johnson.Outre MM.La-rouche et Lebrun, deux autres candidats, plus connus, sont aussi sur les rangs: l'an-cienne ministre Pauline Marois sous la bannière péquiste, et le chef du NPD-Qué-bec Roland Morin pour les néo-démocra- Confiez-nous votre avenir Libérez-vous ! Section3 de AU SERVICE DES QUEBECOIS DEPUIS «0 ANS Société Nationale de Fiducie 425.bd de Maisonneuve Ouest Montréal (Quebec) H3A3G5 (514)844-2050 1-800-361-8625 B2 Éditorial Paul Desmarais president du conseil d'administration LA PRESSE, MONTRÉAL, MARD110 MA11988 Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Deslardlns directeur de l'information Jean-Cuy Dubuc éditorialiste en chef État adversaire?Cl est bien connu: les municipalités sont des créatures du gouvernement.Malgré ce statut à la fois juridique et historique, les villes, comme les localités rurales, réclament constamment plus d'autonomie, plus de liberté de décision, plus de marge de manoeuvre financière de la part de l'État.Les municipalités sont au gouvernement du Québec ce que celui-ci est au pouvoir central.Elles souhaiteraient que soit éta-blie une sorte de souveraineté-association entre les pouvoirs local et provincial.C'est un beau souhait qui se répète année après année, et cette année encore au congrès de fin de semaine de l'Union des municipalités du Québec.Mais les élus municipaux, comme d'ailleurs les deux unions qui les représentent (Union des municipalités et Union des mu-nicipalités régionales de comté), s'illusionnent et se contredi-sent en réclamant cet accroissement de leur autonomie.D'une part, le gouvernement, sous quelque étiquette qu'il soit, n'acceptera jamais de partager dans les faits son propre pouvoir avec une autorité qui est sous sa compétence.Pourquoi, par exemple, un gouvernement unioniste, libéral ou pëquiste n'a-t-il jamais voulu accorder l'élection au suffrage universel du président de la Communauté urbaine de Montréal?Parce que le président de la CUM aurait eu presque autant de pouvoir réel que le premier ministre lui-même.D'autre part, à force de quémander des subventions de tou-tes sortes (statutaires ou discrétionnaires) au gouvernement, à force de lécher les bottes de l'État pour profiter de l'un ou l'autre des 51 programmes d'aide offerts aux municipalités, celles-ci perdent inconsciemment leur autonomie réclamée.En versant l'argent, Québec impose évidemment les règles du jeu.Miette par miette, les pouvoirs municipaux se diluent au pro-fit d'une centralisation qui est présentée comme une décen-tralisation.Le gouvernement transfère des champs de compé-tence au pouvoir local mais sans lui donner le pouvoir de taxa-tion requis: il attend que les municipalités lui réclament des subventions.Au rythme actuel, le pouvoir local ressemblera un jour aux commissions scolaires ou aux établissements de santé et de services sociaux, c'est-à-dire sans pouvoirs ou presque.L'habile gouvernement actuel est fort de la faiblesse des mu-nicipalités.Celles-ci sont désunies.Villes et villages s'opposent, les nouvelles municipalités régionales de comté travaillent d'arrache-pied pour amoindrir la puissance des capitales régio-nales ou des villes-centres, les deux unions se tiraillent cons-tamment.Seule la solidarité municipale, basée sur le fait que les élus municipaux forment en principe le gouvernement le plus près des citoyens, appuyée par la pression populaire, permettra au pouvoir local de se mesurer à l'État et de réclamer une plus grande autonomie.Et pour que cette autonomie soit réelle, les municipalités doivent réclamer l'exclusivité du champ de l'impôt foncier, en laissant tomber les autres formes de subventions, sauf dans de très rares exceptions pour les municipalités désignées et éco-nomiquement faibles.À cette seule condition l'État deviendra un partenaire et non plus un adversaire.Claude MASSON Saint Mitterrand * g ieux sage.Père de la nation.François Mitterrand occupe \\ff tout l'espace politique depuis la gauche jusqu'au centre.V C'est la première fois sous la Ve République qu'un prési-dent réussit à se faire réélire après un premier septennat.À 71 ans, Mitterrand fait indéniablement son entrée dans l'His-toire.Dans l'Histoire avec un « H » majuscule, et non pas avec un «h» minuscule.Voila, donc, en vrac, quelques phrases prises dans la dépèche febrile du correspondant de ce journal à Paris (Louis-Bernard Robitaille), témoin oculaire du déferlement «d'une foule énor-me et en délire acclamant Mitterrand entre la Bastille et la place de la République et saluant le triomphe de la modéra-tion».Pas moins.Le triomphe de la «modération» n'est pas perçu comme tel par tout le monde.Pour l'entourage de M.Chirac, candidat défait dimanche dernier, nous assistons plutôt au triomphe de \u2022< l'irrationnel » et de la «ruse».L'habileté de M.Mitterrand n'est certainement plus à dé-montrer.Sa ténacité non plus.Il a réduit les communistes à quia dans un pays où ils s'attribuaient, il n'y a pas si longtemps, jusqu'à 20 et même 25 p.cent des suffrages.Il est vrai que le déclin du Parti communiste se laissait deviner il y a déjà vingt ans (pendant ce fameux mois de mai 1968, dont on rappelle ce mois-ci l'anniversaire).Habile à «user» l'adversaire ou le concur-rent, M.Mitterrand s'est d'autant plus facilement débarrassé des communistes qu'il a su habilement les compromettre en 1981.On a dit ou laissé dire que, par perversité, François Mitter-rand avait favorisé l'émergence d'une extrême droite (M.Le Pen et le Front national) pour couler plus sûrement la droite libérale classique.Ce serait, en effet, prêter au personnage beaucoup de perversité.Mais on ne peut s'empêcher de remar-quer que Le Pen est souvent utilisé comme épouvantail par les socialos, de la même manière que le communisme et les com-munistes servent de repoussoir dans d'autres circonstances et dans d'autres pays.(Le communisme sert d'alibi à combien de dictatures!) Ou Le Pen et sa formation ne sont que des accessoires de théâtre, ou ils représentent un courant qui peut encore s'enri-chir des déboires de la droite libérale.Il est encore bien trop tôt pour être fixé sur ce point.Muni d'un second mandat, le président se présente comme un rassembleur.Quand un peuple se rassemble, c'est pour mar-cher vers la Terre promise.Quelle Terre promise?A vrai dire, M.Mitterrand n'a rien promis.Son discours est vague, comme celui d'un bienfaiteur de l'humanité.Il y a de l'oecuménisme dans cet homme-là.Il propose l'Europe à construire.Ce n'est pas une mystifica-tion.Mais, pour le chômeur, c'est une abstraction.Le «père de la nation » trouvera aisément dans son entourage de quoi faire un premier ministre adepte du pragmatisme.M.Michel Rocard a, parait-il, un plan pour faire reculer le chômage.La France n'est pas une superpuissance.Mais elle conserve une influence suprême dans les conseils des nations.Depuis 25 ans, elle développe avec l'Allemagne, l'ennemie d'hier, un ensemble de relations harmonieuses.Elle vit en paix avec l'Amérique et les autres nations.Au «rassembleur» de l'amener à vivre en paix avec elle-même.Car tel est bien le résultat essentiel.Guy CORMIER Encore les Postes.\u2022 Quelle compétence! Quelle efficacité! Quelle célérité! Voi-ci en quelques mots un exem-ple de toutes ces qualités réu-nies (!?\u2022$! etc.).Récemment, à la fin d'une dure journée de travail, en sor-tant de mon bureau, je glisse dans une boîte aux lettres mon courrier de la journée avec, oh ! malheur! (mais je m'en aper-çois trop tard) une grande en-vclopppe brune non cachetée sur laquelle je n'ai inscrit que le nom de la personne à qui je devais la remettre le lende-main.Que faire?Une idée me vient: je retourne vite au bu-reau, je prends une feuille de papier rose pour que ce soit plus remarquable et j'écris des-sus une note destinée à la per-sonne qui fera la levée de la poste en lui faisant part de mon erreur.Bien sûr, je prends le soin de lui indiquer mon adresse en lui demandant de repérer l'enveloppe en ques-tion (bien identifiée, il me sem-blait que c'était facile).|e n'espérais pas de miracle, mais tout de même.Le temps a passé et.je me suis passée de nouvelles! Un mois plus tard, je reçois une petite enveloppe de la merveilleuse Société ca-nadienne des postes! Que con-tenait cette enveloppe?Ma Quelle guerre du pain ?L'article de Jean-Paul Sou-lié publié dans La Presse du samedi 2 avril sous le titre «La guerre du pain fait rage à Ham-Nord» a suscité des commentaires, dont ceux-ci: \u2022 Il est traité dans cet article de façon indistincte des «Écolo-al-ternatifs à tendances commu-nautaires», de la Cité, de Les Serres Bio-Solaire Inc.(sans que cette dernière ne soit spé-cifiquement mentionnée), de Les jardins Bio-Solaire Inc.(sans mentionner cette compa-gnie de façon spécifique) et l'on ne sait trop qui d'autres, de façon que les propos de monsieur Soulié deviennent complètement inintelligibles et induisent carrément le lec-teur en erreur.Les deux principales vignet-tes qui illustrent l'article de monsieur Soulié indentifient clairement les installations ap-partenant ù Les Serres Bio-So-laire Inc., une entreprise nou-vellement mise sur pied, et n'ont rien à voir avec la fabri-cation ou la distribution du pain, et encore moins avec une prétendue guerre du pain, et encore moins avec une préten-due guerre du pain.Cette en-treprise agricole dont les acti-vités consistent en la produc-tion de légumes dits écologiques est la propriété d'une entité juridique tout a fait distincte du groupe connu feuille rose!.mais sans au-cun mot de plus que ceux que j'avais écrits.Rien du tout en ce qui concerne ce que je cher-chais.C'est à croire qu'on n'a même pas pris la peine de lire mes quelques lignes.Ma feuille rose était seule dans la petite enveloppe que je tournais dans mes mains, consternée.La seu-le information que j'ai décelée (ce que je savais déjà, forcé-ment) est que cette feuille avait été trouvée «libre dans la mal-le »! Eh bien, moi qui croyais avoir eu une bonne idée pour entrer en contact avec les gens de la Société canadienne des postes (devrais-je dire Société canadienne de la malle?) et ré-cupérer ainsi mon enveloppe, j'avoue avoir été pas «malle» estomaquée de leur «collabo ration»! Et ce n'est pas tout! Conti-nuant de regarder avec stupé-faction cette enveloppe, je suis encore plus surprise (pour ne pas dire autre chose) en voyant que la personne qui a écrit mon adresse à la main (sûre-ment quelqu'un de la S.C.P.) ne sait pas encore que tous les codes postaux se terminent par un chiffre et non une lettre.Pour preuve de ce que j'affir-me, je joins à la présente une photocopie de ladite enveloppe où aucune confusion n'est pos-sible.On voit très bien, en ef-fet, le H3H ITS!!! Pâquerette RICHARD Montréal sous le nom de Cité écologique.Il s'agit d'une entreprise com-merciale, par conséquent à but lucratif, dont l'objectif princi-pal, comme toute autre entre-prise commerciale est la re-cherche de la rentabilité et du profit.Et, que nous sachions, il n'existe aucune raison valable de mépriser ou de tenter de ri-diculiser une tentative de pro-duction de légumes qui, croyons-nous, sont plus sains que ceux que l'on retrouve ha-bituellement dans nos mar-chés.Quant aux commentaires glanés ici et là, nous les consi-dérons comme un ramassis de propos imprécis dont certains sont carrément faux.Cet arti-cle est de plus truffé d'allusions du journaliste lui-même de na-ture à dénigrer en fin de comp-te tous les intéressés et à miner la crédibilité et le sérieux de la direction sinon de Les Serres Bio-Solaire Inc.à coup sûr de celle de la Cité.Nous vous signalons égale-ment que certains propos de monsieur Guy Bélanger, prési-dent de la Cité, sont rapportés de façon carrément erronée.En particulier, il est dit: «Nous n'avons pas de subventions, mais en avril, nous allons être cotés en Bourse».D'abord il n'a pas été dit que quoi que ce soit ou qui que ce soit serait coté en Bourse mais bien qu'une demande pour l'ins-cription des actions subalter-nes du capital de Les Serres Bio-Solaire Inc.avait été pré-sentée à la Bourse de Montréal et était à l'étude.De plus, il s'agit des actions subalternes du capital de Les Serres Bio-So-laire Inc.et de rien d'autre, alors que les propos rapportés laissenat entendre que des ti-tres de la Cité, qui en passant n'est pas une entité juridique, allaient être cotés en Bourse; ce qui n'a pas été dit.De plus, le journaliste laisse entendre que le travail au noir est non seule-ment pratiqué dans la région mais d'une pratique courante, sans préciser par qui ce qui est de nature à laisser croire que tous les intéressés sont coupa-bles d'une telle pratique; ce qui n'est pas le cas.Monsieur Soulié aurait éga-lement avantage à suivre quel-ques cours de droit, ce qui lui permettrait de savoir qu'on n'organise pas une compagnie en société en commandite mais qu'une société en commandite est une entité juridique distinc-te et que les avantages fiscaux dont ont bénéficié les com-manditaires, c'est-à-dire les souscripteurs de parts du fonds social de Les Serres Bio-Solai-re, société en commandite ne sont aucunement assimilables à des subventions.La société elle-même ne bénéficie aucu-nement de ces avantages fis-caux.Le seul bénéficiaire de ces avantages est le public sous-cripteur et l'une des sources initiales du financement de cette société en commandite est constituée des fonds de ces souscripteurs et non pas du pu-blic en général, ce qui est le cas lorsque l'on parle de subven-tions.Nous ne voyons pas non plus la pertinence de la compa-raison entre la «Boulangerie du village» et quelque entreprise agricole que ce soit.Permettez-nous également d'ajouter que le principal avan-tage fiscal dont ont bénéficié ou dont bénéficieront les sous-cripteurs de cette société en commandite consiste en dé-ductions relatives à des frais de recherches et développement en relation avec des techniques de pointe tout à fait nouvelles que le public en général a avantage à voir se développer.Nous pourrions vous signa-ler de nombreuses autres im-précisions, en particulier quant aux salaires payés aux em-ployés de la Cité en général, de même qu'aux employés de Les Serres Bio-Solaire Inc., qui en passant était le commmandité (gestionnaire de la société en commandite), ce qui est main-tenant propriétaire de l'actif de cette dernière depuis sa liqui-dation (les détenteurs de parts de la société étant depuis deve-nus actionnaires de Les Serres Bio-Solaire Inc.), quant au pra-tiques de la Cite à l'égard des fumeurs et quant à l'achat de produits utilisant des engrais chimiques.La Cité écologique Les Serres Blo-Solalre Inc.par: Christ iane DU VAL \u2022 À titre de maire de la muni-cipalité de Ham-Nord et au nom des édiles municipaux sié-geant au conseil municipal de cette localité, (.) je tiens d'abord à préciser que La Bou-langerie du Village n'est pas si-tuée dans notre localité et en- N.B.\u2022 ** M La Presse accorde priorfâ, sous, cette rubrique aux lettres qui font suite à des articles pu: bliés dans ses pages et se réscr;, ve le droit de les abréger.L'au-teur doit être clair et concis! signer son texte, donner son nom complet, son adresse et son numéro de téléphone.Adresser toute correspondance comme suit: Tribune libre, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y IK9.core bien moins les auteurs de ces soi-disant témoignages ap-puyant le plaignant.Nous sommes pleinement en accord avec le développement de la Cité écologique et l'essor qu'apporte l'expansion de ses compagnies à l'ensemble du village.Nous estimons être pri-vilégiés de pouvoir nous appro-visionner de légumes et de pain frais de façon régulière.Nous étions en accord avec la vente du pain Bio-Solaire qui était tout à fait légale.Quant aux appuis de la ré-gion donnés à Boulangerie du Village, ils ne proviennent pas de citoyens de notre municipa-lité.Donc il n'y a aucune guer-re du pain à Ham-Nord, mais une concurrence honnête me-née par deux boulangeries.Marcel COUTURE, maire Ham-Nord \u2022 Notre rôle en tant que Chambre de commerce de Ham-Nord étant de promou-voir nos industries et commer-ces locaux, nous voulons par cette lettre, vous indiquer qu'il n'existe pas de guerre dans la municipalité de Ham-Nord contrairement aux écrits de vo-tre journaliste M.Soulier.Nous admettons qu'il y a ac-tuellement concurrence entre la Boulangerie du Village de Notre-Dame de Ham (munici-palité voisine) et la Boulange-rie de la Cité écologique de Ham-Nord.(.) Denis DARVEAU Président Mea culpa Monsieur Florian Bernard, La Presse \u2022 Suite aux erreurs d'affichage en français que vous avez souli-gnées dans votre article du 13 avril, veuillez considérer la présente comme les excuses of-ficielles du collège |ohn Ab-bott.Malheureusement, cette affi-che a échappé à notre politique de bien faire les choses et j en assume l'entière responsabili-té.Nous sommes à préparer une nouvelle affiche qui reflé-tera les corrections nécessaires.Je vous en ferai parvenir le texte, aussitôt que l'affiche sera complétée.Merci d'avoir porté cette si-tuation à notre attention.Le coordonnatcur des services aux étudiants George WALL fÇAUÇAiS; SbrYezè- Moi .mm Droits réserves TRIBUNE LIBRE LA PRESSE, MONTRÉAL, MARD110 MA11988 Marcel Adam Les journalistes sur la sellette Le sabre et le goupillon Les journalistes sont-ils des ir-responsables?C'est la question qui a été débat-tue dimanche matin, à la télévision de Radio-Canada, dans le cadre de la nouvelle émission d'affaires pu-bliques Divergences, animée en tandem par Denise Bombardier et Gaston L'Heureux.Pour ceux qui ne l'ont pas enco-re vue, il s'agit d'un spectacle du genre de celui qu'anime Claire La-marche à Radio-Québec (Droit de parole, le vendredi soir).Une demi-douzaine d'invités triés sur le volet et attablés en hémicycle à l'avant-scène, sont pris en charge par Mme Bombardier qui dirige les échanges.Derrière ce panel, dans des gradins, M.L'Heureux assure le service microphonique auprès d'un auditoire anonyme de quel-ques dizaines de personnes dont un certain nombre pourra interve-nir brièvement dans le débat.|e ne sais pas quel profit le pu-blic tire de ce genre d'émission où pendant une heure on fait discuter un sujet difficile par vingt, trente ou quarante personnes.La formule ne se prêtant pas à l'analyse objec-tive et à l'approfondissement d'une question compliquée, je doute que les gens sortent mieux éclairés d'une telle expérience.BB aut-il brûler les pancartes?(FJJ Tel était le titre accrocheur (Piin petit ouvrage lancé conjointe-ment, il y a quatre ans, par l'Asso-ciation coopérative d'éducation fa-miliale (ACEF) et le journal com-munautaire La Criée.Alors qu'un peu partout on célè-bre le souvenir nostalgique de mai.1968, tant à Paris que de ce côté de l'Amérique, lu question demeure d'actualité.Faut-il, en 1988, brûler les pancartes?Est-il encore néces-saire, ou rentable, de marcher sur Ottawa, comme l'a fait un groupe de Turcs, il y a quelques semaines, ou de manifester pour ou contre telle cause, en scandant des slogans et-en brandissant des pancartes?La question refait surface depuis que l'épouse du premier ministre Brian Mulroney a été agressée au Nouveau-Brunswick, samedi der-nier, par un manifestant brandis-sant une pancarte.Qu'ont gagné les organisateurs d'une manifesta-tion aussi désordonnée?Rien, fort probablement, car une bavure du genre, au contraire, fût-elle un ges-te isolé d'un quelconque excité, suffit souvent à revirer l'opinion publique contre ses auteurs.Qu'on ne s'y méprenne pas.Plus souvent qu'autrement, de telles manifestations, qu'il s'agisse d'une marche à travers les rues, d'une oc- RÉPLIQUÉ La Société des alcools du Québec, par sa directrice adjointe à l'information, Michèle Perron, commente >\u2022\u2022 - ici un article de la Presse Canadienne publié dans nos pages le 21 avril.\u2022 Les cinq grands quotidiens de langue française de Montréal et de Québec publiaient récemment un article provenant de la Presse Ca-nadienne et portant sur le dévelop-pement de la route des vins en Es-trie.Il s'agissait d'un reportage sur les viticulteurs artisanaux de Dun-ham et sur le projet que caressent certains apiculteurs de produire un vin de miel.Dans cet article, comme dans à peu près tous ceux qui ont été pu-bliés sur le sujet, viticulteurs arti-sans et restaurateurs interviewés, tout comme le journaliste, s'amu-sèril de façon simpliste à imaginer les scénarios les plus machiavéli- Je trouve généralement frus-trants ces machins qui tiennent trop du showbiz pour être vrai-ment pédagogiques, et qui ont plus pour effet, me semble-t-il, d'agiter l'opinion publique que de vrai-ment l'informer.L'émission Divergences de di-manche dernier n'était pas de na-ture à me faire revenir sur mon sentiment.Dans le décor en forme d'arène de cette émission, les journalistes ont été en quelque sorte jetés en pâture aux fauves qui composaient la majorité de cet aréopage.Un peu comme les chrétiens du Cotisée ro-main.Je ne dis pas que les journalistes sont des saints martyrs.J'ai trop souvent confessé les faiblesses et manquements de ma confrérie pour être suspect de complaisance à son endroit.Mais la question ten-dancieuse qui avait été choisie comme thème de l'émission a dé-terminé la composition de l'audi-toire, en y attirant presque exclusi-vement des personnes qui ont des comptes à régler avec les journalis-tes.Et le débat ne pouvait en con-séquence qu'être très polarisé.Invités à répondre à une ques-tion à la fois démagogique et pro- cupation de locaux ou d'une ligne de piquetage avec pancartes, n'ont pour but que d'attirer l'attention des journalistes, photographes et cameramen en faveur d'une cause.11 s'agit, dans les faits, de manifes-tations médiatiques.Des que les re-présentants des médias repartent, les manifestants, très souvent, re-tournent gentiment à la maison.Quand la CSN manifeste devant le Manoir Richelieu, ce n'est pas tant à Raymond Malcnfant qu'elle s'adresse, mais bien à la population en général.On espère que cette présence «visible» démontrera â tous que le combat continue.Les manifestants du Nouveau-Bruns-wick, en fin de semaine dernière, espéraient profiter de la présence du premier ministre pour bénéfi-cier gratuitement de temps d'an-tenne pour exposer leurs griefs.Il ne fait aucun doute qu'on ne peut ni ne doit supprimer toute manifestation, avec ou sans pan-cartes.Ghandi n'aurait sans doute pas réussi sa libération de l'Inde sans les grandes marches et les ma-nifestations populaires qu'il avait organisées.Martin Luther King, apôtre du mouvement d'émancipa-tion des Noirs américains, non plus.Par ailleurs, certaines marches sont éclairantes à d'autres points ques pour expliquer l'absence de ces produits artisanaux sur les ta-blettes des succursales de la Société des alcools du Québec.Pourtant, la situation est toute simple: un permis artisanal accor-de au viticulteur le privilège de vendre, uniquement sur les lieux de production (c'est-à-dire chez lui), les produits de sa vinification, au prix qu'il veut, sans majoration fiscale d'aucune sorte (c'est-à-dire sans droits et taxes fédérales et sans majoration de la Société des alcools du Québec).C'est ce que font, à Dunham, le Domaine des Côtes d'Ardoise et le Vignoble de l'Orpailleur.Mais dès le moment où un res-taurateur veut ajouter un de ces vins artisanaux à sa carte des vins, ou encore dès le moment où le viti-culteur artisan désire que son vin soit vendu via le résau des succur-sales de la Société des alcools du vocante, les quatre journalistes du panel ont été forcés d'adopter, d'entrée de jeu, une attitude défen-sive qu'ils ont été forcés de conser-ver jusqu'à la fin, à cause des accu-sations sans nuance qui étaient proférées de toute part à l'endroit de leur groupe professionnel.Si, par exemple, on avait deman-dé aux participants: «Pourquoi tous les sondages montrent-ils que les gens ont peu confiance dans les journalistes?» Et que le panel avait été composé exclusivement de journalistes, nous aurions peut-être eu droit à un débat nuancé et enri-chissant, plutôt qu'à une disgra-cieuse prise de bec.Je dis «peut-être» parce que la participation d'un auditoire dont la composition tient largement au hasard, com-porte un gros facteur de risque dans une émission qui fait le pro-cès d'un groupe social donné.Je reviens à la question-thème de l'émission : Les journalistes sont-ils irresponsables?Posez celte question aux mem-bres de n'importe quel métier ou corporation et vous les braquez.Les journalistes étaient des pro-.fessionnels capables pour la plu-part d'autocritique.Mais face à des accusations à l'emporte-pièce ils ont été forcés de défendre leur con- de vue.Ainsi, la grande manifesta-tion paramilitaire du Front natio-nal de Jean-Marie Le Pen, le 1er mai, à Paris, lui aura peut-être da-vantage nui qu'elle l'aura aidé.Pour beaucoup, en effet, une telle manifestation a rappelé des souve-nirs douloureux de marches sem-blables dans l'Europe fasciste des années 30.Il n'en fallait pas plus pour convaincre certains indécis de lutter contre le retour d'un tel phénomène.Cela dit, on ne milite plus com-me avant.De plus en plus de mili-tants se lassent des grandes mani-festations à pancartes.Et des soi-rées où on lance des slogans.Le phénomène est universel.Si à Montréal, il n'y eut cette année au-cune grande marche syndicale pour souligner le 1er mai (à peine un pique-nique presque raté à cau-se du mauvais temps), il en fut de même à Paris.«1er mai: que reste-t-il de nos amours?» se demandait Louis-Ber-nard Robitaille, qui concluait que «les syndicats français ne sont cer-tes pas comme les intellectuels marxistes, dont l'espèce est mena-cée de disparition totale, mais ils ne se sont jamais portés aussi mal ».Par ailleurs, samedi dernier, ils n'étaient plus qu'une poignée à la polyvalente Pierre-Dupuy, à célé- Québec, la loi est très claire: ce vin doit «passer» par la Société des al-cools du Québec, c'est-à-dire qu'il doit être majoré de la même façon que n'importe quel autre vin com-mercialisé au Québec.C'est une loi fédérale (pour les droits et taxes) et une loi provinciale (pour la majo-ration fiscale) qui obligent à majo-rer les vins et les spiritueux; ce n'est pas un caprice de la Société des alcools du Québec.Pour ce qui est du niveau de ma-joration d'un produit, artisanal ou non, qui «passe» par la Société des alcools du Québec, cette dernière n'a pas le choix et ne peut pas ima-giner une taxation privilégiée pour les vins artisanaux; elle doit res-pecter les accords internationaux du GATT et traiter tous les pro-duits domestiques, artisanaux ou non, de la même façon.Que ça plaise ou non, le Québec et le Canada, par choix social, ont choisi de taxer lourdement les boissons alcooliques pour défrayer une partie des divers programmes sociaux dont bénéficient les contri-buables.À partir du moment où ce choix est fait, il l'a été en 1921 au Québec, il faut respecter les règles du jeu.Les droits et taxes fédérales et la majoration remise au gouver-nement du Québec totalisent plus de 60% du prix de détail d'une bou-teille de vin.Ainsi, si un producteur artisanal vend, à la Société des alcools du Québec, son vin à 5 $ la bouteille, il ne faut pas se surprendre que l'imposition des taxes fédérales et de la majoration fiscale en porte le prix de détail à 13 S ou 14 $ la bou-teille; il faut bien réaliser que le prix du producteur artisanal, à 5 $ la bouteille, est plus élevé que ce frérie sans pouvoir faire les distinc-tions qui s'imposaient.J'étais frustré de voir Lise Bisson-nette n'apporter rien d'autre au dé-bat que de rendre coup pour coup à l'avocat Serge Ménard, qui en a gros sur le coeur contre les journa-listes qui ont traité de l'affaire de l'agent Gosset dont il défend la cause; de voir que Marc Thibault, le président du Conseil de presse, n'ait pu que nous faire entrevoir ce qu'il aurait pu dire d'intéressant sur la pratique du métier de jour-naliste; de voir Réal Barnabe, pré-sident de la Fédération profession-nelle des journalistes du Québec, être acculé à répéter inlassable-ment qu'il y a certes des journalis-tes irresponsables mais qu'il n'y en a pas plus que dans les autres professions ; de voir que Pierre Pas-eau n'ait pas été appelé à justifier un type de journalisme radiopho-nique où il fait école, qui est très populaire en même temps que très contesté dans certains milieux.Les coanimateurs de Divergen-ces sont des journalistes responsa-bles.Malheureusement, l'émission de dimanche apportait par sa fac-ture une réponse affirmative à la question-thème.C'est dommage pour eux et leur confrérie qui n'en sort pas grandie.brer, sous l'égide du Parti commu-niste du Canada marxiste-léninis-te, les 20 ans de «la réorganisation des internationalistes de Mont-réal ».Pourtant, on retrouve encore un Québécois sur 10 qui vit d'aide so-ciale, tandis que le chômage atteint toujours des chiffres faramineux en certaines régions.Cependant, il n'y a plus, s'il y en a déjà eu, d'or-ganisation susceptible de rallier tous les mécontents.Les Québécois ne sont pas nécessairement satis-faits, mais ils cherchent des moyens de lutte plus efficaces que des sit-in, des occupations ou des pancartes.Il y a 25 ans, le slogan «Ce n'est qu'un début, continuons le com-bat » commença à se faire entendre dans les manifestations socio-poli-tiques du Québec.Certains jours, des militants nostalgiques, pancar-tes à la main, donnent l'impression de n'en être toujours qu'au «dé-but ».NDLR \u2014 Aux prochaines élections partielles fédérales du 20 juin, M.Lucien Bouchard est candidat du Parti progressiste-conservateur dans le comté de Lac-Saint-fean et non, comme nous l'avons écrit hier par inadvertance, dans le comté de Robcrval.que coûte à la Société des alcools du Québec un Beaujolais ou un Bordeaux importé de France.Finalement, quand un restaura-teur de Dunham se plaint qu'il lui faudra offrir un cru des Côtes d'Ar-doise à 30 $ la bouteille à ses clients, il ne faut pas blâmer uni-quement la gourmandise de la So-ciété des alcools du Québec : de 5 $, prix fournisseur, à 14$, prix de vente SAQ, la Société des alcools du Québec prélève 9 S de taxes; mais de 14 $ à 30 $, le restaurateur prend 16 $ de profit.Michèle PERRON Directrice adjointe Service de l'information Fi ^^^l^^i^^^^^^^^.' ^^^^^^^^ «^^0^ 394, Laurier ouest, Montréal 273-2484 \u2022I y a deux semaines, c'était une organisation ja-maïcaine qui réclamait, devant le Comité d'en-quête sur les relations entre la police et les minori-tés, l'embauche de policiers de race noire même s'ils sont unilingues anglais.Voilà que ça recommence, mais en pire! Cette fois, c'est un groupe sikh, Guradwara Sa-hib ( « Maison de Dieu » ), qui réclame un programme d'action positive visant l'embauche de recrues sikhs.lesquelles auraient non seulement le droit de ne pas connaître un mot de français, mais également celui de porter, en patrouille et en devoir, la barbe, le turban et le sabre qui font partie du rituel de leur religion.Signalons qu'un cas de la même eau est actuel-lement devant la Cour suprême, celui d'un sikh on-tarien qui réclame le droit de faire carrière dans l'ar-mée canadienne vétu de son «uniforme» religieux.Il n'y a qu'au Canada que l'on accueille sérieu-sement de pareilles revendications.Dans les pays de forte tradition culturelle, les minorités ne pense-raient même pas à les formuler, à plus forte raison si elles sont d'immigration récente.Il faudrait que les leaders d'opinion, au Québec comme ailleurs, cessent d'ouvrir la porte à ce genre de débat.Il leur faudrait d'abord cesser d'envisager avec complaisance la théorie fumeuse du multicultu-ralisme, théorie selon laquelle il y aurait ici non pas une culture dominante à laquelle les immigrants doivent s'intégrer, mais une mosaïque de cultures, toutes sur un pied d'égalité, y compris celles que vé-hiculent les sectes fondamentalistes dont la philoso-phie va radicalement à rencontre des principes de base de notre société.Les sikh immigrés au Canada ont, comme les autres, la liberté absolue de pratiquer leur religion, mais ils n'ont pas davantage que les autres le droit de l'imposer, ni même de la transposer, dans la sphère publique.Autrement dit, au Canada, comme dans toutes les démocraties libérales d'Europe et d'Amérique, la liberté de religion est scrupuleusement respectée, elle est même souvent subventionnée par les fonds publics, mais c'est un engagement personnel qui re-lève du domaine privé.La séparation de l'État et de la religion, l'une des plus belles conquêtes de la civi-lisation, a été faite.Il n'y a pas ici de religion d'État.Or, la police, comme l'armée, comme la fonction pu-blique, représente l'État.À ce titre, elle doit être neutre.Elle n'est même pas catholique, quoique la majorité de la population québécoise soit de tradi-tion catholique, pas plus qu'elle n'est protestante ail-leurs au Canada.Si un sikh ultra-orthodoxe tient à afficher par-tout les signes extérieurs de sa religion, il se place lui-même en marge de la société et il doit en assumer les conséquences.Il peut se chercher du travail dans le secteur privé, ouvrir sa propre boutique, devenir un «professionnel» à son compte, ou gagner sa vie dans les organisations mises sur pied par ses coreli-gionnaires.C'est ce que font les hassidim ( les sectes juives qui suivent à la lettre certains rites traditionnels ) : ils vivent à l'écart, dans leurs propres réseaux, et ne ré-clament pas le droit d'entrer dans la police avec leur costume noir et leurs rouflaquettes.Où s'en irait-on si l'on cédait au discours de «Gurudwara Sahib» et des autres groupes qui croient que la religion devrait imprégner toute la vie professionnelle et collective?Faudrait-il accepter des animatrices de télévi-sion coiffées du tchador si d'aventure elles étaient d'obédience chiite?Faudrait-il exiger que les restau-rants aient une cuisine cachère pour donner aux juifs orthodoxes « le droit à la restauration » hors des circuits religieux?Ou qu'on force les clients à dire le «benedicite» si le cuisinier est catholique?Devrait-on embaucher un certain nombre de Témoins de Je-hovah à la Croix-Rouge sous prétexte qu'ils ont droit à leur opinion concernant les transfusions de sang?Dans la sphère publique, les deux religions ma-joritaires du Canada sont fort discrètes.Nos policiers ne brandissent pas de crucifix, nos palais de justice n'affichent aucun insigne chrétien, et nos fonction-naires ne tapissent pas les bureaux ouverts au public avec des images saintes.Faudrait-il, sous prétexte que la mode est au multiculturalisme, retourner à l'obscurantisme de l'époque d'avant la séparation de l'Église et de l'État?Ici, contrairement à la plupart des pays, per-sonne n'est persécuté pour des raisons religieuses, mais quiconque veut entrer dans l'administration publique doit se conformer aux règles minimales de la société: la règle, au Québec, actuellement, c'est la connaissance du français et la séparation de l'Église et de l'État.* * * Si jamais la Cour supreme donnait raison à ceux qui veulent que l'armée et la police deviennent une juxtaposition de groupes d'intégristes religieux avec chacun son costume rituel (oh la belle mosaï-que!), les gouvernements pourraient toujours invo-quer la clause «nonobstant» pour échapper à ce ju; gement, et il n'y a personne à travers le monde qui s'en scandaliserait.C'est également à la constitution canadienne que tient le seul obstacle réel à l'élimination du der-nier vestige de l'époque où la religion primait sur tout, soit la confessionnalité des commissions scolai-res, mais celui-là, hélas, ne pourra être levé aussi fa-cilement parce qu'il exige un amendement à la cons-titution.Long processus.Et encore faudrait-il, d'abord, que l'Accord du lac Mecch soit adopté! II y a 20 ans que le gouvernement essaie de dé-confessionnaliser les structures scolaires et d'intro-duire la seule division logique, celle de la langue.Quatre ministres, de l'unioniste Jean-Guy Cardinal à Claude Ryan en passant par le libéral Guy Saint-Pierre et le péquiste Camille Laurin, se sont successi-vement butés au même obstacle: l'article 93 de la constitution, qui garantit la confessionnalité de la CÉCM (catholique) et du PSBGM (protestante) à Montréal et de leurs deux équivalentes à Québec.C'est à Montréal surtout que se pose le problè-me, parce que l'existence d'un secteur français à la commission scolaire protestante permet de contour-ner l'esprit de la Loi 101.La déconfessionnalisation se heurte toujours à l'opposition farouche des inté-gristes catholiques qui ont le contrôle de la CÉCM et de quelques opposants du côte anglophone, mais au-jourd'hui, le gouvernement aurait facilement raison de cette opposition si l'obstacle constitutionnel était levé.Souhaitons qu'il le soit le plus tôt possible: ce serait un petit pas qui permettrait de grands progrès! Pierre Vennat Les pancartes jaunies d'il y a 20 ans À propos des vins artisanaux LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE.7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les Informations de «LA PRESSE» et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des Informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.\u2022Courrier de la deuxième classe \u2014 Enre-gistrement numéro 1400.» Port de retour garanti.RENSEIGNEMENTS 285-7272 ANNONCES CLASSÉES Commandes ou corrections lundi au vendredi de 8h.a 17h.285-7111 GRANDES ANNONCES Détaillants National, Téle-Presse Vacances, Voyages Carrières et professions, nominations ABONNEMENT 285 Le service des abonnement?est ouvert du lundi au vendredi de 7 a 18h.REDACTION 285^ PROMOTION 285^ COMPTABILITÉ Grandes annonces 285' Annonces classées 285' 6911 7070 7100 6892 6900 285-7202 285-7306 285-7265 285-7320 Arts et spectacles B4» LA PRESSE, MONTRÉAL, MARD110 MAI 1988 Le Festival de Lanaudière : 72 événements 2 800 artistes de 13 pays à Joliette et dans 18 églises de la région CLAUDE CINCRAS n calendrier totalisant 72 événements, dans différents lieux de lolictte et 18 églises de la région, réunissant 2 800 artistes du treize pays et nécessitant un budget de plus de $2 500 000.Ainsi se présente, en chiffres, le onzième Festival d'été de Lanau-dière.qui s'ouvre le 27 juin et se poursuivra presque quotidienne-ment jusqu'au 23 août.Une partie de la programma-tion avait été annoncée en confé-rence de presse il y a quelques se-maines.La programmation entiè-re a été dévoilée hier par le directeur artistique du Festival, le l'ère Fcrnand Lindsay.De cet imposant calendrier se détache d'abord la reprise de la version de concert de l'opéra Bo-ris GoJounov.de Moussorgsky, l'un des événements de la saison montréalaise qui se termine \u2014 de nouveau avec Joseph Rouleau dans le rôle-titre et Scmyon Vekshtein au pupitre et cette fois en deux auditions.Parmi les grands noms interna-tionaux affichés à Lanaudière, mentionnons le soprano Gwy-neth lones (entendue l'été der-nier en récital, et qui revient cet été, avec l'Orchestre Symphoni-que de Québec), le mezzo-sopra-no Frederica von Stade et les pia-nistes Vlado Perlcmuter, Moura Lympany et Michel Dalberto.À ces noms s'ajoutent des concerts de plusieurs artistes canadiens: les sopranos Yolande et Marie-Danielle Parent, le pianiste Marc-André Hamelin, les pianistes-duettistes Bouchard et Morisset et, également en programme pour deux pianos, Louis Lortic et Hélène Mercier, la violoniste An-gèle Dubeau, le Quatuor à cordes Morency, le Quatuor de flûtes Li-nos, le trio formé d'André-Gilles (flûtiste), Nicole (soprano) et Mario (pianiste) Duchemin.D'autres noms encore: les guita-ristes Alvaro Picrri et Alexandre Lugoya, le flûtiste Zamfir, le pia-niste finlandais Olli Mustonen.L'Orchestre Métropolitain, di-rige par Agnes Grossmann, s'y Une dizaine d'artistes qui participeront au onzième Festival d'été Rivard et le directeur de l'Ensemble Claude-Gervaise, Gilles Plan- de Lanaudière étaient présents à la conférence de presse au cours te. l'arriéré: le baryton Charles Prévost, le flûtiste André-Gilles de laquelle le directeur artistique, le Père Fernand Lindsay, a dé- Duchemin, le mezzo-soprano Corina Circa-Popa, le chef d'orches- voile la programmation.Au premier rang: la violoniste Angelo Du- tre Gilles Ouellet, le Père Lindsay, les chefs d'orchestre Miklos beau, le chef d'orchestre Agnes Grossmann, le chanteur Michel Takàcs et Raffi Armenian.PHOTO RENÉ PICARD, U presse d'Ottawa, 1 Musici de Montréal, bre de Lyon, le Choeur et l'En- Salzbourg, le Grand Ensemble de l'Orchestre National des jeunes semble instrumental de Lausan- Saxophones de Montréal, l'En-du Canada.l'Orchestre de cham- ne, le Choeur de la Cathédrale de semble Claude-Gervaise et le Quatuor Messiaen, de Paris, qui jouera le Quatuor pour la fin du temps, du compositeur dont il .porte le nom.Une autre oeuvre de Messiaen est programmée: le spectaculaire Et exspecto resur-rectionem mortuorum, que diri-gera José-André Gendille.En plus de Boris, Lanaudière présentera trois autres opéras en version de concert : Les Pêcheurs de perles, de Bizet, avec Wilhel-menia Fernandez, ainsi que, pro-ductions de l'Atelier lyrique de l'Opéra de Montréal, L'Enfant et les Sortilèges, de Ravel, et Die lustigen Weiber von Windsor, d'Otto Nicolai (en version fran-çaise : Les Joyeuses Commères de Windsor).Parmi les oeuvres présentées, mentionnons encore le psaume dramatique Le Roi David, de Ho-negger, l'oratorio Die Jahreszei-ten ( « Les Saisons » ), de Haydn, le Requiem et la Messe du Couron-nement, de Mozart, Ein deutsches Requiem («Un Requiem aile- ; mand»), de Brahms, et la Sym- \u2022 phonie avec orgue, de Saint-Saëns, dans laquelle on entendra le Père Lindsay lui-même.Une «Semaine polonaise» : (quatre concerts) réunira le Qua-tuor à cordes Wilanow et plu- .'.sieurs solistes de Pologne, dont le j pianiste Janusz Olejniczak, ' entendu l'été dernier avec le Wi- ' lanow.Comme par les années passées, plusieurs concerts seront donnés au Camp musical de Lanaudière, à Saint-Côme.En plus des concerts, Lanaudiè-re offrira cet été du théâtre, de la danse et des variétés.On sait déjà que Jeanne Moreau viendra y jouer La Récit de la servante Zer-line, de Hermann Broch, et que le célèbre danseur Rudolf Nyreyev partagera un spectacle avec le Ballet d'Eddy Toussaint.S'y ajou-tent, des spectacles de Diane Du-fresne et de Michel Rivard et du saxophoniste de jazz Stan Getz.Il a également été annoncé que, pour la première fois, le Réseau français de Radio-Canada diffuse-ra en direct quinze événements du Festival.fera entendre huit fois.A l'OSQ.déjà nommé, s'ajoutent l'Orches-tre du Centre National des Arts, Trois comédies musicales, dix nominations aux Tonys Agence trance Presse l'Américain Stephen Sondheim, sont notamment en compétition dans la catégorie meilleure comédie musicale.Pour le théâtre, foe Turner's Come and Gone, d'August Wil-son a reçu six nominations, dont celle de la meilleure pièce, titre qu'il lui faudra défendre contre A Walk in the Woods, de Lee Bles-sing, M.Butterfly, de David Hen-ry Hwang et Specd-The-Plow, de David Mamet.Les Tonys qui doivent leur nom à l'actrice et directrice An-toinette Perry, ont été fondés en 1947.730 journalistes et person-nalités appartenant aux arts de la scène, participent à ces nomina-tions qui concernent 19 catégo-ries.Robert Redford en URSS Agence France-Presse MOSCOU Il acteur et metteur en scène Robert Redford a entrepris sa pre-Wm mière visite en Union soviétique par Leningrad, où il doit assis-ter aujourd'hui aux cérémonies officielles pour l'anniversaire de la fin de la Deuxième Guerre mondiale.Robert Redford est arrivé samedi à Leningrad à bord de son Boeing personnel.Il est invité par l'Association des metteurs en scène soviéti-ques et présentera un festival de ses films.Après Leningrad, il doit visiter Moscou et Tbilissi, la capitale de la Géorgie.Le box-office du week-end Ces chiffres ont été fournis à La Presse par les chaînes Fa-mous Players et Cineplex Odéon.Nous les reproduisons tels quels, sans vérification possible.Ils représentent le box-office du week-end dernier (6, 7 et 8 mai 1988) pour Montréal et la ban-lieue.LA SEMAINE NOMBRE NOMBRE DE TITRES DERNIÈRE RECETTES DE SALLES SEMAI?1 - Beetlejulce 2 $20 426 5 6 2 - Above the Law 3 $20 048 4 3 3 - Casual Sex?5 $16 083 6 3 4 - Colors 4 $15910 4 4 5 - Shakedown - $14 058 6 1 fa - Police Academy V (fr.) 1 $12 965 5 2 7 - The Last Emperor (1) 6 $12210 3 21 8 - Seventh Sign 9 $11 014 4 6 9 - The Unbearable Lightness of Being (2) 8 $ 9 563 3 11 10 - Moonstruck 9 $ 9 175 3 17 ( 1 ) La version française.Le dernier empereur, est projetée sur un des trois écrans et a rapporte des recettes de $4 590.(2) La version française.L'insoutenable légèreté de l'être, est projetée sur un des trois écrans et a rapporté des recettes de $6651., n inscrivant la sixième Symphonie de Mahler au onzième et avant-dernier programme de la série «Grands Concerts» de l'Or-chestre Symphonique de Montréal, ce soir et demain soir.20 h.salle Wilfrid-Pelle-tier de la Place des Arts.Charles Dutoit complète sa présentation intégrale, â l'OSM.des Symphonies de ce compositeur \u2014 â savoir, les neuf Symphonies et VAdagio de l'inachevée dixième.Dutoit les avait toutes dirigées ici, certai-nes plus d'une fois, mais il n'avait pas enco-re abordé celle qu'Alban Berg appelait «la seule Sixième, malgré la Pastorale.».La sixième Symphonie de Mahler ne fut d'ail-leurs jouée que deux fois à l'OSM : en 1970, dir.Decker, et en 1983, dir.Herbig.L'oeu-vre dure 80 minutes et fait appel à un effec-tif énorme: huit cors, six trompettes, quatre trombones, grosse percussion, etc.Avant l'entracte, la jeune violoniste japo-naise Midori, 16 ans, jouera le premier Con-certo de Wieniawski (op.14), dont ce sera la première à l'OSM.Midori avait fait ses débuts à l'OSM le 1er juin 1986, aux «Con-certs Esso», dans le premier Concerto de Pa-ganini.Elle était revenue à l'OSM l'été der-nier pour le Concerto de Mendelssohn, qu'elle avait joué à Notre-Dame en juillet (à «Mozart Plus») et au Hollywood Bowl en août.En début de programme: l'ouverture de l'opéra bouffe Donna Diana, de Reznicek.Demain, 10 h 30, même salle, dans le ca-dre des «Matins symphoniques Métro» de l'OSM: reprise du Wieniawski joué ce soir et de la cinquième Symphonie de Prokofiev jouée dimanche.TROIS CONCERTS DEMAIN SOIR \u2022 Bernard Lagacé termine demain soir, 20 h, la première moitié de sa nouvelle intégra-le Bach â l'orgue de l'Immaculée-Conccp-tion.Aux oeuvres strictement pour orgue, Lagacé a ajouté cette fois le Clavier bien tempéré, dont il aura joué le premier livre cette saison et jouera le deuxième livre la saison prochaine.Demain soir, il jouera les douze derniers Préludes et Fugues du pre-mier livre, les douze premiers ayant été joues mercredi dernier.Demain soir également, 20 h 30, salle Claude-Champagne, aura lieu le premier concert donné sur le gamelan offert par la République d'Indonésie à la Faculté de Mu-sique de l'Université de Montreal.Une cin-quantaine d'étudiants s'y partageront les différents instruments balinais.La jeune violoniste japonaise Midori, 16 ans, joue le premier Concerto de Wie-niawski à l'OSM ce soir et demain soir.Troisième événement demain soir: au Pollack Hall de McGill, 19 h, c'est le con-cert-bénéfice de «Début», organisme consa-cré aux jeunes artistes en début de carrière.Y participeront: les chanteurs Colette Boky, Sonia Racine et Gary Relyea, les pia-nistes Michael McMahon et Paul Stewart, et autres.À cette occasion aura lieu la création d'une oeuvre de Michel Perrault, pour saxo-phone et marimba.LE «BÉNÉFICE» DU MÉTROPOLITAIN \u2022 C'est jeudi soir.20 h, en l'église Saint-lean-Baptistc, qu'aura lieu le concert-béné-fice de l'Orchestre Métropolitain, avec com-me oeuvre unique au programme la célèbre neuvième Symphonie de Beethoven, dont le quatrième et dernier mouvement fait appel à quatre solistes et un choeur.L'oeuvre sera dirigée par Agnes Grossmann, chef du Mé-tropolitain.Comme on le sait déjà, une trentaine de personnalités montréalaises du monde des affaires et des arts se joindront, pour l'occasion, au choeur de l'OM.Les so-listes seront Colette Boky, Gabriclle Lavi-gne, Robert Robitaillc et Claude Corbeil.CETTE SEMAINE À TUDOR \u2022 Les concerts publics du Réseau français de Radio-Canada diffusés de la salle Tudor à 17 h 30 présentent aujourd'hui le Trio Dae-dalus (flûte, violoncelle et piano) et jeudi Antoine Reboulot comme pianiste (on l'en-tend habituellement comme organiste).Le Daedalus jouera Damase, Foley et Crumb; Rcboulot a choisi huit Préludes de Debussy et le Liebcstod de Tristan und Isolde trans-crit par Liszt.«LA GRANDE DUCHESSE» SAMEDI SOIR \u2022 L'Opéra-Comique du Québec a choisi comme spectacle cette année La Grande Duchesse de Gcrolstcin, d'Offcnbach.Fer- nande Chiocchio, la directrice de l'OCQ, a réuni 32 chanteurs et comédiens pour cette production qui.prend l'affiche samedi soir, 20, à la salle Émile-Legault, de Saint-Lau-rent.Dix représentations (sept en soirée, trois en matinée), jusqu'au 29 mai.SAMEDI À MUSICA CAMERATA \u2022 À son dernier concert de la saison, same-di, 20 h.Redpath Hall de McGill.Musica Camerata Montréal présentera le gagnant du premier prix du Concours Reine-Elisa-beth de Belgique de 1985, le violoniste Nai Yuan Hu, de Taiwan.Programme: Suite, pour deux violons et piano de Benjamin Go-dard, Sonate pour violon et piano op.13 de Fauré, Pièce en forme d'arche, pour violon-celle et piano, d'André Lamarche, et Sex-tuor pour cordes op.18 de Brahms.Aux musiciens habituels de Musica Came-rata: Luis Grinhauz, violoniste, André Roy.altiste, Guy Fouquet, violoncelliste, et Ber-na Rosenohl, pianiste, se joindront pour l'occasion, en plus de Nai Yuan Hu, l'altiste Douglas McNabney et le violoncelliste Leo E.Grinhauz.LES CONCURRENTS CANADIENS \u2022 La direction du Concours international de Musique de Montréal vient de faire con-naître les noms des concurrents canadiens inscrits à la compétition de cette année, ré-servée au piano, et qui s'ouvre le 28 mai.Les noms: Amina Acre, de Montréal, Ho-ward Cass, de Toronto, Angela Cheng, d'Edmonton, Brian Finley, de Calgary, Lin-da Ippolito, de Scarborough, Ont., et Hedda Towcs, de Montréal.La participation, cette année, est de 68 concurrents, de 23 pays.SCHUBERT À BROME-OUEST \u2022 La société Brome Beaux Arts organise un «Festival Schubert» pour les trois prochai-nes fins de semaine, à la Old Brick Church de Brome-Ouest.Chaque programme sera présenté le vendredi soir et le samedi soir, 20 h, et le dimanche après-midi, 15 h, et tous les concerts seront gratuits.Cette fin de semaine, le Quatuor Morency jouera le Quatuor no 14, en ré mineur, dit Der Tod und das Mâdchen («La Mort et la Jeune fille» et, avec Constance Pathy au se-cond violoncelle, le grand Quintette en do majeur.Pour renseignements: 1-263-2346.UNE SONATE D'ANDRÉ PRÉVOST \u2022 André Prévost vient d'écrire une deuxiè-me Sonate pour violoncelle et piano, en un mouvement, à l'intention de Yuli Turovs-ky, qui la créera, avec Henri Brassard au piano, le 26 juin, à la Maison Tretsler, de Dorion.Trestler annoncera prochainement sa saison d'été, qui comprend une vingtaine de concerts.La première Sonate pour vio-loncelle et piano de Prévost date de 1962.Dutoit complète son intégrale Mahler NEW YORK Les comédies musicales Le Fantôme de l'Opéra, Into The Woods et Anything Goes ont remporte, hier à New York, dix nominations chacune pour les Tony Awards 1988, les plus hau-tes récompenses américaines pour les arts de la scene.Les comedies musicales Ro-mance Romance et Sarafina.ont été désignées chacune cinq fois pour ces trophées qui seront re-mis lors d'une cérémonie le 5 juin a New York.« Le Fantôme de l'Opéra, du Britannique Andrew LLoyd Web-ber, et Into The Woods, de CLAUDE CINCRAS LA PRESSE, MONTRÉAL, MARD110 MA11988 OB5 ALAIN de REPENTICNV \u2022 Le plus pénible à un show de Midnight Oil, c'est de se sentir spectateur.La musique du quin-tette australien est ainsi faite qu'elle vient vous chercher aux tripes, faisant tomber toutes les résistances.Malheureusement, ce ne fut pas le cas, hier soir à l'Au-ditorium de Verdun.Pour s'abandonner, encore fuut-il qu'on se sente enveloppé par la dite musique, qu'elle nous Venex rencontrer les membre» du .Single ûourmeti de New York.' j.U Aline Hooper Week-end 28-29 mai Demandez notre bulletin d'activités (514) 335-1494 envahisse des pieds à la tète.Si-non, on a l'impression d'être voyeur, d'être dans un autre uni-vers que Peter Garrett qui se dé-mène comme un diable sur la scè-ne.Une impression fort désagréa-ble.En.spectacle, Midnight Oil a toujours privilégié la voix de Gar-rett et le jeu énergique du batteur Rob Hirst, mais les guitares de jim Moginie et Martin Rotsey réussissaient tout de même à res-sortir B6 LA PRESSE, MONTREAL, MARD110 MA11988 CINEMA ABOVE THE LAW Fairvew (1): 19 h 20,21 h 20.Laval (5): 19 h.21 h 15.Palace (2): 12 h 15, 14 h 30, 16 h 45, 19 h, 21 h 15.Dernier spectacle ven., 23 h 30.Versailles (2): 19 h 20, 21 h 35.ATTENTION BANDITS Berri (3): 13 h, 15 h 15.17 h 30,19 h 45,22 h.AU REVOIR LES ENFANTS Cinéplex 15): 13 h 05.15 h 10.17 h 15, 19 h 20, 21 h 25.Complexe Desjardins (4): 12 h 45, 15 h.17 h 10,19 h 20, 21 h 30.BEAUTÉ DU PÉCHÉ (LA) Parisien (3): 13 h 20, 15 h 25.17 h 30, 19 h 35.21 h 40.BEAUTE FATALE Cine-Pare Salnt-Eustache (2).Ven., sam., dim., des 19 h.Ciné-Parc Vaudreull (2).Ven., sam., dim., des 19*.BEETLEJUICE Cine-Pare Salnt-Eustache (41.Ven., sam., dim., des 19 h.Fairvlew (2): 19 h 10.21 h 10.Greenfield (2): 19 h 10.21 h 25.Lavar(1):19h10, 21 h 20.Palace (1): 12 h 45, 15 h, 17 h 15, 19 h 35, 21 trt.5.Dernier spectacle ven., 23 h 50.Versailles (1): 19 h 10,21 h 25.BILOXI BLUES Chàteauguay (2l: 19 h 15,21 h 15.Cine-Pare Saint-Eustache (5): Ven., sam., dim., des 19 h.Faubourg Sainte-Catherine (4): 12 h 50, 15 h, 17 h 10,19 h 25, 21 h 40.BOILING DESIRES Guy: 10 h, 12 h 15.15 h 50,18 h 40, 21 h 30.BRIGHT LIGHTS BIG CITY Bogart (3): 19 h 15, 21 h 15.Loews (5): 12h, 14h 10, 16h30, 18h45, 21 h 05.BROADCAST NEWS Berri (5): 13 h 30,16 h 15,19 h, 21 h 35.Chambly: Lun., ven., sam., 19 h 30; dim., 13 h 30.19h 30.Cine-Pare Vaudreuil (1).Ven., sam., dim., des 19 h.Cineplex (8): 13 h 15,16 h 15,19 h, 21 h 30.CASUAL SEX Astre (41:19 h 30, 21 h 10.Brossard I21:19 h.21 h.Carrefour Uval (11:19 h 20, 21 h 30.Décarie (21:19 h 30, 21 h 30.Faubourg Sainte-Catherine (2): 12 h 45, 14 h 45,16 h 55,19 h 05, 21 h 15.Pointe-Claire (51:19 h, 21 h.CLASSES VACANCES Cine-Pare Saint-Eustache (1).Ven., sam., dim., dés 19 h.CLIENTES (LES) Commodore: dés 18 h.COLORS Astre (31:19 h 15, 21 h 30.Carrefour Laval (6): 19 h 10, 21 h 40.Place Alexis-Nihon (11:12 h, 14 h 15.16 h 35, 19 h 15.21 h 45.Pointe-Claire (4): 19 h 20, 21 h 45.CRITTERS (21 Dorval (21:19 h, 21 h.Greenfield (11:19 h, 21 h.Palace (6): 13 h, 15 h 10, 17 h 20, 19 h 30, 21 h 30.Dernier spectacle ven.23 h 45.DANSE LASCIVE Paradis (31:19 h 10, 21 h 30.DEAD HEAT Cinéplex (6): 13 h 15, 15 h 15, 17 h 15.19 h 15.21 h 15.Faubourg Sainte-Catherine (1): 13 h 30, 15 h 30,17 h 30.19 h 30,21 h 30.Pointe-Claire (6): 19 h 15, 21 h 15.DERNIER EMPEREUR (LE) Dauphin (1).Ven., 18 h, 21 h; lun., mere., jeu., 20 h.O.O.A.Loews (4): 12 h30.14 h 40.16 h 50, 19 h, 21 h 15.DUDES Omega (1): 19 h 30.ECLAIR OE LUNE Berri (2): 13 h, 15 h 15,17 h 30,19 h 45, 22 h.EMPIRE DU SOLEIL (L) Saint-Denis (3): 12 h 30.15 h 30,19 h, 22 h.ESCAPADE D'UN SOIR Ciné-Parc Saint-Eustache (2).Ven., sam., dim., des 19 h.Cine-Pare Vaudreuil (2).Ven., sam., dim., dès 19 h.FASCINATION Commodore: dés 18 h.FATAL ATTRACTION Bogart (1): 19 h, 21 h 20.FLESH DANCE Carre Saint-Louis: 12 h 42,16 h 32.20 h 26.FLYING SKIRTS Eve: 11 h 30.14 h 15,17 h 05, 20 h.FORCES DU MAL (LES) Omega (2l: 21 h 15.FOX & THE HOUND Palace (5): 12 h, 13 h 45,15 h 30.FRANTIC Cine-Pare Saint-Eustache (3).Ven., sam., dim., des 19 h.Cremaiie: 19 h 15, 21 h 30.York: 13 h 30.16 h 05,19 h, 21 h 30.GOOD MORNING VIETNAM Dorval (3): 19 h 10, 21 h 30.Loews (1): 12 h, 14 h 20, 16 h 40, 19 h05, 21 h 25.INSOUTENABLE LÉGÈRETÉ (L) Berri (1): 13 h 20.16 h 40.20 h.Carrefour Laval (3): 20 h.IN THE PINK Guy: 11 h 25,14 h 20,17 h 10, 20 h.JEAN DE FLORETTE Université: 19 h 10.JEU DU DÉFI (LE) Ciné-Parc Chàteauguay (2).Ven., sam., dim., des 19 h.Cine-Pare Laval (3).Ven., sam., dim., dès 19 h.Cine-Pare Saint-Hilaire (2).Ven., sam., dim., des 19 h.LAST EMPEROR (THE) Decarie (1).Ven., 18 h.21 h: du lun.au jeu., 20 h.Place du Canada.Ven., 18 h, 21 h; du lun.au jeu., 20 h.LIAISON FATALE Cine-Pare Saint-Eustache (1 ).Ven., sam., dim., des 19 h.Parisien (2): 18 h 45, 21 h 05.Versailles (4): 19 h.21 h 25.LIGHT HORSEMEN (THE) Imperial: 12 h 15, 14 h 30, 16 h 45, 19 h, 21 h 20.LOST BOYS (THE) Ciné-Parc Saint-Eustache (4).Ven., sam., dim., des 19 h.MANNEOUIN Chambly.Lun., ven., sam., 19 h 30; dim., 13 h 30.19 h 30.MANON DES SOURCES Université: 21 h 30.MAN ON FIRE Ciné-Parc Chàteauguay (2).Ven., sam., dim., des 19 h.Cine-Pare Laval (3).Ven., sam.dim., dès 19 h.Cine-Pare Saint-Hilaire (2).Ven., sam.dim., dss 19 h.MILAGRO BEANFIELD WAR F.iimourg Sainte-Catherine (3): 12 h 05, 14 h.'0.16h40,19h.21 h25.Poinie Claire (2): 19 h, 21 h 30.MOONSThUCK Bogart (2).19 h 30, 21 h 30.Locw'S (3): 12 h 15, 14 h 30, 16 h 45, 19 h 05, 21 h 15.Westmount Square: 19 h 05, 21 h 15.NEIGE SUR BEVERLY HILLS Cine-Pare Laval (1).Ven., sam , dim., dès 19 h.Ciné-Parc Odeon (2, Bouchervillei.Ven., sam., dim., dès 19 h.Cinéplex (4): 13 h 15, 15 h 15.17 h 15.19 h 15.21 h 15.Laval 2000(2): 19 h, 21 h.NOYADE INTERDITE Berri (4): 13 h, 15 h 10, 17 h 20.19 h 25, 21 h 30.PASSAGE THRU PAMELA L Amour; 10 h 55,13 h 55, 16 h 55, 19 h 55.PASSION BÉATRICE Cinéplex (6): 13 h 05,16 h 05, 19 h, 21 h 30.PÈRE C'EST MOI (MON) Laval (4): 19 h, 21 h 15.Parisien (1): 12 h 45, 14 h 55, 17 h 05.19 h 15.21 h 25.Versailles (6): 19 h 15.21 h 30.PILES NON COMPRISES Cinéma de Montréal (1): 13 h 20, 15 h 20.17 h 20,19 h 20, 21 h 20.PLAISIRS SUR RENDEZ-VOUS Bijou: 11 h 10, 13 h 45, 16 h 24, 19 h 05.21 h 40.POLICE ACADEMY (V) Chàteauguay (1).Ven., 18 h 50; du lun.au jeu., 19 h 15, 20 h 45.Ciné-Parc Chàteauguay (1).Ven., sam., dim., dès 19 h.Cine-Pare Uval (4).Ven., sam., dim., dès 19 h.Ciné-Parc Odeon 11, Boueherville).Ven., sam., dim., dés 19 h.Jean-Talon: 19 h 15, 21 h 15.Uval 2000 (1): 19 h 25.21 h 20.Longueuil (11:19 h 15, 21 h 15.Paradis (1):19 h 30, 21 h 15.Saint-Denis (2): 12 h 40, 14 h 45, 16 h 50, 19 h, 21 h 15.PROFESSEUR D'AMOUR Carré Saint-Louis: 11 h 30,15 h 24,19 h 14.PULSATING FLESH Eve: 10 h, 12 h 50,15 h 45,18 h 35, 21 h 30.RETURN TO SNOWY RIVER (2) Palace (4): 12 h 30, 14 h 45, 17 h, 19 h 15, 21 h 30.Dernier spectacle ven., 23 h 45.REVANCHE DES TRONCHES Ciné-Parc Uval (1).Ven., sam., dim., dès 19 h.Ciné-Parc Odeon (2, Boueherville).Ven., sam., dim., dès 19 h.ROXANNE Cine-Pare Uval (2).Ven., sam., dim., dès 19 h.Ciné-Parc Saint-Hilaire (1).Ven., sam., dim., des 19 h.ROX AND ROUKY Parisien (2): 12 h 30.14 h 45,17 h.RUE (LA) Omega (2): 19 h 35.SAIGON, L'ENFER POUR DEUX FLICS Chambly.Lun., ven., sam., 19 h 30.Ciné-Parc Saint-Eustache (2).Ven., sam., dim., des 19 h.Ciné-Parc Vaudreuil (1).Ven., sam., dim., dès 19 h.SAMMY ET ROSIE S'ENVOIENT EN l'AIR Parisien (4): 12 h 20, 14 h 35, 16 h 45, 19 h, 21 h 15.SEVENTH SIGN Dorval (4): 19 h 20, 21 h 20.Uval (3): 19 h 15, 21 h 30.Palace (3): 12 h 15.14 h 30, 16 h 45, 19 h, 21 h 15.Dernier spectacle, ven., 23 h 30.Versailles: (51:19 h 20, 21 h 30.SHAKE DOWN Astre (1): 19 h\u201e 21 h, Dernier spectacle ven., 23 h.Bonn ven turc (1): 19 h 30, 21 h 40.Brassard (3): 19 h 25, 21 h 35.Carrefour Uval (4): 19 h 05.21 h 35.Ciné-Parc Salnt-Eustache (5).Ven., sam., dim., dès 19 h.Place Alexis-Nihon (21: 12 h 15.14 h 30, 16 h 45.19 h 30, 21 h 45.Pointe-Claire (3): 19 h 30.21 h 50.SLIP FENDU ET PORTE-JARRETELLES Carre Saint-Louis: 14 h 10,18 h, 21 h 50.STAfO AND DELIVER Palace (5): 17 h 20, 19 h 25, 21 h 30.Dernier spectacle ven., 23 h 40.STUDIO DES PLAISIRS Bijou: 9 h 50, 12 h 25.15 h 05, 17 h 40, 20 h 20.SUNSET Dorval (1): 19 h 10, 21 h 30.Greenfield (3): 19 h 15,21 h 35.Uval (2): 19 h 15, 21 h 40.Loew's (2): 12 h 10, 14 h 30, 16 h 50, 19 h 10, 21 h 30.SUPERMAN (V) Ciné-Parc Chàteauguay (1).Ven., sam., dim., dès 19 h.Ciné-Parc Uval (4).Ven., sam., dim., dès 19 h.Ciné-Parc Odeon 11, Boueherville).Ven., sam., dim., dès 19 h.SUSPECT DANGEREUX Parisien (5I.Du ven.au mere., 12 h, 14 h 20, 16 h 45,19 h 10, 21 h 35.TAMPOPO Cinéplex (7): 13 h, 15 h 25, 17 h 30, 19 h 45.22 h.TANT OU IL Y AURA DES FEMMES Complexe Desjardins (1): 12 h 55.15 h 05.17 h, 19 h, 21 h.TICKLED PINK L Amour: 12 h 30,15 h 30,18 h 30, 21 h 30.TIME OF DESTINY Cinéma égyptien (3): 12 h 30, 14 h 50, 17 h 10, 21 h 45.TOOUÉE Ciné-Parc Chàteauguay (3).Ven., sam., dim., dès 19 h.TRAOUÉE Brossard (1):19 h 15, 21 h 30.Carrefour Laval (5): 19 h, 21 h 30.Ciné-Parc Uval (2).Ven., sam., dim., dès 19 h.Ciné-Parc Saint-Hilaire (1).Ven., sam., dim., dès 19 h.Complexe Desjardins (3): 13 h, 15 h 10, 17 h 20,19 h 30, 21 h 40.Paradis (2): 19 h 30, 21 h 30.TRAVELLING NORTH Cinéma égyptien (2): 13 h, 15 h 05, 17 h 10, 19 h 20, 21 h 30.TROIS HOMMES ET UN BÉBE Ciné-Parc Saint-Eustache (2).Ven., sam., dim., dès 19 h.Ciné-Parc Vaudreuil (2).Ven., sam., dim., dès 19 h.UNBEARABLE LIGHTNESS OF BEING (THE) Cinéma égyptien (1): 13 h, 16 h 30, 20 h.UNHOLY (THE) Astre (2): 19 h 30, 21 h 30.Place Alexis-Nihon (3): 12 h 45,14 h 45,17 h, 19 h 40, 22 h.Pointe-Claire (1): 19 h 30, 21 h 45.VIE EST BELLE (LA) Cinéplex (3): 13 h 10, 15 h 10, 17 h 10, 19h10, 21 h 10.Complexe Desjardins (2): 13 h 20, 15 h 20, 17 h 15,19 h 15, 21 h 15.VIE EST UN LONG FLEUVE TRANOUILLE (LA) Carrefour Uval (2): 19 h 10, 21 h 20.Omega (1): 21 h 05.VILLA OES PLAISIRS Commodore: dès 18 h.WALL STREET Bonaventure (1): 19 h, 21 h 30.Cinéma de Montréal (2l: 12 h 10, 14 h 30, 16 h 50.19 h 10, 21 h 30.Cinéplex (1): 13 h, 16 h, 19 h, 21 h 30.Longueuil (2): 19 h 05, 21 h 30.ZOO LA NUIT (UN) Cinéplex (9): 13 h, 16 h, 19 h, 21 h 20.Dauphin (2): 19 h 15, 21 h 30.SALLES DE REPERTOIRE BLONDE ÉMOUSTILLANTE (UNE) Ouimetoscope: 19 h.BOIS DE BOULEAUX (LE) Cinémathèque québécoise: 18 h 35.COULEUR POURPRE (LA) Ouimetoscope: 21 h 30.COUP OE TORCHON Cinémathèque québécoise: 20 h 35.FAMILLE (LA) Ouimetoscope: 19 h.FIVE CORNERS Cinéma V: 19 h.JEAN DE FLORETTE: Cinéma V: 21 h 30.MORT A VENISE Ouimetoscope: 21 h.NOTTE (LA) Conservatoire d art cinématographique: 20 h.PARIS, TEXAS Cinema V: 21 h 15.SWIMMING TO CAMBODIA Cinema V: 19 h 15.MUSIQUE SALLE TUDOR (Magasin Ogilvy) \u2014 Trio Daeda-lus (flûte, violoncelle et piatio).Oeuvres de Damase, Foley et Crumb: 17 h 30.bec), et Joël Thiffault, claveciniste.Oeuvres de Bach, Bois mortier, Handel: 20 h.CHAPELLE LOYOLA: Ruth Barrio, soprano.Oeuvres de Ravel, Flnzl, Falla: 20 h.SUITE A LA PACE B 7 \u2022accès aux messages à partir de n'importe quel téléphone «touch tone» \u2022messages détaillés \u2022date et heure de chaque message \u2022centre de message familial aucun équipement, aucune installation, aucune réparation DDIHIUI II Division de Systèmes Voix & Données Inc.HŒa 861-8666 km» Dimanche 5 juin 1988 - 3 000 passionnés demandés Participez activement à la grande fête du vélo et joignez notre équipe de bénévoles.C'est facile, c'est pour tout le monde, il s'agit d'avoir un peu de temps à donner et le désir de contribuer au succès du Tour de l'lie de Montréal, le plus grand événement cycliste en Amérique.Ne tardez plus à vous inscrire téléphonez-nous (514) 251-6950 On vous attend.De nombreux prix de participation seront offerts en tirage par: Out Door Gear Canada Us commanditaires officials Fédération I des producteurs Ide lait du Québec Us JOURS «SEMAINE SAUF LES JOURS FÉRIÉS UN PRIX AU GOÛT DU JOUR HARRISON FORD IN | G FRANTIC A ROMAN POLANSKI FILM Tous les tours 7:15-9:20 CHER SUSPECTfid (SUSPECT DANGEREUX) SPECTACLES SOYEZ BIEN BRANCHE SERVICE DE REPONDEURS ASSISTÉ PAJt ORDINATEUR POUR RESIDENCES À PARTIR DE 995^ par mois seulement PLACE DES ARTS (Salle Wilfrld-Pelletier) \u2014 Orchestre Symphonique de Montreal.Dir.: Charles Dutoit, Midori, violoniste.Ouverture \u2022Donna Diana» (Reznicek).Concerto pour vio-lon no 1 (Wieniauski), Symphonie no 6 (Mah-ler).1 MAI MOMil \"1.rur Sir ( Jlhrrinr iiuru Ml IBill H I Ills tills Rrvfnalk>m:fl6|.OS63 IfBJt Union des \u2014 producteurs agricoles CKACS73 MOONSTRUCK [M 1)JOO$ LOEWS \u2014 BOGART \u2014 LE CINÉMA WESTMOUNT SQUARE i FAMOUS JPLAYERS THE SEVENTH SIGN BAI »rr nnouii i ÎUAI l\u2014BBS i VERSION ORIGINALE ANGLAISE 7:10-9:30 \"tr PALACE \u2014 DORVAL \u2014 LAVAL \u2014 VERSAILLES =DOb»\"iv\"tTiiiJv- Le PARISIEN © PTE V.F.DE «FATAL ATTOACnOK.14 ,r VERS AILLES © 12:30-2:40 4:50-7:00-9:IS 6:45-9:05 7:00-9:25 V.O.ANGLAISE AU BOGART \u2022S .7 VERSAILLES © JEAN de FLORETTE Bright Lights, Big City ! dira i mere 12:00-2:20 «oosnctntpmmo gggJ 4:45-7; 10-9:35^ MANON des SOURCES Le PARISIEN © X>u 12:00-2:20 4:45-9:40 UNIVERSITE «> _ Fac* aux Gai DupuJs I METRO OERRI-UOAM JEAN DE FLOR MANON Tous les fours Tous les lours i 7:10 9:30 MICHAEL J.FOX CLASSIQUE ENFANTS {1} ANS 4 MOINS) IT AMD 01 .3 S i LOEWS ® 12:00-2:10 4:30-6:4S-9:05 Le PARISIEN © Tous let lours 7:15-9:15 * I BStON 11 AT «lit 0* 12:30-2:45-5:00 nitronAJIDTHIHOUNO J.«THB POX AND THB HOUND» Au Palace, Fairvlew et Dorval IIN FIIM DC STCtOI riiCAHS A L'AFFICHE DES CET ETE BANIBI DE WALT DISNEY PICTURES SAMMY n ROSIE s'envoient en Vair.EDWARD JAMES I G OLMOS I ~~' V.FX.DE «IAMMT AND ROSI*.OIT LAID» 12:20-2:35 4:45-7:00-9:15, Men Père C'est Moi rôl IStand andDeliver Le PARISIEN © MOORE «.i STf CJITM«M 0 ftttO jgM ' VERS AILLES © Le PARISIEN © VERSION 1 nil Hirvmxî.MSflBOj «j»3 Mi prut mm o nv.vvy IciW'PC FRANÇAISE DE Tous les Jourc \u20221IKIMTHII 7:15-9:30 IMUWN.12:45-2:55 5:05-7:15-9:25 Tous les Jours 7:00-9:15 W.LA BEAUTE DU PECHE ES « &H PAL ACE © UCT CJ.^'m-H O KM VK> 5:20-7:25-9:30 Steven Seagal ABÎME THE LAW L'li 13» SEMAINE 6-^VERSAILLES- © I II *>' FAIRVIEW 12:15-2:30 4:45-7:00-9:15 Tous les Jours 7:00-9:15 1:20-3:25 5:30-7:35-9:40 Le PARISIEN © Michael Kcaton is BEETLE JUICE- H WTSSÎ.f«,'»iTi»iHnicmt'/''\"j POUR L'AUSTRALIEN «LICiHT HORSE» LE -r, COMBAT NE FAIT | G QUE COMMENCER.LlCHThORSEMEN Tous les Jours 7:20-9:20 Tous les tours 7:20-9:35 G Il 12:45-3:00 fj 5:15-7:35-9:45 PALACE © Tous les (ours 7:15-9:35 /.'«VI r*rM«B st O - NSA r, LOEWS © \u201e 12:10-2:30 BRUCE 41 4:50-7:10-9:30 WILLIS Tous los tours 7:15-9:40 Tous les (ours 7:10-9:30 Tous les fours 7:10-9:10 12:15-2:30-4:45J 7:00-9:20 i> FAIRVIEW & IMPERIAL © \u2022 '\u20221 MgW *\u2022\u2022«-« i ^»»»^'\u2022>, WW Tous les tours 7:10-9:20 RETURN 'TO [jO SNOWY RIVER F»»»J»1 Tous les LUI] 7:10-9:21 Tous les (ours LE METS PRINCIPAL CRITTGRS 2 Directed by vis.orna.MICK GARRIS ANGLAISE arjigggr*il \u2022 - \u2022 riri»»».*\"\"»\u2022 GREENFIELD PARK M PARTI! m GREENFIELD PARK DORVAL m iv^PALACE © the legend continues Tous les tours 7:10-9:25 \u2022rVERSAILLES © Tous les Jours 7:00-9:00 Tous los fours 7:00-9:00 1:00-3:10 5:20-7:30-9:40
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